Vous êtes sur la page 1sur 6

Le Paritarisme

La démocratie sociale est liée au principe des élections et à la gestion ouvrière (gestion par les syndicats de
salarié) est une notion différente du paritarisme, avec différence entre paritarisme strict et élargi.

Eléments de définition du paritarisme


- stricto sensu c’est le principe de la gestion à parité stricte entre les représentants du patronat et ceux
des salariés.
- lato sensu. On en est venu à parler de paritarisme pour la gestion par les partenaires sociaux y compris
dans le cas où les représentants des salariés sont majoritaires (situation du régime général de la sécurité
sociale entre 1982 et 1996). Notion de démocratie sociale

La paritarisme est-il encore d’actualité ? la question est double, d’abord par le partage des responsabilités
entre état et les organisations syndicales et patronales sur la gestion. Il existe également un partage des
responsabilités entre un directeur et des administrateurs de caisse

En 1945, au départ est privilégiée une gestion de caisse entièrement salariale, ce sont les principes
fondateurs.
Aujourd’hui le fonctionnement est éloigné de ce principe :
- Principe d’élection n’est pas la règle car le système a connu des dysfonctionnements, les administrateurs
sont désignés.
- Paritarisme devient un modèle qui fonctionne pour l’assurance chômage et les retraites
complémentaires, il fonctionne assez mal pour l’assurance maladie.
- Le paritarisme n’est pas uniforme, il est de simple gestion pour la sécurité sociale et de plein exercice
pour les organismes de retraites complémentaires et l’assurance chômage.
- Adéquation du modèle de gestion n’est pas toujours légitime compte tenu d’un système de protection
sociale dont les contours, la politique de fonctionnement et de prestations a beaucoup évolué.

La généralisation des prestations (y compris aux citoyens qui ne contribuent pas) de même que leur
financement met à mal le principe d’une gestion paritaire.
Pas surprenant de voir le MEDEF proposer un système ou les partenaires sociaux géreraient un système
purement assuranciel et laisser à l’Etat toute la solidarité.

1) Présentation et bilan du paritarisme, fondement de l'autonomie de gestion


des organismes de sécurité sociale.
1.1. Face à des modèles concurrents. le paritarisme s'est progressivement imposé
comme un mode de gestion courant de la protection sociale

Le paritarisme n’est pas le modèle original

1.1.1. Les modèles concurrents ont eu une grande importance historique

Plusieurs systèmes gestion sont possibles :

- Les institutions patronales (régimes d’entreprise) avec des créations de régime retraite
spécifique et les sur-salaires familiaux avec aspect humaniste et fixation de la main d’œuvre.
- Le Mutualisme : fin 19 eme siècle, hostilité des pouvoirs publics (loi Lechapelier contre
les corporations), puis changement au prix d’un contrôle important de l’état.
Puis rupture avec les organisations syndicales
En 1930 consacre le mutualisme dans la gestion sociale des organismes de protection sociale
- Tripartisme : patronat, syndicat et état, conduit quelquefois à un interventionnisme
prédominant de l’Etat.
- La gestion ouvrière que l’on a appelé la démocratie sociale qui est née de l’affirmation
d’une conscience de classe et de l’émancipation de la classe ouvrière (la CGT étant majoritaire) : c’est le
système choisi en 1945 avec un patronat minoritaire, la mutualité exclue de la gestion des caisses, une
étatisation explicitement rejetée par l’ordonnance de 1945 et des représentants de salariés élus en 1946
avec 75% du CA avec 59 % pour la CGT et 26 % pour la CFTC

Le Paritarisme 1/6
La CGT s’en fait le porte de parole de ce mode de fonctionnement et s’impose en 1945
La protection sociale est vue comme un salaire différé
Syndicat majoritaire, l’état et la mutualité sont hors de la gouvernance.
1946 les syndicats ont ¾ des sièges.

1.1.2. Le paritarisme s'est néanmoins imposé comme le mode de gestion légitime


dés institutions intervenant dans le champ de la protection sociale

En 1945, le paritarisme ne constitue pas un modèle mais va peu à peu s’imposer.

1. Développement du paritarisme

Plusieurs acteurs ont eu intérêt d’imposer le paritarisme strict comme mode de gestion :
- Le patronat qui propose la gestion de la protection sociale sur une base conventionnelle pour retrouver
des marges de manœuvre et du fait de sa forte opposition à l’extension de la protection sociale
(généralisation horizontale et verticale)
- La CGC qui veut obtenir la reconnaissance des retraites complémentaires
- La CGT-FO qui soutien le paritarisme avec scission en 1948 dans un contexte de guerre froide et de
renvoi de ministre communiste).
Ces acteurs mettent en place une stratégie de contournement de la sécurité sociale, gérée sur le modèle
de la démocratie sociale, avec la création par la convention collective de régimes de sécurité sociale gérée
de façon paritaire : AGIRC le 14 mars 1947, l’ARRCO le 8 décembre 1961 et l’UNEDIC le 31 décembre
1968. La retraite complémentaire a été consacrée par la Loi du 29 décembre 1972 qui rend obligatoire
l’affiliation à un régime complémentaire (70’S sont les années de la consécration du paritarisme).

2. Le Paritarisme s’impose de fait

1967 : paritarisme strict, CNPF prône l’égalité (ord Jeannenay), la CGT et la CFDT considère que c’est une
régression.
1982-1996 : paritarisme de fait, rétablissement prépondérance des syndicats avec 2/3 des sièges
Election dans les caisses locales et désignation dans les caisses nationales.
Toutefois ce paritarisme est formel, il est confié à 5 organisations syndicales et le Medef se retrouve en
position d’arbitre.
En 1983 les élections aboutissent à un échec ce qui oblige à un retour à la désignation. Le paritarisme
apparaît alors comme le seul mode de gestion.

1996 Le paritarisme est à nouveau établi 13-13 au niveau national et 8-8 au niveau local.
Ce paritarisme devient toutefois hybride puisque d’autre membre entre dans les conseils : représentation
des mutuelles, des associations de famille pour la branche famille et des personnes qualifiées.

1.2. Bilan : le paritarisme n'a pas permis de préserver l'autonomie de gestion de la


sécurité sociale
1.2.1 En dehors du champ de la sécurité sociale, le paritarisme a permis de
préserver une relative autonomie de gestion des partenaires sociaux.

1. Une intervention limitée de l’état.

L’Etat intervient tout de même de manière importante (intervention équilibre financier assurance
chômage ou assujettissement à retraite complémentaire).
Instances nationales ARRCO et AGIRC fixent seules l’organisation financière des régimes, les montants de
cotisations et de prestations.
L’intervention de l’état se borne à étendre le champ de la population.
Pour l’assurance Chômage, certaines décisions doivent recevoir l’agrément du ministre des décisions qui
doivent respecter le droit du travail.
L’intervention de l’état est moins importante que pour la sécurité sociale car les partenaires sociaux
prennent plus leurs responsabilités.

2. Autonomie de gestion qui reste fragile

♦ Retraite complémentaire :

Le Paritarisme 2/6
Pour les retraites complémentaires, accord du 26 avril 1996 à l’initiative des partenaires sociaux, avec
réforme profonde des AGIRC et ARRCO et dans le cadre de la refondation sociale, accords du 15 mars
2001 et du 2 septembre 2002 avec tentative de préservation de l’équilibre financier mais principe de
subordonner une réforme globale de la retraite complémentaire à la réforme des retraites de bases.
♦ Assurance chômage :
Pour l’assurance chômage, crise financière et institutionnelle avec un jeu à trois avec les pouvoirs publics
assez difficile. En 1978, première grande crise avec interruption des négociations et assemblé
extraordinaire du Parlement avec vote de la loi du 16 janvier 1979 sur le régime unifié de l’assurance
chômage suivi d’un accord en mars 1978 sur les montants des prestations et des cotisations. En 1982,
augmentation du chômage provoque crise financière et le patronat dénonce la convention en octobre.
L’Etat réforme par décret l'accord de 1984 avec différentiation des prestations d’assurance et de
solidarité. En 2000, deux refus d’agréments des conventions sur le PARE par Aubry. En 2002, le 20
décembre 2002, accord suite à la dégradation des comptes, environ 3,7 mds € avec une augmentation
des cotisations et une baisse des prestations.

1.2.2. L'échec d'une gestion paritaire autonome de la gestion de la sécurité


sociale

L’Etat est allé au bien au delà de la tutelle prévue par les textes et la gestion de la sécurité sociale est le
résultat d’un compromis insatisfaisant tant sur le plan de l’efficacité que de la démocratie. Il faut essayer
de comprendre quels sont les mécanismes qui ont conduit l’Etat à se sentir plus légitime à intervenir.

1. Rôle majeur d’initiative et de contrôle confié à l’Etat.

 La définition des règles appartient à l’état.


Le gouvernement ne définit que les principes fondamentaux :
- définition du champ d’application d’un régime
- définition des règles relatives à l’autonomie d’un régime
En 1996, les conditions générales d’équilibre financier de la sécurité sociale et les objectifs de dépenses
des principaux régimes est un pouvoir très important. Confié à l’Etat.

 En matière de protection sociale l’état crée les prestations et les mets en œuvre
Les grandes réformes pilotées par le pouvoir réglementaire (taux, caractéristiques d’évolution)
Le gouvernement définit l’équilibre des régimes.

 Le pouvoir de contrôle appartient au gouvernement.


- nomination des dirigeants (liste d’aptitude)
- direction nationale nommée en conseil des ministres
- contrôle des tutelles (prévoit annulation, réformation, suspension et substitution des
actes)

Délibération conseil vont au ministre du budget qui a 20 jours pour s’y opposer.
Au niveau régional DRASS :
- contrôle financier
- commission des comptes de la SS, examine compte des caisses et retraite
complémentaire en 1995
- Cour des comptes : contrôle des caisses et élabore un rapport annuel
- CODEC et COREC présidé par TPG

- contrôle administratif
- IGAS contrôle le fonctionnement des caisses
- IGF : inspection générale des finances
- DRASS : audit de la gestion des caisses tous les 5 ans
- Parlementaires rapporteurs
Toutes ces compétences confèrent à l’Etat une légitimité importante qui n’est pas contesté par l’opinion
publique pour qui le trou de la sécu est de la compétence de l’Etat.

2. Un compromis insatisfaisant.

La SS est un domaine ou les conflits sont importants.

Le Paritarisme 3/6
• C’est insatisfaisant sur le plan de l’efficacité : la responsabilisation des partenaires sociaux
n’a pas été atteint ni en 67 ni en 82 (ni même en 96). L’Etat a conservé la maîtrise des orientations
globales et des choix difficiles et les partenaires sociaux sont restés dans une attitude soit
attentiste, soit d’opposition (mais c’est le jeu d’acteur qui favorise cela). En 67, la CA de la CNAMTS
pouvait décider une baisse des prestations et une augmentation des cotisations, et pour les autres
branches, les CA peuvent proposer au pouvoirs publics toutes les mesures nécessaires à l’équilibre
financier. De son coté, l’Etat ne s’est pas doté de mécanismes pour exercer son pouvoir de contrôle
et de tutelle..
• C’est insatisfaisant sur le plan de la démocratie : on est passé de la démocratie sociale en
45 à un modèle de paritarisme strict avec constat d’échec : les assurés sociaux ne connaissent pas
vraiment le rôle des organes délibérant (les taux de participation au élection de 83 sont très faible),
le rôle des CA a progressivement été limité par rapport au directeur. De façon plus générale, on
observe une remise en cause de la légitimité des partenaires sociaux avec la règle de
« présomption irréfragable de représentativité » de 1966 pour les 5 grandes centrales syndicales
(FO,CGT,CFDT,CGC,CFTC) mise en place pour lutter contre l’émiettement syndicale qui permet de
ne pas discuter de la représentativité des ces centrales syndicales.
Pierre Laroque en 1985 pour les 40 ans de la sécu évoque les problèmes de responsabilisation et le
constat d’échec de la démocratie de 45.

2) Les évolutions de la sécurité sociale imposent de redéfinir les modalités


d'une gestion paritaire : les perspectives de la gouvernance
2.1. Les évolutions de la sécurité sociale ont des conséquences sur sa gestion.
2.1.1. La tendance à la généralisation de la sécurité sociale et le financement
par l'impôt

• Généralisation quasi-complète avec baisse du lien professionnel avec 1978 pour la branche famille et
2000 avec CMU pour la branche maladie. La création et le développement de prestation de solidarité
permet de couvrir la population qui n’ont pas cotisé (ou pas assez) sur une base professionnelle. Mais ces
modifications n’ont entraîné que des modifications limitées en terme de répartition de la gestion
(apparition dans les CA en 96 d’association famille et mutuelle).
• Le recours croissant à l’impôt avec dans un premier temps le financement par le budget de prestation
de solidarité servies par les organisme de sécurité sociale et l’utilisation de recette fiscale d’appoint (taxe
alcool et tabac). Depuis 90, fiscalisation accrue avec CGS puis CRDS et transfert sur le budget de l’Etat
d’une part importante du financement de la sécu via les exonérations de charges sociales.

2.1.2. Une différenciation des branches et des logiques à l’œuvre au sein de la


sécurité sociale.

1967 : création de 3 caisses nationales, les seuls organismes généraux sont l’ACOSS et l’UCANSS ;
loi 1994 : s’inscrit dans cette tendance en individualisant comptablement les branches, ligne de crédit
autonome.
Pouvoir de contrôle de la caisse nationale sur les caisses locales, pouvoir administration locale limité.
Branche famille est de plus en plus étatique (politique familiale est généralisée et mené par l’état)
Branche maladie participation active de l’état lié au déficit.
Branche AT-MP encore assuranciel
Branche vieillesse, base professionnelle assez large même si grande réforme pour assurer sa pérennité.

2.2. Les tentatives de redéfinition des principes de gestion de la sécurité sociale


n'ont pas empêché la crise du début des années 2000.
2 2.1. Une tentative de clarification du rôle respectif des acteurs : la distinction
entre orientations stratégiques et gestion des caisses

La loi du 25 juillet 1994 propose une innovation décisive mais d’ampleur limitée avec le Parlement qui est
appelé à se prononcer sur l’évolution de la SS mais il n’y a pas de vote.
La Loi constitutionnelle du 22 février 1996 portant modification de l’article 34 de la constitution et Loi
organique du 22 juillet 1996 qui dit que le parlement se prononce sur l’évolution financière de la SS créant
ainsi un nouveau partage des rôles. A l’Etat les grandes orientations sanctionnées par un vote au
Parlement et aux partenaires sociaux (aux caisses) la mise en œuvre de ces orientations avec un
allégement de la tutelle. Création des COG Etat-caisses nationales (en théorie Etat-partenaires sociaux)

Le Paritarisme 4/6
avec mise ne place de Conseil de surveillance placés auprès de chaque caisse nationale est chargé
d’examiner les conditions de mise en œuvre des COG (avec présence de parlementaire, représentants de
collectivité locale, des assurés).
Ce nouveau partage des rôles consacre le caractère secondaire des partenaires sociaux et met à mal le
paritarisme de 45 en augmentant les pouvoirs des directeurs avec cosignature directeur – CA de la COG et
augmentation du rôle des caisses nationales dans la nomination des directeurs des caisses locales et
augmentation du rôle du directeur dans la nomination de ces collaborateurs.

2.2.2. La réforme s'avère, dans les faits, un échec.

La réforme Juppé a relancé le paritarisme, les causes sont plus conjoncturelles que structurelles
Conseil d’administration ont peu gagné dans la réforme vis à vis de l’état ou du directeur qui est le
véritable interlocuteur de l’état
Le retour à la parité n’a pas incité l’intervention du patronat avec son départ en 2001
De plus les séances avec les assurés ont des affluences très diverses.

Ord de 1996 considère que l’on s’éloigne du paritarisme au profit d’une démocratie politique
Toujours très difficile de déterminer qui pilote la sécurité sociale, faiblesse du pilotage

2.2.3. La voie ouverte à une crise du paritarisme ?

Crise du paritarisme se confirme avec le départ du medef


Pourtant les français sont attachés à ce mode de gestion : 74 % des français et 81 % des salariés estiment
que c’est une bonne chose
Nombreux sont les chantiers où les partenaires sociaux ont été actifs, refondation sociale, réforme de la
formation professionnelle.
En revanche, l’échec est relatif dans la SS
Annonce en 1999 départ du medef, a remis en cause le système
- d’abord du conseil de l’UCANSS en nov 2000 après négociations infructueuses sur les 35
heures
- puis medef a décidé de ne pas renouveler les mandats, politique de la chaise vide
UPA a fait la démarche inverse et a permis de maintenir le mécanisme du paritarisme.
CFDT, mutualité et CGT ont bénéficié du départ de medef pour prendre la tête des caisses.
Textes permettent un retour des organismes patronaux, quorum peut être atteint
- syndicats restent réservés sur le fait d’élargir la composition des conseils (asso usagers
et malades par ex)
- Syndicats moins hostiles à l’entrée de représentants employeurs d’association (DHOS,
Etat, collectivités locales, entreprises publiques ou association)
Finalement assez peu de changement politique lié à ce départ.
Syndicats ont souhaité un retour du medef
Medef exprime des conditions de retour avec 10 mesures de clarification.
- Respect des missions de la SS et doit être validé par les partenaires sociaux
- Respect de la loi de 94, autonomie financière des 4 branches.
- Transparence des comptes certifiés par un organisme indépendant
- Compensation par l’état de toute charge nouvelle
- Obligation de suivre les conseils à la majorité qualifiée
- Prise en compte du devoir de réponse
- Nomination du directeur par conseil d’administration
- Excédent affecté au fond de réserve pour diminution de la CADES

2.3. De nouvelles perspectives pour la gestion de la sécurité sociale par les


partenaires sociaux : la gouvemance
2.3.1. Comment redéfinir les règles de gestion de la sécurité sociale ? Une
approche par risque

 Le paritarisme semble toujours un mode de gestion pour les risques AT, Vieillesse et assurance
chômage.

Le Paritarisme 5/6
 Paritarisme est moins adapté pour la branche famille et maladie.
La part des cotisations ne cessent de diminuer
La branche famille est étroitement liée à la politique familiale de l’Etat.
La branche maladie tend vers une généralisation de la couverture, la gestion paritaire est donc
inadéquate.
Pour la branche maladie, le mode de gestion est également conteste, l’Etat ayant par exemple un rôle
prégnant dans la gestion hospitalière, elle nomme les Directeur d’ARH.

2.3.2. Les réformes récentes dans les domaines des retraites et surtout de
l'assurance maladie offrent un cadre rénové pour la gestion par les partenaires
sociaux de la sécurité sociale.

 Recomposition du paysage syndicale


Par exemple l’accord sur les retraites signé par la CFDT et la CGC a fait voler en éclat le front syndical
Mais a fait aussi exploser la CFDT, renforcement de la CGT, SUD et UNSA
Par exemple net repli de la CFDT au sein des commission paritaire de la fonction publique (29 % à 24 %)
CFDT tient un ligne réformiste, notamment en signant l’accord sur les intermittents du spectacle.

 La nouvelle gouvernance de l’assurance maladie


Le gouvernement souhaite clarifier le rôle de l’état et des partenaires sociaux
Loi 13 août 2004 modifie la gouvernance, renforce les responsabilités confiées à l’assurance maladie :
création de l’UNCAM :
- négocie les accords et conventions avec les professionnels de santé.
- Fixe les taux de remboursement des actes
- Fixe les taux de remboursement des médicaments
- Gère les admissions aux remboursements
Le conseil d’administration a un rôle stratégique et le directeur met en œuvre
- orientation de l’assurance maladie
- bon usage de la prévention
- politique de gestion du risque
- veille au service rendu à l’assuré
Etat conserve la politique de santé publique, garantit l’équilibre des régimes, encadre les taux de
remboursement.
Cette réforme est marquée par le retour du medef et de la cgpme

Conclusion :
- héritage historique, codécision et dialogue social toujours difficile
- transformation en cours des modes de fonctionnement
- fragilité du paritarisme renvoie à une crise des relations professionnelles : existence
d’une représentativité des 5 sections syndicales, principe de fonctionnement des syndicats, faible taux de
syndicalisation, montée en puissance du courant revendicateur anti mondialiste laisse peu la place au
syndicalisme
Loi du 4 mai 2004 tente d’améliorer le dialogue social en création la notion d’accord majoritaire avec soit
une majorité d’adhésion, soit une majorité d’opposition.

Le Paritarisme 6/6