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Sécurité des Structures 

en béton armé
28 octobre 2010

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 1


Programme

1. Risque sismique au Maroc 
2. Code de la construction 
3. Normalisation des aciers pour la construction 
4. Recommandations pour des constructions 
parasismiques durables 
5. Industrialisation du secteur de la construction 

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Risque sismique au Maroc
Nacer Jabour
Responsable du Service Alerte et Gestion de 
Crise, Institut National de Géophysique, 
CNRST 

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Le séisme destructeur, une menace encore sous‐estimée

Tremblement de terre d’Agadir, le 29 février 1960
Magnitude : 5,7 sur l’échelle de Richter 
12 000 à 15 000 morts, et environ 25 000 blessés.

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Le séisme destructeur, une menace encore sous‐estimée

Tremblement de terre d’Agadir, le 29 février 1960
Magnitude : 5,7 sur l’échelle de Richter 
12 000 à 15 000 morts, et environ 25 000 blessés.

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Le séisme destructeur, une menace encore sous‐estimée

Tremblement de terre d’Agadir, le 29 février 1960
Magnitude : 5,7 sur l’échelle de Richter 
12 000 à 15 000 morts, et environ 25 000 blessés.

Æ Problèmes des niveaux transparents
Æ Problèmes d'uniformité en plan et en 
élévation
Æ Constructions traditionnelles

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Le séisme destructeur, une menace encore sous‐estimée

Tremblement de terre d’Al Hoceima, le 24 février 2004
Magnitude : 6,3 degrés sur l'échelle de Richter 
629 morts, 926 blessés et 15 230 sans‐abris.

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Le séisme destructeur, une menace encore sous‐estimée

Tremblement de terre d’Al Hoceima, le 24 février 2004
Magnitude : 6,3 degrés sur l'échelle de Richter 
629 morts, 926 blessés et 15 230 sans‐abris.

Æ Problèmes des niveaux transparents
Æ Utilisation d’acier doux
ÆConstructions traditionnelles

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Le séisme destructeur, une menace encore sous‐estimée

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14 744 séismes au cours du XXème siècle au Maroc

Carte de sismicité du Maroc, 1901‐2009

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65 séismes d’une magnitude supérieure à 5 

7<M ≤8 1
Distribution des séismes de 1901‐2009 par tranches de magnitudes 

6<M ≤7 6

5<M ≤6 58

4<M ≤5 883

3<M ≤4 3 800

2<M ≤3 5 314

1<M ≤2 1 170

0<M ≤1 79

Inconnue 3 433

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Carte de zonage sismique – RPS 2008

Accélérations horizontales maximales 
du sol pour une probabilité d’apparition 
de 10% en 50 ans

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Phénomènes physiques pendant un tremblement de terre 

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Surveillance du territoire

STATION TELEMETREE

36.00 STATION AUTONOME


CPS
DAL
DAL
MLB
ACCELEROGRAPHES CPS
SMR
SMR
DKH
B9A
TSY

PAL

JBB SMBAK
TOU ZAI
RSA
BMKZ

BMK
BMK OUJ
BWD
OUJ

ZER TZK BHII


TGT BIP
RTC SCHA
34.00 BSMBA

MDZ

MIF

CZD
KHF

MDL

KIB

TZC
ZFT

32.00 SBR
TIS
BHP
BHD

JHA

CIA

OUK
SOI

BMD

BAM ALZ
GHR ALZ
BAM
AOF
AFS DKD

30.00 YBT
YBT

MLF

-8.00 -4.00

RESEAU NATIONAL DE SURVEILLANCE ET D'ALERTE SISMIQUE

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Code de la Construction 
Hayat SABRI 
Directrice Technique par intérim, 
Ministère de l’Habitat, de l'Urbanisme et de 
l'Aménagement de l'Espace

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Acte de construire dépourvu de texte de référence spécifiques

‰ Textes éparpillés et de rangs juridiques hétérogènes; 
‰ Pratiques forgées pour les besoins de la cause; 
‰ Intervenants ne trouvant leurs missions précisées par 
aucun texte; 
‰ Dysfonctionnements aggravés par des lacunes techniques.

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Une difficulté réelle à maîtriser l’acte de construire 

‰ Imprécision des limites des missions des intervenants; 
‰ Usage de matériaux non fiables et incertains;
‰ Anarchie dans la production du cadre bâti;
‰ Pratiques aléatoires de gestion des risques; 
‰ Sanctions et répressions non adaptées.

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Grandes questions

‰ Qui construit ? (missions des intervenants) 
‰ Avec quoi on construit ? (qualité des matériaux) 
‰ Comment on construit ? (mise en œuvre des procédés)
‰ Comment éviter les risques? (sécurité dans les chantiers) 
‰ Qui et Comment pénaliser ? (contrôle et sanctions)

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Propositions

Le Code de la Construction, un texte spécifique et 
unifié pour l’organisation du secteur de la construction 

‰ Définir les missions et les responsabilités de chaque intervenant 
‰ Garantir la qualité et la fiabilité des matériaux de construction
‰ Optimiser les procédés courants et reconnaître ceux non 
courants 
‰ Assurer la sécurité et maîtriser les risques
‰ Proposer des procédures de contrôle et de sanctions 
appropriées

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A court terme

Dans l’immédiat :  un code évolutif servant de référence à tout acte 
de construire 

‰ Se limiter aux acteurs reconnus; 
‰ Se suffire aux matériaux assurant le clos et le couvert;   
‰ Réadapter les procédés courants et reconnaître ceux non
courants; 
‰ Se concentrer sur l’impératif de la sécurité ;
‰ Proposer des procédures de contrôle et de répressions     
appropriées. 

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A moyen terme

Ultérieurement, un code évolutif pour la maîtrise totale de 
l’acte de construire

‰ Une réglementation totale du secteur de la construction; 
‰ Un référentiel technique couvrant la totalité des matériaux 
et des procédés; 
‰ Une résorption totale du secteur informel; 
‰ Un système de contrôle et de répressions complet et intégré.

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Démarche

Etude scindée en consultations distinctes (6 mois) : 

‰ Mission 1 : Intervenants dans l’acte de construire;
‰ Mission 2 : Matériaux de construction;
‰ Mission 3 : Procédés de construction;
‰ Mission 4 : Bilan des risques et sécurité;
‰ Mission 5 : Contrôle et sanctions;
Etudier les textes, les pratiques et les procédures  en vigueur;
Proposer des procédures alternatives. 
‰ Mission 6 : Supervision et restitution du Code
Superviser les missions et assister le maître d’ouvrage;
Restituer le Code de la Construction. 

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Etat d’avancement

‰ La Méthodologie de Travail a été adoptée

‰ La phase analyse et diagnostic est en cours de validation, 
en concertation avec les professionnels du secteur

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Projet de révision du RPS 2000 

Objectifs
Æ lever les difficultés soulevés par les professionnels du secteur de  
l'habitat et de la construction (bureaux d'études, bureaux de 
contrôle, laboratoires..etc) lors de l'application de certaines 
prescriptions du RPS 2000
Æ tenir compte des derniers séismes dans la détermination de l'aléa
sismique au Maroc

Le RPS révisé apportera notamment: 
‐ une nouvelle carte sismique (5 zones au lieu de 3 ) 
‐ une nouvelle classification des sites (5 sites au lieu de 3)
‐ une nouvelle classification des bâtiments selon leur importance (3 classes au
lieu de 2)
‐ des commentaires et des explications

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Elaboration des normes 
Mouhsine ALAOUI M’HAMDI
Directeur des Affaires Techniques et des 
Relations avec la Profession 
Ministère de l’Equipement et des Transports

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Plan de l’exposé

A. Introduction 
B. Stratégie du Ministère de l’Equipement et des 
Transports en matière de normalisation et 
réglementation technique du secteur du BTP
C. Bilan des actions entreprises par le MET 
D. Perspectives

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Introduction 

‰ Le MET , un Ministère bâtisseur 

‰ Réalisation avec triple objectif 
Æ Confort 
Æ Pérennité
Æ Optimisation ressources budgétaires                                      

Nécessité de mise en place d’un processus 
permettant de réaliser des ouvrages de qualité

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Stratégie du MET en matière de normalisation et
de réglementation technique du secteur BTP 

Les principaux objectifs de cette stratégie départementale sont axés
principalement sur les points suivants:

1. Couvrir en normes tous les produits et services liés au secteur BTP ; 
2. Réviser  les  normes  existantes,  en  vue  de  leur  mise  à jour  pour 
qu'elles soient plus adaptées  au  contexte  national  et  qu’elles  soient  
en ligne avec les normes internationales,
3. Réviser les CPC des différents domaines du génie civil ;
4. Elaborer des CPC  pour les domaines non couverts ;
5. Elaborer  des  règlements  spécifiques  qui  tiennent  compte  des 
pratiques et des particularités du Maroc  ;

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Stratégie du MET en matière de normalisation et
de réglementation technique du secteur BTP 

5. S’orienter  résolument  vers  l’adaptation  des  Eurocodes au  contexte 


national,  (y  compris  ceux  relatifs  aux  normes  de  conception  et  de 
calcul des ouvrages);

6. Favoriser  la  concertation  avec  tous  les  intervenants :  Profession,  BE, 


BC… lors de l’élaboration des normes et CPC ;

7. Encourager  la  certification  des  produits  à l’instar  de  ce  qui  est  déjà
entrepris pour les ciments, les fers à béton et les corps creux ;

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Bilan des actions entreprises par le MET

1. Généralisation de l’exigence du plan assurance qualité (PAQ)  ; 

2. Qualification et Classification des entreprises du BTP ;

3. Agrément des BET;

4. Elaboration d’un important corpus de règlements techniques relatif à
l’ensemble  des  domaines  dont  il  a  la  charge,  tant  du  point  de  vue 
études que travaux : Cahiers des Prescriptions communes (CPC) ;

5. Elaboration et vulgarisation de guides techniques;

6. Homologation  de  plus  de  1000  normes  élaborées  par  les  comités 
techniques de normalisation présidés par ce Département;

7. Elaboration  en  2007,  du  RMBA  07,  qui  a  pour  objectif  d’uniformiser 
les méthodes de calculs et de vérification des structures et ouvrages 
courants en béton armé. 
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Perspectives

La période actuelle se caractérise par :
‰ Importance des projets à réaliser
‰ Délais extrêmement courts
‰ Environnement de plus en plus exigeant 

Nécessité de la mise en œuvre d’une Stratégie plus 
agressive de l’assurance de la qualité dans les 
travaux

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Perspectives

Consistance de la stratégie visant la qualité

1. Poursuite des travaux de production en matière de réglementation 
technique et de normalisation;
2. Actions visant l’obligation du respect des normes quelque soit le 
donneur d’ordre ;
3. Actions visant la pérennité de l’outil de production national par 
l’adaptation des textes régissant les marchés publics;
4. Actions visant le développement de la performance de l’outil de 
production national par la mise en place des PAQ et par incitation 
des entreprises à adopter la démarche qualité ;
5. Mise en œuvre d’un système de qualification /classification des 
laboratoires. 

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Perspectives

‰ Responsabilisation progressive de l’entreprise 
‰ Logique d’obligation de résultat

INTERNE INTERNE Contrôle sous la


responsabilité
de l’entreprise

EXTERIEUR
EXTERNE
EXTERIEUR
Contrôle sous la
EXTERIEUR responsabilité de
maître d’oeuvre

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Règlement du béton armé
Youssfi KHLAFA
Chef de division de la normalisation et de 
Réglementation Technique, 
Ministère de l’Equipement et des Transport

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Plan de l’exposé

A. Objet du CPC ;
B. Arrêté du Ministre de l’Equipement et des Transports 
portant  approbation du CPC ;
C. Groupe de rédaction  du CPC ;
D. Composition et contenu du CPC :
4‐ 1  Règles générales ;
4‐ 2  Règles applicables aux ossatures et éléments 
courants de structures en béton armé
4‐3   Annexes.
E. Conclusion

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Objet du CPC  

CAHIER DE  PRESCRIPTIONS  COMMUNES ( CPC)  
RELATIVES AUX REGLES MAROCAINES DE CONCEPTION ET DE CALCUL  
DES STRUCTURES EN BETON ARME ( RMBA 07 )

• Le présent CPC a pour objet de spécifier les principes et les 
méthodes  les  plus  actuels  devant  présider  et  servir  à la 
conception  et  aux  calcul  de  vérification  des  structures  et 
ouvrages en béton armé et s’applique plus particulièrement 
au bâtiments et ouvrages courants

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Arrêté du MET portant approbation du CPC

• Ce  CPC  est  approuvé par  l’arrêté du  MET  n° 1854‐


07 du 11 octobre  2007 ;
• Il est applicable à certains marchés d’études ou de 
travaux  de  constructions  des  ouvrages  en  béton 
armé passés pour le compte de l’Etat par le MET.

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Groupe de rédaction du CPC

La rédaction de ce CPC a été confiée à un groupe d’experts marocains composé


comme suit :

™ Président : M Alaoui M’hamdi Mohsine Directeur des affaires techniques au MET ; 


™ Membres :
ƒ M. Bouchaqour Yahya :Ex chef de la Division de la Normalisation et de la 
Réglementation  Technique (animateur du groupe) ;
ƒ Pr Asmlal Lmahfoud :Ex Directeur de la recherche à l’ EHTP ;
ƒ M Berrada Yasser : Président du bureau régional de la FMCI Centre ;
ƒ M Errouaiti Mohamed : Directeur du centre de recherche et études  de 
structures au LPEE ;
ƒ Mlle Elyoussfi Hanane : Expert à la Direction des infrastructures (ONCF) ;
ƒ Mme Elbied Nzha : ex chef de service de la normalisation et la 
réglementation à la DEP .
ƒ M Moubaraa Abdelfatah :Chef de service des études des ouvrages d’art 
(DRCR) ;
ƒ Pr Niazi Abdelmajid chef du Département de structures à l’EHTP

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Composition et contenu du CPC

• 4‐1 : Première partie : Règles générales  ;
• 4‐2 : Deuxième partie : Règles applicables
aux ossatures et éléments courants
des structures en béton armé ;
• 4‐3 : Annexes.

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Première partie 4.1 : règles générales

‰ Cette première partie est composée des huit chapitres suivants :

‰ Chapitre A1 : Principes et définitions ;
‰ Chapitre A2 : Caractères des matériaux ;
‰ Chapitre A3 : Actions et sollicitations ;
‰ Chapitre A4 : Justifications des pièces prismatiques soumises à des  Sollicitations 
normales ;
‰ Chapitre A5 : Justifications  vis‐à‐vis des  sollicitations tangentes ;
‰ Chapitre A6 : Adhérence :
‰ Chapitre A7 : Dispositions constructives diverses
‰ Chapitre A8 : Dispositions particulières à certains éléments.

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Deuxième partie :4‐2 : Règles applicables aux ossatures 
et éléments courants des  Structures

• Cette deuxième partie est composée des neuf chapitres suivants :
¾ Chapitre B1 : Indications sur le choix des matériaux ;
¾ Chapitre B2 : Domaine d’application ;
¾ Chapitre B3 : Evaluation des sollicitations ;
¾ Chapitre B4 : Liaisons entre les divers éléments des ossatures ;
¾ Chapitre B5: Effets des variations dimensionnelles et des tassements différentiels ;
¾ Chapitre B6 : Planchers et poutres ;
¾ Chapitre B7 : Dalles sur appuis continus ;
¾ Chapitre B8 : Poteaux ;
¾ Chapitre B9 : Fondations

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4‐3 Annexes

• Ces annexes sont composées comme suit:

¾ Annexe C : Notations ;
¾ Annexe  D:  Règles  transitoires  relatives  à la  définition  des  valeurs 
représentatives  des  actions  et  des  combinaisons  d’actions  dans  les 
cas courants ;
¾ Annexe E :Méthodes de calcul ;
¾ Annexe  F:  Règles  relatives  à l’emploi  de  bétons  à hautes 
performances

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 42


4‐1‐1 Principes et définitions

A ‐ Domaine d’application du CPC :
Les  présentes  règles  de  calcul,  dites  règles  RMBA07,  sont 
applicables  à tous  les  ouvrages  et  constructions  en  béton 
armé, soumises à des ambiances  s’écartant  peu  des  seuls 
influences  climatiques  et  dont  le  béton  est  constitué de 
granulats  naturels  normaux  avec  un  dosage  en  ciment  au 
moins égal à 300 kg / m3 de béton mis en œuvre.
Ces règles ne s’appliquent pas aux ponts.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 43


4‐1‐1 Principes et définitions

B ‐ Reste en dehors du domaine des présentes règles :

o les constructions en béton non armé ;
o Les constructions en granulats légers ;
o Les constructions en béton caverneux ou cellulaires armé ;
o Les  constructions  en  béton  de  résistance  caractéristique 
supérieure à 60 MP ;
o Les  éléments  armés  de  profilés  laminés  et  les  structures 
mixtes acier – béton ;
o Les éléments soumis en service à des températures s’écartant 
sensiblement  de  celles  qui  résultent  des  seules  influences 
climatiques.

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4‐1‐1 Principes et définitions

C ‐ Principes des justifications :
o Les  calculs  justificatifs  sont  conduits  suivant  la  théorie  des  états 
limites.
o Un  état  limite  est  celui  pour  lequel  une  condition  requise  d’une   
construction  ou  de  l’un  de  ses  éléments  est  strictement  satisfaite   
et    cesserait  de  l’être  en  cas  de  modification  défavorable  d’une   
action.

On distingue :
¾ Les états limites ultimes qui correspondent à la limite :
Soit de l’équilibre statique ;
Soit de la résistance de l’un des matériaux ;
Soit de la stabilité de forme
¾ Les  états  limites  de  service  qui  sont  définis  compte  tenu  des 
conditions  d’exploitation ou de durabilité

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 45


4‐1‐2 Caractères du matériau acier

A) Prescriptions générales :

• Les  armatures  doivent  être  conformes  aux  textes  en 


vigueur ;
• Le  caractère  mécanique  servant  de  base  aux  justifications 
est la limite d’élasticité garantie , désignée par Fe ;
• Le  module  d’élasticité longitudinale  de  l’acier  Es  est  pris 
égal à 200000 N/mm;
• Le CPC se réfère à la norme NM 01.4.097 ;

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4‐1‐2 Caractères du matériau acier

A) Prescriptions générales :

• La  ductilité de  l’acier  se  caractérise  par  la  valeur  garantie  de 
l’allongement  uniformément  réparti  Agt.  Cette  valeur  est  fixée  à 5% 
pour  les  aciers  de  catégorie  3  de  la  norme  NM  01.4.097  et  prise 
conventionnellement égale à 2% pour les treillis soudés ;
• Les aciers prévus par ledit règlement sont :

A Haute Adhérence Fe E400 et   Fe E500
ou 
Lisses Fe E215 et  Fe E 235

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 47


4‐2 Quelques dispositions constructives

Pour la protection des armatures, l’enrobage de toute armature est au moins égal à :

• 5 cm pour les ouvrages à la mer ou exposés aux ambiances ou au brouillard salin 


ou exposés à des atmosphères très agressives ;

• 3 cm pour les parois coffrées ou non qui sont soumises à des actions agressives 


ou à des intempéries ou condensations ;

• 1 cm pour les parois situées dans des locaux couverts et clos et non exposés aux 
condensations ;

• L’enrobage de chaque armature est au moins égal à :

¾ Son diamètre si elle est isolée
¾ La largeur du paquet dont elle fait partie dans le cas contraire ;

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 48


4‐2 Quelques dispositions constructives

• Entre  deux  armatures  voisines,  la  distance  libre  doit  être  au 
moins égale , dans toutes les directions à :
¾ Leur diamètre si elles sont isolées ;
¾ La largeur des paquets dont elles font partie dans le cas contraire ;
¾ Les  mailles  des  grilles  formées  par  les  armatures  doivent  être  assez 
larges pour ne pas affecter l’homogénéité du béton frais lors de sa mise 
en place

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 49


Conclusion

• Ce CPC est perfectible.

• Il  sera  très  certainement  beaucoup  plus  performant 


dans  le  futur  avec  le  retour  d’expériences  de  ses 
utilisateurs

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 50


Normes des aciers pour armatures
Meriem BOUANANI
Chef de service de la Normalisation et de la 
Réglementation Technique, 
Ministère de l’Equipement et des Transport

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 51


Plan de l’exposé

A. Introduction
B. Acier pour armatures du Béton Armé
C. Normes Marocaines des Fers à béton
I. Généralités
II. Prescriptions des Normes Marocaines des Fers à Béton
III. Processus de fabrication des produits
IV. Méthodes d’essai
V. Contrôle de conformité
VI. Marquage
D. Certification 
E. Conclusion

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 52


Introduction 

‰Acier: Combinaison de Fer ‐ Carbone (2% max du C) 

‰Principales utilisations: Bâtiments et Travaux publics    

Matériaux               Æ CM
Associé au Béton    Æ BA et BP

‰ Rôle de l’acier pour béton armé:

ƒ Pallier la faible résistance du béton en traction et sa fragilité;
ƒ Module d’élasticité élevé assurant la rigidité des structures;
ƒ Possède une grande capacité de déformation avant rupture: ductilité. 

‰ Normalisation de l’acier pour béton armé

ƒ Caractéristiques de l’acier                Æ sa nuance et sa qualité;
ƒ Assurer une qualité maximale Æ les performances de l’acier doivent être prescrites 
dans des normes de spécification auxquelles l’acier doit satisfaire.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 53


Acier pour armature du BA

Classification des aciers pour armature du BA:
‰ Ronds lisses: de surface lisse, ne présentant aucune aspérité.  

‰ Barres et couronnes à Haute Adhérence: Ces aciers ont leur surface marquée 
par des reliefs.
‰ Treillis  Soudés:  sont  soit  en  rouleaux,  soit  en  panneaux  et  de  dimensions 
normalisées.  Les  treillis  soudés  sont  constitués  par  des  fils  se  croisant 
perpendiculairement et soudés à leurs croisements

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 54


Normes marocaines des fers à béton 

I‐ Généralités:
A. Statut: Normes de spécification et d’application obligatoire
‰ Élaborées dans le cadre des travaux du CTN des Fers à Béton, présidé par le MET;
‰ Homologuées par un arrêté conjoint du MET et du MICNT. 

B. Objet:
‰ Définir les nuances
‰ Fixer la composition chimique, les caractéristiques géométriques, mécaniques et 
technologiques, la masse linéique et les paramètres de forme;
‰ Fixer les conditions de contrôle de l'ensemble de ces caractéristiques;
‰ Prévoir et Identifier le marquage.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 55


Normes marocaines des fers à béton 

C. Domaine d’application

Ronds lisses: les barres et couronnes laminés à chaud d'un diamètre de 
NM 01.4.095
5,5 à 40 mm, (FeE215 et FeE235)
Barres et couronnes à haute adhérence non soudables laminés à chaud 
NM 01.4.096
d'un diamètre de 6 à 40 mm, (FeE400NS  & FeE500NS )
Barres et couronnes à haute adhérence soudables laminés à chaud d'un 
NM 01.4.097
diamètre de 5 à 40 mm, (FeE400S  & FeE500S)
Fil  machine  en  acier  non  allie  pour  treillis  soude  et  fils  a  haute 
NM 01.4.080
adhérence, (TSA et TSB)
Treillis  soudés  et  éléments  constitutifs:  fils  ou  barres  lisses  ou  à HA  du 
NM 01.4.220
diamètre compris entre 3.5 et 16; (TLE 500 & FeTE500)
utilisés pour constituer les armatures des constructions en béton armé

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 56


Normes marocaines des fers à béton 

D. Nuance

Nuance Æ Limite d’élasticité

E. Désignation des produits :

‰ Description de la forme du produit (barre ou couronne);
‰ Référence de la NM;
‰ Diamètre nominal en mm;
‰ Longueur nominale (pour les barres en mm);
‰ Désignation de la nuance(suivi de la catégorie pour les HA NS et S).

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 57


Normes marocaines des fers à béton 

II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton:


Les prescriptions relatives aux aciers pour armatures du BA se traduisent dans les normes 
marocaines de spécification par les caractéristiques spécifiées suivantes : 
‰ Caractéristiques de forme:
‰ Caractéristiques géométriques: Diamètres, sections, masses linéiques; 
‰ Composition chimique;
‰ Caractéristiques mécaniques en traction;
‰ Caractéristiques technologiques:
1. Absence de défauts;
2. Adhérence et géométrie de la surface (verrous ou empreintes) ;
3. Non fragilité (aptitude au pliage) ;
4. Soudabilité et composition chimique ;
5. Dimensions et résistance au cisaillement des assemblages soudés des treillis soudés 
Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 58
Normes marocaines des fers à béton 

II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton: 


‰ Caractéristiques de forme:
‰ Aciers lisses: Barres et couronnes de section circulaire sans aucune gravure;
‰ Aciers à Haute adhérence: Barres et couronnes dont la surface présente des 
reliefs, améliorant considérablement l’adhérence Acier‐Béton nécessaire  au 
fonctionnement du BA: 
1. Au moins deux chants de verrous;
2. Si les nervures existent: la hauteur ne doit pas dépasser 0.15 d; 
3. Hauteur et espacement des verrous;
4. Cœfficient de forme des verrous.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 59


Normes marocaines des fers à béton 

II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton: 


‰ Caractéristiques de forme:
Diamètre HAN HAS Hauteur des verrous a Espacement des verrous c
nominal du S (mm) (mm)
produit (mm) Min Max Min Max
5 x 0.32 0.75 3.8 5.4
6 x x 0.39 0.90 4.1 6.1
7 x 0.45 1.05 4.6 6.6
8 x x 0.52 1.20 5.0 7.0
9 x 0.58 1.35 5.3 7.3
10 x x 0.65 1.50 5.5 7.5
11 x 0.71 1.65 5.9 7.9
12 x x 0.78 1.80 6.1 8.3
14 x x 0.91 1.90 7.1 9.7
16 x x 1.04 2.00 8.2 11.0
20 x x 1.30 2.25 10.2 13.8
25 x x 1.63 2.50 12.7 17.2
32 x x 2.08 3.20 16.3 22.1
40 x x 2.60 4.00 20.4 27.6

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 60


Normes marocaines des fers à béton 

II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton: 


‰ Caractéristiques de forme:

Cœfficient de forme (fR) minimum

Diamètre nominal du produit (mm) 5 à 6 7 à 8 9 à 10 11 à 40

fR 0.039 0.045 0.052 0.056

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 61


Normes marocaines des fers à béton 

II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton: 


‰ Caractéristiques géométriques:

Diamètres, sections, masses linéiques et tolérances

‰ Les  normes  fixent  des  « diamètres  nominaux» qui  correspondent  à des  « sections 
nominales » et à des « masses linéiques nominales » calculées sur la base d’une masse 
volumique de 7,85 kg/dm3. La valeur de la masse linéique est assortie d’une tolérance.  

‰ Pour les treillis soudés: les dimensions des mailles sont également normalisées. 

‰ Ces  caractéristiques  géométriques,  prévues  par  les  Normes  Marocaines  en  vigueur, 

sont données dans le tableau suivant:

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 62


Normes marocaines des fers à béton 
Diamètre Ronds Barres et Barres et Couronnes Treillis soudés Section Masse
nominal lisses Couronnes à HA S nominale linéique
en mm Fe E 215 à HA NS en mm2 nominale
Fe E 235 Fe E 400-1 Fe E 400 Fe E 500-2 Fe E 500-3 A fils lisses AHA en Kg/m
Fe E 500-1 TLE 500 Fe TE 500

3.5 ×
4.0 × × 12,6 0.099
4.5 × × 15,9 0.125
5.0 × × × 19.6 0.154
5.5 × × × 23.8 0.187
6.0 × × × × × × × 28.3 0.222
6.5 × × 33.2 0.260
7.0 × × × 38.5 0.302
7.5 × × 44.2 0.347
8.0 × × × × × × × 50.3 0.395
8.5 × × 56.7 0.445
9.0 × × × 63.6 0.499
9.5 × 70.9 0.556
10.0 × × × × × × 78.5 0.617
10.5 ×
11.0 × × ×
11.5 ×
12.0 × × × × × × 113 0.887
14.0 × × × × × × 154 1.21
16.0 × × × × × × 201 1.58
20.0 × × × × 314 2.47
25.0 × × × × 491 3.85
32.0 × × × × 804 6.31
40.0 × × × × 1256 9.86

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 63


Normes marocaines des fers à béton 

II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton: 


‰ Composition chimique:
Liée  aux  propriétés  d’un  acier,  la  teneur  des  éléments  (ou  de  certains 
d’entre  eux)  qui  le  compose  est  donnée  par  les  normes  marocaines  de 
spécification.

Type d’analyse Fe E 215 Composition chimique % Max (m/m)


Fe E235
C CEV
Analyse sur coulée NM 01.4.095 0.22 0.50
Analyse de produit 0.24 0.52

Type d’analyse Fe E 400 S Composition chimique % Max (m/m)


Fe E 500 S C P S N CEV
Analyse sur coulée NM 01.4.097 0.22 0.050 0.050 0.012 0.50
Analyse de produit 0.24 0.055 0.055 0.013 0.52

CEV= C + Mn/6 + (Cr + Mo + V)/5 + (Ni+Cu)/15


Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 64
Normes marocaines des fers à béton 

II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton: 


‰ Caractéristiques mécaniques en traction

ƒRésistance maximale à la traction: Rm;
ƒLimite d’élasticité ou limite supérieur d’écoulement ReH ;
ƒRapport résistance à la traction/limite d’élasticité: Rm/ ReH ;
ƒAllongement sous charge maximale: Agt.

ƒLes normes marocaines fixent les valeurs spécifiées des 


caractéristiques mécaniques garanties.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 65


Normes marocaines des fers à béton 

II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton: 


‰ Caractéristiques mécaniques en traction 

ƒ Caractéristiques mécaniques garanties.

Nuances Catégorie Limites supérieures Résistance à Rm/ReH A% min Allongement


d’écoulement ReH la traction mesuré total sous
(N/mm2) Rm (N/mm2) par charge
L0=5d maximale
Valeur du Borne e Valeur du Borne e Agt min%
fractile fractile
FeE 215 215 330-490 - 22 -
FeE235 235 350 Min 1.15 25 8
FeE400 1 400 380 440 1.05 1.03 14 2.5 2
FeE500 1 500 475 550 1.05 1.03 12 2.5 2
FeE400 400 380 440 1.08 1.05 14 5 4
FeE500 2 500 475 550 1.03 1.01 12 2.5 2
FeE500 3 500 475 550 1.08 1.05 14 5 4
TLE500 500 550 8 2.5
FeTE500 500 550 8

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 66


Normes marocaines des fers à béton 
II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton: 
‰ Caractéristiques technologiques
1. Absence de défauts: Pas de défauts préjudiciable à leur emploi
2. Adhérence:
ƒ Principe du BA: Parfaite adhérence entre Acier et Béton;
ƒ Amélioration de l’adhérence: évolution vers des aciers à HA;
ƒ La HA résulte de la création des reliefs(verrous, empreinte);
ƒ l’Adhérence est définie par deux coefficients:
1. coefficient de fissuration η qui est pris en compte pour les 
calculs de fissuration du béton;
2. coefficient de scellement ψ qui permet de dimensionner 
les ancrages des armatures: 
HA : ψ= 1.5 et  η = 1.6      
TS HA: ψ= 1.5 et η = 1.6  pour  φ ≥ 6 mm et η = 1.3 pour φ < 6 mm; 
RL et TS lisses: Ces coefficients sont pris égaux à 1
Les NM imposent des caractéristiques de formes aux aciers pour 
armatures du BA qui permettent d’assurer une adhérence convenable.
Les exigences portent sur des valeurs spécifiées concernant les 
caractéristiques de formes des verrous et nervures;
Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 67
Normes marocaines des fers à béton 
II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton: 
‰ Caractéristiques technologiques

3. Non fragilité (aptitude au pliage):

ƒL’armature doit s’adapter lors des opérations de façonnage à des formes 
complexes ce qui implique courbures et pliages ; l’acier doit donc présenter une 
bonne aptitude au pliage; 
ƒL’acier est soumis à un pliage sur un mandrin suivi d’un dépliage;
ƒLes NM fixent la valeurs du diamètre du madrin en fonction de celui de l’acier.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 68


Normes marocaines des fers à béton 
II‐ Prescriptions des normes marocaines des Fers à Béton: 
‰ Caractéristiques technologiques

4. Soudabilité

ƒLa soudabilité d’un acier est attestée par sa composition chimique;
ƒL’aptitude au soudage est essentiellement fondée sur le respect des spécifications 
relatives à la composition chimique exigées par les NM; 

5. Dimensions et résistance au cisaillement des assemblages soudés des treillis 
soudés
Outre les caractéristiques technologiques mentionnées auparavant, la 
NM  01.4.220  pour  les  treillis  soudés  et  éléments  constitutifs  spécifie  la 
résistance des assemblages soudés au cisaillement.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 69


Normes marocaines des fers à béton 

III‐ Processus de fabrication des produits: 

‰ laminage à chaud sans traitement complémentaire ou laminage à chaud 


suivi d’un traitement thermique en ligne ou d’une transformation à froid 
(par  ex.  étirage  de  l’ébauche  laminée  à chaud)  sans  réduction 
significative de section: cas du FeE400 et FeE500‐3
‰ laminage  à chaud  pour  obtenir  du  Fil  Machine  conforme  à la  NM 
01.4.080 puis laminage à froid et/ou tréfilage avec réduction significative 
de section: cas du Fe E500‐2

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 70


Normes marocaines des fers à béton 

IV‐ Méthodes d’essai: 

‰Les  spécifications  des  Fers  à


Béton  exigées  par  les  normes  NM  font 
l’objet de méthodes de détermination adaptée et normalisée;
‰Les  NM  se  réfèrent  par  fois  aux  principales  NM  d’essai:  ex.  NM 
01.1.098 pour l’essai de traction 
‰soit elles décrivent la méthode de contrôle: ex. Essai de non fragilité;          

Vérification des caractéristiques de forme
‰L’analyse  de  la  composition  chimique  est  laissée  au  choix  du 
producteur.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 71


Normes marocaines des fers à béton 

IV‐ Contrôle de conformité: 

‰Les  ronds  à Béton  et  les  Fils  Machines  seront  considérés  conformes 
aux  NM  en  vigueur  quand  ils  satisfont  aux  conditions  définies  par  ces 
normes.
‰Les  NM  définissent  les  règles  générales  permettant  d’effectuer  le 
contrôle et de vérifier la conformité:
1. Prélèvement d’échantillons;
2. Unité de contrôle;
3. Interprétation des résultats
4. Rapport d’essai

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 72


Normes marocaines des fers à béton 

V‐ Marquage: 

‰Afin  de  garantir  une  meilleure  traçabilité des  produits  sur  les 
chantiers,  les  NM  en  vigueur  prévoient  le  marquage  des  produits  de 
différentes nuances;
‰Les  produits  doivent  porter  une  marque  de  laminage  permettant  de
reconnaître l’usine productrice;
‰Les  normes  NM  identifient  les  profils  d’armatures  en  acier  pour  les 
différentes nuances définies.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 73


Normes marocaines des fers à béton 

Garanties de la Certification NM:

Garantit que les produits certifiés:
1.  sont  conforme  à leur  norme  de  référence  (caractéristiques 
mécaniques,  masse  linéique,  analyse  chimique,  caractéristiques 
géométriques,  non  fragilité,  soudabilité,  aptitude  au  redressage 
après pliage, cisaillement et dimensions des treillis soudés) ;
2. ont une origine identifiable et sont contrôlés.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 74


Conclusion

‰Les NM spécifient les différents types d’aciers pour armature du BA en définissant leur nuances;

‰A l’intérieur de chaque nuance est définie un certain nombre de qualité qui offrent des garanties 
pour la sécurité des constructions en BA; 
‰Cette qualité se traduit par les performances de ces aciers: prescriptions des NM;

‰Le choix de la nuance sera effectuer en fonction de la conception et les conditions de service de la 
structure;
‰D’une manière générale, la sécurité et la durabilité d’une construction est liée à la qualité et des 
performances  de  ses  constituants.  Les  méthodes  de  conception  et  de  dimensionnement  des 
structures sont basées sur les exigences minimales de performances des matériaux utilisés prescrits 
dans les normes de spécification. Mais l’utilisation de produit conforme ne garantit pas toujours une 
construction  exempte  de  défaut.  Au‐delà de  la  responsabilité de  l’entrepreneur  quant  à la  bonne 
exécution  des  travaux,  celle  des  concepteurs  et  maîtres  d’ouvrages  est  tout  autant  engagée  pour 
garantir un risque minimal de désordre.  

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 75


Contribution des BET à la sécurité
des bâtiments 
Yasser BERRADA 
Président 
AMCI‐Centre 

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 76


L’Equation du succès 

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 77


Engagement de la FMCI pour une ingénierie responsable 

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 78


Agrément des BET 

Décret n° 2‐98‐984 du 22 mars 1999 relatif à l’Agrément des 


BETs²
Activité domaine
Bâtiment D1
Etudes  Géotechniques (Laboratoires) D12 

‰L’ Agrément est obligatoire pour les marchés de l’état et devrait être généralisé
dans le cadre des marchés privés.
‰Le BET regroupe les ressources  ayant une expertise  et références  dans le 
domaine 
‰Le BET constitue le carrefour du Transfert des technologies.
‰Les ingénieurs par spécialité assurent leurs prestations au sein du BET  

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Contribution des BETS aux différents lots du bâtiment

A‐ Lots principaux :Etude de base, d’exécution, suivi, et contrôle de conformité technique:
• Ossature structurelle: Béton armé, Structure métallique
• Lots techniques: Electricité, plomberie, Protection incendie, assainissement, …
• Etude des équipements: Ascenseurs, Informatique, Electricité de secours, télésurveillance, 
intrusion, Détection incendie, Climatisation, Extraction, Cuisine, Piscine, Chauffage central, 

B‐ Lots secondaires: Accompagnement et Contrôle de conformité technique


• Etude des lots d’aménagements Secondaires :Menuiserie Bois, Menuiserie Métallique, 
Menuiserie Aluminum, Revêtement Sol/Mur, Peinture/Vitrerie, Faux Plafond 

Æ L’intervention du BET représente en contribution dans l’édifice:
‐ plus de 65% tenant en compte les lots: Ossature structurelle & les lots techniques.
Cette contribution peut être plus élevée par son implication dans les lots des 
équipements,
‐ et parfois 100% quand son intervention comprend aussi l’interprétation et proposition de 
solutions quant aux lots secondaires par l’analyse des performances recherchées. 

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Performances liées à l'utilisation des prestations du BET

‰ Sécurité :  
ƒ Conformité aux normes et aux règles de l’art,
ƒ Stabilité , 
ƒ Prévention des risques (L’Analyse  dans le cadre réglementaire des 
risques internes et externes),
ƒ La prise en compte de l’environnement  (le voisinage, L’Analyse  dans le 
cadre réglementaire des données spécifiques à l’ouvrage et des 
hypothèses à retenir,..) pendant l’élaboration de l’étude.

‰ Économie et pérennité de l’investissement

‰ Qualité de réalisation

‰ Maîtrise du Délai de réalisation optimisé

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Réglementation du secteur

A‐ Textes législatifs:

• Art 769 du Dahir sur les obligations et contrats (D.O.C)

• Loi 12/90 : relative à l’urbanisme

• Loi 25/90 : relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements

• Décret n° 2‐98‐984 du 22 mars1999 relatif à l’Agrément des BETs

• En particulier:
Décret n°2‐02‐177 approuvant le règlement de construction parasismique 
RPS 2000 (applicable aux Bâtiments)

• Circulaire N° 2911 du 12 Mai 2008 concernant l’application des 
responsabilités relatives au contrôle de l’urbanisme et de la construction

B‐ : Documents Techniques Unifiés (D.T.U) , Normes, Règles

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Démarche pour la qualité du gros œuvre 

La qualité d’un bâtiment est jugée par son bon comportement à l’action sismique,


elle est obtenue à partir d’un travail en équipe pour tenir compte de cette réalité :
‰ Conception architecturale: collaboration étroite entre l’Architecte et l’Ingénieur
‰ Analyse et modélisation du comportement du bâtiment : hypothèse, notes de 
calculs; collaboration étroite entre l’ingénieur d’études et celui du bureau de 
contrôle (exigible en cas d’assurance décennale)
‰ Vérification et approbation par le BET des hypothèses retenues , des notes de 
calculs complémentaires et des plans d’exécution avant le début des travaux
‰ Examen de la mise en œuvre des travaux: collaboration étroite entre l’ingénieur 
d’études et l’entreprise
‰ Vérification des échantillons et approvisionnement des matériaux avant le début 
des travaux,
‰ Approbation par le bureau d’étude et / ou du bureau de contrôle (si éventuel dans 
le projet) de la bonne exécution des ferraillages avant le coulage des bétons; 
collaboration étroite entre le bureau d’études et l’entreprise
‰ Mise en œuvre des armatures et des bétons appuyé par un autocontrôle de 
l’entreprise.
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Le Règlement de construction parasismique : RPS 2000

Le RPS 2000 se singularise par le fait qu’il est institué officiellement par décret et 
il est obligatoire sur tout le territoire marocain depuis septembre 2002.

‰ PARAMETRES INTRODUITS DANS LE DIMENSIONNEMENT D’UN BATIMENT:
– Zone de sismicité : Zone1, zone 2, Zone 3 ( sur la base du Zonage sismique)
– Classe de priorité parasismique  classe I (Importance Vitale), Classe II (usage 
habitations, bureaux,  commerces)
– Facteur de comportement K : en fonction de l’importance de la ductilité
– Choix du site : S1, S2, S3
‰ Il est impératif de signaler que l’intervention du laboratoire pour les études 
géotechniques (hypothèse de base du Sol) sont nécessaires pour  l’élaboration 
des études de structure,  et ce depuis  l’élaboration de la conception par 
l’ingénieur du BET.

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Ductilité selon le RPS 2000

La ductilité d’un système structural, selon le RPS2000,  traduit sa capacité à dissiper une grande 


partie de l’énergie sous des sollicitations sismiques, par des déformations inélastiques sans 
réduction substantielle de sa résistance. 

Trois niveaux de ductilité :
ND1 : Peu ductile, structures devant évoluer essentiellement dans le domaine élastique et pour 
lesquelles le règlement n’exige pas de prescriptions spéciales.
ND2 : Ductilité moyenne, structures pour lesquelles il convient d’adopter des dispositions 
spécifiques leur permettant de travailler dans le domaine inélastique au cours du mouvement 
sismique, avec une protection raisonnable contre toute rupture prématurée.
ND3 : Ductilité élevée, structures devant avoir une grande capacité de dissipation d’énergie : un 
certain nombre de prescriptions et dispositions techniques est exigé afin de minimiser la 
probabilité de rupture prématurée et de détérioration de résistance.

L’allongement à la rupture (A%), l’allongement sous charge maximale (Agt), et le rapport entre la 
résistance à la rupture et la limite élastique (Rm/Re), sont des paramètres de caractérisation de la 
ductilité déterminés par la courbe de traction de l’acier.

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Etude de l’ossature structurelle (dimensionnement)

‰ Il s’agit de déterminer les contraintes et les déformations et les comparer à des 
contraintes ou déformations admissibles des matériaux mis en œuvre et la nature du 
sol. On retient les différentes approches (Approche dynamique, Approche pseudo 
statique)
‰ L’intervention de l’ingénieur est d’assurer une répartition de la charge transmise 
jusqu’au sol de fondation d’où la nécessité de maîtriser la connaissance de la nature 
du sol à définir par les laboratoires.
‰ L’intervention se justifie de même, en cas de modification à l’exploitation et des 
transformations du bâtiment; 
NB: Aujourd’hui, les moyens de calcul disponibles sont infiniment plus puissants 
d’une part, et les séismes récents ont montré les insuffisances concrètes de la 
pratique des règlements disponibles d’autres part. Aussi les simplifications qu’ils 
contiennent (méthode pseudo statique) devraient être proscrites, au profit de calculs 
plus rigoureux (modélisation dynamique). C’est la seule condition pour éviter les 
interprétations abusives conduisant à des résultats aléatoires.

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Moyens de calcul 

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Recommandations pour des 
structures parasismiques durables
Zoheir BENNANI 
AMCI‐Centre 

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Types de structures  

1. Utiliser des structures simples 

2. Assurer une régularité dans l’élévation

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Sécurité des structures en béton armé 89
Types de structures  

3. Respecter la symétrie afin d’éviter tout problème lié à la torsion du 
bâtiment  

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Types de structures  

4. Bien séparer les bâtiments de différentes hauteurs par des joints de 
dilatation afin qu'ils puissent vibrer indépendamment l'un de 
l'autre.

joint

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Types de structures  

5. Eviter les étages transparents du rez de chaussée afin d'assurer la 
continuité verticale des voiles résistants aux tremblements de terre 

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Béton armé

6. N’utiliser qu’une seule nuance de rond à béton, avec une ductilité suffisante : 


le FeE500S 
7. Tant que l’encombrement des barres le permet, utiliser des barres de moindres 
diamètres plutôt que des grands diamètres. 
8. Noyer parfaitement les armatures dans le béton. 
9. Utiliser un béton visqueux au moment de la mise en œuvre, non liquide et 
encore moins « rallongé »
10. Utiliser un béton dont la résistance est comprise entre 22 MPa et 45 MPa

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Béton armé

11.Utiliser des cadres plus rapprochés dans les « zones critiques » de la     


construction afin d’assurer une ductilité suffisante 

11.Toujours dimensionner les poteaux pour qu’ils puissent résister aux 
tremblements de terre, plus que les poutres : toute dissipation d’énergie 
doit être concentrée dans les poutres et non dans les poteaux 
(dimensionnement « colonne forte, poutre faible » ) 

12. Le respect des règles de conception des armatures transversales 
permet d’éviter leur éclatement en assurant leur bon encastrement 
dans le volume de béton : Une seule barre par cadre

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Béton armé

1er Cas  : les armatures n’étaient pas appropriées en zone sismique. 

2nd Cas  : la disposition des aciers longitudinaux et transversaux très rapprochés et 


de section modérée permet une bonne « plasticité » ou « ductilité » du béton 
armé sans ruine complète de l'ouvrage. 

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Comportement des bâtiments avec voiles en béton armé

Par rapport à d’autres systèmes constructifs tels que les portiques, les structures à
voiles en béton armé présentent, particulièrement en zone sismique, plusieurs 
avantages :

‰ Leur présence limite les déformations latérales,
‰ Leur rigidité permet de protéger les éléments non‐structuraux et quelques poteaux 
existants,
‰ Leur présence permet de s’affranchir du difficile problème posé par la réalisation 
des nœuds des portiques,
‰ Elles permettent de ne pas être pénalisé dans le choix du coefficient de 
comportement en cas de panneaux de remplissage.
‰ l’excellent comportement des bâtiments comportant des voiles en béton armé dans 
les zones sinistrées.

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Renforcement des bâtiments avec portiques en BA 

Dans la mesure où l’état de la structure montre qu’il n’y a pas eu de déplacement résiduel important, la procédure de 
renforcement est assez claire et rapide pour la mise en oeuvre :
a. Obtenir les plans d’exécution ( coffrage et ferraillage),
b. Obtenir les notes de calculs correspondantes,
c. Obtenir l’étude de sol,
d. Etat des dégâts, identifiés par le laboratoire, accompagné des photos en nombre suffisant et du diagnostic,
e. Réparation des poteaux et des poutres endommagés, pour assurer le transfert des charges verticales,
f. Etablir la note d’hypothèses de base en accord avec toutes les parties concernées,
g. Définir le niveau de sismicité,
h. Introduction à l’intérieur du bâtiment des voiles en béton armé, dont il faudra définir :
– L’épaisseur : généralement de 15 à 20 cm
– Le nombre : plus le nombre est important, plus l’effort à transmettre est réduit et 
les dispositions constructives moins contraignantes,
– La disposition en plan pour éviter ou limiter les torsions d’axe vertical,
– La capacité du plancher à transmettre les efforts vers les voiles,
– Les liaisons avec la structure existante.
i. Utilisation d’un calcul pour déterminer les efforts horizontaux,
j. Réaliser des fondations spécifiques pour les voiles en béton armé reliées avec les semelles  isolées des poteaux
D’une manière générale, le système de renforcement par voiles en béton armé perm et une transmission plus efficace et à
moindre coût des efforts horizontaux de la structure existante à la nouvelle structure, grâce à la présence de nombreux points 
de liaison.
La solution adoptée ne peut être que le résultat d’un travail en équipe composée  des représentants : du Maître d’Ouvrage, 
du Maître d’oeuvre,du Bureau d’études, et du Bureau de contrôle.

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Pathologies des constructions en Béton Armé :

‰ La  corrosion  des  armatures  et  la 


carbonatation  du  béton  par  le  CO2 
atmosphérique  sont  généralement  les 
ennemis du béton armé. 

‰ La  pénétration  des  chlorures  à travers  le 


béton provoque une diminution du pH et une 
dépassivation des  armatures  et  l’amorçage 
d’un phénomène de corrosion.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 98


Techniques et  moyens Non‐Destructifs de Contrôle :

‰Détection  de  la  corrosion  des  armatures  par 


l’appareil Canin ou l’électrode à roue

‰ l’évaluation de la carbonatation par le test au  
Phénol

‰visualisation  et  détection  des  armatures  par 


Ferroscan et Pachomètre…

Æ Réhabilitation  et  renforcement  des  structures  par  l’amélioration  des  caractéristiques 


mécaniques du Béton armé notamment la ductilité, la résistance à la traction, à la flexion et 
surtout à la compression lors d’un éventuel séisme.…

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Industrialisation et Normalisation
Abdullah ABAAKIL
Président
Association Marocaine des Industries du béton

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 100


Définitions

‰ La normalisation est la démarche d’un secteur qui consiste à mettre en 
place un référentiel de principes, règles et descriptions, sur lesquels les 
acteurs se seront mis d’accord de manière consensuelle.

‰ Après l’établissement des normes de la profession, les industriels passent 
à la phase de certification de leurs produits. C’est‐à‐dire qu’ils vont 
chercher l’obtention d’un certificat, délivré par un organisme 
indépendant, attestant que les produits sont conformes aux normes en
vigueur.

‰ Quand on parle de normalisation en général, on a tendance à fondre les 
deux démarches successives (normalisation et certification) en une seule. 
J’adopterai, pour les besoins de l’exercice, le même principe dans cet 
exposé.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 101


Introduction

‰ En passer par la normalisation permet‐il de vendre plus de 
produits et augmenter son chiffre d’affaires? Non, ou du moins 
pas dans l’immédiat.

‰ A défaut, est‐ce un moyen d’améliorer les marges sur ventes et 
ainsi, de récupérer les frais supplémentaires liés à la certification? 
Non plus puisque le marché national des éléments préfabriqués 
reste un marché marqué par la culture du « moins disant plutôt 
que du mieux disant ».

‰ Dans ce cas, quel peut être l’intérêt de l’Industrie du Béton de se 
lancer dans une démarche de certification? C’est ce que nous 
allons discuter dans ce qui suit.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 102


Industrialisation dans le bâtiment

‰ La Charte nationale de l’Industrialisation dans le bâtiment souligne la 
nécessité d’une réponse du secteur au défi de l’accroissement de la 
productivité afin de répondre aux besoins importants en logements et 
équipements du pays.

‰ « La promotion de l’habitat en général (…) appellent une production en 
masse, rapide, à moindre coût, de qualité et durabilité à même d’assurer 
la sécurité pour tout citoyen. »

‰ « L’arrivée dans notre pays, dans le cadre de la mondialisation et du 
développement du libre échange, de nouveaux produits et procédés 
destinés à réaliser les nombreux programmes de logements sociaux, de 
villes nouvelles »

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 103


Harmonisation et Qualité

‰ Nous avons parlé, en introduction, de consensus dans le processus de 
normalisation. Cela signifie que nous, industriels, nous mettons d’accord 
sur la définition technique minimale d’un produit commercialisé dans 
notre pays, et négocions cette définition avec nos clients (logique de 
performance et coût) et les pouvoirs publics (logique de sécurité).

‰ Par rapport à la concurrence déloyale du secteur informel, la marque NM 
devient un élément de différenciation concurrentiel, à condition que la 
norme soit largement adoptée par les acteurs modernes du secteur.

‰ Il faut retenir que le processus de normalisation est aussi une mesure de 
protection des entreprises nationales contre toute concurrence déloyale, 
locale ou étrangère. 

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 104


Harmonisation et Qualité

‰ La normalisation permet également d’élever le niveau général de qualité
et, de ce fait, est un outil de confiance et de réduction des risques.

‰ Cette confiance des clients est indispensable au secteur, porteur de 
modes constructifs économiques et performants, et lui permet de 
développer ses parts de marché par rapport aux méthodes traditionnelles 
de construction.

‰ Nous constatons donc que la normalisation est un levier de 
développement de l’industrialisation dans le bâtiment, et ouvre ainsi de 
nouveaux marchés pour les industriels.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 105


Certification et calcul de structures 

‰ En France, les éléments préfabriqués et les ouvrages à base de ces 
éléments font l’objet d’une codification complémentaire qui 
précise les attendus de la codification standard applicable à tous 
les ouvrages et tire parti du caractère particulier de la 
préfabrication. 

‰ Ce caractère particulier tient au fait que les éléments préfabriqués 
en usine ont des caractéristiques mécaniques et dimensionnelles 
pouvant être mieux maîtrisées que celles des structures 
construites sur site. L’environnement industriel de la 
préfabrication est moins sujet aux aléas du chantier et aux délais 
serrés de celui‐ci, et les procédures d’assurance‐qualité s’intègrent 
plus naturellement que sur les chantiers. 

‰ Il est donc légitime de viser pour ces éléments des coefficients de 
sécurité moins élevés et des approches de calcul plus raffinées.
Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 106
Certification et calcul de structures

Le récent EC8 prend en compte cette approche qui bénéficie à la préfabrication
(éléments d’ossature)

Pas de système qualité Système qualité pour la 


Pondération du coefficient 
pour la conception et la  conception et la mise 
de comportement
mise en œuvre en œuvre
Pas de système qualité pour 
la fabrication 0,8 0,9
Système qualité pour la 
fabrication 1 1,1

Au Maroc, il n’y a pas de dispositions réglementaires qui encourageraient les préfabricants à
se doter d’assurance qualité par le recours à la certification. Le RPS 2000, par exemple, ne 
mentionne pas de coefficients de comportements différents et soumet les éléments 
préfabriqués à la même règle que la mise en œuvre sur chantier.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 107


Conclusion

‰ Au sein de l’AMIB, et ce depuis la création de l’association, nous 
avons la conviction que la normalisation de nos produits, dans une 
démarche collective généralisée permet:
‰ D’une part, de nous protéger de l’arrivée massive de la concurrence 
étrangère non identifiée
‰ D’autre part, d’établir une relation de confiance avec nos clients, par la 
sécurité qu’offrent des produits certifiés
‰ Néanmoins, l’adoption de l’EC8 pour la construction au Maroc serait, 
à mon avis, aurait un effet d’entraînement déterminant sur le 
processus de certification des produits de l’industrie du béton.

Octobre 2010 Sécurité des structures en béton armé 108