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PLAN DE TRAVAILLE

Introduction
Les fissures du béton
précontraint
 définition

 Les causes de la fissuration du béton


 Types de fissuration selon leurs causes d'apparition

 Fissures mortes

 Fissures actives

Les cas les plus fréquents.

Réparations des ouvrages


 Définition

 Les méthodes de répartition

 La protection de la fissure

Conclusion
Introduction :
Le béton est un matériau très cassant lorsque soumis à un effort de traction. Cette fragilité
du béton s’exprime par l’apparition quasi obligatoire de fissures dans la vie de l’ouvrage
dès qu’il sera soumis à la plus minime des contraintes de traction.

Les fissures :
Ce sont des ouvertures linéaires au tracé régulier dans la largeur est comprise entre 0.2 et
2mm. Une fissure est une rupture entre deux parties de matériau qui ne sont plus liée et
qui deviennent séparable.
La nature des fissures varie en fonction des causes qui leur ont donné naissance :

Les causes de la fissuration du béton :


De nombreuses réactions physico-chimiques sont la cause de fissuration dans le béton, en
voici la liste :

 Le ressuage : lors de son séchage, le béton se tasse et une pellicule d’eau vient se
former à sa surface. Les gros granulats ou les armatures peuvent faire office d’obstacle
à ce tassement et ainsi fissurer le béton avant sa prise complète. Ce phénomène est
très léger et ne causera pas de désordres dans vos constructions.

 Le retrait : il en existe de différents types et à divers stades de la vie du béton, mais


tous mènent au même résultat, une réduction du volume du béton par réaction
chimique. Ce phénomène, s’il est empêché par frottement, mènera inévitablement à
des fissures. Pour limiter le retrait endogène un brumissement régulier du béton durant
le séchage est envisageable. Un béton composé avec beaucoup de ciment aura plus
tendance à se retirer, faites donc attention à vos formulations.

 Les conditions de mise en œuvre : un béton contenant une quantité d’eau trop
importante perdra énormément en résistance et donc sera sujet à une fissuration plus
importante.

 Les conditions climatiques sont toutes aussi importantes, une température trop élevée
entrainera un séchage trop rapide du béton et une forte dessiccation donc des fissures.
Si la température est trop basse, le béton risque alors de geler et de devenir beaucoup
plus cassant, d’où l’apparition de fissures dans les bétons soumis à des cycles
gel/dégel. Si vous habitez en zone où les sels de déver glaçage sont courants et où il
gèle beaucoup, pensez à utiliser des adjuvants entraineur d’air qui empêcheront une
fissuration due au gel/dégel. Et surtout, surtout ne rajoutez pas d'eau à vos
formulations où vous serez surs que les fissures apparaitront sous peu !

 La vibration : si votre béton est trop vibré, le phénomène de ressuage se trouve


accentué et ainsi la fissuration plus importante. S’il l’est trop peu alors de nombreuses
bulles d’air sont présentes facilitant ainsi la fissuration interne ou externe.
 Les efforts de traction : Comme évoqué plus haut le béton ne supporte pas la
traction, le moindre effort de ce type mènera donc à la formation de fissures.
Ces fissures sont observables au milieu des poutres sur la partie inférieure et
sont verticales.

Types de fissuration selon leurs causes d'apparition :


 Fissures mortes :

Ce sont les fissures qui n’évoluent pas et tendent à se stabiliser dans le temps, elles sont
généralement dues à un retrait au séchage ou un tassement localisé. Ces fissures ne
présentent pas un grand danger pour la structure si elles restent inactives. Leur réparation
est nécessaire si ces fissures constituent un problème pour l’étanchéité de l’ouvrage ou
dans le cas où elles peuvent être le foyer d’autres types de fissures.

 Fissures actives :

Ces fissures représentent un danger pour la structure. Elles sont en évolution progressive
(étendue et ouverture). (Photo 1.10.a) La réparation de ces fissures est plus complexe, elle
doit se faire à partir des causes qui leur ont donné lieu. Ces deux types de fissures peuvent
exister sous forme d’un réseau de fissures ou en fissures individuelles et isolées.
Parmi les types de fissure on distingue principalement quatre cas de fissures :

Cas1 :
La présence de fissures perpendiculaires aux câbles de précontrainte est
anormale et révèle une altération grave de la structure. Dans le cas
présent, cette pathologie est aggravée par des circulations d'eau dans la
fissure entraînant une corrosion probable des armatures de précontrainte.

Types 1 : fissure de flexion

Type 2 : fissure d’effort tranchant

Type 3 : mauvais position de l’appareil d’appuis

Les causes sont sèvrent :


-Insuffisance de résistance à la flexion longitudinale
-Retrait longitudinal du béton gêné par les coffrages à la construction.
-Mauvais positionnement de l’appareil d’appui.
Cas 2 :
Dans ce type de fissuration la contraintes de traction excessives à la mise en tension du câble
liées à une insuffisance d’armatures de diffusion des efforts de précontrainte.
Cas 3
Ce cas indique compression excessive mal reprise par les cadres du talon, et/ou corrosion du
conduit de précontrainte et peut-être même du câble.
Cas 4 :

Type 1 : retrait localisé du béton du hourdis Ou corrosion


du conduit de précontrainte transversale.

Type 2 : insuffisance de couture du hourdis sous l’effet


du tranchant et de la diffusion de la précontrainte (près
des abouts de poutres).

Type 3 : retrait au droit de la reprise de bétonnage entre


hourdis et poutre.

Type 4 : insuffisance de résistance à la flexion transversale


du hourdis

Réparations des ouvrages :

Définition :

La réparation d’un élément en béton fait généralement intervenir deux matériaux très
différents. D’une part, il y a le substrat, qui date normalement de plusieurs années et qui est
considéré stable du point de vue volumétrique. D’autre part, il y a le matériau d’apport ou de
réparation qui subira d’importants changements volumétriques au cours de ses premières
années d’exposition à l’air libre. Deux types de réparation peuvent être effectués : une
reconstruction partielle ou une réparation mince. Dans le premier cas, l’état de la structure est
tel que ses capacités sont réduites et elle n’est plus sécuritaire. Une partie importante de béton,
qui est détérioré, doit alors être enlevée. La reconstruction partielle peut exiger l’utilisation
d’étaiements afin de pouvoir enlever le béton de façon sécuritaire et des barres d’armatures
sont ajoutées dans la partie reconstruite. Dans le second cas, la réfection se limite à enlever le
béton détérioré sur une profondeur de quelques millimètres, soit entre 25 et 100 mm, et à le remplacer
par un nouveau béton, avec ou sans ajout d’armature, afin de retrouver l’aspect esthétique de la
structure d’origine.
Les méthodes de répartition :

Selon le type de fissure en présence, un traitement n'est pas obligatoire dans toutes les situations. Cela
dépend des caractéristiques de la fissure.

Lorsque les fissures sont abritées et ne sont pas la conséquence d'un manque d'armatures, il n'est pas
forcément nécessaire de les traiter.

La protection de la fissure

Quand il n'y a pas de risque structurel, mais qu'il est nécessaire de protéger la fissure des
infiltrations car celle-ci n'est pas abritée de la pluie, des eaux de ruissellement,..., il existe 5 types
de traitement possible :

 L'injection : il s'agit de faire pénétrer dans des fissures un produit susceptible de créer une liaison
mécanique et/ou une étanchéité entre les parties disjointes pour reconstituer le monolithisme de
l'ouvrage.
 Le calfeutrement : c'est un colmatage avec des produits souples en profondeur pour rétablir une
étanchéité des fissures à l'eau et à l'air, ou pour éviter des pénétrations de matières solides
risquant de bloquer le mouvement de la fissure ou du joint.
 Le pontage et la protection localisée : il s'agit de recouvrir en surface des fissures actives ou non
pour donner une étanchéité à la structure. Il doit permettre si nécessaire la pose d'un
revêtement de finition.
 Le traitement généralisé : il s'agit d'un traitement qui assure une ou plusieurs des fonctions
suivantes : esthétique, complément d'imperméabilisation, imperméabilisation et
étanchéité.
 La protection superficielle de la fissure : dans le cas d'une fissure active qui peut se comporter
comme un joint de dilatation, le but est de la couvrir (par une règle métallique par exemple
fixée avec des trous oblongs) et ainsi, la protéger des infiltrations d'eau.
Le choix entre ces différentes techniques se fait en fonction :

 Du but recherché
 Des produits disponibles sur le marché
 De l'état des supports
 Des conditions de travail possibles ou réalisables
 Du délai d'intervention
 De l'ouverture de la fissure
 De la géométrie de la fissure
 De l'activité de la fissure

Conclusion :
La fissuration du béton précontraint n’est pas une fatalité.
Les méthodes préventives élaborées lors de la conception et la réalisation de l’ouvrage
existent, des procédures et des solutions d’entretien sont à disposition pour assurer la
maintenance patrimoniale de l’ouvrage.

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