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CHAPITRE 12. APPROCHE INTUITIVE DE L’INTÉGRATION 235

CHAPITRE
1 LE PRINCIPE DE SOMMATION INFINIE

1 1 Qu’est-ce qu’une intégrale ?

Téhessin : Tout d’abord, je suis heureux de vous retrouver sain et sauf aprés ce terrible
séjour chez les fizyssiuns.
Mathémator : Merci, cher disciple.
Téhessin : Avide de connaissances mathématiques, j’ai jeté un coup d’œil sur mon
livre de Terminale pendant votre absence et j’ai cru comprendre qu’une intégrale

APPROCHE était une aire.


Mathémator : C’est un point de vue Téhessin, mais pour bien appréhender la notion
d’intégrale, il vaut mieux revenir à l’interprétation physique, le seul point de vue en

INTUITIVE DE
termes d’aire est trop réducteur.
Les physiciens utilisent les intégrales pour calculer bien d’autres choses que des aires :
une masse, une énergie, un volume ou encore un potentiel électrique peuvent s’écrire
comme l’intégrale d’une fonction d’une variable sur un segment. Dans tous les cas,

L’INTÉGRATION
y compris celui du calcul d’aire, c’est la notion intuitive de sommation infinie qui
permet de faire ce lien entre une grandeur physique et une intégrale. Pour vous faire
une idée de ce qu’est une sommation infinie, je vous propose d’examiner ensemble
trois exemples : un calcul de distance, un calcul d’aire et un calcul de volume.

1 2 Comment calculer la distance parcourue connaissant les vitesses ins-


tantanées ?

Mathémator : Supposez, Téhessin, que le compteur kilométrique de votre scooter


soit en panne et que vous ne disposiez que du compteur des vitesses qui donne à tout
instant t la vitesse arithmétique v(t). Pouvez-vous calculer la distance ℓ parcourue
entre deux instants t1 et t2 ?
Téhessin : Si la vitesse est constante et égale à v0 , on a ℓ = v0 (t2 − t1 ). Mais sinon..., je
ne vois pas.
Mathémator : Eh bien sinon, on se ramène à des intervalles de temps « très petits » où
la vitesse est « presque constante ». En cela, nous allons raisonner en physicien, le but
étant d’avoir une bonne intuition de ce qu’est une intégrale, mais il ne faut pas croire
que vous pourrez utiliser ce genre d’arguments dans un raisonnement mathématique.
Je m’explique.
Nous allons imaginer que l’intervalle [t1 , t2 ] est découpé en une infinité de petits
intervalles de temps de durée dt. Pendant l’un de ces intervalles [t, t +dt], on parcourt
Tout le monde le croyait mort : il est pourtant de retour. Mais trop long- approximativement la distance v(t) dt, car l’intervalle étant infiniment petit, on peut
temps prisonnier de la terrible tribu des fisyssiuns, Mathemator a adopté supposer que la vitesse est constante et égale à v(t) entre t et t + dt. La distance totale
leur langage et semble avoir oublié sa rigueur mathématique... ℓ correspond donc à la somme, en nombre infini, de ces distances infiniment petites,
pour t variant de t1 à t2 . En notation intégrale, cela s’écrit
Z b
ℓ= v(t) dt.
a

R
Téhessin : Mais pourquoi utilise-t-on le symbole ?
Mathémator : Parce qu’il représente le S de summa qui signifie somme en latin ; il a
été inventé par Leibniz de même que les notations dt, dx... Vous voyez bien qu’une
intégrale est avant tout une somme !

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236 12.1. LE PRINCIPE DE SOMMATION INFINIE CHAPITRE 12. APPROCHE INTUITIVE DE L’INTÉGRATION 237

Téhessin : D’autre part, je ne vois pas bien quel sens précis on pourrait donner à cette Avec les mêmes notations que dans le problème précédent, on a donc, en faisant la
somme en nombre infini de quantités infiniment petites... somme pour x variant de a et b des aires infiniment petites f (x)dx
Mathémator : Il y a effectivement un vrai problème de définition. Mais vous ne saurez Z b
Rb
exactement ce que représente a v(t) dt que l’année prochaine. En attendant, voici A(a, b) = f (x) dx.
a
d’autres exemples.
Voilà pourquoi un calcul d’aire peut se ramener à un calcul d’intégrale.
1 3 Quelle est l’aire délimitée par une courbe ?
1 4 Quel est le volume intérieur à une sphère ?
Mathémator : Parlons un peu, Téhessin, de l’aire d’une portion de plan délimitée par
la courbe représentative d’une fonction. On considère donc une fonction f continue Téhessin : Après la dimension 1 et la dimension 2, maintenant la dimension 3, c’est
sur [a, b], et pour c et d dans [a, b] avec c < d, on note A(c, d) l’aire de la portion de ça ?
plan comprise entre les droites d’équations x = c, x = d, y = 0 et la courbe d’équation
y = f (x). Mathémator : Oui, une distance, une aire, un volume sont en fait des mesures d’objets
à une, deux ou trois dimensions. Et qui dit mesure, dit intégrale.
y Téhessin : Vous allez donc exprimer le volume intérieur à une sphère comme une
y = f (x)
intégrale.
Mathémator : Effectivement, nous allons imaginer que l’intérieur de la sphère est dé-
coupé en une infinité de parties de volume infiniment petit, puis effectuer la somme
de ces petits volumes. Il y a plusieurs manières de procéder : découper l’intérieur de
aire A (c, d ) la sphère en une infinité de sphères concentriques, comme des poupées russes, ou
a c alors considérer qu’elle est composée de tranches horizontales infiniment fines.
x
d b Téhessin : Je préférerais les tranches Professeur, car je ne joue plus à la poupée.
Mathémator : Comme vous voulez. Alors commençons par supposer que la sphère
a pour rayon R et pour équation dans un repère orthonormé x2 + y 2 + z 2 = R2 , et
découpons.
Pour comprendre comment peut se calculer A(a, b), nous allons, comme pour le cal-
cul de distance de tout à l’heure, découper l’intervalle [a, b] en une infinité de petits
intervalles de la forme [x, x + dx] correspondant à une petite aire A(x, x + dx).

y
A (x + dx) y = f (x)

O
a
x
x x + dx b
I

I′

Téhessin : Et j’imagine qu’on va dire que A(a, b) est la somme en nombre infini des M
aires A(x, x + dx) infiniment petites pour x variant de a à b.
M′
Mathémator : Quel talent !
Téhessin : J’ai compris le principe, mais en quoi suis-je avancé, une fois que j’ai fait Il faudrait maintenant « calculer » le volume de la tranche hachurée qui correspond
ce découpage ? Je me retrouve avec une infinité de calculs à faire, au lieu d’un seul. aux points dont l’altitude est comprise entre z et z +dz. Et cette fois, Téhessin, en quoi
va consister l’approximation ?
Mathémator : Certes, mais ce qui est intéressant, c’est qu’on peut donner une valeur Téhessin : Facile, facile, je vais dire que cette tranche a un rayon constant puisque
approximative de A(x, x + dx). En effet, comme dx est infiniment petit, f est presque son épaisseur dz est infiniment petite, et donc c’est un cylindre.
constante et égale à f (x) sur tout l’intervalle [x, x + dx]. Donc A(x, x + dx) vaut à peu
près l’aire d’un rectangle de base dx et de hauteur f (x), c’est à dire f (x)dx. Mathémator : Oui, poursuivez donc le calcul, je vois que vous êtes bien parti !

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238 12.2. PROPRIÉTÉS DE L’INTÉGRALE CHAPITRE 12. APPROCHE INTUITIVE DE L’INTÉGRATION 239

Téhessin : Cette tranche a approximativement pour volume π r 2 (z) dz où r(z) est le 2 2 Autres propriétés
rayon de la section d’altitude z. Il me reste à calculer r(z), mais là, je suis un peu en
panne. Un petit indice, Professeur ?
Propriétés de l’intégrale
Avec f et g des fonctions intégrables sur [a, b],
Mathémator : Il tient en un mot : Pythagore. Za
– f (x) dx = 0
Téhessin : Merci, Professeur. a
Z b Z a
D’après le théorème de Pythagore, on a r 2 (z) + z 2 = R2 et le volume total est donc – f (x) dx = − f (x) dx
a b
Z R
Z b Z b Z b
V= π(R2 − z 2 )dz. – [λf (x) + µg(x)] dx = λ f (x)dx +µ g(x)dx avec λ et µ des réels : c’est
−R a a a
Propriétés 12 - 1 la linéarité de l’intégrale.
Z b
Et j’ai fini ! – f (x) ❃ 0 pour tout x ∈ [a ; b] =⇒ f (x) dx ❃ 0
a
Z b Z b
Mathémator : Très bien, Téhessin, mais ça ne sera fini que lorsqu’on aura simplifié – f (x) ✻ g(x) pour tout x ∈ [a ; b] =⇒ f (x) dx ✻ g(x) dx : c’est la crois-
cette intégrale ! Cela se fait en utilisant les techniques de calcul d’intégrales à l’aide a a
de primitives, et avec ces techniques, on obtient facilement la formule classique V = sance de l’intégrale.
Z
4 b
π R3 . f (x) dx ✻ a |f (x)| dx : c’est l’inégalité triangulaire appliquée aux inté-
Rb
3 –
a
grales.
1 5 Calcul de la longueur d’un arc

On considère la courbe d’équation y = f (x). Imaginez un moyen d’obtenir la longueur


de l’arc de cette courbe compris entre les points d’abscisse xi et xf .
3 VALEUR MOYENNE

2 PROPRIÉTÉS DE L’INTÉGRALE 3 1 Définition


La moyenne d’un nombre entier de valeurs est facile à obtenir : il suffit d’additionner
ces valeurs et de les diviser par leur nombre
2 1 Relation de Chasles
f (a0 ) + f (a1 ) + · · · + f (an−1 )
Il s’agit de montrer : mn (f ) =
n
On pense tout naturellement à passer à la limite et à remplacer la somme discrète par
une intégrale. Mais attention : ceci n’est valable que si la subdivision n’est pas trop
Relation de Chasles irrégulière. On pourrait imaginer en effet que la subdivision prenne une infinité de
Soit f une fonction intégrable sur [a, b], sur [b, c] et sur [a, c], alors valeurs entre a et (b − a)/2 et aucune ailleurs mis à part b, alors mn (f ) ne pourrait pas
Théorème 12 - 1 représenter une approximation convenable d’une moyenne. Nous continuerons donc
Z b Z c Z c
à considérer des subdivisions régulières.
f (x) dx + f (x) dx = f (x) dx
a b a Nous admettrons donc le résultat suivant :

Valeur moyenne
Soit f une fonction continue sur [a, b] et (ak )0✻k ✻n−1 une subdivision régulière
Pour s’en convaincre intuitivement , il suffit de penser « aire » et le cas des fonctions
de [a, b], alors
positives devient assez naturel. n−1 Z b
1X 1
On peut prouver ainsi les propriétés que vous connaissez bien : l’idée à retenir, même Théorème 12 - 2 lim f (ak ) = f (x) dx
n→+∞ n b−a a
si vous verrez des définitions différentes l’an prochain, c’est que les propriétés de l’in- k=0
tégrale s’obtiennent par passage à la limite de sommes discrètes, c’est pourquoi elles Z b
1
ont posé problème aussi longtemps : il a fallu attendre plusieurs siècles pour avoir On appelle µ = f (x) dx la valeur moyenne de f sur [a, b]
une définition correcte des limites. En ce qui vous concerne, vous vous contenterez b−a a
de quelques mois...
Vous pouvez retenir également qu’intuitivement, la valeur moyenne est une sorte de
Rappelons donc ces propriétés. somme des valeurs de f (x) affectées des coefficients dx le tout divisé par la somme

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240 12.4. PRIMITIVE ET INTÉGRALE CHAPITRE 12. APPROCHE INTUITIVE DE L’INTÉGRATION 241

des coefficients dx. Or on a déjà montré que On peut donc définir une fonction S sur [a, b] telle que
Z b [a, b] → ❘
dx = b − a S:
Z t
a t 7→ f (u) du
a
et on retrouve intuitivement le résultat.
Du point de vue graphique, on peut interpréter S(t) comme l’aire algébrique du do-
3 2 Est-ce que la valeur moyenne est une valeur prise par la fonction ? maine bleu :
y
Ça n’a rien d’évident a priori, puisque vous pouvez avoir 15 de moyenne en n’ayant y = f (x)
jamais eu de note égale à 15 (14 et 16 par exemple).
Et pourtant c’est vrai pour les fonctions continues comme nous allons le prouver :
comme quoi le passage à la limite du discret au continu présente quelques dangers !
Zt
Comme notre fonction f est continue sur [a, b], elle est bornée, donc il existe deux
f (u)d u
réels m et M tels que, pour tout x ∈ [a ; b] a a
x
m ✻ f (x) ✻ M t b

Alors, on obtient successivement


Rb
Z b Z b Z b 4 2 Comment retrouver f connaissant S : t 7→ f (u) du ?
m dx ✻ f (x) dx ✻ M dx a
a a a Rappelons d’abord la définition d’une primitive :
Z b
m(b − a) ✻ f (x) dx ✻ M(b − a) Primitive
a
Définition 12 - 1 Soit f et F deux fonctions définies sur un intervalle I. Alors F est une primitive
et finalement de f lorsque F est dérivable sur I et que F′ = f

m✻µ✻M Nous allons donc essayer de retrouver f connaissant S.

Donc µ appartient à l’intervalle image de f a : il existe donc un réel x0 ∈ [a, b] tel que 4 2 a Approche intuitive
f (x0 ) = µ. On fixe t dans [a, b[ et on considère un « petit » réel strictement positif h. Observons
ce qui se passe sur le « petit » intervalle [t, t + h]
Formule de la moyenne r
1
Soit f une fonction continue sur [a, b], alors il existe un réel x0 ∈ [a, b] tel que y
y= x−
2
Théorème 12 - 3 Z b
1
f (x0 ) = µ = f (x) dx
b−a a 1

Remarque 1 : le rectangle de dimensions µ et b − a a la même aire que celle définie


par la courbed’quation y = f (x), l’axe des abscisses et les droites d’équations
x = a et x = b.
Rb
Remarque 2 : la formule s’écrit aussi a f (x) dx = (b − a)f (x0 ) ce qui constitue un x
résultat très utile, puisqu’il permet de remplacer « une intégrale » en une ex- 0 1
pression « plus simple ».
On « voit » que, pour h petit, l’aire noire est « petite » devant l’aire bleue du rectangle
situé en dessous. Cela donne

4 PRIMITIVE ET INTÉGRALE S(t + h) − S(t) = hf (t) + ❛✐"❡ ♥♦✐"❡ ≈ hf (t)


et donc
S(t + h) − S(t)
≈ f (t)
4 1 Intégrale fonction de sa borne supérieure h
Considérons une fonction f que nous supposerons continue sur un intervalle [a, b] Ainsi, le taux d’accroissement de S entre t et h « ressemble » à f (t) quand h est « petit ».
pour simplifier notre propos. On « sent » donc que S est dérivable en t et que S′ (t) = f (t) et donc que S est une
primitive de f , ce qui crée le lien bien connu entre primitive et intégrale.
a. C’est à dire f ([a ; b]) Il reste à prouver cette intuition.

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242 12.4. PRIMITIVE ET INTÉGRALE CHAPITRE 12. APPROCHE INTUITIVE DE L’INTÉGRATION 243

4 2 b Preuve de notre intuition 4 4 Intégrations par parties


Nous allons utiliser la formule de la moyenne vue précédemment appliquée à la fonc- Nous n’avons que peu de méthodes d’intégration en terminale. Une des plus impor-
tion f continue sur [t, t + h]. Cela donne qu’il existe un réel th b tel que tantes est l’intégration par parties.
Z t+h
1 1 
f (u) du = S(t + h) − S(t) = f (th ) Intégration par parties
t +h−t t h Si u et v sont deux fonction dérivables sur [a, b] de dérivées u ′ et v ′ continues sur
[a, b], alors (uv)′ = u ′ v + uv ′ soit encore u ′ v = (uv)′ − uv ′ et donc
C’est à dire que Propriété 12 - 4
S(t + h) − S(t) Z b Z b
= f (th ) u ′ (x)v(x) dx = [uv]ba − u(x)v ′ (x) dx
h
a a
Or f est continue sur [t, t + h], donc quand h tend vers 0, f (t0 ) tend vers f (t) et donc
S est dérivable à droite en t, et

S(t + h) − S(t)
S′ (t) = lim = f (t)
h→0 h
Il resterait à faire la même preuve pour h négatif pour avoir la dérivabilité tout court.
On obtient donc le résultat suivant :

Théorème fondamental de l’intégration


Soit f une fonction continue sur [a, b] et à valeurs dans ❘ et soit

Théorème 12 - 4
[a, b] → ❘
S:
Z t
t 7→ f (u) du
a

alors S est dérivable sur [a, b] et S′ = f

4 3 Comment calculer une intégrale à l’aide d’une primitive ?


Rappelons une propriété bien connue :

Deux primitives d’une même fonction définie sur un intervalle diffèrent d’une
Propriété 12 - 2
constante

En effet, si F et G sont deux primitives de f sur I, alors F′ = G′ = f et donc F′ − G′ =


(F − G)′ = 0. La fonction F − G est donc constante sur I et il existe un réel k tel que
F(x) − G(x) = k pour tout x ∈ I.
Soit donc F une primitive de f . Comme la fonction S est elle aussi une primitive de
f , il existe donc un réel k constant tel que S(t) = F(t) + k pour tout t ∈ [a, b]. Alors
Z b    
f (u) du = S(b) − S(a) = F(b) + k − F(a) + k = F(b) − F(a)
a

Intégrale et primitive
Soit F une primitive d’une fonction f continue sur [a, b], alors
Propriété 12 - 3 Z b
f (u) du = F(b) − F(a)
a

b. th dépend bien sûr de h

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244 12.5. EXERCICES CHAPITRE 12. APPROCHE INTUITIVE DE L’INTÉGRATION 245

1
4. f 4 (x) = 12 - 13 Transformée de Fourier du signal
EXERCICES x ln x
s(t) = cos(πt)Π(t)
12 - 9 Calculs d’intégrales avec Ipp Z 1/ 2
Il s’agit de calculer l’intégrale X(s) = 2 cos(πt) cos(2πf t) dt
Intégration sans primitives 12 - 7 Quizz Z2
−1/ 2
1. I1 = 3(x − 1)2 ln(x) dx où f est un paramètre positif.
1. Vrai ou faux ? L’intégrale d’une fonction continue Z 1π
12 - 1 12 - 14 Lemme de Gronwall
et impaire est nulle. 2. I2 = sin(x)e−x dx
Calculez les intégrales suivantes, après avoir fait un petit R2 0
dessin. 2. Vrai ou faux ? Si −2 f (t) dt = 0, alors f est impaire. Soit f : [0, +∞[→ ❘ continue telle que, pour tout x ❃ 0
Z π/ 4
Rb x
1. I1 = a k dx avec k > 0 3. Trouvez une fonction paire, non identiquement 3. I3 = dx
0 cos2 (x) Zx
0 ✻ f (x) ✻
R2
nulle sur [−2, 2], telle que −2 f (t) dt = 0.
R4
2. I2 = 0 (3 − x) dx
Z3
x+1 f (t) dt
R1 √ Rx 4. I4 = (ln(x) + x)3 dx 0
3. I3 = −1 1 − x2 dx 4. Vrai ou faux ? Si lim f (x) = 0, alors 1 f (t) dt ad- 1 x
x→+∞ Z1 Montrez que f est identiquement nulle. On pourra intro-
met une limite finie quand x tend vers +∞. dx duire la fonction
5. I5 = −x
12 - 2 5. Trouvez une fonction telle que lim f (x) = 0 et −1 1 + e Zx
x→+∞
Dans cet exercice, vous pourrez utiliser les résultat sui- Rx Z1p
g : x 7→ e−x f (t) dt
R1 lim 1 f (t) dt = +∞ 6. I6 = 1 − x2 dx
vant : 0 x2 dx = 1/3 pour calculer certaines des inté- x→+∞
−1
0
grales proposées. 6. Trouvez une fonction telle que lim f (x) = 0 et et étudiez ses variations. Vous montrerez en particulier
x→+∞
12 - 10 Primitives des puissances de cos et
Rx
Z1
lim 1 f (t) dt = 32 que g est identiquement nulle.
1. I4 = (5x2 + 3x) dx x→+∞ sin
0 7. Vrai Rou faux ?Soit u un réel strictement positif, 12 - 15 Développement en série entière de
alors 0 E(x) dx ∈ ◆, E(x) désignant la partie entière
Z1 u
2. I5 = x2 dx 1. Calculez cos x en fonction de eix et e−ix . ln(۱ − x)
−1 de x.
2. Déduisez-en une expression de cos5 x comme com-
Soit x ∈ [0, 1[ et n ∈ ◆.
R
b
8. Trouvez une fonction telle que a f (t) dt =
Z1
3. I6 = (x2 − 3x + 8) dx binaison linéaire de cos(kx) avec k ∈ [[0, 5]].
1. Montrez que, pour tout t ∈ [0, x], on a
Rb
|f (t) dt|
−1 Z π/ 4
a
Z π/ 2 R 3. Calculez cos5 t dt
n

b
4. I7 = sin5 x dx t n+1
t k ✻
9. Trouvez une fonction f telle que a f (t) dt < π/ 6 1 X
−π/ 2 − .
Rb
12 - 11 Limites de suites définies par une in- 1−t 1−x
a
|f (t) dt| k=0
12 - 3 10. Trouvez une R condition nécessaire et suffisante sur tégrale
b Rb 2. Soit x ∈ [−1, 0]. Montrez que pour tout t ∈
t2 2
1. Prouvez que, pour tout t ∈ [0, 1], ✻ 1t+ t ✻ t 2 . f pour que a f (t) dt = a |f (t) dt| n
t k ✻ |t|n+1 .

1 X
2 R3 R3 1. À l’aide de majorations ou d’encadrements, déter- [x, 0] −
Z 1 2
t 11. Vrai ou faux ? 2 xt 2 dt = 2 xt 2 dx minez la limite quand n tend vers +∞ de : 1 − t k=0
2. Déduisez-en un encadrement de I = dt. Rπ
a. 0 sin x
x+n dx 3. Soit x ∈ [−1, 1[. Déduisez des questions précédentes
R3 R3
0 1+t 12. Vrai ou faux ? 2 xt 2 dt = 2 x2 t dx
R1 n que
12 - 4 13. Trouvez deux fonctions f et g continues sur [1, 2], x
b. 0 1+x2 dx n
R2 R2 X xk+1
Soit f une fonction continue sur [0, 1] telle que, pour tout distinctes, telles que 1 f (t) dt = 1 g(u) du R 2 2n lim = − ln(1 − x)
c. 0 1x+xn dx k +1
x ∈ [0, 1], il existe deux réels m et M tels que m ✻ f (x) ✻
n→+∞
k=0
R x ? Si f est bornée sur [a, b], alors la fonc-
14. Vrai ou faux R 1+1/n √
M. tion x 7→ a f (u) du l’est aussi. d. 1 1 + xn dx On obtient ainsi ce qu’on appelle un développe-
Déterminez la limite de la suite de terme général Rπ
sin x dx en commençant par majorer ment en série entière de ln(1 − x) : on « remplace »
15. Vrai ou faux ?R Si f est croissante sur [a, b], alors la e. 0 nx+n
x une fonction compliquée par une sorte de « po-
fonction x 7→ a f (u) du l’est aussi.
Z 1/n R π  n sin x 
un = f (x) dx − sin x dx lynôme infini » à coefficients entiers. Cela permet
16. Déterminez une fonction polynôme de degré su- 0 x+n
dans certains cas de simplifier des calculs (si si !).
2. Soit f : [0, 1] → ❘ dérivable et de dérivée continue.
0
périeur ou égal à 2 et dont la valeur moyenne sur Vous verrez ça plus tard.
12 - 5 [−2 ; 2] est 0. Montrez que
Étudiez la limite de la suite de terme général un = Z 1 12 - 16 Le problème de l’ivrogne
Z n+1
Intégration avec primitives lim n xn f (x) dx = f (1)
e−x dx. n→+∞ 0
n Nous nous proposons ici d’étudier le problème crucial
Vous pourrez commencer par encadrer e −x sur [n, n + 1] à l’aide d’une intégration par parties. suivant. Un ivrogne part à un instant donné d’un point
12 - 8 Calculs de primitives
en fonction de n. donné. À chaque seconde, il fait un pas dans une direc-
12 - 12 Transformée de Laplace de la fonction tion inconnue (et qui peut changer de façon arbitraire à
12 - 6 Calculez une primitive de f i dans les cas suivants : rampe chaque pas). Comme il se fatigue, ses pas sont de plus
1 1 x+1
Z
en plus courts. Peut-on prévoir qu’au bout d’un certain
On pose In = (1 − x)n e −x dx, pour tout n ∈ ◆. 1. f 1 (x) = 2 Zt
n! 0 (x + 2x + 2)3 temps il restera à moins d’un mètre d’une certaine posi-
On pose I(t) = te−px dx où p est un paramètre réel.
1 1 −x tion si on admet que la longueur de son n-ième pas est
Z
Prouvez que 0 ✻ In ✻
ln x 0
e dx et déduisez-en 2. f 2 (x) = Calculez I(t) puis lim I(t) en discutant selon les valeurs 1/n mètre ? 1/n2 mètre ?
n! 0 x t→+∞
lim In . 3. f 3 (x) = tan x du paramètre p.
n→+∞

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246 12.5. EXERCICES CHAPITRE 12. APPROCHE INTUITIVE DE L’INTÉGRATION 247

Étude de la convergence d’une série c la relation de Chasles et la décroissance de f , mon- Partie B c. Lorsque x0 > 1, quel encadrement peut-on ob-
trez que Soit h la fonction définie sur ❘ par h(x) = − x2 + 2x − .
1 3 tenir pour h < 0 et tel que x0 + h ❃ 1 ?
1. Soit (un )n∈◆ une suite convergeant vers un réel ℓ. 2 2
On considère la suite (u2n )n∈◆ des termes de rang N Z N d. En déduire la dérivabilité en x0 de la fonction
f (n) ✻ Sur le graphique joint
 en annexe, le plan est muni d’un
X
pair de la suite (un )n∈◆ . Montrez, à l’aide de la dé- f (x) dx →
− → −
 A ainsi que le nombre dérivé en x0 de la fonc-
1 repère orthogonal O; ı ,  dans lequel on a tracé les tion A.
finition de la convergence d’une suite, que (u2n )n∈◆ n=2
courbes représentatives des fonctions h et logarithme né-
converge aussi vers ℓ. n e. Conclure.
X 1 périen sur l’intervalle [1 ; 4]. On a a tracé également la
n
1 2. On pose S′n = . En utilisant la question pré- droite (d) d’équation x = 4. 12 - 19 Style bac avec Roc
X
2. On pose Sn = . Quel est le lien avec l’ivrogne ? k2
k k=1 Z4
k=1 cédente, prouvez que la suite (S′n )n∈◆∗ converge. On 1. a. Démontrer que h(x)dx = 0.
3. Exprimez S2N − SN . Quel est le plus petit terme de notera L la limite. 1 Le but de l’exercice est d’établir dans un cas particulier
cette somme. Déduisez-en que S2N − SN ❃ 1/2 pour b. Illustrer sur le graphique le résultat de la ques- le lien existant entre aire sous la courbe et primitive. On
3. En utilisant judicieusement des petits rectangles,
tout N ∈ ◆∗ . tion précédente. prendra comme prérequis la définition suivante :
un peu comme tout à l’heure, montrez que Définition : H est une primitive de h sur [a ; b] si et seule-
4. Supposons maintenant que la suite (Sn )n∈◆∗ 2. On note (D) le domaine du plan délimité par la
converge vers un réel ℓ. En utilisant le résultat pré- ment si H est dérivable sur [a ; b] et si pour tout x de
Z K+1 K Z K droite (d) et les courbes représentatives des fonc-
[a ; b] on a H′ (x) = h(x).
cédent et les propriétés des opérations sur les li- f (t) dt ✻ f (p) ✻
X
tion h et logarithme népérien sur l’intervalle [1 ; 4].
Dans la suite on note f la fonction définie sur ❘ par
f (t) dt
mites, montrez qu’on arrive à prouver que 0 ❃ 1/2. N+1 p=N+1 N En utilisant un intégration par parties, calculer
Qu’en concluez-vous sur (Sn )n∈◆∗ ? l’aire de (D) en unités d’aire.  
f (t) = ln t 2 + 1
5. Résolvez alors le premier problème de l’ivrogne.
4. Soit F une primitive de f sur ]0, +∞[ telle que y
1. Expliquer pourquoi f est continue sur [0, +∞[.
Utilisation du logarithme népérien et des suites ad- lim F(x) = 0. En utilisant la double inégalité pré- 1.5
x→+∞ 2. Montrer que f est croissante sur [0, +∞[.
jacentes cédente, montrez que
1
1 Pour α ❃ 0, on note A(α) l’aire de la portion de plan
On cherche maintenant à estimer la distance parcourue limitée par l’axe des abscisses, la courbe représen-
N
−F(N + 1) ✻ L − f (p) ✻ −F(N)
par l’ivrogne faisant des pas de longueur 1/n, même si X 0.5 tative de f et la droite d’équation x = α.
l’on sait qu’elle tend vers l’infini. 3. a. Soit x0 et h des réels strictement positifs. En
p=1
1. On définit deux suites (vn )n∈◆∗ et (wn )n∈◆∗ vérifiant O x utilisant un rectangle convenablement choisi,
pour tout n ∈ ◆∗
1
1 2 3
établir l’encadrenent
5. Déduisez-en une valeur approchée de L à 10−2 −0.5
vn = Sn − ln(n + 1) et wn = Sn − ln n près.
a. Montrez que, pour tout t ∈] − 1, +∞[, ln(1 + t) ✻
 A(x0 + h) − A(x0 )
ln 1 + x02 ✻ ✻ ln 1 + (x0 + h)2 .
 h i
6. Que peut-on en déduire pour l’ivrogne ?
−1

t. h
b. Prouvez alors que les suites (vn )n∈◆∗ et b. Quel encadrement peut-on obtenir de la même
−1.5
Exercices de Bac
(wn )n∈◆∗ sont adjacentes. manière pour h < 0 et h ❃ −x0 ?
c. Montrez que leur limite commune γ appar- 12 - 18 ROC : intégrale - primitive c. Démontrer que A est dérivable en x0 . Quel est
tient à l’intervalle ]0, 1[. 12 - 17 le nombre dérivé de A en x0 ?
2. Montrez qu’il existe une suite (εn )n∈◆∗ telle que Question de cours On considère la fonction f , définie sur [1 ; +∞[ par 4. Expliquer pourquoi ln(2) ✻ A(2) ✻ 2 ln(5).
Prérequis : positivité et linéarité de l’intégrale.
Sn = ln n + γ + εn avec lim εn = 0 12 - 20 Roc again
n→+∞ Soient a et b deux réels d’un intervalle I de ❘ tels que
et
3. Donnez, à l’aide de la calculatrice, une valeur a ✻ b. Démontrer que si f et g sont deux fonctions conti- f (t) = .
t 1. On considère la fonction numérique f définie sur
approchée de γ à 10−2 près. Donnez également nues sur I telles que pour tout réel x de l’intervalle I,
Zb Z b
1. a. Justifier la continuité de f sur [1 ; +∞[. [1 ; +∞[ par
f (x) ❃ g(x), alors f (x) dx ❃
une approximation de la distance parcourue par
g(x) dx.
l’ivrogne au bout de 24 heures. a a b. Montrer que f est croissante sur [1 ; +∞[.
1 1
 
Partie A 2. Restitution organisée de connaissances f (x) = exp .
Comparaison série - intégrale x x
Pour tout réel x0 de [1 ; +∞[, on note A(x0 ) l’aire
On note f la fonction définie sur ]0, +∞[ par f (x) = 1/x2 . On note C la courbe
1. Soit x un éel supérieur ou égal à 1. Z du domaine délimité par la courbe représentant f  représentative de f dans un
x →− →−

1. En utilisant le schéma dans un repère orthogonal, l’axe des abscisses et les repère orthonormé O; ı ,  du plan.
Calculer en fonction de x l’intégrale (2 − t) dt.
y 1 droites d’équations x = 1 et x = x0 . Pour tout réel α ❃ 1, on considère les intégrales ’i
2. Démontrer que pour tout réel t appartenant à l’in- On se propose de démontrer que la fonction ainsi Z 2α Z 2α
définie sur [1 ; +∞[ est une primitive de f . 1 1 1
 
tervalle [1 ; +∞[, on a : 2 − t ✻ .
1 J(α) = dx et K(α) = exp dx.
t α x α x x
a. Que vaut A(1) ?
3. Déduire de ce qui précède que pour tout réel x su- Le but de l’exercice est d’étudier, sans chercher à la
b. Soit x0 un réel quelconque de [1 ; +∞[ et h un
périeur ou égal à 1, on a : calculer, l’intégrale K(α).
réel strictement positif. Justifier l’encadrement
y = f (x) suivant : a. Déterminer la limite de f en +∞. Interpréter
x
1
− x2 + 2x −
2
3
2
✻ ln x. graphiquement le résultat.
b. Étudier le sens de variation de f
f (x0 ) ✻ ✻ f (x0 + h).
n
X A(x0 + h) − A(x0 )
c. Une série est une suite (sn ) de terme général sn = uk , avec uk une suite. h c. Donner l’allure de la courbe C.
k=0

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248 12.5. EXERCICES CHAPITRE 12. APPROCHE INTUITIVE DE L’INTÉGRATION 249

2. a. Interpréter géométriquement le nombre K(α). 2. Démontrer que pour tout entier naturel n non nul : Partie B b. En déduire que pour tout n non nul, un ✻
b. Soit α ❃ 1, montrer que f (n + 1) ✻ un ✻ f (n). On regarde d’abord ce qu’affichent deux calculatrices dif- e
.
férentes pour les valeurs approchées des 25 premiers n+1
3. En déduire que la suite (un ) est décroissante.
termes de la suite (un ) en utilisant pour le calcul la re- 3. Déterminer la limite de la suite (un ).
1 1
✻ K(α) ✻ exp
1 4. Prouver la convergence de la suite (un ) et détermi-
   
exp . lation de récurrence (R) ci-dessus.
2 2α α ner sa limite. Voici les résultats affichés par ces deux calculatrices :
c. En déduire que Partie D
n Valeur de un affichée par Valeur de un affichée par Dans cette partie, on se propose d’exploiter la relation de
Partie C la première calculatrice le deuxième calculatrice récurrence (R) vérifiée par la suite (un ).
On considère la fonction numérique F de la variable
1
2
✻ K(α) ✻ e. réelle x définie sur [1 ; +∞[ par :
1 7, 1828182845E−01 7, 1828182846E−01
2 4, 3656365691E−01 4, 3656365692E−01
3. a. Calculer J(α). un+1 = (n + 1)un − 1
3 3, 0969097075E−01 3, 0969097076E−01
b. Démontrer que pour tout réel α ❃ 1
Z x
F(x) = f (t) dt. 4 2, 3876388301E−01 2, 3876388304E−01 Étant donné un réel a, on considère la suite (vn ) définie
0 par :
5 1, 9381941508E−01 1, 9381941520E−01
ln(2) ✻ K(α) ✻ exp
1 1
   
exp ln(2). 1. a. Démontrer que F est dérivable sur [1 ; +∞[ et 6 1, 6291649051E−01 1, 6291649120E−01
2α α calculer F′ (x).
7 1, 4041543358E−01 1, 4041543840E−01 v1 = a, ∀n ∈ ◆∗ , vn+1 = (n + 1)vn − 1.
4. Démonstration de cours. b. En déduire le sens de variations de F.
8 1, 2332346869E−01 1, 2332350720E−01
Prérequis : Définition de la limite d’une fonction 2. a. Démontrer
√ √ que pour tout réel t positif : t + 2 ❃ 1. En utilisant le raisonnement par récurrence, mon-
en +∞. 9 1, 0991121828E−01 1, 0991156480E−01
2 2 t. trer que pour tout entier naturel non nul n, vn =
Démontrer le théorème suivant : 10 9, 9112182825E−02 9, 9115648000E−01 un + (n!)(a + 2 − e) où n! désigne le produit des n pre-
b. En déduire que pour tout x de l’intervalle
Soient u, v et w des fonctions définies sur [1 ; +∞[ 11 9, 0234011080E−02 9, 0272128000E−02 miers entiers naturels non nuls.
[1 ; +∞[ :
telles que pour tout réel x ❃ 1, u(x) ✻ (v(x) ✻ w(x).
12 8, 2808132963E−02 8, 3265536000E−02 2. Étudier le comportement de la suite (vn ) à l’infini
S’il existe un réel l tel que lim u(x) = l et suivant les valeurs de a.
x→+∞ Z x 13 7, 6505728522E−02 8, 2451968000E−02
lim w(x) = l alors lim v(x) = l.
F(x) ✻
1 (On rappelle que lim n! = +∞.)
x→+∞ x→+∞ √ (t + 2)e1−t dt. 14 7, 1080199309E−02 1, 5432755200E−01 n→+∞
5. Déduire de ce qui précède la limite de K(α) lorsque 2 2 0
15 6, 6202989636E−02 1, 3149132800E+00 3. En déduire une raison susceptible d’expliquer les
α tend vers +∞. résultats affichés par les deux calculatrices.
c. À l’aide d’une intégration par parties, montrer 16 5, 9247834186E−02 2, 0038612480E+01
12 - 21 Let’s Roc que pour tout x appartenant à [1 ; +∞[ : 17 7, 2131811612E−03 3, 3965641216E+02
12 - 23 Constante d’Euler
18 −8, 7016273909E−01 6, 1128154189E+03
Partie A Zx
On considère la fonction nutnérique f de la variable (t + 2)e1−t dt = 4 − (x + 3)e1−x .
19 −1, 7533092042E+01 1, 1614249296E+05 1. Démontrer que pour tout n de ◆∗ et tout x de [0 ;
réelle x définie sur l’intervalle [0 ; +∞[ par : 0 20 −3, 5166184085E+02 2, 3228488592E+06 1] :
21 −7, 3858986580E+03 4, 8779825043E+07
d. En déduire que pour √ tout x appartenant à
[1 ; +∞[ : 0 ✻ F(x) ✻ 2.

f (x) = xe1−x . 22 −1, 6249077047E+05 1, 0731561499E+09
23 −3, 7372887209E+06
1

n n2
x
✻ x +1 n ✻ n1 .
On note C la courbe representative 3. On note, pour tout entier naturel n non nul, Sn la 2, 4682591448E+10
 de f dans le plan rap- somme des n − 1 premiers termes de la suite (un ). 24 −8, 9694930302E+07
→− →
− 5, 9238219474E+11
porté à un repère orthonormal O; ı ,  . Z1
Exprimer Sn à l’aide d’une intégrale. Montrer que 1
1. Déterminer la limite de f en +∞ (on pourra pour
25 −2, 2423732585E+09 1, 4809554869E+13 2. a. Calculer dx.
la suite (Sn ) converge et donner un encadrement de 0 x+n
cela justifier et exploiter l’écriture pour tout x réel Quelle conjecture peut-on faire sur la convergence de la
sa limite. b. Déduire en utilisant 1., que :
e x
! suite (un ) quand on examine les résultats obtenus avec la
strictement positif : f (x) = √ x . Interpréter gra- 12 - 22 Suite définie par une intégrale première calculatrice ? Et avec les résultats obtenus avec
x❡ la deuxième calculatrice ?
phiquement le résultat.
pour n ∈ ◆∗
1 1
✻ ln n+1
 
− (1)
2. Démontrer que f est dérivable sur ]0 ; +∞[ puis Partie A n 2n2 n
On considère la suite (un ) définie par : Partie C
calculer f ′ (x).
Dans cette partie on se propose d’étudier la suite (un ) à
3. Déduire des questions précédentes le tableau de va- partir de la définition : n+1
✻ n1 .
 
riation de f . Z 1 puis que ln
4. Construire la courbe C (unité graphique : 2 cm). On ∀n ∈ ◆ ∗, u =
n (1 − t)n et dt. Z 1 n
∀n ∈ ◆∗ , un =
0
admettra que Cest tangente en O à l’axe des ordon- (1 − t)n et dt. 3. On appelle U la suite définie pour n ∈ ◆∗ par :
nées. 1. Montrer que la fonction f : t 7−→ (2 − t)et est une 0
primitive de g : t 7−→ (1 − t)et sur [0 ; 1]. 1. Montrer que pour tout entier naturel n non nul,
En déduire la valeur de u1 . un ❃ 0. k=n
Partie B X 1 1 1 1
2. a. Montrer que pour tout réel t de l’intervalle [0 ; U(n) = − ln(n) = 1 + + + · · · + − ln(n).
On considère la suite (un ) définie pour tout entier naturel 2. Montrer à l’aide d’une intégration par parties que, k 2 3 n
Z n+1 1] et pour tout entier naturel non nul n k=1
pour tout n non nul,
n non nul par : un = f (t) dt.
n Démontrer que U est décroissante (on pourra utili-
1. Interpréter géométriquement un . un+1 = (n + 1)un − 1 (R) (1 − t)n et ✻ e(1 − t)n . ser 2. b..)

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250 12.5. EXERCICES CHAPITRE 12. APPROCHE INTUITIVE DE L’INTÉGRATION 251

4. On désigne par V la suite de terme général : b. Déterminer alors une valeur approchée à 1 b. Pour tout entier strictement positif n, on défi- 3. À l’aide d’une intégration par parties, démontrez
cm3 près du volume du solide. nit la fonction f n comme la solution de l’équa- que
k=n tion différentielle y ′ + y = f n−1 vérifiant f n (0) =
X 1 1 1 1 12 - 25 Calcul de e comme limite d’une 0.
V(n) = −ln(n+1) = 1+ + +· · ·+ −ln(n+1).
k 2 3 n (−1)k+1 ak+1
k=1 somme En utilisant la Partie I, montrer par récurrence Ik+1 (a) = +Ik (a) pour tout k ∈ ◆∗ .
que, pour tout x réel et tout entier n ❃ 1 : k +1
Démontrer que V est croissante.
Partie I
5. Démontrer que U et V convergent vers une limite 1 5
commune notée γ.
On donne un entier naturel n strictement positif, et on
xn
4. Soit P le polynôme défini sur ❘ par P(x) = 5
x −
considère l’équation différentielle : f n (x) = e−x .
Déterminer une valeur approchée de γ à 10−2 près 1 4 1 3 1 2
n! x + x − x + x.
par la méthode de votre choix. 4 3 2
xn −x 2. Pour tout entier naturel n, on pose : Démontrez en calculant I2 (a), I3 (a) et I4 (a), que
12 - 24 Calcul de volume (En ) y′ + y = e . I5 (a) = ln(1 + a) − P(a).
n! Z1 Za
1. On fait l’hypothèse que deux fonctions g et h, défi- In = f n (x) dx 5. Soit J(a) = (t − a)5 dt. Calculez J(a).
Soit f la fonction définie sur [0 ; +∞[ par
nies et dérivables sur ❘, vérifient, pour tout x réel : 0 0
(t − a)5
f (x) = xe−x+2 .
(on ne cherchera pas à calculer In )
6. a. Démontrez que pour tout t ∈ [0 ; a], ❃
(1 + t)6
g(x) = h(x)e−x . a. Montrer, pour tout entier naturel n et pour
Les deux parties peuvent être abordées indépendam- (t − a)5 .
tout x élément de l’intervalle [0 ; 1], l’encadre-
ment.
a. Montrer que g est solution de (En ) si et seule- ment : b. Démontrez que pour tout a ∈ [0 ; +∞[, J(a) ✻
Partie A
ment si, pour tout x réel, I5 (a) ✻ 0.
7. En déduire que pour tout a ∈ [0 ; +∞[, |ln(1 + a) − P(a)| ✻
1. Dresser le tableau des variations de f sur [0 ; +∞[ et xn
0 ✻ f n (x) ✻
a6
déterminer les éventuelles asymptotes de la courbe . .
xn n! 6
représentative. h′ (x) = .
n! 8. Déterminez, en justifiant votre réponse, un inter-
2. a. Tracer sur la calculatrice graphique les courbes
En déduire que 0 ✻ In ✻
1 valle sur lequel P(a) est une valeur approchée de
b. En déduire la fonction h associée à une solu- , puis détermi-
de la fonction f et de la fonction logarithme (n + 1)! ln(1 + a) à 10−3 près.
népérien ; on notera L cette dernière. Conjec- tion g de (En ), sachant que h(0) = 0. ner la limite de la suite (In ).
turer avec ce graphique le nombre de solutions Quelle est alors la fonction g ? b. Montrer, pour tout entier naturel k non nul, 12 - 27 Intégrales et probabilités
de l’équation
2. Soit ϕ une fonction dérivable sur ❘. 1
l’égalité : Ik − Ik−1 = − e−1 .
k! 1. Le but de cette question est de déterminer la pro-
f (x) = ln(x) a. Montrer que ϕ est solution de (En ) si et seule- c. Calculer I0 et déduire de ce qui précède que : babilité que la somme de deux nombres choisis au
ment si ϕ − g est solution de l’équation : hasard dans l’intervalle [0, 1] ne dépasse pas 1 et
sur [1 ; +∞[. que le produit fasse au plus 2/9.
b. Montrer que la fonction g définie sur ❘∗+ par : n −1
X e a. Dans un repère orthonormé d’unité 10cm,
(F) y ′ + y = 0. In = 1 −
k! construisez la droite (D) d’équation y = −x + 1
g(x) = ln(x) − f (x) k=0
2
b. Résoudre (F). et la courbe (C) d’équation y = .
est strictement croissante sur [1 ; +∞[. d. En déduire finalement : 9x
En déduire que l’équation f (x) = ln(x) admet c. Déterminer la solution générale ϕ de l’équa- b. Hachurez la partie du plan E = {x ∈ [0, 1], y ∈
[0, 1] x + y ✻ 1 et xy ✻ 2/9}.

une unique solution α sur [1 ; +∞[. tion (En ).
n
c. Déterminer à 10−3 près une valeur approchée d. Déterminer la solution f de l’équation (En ) vé- X 1 c. Déterminez les coordonnées des points d’in-
de α. rifiant f (0) = 0. lim = e. tersection de (D) et (C).
n→+∞ k!
k=0
Partie B 1 2
Partie II d. Montrez que l’aire A de E vaut + ln 2 u.a.
1. À l’aide d’une double intégration par parties, déter- 3 9
Le but de cette partie est de montrer que 12 - 26 développement limité de x 7→ ln(1+x) e. En remarquant que la probabilité p cherchée
miner :
A
Z3
n vaut , calculez p. Cette pro-
I= x2 e2x dx. X 1 But de l’exercice : approcher ln(1 + a) par un polynôme aire du carré unité
0 lim =e de degré 5 lorsque a appartient à l’intervalle [0 ; +∞[. babilité dépend-elle de l’unité choisie ?
n→+∞ k!
2. On définit le solide S obtenu par révolution autour
k=0 Soit a ∈ [0 ; +∞[. 2. Jouons : on choisit au hasard et successivement
(on rappelle que par convention 0! = 1)
Za
1 trois couples de nombres compris entre 0 et 1. On
l’axe (Ox) de la courbe d’équation y = f (x) pour On note I0 (a) = dt et pour k ∈ ◆∗ , on pose
0 ✻ x ✻ 3 dans le plan (xOy) (repère orthonormal 1. On pose, pour tout x réel, 0 1+t
gagne lorsque deux au moins des couples satisfont
la condition de la question 1).
d’unité 4 cm). On rappelle que le volume V du so- (t − a)k
Za
lide est donné par : Ik (a) = dt. Calculez la probabilité π de gagner une partie en
0 (1 + t)k+1 fonction de p.
Z3 f 0 (x) = e−x , f 1 (x) = xe−x .
V= π[f (x)]2 dx. 1. Calculez I0 (a) en fonction de a. 3. Deux personnes A et B jouent à ce jeu.
0 a. Vérifier que f 1 est solution de l’équation diffé- 2. À l’aide d’une intégration par parties, exprimez Si A gagne une partie et B perd, A est déclaré vain-
a. Exprimer V en fonction de I. rentielle : y ′ + y = f 0 . I1 (a) en fonction de a queur.

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252 12.5. EXERCICES CHAPITRE 12. APPROCHE INTUITIVE DE L’INTÉGRATION 253

Si A perd une partie et B gagne, B est déclaré vain- 2. Calculer lim f (x) et montrer que la droite (d) 12 - 31 12 - 32
x→+∞
queur. d’équation y = x est asymptote à (C). Soit f la fonction définie sur l’intervalle [0 ; +∞[ par : Partie A : Restitution organisée de connaissances
Dans les autres cas, ils recommencent à jouer. Étudier la position relative de (C) et de (d). 2 On supposera connus les résultats suivants :
On note f (x) = xe−x .
3. Calculer lim f (x) et montrer que la droite (d′ ) Soient u et v deux fonctions continues sur un intervalle
An l’événement : « A est déclaré vainqueur après la x→−∞
d’équation y = −x + ln 2 est asymptote à (C). On désigne par C la courbe représentative [a ; b] avec a < b.
ne partie ».  de la fonction

− →−

4. Étudier les variations de la fonction f . f dans un repère orthonormal O; ı ,  du plan.
Zb
• Si u ❃ 0 sur [a ; b] alors u(x) dx ❃ 0.
Bn l’événement : « B est déclaré vainqueur après la
ne partie ». Montrer que le minimum de la fonction f est égal Partie A
a
3
Cn l’événement : « le jeu continue après la ne par- à ln 2. 1. a. Déterminer la limite de la fonction f en +∞.
Z b
tie ». 2 • Pour tous réels α et β, [αu(x) + βv(x)] dx =
5. Tracer les droites (d) et (d′ ) sur la feuille annexe. (On pourra écrire, pour x différent de 0 : f (x) = a
a. Calculez p(A1 ), p(B1 ) et p(C1 ). 1 x2 Zb Z b
). α u(x) dx + β v(x) dx.
b. Exprimez p(Cn+1 ) en fonction de p(Cn ). Partie B - Encadrement d’une intégrale. x ❡x2 a a
Z3 √
c. Déduisez-en que (Cn )n∈◆ est une suite géomé- b. Démontrer que f admet un maximum en
2
On pose I = [f (x) − x] dx. Démontrer que si f et g sont deux fonctions continues
trique et exprimez p(Cn ) en fonction de n et 2
2
et calculer ce maximum. sur un intervalle [a ; b] avec a < b et si, pour tout x de
p(C1 ).
1. Donner une interprétation géométrique de I. Zb Z b
[a ; b], f (x) ✻ g(x) alors f (x) dx ✻
Donnez une valeur approchée à 10−1 près de p 2. Soit a un nombre réel positif ou nul. Exprimer en
2. Montrer que, pour tout X ∈ [0 ; +∞[, ln(1 + X) ✻ X.
g(x) dx.
puis de π. Calculez alors lim Cn . unités d’aire et en fonction de a, l’aire F(a) de la a a
n→+∞ Z 3 partie du plan limitée par la courbe C, l’axe des abs- Partie B
d. Exprimez p(An+1 ) en fonction de p(Cn ) et 3. En déduire que 0 ✻ I ✻ 2e−2x dx et donner un cisses et les droites d’équations respectives x = 0 et On considère la fonction f définie sur l’intervalle [0 ; 1]
déduisez-en p(An ) en fonction de n. 2 x = a. 2
par f (x) = e−x et on définit la suite (un ) par :
encadrement de I d’amplitude 0,02.
Quelle est la limite de F(a) quand a tend vers +∞ ?
12 - 28
On considère la suite numérique (Jn ) définie, pour tout 12 - 30  R1 R1
Partie B
 −x2 dx
PARTIE A  u0 = 0 f (x) dx = 0 e

entier naturel n non nul, par

On considère la fonction f définie sur l’intervalle On considère la suite (un ) définie pour tout entier naturel  pour tout entier naturel n non nul, un = 1 xn f (x) dx = 1 xn e



R R
Z n
√ n par : 0 0
]0 ; +∞[ par
Jn = e−t 1 + t dt.
1 Z n+1 1. a. Démontrer que, pour tout réel x de l’intervalle
[0 ; 1], ✻ f (x) ✻ 1.
un = f (x) dx. 1
1. Démontrer que la suite (Jn ) est croissante. f (x) = ln x − 2 + x. n e
2. Dans cette question, le candidat est invité à porter
b. En déduire que ✻ u0 ✻ 1.
1
sur sa copie les étapes de sa démarche même si elle 1. Déterminer les limites de la fonction f en 0 et en On ne cherchera pas à expliciter un .
e
n’aboutit pas. +∞. 1. a. Démontrer que, pour tout entier naturel n dif- 2. Calculer u1 .
On définit la suite (In ), pour tout entier naturel n
a. Démontrer que pour tout entier naturel n, 0 ✻
2. Étudier le sens de variation de la fonction f puis férent de 0 et de 1
non nul, par : 3.
dresser son tableau de variations.
f (n + 1) ✻ un ✻ f (n).
un .
3. Montrer que l’équation f (x) = 0 admet une unique
Z n
In = (t + 1)e−t dt. b. Étudier les variations de la suite (un ).
solution α dans l’intervalle ]0 ; +∞[.
1 b. Quel est le sens de variation de la suite c. En déduire que la suite (un ) est convergente.
√ Donner un encadrement du nombre α à 10−2 près. (un )n❃2 ?
a. Justifier que, pour tout t ❃ 1, on a t + 1 ✻ t+1. 4. a. Démontrer que, pour tout entier naturel
c. Montrer que la suite (un ) converge. Quelle est
b. En déduire que Jn ✻ In . n, un ✻
PARTIE B 1
sa limite ? .

− →−
 
Le plan est muni d’un repère orthonormal O; ı ,  . n+1
c. Calculer In en fonction de n. En déduire que la
On considère la courbe représentative C de la fonction 2. a. Vérifier que, pour tout entier naturel stricte- b. En déduire la limite de la suite (un ).
suite (Jn ) est majorée par un nombre réel (in- n−
ln, ainsi que la droite D d’équation y = 2 − x. On note E le X1
dépendant de n).
point d’intersection de la courbe C et de la droite D. ment positif n, F(n) = uk . 12 - 33
d. Que peut-on en conclure pour la suite (Jn ) ? k=0 →
− → −
On considère l’aire en unités d’aire, notée A, de la par-
 
Le plan est muni d’un repère orthogonal O; ı ,  .
tie du plan située au dessus de l’axe des abscisses et au b. Dans cette question, toute trace de recherche,
12 - 29 même incomplète, ou d’initiative même non Partie A
dessous de la courbe C et de la droite D.
On considère la fonction f définie sur ❘ par fructueuse, sera prise en compte dans l’évalua-
1. Déterminer les coordonnées du point E. tion. La courbe (C) est la courbe représentative d’une fonction
f (x) = ln (ex + 2e−x ) . Z α f dérivable sur [0 ; +∞[, de fonction dérivée f ′ continue
2. Soit I = ln x dx. On donne ci-dessous les valeurs de F(n) obte- sur [0 ; +∞[.
On note (C) la courbe représentative de la fonction f dans 1 
1

un repère orthogonal. nues à l’aide d’un tableur, pour n entier com- La courbe (C) passe par les points O et A 1 ; et, sur
a. Donner une interprétation géométrique de I. pris entre 3 et 7. 2e
Partie A - Étude de fonction f . b. Calculer I, en fonction de α, à l’aide d’une in- [0 ; 1], elle est au dessus du segment [OA].

1. Montrer que, tégration par parties. n 5 6 7


Z1
 pour tout réel x, f (x) = x + 3 4
1. Montrer que
1
f ′ (x) dx = ·
c. Montrer que I peut aussi s’écrire I = −α2 +α +1

ln 1 + 2e−2x . F(n) 0 2e
sachant que f (α) = 0. 0,49993 0,49999 0,5 0,5 0,5
On admet que, pour tout réel x, f (x) = −x + Z1
f (x) dx ❃ ·
1
ln 2 + e2x . 3. Calculer l’aire A en fonction de α. Interpréter ces résultats. 2. Montrer que
0 4e

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, 2010-2011 Guillaume Connan, Licence Creative Commons ✌ ✌✌
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254 12.5. EXERCICES

Partie B
On sait désormais que la fonction f considérée dans la
partie A est définie sur [0 ; +∞[ par :

xe−x
f (x) = 2 .
x +1
1. Déterminer la limite de f en +∞. Interpréter gra-
phiquement le résultat obtenu.
2. On considère la fonction g définie sur [0 ; +∞[ par :
g(x) = x3 + x2 + x − 1.
Établir que l’équation g(x) = 0 admet une solution
unique α dans l’intervalle [0 ; +∞[.
3. a. Montrer que pour tout x de [0 ; +∞[, f ′ (x) et
g(x) sont de signes contraires.
b. En déduire les variations de f sur [0 ; +∞[.
4. On considère la suite (un ) définie pour tout entier
naturel n par :
Z 2n
un = f (x) dx.
n

a. Montrer que pour tout x de [0 ; +∞[, 0 ✻


x
✻ 1.
x2 + 1 2
b. Montrer que pour tout entier naturel n, 0 ✻
un ✻
1  −n −2n 
e −e .
2
c. En déduire la limite de un quand n tend vers
+∞.

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