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II.

1 Introduction

La couche physique d’un réseau de transport optique se compose d’un ensemble de nœuds
(OXC, OADM, …) interconnectés par des fibres optiques, en utilisant la technologie WDM
on peut transmettre le trafic sur la même fibre, sur différentes longueurs d’onde
simultanément. Il est possible dans WDM de grouper plusieurs requêtes individuelles de
trafic dans une seule longueur d’onde, améliorant l’utilisation de la bande passante de cette
longueur d’onde, donc minimiser l'écart entre la capacité d’une longueur d’onde qui peut
atteindre des dizaines de gigabits par seconde et les demandes en trafic (sachant que les
débits des signaux clients ne dépassent pas généralement quelques gigabits par seconde)

II.2 Travaux relatifs

Afin de mieux exploiter la capacité de la couche physique de WDM, une procédure


importante consiste à identifier la meilleure topologie logique pour le transport du trafic. Ce
problème a fait l’objet de plusieurs travaux de recherche où il a été formulé comme un
problème d’optimisation.

Le problème du design de la topologie logique WDM où les demandes en trafic sont


connues à l’avance est généralement formulé en utilisant la programmation linéaire en
nombres entiers et admet comme entrée une matrice de trafic qui représentent les demandes
entre les paires des nœuds du réseau. Plusieurs formulations basiques du problème ont été
proposées dans [14 , 15 ] pour objectif de minimiser le coût total du réseau tout en
satisfaisant toutes les demandes de trafic.

Le problème complet de la topologie logique est un problème très compliqué (NP-


Hard) [16]. Donc il peut se deviser en sous-problèmes pour pouvoir les résoudre
séquentiellement. Parmi la première recherche (Ramaswami et Sivarajan , 1996 ;
Mukherjee et al., 1994-1996 ; Krishnaswamy et Sivarajan, 1998 ; Banerjee et
Mukherjee, 1996)

18
Les sous-problèmes sont [17] :

1. Design de la topologie logique


2. Routage de trafic
3. Affectation de longueurs d’onde RWA (Routing Wavelength Assignment)
4. Routage des circuits optiques

Comme mentionné dans le Chapitre 01, les entités de base gérées dans les réseaux
WDM sont les circuits optiques (lightpaths), Pour transporter des données d’un nœud à un
autre, un ou plusieurs circuits optiques doivent être utilisés dans la couche logique du
réseau (on parle de routage logique).
Chacun des circuits optiques doit être associé à un chemin physique connectant le
nœud source au nœud de destination ainsi qu’une longueur d’onde au niveau de toutes les
fibres de ce chemin (on parle de routage physique).

19
Le trafic de réseau

Problème de design de la
Routage de trafic topologie logique et
routage de trafic
(VT)

Topologie logique

Problème de routage des


Routage des Affectation de
circuits optiques + longueurs d’ondes λ
circuits optiques et
d’affectation de longueurs
d’onde
(RWA)

Topologie physique

Figure II-1 Schéma de routage du trafic dans un réseau WDM

Alors que le routage du trafic dans un réseau WDM se fait en résolvant deux
niveaux de problèmes comme présenté dans la figure II.1.

20
II.3 Design de la topologie logique

Ce problème consiste à définir l’ensemble des circuits optiques à mettre en place


entre les nœuds du réseau pour transporter les demandes en trafic. L’ensemble des nœuds
du réseau et l’ensemble des circuits optiques les reliant forment la topologie logique du
réseau. Les demandes en trafic doivent être routées dans cette couche logique en optimisant
un certain critère de performance (coût du réseau, quantité de trafic électriquement
commuté dans les nœuds intermédiaires, …)
Chaque demande en trafic doit être associé à un chemin “logique” composé d’un ou
de plusieurs circuits optiques (liens logiques). Le problème de routage du trafic et de
design de la topologie logique sera appelé, dans le reste de ce chapitre, problème de design
de la topologie logique.

III.3.1 Problème de design de la topologie logique


Etant donné un ensemble de demandes en trafic, le problème du design de la topologie
logique consiste à :

• Définir la topologie logique : Il s’agit de trouver un ensemble optimal  de circuits

optiques reliant les nœuds du réseau.

• Router le trafic : Il s’agit de router chaque demande de trafic sur un chemin logique

constitué d’un (ou de plusieurs) circuits optiques de  . La quantité totale de trafic circulant
sur un lien de la topologie logique ne doit pas dépasser la capacité d’un circuit optique (la
capacité d’une longueur d’onde  ).
L’objectif recherché consiste à minimiser le coût du réseau, étant donné que la grande
partie de ce coût est représentée par le coût des transpondeurs installés dans les nœuds
d’extrémités des circuits optiques 18
. Le coût du réseau à optimiser peut se réduire au coût
des transpondeurs utilisés pour la mise en œuvre des circuits optiques.
Sachant que chaque circuit optique a besoin de deux transpondeurs (un au niveau de sa
source et un autre au niveau de sa destination)
Le problème du design de la topologie logique consiste alors à minimiser le nombre de
circuits optiques à établir dans le réseau.
21
La Figure II.2 illustre une instance du problème du design de la topologie logique :
 Les flèches Rouges (ligne pointillée) représentent les chemins des demandes
en trafic qui sont indexées par le nombre d’unités de bande passante requises.
 Les flèches noires représentent les circuits optiques à établir dans le réseau.
On suppose dans cet exemple que chaque circuit optique a une capacité de cinq unités de
bande passante (capacité d’une longueur d’onde), la solution optimale du ce problème dans
la Figure II.2 (a) consiste à router la demande en trafic entre les nœuds 1 et 3 sur un
chemin logique constitué des deux circuits optiques : C(1, 2) et C (2, 3) , ce qui permet
d’éviter de créer un nouveau circuit optique direct entre les nœuds 1 et 3 , cette solution
évite le coût de deux transpondeurs supplémentaires (1,3) et (3,1) , ce qui n’est pas le cas
pour la solution (b) de la Figure II.2 .

3
3
1 2 1 2
2

2 2 2
3 3

Circuit optique de capacité C= 5

(a) - Une solution optimale (b) - Une solution faisable

Figure II-2 une instance du problème de design de la topologie logique d’un réseau WDM

22
III.3.2 Modélisation du problème
Comme mentionné dans le Chapitre I, les nœuds dans un réseau WDM peuvent se classer
en deux catégories selon leurs positions par rapport aux clients.
 Nœuds terminaux (Access Nodes) comportent comme des clients du réseau de
transport optique, Ce sont ces nœuds qui injectent ou extraient le trafic (les données) dans
le réseau WDM.
 Nœuds intermédiaires (Routing Nodes) qui sont utilisés pour relier les nœuds
terminaux. Ils sont localisés principalement dans le cœur du réseau de transport optique (les
brasseurs optiques OXC). Ils permettent de laisser passer les trafics sans effectuer aucun
traitement numérique (injection ou extraction de nouveaux trafics). Par contre, ces nœuds
assurent d’autres fonctions importantes telles que le brassage optique des circuits.

Un nœud peut être à la fois terminal et intermédiaire (par exemple : les OADMs): il peut
servir pour transiter des circuits optiques et en même temps donner naissance ou mettre fin
à d’autres. Un circuit optique représente le support de transport du trafic dans le réseau.
Chaque circuit optique dans le réseau commence à un nœud terminal source et se termine à
un nœud terminal de destination.
La mise en œuvre d’un circuit optique nécessite deux transpondeurs fonctionnant sur la
même longueur d’onde, La capacité d’un circuit optique est égale à la capacité de la
longueur d’onde associée ; dans le modèle dans la Figure II.2 on suppose que toutes les
longueurs d’onde ont la même capacité de transport.
Donc le problème du design de topologie logique d’un réseau WDM est posé comme suit,
Etant donné :
• Les nœuds terminaux du réseau ;
• L’ensemble de demandes en trafic à transporter.

L’objectif consiste à minimiser le nombre de circuits optiques (lightpaths) dans le réseau


pour transporter ces demandes ; En d’autres termes, il s’agit de définir une topologie
logique du réseau (notons qu’on peut exhiber plusieurs topologies logiques sur le même

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réseau physique) permettant d’interconnecter les nœuds terminaux du réseau à un coût
minimal.

 Les liens d’interconnexion sont logiques et représentent les circuits optiques à


mettre en place.
 Le coût global d’une solution est donné par le nombre de circuits optiques à créer.

III.3.3 Formulation mathématique du modèle

Le réseau logique est représenté comme un graphe G tel que les sommets de ce graph sont
les nœuds de ce réseau, et les arcs de graph sont les circuits optiques de ce réseau, Soient :
  : l’ensemble de nœuds qui représentent les nœuds terminaux du réseau WDM ;
  : l’ensemble d’arcs qui représentent tous les circuits optiques possibles entre les
nœuds ;
 s :    : une fonction qui assigne à chaque arc son nœud source ;
 t :    : une fonction qui assigne à chaque arc son nœud de destination.

Nous représentons le réseau “logique” à supposer par le multi-graphe G  , , s, t  , On

suppose que le nombre de circuits optiques possibles entre chaque paire de nœuds du

graphe est un grand entier de valeur  et Pour tout i  i  j ,  représente la

cardinalité de l’ensemble e  : s(e)  i, t (e)  j 


On considère un ensemble D de demandes en trafic à router dans le réseau. Pour chaque

demande d  D , On note par d le volume de trafic de la demande d (exprimé en unités

de bande passante), sd son nœud source et td son nœud de destination ; On introduise

l’ensemble de chemins  d sur lesquels la quantité de trafic d peut être partagée , On

note que  d contient tous les chemins simples entre sd et td .

24
Etant donné que le réseau est symétrique, le nombre de chemins est le même pour toutes les
demandes et sera noté par S .
Soient :  d , la quantité de trafic envoyée par la demande d sur le chemin  .
On exprime une solution de routage pour une demande d  D par le vecteur

d  ( d , )  ( d ) dans s
 tel que   ( d ) d ,  d , Ce vecteur appartient à l’espace

vectoriel   dD  d , on note ainsi  d par l’ensemble de toutes les solutions de routage

possibles pour une demande d  D .


Donc on a :

d   X d  s
 :


 ( d )
d ,  d 

Une solution de routage du problème est alors donnée par le vecteur d  ( d )dD
Pour chaque arc de ce graph e  , on introduit la fonction ye :    tel que :

1 si e 
ye ( X )     e xd ,  e  
d D   ( d )

0 si e 

Equation 0-1

En d’autres termes ye ( X ) représente la quantité de trafic qui circule sur le lien e ,

une solution de routage est dite faisable si ye ( X ) est inférieur ou égale à la capacité du lien

e ( C ).

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On cherche alors une solution de routage réalisable qui minimise le nombre de liens
utilisés, soit le problème d’optimisation suivant :

Minimiser  ( X )  1 sachant que


eE

X  
 e  E.
 0  ye ( X )  C

Problème d'optimisation 1

Le Problème d’optimisation 1 peut être aussi exprimé sous la forme d’un programme
linéaire en nombre entiers :
Soit be est une variable binaire {0,1} de décision qui est égale à 1 si le lien e est utilisé

dans la solution finale, sinon il égale à 0

Minimiser : b
eE
e sachant que :

 ye  C  be e  E ...( II .2)
y 
 e  
d D   ( d )
 
e xd , e  E ...( II .3)

  xd ,  d d  D ...( II .4)
   ( d )
 xd ,     (d ), d  D ...( II .5)

 ye  0 e  E ...( II .6)

 be  0,1 e  E ...( II .7)

Problème d'optimisation 2 (formulé en PL)

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L’expression (II.2) représente la contrainte de capacité au niveau des arcs du Graphe
(les liens E) et assurent que la quantité du trafic circulant sur un lien ne doit pas dépasser sa
capacité ; L’expression (II.3) défini pour chaque lien e la quantité de trafic qui le traverse ;
L’expression (II.4) représente les contraintes de conservation de flux qui traduisent la règle
suivante : « la somme des quantités de trafic qui circulent sur les chemins entre la source et
la destination d’une demande d doit être égale au volume de cette demande » .

II.4 Routage et affectation de longueurs d’onde (RWA)

Le problème de routage des circuits optiques et d’affectation de longueurs d’onde,


la formalisation optimale de RWA (Routing and Wavelength Assignment) est un problème
NP-difficile [19], [20] ; donc des algorithmes heuristiques sont souvent utilisées [21].
Il considère un réseau où les circuits optiques peuvent être transportées sur différentes
longueurs d’onde dans les fibres. Chaque circuit optique est associé à un chemin,
connectant sa source à sa destination, et à une longueur d’onde spécifique.

On suppose qu’un circuit optique doit utiliser la même longueur d’onde dans chaque
fibre traversée. C-à-d qu’aucune conversion de longueurs d’onde n’est permise dans les
nœuds du réseau, les circuits optiques routés sur la même fibre doivent être associés à des
longueurs d’onde différentes. Lors de la réalisation du routage et de l’affectation de
longueurs d’onde, l’objectif principal consiste à minimiser le nombre de longueurs d’onde
utilisées dans le réseau.

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1 3
1 3
3 2
1 2 4 1 2 4
3 3
2 4 2 4

Une solution faisable avec 4 longueur d’onde optimale Une solution optimale avec 3 longueur d’onde

Figure II-3 Instance du problème RWA où l’objectif est de minimiser le nombre de longueurs d’onde

La Figure 0.3 illustre deux solutions différentes d’une instance du problème RWA. Dans
cet exemple, les circuits optiques sont représentés par des flèches et routées sur le réseau en
utilisant un ensemble de longueurs d’onde. Dans Le premier la réutilisation des ressources
(longueurs d’onde) n’est pas optimisée, une longueur d’onde additionnelle 4 est utilisée
alors qu’il ´était possible de l’éviter.

Le problème RWA peut être considéré sous deux hypothèses de trafic différents :

II.4.1 L’établissement dynamique (DLE)


Dans l’établissement dynamique des circuits optiques DLE (Dynamic Lightpath
Establishment), les algorithmes qui traites ce contexte sont des type ‘Online’ [22], ces
algorithmes consistent généralement soit à minimiser la probabilité de blocage, soit à
maximiser le nombre de demandes desservies.

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II.4.2 L’établissement statique (SLE)
Le deuxième hypothèse concerne l’établissement statique des circuits optiques SLE
(Static Lightpath Establishment) où l’ensemble des circuits optiques (la matrice de
demandes en trafic) est connu à l’avance, les algorithmes qui traites le problème RWA
statique sont des type ‘offline’ [23] , Le problème “offline” du design de la topologie
logique WDM est généralement formulé en utilisant la programmation linéaire en
nombres entiers (integer linear program (ILP) formulations ) et admet comme entrée une
matrice de trafic qui représentent les demandes entre les paires des nœuds du réseau .

Ces Algorithmes de type ‘offline’ peuvent être classés en deux catégories, Algorithmes de
RWA basés sur la programmation linéaire et Algorithmes de RWA basé sur des méthodes
heuristiques.

II.4.3 Algorithmes de RWA basés sur la programmation linéaire


Ces algorithmes résolvent les problèmes de routage des circuits optiques et
d’affectation de longueurs d’onde conjointement [24], Plusieurs objectifs ont été considérés
tel que la minimisation du taux de blocage, la minimisation du nombre de longueurs d’onde
utilisées en supposant que toutes les requêtes peuvent être acceptées, Les formulations de
l’ILP sont NP- difficile et donc ne peuvent être résolues que pour les très petits systèmes
(réseaux WDM). Pour les grands systèmes, des méthodes heuristiques doivent être utilisés.

II.4.4 Algorithmes de RWA basés sur des méthodes heuristiques


Le principe de ces algorithmes c’est de résoudre le problème complet RWA (sans
décomposition), nous montrons les plus connues [25], [26], [27]

 Shortest First Fixed Path (SFFP)


L’objectif de cet algorithme est de maximiser le nombre de circuits optiques établis
dans le réseau. La méthode heuristique commence par calculer les plus courts chemins pour
toutes les circuits optiques en utilisant l’algorithme de Dijkstra sur la topologie du réseau
physique donné. Ces circuits optiques sont ensuite arrangés selon un ordre croissant en

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fonction de la longueur de leurs plus courts chemins, L’algorithme SFFP alors route les
circuits optiques ordonnées séquentiellement sur leurs plus courts chemins, Chaque circuits
optiques routée est associée à une seule longueur d’onde en respectant la contrainte qui
exige que deux requêtes passant par la même fibre doivent utiliser des longueurs d’onde
différentes.

 Longest First Fixed Path (LFFP)


Cette méthode utilise le même principe que SFFP sauf qu’elle affecte des longueurs
d’onde aux circuits optiques ayant les plus longs chemins en premier, LFFP permet une
moyenne d’utilisation des fibres plus grande que celle obtenue par SFFP car le nombre de
circuits optiques établis par SFFP est plus grand pour des instances du problème qui
considèrent un nombre important de requêtes [20].

 Longest First Alternate Path (LFAP)


L’algorithme LFAP proposé par J H Siregar , H Takagi et Y Zhang dans [21] , formule
le problème RWA comme un problème de Sac à dos , Les longueurs d’onde sont traitées
comme des sacs à dos, chacune d’entre elles peut contenir plus d’un circuit optique. Les
circuits optiques sont considérés comme des objets, et plusieurs circuits peuvent partager la
même longueur d’onde à condition qu’ils empruntent des chemins lien-disjoints. L’objectif
de l’algorithme LFAP est de maximiser le nombre de circuits optiques par longueur d’onde.
LFAP classe d’abord les circuits optiques selon un ordre décroissant en fonction de la
longueur de leurs plus courts chemins, les longueurs d’onde sont traitées une par une
jusqu’au routage de tous les circuits optiques. Pour chaque nouvelle longueur d’onde
traitée, L’algorithme essaye de router les circuits optiques restantes (non routées) en suivant
l’ordre prédéfini (du plus long au plus court). Si un circuit optique ne peut être routé, des
chemins alternatifs seront recherchés. Si aucun circuit optique ne peut être routé sur la
longueur d’onde courante (traitée), une nouvelle longueur d’onde est demandée et le
processus de recherche est répété [16], l’algorithme LFAP consomme plus de temps pour
fournir une solution faisable du problème RWA.
30
 Heaviest Path Load Deviation (HPLD)
L’algorithme HPLD proposé par (J H Siregar , H Takagi et Y Zhang ) [21] , suppose
que le problème RWA est formulé comme un problème de routage où le coût d’un lien est
déterminé en se basant sur son utilisation cherche à router certains circuits optiques qui
passent par le lien le plus chargé afin de minimiser le nombre de longueurs d’onde,
l’algorithme essaye de dévier la charge du lien le plus chargé vers d’autres liens moins
chargés, ce qui permet de réutiliser certaines longueurs d’onde et libérer d’autres.

II.4.5 Formulations du problème RWA


Parmi les premières formalisation de problème RWA a été introduite par Dhritiman
Banerjee et Biswanath Mukherjee , 1996 [28] , L’objectif est de minimiser le nombre de
longueurs d’onde nécessaires pour acheminer les données sur une topologie physique
donnée. Où ils sont le formulé comme un problème de programmation linéaire en nombres
entiers (PLNE) ou plus connu en terme Anglais Mixed linear programming (MILP).
On considère un réseau de transport optique WDM représenté par un graphe orienté
G  (, E ) , où  est l’ensemble des nœuds qui représentent les nœuds WDM et E est
l’ensemble d’arcs qui correspondent aux fibres optiques reliant les nœuds WDM.
Soient W  1,..., wN  l’ensemble des longueurs d’onde disponibles dans chaque fibre du

réseau, on suppose un ensemble  de demandes de circuits optiques à router dans le


réseau. Chaque demande doit être associée à une route et une seule longueur d’onde, en
admettant qu’il n’y a pas de convertisseurs de longueurs d’onde disponibles dans les nœuds
du réseau. Pour chaque demande k  , on note par sk son nœud source et par tk son
nœud de destination.
On rappelle que dans le cas où deux circuits optiques passent par la même fibre, ils doivent
utiliser deux longueurs d’onde différentes. Pour chaque w W , on représente une couche
du réseau par un graphe Gw  (w , Ew ) , où chaque nœud de l’ensemble  w est obtenu en

dupliquant le nœud correspondant dans  et chaque arc (lien) de l’ensemble Ew est obtenu

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en dupliquant l’arc correspondant dans E . Nous obtenons alors wN couches du réseau. En
utilisant de cette décomposition en couches, nous admettons que chaque couche du réseau
est un réseau indépendant dans lequel chaque lien (arc) a une capacité égale à ‘1’, et donc
un seul circuit optique peut l’utiliser pour son routage.
De ce fait, le problème peut être considéré comme un problème de routage de demandes
dans un réseau multicouches, où chaque demande doit être routée sur une seule couche.
Pour tout circuit optique k  et toute longueur d’onde w W , on définit les variables de
décision binaires suivantes :
1 si w est affecté au k
kw  
0 sinon

1 si le circuit optique k est routé sur l'arc e


xke   , e  Ew
0 sinon

On a donc : 
wW
w
k  1 , k  K (car chaque lien doit être associée à une seule longueur

d’onde)
Il est aussi clair que si une longueur d’onde w n’est pas affectée à un circuit optique k
alors ce dernier n’utilise pas les liens de la couche w . Cette contrainte est exprimée par :

xke  kw , e  Ew , w W , k  K

Pour chaque nœud   :

- Ew ( ) : ensemble de liens entrants dans le nœud 

- Ew ( ) : ensemble de liens sortants du nœud 

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On a donc :

kw si  =s k
 w
 k  k  k si  =t k
x e
 x e

w W ,  , k  K
eEw ( ) eEw ( )  0 s inon

Pour chaque w W on a :
- Chaque lien e  Ew peut s’utiliser au plus par un seul circuit optique, c’est à

dire : x
kK
e
k  1 e  Ew w W

- Soit la variable de décision binaire suivante :

1, si w est utilisé dans le réseau


usew  
0 sinon
Le problème RWA est représenté ci-dessous :

Minimiser wMAX =  use sachant que :


wW
w

x
kK
e
k  1 e  Ew w W

kw si  =s k

 xke   xke   kw si  =t k w W ,  , k  K …
eEw ( ) eEw ( )  0 s inon

xke  kw , e  Ew , w W , k  K


wW
w
k  1 , k  K

xke , kw , usew 0,1 .


. Problème d'optimisation 3

33
On peut formuler le RWA problème autrement, la fonction objective c’est de
minimiser le flot dans chaque lien :

Minimiser FMAX  F
s ,d
s ,d
i, j sachant que :

s ,d si s=j

F s ,d
i, j   Fjs,,kd   s ,d si d=j
s ,d , Fi , j
s ,d
 0,1 .
i k  0 s inon

II.5 Conclusion :

Dans ce chapitre, nous avons présenté deux niveaux de problèmes de


Topologie virtuelle WDM, le premier c’est le design de la topologie logique et
routage de trafic, nous avons modélisé en utilisant la théorie de graph et formulé par
la programmation linéaire, le second niveau c’est du routage des circuits optiques et
d’affectation de longueurs d’onde, nous avons introduit le concept d’établissement
statique des circuits optiques , dans ce concept nous avons illustré quelque
Algorithmes heuristiques et formulé en PL pour les résoudre .

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