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CD-Reef V3 - Édition 154 - Décembre 2008

Document : Thermique : Exemples de solutions pour faciliter l'application du règlement relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques
dans les bâtiments autres que d'habitation : Climatisation par machine frigorifique (Cahiers du CSTB, Cahier 2454, novembre 1990)

Cahiers CSTB 2454


Novembre 1990

Exemples de solutions pour faciliter l'application du


règlement relatif aux équipements et aux
caractéristiques thermiques dans les bâtiments
autres que d'habitation
Climatisation par machine frigorifique

Analyse
Ce document a été établi à la demande de l'Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de
l'Energie

Sommaire
Liste des auteurs
Préambule
1 Domaine d'application (art. 33)

1.1 Généralités
1.2 Techniques exclues
1.3 Applications exclues
1.4 Bâtiments exclus

2 Gestion des ouvertures (art. 35)

2.1 Ouvrants dans les locaux

2.1.1 Rappel du règlement


2.1.2 Bâtiments non concernés
2.1.3 Conditions d'application
2.1.4 Limitation centrale de la fourniture de froid
2.1.5 Dispositifs particuliers autorisés

2.2 Portes d'accès au bâtiment

3 Fourniture simultanée de chaleur et de froid (art. 37)

3.1 Rappel de l'exigence réglementaire


3.2 Systèmes tout air - quelques exemples

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3.2.1 Système à débit constant à double conduit ()


3.2.2 Système VAV monoconduit
3.2.3 Unités de toiture ()

3.3 Systèmes à eau glacée - quelques exemples

3.3.1 Ventilo-convecteurs (figure 5)


3.3.2 Pompes à chaleur sur boucle d'eau (figure 6)

4 Régulation de la température intérieure (art. 36)

4.1 Rappel de l'exigence réglementaire


4.2 Modalités d'application

5 Protection solaire des parois transparentes ou translucides (art. 38)

5.1 Généralités
5.2 Appréciation de l'efficacité d'une protection solaire

5.2.1 Définition et calcul du facteur solaire


5.2.2 Classement des parois vitrées

5.3 Protections mobiles courantes

5.3.1 Caractérisation des protections mobiles courantes


5.3.2 Choix des protections solaires
5.3.3 Caractérisation en période de chauffage

5.4 Vitrages spéciaux

5.4.1 Caractérisation des vitrages spéciaux


5.4.2 Choix des vitrages spéciaux
5.4.3 Caractérisation en période de chauffage

5.5 Protections fixes

6 Transferts de chaleur (art. 38)

6.1 Prise en compte des transferts par le règlement thermique


6.2 Principe
6.3 Description succincte des différents systèmes de transfert de chaleur

6.3.1 Systèmes décentralisés


6.3.2 Systèmes semi-centralisés
6.3.3 Systèmes centralisés

7 Suivi des consommations (art. 41)

7.1 Rappel du règlement


7.2 Production électrique de froid
7.3 Production à froid à partir de combustible
7.4 Alimentation d'eau glacée par réseau urbain

Annexes

1 Définition de la zone E4
2 Rappel du calcul du facteur solaire des parois vitrées

Facteur solaire du vitrage


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Facteur solaire de la paroi vitrée nue Sn


Facteur solaire de la paroi vitrée en place S

3 Références des textes réglementaires

Thermique
Hygiène
Sécurité incendie

Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie


CSTB Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
Membres de la commission d'étude
Les représentants :
de l'Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME)
de l'Association des Ingénieurs de Chauffage et de Ventilation de France (AICVF)
du Centre d'Etudes Techniques des Industries Aérauliques et Thermiques (CETIAT)
du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB)
de la Chambre Syndicale des Sociétés d'Etude et de Conseil (SYNTEC)
de la Chambre des Ingénieurs-Conseils de France (CICF)
du Comité Professionnel de la Prévention et du Contrôle technique (COPREC)
du Comité Scientifique et Technique de l'Industrie du Chauffage, de la ventilation et du
conditionnement d'air (COSTIC)
de la Direction de la construction au Ministère de l'Equipement, du Logement, des Transports
et de la Mer (MELTM)
de la Direction Générale de l'Energie et des Matières Premières au Ministère de l'Industrie
d'Electricité de France
de Gaz de France
du Ministère de la Solidarité, de la Santé et de la Protection Sociale
du Syndicat National de la distribution de fluides thermiques, de l'Exploitation et de la
maintenance d'installations de Chauffage (SNEC)
de l'Union Climatique de France (UCF)
de l'Union syndicale des Constructeurs de Matériel Aéraulique, Thermique, Thermodynamique
et Frigorifique (UNICLIMA)

Préambule
Ce document est destiné à fournir aux maîtres d'ouvrage et aux concepteurs des indications facilitant l'application des
sept arrêtés, pris en application des décrets n° 88-355 du 12 avril 1988 et publiés en 1988, relatifs aux équipements et
aux caractéristiques thermiques dans les bâtiments autres que d'habitations. Il concerne le quatrième chapitre de ces
arrêtés, la climatisation par machine frigorifique.
4

Arrêté du 11 mars 1988(J.O. du 15 avril 1988) : «Equipements et caractéristiques


thermiques dans les bâtiments sanitaires et sociaux ».
Arrêté du 13 avril 1988(J.O. du 15 avril 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques
dans les bâtiments à usage d'hôtellerie ».
Arrêté du 13 avril 1988(J.O. du 15 avril 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques
dans les bâtiments à usage de bureaux ou de commerce ».
Arrêté du 13 avril 1988(J.O. du 15 avril 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques
dans les bâtiments à usage industriel ».
Arrêté du 13 avril 1988(J.O. du 15 avril 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques
dans les bâtiments autres que les bâtiments d'habitation, les bâtiments à usage
d'enseignement, les bâtiments à usage de bureaux ou de commerce, les bâtiments

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sanitaires et sociaux, les bâtiments à usage sportif, les bâtiments à usage d'hôtellerie, les
bâtiments à usage industriel et les bâtiments à usage agricole ».
Arrêté du 6 mai 1988(J.O. du 8 mai 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques
dans les bâtiments à usage d'enseignement ».
Arrêté du 6 mai 1988(J.O. du 8 mai 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques
dans les bâtiments à usage sportif à l'exclusion des piscines et des patinoires ».

Ce document n'a pas la prétention de présenter un ensemble exhaustif de toutes les solutions techniques permettant
le respect de la réglementation thermique, mais a pour objectif d'illustrer, d'expliciter ou même d'interpréter certaines
exigences des arrêtés méritant des commentaires. Les solutions décrites ne sont à considérer qu'à titre d'exemple.
Les techniques de climatisation étant très diversifiées suivant les systèmes adoptés et les types de bâtiments, des
documents complémentaires seront publiés ultérieurement afin de prendre en compte la spécificité de chaque
application et le caractère rapidement évolutif de ces techniques.
Le problème du dimensionnement des équipements n'est pas traité dans ce document. Les données chiffrées sont
liées à des préoccupations de consommations d'énergie ; cependant, leur utilisation peut indirectement contribuer à
réduire les puissances installées.
Les références des textes réglementaires concernant les installations de climatisation par machine frigorifique sont
regroupées à l'annexe 3 de ce document.

1 Domaine d'application (art. 33)

1.1 Généralités
Le domaine d'application du chapitre IV «Climatisation par machine frigorifique » (voir Préambule) est indiqué à
l'article 33 de ce chapitre (article 32 pour l'arrêté concernant les bâtiments à usage sportif) :
..., ce chapitre ne s'applique qu'aux installations de climatisation utilisant des machines frigorifiques et destinées à
assurer le confort des personnes .

Formellement, la climatisation est définie comme l'ensemble des moyens employés pour obtenir en toute saison, dans
une pièce, une atmosphère contrôlée en température et en humidité. Par extension, le chapitre IV concerne les
installations fournissant, en conditions estivales, du froid aux locaux à traiter, qu'il y ait ou non contrôle de l'humidité
dans les locaux, la fourniture de chaleur 1 pendant la saison de chauffage étant généralement assurée par la même
installation.
1
Pour la seule fonction de chauffage, les dispositifs de régulation et de programmation sont traités au chapitre II des
divers arrêtés.

1.2 Techniques exclues


La réglementation ne vise que les installations comportant des machines frigorifiques permettant d'assurer la
fourniture de froid. Il s'agit essentiellement de machines thermodynamiques à compression, ou à absorption 2.
2
Ne sont donc à considérer ni les pompes à chaleur employées uniquement pour la fonction chauffage ou la
préparation d'ECS, ni les machines destinées à des applications de réfrigération alimentaire ou industrielle.

Sur quelques sites urbains, les installations sont alimentées en eau glacée à partir d'un réseau de distribution urbain
raccordé à des groupes frigorifiques centralisés ; ces installations sont bien évidemment visées par la réglementation
.
Deux techniques ne faisant pas appel à ces machines sont donc exclues du domaine de la réglementation :
le rafraîchissement par simple accroissement des débits d'air neuf au-delà des débits
d'hygiène ;
Cette technique est intéressante en association avec une climatisation par machine
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frigorifique .
le refroidissement adiabatique de l'air insufflé dans les locaux par évaporation d'eau (procédé
direct ou indirect).

1.3 Applications exclues


Le contrôle de la température et de l'humidité d'une ambiance peut être recherché pour d'autres motivations que le
confort thermique des occupants.
On peut citer notamment :
le maintien des caractéristiques physiques (dimensionnelles, électriques, de siccité) de
produits divers par exemple hygroscopiques (matériaux cellulosiques, papiers, textiles, ...)
ou de composants électroniques (notamment locaux informatiques, même si des personnes
y travaillent...) ;
la conservation de denrées périssables (aliments, ...) ;
la préservation de produits fragiles : mobilier, oeuvres d'art en général (musées,
antiquaires, ...) ;
la réalisation de conditions d'ambiance particulières dictées par l'hygiène ou la thérapeutique
(locaux de haute technicité médicale des bâtiments de santé) ou liées à une activité de
recherche ou de fabrication (laboratoires, ateliers, ...).

Pour de telles applications, les exigences d'ambiance sont généralement plus sévères que les exigences usuelles de
confort des occupants, les préoccupations d'économie d'énergie ne sont donc pas prioritaires devant celles
d'obtention d'une ambiance bien définie.
Ces applications ne sont pas visées par la réglementation ainsi qu'il est écrit à l'article 33 (32 pour l'arrêté concernant
les bâtiments à usage sportif) :
Sont donc exclues du présent chapitre :
... les installations de conditionnement d'air 3 destinées à maintenir l'air à une température et à un état hygrométrique
définis pour des raisons autres que le confort des personnes.

3
La dénomination «conditionnement d'air » a été préférée à «climatisation » pour sa connotation plus industrielle.

Ceci ne dispense pas les concepteurs d'opter pour des solutions rationnelles d'utilisation de l'énergie.
Dans l'arrêté concernant les bâtiments à usage industriel, un autre type d'installations est exclu :
les installations frigorifiques traitant des cas particuliers d'inconfort, d'insalubrité et d'insécurité exceptionnels.

C'est notamment le cas des locaux où se développent des charges thermiques très fortes ou des polluants
particuliers.

1.4 Bâtiments exclus


Cette réglementation thermique ne s'applique pas à quatre catégories de bâtiments ou de locaux :
les piscines,
les patinoires,
les locaux à usage agricole,
les logements du personnel.

On rappelle que les logements relèvent du décret du 5 avril 1988 relatif aux bâtiments d'habitation, et que le texte
correspondant ne traite pas de la climatisation par machine frigorifique.

2 Gestion des ouvertures (art. 35)

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2.1 Ouvrants dans les locaux

2.1.1 Rappel du règlement


Dans les bâtiments climatisés par machine frigorifique, l'ouverture des ouvrants extérieurs dans les différents locaux
fait l'objet des dispositions du premier alinéa de l'article 35 (34 pour les bâtiments à usage sportif) rappelé ci-dessous :
Si la fourniture de froid n'est pas limitée centralement en fonction des conditions extérieures et si l'installation dessert
un ou plusieurs locaux d'une surface totale de plus de 400 m² il doit être prévu :
soit des dispositifs maintenant en position fermée les ouvrants de ces locaux lorsque la
climatisation fonctionne, tels que les occupants ne puissent normalement les déverrouiller,
dans la limite des prescriptions des règlements pris en matière de sécurité ;
soit un dispositif arrêtant automatiquement l'émission de froid en cas d'ouverture des
ouvrants.

Pendant la période nécessitant des apports de froid, les occupants sont parfois enclins à recourir à l'ouverture des
fenêtres, espérant ainsi améliorer l'aération des locaux ou faciliter l'abaissement de la température intérieure. Lorsque
les installations sont correctement conçues et mises en oeuvre, un tel comportement est injustifié, voire nuisible :
injustifié car des locaux climatisés de plus de 400 m²sont toujours ventilés mécaniquement et nuisible car le
supplément de renouvellement d'air peut entraîner un gaspillage d'énergie.
Ce dernier aspect est généralement peu perçu des usagers. La situation est différente en période de chauffage ; les
ouvertures de fenêtres créent rapidement des conditions inconfortables (courants d'air froid, abaissement de la
température), ce qui incite à limiter la durée des ouvertures.
Le gaspillage consécutif à l'ouverture des fenêtres est fortement atténué lorsque la fourniture de froid est limitée
centralement en fonction des conditions extérieures. En l'absence d'une telle limitation, la maîtrise des ouvertures de
fenêtres est donc nécessaire.

2.1.2 Bâtiments non concernés


Dans le cas des bâtiments dépourvus d'ouvrants autres que les portes d'accès au bâtiment (grandes surfaces
commerciales, locaux sportifs ou de loisirs, ateliers, amphithéâtres, petits commerces, ...), ce texte est sans objet.
Dans le cas des bâtiments équipés de baies fixes pour des raisons par exemple de sécurité (locaux de grande
hauteur), de confort (zone de bruit, pollution extérieure), de parti architectural, ... les dispositions de ce texte sont
respectées.

2.1.3 Conditions d'application


Dans tous les autres bâtiments, le règlement thermique stipule donc que, lorsque les deux conditions indiquées sont
remplies simultanément, les fenêtres doivent être équipées de dispositifs particuliers.
Ces conditions peuvent être ainsi schématisées :

La surface desservie peut concerner tout ou partie d'un local, une zone regroupant plusieurs locaux ou un bâtiment
complet traité par une même installation de climatisation ; le fonctionnement en plusieurs zones de moins de 400
m²traitées individuellement est une solution alternative à l'équipement des fenêtres lorsque la fourniture de froid n'est
pas limitée centralement.

2.1.4 Limitation centrale de la fourniture de froid


La limitation centrale de la fourniture centrale de froid consiste à afficher centralement une loi de température du fluide
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frigoporteur en fonction des conditions extérieures (au moins de la température extérieure). Cette loi peut être
discontinue et comporter par exemple des plages de maintien à une valeur constante (limite inférieure de température
d'eau pour éviter les condensations sur les circuits ou de température d'air pour réduire les risques de gêne due aux
courants d'air). Elle est généralement obtenue à partir de capteurs extérieurs au moyen d'un dispositif de régulation
agissant sur des organes internes aux groupes de production de froid (clapets, marche-arrêt de compresseurs) ou
insérés en amont des réseaux de distribution (vannes, volets).

2.1.5 Dispositifs particuliers autorisés


Le règlement autorise deux types de solutions pour les dispositifs particuliers équipant les ouvrants.

Condamnation des ouvrants


En usage normal, pendant la période nécessitant des apports de froid, chaque fenêtre (ou, plus généralement, chaque
ouvrant) est équipée d'un dispositif d'ouverture dont la commande n'est pas manoeuvrable par les occupants.
L'ouverture n'est praticable qu'à l'aide d'une clef ou d'un outil mis à disposition du personnel d'entretien ou de
nettoyage.
D'autre part, il y a lieu de respecter les prescriptions des règlements pris en matière de sécurité, notamment le
Règlement de Sécurité contre l'Incendie qui fixe à l'article CO3 les caractéristiques des baies accessibles et les
distances minimales entre elles.
Il serait judicieux d'étendre cette condamnation à la période de chauffage

Asservissement ouverture des ouvrants/émission de froid


Une des solutions permettant d'asservir l'émission de froid à l'état d'ouverture des ouvrants consiste à disposer sur
chaque ouvrant un contact de feuillure branché en série avec le contact du thermostat. L'ouverture de l'ouvrant
entraîne alors l'arrêt du ventilateur ou la fermeture de la vanne de circulation d'eau glacée dans le cas des ventilo-
convecteurs, l'arrêt du compresseur dans le cas des pompes à chaleur sur boucle d'eau.
Cette solution est facile à mettre en oeuvre dans des bureaux individuels, des chambres d'hôpitaux ou d'hôtel, à une
ou plusieurs fenêtres étant généralement associé un émetteur.
Pour des émetteurs tels que ventilo-convecteurs ou pompes à chaleur assurant également le chauffage,
l'asservissement peut sans grande modification être étendu à la période de chauffage (c'est notamment le cas pour
l'exemple proposé au paragraphe 3.3.1).

2.2 Portes d'accès au bâtiment


Le deuxième alinéa de l'article 35 (34 pour les bâtiments à usage sportif) concerne les portes d'accès ; il est ainsi
rédigé :
Les portes d'accès à un bâtiment climatisé par machine frigorifique doivent être équipés d'un dispositif assurant leur
fermeture après passage.

Le texte ne prévoit aucune dérogation, tous les types de bâtiments climatisés et tous les systèmes de climatisation
sont donc visés.
Dans les immeubles de bureaux, les hôtels ou les hôpitaux, les portes d'accès ne représentent le plus souvent qu'une
faible partie de la surface des façades et n'ont donc pas une forte incidence sur les débits d'air neuf ; cependant, leur
fermeture automatique ne pose aucun problème particulier, elle est fréquemment réalisée dans des bâtiments
seulement chauffés.
Les solutions sont, entre autres :
portes battantes avec groom ou pivot freiné,
portes coulissantes commandées par cellule photo-électrique,
portes à tambour.

Ces solutions s'appliquent également dans les grandes surfaces commerciales où les sas tendent à se généraliser ;
outre une réduction des déperditions, ils permettent d'améliorer le confort thermique dans la zone des caisses
(courants d'air froid).
Dans quelques cas (établissements bancaires, bijouteries, ...), la fermeture automatique des portes est
essentiellement dictée par des impératifs de sécurité, et leur manoeuvre est télécommandée.

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3 Fourniture simultanée de chaleur et de froid (art. 37)

3.1 Rappel de l'exigence réglementaire


Elle est formulée de manière concise à l'article 37 (36 pour les bâtiments à usage sportif)
Dans un même local, il ne doit pas y avoir simultanément fourniture de chaleur et de froid.

Une dérogation est prévue :


Toutefois, les systèmes réalisant cette double fourniture, mais permettant de récupérer la chaleur associée à la
production de froid, peuvent être utilisés sous réserve qu'ils ne conduisent pas à une augmentation des
consommations d'énergie.

Les solutions décrites ci-après permettent d'illustrer comment, pour quelques systèmes couramment installés, cette
exigence peut être respectée, sinon à la lettre, du moins dans l'esprit de la réglementation thermique et compte tenu
de l'objectif d'économie d'énergie fixé.

3.2 Systèmes tout air - quelques exemples

3.2.1 Système à débit constant à double conduit (figure 1)


L'air neuf est préchauffé, si nécessaire. Le mélange air neuf-air recyclé est ensuite séparé en deux flux, air chaud et
air froid, préparés centralement et distribués par un double réseau de conduits. Chaque diffuseur est raccordé aux
deux réseaux par l'intermédiaire de boîtes de mélange permettant de maintenir constants à la fois le débit d'air insufflé
et la température ambiante par action sur des volets de mélange.
La batterie du conduit chaud est alimentée à partir du condenseur de la machine frigorifique, permettant ainsi la
récupération de chaleur associée à la production de froid.
Figure 1 Système à débit constant à double conduit

Figure 1 Système à débit constant à double conduit

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3.2.2 Système VAV monoconduit


Trois solutions de régulation de la température ambiante sont retenues comme exemples

A Corps de chauffe périphériques (figure 2)


Pour chaque façade, une centrale de traitement du mélange air neuf-air recyclé dessert les locaux périphériques. Le
chauffage de ces locaux est complété par des corps de chauffe basse température placés en allège de fenêtre.
En hiver, l'air est chauffé et éventuellement humidifié ; sa température en sortie de la centrale de traitement d'air suit
une loi fonction de la température extérieure. La température ambiante est régulée par local à l'aide d'un thermostat
agissant en séquence sur une boîte à débit variable insérée sur l'insufflation d'air puis sur la vanne d'alimentation du
ou des corps de chauffe.
La variation du débit d'air soufflé est réalisée localement au niveau de chaque boîte à débit variable et centralement, si
nécessaire, au niveau de chaque centrale de traitement d'air, par exemple par action sur la vitesse de rotation des
ventilateurs.
En mi-saison (en pratique, lorsque la température extérieure est supérieure au seuil au-delà duquel apparaissent des
besoins de refroidissement dans les locaux) et en été, la température de l'air insufflé est maintenue centralement à 15
°C. Pour des températures extérieures légèrement supérieures à 15 °C, il peut se produire que les batteries froides en
centrale et certains corps de chauffe soient sollicités simultanément.
Figure 2 Système VAV monoconduit + corps de chauffe périphériques à basse température

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D'autre part, la zone centrale pour laquelle les besoins se limitent au refroidissement est desservie par une centrale de
traitement d'air spécifique. La température de l'air insufflé est maintenue à 15 °C tout au long de l'année. La régulation
terminale est obtenue par un thermostat commandant une boîte à débit variable.
Il convient de noter que la fourniture simultanée de chaleur et de froid dans un même local est autorisée du fait de la
récupération de chaleur associée à la production de froid. En effet, le chauffage de l'eau alimentant les corps de
chauffe et les batteries centrales est en partie assuré par les condenseurs des groupes de froid. Sont également
raccordés à cette boucle de chauffage un générateur d'appoint et des ballons de stockage. Ces derniers permettent
d'accroître la récupération de chaleur. La température de départ chauffage est régulée en fonction de la température
extérieure.

B Batteries terminales à eau chaude


Dans cette solution, le chauffage d'appoint est assuré dans les locaux périphériques par des batteries alimentées en
eau chaude, logées en aval des boîtes à débit variable.
Régulations centrale et terminale sont identiques à celles décrites dans le cas des corps de chauffe périphériques. De
même, la récupération de chaleur associée à la production de froid autorise la fourniture simultanée de chaleur et de
froid dans un même local.
Ce principe peut également autoriser la mise en oeuvre de systèmes à débit constant lorsque les batteries terminales
sont alimentées à partir des condenseurs des groupes de froid.

C Résistances terminales (figure 3)


Le système décrit ici ne s'applique pas à une zone interne de bâtiments (ou, plus généralement, à des locaux à
besoins de froid permanent).
Ce système se distingue de ceux décrits aux paragraphes précédents pour les zones périphériques par la nature de
l'énergie de chauffage. Les batteries des centrales sont électriques, le chauffage d'appoint par local est assuré par des
résistances terminales logées en aval des boîtes à débit variable. La récupération de chaleur associée à la production
de froid n'est donc pas envisageable.
Ce système se distingue également par le mode de régulation. Afin d'éviter toute fourniture simultanée de chaleur et
de froid dans un même local, les résistances centrales et terminales sont condamnées au-delà de te = 16 °C et le
groupe de froid n'est autorisé qu'à partir de 20 °C. Dans la zone neutre 16-20 °C, le débit d'air neuf est amené
progressivement par action sur les volets d'air neuf et d'air recyclé du minimum hygiénique au maximum insufflé
centralement (tenant compte des variations locales de débit) assurant ainsi le refroidissement gratuit (free-cooling)
des locaux. Les points de consigne 16 et 20 °C sont donnés à titre d'exemple et pourront être adaptés aux
caractéristiques des locaux.
Localement, le thermostat d'ambiance agit sur la boîte à débit variable puis sur l'enclenchement de la résistance.
Figure 3 Système VAV monoconduit + résistances terminales

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Figure 3 Système VAV monoconduit + résistances terminales

3.2.3 Unités de toiture (figure 4)


Les unités sont réparties sur la toiture d'un hall ; chaque unité peut traiter, suivant le modèle adopté, 400 à 900 m²
Certaines zones de ce hall sont caractérisées par de forts apports internes (rayon luminaires ou télévision hi-fi d'une
grande surface commerciale, par exemple) et les unités de toiture les desservant délivrent alors du froid.
Simultanément, d'autres zones (rayon produits froids, par exemple) sont alimentées en air chaud.
On peut admettre que la notion de local correspond à un espace fictif desservi par une unité de toiture. De plus, le
régulateur de température d'air repris intégré à l'appareil permet de répondre à l'exigence de l'article 36article 35
concernant le réglage automatique de la fourniture de froid en fonction de la température intérieure, ce qui constitue
une justification supplémentaire pour assimiler l'espace traité par une unité à un local.
CHAUFFAGE THERMODYNAMIQUE
Figure 4 Schémas de fonctionnement d'une unité de toiture à inversion de cycle

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DEGIVRAGE
Figure 4 Schémas de fonctionnement d'une unité de toiture à inversion de cycle

ECONOMISEUR
Figure 4 Schémas de fonctionnement d'une unité de toiture à inversion de cycle

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REFRIGERATION
Figure 4 Schémas de fonctionnement d'une unité de toiture à inversion de cycle

3.3 Systèmes à eau glacée - quelques exemples

3.3.1 Ventilo-convecteurs (figure 5)


Avec le système constitué par l'association d'un réseau de ventilo-convecteurs quatre tuyaux dans des bureaux et
d'une installation de ventilation mécanique double flux assurant le renouvellement d'air hygiénique, la fourniture de
froid peut être nécessaire dans un bureau de la façade ensoleillée alors que la température de l'air extérieur (<15 °C)
justifie le préchauffage de l'air neuf en centrale de traitement d'air.
On se trouve dans le cas de fourniture simultanée de chaleur et de froid ; cependant, le règlement sera respecté si le
chauffage de l'air neuf est assuré par le condenseur de la machine frigorifique.

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On admettra également la solution de récupération sur l'air extrait, le débit d'air neuf étant limité aux exigences
d'hygiène, compte tenu de la tolérance autorisée par le règlement thermique.
Le plus souvent, chaque ventilo-convecteur est équipé de son propre thermostat d'ambiance agissant notamment sur
les vannes d'alimentation en eau chaude et eau glacée (ou sur une résistance électrique et la vanne d'eau glacée).
Dans les locaux équipés de plusieurs appareils, la double fourniture sera évitée en associant les thermostats sous la
forme maître-esclave, le maître mesurant la température la plus représentative de la zone. Pour les plus grands
locaux, cette association peut intéresser par exemple une façade, il faut alors prévoir centralement une récupération
de chaleur liée à la production de froid.
Figure 5 Ventilo-convecteurs

3.3.2 Pompes à chaleur sur boucle d'eau (figure 6)


L'extension de la notion de local explicitée en 3.2.3 à propos des unités de toiture sera également admise dans le cas
de bureaux de grandes dimensions.
Un tel bureau est desservi par deux pompes à chaleur sur boucle d'eau raccordées chacune à un réseau de
distribution d'air par façade. Un thermostat par zone enclenche la pompe à chaleur correspondante. La reprise d'air
s'effectue au travers des luminaires, l'air neuf est introduit à l'aspiration.
Figure 6 Pompes à chaleur sur boucle d'eau

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4 Régulation de la température intérieure (art. 36)

4.1 Rappel de l'exigence réglementaire


L'obligation d'une régulation par local en fonction de la température intérieure est ainsi formulée à l'article 36 (35 pour
les bâtiments à usage sportif) :
Toute installation de climatisation par machine frigorifique doit comporter, par local desservi, un ou des dispositifs
d'arrêt et de réglage automatique de la fourniture de froid en fonction de la température intérieure.

La régulation par zone thermiquement homogène est cependant admise ; dans la suite de l'article 36, sont précisées
les notions, au sens du règlement, de zone et d'homogénéité thermique :
Toutefois, ce ou ces dispositifs peuvent être communs à plusieurs locaux ayant une surface totale d'au plus 400 m²si
la fourniture de froid est limitée centralement en fonction des conditions extérieures, et 100 m²dans le cas contraire, et
satisfaisant aux conditions suivantes :
ils ont le même mode d'occupation,
ils ont la même exposition,
ils ont le même niveau d'indice solaire,
ils sont de la même classe d'inertie thermique.

4.2 Modalités d'application


La régulation de température intérieure par local ou par zone peut être assurée par un thermostat placé dans
l'ambiance, ou intégré à l'appareil de production ou d'émission de froid. Dans le deuxième cas, le capteur peut
également être disposé à distance dans la pièce ou être placé dans la veine d'air repris.
Pour les bâtiments dotés d'une gestion technique centralisée (GTC), les fonctions telle que programmation, sécurité
antigel, limitation de réglage des consignes sont assurées centralement ; une dérogation locale est prévue.

5 Protection solaire des parois transparentes ou translucides (art. 38)

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5.1 Généralités
L'article 38 des différents arrêtés (37 pour les bâtiments à usage sportif) indique que :
Dans des locaux desservis par une installation de climatisation par machines frigorifiques, les parois transparentes ou
translucides exposées au soleil doivent être constituées ou équipées de façon à être efficacement protégées du soleil.
Dans les zones E1, E2, E3, l'efficacité pourra être réduite si, en période de chauffage, les machines frigorifiques
servent au transfert de la chaleur des locaux ensoleillés demandant du froid vers d'autres locaux demandant de la
chaleur. Cette réduction ne devra pas nuire au confort thermique des locaux ni entraîner une majoration de la
consommation globale.

L'objectif de la réglementation étant la diminution des consommations énergétiques, seule l'influence de la protection
solaire des baies sur ces consommations est ici à considérer.
On peut cependant noter qu'une protection solaire efficace se traduira par une réduction de la demande de froid et
donc par une diminution du coût d'investissement de l'installation de climatisation et de meilleures conditions de
fonctionnement des dispositifs de régulation.
Si les apports solaires doivent être réduits en période de refroidissement des locaux, ils constituent un apport
intéressant en période de chauffage, pris en compte par ailleurs dans la réglementation.
Les protections mobiles constituent, de ce fait, une solution intéressante puisque permettant une régulation de la
protection automatique ou par l'occupant en fonction des conditions de climatisation (chauffage ou refroidissement) et
d'éclairage naturel.
L'intérêt relatif de l'orientation des baies n'est pas la même pour les périodes de chauffage et de refroidissement.
En période de chauffage, l'orientation la plus favorable est le sud, l'est et l'ouest étant équivalents, sauf pour les
bâtiments à occupation discontinue pour lesquels l'orientation est est préférable (apports en début d'occupation).
En période de refroidissement, les apports énergétiques moyens sur les façades est, sud et ouest sont équivalents.
Cependant, en orientation ouest, le maximum d'ensoleillement se produit au moment du maximum de température
extérieure, ce qui pourra conduire à une charge moyenne de climatisation plus importante qu'en orientation sud ou
est.
Enfin, la qualité de la protection solaire requise est également fonction du ratio surface vitrée sur surface du local, la
protection devant être d'autant plus efficace que ce ratio est élevé.
La zone E4 est définie dans le tableau de l'annexe 1, les cantons ou départements n'y figurant pas sont donc situés
dans les zones E1, E2 ou E3.

5.2 Appréciation de l'efficacité d'une protection solaire

5.2.1 Définition et calcul du facteur solaire


Le facteur solaire d'une paroi vitrée est égal au rapport de l'énergie entrant dans le local par cette paroi du fait de
l'ensoleillement pendant une période donnée, à l'énergie solaire incidente pendant cette même période. La protection
contre le rayonnement solaire est donc d'autant plus efficace que le facteur solaire est faible.
Le calcul consiste à déterminer successivement :
le facteur solaire moyen du vitrage Sv ;
le facteur solaire de la paroi vitrée nue Sn, c'est-à-dire sans rideau ni voilage ;
le facteur solaire de la paroi vitrée en place S (au nu intérieur ou extérieur de la façade).

Le facteur solaire de la paroi vitrée doit être déterminé en fonction des conditions de rayonnement moyen pendant la
période considérée. Il dépend donc en toute rigueur de la période de référence et de l'orientation de la paroi vitrée. En
l'absence de méthode de calcul adaptée, il est proposé de retenir les valeurs définies dans les Règles Th-K (mise à
jour de juillet 1988) que l'on rappelle en annexe 2.

5.2.2 Classement des parois vitrées


Pour une orientation donnée, les apports solaires ramenés à la surface au sol sont fonction du rapport :
S . Apv/Al

S étant le facteur solaire de la paroi vitrée en place (équipée, le cas échéant, de sa


protection),
Apv étant la surface de la paroi vitrée,
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Al étant la surface au sol du local.

On peut, en fonction de la valeur de ce rapport, distinguer cinq classes de parois vitrées :

L'efficacité de la protection solaire en fonction de l'orientation et de la classe de la paroi vitrée peut s'apprécier suivant
le tableau suivant :

En règle générale, on pourra considérer :


qu'une paroi vitrée est «efficacement protégée du soleil » si cette efficacité est T ou B ;
que la protection solaire est d'une «efficacité réduite » si celle-ci est M.

5.3 Protections mobiles courantes

5.3.1 Caractérisation des protections mobiles courantes


Les facteurs solaires utiles (voir annexe 2) de l'ensemble protection vitrage sont donnés dans le tableau ci-après.

Facteur solaire utile Suv, exprimé en %, pour un vitrage en verre ordinaire équipé de protections courantes (les valeurs
inférieures correspondent aux protections de couleur claire, les valeurs supérieures aux protections de couleur
foncée)
Sont considérées comme légèrement transparentes les protections dont le facteur de transparence est compris entre
5 et 15 %, et comme assez transparentes celles dont le facteur de transparence est compris entre 15 et 25 %.

5.3.2 Choix des protections solaires


Il peut être guidé par les remarques suivantes :
Les protections extérieures sont nettement plus efficaces que les protections intérieures. En
effet, l'échauffement de ces dernières, sous l'action du rayonnement solaire, est presque
entièrement transmis au local par rayonnement ou convection, ce qui n'est pas le cas si la
protection est placée à l'extérieur.
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Les volets et stores opaques sont les plus efficaces des protections extérieures. Dans les
locaux occupés de jour, il est intéressant de prévoir un blocage possible des volets en
position entrouverte, ou la projection des stores.
Les stores vénitiens à lames minces placés à l'extérieur permettent un réglage fin par les
occupants en fonction des conditions d'ambiance, de rayonnement solaire et de luminosité.
Les stores extérieurs assez transparents de couleur sombre permettent, si leur tramage est
assez large, une protection efficace tout en maintenant un contact visuel avec l'extérieur.

5.3.3 Caractérisation en période de chauffage


Une automatisation de la manoeuvre des protections solaires en fonction des conditions de climatisation (cas où le
local est refroidi sans transfert de chaleur vers d'autres locaux) et du rayonnement solaire reçu par façade est
intéressante, surtout si certains locaux sont d'utilisation intermittente. Une dérogation par local devra toujours être
prévue.
Les protections n'étant mises en place que pour limiter les surchauffes, elles ne seront pas prises en compte lors du
calcul des apports solaires pendant la période de chauffage (indice solaire).

5.4 Vitrages spéciaux

5.4.1 Caractérisation des vitrages spéciaux


Différents types de vitrages spéciaux sont disponibles : ils peuvent privilégier l'absorption ou la réflexion, les transferts
entre deux vitres pouvant être en outre réduits par un traitement de surface d'une des faces de la lame d'air (faible
émissivité).
Pour un vitrage simple, la part absorbée est transmise approximativement pour un tiers à l'intérieur du local, et pour
deux tiers à l'extérieur (où la convection est plus importante).
Dans le cas d'un vitrage double, la vitre traitée doit être placée à l'extérieur, de façon à augmenter les échanges
thermiques vers l'extérieur. Ce faisant, on diminue aussi la température de la face interne, ce qui réduit les problèmes
du rayonnement chaud vers les occupants.

5.4.2 Choix des vitrages spéciaux


Ces vitrages trouvent leur application quand les surfaces vitrées sont grandes et que la pose de protections solaires
extérieures n'est pas possible. On aura intérêt, dans ce cas, à choisir des vitrages présentant des facteurs solaires
d'autant plus faibles que le rapport surface vitrée/surface des locaux est élevé.
D'une façon générale, la réduction du facteur solaire s'accompagne d'une réduction de la transmission lumineuse, ce
qui pourra conduire à une utilisation plus fréquente de l'éclairage artificiel (figure 7).
Dans tous les cas, on privilégiera les vitrages présentant une ratio transmission lumineuse/facteur solaire élevé afin
de limiter le recours à l'éclairage artificiel.
Figure 7 Exemple de corrélation entre le facteur solaire et le taux de transmission lumineuse pour des vitrages
doubles équipés de différents verres spéciaux

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5.4.3 Caractérisation en période de chauffage


La mise en oeuvre de tels vitrages se traduira par une diminution des apports solaires en période chauffage. Leurs
caractéristiques devront donc être prises en compte dans le calcul des apports solaires des bâtiments concernés
(indice solaire).

5.5 Protections fixes


Les protections sont constituées des pare-soleil horizontaux ou verticaux, des débords de toiture, des retours de
parois, ...
Leur efficacité dépendant de l'incidence du rayonnement direct, le calcul de la réduction d'énergie incidente due à ces
masques ne peut en toute rigueur être effectuée qu'après détermination de la période de refroidissement. Une
protection peut alors être caractérisée par un facteur de réduction Fer, rapport de l'énergie solaire incidente pendant la
période de refroidissement des locaux sur la paroi vitrée protégée, à l'énergie incidente sur la paroi non protégée.
Comme pour les vitrages spéciaux, les masques se traduiront par une diminution de l'éclairage naturel des locaux.
Cependant, pour les orientations proches du sud, un pare-soleil horizontal pourra permettre d'arrêter en été la
majeure partie du rayonnement solaire direct sans porter un ombrage important en hiver. Sur les orientations est et
ouest, l'efficacité d'un tel pare-soleil est moins bonne, le soleil étant plus bas sur l'horizon, même en été.
A titre d'illustration, est indiquée dans le tableau ci-dessous la valeur du facteur Fer pour un pare-soleil horizontal de
grande dimension horizontale, situé immédiatement au-dessus d'une paroi vitrée, et dont le débord est égal à la moitié
de la hauteur de la baie (l'albedo du sol a été pris égal à 0,20) pour le site de Trappes et pour la période de juin à
septembre.
Valeur du facteur Fer à Trappes pour la période de juin à septembre et pour une baie protégée par un pare-soleil
horizontal de débord égal à la moitié de la hauteur de la paroi

Lorsque le facteur de réduction Fer de la paroi vitrée est connu, le choix d'une protection spécifique à la baie
(protection mobile, verres spéciaux) pourra se faire comme indiqué aux paragraphes précédents, en considérant un
facteur solaire fictif S' de valeur
S' = S ×Fer

6 Transferts de chaleur (art. 38)


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6.1 Prise en compte des transferts par le règlement thermique


Ce référer à l'article 38 des différents arrêtés (37 pour les bâtiments à usage sportif)
Dans les bâtiments dont les façades reçoivent des ensoleillements différenciés, les exigences en matière de
protection solaire des façades sont moins sévères (paragraphe 5.1), lorsque le système de climatisation permet des
transferts entre locaux des façades ensoleillées vers ceux des façades non ensoleillées.
Cet assouplissement des exigences ne s'applique pas à la zone E4 en raison des niveaux plus élevés
d'ensoleillement.

6.2 Principe
Le principe consiste à transférer de la chaleur prélevée dans les zones à fortes charges thermiques nécessitant des
apports de froid vers les zones nécessitant simultanément (ou presque) des apports de chaleur.
On peut citer quelques exemples typiques de transferts de chaleur au cours de la saison de chauffage :
des zones internes vers les zones périphériques (cas des immeubles de bureaux avec noyau
central) ;
des locaux donnant sur les façades ensoleillées vers ceux donnant sur les façades à l'ombre ;
entre locaux à apports internes variés.

Il s'agit donc d'un mode de récupération basé sur l'existence de besoins simultanés en chaleur et en froid dans un
bâtiment desservi par un même système, une certaine latitude dans la simultanéité des besoins est rendue possible
grâce à l'effet de stockage.

6.3 Description succincte des différents systèmes de transfert de chaleur


On peut classer les installations en trois catégories suivant le niveau de centralisation des générateurs.

6.3.1 Systèmes décentralisés


Des pompes à chaleur air/eau réversibles sont disposées dans tous les locaux et raccordées à une boucle d'eau, le
fonctionnement de ce système est indiqué à la figure 8.
La température d'eau de la boucle est autorisée à fluctuer généralement entre 16 et 32 °C. Lorsque le déséquilibre
entre les besoins ne permet pas de maintenir ces conditions, il est fait appel à des moyens centraux de chauffage et
de refroidissement.
De plus, il est souvent intéressant de prévoir des stockages thermiques sur la boucle afin d'une part, de limiter le
recours aux générateurs d'appoint et, d'autre part, de bénéficier des avantages tarifaires.
Figure 8 - Schéma a Pompes à chaleur sur boucle d'eau - Système décentralisé

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Schéma a
Demande totale de chauffage
Les pompes à chaleur fonctionnent en régime chauffage. La boucle d'eau restitue la chaleur stockée. En cas de
besoin de chaleur supplémentaire, le chauffage d'appoint intervient.
Figure 8 - Schéma b Pompes à chaleur sur boucle d'eau - Système décentralisé

Schéma b
Demande totale de rafraîchissement
Les pompes à chaleur sont toutes en régime rafraîchissant. La boucle absorbe alors un maximum de chaleur qu'elle
stocke par élévation de sa température jusqu'aux environs de 33°C. L'excès passe dans l'évacuation de chaleur.
Figure 8 - Schéma c Pompes à chaleur sur boucle d'eau - Système décentralisé

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Schéma c
Demande simultanée de chaud et de froid
Les pompes à chaleur refroidissent les zones excédentaires en calories dont la façade ensoleillée.
Les calories récupérées dans la boucle sont utilisées par les autres pompes en position de chauffage.

6.3.2 Systèmes semi-centralisés


Le principe reste le même que précédemment ; cependant les pompes à chaleur traitent des zones regroupant
quelques locaux. Cette solution permet de réduire les dimensions de la boucle d'eau, mais il est nécessaire de
raccorder chaque PAC à un réseau aéraulique desservant les locaux.
L'air est repris par exemple dans les circulations ou en faux-plafond des locaux ; un premier mélange s'effectue alors à
l'aspiration des ventilateurs permettant de réduire les sollicitations des compresseurs. Il est ensuite recyclé dans
chaque local.
La figure 9 donne un exemple de bâtiment avec les deux types d'installations.
Figure 9 Pompes à chaleur sur boucle d'eau - Système décentralisé ou semi-centralisé

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Installation décentralisée
Figure 9 Pompes à chaleur sur boucle d'eau - Système décentralisé ou semi-centralisé

Installation semi-centralisée

6.3.3 Systèmes centralisés


Des émetteurs de type ventilo-convecteurs à quatre tuyaux sont disposés dans tous les locaux. Chaque batterie est
raccordée en parallèle au circuit d'eau chaude ou au circuit d'eau glacée.
Le circuit d'eau chaude est relié au condenseur d'une pompe à chaleur, le circuit d'eau glacée à l'évaporateur.
Sur chaque boucle sont également insérés des générateurs complémentaires et des moyens de stockage.

7 Suivi des consommations (art. 41)

7.1 Rappel du règlement


L'article 41 (40 pour l'arrêté concernant les bâtiments à usage sportif) traite du suivi des consommations d'énergie des
machines frigorifiques ; il est ainsi rédigé :
Un dispositif doit permettre de suivre les consommations des machines frigorifiques lorsque les organes assurant la
production de froid ont une puissance frigorifique totale égale ou supérieure à 50 kW.

Aux termes du règlement, l'installation de climatisation doit, au-delà d'une certaine taille, comporter de construction un
ou plusieurs dispositifs permettant à l'exploitant ou au gestionnaire du bâtiment de contrôler les quantités d'énergie
dépensées par les machines assurant la production de froid.

7.2 Production électrique de froid


C'est le cas le plus fréquent, que cette production soit centralisée ou divisée.
Le compteur d'énergie électrique installé par le distributeur d'énergie ne convient jamais car il comptabilise bien
d'autres usages que la production de froid.
Un compteur électrique doit donc être inséré sur l'alimentation électrique des organes assurant la production de froid,
ce qui implique des départs du réseau électrique spécifiques aux machines frigorifiques, et notamment lorsque ces
machines sont dispersées dans les bâtiments : climatiseurs individuels, armoires, unités de toiture, pompes à chaleur
sur boucle d'eau.
Dans le cas de machines réversibles assurant donc alternativement ou simultanément la fourniture de chaleur ou de
froid, participant au chauffage, l'obligation de comptage de leurs consommations électriques n'est pas seulement liée
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à un seuil de puissance fournie. L'article 18 du chapitre II (Régulation-programmation du chauffage) impose en effet le


suivi des consommations de chauffage lorsque la surface chauffée dépasse 400 m²
Les comptages à prévoir sont tels qu'indiqués dans le tableau suivant :

Dans le cas d'installations réversibles, il est peut-être techniquement difficile de déterminer les parts respectives des
consommations à attribuer au chauffage et au refroidissement (c'est, en particulier, le cas pour les installations
décentralisées de type PAC air/eau). Un comptage global d'énergie sera alors admis.

7.3 Production à froid à partir de combustible


Plusieurs dispositifs sont envisageables :
comptage du combustible ;
comptage de l'énergie thermique fournie au fluide frigo-porteur.

Pour de plus amples détails, on pourra se reporter aux «Exemples de solutions : Régulation-Programmation » (§ C -
Suivi des consommations, pp. 30-31).

7.4 Alimentation d'eau glacée par réseau urbain


Le compteur installé par le distributeur d'énergie, et destiné à la facturation, peut être utilisé pour effectuer un suivi
régulier des consommations.
Toutefois, ce compteur ne pourra être utilisé lorsque l'énergie thermique fournie est utilisée pour d'autres usages que
le refroidissement du bâtiment ou lorsque l'installation dessert d'autres bâtiments non visés par le règlement. Il est
alors nécessaire de lui adjoindre des compteurs sur les différents départs d'eau glacée.

Annexes

1 Définition de la zone E4

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2 Rappel du calcul du facteur solaire des parois vitrées


Le calcul consiste à déterminer successivement :
le facteur solaire moyen du vitrage Sv ;
le facteur solaire de la paroi vitrée nue Sn ;
le facteur solaire de la paroi vitrée en place S.

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Facteur solaire du vitrage


Soit SnV le facteur solaire normal du vitrage, correspondant à une incidence normale du rayonnement solaire. A partir
de celui-ci, on admet que le facteur solaire moyen a pour valeur :
en vitrage simple : Sv = 0,90 SnV
en vitrage double : Sv = 0,85 SnV
Pour les vitrages clairs sans protection solaire, on peut retenir comme valeur de S nV :
vitrage simple : 0,90
vitrage double : 0.81.
Il est parfois fait usage du Facteur utile SuV, calculé pour une baie verticale, une hauteur du soleil de 30° au-dessus
de l'horizon dans un plan normal de la paroi et pour des valeurs normalisées de rayonnement diffus et d'albédo du sol.
C'est en particulier le cas pour les valeurs du tableau de l'article 5.3.1 et de la figure 7.
On peut admettre que :
SuV = 0,95 SnV

Facteur solaire de la paroi vitrée nue Sn


Il a pour valeur :
Sn = Sv RCL + Sm (1 - RCL)

Sv étant le facteur solaire moyen du vitrage


RCL étant le rapport de la surface de vitrage à la surface de la baie comptée en tableau
Sm étant le facteur solaire moyen de la menuiserie pour lequel on pourra retenir :

menuiseries en bois :
Sm = 0,08
menuiseries métalliques sans coupure thermique :
Sm = 0,20
autres menuiseries :
Sm = 0,03 Km
Km étant le coefficient K de la menuiserie.

Facteur solaire de la paroi vitrée en place S


En considérant que l'encadrement n'a aucune incidence si la paroi vitrée est placée au nu extérieur de la façade, et se
traduit par une déduction de 10 % des apports solaires si la paroi est placée au nu intérieur, le facteur solaire de la
paroi en place aura pour valeur :
paroi placée au nu extérieur : S = Sn
paroi placée au nu intérieur : S = 0,9 Sn

3 Références des textes réglementaires

Thermique
Décret n° 88-355 du 12 avril 1988
(J.O. du 15 avril 1988), portant modification des articles R.111-20 et R. 131-15 à R. 131-17 du Code de la
Construction et de l'habitation relatifs aux caractéristiques thermiques des bâtiments et de leurs équipements.
Arrêté du 11 mars 1988
(J.O. du 15 avril 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques dans les bâtiments sanitaires et sociaux ».
Arrêté du 13 avril 1988
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(J.O. du 15 avril 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage d'hôtellerie ».
Arrêté du 13 avril 1988
(J.O. du 15 avril 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage de bureaux ou
de commerce ».
Arrêté du 13 avril 1988
(J.O. du 15 avril 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage industriel ».
Arrêté du 13 avril 1988
(J.O. du 15 avril 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques dans les bâtiments autres que les bâtiments
d'habitation, les bâtiments à usage d'enseignement, les bâtiments à usage de bureaux ou de commerce, les bâtiments
sanitaires et sociaux, les bâtiments à usage sportif, les bâtiments à usage d'hôtellerie, les bâtiments à usage industriel
et les bâtiments à usage agricole ».
Arrêté du 6 mai 1988
(J.O. du 8 mai 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage d'enseignement ».
Arrêté du 6 mai 1988
(J.O. du 8 mai 1988) : «Equipements et caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage sportif à
l'exclusion des piscines et des patinoires ».

Hygiène

Circulaire du 9 août 1978


(J.O. NC du 13 septembre 1978), modifiée par les circulaires du 26 avril 1982 (J.O. du 13 juin 1982), du 20
janvier 1983 (J.O. du 25 février 1983), du 18 mai 1984 (J.O. du 20 juillet 1984) et du 10 août 1984 (J.O. du 2
septembre 1984) relative à la révision du règlement sanitaire départemental type.
Code du travail, Livre II, Titre III, chapitre II, section 2, sous-section 1, articles R. 232-5 à R. 232-5-14 et Livre II, Titre III,
chapitre V, section 2, sous-section 2, articles R. 235-6 à R. 235-10 (aération et assainissement)
Code du travail, Livre II, Titre III, chapitre II, section 2, sous-section 1, articles R. 232-5 à R. 232-5-14 et Livre II, Titre
III, chapitre V, section 2, sous-section 2, articles R. 235-6 à R. 235-10 (aération et assainissement).
Arrêté du 8 octobre 1987
(J.O. du 22 octobre 1987) relatif au contrôle périodique des installations d'aération et d'assainissement des locaux
de travail.
Arrêté du 8 octobre 1987
(J.O. du 22 octobre 1987) relatif au contrôle de l'aération et de l'assainissement des locaux de travail pouvant être
prescrit par l'inspecteur du travail.

Sécurité incendie

Etablissements recevant du public

Arrêté du 23 mars 1965 modifié et complété portant approbation du Règlement de Sécurité contre les risques
d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ce règlement ne s'applique plus qu'aux
établissements S, T et V et aux établissements de la cinquième catégorie (PE, PO).
Arrêté du 25 juin 1980 (J.O. NC du 14 août 1980) modifié par l'arrêté du 22 décembre 1982 (J.O. NC du 2
février 1982). Règlement de Sécurité contre l'incendie dans les établissements recevant du public, articles CH
32, CH 33,CH 41, CH 42, CH 43 et GZ 21.

Etablissements recevant du public

Arrêté du 18 octobre 1977 (J.O. du 25 octobre 1977) modifié et complété par arrêté du 22 octobre 1982 (J.O.
NC du 25 octobre 1982) portant Règlement de Sécurité pour la construction des immeubles de grande hauteur
et leur protection contre les risques d'incendie et de panique.

Locaux de travail

Code du Travail, Livre II, Titre III, chapitre III, section 3, articles R. 233-14 à R. 233-41.

Liste des documents référencés


2008 CSTB - Imprimé par : sante Page 27 sur 29
CD-Reef V3 - Édition 154 - Décembre 2008
Document : Thermique : Exemples de solutions pour faciliter l'application du règlement relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques
dans les bâtiments autres que d'habitation : Climatisation par machine frigorifique (Cahiers du CSTB, Cahier 2454, novembre 1990)

#1 - Arrêté du 11 mars 1988 relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques dans les bâtiments sanitaires
et sociaux
#2 - Arrêté du 13 avril 1988 relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage
d'hôtellerie
#3 - Arrêté du 13 avril 1988 relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage de
bureaux ou de commerce
#4 - Arrêté du 13 avril 1988 relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage
industriel
#5 - Arrêté du 13 avril 1988 relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques dans les bâtiments autres que
les bâtiments d'habitation, les bâtiments à usage d'enseignement, les bâtiments à usage de bureaux ou de commerce,
les bâtiments sanitaires et sociaux, les bâtiments à usage sportif, les bâtiments à usage d'hôtellerie, les bâtiments à
usage industriel et les bâtiments à usage agricole
#6 - Arrêté du 6 mai 1988 relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage
d'enseignement
#7 - Arrêté du 6 mai 1988 relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques dans les bâtiments à usage
sportif à l'exclusion des piscines ou des patinoires
#8 - Règlement de sécurité incendie dans les ERP (approuvé par arrêté du 25 juin 1980 et modifié) : Livre 2
Dispositions applicables aux établissements des quatre premières catégories - Titre 1 Dispositions générales -
Chapitre 2 Construction - Articles CO1 à CO57
#9 - Règles Th-K (DTU P50-702) (février 1997) : Règles de calcul des caractéristiques thermiques utiles des parois de
construction (retirées de la liste DTU et remplacées par les règles Th-U)
#10 - Thermique : Exemples de solutions pour faciliter l'application du règlement relatif aux équipements et aux
caractéristiques thermiques dans les bâtiments autres que d'habitation : Régulation et programmation du chauffage
(Cahiers du CSTB, Cahier 2285, octobre 1988)
#11 - Circulaire du 9 août 1978 modifiée relative à la révision du règlement sanitaire départemental (RSDT)
#12 - CODE DU TRAVAIL (Partie Réglementaire) : Chapitre 2 Hygiène, aménagement des lieux de travail, prévention
des incendies - Section 2 Ambiances des lieux de travail - Articles R232-5 à R232-9
#13 - CODE DU TRAVAIL (Partie Réglementaire) : Chapitre 5 Dispositions applicables aux opérations de construction
dans l'intérêt de l'hygiène et de la sécurité du travail - Section 2 Règles d'hygiène - Articles R235-2 à R235-2-13
#14 - Règlement de sécurité incendie dans les ERP (approuvé par arrêté du 25 juin 1980 et modifié) : Livre 2
Dispositions applicables aux établissements des quatre premières catégories - Titre 1 Dispositions générales -
Chapitre 5 Chauffage, ventilation, réfrigération, climatisation, conditionnement d'air et installation d'eau chaude
sanitaire - Articles CH1 à CH58
#15 - Règlement de sécurité incendie dans les ERP (approuvé par arrêté du 25 juin 1980 et modifié) : Livre 2
Dispositions applicables aux établissements des quatre premières catégories - Titre 1 Dispositions générales -
Chapitre 6 Installations de gaz combustibles et hydrocarbures liquéfiés - Articles GZ1 à GZ30
#16 - Arrêté du 18 octobre 1977 modifié approuvant le règlement de sécurité pour la construction des immeubles de
grande hauteur (IGH) et leur protection contre les risques d'incendie et de panique

Liste des figures


Figure 1 Système à débit constant à double conduit
Figure 1 Système à débit constant à double conduit
Figure 2 Système VAV monoconduit + corps de chauffe périphériques à basse température
Figure 3 Système VAV monoconduit + résistances terminales
Figure 3 Système VAV monoconduit + résistances terminales
Figure 4 Schémas de fonctionnement d'une unité de toiture à inversion de cycle
Figure 4 Schémas de fonctionnement d'une unité de toiture à inversion de cycle
Figure 4 Schémas de fonctionnement d'une unité de toiture à inversion de cycle
Figure 4 Schémas de fonctionnement d'une unité de toiture à inversion de cycle
Figure 5 Ventilo-convecteurs
Figure 6 Pompes à chaleur sur boucle d'eau
Figure 7 Exemple de corrélation entre le facteur solaire et le taux de transmission lumineuse pour des vitrages
doubles équipés de différents verres spéciaux
Figure 8 - Schéma a Pompes à chaleur sur boucle d'eau - Système décentralisé
Figure 8 - Schéma b Pompes à chaleur sur boucle d'eau - Système décentralisé
Figure 8 - Schéma c Pompes à chaleur sur boucle d'eau - Système décentralisé
Figure 9 Pompes à chaleur sur boucle d'eau - Système décentralisé ou semi-centralisé
Figure 9 Pompes à chaleur sur boucle d'eau - Système décentralisé ou semi-centralisé

Liste des tableaux


Tableau de l'article : 2.1.3 Conditions d'application
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CD-Reef V3 - Édition 154 - Décembre 2008
Document : Thermique : Exemples de solutions pour faciliter l'application du règlement relatif aux équipements et aux caractéristiques thermiques
dans les bâtiments autres que d'habitation : Climatisation par machine frigorifique (Cahiers du CSTB, Cahier 2454, novembre 1990)

Tableau de l'article : 5.2.2 Classement des parois vitrées


Tableau de l'article : 5.2.2 Classement des parois vitrées
Tableau de l'article : 5.3.1 Caractérisation des protections mobiles courantes
Tableau de l'article : 5.5 Protections fixes
Tableau de l'article : 7.2 Production électrique de froid
Tableau de l'article : 1 Définition de la zone E4

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