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MINI-PROJET

ETUDE DE CAS

30/01/2017
Dimensionnement et calage d’un ouvrage
hydraulique sur un cours d’eau
ENCADRE
PAR : Mme SRHIR Najat
Chaimae Chelkha – Mohamed Khalil El Alaoui – Hamza ElJarid
Réalisé par :
2ème GC1

Les buses (circulaires, elliptiques, ovoïdes, buses-arches) et ponceaux (dalots, ouvrages


voûtés, ponts-cadres), constituent une alternative intéressante coté coûts de construction et
de maintenance par rapport aux ponts classiques pour le rétablissement des écoulements
naturels lors des aménagements routiers ou autoroutiers.
Mini-projet ETUDE DE CAS

SOMMAIRE

1-Présentation du Travail et objectif de l’étude......................................... 2


2- Données ................................................................................................................. 2
3- Les questions ....................................................................................................... 3

 Le choix d’un ponceau (dimensions et type)


 Le Calcul des caractéristiques de l’écoulement dans le cours
d’eau et dans l’ouvrage
 Le choix d’Yn, le calcul de la pente de calage, et la conclusion
 Dans le cas de calage choisi, le calcul de la vitesse et la section
d’écoulement
 Calcul des pertes de charges, et conclusion
 Calcul de la hauteur à l’amont et le tirant d’air
 Calcul pour le cas du débit exceptionnel

4-Conclusion............................................................................................................ 10

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Mini-projet ETUDE DE CAS

Mini-projet
ETUDE DE CAS
DIMENSIONNEMENT ET C ALAGE D’UN OUVRAGE HYDRAULIQ UE SUR
UN COURS D ’ EAU
1-PRESENTATION DU TRAVAIL ET OBJECTIF DE L’ETUDE :

Le travail consiste à refaire une étude de cas, de déterminer l’ouvrage hydraulique


approprié et la hauteur d’eau amont associée (Ham) qui va permettre de rétablir
l’écoulement naturel au travers le cours d’eau à franchir, mais, cette fois-ci, en
considérant d’autres données : un débit diffèrent, ainsi des caractéristiques du
site et des niveaux admissibles différents.
Au cours de la réalisation de notre mini-projet, on prendra en considération les
recommandations exigées par la SETRA, et qui seront employées pour l’analyse
et la conclusion sur la solution adéquate.
2-DONNEES :
 Le débit de projet Q (100) =8.5 m3 /s, pour pouvoir dimensionner l’ouvrage
hydraulique
 Les caractéristiques du lit du cours d’eau sont représentées dans le profil en
travers
 La nature des berges est constituée de terre enherbée
 La pente du cours d’eau en aval du franchissement est de l’ordre de 0.4%
176.65 m
m

1/2
1/2
174.95 m
L= 4.3m m

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Mini-projet ETUDE DE CAS

 Le niveau amont admissible exceptionnel est à la cote 179.50 pour assurer


la non mise en eau de la chaussée et afin de garantir la non interruption de
la circulation et la non inondation aussi.

3-QUESTIONS :

Faire le choix d’un ponceau (dimensions et type) :


buse arche en métal
 L’ouvrage hydraulique choisi en première approche est une buse arche en
métal de dimension P0 =3.5 m et F=2.5 m, avec un coefficient de rugosité
K=35 (car c’est en métal)
 Ce type de buse est depuis bien des années considérées comme le plus
approprié des solutions de remplacement du béton. Une véritable révolution
qui a profondément modifié les façons d'affronter les problèmes d'ordre
économique, logistique et d'environnement liés à l'ingénierie des ouvrages
d'art de petites et moyennes envergures.

R
F = 2.5 m
H

R/λ

P0 =3.5 m

Buse arche (F, λ)

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λ= 3.5 = 2.33 R= P0 = 1.75 m


2.5*2+3.5 2

- A partir de ces données, il faut vérifier si les conditions d’écoulement sont


satisfaisantes (régime fluvial, vitesse, proportions entre la hauteur d’eau
normale Yn et la hauteur d’eau critique Yc, hauteur d’eau amont, Ham).

- Si l’ouvrage choisi ne donne pas satisfaction, il faut reprendre le processus de


calcul avec des caractéristiques d’ouvrage différentes.

Caractéristiques de l’écoulement dans un cours


d’eau :
Il s’agit de recueillir les données concernant le milieu naturel et connaitre toutes
les caractéristiques concernant notre étude.
Effectivement, on doit s’appuyer sur des données de différentes natures, à obtenir
de différents services de bassins : des données pluviométriques, des données du
débit, sur le relief. Il faut en particulier reconnaitre notre terrain et saisir les
informations historiques.
Ce qui permet d’obtenir les principales caractéristiques du bassin versant et
calculer par la suite le débit du projet.
Dans cette étude de cas : Le débit de projet Q (100) = 8.5 m3 /s
D’après les données, vu le tableau traitant la nature des parois en fonction de K
(m1/3 /s) et puisque la terre est enherbée alors, on déduit K= 50.
La pente du cours d’eau en aval du franchissement est de l’ordre de 0.4%.
- L= 4.3m - m=2 (m = cotg O = 2)
Dans un premier temps il s’agit de définir le régime d’écoulement du ruisseau à
l’aval de l’ouvrage hydraulique.
Le profil en travers du cours d’eau à l’aval du franchissement peut être assimilé
correctement à un trapèze :
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Détermination de la hauteur d’eau normale hn (utilisation de l’abaque 1) :

- N= Q = 0.0549 = 0.055 et via l’abaque 1 on trouve X =6 .2


K x p1/2x L8/3

On déduit alors que la hauteur normale s’élève à hn = L/X =4.3/6.2=0.693 m

- Détermination de la hauteur critique hc (utilisation de l’abaque 2) :

- N= Q2 = 0.005 et via l’abaque 2 on trouve X= 6.75


gxL 5

On déduit alors que la hauteur critique est : hc =L/X = 0.637 m

Régime d'écoulement dans le cours d’eau :

Le régime d’écoulement dans le ruisseau se détermine par comparaison des


hauteurs d’eau normale hn et critique hc :
D’après les résultats :

hn = 0.693 m c> hc= 0.637 m


Donc le régime d’écoulement est fluvial

L’écoulement dans le ruisseau étant en régime fluvial, il faudra obligatoirement


caler l’ouvrage hydraulique en régime fluvial.

On prend Haval = hn = 0.693 m

Méthode analytique :
Q=K.Sm.Rh2/3.p1/2

Avec Rh = Sm/Pm et Sm=4,3*h et Pm = 4,3 + 2*h/sin (tan-1(1/2))

Donc pour Q=8,5 m3/s on trouve que H = 1m

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Courbe d'étalonnage
3,5

2,5

1,5

0,5

0
0 5 10 15 20 25 30 35

Calcul de Yn, Yc, Sm et V :

 Détermination de la hauteur critique yc (utilisation de l’abaque 4) :

N = Q = 0.67 via l’abaque 4 on trouve : ℒc = 0.4

R5/2 √ g

- Sachant que Yc= F x ℒc

Par la suite Yc =c 1 m

 Cas 1 : Yn(1) = 1.23 Yc = 1.23 m

(Selon les exigences de la SETRA, la hauteur normale Yn doit au moins être


supérieure de 20% par rapport à la hauteur critique Yc )

 Cas 2 : Yn(2) = 1.37 Yc = 1.37 m

En conséquence l’ouvrage fonctionne en régime fluvial ce qui est cohérent


avec le régime aval.
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- On sait que : ℒn = Yn
F

On traitera les deux cas :

 Cas 1 : ℒ (1) = 1.23/2.5 = 0.492 = 0.5

Via l’abaque 3 : N = 0.671

P = (Q/ N* K* R8/2) ^ 2= 0.66 %

 Cas 2 : ℒ (2) = 1.37/2.5 = 0.548 = 055

Via l’abaque 3 : N = 0.798

P = (Q/ N* K* R8/2)2 = 0.47 %

On conclut que pour une hauteur normale de 1,23 m on a besoin d’une pente plus
raide que pour 1,37 m, sachant que plus la pente est raide plus le transport des
matières solides est favorisé. Et d’après les exigences de la SETRA il suffit d’avoir
une hauteur normale supérieure de 20% de la hauteur critique, pour nous le 1er
cas représente 23% d’écart et qui est largement suffisant, donc on a pas vraiment
besoin d’aller au deuxième cas qui représente un écart de 37%.

 En conséquence, on peut donner à l’ouvrage hydraulique une pente de 0.66%

 La hauteur d’eau à l’entrée de l’ouvrage est donc :

he = max (haval, Yn) = 1.23 m

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 Calcul de la section mouillée Sm et la vitesse d’écoulement V dans l’ouvrage

Et d’après l’abaque 5 : ℒ =he/F = 0.492 Ainsi : N =1.23

La relation S= N*R2= 3.76 m2

V = Q/S = 2.26 m/s

Ce qui vérifie bien les conditions, on a une vitesse inférieure à 3 m/s et ne


nécessite pas la mise en place de protections particulières dans l’ouvrage.

Calcul de des pertes de charges :


 Le coefficient de perte de charge à l’entonnement Ke est pris égal à :

Ke =0.2 Ke= 0.7

Pour une entrée chanfreinée Pour une tête taillée en sifflet


biseauté selon talus
Alors : Alors :
pdc = Ke . V12/2g=0.052m pdc = Ke.V12/2g=0.182m

 Le métal est facile à biseauter, côté mise en œuvre sur chantier.


 On a bien évidement intérêt à minimiser les pertes de charges, pour
éviter le débordement de l’eau à l’entrée, et donc on optera pour une
entrée chanfreinée car elle est la plus optimale, et adéquate.

Calcul de la hauteur à l’amont et le tirant d’air :

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Mini-projet ETUDE DE CAS

Il faut s’assurer que la hauteur d’eau amont(Ham) soit acceptable vis-à-vis des
contraintes du projet.
Nous sommes en régime fluvial.

Ham = he + (1+ Ke) V12 /2g

AN : Ham = 1.542 m
- Le cote amont s’élève à 174.94+1.542=176.482 m qui est inférieur à
176.65 le niveau d’amont admissible.
Le niveau amont admissible pour le débit de projet est fixé à 176.65m ,
l’ouvrage buse arche en métal ( F= 2.5 , P0 =3.5), calée avec une pente de
0.66 % , la vitesse qui est de 2.26 m/s convient car elle respecte les
conditions de non débordement .

 Heau moy =(he+Ham) /2= (1.23+1.542) /2=1.386 m

Le tirant est mesuré au-dessus de la hauteur d’eau et la génératrice


supérieure de l’ouvrage. La hauteur d’eau est calculée en considérant cette
hauteur égale à la moyenne entre la hauteur d’eau amont de l’ouvrage :

Le rapport : Heau moy / Houvrage =0.55 <0.75

Le taux de remplissage est de 0,55 et n’excède pas la valeur 0.75

- Tirant d’air :
TA = Houvrage - Heau moy

AN : TA = 1.114 m

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Vérification de l’ouvrage hydraulique pour un débit exceptionnel


1,5 xQ (100):

Des recommandations à prendre pour des raisons de sécurité, on fera la


vérification par le débit exceptionnel.
Pour le débit exceptionnel égal à 1,5 xQ (100) = 11,10 m3/s, la démarche de
calcul reste similaire et aboutit aux résultats suivants :

Qexceptionnel =1.5xQ(100) = 1.5x8.5 = 12.75 m3/s

Régime de l’écoulement à l’aval de l’ouvrage hydraulique :

Via l’abaque 1 :
N=0.082  X=5.1m  hn = 0.843 m
Via l’abaque 2 :
N = 0.011  X = 5.3  hc = 0.811 m
- Hauteur d’eau normale hn: 0.843 m

-Hauteur d’eau critique hc: 0.811 m

hn>hc donc le régime d’écoulement est fluvial dans le cours d’eau.


 On garde la pente calculée p= 0.0066 m/m

Régime de l’écoulement dans l’ouvrage hydraulique :

Via l’abaque 3 :
N = 1.008  ℒ = 0.64  Yn = ℒ x F = 1.6 m

Via l’abaque 4 :
N = 1.004  ℒ = 0.5  Yc = ℒ x F = 1.25 m
-Hauteur d’eau normale Yn : 1,60 m

-Hauteur d’eau critique Yc: 1,25 m

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Yn > Yc donc le régime d’écoulement est fluvial dans l’ouvrage.

Vitesse de l’écoulement dans l’ouvrage hydraulique


La hauteur d’eau normale hn aval étant inférieure à la hauteur d’eau normale yn
dans l’ouvrage, la hauteur de la ligne d’eau dans l’ouvrage s’établira à la même
hauteur que la hauteur d’eau normale Yn soit à 1,6 m.

-Section mouillée Sm :
Via l’abaque 5 :
ℒ = He/F = 1.6/2.5 = 0.64  N= 1.6 m = Sm/R  Sm =1.6 x1.75 2=4.9 m 2

-Vitesse de l’eau dans l’ouvrage :


V = Q/Sm=12.75/4.9 = 2.6 m.s -1

Calcul de la hauteur d’eau amont

 L’entrée est chanfreinée (Ke=0.2)


 Perte de charge à l’entonnement : 0,0689 m
 Hauteur d’eau amont : Ham=2.013 m
 La cote amont s’élève à :176.34 +2.019 =176.953 m

 Le niveau amont admissible exceptionnel fixé à la cote173.40 NGF est


respecté.
 La vitesse de l’eau dans l’ouvrage = 2.6 m/s est inférieur à 4m/s

En effet, on remarque que le niveau (H = 176.953 m) atteint correspond à un


léger débordement du cours d’eau par rapport au seuil limite de débordement du
lit mineur 0.303 m (=176953 -176.65), ce qui reste acceptable.

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Tirant d’air

-Tirant d’air
Heau moy = (1.6 +2.013) /2 =1.806 m
 TA =2.5-1.086 =0.694 m
-Taux de remplissage :
Le taux de remplissage = 1.806/2.5 = 72.24% <75%
 Alors tout est bien vérifié
 On remarque que pour la tête taillée en sifflet (biseauté selon talus) au lieu
d’une entrée chanfreinée, on aura Ham=2.18 m et donc Heau moy = 1.89 m et
donc un taux de remplissage = 75.6% qui dépasse un tout petit peu les 75%
recommandées mais qui reste tout de même acceptable.

Conclusion :

 Le retour d’expérience sur les buses métalliques a montré que ces ouvrages
ont une durée de vie réelle réduite par rapport à leur durée de service
initialement prévue. Plusieurs ruptures de buses métalliques liées
notamment à la corrosion et leur affouillement ont pu être observées. C’est
pourquoi on utilise le béton fréquemment.
 De plus il est possible que les dimensions prises dans ce qui précède ne
soient pas disponibles sur le marché, ce qui pourrait pousser à refaire les
calculs. Mais il est presque certain que des dimensions assez proches à ces
dernières donneraient des résultats tout aussi satisfaisants.

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