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La stigmatisation de la politique Congolaise

Mobutu

Versus

Lumumba

© Victor E. Rosez
MOBUTU avec Pierre Davister comme adviseur :
Sous (65) on peut lire que la CIA a choisi le bon moment avec
Mobutu. Il faut cependant mentionner aussi que la CIA avait
libérée pas mal des fonds dont un des bénéficiaires était
Mobutu.
Mais à part Mobutu il y avait aussi Kasavubu, les officiers
Ghanéens et encore d’autres. On peut résumer le tout en
trois points cruciaux :
*C’est ainsi qu’on peut voir un changement d’attitude chez
Mobutu (surtout avec Les conseils de Pierre Davister qui
organisera quelques années plus tard le hijacking et le
kidnapping de Moïse Tshombe et prendra soin de toutes les
villas et autres investissement de Mobutu en Europe).
Mobutu créa donc le groupe Binza, le prélude à un régime
totalitaire soutenu par les EU, la France et le Belgique.
*C’est ainsi que la protection par les Ghanéens de Lumumba,
ordonnée par Dag Hammarskjöld, fut abandonnée sur ordre
de leurs officier supérieurs et le secrétaire général de l’ONU
n’avait rien fait pour remédier les effets de cette corruption
incontestable. La machine qui devait démoniser Patrice
Lumumba tournait à plein régime. L’accusation principale
était le massacre de Bakwanga. Ce massacre choqua le
monde entier et ce n’est qu’au début du vingtième siècle que
la population du Kasai pouvait constater qu’ils avaient
gaspillé leur haine pendant un demi-siècle à un bouc
émissaire.
*C’est ainsi qu’on voit Kasavubu tourner la casaque et
abandonner ses idées d’autonomie pour le Bas-Congo. Il
donne même l’ordre de faire arrêter par Nendeka une
douzaine de membres du MNC siégeant dans le parlement.
Nendeka à son tour ajoutait encore treize autres noms du
MNC à cette liste. Les 25 supporteurs de Lumumba furent
tous exécutés d’une façon terrible.
A la découverte d’une page de l’histoire politique du Congo Kinshasa :

Chapitre documents du massacre de Bakwanga

Pierre Davister , Kestergat, Brassinne, Dr Kamanyi, Dr Mpuila

Hakuna Matata 1961 heeft zich vanaf 1967 ingezet om seminaries te geven inzake de
Universele Verklaring van de Rechten van de Mens uit 1948 (UVRM) en het latere Europese
Verdrag van de Rechten van de Mens later aangevuld met de Burgerlijke en Politieke Rechten
(EVRM+BuPo), in een eerste stadium werd Hakuna Matata 1961 opgericht in 1962 als
experimentele faculteit “Post Koloniaal Recht” aan de Université de l’État d’Élisabethville door
een groep studenten die in 1963 verboden werd door het opkomende Mobutu regime. Vanaf
1963 werd er in Brussel steun verleend aan de politieke bannelingen van Katanga en Zuid-
Kasai ( Albert Kalondji, Jean Tshombe e.a.).

Vanaf 1974 tot 2000 werd er een samenwerkingsverband met Vluchtelingenwerk Nederland
gerealiseerd inzake de toestroom van Surinaamse immigranten en de stroom van vluchtelingen
uit Zaïre en later de RD Congo en nog meerdere Afrikaanse landen.

Il est presque impossible de parler ou de prononcer le nom de Patrice Lumumba en présence


des anciens colons sans que l’image du diable soit évoquée. Personne ou quelques-uns
seulement ne se doutent que derrière les rideaux… depuis le début…, Mobutu joua son double
jeu… ceci en grande partie grâce à son « conseiller »Pierre Davister… regardons de plus près
le massacre de Bakwanga et l’enlèvement de Moïse Tshombe…
(Documents privés de Victor Rosez)

Interview :

1)

Bonjour Zacharie,
Comment va?
Veux-tu bien mettre sur le site que l'Udps-Canada vient de créer, la confirmation
que j'apporte dans mon petit texte ci-après à l'intention du Dr Kamanyi, en appui
à la mise au point du Dr Mpuila sur le massacre de Bakwanga?
Cela parce que je ne suis pas connecté au site "groupes Kasaï Yahoo" animé par
Kasonga Zadain à Bruxelles.
Au fait le Dr Mpuila démontre (référence à l'appui) que c'est Mobutu qui
avait commandé l'opération de ces massacres, à l'insu de Lumumba.

Bonjour Dr Kamanyi,
Notre souci à tous c'est justement de connaître la vérité sur des faits historiques
marquants de notre pays.
Je confirme la mise au point faite par le Dr Mpuila par rapport au massacre de
Bakwanga.
En effet, plus d'un document que nous avions lu au sein de la
commission des assassinats politiques de la CNS l'attestent.
Je rappelle que j'étais le rapporteur général de cette commission, avant de me
faire remplacer par le Dr Kabamba Mbwebwe, à la suite de ma nomination
comme membre du gouvernement Tshisekedi.
Il importe de retenir par ailleurs qu'à l'issue des dits massacres, Mobutu s'en
félicitait devant Pierre Davister en ces termes :

"Je les ai (les Baluba) massacrés comme des mouches".

Et Davister va réagir en demandant à son interlocuteur de ne plus jamais répéter


cela qui risquait de dédouaner Lumumba de ce drame, dont la
communauté internationale tenait mordicus à lui faire porter les
responsabilités,

(Pour pouvoir bien sûr accélérer le processus de son élimination physique).

Words of Mobutu: Paroles de Mobutu


"I slain them (Baluba) like flies." “Je les ai massacrés comme des mouches”

Davister will respond to Mobutu by asking him for never repeat this openly because this
could erase the fault and responsibilities of Lumumba in this tragedy, the international
community was determined that Lumumba must bear these responsibilities (to accelerate
the course of his physical elimination). (Pierre Davister est resté pendant plusieurs décades
le conseiller et ami clos de Mobutu)

Voilà ce que j'en sais et qui me paraît véridique.


Bonne journée.
P.G. Kapita Shabangi.

2)

Dans plusieurs cas d’assassinats massifs ayant endeuillé le peuple congolais


pendant la période trouble des indépendances, très souvent le nom de Patrice
Emery Lumumba s’y est toujours retrouvé mêlé à tort ou à travers. Et parmi les
cas les plus frappants, se trouve les massacres de Bakwanga où plusieurs peuples
balubas furent massacrés par les troupes de l’ANC. Selon les historiens, les
Nations Unies avaient été amené à qualifier ces massacres du véritable génocide.
Le docteur François Tshipamba Mpuila nous livre le fruit de ses recherches qui
incrimine feu président Mobutu cité comme celui ayant ordonné tous ces
massacres.
Le docteur François Tshipamba Mpuila nous livre sa réflexion sur l’identité du
vrai et du seul auteur du drame congolais depuis l’accession du pays à
l’indépendance jusqu’à la veille de l’entrée des hommes de Laurent Désiré Kabila
à Kinshasa.

Se considérant lui-même comme l’homme seul, effectivement à la lecture de ces


différents ouvrages cités par le docteur François Tshipamba Mpuila , feu
Maréchal Mobutu a toujours agi seul dans toutes ses actions tant politiques,
sécuritaires que celles ayant conduit à des assassinats.

Massacres de Bakwanga : Réhabilitation de Patrice Emery Lumumba

Jusqu’à ce jour, nombreux Baluba originaires du Kasaï Oriental


(Congo/Kinshasa) – dont je suis originaire moi-même - sont convaincus
que c’est M. Patrice Emery Lumumba, en sa qualité du Premier Ministre
et du Ministre de la Défense du Premier Gouvernement Congolais (1960)
qui avait ordonné l’envoi des troupes de l’Armée Nationale Congolaise
(A.N.C.) dans le Sud-Kasaï Sécessionniste pour réduire la Sécession et
massacrer les Baluba. L’ONU avait même qualifié ces massacres d’un
véritable génocide.

Ces massacres sont notamment à la base d’une hostilité séculaire tacite, latente ou parfois
ouverte entre les Baluba et les Batetela.

Est-ce que cette conviction est fondée sur les faits historiques réels et irréfutables ou
sommes- nous, nous tous, victimes et otages d’une manipulation et d’une falsification
historique ?

A notre niveau des cadres du pays, amis de la vérité et ses vecteurs ainsi que phares,
encadreurs et mobilisateurs de nos populations, nous ne devons pas nous contenter des
conjectures, des rumeurs, des vérités approximatives ni accepter de cheminer dans la
cohorte des victimes et otages de la manipulation et de l’intoxication falsificatrice,
mensongère et meurtrière, d’où qu’elle vienne et qui entretient et véhicule à tort des haines,
des divisions et des conflits latents ou ouverts dans la population favorables aux intérêts
des ennemis internes et externes de notre Peuple et de notre Patrie.

Nous avons le devoir d’interroger l’histoire, de faire la relecture des faits, de recouper les
faits, de restaurer la vérité historique et d’aider nos populations à découvrir et à connaître
la vérité, à adopter des comportements conséquents et à tisser des relations fondées sur
cette vérité objective.

Nombreux auteurs affirment que la responsabilité des massacres de


Bakwanga incombe à Mobutu qui avait ordonné l’opération et non à
Patrice Emery Lumumba. Je cite, ici, parmi ces auteurs, les auteurs ci-
après : Jacques Brassinne, Jean Kestergat, Pierre Davister et Jules
Chomé.

Voici ce qui est écrit dans le livre de MM. Jacques Brassinne et Jean Kestergat, intitulé Qui a
tué Patrice Lumumba ? (Editions Duculot, 1991), p. 55 :
En réalité la principale responsabilité du massacre repose probablement
sur Mobutu, qui était chef d’état-major. Certes, il n’a sûrement pas
ordonné les massacres, mais c’est lui qui a organisé l’opération, se
vantant d’ailleurs de l’avoir fait seul, en dehors de tout conseiller militaire.
M. Pierre Davister, confident privilégié du colonel Mobutu, a confié à
l’époque à l’un des auteurs de ce livre, Jean Kestergat, que Mobutu avait
dit avoir organisé tout seul l’opération. A quoi Davister répondit : Joseph,
ne te vante jamais de cela. Le Conseil fut entendu.

Mais la seule responsabilité est celle d’une troupe indisciplinée qui va d’ailleurs se mutiner
à nouveau après la reprise de Bakwanga. On l’a vu déjà.

C’est le même Mobutu qui avait décrété le cessez-le-feu au Katanga


lorsque les troupes de l’A.N.C. étaient en train de réduire la Sécession
katangaise.

M. Jules Chomé l’affirme dans son livre intitulé « L’ascension de Mobutu », p. 57-58 (Editions
complexe, 1974) :

C’est le colonel Mobutu qui ordonnera le cessez-le-feu. Son biographe, Francis Monheim
(Mobutu seul, p.. 115) le reconnaît expressément en ce qui concerne les opérations au Sud-
Kasaï : « Sans consulter personne, il donne l’ordre à ses troupes de revenir à Léopoldville.
Le Commandant en Chef, Lundula, ignorait tout. Se trouvant à Luluabourg, il voit donc
revenir ses hommes… Il se rend aussitôt dans la capitale et va voir Lumumba. Celui-ci, tout
entier à sa conférence des Etats Africains, ignore tout de la décision de Mobutu. Il convoque
son chef d’état-major :

Je suis ministre de la Défense nationale, dit-il à Mobutu, et je ne suis au


courant de rien. Vous, vous n’êtes qu’un simple colonel et vous ordonnez
le cessez-le-feu sans même consulter votre commandant en chef, le
général Lundula.

Lundula n’était pas à Léo, répond Mobutu, je ne pouvais donc pas le


consulter. Quant à moi, j’ai pris mes responsabilités.

Le coup d’Etat militaire du 24 novembre 1965 et l’établissement de la dictature : Mobutu


vers la conquête du pouvoir absolu

Non seulement c’est Mobutu qui était le Vrai Maître de la situation politique, militaire et
sécuritaire du Congo depuis 1960, mais il devenait aussi le Maître absolu, officiel et public
de son avenir :

Davister, quelques semaines après le coup d’Etat, l’a affirmé : « L’avenir du Congo devenait
mobutiste » (Spécial, 3 février 1966).

Bref : Il existe trop de faits et trop de textes selon lesquels c’est Mobutu qui, depuis 1960
jusqu’en 1997 (le 16 mai 1997 : la défaite militaire de l’armée de Mobutu et la fuite de
Mobutu vers le Maroc via le Togo) était le Vrai Maître de la situation au Congo (politique,
militaire, économique, sécuritaire…). C’est lui qui ordonnait les opérations militaires, qui les
organisait, qui ordonnait le cessez-le-feu… sans se référer ni au Président de la République,
ni Premier Ministre, ni au Ministre de la Défense, ni au Commandant en Chef de l’Armée :

Faits :

- Coup d’Etat militaire du 14 septembre 1960 contre les institutions étatiques issus de la Loi
Fondamentale et neutralisation des gouvernants démocratiquement issus aux élections de
1960 ;

- Réquisition des Etudiants Congolais de partout pour former le Gouvernement des Etats
Généraux ;

- Soutien à M. Tshombe, à la Sécession katangaise et à sa consolidation contre tous ceux qui


voulaient la réduire ;

- Appel des Mercenaires pour tenter de réduire la révolte armée et populaire armée
conduite par MM. Pierre Mulele et Gaston Soumialot pour tenter de restaurer la légitimité
issue des élections de Mai 1960 ;

- Coup d’Etat militaire du 24 novembre 1965…

3)

In het web van Mobutu.

De ontvoering van Moïse Tshombe in juni 1967 is een van de onopgeloste politieke
misdaden van de twintigste eeuw. Niemand lijkt nog geïnteresseerd in de
Congolese leider. Behalve de documentairemaker Bert Govaerts, die een nieuwe
poging ondernam om de zaak uit te spitten.

In 2003 zond Histories al een documentaire uit over de Congolese politicus Moïse
Tshombe, die president werd van het ”onafhankelijke” Katanga, een staat die
niemand wilde erkennen. Het programma eindigde toen met het einde van de
Katangese secessie, in januari 1963, en het begin van Tshombe's eerste
ballingschap.
De nieuwe documentaire begint bij zijn wonderbaarlijke comeback in de
Congolese politiek in 1964. Omdat er complete chaos dreigde, werd Tshombe
teruggehaald. Zijn populariteit steeg zienderogen en hij won in 1965 zonder veel
moeite de eerste “democratische” parlementsverkiezingen. Dat was niet naar de
zin van president Kasavubu, die Tshombe met een juridische smoes opzijschoof.
Kort daarna greep generaal Joseph Mobutu de macht.

Vanuit Spanje organiseerde Tshombe het militaire verzet tegen Mobutu, maar de
operatie mislukte en Mobutu liet hem ter dood veroordelen. Op 27 juni 1967
maakte Tshombe met de Franse “zakenman” Francis Bodenan een uitstapje naar
Ibiza. Op de terugweg kaapte Bodenan zijn eigen vlieguig en dwong de piloten om
koers te zetten naar Algerije. In Algiers werden alle inzittenden gearresteerd. Na
twee jaar huisarrest bezweek Tshombe er aan een hartaanval.

De dader van de ontvoering is bekend, Francis Bodenan, maar men weet niet wie
zijn opdrachtgevers waren. Govaerts dook in het Tshombe-dossier van de
Belgische Staatsveiligheid en sprak met Larry Devlin, lange tijd chef van het CIA-
station in Congo, die alle betrokkenheid ontkent. Hij reisde naar Algerije, maar
de autoriteiten weigerden er elke medewerking en hij kreeg geen inreisvisum om
de getuigen te ondervragen. ,,De huidige president Bouteflika was destijds als
minister van Buitenlandse Zaken dan ook nauw bij de zaak betrokken'', zegt
Govaerts.

Het vliegtuigje vond hij wel terug. De Hawker-Siddeley HS-125 staat al vele jaren
aan de ketting te rotten op het vliegveld van Lagos. ,,Leuk voor de reconstructie
van de kidnapping'', stelt Govaerts, die de volledige waarheid niet boven water
heeft gekregen.

In zijn zoektocht dook wel meermaals de figuur van wijlen Pierre Davister op, een
oud-journalist van het Franstalige weekblad Pourquoi Pas en uitgever van het
weekblad Spécial. Hij was een vertrouweling van Tshombe, maar na de
machtsgreep van Mobutu veranderde hij het geweer van schouder.
,,Hij had er alle belang bij dat Mobutu aan de macht bleef, zodat hij in Congo zijn
media-imperium verder kon uitbouwen'', stelt Govaerts. Het is ook Pierre
Davister die een belangrijke som geld overhandigde voor zijn bewezen diensten en
beiden werden te Tunis gefeliciteerd door Mobutu.

Enkele opmerkelijke ontmoetingen doen vermoeden dat Pierre Davister


de opdracht gaf voor de kidnapping.

Uit De Standaard, 29 september 2005

Verder en later onderzoek bracht aan het licht dat Pierre Davister, Bodenan voor
deze opdracht heeft betaald en dat beiden gefeliciteerd werden door Mobutu te
Tunis- en dat er dus belangrijke sommen geld werden betaald afkomstig van
Mobutu-.
(reeds gemeld)

Lien: biographie partielle Pierre Davister:


http://archives.lesoir.be/le-congo-devient-zaire-le-peuple-chante-et-danse-pour-l_t-19970520-Z0DQMP.html

et autres:

http://archive.indymedia.be/news/2002/11/38741.html
Part I :

Et puis dans tous les endroits où j'ai passé une partie de ma vie,
Luputa, Kalenda, Mwene-ditu,Tshimbule, Luluabourg, Tshibungi,
Demba, Bena Leka, bena Kadibwe. Mweka, Domiongo, Port-
Francqui il y a eu des moments chauds et des meurtres ainsi. Le
massacre à Bakwanga avait été ordonné par Joseph Mobutu et non
par Lumumba comme erronément prétendu. Voici une des histoires
qu'on raconte sur place:
Part I :
INDEPENDANCE DU CONGO : LES CONFLITS AU KASAI.
LE CONFLIT LUBA/LULUA OU LA TRAGEDIE D’UN
MEME PEUPLE.

Arbre des palabres : lieu où se réunissaient les sages et les anciens


pour débattre des problèmes de la société. En ce lieu, on parlait,
entre autres sujets, de jeunes pousses qui étaient l’espoir du clan ou
de la tribu. On soulignait aussi les cancres du clan. Ceux à qui il ne
fallait pas confier la garde du poulailler. De peur qu’ils ne vendent
et les œufs et les poules ruinant ainsi tout le clan ! Nous pensons
que Mbokamosika est un arbre à palabres.

Nous avons choisi de revenir sur un des épisodes douloureux de


l’histoire de notre pays, le Congo. Ceci pour apporter notre
modeste contribution. Nous sommes persuadés qu’il y a des
compatriotes qui savent plus que nous. Le Congo dit belge,
contrairement à ce que beaucoup pensent, ne fut jamais un
écoulement d’un fleuve tranquille pour la Belgique. La région
centre du pays a donné son lot de tumultes dans l’écoulement de ce
fleuve de la colonisation. Nous allons voir les drames qui
découlèrent de cette situation. Notre souci est de parler de l’histoire
de notre pays loin de toute agitation partisane. Les faits que nous
allons relatés ont été connus et vécus par plusieurs d’entre nous.
Nous attendons d’être complétés et corrigés. Ceci dans l’esprit
mbokatier qui caractérise notre blog.

Nous sommes en 1958. La Belgique, état colonial en


République Démocratique du Congo, organise des élections aux
assemblées provinciales. C’est la première fois que les Belges
convient les « indigènes » à cet exercice. Il faut préciser que la
Belgique a créé une classe sociale dans sa colonie. C’est la classe
dite des évolués : des Congolais et des Congolaises qui, après un
temps d’apprentissage des us et coutumes des Européens, se
voyaient confié un numéro d’assimilés qui faisait d’eux des
évolués, une sorte de classe sociale proche des blancs et pouvant
être assimilée à ceux-ci... (Sic) Lors de ces élections, la grande
majorité de candidats était issue de cette classe. A l’époque,
s’exprimer en français était déjà une grande référence dans
l’échelle sociale. Parler le français, pour nos grands-pères,
signifiait être apte à discuter et traiter d’égal à égal avec le Blanc.
Du moins, nos grands-pères pensaient qu’une personne
s’exprimant en français pouvait bien les représenter auprès du
Blanc, le « muzungu ou mbula matadi ». Voyons comment ces
élections provinciales se déroulèrent dans le Kasai et à quelle
tragédie elles aboutirent…

La province du Kasaï, d’après le découpage des Belges, occupe le


centre du Congo. Cette province est l’une des six qui constituaient
l’ex Congo belge. Elle avait, à cette époque, quelques grandes
villes comme Kabinda, Luebo, Muene-Ditu, Tshikapa,
Luluabourg, Lusambo, Tshimbulu, Luiza Kambayi, (Sentery)
actuel Lubao, Port Franqui ou Ilebo etc…Le chef-lieu de la
province, fut Lusambo, dans le pays tetela. Dans cette province,
comme partout au Congo, on retrouvait le règne absolu de la trinité
belge « colon-administrateur-mumpe ». Après la deuxième guerre
mondiale, il y eut beaucoup d’effervescence au sein de la Force
Publique (armée coloniale) de la part des autochtones, c’est-à-dire
des soldats congolais. Cette agitation était conforme à l’éveil de
nos grands-pères. En effet ceux-ci avaient bataillé pour le compte
de la Belgique jusqu’au Moyen Orient. De cette expérience, naquit
une certaine maturité et un esprit de revendication. Cette révolte
se solda par une répression sans pitié de la part du colonisateur. La
garnison la plus concernée par ces faits fut celle de Luluabourg.
Mais ceci est une autre histoire. Mais ces faits furent parmi les
éléments qui firent comprendre aux Belges que les Congolais de
cette région ne se laisseront plus faire longtemps.

La ville de Lusambo, en tant que chef-lieu de la province, fut un


centre de brassage de tous les peuples de la province. On y trouvait
des Luba, des Tetela, des Songue, des Lulua, des Babindi, des
Kuba, des Kanioka, des Tshokwe etc…C’est ainsi que Monsieur
Joseph Ngalula Mpanda Njila est né dans cette ville. Le
colonisateur selon ses impératifs du moment, estima que le chef-
lieu de la province devait être transféré de Lusambo à Luluabourg,
actuel Kananga Malandji wa Nshinga. A cet effet, les Belges
organisèrent des festivités et un tournoi de football. Les équipes de
Luluabourg et Lusambo croisèrent les fers. L’équipe de
Luluabourg remporta ce match. Ce qui fit dire à beaucoup que les
Belges avaient mis comme enjeu de ce match, le chef-lieu de la
province. Et que c’est suite à cette victoire que Kananga devint le
chef-lieu de la province. Ce qui n’est pas conforme aux faits. Les
Belges n’en avaient cure des colonisés qu’étaient nos grands-pères
à ce moment-là. Seuls leurs intérêts politiques, économiques et
religieux primaient.

Nous devrons dire ici que tout Belge était un agent


informateur pour son pays sur tout ce que pouvait dire ou faire les
autochtones. En premier lieu sur tout comportement pouvant
amener à la mise en question de l’autorité coloniale belge. Dans
toute la contrée du Kasaï, la classe moyenne est à majorité belge.
Et les rapports entre les commerçants belges et les autochtones ne
cessaient de se dégrader. L’esprit revendicatif des Congolais
devenait de plus en plus fort. C’est dans cet esprit qu’il y eut des
incidents à Kanyuka. Incidents entre Mr Maurice Benoît,
agriculteur éleveur de son état, et les autochtones. Il y en eût encore
d’autres en septembre 1959 à Tshibambula et à Ndemba. Incidents
qui firent des morts. Jusque-là, ces affrontements opposaient
Belges et Congolais.

Nous arrivons en 1959, année des élections au Conseil de


législation de la province. Il faut rappeler ici que ces élections
furent organisées partout au Congo. Elles étaient une réponse à la
montée nationaliste dans tout le pays. Il faudrait dire que suite à
l’esprit revendicatif dans la province, les Belges avaient mis au
point une bonne stratégie pour affaiblir les Congolais : « diviser
pour mieux régner ». C’est ainsi qu’il fut répandu les bruits du
Muluba Lubilanji qui est venu dominer le Muluba Lulua. Le
Muluba Lubilanji occupe les grandes et belles maisons de
Kananga...il faut le chasser et prendre ainsi sa maison. C’est le
Muluba Lubilanji qui est commis, clerc ou agent comptable du
blanc. Il faut le chasser pour occuper ses emplois qu’il domine
etc…

C’est dans ce climat qu’arrivent ces élections de 1959. Il faut


souligner que le conflit personnel de leadership au sein du MNC,
entre Albert Kalonji et Emery Patrice Lumumba, était déjà latent.
Aux aspirations à l’autonomie, s’ajoute un climat de suspicion et
de méfiance entre Luba et Lulua. Comme en toute période
électorale, chaque candidat avait mobilisé ses partisans. Mais très
vite, il apparut deux camps bien antagonistes entre Lulua et Luba.
La visite de Lumumba à Kananga ne fut pas pour calmer les choses.
A savoir qu’Albert Kalonji briguait le poste de gouverneur.
L’appui de la grande communauté tetela aux Lulua fut interprété
par Kalonji comme une manœuvre de Lumumba contre sa
personne dans leur affrontement pour le leadership du MNC. Pour
le plus grand bonheur des Belges, le climat entre les deux
communautés ne faisait qu’empirer. Le verdict des urnes ne fut pas
favorable à Kalonji et aux siens. Monsieur Barthélemy Mukenge
Shabantu et sa coalition avait remporté la majorité. Les
représentants politiques des deux communautés décidèrent de se
rencontrer pour la composition du gouvernement provincial. Les
Luba Lubilanji demandèrent à ce qu’un des leurs, en l’occurrence
Joseph Ngalula, soit vice-gouverneur. Mais le jeu des alliances
politiques fit que ce poste échut à un Mutetela et Ngalula fut
nommé au ministère de l’intérieur. Chose que les Luba Lubilanji
rejetèrent bien entendu. N’ayant obtenu que 3 ministres, les Luba
lubilanji s’estimèrent lésés ! Et sous l’instigation de Ngalula,
Kalonji et d’autres leaders, le mot d’ordre du retour fut lancé. Il
faut dire que Joseph Ngalula était revenu au Kasaï, sur le plan
politique avec et en appui de Albert Kalonji. Une question
fondamentale se posa aux Luba Lubilanji. Retour ? Mais Où ? De
Kananga à Tshikapa, d’Ilebo à Muene-Ditu, on ne s’est jamais
chamaillé pour ce genre de sujet. Les Luba, toutes tendances
confondues, ont toujours habité le Kasaï. Et ce depuis des temps
immémoriaux où ils avaient quitté Mutombo Mukulu et Nsanga
Lubanga. Et voici qu’il faille partir…Nous devons nous interroger
sur cette habitude qui prévaut encore. Celle de penser que parce
qu’on a trois, quatre ou cinq ministres de son patelin dans son
gouvernement, on est mieux. Si cela était positif et bénéfique pour
le Congo, on l’aurait vu et su depuis longtemps…Un syllogisme
condamnable et nuisible.

Et voici que dans ce climat fort tendu, un événement aux


conséquences incalculables se produisit. Un sujet belge, avec ses
domestiques autochtones Luba Lubilanji surprit un notable, Lulua,
de notoriété publique à la campagne. Il s’agit du regretté Modeste
Kambala Ka Mudimbi. Sous la conduite de ce belge, Modeste
Kambala fut assassiné dans des conditions ignobles et
innommables. Le lendemain de ce forfait les belges répandirent le
bruit que les Baluba de Kalonji avaient tué Modeste Kambala. Ce
qui, en partie, n’était pas faux. Mais les maitres à penser de ce
crime, c’était bien la communauté belge. Cet assassinat fut
l’étincelle qui mit le feu aux poudres. Ainsi donc les mariages
contractés, les amitiés, les origines communes furent oubliées…et
les enfants utérins du Kasaï s’entretuèrent. Kalonji et Ngalula
demandèrent aux Luba Lubilanji de rentrer à chez eux…Mais où ?
A cette époque, l’actuelle ville de Mbuji-mayi n’était qu’une
bourgade, Bakwanga. C’est ainsi qu’une cohorte s’ébranla pour
plusieurs destinations : Muene-Ditu, Tshibata, Bakwanga,
Ngandajika, Luputa etc…Nous déplorons ici les pertes humaines
de ce conflit. Au nom de toutes les victimes, nous ne citerons que
deux noms pour les deux communautés : Modeste Kambala et
David Odia Tshimankinda.
Mais une fois le forfait commis, l’apaisement revenu, les deux ailes
luba se rendirent vite compte de la manipulation dont elles furent
victimes de la part des belges. Cela se caractérisa par nombre de
chansons populaires qui stigmatisèrent ce comportement félon du
blanc belge…Mais cela ne ressuscita personne. Il faut d’abord
réfléchir avant d’agir. Le gouverneur Barthélemy Mukenge,
apprenant la situation sociale désastreuse des femmes et des
enfants à Bakwanga, par solidarité avec ses frères, organisa une
assistance humanitaire d’urgence. Les services de l’ONU de
l’époque furent pour beaucoup dans le soulagement de cette
souffrance.

Les notables, les chefs coutumiers du Kasaï décidèrent rapidement


de s’assoir autour d’une table. De mettre la paix dans les cases et
les chaumières, de se tendre la main et se tourner vers le futur. C’est
ainsi qu’il se tint à Ntenda une assemblée basée sur les coutumes
Luba de réconciliation et de pardon. Ils scellèrent un pacte de sang
et firent des sacrifies et élevèrent une malédiction éternelle sur
quiconque, dans le futur, opposerait encore les Luba Lubilanji et
les Luba Lulua. Ce fut le pacte de Ntenda ou « Ndondu wa ku
Ntenda ». Ce pacte se tint à Ntenda et non à (lac) Munkamba,
comme beaucoup de gens le pensent. Parmi les personnes présentes
à Ntenda, il y eut entre autres : chef Lutonga, chef Kalamba, Albert
Kalonji, Barthélemy Mukenge, Luakabuanga François, Ilunga
Alphonse, le président Joseph Kasa-Vubu et d’autres.
Le sens du pacte de Ntenda : plus jamais les enfants de Ilunga
Mbidi et de Muluba wa Kabamba ne devraient s’étriper entre eux.

Les Luba Lulua restèrent donc à Kananga. Les Luba Lubilanji


se retrouvèrent donc à Bakwanga. Nous ne pensons pas que l’esprit
du pacte de Ntenda fut tout de suite respecté. A notre avis, c’est
pour la simple raison que ce conflit et d’autres, avaient pour cause
les ambitions politiques des hommes. Or le pacte de Ntenda était
basé sur l’organisation politique de l’empire Luba dans sa culture
et sa gestion des conflits. Jusqu’aujourd’hui, il sert encore de
référence comme ligne rouge à ne pas franchir. Bien souvent,
même actuellement, on retrouve les mêmes reflexes et ambitions
personnelles derrière beaucoup de tentatives d’opposer les Luba.
Par exemple monsieur Mobutu Joseph Désiré dans sa guerre contre
Etienne Tshisekedi. Après le départ des Luba Lubilanji,
Luluabourg ne connut pas la paix…Pour les mêmes raisons de
pouvoir, le conflit entre Mutombo et Katawa jeta encore la
désolation, « mvita ya Mutombo ne Katawa ». Et ceux qui partirent
à Bakwanga, n’échappèrent pas, non plus, à cette même
malédiction…
SUD-KASAÏ: LES EVENEMENTS DE
KASENGELU ET LES CONTRE VERITES
DU COLONEL JOSEPH DESIRE MOBUTU.
.
1960 est l'année de l'indépendance de l'ex Congo belge, l'actuel
République Démocratique du Congo. Une des provinces, le Sud-
Kasaï, sous la conduite de Albert Kalonji Ngoyi « Mulopwe » entre
en dissidence et fait sécession. Pendant cette triste période, il se
produira un événement tragique dont Mbokamosika va parler. Il
s'agit de l'histoire de notre pays. Nous la présentons telle que nous
l'avons vécue. Ces faits sont connus par un grand nombre en RD
Congo et notamment dans le Kasaï. Toute correction et toute
complémentarité à cette histoire sera toujours la bienvenue.

La ville de Bakwanga est reliée à la ville de Kabinda, dans ce


Congo belge, par une route qui passe par Tshilenge et Katanda
avant d'atteindre Kabinda dans le pays basonge. La compagnie
MAS (Messageries Automobile du Sankuru) a longtemps desservi
les populations des localités précitées par cette voie. Avant
d'atteindre Tshilenge, cette route se divise en deux voies: une vers
Tshilengi et une autre vers Nsangu à Bena Kabindi/Bakwa Bowa.
L'endroit où cette route se scinde en ces deux voies s'appelle
Kasengelu. Kasengelu se trouve dans le groupement de bakwa
Ndoba. Pour bien clarifier les esprits, nous dirons que bena Kabindi
c'est le village ou groupement d'origine de feu cardinal Joseph
Albert Malula (Ngalula) et bakwa Ndoba, c'est le village ou
groupement d'origine de feu Lucien Tshimpumpu wa
Tshimpumpu.
Dans l'empire Luba, il arrivait que des guerres inter clans ou
groupes éclatassent. Parfois ces guerres étaient inter tribales. Les
stratégies de ces conflits étaient diverses. Les guerriers qui allaient
au front devaient avoir un moral gonflé à bloc pour vaincre la peur
du combat et de la mort. Ainsi donc ces affrontements étaient
précédés des chants guerriers pour galvaniser la troupe. Il y avait
des chantres spéciaux dédiés à cette tâche. Ceux-ci se plaçaient à
l'avant de la troupe et haranguaient les guerriers. Ils se servaient
d'un instrument appelé « nvunku »...C'était une « technique » de
guerre ancestrale.

Défilé durant la sécession du Sud-Kasaï

Une fois la sécession du Sud Kasaï décrétée, Albert Kalonji


entreprit la mise en place hâtive d'une « armée ». Et avec des
moyens de bord. L'instruction militaire se limitait parfois aux
chansons incitant les Baluba à se défendre contre les troupes de
Lumumba qui venaient pour envahir le Kasaï et ainsi les massacrer.
Les Baluba étaient appelés dans ces chansons à s'armer de bambous
pointus et grâce à leur bravoure, se saisir des soldats de Lumumba
par la force des bras !!! Un cas d'inconscience suicidaire. Nous
devons aussi souligner que le conflit entre Lumumba et Kalonji
était à son paroxysme. Pendant cette période, le colonel Mobutu
annonça qu'il allait débarquer au Sud-Kasaï. Kalonji lui fit dire que
s'il mettait ses pieds au Sud-Kasaï, il sera bien mis aux
arrêts...Mobutu prendra les militaires de la garnison de Luluabourg.
Les colonnes de l'ANC (Armée Nationale Congolaise) firent, ainsi,
leur entrée dans Bakwanga. Le colonel Mobutu dira plus tard que
c'était sur ordre de Lumumba qu'il avait ordonné cette expédition
qui fit des milliers de victimes. Ce contre quoi Lumumba se
défendit. Mais, Mobutu n'a jamais montré un ordre écrit reçu de
Patrice Emery Lumumba ou du Président Kasa-Vubu. Plus tard,
lui-même Mobutu dira qu'il n'avait pas confiance aux politiciens et
qu'en tant que militaire, il lui arrivait de décider ce qu'il fallait faire
et s'affranchissait ainsi du pouvoir politique. Mais les victimes de
cette macabre odyssée furent mis sur le dos de Lumumba Patrice.
Ce qui attisa encore la haine des Baluba contre le premier ministre
Lumumba.

Lors de cette opération de l'ANC, il se passa un triste épisode,


celui de Kasengelu. Kasengelu est resté tristement célèbre à
Bakwanga. Voici les faits. Ce jour-là, la colonne de l'ANC franchit
le pont de Tshidiendela en direction de Tshilengi. Quand les
hommes des groupements environnants apprirent la nouvelle, ils
s'organisèrent. Avec des pieux de bambous, des lances, des flèches
il vont s'opposer à des militaires armés d'armes modernes de
l'époque: fusils mitrailleurs, mortiers et des lances obus. La
rencontre entre les deux forces eût lieu à Kasengelu. Le chantre en
mission de galvaniser les troupes, comme dans l'empire luba, fut
liquéfié en premier avec son « nvunku » et transformé en vapeur
par la première salve de mitraillette...la suite fut un carnage sans
pareil. La débandade qui s'en suivit, eût comme résultat des
montagnes de cadavres par centaines !!! Quand le calme revint
quelques jours plus tard, avec les engins de la Miba, les corps furent
enterrés dans des fosses communes. Partout, il y avait des charniers
énormes. Ce fut le désastre de Kasengelu qui portera plus tard le
nom de massacre de Kasengelu. Ces évènements montèrent
jusqu'aux Nations Unies qui les qualifièrent de génocide.

Au moment de ces faits, Albert Kalonji était le maitre


incontesté du Sud-Kasaï. Il n'y avait aucun leader luba en
opposition à lui. C'était un affrontement entre l'Armée Nationale
Congolaise et les partisans de Kalonji. Ni Joseph Ngalula, ni Jonas
Mukamba, ni Aubert Mukendi, personne n'était, à ce moment-là,
en conflit avec Kalonji. Donc, le conflit entre kalonji et Ngalula
qu'on appellera « nvita ya bena tshibanda ne bena mutu wa
mukuna » n'était pas encore né. Mais voilà notre maréchal Mobutu
Sese Seko qui se livre, dans un élément vidéo, à une interprétation
et une analyse de ces événements selon son angle. Hier, il disait
avoir agi sur ordre de Lumumba, le voici dans cet élément vidéo
affirmant le contraire...Il en profite pour régler ses comptes avec
ses ennemis politiques dont Kalonji. Comme toujours à son
habitude, Joseph Désiré Mobutu dénature l'histoire des faits et
événements dont lui-même, en tant que chef indiscipliné de
l'armée, fut l'instigateur. Il présente et décrit ces événements
comme s'il était sur les lieux. Le président Mobutu, alors colonel,
n'a jamais été à Kasengulu et n'a jamais été visité ces lieux. Nous
avons voulu donner une lecture historique de ces faits en les plaçant
dans leur contexte réel, et par respect de la mémoire des victimes
de ce massacre où tant des nôtres périrent. Dans cet élément vidéo,
le président Mobutu se dresse contre ceux qui s'attaquent à sa
personne pendant les assises de la Conférence Nationale
Souveraine. Cette conférence fut une occasion donnée à chaque
congolais et à chaque congolaise de participer, grâce à ses
réflexions et suggestions, à la construction et l'orientation du pays.
Mobutu refusa d'y participer, arguant du fait qu'il était au-dessus
de la mêlée. C'est son droit. Il aurait dû aller livrer sa version des
faits à ces débats nationaux. Il n'en fit rien. Le maréchal Mobutu
était l'homme qui avait raison envers tous, contre tous et sur
tout...Loin de nous l'idée de dire qu’Albert Kalonji fut un ange. Il
porte une lourde responsabilité dans les affrontements qui
ensanglantèrent le Kasaï plus tard dans sa guerre contre Joseph
Ngalula. Affrontements qui firent des milliers de morts. Nous
voulons seulement porter une autre lecture plus exacte du
déroulement des évènements de Kasengelu afin de permettre aux
Congolaises et Congolais d'apprécier mieux l'histoire de leur pays.
Etienne Tshisekedi n'est, ni de loin, ni de près concerné par ces
faits. Le conflit d'Etienne Tshisekedi avec Albert Kalonji n'en était,
à ce moment-là, qu'aux étapes d'escarmouches verbales. Mais une
fois le forfait commis, l’apaisement revenu, les deux ailes luba se
rendirent vite compte de la manipulation dont elles furent victimes
de la part des belges. Cela se caractérisa par nombre de chansons
populaires qui stigmatisèrent ce comportement félon du blanc
belge…Mais cela ne ressuscita personne. Il faut d’abord réfléchir
avant d’agir. Le gouverneur Barthélemy Mukenge, apprenant la
situation sociale désastreuse des femmes et des enfants à
Bakwanga, par solidarité avec ses frères, organisa une assistance
humanitaire d’urgence. Les services de l’ONU de l’époque furent
pour beaucoup dans le soulagement de cette souffrance.

Les notables, les chefs coutumiers du Kasaï décidèrent rapidement


de s’assoir autour d’une table. De mettre la paix dans les cases et
les chaumières, de se tendre la main et se tourner vers le futur. C’est
ainsi qu’il se tint à Ntenda une assemblée basée sur les coutumes
Luba de réconciliation et de pardon. Ils scellèrent un pacte de sang
et firent des sacrifies et élevèrent une malédiction éternelle sur
quiconque, dans le futur, opposerait encore les Luba Lubilanji et
les Luba Lulua. Ce fut le pacte de Ntenda ou « Ndondu wa ku
Ntenda ». Ce pacte se tint à Ntenda et non à (lac) Munkamba,
comme beaucoup de gens le pensent. Parmi les personnes présentes
à Ntenda, il y eut entre autres : chef Lutonga, chef Kalamba, Albert
Kalonji, Barthélemy Mukenge, Luakabuanga François, Ilunga
Alphonse, le président Joseph Kasa-Vubu et d’autres.

Le sens du pacte de Ntenda : plus jamais les enfants d’Ilunga Mbidi


et de Muluba wa Kabamba ne devraient s’étriper entre eux.
Les Luba Lulua restèrent donc à Kananga. Les Luba Lubilanji
se retrouvèrent donc à Bakwanga. Nous ne pensons pas que l’esprit
du pacte de Ntenda fut tout de suite respecté. A notre avis, c’est
pour la simple raison que ce conflit et d’autres, avaient pour cause
les ambitions politiques des hommes. Or le pacte de Ntenda était
basé sur l’organisation politique de l’empire Luba dans sa culture
et sa gestion des conflits. Jusqu’aujourd’hui, il sert encore de
référence comme ligne rouge à ne pas franchir. Bien souvent,
même actuellement, on retrouve les mêmes reflexes et ambitions
personnelles derrière beaucoup de tentatives d’opposer les Luba.
Par exemple monsieur Mobutu Joseph Désiré dans sa guerre contre
Etienne Tshisekedi. Après le départ des Luba Lubilanji,
Luluabourg ne connut pas la paix…Pour les mêmes raisons de
pouvoir, le conflit entre Mutombo et Katawa jeta encore la
désolation, « mvita ya Mutombo ne Katawa ». Et ceux qui partirent
à Bakwanga, n’échappèrent pas, non plus, à cette même
malédiction…
Een vergeten artikel van Dirk Vlasblom die onder andere ook
de nadruk legt op het feit dat het Mobutu was die de
slachtpartij van Bakwanga op zijn geweten heeft. Het artikel
werd samengesteld op de dag dat Mobutu hals over kop naar
Marokko vluchtte terwijl het land werd aangevallen door
Laurent Desiré Kabila, een oude bekende van 1964/65. Mobutu
zelf werd ook getroffen door een laatste fatale prostaatkanker
aanval…

Jefke Mobutu, de maarschalk die de Koude Oorlog


overleefde…
………………. Lef en listen van een luipaard

President Mobutu Sese Seko van Zaïre ontvluchtte op 16 mei 1997,


de hoofdstad Kinshasa met bestemming Marokko, maar net
daarvoor ging hij nog een laatste keer naar Gbadolite, het dorp van
zijn vader. Hij droeg de “volledige regeringsmacht” over aan
generaal Likulia Bolongo, zijn laatste premier. In de bijna 37 jaar
nadat de jonge kolonel zijn eerste staatsgreep pleegde, zwaaide 'de
luipaard uit de Evenaarsprovincie' de scepter over Kongo-Zaïre,
het grootste en rijkste land van Midden-Afrika.

Het is donderdag 10 april 1997. Generaal Likulia Bolongo, zojuist


benoemd tot eerste minister van Zaïre, maakt zijn opwachting bij
president Mobutu. Als zijn limousine met militair escorte stopt
voor het presidentiële buiten met uitzicht over de rivier de Zaïre,
brengt de lijfwacht bij de ingang een stram saluut. De generaal, in
vol ornaat, knikt terug en betreedt de villa. Een militaire
hoornblazer meldt het middaguur. High noon in Kinshasa: de cirkel
sluit zich rond de oude maarschalk binnen.

De jonge, dynamische kolonel Mobutu die in 1960 voor het eerst


de macht greep om de voormalige Belgische Kongo te behoeden
voor desintegratie en Sovjet-expansionisme, is intussen 37 jaar
ouder, verzwakt door prostaatkanker en in het nauw gedreven door
vanuit het oosten oprukkende rebellen. Hij heeft de burgerpolitici
voor de laatste maal de laan uitgestuurd en zijn lot in handen gelegd
van loyale militairen uit zijn geboortestreek.

Op dat moment laten zijn beschermheren van weleer hem definitief


vallen. De Belgische minister van Buitenlandse Zaken, Erik
Derycke, meent dat het rad der geschiedenis zijn omwenteling
heeft voltooid. Die donderdag doet hij de benoeming van generaal
Bolongo af als “een terugkeer naar de militaire dictatuur”.
“Mobutu”, aldus Derycke, “is met deze staatsgreep weer op het
punt waar hij in 1965 is begonnen.” Intussen luidt Washington de
doodsklok voor Zaïres president. Mike McCurry, woordvoerder
van het Witte Huis, noemt Mobutu “een schepsel der historie”.

De geschiedenis laat echter niet met zich spotten. België mag


Mobutu's laatste staatsgreep dan veroordeeld hebben, de coup die
hem aan de macht bracht werd in Brussel luidkeels toegejuicht. En
door hem tot verleden tijd te verklaren kunnen de Amerikanen zich
niet afmaken van hun peetvaderschap over het 'schepsel' Mobutu.

Wie is deze bebrilde, rijzige man met zijn luipaardmuts? Onder


welk gesternte werd deze sergeant buiten dienst van het Belgische
koloniale leger het langst regerende staatshoofd van Afrika
bezuiden de Sahara?

Mobutu werd geboren op 14 oktober 1930 in Lisala, een stadje aan


de Zaïre in de noordwestelijke Evenaarsprovincie. Zijn vader,
Albéric Gbemani, een Ngbandi uit het grensgebied met de
Centraal-Afrikaanse Republiek, was er kok bij de substituut-
officier van justitie, een zekere Delcourt. Albéric was de derde
echtgenoot van Mobutu's moeder, Marie-Madeleine Yemo. Ze
noemden hun zoon Joseph-Désiré ('Jef') Mobutu, naar zijn oom, de
krijger-toverdokter Mobutu Seko Kuku. Delcourt werd meermalen
overgeplaatst, eerst naar Coquilhatstad (nu Mbandaka), vervolgens
naar Leopoldstad (het huidige Kinshasa), en het gezin van de kok
verhuisde mee. Mobutu's biografen hebben zijn nederige afkomst
stevig in de verf gezet, als om hem in te peperen dat de eretitels die
hij later zou gaan voeren - Opperste Gids, Opperhoofd - niet waren
ontleend aan het gezag der vaderen. Erg belangrijk lijkt dat niet.
De Zaïrese historicus Z.A. Etambala schrijft met recht: “Het is de
verdienste van (Mobutu en) zijn generatie dat zij het verder wilden
schoppen dan knechts.”

Toen de kleine Jef acht jaar oud was, stierf zijn vader. Getrouw aan
de Ngbandi-traditie vestigde moeder zich bij de clan van haar man
in Gbadolite, een dorpje in het noorden van de Evenaarsprovincie.
Daar bracht de jonge Mobutu zijn resterende kinderjaren door. Net
als president Houphouët-Boigny van Ivoorkust, die van zijn
geboortedorp Yamoussoukro een tweede hoofdstad maakte,
verhief Mobutu, eenmaal president, het bosgehucht Gbadolite tot
tweede residentie, compleet met een internationaal vliegveld voor
gasten uit het buitenland. Volgens de legende zou de kleine Mobutu
in Gbadolite een luipaard hebben gedood met een lans. Later zou
hij dit katachtige roofdier als zijn persoonlijke totem gaan
beschouwen, gesymboliseerd door zijn onafscheidelijke muts van
luipaardvel.

Mobutu's etnische achtergrond was in zijn voordeel. De Ngbandi


zijn aanzienlijk minder talrijk dan de Bakongo van Beneden-Zaïre
en de Baluba en Balunda van het zuiden, die in de prekoloniale tijd
krachtige koninkrijken kenden. Door de staatsvorming in Afrika -
er waren posten te vergeven in de nieuwe ambtelijke, politieke en
militaire hiërarchieën - kregen de etnische getalsverhoudingen
extra gewicht. Grotere volken, zoals de Bakongo en Baluba,
vormden politieke partijen op etnische grondslag. Leiders als
Lumumba (een Mutetela) en Mobutu, die voortkwamen uit
kleinere volkeren, werden gezien als bewakers van het politieke
evenwicht.

We schrijven 1959. Brussel was toen nog een bruisende stad, zong
Jacques Brel. Jef Mobutu, een 29-jarige journalist uit de Belgische
Kongo, kan ervan meepraten. Op voorspraak van het koloniale
persbureau Inforcongo loopt hij stage in België. Vijf weken voor
zijn vertrek, op 4 januari, is in Leopoldstad een volksopstand
uitgebroken. Een bijeenkomst van de Abako, de politieke partij der
Bakongo onder leiding van Joseph Kasavubu, werd op het laatste
moment verboden. Duizenden Kongolezen plunderden winkels en
staken kerken in brand. De Force Publique, het koloniale leger dat
onder bevel stond van Belgische officieren, sloeg keihard terug. Er
vielen doden - officieel 49, waarschijnlijk tweehonderd.

Eenmaal in Brussel sluit de jonge Mobutu, die de opstand had


verslagen, zich aan bij de Mouvement National Congolais (MNC),
die in 1958 was opgericht door Patrice Lumumba, postbeambte te
Stanleystad (nu Kisangani). Mobutu raakt bevangen door een
obsessie die hem niet meer zal loslaten: naam maken in een
toekomstig, onafhankelijk Kongo. Tijdens een bezoek aan Brussel
raakt Lumumba gecharmeerd van de schrandere Mobutu. Hij stelt
hem aan als zijn permanente vertegenwoordiger in het moederland.

In Brussel verricht Mobutu hand- en spandiensten voor de


Belgische veiligheidsdienst door op gezette tijden te rapporteren
over het gedrag van Kongolese studenten. Later zal Lumumba dit
verklikkersgedrag met de mantel der liefde bedekken: “De Belgen
betaalden slecht, men moest zijn kinderen behoorlijk opvoeden en
af en toe een briefje van honderd bracht het budget in evenwicht.”
Die vergevingsgezindheid zal Lumumba opbreken. In Brussel
ontmoet Mobutu de Antwerps-Amerikaanse diamantair Maurice
Tempelsman en Lawrence ('Larry') Devlin, destijds verbonden aan
de Amerikaanse ambassade. Ze worden goede vrienden.

Dan breekt het noodlotsjaar 1960 aan. Op 13 januari kondigt


koning Boudewijn de onafhankelijkheid van Kongo aan. Mobutu
volgt in Brussel van dichtbij de rondetafelconferenties over de
staatkundige en economische modaliteiten van de overdracht. Bij
de verkiezingen van mei 1960, de enige die Kongo-Zaïre ooit heeft
gekend, wordt Lumumba's MNC de grootste partij. Bij zijn
terugkeer in Leopoldstad wordt Mobutu door Lumumba, inmiddels
premier, tot zijn secretaris benoemd.

Enkele dagen na de uitroeping van de onafhankelijkheid op 30 juni


slaan Kongolese soldaten aan het muiten. De enige strijdmacht van
de jonge staat is de Force Publique. Het voltallige bevelvoerende
kader is Belgisch gebleven en dat nemen de zwarte soldaten niet.
De muiterij is aanleiding voor een massale uittocht van Belgische
staatsburgers, een interventie van het Belgische leger en de
afscheiding van de koperprovincie Katanga (onder Moïse
Tshombe) en de diamantregio Zuid-Kasaï (onder Albert Kalonji).
Jef Mobutu, sergeant buiten dienst van de Force Publique, wordt
door Lumumba op 9 juli benoemd tot stafchef, met de rang van
kolonel. Lumumba roept de hulp in van de Verenigde Naties tegen
de ongevraagde interventie van België, dat bovendien de
Katangese afscheiding steunt. De Belgen zetten in Katanga een
militaire politiemacht op, de 'gendarmes'. De VN slikken
aanvankelijk het Belgische verhaal dat de afscheiding een
binnenlandse aangelegenheid van Katanga is. Dan roept de
nationalist Lumumba de hulp in van Moskou en arriveren Sovjet-
vliegtuigen en -technici. Kolonel Mobutu ontwerpt een operatie
tegen de afscheiding van Kasaï en zijn manschappen worden met
Sovjet-toestellen overgevlogen naar Bakwanga (nu Mbuji-Mayi).
Daar richten ze een slachting aan onder de burgerbevolking,
goeddeels etnische Baluba.

Hoewel stafchef Mobutu de verantwoordelijkheid draagt voor wat


in een VN-rapport “een poging tot genocide” wordt genoemd, geeft
president Kasavubu zijn premier de schuld. Op 5 september zet het
staatshoofd Lumumba af. Die ontslaat op zijn beurt Kasavubu.
Beiden doen een beroep op Mobutu en die besluit - zoals hij later
zal zeggen - “allebei te gehoorzamen”.

Op 14 september 1960 pleegt de kolonel zijn eerste staatsgreep.


Die avond maakt hij bekend dat het leger besloten heeft het
staatshoofd, de regering en de wetgevende kamers “voorlopig te
neutraliseren”. Vanaf dat moment is Mobutu de sterke man van
Kongo. Belangrijke spelers op de achtergrond zijn de Amerikaanse
ambassadeur Clarence Timberlake en de chef van de CIA in
Leopoldstad, Larry Devlin, een vriend van Mobutu. Feitelijk
doelwit van de ingreep is Lumumba, die door de Amerikanen als
een communist wordt beschouwd. President Kasavubu mag
aanblijven, maar tegen Lumumba wordt een aanhoudingsbevel
uitgevaardigd. Hij wordt echter voor arrestatie behoed door VN-
troepen die postvatten voor zijn ambtswoning.

Afzetting van de premier is de Amerikanen niet genoeg. De


publiciste Madeleine Kalb schrijft in haar boek The Congo Cables
dat Devlin op 26 september bezoek kreeg van een CIA-agent uit
Parijs, een zekere Joe, die hem opdracht gaf Lumumba te
vermoorden. Tegenover een Senaatscommissie verklaarde Devlin
later dat hij geschokt was door die instructie. Hij had er zelf de
voorkeur aan gegeven, zei hij, om 'Kongolezen' in te schakelen bij
de eliminering van de ex-premier. En zo geschiedde.
Op 27 november 1960 weet Lumumba ongezien uit zijn huis te
ontsnappen. Hij wil naar Stanleystad, waar zijn vice-premier
Antoine Gizenga leiding geeft aan een tegenregering.
Ambassadeur Timberlake stelt stafchef Mobutu een helikopter ter
beschikking, waarmee een klopjacht op Lumumba wordt ingezet.
Voordat hij Stanleystad kan bereiken wordt hij opgepakt door
Mobutu-getrouwe militairen. Op 17 januari 1961 worden
Lumumba en twee medestanders op het vliegtuig gezet naar
Elisabethstad (nu Lubumbashi), de hoofdstad van het afgescheiden
Katanga. Daar worden zij opgewacht door Godefroid Munongo,
Katangees minister van Buitenlandse Zaken en een oude vijand van
Lumumba. Op diens bevel stelt de Belgische politiecommissaris
Verschuere een executiepeloton samen. Op 16 kilometer van
Elisabethstad worden de drie tegen een boom gefusilleerd.
Mobutu's verraad aan Patrice Lumumba, de man die aan de wieg
stond van zijn carrière, is wellicht de meest dramatische wending
in zijn leven. Zijn Zaïrese biograaf Z.A. Etambala memoreert hoe
Mobutu al op 15 juli, na een inspectietocht naar de
Evenaarsprovincie, waar hij oog in oog stond met de slachtoffers
van de muiterij, opdracht gaf hem als lid van de MNC-Lumumba
te laten schrappen. De Belgische journalist en Mobutu-kenner
Walter Zinzen schrijft de ommekeer op het conto van de
Amerikanen. Zij spanden zich in om Mobutu los te weken van
Lumumba en wisten Kasavubu te bewegen de kolonel te
bevorderen tot opperbevelhebber van het leger. Belangrijker nog:
Devlin had hem gewaarschuwd dat aanhangers van Lumumba een
aanslag op zijn leven beraamden. Dat kan de doorslag hebben
gegeven: de afgezette premier en zijn entourage hadden het gemunt
op hem, Mobutu, terwijl hij bezig was het land te redden van de
chaos waarin de lumumbisten het hadden gestort.

In mei 1963 neemt Mobutu in de VS zijn beloning in ontvangst.


Door zijn gastheer, de Amerikaanse stafchef generaal Wheeler,
wordt hij opgenomen in het Legioen van Verdienste. In de
begeleidende oorkonde heet het: “Door zijn land van buitenlandse
communistische elementen te zuiveren, bewees hij zich als
behoeder van de vrijheid en als vriend van alle vrije volkeren”.

De putsch van 14 september is slechts een vingeroefening. Nu


Lumumba uit de weg is geruimd, is er weer ruimte voor een
burgerregering, vindt Mobutu. Het kabinet van Cyrille Adula staat
voor de taak Katanga en Kasaï terug te brengen in de Kongolese
moederschoot. Als dat gelukt is, valt in 1964 het oosten, inclusief
Stanleystad, opnieuw in handen van de lumumbisten. Pierre
Mulele, ex-minister van Onderwijs onder Lumumba, ontketent een
guerrilla in Kwilu, het achterland van Kinshasa. Mobutu's
elitetroepen houden bruut huis onder de boerenbevolking van
Kwilu, maar het regeringsleger moet Oost-Zaïre ontruimen. Om
dat gebied te heroveren, heeft Mobutu, inmiddels bevorderd tot
generaal-majoor, luchtsteun nodig en Kongo beschikt niet over
piloten.

Daarop werft de CIA Cubaanse ballingen in Miami, die worden


ingezet in Kongo. Het Pentagon levert T-28 gevechtsvliegtuigen,
transporttoestellen, helikopters, plus reserve-onderdelen en
'technici' die er verstand van hebben. Mobutu tekent eigenhandig
het contract met de Zuidafrikaanse huurlingenleider Mike Hoare.
Uiteindelijk geeft een contingent Belgische paracommando's,
gedropt door Amerikaanse transportvliegtuigen, de doorslag bij de
herovering van Stanleystad.

Maar de dropping veroorzaakte wel de slachtpartij…


In 1965 verandert president Kasavubu plotseling van koers. Op 12
oktober benoemt hij een nieuwe premier: Evariste Kimba, een
Muluba uit Katanga die zegt te willen onderhandelen met de
lumumbisten en pleit voor erkenning van de Volksrepubliek China.
Tijdens een conferentie in de Ghanese hoofdstad Accra zoekt
Kasavubu toenadering tot de revolutionaire staten van Afrika. Hij
zegt de huurlingen naar huis te willen sturen “in het belang van de
Afrikaanse waardigheid”. Larry Devlin, die in 1963 is
teruggekeerd naar Washington, wordt opnieuw gestationeerd in
Leopoldstad. In een interview met een Belgische krant zegt
legerleider Mobutu: “Ziet u mij met de hakken klappen voor
bandieten (Lumumba-aanhangers) die geprobeerd hebben mij te
doden? Als men hen in een regering haalt, zal ik mijn
verantwoordelijkheid nemen.” In de nacht van 24 op 25 november
1965 zet Mobutu president Kasavubu af en benoemt hij zichzelf tot
staatshoofd. Hij is het bijna 32 jaar gebleven.

Stond zijn eerste staatsgreep in het teken van de afrekening met


Lumumba, na de coup van '65 maakte Mobutu korte metten met de
politici die het etnische en regionale verdeel-en-heersspel van de
Belgen hadden meegespeeld. Zij hadden er in Mobutu's ogen voor
gezorgd dat het land uiteenviel en dat de ex-kolonisator heer en
meester bleef over 's lands rijkste bodemschatten: de diamanten
van Kasaï en het koper en kobalt van Katanga (Shaba).

Op tweede pinksterdag 1966 laat Mobutu in Leopoldstad voor de


ogen van het volk vier mannen ophangen op beschuldiging van
samenzwering. Onder hen is de ex-premier en voormalig minister
van het afgescheiden Katanga Evariste Kimba, een Muluba. Met
zijn hoofd in de strop zou Kimba de Baluba hebben bezworen hem
te wreken. Later heeft Mobutu bekend dat hij elke keer dat hij een
glas leegdronk het gezicht van Kimba op de bodem zag. De
Zaïrezen die het in de loop der jaren waagden Mobutu te trotseren
waren altijd Baluba: mgr. Joseph Malula aan het begin van de jaren
zeventig, oppositieleider Etienne Tshisekedi in de jaren tachtig en
negentig, en, ten slotte, de rebel Laurent-Désiré Kabila.

Op 27 oktober 1971 werd Kongo omgedoopt tot de republiek Zaïre.


Dat Leopoldstad, Elisabethstad, Boudewijnstad, Albertstad en
Coquilhatstad Afrikaanse namen kregen, lag in de rede. Toch
menen Mobutu's Belgische biografen hem wat de landsnaam
betreft op een fout te betrappen. Zo schrijft de Brusselse advocaat
Jules Chomé: “De naam Nkongo werd lang vóór de koloniale tijd
gegeven aan de riviermonding en het volk dat er woonde. Het
waren Portugese zeevaarders die de stroom en het achterland de
naam Zaïre gaven. Dit is een verkeerde uitspraak van het woord
nzadi, dat in het Kikongo 'rivier' betekent.” Ook Walter Zinzen rept
in dit verband van een 'flater'.

Dat is de vraag. Mobutu vond 'Kongo' een te exclusieve verwijzing


naar één etnische groep, de Bakongo van Joseph Kasavubu. Het
zwaartepunt van het historische Kongorijk lag bovendien in het
huidige Noord-Angola. Zo bezien is het verbasterde
Kikongowoord voor 'rivier' een meer nationale naam. Het
stroomgebied van de Zaïre beslaat immers het grootste deel van het
land. Het is ironisch dat rebellenleider Laurent-Désiré Kabila en
zijn Alliantie van democratische krachten voor de bevrijding van
Kongo-Zaïre in hun afkeer van het mobutisme het land en de rivier
hun oude, uit de koloniale tijd daterende naam willen teruggeven.

Mobutu's antwoord op de politieke en etnische verdeeldheid van de


jaren zestig is de eenpartijstaat en de eenmansdictatuur. Zijn
'nationale revolutie' wordt belichaamd door de Mouvement
Populaire pour la Révolution (MPR), die het hele scala aan
maatschappelijke en politieke organisaties opslokt. Van de Belgen
geërfde arrangementen als de federale staat en de Trias Politica
worden vervangen door centralisme en de onderschikking van alle
openbare instellingen aan de Opperste Gids, Mobutu Sese Seko
Kuku Ngbendu Waza Banga, zijn nieuwe, ditmaal zuiver
Afrikaanse naam. Het parlement wordt bij een
grondwetsherziening in 1974 gereduceerd tot een applausmachine
voor presidentiële besluiten.

De ooit almachtige Union Minière du Haut Katanga (UMHK), een


Belgische in de Kongolese staat, die de afscheiding van de
koperprovincie van harte had gesteund, gaat ondanks fel verzet
door onder het juk der 'kongolisering'. Ze verliest haar rechten op
ontginning, verwerking en verkoop van de kostbare ertsen aan het
eind 1966 opgerichte staatsbedrijf Gécomin.

Mobutu's revolutie wekt in die eerste jaren heel wat geestdrift.


Belgische monopolies worden opgedoekt en ondernemingen uit
ander buitenland investeren in Zaïre. Mobutu's appèl aan de 'forces
vives' van het land - de dorpsgemeenschappen, de jeugd en de
soldaten - is niet aan dovemansoren gericht: men grijpt schop en
hak om de landbouwproduktie te verhogen. Deze golf van
postkoloniaal enthousiasme wordt treffend verbeeld op het nieuwe
biljet van 1 zaïre dat de Banque Nationale du Congo aan het eind
van de jaren zestig laat drukken: een jonge Mobutu, die de mouwen
van zijn legerhemd opstroopt.

Dan gaat het mis. Na de 'kongolisering' volgt de 'zaïrisatie'. De


werkgeversverbonden worden in 1972, als laatste
maatschappelijke organisaties, onder de MPR-paraplu gebracht en
de economie moet in handen van Zaïrezen komen. Niet slagvaardig
ondernemersschap geeft de doorslag, maar hondentrouw aan de
Gids. De failliete boedel die rest na dit fiasco wordt overgenomen
door de staat, maar ook die blijkt weinig ondernemend. De
gezaïriseerde bedrijven mogen in 1976 terug naar de oude
eigenaars, maar dan is het al te laat, schrijft Etambala: “het gouden
kalf was verdronken”. Terwijl de Gids zich laat bewierroken,
verdeelt hij de gouden eieren onder zijn familie en clientèle en zakt
Zaïre langzaam weg in het sociaal-economische moeras. Met de
inkomsten uit de diamant- en koperwinning, goeddeels verkregen
uit smokkelpraktijken, financiert Mobutu zijn presidentiële garde,
die hij bemant met streekgenoten. In 1995 kwamen 31 van de 62
Zaïrese generaals uit de Evenaarsprovincie.

Misschien uit grootheidswaan, misschien uit behoefte aan


compensatie voor de binnenlandse malaise, na tien jaar aan de
macht stort Mobutu zich in een buitenlands avontuur. In mei 1975
interveniëren zijn elitetroepen in de Angolese burgeroorlog, aan de
zijde van Mobutu's vriend en zwager, de Mukongo Roberto
Holden. Die droomde in de Portugese tijd over herstel van het
historische Kongorijk en neemt na de onafhankelijkheid van
Angola de wapens op tegen het linkse MPLA-bewind in Luanda.
Het loopt uit op een bloedig fiasco, maar de MPLA zal Mobutu dit
nooit vergeven en ook elders in Afrika verspeelt de Gids krediet.
In 1977 en '78 volgt de revanche. Katangese gendarmes die zijn
uitgeweken naar Angola, waar zij de MPLA zijn bijgesprongen
tegen Holden, vallen Shaba binnen. België en Frankrijk ruiken een
Sovjet-Cubaans complot, sturen paracommando's en redden aldus
Mobutu's luipaardtroon.

In de jaren tachtig voltrekt zich in het voormalige moederland


België een generatiewisseling. Jonge journalisten distantiëren zich
van het dwangbewind in Zaïre en in 1988 treden de socialisten, die
democratie en mensenrechten in hun vaandel voeren, toe tot de
regering. Het koloniale kapitaal, geconcentreerd in de
eerbiedwaardige Société Générale, gaat over in Franse handen.
Rond 1990 kan Mobutu alleen nog rekenen op de steun van Parijs,
dat Zaïre beschouwt als frontstaat van 'Françafrique', en een enkele
collega in Afrika, zoals Togo's sterke man Eyadema.

Op 24 april 1990 maakt Mobutu, onder binnen- en buitenlandse


druk, een theatrale volte-face: hij kondigt een 'overgang' aan naar
een meerpartijendemocratie. Meer dan tweehonderd politieke
formaties laten zich registreren. In afwachting van verkiezingen
mag de oppositie de premier aanwijzen. Deze 'transitie' duurt zeven
jaar, de premiers komen en gaan en de oppositie, verdeeld door
strijdige regionale loyaliteiten en persoonlijke jaloezieën, laat zich
door de listige luipaard uit elkaar spelen. Het eindspel is geen
stembusslag, maar een gewapende opstand en de militarisering van
het bewind. Mobutu's laatste premier is een generaal. De slotakte
wordt ingeluid door repressie van een etnische minderheid, een
fatale fout. De gewelddadige verdrijving van de Banyamulenge,
Zaïrese Tutsi's,in de grensstreek Kivu en een handreiking van
Mobutu's leger aan Hutu-extremisten uit Rwanda doen de crisis in
het kleine buurland overslaan naar het immense Zaïre. Er volgt een
nieuwe schokgolf uit het oosten, ditmaal van gedisciplineerde
Tutsi-soldaten uit de school van Yoweri Museveni (Oeganda) en
Paul Kagame (Rwanda). In hun leider, Laurent-Désiré Kabila, een
Muluba uit Shaba en een voormalige aanhanger van Patrice
Lumumba, moet Mobutu de geesten hebben herkend die hem in
boze dromen hebben bezocht. Een engel der wrake, die hem de
rekening presenteert voor de massamoorden op de Baluba van
Bakwanga, het verraad aan zijn politieke voogd Lumumba en de
ophanging van Kimba.

De zieke maarschalk ziet gezichten op de bodem van het lege glas.