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LA RÉUSSITE DE LA VIE

YOANN VIDOR

LA RÉUSSITE DE LA VIE

Pour que les valeurs spirituelles remplacent les valeurs matérielles

YOANN VIDOR LA RÉUSSITE DE LA VIE Pour que les valeurs spirituelles remplacent les valeurs matérielles

Accès libre et gratuit par voie de téléchargement, à usage familial, privé et individuel ; non professionnel et non commercial

© Éditions La Lyre d’Or – 2017 Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés

Éditions La Lyre d’Or 350, rue du Bois Cornu 38920 Crolles Site : www.editionslalyredor.fr l : 07 81 92 38 25 ISBN 978- 2 - 9562811- 2 - 2

« Avant d'être totalement engagé, l'hésitation nous tenaille , il reste une chance de se soustraire à l'initiative. Toujours la même impuissance devant la création. Il existe une vérité première dont l'ignorance a déjà détruit d'innombrables idées et de superbes projets : au moment où l'on s'engage totalement, la providence éclaire notre chemin. Une quantité d'éléments sur lesqu els l'on ne pourrait jamais compter par ailleurs contribue à aider l'individu. La décision engendre un torrent d'événements et l'individu peut alors bénéficier d'un nombre de faits imprévisibles, de rencontres et du soutien matériel que nul n'oserait jamai s espérer. Quelle que soit la chose que vous pouvez faire, ou que vous rêvez de faire, faites- la. L'audace a du génie, de la puissance et de la magie. Commencez dès maintenant. » (Goethe, Maximes et Réflexions ).

« Dès qu’il y a la connaissance et un éclair de compréhension, la responsabilité de l’homme commence. » (Le Tibétain)

MOT DE L’AUTEUR

Les idées présentées dans ce livre sont offertes à tout chercheur de vérité comme des pistes de réflexion, en rappelant toutefois que rien ne doit être accepté qui ne lui convienne. Il en va de la Liberté de chacun d’exercer son libre - arbitre et son discernement, sans croire une chose simplement parce qu’il l’a entendu dire ! Néa nmoins, pour r eprendre les paroles de Bouddha :

si vous croyez avec votre conscience, alors agissez en conséquence et abondamment…

Ce traité s’adresse donc fraternellement à l’intelligence et au cœur de ceux qui liront ces lignes et qui aspirent à évoluer vers de nouveaux champs de conscience, pour le Bien de l’ensemble et pour réussir leur vie.

Y.V.

La Réussite de la Vie

INTRODUCTION

QUEL EST LE SENS DE LA VIE ?

Si la question n’est pas nouvelle, les réponses apportées au chercheur existentiel ont rarement su le

contenter. Souvent, on lui explique comment s’y prendre pour « réussir dans la vie », mais rarement comment

« réussir sa vie »… Or, la nuance est de taille.

À l’image d’un Y, les deux voies partagent une base commune , celle de la réussite. Mais elles divergent sur les valeurs associées à cette notion. L’une de ces voies représente le chemin de l’avoir et l’autre, le chemin de

l’être. D’u n côté, les individus poursuivent des objectifs liés aux biens terrestres, au fait de posséder et d’être

« quelqu’un » : c’est le chemin qui vise à réussir dans la vie. De l’autre, c’est un chemin de vie qualitatif, ne visant pas la réussite dans la vie, mais la réussite de sa vie et cultivant des valeurs plus subtiles.

Longtemps, la subtilité fut considérée comme une faiblesse chez ceux qui « faisaient de l’esprit », qui traitaient de sujets échappant au mental rationnel. Ne pas être concret et donner d ans l’abstrait revenait à « philosopher » et à passer pour un original ; ne pas penser comme les autres, c’était s’aventurer à ne pas être conforme aux règles établies. D’ailleurs, on attend souvent de ceux - là qu’ils

« retrouvent la raison » et qu’ils rent rent dans le rang pour suivre la marche.

Actuellement, notre civilisation repose largement sur cette idéologie : la réussite dans la vie, mesurable au succès dans les affaires, à la reconnaissance sociale et à la situation professionnelle et personnelle : être bien marié(e), gagner de l’argent, avoir des biens, être connu (voire reconnu), être « un bon vivant », être un collectionneur de conquêtes, une séductrice, profiter au maximum des plaisirs de la vie, etc. Tous ces objectifs de carrière et de vie

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pou r son propre plaisir, ont longtemps constitué l’idéal d’une vie bien remplie, mais pas nécessairement d’une vie réussie.

En réalité, cette mentalité nous a menés à ce que les 1 % les plus riches possèdent plus que 99 % de la population mondiale. Cette répartition inique des ressources de la planète est le témoignage d’une civilisation inconsciente et désormais désuète, qui s’est égarée dans la course aux valeurs matérielles et égoïstes.

Mais c’est surtout l’aveu d’une civilisation qui s’est éloignée de l’essentiel, où les êtres se sont coupés d’eux - mêmes, leur Soi, pour lui préférer la part d’ombre, le non- soi. C’est la direction qu’a suivie une partie de l’humanité depuis des milliers d’années et qui a abouti à la situation dans laquelle que nous vivon s : un monde à deux vitesses. D’un côté, les conquérants de l’inutile qui vivent en séparativité, pour assouvir leurs quatre volontés. De l’autre, des êtres de bonne volonté qui cherchent à vivre en unité avec l’ensemble, en conscience de groupe.

UN NOUVEAU MONDE SE LÈVE

Nous sommes au cœur de cette mutation civilisationnelle qui touche tous les aspects de la vie : la politique, l’économie, les soins, la science, l’alimentation, l’éducation, les arts, la technologie, etc. Nous passons collectivement d’u n monde qui reposait sur des valeurs matérielles, à un monde guidé par des valeurs qualitatives et spirituelles.

L’ancien monde de l’avoir s’effondre littéralement sous les scandales, les affaires et les révélations, tandis qu’une nouvelle civilisation, basée sur le bien de l’ensemble, la vérité et l’harmonie, émerge – et avec elle, des millions d’êtres en quête de sens qui aspirent à l’éveil, à la connaissance de Soi et à l’épanouissement intérieur, dans le

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respect du Bien de l’Ensemble. Il s’agit d’une n ouvelle réalité offerte à tous.

Qu’est - ce que cela change ? Tout. Et qu’est - ce que cela implique ? De connaître les grands principes qui gouvernent la Vie en manifestation , pour mieux se connaître et ainsi trouver sa place dans le nouveau monde. Ces pri ncipes sont les lois de la Vie, qui sont également nos lois. C’est une immense opportunité mais qui apporte son lot de responsabilités, car l’éveil libère autant qu’il engage. Celui qui sait se doit d’assumer.

LES POSTULATS DE L’ABSOLU

« Ayant imprégné cet univers entier d’un fragment de Moi - même, je demeure… » (Bhagavad Gita, Krishna s’adressant à Arjuna)

Pourquoi des postulats ? Ce sont des jalons servant de références et qui sont liés à l’observation des choses connaissables de la vie en manifestation. Ces postulats sont un repère pour appréhender la connaissance de la Vie et ils constituent le socle même de ce livre.

Quel est le sens de la Vie ? Pourquoi est - ce que l’on naît et meurt ? Quelle est notre raison d’être et comment l’atteindre ? Ces questions existentielles s’inscrivent dans une réflexion pour amener l’être à se révéler à lui - même, pour qu’il émerge enfin en connaissance de cause et qu’il ne puisse plus dire « Je ne savais pas ».

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1. L’Absolu Bien au - delà du temps des hommes et de la formation de la terre, demeure une réalité immuable qui doit, pour tout chercheur de sens, préfigurer à sa qu ête existentielle. Cette réalité existentielle, qui n’a ni commencement, ni fin dans le temps, s’inscrit dans la durée. À jamais inaccessible à toute vie en manifestation, elle ne s’apparente à aucune religion, à aucun dogme, ni à aucun être ou déité en particulier. C’est l’Êtreté, l’essence même de toute chose existante, aussi grandiose ou infime soit elle. C’est aussi bien la conscience absolue (le mouvement abstrait absolu), que l’espace abstrait absolu .

Cette source que l’on nomme l’Absolu, est la Vie primordiale qui émet des hiérarchies de vies par vagues successives. À travers tous les univers en manifestation, il n’existe qu’une seule Vie qui s’est pulvérisée en une myriade de parcelles d’Elle- même, et qui attend que Ses petites vies reviennent à Elle, après avoir mené leurs expériences.

Bien que cette grande source puisse échapper au mental concret de l’homme, elle trouvera un écho dans son mental supérieur (préside l’âme), en prenant les traits d’un idéal absolu de Beauté, de Pureté et de Per fection. Pour l’être l’humain, l’Absolu évoque un horizon plus ou moins éloigné, mais vers lequel il tend de vie en vie, de tout son être et de toute son âme. Car en chacun de nous est chevillé le souvenir immémorial de nos origines solaires.

Une autre ma nière de se représenter l’Absolu serait de le comparer au silence en musique , d’où émergent toutes les notes qui produisent un son ; silence vers lequel chacune retourne quand elle cesse de vibrer. Le silence partage avec l’Absolu la caractéristique d’être à la fois le point d’origine et le point d’ aboutissement de toute vie manifestée.

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2. Les Postulats de l’Absolu Pour nous guider à travers la longue aventure de l’existence humaine, l’A bsolu a semé dans notre mental s es postulats qui sont les Lois de la Vie. Celles- ci attendent d’être reconnues, aimées et appliquées avec sagesse par l’être humain. Ces lois sont nos lois, car nous sommes la Vie. En tant qu’âme, l’être humain sait cela. Mais en tant que personnalité, il ignore ou refuse de suivre ces grands principes, préférant appliquer ses propres lois et se faire justice lui - même.

Sans cesse, la Vie force notre respect en nous rappelant que l’orgueil et l’ambition de l’homme finissent inévitablement par être mis à l’épreuve des lois d’harmonie et d’équilibre, comme sur le fil du rasoir. Tout acte, toute création ne respectant pas l’Harmonie sera détruit, recyclé et transformé , pour qu’un nouveau cycle d’évolution démarre, conforme aux grands principes. Il en va ainsi des mœur s, des coutumes, des sociétés, des empires, de civilisations entières qui ont aujourd’hui disparu… Grandeur et décadence : telle sera l’histoire de l’humanité tant que les hommes n’auront pas appréhendé la nature divine en eux.

Le temps est venu d’envisager un champ de conscience supérieur à celui qui a prévalu jusqu’ici, car il est urgent de se départir de la croyance en une vie unique, en la seule vie terrestre dans la matière. Voici donc le fil d’Ariane qui guidera tout être dans sa quête du Soi.

L’Absolu, dans son absolue conscience, a considéré :

qu’il n’y avait aucune gloire à être cela ;

que ses vagues de vies deviennent d’éternels pèlerins à tout jamais ;

que les vies plus avancées incluent dans leur manifestation les vies plus jeunes ;

que toute évolution doit se faire au mérite.

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Notre première prise de conscience est donc liée à cette vérité : la vie évolue à tout jamais et les limites que nous posons à l’évolution ne sont que les limite s de notre propre conscience. Celle- ci n’est, à vrai dire, qu’un point de départ à une compréhension plus vaste et unifiante des choses.

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PARTIE I

LA VIE

Pour passer du paradigme « réussir dans la vie » à « réussir sa vie », il faut commencer par dé finir ce qu’on appelle communément « la vie ».

La vie n’est ni le fruit du hasard, ni d’une rencontre fortuite entre des atomes sur un mode aléatoire. C’est le résultat d’un processus d’un ion entre des centres d’énergie (des pôles) et des souffles d’énergie qui, combinés les uns aux autres, créent des mondes.

Objectif Comprendre les fondements de la réalité, en abordant l’existence sous le triple rapport esprit/conscience/forme, ou Vie/Âme/Matière.

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CHAPITRE I DE L’ESPRIT À LA MATIÈRE

1. La Mère, la matière : de l’esprit à son niveau vibratoire le plus dense

Nos cinq sens perçoivent une multitude d’informations sur le monde, un ensemble composite aux formes variées, que l’on trouve soit dans leur état « naturel », soit créées de la main de l’hom me. Toute cette variété de vies issues des règnes de la nature (règne minéral, végétal, animal et humain), partagent avec les créations humaines un point commun : la matière.

Dans notre monde, la matière constitue le su pport de l’existence. Elle est étroitement liée aux cinq sens qui l’interprètent en permanence. Notre expérience d’humain s’appuie donc sur l’existence des corps de matière, qui sont autant de véhicules pour exprimer la diversité de la vie : la faune, la flore, des paysages, des villes, des continents, des planètes, etc.

Tout ce qui existe doit revêtir une forme, c’est - à- dire un corps de manifestation. C’est la condition sine qua non de l’incarnation – l’action de prendre un corps (« dans la chair »). Sans corps, pas d’expérience dans la dimension concrète. Sinon, la vie resterait pure ab straction, une vue de l’esprit…

Pour autant, la nécessité de prendre un corps pour intégrer la matière, ne signifie pas que la vie n’est que de la matière ! Au contraire, esprit et m atière sont les deux faces d’une seule et même réalité.

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2. Le Père, l’esprit : de la matière à son niveau vibratoire le plus élevé

Ce que le mental humain a depuis longtemps séparé, il doit apprendre à le réunir. En séparant l’esprit de la matière, l’humain s’est divisé lui - même, faisant de son unité originelle une dualité existentielle.

La vision cartésienne faisant de « l’âme » et du « corps » deux substances réellement distinctes, posant que l’union des deux serait un mystère impossible à connaître et à penser, a faussé la lecture de la vie. En effet, si le problème corps- esprit a longtemps préoccupé les philosophes, autant que les scientifiques et les théologiens, chacun dans son registre a touché du doigt un aspect de la vérité, sans toutefois parvenir à élaborer une synthèse harmonieuse de toutes ces facettes.

À la question « Qu’est - ce que la vie ? », le religieux

répondra « Di eu » ; le scientifique expliquera que c’est de

l’énergie , tandis que le philosophe émettra l’hypothèse d’une pensée métaphysique.

À cette même question, voici la réponse ésotérique

de l’âme :

« La Vie est l’union de l’Esprit et de la Matière et moi, la C onscience, je suis leur enfant qui les réunit. »

Esprit et matière sont deux pôles complémentaires, qui se rencontrent pour créer des mondes de conscience. Il n’y a pas de rupture entre ces deux aspects qui sont liés par l’âme, formant ainsi la triplici té inhérente à toute vie en manifestation.

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À la lumière de cet éclairage, comment définir l’esprit ? L’esprit est de la matière à son taux vibratoire le plus élevé. L’inverse est également vrai, la matière étant de l’esprit à son taux vibratoire le plu s bas. Séparer les deux forces n’est qu’une illusion du mental, une analyse humaine qui, pour se représenter les choses, a besoin de segmenter le réel en éléments isolés.

Mais la vie ne fonctionne pas en unités isolées. Si l’intellect humain entraîne la séparativité, la Vie, elle, échappe à ce principe et ne peut être réduite à des discriminations catégoriques. Elle est un tout, un champ d’énergie unifié : l’unicité.

3. Le Fils, l’âme : le point d’union entre l’esprit et la matière

Entre l’esprit (qui donne la vie ) et la matière (qui offre des véhicules d’expression), il existe le troisième pôle qui unit les deux : l’âme.

L’âme est la dimension de conscience que chaque être humain peut ressentir en lui comme une présence et qui permet de mesurer la nature de ses comportements. Au - delà de tout concept religieux, l’âme est un principe agissant qu’on appelle la conscience. D’ailleurs, l’expression populaire « Juger en son âme et conscien ce » rapproche les deux termes. N ous avons simplement oublié qu’ ils étaient synonymes !

Du point de vue des renaissances, l’âme est l’unité de conscience permanente qui permet de cerner l’individualité. L’âme correspond au Soi, tandis que la personna lité correspond au « non - soi ». Elle est l’instructeur qui guide son élèv e sur le chemin de l’évolution, en attendant patiemment que l’individu accepte sa direction et s’en remette à elle. Passer de la volonté de ses quatre désirs à la volonté de son être intérieur, telle est l’évolution en conscience.

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CHAPITRE II

L’ÉNERGIE

1. La vie est un océan d’énergie

Les minéraux, les végétaux, les animaux et l’homme lui- même, partagent au - delà de toute différence une même essence qui est l’énergie de Vie . Il en va de même pour les présences au - delà de notre globe terrestre : les planètes du système solaire, les constellations, les galaxies, etc.

Toute cette matière est vivante, car animée d’un seul principe qui parcourt les univers , tel un souffle. Ce souffle est une véritable onde de vie intelligente qui traverse toutes les formes corpusculaires sans exception et les maintient en formation, en sustentation 1 . C’est pourquoi la Vie est Une , en tant que champ d’énergie et que toute séparation est une illusion . Seul le mental construit cette interprétation erronée, liée aux perceptions sensorielles. En vérité, le monde entier est un océan d’énergie et nou s sommes la goutte d’eau dans cet océan.

Quel témoignage la science apporte- elle à ce sujet ? Depuis plusieurs années, grâce aux avancées dans le domaine quantique, la matière a commencé à dévoiler quelques- uns de ses mystères. Le microscope électronique à balayage a permis, entre autres, d’explorer les matériaux quantiques. Nous pouv ons notamment connaître avec certitude la position des atomes grâce à un faisceau d’électrons , ou encore mesurer des forces qui nous renseignent sur l’élasticité, l’aimantation, la répartition des charges électriques au sein des matériaux (microscope AFM). Il est également reconnu que les électrons génèrent de l’énergie et que celle- ci est libérée sous forme de lumière dite cohérente (rayonnement laser). Nous savons donc

1 La sustentation est l'effet d'une force qui « maintient un corps à faible distance au - dessus d'une surface et sans contact avec elle » (Wikipédia).

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maintenant, qu’il existe une intelligence et des lois qui gouvernent la vie de la mati ère à échelle infinitésimale. En somme, on découvre de l’esprit là où l’on ne voyait que de la matière inanimée ! Cette organisation intelligente des atomes au niveau microscopique, on la ret rouve à l’échelle macroscopique puisque, analogie faite, les globes célestes flottent eux aussi en sustentation, tels des atomes. Que sont les étoiles et les planètes les atomes d’un corps grandiose ?

Et l’humain ? Qu’est - ce que cette organisation naturelle des c hoses révèle à notre conscience ? La prise en compte du monde de l’énergie. Et c’est un bouleversement qualitatif dans un monde humain pétri de quantitatif.

2. Le corps physique double : dense et éthérique

Par nos cinq sens, le corps physique permet le contact et l’interaction avec la matière. Pour autant, cette seule dimension du corps physique est orpheline de sa contrepartie énergétique, qui est le corps éthérique (encore appelé corps énergétique).

En effet, si les sens attachés au corps permettent de sentir, notre corps éthérique « ressent » les choses. C’est ainsi que nous ressentons les situations, les lieux et les individus, par le jeu subtil des vibrations. Les vibrations sont le fait de l’activité intelligente et ondulatoire de la matière (son mouvement) au niveau moléculaire. Elles peuvent magnétiquement s’accorder (attraction), ou se repousser (répulsion), créant ainsi des champs de force que nous décodons selon notre sensibilité. Par exemple, c’est ce phénomène qui détermine si l’on est « en phase » ou non avec notre entoura ge. On va « sentir » ou « ne pas sentir » un lieu , un individu . Cela ne s’explique pas, mais c’est une certitude intérieure en nous.

En réalité, cette certitude repose sur l’interprétation d’un phénomène vibratoire entre Soi et le monde extérieur.

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Un lieu identique pourra ne pas convenir à une personne et être tout à fait au goût d’une autre ; quelqu’un entre dans une pièce et spontanément, on se sent attiré vers elle ou repoussé, etc. Ce feeling , comme on dit, émane du corps énergétique et nous sommes tous en mesure de le capter.

3. Le corps de lumière

« Nous l'avons entendu dire: Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et en trois jours j'en bâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme » (Marc 14 :58)

Derrière le mystère de ces paroles se cache une vérité énergétique, que la science d’aujourd’hui est en train de révéler progressivement : le corps humain est double.

Dans cette scène des Évangiles, un quiproquo s’installe puisque Jésus, sous forme de par abole, évoque en fait son corps physique. Les prêtres juifs ne saisissant pas son propos, ils pensent que le temple auquel il est fait allusion est celui où ils se trouvent (Jean 2 :18). Mais à ce moment - là, ils n'ont pas accès à la compréhension de leur m ental supérieur et restent bloqués dans la logique du mental concret. Pourtant, Jésus faisait allusion à ce qu'il allait montrer lors de son épreuve, comme il l'a aussi annoncé aux disciples : « Trois jours après ma mort, je serai parmi vous », ce qu'il fit en apparaissant aux trois femmes, les deux Marie et Marthe, en corps de lumière. Quel est donc ce corps et quel est son rôle ?

Un procédé comme la photographie Kirlian (effet kirlian), permet de révéler la présence de cette enveloppe superposée aux lignes du corps humain. Ce que certains voient et qu’on appelle l’aura, est la manifestation de ce corps de lumière, la couche « spirituelle » de la matière.

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Ce corps de lumière est le co rps énergétique qui, comme son nom l’indique, fournit l’énergie vitale au corps physique. Invisible à l’œil nu, ce corps lumineux est pourtant visible à l’œil intérieur d’une conscience éveillée – au même titre que les auréoles des saints sont la représenta tion picturale du phénomène de corps de lumière.

La substance du corps énergétique est de la matière subtile, c’est - à- dire de la matière élevée jusqu’à un taux vibratoire élevé (voir Chap.1, 1 et 2). Gardons en tête que la matière est avant tout de l’esprit à son taux vibratoire le plus bas ! Le rayonnement qui crée la lumière visible provient donc de la vibration de plus en plus élevée des particules, selon le niveau de conscience de la personne qui influe directement sur la matière.

Ce phénomène bien c onnu des gens d’église, qui continuent de rapporter des apparitions mariales des quatre coins du monde, vient renforcer l’explication de la nature double du corps humain. L’un est causal (corps éthérique), l’autre est phénoménal (monde de la matière), c’est - à- dire le résultat du premier, son effet tangible.

Sans corps énergétique, le corps physique ne serait pas sustenté et ne pourrait exister. Sans son enveloppe nourricière, le corps physique qui est le réceptacle des énergies, serait « débranché » de sa source, telle une coquille vide. Les fonctions biologiques vitales déclineraient jusqu’à l’arrêt complet de la machine. La mort survient lorsque le fil de Vie qui relie l’âme au corps physique est rompu. L’enveloppe terrestre est à ce moment abandonnée.

Le corps de matière est le réceptacle des énergies et sa condition varie selon la qualité des énergies qu’on y déverse. La question est de savoir à quoi tient la qualité de notre corps énergétique. Qu’est - ce qui définit le niveau d’énergie que nous mobilisons ? La clé réside dans nos pensées…

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4. L’homme est ce qu’il pense

Bien avant la culture new age et le phénomène de la loi d’attraction, les sages de tout temps ont mis en garde l’humanité sur l’usage du mental et l’ont alertée sur la qualité de ses pensées.

a. Manas : le mental

« L’homme est le plus intelligent des animaux parce qu’il a des mains » (Anaxagore)

Le mot anglais « man » (l’homme) nous renseigne sur la nature humaine, car en sanskrit, manas signifie le « mental », prouvant la filiation qui existe entre la faculté de penser et l’homme. On retrouve d’ailleurs cette parenté en français da ns le mot « hu - main», faisant de l’animal humain un être doté de l’outil qu’est la main, donc du manas (mental). Car en effet, sur Terre, l’être humain est le Fils du mental .

Par la flamme du mental qu’il a reçu tel un don divin, l’homme est doué de pensées et peut choisir, en son libre - arbitre, de les utiliser soit pour créer de la vertu (harmonie), soit du chaos (conflit). Mais comme un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, il doit en permanen ce faire attention à trier et sélectionner ses pensées pour ne pas « polluer » l’ensemble. Comment comprendre le lien qui existe entre une pensée et un événement concret ? Là encore, l’approche énergétique nous donne la clé de compréhension.

Les travaux du chercheur japonais Masaru Emoto sur la mémoire de l’eau, ont révélé l’impact d’une pensée focalisée sur la structure moléculaire de l’eau. Son étude a notamment mis en évidence par des photographies, la capacité d’influencer par la pensée la structure de cristaux de molécules d’eau. Une pensée harmonieuse (amour) donne formation à des cristaux géométriquement parfaits ;

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inversement, les pensées destructrices (haine, colère) façonnent des cristaux irréguliers, à la structure brisée.

Toute pensée génère des ondes cérébrales. Ce champ vibr atoire (ou « chant » énergétique) correspond à de l’énergie, qu’elle soit de haute fréquence ou de basse fréquence. Si nos pensées sont saines et génératrices d’harmonie, parce qu’elles proviennent d’une volonté de bien et de paix, alors la lumière qui en émane attirera la substance correspondante pour créer de la matière de même nature. C’est ce qu’on appelle la concrétion 2 , le phénomène qui permet à l’énergie (d’une pensée ) de devenir matière.

Ainsi, le niveau de conscience d’une personne, selon son âge d’évolution, son ouverture spirituelle, détermine la qualité de ses pensées, qui vont à leur tour déterminer la qualité du corps énergétique. Ce même corps éthérique vitalise et informe la matière, d’où la chaîne de causalité entre nos pensées et notre ré alité tangible : « l’homme est ce qu’il pense ».

Voici en résumé, la chaîne de création d’une pensée :

la pensée (est de) / l’énergie (qui émet) / une lumière (qui attire de) / la substance (qui forme de) / la matière.

b. Le futur inscrit dans une pensée

La pensée influe directement la matière et l’homme écrit son futur à chaque instant. Dès l’instant où l’homme pense, il génère des pensées. Ce faisant, il appelle à lui des microparticules en lien avec sa pensée qui in fine, génère des micro- mondes dont il aura la responsabilité.

2 Une concrétion est la réunion de différents corps chimiques et physiques qui se solidifient ensemble (Wikipédia)

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Sans le savoir, l’homme détermine lui - même son avenir par les pensées qui traversent son mental. Il est le seul responsable des événements qui lui arrivent personne llement. Sans en être conscient , il est l’auteur de son propre futur. On ne peut blâmer personne , ni invoquer des boucs - émissaires (comme le système, les politiciens, les voleurs, un agresseur) lorsqu’une une épreuve de vie nous arrive , car en vérité, toute pensée créée un jour (même au cours d’une vie antérieure) reviendra assurément à son créateur, dans cette vie ou une autre, afin d’être assumée par son auteur.

Le mythe du Dr Frankenstein et de son monstre symbolise la responsabilité de l’homme en tant que penseur, envers ses « créat ures ». Quelle que soit la chose à laquelle nous donnons vie, en pensée, en parole ou en acte, nous en assumerons fatalement les conséquences (bonnes ou mauvaises). Plus on nourrit des pensées négatives, plus on attire à soi des énergies lourdes comme la peur, la colère, la haine. Ces idées noires alourdissent notre espace mental- émotionnel et en extériorisant cette lourdeur , nous polluons le bocal universel.

Il ne faut pas s’étonner ensuite que nous soyons confrontés à la souffrance. Celui qui a souillé connaîtra la souillure. Telle est la loi liée à la Mère, à la pensée créatrice. Mal employée, la pensée est un pouvoir qui nous empoisonne. Heureusement, l’inverse est également vrai :

une pensée créatrice vertueuse glorifie et purifie l’aspect Mère en nou s. Croire que seuls nos actes ont une répercussion dans le monde (action - réaction) est un aveuglement. Nos paroles et nos pensées ont des répercussions considérables sur la matière et sur le long terme. La meilleure preuve en est la malédiction (maledictio , mal dire) comme la médisance, qui provoquent la maladie (« mal- a- dit ») et dont les effets perdurent au - delà de cette vie.

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Tout est énergie et rien n’est écrit à l’avance. Il n’ y a qu’un potentiel devant nous, le champ des possibles. En tant que penseurs, nous employons en permanence des énergies que nous projetons sous formes d’idées et d’intentions qui écrivent notre futur. Alors, posons- nous la question : dans quel monde souhaitons- nous vivre ? Q uel monde allons- nous léguer aux générations futures : un monde laid et lourd ou un monde de pureté et d’harmonie ? Tout commence par une pensée …

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CHAPITRE III L’INCARNATION

1. L’existence

« Rien ne naît ni ne périt , mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau. » (Anaxagore)

Existence, ou existere en latin signifie : « sortir de ; se manifester ». L’existence est donc une sortie dans le temps et l’espace, une expérience où l’on se tient « en dehors » de l’Absolu. C’est une incarnation dans la matière dense. Hors manifestation, tout n’est que pur esprit, ou abstraction. Fort de ce constat, on comprend que rien ne se perd, puisque la m atière qui était jusque - là assemblée par une force vive (un esprit, une v olonté), s’est simplement désagrégée et qu’elle se combinera à nouveau sous une autre forme pour continuer son évolution.

Reprise en son temps par Lavoisier (« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »), cette formule élémentaire illustre pour un esprit occidental le concept oriental d’ impermanence liée à l’existence, à la matière.

L’existence est une plongée de l’esprit dans la matière, une aventure limitée dans le temps qui donne lieu à la conscience.

Le cycle de manifestation de la forme étant limité dans le temps, les corps soumis aux forces du monde vieillissent, s’usent et se décomposent pour finalement libérer la vie qui était présente en eux. C’est le phénomène que nous appelons la mort, et qui de ce point de vue, est le terme de l’existence – mais pas la fin de la vie.

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2. La vie, la mort, la renaissance et l’âge d’évolution

« Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nom bre des années… » (Corneille, Le Cid)

Partant du principe que l’aventure des âmes humaines est une traversée périodique de la matière, il en ressort que l’âme effectue des cycles d’incarnation 3 en fonction de son projet d’évolution. Une vie humaine, dit - on, ne représente qu’une journée de notre âme… Il convient donc de changer notre regard sur les notions de naissance et de mort, qui encadrent dans le temps la venue de l’âme sur Terre.

a. Une vie humaine : une journée de l’âme

L’homme a longtemps opposé la vie à la mort, souffrant que celle- ci anéantisse l’œuvre de toute une vie – alors qu’il serait plus juste de considérer l’existence et la mort comme les deux aspects de la Vie. La clé est d ’envisager la mort comme la perte de conscience liée aux mondes de la matière.

Chaque nuit, nous « mourrons » symboliquement à notre présence physique quand nous nous endormons et que notre conscience quitte notre corps. Nous partons dans des champs de conscience parallèles, nous rêvons et réintégrons au petit matin notre enveloppe corporelle en pleine conscience … Alors, que s’est - il passé ? Notre conscience s’est déconnectée du monde physique (notre corps, la chambre, la Terre) pour rejoindre d’autres plans de conscience – ce que nous traduisons par des rêves, ou des songes, etc. Il en va de même pour la mort qui est un phénomène de décorporation prolongée, une « sortie d e corps » définitive pour l’âme, qui quitte la conscience liée au plan terrestre. Mai s la Vie en Soi ne meurt pas !

3 Ici, on comprendra mieux le sens étymologique du mot incarnation , qui est l’action pour l’âme de prendre chair dans le monde de matière.

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Du point de vue de l’esprit, la mort physique n’est qu’une illusion, une rupture temporaire du fil de conscience entre un état présent (notre vie d’humain) et un nouvel état de conscience. L’âme s’incarne de vie en vie sans j amais « mourir » ; en tant qu’unité permanente, elle prend un véhicule corporel pour mener les expériences terrestres qui l’amèneront à un accomplissement plus abouti de son projet.

L’épanouissement par l’expérience attire l’âme en incarnation. C’est pou rquoi il est inexact de considérer la mort comme l’antithèse de la vie, ou comme une maladie que la science doit éradiquer. La mort offre à l’âme une phase de repos après une vie d’exercice. En quittant le corps, elle se libère du chantier terrestre, son d evoir plus ou moins accompli, avant d’y retourner dan une prochaine incarnation, pour parfaire son évolution.

À maints égards, la descente de l’âme vers l’incarnation s’apparente plus à une « mort » que la mort physique elle - même ! L’âme qui descend sur Terre pour une vie humaine, amorce une véritable « chute » dans les robes de la matière qui fabriquent pour le mental humain l’illusion du « réel ». C’est pourquoi le décès clinique sonne comme une annonce de libération pour l’âme qui peut remonter à sa source et engranger les fruits de l’expérience. L’empêcher de s’en libérer serait une entrave à son rythme.

b. L’utopie de l’immortalité

Quand on saisit la logique des cycles d’évolution, (incarnation, mort), toute volonté d’interférer avec ce processus naturel constitue une entrave grave au rythme de la Vie.

Les partisans du transhumanisme, pour qui la réalité de l’esprit divin en l’homme échappe, ont limité leur compréhension de la vie aux performances du corps. Ils ne prennent pas en compte la réalité de l’esprit incarné en

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l’homme et se bornent à la coquille physique (les corps éthérique, émotionnel et mental concret sont de l a matière dense pour l’Esprit). Améliorer les caractéristiques physiques et mentales de l’homme par la technologie en prolongeant l’existence, ou en renouvelant les corps, revient à contourner les Lois de l’âme pour qui la mort, le handicap ou la maladie ne sont aucunem ent des paramètres imparfaits, mais des outils choisis pour faire progr esser l’être au mérite . Ce sont les efforts et les dépassements qui amènent l’homme à atteindre des champs de conscience plus élevés.

Du point de vue de la loi de renaissance et d’incarnation, on peut estimer que pour être vertueuse et véritablement servir l’humain, la technologie devra accompagner et s’adapter aux besoins de l’âme – et non l’inverse. Servir les désirs de la personnalité au détriment des desseins de l’âme ne fait que repousser les prises de conscience attendues et alourdir le karma (loi d’équilibre ).

c. Les âges d’évolution

Le célèbre alexandrin de Corneille dit tout. L’âge civil n’est pas représentatif de l’âge d’é volution de l’être intérieur. Une jeune âme n’ aura que peu de maîtrise et d’expér ience, même si en âge terrestre, elle est une vieille personne. Inversement, une vieille âme portera en elle la richesse des expériences passées et la sagesse acquise. Un grand sage peut se cacher derrière les traits d’un enfant… L’âge physique n’est qu’une donnée !

Il en ressort que toutes les âmes n’en sont pas au même stade de développement. Les âges liés aux cycles d’évolution se définissent par rapport aux champs de conscience acquis. Chaque champ de conscience est caractérisé par une énergie propre. Par exemple, un être qui s’éveille appréhendera en premier le plan mental supérieur (manas), caractérisé par l’énergie de Vérité. Au - delà, par intuition, l’être intérieur

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évoluera vers le plan Bouddhique, celui de l’énergie christique dont la note fondamentale est le Beau (les justes relations). Et encore au - delà, il s’agira de remonter jusqu’au plan atmique, celui de volonté de Bien de l’ensemble. Tous ces paliers correspondent à des stades d’évolution pour l’âme qui transite de vie en vie, pendant des centaines d’incarnations, amenant progressi vement sa présence terrestre (la personnalité) à fusionner avec elle.

Ce qui importe pour l’âme , c’est de ne plus se limiter aux apparences physiques dans les relations humaines. Lorsque nous abordons quelqu’un, la chose la plus importante est de cerner l’être à bord : « Qui ai - je en face de moi, au - delà des apparences ? » Un homme éloquent au discours spirituel n’est pas forcément le sage qu’il prétend être, pas plus qu’une jolie femme n’est une sainte. L’habit ne fait pas le moine, dit- on, pas plus qu’un degré d’énergéticien ne fait un maître ! Il faut donc savoir faire preuve de discernement et ne plus être naïf face aux apparences. Attention : le négatif avance toujours masqué et manie l’art de faire passer le faux pour le vrai…

3. La rupture de conscience

Un des problèmes que pose la réincarnation, est celui d’absence de souvenir. Pourquoi ne se souvient - on de rien puisque l’âme ne meurt pas ? Pourquoi y aurait - il rupture de conscience d’une vie à l’autre ? La réponse tient à la nature même de l’âme qui fonction ne comme une centrale d’énergie – et non comme un di sque dur.

En effet, l’âme enregistre le vécu qualitatif au cours d’une vie , les prises de conscience majeures qui permettront une intégration plus étroite entre elle et sa présence terrestre . Mais l’âme n’enregistre pas les facteurs secondaires qui encombreraient le mental de l’homme avec des informations triviales, liées aux facteurs de l’existence (identité, lieux, dates, événements).

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Imaginez : s’il fallait qu’on se rappelle toutes les atrocités que nous avons fait subir aux autres, ce serait insupportable ! Tout ce qui concerne la personnalité n’a d’intérêt que pour l’expérience présente, puis sera dissout au moment de la mort, pour permettre à l’âme de ne garder que la substantifique moelle des enseignements retirés. Le reste n’est que poussière, détails et vétilles qui amuse ront les voyageurs de l’astral , mais d’aucun intérêt pour le chercheur de vérité. Le temps est une illusion, t outefois il est précieux !

Les régressions dans les vies antérieures ne sont ni nécessaires, ni souhaitables pour celui qui s’éveille spirituellement, car de vie en vie, notre lot d’épreuves et de travail nous est présenté sans qu’on ait à le chercher ou à fouiller le passé. Un travail sur les mémoires karmiques peut en revanche s’avérer utile quand une libération est attendue en comprenant ce qui a engendré tel ou tel blocage. C’est tout.

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CONCLUSION

LE CHEMIN DE L’ALLER, LA PRISE DE CONSCIENCE, LE CHEMIN DU RETOUR

Il est important de garder à l’esprit une vision claire de l’évolution, qui repose sur les postulats de l’Absolu.

Une seule Vie : à travers toutes les hiérarchies de vies s’écoule une seule et même Vie.

Le silence : tout es les vies qui sortent de l’Absolu (exit ) y ont leur racine et ont pour but ultime de retourner à cette source, qui est comme le silence.

L’évolution au mérite : les vies en manifestation sont d’éternels pèlerins et pour gagner le chemin du retour, doive nt suivre l’évolution par le dépassement des limitations liées à la matière.

L’inclusivité : la loi d’inclusivité établit que les vies plus avancées en champ de conscience, incluront dans leur manifestation les vies plus jeunes.

À ce titre, l’être humain représente une vie avancée (manas, la pensée créatrice). Son unité de conscience individualisée, l’âme, est à bord de mondes de vies plus jeunes qu’il doit faire évoluer. C’est son contrat de vie.

L’évolution de la vie suit un rythme à trois temps :

Le chemin de l’aller : l’âme part à la rencontre des mondes de la matière et découvre le chantier terrestre (700 vies symboliques 4 ).

4 Une vie symbolique signifie un palier de conscience, un niveau atteint. Il ne s’agit pas de vies humaines. « 700 vies » équiva lent à des milliers de vies terrestres, seulement pour sortir du stade homme - animal. « 70 vies » correspondent à une période plus courte , où l’âme se discipline sur le sentier et devient l’homme spirituel. Les « 7 vies » sont symboliquement les 7 dernières marches que doit franchir l’âme pour retourner à sa source en tant qu’homme divin, le sage. Au total, 777 paliers de progression sur des centaines de milliers d’années terrestres.

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Les prises de conscience : c’est le temps des épreuves, des premières difficultés qui font émerger des questionnements. L’âm e commence à éclairer de sa lumière la pensée de l’homme (70 vies symboliques)

Le chemin de retour : l’âme remonte à sa racine de vie, passe ses dernières initiations en vue de quitter le règne humain en tant que Seigneur d’Amour et de Sagesse. L’être aspire à retourner en l’Absolu, pour l’enrichir des expériences de Vie (7 dernières vies symboliques)

La Vie est synonyme d’évolution et de progression. Plus exactement : involution vers la matière, impulsion et remontée vers l’esprit. Tel est le chemin sous forme de parabole.

Qu’ est - ce que cela implique pour l’homme ? Quelle est sa responsabilité vis- à- vis des vies plus jeunes ? Quel est son contrat de vie ? Répondre à ces questions revient à indiquer le sens de la traversée du règne humain, qui est de passer d’un état d’esprit à un autre : du non - soi au Soi.

Cela s’appelle aussi la réussite de la vie…

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PARTIE II DU NON - SOI AU SOI

Nous allons maintenant voir en quoi les valeurs matérielles du non - soi ne peuvent suffire à remplir et à épanouir l’être intérieur que nous sommes.

Pendant des vies, l’individu se consacre à réussir dans la vie, ce qui le motive et l’anime. Mais lorsque l’âme entre en jeu, toutes les valeurs et les biens matériels qui comblaient l’homme jusque - là, laissent un vide en lui. Ce vide est l’aspiration de l’âme à la réussite de la vie.

Objectifs Envisager le sens de la Vie comme un chemin d’évolution, pour passer de l’individualité de personnalité (le non- soi) à la soi - conscience (le Soi) ; envisager la réussite d e la vie comme cet accomplissement : être en état de plénitude intérieure.

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ALL THE WORLD’S A STAGE…

« Le monde entier est un théâtre, et les hommes et les femmes ne sont que des acteurs ; ils ont leurs entrées et leurs sorties… » (W. Shakespeare, Comme il vous plaira, acte II, sc. VII)

Oui, le monde entier est un théâtre ! À l’image d’une pièce où les acteurs interprètent un rôle, entrent et sortent de scène, le plan terrestre est un théâtre. Pour les âmes qui s’y incarnent, c’est un espace de re présentation leur permettant de développer un scénario existentiel en tant que figurant , pour parfaire leur apprentissage des lois de la vie, avant de sortir de la manifestation, puis… Rideau !

Vue d’en haut, la comédie humaine n’est qu’une scène de l’âme . Mais vue d’en bas, depuis le théâtre des opération s, elle est le drame des personnes, le lieu de toutes les tragédies. Intégrer ce double regard âme/personnalité constitue ce qu’on appelle l’éveil. Pendant des vies, l’homme se focalise principalement sur son reflet lunaire, la part d’ombre qu’est sa personnalité (corps physiq ue, émotions et mental concret), avec laquelle il s’identifie corps et âme.

Par sa fonction de mise en abyme, le théâtre est le mode le plus adapté pour symboliser l’immersion de l ’âme sur Terre. En effet, l’acteur qui « incarne » son personnage est en fait très proche de ce que vit l’âme lorsqu’elle incarne l’humain le temps d’une vie. L’acteur sait qu’il interprète un rôle, mais une fois la pièce terminée, il laissera son costume au vestiaire. C’est cette clarté d’esprit qui permet de différencier le personnage (le non- soi) de l’être (le Soi).

Beaucoup de personnes pensent savoir qui elles sont et croient connaître la Réalité à travers leurs filtres de jugement. Mais en fait, l’homme qui est inconscient de son âme, est d’un point de vue spirituel ignare : il ignore qui il est véritablement et pourquoi il est venu sur Terre.

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Son contrat de vie lui échappe. Même s’il croit maîtriser les événements et son destin, il n’est en réalité que le jouet de forces qui l’aveuglent. Ces champs de force qui jouent pour ou contre lui, sont les mondes de matière qu’il a pris en venant sur Terre et dont il a la charge. La règle est la même pour tous : nous sommes re sponsables de nos vies mineures. Elles sont notre aspect matière (Mère), nous devons les éduquer pour les faire évoluer .

Q u’est - ce que le non - soi et quels sont les mondes qui lui correspondent ?

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CHAPITRE I LE NON-SOI, OU LES MONDES DE VIES MINEURES

« C’est mon caractère et j’en suis fier… Je ne peux pas changer : c’est dans ma nature… C’est plus fort que moi, je n’y peux rien ! ».

Autant de phrases qui illustrent ce qu’est la personnalité : un bloc de certitudes et de forces brutes qui figent l’être dans u n état stationnaire. Or, cet état de fait demande à être dépassé, car nous ne venons pas à la vie pour stagner, mais pour progresser et faire progresser les vies qui nous peuplent .

Contrairement à ce que voudrait l’expression populaire « avoir de la personnalité » ou avoir une « forte personnalité », la personnalité s’avère être la prison de l’âme (tout au moins la première partie de vie de l’âme). C’est littéralement le tombeau pou r l’être qui est attiré vers la matière en incarnation, et qui doit réaliser sur Terre une œuvre alchimique pour se libérer : élever la matière au ciel.

C’est pourquoi le règne humain s’apparente à une longue traversée au cours de laquelle l’homme passe par deux phases. Le quatrième règne, l’homme-animal ; puis le cinquième, l’homme-spirituel. Entendons par le premier l’humain en personnalité, soumis à ses instincts et ses passions ; et par le second, l’homme qui aspire à s’élever par l’esprit.

Dans le premier cas, il s’agit d’une existence où l’avoir domine. C’est le monde corrompu que nous avons connu jusqu’à présent. Le second stade, celui de l’homme spirituel, correspond à la nouvelle civilisation qui émerge et au sein de laquelle l’homme aspire aux justes relations, au bien de l’ensemble. L’individu se concentre sur l’épanouissement de son être intérieur, dans un esprit de groupe, en veillant au respect du bien commun.

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Nous vivons collectivement cette transition vers un nouvel état de conscience qu i bouleverse nos codes et nos repères. Il s’agit de l’ère du Verseau qui a pour

caractéristique d’amener les êtres à la conscience de groupe

et de les faire sortir de leur individualité égoïste (moi, je,

centre du monde). La note de cette nouvelle ère pour rait

s’articuler ainsi : « Je suis une unité au sein d’un vaste ensemble et je veille d’abord au bien de l’ensemble, avant

de veiller à mes propres intérêts ».

1. Les vies mineures de la personnalité

Qu’est - ce que la personnalité sous un aspect énergétique ? Ce sont les trois corps de matière qui procurent à l’âme des vies mineures. La pe rsonnalité est l’élève et l’âme ; l’âme est l’instructeur de ses étudiants.

Pourquoi des vies « mineures » ? Une vie n’est

mineure que par rapport à une vie cen trale plus avancée, qui les attire pour les faire grandir. En d’autres termes, les vies mineures n’ont pas encore intégré le champ de conscience de la vie centrale plus évoluée et elles ont besoin de celle- ci pour progresser. Elles fournissent nos trois corps en substance (physique, émotionnel et mental), mais elles n’ont ni la faculté de réfléchir, ni de comprendre ou d’arbitrer entre le bien et le mal. Pour l’être humain qui

a le mental (manas ), sa faculté de penser détermine

l’activité et le comportement des vies mineures en lui.

2. Le mental : une banque de données

Le mental est un corps à espaces multiples : mental inférieur, âme et mental supérieur.

a. Le mental inférieur

C’est le mental concret, celui qu’on appelle encore l’intellect, l’outil qui cogite, enregistre et classe les informations. Il représente notre système d’exploitation

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employé automatiquement pour trier, analyser et ordonner notre monde.

Par exemple, nous fonctionnons en mental concret lorsque nous réagissons par habitu des conditionnées, par réflexes. Nous faisons des gestes mécaniquement ; nous regardons la télé sans réfléchir ; nous allons faire les courses en suivant une liste, etc. Au travail, nous exécutons des tâches qui ne sollicitent pas (ou peu ) de réflexion : on bûche, on « abat du travail », on enchaîne les manipulations, etc . Le mental con cret permet de fonctionner en tâ ches successives dans le temps.

Toutefois, la limitation du mental concret tient à sa nature séparatiste. Pour fonctionner, il est obligé d e segmenter le réel en établissant des cases et donc, des limites. Mais cela n’est pas l’intelligence, car l’intelligence suppose la lumière de l’esprit qui vient éclairer le raisonnement. On raisonne toujours à partir de ce que l’on sait déjà (les connaissances acquises). Seule l’intuition peut apporter un éclairage nouveau et faire briller cette intelligence.

b. L’âme

Au - dessus de cette strate concr ète se trouve le siège de l’âme : notre être intérieur permanent. L’âme est la lumière de conscience qui donne au mental sa dimension d’amour pour voir les choses globalement, d’un point de vue unitaire, dans la durée et non plus limité dans le temps.

Si bien que l’on exprime la réalité suivante :

L’être du quatrième règne raisonne (mental concret). L’être du cinquième règne rayonne (âme).

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c. Le mental supérieur

L’âme est elle- même en lien direct avec le mental supérieur, la partie de notre être qui baigne dans la lumière christique et qui ne fonctionne plus en raisonnement, mais uniquement en intuition. Ainsi, l’âme qui s’incarne en l’homme occupe des mondes de m atière comme autant de scaphandres qui lui permettent d’avancer sur Terre.

Mais ces corps qui pensent, qui ressentent et qui éprouvent la matière, ne sont pas la réalité. Ils ne font que traduire pour l’âme une expérience. Les vies mineures qui constitue nt ces enveloppes sont de jeunes vies, elles- mêmes issues de l’Absolu, mais n’ayant pas atteint un stade de réalisation suffisamment élevé pour effectuer des choix éclairés – en leur « âme et conscience » pourrait - on dire !

L’expression de leur nature est le désir et c’est la raison pour laquelle elles attendent un instructeur pour les guider . Cet instructeur, c’est nous, le Soi. Il faut en prendre conscience pour devenir le guide, par amour pour la vie qui est en nous.

3. Des conquérants de l’inutile

Livrées à elles- mêmes, n os vies mineures se comportent comme des cavales en furie , dont la seule expression est le désir. Lorsqu’elles sont lâchées dans la nature humaine, elles s’expriment brutalement sous formes de pulsions, de passions et s’enracinent d ans le mental en tant qu’idées arrêtées et pensées toutes faites. Ce sont elles qui font de l’humain un conquérant de l’inutile, un esclave aveugle de ses désirs de tout ordre .

a. Vivre comme une bête

Au départ, lors de ses premières vies, l’âme huma ine qui s’incarne est semblable au nouveau - né qui découvre la vie. Sa présence terrestre ne connaît pas les règles, ni les

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fonctionnemen ts de ce nouvel environnement. Pour se bâtir une personnalité et avoir le sentiment d’exister, l’humain aura besoin de sensations fortes, d’expériences marquantes qui vont nourrir ses corps et lui procurer la sensation d’être « en vie ».

Sur ce chemin, ce sont les vies mineures du corps physique qui mènent la danse ! Aucune conscience, ou s i peu, pour appréhender la vie. Les individus suivent leurs instincts et répondent à leurs pulsions. Ils sont l’homme - animal (homme ou femme), gouverné par des appétits physiques sans limite : sexe dépravé, bien- être physique à outrance (la jouissance) et avidité pou r les biens matériels, l’argent (le luxe), etc. Pour lors, l’âme n’a pas d'influence sur sa présence terrestre, qui se préoccupe de ses objectifs purement humains. L’individu pense et affirme : « La vie est trop courte. O n ne vit qu’une fois : il faut en profiter au maximum ! ». Vision limitée à la matière, tel un carpe diem égoïste du « chacun pour soi »…

À ce stade, l’homme dans sa nature animale est soumis à ses vies mineures. Il n’est pas maître de lui - même. En répondant positivement à l’attraction des désirs, il renforce sa dépendance aux énergies lourdes. Son point d’équilibre se situe dans le laid et dans des comportements lourds. Mais pour lui, c’est normal, telle est sa référence.

L’observation du monde et des certaines mœurs confirmera que la bestialité dom ine e ncore une partie de l’humanité. Les humains en nature animale, fonctionnent en conscience collective primaire, comme des meutes, alors que leur partie individuelle devrait chercher à sortir de la masse et à se distinguer par le bien, par la vertu. On constate, à regret, que c’est souvent le mal qui s’impose comme référence « positive ». Le vice et la corruption sont synonymes de force, ou de liberté. La vulgarité et la transgression sont même encouragées, pourvu que ça profite : plus c’est « trash », plus ça « clash », plus c’est vendeur !

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Le mal s’est temporairement imposé en norme, faisant passer la vertu, l’élégance et l’intelligence pour des valeurs ringardes et réactionnaires. On comprend donc que toutes les valeurs ont été retournées et qu e le sy mbole de la bête humaine est l’expression du non - soi triomphant, consacré à son unique jouissance – quitte à corrompre l’autre, ou à abuser de lui pour y arriver.

b. La passion : « souffrir »

Au niveau émotionnel, le corps astral (le monde des émotions) com porte également son lot de vies mineures.

En tant que corps de sensibilité, l’astral humain traduit toutes les variations énergétiques allant de la peur à la haine, en passant par la soif de pouvoir, l’ambition, le désir de dominer les autres, etc. Le su jet qui ne maîtrise pas ses émotions se retrouve submergé par elles. Il subit des pics émotionnels et oscille entre un état (« ça ne va pas du tout ») à un autre c’est extra »).

Les personnes souffrant de bipolarité, comme la cyclothymie, sont des êtres qui ont un corps astra l surdéveloppé. Leur absence de stabilité résulte d’un manque de maîtrise de l’émotionnel. Or, maîtriser ce corps de sensibilité, c’est atteindre la sérénité et la joie permanente.

« Cessez le désir, car il est la cause de la souffrance. » Bouddha (Les Quatre Nobles Vérités)

Nous devons comprendre que les émotions, si intenses soient - elles, ne sont pas la réalité. Elles sont une indication, un baromètre qui renseigne sur l’énergie qui passe en nous. Mais cela n’est qu’un mirag e, un voile qui masque notre compréhension supérieure des événements.

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À la lumière de notre âme, dont le symbole est le soleil, toute ombre n’est que passagère. L’âme sait que les ténèbres sont lumineuses, c’est - à- dire porteuses d’une juste récompense de lumière et d’amour. Les perturbations liées à l’émotionnel ne sont pas la réalité, mais l’expression de nos vies mineures qui s’agitent, le plus souvent par peur de manquer, de l’échec ou de l’inconnu ; soit par un désir incontrôlé de dominer ou d’imposer sa force, un désir violent de négation qui va à l’encontre de l’harmonie. En fin de compte, l’émotionnel ne doit pas être subi, car il n’est qu’une information sur notre état intérieur du moment – mais pas la réalité profonde.

« I can’t get no satisfaction »

À cet égard, la fonction du corps astral a été complètement détournée et récupérée par le monde de la publicité. En jouant sur le levier émotionnel, les publicitaires induisent la réaction du public et manipulent l’homo- œconomicus en le réduisant à son plus simple dénominateur : le désir, soit l’expression pure et simple de nos vies mineures astrales.

Les thèmes de prédilection des pubards sont aisément identifiables. Ce sont les registres de la passion, du plaisir, des instincts, du charme, tout ce qui permet au non - soi (l’individualité) de s’affirmer. En termes de produits, ce sera la promotion pour un look tendance, le gadget technologique 2.0, la voiture moderne, des taux de profits alléchants, une assurance sécurisante, des produits de beauté efficaces, des objets de luxe séduisants… Ne pas les posséder serait ne pas être conforme aux normes. Pis encore : ce serait courir le risque de ne pas être aimé et d’avoir « raté sa vie » 5

5 On rappellera l’épisode de la Rolex en 2009, lorsqu’un publicitaire avait déclaré : « Si à cinquante ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie… »

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Hommes et femmes sont égaux en la matière, tour à tour dominants et dominés, dans un manège sans fin, d’où aucune satisfaction permanente ne peut émerger. En désirs, la satiété n’existe pas. Plus on essaie de les satisfaire, plus la satisfaction nous échappe, nourrissant davantage l’insatisfaction et l’addiction aux émotions. « Je veux… Il me faut… J’ai envie de ci, de ça, maintenant ! ». Pourtant, les vies mineures du corps astral attendent elles aussi la maîtrise par la tempérance et l’équilibre.

c. L’intellect et la bien -pensance

Enfin, l’intellect pourrait résumer à lui seul l’ensemble de la personnalité, puisque le mental concret est le corps de synthèse de toutes les vies mineures de nos corps. C’est là qu’elles se figent.

La synthèse du non - soi se fait par le mental concret, là où nous stockons toutes nos certitudes, nos opinions, nos idées fixes. Qu’elles soient le fruit de notre éducation, de notre milieu social ou de notre pays natal, on peut dire que les pensées qui occupent notre espace mental à longueur de journée définissent notre personnalité et ce que nous sommes. « L’homme est ce qu’il pense ! ». En tant qu’outil, il n’y a pas de mal à user du mental concret pou r accomplir des tâches. Mais l’ankylose s’installe quand on pense à outrance avec notre intellect et que les certitudes finissent par créer une inertie : on est bien dans ce qu’on pense, on aime bien l’idée qu’on se fait du monde, on pense bien faire tel qu’on est, etc. Bref, on tombe dans la bien-pensance .

Les personnes dites « bien - pensantes » ont la certitude que ce qu’elles pensent, disent et font, est bien en tout point. Elles ne peuvent ni se tromper, ni avoir tort. Ce sont des personnes qui ne se remettent pas en cause et dont les idées sont très arrêt ées, si bien qu’elles donnent des leçons (plutôt que montrer l’exemple) et vous disent quoi faire et comment le faire.

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En réalité, leur mental concret les a piégé e s, en les emprisonnant dans le confort des certitudes. Toute information « nouvelle » n’entrant pas dans leur grille d’analyse sera rejetée. « De toute façon, si c’était vrai, ça se saurait… J’ai raison, je ne peu pas avoir tort… ».

De la bien - pensance au « politiquement correct », il n’y a qu’un pas à franc hir, qui est celui de la pensée de masse. La pensée de masse n’a d’emprise sur les êtres que s’ils raisonnent en mental concret, c’est - à- dire en acceptant des idées préconçues et prémâchées qui ne présenten t qu’une fraction de la Vérité. De là naît le poli tiquement correct , en censure à la pensée et la parole affranchies des idées dominantes. Or, pour se libérer de la pensée unique et des formes- pensées collectives, il faut aller puiser en Soi le discernement et l’intuition, deux forces de l’âme qui permett ent de se libérer et de vérifier si une idée est juste et bonne.

Sortir des certitudes du non - soi pour aller à la découverte du Soi, au - delà des codes et des normes, c’est agir en libre penseur et se comporter en rebelle supérieur aux pensées de masse qui étouffent l’âme. C’est aussi maîtr iser ses vies mineures qui, autrement, bloquent les êtres et les font bétonner dans leurs certitudes.

4. L’hyper-mental : la maladie du siècle

Actuellement, une partie de l’humanité a développé « l’hyper - mental », la tendance extrême au contrôle par le mental (expression ultime des vies mineures non maîtrisées).

Celui qui cherche à maîtriser tous les paramètres de son existence en permanence, à garder le contrôle des situations et qui est persuadé d’avoir raison en tout , renforce son mental concret qui peut aller jusqu’à « dégénérer » en hyper - mental.

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Dans sa phase extrême, cela peut mener au cas du burn-out, ou à des troubles profonds, car la personnalité érige un mur en béton armé entre l’âme et le mental concret. L’i ndividu est littéralement coupé de sa conscience et ne perçoit plus les signaux de son être.

Les cas ne sont pas rares, à l’image des technocrates, des « hyper - présidents » à la personnalité politique hyperactive, qui veulent décider de tout et contrôle r toute la communication, monopoliser l’espace médiatique. Actuellement, cette tendance est très répandue chez beaucoup de personnes qui raisonnent à l’excès, qui s’attachent à contrôler tous les détails de leur vie.

Ce mal est le résultat d’un usage exc essif du raisonnement, surtout à notre époque où les individus sont sollicités pour réaliser des performances (faire du chiffre, être le meilleur). Les personnes en hyper - mental se perdent dans des détails, des « petits rien », au lieu de voir les choses d ans leur ensemble, de prendre de la hauteur sur une problématique. Ce faisant, elles se coupent du Bien de l’Ensemble et ne voient que leurs priorités, leurs obligations.

Le burn - out est une destruction par le feu du mental. Quand on sait que la pensée énergétique émet un feu, on réalise que l’hyper - mental s’est brûlé à force de trop jouer avec le feu (burn - out : griller, brûler). Il n’a pas respecté le rythme d’une progression mesuré e, saine et équilibrée.

Les control freaks (les maniaques du contrôle) aussi appelés les « obsédés du rien - lâcher », se rendent « malades mentaux » au sens propre. Leur volonté d’hyper - contrôle renforce le ur mental concret (les idées fixes), qui tourne alors à plein régime, sans interruption, mettant ainsi les vies mineures du mental en surchauffe, comme sur un grill. Toutes les conditions sont alors réunies pour qu’une étincelle provoque l’incendie.

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5. Le monde du faux

« Oh la la la vie en rose/Le rose qu'on nous propose/D'avoir les quantités d’choses/Qui donnent envie d'autre chose/Aïe, on nous fait croire/Que le bonheur c'est d'avoir/De l'avoir plein nos armoires/Dérisions de nous dérisoires, car… » (Alain Souchon, Foule sentimentale )

La civilis ation occidentale a révélé la particularité de l’homme « moderne » : une pensée tournée vers le matérialisme. C’est le matérialisme qui a généré en lui l’hyper - mental. Et l’hyper - mental nourrit en retour le matérialisme – d’où le cercle vicieux qui empoisonne notre humanité. La pensée matérialiste vise à posséder l’autre (aliéner), à posséder des biens et des richesses (accumuler), à obtenir (capitaliser) sans effort de progresser en tant qu’être (stagner). Cela n’est pas le chemin de l’évolution, mais celui de l’involution, où l’être s’enchaîne à la matière.

Or, la trajectoire des âmes à travers le règne humain implique un détachement progressif à l’attraction de la matière, la non- dépendance , puis la maîtrise des corps physique, émotionnel et mental. Ces mondes de désirs sont ceux du « faux », car ils reposent sur des illusions passagères, des appétits qui ne laisseront jamais en paix les êtres.

a. Le mal : u n bien dépassé dans lequel on retombe

Du moment où l’on prend conscience qu’une attitude n’est plus adaptée à notre niveau d’évolution, il est sage de s’en détacher pour aller de l’avant. Cela est le chemin du bien, au sens où l’on suit une progression par détachement s successifs qui nous lib ère nt de ce qui, hier encore , nous retenait.

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À l’inverse, le chemin du mal démarre là où l’on sait qu’une chose n’est plus bonne pour soi, mais que l’on persiste à s’y adonner, en connaissance de cause. Cela peut aller jusqu’à l’obstination m orbide de faire le mal pour le mal, l’antithèse même de la volonté d’Amour .

b. « Bâtir une maison illuminée et l’habiter »

L’humain est à l’image d’un lieu sain, en lequel brûle un feu sacré. L’âme réside au cœur de cet espace et attend de son occupant qu’il veille à l’entretenir. Ni excès, ni laisser - aller. Les corps physique, émotionnel et mental sont les espaces d’expression que compte ce temple, au cœur duquel brille une flamme étincelante, un feu rayonnant. Si la maison n’est pas tenue, le feu s’amoindrit et s’estompe sous la saleté que laisse entrer la personnalité. Au contraire, plus les lieux sont gardés, ordonnés et harmonieux, plus la lumière peut entrer dans chacune des pièces jusqu’à faire de cette demeure une demeure illuminée.

Que faut - il retenir des vies mineures ?

1. Les vies mineures sont les particules de vie qui constitue nt nos corps ; elles n’ont pas de conscience.

2. Les humains sont à bord de mondes de vies mineures qu’ils ont en charge de faire évoluer. Ni subir son corps physique, ni ses émotions, si ses pensées. Quand on ne maîtrise pas ses corps inférieurs, on ne rayonne pas : on raisonne.

3. En tant qu’â me, nous avons en charge des vies mineures jeunes qui attendent que nous soyons pour elles un bon instructeur. On imprègne la matière de notre énergie et cette empreinte que nous lui laissons doit être la plus pure possible, pour favoriser son évolution.

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4. Notre personnalité, loin d’être une qualité, n’est qu’un monde de vies mineures en évolution. À nous de faire émerger notre personnalité vers un champ de conscience supérieure, à la rencontre du Soi divin en nous. Sur cette route, nous sommes des éternel s pèlerins.

6. Asservir, se servir, Servir

Pendant des vies et des vies, l’être intérieur aura été asservi par les désirs du non - soi qui l’étouffent. Pendant ce temps, l’âme attend, silencieuse mais présente, vigilante malgré les forces d’inertie qui retiennent l’humain dans son ignorance .

L’homm e inférieur triple (physique, astral et mental) pense réussir dans la vie parce qu’il domine les situations et les personnes. Il se croit « maître de son destin », alors que sa réalité supérieure lui échappe et qu’il n’est pas maître de lui- même. Il subit, sans en avoir conscience. Ses boulets se nomment (entre autres) : affectivité 6 , séparativité, matérialisme, orgueil, préjugés… Ils l’empêchent de se lancer pleinement dan s la réalisation du Soi. Ce sont des stratégies qu’il emploie pour asservir les autres et se servir dans la vie.

La technique du « moi d’abord » et du « pas vu pas pris », sont des tr avers de comportement d’humain, m ais pas ceux d’un être. « C’est humain … », dit- on souvent pour excuser celui qui s’est laissé aller. Parce qu’une envie est « humaine », est - elle acceptable ? Parce que c’est « humain » de se montrer médiocre, faut - il tolérer les comportements déplacés et abusifs ? Est- ce tout simplement juste parce que nous sommes « humains » ? Non, chac un a le choix de ne plus être l’esclave de ses pulsions qui l’asservissent et nuisent aux autres.

6 L’affectivité n’est pas l’affection. L’affectivité est un faux - amour. On la définit comme la volonté d’aimer et d’être aimé en retour.

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Derrière ces attitudes liées aux désirs de la personnalité, se cachent des mécanismes complexes de manipulation au détriment du Vrai, des comportements obsessionnels qui séparent l’individu de son âme et qui l’enferment dans des travers qu’il aura à résoudre.

Lorsque la personnalité domine, réussir « dans la vie » est la priorité absolue. Le non-soi impose ses ambitions tant qu’il fait obstruction à l’âme.

Dans cette optique, le sens de la vie n’ a que deux trajectoires : asservir et/ou se servir pour satisfaire ses intérêts. Le paradoxe est que l’individu pense dans les deux cas exercer son libre - arbitre librement , car il fait « c e qu’il veut, comme il veut ». M ais au fond, il est prisonnier de son non - soi, de sa partie lunaire. La réussite est strictement limitée aux plaisirs éphémères, aux succès mesurables par un bénéfice immédiat, mais qui ne sont jamais durables dans le temps – la nature humaine étant trop lunatique pour s’en satisfaire durablement.

Aucune vraie Liberté n’est vécue à travers la personnalité. Il ne s’agit que de compromis temporaires, d’arrangement de conscience sur le momen t, en pensant qu’on s’en est tiré à bon compte, qu’on l’a échappé belle…

La seule réussite authentique concerne les réalisations de l’âme qui ne se mesurent plus d’après les mêmes critères. C’est le passage du monde quantitatif (matérialiste), au monde qualitatif de l’être intérieur (valeurs spirituelles), là où les états d’âme sont vécus en profondeur, dans la joie et la durée.

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Quel est donc le déclencheur qui va provoquer le passage à la Soi conscience ? Comment l’être va- t - il entrer dans la deuxième période de la traversée du règne humain, celle de la rencontre avec l’âme ?

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CHAPITRE II LE SOI, L’ÂME, OU LA SORTIE DE LA CAVERNE

« Sois le changement que tu veux pour le monde » (Gandhi)

Pourquoi le monde est - il si lourd à vi vre ? Parce qu’ il est mal pensé par l’humanité.

Habituellement, le sens commun attribue au « dépassement de soi » et à « l’oubli de soi » un caractère posi tif. Pourtant, ces aspirations posent de manière incorrecte le rapport entre le Soi et le non - soi, le second étant celui qui demande à être maîtrisé par le premier.

Cette inversion des rapports entre la lumière et son reflet, le pôle Esprit et le pôle Matière, est à la base de la confusion entre « vouloir bien faire » et faire le Bien. Beaucoup d’initiatives humaines prennent leurs racines dans la personnalité et non dans l’être, ce qui signifie qu’elles sont motivées par un désir personn el (de reconnaissance ou autre), avant d’être un acte de service purement désintéressé.

L’Amour, c’est aider l’autre à devenir meilleur, quitte à être dur, sévère et exigeant s’il le faut.

L’Amour (avec la majuscule) ne peut être vécu, ni connu dans la nature inférieure de l’être humain qui n’est pas relié à son âme. Tant qu’il vit les relations à travers sa personnalité, l’individu pratique l’affectivité. Cet amour - là est exclusif d ’un côté (on aime les siens) et séparatiste de l’autre (on a ses têtes, on rejette les autres). L’Amour qui est la caractéristique du divin, réside en la nature supérieure de l’homme, en sa réalité divine qui est associée au Soi.

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Qu’est-ce que la personnalité ? C‘est notre entité lunaire qui s’exprime par des désirs ; une entité dépourvue de conscience si on la laisse prendre le dessus. On l’appelle le « non - soi ».

Qu’est-ce que le Soi ? L’âme. Elle est Amour, la force d’attraction qui aspire les êtres vers l’évolution. C’est aussi la conscience, le point de rencontre entre le pôle Esprit et le pôle Matière. Le Soi est l’être intérieur, la seule réalité à jamais existante, au - delà de toutes les apparences.

Tous les êtres humains sont doués du Soi. La seule différence entre eux réside dans le degré d’ouverture à leur Soi. Plus la réponse à son influence est grande, plus la personne s’accorde à la volonté de l’âme, s’arrachant à l’attraction de sa personnalité. Inversement, moins la focale est grande et plus la personnalité domine. L’âme/le Soi et la personnalité sont les deux frères jumeaux - ennemis de toutes les mythologies, qui attendent d’être réconciliés. C’est Abel et Caïn, Castor et Pollux, où le non - soi « tue » symboliquement le Soi, ce qui signifie que la personnalité a rejeté l’â me, coupant toute communication avec elle.

C’est en ce sens que Gandhi annonçait le travail qui attend tout être voulant non seulement « bien faire » mais aussi « faire le Bien ». Il devra d’abord maîtriser sa personnalité (le non- soi lunaire) en vue de se transformer en un soleil rayonnant, car on ne pourra changer le monde qu’en fusionnant avec la conscience de l’âme. Et ce chemin est celui de la réussite de la vie…

1. De l’imperfection à la perfection

Par la prise de conscience que nous sommes avant tout une âme, venu e sur Terre à la rencontre des vies mineures pour élever la Matière au Ciel, on entame un processus de transformation : le cheminement qui mène d e

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l’état d’imperfection (la personnalité) à la perfection (la fusion avec son être intérieur).

Si les vies mineures de la personnalité représentent la boue du lac, l’âme représente le soleil rayonnant d’une conscience lumineuse. De vie en vie, elle impul se l’évolution en l’homme pour l’amener pas à pas de l’imperfection à la perfection. L’âme rentre dans le règne humain en tant qu’homme animal, pour devenir l’homme spirituel et finalement ressortir en tant que maître d’Amour et de Sagesse, l’homme divin. Tel est le parcours attendu pour tous.

En tant que chemin de qualification, le stade humain consiste à prendre en charge les vies mineures de nos corps qui sont nos mondes de manifestation. D’un point de vue supérieur, la vie humaine est le théâtre de q ualification où se déroulent des scénarios, afin d’apprendre ce que sont les justes relations et l’harmonie (par la résolution des conflits). On comprendra alors que la qualification est autant la capacité à vivre des épreuves, qu’à les dépasser pour ne plus retomber dans nos travers. Sinon, ce serait pratiquer le mal et suivre la pente de l’involution …

Le « Connais- toi toi - même » socratique, assigne aux hommes le credo spirituel qui est de connaître son être intérieur. Il invite l’humain à l’examen de con science pour mettre en lumière les zones de faiblesse, les limitation s et dépendance s qui entraveraient le libre rayonnement de l’âme. Être épanoui, c’est savoir qui l’on est et connaî tre ses forces pour les faire rayonner.

2. Des freins à la libération

Quel est le facteur déclencheur d’une prise de conscience ? C’est l’épreuve, synonyme de souffrance. Dans sa lutte pour gagner le ciel, l’homme doit souvent apprendre par le mécontentement.

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Il connaît la frustration, la peur, le manque, la colère ou encore la tristesse qu’occasionne l’effort de l’arrachement au non - soi, à la glu des vies mineures. Se libérer et s’élever vers l’âme peut prendre la forme d’un arrachement qui va à l’encontre des désirs humains, attachés aux habitudes et aux plai sirs bien ancrés. La peur de perdre ce qui nous est agréable et connu, nous freine dans la marche en avant . L’inconnu fait peur…

C’est là que l’inertie du conformisme rattrape les personnes et crée des blocages. Ces forces d’inertie recouvrent différents visages et jouent sur plusieurs leviers. Il peut s’agir de la famille et de la peur de déplaire aux proches, car en prenant conscience de qui il est , l’être développe un contact plus étroit avec son âme qui le pousse alors à remettre en cause toutes ses ré férences qui étaient jusque là normales. Il devient attentif à sa voix intérieure et commence à suivre son intuition qui l’amène à voir les choses autrement.

Ce nouveau point de vue n’ayant rien de rationnel par rapport aux anciens codes, se pose à tout être un dilemme inédit : soit poursuivre sa quête intérieure (au risque de déplaire ou d’être incompris); ou choisir la sécurité et refuser de s’aventurer sur une voie incertaine. Le choix n’est pas simple et fait appel à la foi intérieure :

l’intime convi ction qu’une autre voie nous attend…

Quand ce choix n’est pas assumé face à un conjoint, aux parents, ou simplement avec soi - même, quand la peur de déplaire ou d’être incompris l’emporte, on s’arrange souvent pour changer un peu les choses et se donner l’illusion d’avoir répondu à l’appel intérieur. Mais en réalité, l’être n’a pas franchi le pas. Il se donne l’illusion du changement : « pour que tout reste comme avant, il faut que tout change » (Le Guépard). Exemple : dans un couple, l’un des conjoints reproche à l’autre d’avoir changé. L’autre répond : « Toi, tu n’as pas changé… ». Les êtres sont libres de progresser, mais ne le font pas forcément au même rythme.

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3. La transformation

Lorsque l’individu prend conscience qu’il porte en lui autre chos e , il se détourne petit à petit de ses habitudes, de ses plaisirs démodés. C’est le signe qu’il a engagé le premier pas vers la transformation. Il monte alors vers des champs de conscience plus subtils et recherche une énergie adaptée, qui le soutient dans sa progression.

Pour autant, la démarche enclenchée ne signifie pas aussitôt la libération. Au contraire, c ’est le moment la souffrance peut revenir en force, car les vies mineures du non - soi abordent cette transformation comme un sevrage forcé. La personnalité veut retourner dans ses habitudes.

a. « Chassez le naturel, il revient au galop »

Il faut une main ferme pour tenir les cavales du non - soi. Les rejeter d’un revers de la main ne fait que les repousser, mais pas les maîtriser.

Par exemple : l’alcoolique qui s’emploie radicalement à ne plus boire une goutte tiendra sa bonne conduite aussi longtemps que tiendra sa résolution. Mais les vies mineures en lui, qu’il a nourries durant des années, sont devenues des « lutins » solides ! Ils occupent l e château (les corps) et sont habitués à obtenir ce qu’ils exigent. Dès qu’une faiblesse ou une inattention surviendra (une fête, une soirée, un moment de déprime), les lutins reviendront en force comme un coup de boomerang en pleine tête. La violence de la rechute risque ra d’être à la hauteur de la privation forcée, qui n’a été qu’une longue frustration… Pourquoi ? Car les vies mineures n’ont pas été prises en charge, mais simplement ignorées et rejetées. Le principe est d’identifier par le mental, les mécanismes de dépendance que la personnalité a développés. Il s’agit souvent d’un transfert, d’une compensation inconsciente

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mise en place par la personnalité pour répondre à un mal- être profond.

C’est donc une vigilance du mental qu’il faut exercer en perm anence , car ce sont nos pensées qui vont domestiquer les comportements de nos vies mineures. En commençant par la non - dépendance.

La vigilance à tenir ses vies mineures est exercée par la pureté totale du mental.

Si une pensée perturbatrice crée une faille dans l’espace mental (une pensée compulsive , incontrôlable), cela fait chuter le niveau de conscience de l’être qui retombe dans des idées lourdes. C’est par cette faille que s’engouffrent alors les cavales qui nous envahissent et nous submergent . Dans le cas de l’alcoolique, l’obsession du contrôle de la bouteille ne suffira pas ; ce sont toutes les pensées compulsives liées aux habitudes (le bistrot du quartier, l’heure de l’apéro, les sorties avec les copains) qui devront être nettoyées. L’espri t doit être en pureté pour rendre le corps pur, c’est - à- dire ne plus subir le corps émotionnel ou physique. C’est la maîtrise mentale qui permettra finalement la transformation sur tous les plans.

b. La traversée du désert

Pour aller au bout de sa démarche de libération, l’être connaîtra une véritable « traversée du désert » au cours de laquelle toutes ses forces lui seront nécessaires pour ne plus retomber dans les excès du passé. Certains de ces travers sont le laisser - aller à la critique, aux injures, à l’autoritarisme, à la violence, et ainsi de suite. Tous ses comportements doivent être vus non pas comme des

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aspects solaires de l’être (des qualités), mais bien comme des aspects lunaires de personnalité (défauts) à dépasser.

Cet effort suprême, s’il en e st, s’appelle la maîtrise. Il s’agit de la prise de conscience par laquelle l’âme prend la direction sur sa présence terrestre , en tenant fermement les rênes. Cela se traduit par un mental calme et clair comme de l’eau de roche ; c’est le fait de poser une conscience sur chaque chose, chaque pensée et de vérifier en Soi si elle est juste, équilibrée pour le Bien de l’ensemble. Mais pour en arriver à ce stade, la personnalité devra véritablement s’arracher aux réflexes de comportement qui sont autant de mémoire d’inertie. C’est pourquoi on parle de « traversée du désert », au cours de laquelle la personnalité se dépouille de tout ce qui la confortait. Mais c’est en se dépouillant qu’elle révèlera l’âme.

c. Devenir maître de soi

En pratiquant les éner gies liées au mental supérieur (Vrai), au plan d’Amour christique/bouddhique (le Beau) et au plan atmique (volonté de Bien), l’être parfait la maîtrise. Il s’est transformé et se transfigure en Soi divin.

Un maître n’est que le maître de ses propres mondes lunaires et il s’emploie à les rendre solaires. « Maître » n’est pas un titre qu’on s’arroge pour faire autorité sur les autres et ce stade ne s’atteint pas en une seule vie. En revanche, une fois que l’ascension est enclenchée, la transformation opère durablement. Techniquement, cela signifie que la personne en incarnation se fait le digne représentant de son âme et de sa racine de vie sur Terre. Il est symboliquement « Dieu marchant sur Terre », le divin en expre ssion dans l’enveloppe de la personnalité.

Les êtres de cette dimension sont rares. Plus ils sont avancés, moins ils se vanteront d’être des « initiés » ou des « maîtres ». Ils œuvrent en toute simplicité et préfèrent la discrétion à l’étalage de leur pouvoir. L’humilité impose de

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reconnaître qu’on ne devient pas maître du jour au lendemain, après avoir suivi un stage énergétique, ou avoir reçu un degré d’initiation. Dans un premier temps, seule l’âme fait passer les initiations ; puis le Logos planétai re 7 Lui- même confère les initiations (qui sont des paliers de conscience ). Avant de donner des pouvoirs, la maîtrise ne donne que des responsabilités vis- à- vis de la Vie.

En somme, lorsque les énergies positives de l’âme sont ac tivées, la transformation agit. Quand l’âme agit, la magie opère. Ces énergies s’écoulent dans les trois corps de l’homme et on y voit régner la santé, des réactions pures ainsi qu’une activité saine et rythmée. À l’inverse, tant que les vies mineures dominent l’homme, ce sont des énergies de basses fréquences qui l’animent, privées de conscience. L’humain est agité par ses désirs et l’on voit apparaître en lui la mauvaise santé, pouvant entraîner la maladie jusqu’au ret rait de l’âme et du fil de vie (décès). Plus l’homme écoute ses bas instincts, plus il rejette l’âme. Ce n’est pas elle qui le quitte, mais bien la personnalité qui la repousse – ce qui n’est pas sans conséquence karmique.

4. Les épreuves de vie : le karma

« Mesure la richesse de ta vie aux épreuves que tu as traversées et non à la quiétude que tu as connue. »

Karma est un terme emprunté au sanskrit désignant une action et fait référence à la loi de Rétribution – celle qu’on appelle la loi de cause à effet. C’est une loi universelle qui guide l’évolution de toute v ie, un pouvoir qui engendre l’effet moral d’un acte accompli. La loi est simple : celui qui souille devra nettoyer et celui qui casse devra réparer.

7 Le Logos Planétaire est Celui qui donne la Vie à cette Terre. Qu’on l’appelle « Dieu », le Père, ou la Vie, nous avons notre vie, l’être et le mouvement en lui. Les humains sont ses vies mineures, les cellules de son corps.

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Pour autant, la responsabilité de l’être ne sera pas la même s’il est un être avancé (une vieille âme), ou une jeune âme. Plus une âme est avancée, plus elle sait et par conséquent, moins elle est autorisée à transgresser les lois.

Pour l’âme qui ne connaît pas la mort, les effets des actions sur Terre perdurent au - delà de la disparition physique. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », si bien que les conséquences de nos actes continuent de produire des effets, même après notre mort et nous les retrouvons dans la vie d’après. En tant qu’auteurs de ces faits, nous devons assumer la respon sabilité de nos actes et rétablir l’harm onie là où nous l’avons rompue.

a. Karma police ?

Contrairement à ce que l’on en dit, le karma n’est pas une loi punitive. Pas plus qu’il n’existe de « bon » ou de « mauvais » karma. Le bon karma est l’absence de karma. Cherc her à se créer un « bon karma », comme disent les gens, c’est vouloir se donner bonne conscience en agissant de manière intéressée pour s’attirer des faveurs en retour. La croyance en un « bon karma » réjouit ceux qui croient faire le bien en é vitant à l’autre de vivre une épreuve désagréable. Le cas des parents est édifiant, lorsqu’ils surprotègent leurs enfants en posant des interdits. Que dit la mère surprotectrice ? « J’ai tout fait pour mon enfant » ; du point de vue l’âme, cela s’écrit « j ’étouffais mon enfant… ». Vouloir éviter l’épreuve ou la souffrance à l’autre, c’est non seulement l’empêcher d’exercer son libre - arbitre, mais aussi interférer avec ses choix d’âme. Si tel est le parcours karmique qu’un être s’est choisi pour évoluer, on ne peut se permettre de l’en détourner, au risque de le priver de ses libérations. L’âme est notre agent karmique, le « noyau moral » qui enregistre de vie en vie les causes et les effets de nos pensées, actions et paroles. C’est elle qui sait ce qui est juste

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pour soi – la fameuse « petite voix » qui nous permet de juger en notre « âme et conscience ».

b. Une Loi d’Amour

Le karma ne se trompe jamais. Il est toujours proportionnel à la conscience à laquelle on a manqué, même si parfois on en doute et qu’on est persuadé de souffrir plus que nécessaire. « Qu’ai - je fait pour mériter cela ? C’est injuste… ». Tel un seigneur d’Amour, le karma veille à l’équilibre de la Loi en toute chose – encore faut - il comprendre le véritable sens de l’Amour.

L’Amour n’est pas un sentiment, mais une énergie. Elle pousse les êtres à devenir meilleur s en se rapprochant de leur réalité intérieure. C’est le principe de la loi d’attraction. Aimer un être, ce n’est pas le garder pour soi, ni l’aimer pour ce qu’il nou s fait ressentir. Aimer l’autre, c’est l’aider à grandir, l’amener à se dépasser pour qu’il se libère de ce qui le limite, et qu’il ose entreprendre le voyage de sa vie pour se réaliser. L’Amour n e juge pas et n’exclut pas. Il pousse à évoluer, si bien qu e le karma est une loi d’Amour. Par l’épreuve, la mise en difficulté proportionnelle , nous sommes amenés à prendre conscience de nos faiblesses et de nos limitations.

Le karma est là pour nous le rappeler et nous offrir l’opportunité de nous révéler. C’e st par l’épreuve et la difficulté que l’être humain grandit. Celui qui n’a connu ni défaite, ni épreuve et qui a toujours été préservé n’aura pas la même connaissance de la vie que celui qui aura été mis à rude épreuve.

c. Des épreuves adaptées

Lorsque le temps est venu, en accord avec notre contrat de vie, l’âme déclenche l’épreuve qui va amener l’épuration. Celle- ci est demandée, car il y a eu excès et que l’équilibre a été rompu.

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Que dit la Mère en nous, l’aspect forme (matière) ? « Vous pouvez abuser de Moi, mais vous connaîtrez la souffrance et la maladie ». La « mal- a- dit » intervient donc pour nettoyer dans le corps physique la souillure engendrée par un manque de conscience. Le seuil de l’épuration par le corps physique n’est franchi qu’en dernier recours, si tous les autres signaux envoyés par l’âme n’ont pas été pris en compte, d’abord au niveau mental, puis émotionnel. Quand le corps est finalement touché, c’est que l’âme n ’a plus d’autre moyen pour alerter l’être sur une problématique qu’il porte en lui.

La maladie n’apparaît pas pour punir l’homme, mais pour le libérer d’une faiblesse qu’il porte en lui.

Actuellement, le corps médical progresse dans sa compréhension des liens que tisse l’esprit avec le corps. Mais tant que la médecine n’adoptera pas une vision holistique et énergétique de la vie, elle passera à côté des véritables causes qui régulent l’apparition de certaines maladies. Le raisonnement « concret » ne peut suffire pas à la juste compréhension des causes.

Les personnes qui se soignent exclusi vement par voie médicamenteuse ou chimique (allopathie classique), n’interviennent que sur le monde des effets (le physique), sans aborder les causes réelles de leurs maux qui se situent à plusieurs niveaux (psychologique, émotionnel, mental) sous forme de « mémoires » enregistrées par l’âme. Les causes sont les mémoires enregistrées de nos actes dans des vies passées, qui ont généré un e violence, un déséquilibre et qui demande à être rétabli dans cette vie. Peu importe les détails : l’important est d’avoir conscience que nous portons toujours en nous une faiblesse qui demande la résolution karmique .

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C’est pourquoi tout traitement médical ou opération sur le corps aura u n effet limité, s’ils ne sont pas accompagnés d’un travail dynamique de conscience. L’effet « pansement sur une jambe de bois » soulagera temporairement, mais il se peut que la personne ait à repasser l’épreuve sous une autre forme pour enfin comprendre qu elle a été sa faiblesse…

Faire face au karma, comme on accepte une maladie, un accident, une violence, c’est accepter la loi de son être intérieur. C’est donc s’en remettre à la Volonté de son âme et lâcher prise avec le non- soi. Mais se dérober à l’obstacle karmique lorsqu’il se présente dans la vie, en refusant de traiter le problème et de voir la vérité en face, c’est reporter à plus tard cette épreuve, en prenant le risque que la difficulté soit augmentée la fois suivante.

Du point de vue de l’âme, a ucune épreuve n’est trop lourde, ni injuste. Nous sommes à même de franchir cette épreuve que nous vivons, c ar nous portons en nous la clé de nos problèmes. Notre être intérieur, qui est pure énergie d’Amour, nous a dotés des ressources nécessaires pour surmonter la faiblesse. Si bien qu’on peut envisager le karma comme un véritable acte d’Amour qui offre la libération . L’âme est Amour et sa loi s’appelle le karma.

d. La Règle d’or

À travers toutes les croyances, l’éthique de réciprocité demeure un principe fondamental. Il y a deux mille ans, cette règle d’or a été redonnée en ces termes simples :

Ne pas faire à autrui ce qu’on n’aimerait pas qu’autrui nous fasse.

En somme : pratiquer de justes relations avec les hommes et les règnes de la nature.

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Aujourd’hui encore, l’asservissement de toutes les formes de vie par l’homme, pour en tirer un profit matériel, se fait au détriment de la Vie.

Au niveau du règne minéral : la course aux ressources fossiles et énergétiques engendre la destruction immédiate de la Terre, mais aussi l’accaparement des terres (quitte à chasser les populations ancestrales de leurs terres sacrées).

Au niveau du règne végétal : il s’agit de la mainmise sur les ressources naturelles par des grands groupes privés. La course au profit sur des denrées alimentaires constitue une entrave aux justes relations, une servitude des populations locales par des méthodes chimiques et de modifications génétiques (brevets, semences transgéniques, appauvrissement des terrains, etc.).

Au niveau du règne animal : le traitement réservé aux animaux d’élevage, les conditions barbares d’abatage, le commerce, la traque et le trafic des matières (peau, ivoire, fourrure) sont autant de viols du règne animal, qui n’ attend qu’une chose : que nous le guidions avec bienveillance, vers la porte de sortie du règne animal pour entrer dans le règne humain .

Au niveau humain : là où il y a conscience, la r esponsabilité commence. Chez l’humain du 4e règne, l’homme animal, la couronne du mal est l’asservissement de l’homme par l’homme. Qu’il s‘agisse de l’esclavage physique ou économique, de la domination pure et simple des peuples par un autre , des guerres, des crimes faits à l’enfance , toutes ces entraves graves à la loi d’Amour sont des germes karmiques que l’humain sème pour son futur. Au nom de quoi : de la réussite individuelle ? Réussir dans la vie en participant à la destruction de la planète ? Réussir dans la vie en détruisant la Vie tout

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court ? Du point de vue spirituel, ce n’est pas une réussite, mais la ruine de l’âme qui est emprisonnée dans le matérialisme.

L’attente ardente du cœur de l’humanité est de voir émerger partout l’application simple et fraternelle de la règle d’or entre les hommes et avec les règnes de la nature. Aimer son voisin comme on aime les siens ; ne pas faire à autrui ce qu’on n’aimerait pas qu’il nous fasse. Et même un pas plus loin : faire à autrui ce que nous aimerions qu ’autrui nous fasse.

5. La question de l’alimentation

L’être en évolution spirituelle a besoin d’une alimentation élevée en taux vibratoire . Des aliments chargés énergétiquement, produits dans une terre sa ine (sans engrais, ni pesticide), par des mains « propres », sont la base d’un régime sain. Pourquoi des mains « propres » ? Le niveau de conscience et l’intention de l’artisan à l’œuvre vont « charger » énergétiquement les objets ou les aliments qu’il manipule. Nous transmettons notre vibration à tout ce qu’on « man - œuvre » (manas ).

La question de la viande et du végétarisme ne doit pas être traitée sous l’angle de l’affect, mais sous l’angle de l’évolution des vies au sein des règn es. Manger de la viande n’est pas un mal pour le corps humain qui actuellement, est un véhicule conçu pour accueillir des âmes qui progressent entre l’état humain - animal et l’état humain - spirituel. Les problèmes surviennent lorsque le rapport entre la qua ntité et la qualité s’inverse. Le maître mot est « équilibre » : pas de consommation carnée au - delà des besoins du corps – jusqu’au moment où l’envie d’en manger disparaîtra d’elle - même, sans frustration. Se forcer à ne plus manger de viande au nom d’une c ause ou par volonté de bien faire, alors qu’on en ressent encore l’envie et le besoin, revient à frustrer son corps physique et ses vies mineures. La frustration de ne pas en

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manger devient pire que le fait d’en manger, car la frustration engendre une réac tion négative intérieure supérieure à l’aliment lui - même. Mieux vaut être à l’écoute de ses besoins, progresser petit à petit en choisissant des aliments de qualité, produits localement et sainement, plutôt que de s’imposer d’un coup un régime alimentaire drastique « à la mode » (vegan, healthy , sans gluten, etc.).

L’autre aspect concerne les animaux eux - mêmes qui, en tant que formes animales, servent de véhicules aux myriades de jeunes vies en évolution. Les animaux à quatre pattes sont plus « ancrés », donc plus terriens et plus « lourds » que les oiseaux ou les poisons. C’est pourquoi il serait préférable de ne pas alourdir nos corps éthérique et physique, en choisissant de consommer plutôt de la volaille et des poissons, qui sont des formes animales moins lourdes que les quatre pattes.

En outre, il convient de toujours remercier l’animal qui a fait don de sa vie. Par ce geste symbolique, quand nous préparons la nourriture et que nous la mangeons, nous élevons la substance du règne animal qui s’imprègn e de la conscience humaine spirituelle. Cela est également vrai du règne végétal et minéral : l’humain participe à la sacralisation de cette substance en lui témoignant respect et conscience. Quand tout est fait avec mesure et Amour, la Vie suit son évolut ion et l’homme joue son rôle de guide pour les vies plus jeunes.

6. Le Soi divin : réussir sa v ie

Cette attitude de simplicité et de joie à accepter son lot, c’est accomplir modestement le Christ en Soi. Sans notion religieuse aucune, « Christ en Soi » signifie qu’on demeure bienveillant en toute situation, sans rien attendre en retour. « Tel un soleil rayonnant, je demeure ».

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On ne naît pas Christ . Chacun a le potentiel de le devenir, en pratiquant de justes relations, en veillant à l’harmonie (Bien de l’ensemble) et en défendant la Vérité. Cela signifie qu’il n’existe pas d’élu, pas plus que d’être s prédestiné s. C hacun détient ce tte capacité en lui, comme une graine à faire germer. La seule différence est que nous ne partons pas tous du même stade de réalisation intérieur (âges d’évolution). Les hommes et les femmes qui tiennent bon dans l’union avec leur partie spirituelle sont sur ce chemin de réalisation christique.

« Rien n’est petit qui ne soit fait avec amour ». Chacun peut, à son niveau , transformer la vie. Mais cela commence par un appel intérieur à se transformer soi, avant de chercher à accomplir de grandes choses.

Pour l’âme, la réussite dans la vie n’a aucune valeur. Rien des richesses terrestres ne lui servira dans sa marche de progression . On peut devenir un homme très riche, ou une star célèbre et recevoir tous les honneurs imaginables, et re ster intérieurement très pauvre, si la réussite dans la vie ne s’accompagne pas d’un épanouissement intérieur.

Pour l’âme que nous sommes, la réussite de la vie est le fait d’assumer son contrat de vie , c ’est - à- dire que l’être sur Terre atteint les objectifs qu’il s’est fixés en tant qu’âme, avant son incarnation. Il trace sa voie. Quand il le fait, il est rempli d’un sentiment de succès dur able car il se sent à sa place, en harmonie dans la symphonie céleste. Le but n’est pas de briller plus que les autres, mais de trouver sa place au sein de l’orchestre et de jouer sa partition sans fausse note. La gloire n’y a pas sa place et on serait en erreur de croire que la réussite de la vie dépend du niveau de vie. Rien de tout cela ne compte pour l’âme. Ce qui est déterminant, c’est l’effort accompli à tendre vers son être intérieur divin, la constance à demeurer dans le Soi, malgré les difficultés et les orages de la vie. Ainsi, les résultats sont inévitables et toujours proportionnels à l’effort.

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PARTIE III

SYNTHÈSE

Pour épanouir et révéler l’être spirituel que nous sommes à l’intérieur, il convient de se poser des objectifs réalistes et pratiques.

En gardant en mémoire que le chemin de tout être passe par des prises de consciences successives et progressives (croir e que « l’illumination » arrive d’un coup est un leurre), on comprendra que le bon rythme est celui que la volonté de l’âme impulse. Notre âme saura i nsuffler, aux moments opportuns, l’élan pour nous amener au dépassement – rendu possible, car la marche aur a été constante et suivie avec persévérance .

La clé ? Avancer par petites marches ! Ne pas chercher à accomplir de grands exploits toute de suite, mais commencer par de petites choses. Pas à pas, le pèlerin parcourt le chemin, telle une tortue. Gare aux lièvres qui voudraient aller trop vite et accomplir de grandes choses tout de suite ! Et méfiance envers les crabes, qui hésitent d’un jour à l’autre, font un pas de côté et reviennent à la case départ…

La vie spirituelle n’impose aucun résultat, mais exi ge une rigueur constant e à s’améliorer , en toute chose. Ce n’est pas le but qui compte, c’est le cœur qu’on met à l’ouvrage. Pour aider le lecteur , voici en synthèse quelques rappels et des suggestions pour une attitude spirituelle vécue simplement, en pri se directe avec le quotidien.

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CHAPITRE I LA RÉUSSITE DE LA VIE : PAR OU COMMENCER ?

Attendre le bon moment, c’est courir le risque que le bon moment n’arrive jamais !

Combien attendent « le bon moment » pour entreprendre ce qui leur tient à cœur ? Combien rêvent leur vie, en imaginant à quoi elle ressemblerait s’ils osaient se lancer, s’ils avaient l’audace de prendre un risque ? Qui ne s’est pas déj à dit qu’il était « trop tard », « trop vieux » ou qu’il n’ét ait pas « fait pour ça » ? Autant de parades mises en place par la personnalité, qui nous retiennent dans l’inertie. Faire le saut de la foi , sauter dans l’inconnu, exige du courage et une prise de risque, mais qui ne « menace » que le non - soi. Le Soi, lu i, rayonne.

Voici quelques repères pour des êtres en aspiration spirituelle. La réussite de la vie requiert de :

Vaincre l’inertie

Reconnaître que le premier rempart à notre Liberté intérieure est notre personnalité, qui est une entité lunaire où toutes nos peurs, nos faiblesses et nos certitudes se cristallisent. Plus le temps passe, plus la personnalité renforce ses positions et l’être s’ankylose. On ne sait plus par où commencer, on manque d’énergie pour activer une démarche intérieure.

Ne pas attend re de garanties ou de

preuves pour se lancer Quand on porte l’intime conviction d’une idée ou d’un projet, c’est le signal qu’il faut se lancer. Ni le doute, ni le relâchement n’ont plus leur place dans cet effort, tant qu’on n’a pas atteint son but. Ca r d’essai en essai, de tentative en tentative, les efforts font progresser l’individu qui se rapproche et s’arrime fermement à son âme.

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Il sait qu’il est porté, qu’il est aimé, qu’il est guidé vers un objectif supérieur, même s’il ne le voit pas au dépar t.

« Aide-toi et le Ciel t’aidera »

L’âme veille à la bonne marche de son étudiant. Un être qui tend la main vers le ciel pour grandir, qui se met en marche en « oubli de soi », sera aidé en retour pour lui assurer les moyens de sa marche en avant. C’est le « torrent d’événements » qu’invoque Goethe dans sa célèbre formule : « (…) L’audace a du génie, de la puissance et de la magie. Commencez dès maintenant ».

Avoir la foi

C’est l’intime conviction. Souvent, nous n’osons pas nous jeter à l’eau, car nous savons ce qui est en jeu (ce que l’on risque de perdre), mais nous ignorons ce qui nous attend de l’autre côté. Pourtant, si nous sommes en accord avec notre âme, alors nous sommes portés par la Providence, la Main du Père, qui ne nous laisse jamais tombe r.

Avoir la foi, c’est faire preuve d’Amour pour soi-même et avoir confiance « en Soi », l’être intérieur qui nous guide

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CHAPITRE II DU SAIN USAGE DE L’ARGENT

Sur Terre, l’argent repr ésente l’énergie de la matière. Il permet de concrétise r une pensée. En injectant de l’argent dans un projet, on apporte l’énergie de matérialisation à cette forme - pensée. L’énergie liée à l’argent est un grand courant de substance qui va servir, selon le niveau de conscience des individus, soit les buts égoïstes de la personnalité, soit les desseins de l’âme.

1. L’amour de l’argent est la racine de tous les maux

« L’amour de l’argent est la racine de tous les maux », car on retrouve à la base de ce problème la faiblesse de l’humanité qu’est le désir. C’est le désir d’accumuler et le désir de satisfaire tous les besoins éprouvés qui fait de l’argent une dépendance. Actuellement, le système monétaire international est l’expression de cette mentalité séparatiste et individualiste, qui limite le raisonnement hum ain. Cette attitude maladive de capitaliser a produit le cancer généralisé de la bourse et de la finance. Ensemble, elles forment une cellule maligne, née du rejet de l’autre (non - Amour) et qui instaure la séparativité, la lutte entre les classes, entre les peuples et les pays. L’argent a toujours attisé en l’homme les désirs de puissance et de suprématie, mais rarement celui du bien commun. Une société qui continue de traiter la question monétaire (ressources, richesse) sans une conscience spiritu elle est vouée à l’échec, car elle entretient la séparativité, le conflit, le manque et l’envie. Pourtant, la clé de voûte de la nouvelle civilisation sera la vie spirituelle et elle s’étendra à tous les champs d’application, y compris à celui de l’argent.

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2. Un usage spirituel de l’argent

Vivre « spirituellement » ne signifie pas vivre dénué de tout, comme un ascète. Tout être, pour accomplir son développement intérieur, doit bénéficier des ressources élémentaires et nécessaires qui lui assurent une dignité et une liberté matérielle. Sinon, comment peut - on s’occuper de la vie de l’esprit quand les besoins vitaux ne sont même pas assurés ?

À cet égard, la question de l’argent constitue un point central dans la nouvelle civilisation, car il faudra spiritualiser notre rapport à l’argent au lieu de le stigmatiser comme s’il était la source du mal. Ce n’est pas l’outil qui est mauvais, mais l’usage qu’en fait l’ouvrier. Tout dépend du niveau de conscience que l’on met dans nos actes et de l’usage qu’on fait de nos outils : est- ce pour satisfaire des fins égoïstes, ou pour servir ma réalisation d’âme et au - delà, pour servir l’ensemble ?

C’est pourquoi l’argent et les biens matériels qu’il procure, peuvent être considérés comme des moyens accordés par la Providence pour accomplir le plan divin. Celui qui ne recherche rien pour lui - même et qui sait employer cette énergie avec sagesse, montrera qu’il est un bon canal et pourra la recevoir abondamment afin de favoriser des projets, à la fois personnels mais au ssi altruistes générateurs de prospérité collective.

Dans cette nouvelle ère qui s’ouvre à nous, la poussée énergétique sera donnée aux êtres pour la réalisation d’une œuvre, si celle - ci répond aux lois d’Amour (justes relations) et d’Économie (intellige nce du cœur dans l’utilisation des ressources).

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Voici des questions qui aideront le lecteur à cerner son rapport à l’argent.

Quelle est mon attitude personnelle envers l’argent ? Est- ce que je le considère comme un atout spirituel ou est- ce que je l’aborde avec un esprit matérialiste ?

Quelle est ma responsabilité personnelle avec l’argent qui passe entre mes mains : est - ce que je l’emploie avec sagesse et maîtrise ? Suis - je dépendant à mes désirs (soif de biens, accumulation d’objets, envie de posséder) ?

Qu’est - ce qui aujourd’hui m’empêche de faire un usage spirituel de l’argent ? Est- ce que je le manie avec détachement ?

Si toute ma richesse, mes biens m’étaient retirés, aurais - je la même détermination à remplir mon Service à la Vie ?

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CHAPITRE III UNE VISION POLITIQUE AU SERVICE DE LA VIE

Telles qu’elles sont exercées actuellement, la politique et la « démocratie » ne sont pas l’expression de la Liberté, ni de l’Équité, ni de l’Amour 8 , mais ces valeurs deviendront demain les fondations des nouvelles sociétés, à l’image des justes relations.

N ous vivons encore dans un système oligarchique, dirigé par des hyper - mentaux, qui sont déconnectés des réalités et qui n’ont aucune vision pour l’avenir de l’humanité. Ils se contentent de gérer les affaires courantes comme des fonctionnaires, en prenant leurs ordres de plus haut.

Dans ce schéma de petits chefs sur fond de hiérarchie pyramidale, le seul salut d’une nation ne peut venir que d’un sursaut collectif qui commande aux êtres de se prendre en main eux - mêmes, de s’éveiller et de bâtir la nouvelles civilisation du Bien commun. Il faut savoir coopérer avec les lois du pays, sans pour autant cesser d’agir contre les injustices qui découlent de ces lois en vue d’améliorer le cadre légal sur les humains. Cela, c’est se comporter en rebelle supérieur : « Ça m’arrange si je vous dérange ! »

La réussite de la vie implique pour les êtres de prendre leurs responsabilités et d’assumer leurs choix. Rien ne sert de se dédouaner en blâmant les institutions ou les dirigeants. Même s’il est vrai que l’ensemble de la classe politique ne montre pas l’exemple, chacun peut, à son niveau, contribuer au grand changement. Les méthodes pour agir sont simples : faire preuve de bonne volonté (volonté de Bien commun), l’oubli du non - soi (non - égoïsme) et décider en connaissance de cause (s’éveiller, se dépasser au mérite).

8 En France : Liberté (nature de l’être : maîtrise du non - soi), Équité (volonté de Bien de l’ensemble, notion de mérite), Amour (énergie d’attraction qui amène à l’unité).

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Ainsi, la république (res publica : « chose publique ») deviendra ce qu’elle est par essence, c’est - à- dire l’affaire des êt res- citoyens eux - mêmes, quand ils assumeront leurs responsabilités et prendront leur destin collectif en main. Ils le feront parce qu’ils seront éveillés de l’intérieur et prêts à participer à l’éveil de l’humanité en apportant au monde la lumière. Cette lumière, c’est l’âme d’une nation, entité constituée de toutes les âmes des êtres éveillés qui œuvrent dans le sens du partage (équité) et du progrès (évolution spirituelle et technologique).

La transformation des mentalités est déjà à l’œuvre partout dan s le monde, où la société civile se réapproprie la chose politique qu’elle avait délaissée. À ce titre, les hommes et les femmes politiques (au sens « représentants », et non carriéristes), ont leur rôle à jouer dans ce tournant. En tant qu’Êtres, leur mission principale est de servir le Bien commun et non d’asservir, ni de se servir pour leurs intérêts personnels.

Même si les instruments du pouvoir sont mal utilisés par des individus en « personnalité », le véritable personnage politique, lui, doit encore émerger, à l’image du sage de la cité de Platon. Il est symboliquement le Père 9 de la Mère Nation, un être éveillé, détaché de l’égoïsme de la personnalité, qui a vaincu ses désirs personnels et dont le seul objectif est le destin commun. Pour le moment, on constate que ces valeurs humanistes demeurent lettres mortes et ne sont que prétextes à de beaux discours. La mentalité des dirigeants est dans l’ensemble, plus proche de celle d’un enfant capricieux et égoïste , que du Père bienveillant. On ne pourra transformer le monde qu’en se transformant soi. Les preuves nous ont été données par celles et ceux qui ont consacré leur vie à donner l’exemple :

Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela, Mère Theresa, Aung San Suu Kyi , et tant d’autres…

9 La notion de Père n’a rien à voir avec le sexe. Une femme peut incarner le principe Père autant qu’un ho mme, dès lors qu’il ou elle fait preuve de Volonté de Bien l’Ensemble et d’Amour indifférencié pour tous. Ni favoritisme, ni affectivité. Le Père symbolise la Loi, l’Amour juste – dur, sévère et exigeant s’il le faut pour faire grandir l’autre.

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En France aussi, de beaux êtres se lèvent dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de la philosophie, de la politique, dans les média, sur Internet 10 . Partout, des êtres ont compris qu’il ne fallait plus attendre qu’on décide

à leur place et qu’il fallait sortir de la caverne de l’illusion et du conformisme.

La réussite de la vie ne se résume pas à tout sacrifier,

à tout abandonner, ni à devenir un héros (ou un martyr)

pour une cause . Il s’agit d’ avoir le courage de suivre son cœur (l’intuition), là où vibre l’intime conviction, sans plus se contenter du mental bien - pensant (le raisonnement). C’est encore prendre sa part de responsabilité et assumer son engagement, par des petites taches d’abord, et devenir un serviteur de la Vie – même si pour cela , on doit déplaire à son entourage et aux proches.

La question est désormais posée : sommes-nous prêts à entreprendre la réussite de nos vies, ou préférons-nous continuer à réussir dans la vie ?

10 Tous domain es confondus : Étienne Chouard (pour la constituante), Michel Onfray (Université Populaire de Caen), Lydia et Claude Bourguignon (géoagronomie), Pr Joyeux (santé, nutrition, vaccins), Pierre Rahbi (sobriété heureuse), les Pinçon - Charlot (sociologie engagée ), le collectif Osons Causer (information Internet), etc.

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CONCLUSION

Les lois universelles sont simples. C’est le mental de l’homme qui a complexifié son rapport à la Vie, alors qu’en lui repose la clé du divin. En nous, le Soi, l’âme, qui est la partie solaire rayonnante et qui donne vie à la matière. Notre rôle est celui du phare qui éclaire les ténèbres pour élever la matière au ciel, pour la spiritualiser. Comme des alchimistes, nous avons ce pouvoir de transformation qui attend que nous l’employions à bon escient.

Mais dans sa descente sur Terre, à la rencontre de la matière, l’âme de l’homme s’est habillée de vêtements humains : corps physique, corps émotionnel et corps mental. Ce sont des voiles enveloppant l’âme, qui ne sont pas nous, le Soi. Ces enveloppes forment le non - soi, nos vies mineures de matière qui atten dent d’être élevées. Elles sont nos élèves et aspirent à ce que nous les éduquions aux réalités de la Vie. Le dilemme de l’être humain est posé :

soit s’habiller d’une peau de chagrin et rester voilé (l’humain) ; soit revêtir une toison d’or et se révéler (l’être).

Comment retrouver le chemin vers notre être intérieur ? En suivant la voie du cœur, celle de l’intuition qui est Amour et Sagesse. Ne plus raisonner mais rayonner ; ne plus mentaliser, mais « intuiter » ; ne plus polluer le monde par nos idées séparatistes, mais le purifier par une pensée claire et unifiante. Veiller au Bien de l’ensemble, c’est se positionner dans le Tout et devenir actif en unité avec l’ensemble, ne plus se comporter en cellule isolée qui joue solo. Cela demande au chercheur d u courage et des efforts pour s’arracher à l’illusion qu’il est une personnalité. Il lui faudra perdre ses illusions en apprenant progressivement le détachement aux désirs du non - soi, que sont les réflexes et les habitudes.

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Il ne s’agit pas de rejeter la vie ou de vivre tristement, mais d’adopter un autre regard , de passer à un champ de conscience supérieur. En somme : d evenir luci de, sans tomber dans le cynisme et rayonner l’espoir.

C’est donc à la lumière de cet espoir qu’il faut envisager sereinement l’avenir et mettre le coup talon pour devenir authentiquement Libre.

La Liberté a un prix : c’est l’oubli du non-soi. La réussite de la vie aussi : c’est le don de Soi.

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ANNEXES

Dans cette dernière section, vous trouverez un tableau (non - exhaustif) des valeurs associées à l’humain du 4 e Règne et à l’homme spirituel du 5 e Règne, le règne des âmes.

Le tableau sélectionne et classe les termes du livre.

Il ne faut pas voir ces notions de manière strictement opposées, ou comme des valeurs irréconciliables. Il sera plus enrichissant d’évaluer la marge de progression pour tendre vers « la réussite de la vie », soit en complétant, soit en dépassant les valeur s associées à « réussir dans la vie ».

Un glossaire qui servi ra à se repérer plus

rapidement dans les notions principales présentées dans ce livre.

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1. TABLEAU

DE LA PERSONNALITÉ À L’HOMME SPIRITUEL

RÉUSSIR DANS LA VIE

LA RÉUSSITE DE LA VIE

LA PERSONNALITÉ

L’ÊTRE

4 e RÈGNE

5 e RÈGNE

LE NON- SOI

LE SOI

LES VIES MINEURES

L’ÂME SOLAIRE

VALEURS MATÉRIELLES

VALEURS SPIRITUELLES

LA SÉPARATIVITÉ

L’UNITÉ

L’INDIVIDUALISME

LE BIEN DE L’ENSEMBLE

SE FAIRE UNE PLACE

SE CONNAÎTRE SOI

« JE VEUX »

« J’ASPIRE À… »

LE SUPERFLU

L’ESSENTIEL

LE BONHEUR

LA JOIE

LE BIEN/LE MAL

LE JUSTE

LES PASSIONS

LA SÉRÉNITÉ

LA RÉACTIVITÉ

L’ÉQUILIBRE

LE CONTRÔLE

LA MAÎTRISE

LE REJET

L’INDIFFÉRENCE DIVINE

LA MÉDISANCE

LA BIENVEILLANCE

LE RAISONNEMENT

L’INTUITION

L’AFFECTIVITÉ

L’AMOUR

LA SOUFFRANCE INJUSTE

L’ACCEPTATION DU KARMA

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2. GLOSSAIRE

Absolu La Source de Vie de toutes les vies en manifestation, qu’elles soient humaines, planétaires ou cosmiques. C’est la conscience abstraite absolue, l’espace abstrait absolu et la durée. L’Absolu n’est pas un être, c’est l’Êtreté, l’essence et la cause de tout ce qui vient en manifestation (voir déf.). L’Absolu échappe au mental humain, mais nous en connaissons Ses Postulats qui sont les lois de la Vie : 1) Il n’y a aucune gloire à être cela/l’évolution au mérite 2) l’Absolu émet des vagues de vies qui devienne nt des éternels pèlerins 3) Les vies plus avancées prennent en charge les vies plus jeunes.

Âme La conscience en l’homme, l’être intérieur permanent qui guide la traversée du règne humain. L’âme se réincarne de vie en vie pour parfaire sa maîtrise de la matière et élever la matière au ciel. Elle est solaire, rayonne en l’homme et apporte sa note : la joie.

Cavales Ce sont les vies mineures à leur état brut. Elles sont la vie au stade d’expression le plus primaire, sans conscience. En l’homme, les cavales sont les pulsions, les passions qui le poussent à agir par désir immodéré. L’attitude juste est de les libérer en conscience, par la maîtrise du non- soi.

Corps Les corps sont les véhicules de matière que procure l’aspect Mère pour la descente de l’esprit, l’aspect Père . Les corps sont des formes de matière en lesquelles la Vie s’exprime. Il existe des corps « corpusculaires » (échelle de l’atome et des particules) et des corps plus complexes : minéral, végétal, animal, humain, planétaire, cosmique, etc. Chaque corps de matière est la réponse de la Mère à l’aspect Père (esprit) d’une Vie. Les corps étant soumis aux lois de la manifestation, ils sont contraints aux forces qui agissent sur

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eux : usure, vieillissement, destruction, recyclage, recomposition, etc. De ce point de vue, les corps sont illusoires car temporaires, alors que l’esprit est perman ent, non soumis aux forces physiques.

Existence (lat.) Existo : « se montrer, naître de ». L’existence, ou l’exit, c’est la sortie en manifestation vers les mondes de la matière. Exister, c’est sortir de l’Absolu, sortir de la Vie Une pour aller à la rencontre des vies différenciées. De là apparaît l’illusion de la séparation entre les êtres, car en existence, chaque vie prend un corps de manifestation. Mais au niveau des âmes, il n’y a pas « ton âme » et « mon âme », il y a l’Âme. L’existence est donc le champ d’épreuve où nous « mourrons » symboliquement à l’esprit pour ressusciter à lui depuis la matière et en conscience (travail alchimique de transformation).

Intellect Le mental concret de l’homme. L’intellect est le raisonnement, la partie inféri eure du mental. C’est une base de données, un outil de traitement qui lui permet d’organiser les informations qu’il reçoit. Le mental concret, dont fait partie l’intellect, n’est que le mental composite de toutes les vies mineures de nos corps. Il reçoit les impulsions des vies mineures en permanence, qu’il traite. L’intellect n’est pas synonyme d’intelligence car en tant qu’outil, il stocke les connaissances, les mobilise. La véritable intelligence est la faculté de la pensée créatrice qui va ensuite mobiliser l’intellect pour la réaliser.

Manas Le mental ; le propre de l’homme qui fait de lui un être intelligent et moral et qui le distingue du simple animal. Du bon usage du mental émerge l’homme spirituel et divin, un créateur vertueux, à l’image de Dieu qui crée et donne vie à sa pensée. « Dieu s’est fait homme pour que les hommes puissent devenir dieux ». À l’inverse, l’usage négatif du mental entraîne l’homme dans des travers lourds qui l’emprisonnent dans des forces obscures. C’est par les

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pensées que les humains écrivent leur futur, soit en pratiquant la magie blanche (pensées lumineuses), soit en pratiquant la magie noire (pensées destructrices). Manas doit être employé avec Amour et Sagesse par l’homme. La maladie, la destruction, les guerres, les horreurs sont le fruit de pensées malsaines qui engendrent la souffrance.

Manifestation La Vie sortie de l’Absolue, qui prend un corps pour entrer dans la matière. Il n’y a que par la matière que les vies acquièrent l’expérience. Et c’est par l’expérience que ces mêmes vies évoluent et enrichissent leur champ de conscience. La manifestation est liée à l’espace et au temps, aux formes limitées qui apparaissent, croissent avant d’être détruites. Ce sont les cycles de la manifestation.

Intuition Connaissanc e immédiate et claire des choses sans passer par le filtre du raisonnement mental. L’intuition est la voix de l’âme. Elle fait appel au mental supérieur de l’homme, au - delà de son intellect. L’intuition se travaille, notamment par la méditation, en s’appli quant à faire taire nos pensées compulsives et en créant un espace de calme intérieur.

Karma Loi d’Amour et de rétribution. Le karma est le corollaire de la loi de réincarnation (voir déf.). Les Seigneurs de karma sont des êtres d’Amour qui veillent à n e pas laisser les humains glisser sur la pente du négatif. Tout action non conforme aux lois de la Vie (Bien, Beau, Vrai, Pur) rompt un équilibre naturel qui demande à être restauré. Le karma apporte la correction à cette faiblesse par l’épreuve. Le karma n’est donc pas punitif, mais évolutif car il permet de réparer pour progresser en conscience.

Liberté La Loi cardinale de toute la Vie. Vie et Liberté sont une seule et même réalité. La Liberté, c’est la non- dépendance, c’est la connaissance qui donne l es moyens de manifester sa pensée créatrice sans entrave. Un être n’est véritablement

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libre que lorsqu’il a maîtrisé son non - soi, sa personnalité qui l’enchaîne à ses désirs, à sa souffrance, à ses certitudes. Être libre, c’est être maître du non - soi, donc un Sage au Service de la Vie.

Non-soi Le reflet du Soi dans la matière. C’est la personnalité constituée des trois corps de matière. La nature du non - soi est liée aux appétits du corps physique, aux passions et pulsions émotionnelles et aux formes- pensées du mental concret. Le non - soi entre tient la séparativité, la lutte. Le non - soi représente la nature animale de l’homme qui crée la souffrance.

Racine de vie Synonyme de monade. La parcelle divine de l’homme, l’Esprit en lui, la goutte de vie qui émane de l’Absolu et qui aspire à y retourner. La racine de Vie est inscrite dans le Tout mais pour grandir et dépasser son cercle de conscience, est obligée de se projeter en incarnation. Son premier « corps » d’incarnation est l’âme ; son corps fi nal est la présence terrestre : l’homme. Le tripty que apparaît plus clairement : personnalité/ âme/ esprit ou aspects Mère/Fils/Père.

Règne Un stade d’évolution de la Vie en manifestation. Sur Terre, il existe 6 règnes d’évolution : les trois premiers sont les règnes de la nature ; le 4 e , 5 e et 6 e sont les stades humains. (le 7 e étant la porte de sortie du champ terrestre vers l’évolution cosmique). Chaque règne est relié aux autres conformément à la loi d’inclusivité. 1 er règne : minéral ; 2 e :

végétal ; 3 e : animal ; 4 e : homme- animal (règne de la nature) ; 5 e : homme- spirituel ; 6 e : homme- divin ; 7 e :

évolution cosmique.

Réincarnation Loi de renaissance. C’est la logique même de la vie des âmes qui sont immortelles. Seuls les corps étant mortels, les âmes quittent leur enveloppe corporelle une fois l’expérience

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La Réussite de la Vie

terminée. Elles remontent sur leur plan de conscience pour engranger les expériences et établir un nouveau projet d’incarnation. Quand le moment arrive, la racine de Vie (voir déf.) projette son fil de Vie dans la matière et se crée un double : l’âme. L’âme elle- même répète l’opération en projetant son fil de vie et de conscience (sutratma) dans les corps subtils du fœtus pour le vitaliser et l’occuper. L’âme se réincarne et revient sur Terre pou r continuer son chantier de maîtrise et de sacralisation de la matière.

Soi Synonyme de l’être intérieur. Le Soi lumineux, l’Ego des occultistes, la présence intérieure rayonnante. Quand on parle de Beauté intérieure, ou quand on dit qu’une personne rayonne, c’est qu’on perçoit la nature du Soi en l’autre. Le Soi est synonyme de nature divine. Pour être précis, il faudrait reformuler les expressions telles que « le dépassement de soi », « l’oubli de soi » où le soi est en fait la personnalité, le non-soi (voir déf.).

Vies mineures Postulat de l’Absolu : les vies plus avancées prendront en charge les vies plus jeunes. Dans la vision évolutive de la Vie, il y a des stades d’évolution liés à l’expérience et à la maîtrise. Les vies mineures sont des particu les de vies divines mais qui n’ont pas encore la soi - conscience. Leur mode d’expression est le désir. L’homme, en tant qu’arbitre conscient, doit amener les vies mineures de ses corps (physique, émotionnel, mental) à l’équilibre.

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NOTES PERSONNELLE S

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La Réussite de la Vie

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION

1. L’Absolu

16

2. Les Postulats de l’Absolu

17

PARTIE I : LA VIE

CHAPITRE I DE L’ESPRIT À LA MATIÈRE

21

1. La Mère, la matière : l’esprit à son niveau vibratoire le plus dense 21

2. Le Père, l’esprit : la matière à son niveau vibratoire le plus élevé

22

3. Le Fils, l’âme : le point d’union entre l’esprit et la matière

23

CHAPITRE II L’ÉNERGIE

25

1. La vie est un océan d’énergie

25

2. Le corps physique double : dense et éthérique

26

3. Le corps de lumière

27

4. L’homme est ce qu’il pense

29

a. Manas : le mental

29

b. Le futur inscrit dans une pensée

30

CHAPITRE III L’INCARNATION

33

1. L’existence

33

2. La vie, la mort, la renaissance et l’âge d’évolution

34

a. Une vie humaine : une journée de l’âme

34

b. L’utopie de l’immortalité

35

c. Les âges d’évolution

36

3. La rupture de conscience

37

CONCLUSION

39

LE CHEMIN DE L’ALLER, LA PRISE DE CONSCIENCE, LE CHEMIN DU RETOUR

39

PARTIE II : DU NON- SOI AU SOI

ALL THE WORLD’S A STAGE…

43

CHAPITRE I LE NON - SOI, OU LES MONDES DE VIES MINEURES

45

1. Les vies mineures de la personnalité

46

2. Le mental : une banque de données

46

a.

Le mental inférieur

46

b.

L’âme

47

c.

Le mental supérieur

48

3. Des conquérants de l’inutile

48

a. Vivre comme une bête

48

b. La passion : « souffrir »

50

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La Réussite de la Vie

c.

L’intellect et la bien - pensance

52

4. L’hyper - mental : la maladie du siècle

53

5. Le monde du faux

55

a.

Le mal : un bien dépassé dans lequel on retombe

55

b. « Bâtir une maison illuminée et l’habiter »

56

6. Asservir, se servir, Servir

57

CHAPITRE II LE SOI, L’ÂME, OU LA SORTIE DE LA CAVERNE

61

1. De l’imperfection à la perfection

62

2. Des freins à la libération

63

3. La transformation

65

a. « Chassez le naturel, il revient au galop »

65

b. La traversée du désert

66

c. Devenir maître de soi

67

4. Les épreuves de vie : le karma

68

a. Karma police ?

69

b. Une Loi d’Amour

70

c. Des épreuves adaptées

70

d. La Règle d’or

72

5. La question de l’alimentation

74

6. Le Soi divin : réussir sa vie

75

PARTIE III : SYNTHESE

CHAPITRE I LA RÉUSSITE DE LA VIE : PAR OU COMMENCER ?

79

CHAPITRE II DU SAIN USAGE DE L’ARGENT

81

1. L’amour de l’argent est la racine de tous les maux

81

2. Un usage spirituel de l’argent

82

CHAPITRE III UNE VISION POLITIQUE AU SERVICE DE LA VIE

85

CONCLUSION

ANNEXES

1. TABLEAU

91

2. GLOSSAIRE

92

NOTES PERSONNELLES

TABLE DES MATIERES

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La Réussite de la Vie

Extrait du catalogue des Éditions La Lyre d’Or

Dialogue avec son âme (Corinne Vidor/Côme Shelvène)

La Réussite de la Vie (Yoann Vidor)

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