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ECOLE MAROCAINE D’INGENIEURIE

Essai pressiométrique

Réalisé par les éleves ingénieurs :

ELMENTASIR Hajar

CHAKIB Kawtar

BELHAIMER Mustafa

BELHAJ Otmane

BELOUARRAK Soufiane
Sommaire :
Introduction : ............................................................................................................ 3

Essai pressiométrique ............................................................................................ 4

Domaine d’application : ............................................................................. 4

Appareillage : .................................................................................................. 4

Description de l’essai ................................................................................... 6

Principe de l’essai : ....................................................................................... 7

Modèles de pressiomètre :.......................................................................... 8

Réalisation du sondage pressiométrique .............................................. 9

Expression des résultats ............................................................................ 10

Qualités nécessaires à l’exécution d’un essai pressiométrique :11

Conclusion : ............................................................................................................. 13

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Introduction :

Les essais in situ testent directement le sol, ne nécessitent pas de prise


d'échantillons et fournissent un sondage presque continu ; de plus, ils sont
généralement moins chers que les essais de laboratoire.

Ces derniers nécessitent un sondage carotté, des prises d'échantillons intacts et des
essais au laboratoire avec un remaniement plus ou moins important des échantillons de
sol entre le chantier de sondage et le laboratoire.

Par contre, les essais de laboratoire, essais à l'appareil triaxial surtout, permettent de
contrôler la vitesse de chargement, les conditions de drainage (court terme et long
terme), de simuler des chemins de contraintes des conditions; alors que les essais sur
site sont pratiquement des essais à court terme.

L'essai PRESSIOMETRIQUE MENARD (dans 75 % des études de fondations) et


l'essai au pénétromètre statique. Les autres essais, aux pénétromètres dynamiques et le
Standard Pénétration Test (S.P.T. très utilisé dans les pays anglo-saxons) sont
employés avec plus de réserves. Enfin, l'essai au scissomètre est seulement utilisé,
généralement, pour tester les sols fins mous ou peu compacts.

Tous ces essais sont des essais à la rupture, sauf l'essai pressiométrique qui sollicite le
sol des petites aux grandes déformations.

Généralement des règles plus ou moins empiriques permettent de passer directement


des résultats de ces essais aux calculs de fondations et on ne cherche pas à en déduire ϕ
et C pour se rapprocher de méthodes de calcul plus anciennes et plus "mécaniques" qui
étaient très utilisées quand on réalisait essentiellement des essais en laboratoire.

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Essai pressiométrique
1) Domaine d’application :
L'essai pressiométrique est un essai de chargement du sol en place, réalisé à
l'aide d'une sonde cylindrique dilatable, laquelle est disposée au sein du terrain.
Il peut être réalisé dans tous les types de sols saturés ou non, y compris dans le rocher
(avec plus d’incertitude) et les remblais.

2) Appareillage :
L'essai pressiométrique est un
essai de chargement du sol en place,
réalisé à l'aide d'une sonde cylindrique
dilatable, laquelle est disposée au sein du
terrain.
Cette sonde pressiométrique est mise en
place dans un forage exécuté au
préalable, de sorte que les sols en place
soient le moins remaniés possible et que
le diamètre du forage puisse correspondre
au mieux au diamètre de la sonde.
L'appareil est composé de trois éléments:
- le C.P.V. (contrôleur de pression
volume).
- les tubulures de connexion.
- la sonde de mesure.

a. Le contrôleur pression volume (CPV)


Il permet de régler avec précision
la pression dans la sonde en vue de réaliser le
chargement statique du sol en place, et de
suivre l’évolution des paliers de chargement.
Alimenté par une bouteille d’azote et logé dans
un coffret polyester muni d’un trépied, il
comprend un volumètre de capacité 800 cm3
avec voyant de mesure, un détendeur principal,
un régulateur différentiel, des manomètres 0-25
et 0-60 bars (0-100 bars en additionnel)
mesurant la pression d’alimentation des
cellules de mesure et de garde de la sonde.

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b. Les tubulures :
Coaxiales ou jumelées souples, haute résistance, elles relient le CPV à la sonde, avec
des déformations réduites.

c. La sonde tri cellulaire :


Elle possède en son centre une cellule dilatable radialement par injection d’eau dont la
variation de volume est mesurée au volumètre. Elle est entièrement recouverte d’une
gaine en caoutchouc qui, gonflée au gaz, forme deux cellules de garde de part et
d’autre de la cellule centrale. Les pressions étant à l’équilibre dans ces trois cellules, le
champ de déformation reste ainsi radial aux extrémités de la cellule de mesure.

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3) Description de l’essai

A l'aide des dispositifs cités, l'essai est réalisé à pression contrôlée et le


chargement s'effectue de façon normalisée en dix paliers de pression, croissant en
progression arithmétique. La variation de
volume de la sonde est notée toutes les 15
secondes, 30 secondes et 1 minute après la
fin de la mise en pression. L'essai est mené
jusqu'à l'obtention d'une variation de
volume de la sonde égale au volume initial.
Les résultats sont représentés par la courbe
classique (LV-f(p)) dont l'allure est
représentée sur la figure suivante.
Elle est composée de trois parties:
la phase de recompactage du sol
autour de la sonde pressiométrique
(o<p<po).
i'0 est la pression horizontale totale des
terres au repos. Ce recompactage permet
de retrouver des conditions de contraintes
analogues à celles existant avant la mise en
place du forage.
la phase pseudo-élastique du
matériau (Po <p <Pf)
Pf est la pression de fluage, elle limite de
domaine "pseudo-élastique" du domaine
des grandes déformations. Cette phase est
caractérisée par un module pressiométrique
noté E.
La phase des grandes déformations (Pf < p <Pi) qui présente en général une
asymptote verticale et qui caractérise la rupture du sol. La pression limite
obtenue est notée pi par convention cette pression correspond au doublement du
volume initial de la sonde.

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4) Principe de l’essai :

L'essai standard doit être effectué moins de 24 heures après la perforation, sauf dans le
cas des sondes battues où le risque de remaniement du terrain par absorption de l'eau
du forage n'est pas à craindre. Une fois la sonde mise en place, des paliers de pression
de valeurs croissantes sont appliqués pendant
une durée déterminée. L'essai est normalisé et
doit être réalisé avec dix paliers égaux de mise
en charge (on tolérera de 6 à 14 paliers) jusqu'à
obtention de la rupture. Les lectures de
déformations en fonction du temps sont faites
pour chaque palier de 13 secondes, 30
secondes et une minute après la mise en
pression.
Dans un même forage :
la distance minimale entre deux essais
consécutifs ne doit pas être inferieur à
0,75 m.
La distance usuelle entre le milieu des
emplacements de deux cellules de
mesure est 1 m.
La profondeur minimale d’un essai dans un forage pressiométrique est de
0,75m.

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5) Modèles de pressiomètre :

Il existe plusieurs modèles de pressiomètres. Les deux types de


pressiomètres les plus utilisés sont les types E et G. Le Pressiomètre type E est un
appareil simple qui permet d'appliquer, au niveau de la sonde, des pressions pouvant
atteindre 3000 kPa (30 bars), valeur suffisante pour l'étude de tous les ouvrages
courants de génie civil. Pour cet appareil, les tubulures de gaz et de fluide sont
séparées. Le pressiomètre type G (GC et GB) permet d'atteindre des pressions de 10
000 kPa (100 bars). Le tableau suivant résume leurs différences.

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6) Réalisation du sondage pressiométrique
Il comporte les deux opérations suivantes :

Un forage destructif, opération la plus délicate, de la qualité du forage


dépend la fiabilité des résultats ;
La réalisation de l'essai lui-même : essai pressiométrique ;

 Forage pressiométrique
Deux techniques peuvent être employées :

Le forage préalable avec enregistrement des paramètres de forage


L’introduction par battage de la sonde placée dans un tube fendu.

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La technique doit être adaptée au type de terrain à sonder. La longueur maximale de forage
sera choisie pour que les parois du forage soient les moins altérées possibles. Elles seront
d’autant plus faibles que le sol est lâche ou compressible.

7) Expression des résultats


Les valeurs de pression pr lues au manomètre et de volume Vr lues au
CPV sont corrigées et permettent de tracer la courbe pressiométrique corrigée.
Pour les pressions, la pression réelle P appliquée par la cellule centrale au sol est égale à :
p = pr + ph - pe
ph : la pression
hydrostatique au niveau de
la cellule centrale.
pc : résistance propre de
l'ensemble membrane-
gaine et éventuellement du
tube lanterné, pour un
volume donné.
(Pour les volumes, le volume Vr peut être
corrigé de la dilatation propre des
tubulures pour les pressions importantes
> 2,5 MPa).

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Trois caractéristiques du sol sont ainsi déduites :

Le module pressiométrique Em qui définit le comportement pseudo-élastique du sol, il est


lié au module de Young E par le coefficient de poisson v par la relation :

On en déduit par la plage pressiométrique :

La pression limite Pl qui caractérise la résistance de rupture du sol, est par convention
la pression qui correspond au volume de liquide injecté V1 tel que :

La pression de fluage Pf qui définit la limite entre le comportement pseudo-élastique et


l'état plastique et qui vérifie la relation suivante :

Pf=pl / 1.7
8) Qualités nécessaires à l’exécution d’un essai pressiométrique :

L’avantage du forage est de pouvoir faire un sondage à la profondeur choisie,


sans limites, à condition de posséder le bon matériel. Par contre, on trouve que les
pénétromètres sont limités par la profondeur de refus due à une résistance du terrain qui
excède les capacités de la structure de réaction.

Mais il est impossible de ne pas dégrader les caractéristiques initiales du terrain en place
quand on réalise un forage destructif. Malgré tout on doit limiter au maximum le remaniement

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du sol en respectant la norme qui permet d’obtenir des paramètres « normalisés » qui sont
ensuite utilisés dans les calculs de fondations.

Il est donc impératif d’avoir une bonne connaissance des terrains et de la position de la nappe
obtenues par une étude géologique et hydrogéologique préalable, pour choisir les meilleurs
outils et les bons fluides de forage.

Les longueurs des passes doivent être limitées pour ne pas ramoner le terrain et pour l’altérer
le moins possible. C’est surtout le module pressiométrique EM qui est affecté par le
remaniement du terrain en place. L’essai cyclique pressiométrique le montre bien puisque le
module de premier rechargement Er est beaucoup plus élevé que le module de premier
chargement EM.

A fortiori, si le forage ne respecte pas les strictes consignes de la norme le module déterminé
dans ces mauvaises conditions sera beaucoup plus faible que le module EM déterminé dans les
conditions normalisées. Le rapport EM / pl étant caractéristique des sols, des valeurs
anormalement basses peuvent détecter un mauvais forage.

La valeur de la pression limite pl est moins affectée que le module pressiométrique EM par le
remaniement du terrain puisque la couronne de sol plastifié à la rupture est généralement
assez épaisse pour être moins sujette à la dégradation du terrain.

Néanmoins si le forage est raté il est bien évident que la pression limite pl sera plus faible que
la valeur « réelle ».
Il n’est pas simple de garantir une qualité de forage constante pour un essai profond quand on
doit traverser une série de terrains très différents, soit au-dessus de la nappe, soit en dessous.

Il est donc possible, dans les terrains délicats à forer, de rater parfois des essais
pressiométriques. Il est dans ce cas préférable d’indiquer l’impossibilité de l’essai plutôt que
de vouloir donner de fausses valeurs à la pression limite pl et au module pressiométrique EM.

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Conclusion :

Le type de sonde et son inertie doivent être adaptés aux pressions limites du
sol à tester. Il faut donc une étude préalable du géotechnicien, qui d’après son expérience
locale doit pouvoir indiquer au sondeur les ordres de grandeur des pressions limites des
différents sols traversés.

L’étalonnage de l’appareillage, en particulier de la sonde, doit être fait


régulièrement ainsi que l’essai doit être réalisé immédiatement après le forage.

Le nombre de paliers doit être suffisant, l’incrément de pression est fonction de la pression
limite, ce qui suppose à nouveau que le sondeur connaisse les ordres de grandeur des
pressions limites des différents sols traversés.

La pression doit être maintenue constante à chaque palier, en particulier pour


faire les mesures de fluage sur des durées extrêmement courtes.

L’essai ne doit pas être arrêté prématurément sous prétexte du risque


d’éclatement de la sonde.

Pour chaque essai, les courbes brutes et les courbes nettes pressiométriques
doivent être obligatoirement fournies. On pourra juger la qualité de l’ensemble forage et essai
en vérifiant que le volume de contact V1 n’excède pas les valeurs courantes pour un sol donné
à une profondeur donnée et par le rapport EM / pl.

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