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Les différents types de systèmes photovoltaïques

Définition d’un système PV


L’intérêt essentiel des générateurs photovoltaïques est la possibilité d’autonomie énergétique
qu’ils permettent. Les premiers générateurs ont été utilisés en 1958 pour les satellites Vanguard,
puis très largement par la suite pour l’espace. Les premières installations photovoltaïques
utilisées au sol datent de 1956 et ont été conçues pour des applications en sites isolés et
principalement dans les pays en voie de développement où les réseaux de distribution d’énergie
sont généralement restreints aux grands centres urbains. Les premiers systèmes conçus ne
délivraient que de très faibles puissances, de l’ordre de quelques dizaines de watts, pour subvenir
à des besoins très spécifiques, tels que balises de navigation ou émetteurs radio.
Un système photovoltaïque se compose d’un champ de modules et d’un ensemble de composants
qui adapte l’électricité produite par les modules aux spécifications des récepteurs. Cet ensemble,
appelé aussi "Balance of System" ou BOS, comprend tous les équipements entre le champ de
modules et la charge finale, à savoir la structure rigide (fixe ou mobile) pour poser les modules, le
câblage, la batterie en cas de stockage et son régulateur de charge, et l’onduleur lorsque les
appareils fonctionnent en courant alternatif [49].
1.3.1 Structure générale d’un système photovoltaïque
Il exite deux types de structures de système photovoltaïque.
– Les systèmes à connexion directe au réseau Cette installation est constituée d’un générateur
photovoltaïque qui est connecté à l’aide d’un onduleur au réseau électrique. Il existe dans
la littérature de nombreux exemples [59].
– Le système à bus continu intermédiaire. Le générateur photovoltaïque est connecté à un
bus continu par l’intermédiaire d’un convertisseur continu-continu. Un onduleur délivre une
tension modulée. Celle-ci est filtrée pour réduire le taux d’harmonique (THD) On obtient
alors en sortie de ce dispositif une tension utilisable pouvant être injectée dans le réseau
[60]. [50]. Il existe plusieurs architectures pour les dispositifs permettant de convertir la
tension continue issue du générateur photovoltaïque en une tension sinusoïdale utilisable
(230 V) [59][61].
Dans la suite de cette partie, différents montages seront décrits, en précisant leurs avantages et
leurs inconvénients.
1.3.2 Système PV connecté directement au réseau
Structure à convertisseur unique
Le dispositif présenté à la figure 1.10 est le plus simple, car il comporte le moins de composants
possible. On associe plusieurs modules photovoltaïques en série pour obtenir une tension
continue suffisamment grande. Cette solution est une alternative à un hacheur élévateur de
tension.
La tension continue obtenue alimente directement un onduleur central, qui fournit la tension
sinusoïdale désirée (230 V). Il pourrait être avantageux d’insérer un transformateur pour isoler
le système photovoltaïque du réseau. L’inconvénient majeur de ce dispositif est l’arrêt total et
immédiat de la production d’énergie lors d’un problème survenant en amont de l’onduleur. De
plus le contrôle du point de maximum de puissance est approximatif car toutes les cellules ne
délivrent pas le même courant en raison de leurs différences de structure interne et
d’ensoleillement
Structure avec bus à basse tension alternative
La figure 1.11 montre un onduleur associé à un circuit de commande qui est directement connecté
au module photovoltaïque. La tension en sortie de ce dernier est transformée en une tension
alternative de fréquence 50 Hz. Cette tension est transportée grâce à un bus alternatif (20 V - 50
Hz, exemple du schéma) vers un transformateur central qui l’élève au niveau désiré.
Le faible niveau de tension dans le bus est l’avantage majeur de ce type de montage, puisqu’il
assure la sécurité du personnel. Cependant, la distance entre le transformateur et le module doit
être faible à cause du courant important qui traverse les câbles et qui génére des pertes Joules.
Il y a un compromis à faire au niveau de la tension du bus alternatif. D’une part, il faut que sa
valeur crête soit inférieure à celle délivrée par le module (même avec un faible ensoleillement).
D’autre part, une tension faible dans ce bus diminue le rendement.

Structure avec un convertisseur de type fly-back


La figure 1.13 montre une structure à base d’un convertisseur de type fly-
back qui élève la tension de sortie du module photovoltaïque au niveau de
tension désiré. La caractéristique principale du fly-back se situe au niveau du
transformateur qui agit comme l’inducteur principal et qui assure l’isolation
galvanique. Le hacheur est contrôlé pour obtenir un maximum d’énergie du
module photovoltaïque et l’onduleur assure une tension constante Vac1 et le
transfert de puissance vers le réseau. L’inconvénient du transformateur est
qu’il génère des pertes et qu’il augmente le coût de l’installation.

Structure avec hacheur et onduleur


La figure 1.14 représente un hacheur qui élève la tension en sortie du module
photovoltaïque
en une tension de 100 V délivrée sur le bus continu. Avec le hacheur, il est
difficile d’élever la
tension de sortie des modules plus de 4 à 5 fois pour obtenir une tension
continue suffisamment
grande, en raison de la résistance de l’inductance. On adjoint un onduleur
pour avoir une sortie
sinusoïdale, puis un transformateur pour élever cette tension au niveau
désiré (selon le réseau) et pour assurer l’isolation entre la partie " production
" et la partie " utilisation ". L’avantage de
ce système est que des batteries peuvent être facilement connectées au bus
continu pour obtenir
un système autonome. Le courant d’entrée est relativement lisse, c’est pour
cela que la capacité
peut être faible.