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2017/

2018

RAPPORT D’AUDIT
La chaudière de l’ENIG

Beya NASR, Taheni AMAIRI et Atef KHORCHANI


GCP 3-B
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
Introduction
1. Présentation générale
a. Définition et limites d’une chaudière
Le rôle d’une chaudière est essentiellement de transmettre de l’énergie apparaissant sous
forme de chaleur (avec ou sans combustion) à de l’eau sous pression pour obtenir soit de l’eau
surchauffée sous pression, soit de la vapeur ou un fluide à l’état supercritique devenant de la
vapeur par détente. De plus, les chaudières à vapeur de grande puissance sont en général
associées à une turbine à vapeur pour produire de l’énergie électrique.
Par contre, les sources de chaleur envisagées proviennent soit de la combustion de produits
fossiles tels que charbon, pétrole, gaz naturel, soit de la combustion de sous-produits tels que
fuel, gaz de raffinerie, de gazogène, de four à coke, soit de la combustion de déchets tels que
bois, écorces, ordures ménagères, ainsi que de la liqueur noire intégrée dans un cycle de
régénération de produits utilisés dans les papeteries, soit encore des récupérations de chaleur
pure en aval de turbines à gaz ou en aval de process chimiques.
b. Connaissances nécessaires pour aborder le calcul d’une chaudière
Elles appartiennent à différents domaines.
 Thermique et thermodynamique :
 notions de température relative et de température absolue ;
 transmission de la chaleur par rayonnement, conduction
 calcul des échangeurs ;
 notions d’équivalence travail-chaleur et d’enthalpie ;
 bilan calorifique ;
 et dans le cas où la chaudière est associée à un cycle de production d’énergie
mécanique ou électrique :
 notions d’entropie ;
 détente adiabatique ;
 principe de Carnot ;
 cycles d’utilisation ;
 marche de la turbine en pression fixe, ou pression glissante ;
 intérêt de la surchauffe, de la resurchauffe et des soutirages.
 Dynamique des fluides :
 écoulement externe, air et gaz autour des tubes, tourbillons de Karman ;
 écoulement interne (dans les gaines ou les tubes) ;
 distribution entre circuits parallèles ;
 pertes de charge ;
 écoulement diphasique ;
 acoustique (vibrations, énergie de détente).
 Chimie :
 lois de combustion ;
 équilibre (CO, CO2, H2O vapeur), dissociation (NOx, imbrûlés gazeux) ;
 traitement de l’eau ;
 corrosion à haute température et à basse température ;
 fusibilité des cendres.
 Physique :
 des fluides (eau, vapeur) : utilisation des tables de vapeur ;
 des gaz : capacité thermique massique, viscosité, etc.
 Résistance des matériaux :
 calcul des contraintes : domaine élastique, domaine plastique (fluage), localisation des
contraintes ;
 sélection des matériaux soumis à haute température.
2. Bilans énergétiques et bilan matière
Avant de pouvoir définir les dimensions de matériel et en prélude à toute recherche de
conditions de fonctionnement, il est nécessaire pour une allure déterminée de la chaudière
d’effectuer successivement les calculs préalables suivants associés à quelques estimations
annexes :
 pour les bilans énergétiques :
 calcul de la puissance utile,
 estimation du rendement attendu,
 calcul de la puissance à introduire dans la chaudière sous forme de combustible,
 calcul du débit massique (ou volumique) de combustible ;
 pour le bilan matière :
 estimation de l’excès d’air nécessaire à l’obtention d’une combustion correcte
(fonction de la nature du combustible),
 calcul du débit d’air nécessaire à la combustion,
 calcul du débit (massique et volumique) des fumées engendrées par la combustion,
et éventuellement de la quantité de cendres produites.

Il est évident que chacun de ces calculs ne peut être effectué qu’à partir des résultats des
calculs précédents. Les valeurs obtenues sous forme de puissance introduite, de débit de
fumées et de composition de celles-ci sont nécessaires pour le calcul du comportement du
foyer et des échangeurs.
Travail demandé
Introduction
Dans le cadre de notre cours d’audit énergétique, on est appelé à faire un diagnostic
approfondi sur un équipement de chauffage puissant, c’est pour cela, on est dirigé vers la
chaudière du Hall de Génie Chimique, afin de vérifier sa performance et de savoir comment
améliorer son rendement en offrant des recommandations indiquant les modifications qui
peuvent être mise en place.

1. Bilans sur la chaudière :


a. Les données disponibles sur la chaudière et son fonctionnement :
La chaudière de l’ENIG est à tube de fumée, qui fonctionne en utilisant le fuel
comme combustible.

Données sur la chaudière Valeurs

Débit d’appoint (L/h) 40

Débit de l’eau condensée (l/min) 0.917


Température de l’eau condensée (°C) 55
Débit du combustible (kg/h) 28

Température de fumées (°C) 1800

Température de l’extérieur (°C) 25

Température d’eau de l’alimentation (°C) 20

Température d’air d’entrée (°C) 25

Nombre d’heures de fonctionnement (h/ans) 96

Pression de la chaudière (bar) 4

b. Détermination des paramètres opératoires :

P T sat(°C) H liquide(KJ/K) H vapeur-KJ/K) LV(KJ/KgK) CP


4 143.57 604.74 2738.6 2133.8 4.18
c. Bilan thermique

Q Fuel Chaudière Q Récupère

Q Perdue

Par définition le rendement thermique :

d. Bilan Exégétique :

 Ex entrée
Chaudière ExEx sortie
Sortie

 Ex entrée

Experd
ue
 Exentrée
Avec
D’où
 Ex entrée

 Ex
entrée

 Ex sortie

 Ex entrée  Ex sortie

 Ex entrée

Conclusion :

La chaudière étudiée est en un mauvais état, elle nécessite la maintenance. Les pertes
thermiques sont très importantes, dans ce cas en peut augmenter le débit d’eau d’alimentation
ou réutiliser les fumées sortantes de la cheminée pour le préchauffage de l’eau avant l’entrée
dans la chaudière. Puisque les heures de fonctionnement sont très faibles, elle ne nécessite pas
être remplacer.