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Voici les facteurs influant sur les taux de change

Le taux de change est déterminé par l'offre et la demande de chacune des deux
monnaies : si la demande dépasse l'offre, le cours augmente.

Puisque la devise d'un pays est à la base une créance détenue sur la banque
centrale de ce pays[1], la détention d'une devise étrangère peut être vue comme
la détention d'une créance « à vue » sur le pays qui l'a émise.

Sur le court terme

Les taux de changes varient fortement au cours d'une même journée, ces
variations ne peuvent pas être expliquées par la théorie de la Parité de pouvoir
d'achat (PPA) précédemment décrite. Dans ce cadre d'analyse de court terme, il
est nécessaire de se référer à d'autres explications.

Ces variations quotidiennes reposent sur la notion de rentabilité anticipée des


dépôts en devises. Les agents économiques détermineront leur demande des
différentes devises en fonction de la rentabilité qu'ils anticipent de dépôts dans
ces devises.

Cet arbitrage, effectué par l'ensemble des agents et dans le cadre d'une
circulation parfaite et libre des capitaux, nous amène à une égalisation de ces
deux rentabilités (due aux choix de détention des différentes devises).

Ces rentabilités dépendent, comme nous venons de le voir, en premier lieu des
taux d'intérêt anticipés et de la valeur anticipée du taux de change. L'évolution
des taux d'intérêt (et donc des taux de change) dépend des données suivantes :

* l'inflation anticipée relative


* les variations des barrières commerciales relatives
* les variations de demande de biens relatives
* de la croissance anticipée relative

Toutes ces valeurs sont considérées comme relatives car elles sont à considérer à
chaque fois relativement à l'autre économie. Plus clairement, si l'inflation
anticipée est de 2 % aux États-Unis et dans la zone euro, l'inflation anticipée
relative est nul, donc aucun effet.

Sur le long terme

Reconstitution du taux de change euro-dollar de janvier 1972 à janvier 1999 à


partir des taux de change du franc français ou du Deutschemark.
À long terme, les monnaies doivent théoriquement se rapprocher des parités
d'équilibre obtenues à partir de paramètres structurels. Les déséquilibres –et,
beaucoup plus rarement, les équilibres– dans la valorisation des devises, se
mesurent à partir des parités de pouvoir d'achat (PPA). Il s'agit d'un exercice
statistique complexe, qui consiste à comparer dans la durée le pouvoir d'achat
d'un consommateur-type dans un pays et une gamme de produits de
consommation donnée avec celui d'un autre consommateur-type dans un pays
différent et pour une gamme de produits de consommation voulue proche, mais
correspondant toutefois à d'autres habitudes locales en matière de mode de vie et
de structure des coûts. En pratique, on utilise généralement le dollar US comme
devise de l'indice commun et on va ainsi à chaque fois comparé le pouvoir
d'achat d'un consommateur-type d'un pays X et celui d'un consommateur-type
américain.

La parité de pouvoir d'achat, si elle est utile pour les comparaisons


internationales de niveau de vie, où des marges d'erreur de quelques pourcents
ne sont pas significatives, son utilisation pour l'analyse du marché des changes
doit être effectuée avec la plus grande prudence.

Crise monétaire

Un pays souffrira d'une crise monétaire lorsque la capacité de rembourser la


dette extérieure (publique et privée) libellée en devise étrangère du pays est
fortement mise en doute (crise de confiance). La sortie de capitaux à court terme
fait alors chuter le taux de change de la monnaie, rendant le remboursement
encore plus difficile.