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Les viscères, viscera, sont les organes se situant dans une cavité du corps (la

cage thoracique, la cavité abdominale, la cavité pelvienne).


Les viscères – ce sont les organes de l’appareil digestif, de l’appareil
respiratoire et de l’appareil uro-génital. Les organes de l’appareil digestif assurent
la nutrition de l’organisme et éliminent les restes d’alimentation. L’appareil
respiratoire fournit l’organisme de l’oxygène et élimine le gaz carbonique. Les
organes urinaires éliminent les prodits toxiques du métabolisme. Les organes
génitaux exercent la fonction de la reproduction.

Les caractéristiques de la constitution des parois des viscères creux

La paroi des organes tubaires creux se compose de 3 tuniques: la tunique


muqueuse, la tunique musculaire et l’adventice ou la tunique séreuse.
La membrane interne – c’est la tunique muqueuse, tunica mucosa, qui a
plusieures fonctions: protectrices, sécrétoires, absorbantes et d’autres. On distingue
la muqueuse propre, elle est couverte d’un épithélium formant les glandes qui
produisent les enzymes et les sécrètent à la cavité de l’organe. Ces glandes se
rapportent aux glandes exocrines, elles sécrètent les enzymes à l’intérieur de
l’organe. La deuxième partie de la membrane muqueuse – c’est la base
submuqueuse, tela submucosa, qui comporte les vaisseaux sanguins et
lymphatiques exerçant la fonction de transport. Normalement, la base
submuqueuse est bien développée en cas de la présence des plis muqueux
clairement visibles. La base submuqueuse est constituée d’un tissu conjonctif qui
comporte les plexus vasculaires et nerveux, il est très solide.
La membrane moyenne – c’est la tunique musculaire, tunica muscularis.
Elle assure le mouvement péristaltique. La tunique musculaire déplace le contenu
de cet organe. Dans la plupart des cas, elle est représentée par deux couches du
tissu musculaire lisse qui ont les directions différentes. La couche circulaire,
stratum circulare, est située à l’intérieur en arrière de la base submuqueuse. Elle
s’épaissit et forme les sphincters dans certaines organes. La couche longitudinale,
stratum longitudinale, – c’est la couche externe. Les fibres musculaires des parois
des organes creux sont le plus souvent lisses, mais parfois elles sont striées (le
pharynx, le tiers supérieur de l’œsophage).
La membrane externe de la paroi des organes creux peut ȇtre adventitielle ou
séreuse. La tunique adventitielle, tunica adventicia, fait partie de la paroi des
organes soudés aux tissus périphériques (le pharynx, l’œsophage, le duodénum
etc.). Ces organes ne peuvent pas se déplacer car ils sont fixés. Les organes
mobiles qui peuvent changer la position, la volume et la forme dans le corps
humain ont la tunique séreuse, tunica serosa, comme la tunique externe. La
tunique séreuse – c’est une mince lame transparente, dont la base est constituée
d’un tissu conjonctif fibreux recouvert à l’extérieur d’une couche de cellules plates
– le mésotélium, qui est capable de produire et d’absorber le liquide séreux. Grâce
à la présence du liquide séreux, on voit la diminution du frottement pendant le
changement de la forme ou de la position de l’organe.

Les caractéristiques de la constitution des organes parenchymateux

Les organes parenchymateux – ce sont les organes qui se composent d’un


stroma, stroma, (le tissu conjonctif) formant la carcasse et d’un parenchyme,
parenchyma, (la substance essentielle de l’organe).
D’habitude la notion du parenchyme est opposée à la notion du stroma, qui
signifie la base conjonctive de l’organe dont la cavité est remplié d’un
parenchyme. Le stroma est constitué d’un tissu conjonctif riche aux fibres
élastiques; il a souvent les fibres musculaires lisses. Le stroma est divisé
anatomiquement en capsule entourant l’organe (les septums – les trabécules
passent de la capsule à l’intérieur de l’organe) ce qui détermine la répartition de
l’organe glandulaire en lobes et en lobules. Les nerfs, les vaisseaux sanguins et
lymphatiques assurant la nutrition de l’organe pénètrent à l’intérieur de l’organe à
travers les trabécules.
Alors, le schéma de la constitution de l’organe glandulaire est le suivant: la
capsule fibreuse conjonctive se trouve à l’extérieur; les trabécules passent de cette
capsule à l’intérieur de l’organe et comportent les vaisseaux sanguins et les nerfs;
l’espace entre les trabécules et la capsule est rempli d’une partie fonctionnelle de la
glande – d’un parenchyme. Ces septums conjonctifs servent à la sortie des
émonctoires qui comportent les produits de la secrétion de l’organe (s’il s’agit
d’une glande exocrine).
Les parties minimales (par leur volume) des organes parenchymateux
limitées par la carcasse conjonctive avec son propre réseau circulatoire constituent
les unités structurelles fonctionnelles des organes parenchymateux. Ce sont, par
exemple, le lobule du foie et les glandes salivaires, l’acinus des poumons, le
nephron des reins, le follicule de la glande thyroïde etc. Sauf les unités
structurelles fonctionnelles, on distingue les segments des organes
parenchymateux, ce qui s’applique à la chirurgie. Le segment – c’est une partie de
l’organe qui est macroscopiquement visible, dont l’innervation, la circulation
sanguine et lymphatique sont relativement autonomes, et qui est limitée par sa
propre couche conjonctive. La fonction des organes parenchymateux est liée à
l’assurance des processus importants du métabolisme dans l’organisme (l’échange
gazeux, la production des enzymes et des hormones, l’élimination des substances
toxiques etc.).

Sujet 1.

Les organes de la digéstion. L'anatomie et la topographie de la


cavité buccale, du palais, de la langue, des dents, du pharynx.

L’APPAREIL DIGESTIF

L’appareil digestif, systema digesrorium, – est un ensemble d’organes, qui


assure la dégradation chimique et mécanique des produits alimentaires.
L’absorption des matières nutritives, reçues comme le résultat de l’élaboration de
la nourriture dans les vaisseaux sanguins et lymphatiques se réalise ici. Les
détriments non-absorbés se forment aussi ici et puis ils s’éliminent.
L’appareil digestif se compose d’un tube digestif (la longueur 8-10 m) et de
glandes digestives, dont les conduits s’ouvrent aux lumières du tube.
Les glandes digestives les plus grandes sont le foie et le pancréas, dont les
conduits s’ouvrent au duodénum. Ce sont aussi les glandes salivaires (la parotide,
la glande sublinguale et la glande submandibulaire).
On distingue les parties suivantes du tube digestif: la cavité orale, le
pharynx, l’œsophage, l’estomac, l’intestin grȇle et le gros intestin (le côlon).

LA CAVITÉ ORALE

On distingue 2 parties de la cavité orale: le vestibule oral (l’avant-bouche) et


la cavité orale propre.

LE VESTIBULE ORAL

Le vestibule oral, vestibulum oris, est limité par les lèvres et les joues d’un
côté, et par les dents et par les gencives de l’autre. A l’aide de l’orifice buccale, le
vestibule oral et la cavité orale propre se relient à l’ambiance.
Les lèvres, labia oris, – ce sont les fibres du muscle orbiculaire de la bouche
recouvertes d’un épiderme à l’extérieur et d’une tunique muqueuse à l’intérieur.
Les lèvres se relient aux coins de la fente orale à l’aide de commissures,
commissurae labiorum. Les lèvres serrées limitent la fente orale, rima oris. Le
philtrum, philtrum, (le sillon sous-nasal) impair se trouve à la ligne médiane de la
facette peaucière de la lèvre supérieure. Il est limité par les bourrelets peauciers et
touche le tubercule de la lèvre supérieure, tuberculum labii superioris.
La peau des lèvres se transforme à la muqueuse de la bouche qui passe de la
lèvre supérieure à la facette de la gencive, gingiva, et forme le frein de la lèvre
supérieure bien développé, frenulum labii superioris. Le frein de la lèvre
inférieure, frenulum labii inferioris, est d’habitude faiblement visible.
De nombreuses glandes labiales, glandulae labiales, se trouvent dans la
base submuqueuse des lèvres, elles ont la taille d’un grain du pois; les émonctoires
de ces glandes s’ouvrent à la facette de la muqueuse des lèvres.
L’innervation: motrice – n. facialis; sensorielle de la lèvre supérieure – n.
infraorbitalis, de la lèvre inférieure – n. mentalis, de l'angle de la bouche – nn.
buccalis, infraorbitalis, mentalis.
L'irrigation sanguine: аа. labiales superior et inferior, mentalis; vv.
labialis superior et labiales inferiores.
Les joues, buccae, sont recouvertes d’un épiderme à l’extérieur et d’une
muqueuse à l’intérieur. La base de la joue – c’est le muscle buccinateur. Le corps
adipeux buccal, corpus adiposum buccae, – l’accumulation de la graisse – se
trouve entre le muscle buccinateur et le muscle masséter.
Une petite quantité des glandes buccales, glandulae buccales, se trouvent
dans la base submuqueuse des joues. Les glandes buccales de la région de la
dernière molaire s’appellent les glandes molaires, glandulae molares.
L’émonctoire de la parotide s’ouvre de deux côtés de la muqueuse au-dessus de la
deuxième molaire supérieure qui forme la papille de l’émonctoire de la parotide,
papilla ductus parotidei.
La muqueuse des joues passe à la muqueuse des gencives représentées par
les processus alvéolaires des machoires (supérieure et inférieure).
L’innervation: motrice – n. facialis; sensorielle – n. buccalis.
L'irrigation sanguine: a. facialis, buccalis, transversa facialis, vv. facialis,
transversa facialis.

LA CAVITÉ ORALE PROPRE

Les parois de la cavité orale propre: la paroi supérieure – le palais dur et


mou, la paroi inférieure – le muscle mylo-hyoïdien, les parois antérieure et latérale
– les dents et les gencives. La cavité orale a l’orifice en arrière – c’est l’isthme
faucien (le gosier), isthmus faucium, qui laisse passer la nourriture.
Le palais

La paroi supérieure de la cavité orale propre s’appelle le palais, palatum. Le


palais est divisé en deux parties: le palais dur et le palais mou.
La partie antérieure du palais – le palais dur, palatum durum, possède une
base osseuse – le palais osseux, palatum osseum, qui est formé de processus
palatins des mâchoires supérieures et de lames horizontales des os palatins.
La muqueuse adjacente au palais dur est lisse; elle passe sur la gencive en
avant et sur les côtés et sur le palais mou, l’uvule palatin et les arcs palatins en
arrière. Au milieu de la muqueuse du palais, on voit une strie étroite blanchâtre – le
raphé palatin, rаphe palati. Il y a un petit repli sur le raphé près des incisives
médiales – c’est la papille incisive (le tubercule palatin), papilla incisiva, qui
correpond au canal incisif, canalis incisivus. Quelques replis palatins
transverses (peu prononcés), plicae palatinae transversae, vont du raphé dans la
direction transverse. La muqueuse du palais est plus mince dans la région du raphé
que dans la région des bords.
Le palais mou, palatum molle, fait le tiers postérieur du palais. Avec son
bord antérieur, il s’accole au palais dur, vers l’arrière, il forme le bord libre – le
voile du palais, velum palatinum, formé principalement de muscles, d’une
aponevrose (le point de l’insertion des muscles du palais mou) et d’une tunique
muqueuse qui comporte les glandes palatines, glandulae palatini. Au milieu du
voile du palais, il y a l’uvule palatine, uvula palatina. Deux pairs des arcs passent
latéralement de l’uvule palatine: les arcs palatoglosses, arcus palatoglossus, et les
arcs palatopharyngiens, arcus palatopharyngeus. Entre les arcs, il y a la fosse
tonsillaire, fossa tonsillaris, où se trouve la tonsille palatine se rapportant aux
organes périphériques de l’immunité.
L’innervation: nn. palatini majores et minores, incisivi.
L'irrigation sanguine: аа. palatina descendens, palatina ascendens; v.
palatina externa, plexus pterygoideus, plexus pharyngeus.
La tonsille palatine, tonsilla palatina, – c’est une formation paire, qui a la
forme d’un haricot. Les tonsilles siègent dans la fosse tonsillaire située de deux
côtés de la cavité orale (entre l’arc palatoglosse et l’arc palatopharyngien). La
tonsille est recouverte à l’extérieur par la tunique fibreuse – la capsule tonsillaire,
capsula tonsillaris, et confine à la partie bucco-pharyngienne du m. constrictor
pharingis superior. La face interne de la tonsille est rugueuse, elle porte beaucoup
de fossettes rondes ou ovales – ce sont les fossettes tonsillaires, fossulae
tonsillares, qui correspondent aux cryptes tonsillaires, criptae tonsillares. Ces
dernières représentent des approfondissements de la tunique épithéliale et se
trouvent dans la substance de la tonsille palatine. Les parois des fosses et des
cryptes renferment des nœuds lymphatiques nombreux, noduli lymphatici.
Normalement, la taille de la tonsille ne dépasse pas les limites de la fosse.
En ce cas-là, il existe un espace libre au-dessus de la fosse – c’est la fosse
supratonsillaire, fossa supratonsillaris.
L’innervation: nn. palatini, n. nasopalatinus (de n. maxillaris), plexus
palatinus (les branches de IX et X paires des nerfs crâniens).
L'irrigation sanguine: a. palatina ascendens (a. facialis), a. palatina
descendens (a. maxillaris), r. tonsillaris a. facialis. Le sang veineux se dirige vers
la v. facialis. La lymphe recule dans le nodi lymphatici submandibulares et
submentales.

Les muscles du palais

1. Le muscle tenseur du voile palatin, m. tensor veli palatini, prend sa


source près de la base externe du crâne de la fosse naviculaire du processus
ptérygoïde, du tube acoustique et de l’épine de la grande aile. Les fibres de ce
muscle traversent le crochet du processus ptérygoïde et se divisent en deux parties:
la partie interne et la partie externe. La partie externe se transforme en fascia
bucco-pharyngien et s’accroche partiellement à la surface postérieure du processus
alvéolaire. La surface interne s’élargit et se transforme en aponevrose palatine.
La fonction: la contraction de ce muscle assure la dilatation du secteur
antérieur du palais mou, la lumière du tube acoustique s’élargit en mȇme temps.
2. Le muscle élévateur du voile palatin, m. levator veli palatini, prend sa
source sur la face inférieure de la partie petreuse de l’os temporal et sur la partie
cartilagineuse du tube acoustique. Ce muscle passe entre les couches du muscle
palato-pharyngien dans la direction transverse et se divise en trois faisceaux:
l’antérieur, le moyen et le postérieur. Le faisceau antérieur se transforme en
aponevrose palatine, le faisceau moyen se soude avec le faisceau identique du côté
opposé et forme le bord postérieur du palais mou. Le faisceau postérieur
s’entrelace à l’uvule.
La fonction: ce muscle relève le palais mou, retrécit l’orifice pharyngien du
tube acoustique.
3. Le muscle palato-glosse, m. palatoglossus, prend sa source sur face
inférieure du palais mou, descend à l’épaisseur de l’arc palato-glosse, se termine
sur la face latérale de la langue et se transforme en m. transversus linguae.
La fonction: il abaisse le palais mou et retrécit l’isthme faucien.
4. Le muscle palato-pharyngien, m. palatopharyngeus, prend sa source
sur la paroi postérieure de la partie laryngienne du pharynx et sur la lame du
cartilage thyroïde, passe vers le haut, entre dans l’épaisseur du palais mou sur les
côtés et s’entrelace à l’aponevrose palatine. Une partie de faisceaux musculaires
s’accole au crochet ptérygoïde du processus ptérygoïde de l’os sphenoïde, l’autre
partie – au bord inférieur de la lame médiale du cartilage du tube acoustique.
La fonction: il relève la partie inférieure du pharynx et le larynx; rapproche
les arcs palato-pharyngiens.
5. Le muscle de l’uvule, m. uvulae, prend sa source sur l’épine nasale du
palais dur, sur l’aponevrose palatine, atteint le bord postérieur du palais mou et
s’entrelace à l’uvule.
La fonction: il relève et entraȋne l’uvule.
L’innervation: tous les quatre muscles – plexus pharyngeus (formé de
branches de IX et de X nerfs crâniens et de truncus sympathicus).
L'irrigation sanguine: tous les muscles – аа. palatinae (a. facialis, a.
maxillaris).

La langue

La langue, lingua, remplit la cavité orale, quand les mâchoires sont serrées.
La langue – c’est un organe musculaire, qui participe à la formation d’un bol
alimentaire, à la déglutition, à la reproduction de la parole et la perception du goût.
On distingue 2 parties de la langue: le corps lingual, corpus linguae, qui se
termine en avant de l’apex lingual, apex linguae, et la racine de la langue, radix
linguae. La face supérieure de la langue s’appelle le dos luingual, dorsum linguae,
(il est libre), la partie inférieure de la langue est libre seulement en avant. Les deux
tiers postérieurs de la partie inférieure de la langue se soudent à la muqueuse de la
cavité buccale à l’aide du filet de la langue, frenulum linguae, dont l’éminence –
la caroncule sublinguale, caruncula sublingualis, – se trouve sur les côtés. La
caroncule sert de point d’ouverture des conduits de la glande submandibulaire et de
la glande sublinguale: le conduit submandibulaire, ductus submandibularis, et le
grand conduit sublingual, ductus sublingualis major. Vers l’arrière de la
caroncule, il y a le repli sublingual, plica sublingualis, qui correspond à la
position de la glande salivaire sublinguale. Les petits conduits sublinguaux,
ductus sublinguales minores, s’ouvrent sur ce repli.
Le septum lingual, septum linguae, se trouve sur le dos de la langue et va
de l’apex à la racine de la langue. Au milieu de la racine linguale, il se transforme
en ligne terminale, sulcus terminalis, sous la forme de la lettre V, qui comporte le
foramen caecum, foramen cecum linguae, à son sommet (le foramen caecum –
c’est un reste de l’appendice tubuleux du fond du pharynx primaire qui sert de base
du développement de l’isthme de la glande thyroïde).
Les muscles de la langue

La langue – c’est un organe musculaire. On distingue les muscles externes,


qui prennent leurs sources près de formations osseuses et font partie de la masse
linguale. Leur contraction change la position de la langue. Le deuxième groupe –
ce sont les muscles internes de la langue, qui constituent sa base. Leur rôle est de
changer la forme de la langue.

Les muscles externes de la langue

1. Le muscle stylo-glosse, m. styloglossus, prend sa source près du


processus styloïde, va en avant, en bas et médialement et s’accole aux parties
latérales de la langue.
La fonction: en cas de la contraction, il tire la langue en arrière, en haut. En
cas de la contration unilatérale, il tire la langue au côté.
2. Le muscle hyo-glosse, m. hyoglossus, prend sa source près du corps et
de la grande corne de l’os hyoïde, va en avant et en haut et s’accole aux parties
latérales de la langue.
La fonction: en cas de la contraction, il tire la langue en arrière et en bas.
3. Le muscle génio-glosse, m. genioglossus, prend sa source près de
l’épine mentonnière de la mâchoire inférieure, va en arrière et en haut, se termine
au milieu de la langue.
La fonction: en cas de la contraction, il tire la langue en avant et en bas.
4. Le muscle chondro-glosse, m. chondroglossus, commence avec un petit
faisceau musculaire sur la grande corne de l’os hyoïde et s’entrelace à l’épaisseur
des muscles de la langue dans la région de son dos.
La fonction: ce muscle tire la langue en arrière et en bas.

Les muscles internes de la langue

1. Les muscles longitudinaux supérieur et inférieur, mm. longitudinales


superioris et inferioris, prennent leurs sources près de la racine de la langue et
passent jusqu’à l’apex de la langue.
La fonction: la contraction de ces deux muscles retrécit la langue; en cas de
la contraction du muscle supérieur, l’apex de la langue se relève; la contraction du
muscle inférieur abaisse de l’apex.
2. Le muscle transverse, m. transversus, – les fibres vont du septum
lingual aux bords de la langue.
La fonction: la contraction assure l’élévation du dos de la langue.
3. Le muscle vertical, m. verticalis linguae, – les fibres vont de la partie
inférieure de la langue au dos.
La fonction: la contraction de ce muscle aplatit la langue.
L’innervation: tous les muscles – rr. linguales n. hypoglossi.
L'irrigation sanguine: tous les muscles de la langue – a. lingualis. Le sang
veineux recule à l’aide de v. lingualis, qui se jette dans la v. jugularis interna. La
lymphe recule dans le nodi lymphatici submandibulares et cervicales laterales
profundi (jugulodigastrici, juguloomohyoideus).

La muqueuse de la langue

On distingue plusieurs protubérances sur la muqueuse de dos lingual – ce


sont les papilles, papillae linguales.
1. Les papilles filiformes, papillae filiformes, constituent la partie
essentielle de toutes les papilles. Elles forment la surface veloutée de la muqueuse
de la langue. Elles sont longues et minces (leur longueur fait 0,6-2,5mm,
l’épaisseur – 0,1-0,6 mm). Ces papilles sont recouvertes d’un épithélium corné
multi-couche. Le rôle principal de ces papilles – c’est le sens du toucher et la
formation de la rugosité servante pour le traitement primaire de la nourriture.
2. Les papilles coniques, papillae coniсае, ressemblent aux papilles
filiformes par leur constitution et leur fonction, mais sauf la perception tactile, elles
jouent un petit rôle dans la définition de la saveur des aliments.
3. Les papilles fongiformes, papillae fungiformes, sont plus grandes (0,5-1
mm pour 0,5-1,0 mm) que les papilles précédentes. Il y en a peu, elles sont situées
sur tout le dos de la langue, elles sont visibles à l’œil. Ces papilles sont recouvertes
d’un épithélium non-corné multi-couche. Leur rôle principal est de servir
d’analiseur du goȗt; les bourgeons gustatifs se trouvent dans l’épaisseur des
papilles.
4. Les papilles lenticulaires (lentiformes), papillae lentiformes, – c’est
une variante des papilles fongiformes, elles sont plus petites et ont la mȇme
constitution et la mȇme fonction.
5. Les papilles circumvalées, papillae vallatae, sont les plus grandes
parmi les papilles de la langue, il y en a peu (de 7 à 18). Elles sont situées au long
du sillon terminal. Les papilles circumvalées comprennent les papilles
particulières. La muqueuse de la langue forme un bourrelet avec une grande
quantité de bourgeons gustatifs dans la région de la disposition de ces papilles. Les
petites glandes séreuses qui participent à la formation de la salive se trouvent
autour de ce bourrelet.
6. Les papilles foliées, papillae foliatae, – ce sont les papilles assez
grandes qui se trouvent sur les bords de la langue un peu en avant de papilles
circumvalées. Il y en a peu – de 30 à 40. Elles sont visibles et représentent des
replis sur bords de la langue. Ces papilles comportent les bourgeons gustatifs. Ce
type de papilles se trouve aussi sur la face postérieure du pharynx, dans l’épiglotte
et dans le palais supérieur. Les papilles foliées jouent un grand rôle dans l’analyse
de la saveur des aliments.
Chaque type des papilles assure la perception d’un certain goȗt. Donc, les
papilles circumvalées reconnaissent le goȗt amer, et les papilles foliées et
fongiformes – les goȗts doux, aigres et salés.
Les conduits de plusieurs glandes linguales, glandulae linguales, (faisant
partie des petites glandes salivaires) s’ouvrent à la muqueuse de la langue.
L’épaisseur de la langue contient beaucoup de vaisseaux et de nerfs.
L’innervation: la muqueuse de deux tiers antérieurs – de n. lingualis (du III
rameau du n. trigeminus) et de chorda tympani (n. intermedius); le tiers postérieur
– de n. glossopharyngeus; le secteur de la racine près de l’épiglotte – de n. vagus
(n. laryngeus superior).
L'irrigation sanguine: a. lingualis. Le sang veineux passe dans la v.
lingualis, qui draine dans la v. jugularis interna. La lymphe va de l’apex de la
langue à nodi submentales, du corps – à nodi submandibulars, cervicales laterales
profundi.

Les fonctions de la langue

1. La mastication de la nourriture – c’est la première étape de la


digestion. La langue comme l’organe musculaire assure le mélange et le
ramollissement de la nourriture dans la cavité orale, et participe à la mastication et
au broyage des aliments avec les dents et les mâchoires. C’est une étape importante
de la digestion normale. En cas de l’absence de l’action de la mastication ou en cas
de la mastication insatisfaisante, l’estomac et l’intestin ont la charge énorme qui
provoque comme resultat les maladies du système digestif. La langue aide
également à pousser le bol alimentaire au pharynx et puis à l’œsophage.
2. L’analiseur du goȗt – la langue reconnaȋt le goȗt de la nourriture;
pendant la transmission des impulsions au système nerveux, l’organisme produit
les hormones du plaisir: la dopamine, la sérotonine, les endorphines. Ces
substances biologiquement actives favorisent l’apparition de la sensation primaire
de satiété et de l’étanchement de faim. C’est nécessaire aussi pour analyser la
qualité des aliments pourque l’organisme utilise la nourriture de bonne qualité.
3. La formation de la parole – la langue joue un rôle important à la
formation des sons. La parole – c’est un procès très compliqué qui est réglé en
général par plusieurs centres du cerveau. La formation de la parole se passe
pendant les années (l’enfant apprend à parler correctement jusqu’à 6 ans et puis il
reconstitue son vocabulaire pendant toute sa vie). L’air expirée se transforme en
son à l’aide de mouvements de la langue, à la participation de l’ensemble des
autres structures de l’appareil phonateur.

La muqueuse du fond de la cavité orale

Sur le fond de la cavité orale, il existe un petit tubercule arrondi qui se


trouve sur les deux côtés du filet de la langue – c’est la caroncule sublinguale (le
tubercule sublingual), caruncula sublingualis. Les conduits (les ductus, les
canaux) de la glande submandibulaire et de la glande sublinguale s’ouvrent dans la
caroncule sublinguale: le conduit submandibulaire, ductus submandibularis, et le
grand conduit sublingual, ductus sublingualis major.
La muqueuse recouvre la glande sublinguale vers l’arrière et vers l’extérieur
de la caroncule sublinguale et forme le repli sublingual, plica sublingualis, qui va
dans la direction longitudinal; les petits conduits sublinguaux, ductus
sublinguales minores, s’ouvrent sur ce repli.

Les glandes salivaires

Les glandes de la cavité orale, glandulae oris, excrètent la salive, saliva,


c’est pourquoi on les appellent les glandes salivaires, glandulae salivariae. On
distingue les grandes glandes salivaires, glandulae salivariae majores, et les
petites glandes salivaires, glandulae salivariae minores.

Les grandes glandes salivaires

Les grandes glandes salivaires, glandulae salivariae majores, se situent en


dehors de la cavité orale, mais elles se communiquent à l’aide de canaux
excréteurs.
La parotide, glandula parotidea, – c’est une glande alvéolaire complexe du
type séreux. Elle est située en avant de la conque de l'oreille, sur la face latérale de
la branche de la mâchoire inférieur et sur le bord postérieur du muscle masséter. Le
conduit de la parotide sort de la glande près de son bord antérieur, passe en avant et
en bas de l’arc zygomatique, perfore le muscle buccinateur et s’ouvre au milieu du
vestibule oral avec l’orifice situé au niveau de la deuxième molaire supérieure.
L’innervation: rr. parotidei n. auriculotemporalis (n. mandibularis); les
fibres sécrétrices de ganglion oticum; les nerfs sympathiques accompagnant a.
temporalis superficialis.
L'irrigation sanguine: rr. parotidei aa. temporales superficialis et
maxillaris. Le sang veineux passe dans v. retromandibularis, la lymphe – dans inn.
parotidei.
La glande submandibulaire, glandula submandibularis, – c’est une glande
alvéo-tubuleuse complexe du type séro-muqueux. Elle se trouve sous la mâchoire
inférieure. Le conduit submandibulaire s’insère médialement sur la glande
sublinguale et s’ouvre avec la papille sublinguale près du filet de la langue.
L’innervation: chorda tympani (de n. facialis) à travers le ganglion
submandibulare et les nerfs sympathiques accompagnant a. facialis.
L'irrigation sanguine: rr. glandulares (facialis et lingualis), a. lingualis et
a. mentalis. Le sang veineux passe dans v. facialis, la lymphe – dans nodi
submandibulares.
La glande sublinguale, glandula sublingvalis, – c’est une glande alvéo-
tubuleuse du type muqueux. Elle se trouve sous la muqueuse, sur le muscle mylo-
hyoïdien. Le grand conduit sublingual se relie à la partie finale du conduit
submandibulaire et s’ouvre avec la papille sublinguale. Certains petits conduits
passent dans la cavité orale indépendamment.
L’innervation: chorda tympani (de n. facialis) à travers le ganglion
submandibulare et les nerfs sympathiques accompagnant a. facialis.
L'irrigation sanguine: aa. sublingualis, submentalis (a. facialis). Le sang
veineux passe dans la v. sublingualis; la lymphe – dans le nodi submandibulares et
submentales.

Les petites glandes salivaires

Les petites glandes salivaires, glandulae salivariae minores, sont


nombreuses, elles se situent au milieu de la muqueuse où de la submuqueuse. On
distingue les glandes labiales, buccinatrices, molaires, palatines, linguales.

Les dents

Les dents, dentes, se trouvent sur la frontière entre le vestibule oral et la


cavité orale propre sur le bord alvéolaire des mâchoires supérieure et inférieure.
On distingue les dents déciduales, dentes decidui, (dents primaires, dents
lactéales, dents temporaires) et les dents permanentes, dentes permanentes.
La dent se compose de la couronne, du col et de la racine. La couronne,
corona dentis, est une partie externe, visible en cas de l’examen de la dent. Le col
de la dent, cervix dentis, sert de point de la fixation aux gencives. La racine,
radix dentis, se trouve au fond de l’alvéole dentaire.
A l’intérieur des dents, il y a la cavité de la dent, cavitas dentis, qui se
transforme en canal étroit de la racine de la dent, canalis radicis dentis. Le canal
de la racine s’ouvre sur l’apex de la racine de la dent, apex radicis dentis, avec
un petit orifice de l’apex de la dent, foramen apicis dentis. Il contient les
vaisseaux et les nerfs faisant partie de la pulpe, pulpa. La pulpe de la dent est
formée d’un tissu conjonctif lâche. Ses composants essentiels sont: les
odontoblastes, les fibroblastes, les fibrilles collagènes minces et la substance
essentielle qui contient les glucosaminoglucanes.
Le nombre des racines des dents varie en dependance du type des dents.
Certaines dents n’ont qu’une racine, les autres – deux ou trois racines. Les dents à
une racine (uniradiculaires) sont les incisives, les canines, les prémolaires de la
mâchoire inférieure; les dents à deux racines (biradiculaires) sont les prémolaires
de la mâchoire supérieure et les molaires de la mâchoire inférieure; les dents à trois
racines – les molaires de la mâchoire supérieure.
Les racines dentaires se soudent étroitement à la surface des alvéoles
dentaires à l’aide d’un périoste alvéolaire – le périodonte, periodontium, riche en
vaisseaux sanguins. La dent, le périodonte, la paroi de l’alvéole et la gencive
constituent l’organe dentaire. Le corps dur de la dent comprend la dentine, l’émail,
et le cément.
La dentine, dentinum, fait la masse essentielle de la dent qui entoure la
cavité dentaire. La dentine – c’est un tissu calcifié qui est plus dur que l’os grâce à
la teneur en sels de calcium (70% du poids sec). Elle se compose principalement de
fibrilles collagènes du I type, de glucosaminoglucanes, de phosphoprotéines, de
phospholipides et de sels de calcium formant les cristaux des hydroxyapatites.
L’émail, enamelum, recouvre la couronne à l’extérieur. L’émail – c’est le
composant le plus dur du corps humain. Il est formé de substances anorganiques
(96% d’environ ) et de substances organiques (1%), l’eau fait le reste (3% ). Le
composant anorganique de l’émail est représenté par les cristaux des
hydroxyapatites comme dans d’autres tissus calcifiés. S’il y a d’autres ions lors de
la synthèse de l’émail (comme, par exemple, le stroncium, le magnésium, le plomb
et le fluor), ils peuvent ȇtre inclus dans la composition des cristaux ou adsorbés par
les cristaux.
Le cément, cementum, recouvre la racine de la dent. Les dents sont situées
dans les gencives de manière que les couronnes dentaires se trouvent à l’extérieur
et forment les dentitions (les rangées de dents) – la supérieure et l’inférieure. Le
cément recouvre la dentine de la racine dentaire; sa composition est similaire à
celle de l’os, mais il n’y a pas de systèmes de Havers et de vaisseaux sanguins dans
le cément. A la différence d’un tissu osseux, le cément est très labile en ce qui
concerne la réaction à l’influence de la pression: on observe la destruction du vieux
tissu ou la formation du nouveau tissu. La formation ininterrompue du cément dans
la région des apex des dents récompense l’abrasion physiologique des dents et
assure un contact étroit entre les racines des dents et les alvéoles.
Chaque dentition comporte 16 dents situées comme l’arcade dentaire. Selon
la forme des couronnes, on subdivise les dents en dents incisives, dentes incisivi,
dents canines, dentes canini, dents prémolaires, dentes premolares, et dents
molaires, dentes molares.
On distingue 5 facettes de la dent. La facette vestibulaire, facies
vestibularis, dirigée vers l’avant-bouche; cette facette des dents antérieures touche
la muqueuse de la lèvres et celle des dents inférieures – la muqueuse de la joue. La
facette linguale, facies lingualis, dirigée vers la cavité orale et vers la langue. Les
facettes de contact, facies contactus, qui touchent les dents voisines de sa rangée.
Les facettes de contact des dents dirigées au centre de l’arcade dentaire s’appellent
les facettes mesiales, facies mesialis (meso, de grecque – entre). Cette facette des
dents antérieures est médiale, des dents postérieures – c’est la facette antérieure.
Les facettes de contact dirigées au côté opposé du centre de la rangée dentaire,
s’appellent les facetes distales, facies distalis. Cette facette des dents antérieures
est latérale, des dents postérieures – c’est la facette postérieure. La facette
massétérique ou la facette d’occlusion, facies occlusalis, avec les dents de la
rangée opposée.

Les dents déciduales et les dents permanentes

Les dents déciduales (il y en a 20). Sur chaque moitié des mâchoires
(supérieure et inférieure) il y a 2 incisives, 1 canine; 2 dents molaires existent
seulement à l’age de l’enfant. Puis on observe la chute des dents et les nouvelles
dents permanentes apparaissent au lieu de ces dents. Il y en a 30 ou 32: 2 incisives,
1 canine, 2 prémolaires et 3 molaires.
On utilise la formule dentaire pour la signification de la disposition des
dents. Pour les dents déciduales: 2+1+0+2 (il n’y a pas de prémolaires).
2+1+0+2
Pour les dents permanentes: 2+1+2+3
2+1+2+3
Chez l’homme, les dents commencent à percer à partir de 6-ième-8-ième
mois de la vie. L’éruption des dents déciduales se situe entre 6 mois et 2,5 ans. On
observe la chute des dents à l’âge de 6 ans. D’habitude ça commence avec la chute
d’une incisive ou d’une molaire. La chute se termine à l’âge de 12-14 ans.
L’exeption – c’est la 3-ième molaire, qu’on appelle la dent de sagesse: elle apparaît
après l’âge de 18 ans.

Occlusion

La corrélation entre l’arc dentaire supérieur, arcus dentalis superior, et


l’arc dentaire inférieur, arcus dentalis inferior, s’appelle l’occlusion, occlusio.
L’occlusion comprend le contact des dents identiques des mâchoires supérieure et
inférieure. Chaque dent de la mâchoire supérieure touche aussi la dent située
latéralement de la dent identique de la mâchoire inférieure; en ce qui concerne les
dents de la mâchoire inférieure, c’est le processus contraire – chaque dent touche la
dent située médialement de la dent identique de la mâchoire supérieure.
Les dents adjacentes identiques (du mȇme nom) s’appellent les antagonistes
principales, et les dents non-identiques qui ne se touchent pas complètement – les
antagonistes secondaires.
Les incisives médiales de la mâchoire inférieure et les dents de sagesse de la
mâchoire supérieure n’ont pas d’antagonistes secondaires.
Les incisives de la rangée dentaire supérieure s’avancent d’habitude sur les
incisives inférieures et les recouvrent partiellement.
La fente congénitale entre les dents situées à proximité s’appelle le
diastème, diastema; elle se trouve le plus souvent entre les incisives supérieures
médiales.
L’innervation: les dents de la mâchoire supérieure – nn. alveolares
superiores; rr. alveolares anteriores, medii et posteriores (plexus dentalis superior,
rr. dentales superiores); les dents de la mâchoire inférieure – n. alveolaris inferior
(rr. dentales inferiores).
L’irrigation sanguine: les dents de la mâchoire supérieure – аа. alveolares
superiores anteriores et posteriores (rr. dentales); les dents de la mâchoire
inférieure – a. alveolaris inferior (rr. dentales). Le reflux veineux se réalise à l’aide
de veines satellites, il va au plexus ptérigoïdien, plexus pterygoideus. Les veines
des dents de la mâchoire supérieure sont reliées aux veines ophtalmiques et, à
travers ces veines, aux sinus veineux du crâne. Le sang passe au système des
veines jugulaires à l’aide des veines faciales et rétromandibulaires. Le reflux de la
lymphe se réalise dans les ganglions lymphatiques submandibulaires et
mentonniers. Puis la lymphe va dans les ganglions cervicaux superficiels et
profonds.

LE PHARYNX

Le pharynx, pharynx, sert au passage de l’air et de la nourriture. Il


represente la partie supérieure du tube digestif et s‘accole à la base externe du
crâne, aux processus ptérygoïdes de l’os sphénoïde, à l’os hyoïde et aux cartilages
du larynx (VI-VII vertèbres cervicales) en avant. La partie supérieure du pharynx
qui touche la base du crâne s’appelle le fornix du pharynx, fornix pharyngis.
On distingue 3 parties du pharynx: la partie nasale (nasopharynx,
rhinopharynx), orale (oropharynx) et laryngienne (laryngopharynx).
La partie nasale, pars nasalis pharyngis, – le nasopharynx correspond à la
disposition de la I et de la II vertèbres cervicales. C’est une partie purement
respiratoire du point de vue de la fonctionnalité. Ses parois sont immobiles
(contrairement aux autres parties du pharynx). Le nasopharynx se relie à la cavité
nasale à travers les choanes et à la cavité de l’oreille moyenne à travers les tubes
acoustiques. Les tonsilles se trouvent dans la partie supérieure au long de la paroi
postérieure du nasopharynx – ce sont les organes périphériques de l’immunité.
Elles se trouvent sur les parois latérales et contournent l’orifice pharyngien du
tube acoustique (la partie de l’oreille moyenne), ostium pharyngeum tubae
auditivae. L’orifice du tube est limité en haut et en arrière par le bourrelet tubaire,
torus tubarius, qui se forme à la suite de la saillie du cartilage du tube acoustique.
La tonsille tubaire se trouve au milieu de l’orifice du pharynx du tube acoustique
sur la paroi latérale du pharynx.
Le tissu lymphoïde du nasopharynx forme des accumulations: la tonsille
pharyngienne et deux tonsilles tubaires. La tonsille pharyngienne (l’adénoïde),
tonsilla pharyngealis (adenoidea), a la mȇme constitution que la tonsille palatine.
Les tonsilles tubaires, tonsilae tubariae, représentent un groupe de follicules qui
entourent l’orifice pharyngien du tube acoustique.
L’anneau quasi-complète des formations lymphoïdes se trouve près de
l’entrée au pharynx: la tonsille linguale, deux tonsilles palatines, deux tonsilles
tubaires et la tonsille pharyngienne (l’anneau lympho-épithélial décrit par N.I.
Pirogov). Cet anneau fait partie du système lymphatique de l’organisme et
rapportent aux organes périphériques de l’immunité.
La partie orale, pars oralis pharyngis, – l’oropharynx – se relie à la cavité
orale à travers l’isthme faucien (l’isthme du gosier). Sa paroi postérieure
correspond à la III vertèbre cervicale. L’oropharynx – c’est une partie
multifonctionnelle parce elle renferme la décussation des voies digestives et
respiratoires.
La partie laryngienne, pars laryngea pharyngis,– le laryngopharynx se
relie au larynx à travers l’orifice – l’entrée du larynx et se transforme en œsophage
au niveau des VI-VII vertèbres cervicales.
Les parois du pharynx sont formées d’une tunique muqueuse avec la base
submuqueuse, la tunique musculaire et la tunique adventicielle (l’adventice).
La tunique muqueuse, tunica mucosa, est recouverte d’un épithélium cilié
dans la région du nasopharynx et d’un épithélium plat polystratifié dans les autres
régions (moyenne et inférieure). Elle représente un prolongement de la muqueuse
de la cavité nasale et de la cavité orale et se transforme en bas en muqueuse du
larynx et de l’œsophage.
La base submuqueuse, tella submucosa, est représentée par la lame
conjonctive dense. Dans les régions inférieures du pharynx, la base submuqueuse
est constituée d’un tissu conjonctif lâche, grâce à quoi la muqueuse du pharynx
forme une rangée de replis longitudinaux. La base submuqueuse renferme des
glandes pharyngiennes, glandulae pharyngeae, (se différant selon leur dimension
et leur forme) dont les conduits s’ouvrent à la surface de la muqueuse.
Les régions différentes de la base submuqueuse contiennent d’importantes
accumulations du tissu lymphoïde.
La tunique musculaire du pharynx, tunica muscularis pharyngis, est
formée de cinq paires des muscles striés. Les trois entre eux sont les muscles qui
compressent le pharynx (muscles constricteurs), mm. constrictores pharyngis,
ils vont dans la direction transversaire. Tous les trois paires de ces muscles se
rencontrent en arrière sur la ligne médiane, vont partiellement vers le côté opposé;
ils s’entrelacent à un faisceau conjonctif situé longitudinalement qui commence
avec le tubercule pharyngien et s’appelle le raphé du pharynx, raphe pharyngis.
Les autres deux paires des muscles – ce sont les muscles relevant le pharynx. Ils
vont dans la direction longitudinale.
Les muscles-constricteurs:
1) Le muscle constricteur supérieur, m. constrictor pharyngis superior,
prend sa source près de la lame médiale du processus ptérygoïde de l’os sphénoïde
de la mâchoire inférieure.
2) Le muscle constricteur moyen, m. constrictor pharyngis medius, prend
sa source près de cornes (grand et petit) de l’os hyoïde.
3) Le muscle constricteur inférieur, m. constrictor pharyngis inferior,
prend sa source près de la lame du cartilage thyroïde et du cartilage cricoïde du
pharynx.
Toutes les fibres musculaires du muscle constricteur vont dans la paroi du
pharynx vers sa surface postérieure, où elles se soudent avec les mȇmes fibres
musculaires allant du côté apposé.
Les fibres des muscles suivants s’accolent aussi à la couche musculaire du
pharynx:
1) Le muscle stylopharyngien, m. stylopharyngeus, naȋt près du processus
styloïde de l’os temporal.
2) Le muscle palatopharyngien, m. palatopharyngeus, se détache du
palais mou.
La tunique musculaire du pharynx est recouverte à l’extérieur d’une tunique
conjonctive – l’adventice, adventitia, qui se transforme en tunique conjonctive
(adventitielle) de l’œsophage.

La déglutition

Dans le pharynx, les voies respiratoires et digestives se sont croisées. Il


existe des outils spéciaux qui séparent ces voies pendant la déglutition. La
contraction des muscles de la langue serre le bol alimentaire contre le palais dur et
pousse à travers l’isthme faucien. En ce cas-là, le palais mou se soulève (grâce à la
contraction des mm. levator veli palatini et tensor veli paratini) et se rapproche à la
paroi postérieure du pharynx (par la contraction de m. palatopharyngeus). Alors, la
partie nasale du pharynx (la partie respiratoire) est séparée presque complètement
de la partie orale. En ce moment, les muscles situés au-dessus de l’os hyoïde
tendent le larynx vers le haut et la racine de la langue s’abaisse pendant la
contraction de m. hyoglossus; elle presse l’épiglotte, qui s’abaisse et ferme l’entrée
au larynx (aux voies respiratoires). Puis, c’est la rétraction séquentielle des
constricteurs du pharynx qui se passe, et à la suite, le bol alimentaire est poussé
vers l’œsophage. Les muscles longitudinaux fonctionnent comme les élévateurs: ils
tendent le pharynx au bol alimentaire.

Espaces parapharyngiens

Le pharynx est entouré d’une grande quantité de tissu conjonctif lâche, qui
remplit l’espace parapharyngien cellulaire, spatium peripharyngeum. Il est divisé
en trois parties: on distingue l’espace rétropharyngien et les espaces
parapharyngiens latéraux.
L’espace rétropharyngien, spatium retropharyngeum, représente une fente,
qui est limitée en avant par le fascia bucco-pharyngien, fascia
buccopharyngealis, et en arrière – par la lame prévertébrale du fascia cervical,
lamina prevertebralis fasciae cervicalis. L’espace rétropharyngien atteint en haut
la base du crâne et il se transforme en espace rétroviscérale du cou en bas,
spatium retroviscerale. L’espace rétropharyngien renferme des ganglions
lymphatiques rétropharyngiens.
L’espace parapharyngien latéral, spatium lateropharyngeum, est paire. La
paroi latérale du pharynx et le muscle élévateur du voile palatin constituent la paroi
médiale de cet espace. La paroi latérale est formée par le muscle contracteur du
voile palatin, le muscle ptérygoïdien médial et le fascia tendu entre le bord
postérosupérieur du muscle ptérygoïdien médial, la base du crâne et le processus
styloïde. En avant, ces deux parois se rapprochent et l’espace cellulaire est fermé
par le passage de la lame fasciale du fascia bucco-pharyngien sur le muscle
ptérygoïdien médial. Entre deux muscles du voile palatin (le muscle élévateur et le
muscle contracteur), le tissu cellulaire de l’espace parapharyngien latéral se
communique avec l’accumulation du tissu cellulaire sou la muqueuse de la fosse
tonsillaire, des replis palato-glosse et ptérygo-mandibulaire. L’espace
parapharyngien latéral atteint en haut la base du crâne et il est limité en bas par
l’étui fascial de la glande submandibulaire.
Il existe une limite entre l’espace rétropharyngien et les espaces
parapharyngiens latéraux – c’est un fascia dense, qui est tendu entre le processus
styloïde, la base du crâne, le muscle stylopharyngien et la paroi du pharynx. Ce
fascia entoure l’artère carotide interne, la veine jugulaire interne et le nerf vague en
se prolongeant sur la cou comme le vagin carotide, vagina carotica.
L’innervation: plexus phyrangeus, formé de rameaux des nn.
glossopharyngeus, vagus et tr. sympathicus. L’innervation sensorielle est réalisée
également par le n. glossopharyngeus et le n. vagus; les muscles du pharynx sont
innervés par le n. vagus, sauf le m. stylopharyngeus, qui est innervé par le n.
glossopharyngeus.
L’irrigation sanguine: a. pharyngea ascendens (a. facialis), rr.
pharyngeales (a. thyroidea inferior), rr. pharyngeales a. palatina descendens (a.
maxillaris), rr. tonsillares (a. facialis). Le sang veineux entre dans plexus
pharyngeus, – à l’aide des vv. pharyngeae au système de la v. jugularis interna. Le
reflux de la lymphe se passe dans nodi lymphatici cervicales laterales profundi,
retropharyngeales, paratracheales (cervicales anteriores profundi).