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BNIAICHE A.

TURBOPOMPES 1

I- INTRODUCTION

Une station de pompage qui peut servir aussi bien pour l’irrigation que pour l’alimentation en eau
potable ou pour le transfert d’eaux chargées est constituée d’une ou plusieurs pompes qui aspirent des
volumes d’eau et les refoulent sous une certaine pression dans les canalisations du réseau.
Les deux éléments essentiels d’une station de pompage sont d’une part le moteur (thermique ou
électrique) et d’autre part la pompe.
Les turbopompes sont les pompes-types en irrigation. Elles sont simples, n’ont pas d’organes fragiles;
leur installation facile, leur encombrement réduit, et leur prix d’achat peu élevé. Elles peuvent donner
de très gros débits et rester cependant de dimensions restreintes ; elles s’accommodent des variations
de charge et des eaux chargées. Enfin leur accouplement aux moteurs électriques est aisé.

II- CONSTITUTION DES TURBOPOMPES

Une turbopompe fonctionne avec la force centrifuge. Une roue ou turbine transfert l’énergie
mécanique à l’eau sous forme de vitesse et de pression

Principe de fonctionnement d’une turbopompe

Elles sont constituées des éléments principaux suivants : Bride de refoulement

 La roue (turbine) : Elle transfert l’énergie mécanique à l’eau sous forme de vitesse Diffuseuret de
pression. L’eau qui entre dans la pompe par son centre est projetée vers la périphérie grâce à la
Roue ou turbine
force centrifuge. Le diamètre, la largeur et la vitesse de la turbine déterminent les performances de
la pompe. Ailette

Volute

Les roues peuvent être de différents types :

-Ouverte : une faible variation de hauteur de refoulement entraîne une forte variation de débit.
Leur rendement est peu élevé. Elles sont réservées à l’équipement de petites pompes économiques.
-Semi-ouverte : la roue est fermée d’un côté. Ce type de roue est plus approprié pour les eaux
chargées
- Fermée : La roue est fermée des 2 côtés. Leur rendement est bon. Elles ne peuvent
pas être utilisées avec les eaux chargées. Elles conviennent en cas de fortes variations de
pression.

Roue ouverte Roue semi-ouverte Roue fermée

Selon la forme de forme de la trajectoire à l’intérieur de la roue, on peut distinguer 3 types de


roues :
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Les roues axiales sont plutôt utilisées pour des débits élevées et de faibles HMT. Les roues radiales
génèrent ROUE
des HMTRADIALE ROUE
plus élevées pour des SEMI-RADIALE
débits ROUE être
moindres. Plusieurs roues peuvent AXIALE
associées en
(Centrifuge) (Hélicocentrifuge) (Hélice)
série sur un même arbre de manière à augmenter la HMT globale de la pompe que l'on appelle pompe
multicellulaire

 La volute : Elle reçoit l’eau qui sort de la roue et le dirige, soit vers l’orifice de refoulement ou
vers l’aspiration d’un autre étage de pompe (pompe multicellulaire). La section de la volute varie
en progression arithmétique afin d’y maintenir une vitesse constante et pour que l’énergie acquise
par le liquide se transforme progressivement en énergie de pression.

 Le diffuseur : Certaines pompes sont équipées d’un diffuseur. Ce dernier comporte des ailettes
dont la courbure est calculée pour canaliser le liquide vers l’orifice de refoulement avec un
minimum de choc. Les particules liquides sortant de la roue avec une vitesse relativement grande,
passent progressivement à une vitesse plus faible. Le liquide perd de la vitesse au profit de
l’accroissement de pression. L’énergie cinétique est convertie en énergie de pression.

 Paliers : Ils assurent le positionnement axial et radial de


la turbine dans la pompe. Une cavité sert aussi à recevoir
le presse-étoupe qui isole la section de pompage du reste
du corps de pompage. Ils reçoivent les éléments
responsables du support et d’alignement des arbres dans la
mécanique de la pompe. Ces éléments peuvent être des
paliers à roulement, des paliers lisses (coussinets) ou des
paliers en caoutchouc. Le choix de l’un de l’autre de ces
paliers dépend de la charge, de la durée de vie, de la
vitesse de rotation, du système de lubrification et de la
température de fonctionnement. Par exemple les paliers à
roulement sont appréciés dans le cas des vitesses de
rotation importantes; les paliers à coussinets conviennent
mieux aux charges importantes et à des vitesses moyennes
et leur lubrification se fait à l’huile ; les paliers en
caoutchouc sont surtout employés dans le cas des groupes
à axe vertical.

 Arbre d’entraînement : Il assure la rotation de la turbine. Le mouvement est transmis au moyen


de clavettes ou par montage conique. Suivant le type de moteur utilisé, l’accouplement pompe-
moteur se présente de trois façons :

 Transmission directe : l’arbre de la pompe est relié directement à l’arbre moteur par
un accouplement élastique ou bien il est commun à l’arbre moteur. Ce type d’accouplement ne
tolère aucun désalignement, cependant il est peu encombrant et très économique.
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 Transmission par poulies-courroies : Cet accouplement permet d’adapter la vitesse de la


pompe à celle du régime optimum du moteur, en déterminant les diamètres de poulies
appropriées. L’entraînement e la courroie s’effectue par adhérence, d’où nécessité de tendre la
courroie au montage. Le choix des courroies résulte de la comparaison d’une part, des
conditions d’emploi, couple de transmission, conditions atmosphériques (humidité, chaleur,
souplesse, adhérence, etc.). Ce type de transmission présente certains avantages : économique,
silencieux, sans vibration, permet une inversion du sens de rotation par croisement de la
courroie, assure une sécurité d’utilisation en cas de blocage de la pompe. Cependant, le couple
à transmettre est limité.

 Transmission par variateur continu de vitesse : Le variateur de vitesse permet une variation
continue de la vitesse de la pompe entraînée pour une vitesse constante du moteur. Ses
avantages sont : économique, silencieux, se prête à une variation de vitesse sans arrêt des
machines, peut glisser en cas de blocage. Ses inconvénients : limitation de couple transmis,
nécessité d’un arbre intermédiaire pour inverser le sens de rotation, entretien méticuleux pour
l’alignement des axes et la tension des courroies.

 Systèmes d’étanchéité : L’étanchéité entre la partie fixe et la partie mobile est assurée au
niveau de l’axe, suivant les modèles, par :

 Une tresse et bague de serrage (presse-étoupe) : Il nécessite un serrage périodique en


fonction de l’usure. Avec ce type d’étanchéité, il est permis d’avoir une fuite sous forme de
goutte à goutte entre l’arbre d’entraînement et le corps de pompe pour assurer un
refroidissement continu. (L’étanchéité est réalisée par des anneaux de tresse logés dans la boîte
à garniture et maintenus en contact avec l’arbre ou la chemise par l’action d’un fouloir. Ce
dernier ne doit jamais être trop serré sous peine de surcharger le moteur et d’user rapidement
l’arbre ou la chemise d’arbre. Un presse-étoupe doit fuir en permanence pour assurer le
refroidissement et la lubrification des surfaces en frottement : vérification périodique du
serrage obligatoire ; maintenance et remplacement faciles (pas de démontage de la pompe)

 Une garniture mécanique composée d’une bague fixe ne nécessitant aucun entretien.
L’étanchéité est assurée par la friction de deux pièces, l’une fixe, le grain, l’autre tournante, la
coupelle ou bague une garniture mécanique comporte une bague fixe montée dans le corps de
pompe frottant en permanence sur une bague tournante montée sur l’arbre : pas d’entretien ni
de fuite d’eau ; maintenance et remplacement difficiles (démontage obligatoire) ; accepte mal
les arrêts prolongés (gommage et incrustations).
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Bague tournante Bague fixe


 Les poussées axiales et système d’équilibrage :

 Matériaux de fabrication :

Tant pour le corps que pour la roue d’une turbopompe, on rencontre généralement

 La fonte : c’est le matériau le plus utilisé. Il présente l’avantage d’un prix intéressant et se prête
bien au moulage. Il a toutefois des caractéristiques de résistance mécanique limitées.
 L’acier : Il est employé pour les corps de pompes fonctionnant sous pressions importantes. Les
pompes avec corps en acier sont d’un prix plus important. L’acier inoxydable est employé dans
le cas d’eau très agressive ou en pompage d’eau brute pour ses qualités de résistance à
l’abrasion.
 Les alliages de cuivre : ils constituent en général le matériau de prédilection pour la réalisation
des roues de par leurs qualités de moulage (bronze)
 Les matières synthétiques sont de plus en plus employées et présentent l’avantage d’un prix
élevé et d’une bonne tenue à la corrosion.

III- COURBES CARACTERISTIQUES DES TURBOPOMPES :

Ces courbes représentent la variation de la hauteur énergétique (d’élévation) réelle ou nette (Hn), de la
puissance absorbée ou effective (Pe), du rendement de la pompe (p) et de la pression nécessaire à
l’entrée de la roue (NPSHr) en fonction de débit (Q).

III.1- Caractéristique de la hauteur réelle ou nette Hn = f(Q) :

V2
U2 V2r
Aube
W2
W2 2 W1
V2 V1
V2r 1
1 R2
  1
V2u U2 U1
R1
Triangle des vitesses R2

l2

La hauteur d’élévation théorique s’exprime par la relation d’Euler :
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U 2 V2 cos 2  U1 V1 cos1
Het 
g
Fréquemment l’entrée de liquide dans la roue en 1 se fait radialement (1= 90 °), d’où :
U 2 V2 cos 2
Het 
g
en remplaçant V2 cos 2 par U2 – W2 cos 2cette relation dans l’équation (3), on obtient:
U
2
U W2 cos  2
Het  2  2

g g
Soit l2 la largeur de sortie des canaux d’aubages (écartement entre les flasques), la section de passage
du liquide à la périphérie de la roue est : S2= 2  R2l2
Le débit est Q = S2 V2r = 2  R2 l2 W2 sin 2, d’où :
2
W2 
Q U U2
et Het  2  Q avec U2 =  R2
2  R2 l2 g 2 g R2 l2 tg  2

C’est l‘équation d’une droite de la forme : A + B*Q , dont A est positif, cependant le signe de B peut
être positif ou négatif, selon la valeur de l’angle 2. 3 cas de figure sont théoriquement possibles :
2 > 90°  Het= A+ B*Q
2 = 90°  Het= A
2 < 90°  Het= A – B*Q

Les aubes sont le plus souvent incurvées et inclinées vers l’arrière par rapport au sens de rotation: 2 <
90° et Het = A – B * Q. C’est une droite dont l’ordonné à débit nul est égal A et dont la pente est
négative.
Par ailleurs, l’écoulement de liquide dans la roue s’effectue en réalité par déperdition d’une partie de
l’énergie théoriquement produite entre l’entrée 1 et la sortie 2. Ces pertes d’énergie ou des pertes de
charge sont causées, d’une part par les frottements des filets liquides entre eux et contre les parois des
aubages, et d’autre part par les chocs à l’entrée et à la sortie. Les premières sont de la forme hpc= k Q2
, les secondes ont la forme : hpc= k 1 (Q-q)2 ; ces dernières s’annulent pour
Q= q, intitulé débit d’adaptation et qui coïncide avec le fonctionnement optimal de la pompe.
Par conséquent, la hauteur d’élévation nette (Hn) est déduite en retranchant de He les valeurs de pertes
de charge totales (k Q2 + k 1 (Q-q)2 ). On obtient une parabole de la forme :
Hn  a  b Q  c Q 2
a: est la hauteur dite de barbotage obtenue à débit nul. L’énergie transmise à la pompe se
transforme en énergie calorifique traduite par l’échauffement de l’eau dans la pompe par brassage
b et c sont des constantes

Hn est intitulée souvent par "Hauteur manométrique de la pompe". Elle représente l’effet utile dont est
capable la pompe. C’est une caractéristique indiquée sur le catalogue du constructeur et donnée
particulièrement par la mesure des pressions à l’entrée et à la sortie de la pompe.

III.2- Caractéristique de la puissance effective Pe = f(Q) :

La puissance théorique de la pompe est : Pt   g Qt H et est une parabaole de la forme A’Q + B’Q2
La puissance nette est : Pn   g Qr H n est la puissance qui tient compte de la hauteur réelle
d’élevation Hn et du débit réel donné Qr
La puissance effective (Pef) est la puissance que la pompe absorbe à l’arbre d’entraînement. Pour un
moteur d’entraînement électrique cette puissance peut être facilement déterminée connaissant le
rendement du moteur et la puissance électrique consommée, sinon on peut la déterminer par mesure du
couple (couple-mètre) et du régime (tachymètre) sur l’arbre d’entraînement de la pompe. Cette
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puissance va varier avec la charge, donc avec le débit. L’expression de cette puissance peut être écrite
comme suit :
2 N C P
Pef  Pgr   m  C     n
60 p

C : Couple sur l’arbre (N.m) N : Vitesse de rotation de la pompe (tr/mn)


Pgr : puissance du groupe (kW) m : Rendement du moteur
 : Régime d’entraînement (rd/s) p : Rendement de la pompe
Pn : Puissance nette ou hydraulique; c’est l’énergie totale communiquée au liquide par unité de
temps à son passage à travers la pompe.

III-3. Caractéristique de rendement de la pompe  p f(Q) :

Ce rendement résulte en effet de 3 types de rendement :


Qr
 Rendement volumétrique (v) :  v 
Qt
Hn
 Rendement manométrique (m) :  m 
H et
Pt  g Qt H e t
 Rendement mécanique (méc) :  méc   ; D’où le rendement de la pompe (p) :
Pe f Pe f
 g Qr H n Q ( m / h )  H n ( m )
3 P
 p   v   m   méc    n
Pef 367 Pef Pef

 : Masse volumique de fluide (kg/m3) ; g : Accélération de la pesanteur (m/s2)


Qr : est le débit utile est le débit refoulé dans la conduite à partir de l’orifice de sortie de la pompe. Il
est donc égal au débit total (Qt) traversant la roue moins le débit des fuites (Qf).
Puissance du moteur d'entraînement de la pompe
Pour un calcul rapide, il suffit de majorer la puissance absorbée par la pompe par un coefficient
qui sera de :
 1,1 pour une électro-pompe
 1,3 pour un moteur thermique en prise directe
 1,8 pour un tracteur avec une pompe sur prise de force
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III-4. Détermination des caractéristiques des turbopompes au banc d’essai

Les courbes caractéristiques de la pompe donnent pour une vitesse de rotation constante la hauteur
manométrique de la pompe (Hn), la puissance effective (Pef) , le rendement de la pompe (p), le
NPSHr en fonction du débit (Q).
Les courbes sont relevées expérimentalement au banc d’essai. Pour obtenir ces courbes, on fait varier
le débit de la pompe au moyen d’une vanne placée au refoulement en maintenant la vitesse de rotation
constante (N). Pour chaque régime, on mesure le débit (Q), les pressions à l’entrée(p e) et à la sortie (ps)
de la pompe, la puissance du groupoe (P gr) absorbée par le moteur. La connaissance de ces grandeurs
permet en effet de calculer Hn , Pef (si nous connaissons m), et par suite p.
Ainsi, un point quelconque du diagramme représente pour la pompe donnée un point de
fonctionnement caractérisé par un débit Q, une hauteur manométrique totale H n et un rendement
pompe p.
H Dans leur catalogue
N (tr/mn) les constructeurs
Hn f (Q) donnent pour chacun
des types de pompes,
Pe soit des courbes
p caractéristiques, soit
un tableau de valeur,
 f (Q) soit des diagrammes.
p

Dans certaines
Pef f(Q) graphes, le rendement
NPSHr et la puissance sont
f(Q) données sous forme de
Q courbes
d’équirendement et
d’équipuissance si la pompe est entraînée à des vitesses variables. D’autres pompes sont proposées
avec un courbier correspondant à 3 ou 4 roues au choix. (Voir annexe1)
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En pratique la courbe de rendement de pompe revêt une importance capitale vu qu’elle est corrélée
à l’énergie qui sera dépensée au pompage. Cette courbe sera d’autant plus appréciée qu’elle est plate,
car dans ce cas elle pourra couvrir une grande plage de débits de fonctionnement sans qu’il y ait une
nette chute de rendement. La meilleure zone de rendement d’une turbopompe est celle qui dépasse la
valeur de 60 %. Le rendement maximum peut atteindre 85 %.

IV- LOIS DE SIMILITUDE :

Lorsque l’on connaît les caractéristiques d’une turbopompe (Hn, Q) à une vitesse de rotation
donnée (N) et avec un diamètre nominal de la roue (D), on peut en déduire les caractéristiques de cette
pompe à toute autre vitesse et pour des diamètres différents.
 Pompe fonctionnant à vitesses variables :

Soient Q , Hn, Pe, les valeurs respectives du débit , de la hauteur d’élévation et de la puissance
effective de la pompe à la vitesse N ; à la vitesse de rotation N1, ces valeurs deviennent Q1, H1 et Pe1.
On peut vérifier les relations suivantes :

2 3
Q 1   N 1  H 1 N 1  Pe 1   N 1 
          
 Q   N   H   N   Pe   N 

Cette variation de vitesse ne peut être tolérée que dans les limites de  20 de la vitesse nominale ;
autrement, les pertes hydrauliques dans la pompe deviennent élevées, le rendement de la pompe
change et les relations ci-dessus ne peuvent être appliquées.
1
 N 10
 p1  1  1   p  
N 
 1

A1, B1, C1 et A2, B2 et C2 sont les points homologues des points A, B et C respectivement. Les
coordonnées de ces points sont déterminées à l’aide des lois (1) et (2). Ces points sont situés sur des
paraboles passant par l’origine des H
axes et t trouvées en éliminant le
rapport des vitesses (N1/N) ou (N2/N) A2
B2
entre les relations (1) et (2), ce qui
permet d’écrire que : A1 C2
B1
H N2
H1  ( 2 ) Q12  k Q12 A C1
Q B
H C
H 2  ( 2 ) Q2 2  k Q2 2 N1
Q

N Q
 Pompes
géométriquement
semblables fonctionnant à la même vitesse:

l1

D D1
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2 pompes sont dites géométriquement semblables si :

 Si leur triangle de vitesse se conservent malgré le rognage de la roue.


D l
 Si     Cons tan te ; cela signifie que d’une pompe à l’autre les dimensions linéaires
D1 l1
sont multipliées par le facteur  appelé coefficient de similitude.

Dans ces conditions on peut démontrer que :

3 2 5
Q1  D1 H 1 D1  Pe 1   D 1 
          
 Q   D   H   D   Pe   D 

On peut modifier la caractéristique d’une roue en réduisant sont diamètre extérieur, mais la valeur de
l’angle  de sortie ne peut se conserver que si cette réduction ne dépasse pas 15 % du diamètre initial.
H
A1, B1, C1 et A2, B2, C2 sont les
points homologues des points A, B A2
B2
et C respectivement. Ils se trouvent
C2
sur des droites passant par l’origine A1
B1
des axes et dont les équations sont C1 D2
déterminées en éliminant. A
B
Ainsi, par exemple pour déterminer C
le diamètre D1 correspondant à B1 D1
de coordonnées connues , on peut
tracer une droite passant par D Q
l’origine. Elle va croiser la parabole
de diamètre D au point B homologue de B 1. Le diamètre D1 sera déduit en utilisant les formules (4) et
(5).

 Pompes géométriquement semblables fonctionnant à vitesses


différentes:

En combinant les 2 groupes de formules nous pouvons écrire:

3 2 2 3 5
 Q 1   N 1  D 1  H 1  N 1 D1  Pe 1   N 1   D 1 
               
 Q   N  D   H   N   D   Pe   N   D 

 Vitesse spécifique :

La vitesse spécifique est un paramètre caractéristique permettant de classer les divers types de
turbopompes suivant leurs caractéristiques de fonctionnement. Elle est définie par :

1
N (tr / mn)  Q( m / s )( 2 )
Ns 
3
H ( m) 4 
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Le sens physique de la vitesse spécifique est le nombre de tours à la minute d’une roue semblable à
celle étudiée et qui élevait de 1 m un débit de 1 m3/s.
La vitesse spécifique est la même pour toutes les pompes semblables et ne change pas avec la vitesse
pour la même pompe.
Pour les mêmes conditions de hauteur et de débit, les pompes de plus grande vitesse spécifique
tourneront plus vite et seront plus petites ; par ailleurs pour la même vitesse et le même débit, les
pompes de plus grande vitesse spécifique fonctionneront avec une hauteur d’élévation plus faible ou
pour la même vitesse et la même hauteur, avec des débits plus élevés.
Quand on l’utilise pour caractériser un type de pompe, N s est calculée pour le point de fonctionnement
optimal. Pour une pompe multicellulaire, Ns est calculée sur la base de la hauteur par étage.

Classification des turbopompes suivant la vitesse spécifique

Type de pompe Vitesse Largeur Largeur relative des aubes Utilisation


spécifique relative de D1 D2/D4 D3/D4
Ns la roue
l2/D4
Pompe centrifuge Débits faibles &
20  Ns  100 0,02-0,11 0,28-0,65 0,28-0,55 0,20-0,39 Hauteurs importantes
Pompe 100  Ns 160 0,18 0,84 0,77 0,50 Débits moyens &
hélicocentrifuge Hauteurs moyens
Pompe hélice 160  Ns  280 0,3-0,2 1 0,91 0,4-0,6 Gros débits &
Hauteurs faibles

l2

VI- COUPLAGE DES TURBOPOMPES

Pour parvenir à obtenir certaines conditions de fonctionnement impossibles à


D4
réaliser avec uneDseule
1
D2 pompe,
D3 les utilisateurs associent parfois deux pompes
dans des montages en série ou en parallèle.
On considère deux pompes P1 et P2 ayant des caractéristiques différentes.

a/ Couplage en série
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Les pompes P1 et P2 montées en série sont traversées par le même débit de


liquide Qv. A un débit donné, la hauteur manométrique totale de ce couplage
Hmtsérie est la somme des hauteurs manométriques totales Hmt1 et Hmt2 des deux
pompes fonctionnant séparément à ce même débit:

Hn série= Hn1 + Hn2


Graphiquement, on trouve la caractéristique de la hauteur manométrique totale
du montage en additionnant les caractéristiques de chaque pompe pour un
même débit.
Le couplage en série permet d'augmenter fortement la hauteur manométrique
totale: il convient donc bien pour un réseau présentant des pertes de charge
importantes.

b/ Couplage en parallèle

Les pompes P1 et P2 montées en parallèle montrent la même hauteur


manométrique totale Hmt.
Graphiquement, on trouve la caractéristique de la hauteur manométrique totale
du montage en additionnant les débits des deux pompes pour une même hauteur
manométrique totale.
En réalité ceci n'est pas tout à fait juste. Les deux pompes n'étant jamais
totalement équivalentes, la somme des débits des pompes utilisées séparément
pour une Hmt fixée est inférieure au débit total QV obtenu par couplage à cette
même Hmt. Une des pompes a toujours tendance à "freiner" le liquide au
refoulement de l'autre pompe; cette tendance peut aller jusqu'à entraîner la
rotation de la pompe en sens contraire. Les pompes sont souvent équipées d'un
clapet antiretour sur la canalisation de refoulement pour éviter le retour de
liquide au refoulement d'une des pompes.
Le couplage en parallèle permet d'augmenter le débit dans le réseau: il convient
bien pour un réseau présentant des pertes de charge assez faibles.
Les pompes sont parfois montées en parallèle (by-pass) avec une seule des deux
fonctionnant. En cas de panne ou pour une action de maintenance le montage
permet alors de continuer à fonctionner en démarrant la deuxième pompe.

c/ Intérêt des couplages


Le couplage de pompe n'est pas forcément avantageux pour le coût de
fonctionnement de l'installation: autrement dit, une "grosse" pompe est souvent
plus économique que l'association en série de deux "petites" pompes. Il faut donc
examiner chaque cas particulier avant de trancher.
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Il faut de plus éviter la généralisation: on peut montrer parfois que pour un
réseau présentant de fortes pertes de charge le couplage en série permet un
débit plus important que celui en parallèle.
Concernant les pompes centrifuges, l'utilisation de pompes centrifuges
multicellulaires est préférée à l'utilisation en série de plusieurs pompes
centrifuges.

VII- AMORÇAGE ET ASPIRATION DES GROUPES DE SURFACE

 Nécessité d’amorçage

Généralement les turbopompes de surface ne s’amorcent pas d’elles-mêmes. Il convient donc de


procéder à leur remplissage au début de chaque utilisation.

Soit une pompe aspirant dans un milieu où règne la pression atmosphérique. Au démarrage, si la
pompe n’est pas en charge, elle tourne dans l’air créant une hauteur énergétique qui se porte sur
l’aspiration en donnant naissance à une dépression sensiblement égale à :
ps - pe= He * air * g
2
ps V s pe Ve 2
en effet, He  ( Zs   )  ( Ze   )
 g 2g  g 2g
ps  pe Vs 2  Ve 2
He  ( Zs  Ze)  
g g

or Zs – Ze  0 pour une pompe horizontale ; Vs2 – Ve2  0 car le fluide est de l’air

ps  pe
D’où He 
g et ps - pe = He * air * g

Cette dépression ne peut faire monter l’eau dans la tuyauterie qu’à :


air 1,293 He
Heau  He   He  
eau 1000 800
Si une pompe à eau peut développer une hauteur énergétique de 20 m, la hauteur géométrique
d’aspiration étant par exemple de 2,5 m, lors du démarrage, l’eau montera dans la tuyauterie
d’aspiration d’environ

He/800 = (20 / 800) = 0,025 et la pompe ne s’amorce pas.

Dans le cas des pompes de surface on doit éviter que la canalisation d'aspiration comporte des points
hauts (cas de contre-pentes) où l'eau peut s'accumuler. Si les points hauts ne peuvent être évités,on doit
placer un robinet de purge afin d'évacuer l'air emprisonné au cours de l'amorçage .Une pompe
centrifuge ne peut s'amorcer d'elle-même si elle n'est pas remplie d'eau, (ainsi que sa canalisation
d'aspiration).
L'amorçage peut se faire :
¤ Soit par le robinet de purge généralement situé au point haut de la pompe,
¤ Soit par un répertoires charge de capacité suffisante situé au-dessus de la
pompe qui maintient le plein d'eau dans le corps de pompe, même à l'arrêt,
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¤ Soit par un montage sur l'arbre de la pompe d'un élément rotatif auto
amorçant.
On notera qu'une pompe centrifuge, même munie d'un clapet de pied , peut se désamorcer si elle
pompe de l'eau susceptible de contenir de l'air ou du gaz .Pour éviter ces inconvénients, il est
préférable d'utiliser des pompes auto-amorçantes ou des pompes pouvant pomper indifféremment l'eau
ou l'air .On peut aussi placer sur le refoulement une chambre réservoir dont le volume est supérieur à
celui de la pompe et du tuyau d'aspiration. Les réamorçages se font automatiquement a condition qu'il
y ait bien un clapet de pied d'aspiration. On peut également, lorsque la canalisation de refoulement est
pleine, court-circuiter (by pass) le clapet de retenue du refoulement au moyen d'un petit tuyau muni
d'une vanne. Le volume d'eau dans la colonne de refoulement doit être suffisant pour remplir la pompe
et son aspiration

 Hauteur d’aspiration limite :

Le vide théorique maximum que l’on puisse obtenir est un vide de 760 mm Hg ou de 10,33 m H2O.
C’est donc aussi la hauteur théorique maximum à laquelle l’eau peut monter dans l’aspiration d’une
pompe.

En fait, une pompe centrifuge est incapable de fonctionner avec une hauteur d’aspiration de 10,33 m.
Au maximum, on admet une hauteur de 8 m pour une pompe normale, avec de l’eau à 0° et une
pression barométrique de 760 mm Hg.

L’analyse de l’équation de Bernoulli appliquée en termes de valeurs absolues entre le niveau


d’aspiration et la bride de la pompe fait ressortir clairement ce fait:
2
Patm Pe Ve
 ha    Ja .
g  g 2g

Vacuomètre Cette équation peut s’écrire


Vac
Patm  Patm  Pvac  Ve 2
P ha      Ja
e  g   g  2g (I)
     
Pe
Patm

L’équation montre que la hauteur géométrique d’aspiration ha :

 est limitée par la pression à la surface du liquide à pomper. Très souvent cette pression se
limite à la pression atmosphérique. Celle-ci diminue avec l’altitude.
 dépend de la nature du fluide à pomper. Plus petit sera le poids volumique du fluide à
pomper, plus grande sera la hauteur d’aspiration théorique possible.
 est diminuée par les pertes de charge dans la tuyauterie d’aspiration. Il est donc
recommandé de choisir des tuyauteries de diamètre approprié au débit à pomper et
comportant un minimum de coudes et accessoires augmentant la perte de charge (crépines,
clapets,..)
 est diminuée par la vitesse d’entrée du liquide dans la pompe : Ve2/2*g

Ces termes soustractifs varient proportionnellement au carré de la vitesse du liquide, donc au carré du
débit. La hauteur maximum d’aspiration diminue paraboliquement en fonction du débit. Les conditions
d’aspiration doivent donc être vérifiées en se basant sur le débit maximum qui pourrait être demandé à
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 14
la pompe faute de quoi il pourrait arriver que la pompe fonctionne normalement aux faibles débits,
mais se désamorce pour des débits élevés.

 Sera d’autant plus grande que la pression absolue à l’entrée de la pompe sera plus petite. Or,
cette pression ne peut descendre en dessous de la tension de vapeur saturante P vs du liquide
à la température de pompage.

Un liquide entre en ébullition si la pression qu’il supporte est égale à la tension de


vapeur du liquide correspondant à la température où il se trouve. Si donc on veut qu’à une température
donnée, le liquide n’entre pas en ébullition, il faudra maintenir au
dessus de lui une pression supérieure à la tension de vapeur correspondant à cette température.

Ceci limite le vide que l’on peut créer au-dessus du liquide à pomper, c’est-à-dire la
hauteur maximum d’aspiration. Si la pression du liquide devenait donc égale à la tension de vapeur P vs
du liquide à la température de pompage, celui-ci entrerait alors en ébullition, provoquant le
phénomène connu de cavitation, phénomène extrêmement préjudiciable aux matériaux de la pompe et
pouvant ainsi amener le désamorçage.

 NPSH requis (NPSHr) et NPSH disponible (NPSHd):

Le fonctionnement normal de la pompe exige donc que la pression absolue à l’entrée de la pompe reste
supérieure à la tension de vapeur saturante du liquide à la température de pompage (voir Annexe 2),
soit :
Patm  Pe P
 vs
 g  g
En raison même de sa construction, il existe dans la pompe près des bords d’attaque des aubes (point
é) certains points où la pression est plus faible qu’à la bride d’aspiration (sections étranglées où
l’accroissement de vitesse (vé) entraîne nécessairement des chutes de pression). D’où il faut que:

 Patm  Pe   k V 2 é 
Pvs
 g 2g  g

 Patm  Pe 
vac en remplaçant par sa valeur dans (I) on
 g
trouve la relation suivante:
e é* D1
Patm P V 2e V 2é
 vs  ha  Ja  k
g g 2g 2g
            
NPSH d NPSH d

 NPSH : Net positive suction head ou charge positive nette d’aspiration. Elle représente la pression
minimum dont doit disposer, en plus de la tension de vapeur du liquide à la bride d’aspiration de la
pompe pour que celle-ci puisse fonctionner sans cavitation.
H
 NPSHr ou NPSH requis. C’est une caractéristique intrinsèque de la pompe. Elle est donnée par les
P /
constructeurs au même titre que les autres caractéristiques de atm hauteur, de puissance et de
rendement. g
Pvs /  g
 NPSHd ou NPSH disponible. C’est une caractéristique intrinsèque de l’installation. Elle dépend de
l’utilisateur de l’installation. ha
C’est cette relation qui en dernier ressort détermine la hauteur d’aspiration :
Ja NPSH r
SANS CAVITATION
NPSH d

Q
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 15
Patm Pvs
ha    Ja  NPSH r
g g

CAVITATION = formations de cavités remplies de vapeur ou gaz dans un liquide en mouvement.


Ce mot décrit un phénomène complexe pouvant exister dans une installation de pompage.
Quand un liquide coule dans un tuyau d'aspiration et qu'il entre dans l'œil de la roue, sa vélocité
augmente ce qui amène un réduction de pression. Si cette pression descend en dessous de la
tension de vapeur correspondant à la température du liquide, celui ci va se vaporiser et le courant qui
s'écoule consistera à la fois de liquides et de poches de vapeur. Continuant son mouvement dans la
roue, le liquide arrive à une zone de pression plus élevée et les cavités de vapeur disparaissent. C'est
cette disparition de poches de vapeur qui cause le bruit relié à la cavitation.
La cavitation peut varier de très légère à très forte : dans le premier cas le seul effet est une baisse
de l'efficacité; dans le deuxième cas, une forte cavitation est très bruyante et peut briser la roue de la
pompe ou d'autres parties.
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 16

VIII- FONCTIONNEMENT DES TURBOPOMPES DANS UN RESEAU

VIII.1- Caractéristiques d’un réseau

 Détermination de la hauteur géométrique d’une installation :


(voir quelques cas de figure en annexe2)

 Courbes caractéristiques du réseau :

La hauteur de fonctionnement que devra donner la pompe avec le débit demandé est la somme de trois
éléments :
 Hauteur géométrique totale
 Pertes de charge dans les canalisations et les différents accessoires du réseau
 Pression au point d’utilisation de l’eau (asperseurs, goutteurs, réservoir à surface libre,
réservoir sous pression, etc.)
La courbe caractéristique de l’installation donne la variation de la hauteur manométrique totale de
l’installation en fonction du débit. L’équation de cette courbe caractéristique est de la forme :
4
P4  P1 V 2  V12
Hr   ( Z 4  Z1 )  4  Ja  Jr  H  k  Q 2
g 2g
               
H : hauteur statique k Q 2 : Hauteur dynamique
2 P 3

Dans le cas de refoulement dans un réservoir (P 4=P1=Patm; V4=V10) , cette équation peut être
simplifiée : Hr  ( Z 4  Z1 )  Ja  Jr  Hg  K  Q 2
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 17

En annexe 2, sont représentés les courbes de quelques installations.

Il existe des circuits bien plus complexes tels que par exemple les réseaux de distribution d’eau dans
les villes, ce qui complique beaucoup la caractéristique du circuit résistant. En effet il faut tenir compte
des multiples branchements, ramifications et organes divers de robinetterie. Ceux-ci peuvent être
ouverts ou fermés totalement ou partiellement et au total, on voit que suivant la position des vannes, un
réseau peut avoir plusieurs caractéristiques différentes.

VIII.2- Point de fonctionnement d’une pompe sur un réseau

Une pompe s’adapte avec le circuit sur lequel elle est installée. L’énergie qu’elle fournit est donc égale
à l’énergie demandée par l’installation, ce qui revient à dire que Hn de la pompe sera égale à Hr du
réseau. La courbe du réseau coupe celle de la pompe en un point d’intersection intitulé « Point de
fonctionnement » de la pompe.
La verticale menée par ce point donne, aux échelles respectives le débit Q, le rendement e et la
puissance Pe pour le régime envisagé.

On peut démontrer que Hn =Hr. En effet, si on applique Bernoulli entre les points 1 et 2 d’une part, et
les points 3 et 4 d’autre part, on trouve :
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 18

P1 V12
H 2    Z1  Ja
 g 2g P4  P1 V42  V12
H3  H 2  Hn    (Z4  Z1)  Ja  Jr  Hr
P4 V42  g 2g
H3    Z4  Jr
 g 2g
VIII.3- Choix d’une pompe et son adaptation à une installation donnée:

Nous pouvons admettre qu’un rendement supérieur à 70% est un bon rendement. Ceci permet de
déterminer sur la courbe Hn = f(Q) un segment sur lequel on s’efforce de maintenir le point de
fonctionnement de la pompe. On voit de suite entre quelles limites de débit et hauteur, il est permis de
faire fonctionner la pompe (toujours à vitesse constante).
Lorsque le point de fonctionnement tombe en dehors de cette zone on peut adapter, soit le réseau à la
pompe, soit la pompe au réseau. Plusieurs moyens sont utilisés pour réaliser un point de
fonctionnement dans les meilleures conditions possibles :

A : Vannage sur la canalisation de refoulement :

En manœuvrant la vanne, on modifie la valeur des pertes de charge et on redresse plus ou moins la
courbe du réseau. On déplace alors le point de fonctionnement le long de la courbe de pompe. On peut
recourir à ce moyen de réglage dans la mesure où le rendement de la pompe ne soit pas affecté et le
vannage est réalisé sans entraîner une consommation importante d’énergie due aux pertes de charge
singulières supplémentaires dans la vanne.

R’’’ R’’
Hauteur géométrique

H R’
R
totale

Vanne de P
réglage

Influence de vannage sur le comportement de la pompe centrifuge


B : Variation de la vitesse d’entraînement de la pompe:
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 19

Le point de fonctionnement se déplace le long de la courbe du réseau. A cet égard on peut utiliser par
exemple : un moteur électrique à courant continu alimenté à tension variable, ou un moteur asynchrone
avec variateur de fréquence.
A la différence de réglage de débit par vanne, ce système n’engendre pas d’augmentation inutile de
pression et on réalise une substantielle économie d’énergie. Cependant cette variation de vitesse ne
peut s’opérer que dans une fourchette de plus ou moins 20 % de la vitesse nominale.

C : Utilisation des pompes multicellulaires ou association des pompes en parallèle

Il faut également souligner que la variation de la hauteur géométrique due par exemple
à une éventuelle fluctuation du niveau d’eau dans un puits entre le niveau statique et le niveau
dynamique entraîne une translation de la courbe du réseau avec un déplacement consécutif du point de
fonctionnement. Ce même résultat est obtenu également dans le cas d’une pompe qui bat dans un
réservoir de régulation où le niveau d’eau varie entre un niveau haut correspondant à l’arrêt du groupe
et un niveau bas correspondant à son arrêt.

Vannage
Vannage

Variation
Variation de
de vitesse
vitesse
Vannage

H
m10
0 Courbe reliant les points
de rendement maxi

5
0
1450 tr/mn
1280 tr/mn
1130 tr/mn

Q
50 60 80 100
m3/h

 Variation de vitesse Consommation


W/m3
0
,
08 Vannage 30
, Vannage 0
06 20
, 0
Variation de vitesse 10
40
, 0
2 Q m3/h
6 8 10
0 0 0

Comparaison entre la régulation de débit


par vannage et par vitesse de rotation
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 20

VII.4- Choix de source d’énergie de pompage :

La source d’énergie disponible nécessaire au fonctionnement d’une station de pompage constitue un


des paramètres à considérer pour faire le meilleur choix des équipements de pompage. Sur ce plan les
systèmes les plus utilisés sont le système de pompage thermique et le système de pompage électrique
(réseau ou groupe électrogène). Le tableau qui suit donne les avantages et les inconvénients de chaque
système :

Système Avantages Inconvénients


Pompage Prix d’énergie moins coûteux Risque de coupure
électrique : Bon rendement Dépannage coûteux (forage
Réseau Silencieux profond)
Entretien réduit
Faible encombrement
Robuste
Régulation et automatisation faciles
à mettre en œuvre
HMT très importante
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 21
Pompage Faible encombrement Approvisionnement de carburant
électrique : Robuste Dépannage coûteux (forage
Groupe Régulation et automatisation faciles profond)
électrogène HMT très importante Maintenance et réparation
importantes
Pollution
Pompage S’adapte à toutes les situations sauf Approvisionnement du carburant
thermique : forages Immobilisation souvent plus longue
Moteur diesel Plus grande facilité d’adaptation en cas de panne
entre régime moteur et régime Réparation coûteuse (pièces d’usure
pompe nombreuses)
Entretien facile Rendement mauvais
Profondeur d’installation limitée
pollution

Fréquemment, le constructeur offre dans son catalogue, pour les petites pompes tout au moins, des
groupes motopompes complets, équipés soit de moteur électrique, soit de moteur thermique.
Pour des pompes d’importance moyennes, le moteur n’est pas généralement plus offert dans le
catalogue du constructeur de pompes ; il y a lieu :
 Soit en lui donnant une offre, ce qui permet d’assurer une concordance parfaite entre le
moteur et la pompe
 Soit d’approvisionner séparément le moteur
Dans ce dernier cas, on devra donc déterminer les caractéristiques de ce moteur, en consultant le
catalogue du fournisseur de pompes, qui indique toujours la puissance absorbée par la pompe ainsi que
sa vitesse.
En général la puissance du moteur est déterminée en affectant la puissance absorbée par la pompe
d’une majoration nécessaire :

 30 % pour une puissance absorbée < 5 kW


 20 % pour une puissance absorbée comprise entre 5 et 25 kW
 10 % pour une puissance supérieure à 25 kW

IX- TYPES DE GROUPES DE POMPAGE

La classification la plus importante est celle qui est relative à leur installation :

 Pompes de surface:

Elles sont installées à sec, hors du puits ou forage. La hauteur ne peut dépasser plus de 8 mètres
compte de tenu d’un certain nombre de facteurs limitants: pertes de charge à l’aspiration, altitude du

forage, vaporisation de l’eau. En effet à pression atmosphérique normale (1 bar) la hauteur maximale
théorique qu’on peut atteindre est évaluer à 10,33 mce. Mais comme l’énergie nécessaire pour
vaporiser l’eau diminue avec la pression, à l’aspiration de la pompe ou règne une dépression, la
capacité de succion de la pompe est limitée. Par conséquent il faut vérifier, pour une situation
particulière de pompage (température de l’eau et altitude du point d’eau) les conditions de
vaporisation de l’eau afin d’éviter le phénomène de cavitation (formation de poches de gaz).
Ces pompes peuvent être mono ou multicellulaire, à axe horizontal ou vertical, à commande par un
moteur électrique ou thermique et installées à l’intérieur ou l’extérieur d’un local si les protections aux
intempéries sont prises en ligne de compte.
Elles sont à encombrement réduit, leur rendement est élevé, leur entretien facile et leur prix d’achat est
intéressant.
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 22
On doit prévoir :

 Un clapet de retenue pour éliminer tout risque de coups de bélier dès que la dénivellation dépasse 5
m.
 Une vanne à passage direct permettant un réglage éventuel du débit ou de réduire la puissance
absorbée au moment du démarrage. Elle doit être installée après le clapet de retenue.

 Pompes à axe vertical :

Elles sont placées au fond du puits. L’entraînement de la pompe se fait par un moteur depuis le sol par
l’intermédiaire d’une ligne d’arbre placée à l’intérieur de la colonne de refoulement. Le guidage des
arbres se fait par des paliers placés à des intervalles réguliers.

Elles sont utilisées dans le cas de puits de profondeur moyenne (coût d’achat et d’entretien; pertes de
puissance par frottement) et d’absence d’énergie électrique.
L’ entretien de leur moteur est facile

 Pompes immergées :

La pompe et le moteur forment un ensemble qui est immergé dans le puits ou le forage. Le moteur
électrique doit être étanche. Le cadre qui sert à l’alimentation du moteur de la pompe doit être
imperméable, résistant et le joint, entre le câble et le moteur parfaitement étanche.
Du fait de leur immersion dans le puits, ces pompes ne nécessitent par d’amorçage.
Ces pompes généralement multicellulaires pour développer de fortes hauteurs de refoulement.
Leur installation nécessite de l’énergie électrique. Les pertes de puissance sont surtout liées à la qualité
de l’installation électrique: jonctions, câbles etc.
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 23

Pompes de surface

X—PROTECTION ET REGULATION

X.1- Protection de la pompe

 Clapet anti-retour : empêche l’inversion du débit d’eau lors


de l’arrêt de la pompe, ne pas soumettre la conduite d’aspiration
à la pression de refoulement, et protéger la pompe à l’arrêt de
coups de bélier venant du réseau

* Ventouse : permet l’entrée d’air en cas de


vidange ou de dépression, la sortie d’air pendant le remplissage

 Soupape de décharge : limite les surpressions dans le réseau


BNIAICHE A. TURBOPOMPES 24

 Sonde de niveau : protège la pompe en cas de


manque d’eau dans le point d’eau et éviter donc
qu’elle ne tourne à sec et pour démarrer la pompe
lorsque le niveau d’eau dans le forage ou puits est
suffisant
 Crépine : évite l’aspiration de corps solide dans la
pompe. Elle doit être installée à 0,5 m du fond du
puisard et demeurer totalement immergée en tout
temps
 Clapet de pied: Généralement, il est intégré à la
crépine. Il évite le retour d’eau et
facilite l’amorçage de la pompe
 Vanne de refoulement : sert à
contrôler le débit dans le circuit de
refoulement, et isoler le circuit pour
la dépose de la pompe ou une pièce
d’équipement.

 Réservoir anti-bélier : assure la protection du réseau contre la dépression et surpression


BNIAICHE A. TURBOPOMPES 25
X.2- Les types de régulation

Les systèmes de régulation permettent d’ajuster automatiquement, les performances du groupe


de pompage aux besoins du réseau de façon à délivrer en toutes circonstances le débit voulu dans les
meilleures conditions. Ces systèmes sont commandés par des capteurs (pression, débit, niveau). Il y’ a
plusieurs raisons d’utiliser les diverses techniques de régulation.

 Economie d’eau, économie d’énergie et de main-d’œuvre.


 Amélioration de la sécurité. Ce critère est important dans les installations de pompage électrique
pour éviter les dégâts et accidents pouvant être causés par des pannes

 Par vannage : c’est le procédé de régulation le plus simple. Cette permet de diminuer ou
d’augmenter le débit refoulé selon les besoins, et sert aussi à la protection au démarrage de
l’installation. Néanmoins, le vannage entraîne une dépense en énergie plus importante en
raison des pertes de charge supplémentaires introduites par la vanne.
 Par niveau d’eau du réservoir : Dans ce mode de régulation, le fonctionnement de la
pompe est commandé par un détecteur automatique du niveau d’eau dans le réservoir d’eau.
Les détecteurs les plus répandus sont des systèmes à flotteurs.
 Par réservoir sous pression : Le fonctionnement de la pompe est commandé par un
détecteur automatique (pressostat) dans un réservoir étanche sous pression d’air.
 Par variation de vitesse de rotation de la pompe

ANNEXES
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 26

ANNEXE 1
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 27
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 28
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 29
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 30
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 31

ANNEXE 3 Détermination de la hauteur géométrique totale d’une installation

Hr
Hr

Hc

Ha
Hg = Ha + Hr
Hg = Ha - Hc

Hr
Hr

Hg = Ha - Hc
Hg = Ha - Hc
Hc Pompe à 5 étages
Hc

Crépine

Moteur
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 32

Caractéristiques du réseau

Pn
H H
J J
Arroseur

Hg
Hg

Q
Q

H J
Enceinte
sous P P
pression

Hg
H H’g

H g
a
Q
BNIAICHE A. TURBOPOMPES 33