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CH.

3 : Calcul des pannes

CH.3 : Calcul des pannes


1- Introduction :
Les pannes sont des poutres destinées à transmettre les charges et surcharges s’appliquant sur
la couverture à la traverse ou bien à la ferme. En outre, elles peuvent agir comme éléments
comprimés en tant que partie du système de contreventement (voir CH.7) et participent à la
stabilisation vis-à-vis du déversement de la traverse.

Dans les bâtiments industriels, on utilise soit des profilés en I ou


[ laminés ainsi que des éléments formés à froid en Z, C, U , soit
des treillis pour les portées supérieures à 6 m.

2- Détermination des sollicitations :


Compte tenu de la pente des versants, les pannes sont posées
inclinées d’un angle (α) et de ce fait fonctionnent en flexion
déviée.

2.1- Evaluation des charges et surcharges :


a- charges permanentes (G) :
Des charges permanentes de couverture, de l’ordre de 25
daN/m2 pour les solutions usuelles comportant un bac acier
surmonté d’une isolation thermique, d’une étanchéité et de
charges accrochées éventuelles.

b- surcharges d’entretien (P) :


Dans le cas de toitures inaccessibles en considère uniquement
dans les calculs, une charge d’entretien qui est égales aux poids d’un ouvrier et son
assistant et qui est équivalente à deux charges concentrées de 100 kg chacune situées à 1/3 et
2/3 de la portée de la panne.
Remarque :
D’après les Eurocodes EN 1991-1-1 et 1-3, pour les couvertures dont la pente est inférieure à
30° on prend des fois comme charge d’entretien une charge minimale de 0.6 kN/m2 (60kg/m2)
de la surface de la couverture.

C- surcharge climatiques :
C.1- surcharge de neige (N) :
La surcharge de neige est fonction de l’implantation du site de construction (région, altitude)
et de la forme de la toiture (inclinaison, possibilité d’accumulation).

Par projection horizontale : N

Suivant rampant : N Cos α

C.2- surcharge du vent (V) :


La charge du vent est également fonction de l’implantation
du site de construction et de la forme de la construction ; le
plus souvent, ces charges agissent en soulèvement, donc en
sens inverse des précédentes.

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CH. 3 : Calcul des pannes

Perpendiculaire au versant : V

3- Principe de dimensionnement :
Les pannes sont dimensionnées par le calcul pour satisfaire aux
vérifications suivantes :

3.1. Vérification à l’état limite ultime


3.1.1. Vérification à la flexion

Section de classes 1 et 2 :

α β
⎛ M y .Sd ⎞ ⎛ ⎞
⎜ ⎟ + ⎜ M z .Sd ⎟ ≤ 1.0
⎜M ⎟ ⎜M ⎟
⎝ ply .Rd ⎠ ⎝ plz .Rd ⎠

où α et β sont des constantes qui placent en sécurité si elles


sont prises égale à l’unité, mais qui peuvent prendre les
valeurs suivantes :

Pour les sections en I et H : α = 2 et β = 5n ≥ 1


n = N Sd / N pl .Rd ; Dans notre cas l’effort normal N = 0 ⇒ β = 1
Q z .Sd = QSd . cos α et Q y.Sd = QSd . sin α
QSd = max(QSd 1 , QSd 2 , QSd 3 , QSd 4 , QQd 5 )

Actions vers le bas : G , P , V ' , N ↓


1. QSd 1 = 1.35G + 1.5 P ↓
2. QSd 2 = 1.35G + 1.5V ' ↓
3. QSd 3 = 1.35G + 1.5 N ↓
4. QSd 4 = 1.35G + 1.35V '+1.35 N ) ↓

Actions vers le haut : V ↑


5. QSd 5 = G − 1.5V ↑

Remarque : La surcharge d’entretien P ne se combine pas


avec les surcharges climatiques.

3.1.2- Vérification au cisaillement :


La vérification au cisaillement est donnée par les formules
suivantes :

V z .Sd ≤ V plz .Rd ; V y .Sd ≤ V ply .Rd

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CH. 3 : Calcul des pannes

Avz .( f y / 3 )
V plz .Rd =
γ M0

Avy .( f y / 3 )
V ply .Rd =
γ M0

avec : V z .Sd= VSd cosα et V y .Sd= VSd sin α

3.1.3- Vérification au déversement :

Flexion simple :

M y .Sd ≤ M b.Rd

Flexion déviée :

M y .Sd M z .Sd
+ ≤ 1.0
M b.Rd M plz .Rd

Calcul du moment ultime :


Q z .Sd = G cos α − 1.5V ↑ (soulèvement) ;
2
Q z .Sd l
Q y.Sd = 1.35G sin α ← M y .Sd = ;
8
Q y .Sd (l / 2) 2
M z .Sd = (sur trois appuis)
8
W pl . y f y W pl . z f y
M ply .Rd = ; M plz .Rd =
γ M0 γ M0

Remarque :
La composante Q y .Sd = 1.35G sin α est généralement très
faible et peut être négligée dans les calculs.

Calcul du moment résistant au déversement :

W pl . y . f y
M b.Rd = χ LT .β w = χ LT .M ply .Rd
γ M1

β w = 1.0 pour les sections de classes 1 et 2.

3.2- Vérification à l’état limite de service :


La vérification à l’état limite de service se fait avec les
charges et surcharges de services (non pondérées).

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CH. 3 : Calcul des pannes

3.2.1- Vérification à la flèche :

f ≤ f ad
5 Q' z .Sd .l 4 l
fz = . et f ad = poutre sur deux appuis
384 E.I y 200
4
2.05 Q' y .Sd .(l / 2) l/2
fy = . et f ad = poutre sur trois appuis
384 E .I z 200

Q' z .Sd = Q' Sd . cos α et Q' y .Sd = Q' Sd . sin α


Q' Sd = max(QSd 1 , QSd 2 , QSd 3 , QSd 4 )

Actions vers le bas :


1. QSd 1 = G + P ↓
2. QSd 2 = G + V ' ↓
3. QSd 3 = G + N ↓
4. QSd 4 = G + 0.9(V '+ N ) ↓

Actions vers le haut :


5. QSd 5 = G − V ↑

Remarque :
Compte tenu de la faible inertie transversale des pannes, et dès lors que la pente des versants
( α ) atteint 8 à 10%, l’effet de la charge Q y.Sd (perpendiculaire à l’âme de la panne) devient
préjudiciable et conduit à des sections de pannes importantes, donc onéreuses.
La solution consiste a réduire la portée transversale des pannes en les reliant entre elles par
des liernes (tirants), situés à mi - portée. Ces liernes sont des tirants qui fonctionnent en
traction.

Panne

Echantignolle

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CH. 3 : Calcul des pannes

4- Exemple d’application :
Soit un portique (ferme) recevant 4 pannes par versant et une panne faîtière. L’écartement
horizontal des pannes est de 2.0 m (entre axe 2.04 m). Les fermes sont espacées de 5 m, la
pente du versant est de 10.62° ≈ 11° (voir figure ci-dessous).

2m 2m 2m 2m 2m 2m 2m 2m

Déterminer la section optimale de la panne intermédiaire afin de résister au chargement donné


ci - dessous.

a- charges permanentes : G (par m2 de la couverture)


Tôle est accessoires de pose : ...........................................17 kg/m2 ↓
Poids propre de la panne : (estimé)................................12 kg/ml ↓

b- surcharges d’entretien : P
Deux charges concentrées de 100 kg ↓ chacune situées à 1/3 et 2/3 de la portée.

c- surcharge climatique du vent : V (perpendiculaire au versant).


Les pannes intermédiaires se trouvent dans les zones H et I.

V = −65.5daN / m 2 ↑ (vers le haut) (voir tableau 9 du CH. 2)

d- surcharge climatique de neige : N (par projection horizontale).

N = 68daN / m 2 ↓ (voir CH. 3)


Solution :

1- Charges et surcharges par mètre linéaire revenant à la panne intermédiaire :

1.1. charges permanentes G : (par m2 de la couverture).

G = 17 × 2.04 + 12 = 47kg / ml ↓

G = 47 daN / ml

1kgf ≈ 1daN

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CH. 3 : Calcul des pannes

1.2- surcharge climatique du vent V : (perpendiculaire au versant).

V = −65.5 × 2.04 = −133.62daN / ml ↑

1.3- surcharge climatique de neige N : (par projection


horizontale).

N = 68 × 2.0 = 136daN / ml ↓

1.4- Surcharges d’entretien : P


La charge uniformément repartie p eq due aux surcharges
d’entretien est obtenue en égalisant les deux moments
maximaux du à p eq et aux charges ponctuelles p .

8 p 8 × 100
M max = pl / 3 = p eq l 2 / 8 ; p eq = = = 54daN / ml
3l 3× 5

2- Combinaisons de charge les plus défavorables :

Actions vers le bas : ↓


QSd 1 = 1.35G + 1.5Peq = 1.35 × 47 + 1.5 × 54 = 144.5daN / ml
QSd 2 = 1.35G + 1.5 N = 1.35 × 47 + 1.5 × 136 = 267.5daN / ml

Actions vers le haut: ↑


Qz .Sd = G cos α − 1.5V = 47 cos10.62 − 1.5 × 133.62 = −154.23daN / ml
Qy .Sd = 1.35G sin α = 1.35 × 47 sin 10.62 = 11.7daN / ml ←

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CH. 3 : Calcul des pannes

Les combinaisons les plus défavorables à retenir pour les calcules :

Flexion déviée: QzSd


z
QSd = 267.5daN / ml ↓ QySd
Q z .Sd = QSd cos α = 263daN / ml
Q z .Sd l 2 263 × 5.0 2 y
M y.Sd = = = 822daNm
8 8 y
Q y.Sd = QSd sin α = 49.3daN / ml

α z

Q y .Sd (l / 2) 2 49.3 × 2.5 2


M z .Sd = = = 38.5daNm
8 8

Déversement: flexion déviée

Q z .Sd = −154.23daN / ml ↑
Q y .Sd = 11.7daN / ml ←
Q z .Sd l 2 154.23 × 5.0 2
M y.Sd = = = 482daNm
8 8
Q y .Sd (l / 2) 2 11.7 × 2.5 2
M z .Sd = = = 9.2daNm
8 8

Remarque :
D’après le nouveau règlement (DTR), les charges climatiques ne se combinent pas avec la
surcharge d’entretien.

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CH. 3 : Calcul des pannes

3- Vérification à la sécurité :
3.1- Vérification à l’état limite ultime:
3.1.1- Vérification à la flexion :

Calcul en plasticité : (Sections de classe 1 et 2)

α β
⎛ M y .Sd ⎞ ⎛ ⎞
⎜ ⎟ + ⎜ M z .Sd ⎟ ≤ 1.0
⎜M ⎟ ⎜M ⎟
⎝ ply .Rd ⎠ ⎝ plz .Rd ⎠

où α et β sont des constantes qui placent en sécurité si elles sont prises égale à l’unité, mais
qui peuvent prendre les valeurs suivantes :

• sections en I et H : α = 2 et β = 5n ≥ 1
avec : n = N Sd / N pl .Rd = 0 → β =1

Par tâtonnement on choisit le profilé suivant IPE 100

Classe de la section :

Classe de la semelle : (semelle comprimée)


c b/2
= ≤ 10ε
tf tf
235 235
ε= = = 1.0
fy 235
b / 2 55 / 2
= = 4.82 ≺ 10 ⇒ semelle de classe 1.
tf 5 .7

Classe de l’âme : (âme fléchie)


c d
= ≤ 72ε
t f tw
d 88.6
= = 21.6 ≺ 72 ⇒ Ame de classe 1.
tw 4.1

La section est de classe 1

Remarque :
Les profilés laminés de calibres inférieurs ou égales à l’ IPE 200, sont généralement d’une
section de classe 1.

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CH. 3 : Calcul des pannes

Caractéristiques géométriques de l’IPE 100 :

Wel . y = 34.2cm3 ; Wel . z = 5.78cm3


W pl . y = 39.4cm3 ; W pl . z = 9.1cm3

W pl . y f y 39.4 × 2350 × 10 −2
M ply . Rd = = = 841.73daNm
γ M0 1.1
W pl . z f y 9.1 × 2350 × 10 −2
M plz .Rd = = = 194.4daNm
γ M0 1.1

Remarque :
Dans notre cas, l’effort normal ( N Sd = 0 ) ⇒ β = 1

α β
⎛ M y .Sd ⎞ ⎛ ⎞ 2 1
⎜ ⎟ + ⎜ M z .Sd ⎟ = ⎛⎜ 822 ⎞⎟ + ⎛⎜ 38.5 ⎞⎟ = 1.15 1.0 …………..….non vérifiée.
⎜M ⎟ ⎜M ⎟ ⎝ 841.73 ⎠ ⎝ 194.4 ⎠
⎝ ply .Rd ⎠ ⎝ plz .Rd ⎠

On augmente la section ; Soit IPE 120


Wel . y = 53cm 3
; Wel . z = 8.64cm3
W pl . y = 60.7cm3 ; W pl . z = 13.6cm3

W pl . y f 60.7 × 2350 × 10 −2
M ply . Rd = = = 1296.8daNm
γ M1 1.1
W pl . z f y 13.6 × 2350 × 10 −2
M plz .Rd = = = 290.54daNm
γ M1 1.1

α β
⎛ M y .Sd ⎞ ⎛ ⎞ 2 1
⎜ ⎟ + ⎜ M z .Sd ⎟ = ⎛⎜ 822 ⎞⎟ + ⎛⎜ 38.5 ⎞⎟ = 0.53 ≺ 1.0 ………………vérifiée.
⎜M ⎟ ⎜M ⎟ ⎝ 1296.8 ⎠ ⎝ 290.54 ⎠
⎝ ply .Rd ⎠ ⎝ plz . Rd ⎠

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CH. 3 : Calcul des pannes

3.1.2- Vérification au cisaillement :


La vérification au cisaillement est donnée par les formules suivantes :

V z .Sd ≤ V plz .Rd


V y .Sd ≤ V ply .Rd

Avz .( f y / 3 )
V plz .Rd =
γ M0
Avy .( f y / 3 )
V ply .Rd =
γ M0

IPE 120 : Avz = 6.3cm 2 ; Avy = 8.6cm 2

Q z .Sd l 263 × 5.0


V z .Sd = = = 657.5daN
2 2
V y.Sd = 0.625Q y.Sd .(l / 2) = 0.625 × 49.3 × 2.5 = 77.1daN

V plz .Rd =
Avz .( f y / 3 )
=
( )
6.3 2350 / 3
= 7771daN
γ M0 1.1

V ply. Rd =
Avy .( f y / 3 )
=
( )
8.6 2350 / 3
= 10607daN
γm 1.1

V z .Sd = 657.5daN ≺ V plz .Rd = 7771daN ………………………..O.K.


V y .Sd = 77.1daN ≺ V ply . Rd = 10607daN ………………………..O.K.

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CH. 3 : Calcul des pannes

Remarque:
Dans le cas de section symétriques en ( I et H ) L’effort tranchant V z .Sd est repris par la
section de l’âme ( Avz ), et l’effort tranchant V y .Sd est repris par la section des deux semelles
( Avy ).
( Avz ) et ( Avy ) sont des aires de cisaillement tirées directement des nouveaux tableaux des
profilés.

Av = A − 2bt f + (t w + 2r )t f ; Avy = 2bt f

Avz est parfois donnée par la relation approchée suivante :


Avz ≈ 1.04ht w avec h : hauteur de la section.

3.1.3- Vérification au déversement :

Déversement = Flambement latéral + Rotation de la section transversale.

Semelle supérieure :
La semelle supérieure qui est comprimée sous l’action des charges verticales descendantes est
susceptible de déverser. Vu qu’elle est fixée à la toiture il n’y a donc pas risque de
déversement.

Semelle inférieure :
La semelle inférieure qui est comprimée sous l’action du vent de soulèvement est susceptible
de déverser du moment quelle est libre tout au long de sa portée.

Calcul du moment ultime :

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CH. 3 : Calcul des pannes

Q z .Sd = G cos α − 1.5V = −154.23daN / ml ↑ (Soulèvement).


Q z .Sd l 2 154.23 × 5.0 2
M y.Sd = = = 482daNm
8 8

Q y.Sd = 1.35G sin α = 1.35 × 47 sin 10.62 = 11.7daN / ml ←


Q y .Sd (l / 2) 2 11.7 × 2.5 2
M z .Sd = = = 9.14daNm
8 8

W pl . y f y 60.7 × 2350 × 10 −2
M ply . Rd = = = 1296.8daNm
γ M0 1.1
W pl . z f y 13.6 × 2350 × 10 −2
M plz .Rd = = = 290.54daNm
γ M0 1.1

La formule de vérification au déversement est la suivante :

M y .Sd M z .Sd
+ ≤ 1.0
M b.Rd M plz .Rd

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CH. 3 : Calcul des pannes

Calcul du moment résistant au déversement : M b.Rd


W pl . y . f y
M b.Rd = χ LT .β w = χ LT .M ply .Rd
γ M1
β w = 1.0 Pour les sections de classes 1 et classes 2.

L’élancement réduit λ LT est déterminé par la formule suivante : (annexe F à l’Eurocode,


§F.2)
0.5
⎡ β w .W pl . y . f y ⎤ ⎡λ ⎤
λ LT ⎥.[β w ]
0.5
=⎢ ⎥ = ⎢ LT
⎣ M cr ⎦ ⎣ λ1 ⎦

E 235
où : λ1 = π = 93.9ε et ε= [ f y en N / mm 2 ]
fy fy
235 235
λ1 = 93.9ε avec : ε= = = 1.0
fy 235
λ1 = 93.9 × 1.0 = 93.9

Pour les poutres à section constante et doublement symétriques (profilés laminés I et H ),


l’élancement λ LT vaut :

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CH. 3 : Calcul des pannes

L / iz
λ LT = 0.25
⎡ 1 ⎛ L / iz ⎞
2

C1 ⎢1 + ⎜⎜ ⎟⎟
0.5

⎢⎣ 20 ⎝ h / es ⎠ ⎥⎦

IPE 120 : i z = 1.45cm ; h = 12cm ; e s = 0.63cm

Dans le cas des poutres soumises aux moments d’extrémités :

C1 = 1.88 − 1.40ψ + 0.52ψ 2 ≤ 2.7

Ma
ψ = avec : M a ≺ M b
Mb
Poutre simplement appuyée avec lierne à mi-travée:

L = 250cm : longueur libre entre appuis latéraux

Ma
ψ = =0 → C1 = 1.88
M

250 / 1.45
λLT = 0.25
= 83.7
⎡ 1 ⎛ 250 / 1.45 ⎞ ⎤
2

1.88 ⎢1 + ⎜
0.5
⎟ ⎥
⎢⎣ 20 ⎝ 12 / 0.63 ⎠ ⎥⎦

⎡ λLT ⎤ 83.7
λLT = ⎢ ⎥.[β w ] =
0.5
= 0.89
λ
⎣ 1 ⎦ 93 . 9

ϕ LT = 0.5[1 + α LT (λLT − 0.2) + λLT


2
] = 0.5[1 + 0.21(0.89 − 0.2) + 0.892 ]
= 0.968
1 1
χ LT = = = 0.74
ϕ LT + [ϕ LT ] [ ]
0.5 0.5
2
− λLT
2
0.968 + 0.9682 − 0.892

Calcul de χ LT à l’aide du tableau 5.5.2 de l’Eurocode 3.


Les valeurs du coefficient de réduction χ LT pour l’élancement réduit approprié λ LT peuvent
être obtenues à partir du tableau 5.5.2 de L’EC3 (voir annexe 4) avec λ = λ LT et χ = χ LT ,
en utilisant :

• La courbe a pour les profils laminés.


• La courbe c pour les profils soudés.

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CH. 3 : Calcul des pannes

λLT = 0.89
Par interpolation linéaire entre les valeurs de λLT = 0.8 et λLT = 0.9
( x − x1 )
f ( x) = f ( x1 ) − .( f ( x1 ) − f ( x2 ))
x2 − x1
(0.89 − 0.8)
f ( x) = 0.7957 − .(0.7957 − 0.7339) = 0.740
(0.9 − 0.8)

Remarque :
On utilisant les tableaux de l’annexe 6, on calcul directement les valeurs du coefficient de
réduction de χ LT sans utiliser les interpolations :
λLT = 0.89 → tableau de l’annexe 6 (courbe de flambement a) : on lit directement
χ LT = 0.7405

M b.Rd = χ LT .M ply . Rd = 0.740 × 1296.8 = 959.6kgm


M y.Sd M z .Sd 482 9.14
+ = + = 0.54 ≤ 1.0 …………Vérifiée
M b. Rd M plz . Rd 959.6 290.54

3.2- Vérification à l’état limite de service :


3.2.1- Vérification à la flèche :
Le calcul de la flèche se fait par la combinaison de charges et surcharges de services (non
pondérées).

Actions vers le bas :


QSd 1 = G + N = 47 + 136 = 183daN / ml ↓
QSd 1 = G + P = 47 + 54 = 101daN / ml ↓

Actions vers le haut :


QSd 2 = G cos α − V = 47 − 133.62 = −87.42daN / ml ↑
QSd = Max(QSd 1 , QSd 2 ) = 183daN / ml

Q z .Sd = QSd . cos α = 179.8daN / ml


Q y.Sd = QSd . sin α = 33.7 daN / ml

Condition de vérification :

f ≤ f ad
l
avec : f ad =
200

• Flèche verticale (suivant zz’): sur deux appuis

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CH. 3 : Calcul des pannes

l 500
f ad = = = 2.5cm
200 200
5 Q z .Sd .l 4
fz = .
384 E.I y

5 179.8 × 10 −2.(500)
4
fz = . = 2.19cm ≺ f ad ………………OK.
384 2.1 × 10 6 × 317.8

• Flèche latérale (suivant yy’): sur trois appuis

l / 2 250
f ad = = = 1.25cm
200 200
4
2.05 Q y .Sd .(l / 2)
fy = .
384 E .I z
2.05 33.7 × 10 −2.(250 )
4
fy = . ≈ 0.12cm ≺ f ad ……………..OK.
384 2.1 × 10 6 × 27.65

Conclusion :
Le profilé choisi IPE 120 convient pour les pannes.

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CH. 3 : Calcul des pannes

5- Calcul des liernes

5.1- Introduction :
Les liernes sont des tirants qui fonctionnent en traction. Ils sont généralement formés de
barres rondes ou de petites cornières. Leur rôle principal est d’éviter la déformation latérale
des pannes.

Compte tenu de la faible inertie transversale des pannes, et dès lors que la pente des versants
( α ) atteint 8 à 10%, l’effet de la charge Q y.Sd (perpendiculaire à l’âme de la panne) devient
préjudiciable et conduit à des sections de pannes importantes, donc onéreuses.
La solution consiste à réduire la portée transversale des pannes en les reliant entre elles par
des liernes (tirants), situés à mi - portée.

Chaque fois que les pannes en profilés sont disposées normalement au versant, il convient de
les entretoiser par un ou plusieurs cours de liernes en fer rond ou en cornière. Ces liernes,
reliées entre eux au niveau du faîtage, permettent d’éviter la déformation latérale des pannes,
très préjudiciable au bon aspect de la couverture.

5.2- Calcul de l’effort maximal revenant aux liernes :

La réaction R au niveau du lierne :


R = 1.25Qy × l / 2 = 1.25 × 49.3 × 2.50 = 154daN

Effort de traction dans le tronçon de lierne L1 provenant de la panne sablière :


R 154
T1 = = = 77.0daN
2 2

Effort dans le tronçon L2 : T2 = R + T1 = 154 + 77.0 = 231daN

Effort dans le tronçon L3 : T3 = R + T2 = 154 + 231 = 385daN


Effort dans les diagonales L4 : 2T4 .sin θ = T3
2.04 T3 385
θ = arctg = 39.2° ; T4 = = = 304.6daN
2.5 2 sin θ 2 sin 39.2

Remarque :
Les liernes sont des tirants qui fonctionnent en traction et qui sont soumis à des efforts
croissants, au fur et à mesure qu’ils se rapprochent du faîtage. Les efforts de traction
sollicitant les liernes ne peuvent pas être attachés aux pannes faîtières, qui périraient
transversalement. Ils sont donc transmis aux fermes (traverse) par des tirants en diagonale
(bretelles).

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CH. 3 : Calcul des pannes

5.3- Dimensionnement des liernes :


Le tronçon le plus sollicité est L3.

Elément tendu:

N Sd ≤ N pl .Rd

A. f y
N pl .Rd = : Résistance plastique de la section brute
γ M0
A. f y T3 .γ M 0
N Sd = T3 ≤ ; A≥
γM0 fy
385 × 1.1
A≥ = 0.180cm 2
2350
4 × 0.180
A = πφ 2 / 4 ≥ 0.180cm 2 ; φ≥ = 0.48cm
π
Soit une barre ronde de diamètre : φ = 0.50 cm = 5 mm.
Pour des raisons pratiques et pour plus de sécurité, on opte pour une barre ronde de diamètre
φ = 10 mm

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CH. 3 : Calcul des pannes

6- Calcul de l’échantignolle :

6.1- Introduction :
L’échantignolle est un dispositif de fixation permettant d’attacher les pannes aux fermes. Elle
est réalisée au moyen d’un plat plié ; elle est dimensionnée en flexion sous l’effet de l’effort
de soulèvement du vent et de l’effort suivant versant.

6.2- Calcul des charges revenant à l’échantignolle :


Effort de soulèvement :

Q z .Sd = G cos α − 1.5V = −154.23daN / ml ↑

Effort suivant rampant :


Q y .Sd = 1.35G sin α = 11.7 daN / ml ←
L’excentrement « t » est limité par la condition suivante :

2(b / 2) ≤ t ≤ 3(b / 2)

Pour IPE 140 :


b = 7.3cm et h = 14cm

7.3 ≤ t ≤ 10.95cm ; soit t = 9cm

Echantignolle de rive :

R z = Q z .Sd × l / 2 = 154.23 × 5 / 2 = 385.6daN


R y = Q y.Sd × l / 2 = 11.7 × 5 / 2 = 29.25daN

Echantignolle intermédiaire :
R z = 2 × 385.6 = 771.2daN ; R y = 2 × 29.25 = 58.5daN

Calcul du moment de renversement :

M R = R z × t + R y × h / 2 = 771.2 × 9 + 58.5 × 7 = 7350.3daNcm

19
CH. 3 : Calcul des pannes

6.3- Dimensionnement de l’échantignolle :


Flexion simple

Remarque :
Généralement les échantignolles sont des éléments formés à froid. La classe de la section est
au moins de classe 3.

M Sd ≤ M el .Rd

Wel . f y
M el .Rd = : Moment de résistance élastique de la section brute.
γ M0
Wel . f y
M Sd = M R ≤
γ M0

6.4- Calcul de l’épaisseur de l’échantignolle :

M R .γ M 0
Wel ≥
fy
7350.3 × 1.1
Wel ≥ = 3.44cm 2
2350
b × e2
Wel = pour les sections rectangulaires
6

6 × Wel 6 × 3.44
e≥ = = 1.17cm ; soit e = 12 mm
a 15

Remarque :
La largeur de l’échantignolle (b = 15 cm) est calculée après avoir dimensionné la membrure
supérieure de la ferme, 2L70×70×9 (voir CH.8 : calcul des fermes).
b=7+7+1 = 15 cm ; avec l’épaisseur du gousset de 10 mm.

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