Vous êtes sur la page 1sur 8

La Torsion

I. Introduction

1. Généralité
La torsion est le fait de vriller une pieè ce, comme lorsque l'on essore une serpillieè re. Pour
eê tre plus preé cis, la torsion est la sollicitation subie par un corps soumis aè l'action d'un
couple de forces opposeé es agissant dans des plans paralleè les et dont l'eé leé ment de
reé duction est un moment de force agissant dans l'axe de la poutre.
La torsion s'exprime sous la forme d'un moment de torsion M t agissant dans l'axe x de la
poutre. Sous l'effet de la torsion, les sections transversales de la poutre ne restent
geé neé ralement pas planes, on doit abandonner l'hypotheè se de Bernoulli ; on dit qu'elles
« gauchissent ». Lorsque leur gauchissement est libre, seules des contraintes
tangentielles τ apparaissent et la poutre n'est soumise qu'aè de la torsion dite
« uniforme » (ou « torsion de Saint-Venant »).

2. Objectif
Il a pour but d’eé tudier l’angle et la deé formation de la torsion des poutres selon les trois
caracteé ristiques : la nature, le diameè tre et la longueur. Comprendre le pheé nomeè ne de la
torsion puis comparer nos valeurs obtenues aè celles theé oriques et enfin on deé duit le
module d’eé lasticiteé transversale G.

3. Etude théorique

B A
x
A’

Figure n° 1

TP preé pareé par Cisseé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 1
Considérons une poutre de longueur L, encastrée à une extrémité, l'autre extrémité étant libre.
Traçons un rayon sur la section droite de l'extrémité libre ; en petites déformations, on
suppose que ce rayon reste rectiligne, il tourne d'un angle φ . On suppose que la
déformation est homogène, l'angle duquel tourne une section droite quelconque dépend de
manière linéaire de la distance à l'encastrement. On définit le taux de rotation, ou angle
unitaire de torsion θ. On a pour expression pour la contrainte de torsion maximale :

τ t =G ∆ =G. ρ . θ
t

Ouè :

G : Module d’eé lasticiteé transversale, θ : Angleunitaire de torsion


G=0.4 E ∆a
(rd/mm), θ=
∆x
E : Module de Young de l’essai de
traction ; ∆ a= y /b et b=57.3 mm

∆ x : Distance de la poutre mesureé e


entre les appuis ∆ x=300 mm

Par ailleurs la relation entre le moment de torsion M t et la deé formation due aè la


torsion vaut :
M
M t=G . θ . I 0 ⟹ G= t
θ . I0

Ouè :

M t=M x = pa : Moment de torsion avec a=100 mm et p=10 KN

π d4
I 0= : Moment polaire en mm4
32

Et enfin pour la condition de reé sistance du mateé riau, les pieè ces solliciteé es aè la cission
(contrainte de cisaillement), on deé finit une reé sistance pratique au cisaillement noteé e
Tp

M t . ρ max M t ζ σ
τ max = = ≤ ζ p= e =0.8 e
I0 I0 n n
( )
R

TP preé pareé par Cisseé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 2
n : Coefficient de seé curiteé ; I0
: Le module de torsion mm4 ;
R
τ En Mpa ;
σe : Reé sistance aè la traction ;
ρmax =R en mm ;
ζp : Contrainte admissible ;

TP preé pareé par Cisseé Gaoussou & Chuwa Thomas Ignas Page 3
II. Etude Expérimentale

1. Présentation du banc

Mors libre en rotation

Mors fixe Comparateur


Eprouvette

Vue de face du Banc d’essai de la torsion

Comparateur

Barre
Levier

O Position initiale du levier

Position finale du levier

Vue transversale du banc d’essai (flanc droit)

4. Mode Opératoire
Au preé alable on seé lectionne les poutres selon leur mateé riau (Aluminium, Acier,
Bronze et Cuivre) ;
Puis avec le pied aè coulisse, on prend les mesures des diffeé rentes poutres selon
les donneé es (longueur & diameè tre) ;
Apreè s plaçons la poutre entre les mors du banc d’essai et on serre les mors contre
la poutre tout en maintenant le levier contre le comparateur ;
Ensuite on accroche la masse sur le levier ;
Enfin on fait la lecture de la deé formation de l’eé prouvette (deé placement) sur le
comparateur.

III. Exploitation des résultats

1. Influence du matériau de la poutre


a. Tableau

Pour effectuer cette expeé rience, on utilise quatre eé prouvettes (Acier, Aluminium, Bronze
et Cuivre) de longueur identique L=340 mm ouè ∆ x=300 mm entre les
encastrements des mors, de meê me diameè tre d=10 mm . Ces quatre eé prouvettes
seront soumises aè une charge p=10 KN .

On a comme donneé e :

b=57.3 mm a=100 mm

^ y
θ=
b
⟹ ( 180
θ °=
πb )
y ⟺ θ °=
180
( 57.3 π)
y

Δa y
θ= = [ rad / mm ]
Δ x b.∆ x

4 4
π d π 10
I 0= = =981.75 m m4
32 32

Mt pa 32× ∆ x × pa 32 ×∆ x × pa 32 × y × ∆ x × pa
G= = = = =
θ . I 0 Δ a π d4 ∆ a × π ×d 4 y 4 y × π × d4
× × π×d
Δ x 32 b

M t=Gth .θ . I 0

A y [ mm ] θ [° ] θ [ rad /mm ] G pra [ N /m m2 ] Gth [ N /m m2 ] Mt


Aluminium 0.62 0.6199 3.6067 28244 26950 954.26
−5
10
1.7452
Cuivre 0.30 0.2999 −5 58380 48000 822.39
10
3.2577
Bronze 0.56 0.5599 31270 38500 1231.31
10−5
0.9889
Acier 0.17 0.1699 −5 103050 80850 784.92
10

b. Interprétation du graphe (voir les papiers millimétrés)

Le graphe de M t=f ( θ ) est une courbe qui deé but aè l’origine du repeè re. Il prend son
maximal pour le bronze et son minimal pour l’acier. Mais en principe c’est l’aluminium
qui le moment de torsion eé leveé et l’acier le plus faible. On peut deé duire qu’on a commise
des erreurs importantes pour l’expeé rience du bronze.

Pour le cas de θ=f ( G th ) , on obtient une courbe descendante qui tend vers zeé ro
1
tandis que le graphe de θ=f G
th
( ) est une droite croissante qui passe par l’origine; on

voit toujours l’angle de torsion du bronze est un peu eé loigneé de la droite lineé aire.

Dans les deux graphes, on observe que certains points sont un peu eé parpilleé s de la
droite.

Plus l’angle de torsion augmente plus son module d’eé lasticiteé transversale diminue aè son
tour. Donc l’angle de torsion et le module d’eé lasticiteé transversale eé voluent ensemble en
sens inverse.

5. Influence du diamètre de l’éprouvette


a. Tableau

Pour effectuer cette expeé rience, on utilise quatre eé prouvettes de meê me nature, meê me
longueur mais de diameè tre diffeé rent.

^ y
θ=
b
⟹ θ °= ( 180
πb )
y ⟺ θ °=
180
( 57.3 π)
y

Δa y
θ= = [ rad / mm ]
Δ x b.∆ x

∆ x=300 mm b=57.3 mm
1
Diamètre y [ mm ] θ [° ] θ [ rad /mm ] d 4 [ m m4 ] 4
[ m m−4 ]
d
10.471 7.7160
6 1.80 1.7998 −5 1296 −4
10 10
6.200 4.1649
7 1.07 1.0699 −5 2401 −4
10 10
5.1192 2.4414
8 0.88 0.8799 4096
10−5 10−4
2.326 1.5241
10 0.40 0.3999 −5 6561 −4
10 10

c. Interprétation du graphe (voir le papier millimétré)

On constate que le graphe de θ=f ( d ) est une courbe descendante tandis que le
1
graphe de θ=f
( )
d
4 est une droite croissante qui par l’origine du repeè re. De ce fait,

on peut dire que plus le diameè tre augmente plus son angle de torsion diminue aussi.
Alors le diameè tre et l’angle de torsion sont aussi inversement proportionnels.

Cependant il y a certains points qui sont disperseé s de part et d’autre de la droite lineé aire.

6. Influence de la longueur de l’éprouvette


a. Tableau

Pour effectuer ce pratique, on prend cinq eé prouvettes de meê me nature, de meê me


diameè tre mais de longueur selon les donneé es du tableau ci-dessous. Le ∆ x est la
longueur entre les appuis (mors) et L la longueur de la poutre.

^ y
θ=
b
⟹ θ °= ( 180
πb )
y ⟺ θ °=
180
( 57.3 π)
y

Δa y
θ= = [ rad / mm ]
Δ x b.∆ x

Longueur
y [ mm ] θ [° ]
∆ x [ mm ]
200 0.5 0.4999

300 0.8 0.7999

400 1.06 1.0599

500 1.11 1.1099

600 1.56 1.5599


d. Interprétation du graphe (voir le papier millimétré)

Le graphe de θ=f ( L ) est une droite croissante qui passe par l’origine. Les points sont
eé parpilleé s de part et d’autre de la droite. Plus la longueur de la poutre augmente plus
l’angle de torsion augmente aussi. On peut donc dire que l’angle de torsion et la longueur
de la poutre sont relativement proportionnels.

IV. Conclusion
La pratique de cette eé tude nous a permis de deé couvrir que l’angle de torsion d’une
poutre peut eê tre influenceé par les eé leé ments suivants : le moment de torsion, le mateé riau,
le diameè tre et la longueur.

La poutre dont son moment de torsion est eé leveé devient moins reé sistible aux chocs.

La poutre dont son module d’eé lasticiteé transversale est eé leveé devient plus reé sistible ;
l’acier est le mateé riau le plus reé sistible par rapport aux autres eé prouvettes utiliseé es
tandis que l’aluminium demeure le plus faible.

G Acier >GCuivre >GBronze >G Aluminium

Plus le diameè tre d’une poutre est eé leveé plus elle devient reé sistible.

Plus la longueur de la poutre est eé leveé , moins elle devient reé sistible.