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Rapport de Projet de Fin d’Etudes

du Cycle d’ingénieur en génie civil

CALCUL DE LA STABILITE DE LA DIGUE EN TERRE DU BARRAGE


TINE ET INTERPRETATION DES DONNEES D’AUSCULTATION

Réalisé par :

Alexandre Désiré Mvondo Mvogo


&
Patrick hyveteau Ngandjui

Encadrant:

Ecole : Med R. EL OUNI

Professionnel: -M. BELAID


-Z. BEN OTHMAN
-S. SAIDANE

Travail proposé et réalisé en collaboration avec la:

Direction Générale des Barrages et des Grands Travaux Hydrauliques


(Tunis)

Année Universitaire : 2011/2012

Ecole Polytechnique Privée (Agrément N°02-2009) – Boulevard Khalifa Karoui – Sahloul 4054 Sousse
Tél. : (00216) 73 277 777 / (00216) 50 995 885 – Fax : (00216) 73 243 685
www.polytecsousse.tn
PolytecSousse/ DG-BGTH

DEDICACES

Ce travail a été rendu possible grâce à :

Mon père Mvondo Messi Antoine que j’aime beaucoup et son soutien
inconditionnel,

Ma famille toute entière ;

Mes enseignants de l’école Polytechnique, en particulier M. EL OUNI et M. KLAI


qui m’ont beaucoup apporté durant tout mon cycle ;

Hichem Hamdi, pour son appui professionnel ;

La Direction Générale des Barrages et des Grands travaux Hydrauliques,


(Ministère de l’agriculture, Tunis) ;

Virginie Solange ADOMA, très spécialement pour tout.

Alexandre Mvondo Mvogo

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DEDICACES

Je dédie ce précieux travail à tous ceux qui de près ou de loin donnent un sens à ma
vie, je pense particulièrement à :

O Ma mère Mme Veuve POUNGO Cérine

Mes Frères

O DJAGUEU Cyrille Hortense


O LEUMASSA Gilles Fernand
O SIEWE NGANDJUI Hervé

Mes Sœurs

O POUGOM NGANDJUI Suzanne Valérie


O TCHEUTCHOUA NGANDJUI Josiane
O MEDJIETCHEU NGANDJUI Pétronille

O Ma Grand-mère Mme Veuve WEBEBE Agnès


O Ma Tante DEUMEKAM Brigitte
O Ma Tata Mme LEUMASSA Chanceline
O Tous mes neveux et nièces

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ABSTRACT
Analysis of stability of the dyke and interpretation of the data
auscultation of Tine dam

This work has for object the verification of the stability (slope and foundation) and the
interpretation of data auscultation. The use of adequate method is needed of analysis at best
Tine dam.

The stability methods of the dyke are mainly the following: Fellinius’s method, Bishop’s
method and finite element’s method. In this study, Talren software, whit Bishop’s method to
stability analysis in three cases:

 End construction;
 Normal operation;
 And fast draining.

For the entire dam, Solvia software has been used to simulate the behavior of the structure
subjected to various stresses by the finite method. These studies gave satisfactory results.

The interpretation of auscultation’s data allows increased surveillance and allows designers to
be able to adjust if necessary in this stage of construction.

Indeed, the different numerical analyzes and the interpretation of auscultation data were used
to support the dam Tine.

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RESUME
Calcul de la stabilité et interprétation des données
d’auscultation du barrage Tine

Ce travail a pour objectif la vérification de la stabilité de la digue ainsi que l’interprétation des
données d’auscultation du barrage Tine.

Les principales méthodes d’analyses de la stabilité des talus et de la fondation de la digue


testées sont les suivantes la méthode de Fellinuis, la méthode de Bishop et la méthode des
éléments finis. Dans cette étude, le logiciel Talren a été employé pour les trois cas suivant :

 La fin de construction ;
 Le fonctionnement normal (comportement à court terme);
 La vidange rapide (comportement à long terme).

La phase de test avec Talren a montré que les valeurs des coefficients trouvées sont bien
conformes aux prescriptions.

A l’aide du moteur de calcul Solvia, basée sur la méthode des éléments finis, une simulation
du comportement des matériaux (sols) soumis aux différents types de sollicitations a été
effectuée. Le résultat de cette analyse est satisfaisant car il donne un tassement définitif de 80
cm, valeur inférieure à celle prescrite (100 cm).

La phase auscultation quant à elle nous permet une surveillance accrue et sans faille de notre
ouvrage durant ses phases de vie, pour permettre d’éviter des catastrophes.

Toutes ces phases d’études et de l’analyse ont permis de justifier la stabilité et son
comportement général du barrage Tine dans le temps.

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GLOSSAIRE

PIEZOMETRIE : Technique de mesure de la charge hydraulique dans un massif


aquifère très perméable. Le piézomètre est un tube installé dans le sol et qui permet d'étudier
la nappe phréatique.

PRESSIOMETRIE : Technique permettant de mesurer des variations de pression

CELLULE : Aires contrôlées par un site cellulaire (station de base).

CELLULE DE CHARGE : Terme impropre pour dynamomètre, capteur de force ou


capteur de pression totale.

CELLULE DE PRESSION : Terme impropre pour capteur de pression ou pour piézomètre.

CELLULE DE TASSEMENT : Terme impropre pour capteur de tassement ou de


déplacement vertical.

CHARGE HYDRAULIQUE : Altitude du niveau piézométrique en un point, par rapport à


un plan de référence. Unité mètre d’eau.

CONTRAINTE : Rapport d’une force s’exerçant sur une surface à cette surface lorsque
celle-ci tend vers zéro. S’applique aux solides. Par définition, une contrainte n’est pas
mesurable. Le plus souvent, on la détermine indirectement par la mesure de la
déformation d’un corps d’épreuve. Unité Pascal.

CONTRAINTE EFFECTIVE : Contrainte exercée par les grains du sol sur une facette. On
ne tient pas compte de la pression de l’eau dans le sol (pression interstitielle). Voir Contrainte
totale. Unité Pascal.

CONTRAINTE TOTALE : Contrainte exercée par l’ensemble des constituants du sol


sur une facette. Voir Contrainte effective. Unité Pascal.

DIAGNOSTIC : Le diagnostic se fonde sur l’étude des symptômes, anomalies de


structure ou de fonctionnement, et sur la connaissance des pathologies, pour porter un
jugement sur l’état et le fonctionnement de l’ouvrage.

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EXTENSOMETRE : Instrument qui mesure une déformation. Extensomètre de


surface: instrument de base courte, quelques millimètres à quelques décimètres. Extensomètre
de forage : instrument placé en forage.

FIABILITÉ : Aptitude d’un dispositif à accomplir une fonction requise dans des
conditions données pendant un temps donné.

FLUAGE : Déformation en fonction du temps sous une sollicitation constante.

INCLINOMETRE : Appareil permettant de mesurer un angle ou ses variations.

INSTRUMENT : Moyen qui permet de faire une mesure. Un instrument fait


quelquefois partie d’un système de mesure.

INSTRUMENTATION : Ensemble des instruments de mesure, d’analyse et d’observation.

LOGICIEL : Un ensemble de programmes, de procédures et de documentation d'un système


réalisé par ordinateur. Terme générique pour indiquer des programmes pour ordinateur et des
microprocesseurs.

NGT : (Niveau Général de la Tunisie), c’est un réseau de repères altimétriques disséminés


dans tout le territoire de la Tunisie

PENDULE : Appareil comportant un fil tendu par un poids (pendule direct) ou un flotteur
(pendule inverse) qui donne la verticale entre deux points. On mesure le déplacement
horizontal relatif de la structure par rapport à un point du fil en supposant fixe un autre point
du fil. La lecture d’un pendule direct se fait à l’extrémité inférieure du pendule et à l’extrémité
supérieure pour le pendule inverse.

PIEZOMETRE : Appareil destiné à mesurer la pression interstitielle.

PIEZOMETRIE : Etat des pressions interstitielles dans un massif.

PLUVIOMETRE : Instrument météorologique destiné à mesurer la hauteur de


précipitation pendant un intervalle de temps donné (en supposant uniformément répartie et
non sujette à évaporation l'eau de précipitation tombée sur la surface terrestre).

PRESSION INTERSTITIELLE : Pression de l’eau dans un sol. Unité Pascal.

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PRESSION TOTALE : Terme impropre pour contrainte. Vient du terme “pression des
terres” utilisé par les géotechniciens.

SURFACE PIÉZOMÉTRIQUE : Surface idéale qui représente la distribution des charges


hydrauliques d’une nappe d’eau souterraine à écoulement bidimensionnel ou des charges
rapportées à même strate aquifère en cas d’écoulement tridimensionnel.

TASSEMENT : Déplacement vertical d’un point d’un terrain. Le déplacement est orienté
vers le bas. Dans le cas contraire il s’agit d’un soulèvement. Un tassement différentiel entre
deux points, est égal à la différence entre les tassements absolus de chacun des points.

TASSOMETRE : Catégorie générale d’instruments dont le principal champ d'application


concerne le monitorage des affaissements des terrains de fondation.

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SOMMAIRE

Introduction générale………………………………………………….1

Etude bibliographique………………………………………………....2

Chapitre I : les barrages en Remblai……………………………………………….3

I.1 Introduction……………………… ……… …………………………………3

I.2 Terminologie des barrages……………………………..……………………..4

I.3 Pathologies des barrages en remblai…………………………………………..4

I.3.1 Les causes des ruptures……………………………………………………….5

I.3.1.1 Problèmes techniques……………………………………… ………………5

I.3.1.2 Causes naturelles………………………………………… ………………...5

I.3.1.3 Causes humaines…………………………………………… ………………5

I.3.2 Types de ruptures…………………………………………… ……………...5

I.3.2.1 Etat critique de la submersion (cas du barrage de Fergoug Algérie)… …….6

I.3.2.2 Etat critique de l’érosion régressive (cas du barrage Teton aux USA)… ….6

I.3.2.3 Etat critique de l’absence de l’information hydrologique……………… ….7

I.4 Concepts généraux………………………………………………………….. 7

I.4.1 Courbe baignoire……………………………………………………………. 7

I.4.2 Autres Concepts…………………………………………………………….. 8

Chapitre II : Présentation du barrage Tine………………………………………..9

II.1 Présentation du barrage Tine…………………………………………………..9

II.2 Localisation du barrage Tine…………………………………………………..9

II.3 Problématique………………………………………………………………......9

II.4 Les objectifs à atteindre par ce barrage………………………………………..10

II.5 Description de l’ouvrage………………………………………………………10

II.6 Climatologie…………………………………………………………………...10

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II.6.1 Généralités……………………………………………………………………..11

II.6.2 Etudes de l’environnement du barrage………………………………………...11

II.7 Géologie……………………………………………………………………….13

II.7.1 Renseignements sur la connaissance géologique de la région………………...13

II.7.2 Structure géologique et sismicité du site du projet……………………………13

II.7.3 Caractéristiques géologiques de l’emprise…………………………………….15

II.7.4 Conditions hydrogéologiques du site du barrage……………………………..15

Chapitre III : Caractéristiques géotechniques des matériaux pour remblai…....17

III.1 Généralités………………………………………………………………… 17

III.2 Différents types d’essais mis en œuvre …………………………………… 17

III.2.1 Les essais préliminaires……………………………………………………….17

III.2.2 Essais de convenance…………………………………………………………17

III.2.3 Enrochements…………………………………………………………………18

III.2.4 Matériaux F1, F2 pour filtres…………………………………………………18

III.2.5 Enrochements et matériaux pour rip-rap, protection du talus aval et blocs de


protection…………………………………………………………………………………….20

III.2.6 Rip-rap………………………………………………………………………..21

III.2.7 Protection aval de type R2……………………………………………………21

III.2.8 Enrochements de protection…………………………………………………..22

III.3 Caractéristiques géotechniques des matériaux de remblai……………………22

III.3.1 Terrain argileux T1 et T2……………………………………………………..22

III.3.2 Filtres et enrochements……………………………………………………….22

III.3.3 Caractéristiques des sables alluviaux…………………………………………23

Chapitre IV : Contrôles des caractéristiques géotechniques des matériaux de


fondation de la digue……………………………………………………………………….24

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IV.1 Généralités…………………………………………………………………. 24

IV.2 Essais de convenances/préliminaires sur les sols de fondation……………..24

IV.3 Les essais de contrôles statistiques et systématiques………………………...25

IV.4 Coupes géologiques des sols de fondation…………………………………..26

IV.4.1 Différents logs types selon les sondages……………………………………..26

IV.4.1.1 Sondages S-101………………………………………………………………26

IV.4.1.2 Sondage S-102……………………………………………………………....26

IV.4.1.3 Sondage S-103………………………………………………………………..27

IV.4.1.4 Sondage S-104……………………………………………………………….27

IV.4.1.5 Sondage S-107………………………………………………………………..28

IV.4.1.6 Sondage S-108……………………………………………………………….28

IV.4.1.7 Sondage S-111……………………………………………………………….29

IV.5 Caractéristiques mécaniques des sols de fondation………………………… 29

Chapitre V : Calculs analytiques du barrage Tine………………………..……32

V.1 Introduction générale…………………………………………………………32

V.2 Eléments de calculs…………………………………………………………...32

V.3 Méthodes de résolutions………………………………………………………32

V.3.1 Principales méthodes de calculs à la rupture ou méthodes analytiques………33

V.3.1.1 Méthodes de Fellinuis………………………………………………………...34

V.3.1.2 Méthodes de bishop…………………………………………………………...34

V.3.2 Paramètres mécaniques des remblais du corps du barrage…………………...34

V.3.2.1 Les poids volumiques, indices des vides et teneurs en eau………………..... .35

V.3.2.2 L’angle de frottement interne(φ) et la cohésion (C) des sols……………… .. 35

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V.3.2.3 Les essais de Portance………………………………………………………..36

V.4 Stabilité des talus par la méthode de Fellinuis……………………………… 36

V.4.1 Paramètres de stabilité des talus du barrage Tine…………………………… 36

V.4.1.1 Moments résistants……………………………………………………………36

V.4.1.2 Moments moteurs………………………………………………………….... 38

V.5 Vérifications de la stabilité par la méthode de Fellinuis…………………… 41

V.6 Vérification de la hauteur de la revanche………………………………….... 42

V.6.1 Hauteur de la vague (hv)……………………………………………………. 42

V.6.2 Revanche (R) ou effets des vents…………………………………………… 43

Chapitre VI : Vérification de la stabilité des talus : méthode numérique ……... 44

VI.1 Vérification numérique……………………………………………………..... 44

VI.1.1 Modélisation………………………………………………............................ 44

VI.1.2 Caractéristiques mécaniques des couches des sols de la digue………………45

VI.1.3 Vérification des talus juste après la fin de la construction………………… 45

VI.1.4 Vérification de la stabilité de la digue en service…………………………….46

VI.1.5 Vérification du talus aval de la digue à la vidange rapide………………….. 47

Chapitre VII : Calculs de la fondation du barrage Tine par la méthode des éléments
finis………………………………………………………………………………………….. 49

VII.1 Généralités………………………………………………………………… 49

VII.2 Mise en œuvre de la méthode des éléments finis………………………… .49

VII.3 Présentation du logiciel Solvia……………………………………………. 50

VII.3.1 Introduction…………………………………………………………… …. 50

VII.3.2 Solvia pour analyse du comportement d’un ouvrage……………………. . 50

VII.3.3 Application pour les sols…………………………………………… …… 51

VII.4 Modélisation………………………………………………………………. 51

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VII.4.1 Profils modélisés………………………………………………………….51

VII.4.2 Description des matériaux………………………………………………...53

VII.4.3 Affichage du maillage PRE………………………………………………53

VII.4.4 Résultats de la simulation………………………………………………...56

Chapitre VIII : Auscultations du barrage Tine……………………………...…..57

VIII.1 Généralités……………………………………………………….……….57

VIII.2 Instrumentation…………………………………………………………...57

VIII.2.1 Tassomètre : Tassomètre multipoints……………………………….…….57

VIII.2.2 Principe de fonctionnement…………………………………………….…57

VIII.2.3 Le piézomètre……………………………………………………………..58

VIII.2.4 Principe de la détermination de la charge hydraulique…………………...58

VIII.2.5 Puits de décompression…………………………………………………..58

VIII.3 Plan d’instrumentalisation de la structure de la digue……………………58

VIII.4 Mesure physique et interprétation………………………………………..60

VIII.4.1 Profils II………………………………………………………………….60

VIII.4.1.1 Cellules…………………………………………………………………..60

VIII.4.1.2 Puits de décompression…………………………………………..…….65

VIII.4.1.3 Le Tassomètre…………………………………………………….……68

VIII.5 Vue générale sur les instruments de surveillance du barrage Tine….…69

Conclusion Générale………………………………………………… 70

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Listes des Figures

Figure I.1 : Vue générale d’un barrage en terre………………………………………………..4

Figure I.2 : Courbe baignoire représente le taux de défaillance instantané de l’ouvrage……...7

Figure II.1 : Localisation du barrage Tine dans le gouvernorat de Bizerte………………… .9

Figure II.2 : Température en fonction des mois dans le site du projet………………………..11

Figure II.3 : Variation des précipitations en fonction de l’altitude…………………………...11

Figure II.4 : Probabilité des précipitations annuelles…………………………………………12

Figure II.5 : La répartition des précipitations par saison………………… ………………….12

Figure II.6 : Variation de l’évaporation du site aquatique du projet………………………….13

Figure II.7 : Carte géologique du site du barrage Tine……………………………………….14

Figure II.8 : Pertes par infiltration au site du projet en fonction du temps…………………...15

Figure II.9 : Coupe géologique sur l’axe de la digue : influence des sols de fondation sur le
phénomène d’infiltration………………………............……………………………………..16

Figure III.1 : Localisation de différents remblais dans le corps du barrage…………………..18

Figure III.2 : Courbe granulométrique des matériaux pour filtre F1…………………………19

Figure III.3 : Courbe granulométrique des matériaux pour filtre F2…………………………19

Figure III.4 : Courbe granulométrique des matériaux D pour drain………………………….20

Figure III.5 : Courbe granulométrique des matériaux de transition F3………………………20

Figure III.6 : Courbe granulométrique des matériaux R1 pour rip-rap……………………….21

Figure III.7 : Courbe granulométrique des matériaux de protection aval…………………… 21

Figure IV.1 : Emplacements des sondages et des puits dans le site du projet………………..25

Figure IV.2 : Coupe géologique du sondage S-101…………………………………………..26

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Figure IV.3 : Coupe géologique du sondage S-102…………………………………………..26

Figure IV.4 : Coupe géologique du sondage S-103…………………………………………..27

Figure IV.5 : Coupe géologique du sondage S-104…………………………………………..27

Figure IV.6 : Coupe géologique du sondage S-107…………………………………………..28

Figure IV.7 : Coupe géologique du sondage S-108…………………………………………..28

Figure IV.8: Coupe géologique du sondage S-111…………………………………………...29

Figure IV.9 : Coupe géologique à l’axe de la digue…………………………….....................30

Figure V.3 : Coupe type de la digue simplifiée paramètres géométriques…………………...37

Figure V.4 : Coupe type de la digue disposition du remblai et zone de saturation…………..37

Figure V.5 : Repartions des forces verticales sous la digue…………………………….........38

Figure V.6a et b : Distribution des tranches en aval………………………………………….41

Figure V.7 : Illustration de la direction du vent et valeur du fectch………………………….43

Figure V.8 : Paramètres de sécurité vis-à-vis des phénomènes naturels……………………...43

Figure VI.1 : Modélisation de la digue avec les différentes couches…………………………44

Figure VI.2 : Vérification de la digue juste après la construction………………………........46

Figure VI.3 : Vérification de la digue en service……………………………………………..47

Figure VI.4 : Vérification de la digue a la vidange rapide………………………………..... ..48

Figure VII.1 : Coupe A-A au niveau du lit mineur…………………………………………...51

Figure VII.2 : Coupe en travers du lit mineur du barrage…………………………………….52

Figure VII.3 : Modélisation du barrage et de sa fondation…………………………………...53

Figure VII.4 Numéros des nœuds (Pré-Solvia)……………………………………………...54

Figure VII.5 Numéros des mailles (Pré-Solvia)………………………………………………55

Figure VII.6 : Simulation des déplacements verticaux en mètre…………………………......56

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Figure VIII.1 : Mise en évidence du Tassomètre……………………………………………..57

Figure VIII.2 : Principe de la détermination de la charge hydraulique……………………….58

Figure VIII.3 : Plan d’instrumentation de la digue …………………………………………..59

Figure VIII.4 : Profil 2 du barrage……………………………………………………………60

Figure VIII.5 : Variations de la cote des remblais et de la cote de la pression interstitielle en


fonction du temps (avancement des travaux)…………………………………………………60

Figure VIII.6 : Variation de la cote de remblai et de la pression interstitielle en fonction du


temps (avancement des travaux)……………………………………………………………...61

Figure VIII.7 : Variation de la cote du remblai et de la cote pression U en fonction du temps


(avancement des travaux)……………………………………………………………………..62

Figure VIII.8 : Variation de la cote de remblai et la cote de pression U en fonction du temps


(avancement des travaux)……………………………………………………………………..63

Figure VIII.9 : Variation de la cote de remblai et la cote de pression U en fonction du temps


(avancement des travaux)……………………………………………………………………..64

Figure VIII.10 : Variation du plan d’eau dans le puits PC2 en fonction du temps…………...65

Figure VIII.11 : Variation du plan d’eau dans le puits PC8 en fonction du temps…………...66

Figure VIII.12 : Variation du plan d’eau dans le puits PC14 en fonction du temps………….66

Figure VIII.13 : Variation du plan d’eau dans le puits PC20 en fonction du temps………….67

Figure VIII.14 : Variation du plan d’eau dans le puits PC20 en fonction du temps………….68

Figure VIII.15 : Evolution du tassement au point considéré en fonction du temps…………..68

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e projet du barrage Tine rentre dans le cadre du système de mobilisation des eaux
du nord Tunisien (SMEN), il a pour objet de régulariser les apports de l’oued Tine,
de répondre aux besoins croissants de l’eau dans tous les domaines de l’économie
en Tunisie et ce depuis le début des années 90.
C’est une retenue destinée à stocker les eaux de l’oued Tine. Ces eaux ainsi mobilisées seront
convoyées vers le nord et injectées dans les secteurs de l’économie comme l’irrigation,
l’agriculture ou la consommation urbaine dans le système SMEN.
L’édification de cet ouvrage complexe et délicat nécessite, à priori, une analyse minutieuse de
plusieurs paramètres intérieurs et extérieurs à l’ouvrage afin de garantir sa sécurité vis-à-vis à
la rupture. Son étude a nécessité les phases de : la reconnaissance générale du site, l’analyse
des données hydrologiques et hydrauliques, les études géotechniques et les choix des
différents matériaux. Le calcul de la stabilité (talus et fondation) et surtout sa surveillance tout
le long de sa vie sont des taches d’une extrême délicatesse et demandent des moyens
colossaux pour prévoir des catastrophes.
Ainsi, d’une manière générale, ce travail proposé comportera :
 Une phase de présentation de la zone de l’étude et des principales données de base du
projet à savoir : l’environnement du projet, l’hydrologie, la géologie ou la
géotechnique ;
 Une analyse de la stabilité des talus par Talren (méthode de Bishop) ;
 Une phase de la simulation du comportement du barrage par la méthode des éléments
finis (Solvia) ;
 Et une étude de l’interprétation des données d’auscultation du barrage en
construction.
Au final, la conclusion générale portera sur une vision exhaustive du travail proposé.

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e travail qui va suivre est dit de culture générale, le pratiquant appréciera à juste
titre la tâche ardue qui se présente au concepteur des ouvrages hydrauliques de
retenue en fonction de plusieurs paramètres, complexes et variables en majorité liés
les uns des autres. De même il en jugera de par son expertise, après réalisation de l’ouvrage,
de la nécessité de pouvoir les entretenir. Car la vie des milliers de personnes, des
infrastructures, l’économie des régions et même des pays tout entier en sont tributaires. En
somme, dans cette partie, qui comporte les chapitre I, nous développerons le thème des
barrages en remblai et en fin, ouvrir un pan de la pathologie des barrages.

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I.1 Introduction.
Depuis le début de l’existence de l’homme, l’eau a toujours été au centre et même vecteur du
développement des pays, notamment dans les domaines de l’agriculture, l’urbanisation,
l’hygiène, la protection contre les inondations. Le développement d'un réseau de canaux
exige la réalisation de réservoirs (barrages) très importants à l'échelle de l'époque. Jusqu'à
l'arrivée des chemins de fer, les canaux fournirent en effet le seul moyen de transport de
masse nécessaire à l'industrie naissante.

Photo I.1 : Barrage romain de Cornalvo en Espagne.

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I.2 Terminologie des barrages en terre


Un barrage est un ouvrage d'art construit en travers d'un cours d'eau et destiné à réguler le
débit de celui-ci et/ou à en stocker l'eau pour différents usages tels que : contrôle des crues,
irrigation, industrie, hydroélectricité, pisciculture, réserve d'eau potable ou le trafic fluvial.
En somme c’est un étendue d’eau créée artificiellement par l’homme et pour l’homme, à
usage surtout économique.

Figure I.1 : Vue générale d’un Barrage en terre

I.3 Pathologie des barrages.


La capacité d’un ouvrage de génie civil à remplir les rôles et fonctions pour lesquels il a été
conçu est appelée la performance. Les performances d’un système de génie civil sont amenées
à évoluer durant son exploitation le long de sa vie : les fonctions initialement prévues lors de
la construction peuvent être modifiées volontairement par l’exploitant ou encore
accidentellement par des événements extérieurs naturels et des dégradations pouvant perturber
ses fonctions initiales.

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Trois principales causes peuvent provoquer les chutes de performances :


 Le vieillissement de l’infrastructure ;
 Les causes humaines s’exerçant par erreur ;
 Les causes extérieures prévues ou imprévues ;
Dans ce chapitre, nous allons étudier les concepts généraux permettant au pratiquant de bien
cerner le sujet qui est la détection des chutes des performances et la pathologie des barrages
en remblai. Les pathologies des barrages sont des problèmes graves qui menacent la stabilité
de ces derniers.

I.3.1 Les causes de ruptures.


Elles peuvent être des conséquences diverses, conjuguées et complexes.

I.3.1.1 Problèmes techniques.


Ce sont des défauts de fonctionnement des vannes permettant l’évacuation des crues ou bien
d’un vice de conception, de construction ou de matériaux.

I.3.1.2 Causes naturelles.


Ce sont des crues exceptionnelles, d’intensité supérieure à celle retenue pour le
dimensionnement des ouvrages évacuateurs, appelée crue de projet. Le niveau de sécurité
retenue est généralement compris entre la crue millénaire et la crue déca millénaire ; les
barrages en remblai ne supportent pas la submersion et sont donc plus vulnérables aux
débordements. La phase de chantier pour les barrages en construction est une période sensible
aux risques de crue, car les ouvrages d'évacuation ne sont pas encore opérationnels.

I.3.1.3 Causes humaines


On citera, des études préalables pas poussées, contrôle d'exécution insuffisant, erreurs
d'exploitation ou défaut de surveillance et d'entretien.

I.3.2 Types de ruptures.


Le risque de rupture brusque et inopinée est considéré comme très faible, voire nul. La
situation de rupture paraît plutôt liée à une évolution plus ou moins rapide d'une dégradation
de l'ouvrage susceptible d'être détectée par la surveillance et l'auscultation.

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I.3.2.1 Etat critique de la submersion (cas du barrage de fergoug Algérie).


La rupture du barrage Fergoug, montre que les premiers barrages ont connu des problèmes
de conception du fait que les techniques de réalisations des barrages n’étaient pas alors
maîtrisées.

Photo I.1 : Le barrage de Fergoug en 1907 avant la rupture et en déversement.

Photo I.2 : Le barrage de Fergoug après la catastrophe de 1928 ; et après la reconstruction


en 1986.

I.3.2.2 Etat critique de l’érosion régressive (cas du barrage Teton aux états unis).
Plusieurs accidents provoqués par l’érosion, parmi les exemples les plus connus Sont à la
rupture du barrage Téton. Le barrage de Teton est été situé sur la rivière de Teton, trois milles
de nord-est de Newdale, Idaho (U.S.A). Il a été conçu pour fournir la commande d'inondation,
la production d'électricité, et l'irrigation pour plus de 40.000 hectares de champs.

Photo I.3: Vue sur le barrage de Teton (USA) avant et après rupture.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 6


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 Cause de rupture.
- Les informations sur le site et les études géologiques étaient inappropriées et étendues ;
- Les roches volcaniques de site sont fortement perméables ;
- La présence des sols argileux légèrement plastiques, est fortement érodables ;
- Le remplissage rapide du barrage n’a pas contribué à la rupture. Si le barrage avait été
rempli plus lentement, "une rupture semblable se serait produit à une certaine date ultérieure.
- La séismicité n'était pas un facteur ;
- Il n'y avait pas assez d'instruments dans le barrage pour fournir des Informations
proportionnées au sujet des états de changement du remblai et des butées ;
- L'infiltration par le matériel pourrait avoir causée l'érosion en arrière ;
- L'érosion par le contact direct pourrait être produite, où l'eau était en contact avec les joints
ouverts ;
- La cause fondamentale de la rupture peut être considérée comme une combinaison des
facteurs géologiques et des décisions de conception.

I.3.2.3 Etat critiques de l’absence de l’information hydrologique


L’insuffisance des données hydrologiques et la surestimation des informations entraînent
l’échec de réalisation d’un ouvrage pour le besoin de l’être humain.

I.4 Concepts généraux

I.4.1 Courbe baignoire (figure I.1)


Cette courbe représente l'évolution du taux de défaillance instantané en fonction du temps.
Elle se divise en 3 parties: jeunesse, maturité et vieillesse de l’ouvrage.

Figure I.1: courbe baignoire représente le taux de défaillance instantané de l’ouvrage.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 7


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 La jeunesse :
C’est un état qui correspond à la période proche de la mise en fonctionnement et possède une
probabilité importante de défaillances: les causes possibles sont un défaut de réalisation, la
mise en place des réglages et des corrections permet de remédier à certains désagréments
nuisibles.
 La maturité :
Elle correspond à la période où le système est arrivé en période de fonctionnement normal et
dont l'usure ne se fait pas ressentir possède la plus faible probabilité de défaillance de la vie
de l’ouvrage.
 La vieillesse :
C’est une période qui correspond à un état où l'usure commence à être importante et qui voit
la probabilité de défaillance augmentée.
La courbe baignoire montre que les ouvrages doivent être surveillés plus attentivement en
début et fin de vie afin d'appliquer une maintenance plus réactive.

I.4.2 Autres concepts


 Fiabilité
Aptitude d´un ouvrage ou élément d’un ouvrage à accomplir une fonction requise, dans des
conditions données, pendant un intervalle de temps donné.
 Durabilité
Aptitude d´un ouvrage ou élément d’un ouvrage à accomplir une fonction requise dans des
conditions données d´utilisation et de maintenance, jusqu´à ce qu´un état limite soit atteint.
 Maintenance
Ensemble des actions destinées à maintenir ou rétablir un ouvrage ou élément d’un ouvrage
dans un état dans lequel elle peut accomplir une fonction requise.
 Durée de vie
Durée pendant laquelle un ouvrage ou élément d’un ouvrage accomplit une fonction requise
dans des conditions d´utilisation et de maintenance donnée, jusqu´à ce qu´un état limite soit
atteint.
 Données observées
Valeurs relatives à un ouvrage ou élément d’un ouvrage ou à un processus obtenues par
observation directe.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 8


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II.1 Présentation du barrage Tine.


C’est ouvrage souple, entièrement en terre, à cause de plusieurs paramètres donc le plus
fondamental est son sol d’appui qui est médiocre et composé d’argiles.

II.2 Localisation du barrage TINE (Figure II.1)


Le site du Projet du barrage sur l’oued Tine est localisé en République de Tunisie ;
Gouvernorat de Bizerte, délégation de Mateur ; environ 23 km de la ville de Mateur par la
route d’Oued Zerga (R.R. 56).

Figure II.1: Localisation du barrage TINE dans le gouvernorat de Bizerte.

II.3 Problématique.
Une mesure de la vulnérabilité des barrages peut dépendre de ses facteurs intrinsèques, en
particulier pour le Barrage Tine on aura :

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 9


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a) Caractéristiques propres/intrinsèques du barrage à savoir :


- La hauteur : 21.7 m ;
- Le type de barrage : barrage en remblai homogène ;
- Le type de fondation : fondation souple ;
- Et la capacité de stockage : 34 millions de m3
b) Facteurs externes liés au barrage:
- l’âge : en cours de construction ;
- la séismicité 7 degrés à l’échelle MKS-64.
c) Facteurs de conception :
- adéquation de l’évacuateur de crue ;
- facteur de sécurité de mouvement de masse.
* NB : l’érosion interne et l’infiltration ne sont pas incluses dans cette mesure de paramètres
de conception à cause de l’absence de l’information.

II.4 Les objectifs à atteindre par ce barrage


-Régulariser les apports propres de Tine en vue de leur utilisation pour l’irrigation des
périmètres agricoles,
-Utilisation des eaux du barrage dans le cadre du système de mobilisation des eaux du nord
par leur transfert pour l’alimentation en eau potable.
Les eaux ainsi captées dans la retenue sont conduits à travers une partie de la galerie de
vidange de fond du barrage et collectées dans une conduite métallique de  1000mm posée
sur des berceaux en béton jusqu’à la chambre de manœuvre. Elles seront acheminées vers la
conduite Sejnane - Joumine- Medjerda qui fait partie du système de mobilisation des eaux du
nord.

II.5 Description de l’ouvrage. (annexe 1)


Les caractéristiques de l’ouvrage sont données en annexe 1 de la troisième partie de ce
document. Ces données concernent sa géométrie et ses capacités hydrauliques.

II.6 Climatologie.
C’est la science qui étudie le climat de l’environnement immédiat du projet.

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II.6.1 Généralités
L’objectif principal de cette partie est l’évaluation des différents paramètres de la climatologie
permettant la caractérisation du bassin versant de l’oued TINE ; Les données météorologiques
ont été relevées grâce à plusieurs postes d’observation dans le gouvernorat de Bizerte.

II.6.2 Etudes de l’environnement du barrage

a) Température de l’air (Figure II.2)


La température moyenne annuelle de l’air dans la région envisagée est de 17,5°C. Les
maxima et les minima absolus de la température sont respectivement de 50,2°C et de - 3,5°C.

60
50
Temperatures °C

40
Moy
30
Max
20
Min
10
0
9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8
-10
Mois

Figure II.2 : Températures en fonction des mois dans le site du projet.

a) Pluviométrie (Figures II.3 ; II.4)


Les précipitations ont tendance à augmenter avec l’altitude et diminuer avec l’éloignement de
la mer et sont fonctions du relief et la circulation de l’air dans la région du projet. Les
paramètres statistiques des précipitations annuelles au droit des postes d’observation sont
répertoriés à la figure II.3.

800 660 691


précipitations en mm

608
560 533
600 491 494 466
458
Hauteur des

410 437 429


400

200

0
50 9 20 94 234 330 115 165 70 70 39 109
Altitudes des postes d'observation en m

Figure II.3 : Variation des Précipitations en fonction de l’altitude.

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Dans le bassin de l’oued Tine, la pluviométrie moyenne annuelle recueillie au poste


hydrométrique fait 518 mm, celle au site du futur barrage étant de 534 mm Ces valeurs sont
définies sur la base des observations pluriannuelles et de la carte des précipitations de la
Direction des Ressources Hydrauliques. La pluviométrie moyenne annuelle au droit du site
du barrage en projet fait 480mm. Les précipitations annuelles de différentes probabilités sont
illustrées dans la figure II.4.

800 719 Probabilité de précipitaion dans le bassin de l'oued Tine


666 669
620 611566
précipitations
Hauteurs des

600 509472 Probabilité de pécipitation au site du projet


421390 379351
400 347322

200

0
5 10 20 50 80 90 100
Probabilité en %

Figure II.4 : Probabilités des précipitations annuelles.


Paramètres Statistiques :
Ho=518mm précipitation dans le bassin de l’oued Tine
et 480mm, Précipitations au site du barrage.
Cv = 0,22 bassin de l’oued et site du projet.
Cs= 0,44 bassin de l’oued et site du projet

La figure II.5 montre la variation des hauteurs de précipitations en fonction des mois de
l’année, et leur impact sur la répartition saisonnière annuelle.

100
précipitations, mm

Précipitation en mm
80 Précipitation en %
Hauteur des

60
40
20
0
9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 mois
Automne Hiver Printemps Eté

Figure II.5 : La répartition des précipitations par saison.

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a) Evaporation
Selon les données recueillies à la station de météo de Tinja, assimilables à celle du site du
barrage TINE, l’évaporation est donnée par la figure II.6

250 229 229


201
Evaporations en mm

200
154 157
150
112
96
100 83
61 49
43 36
50

0
9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8
Mois

Figure II.6 : Variation de l’évaporation du site aquatique du projet.

II.7 GEOLOGIE.

II.7.1 Renseignements sur la connaissance géologique de la région


(figure II.7 : carte géologie du site du barrage Tine).
Le territoire de l’aménagement est couvert d’un levé géologique au 1/50.000. La description
stratigraphique et tectonique de la zone du projet est basée sur la carte géologique régionale
du barrage établie par la Direction des Mines.
L’étude de la formation des roches (lithologie) et celle de la structure et des soulèvements de
l'écorce terrestre (tectonique) influent sur les fondations des ouvrages en projet et un large
développement des processus exogènes ont défini la nature des prospections et leurs volumes.

II.7.2 Structure géologique et Sismicité du site du projet.


Les études faites par le professeur Rothe et une équipe de scientifiques tunisiens ont permis,
sur la base de l’analyse des séismes destructeurs enregistrés en Afrique du Nord durant la
période de 410 à 1990, de dresser la carte de zonation sismique du territoire tunisien.
Conformément à ces études, la valeur d’accélération horizontale retenue en Tunisie pour les
calculs statiques de la stabilité des barrages est égale à 0,1g.

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Figure II.7 : Carte géologique du site du barrage Tine (APD, 1990)

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II.7.3 Caractéristique géologique de l’emprise.


Les reconnaissances complexes in situ et les essais de laboratoire ont été entrepris durant
2002-2003,permettant ainsi de pouvoir évaluer les propriétés du site du projet. Elles étaient
composées de :
 les levés géologiques au 1:1000 ;
 sondages avec carottage ;
 creusement des puits ;
 essais d’eau ;
 sondage (SPT) ;
 installation des pièzomètres.
Les essais ayant été effectués au Laboratoire de la Mécanique des Sols de la Direction
Générale des Barrages.

II.7.4 Conditions hydrogéologiques du site du barrage


La zone du barrage occupe la partie large de la vallée de l’oued Tine dans son cour médian.
L’élargissement y atteint 350m. Le site traverse la vallée en biais. La largeur du lit majeur en
bras multiples, étant de 270 m environ dans l’axe du barrage le matériau argileux se trouvant
dans tout le site du barrage a une capacité d’infiltration qui varie avec le temps donc les
saisons. Cet aspect des choses est visualisé dans la figure ci-dessous (Figure II.8).

0,1
infiltrations,mm

0,08
0,06
0,04 MIN
0,02 MOY
0 MAX
9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8
mois de l'année

Figure II.8:pertes par infiltration au site du projet en fonction de temps (mois).


A la suite de la figure II.8, on constate aisément que le phénomène d’infiltration n’est pas
fonction du temps (moyen presque toute l’année). Ce processus est majoritairement causé par
les phénomènes gravitaire et capillaire dus aux structures microscopiques des sols du site et
de fondation de l’ouvrage (figure II.9).

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 15


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Figure II.9 : Coupe géologique longitudinale sur l’axe de la digue :


influence de la structure géologique des sols du site et de la fondation de l’ouvrage sur le
phénomène de l’infiltration (fichier autocad )

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 16


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III.1 Généralités
Dans cette partie, nous nous intéresserons à l’étude et aux calculs des talus des remblais de
la digue et pour cela, une campagne géotechnique doit être menée sur l’emprise ainsi qu’au
lieu d’emprunt et sur les matériaux devant servir à sa mise en œuvre (fondation, talus, digue).

III.2 Différents types d’essais de mis en œuvre.


Le contrôle des sols de fondation de l’ouvrage, des différents matériaux mis à contribution
pour la réalisation du barrage Tine se fera essentiellement par :
 Les essais préliminaires ;
 Les essais de contrôle.

III.2.1 Les Essais préliminaires (qualité des matériaux)


C’est l’ensemble des essais :
 De reconnaissance (échantillons remaniés et intacts)
On peut citer dans cette classe : la granulométrie ; la teneur en eau ; l’essai
Proctor ;
Les Limites d’Atterberg ; l’essai au bleu.
 Du contrôle par sondages du sol des fondations
C’est généralement les pressiomètre et le pénétromètre statique
 De la résistance usure/écrasement pour les enrochements
On citera : l’essai Deval, un essai Los Angeles et un essai de compression simple. Ces essais
ont pour but de vérifier l’employabilité du matériau dans le corps de l’ouvrage qui doit être
conforme aux spécifications.

III.2.2 Essais de convenance

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 17


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Des puits de reconnaissance sont réalisés à raison d'un (1) mètre de puits par 5000m3 de
matériaux des zones d'emprunts (ce volume correspond au volume avant extraction).
Dans ces puits, un échantillon de 10kg pour 5 000m3 de matériau, et un échantillon de 50kg
pour 20 000m3 de matériau seront prélevés sur chaque échantillon, il sera procédé à la
mesure de la teneur en eau naturelle, à la détermination de la granulométrie et des limites
d'Atterberg. Sur l'échantillon de 50kg, il sera procédé à un essai Proctor.

III.2.3 Enrochements
On utilise la roche et la pierre dans de nombreux ouvrages comme les barrages en terre pour
lutter contre l'érosion des talus de l’ouvrage. Ces matériaux absorbent les forces érosives de
l'eau et transmettent l'énergie à la fondation sous-jacente. Les enrochements composent : les
filtres, drains, transitions, rip-rap et protection des talus. La majeure partie de ces matériaux
proviennent de carrière C-1 situées de 0,9 à 1,5km en amont du site.

III.2.4 Matériaux F1, F2 pour filtres :


a) Provenance
Ces matériaux sont obtenus avec ou sans addition à partir :
 du concassage, criblage et lavage des alluvions du Tine;
 du concassage, criblage et lavage des matériaux extraits de carrière C-1.
b) Qualité
Ils doivent être propres, sains et durables. La résistance mécanique des matériaux de carrière
de roche doit être telle que l'essai Los Angeles donne un coefficient de pourcentage d'usure
inférieur à 40%.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 18


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Figure III.1 localisation matériaux de remblai dans le corps du barrage

Matériaux pour filtre de type F1 (Figure III.2):


Cette granulométrie doit être respectée pour n’importe quel échantillon d’un volume
normalisé de 15 litres. La granulométrie de ces matériaux est comprise à l’intérieur des limites
suivantes:

Figure III.2 : Courbes granulométriques des matériaux pour filtre F1.

Matériaux pour filtre de type F2 (Figure III.3)


Cette granulométrie doit être respectée pour n’importe quel échantillon d’un volume
normalisé de 15 litres. La granulométrie de ces matériaux est comprise à l’intérieur des limites
suivantes:

Figure III.3 : granulométrie des matériaux F2 pour filtre.

Matériaux pour drain D (Figure III.4):


Cette granulométrie doit être respectée pour n’importe quel échantillon d’un volume
normalisé de 100 litres. La granulométrie de ces matériaux est comprise à l’intérieur des
limites suivantes :

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 19


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Figure III.4 : granulométrie des matériaux D pour drain.


Matériaux pour transition F3 (Figure III.5) :
Cette granulométrie doit être respectée pour n’importe quel échantillon d’un volume
normalisé de 100 litres. La granulométrie de ces matériaux est comprise à l’intérieur des
limites suivantes:

Figure III.5 : granulométrie des matériaux F3 de transition.


Essais de convenance
Une analyse granulométrique est réalisée sur un échantillon prélevé tous les 2000m3environ
pour chacun des matériaux F1, F2. Chaque analyse granulométrique sera accompagnée d'une
analyse minéralogique.

III.2.5 Enrochements et matériaux pour rip-rap, protection du talus aval et blocs de


Protection.
a) Provenance
Ces matériaux peuvent être obtenus (en combinaison ou non) à partir:

- du concassage, criblage et lavage de roche provenant de carrière C-1 en amont du site;

- du concassage, criblage et lavage de roche provenant d’une autre carrière agrée.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 20


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b) Qualité
Les enrochements doivent avoir la particularité d’être homogènes, sans fissures et résistants
permettant un déversement en vrac et une manipulation avec des engins mécaniques sans
qu'ils ne se cassent ni se désagrègent. Leur granulométrie devra être aussi régulière que
possible et ils ne doivent pas contenir d'éléments en forme de dalles ou d'aiguilles en quantité
appréciable.

III.2.6 Rip-rap R1 (Figure III.6)


La granulométrie doit être respectée à l’intérieur d’un volume quelconque de 5m3 et doit être
comprise entre les limites selon la courbe de la figure I.6
100
% des passants cumulés

80

60

40

20

25
625

Dimensions des passoires,mm

Figure III.6 : granulométrie des matériaux R1 pour Rip-rap.

IV.2.7 Protection aval de type R2 (Figure III.7)


La granulométrie doit être comprise dans les limites selon la courbe de la figure ci-dessous:

Figure III.7 : granulométrie des matériaux de protection aval.

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III.2.8 Enrochement de protection.


Des blocs d’enrochement de diverses grosseurs peuvent être employés pour protéger divers
ouvrages:

- Les blocs P0 ont un poids minimum de 0,5 tonne.

- Les blocs P1 ont un poids minimum de 1 tonne.

- Les blocs P2 ont un poids minimum de 2 tonnes.


Au moins 10 analyses granulométriques doivent être pratiquées sur chaque catégorie
d'enrochement.

III.3 Caractéristiques géotechniques du matériau de remblai.


C’est un remblai composé de matériaux argileux et issu en général pas loin du site du projet et
à une distance maximum de 2km.

III.3.1 Terrains argileux T1 et T2 (Tableau III.1).


Ce sont des matériaux composants le corps du barrage ayant des caractéristiques mécaniques
récapitulés dans le Tableau III.1:

Tableau III.1 : caractéristiques géotechniques des matériaux du corps de remblai.

III.3.2 Filtres et enrochements (Tableau III.2).


Ce sont des calcaires éocènes dont les carrières sont à proximité du projet. Ils constituent
l’agrégat du filtre et de l’enrochement des parements de l’ouvrage.

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Tableau III.2 : Caractéristiques géotechniques des filtres et enrochements.

III.3.3 Caractéristiques des sables alluviaux (tableau III.3).


Ce sont des sables qui ont été déposés lors des crues par l’oued Tine au fil du temps. Ils sont
principalement destinés dans la partie de transition le long du filtre et la constitution des
bétons de différents ouvrages annexes.

Tableau III.3 : Caractéristiques géotechniques des filtres et enrochements.

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IV.1 Généralités.
Comme dans tout projet de cette envergure, les reconnaissances géologiques et géotechniques
ont permis la caractérisation du sol en place devant supporté la digue et ses ouvrages annexes.
Pour cela, plusieurs moyens d’investigation ont été employés notamment les sondages
carottés, des tranchées et des puits de reconnaissance ainsi que les essais in situ du site du
barrage Tine. Le résultat de tous ces investigations a donné lieu aux prélèvements
d’échantillons remaniés ou intacts qui ont permis les analyses au laboratoire.

IV.2 Essais de convenance / préliminaires sur les sols de fondations (Figure IV.1).
Dans le cadre de l’étude d’avant-projet effectué entre 2001 et 2003. Les essais
reconnaissances du site ont été réalisés selon la carte de campagne géotechnique ci-dessous,
soit :
- 31 sondages carottés le long de l’axe et sur l’emprise totale de la digue.
- 5 puits en rives et au fond du lit de l’oued de 2 à 5 m de profondeur d’échantillons
remaniés et intacts.
- 10 forages SPT à travers la couverture alluviale en rive gauche et en fond de vallée
- 7 piézomètres à tube ouvert sur l’axe de la digue.
- 4 essais de pompage en rives gauche et droite effectués dans un forage de 250 mm de
diamètre.
- 2 essais d’injection de coulis de ciments en rives gauche et droite
Donnant ainsi des propriétés mécaniques et physiques sous l’emprise de la fondation, issues
de la campagne géotechnique, classé dans le tableau ci-dessous:

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 24


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Figure IV.1: Emplacement des sondages et des puits dans le site du projet.
IV.3 Les Essais de contrôle statistique et systématique.
Elles sont effectuées sur les matériaux pendant et après la mise en œuvre de l’ouvrage, afin de
s’assurer de la conformité des caractéristiques exigées.

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IV.4 Coupes géologiques des sols de fondations


La fondation du barrage Tine repose totalement sur un sol dit ‘’ mauvais’’ constitué
essentiellement du matériau argileux et vaseux. Le sol d’assise du barrage étant la principale
raison majeure du choix du type de l’ouvrage.

IV.4.1 Différents logs types selon les sondages

IV.4.1.1 Sondage S-101

Figure IV.2 : Coupe géologique du sondage S-101.


Coupe sur le sondage S-101, rive gauche (RG), cette partie de la fondation est essentiellement
composée du calcaire. Avec une forte présence de fissurations et de cavernes, ceci les rendant
ainsi très perméables.

IV.4.1.2 Sondage S-102

Figure IV.3 : Coupe géologique du sondage S-102.

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Dans cette partie de l’ouvrage, on constate qu’il est posé sur du sol de très mauvaise qualité,
une suite de sols argileux sur une profondeur relativement importante de plus de 50 mètres au
moins (profondeur du sondage S-102).
En amont, elle repose sur des roches mères-calcaires composées de dépôts de couverture
d’argiles et de cailloutis. En aval, elle se pose sur des roches-mères peu profondes et aussi les
dépôts sont des argiles et des cailloutis.

IV.4.1.3 Sondage S-103

Figure IV.4 : Coupe géologique du sondage S-103.

C’est une coupe faite au droit du sondage S-103, d’une profondeur de 50 mètres, elle nous
montre une inclusion de sable relativement de faible épaisseur et prise en sandwich entre deux
sols de faible portance. En amont et aval, elle se repose sur des couches de sols constituées de
sables, de limons sableux, lentilles de gravier et des limons argileux.

IV.4.1.4 Sondage S-104

Figure IV.5 : Coupe géologique du sondage S-104.

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C’est l’un des sondages les plus précis car il est complété par S-5 transversalement selon
l’axe de la digue. Les différentes couches de sol qui constituent cette tranche au droit du
sondage S-104 apparaissent avec une netteté poussée. Cette coupe est dans la même
continuité géologique que le sondage S-103. En amont et aval, elle prend appui sur des
couches de sols constituées de sables, de limons sableux, lentilles de gravier et des limons
argileux.

IV.4.1.5 Sondage S-107

Figure IV.6 : Coupe géologique du sondage S-107.


Les caractéristiques des sols composants cette coupe ont été déjà explicitées plus haut. C’est
une partie de l’ouvrage située à cheval de l’axe de la digue :
 En amont, formée de terrains argileux, avec des surfaces qui ont une inclinaison
maximum de 20 degrés vers l’oued Tine ;
 Et en fin en aval, par une région soumise à l’érosion. La présence de marais est
récurrente lors des crues. Elle est composée d’alluvions très épaisses.

IV.4.1.6 Sondage S-108

Figure IV.7 : Coupe géologique du sondage S-108.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 28


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Cette coupe transversale au droit du sondage S-108 confirme la non hétérogénéité et du


caractère anisotrope du sol d’assise de la fondation du barrage Tine. Du coté amont : ce
sont des dépôts de couverture argileux et épaisse d’une dizaine de mètres, et du coté aval,
le relief est composé de couverture d’argile et cailloutis saturés entre 10 m et 30 mètres.
Les caractéristiques géotechniques des couches mises en évidence sont répertoriées dans
le tableau IV.1.

IV.4.1.7 Sondage S-111

Figure IV.8 : Coupe géologique du sondage S-111.

Coupe transversale au droit du sondage S-111, elle se situe en pleine rive droite de l’ouvrage
et est essentiellement composé de dépôts de couverture de sols argileux. Leurs surfaces sont
inclinées vers le lit de l’oued avec des pentes maximum à 20 degrés. Ceci accentue les
glissements, l’érosion, le ruissellement pluvial donc l’instabilité des versants.

IV.5 Caractéristiques mécaniques des sols de fondation (figure : IV.9 et tableau IV.1)
Il est constaté que tout l’ouvrage repose sur des sols très fins, avec des caractéristiques
mécaniques médiocres, cependant très recommandées pour l’édification des digues en terre
donc le corps du remblai est en argile à cause de leur flexibilité.

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Figure IV.9 : Coupe géologique à l’axe de la digue (APD, 1990)

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Le tableau : IV.1 énumère d’une façon succincte les différentes caractéristiques mécaniques
des sols rencontrés.

Tableau IV.1 : Tableau de caractéristiques mécaniques et physiques des sols de fondation du


barrage
Variété de terrain et numéro de l’unité géologique (UG)
aQIV aQIV edQIV N C2-P, N
sable sols argiles grès argilites,
Paramètres Unité
d’argiles 1
14 15
marnes
6
2 1 7 9 10 11
2
6

Teneur en eau
0,145 0,275 0,201 0,190
naturelle
Indice de plasticité 0,203 0,206
Densité t/m3 2,03 1,90 1,92 2,70 2,07
Densité sèche : t/m3 1,71 1,50 1,50 2,66 1,74
Poids spécifique t/m3 2,72 2,71 2,71 2,75
Coefficient de
0,600 0,840 0,734 0,266 0,581
porosité
Degré d’humidité 0,872 0,907 0,841 0,899
Angle de
degré 28 12,2 16,4 25 19
frottement interne :
Cohésion : MPa 0,006 0,051 0,058 0,01 0,080
Résistance à la
compression: MPa 0,24 0,24 6,5 5,0
en état naturel
en état saturé MPa 0,025 0,025 1,2 0,8
Résistance
MPa 0,20 0,30 0,30 0,65 0,50
théorique
Coefficient
m/jour 18,0 0,8 0,8 2,0 0.043
d’infiltration

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V.1 Introduction générale


On justifie la stabilité des barrages en remblai pour différents états-limites :
Contre les différents phénomènes préjudiciables pour lesquels on cherche à se prémunir. C’est
à dire :
 des états-limites de glissement et de stabilité d’ensemble ;
 des états-limites de déformation (tassement et défaut de portance) ;
 et de l’état-limite de soulèvement hydraulique du pied aval ;

V.2 Éléments de calcul


Elles correspondent à des chargements dans lesquels l’ouvrage est susceptible d’être soumis
durant sa vie. Les conditions d’exploitation de l’ouvrage et les sollicitations hydrauliques
associées permettent au concepteur de définir les situations de projet hydrauliques, qui
revêtent une importance particulière pour les barrages et les digues en remblai. Les situations
de projet précisent les spécifications détaillées à prendre en compte dans les justifications et
dans la conception :
 l’environnement réglementaire, social, économique, hydrogéologique, hydrologique
 la description du terrain sur lequel l’ouvrage est construit ;
 les actions ;
 les défaillances technologiques particulières envisagées pour l’ouvrage.

V.3 Méthodes de résolution


Plusieurs moyens de résolution existent, on peut citer :
- Les méthodes analytiques ;
- Les méthodes numériques ;
Elles font appel à l’utilisation des logiciels tels que TALEREN4 ou d’autres encore qui sont
basés sur les Fellenius ou Bishop qui sont les méthodes les utilisées.

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V.3.1 Principales méthodes de calcul à la rupture ou méthodes analytiques


Hypothèses communes des méthodes à la rupture :
- La rupture se fait dans un plan (analyse bidimensionnelle).
- Les forces extérieures d'entraînement sont le poids et les surcharges.
- Le problème est statique.
- Les lois de la mécanique des milieux continus s'appliquent au sol.
- Le déplacement du sol est rigide et c’est pourquoi la courbe de rupture est de "bonne
allure".
- La relation de Terzaghi est vraie : σ’ = σ - u
- La loi de Coulomb s'applique à la rupture : σ = c’ + (σ - u) tanφ '
- Un coefficient de sécurité est défini comme le rapport de la contrainte de cisaillement
maximale mobilisable à celle nécessaire à l’équilibre du sol ;
- Le coefficient de sécurité « FS » est constant le long de la courbe de rupture.
Notation :
Découpage en tranches verticales

- Elément d’une tranche ou notation des paramètres définissant l’équilibre d’une tranche.

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V.3.1.1 Méthode de Fellinuis


Hypothèse de calcul : Les efforts intertranches sont tous nuls. L’équilibre d’une tranche
verticale de sol est écrit en supposant les efforts intertranches nuls. On peut alors obtenir
facilement l’expression de la contrainte à la base de la tranche qui est :
σ f = ϒh cos2α.
Le cisaillement maximal est donné par la loi de Coulomb : τmax = c’ + (σ f - u) tan φ’.
Il reste à multiplier cette valeur par sa longueur d’application :
(bi / cos α i)
Pour avoir une force et par le bras de levier(R = rayon du cercle de rupture) pour obtenir le
moment résistant. Le moment moteur est dû au poids du sol en mouvement et est obtenu par
sommation des moments induits par chacune des tranches soit :

Mmoteur = R γ hibi sin α i.

La valeur du coefficient de sécurité de Fellenius ou encore coefficient de sécurité « FS » est le


rapport de ces deux moments et l’on obtient l’expression :

Ffellenius =  ((c’bi + (hi cos2i -uibi) tan ’) / cos i) /  hibi sin i

Cette expression peut servir de valeur initiale dans le processus itératif de Bishop.

V.3.1.2 Méthode de Bishop


Hypothèses spécifiques: la résultante verticale des forces intertranches est nulle.
La méthode de Bishop simplifiée est la plus utilisée des méthodes de calcul en rupture
circulaire. Bien qu’elle possède un certain nombre d’imperfections son grand usage lui
confère un statut de méthode de référence.

V.3.2 Paramètres mécaniques des remblais du corps du barrage


Ces paramètres sont importants pour le calcul de l’ouvrage et de ses annexes, ce sont :
- Les poids volumiques ;
- L’angle de frottement interne du matériau remblai ;
- La cohésion du sol ;
- Le coefficient de frottement entre le corps du barrage et le sol de fondation ;
- La portance du sol de fondation ;
- Et le coefficient de butée des terres.

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V.3.2.1 Les poids volumiques, indice des vides et teneur en eau


Ici il suffit de connaître trois paramètres(e, w, Ɣs) pour calculer tous les autres. Si le sol est
saturé, seuls deux suffisent. Les paramètres suivants sont obtenus en laboratoire à partir
d'essais simples tels que pesée et passage à l'étuve.

Tableau V.3: paramètres d’état des matériaux du corps de remblai.

La zone d’emprunt E1 étant saturée -- Sr (degré de saturation) = 1

Tableau V.4 : paramètres mécaniques des matériaux du corps de remblai.

V.3.2.2 L’angle de frottement interne φ et la cohésion (C) du sol


Ces paramètres sont obtenus par l’essai de cisaillement. Le but étant de déterminer la
résistance d’un échantillon de sol soumis au cisaillement. Cela signifie que la capacité du sol
doit résister aux contraintes tangentielles auxquelles le squelette granulaire du sol est soumis.

Tableau V.5 : caractéristiques géotechniques des matériaux du corps de remblai.

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V.3.2.3 Les essais de portance


L’essai Proctor normal (NF P 94-093)
Cet essai a pour but d’établir la relation expérimentale entre la densité sèche d’un sol sensible
et sa teneur en eau pour différentes énergies de compactage.
Il se pratique pour les sols entrant dans la constitution d’un remblai. Les caractéristiques du
Proctor constituent avant tout des critères d’identification d’un sol permettant de situer son
état optimal de mise en œuvre.

Tableau V.6 : donnés géotechniques de T1 et T2 issues du PROCTOR.

V.4 Stabilité des talus par la méthode de Fellinuis


Un talus est stable lorsque les moments des forces motrices sont inférieurs aux moments des
forces résistant qui sont essentiellement des forces de résistance au cisaillement. La valeur du
coefficient de sécurité « FS » est définie par le rapport des moments résistants sur les
moments moteurs. La stabilité des talus est aussi fonction des propriétés intrinsèques et l’état
de saturation du remblai composant le corps du barrage.

V.4.1 Paramètres de stabilité des talus du barrage TINE

V.4.1.1 Moments résistants.


Ce sont généralement des moments induits par rapport à un point de l’ouvrage par :
 Des forces horizontales en amont de l’ouvrage ;
 Des forces verticales ;
- Détermination de la ligne de saturation ou Courbe de KOZENEY :
Paramètres géométriques :

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Figure V.3 : Coupe type de la digue simplifiée, Paramètres géométriques


D’après KOZENEY:
Point Ao :
Ao(-1.5 ; 0).
Point A1 :
Par analogie A1(0 ; 3).
Point A2 : ce point n’existe pas.
Point A3 :
On doit déterminer b qui est fonction de l’inclinaison du filtre (ici α=90°), d’après la lecture
des abaques :
A3 (25.5; 12.73)
Point A4:
A4 (d, h)
A4(41.1; 16)

- Poids Propre de l’ouvrage (G0) :


Il est évalué en tranche de un mètre de l’ouvrage ;
Go= (Ɣh*S1+ Ɣsat*S2) g
Où S1 ; S2 : humide et saturée du barrage
Ɣh ; Ɣsat : poids volumique (état saturé et humide) du remblai humide.
g : pesanteur

Figure V.4 : Coupe type de la digue, disposition des remblais et zone de saturation

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 Surface du profil saturé en T1: Ssat= 874,5 m².


 Surface du profil humide en T2 : Shum1= 253 m² ;
 Surface humide en T2 : Shum2= 663 m²
Le poids par unité de longueur peut être déduit de la manière suivante :
Pt= Psat+Phum = Ssat* Ɣsat +Shum* Ɣh.
= 33464.15 kN/ml
- Poids de l’eau (Pw) en dessous de NRN influençant la fondation de l’ouvrage:
 Surface de l’eau du profil : Sw= 474.17m^2 ; si Ɣw= 10kN/m3
Le poids de l’eau au-dessus de la fondation sera :
Pw=Sw* Ɣw= 4741.7 kN/ml.

V.4.1.2 Moments moteurs

- Les Forces verticales sous pressions.


Quel que soit la qualité du rocher de fondation, l’eau y pénètre toujours. Ce phénomène est dû
à la porosité et à la fissuration sur la base de l’ouvrage.
Cette force à tendance à soulever la digue :

Figure V.5 : Répartition des forces verticales sous pression de la digue.

Son intensité est : Fvsp=1/2.h.L.Ɣw

L : largeur de la digue simplifiée : L=149.5m


h : hauteur de l’eau en amont(NRN) ; h =16m
Ɣw : section poids volumique de l’eau. Ɣw=10kN/m3
Fvsp= 11960kN/ml.

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a) Forces horizontales
- Pressions hydrostatiques :
L’action de l’eau se manifeste par la pression qu’elle exerce sur le parement amont de
l’ouvrage. En tenant compte de la répartition trapézoïdale de cette pression, l’expression
résultante de cette poussée est :

Ɣw : poids volumique de l’eau ;


Phl= ½ (Ɣw.H²) H : hauteur mouillée ;
An Phl = 1280 kN/ml

- Atterrissements :
Des sédiments s’accumulent souvent au pied du barrage et en résulte une poussée horizontale
qu’il faudra ajouter à la poussée hydrostatique.
En tenant compte de la répartition triangulaire, son expression analytique est :
Pa = ½ tan²(π/4-φ/2).d.H²as
Has : hauteur des sédiments, dans ce cas les regards ont été prévu et Has=0 ;
d. : densité des sédiments (terrain argileux avec arène de cailloux, d=14.2);
φ : angle de frottement interne des sédiments ;φ=18.5
Pa s’applique à Has/3
Pa=0.
- Butée des sols :
Les sédiments au pied aval du barrage réagissent à la poussée du corps du barrage. Il en
résulte ainsi une butée des terres qui présente l’expression ci-dessous
Pbs = 1/2 tan² (π/4-φ/2).d.H²bs
Hbs : hauteur de butée du sol
Cette résultante s’applique à Yb = Hbs/3

On va considérer dans ce cas que la partie du noyau ancrée dans la fondation est une butée,
car elle remplit exactement les fonctions de celle-ci.
Elle a pour caractéristiques : d=1.7 ; Hbs= 14.5m ; φ=17°.
Pbs = 98.30 .kN/ml
et elle s’applique à Hbs/3= 14.5/3= 4.83m de sa base.

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b) Actions accidentelles
Ou action sismique qui est définie en fonction du risque sismique de la zone du projet et peut
s’accompagner d’une évaluation spécifique.
Méthode Pseudo Statique : Elle présente le chargement dynamique par l’application des
forces statiques équivalentes aux efforts maximum que peut supporter la digue.
La force d’inertie étant celles d’un solide rigide soumis à l’accélération maximale, elle a pour
composantes :
Fh = 0,67.α.Ɣb.S : composante horizontale
Fv = 0,20.α.Ɣb.S : composante verticale
.où α=0.1g : coefficient sismique horizontal
Ɣb =17.1kN/m : poids volumique de l’ouvrage
S : section de l’ouvrage= 1790.5m².
Fh= 20513.80 .kN/ml.
Fv=6123.5 .kN/ml
La force hydrodynamique sur la face amont de la digue
P(y)= (7/8) α.Ɣw (yh) 0,5
.où y =16m ; profondeur considérée ;
H=16m: profondeur de la retenue ;
Ɣw=10kN/m3 : poids volumique de l’eau
P(y) = 140 .kN/m3

c) Coefficient de sécurité FS.


On assimilera le barrage en remblai comme celui en poids, et FS pourra s’écrire :
FS = [(ΣV*tanϕ) + (c * A)] / Σ H
A = Aire de la fondation
ΣV= Somme des forces verticales ϕ = Angle de frottement interne

Σ H=Somme des forces horizontales C = Cohésion


En moyenne, C=0.025 MPa et C= 17°
A=106 738 m²;
ΣV= Pt+Pw-(Fsvp+Fv) = 20121.kN/ml
ΣH=Fh+P(y)-Pbs = 20556.kN/ml
FS= 2,83 > 1.5  talus très stable.

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V.5 Vérification de la stabilité des talus : Méthode de Fellenius


Digue en service : Talus aval
β=21.80° angle talus aval, φ=17° αo=26 ; βo=19°

a)

b)
Figure VI.6 a et b: Distribution des tranches en Aval.

Données nécessaires au calcul du coefficient de sécurité FS


bi : largeur de la tranche i
Ci : cohésion de la couche i, ici elle est constante (C2=0.025 MPa)
Wi : poids de la tranche i
θi : angle du centre de la tranche i avec la droite perpendiculaire à AB
φi : angle de frottement interne de la couche i.
Ui : pression interstitielle dans la couche i.

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Tableau V.7 : Récapitulatif des calculs de la méthode de Fellenius.

FS= Σ| [(Cibi+ (Wi.cos θi-Uibi).tan φi)1/cos θi|]/ Σ |Wi.sinθi|


An : FS=2.53>1.5 Le talus est très stable.
Il suffit tout simplement de vérifier l’état de mise en service d’une digue pour avoir une idée
fixe sur la stabilité globale des talus de l’ouvrage. En rappel, il suffit que :
- FS>= 1.3 : Vidange rapide ;
- FS>= 1.30 : Fin de construction ;
- et FS>= 1.50 : Mise en service

V.6 Vérification de la hauteur de la revanche


Pour éviter le risque de submersion fatale à la sécurité du barrage, il faut nécessairement une
revanche de hauteur suffisante à cause des phénomènes naturels suivants :
 tremblements de terre, avalanches ;
 la surélévation du plan d’eau provoquée par le vent extrême considéré ;
 le déferlement des vagues à la surface du parement amont ;
 la hauteur des vagues provoquée par le vent extrême considéré ;
 et la surélévation du plan d’eau lors du passage de la crue maximale considérée dans le
projet.

V.6.1 Hauteur de la vague (hv)


C’est un paramètre très important dans pour la sécurité de l’ouvrage et d’après la formule
empirique de MOLITOR, hv a pour expression :
Si F=4km< 30km  hv =0.76+0.032(V*F)0.5 – 0.26*F0.25
où F : fetch (km) ; pour le projet, F=4 km
V : vitesse du vent (km/h) ; ici V=24m/s ou 86.4km/h
Application numérique : hv= 0.99m, la hauteur de la vague est hv= 1m.

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Le fetch C’est la distance en mer ou sur un plan d'eau au-dessus de laquelle souffle un vent
donné sans rencontrer d'obstacle (une côte) depuis l'endroit où il est créé ou depuis une côte
s'il vient de la terre.

Figure V.7 : Illustration de la direction du vent et valeur du fetch.

V.6.2 Revanche(R) ou effets du vent (Figure III.8)


La revanche est la différence d’altitude entre la crête de l’ouvrage et le plan d’eau pour la
situation de projet considérée (PHE). Elle est destinée à éviter que l’impact des vagues sur la
crête puisse l’endommager.
D’après la formule de Kalàl :
R=3.2.k.hv.tanα où α : angle pente amont
k : coefficient fonction du parement (k=0.72 pour rip-rap)
Application : R= 0.71m

Figure V.8 : Paramètres de sécurité vis-à-vis des phénomènes naturels.

La valeur de R=0.71m< 2.7m valeur adopté pour le projet. Ce qui permet de dire que la
sécurité par rapport à ces phénomènes naturels est à priori assurée.

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LEGENDE
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VI.1 :Vérifications numériques

VI.1.1 Modélisation (Figure VI.1)


C’est un travail à la base de toute vérification numérique des talus,quelque soit la méthode à
employer. Elle consiste au maillage munitieux des frontière de chaque couche de sol,tout en
évitant la juxtaposition des differéntes couches de sol.Puis entrer les caractéristiques
mécaniques (φi,Ci,γi) de la couche i concernée.

Figure VI.1 : Modélisation de la digue avec les différentes couches.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 44


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VI.1.2 Caractéristiques mécaniques des couches des sols de la digue


La figure V.4 nous montre la coupe type du fond de vallée du barrage Tine reposant sur une
fondation médiocre composée du grès et prédominée par une couche importante de marne ;
l’ouvrage dans sa partie amont est constitué de deux pentes : celle de 1 :3 noyers par l’eau et
celle de 1/3.25 faisant écran avec la cote des plus hautes eaux (PHE), et de 1/2.5 dans sa partie
aval. Le niveau de la retenue normale(NRN) à une hauteur de 16m et le barrage à lui-même à
une hauteur de 22m. Il est à noter ici que le barrage est constitué d’un drainage longitudinal
évitant ainsi une éventuelle érosion dans sa partie aval et des puits de puits de décompression
de 300mm de diamètre avec une hauteur de 17m. Les différentes caractéristiques mécaniques
des matériaux constituants le barrage nécessaires pour le calcul sur Talren (remblai, filtre) et
sa fondation (argile, grès, marne) sont récapitulées dans le tableau VI.1.

Tableau VI.1 : Caractéristiques mécaniques des couches constituantes la digue.

VI.1.3 Vérification du talus aval juste après la fin de la construction (Figure VI.2)
Dans ce cas, le barrage ne retient pas de l’eau et n’est soumis qu’à son poids propre (poids des
remblais, rip rap, filtre ….) ce qui risquera de perturber sa stabilité vue sa hauteur et sa
longueur qui sont assez importante. Les résultats obtenus par le logiciel Talren4 sont alors
résumés par la Figure VI.2.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 45


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Figure VI.2 : Vérification de la digue juste après la construction.


Dans ce cas, le coefficient de sécurité (FS) est FS=2.86 >1.5 d’où notre barrage avant la mise
en eau est stable.

VI.1.4 Vérification de la stabilité de la digue en service (Figure VI.3)


Dans ce cas, le barrage hors mis son poids propre est soumis à des différents efforts tels que
les pressions hydrostatiques ou les forces de sous pression. Il est à noter ici que dans la partie
amont du barrage, la ligne de saturation traverse deux matériaux T1 et T2 modifiant ainsi leur
caractéristiques intrinsèques.
A l’état saturé, nous avons :

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Les résultats se résument dans la figure VI.3 :

Figure VI.3 : Vérification de la digue en service.

D’après cette figure, on remarque que le coefficient de sécurité(FS) du barrage est égale à
FS=1.89>1.5 d’où le barrage est stable ; aucun risque n’est à observer lors de sa mise en eau.

VI.1.5 Vérification de la stabilité de la digue à la vidange rapide


Dans ce cas, le barrage est remplir à une hauteur de 1m partant du niveau du terrain naturel. Il
est fort de constater ici que la ligne de saturation reste invariable à cause de la grande capacité
de rétention d’eau d’argile constituant le corps du barrage. Les propriétés mécaniques des
matériaux constituants la partie humide et la partie saturée du cops du barrage ne change pas
(tableau ci-dessus).
Le résultat issu du logiciel Talren4 est illustré sur la Figure VI.4.

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Figure VI.4 : vérification de la digue à la vidange rapide.


D’après cette figure, nous remarquons que le coefficient de sécurité Fs=1.21>1.2 nous amène
à dire que notre barrage est stade à la vidange rapide, ce coefficient Fs va s’améliorer dans le
temps grâce à la consolidation des sols de l’ouvrage.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 48


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VII.1 Généralités
La méthode des éléments finis consiste à calculer les contraintes et les déformations à l'aide
d'une modélisation en éléments finis. Cette modélisation est une opération beaucoup plus
complexe que le calcul à l’équilibre limite il est plus difficile d'assurer le contrôle des données
d'entrée et de s'assurer de la pertinence des résultats. Les calculs convergent généralement
vers une solution mais donnant l'illusion de la validité. Aussi, un calcul aux éléments finis ne
devrait jamais être réalisé sans une validation, par exemple par des calculs simplifiés d'ordre
de grandeur. Les calculs doivent être menés avec des logiciels adaptés à la géotechnique, et
notamment qui permettent au moins de :
 Modéliser les lois de comportement élastique parfaitement plastique avec le critère de
Mohr-Coulomb ;
 Modéliser le phasage de construction, qui détermine les états de contraintes dans les
matériaux ;
 Prendre en compte les effets de l'eau interstitielle (pressions, gradients) ;
 Si nécessaire (interface avec les ouvrages rigides), modéliser les non linéarités de
contact à ces interfaces ;
 Si nécessaire (présence de matériaux fins), modéliser la consolidation.

VII.2. Mise en œuvre de la Méthodes des Eléments finis


Le modèle doit représenter le barrage, sa fondation et la retenue.
 La modélisation impose de reproduire, dans le calcul, le phasage de construction et de
mise en eau.
 Les résultats sont obtenus en termes de contraintes et de déformations. Cela ne donne
pas directement accès au facteur de sécurité.
 Pour obtenir le facteur de sécurité de l’ouvrage, la méthode habituelle consiste à
réduire c' et tanφ' (ou les paramètres de la loi de comportement) jusqu'à ce que le
calcul ne converge plus. Ce facteur de sécurité peut être comparé au produit
(coefficient partiel x coefficient de modèle) pour se rapprocher du calcul standard.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 49


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 Dans le cas de la modélisation de barrages en service, on s'attache à qualifier le


modèle par comparaison avec les mesures d'auscultation.

VII .3 Présentation du logiciel Solvia

VII.3.1 Introduction
Le logiciel choisie pour la modélisation du comportement de la fondation est le logiciel
SOLVIA disponible actuellement en quelques licences au laboratoire de Génie Civil de
l’Institut National Agronomique de Tunisie.
SOLVIA est un moteur de calcul en éléments finis capable de faire une simulation du
comportement des matériaux sollicités aux différents types de sollicitations. Cette simulation
est basée sur l'analyse linéaire et non-linéaire des déplacements, des efforts et des
températures dans des conditions statiques ou dynamiques.
L’avantage de Solvia par rapport à de nombreux autres moteurs de calcul en éléments finis
c’est qu’il nous permet d’imposer la forme de maillage et dispose d’une obéissance
remarquable pour le choix du type d’affichage des graphiques et des résultats de la simulation.
En outre il ne dispose pas d’interface graphique pour la saisie des données. Cette dernière se
fait dans un fichier texte qui sera importé au module de calcul Solvia lors de l’exécution de la
simulation.
Il intègre les modules suivants :
 SOLVIA-PRE : pour la génération des entrées (input).
 SOLVIA : pour l'analyse des efforts et des déplacements.
 SOLVIA-TEMP : pour la température et l'analyse d'infiltration.
 LE SOLVIA-POST : pour l'affichage des résultats (Output).

VII.3.2 SOLVIA pour l’analyse du comportement d’un ouvrage


Le programme SOLVIA peut être utilisé efficacement pour l'analyse bidimensionnelle et
tridimensionnelle, linéaire et non-linéaire, statique et dynamique, pour les déplacements et les
efforts.
Quatre différentes options d'analyse peuvent être considérées, à savoir :
- Analyse élastique linéaire
- Analyse Non-linéaire
- Grand déplacement mais petite analyse de contrainte
- Grand déplacement et grande analyse de contrainte

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En outre, ces options peuvent être employées dans l'analyse couplée de


déplacements/Efforts/températures.

VII.3.3 Application pour les sols


Ce logiciel est adapté aux différents types de matériau en particulier pour les sols. Il intègre
dans son analyse les lois de comportement les plus utilisées en mécanique des sols et permet
en conséquence d’introduire les paramètres qui en résultent des essais de laboratoire et in situ.
Les différentes lois de comportement intégrées dans ce logiciel sont :
 La loi élastique
 La loi thermo élastique
 La loi plastique
 La loi plastique multilinéaire
 La loi de Drucker-Prager
 La loi Curve-Description

VII.4 Modélisation

VII.4.1. Profil modélisé


La modélisation de l’ouvrage est réalisée en bidimensionnelle selon une coupe en travers du
lit mineur du barrage Tine (Figure VII.1 et VII.2)

Coupe - lit mineur

Figure VII.1 : Coupe A-A au niveau du lit mineur

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 51


PolytecSousse/DG-BGTH

L’ouvrage à modéliser est constitué de deux parties fondamentales : le corps du remblai du


barrage et de sa fondation (Figure VII.1). La coupe choisie représente une zone dangereuse du
fait de sa situation au lit mineur de l’oued Tine et de la profondeur des sables lâches
alluvionnaire qui peuvent atteindre les 32 m dans plusieurs endroits.
Dans leurs globalités, les remblais constituants la digue sont constitués de trois matériaux
principaux :
- Le matériau T1 constituant le batardeau et la partie amont de la digue est constitué
d’un matériau argileux étanche
- Le matériau T2 constituant la partie recharge aval composé de sables argileux.
- Le drain est composé par une couche de 2 m d’épaisseur de sable sélectionné.

La fondation du barrage est composée de trois matériaux différents dont la majorité est
composée d’une alternance de grès et de marne, avec une couche de dépôts vaseux
alluvionnaires qui atteint les 15 m en fond de vallée.

Figure VII.2: Coupe en travers du lit mineur du barrage


Par la suite on a adapté un maillage choisi avec la forme irrégulière des couches géologiques
de la fondation et d’introduire les paramètres des neufs matériaux qui en résultent selon la loi
de comportement élastique (figure VII.3) Ces paramètres ont été déterminés pour les deux
cas, avant et après vibrocompactage de la fondation.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 52


PolytecSousse/DG-BGTH

Figure VII.3 : Modélisation du barrage et de sa fondation

VII.4.2. Description des matériaux


Comme déjà précité, la coupe à modéliser se compose de six matériaux, deux matériaux pour
le corps de la digue et sept pour la fondation.
Les paramètres à introduire pour la loi élastique sont donnés dans le tableau VII.1

Tableau VII.1 : Description du matériau avant vibrocompactage


Désignation du matériau Module d’Young Coefficient de Densité
E (kPa) Poisson γ
T1 1,69 . 103 0,33 1,85
T2 1,33 . 103 0,42 2,10
Drain 1,72 . 103 0,33 1,85
Marne 1,33 . 103 0,42 2,07
Grès 1,30 . 103 0,45 2,7
Argile – Dépôts vaseux d’alluvions 1,69 . 103 0,33 1,92

VII.4.3 Affichage du maillage PRE (figures VII.4 et VII.5)


Suite à plusieurs tentatives et corrections au niveau du module PRE, nous avons réussi à
réaliser la modélisation du corps du barrage et de sa fondation. L’affichage des graphiques
proposés dans ce module et le rapport des résultats élaboré par Solvia nous a été bénéfique
pour entreprendre les corrections nécessaires et aboutir aux résultats souhaités.
Les figures VII.4 et VII.5 présentent les numéros des mailles et des nœuds obtenus à partir de
la modélisation.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 53


PolytecSousse/DG-BGTH

Figure VII.4 : Numéros des nœuds (Pré- Solvia)

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 54


PolytecSousse/DG-BGTH

Figure VII.5 : Numéros des mailles (Pré- Solvia)

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 55


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VII.4.4 Résultats de la simulation


La fondation du barrage tine comporte un matériau composé d’alluvions vaseux sur une
profondeur variable pouvant atteindre 15 m. Afin d’assurer la pérennité et la sécurité de cet
ouvrage, le maître de l’ouvrage a décidé d’extraire toute cette partie et de la remplacer par un
matériau argileux bien compacté
Dans cette étude on a voulu tester le comportement de la fondation et ce dans le cas statique
vis-à-vis du tassement et au cours de la construction.
Les résultats de la simulation montrent un tassement maximal en fin de construction de 0.8 m
(figure VII.6)

Figure VII.6 : Simulation des déplacements verticaux en mètres (PRE – Solvia)


La simulation du comportement du barrage nous montre aussi la progression des tassements
au niveau de contact remblai fondation. Le tassement maximum est obtenu au niveau de la
crête de l’ouvrage (80 cm) (figure VII.6). Le tassement global du barrage ne présente pas un
grand danger et a été pris en compte dans la conception du barrage en appliquant une flèche
convexe à la crête d’environ 1 m de hauteur.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 56


PolytecSousse/DG-BGTH

VIII.1 Généralités
L’auscultation est une méthode quantitative qui s’appuie sur une instrumentation et
l’interprétation des mesures physiques propres à chaque barrage.

VIII.2 Instrumentation
L’instrumentation c’est l’ensemble des appareils servant à surveiller un ouvrage.

VIII.2.1 Tassomètre : Tassomètre multipoints Inkrex.


Il permet d’évaluer les déplacements axiaux d’une série de points scellés dans le terrain le
long d’un forage.
Ce système est adapté pour l’évaluation des tassements, des déformations et des gonflements
des sols. En lui combinant avec des mesures inclinométriques, il nous donne des lectures dans
l’espace.

VIII.2.2 Principe de fonctionnement (figure VIII.1).


Lorsqu’il y a gonflement ou tassement, la position des anneaux varie par déplacements légers
par rapport aux positions initiales. Ces variations de positions sont mesurées par induction
magnétique, ce qui permet une précision élevée. Une courbe de déformations ponctuelle et
une courbe de déformations cumulatives permettent de ressortir l’intégralité de la déformation
axiale.

Figure VIII.1 : Mise en évidence du Tassomètre Inkrex.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 57


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VIII.2.3. Le piézomètre
C’est un dispositif permettant de mesurer la charge hydraulique en un point situé dans un
massif aquifère. Par abus de langage, il est assimilé à tout dispositif destiné à mesurer le
niveau du plan d’eau dans le sol.

VIII.2.4. Principe de la détermination de la charge hydraulique (figure VIII.2)


Il consiste à déterminer la charge hydraulique h qui règne au niveau de la crépine. Celle-ci est
évaluée par l’équation de Bernoulli, pour une nappe horizontale au repos : z=0

Figure VIII.2 : Principe de la détermination de la charge hydraulique

H=z+PM/ϒW où ϒW : masse volumique de l’eau ;


PM : Pression de l’eau au point M ;
Z : hauteur du point par rapport à la référence.
Or PM est égale au poids de la colonne d’eau unité située au-dessus :

Alors PM/ϒW = MA et H= z+MA =MB. Sur la verticale AB, la charge est donc constante
quelque soit M, et égale à la hauteur de la surface libre.

VIII.2.5 Puits de décompression (annexe 3)


En général, dans un massif de la digue et à cause des problèmes de mise en œuvre des
remblais, la perméabilité horizontale est toujours supérieure à la perméabilité verticale et le
problème de percolation du filtre par les éléments fins engendrent la sous-pression qui a
tendance à soulever la partie aval de l’ouvrage.
Pour éviter cela, il faut ramener le potentiel hydraulique à zéro au pied aval en créant une ou
plusieurs lignes de forages (φ300 à φ800mm) drainant, espacées régulièrement dans la
fondation.

VIII.3 Plan d’instrumentalisation dans la structure de la digue (figure VIII.3)


Le plan d’instrumentation permet une localisation en temps réel des différents instruments de
mesure permettant une surveillance sans faille et ponctuelle du barrage.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 58


LEGENDE
PolytecSousse/DG-BGTH

VIII.4 Mesures physiques et interprétations


C’est l’ensemble des mesures traduisant le comportement global de l’ouvrage, pendant toutes
les étapes de sa vie. Elles sont recueillies par les différents instruments disséminés dans toute
sa structure. A cette date, le barrage Tine est encore en construction (non chargé), toutes les
cotes sont données en mètre et par rapport au NGT.

VIII.4.1 Profil II (figure VIII.4)

Figure VIII.4 Profil 2 du barrage.

VIII.4.1.1 Cellules

 C1 (P1 100804) (figure VIII.5), date de pose : 9/8/2010 ;


La figure VIII.5 traduit les variations dans le temps des cotes de remblai et de la pression
interstitielle U de la cellule C1 qui est positionnée dans l’interface fondation du noyau et
remblai (amont).
200
180
160 Pression U
140
Cotes remblai (dm)
Pression U (kPa)

120
100
80
60
40 Cote du remblai
20
0
-20
-40
-60
-80 Dates
17/11/10

17/3/11

2/12/11

31/3/12
28/10/10

27/12/10

23/10/11
12/11/11

22/12/11
29/8/10
18/9/10
8/10/10

7/12/10

16/1/11

25/2/11

26/4/11
16/5/11

25/6/11
15/7/11

24/8/11
13/9/11
3/10/11

11/1/12
31/1/12
20/2/12
11/3/12

20/4/12
10/5/12
9/8/10

5/2/11

6/4/11

5/6/11

4/8/11

Figure VIII.5 Variations de la cote de remblai et la cote de pression interstitielle en fonction


du temps (avancement des travaux).

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 60


PolytecSousse/DG-BGTH

Constat :
 La cote du remblai évolue normalement en fonction de l’avancement des travaux dans
le temps ;
 Le niveau de l’eau dans l’interface fondation du noyau et remblai amont monte
graduellement avec la hauteur des remblais:
- La cellule 1 se trouve en dessous du niveau de la nappe phréatique ;
- Les fluctuations de la cote de pression U entre le 7/2/11 et le 19/3/11 est une
réaction différée à plusieurs activités pluviométriques (figure I.7) qui influencent
la nappe de surface;
- La brusque cassure se situant entre le 22/2/12 et le 2/4/12 (cote pression U):
Ce phénomène traduit sans doute un dysfonctionnement de la cellule ou une erreur de lecture
des mesures. Rien ne peut expliquer ce comportement anormal de la cellule, le matériau étant
de l’argile, donc saturée et noyée dans la nappe, cette période de l’année est caractérisée par
une pluviométrie moyenne de 50 mm (confère figure I.7).

 C2 (P100805) : Contact fondation du noyau/ remblai (Aval), date de pose : 9/8/10


La figure VIII.6 traduit les variations dans le temps des cotes de remblai et pression U de la
cellule (placée en dessous du niveau de la nappe phréatique), positionnée dans l’interface
fondation du noyau et remblai coté aval.

140 Pression U
120
100
Pression U (kPa)

80
Cotes remblai (dm)

60 Cote rembali
40
20
0
-20
-40
-60
-80 Dates
28/10/10
17/11/10

27/12/10

23/10/11
12/11/11

22/12/11
29/8/10
18/9/10
8/10/10

7/12/10

16/1/11

25/2/11
17/3/11

26/4/11
16/5/11

25/6/11
15/7/11

24/8/11
13/9/11
3/10/11

2/12/11

11/1/12
31/1/12
20/2/12
11/3/12
31/3/12
20/4/12
10/5/12
9/8/10

5/2/11

6/4/11

5/6/11

4/8/11

Figure VIII.6 : Variations de la cote de remblai et la pression interstitielle en fonction du


temps (avancement des travaux).

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 61


PolytecSousse/DG-BGTH

Constats :
 La cote de remblai :
La cote de remblai a continué d’évoluer normalement depuis de sa pose. A la date du
14/10/10, elle atteint un niveau presque constant (NGT 120), ce niveau correspondant au
niveau zéro du barrage(TN), jusqu’à la date du 4/5/12. Cela veut tout simplement dire que,
malgré la continuité des travaux de construction du barrage, l’étape finale de cette partie est
atteinte.
 La cote de la pression interstitielle U:
Du 9/8/10 (pose) au 18/5/11 : évolution normale du plan de l’eau dans l’interface car ajout de
l’eau contenue dans le remblai compacté du noyau ;
Du 18/5/11 au 5/10/11 : la cellule signale une baisse du niveau de l’eau dans l’interface : les
grains des sols se resserrent entre eux, l’eau est chassée, il y a consolidation des sols tout
autour de la cellule.
Du 5/10 au 24/2/12 : la courbe effectue une croissante car les sols sont alimentés par la nappe,
qui reprend du terrain. Le pic se situant entre le 24/2 et le 18/3/12 est une élévation du niveau
de l’eau au-dessus de la base du barrage : les causes probables sont des pluies qui ont alimenté
la nappe.

 C3 (P091677) Fondation batardeau ; date de pose 19/3/10


La figure VIII.7 traduit les variations dans le temps des cotes de remblai et de la pression
interstitielle U de la cellule C3 positionnée dans la fondation du batardeau

130
120
110
100
90 Cote rermblai
Pression U (kPa)

Cotes remblai (dm)

80
70
60
50
40
30 Pression U
20
10
0
-10
14/3/10

28/5/11

4/11/11

23/3/12
20/10/10

29/11/10
19/12/10

15/10/11

24/11/11
14/12/11
23/4/10
13/5/10

22/6/10
12/7/10
1/8/10
21/8/10
10/9/10
30/9/10

9/11/10

8/1/11
28/1/11
17/2/11

29/3/11
18/4/11

17/6/11

27/7/11
16/8/11

25/9/11

23/1/12
12/2/12

12/4/12
3/4/10

2/6/10

9/3/11

8/5/11

7/7/11

5/9/11

3/1/12

3/3/12

2/5/12

Dates

Figure VIII.7 : Variations de la cote de remblai et la cote pression U en fonction du temps


(avancement des travaux)

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 62


PolytecSousse/DG-BGTH

Constats :
 La cote du remblai :
Du 19/3 au 28/4/10, il n’y a pas de mouvement des terres (niveau zéro du terrain naturel du
barrage= 120 NGT), à partir du 28/4 au 28/6/10, il y a remblai et compactage, l’ouvrage
atteint à ce point-là le niveau 131,30 NGT. à la date du 1/10/10, il atteint son niveau constant
qui est de 132 NGT soit 12 m au-dessus du sol.
 La cote pression interstitielle :
Du 19/3 au 14/5/10, elle est presque stable et représente le niveau de la nappe phréatique en
ce point-là.
Du 14/5 au 27/7/10, la cellule indique une baisse considérable du niveau de U coïncidant avec
le début de l’opération de mise en place du remblai. Cette opération de mise en place du
remblai provoque une consolidation des sols de fondation, donc le resserrement des grains des
sols et la fuite de l’eau dus aux contraintes provoquées par cette opération.
Du 27/7/10 au 6/1/11, l’eau se réapproprie du site après le réarrangement des grains des sols,
et à partir de cette période, la cote de U devient stable.

 C4 (P100806) Fondation de la revanche, date de pose : 9/8/10


La figure VIII.8 traduit les variations dans le temps des cotes de remblai et la pression U de la
cellule C4 positionnée dans la fondation de la revanche.

100 Pression U
80

60
Cotes remblai (dm)
Pression U (kPa)

40

20

-20

-40
Cote remblai
-60

-80
Dates
28/10/10
17/11/10

23/10/11
12/11/11
27/12/10

22/12/11
29/8/10
18/9/10
8/10/10

7/12/10

16/1/11

25/2/11
17/3/11

26/4/11
16/5/11

25/6/11
15/7/11

24/8/11
13/9/11
3/10/11

2/12/11

11/1/12
31/1/12
20/2/12
11/3/12
31/3/12
20/4/12
10/5/12
9/8/10

5/2/11

6/4/11

5/6/11

4/8/11

Figure VIII.8 : Variations de la cote de remblai et la cote de pression U en fonction du


temps (avancement des travaux).

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 63


PolytecSousse/DG-BGTH

Constats :
 Cote du remblai :
Du 9/8/10 au 14/10/10, le niveau du remblai augmente rapidement et atteint sa cote constante
(120 NGT).
 La cote de pression U :
Entre le 9/8 et le 23/8/10, le plan de l’eau est sensiblement de 1 m au-dessus du fond de
fouille, cela s’explique ainsi, le point considéré se trouve en dessous du niveau de la nappe
phréatique de surface.
Entre le 23/8/10 et le 16/5/11, le niveau de la cote U augmente difficilement dans le temps,
nourrit par la nappe, et difficilement à cause du phénomène de consolidation dû à la mise en
place du remblai et à son compactage.
Entre le 16/5 et le 5/10/11, il y a une décroissance du niveau du plan d’eau, phénomène de
consolidation. Et après cette période, la cote remonte et côtoie même le niveau 120 NGT.

 C5 (P091675) Remblai batardeau (cote 125.00 NGT), pose le 29/5/10.


La figure VIII.9 traduit les variations dans le temps des cotes de remblai et la pression U de la
cellule C5 positionnée dans le remblai du batardeau.

230
220
210
200 Pression U
190
180
170

Cotes remblai (dm)


160
Pression U(kPa)

150
140
130
120
110
100
90
80
70
60
50
40 Cote remblai
30
20
10
0
-10
11/10/11
24/5/11
6/9/10

16/10/10

25/11/10
15/12/10

31/10/11
20/11/11
10/12/11
30/12/11
29/5/10
18/6/10

28/7/10
17/8/10

26/9/10

5/11/10

24/1/11
13/2/11

25/3/11
14/4/11

13/6/11

23/7/11
12/8/11

21/9/11

19/1/12

28/2/12
19/3/12

28/4/12
8/7/10

4/1/11

5/3/11

4/5/11

3/7/11

1/9/11

8/2/12

8/4/12

Dates

Figure VIII.9 : Variations de la cote de remblai et la cote de pression U en fonction du temps


(avancement des travaux).

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 64


PolytecSousse/DG-BGTH

 La cote de remblai :
Du 29/5 au 25/6/10, elle grimpe et atteint un premier palier constant (131,30 NGT), puis à
partir du 20/9/10 elle atteint son niveau constant (132 NGT) jusqu’au 28/4/12.
 Cote de pression interstitielle U:
La pression U ne cesse de croitre à cause de la présence de l’eau dans le matériau argileux de
remblai. A partir du 20/10/10, elle passera au-dessus de celle du remblai : l’influence des
précipitations (confère figure I.7) et la continuité des travaux au noyé central de l’ouvrage.

VIII.4.1.2 Puits de décompression (PC)


Ce sont des éléments de surveillance se présentant sous forme de forages (Ф300 à Ф800) et
atteignant la fondation. Ils sont espacés de 20 mètres entre eux le long au pied de la risberme
aval.

 PC 2 (figure VIII.10) cote du tube au 26/3/11 : 120,82 m (NGT) .

3
Niveau final risberme
Cote piézo.( m)

1
Cote piezo.
0

-1

-2
30/4/11

15/1/12
27/10/11

16/11/11

26/12/11
20/5/11

29/6/11

19/7/11

28/8/11

17/9/11

7/10/11

6/12/11

24/2/12

15/3/12

24/4/12
9/6/11

8/8/11

4/2/12

4/4/12

Dates

Figure VIII.10 : Variation du plan de l’eau dans le puits PC2 en fonction du temps.

Constats :
Du 30/4 au 17/10/11, pendant cette période, le niveau de l’eau dans le puits est presque nivelé.
Les fluctuations qui se produisent après cette période ont pour origine probable les
précipitations qui alimentent la nappe phréatique de surface et de l’eau contenue dans le
matériau des sols de remblais ainsi que les infiltrations du sol d’assise du barrage. Cette eau
déborde le puits PC 2 entre le 2 et le 11/11/11.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 65


PolytecSousse/DG-BGTH

 PC 8 (figure VIII.11), cote du tube au 26/6/11 : 120,63m (NGT) ; cote haut du tube :
120,69m.

5
4
3
2
cote piézo. (m)

1
0 Niveau final risberme aval
-1 Cote piezo.
-2
-3
-4
-5
-6
-7
15/10/10

14/12/10

29/12/11
16/8/10

27/2/12

27/4/12
24/11/10

10/10/11
30/10/11
19/11/11
17/6/10

27/7/10

25/9/10

4/11/10

23/1/11
12/2/11

24/3/11
13/4/11

23/5/11
12/6/11

22/7/11
11/8/11
31/8/11
20/9/11

9/12/11

18/1/12

18/3/12
7/7/10

5/9/10

3/1/11

4/3/11

3/5/11

2/7/11

7/2/12

7/4/12
Dates

Figure VIII.11 : Variation du plan de l’eau dans le puits PC 8 en fonction du temps.


Constats :
Dans cette partie de l’ouvrage, il y a une fluctuation très remarquée du niveau de l’eau dans le
puits. Le phénomène de consolidation (23/8 au 27/10/10 et du 1/6 au 28/12/11) est très
visible dans cette partie. Entre ces périodes, la nappe réalimente le puits mais, l’eau
n’atteignant jamais le niveau 117 m (NGT). Le puits PC8 ne présente pas les débordements
d’eau.
 PC 14 (figure VIII.12) ; cote haut du tube : 119,91m ; cote du tube au 26/3/11 :
119,01m.

4
3
2
1 Niveau final risberme aval
Cote piézo. (m)

0
-1
Cote piezo.
-2
-3
-4
-5 Dates
-6
29/6/10

28/8/10

10/1/12
27/10/10
16/11/10

26/12/10

5/4/11

4/6/11

22/10/11
11/11/11

21/12/11
20/5/10

19/7/10

17/9/10
7/10/10

6/12/10

15/1/11

24/2/11
16/3/11

25/4/11
15/5/11

24/6/11
14/7/11

23/8/11
12/9/11
2/10/11

1/12/11

30/1/12
19/2/12
10/3/12
30/3/12
19/4/12
9/6/10

8/8/10

4/2/11

3/8/11

9/5/12

Figure VIII.12 : Variation du plan de l’eau dans le puits PC 14 en fonction du temps.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 66


PolytecSousse/DG-BGTH

Constats :
Des périodes 21/5 au 23/8/10 et du 23/5 au 18/10/2011, il se produit un phénomène de
réarrangement des grains des sols ce qui amène le plan d’eau à baisser dans le puits
(consolidation) dû aux contraintes issues de la mise en œuvre du remblai.
La période de la remontée du niveau du plan d’eau correspond à l’influence du facteur
pluviométrie (confère figure VI.2) et la géologie du sol de fondation de la digue (confère
figure I.2 à I.8).

 PC 20 (figure VIII.13) ; cote haut du tube 120,40m ; cote tube au 26/3/11 :119,49m
4
3
2
1 Niveau final risberme aval
cote piézo. (m)

0
-1
-2
-3
-4
-5
-6
-7 Cote piezo.
-8 Dates
28/10/10
17/11/10

27/12/10

23/10/11
12/11/11

22/12/11
21/5/10
10/6/10
30/6/10
20/7/10

29/8/10
18/9/10
8/10/10

7/12/10

16/1/11

25/2/11
17/3/11

26/4/11
16/5/11

25/6/11
15/7/11

24/8/11
13/9/11
3/10/11

2/12/11

11/1/12
31/1/12
20/2/12
11/3/12
31/3/12
20/4/12
10/5/12
9/8/10

5/2/11

6/4/11

5/6/11

4/8/11

Figure VIII.13 : Variation du plan de l’eau dans le puits PC 20 en fonction du temps.


Constats :
La période qui correspond à la chute du niveau du plan d’eau est presque similaire au
comportement de la cellule PC 14 (distant de PC 20 de moins de 60m). C’est la consolidation
des sols de fondation due par des contraintes issues de la mise en place du remblai
(compactage et poids).

PC 29 (figure VIII.14) ; cote du tube au 26/3/11 : 123,42m


Ce puits est situé vers la rive gauche de l’ouvrage et au-dessus du matériau argileux, c’est
pourquoi il réagit en différé.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 67


PolytecSousse/DG-BGTH

4
3
Cote piézo. (m)

2
Niveau final risberme Cote piezo.
1
0
-1
-2
-3
-4 Dates
20/5/11

28/8/11

15/1/12

24/4/12
27/10/11

16/11/11

26/12/11
30/4/11

29/6/11

19/7/11

17/9/11

7/10/11

6/12/11

24/2/12

15/3/12

14/5/12
9/6/11

8/8/11

4/2/12

4/4/12
Figure VIII.14 : Variation du plan de l’eau dans le puits PC 20 en fonction du temps.
Constats :
La consolidation dure pendant la période du 30/4/11 au 2/11/11, entrainant ainsi une baisse
significative du niveau de l’eau dans le puits. La nappe réapprovisionnant ces puits suites aux
averses à la période indiquée confère figure I.7. La structure du sol d’assise étant
essentiellement faite de matériaux argileux, elle rend l’infiltration difficile. Les effets de la
pluviométrie deviennent différés à moins d’avoir à faire aux écoulements de surface. Le
dernier cas des effets différés sur le niveau de la nappe dans le puits PC 29 est illustré à partir
du 2/11/11, ici la courbe reprend sa croissance après plus de 3 mois avec un niveau moyen de
117m.

VIII.4.1.3 Le tassomètre (figure VIII.15)


Cet appareil de surveillance permet d’évaluer l’amplitude des tassements. Ses coordonnées de
pose sont : X =95869,643m ; Y=24266,03m et la cote de pose est de 118,92m.

0,5
Tassements, m

-0,5

Dates
-1
22/7/11

9/12/11
15/10/10

24/11/10
14/12/10

4/3/11

10/10/11
30/10/11
19/11/11

29/12/11
28/5/10
17/6/10

27/7/10
16/8/10

25/9/10

4/11/10

23/1/11
12/2/11

24/3/11
13/4/11

23/5/11
12/6/11

11/8/11
31/8/11
20/9/11
8/5/10

7/7/10

5/9/10

3/1/11

3/5/11

2/7/11

Figure VIII.15: Evolution du tassement au point considéré(X =95869,643m ; Y=24266,03m)


en fonction du temps.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 68


PolytecSousse/DG-BGTH

Constats :
Il est à noter que la structure de la fondation de la digue étant en général composée des sols
compressibles, le tassement en ce point considéré va continuer à se manifester dans le temps
même après la fin des travaux.
Du 8/5 au 30/7/10, le sol commence à être chargé et la descente brusque de la courbe le
confirme le phénomène du tassement instantané, l’air compressible est chassé dans les vides
qui entourent les grains des sols.
Du 30/7/10 au 16/12/11, c’est le tassement secondaire. Cette deuxième phase est moins
grande et évolue dans le temps en fonction des charges des remblais qui lui sont appliquées.

VIII.5 Vue générale sur les instruments de surveillance du barrage TINE


Il est annoté que :
- L’ensemble des instruments présentés dans cette partie fonctionne normalement
d’après les résultats présentés.
- En dehors des erreurs de lecture ou d’enregistrement des données pour quelques
cellules, les graphiques présentent une allure normale et un comportement qui
colle avec les sols argileux utilisés en remblai ou rencontrés dans la l’assise de la
digue.
- Le tassement du point considéré présente une moyenne de 50 cm, ce qui est
normal à ce stade (jeunesse) de l’ouvrage. Toutefois, il doit faire l’objet d’une
surveillance particulière.
Pour ce tassomètre installé dans l’interface remblai/fondation, au point de coordonnées
indiquées, au-dessus du sol argileux, il est conseillé de bien le surveiller à cause de la
sensibilité et de la complexité de la fondation du barrage.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 69


PolytecSousse/DG-BGTH

’étude du barrage Tine a nécessité l’intervention de plusieurs disciplines


scientifiques complémentaires les unes des autres à cause de nature complexe et
délicate. Les données environnementales du de la région, hydrauliques,
géologiques et géotechniques combinées ensemble constituent le socle de ce projet. Ces
données ont influencé toute la structure, notamment le choix des matériaux de son corps, de la
fondation et des mesures spécifiques de sécurité. L’auscultation est une partie très importante,
elle se résume à la prévention des accidents graves et certaines pour éviter des pertes en vies
humaines. L’auscultation se compose en de l’auscultation, de l’instrumentation et de la
surveillance de l’ouvrage. L’emploi des moteurs de calcul, pour le test de la stabilité des talus
ou pour une simulation a permis de justifier le barrage tout entier. Les résultats des
coefficients trouvés à l’aide du logiciel Talren sont tous inférieurs aux prescriptions en
vigueur, de même, grâce au logiciel Solvia, il a été trouvé que le tassement maximum se
situera au voisinage de 75 cm (valeur inférieure à la prescription des concepteurs).
Ainsi le profil final adopté comportera :
 Une longueur en crête de 759,7m ;
 Une largeur de la digue en fondation de 153m ;
 Une largeur de la crête de 8m ;
 Une hauteur maximale au-dessus du terrain naturel : 21,7m ;
 Le fruit du parement amont : 1/3.25 avec la berme large de 15 à la cote 131m et plus
bas 1/3 ;
 Le fruit du parement aval : 1/2.5 avec la berme large de 6 m à la cote 123,5 m absolue
et plus et plus bas toujours 1/2.5.

PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M<> Patri ck H Ng andjui 70


PolytecSousse/ DG-BGTH

BIBLIOGRAPHIE
1) A.P.D : Avant-projet détaillé du barrage Tine, Tunis, (Ministère de l’agriculture,
direction générale des barrages et grands travaux hydrauliques), novembre 2003.

2) Berichte des BWG, Serie Wasser, Rapports de l’OFEG, série Eaux, Bienne ,2002.

3) CCT : cahiers des clauses techniques particulières du barrage Tine, Tunis (Ministère
de l’agriculture, direction générale des barrages et grands travaux hydrauliques),
novembre 2003.

4) H. Hamdi, travaux de recherches, Tunis, 2012

5) EL OUNI, Cours Mécanique des sols I et II, Sousse, 2011 et 2012,

6) E.ALONSO, Barrages en remblai (chapitre V). Cemagref.

7) F. A. MILLOGO. Ingénieur en Hydraulique, OUVRAGES HYDRAULIQUES ,


Août 2009.

8) G.DEGOUTTE et P. Royet, Aide de mémoire de mécanique des sols, AIX en


Provence, les publications de l’ENGREF, 96 pages.

9) Groupe de Travail « Justification des barrages et des digues en remblai »,


Recommandations pour la justification de la stabilité des barrages et des digues en
remblai, JUIN 2010.

10) H. FEMMAM 1 & N. BENMEBAREK 2, EFFETS DES DRAINS SUR LA


STABILITE DES BARRAGES EN TERRE(Drains effects on the stability of earth
dams) Courrier du Savoir – N°11, Université Mohamed Khider – Biskra, Algérie,
Mars 2011, pp.09-15.

11) INTERREG III A. Activité 4. Systèmes d’instrumentation , Projet n° 179 (ex n°


046), RiskYdrogéo Risques hydrogéologiques en montagne : parades et surveillance »

P pP
PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M< >Patri ck H Ngandjui
PolytecSousse/ DG-BGTH

12) Khaled MEFTAH, cours et exercices de mécaniques des sols, Septembre 2008.

13) Maurice CASSAN, LES ESSAIS DE PERMÉABILITÉ SUR SITE DANS LA


RECONNAISSANCE DES SOLS ; Nouvelle édition

14) Mourad Karray, ing, Ph.D, Cours Séance 1-p sol.

15) Rapport de l’UFAG, serie Acqua, Sécurité des ouvrages d’accumulation

16) Stump ForaTec SA, Abt. Messtechnik, Dép. technique de mesure.

P pP
PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M< >Patri ck H Ngandjui
PolytecSousse/ DG-BGTH

ANNEXE 1
 Géométrie du barrage ;
 Tableaux des données inhérentes à la retenue ;
 Capacité (tableau).

P pP
PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M< >Patri ck H Ngandjui
PolytecSousse/ DG-BGTH

ANNEXE 2
 Géologies et géotechniques ;
 Hydrologies.

P pP
PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M< >Patri ck H Ngandjui
PolytecSousse/ DG-BGTH

ANNEXE 3
 Auscultation ;

P pP
PFE 20 12: Al exandr e Mvondo M< >Patri ck H Ngandjui
ANNEXES 1, 2 ET 3
32 PLANS FICHIERS AUTOCAD 2010