Vous êtes sur la page 1sur 12

Chapitre 3 : L’évolution et les contraintes

des IDE au Maroc

Etant au centre de la problématique de développement, l’investissement direct à


l’Etranger occupe désormais une place de choix dans la plupart des pays du
monde du fait de la convergence de deux préoccupations: Celle des entreprises
cherchant à s’internationaliser et celles des Gouvernements qui cherchent à
attirer de plus en plus de capitaux. De même pour les multinationales qui
utilisent les stratégies de l’IDE pour pénètre les marchés étrangers.

Pour cela le Maroc a développé une stratégie d’attraction de l’investissement


favorisant l’afflux des IDE et leur participation dans le développement
économique du pays.

Pour essayer d’apporter quelques éléments des réponses à notre question de


départ qui est notre problématique, notre objectif dans ce troisième chapitre est
d’évaluer l’évolution des IDE dans l’économie marocaine à partir plusieurs tests
économiques.

Ce chapitre sera réparti en deux sections. La première section sera consacrée à


l’évolution des IDE au Maroc, et la deuxième s’articulera sur les contraintes des
IDE.

 Section 1 : L’évolution des IDE

1) L’évolution des IDE au Maroc


La sortie du Maroc du cycle de rééchelonnement de la dette publique extérieure
éligible à cette pratique (1983-1992) date de 1993(i). Avec le retour supposé de la
confiance, les flux d’investissements directs étrangers (IDE) manifestent une
tendance à la hausse. Les statistiques de l’Office des Changes, généralement
établies dans le respect des normes recommandées par le FMI, permettent de
rendre compte de l’évolution ascendante mais irrégulière des investissements et
prêts privés étrangers (IPPE) ainsi que de leur structure apparente.
ANNÉES 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015

IDE 26 37 27 25 35 26 32 39 36 39
entrants 070 959 963 250 068 060 092 077 550 012

IDE 4 14 8 9 21 5 8 11 6 7
sortants 526 984 687 525 821 282 550 355 615 881

Flux nets 21 22 19 15 13 20 23 27 29 31
d'IDE 544 975 276 725 247 778 542 722 935 131

Evolution des IDE au Maroc (2006-2015) en millions de dirhams


(1 000 Dh = 93 euros) Source : Office des changes

A noter que les flux sortants, à savoir, les investissements des entreprises
marocaines à l'étranger ont progressé encore plus vite que les flux entrants. Ces
IDE marocains ont bondi de 19,1% l'an dernier à 7,88 milliards de dirhams, un
niveau plutôt moyen dans une perspective décennale. Le détail de ces flux
sortants n'est pas connu, mais pour mémoire sur la période 2003-2014, 49% de
ces investissements étaient destinés à l'Afrique subsaharienne où les grandes
entreprises marocains mais aussi des PME se développent de plus en plus Au
final, sur l'année, 2015, le flux net des IDE au Maroc aura progressé de 4% à
31,1 milliards de dirhams, un apport d'argent frais bienvenu pour l'équilibre
extérieur des comptes du royaume même si dans le même temps celui-ci a
connu une chute sans précédent de son déficit commercial grâce à la plongée
des prix du pétrole. Des investissements entrants 2015 presque équivalents au
record de 2013.

2) L’évolution des IDE dans les pays émergents


Les flux d’IDE à destination des pays émergents ont fortement progressé durant
la dernière décennie, passant de 113,5 milliards de dollars en 1995 à 180
milliards de dollars en 2001. Toutefois, leur part dans l’IDE mondial a baissé de
36,5% en 1995 à 24,4% en 2001. La crise financière internationale, le
resserrement des conditions monétaires intérieures et la difficulté de lever des
fonds à l’extérieur, ont réduit le flux des investissements vers les pays
émergents, y compris les investissements directs à l’étranger.
L’analyse des flux d’IDE vers les pays de l’échantillon fait apparaître que le
Maroc se situe dans le standard des pays émergents de la région
méditerranéenne. Sa part dans les IDE destinés à la zone UMA est de l’ordre de
42% durant la période 1995-2001. Par rapport aux pays du Sud- Est de la
Méditerranée (PSEM), le Maroc détient en moyenne 16% des IDE durant la
même période. Au sein de ces pays, la tendance des entrées des IDE a changé à
partir de 1995. C’est ainsi que :
Les flux d’IDE à destination de la Turquie, stables depuis 1995, ont reculé en
1999 en liaison avec la crise financière dans ce pays. En 2001, ils ont enregistré
une forte augmentation (3,3 milliards de dollars), essentiellement en raison des
gains de compétitivité occasionnés par la dépréciation du taux de change (60%
entre février et octobre 2001).
L’Egypte a reçu jusqu’en 1999 d’importants investissements étrangers (près de 3
milliards dollars US) dans le secteur pétrolier en rapport avec les opérations de
privatisation. Les IDE ont, toutefois, baissé en 2001 pour se situer à 510 millions
de dollars US.
Le Maroc et la Tunisie suivent presque la même tendance en matière d’IDE, à
l’exception des années 1997, 1999 et 2001 où les IDE au Maroc ont enregistré
des niveaux importants, en relation avec le processus de privatisation
(concession d’exploitation des centrales thermiques de Jorf Lasfar, privatisation
de la Samir, cessions de la 2ème licence GSM, ouverture du capital de Maroc
Telecom).
Les pays méditerranéens sont moins attractifs pour les IDE que le Chili, la
Malaisie, la Pologne et la Corée du Sud.
En 1999, les privatisations relativement importantes au Chili ont attiré une
participation significative de sociétés transnationales basées en Europe. Une
bonne partie des investissements est effectuée au Chili par des entreprises
étrangères telles qu'Enersis, la compagnie de l'électricité du groupe espagnol
Endersa et Entel, l’ancien monopole du téléphone public, actuellement contrôlé
par Telecom Italia.
Au cours des années 1999 et 2000, les flux d’IDE en Corée du Sud ont dépassé
9 milliards de dollars par an. Cette reprise des IDE en Corée du Sud et dans la
région de l’Asie de l’Est en général s’explique par les efforts intenses déployés,
notamment une grande libéralisation au niveau sectoriel et une large ouverture à
l’égard des fusions-acquisitions. La chute, toutefois, des IED en Corée du Sud, à
l’instar des autres pays de la région, s’explique surtout par la faiblesse de
croissance enregistrée au niveau mondial en 2001, conjuguée à la faible
confiance des entreprises ainsi qu’aux évènements du 11 septembre 2001.
Les investissements directs en Malaisie ont varié entre 2 et 7 milliards de
dollars annuellement durant la décennie 1990 pour chuter à 554 millions de
dollars en 2001. Le pays reste dépendant du dynamisme de ses exportations et
son potentiel de croissance repose essentiellement sur les investissements
étrangers et les transferts de technologie qui les accompagnent. Toutefois,
malgré cette singularité, la crise asiatique de 1997-98 et la récession industrielle
dans le secteur des Nouvelles Technologies de l’Information et de la
Communication (NTIC), n’ont pas épargné la Malaisie et ce, plus par effet de
contagion que d’un déséquilibre structurel propre.
Les IDE en Pologne ont connu une hausse remarquable à partir de 1997. Les
sociétés transnationales de l’Union Européenne sont les principaux investisseurs
en Pologne où la taille du marché intérieur et la proximité géographique avec
l'Europe de l'Ouest figurent parmi les éléments déterminants en matière de choix
de localisation d’IDE.

3) La dynamique des IDE au Maroc
La dynamique des flux d'IDE reçus par le Maroc sera illustrée à travers les
données statistiques présentées dans les tableaux ci-après.

Tableau 1: Investissements et prêts privés étrangers au Maroc entre 1991 et 2000


(En millions de DH)

Année 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000

Total 3305,2 4305 5499,2 5107,4 4245,3 4389,9 12340,4 5448,2 18466,9 12464,7

Source: Site web de l'Office des changes

Stimulés au début par le programme de privatisation mais aussi par les


opérations de reconversion de la dette extérieure, les investissements étrangers,
incluant les prêts privés, ont cumulé 75,75 milliards de DH entre 1991 et
2000, soit une moyenne annuelle de 7,57 milliards de DH. Cependant, cette
tendance à la hausse est irrégulière et évolue en dents de scie :

-de 1991 à 1993, le montant des investissements étrangers au Maroc est


passé de 3305,2 millions de DH à 5 499,2 millions de DH, soit un taux
d’accroissement de 66,38%;

-de 1993 à 1996, le montant des investissements étrangers a marqué une baisse
remarquable passant ainsi à 4 389,9 millions de DH, soit une chute de 20,17% ;

-de 1997 à 1999, une hausse remarquable des flux d’investissements étrangers est
constatée. Le montant de ces investissements est alors passé de 12 340,4
millions de DH à 18 466,9 millions de DH, soit une hausse de 49,64%.
Cependant, cette tendance haussière n’est pas régulière : une chute
remarquable des flux d’investissements reçus a été enregistrée en 1998. Les
montants record d’investissement étrangers enregistrés durant les années
1997 et 1999 s’expliquent essentiellement par les opérations de privatisation
de certaines entreprises publiques. La privatisation de la SAMIR explique le pic
élevé d’investissement reçu en 1997, et la cession de la deuxième licence GSM en
1999 a fait porter le montant des investissements étrangers à 18 466,9 millions de
DH.

 Tableau 2: Investissements directs étrangers au Maroc entre 2001 et


2008 (En millions de DH)

Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008


Total 32.486,1 5.875,8 23.256,9 9.484,7 26 707,9 26 070 37 959 27963

Source : Site web de l'Office des changes


A partir des données du tableau 2, nous pouvons avancer les commentaires
suivants :
-de 2001 à 2008, les flux cumulés d’IDE attirés par le Maroc se sont chiffrés à
189,81 milliards de DH, soit une moyenne annuelle de 23,72 milliards de DH ;

-enregistrant un montant record en 2001 qui s’est élevé à 32 milliards de


DH (privatisation partielle de Maroc Télécoms), l’investissement direct étranger
reçu par le Maroc a connu une chute remarquable durant l’année 2002. La
privatisation de la Régie des Tabacs, en 2003, explique la bonne performance
réalisée au titre de l’année ;

-l’année 2004 a été surtout celle de l’introduction de Maroc Télécoms sur


la bourse parisienne et la cession de 16% du capital de cette société. Durant
cette année, le Maroc a enregistré un flux d’IDE de 9,4 milliards de DH, soit
une chute de 13 milliards de DH par rapport à 2003. Malgré le recul des
investissements étrangers en 2004, le Maroc a été considéré comme le
principal pays destinataire des investissements dans le Sud de la
Méditerranée et du Proche-Orient ;

-après le recul enregistré en 2004, l’investissement direct étranger a connu


un trend haussier continu pour dépasser les 37 milliards de DH en 2007 ;
année durant laquelle le Maroc a été classé au 2 ème rang des destinations
d’investissement étranger en Afrique après l’Egypte ;

-en 2008, le montant d’investissement étranger drainé par le Maroc a


marqué une baisse de 26,33% par rapport au montant drainé en 2007 (effet
de la crise internationale). Cependant, comparé aux autres pays de la
méditerranée, l’investissement étranger au Maroc n’a pas connu une profonde
rupture par rapport à 2007. En effet, la baisse enregistrée au Maroc reste
faible devant celles qu’ont connues d’autres pays de la méditerranée telles que la
Tunisie (-75,2%) et la Turquie (-25,6%) ;
 Tableau 3: Investissements directs étrangers au Maroc entre 2009 et 2013
(En millions de DH)
Année 2009 2010 2011 2012 2013 *
Total 25249,7 32 326,8 26 060,2 32 091,7 30 339,0
(*) Ce chiffre correspond au montant drainé par le Maroc durant les neuf
premier mois de l’année 2013
Source: Site web de l'Office des changes

Les données du tableau 3 appellent les commentaires suivants :

-de 2009 à 2013, les flux cumulés d’IDE attirés par le Maroc se sont chiffrés à
146,06 milliards de DH, soit une moyenne annuelle de 29,21 milliards de DH, de
loin supérieure à la moyenne enregistrée entre 2001 et 2008.

-en 2009, alors que l’économie mondiale était fortement impactée par
les conséquences de la crise des subprimes, le Maroc a pu réaliser de bonnes
performances en matière de flux d’IDE ;
-les montants drainés par le Maroc durant les années 2010, 2011 et 2012
témoignent du fait que l’attractivité du pays est devenu indépendante de la
conjoncture économique internationale et des opérations de privatisation ;
-par ailleurs, le montant des flux d’IDE attiré par le Maroc durant les neuf
premiers mois de l’année 2013 constitue une performance louable. Le
résultat des douze mois de l’année devrait dépasser celui enregistré en 2012.
4) Les flux des IDE au Maroc
-Les flux d’IDE au Maroc ont enregistré, selon la CNUCED, une hausse de 8,6%
en 2014, atteignant 3,6 milliards de dollars le stock d’IDE à 47,3% du PIB. Selon
la même source, 67 nouveaux projets Greenfield ont été réalisés contre 3,3
milliards en 2013 ramenant, ainsi, leur contribution à la FBCF à 10,9% et au
Maroc en 2014 après 45 en 2013.

Le Maroc est, ainsi, le sixième pays africain récepteur d’investissements directs


étrangers en 2014, après l’Afrique du Sud 5,7 milliards de dollars, le Congo 5,5
milliards, le Mozambique 4,9 milliards, l’Egypte 4,8 milliards et le Nigéria 4,7
milliards.

Selon les statistiques de l’Office des changes, les flux nets Sur le plan sectoriel,
l’immobilier 30% du total des IDE a été le secteur le plus attractif en 2014.En
enregistrant 10,8 milliards de dirhams, soit une hausse de 42% par rapport à 2013.

Le secteur d’industrie manufacturière 27% du total des IDE, qui a été le premier
secteur bénéficiaire d’IDE en 2013, a attiré 9,9 milliards de dirhams
d’investissements étrangers en 2014, soit une baisse de 36% par rapport à 2013.

Au niveau du secteur manufacturier, l’industrie alimentaire a attiré le plus d’IDE


10,1% du total des IDE en 2014 Suivie de l’industrie automobile 6,4%, malgré des
baisses respectives de 64% et 13% respectivement par rapport à 2013. Par contre,
les investissements étrangers orientés vers l’industrie d’IDE se sont établis à 30,1
milliards de dirhams, en hausse de 8,6% par rapport à 2013. La répartition
géographique des IDE montre que la France reste le premier pays investisseur au
Maroc, avec 32% des recettes totales des investissements étrangers en 2014. Les
investissements en provenance de ce pays ont, toutefois, baissé de 17% en 2014,
pour s’établir à 11,8 milliards de dirhams. Les investissements en provenance des
Emirats Arabes Unis, deuxième investisseur au Maroc 12% du total des IDE, ont
augmenté de 48% pour enregistrer 4,5 milliards de dirhams en 2014.

Ces deux pays sont suivis respectivement de l’Arabie Saoudite 11% du total des
IDE, des Etats-Unis (7%), de la Grande Bretagne (5,3%), de la Suisse (5,2%), et
de l’Espagne (4%). Après trois années successives de baisse, l’Espagne a
augmenté ses investissements au Maroc de 11% par rapport à 2013, en investissant
1,4 milliard de dirhams au Maroc en 2014.
Sur le plan sectoriel, l’immobilier (30% du total des IDE) a été le secteur le plus
attractif en 2014, en enregistrant 10,8 milliards de dirhams, soit une hausse de 42%
par rapport à 2013. Le secteur des industries manufacturières (27% du total des
IDE), qui a été le premier secteur bénéficiaire d’IDE en2013, a attiré 9,9 milliards
de dirhams d’investissements étrangers en 2014, soit une baisse de 36% par
rapport à 2013 Au niveau du secteur manufacturier, l’industrie alimentaire a attiré
le plus d’IDE (10,1% du total des IDE en 2014), suivie de l’industrie automobile
(6,4%), malgré des baisses respectives de 64% et 13% . Par contre, les
investissements étrangers orientés vers l’industrie pharmaceutique (2,8% du total
des IDE en 2014) ont plus que doublé. De même, l’industrie chimique (2%) et
l’industrie de l'habillement (0,2%) ont connu une progression des investissements
étrangers de 74% et 45% respectivement.
Les perspectives d’attrait de nouveaux IDE restent prometteuses, en lien avec la
poursuite des réformes et l’amélioration du climat des affaires, ainsi que la mise en
place de différentes stratégies et politiques sectorielles qui ont permis
l’accroissement des opportunités d’investissements dans des secteurs à la fois
traditionnels (tels que l’agriculture, la pêche et les mines) et innovants (industrie
automobile, aéronautique, logistique, énergies renouvelables, …).
Dans ce sens, plusieurs projets d’investissements étrangers sont prévus au Maroc à
partir de 2015, en atteste :

Le lancement, en juin 2015, de la construction d'une usine de production de


voitures dans la Région de Kenitra par le groupe français PSA Peugeot Citroën,
d’un montant global de 570 millions d’euros, soit environ 6 milliards de dirhams ;
La signature, par le groupe français de sous-traitance aéronautique Figeac Aéro,
d'un mémorandum de coopération économique et industrielle avec le Maroc, pour
l’implantation à Casablanca d'une nouvelle filiale, Figeac Aéro Maroc. Cette
nouvelle unité de production, dont le démarrage est prévu en 2015, s'accompagne
d'un programme d'investissements de 25 millions d'euros sur 5 ans ;
L’annonce par la compagnie immobilière émiratie Tasweek d’un investissement
de 30 milliards de dirhams dans le tourisme médical au Maroc ;
L’attribution, sur appel d'offres international, au groupe saoudien Acwa Power de
la réalisation et de l'exploitation des deux nouvelles centrales Noor II et Noor III
du plan solaire marocain, pour un investissement de près de 1,5 milliard d’euros ;
L’annonce par le spécialiste français de canalisations aéronautiques, Tecalemit
Aerospace Group, de la création, en 2016, d’une usine de fabrication de
canalisations pour l'aéronautique au Midparc de Casablanca, sur une surface de
2000 m² et pour un investissement en machines de 2 millions d'euros.

 La baisse des IDE au Maroc

Deux indicateurs expliquent la baisse : les recettes ont augmenté de 17,5% au


cours de cette période tandis que les dépenses ont augmenté de 49,2%. Sur la
même période, les recettes des Marocains résidents à l’étranger ont pour leur part
augmenté de 2,3% (passant de 34,1 milliard de dirhams à 34,9 milliards)

Les importations ont augmenté de 10,7 milliards de dirhams tandis que les
exportations n’ont augmenté que de 3,5 milliards. Cela a pour résultat
l’aggravation du déficit de 7,2 milliards, d’après le rapport. La hausse des
importations s’explique par l’augmentation d’achat des biens d’équipement, de
produits finis de consommation , de demi-produits et de produits alimentaires. La
hausse a toutefois été atténuée par la baisse des approvisionnements en produits
énergétiques (-12,6 milliards de dirhams).

Les exportations ont enregistré une hausse de 2,7% (130,7 milliards de dirhams
contre 127,3 milliards sur la même période).
Exportations IDE importations Office des changes