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Commerce
International
MANUEL DE COURS

Emmanuel Jean-Mary
Universite Nouvelle
Grande-Anse (UNOGA)

JANVIER 2015
Ce manuel rassemble les notions de base pour ce cours d’ introduction au Commerce
international qui englobe d’ une manière générale les divers aspects du commerce
international : theorique,mangeriale, financière,juridique, logistique. Des
connaissances de base en macroéconomie et marketing sont nécessaires à une bonne
compréhension des concepts et problématiques abordés.

Bonne Lecture.

Emmanuel Jean-Mary, 22 janvier 2015

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 1


Plan du Cours

1. Commerce international et processus d’internationalisation de l’entreprise :


1. Motivations
2. Logique des Exportations
3. Modes d’entrée commerciaux de l’entreprise internationale dans un pays
4. Description des canaux de distributions et intermédiaires commerciaux

2. Theories du commerce imternational et leurs applications .

3. Environnement mondial des Marchés et institutions de coopération


a. Intégration économique internationale :
i. Antécédents du commerce international (GATT)
ii. Mondialisation et libéralisation des marches
 Conséquences économiques de la mondialisation
iii. Modes d’intégration et Blocs économiques :
b. Institutions de cooperation dans le commerce international:
i. Organisations de Cooperation internationales
1. Organisation Mondiale du Commerce (OMC/WTO)
2. FMI
3. Banque Mondiale
4. Autres organisation cooperation sur le commerce (CNUCED/UNCTAD,
OPEP/OPEC)
ii. Institutions de Cooperation régionale :
1. Amerique du Nord
2. Europe
3. Amérique Latine
4. Asie
5. Afrique
6. Amérique Latine
iii. Accord commerciaux pour les Caraïbes
4. Aspect financier du commerce international :
a. Méthodes de paiement :
i. Lettre de crédit,
ii. Encaissement documentaire
iii. Autres méthodes ( cash, ouverture de compte etc..)
b. Financement des exportations
i. Sources de financement prive (institutions financières et entreprises privées)
ii. Sources de financement public
5. Généralités sur l’aspect juridique et légal du commerce international

6. Règles et Procédures d’exportations et d’importations en Haïti


a. Exportations
b. Importations

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I. COMMERCE INTERNATIONAL ET PROCESSUS ’INTERNATIONALISATION DE
L’ENTREPRISE

La pratique du commerce international doit trouver sa justification à partir des raisons ou


motivations qui pousseraient une entreprise à étendre ses activités au niveau international, en
dehors de son pays d’origine. Ces raisons peuvent être classées en trois (3) catégories :

a. Motivations vers l’International :


 Motivations lies aux marches : l’entreprise est à la recherche d’opportunités de marchesi
pour écouler ses produits (Lenovo, Avon, Amway)
 Motivations économiques :
L’entreprise cherche à augmenter les profits et à diminuer les couts. Pour cela l’entreprise va
vers les pays offrant les types d’avantages suivants : main d’œuvre à meilleur marche (Asie,
Afrique, Haïti), ressources naturelles ou matières premières en abondance (minerais,
ressources agricoles,..), capital d’investissement en disponibilité (USA), meilleur traitement du a
la réglementation (zone franche, Loi Hope), système de taxation (Pays des Caraïbes).
 Motivations stratégiques :
L’entreprise prend cette décision pour mieux se positionner par rapport à la concurrence.
Dans ce cas l’entreprise cherche à aller à l’étranger pour ces raisons : exploiter un avantage
qu’il détient (technologique) ou être plus prêt de ses clients dans un pays ou être le premier
arrive pour devancer les compétiteurs.

b. Logique des Exportations :


En raison de ces motivations vers l’étranger l’entreprise choisira parmi diverses
modes d’interventions dans le pays d’accueil iiou à l’étranger
i. Processus d’internationalisation de l’entreprise
 Exportations :
Avec l’exportation l’entreprise maintient ses unités de production ou de
fabrication dans le pays d’origine et envoie ses produits à l’étranger. L’entreprise
engage moins de ressources et peut acquérir de l’expérience sur le pays
d’accueil. L’exportation conduit au commerce international.
 Implantation directe :
L’entreprise peut décider de s’établir dans le pays d’accueil en établissant son
siège et en fabricant ses produits et services sur place. Il est en général
recommandé que l’entreprise ait une connaissance du pays d’accueil d’abord
avant de s’implanter dans un pays en passant par un premier stade comme
l’exportation. Cependant il y a des cas de petite et moyennes entreprises qui
s’implantent directement à l’étranger qu’on appelle saute-mouton (born-global)

ii. Différents modes d’entrée de l’entreprise internationale dans un pays


 Commerce international
On parle de commerce international quand une entreprise expedie des
produits ou services à un acheteur d’un autre pays. Parmi les formes de
commerce international il y a :

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o L’exportation.C ‘est le mode d’entrée comportant le moins de risque
pour une entreprise étrangère. Une entreprise peut exporter des
produits à un client ou à un acheteur étrangers directement ou en
passant par des intermédiaires.
o La sous-traitance internationale
o Le commerce de contrepartie ou vente par compensation :
C’est une forme de commerce entre vendeur et acheteur de divers pays
engageant peu ou pas d’argent comptant.

 Transfert (de droits)


L’entreprise peut choisir de transférer ses droits de propriété ou des droits
d’utilisation de sa technologie ou de ses actifs à une entreprise du pays
d’accueil en échange de frais de redevance. Les modes de transfert de
propriété sont : bail international (location-vente, ou credit bail
international), licence internationale, franchise international, Construire-
faire fonctionner-transférer (BOT).
 Investissement direct étrangers (IDE)
Quand une entreprise s’ engage dans la possession de propriété, d’actifs, de
projet et d’affaires investis dans le pays d’accueil, on parle d’ investissement
direct étrangers (IDE) .Sont considérés comme IDE les modes d’implantation
suivantes : succursale d’ une entreprise étrangère, filiale d’une
compagnie étrangère a 100%, société en participation de groupe (joint
venture) , société en participation de capital, holding de la compagnie -
mère.
c. Modes d’entrée commerciaux de l’entreprise internationale dans un pays.
i. Exportations :
L’exportation requiert la prise en compte ces trois éléments suivants : l’utilisation
des intermédiaires d’exportation qui sont des compagnies de gestion de l’exportation,
la connaissance des conditions de vente et la familiarité avec les documents
essentiels d’exportation.
1. Les intermédiaires d’exportation interviennent dans le transport, la
documentation, la préparation du manifeste de douane ou dans les
services lies au marketing et au financement des exportations.
2. Les differentes conditions de vente utilisées sont : FOB, FAS, CIF, C&F.
3. La documentation d’exportation comprend : la lettre de crédit, le
connaissancement, le traite bancaire (cheque de banque), la facture
commerciale, le certificat d’assurance et le certificat d’origine.
ii. La sous-traitance internationale :
Les formes les plus répandues de sous-traitance internationale sont
l’assemblage et la méthode de fabrication par équipement d’origine.
 Assemblage :
L’entreprise envoie des matières premières ou produits en cours(semi-
finis) à un fabricant local pour compléter le produit fini qui sera
revendu a la compagnie. Ou bien l’entreprise envoie des pièces à

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assembler par une usine locale en échange des frais pour le montage
(Haiti, Nike…)

 Fabrication par équipement d’origine


Ou bien l’entreprise, fabricant de l équipement d’origine,
fournit des pièces sophistiquées et de la technologie à une compagnie
locale pour fabriquer des produits qui seront vendu sous sa marque.

iii. Le commerce de contrepartie :


Les diverses formes de commerce de contrepartie sont :
1. Troc
2. Contre-achat
3. Compensation
4. rachat or dédommagement

d. Description des canaux de distribution et intermédiaires commerciaux.


Pour assurer la distribution de leurs produits et services au niveau international les
entreprises sont obligés de recourir aux intermédiaires à cause du manque de
connaissance dans le domaine, de ressources nécessaires et de la nécessité de se
concentrer sur les activités principales de l’entreprise. Ces intermédiaires font partie des
canaux de distribution. Les principaux intermédiaires sont :
i. Les grossistes
ii. Les détaillants (Wall-mart, JC Penny, Radioshack)
iii. Courtiers
iv. Représentants de compagnie
v. Agents de vente
vi. Compagnies de transport (DHL, UPS etc…)
vii. Entrepôts indépendants
viii. Banques

Les intermédiaires sont classés en 3 catégories : marchands qui prennent possession


légale du produit(grossiste, détaillant), agents qui travaillent pour le compte de la
compagnie en négociant les produits (courtiers, représentants, agents de vente) et
facilitateurs qui aident ou appuient l’entreprise dans la distribution des
produits(compagnies de transport, banques, entrepot).

i Marches: ensemble de potentiels clients pour un produit

ii Pays d’accueil: pays qui reçoit l’entreprise, l’investissement ou le produit.

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II. THEORIES DU COMMERCE INTERNATIONAL ET LEURS CONSEQUENCES

A. –Les Theories :

1. La doctrine du Mercantilisme

Le mercantilisme est une doctrine économique développée vers le milieu du 16e siècle en
Angleterre et constitue la première théorie du commerce international. Elle repose sur deux
principes : l’accumulation de l’or pour augmenter la richesse des nations et la pratique de la
réglementation et de contrôle qui permet de tirer des revenus de commerce des étrangers en visant
à augmenter les exportations et à minimiser les importations.

2. La théorie des Avantages absolus.

Elle est élaborée vers 1776 par Adam Smith au Royaume Uni et prône le libéralisme
économique avec le slogan : laissez-faire, encourageant la libre entreprise et le commerce libre.
Smith soutient que chaque pays peut tirer des avantages du commerce libre et sans
règlementation, qui permet à chaque pays de se spécialiser dans les biens que le pays produit le
mieux en raison des avantages naturels et développés. Smith affirme que l’intervention de l’Etat
est nuisible à la production et que le marché peut atteindre un niveau d’équilibre et d’efficience
tout seul.

3. La théorie des Avantages comparatifs

David Ricardo, un économiste anglais, propose en 1817 la théorie des Avantages comparatifs qui
répond aux faiblesses présentées dans la théorie des Avantages Absolus de Smith. Cette theorie
appuie le principe du libéralisme mais démontre que c’est l’avantage comparatif entre deux pays
dans la production d’un bien par rapport à l’autre qui détermine le flux de commerce international
et non l’avantage absolu de chaque pays. L’analyse de Ricardo fait ressortir l’importance de la
notion de cout d’opportunité, qui est calculé pour un bien donné comme la quantité d’un autre
bien qu’on doit accepter de perdre pour produire ce bien. Pour comprendre l’origine de
l’avantage comparatif provenant de la différence des couts d’opportunités pour chaque pays, il
est important de prendre en compte la différence dans les éléments qui affectent l’offre et la
demande d’un bien entre plusieurs pays comme les couts de production ou des facteurs de
production(main d’ œuvre, capital, cout de terrain, ressources naturelles), le revenu etc.

4. La théorie HOS :

Comme l’abréviation l’indique cette théorie provient de l’œuvre des économistes suédois Eli
Hechksher, Bertil Ohlin et plus tard obtient l’appui de Paul Samuelson et s’est developpee de
1933 à 1941. Leur theorie fait ressortir le lien qui existe entre l’avantage comparatif et les facteurs
de production pour un pays (main d’œuvre, capital, propriétés ou terrain…). Les défenseurs de
cette théorie démontre l’importance de considérer la structure de l’économie d’un pays dans la
différence des avantages comparatifs pour chaque bien : un pays a l’avantage comparatif
d’exporter un bien pour lequel il dispose un facteur de production en abondance et au contraire
d’importer un bien pour lequel le facteur de production correspondant est rare pour le pays. HOS
entraine plusieurs conséquences notamment: les restrictions de l’Etat sur le commerce sont
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importantes, le commerce rapporte beaucoup plus lorsqu’il s’agit entre pays ayant de grandes
différences dans les structures économiques (industrialisés et sous-développés), un pays peut
exporter un bien correspondant à un facteur de production en abondance et importer un bien
pour lequel le facteur de production est rare, l’équilibre des prix est possible dans le libre-
échange entre deux pays ayant les mêmes caratéristiques pour les facteurs de production,
l’équilibre des prix peut se réaliser aussi entre pays pratiquant un commerce de libre-échange
réciproque.

5. La theorie du Cycle de vie du produit :

Le cycle de vie de produit a été développé par Raymond Vernon vers 1960. Cette théorie
soutient que les pays ayant une capacité d’ innovation peuvent tirer un avantage comparatif
dans la production d’ un nouveau bien au niveau du commerce international en raison de la
technologie et des différents stades de dévelopement du produit qui engendrent des différences
dans le temps, entre pays, au niveau de la demande, les couts des facteurs de production. Le pays
innovateur bénéfice d’un avantage sur la concurrence et commence à exporter le produit quand
la production dépasse la consommation locale, alors que les autres pays qui imiteront plus tard
accusent un retard en ce sens. Cette théorie entraine ces conséquences : le commerce
international augmente aux dernières phase du cycle de vie d’ un produit ; les pays
innovateurs ont un meilleure performance dans l’exportation quand le produit est nouveau par
rapport aux pays imitateurs; et la technologie constitue un avantage compétitif pour le pays
innovateur avant la phase de maturité du produit qui sera imité suivant d’ autres agencement
des facteurs de production(main d’ouevre non qualifié au lieu de la technologie ou main d’œuvre
qualifiés).

B.- Situation du Commerce International :

 La classification des parts de commerce international par region :

Les plus grands régions exportateurs sont respectivement : l’ Europe, l’ Asie et l’


Amérique du Nord .La part des Etats-Unis representent plus de deux tiers des exportations
de l’ Amérique du Nord. Les plus grands pays exportateurs en volume sont l’ Allemagne, les
Etats-Unis, la Chine, le Japon etc…qui sont aussi parmi les plus grands importateurs.

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Classification du commerce mondial par région et par certaines grandes économies
de 2003-2013 : (sources: OMC, 2014)

Exportations des marchandises 2003 2013

Amerique du Nord 15.8 13.2

Etats-Unis 9.8 8.6

Amerique du Sud et Centrale 3.0 4.0

Brazil 1.0 1.3

Europe 46.9 36.3

Allemagne 10.2 7.9

Asie 26.1 31.5

China 5.9 12.1

Japon 6.4 3.9

GRAND EXPORTATEURS/GRANDS IMPORTATEURS EN 2013 (source: OMC, 2014)

Grands Grands
exportateurs Importateurs
/global (en /global (en
2013) 2013)

1 Chine Etats-Unis

2 Etats-Unis Chine

3 Allemagne Allemagne

4 Japon Japon

5 Hollande France

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6 France Royaume-Uni

7 Coree du Sud Hong Kong,


Chine

8 Royaume-Uni Hollande

9 Hong Kong, Coree du Sud


Chine

10 Russie Italie

 Cependant les pays qui dominent le commerce mondial ne sont pas necessairement ceux qui
ont une meilleure balance commerciale. La balance commerciale est la diffrérence entre le
montant des exportations et celui des importations. L’ Allemagne est le grand plus
exportateur et importateur ayant la meilleure balance commerciale alors que les Etats-Unis
affichent une balance commerciale déficitaire.

BALANCE COMMERCIALE EN 2001 (sources: OMC, 2005)

EN NB. TOTAL DE TRANSACTIONS EN EN POURCENTAGE DU PNB


2001

ALLEMAGNE IRELAND

JAPON INDONESIE

RUSSIE MALAISIE

CANADA RUSSIE

IRELAND NORVEGE

INDONESIE FINLANDE

NORVEGE VENEZUELA

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 Les échanges commerciales au niveau mondial sont réparties en trois grandes categories de
produits : produits fabriqués, produits miniers, produits agricoles. Le commerce des produits
de fabricants domine le commerce mondial, ensuite viennent les produits miniers et en
dernier les produits agricloles

 Le commerce des services représente un quart du volume total du commerce mondial. Le


commerce des services regroupe les activités de transport, voyage,le secteur financier, les
domaines de l’ éducation et de la formation, les technnologie de l’ information, et les services
de consultation et services-conseil des professionnels.

C- Opposition au libre-échange :

Malgré les avantages du liberalisme prônées par les théories économiques des avantages
absolus et comparatifs, il existe beaucoup de discussions, de controverses et d’opposition sur la
pratique du libre-échange dans le commerce international. Le protectionisme est l’ensemble des
pratiques commerciales opposés au libre-echange.

1. Les Arguments :

Les principaux arguments habituellement évoqués contre le libre-échange sont :

a. La souveraineté :

Cet argument soutient que le libre–échange etre une menace pour la souveraineté nationale
et pour la culture nationale d’un pays. C’ est le cas lorsqu’il s’agit pour un pays de laisser sur
le compte de l’extérieur la production des produits sur lesquels repose la viabilité de l’ économie
et de se concentrer sur des produits rapportant des avantages ; aussi l’ ouverture au
commerce des secteurs liés a la sécurité nationale (armement, lignes aréiennes), l’ouverture aux
secteurs qui menacent la protection de la culture et la langue (industrie culturelle et
médiatique).

b. Le plus petit denominateur commun :

Cet argument évoque les conséquences du commerce libre sur la protection de


l’environnement et de la sécurite de la planéte du fait que la production mondiale des biens et
serices aura tendance à se dirriger vers les pays ayant moins de mesures et politiques de
protection de l’environnment : dégradation de l’environnement, réchauchement climatique.
C’ est un arguement soutenu par les altermondilaistes.

c. Le principe de réciprocité en commerce :

L’ouverture d’un pays au libre-échange de facon unilatérale est contestable pour certains
pays même si les théories des avantages absolus et comparatifs montrent que le pays peut en
tirer des avantages de son coté. Les opposants évoquent le principe de réciprocité de commerce
qui exige un pays d’ ouvrir aussi ses frontières au commerce extrérieur en réponse à l’

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ouverture des frontières par son partenaire commercial (Chine, USA.) Des représailles sont
associées au non repect du principe de réciprocité dans le libre-échange.

2.-Les differentes Types de barrières commerciales :

1. Barrières tarifères :

Les barrières tarifères sont des contraintes ou restrictions officielles aux importations
de certains biens qui peuvent être totale ou partielles.

Les principaux barrières tarifères sont : tarifs, quotas et leurs dérivés et aussi le contrôle
des exportations et les lois antidumping.

a. Tarifs

Les tarifs sont des surchages que les importateurs doivent payer en plus des taxes sur les
produits et services domestiques. Elle est basée sur la valueur du produit ou du service (
exemple : 100%, 150% 200% du prix ou de valeur du produit)

b. Tarif optimal :

Le principe du tarif optimal recommende des tarifs élevés sur les biens estimant que le
gouvernement peut absorber tout le profit de l’entreprise. L’ entreprise dans ce cas pourrait
aller vers d’ autres marchés ou pratiquer des prix faibles (exemple : le tarif sur le beurre au
Canada est de 300%)

c. Industries embryonnaires :

Les défenseurs des barrières tarifères soulèvent l’argument des industries embryonnaires
ou naissantes pour prouver la nécessité de protéger les industries qui sont nouvelles ou non
encore au stade avancé dans le pays d’acceuil et qui ne peuvent pas supporter par
conséquent la concurrence de fortes compagnies étrangères.

d. Quotas

Les quotas sont des limitations sur la quantité d’un produit autorisée à importer,
ordinairement libellés en terme d’ unités (20.000, 70.000 ou 500.000 unités). Le système de
quota peut établir à l’ avance la permission d’ augmenter la quantité d’ un certain
pourcentage annuel tout comme il peut établir une future baisse annuelle.

e. Règle d’ origine

Parfois cerains produits peuvent passer par plusieurs pays pour diverses raisons et
échappent aux tarifs et quotas qui sont déterminés à partir du pays d’ origine du produit.
Pour cela l’ Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a institué la Règle d’ Origine qui
exige aux entreprises de spécifier le pays d’ origine du produit dans les informartions fournies
durant les procédures d’ exportation.

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f. Contrôle des exportations :

Certains pays ont recours aux limitations des exportations vers certains pays d’acceuil
considérés comme ennemis (ex : USA avec Iran/Chine) ; ou pour certains produits et secteurs
constituant un risque pour la sécurité du pays d’orignine. Ces décisions concernent les
produits liés à la sécurité nationale (ex : industrie de l’armement) ou les produits ayant un
usage double pouvant être uilisée dans la vie civile et dans les attaques militaires( ex :
camions sophistiqués, ordinateurs avancés) ; de même elles sont appliquées pour des
produits considérés comme vitaux pour l’ industrie locale et l’armée en situation d’ urgence
(ex : compagnies aériennes).

g. Dumping et Antidumping

Dumping est la pratique constituée par l’ utilisation des prix déraisonnablement bas par un
exportateur sur un marché, comparativement au prix sur son marché local et aux couts de
production. Le dumping peut entrainer des mesures de représailles antiduming contre les
pays et les entreprises exportateurs qui le pratiquent par l’ augmentation des tarifs sur les
produits importés (ex : produits de la Chine aux USA, Mexico et la Chine) .

2. Barrieres non-tariferes :

Les barrières non tarifères sont des mesures indirectes qui ne sont pas en faveur des
entreprises étrangères. Elles peuvent constituer des obstables dans la réalité, mais ne sont
pas stipulées dans aucune loi, ni règlement officiel.

a. Administratives barrières :

Ce sont des exigences en rapport avec la gestion qui sont faites aux entreprises des
pays exportateurs qui peuvent constituer des obstacles au commerce . Exemple :
exigences de qualité empechent des produits des pays sous-developpés ou en voie de
developpement d’avoir accès au marchés américain ou occidentaux ; mesures
opérationnelles qui peuvent bloquer une industrie compétitive (ex : petites entreprises
ou entreprises des pays sous-développés ont des difficultés pour satisfaire l’exigence
de mentionner sur l’ étiquette l’information nutritionnelle pour les produits entrant
sur le marché américain).

b. Subvention de la production

Les subventions sont des fonds accordés par l’ Etat ou les organismes publics pour
soutenir ou renforcer la capacité de l’ entreprise du pays d’acceuil face à ses
compétiteurs étrangers. Ex : cas de la compagnie d’avions Airbus recevant de
l’assistance financière de l’ Union Européenne et des gouvernements européens ;
Boeing et le gouvernement Américain. Les subventions n’ont pas de dommage sur le
prix du bien et l’ Organisation Mondiale du Commerce (OMC) distingue plusieurs
types de subventions selon le cas, il y en a qui sont plus ou moins acceptées.

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c. Protection d’urgence contre les importations

L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) reconnait aux gouvernments des pays


le droit de prendre des mesures restrictives d’urgence pour faire face à toute
augmentation rapide et exagérée ou dramatique des importations qui peuvent constituer
une menace pour l’ industrie locale du pays d’ acceuil. Ces mesures restricitives
peuvent être l’ imposition de quotas d’ importations. Ex :importations aux USA des
voitures japonaises en 1980 ; envahissement des produits textiles chinois aux USA
(2005) et en Europe (2006) .

d. Embargos et boycotts :

Embargo est une interdiction générale de faire du commerce avec un pays ,sans
de precision sur le secteur ou le produit, qui enlève les avantages qu’ un pays peut
tirer du commerce international.

Le boycott vient des groupes de pression de la société comme les ONG, les
associations de défense des consommateurs, association d’ homme d’ affaires etc. ; c’
est le cas des campagnes en faveur de la consommation locale qui sont organisées
contre les entreprises étrangères dans le pays d’acceuil (ex :aux USA, en Corée).

e. Standards techniques :

Parfois certains gouvernements et pays exigent le respect des critères techniques


appelés standards techniques sur les produits importés pour des raisons de securité,
de qualité ou liées à la pollution (ex : restrictions sur l’entrée des produits
génétiquement modifiés ou OGM aux USA et en Chine ; restrictions sur les
importations des produits pharmaceutiques).

f. Corruption :

La corruption peut empêcher le fonctionnement du commerce international en


bloquant des entreprises ou exportateurs de faire affaires dans certains pays réputés
corrompus pour diverses raisons : lois anti-corruption contre les entreprises du pays
d’origine (aux USA),manque de protection pour la propriéte intellectuelle dans
certains pays d’acceuil empèchent des entreprises d’aller dans ces pays par crainte d’
ètre victime de la contrefacon, du vol ou de l’ exploitation illégale leur technologie
(cas des entreprises américianes en Chine, Corée et Taiwan).

g. Barrières au commerce de service :

Les barrières au commerce de service concernent de préference la libre circulation


des personnes et non celui des biens, en raison du fait que dans le secteur des services
ou l’économie des services, la connaissance joue un role essentiel (on emploie des
travailleurs de la connaissance ou qualifiés). Les obstacles dans ce cas à la libre
circulation se manifestent à travers les contrôles d’ immigration à l’entrée du pays
d’acceuil.

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III. PARTIE : INTEGRATION ECONOMIQUE INTERNATIONALE ET
INSTITUTIONS DE COOPERATION

1. Mondialisation :

La mondialisation est perçue de différentes façons selon les disciplines ou les


domaines, ou selon la perspective ou position où l’ on se situe. Certains courants de pensée
soutiennent que la mondialisation est une action declenchée par certains secteurs dans le
monde suite à la montée du capitalisme ou du libéralisme économique ; d’ autres pensent
que c’ est un phénomène qui a toujours existé mais s’est amplifiée depuis deux décennies.
Dans le cadre de ce cours on considère la mondialisation comme l’ accéleration de l’
interdépendance entre les activités économiques et celles des entreprises au delà des
frontières nationales

1. Consequences Economiques de la Mondialisation :

La réunification de l’Allemagne en 1989 suite à la chute du bloc socialiste


(Union Sovietique et pays de l’ Europe de l’ Est) a mené à la disparition du système d’
économie planifiee en cours dans ces pays où l’ intervention de l’ Etat était totale
dans la circulation des biens et la propriété des entreprises (nationalisation).
Le système d’ économie de marché, qui était l’ opposé, a connu une expansion
à travers le monde en remplacant l’économie planifiée et devient le seul système
économique qui domine. L’ économie de marché est caracterisée par la production en
fonction de la demande, l’entreprise privée, la concurrence et la liberté de commerce.
On assiste alors à une remontée ou remise à la mode des idées du libéralisme
du 19 siècle qui pronent le libre-échange entre les nations dans le commerce, la
e

libre-entreprise.
Il y a une tendance :
1. des entreprises multinationales des pays développés à s’ installer dans les toutes
les régions à travers le monde, à envahir tous les marchés du monde,
2. une plus grande ouverture des frontières aux échanges internationales,
3. une plus grande circulation des biens, des produits, des services et des facteurs de
production (main d’ œuvre, matières premières, capital)

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2. Integration Economique :
Définition :

L’ intégration économique concerne l’ abolition ou l’ enlèvement de toutes les barrières


commerciales et obstacles entre aux au moins deux nations concernées et l’ établissement
de la coopération et de la coordination comme moyen de conduire les relations dans
échanges commerciaux internationaux.

1. Formes :

Les formes d’ intégration économiques dans lesquelles s’ engagent les nations sont :

i. Accords de libre-échange :
Prévoit l’ abolition de toutes les barrières et obstacles au libre-échange.
ii. Union douanière : les pays membres adoptent des politiques communes en
matière de tarifs commerciaux envers les pays en dehors de l’ Union.
iii. Marché Commun :
Libre circulation des biens aussi bien des personnes et de tous les facteurs de
production (comme le capital)
iv. Union Economique :
C’ est l’ adoption par les pays membres de cette intégration, de politiques
monétaire et fiscale communes incluant une monnaie unique.
v. Union Poilitique :
Lorsque l’intégration inclut l’adoption d’ un parlement commun et d’ autres
institutions de l’Etat.

3. Institutions de Cooperation :

1. Coopération au niveau mondial :


Après plus de deux siècles (19e et 20e) de protectionisme dans le commerce
international, de rivalités commerciales, d’opposition entre l’influence des courants du
libéralisme et du protectionisme, les nations du monde s’ entendre pour utiliser la
coopération dans les échanges commerciaux entre elles en adoptant l’ intégration
économique.
La réalisation de l’ intégration économique dans l’esprit de coopération entre les
nations entraine la mise en place d’ institutions internationales où l’ appel à des
instutions internationales existantes pour assurer la coordination ou la médiation dans
les problèmes posés dans les échanges internationaux. La coopération se fait à
plusieurs niveaux :
1. Au niveau mondial, c’est –à-dire entre toutes les nations du monde impliquées
dans le commerce international
2. Au niveau régional, entres les nations d’un même continent, d’une même région
ou régions voisines.

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3. Au niveau de l’activité économique, en réunissant les nations ou pays
produisant le même bien.

Les principales institutions mondiales de coopération dans le commerce


international sont : l’ OMC (Organisation du Commerce International), le FMI
(Fonds Monétaire International), la Banque Mondiale.

a. Organisation Mondiale du Commerce (OMC) :


Créée en 1994 et entrée en fonction en 1995, l’ OMC est le successeur du
GATT. L’ OMC est l’ organisation mondiale specialisée dans le domaine du
commerce international.
Une longue série de négociations ont été conduites entre les nations au
fil des décennies depuis la création du GATT avant d’ aboutir à la création de l’
OMC en 1994 à travers l’ Uruguay Round (ou Cycle de l’ Uruguay).
Le GATT ou Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce, a
été créé en 1947 dans la ville de Genève après la seconde guerre mondiale à
partir d’ un accord entre 23 nations.
L’ OMC fonctionne à partir de négociations entre les nations pour aboutir
finalement à un accord ou à un traité. Donc chaque accord est le fruit de
difficiles travaux de cycle de négotiations qui peuvent durer plusieurs années.
Chaque cycle de négociations aborde une série de questions et de problèmes
liés au bon déroulement du commerce international entre les nations.

Cycle de négociation Année Nombre de Nations


Membres

Geneve Round 1947 23

Annecy Round 1949 13

Torguay Round 1950-51 38

Geneve Round 1955-56 26

Dillon Round 1961-62 45

Kennedy Round 1963-67 62

Tokyo Round 1973-79 99

Uruguay Round 1986-94 117

Doha Round 2001- 149

Les cycles de négociations les plus celèbres sont :


Geneve Round en 1947 : Signature du GATT
Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 16
Tokyo Round : discussion sur l’ augmentation constatée des barrières non
tarifères dans les pays en voie de développement.

Uruguay Round : création de l’ OMC. Les sujets débattus: meilleure


organisation du commerce mondial,meilleure coordination des actitivités
économiques dans le monde, inclusion des pays en voie de développement dans
les négociations, propriété intellectuelle, même traitement pour tous les nations
dans le contrôle du commerce des services.

Doha Round : inachevé. Aborde les questions liées aux tarifs non agricoles,les
difficultés rencontrées par les pays en voie de développement pour évoluer dans
le cadre des accords de l’OMC ;la transparence dans les marchés publics ;la
propriéte intellectuelle et la politique de concurrence. Une demande de
suspension des négociations a été proposée à cause de l’ inefficacité des
négociations.

Objectifs de l’ OMC :
L’ OMC se donne pour mission d’établir les règles des politiques de
commerce pour l’ expansion du commerce international et d’élever le niveau de
vie dans le monde. Pour réaliser ces objectifs l’ OMC doit remplir certains roles
et appliquer certaines mesures.

Roles et mesures de l’OMC :


Pour parvenir à la réalisation de ces objectifs l’ OMC doit remplir les roles
suivants au niveau des échanges commerciaux entre les nations :
 Travailler en vue de l’élimination des différences dans les traitements
commerciaux entre les nations
 Combattre diverses formes de protection et de barrières commerciales
 Agir comme Forum pour les négociations internationales
( débattre des diverses problématiques liées au commerce international qui
font surface)
 Se Constituer en tant qu’ un système de résolution des conflits.

Dans la pratique, l’ OMC prend les mesures suivantes :


• Administre les Accords de Commerce signés entre les nations
• Crée un cadre ou forum pour les négociations internationales :
L’OMC conduit des forums de discussion sur les diverses questions au
fonctionnement harmonieux du commercial international entre le
nations membres. Les organisations internationales de coopération, des
ONG peuvent avoir accès au forum pour faire connaitre et défendre leurs
positions sur ces questions comme le développement économique, la
propriéte intellectuelle, les pratiques commerciales injustes, les accords

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 17


régionaux, les secteurs commerciaux comme l’ agriculture, les
télecommunications, les services financiers, le service maritime .
 Résoud les différends ou conflits commerciaux. Dans ce cas l’ organe de
règlement des différends de l’OMC constitue un groupe spécial qui
entreprendra la médiation, la conciliation avec les parties en concflits ; l’
organe de règlement des différends de l’OMC contrôle l’ execution des
décisions prises dans le cadre des résolutions et l’OMC peur autoriser la
suspensions des droits dans ce cas.
• Revise ou fait le suivi des politiques nationales en matière de commerce
• Assiste les pays en voie de développement en matière d’assistance
technique et de formation.
• Coopère avec d’ autres organisations internationales comme le:
• FMI, responsable de l’équilibre financier et la stabilité financière
au niveau mondial
• Banque Mondiale qui viennent en appui au pays en voie de
développement dans le domaine financier et économique.
• Et les autre agences des Nations Unions ou organisations
internationales dont les interventions sont liées même
indirectement au commerce international

 Les principes de l’OMC :


Pour remplir son rôle de travailler à l’ élimination des différences de
traitement ou de la discrimination entre les nations, l’OMC recours à des
principes qui guident ses actions. Deux principes ont été etablis par l’
organisation mondiale :
« La clause de la nation la plus favorisee »(NFP) et « le traitement
national ».

1. « La clause de la nation la plus favorisee »(NFP) :

Selon la « clause de la nation la plus favorisée » un pays doit étendre à


tous les pays membres de l’OMC un avantage accordé à un pays dans le
cadre du commerce international : cela signifie dans la pratique si une
baisse de tarif pour un produit donné est accordé aux importations
venant d’ un pays, le même tarif doit être appliqué au produit venant de
tous les pays membres de l’OMC. Cependant pour plusieurs raisons l’
OMC prévoit des exceptions ou dérogation à cette règle, appelée
exemptions. Les divers cas qui peuvent justifier l’ exemption au NFP
sont :

 Zone de Libre-échange :
Pour faciliter le libre-échange, l’OMC accepte le fait que des
avantages sur la baisse des barrières sont accordés aux pays
signataires d’ un accord de libre-échange.

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 18


 Union douaniere :
De mème pour faciliter le libre-échange l’ OMC accepte que des
avantages sur la baisse des tarifs sur les importations soient
accordés au sein d’une union douaniere sur les produits des
pays membres

 Système Généralisé de Préférence (SGP) :


Le SGP est un mode libre-échange unilateral, non réciproque où
un pays d’acceuil abaisse les barrières tarifères pour laisser
entrer les importations d’ un produit sans que le pays d’origine
est l’ obligation d’ ouvrir ses frontières en échange. L’ OMC
accepte qu’ un pays puisse béneficier des avantages dans les
tarifs commerciaux dans le cas d’ un accord de SGP (Union
Europeenne et pays ACP, USA et certains pays Caraibes.)

 Clauses dérogatoires :
Les clauses dérogatoires sont des exemptions que l’OMC
autorisent dans l’ intention de favoriser la protection des
industries embryonnaires ou naissantes et d’alimenter la
croisssance économique dans le pays d’ acceuil. Ces clauses
dérogatoires sont considérées comme des garde-fous pour l’
économie nationale contre les mauvaises conséquences de la
libre concurrence internationale des entreprises . Voici les
modes d’ application des clause derogatoires :
1. Enlevement ou modification des concessions douanières
(baisse des barrières tariferes ou non-tarifères accordées
aux importations venant d’ un pays) quand c’ est
nécessaire à l’ etablissement des industries naissantes.
2. Restrictions des importations dans un pays pour protéger
la balance des paiements du pays
3. Subventions ou dons du gouvernement accéptés par l’
OMC dans le cas de la promotion des entreprises.

2. Le traitement national :

Le traitement national est l’obligation qui est faite au pays d’


acceuil d’accorder le même traitement au produit importé d’ un autre pays
que celui dont benéficie un produit local, après que ce produit ait passé le
circuit douanier.

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 19


b. Fonds Monetaire International (FMI) :

L’objectif general du FMI est de promouvoir la coopération monétaire internationale et


l’ expansion du commerce international d’une part et de réduire aussi le désequilibre de
la balance des paiements des pays membres . La balance des paiements constitue un
état financier qui rend compte de la performance d’ un pays en matière d’échanges
commerciaux avec d’ autres nations et du volume de circulation de capitaux
rentrant et sortant dans le pays. En fait la balance de paiements inclut les résultats de
la balance commerciale et tous les transferts de capitaux dans un pays. Ainsi Le FMI
intervient dans les situations suivantes : la stabilité du marché des change, la
dépréciation à caractère compétitive du taux de change, la disponibilité des fonds pour
les pays faisant face à des crises économiques ; le FMI assiste les pays en difficulté
pour protéger leur monnaie contre les fluctuations afin de prévenir de possibles
dévaluations monetaire.

c. Banque Mondiale :

La Banque Mondiale forme avec trois autres institutions affiliées ce qu’ on appelle
le Groupe de la Banque Mondiale : l’ Association pour le Developpement
International(IDA), la Coporation Internationale de la Finance (CIF) et l’Agence
Internationale de Garanties des Investissements(MIGA). L’objectif courant de la
Banque Mondiale à travers ses institions affiliées est d’ aider au relèvement du niveau
de vie dans les pays en voie de développement en donnant accès aux circuits financiers
des pays développés. La Banque Mondiale accorde des prêts aux pays en voie de
développement, surtout à ceux qui sont dans un stade avancé du point de vue
économique et social.Ces fonds proviennent des emprunts de la BM sur le marché des
capitaux des pays developpés et à partir des interêts sur les autres prêts.

d. Autres instituitons internationales de cooperation :

D’autres institutions interviennent indirectement ou de facon informelle dans la


coopération sur le commerce entre les nations ou un lien avec le commerce
international : l’OCDE et le CNUCED.

1. Organisation pour la Cooperation Economique et le Developpement


(OCDE) :

Créée en 1960 l’ OCDE rassemble les pays de l’ Europe ainsi que des pays
en dehors du continent européen comme les USA, le Canada, le Mexique, le
Japon, l’ Australie, la Nouvelle-Zélande . L’ OCDE remplace l’Organisation
pour la Cooperation Economique Europeene (OCEE) qui etait limitée aux pays
d’ Europe. L’ OCDE comprend 30 pays membres orientés vers l’ économie de
marché, mais travaille avec près de 70 pays. Sa mission est de réaliser une
croissance économique le plus éleve possible et logique. L’ OCDE est connu

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 20


pour ses publications et ses données statistiques dans le domaine
économique et social. L’ un des buts visés par l’ OCDE suite à la formation de l’
Union Europeenne est de parvenir à la coordinnation des politiques économiques
des pays développés.

2. La Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le


Développement (CNUCED) :

Le CNUCED a tenu sa première conférence sur le commerce et le


développement à Geneve en 1964. Le CNUCED constitue un forum pour
exprimer les problèmes des pays en voie de développement tels que : la
baisse de leurs parts dans le commerce international, la dérioration des
termes de l’ échange entres les produits des pays en voie de développement et
les produits des pays développés, le manque d’ accès des pays en voie de
développement aux marchés des pays développés, l’aide internationale qui
est inadéquate et le poids de la dette de ces pays. Ces débats et discussions
visent à aboutir à la mise en place de ce qu’on appelle un « nouvel ordre
économique mondial » plus favorable aux pays en voie de développement.

*********************************************************

2.-Cooperation au Niveau Regional : Accords d’Integration.

La libéralisation du commerce internationale entre les nations s’est accompagnée d’


un mouvement d’intégration à travers les accords régionaux de commerce, pour
promouvoir la coopération. Les accords régionaux d’intégration représentent une partie
importante dans la coopération au niveau du commerce international : on a enregistré 170
accords régionaux sur un total de 250 accords de commerce signés à travers le GATT et l’
OMC de 1947 à 2003.

a. Amerique du Nord : ALENA

L’ ALENA est un accord de libre-échange réciproque, signé en 1992 et rentant en


application en 1994 entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. L’importance de l’
ALENA vient du fait que c’ est le premier accord entre un pays industrialisé et un pays en
voie de développement (Mexique) d’ une part et cela concerne un marché considérable
(360 million de gens) avec un pouvoir d’ achat considérable comme l’ Amérique du Nord
($6,500 milliards)

Etant donné les conséquences et les implications d’un tel accord de libre-échange en
raison de différences entre les pays signataires sur les couts de main d’ œuvre et les
politiques de protection de l’environnement, des accords complémentaires ou
secondaires ont été signés :

-Accord complémentaire sur les Conditions de Travail : cet accord concerne


surtout le Mexique ; il exige un meilleur traitement de la main-d’oeuvre et exclut

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 21


les mauvaises pratiques (travail des enfants, salaire minimum, condition
sanitaires, avantages sociaux etc, ).

-Accord complémentaire sur les Coopération Environmentale : cet accord


concerne les USA auxquels on reconnait le droit de pour protéger son
environnement en prenant des mesures pour contrecarrer les effets nocifs de
l’accord de libre-échange sur l’ industrie locale.

Autres Accords en Amérique du Nord :

Les USA et le Canada ont signé un autre accord bilatéral (deux pays) d’ intégration
économique, le CUFTA. Les pays d’Amérique du Nord ont des accords bilatéraux avec
des pays d’ Amerique Latine.

b. Europe : Union Europeene (UE)

L’ Union Europenne (UE) fait place à des institutions de cooperation economique entre
les pays de l’ Europe occidentale comme la Communaute Economique Europeene (CEE,
1957) qui sera transformé plus tard en Communaute Européenne (CE, 1995). Les
principales caractérisques de l’ intégration économique au sein de l’UE concernent les
questions suivantes :

i. Marché commun
ii. Monnaie Unique
iii. Politique étrangère commune
iv. Politique de défense commune
v. Citoyenneté commune
vi. Coopération en matière de justice et de politique
sociale

Ces aspects de l’ intégration se manifestent dans la réalité par la création des


institutions et instruments comme.

 La Monnaie Euro (ECU)


 Le Passport européen
 Un Parlement européen
 La Banque centrale Européenne (responsable de la
politique monétaire européenne)

L’ UE est dirigée par les principales institutions et organes suivantes:

 Parlement européen : composé de députés élus au suffrage universel direct,


qui représentent les citoyens européens.

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 22


 Conseil de l’ Union (gouvernements): qui représente les gouvernements des
États membres. La présidence du Conseil est assurée alternativement par
chaque État membre, selon un système de rotation;
 Commision Européenne: instance exécutive, qui représente les intérêts de
l’Union dans son ensemble. Les membres sont désignés par les gouvernements
nationaux.

Il existe d’ autres institutions cruciales comme :


 La Cour de Justice Européenne : veille au respect de la législation
européenne;
 La Cour des Comptes Européenne : contrôle le financement des activités de
l’UE.

Autres Accords et Unions commerciales en Europe:

• Accord de Libre-échange de l’Europe Centrale :

réunissant la Rep.Tchèque,Slovakie, Pologne,Hongrie.

• Plusieurs Accords multilatéraux et bilatéraux de Libre-échange des pays


Scandinaves (Finlande, Norvège, Suède, Suisse)et des pays Baltes (Estonie,
Latvie, Lithuanie).

******************************************************

c. Asie : APEC, ASEAN, Cercle de la Grande Chine.


i. Forum de Coopération Economique Asie-Pacifique ( APEC)(1989)

L’APEC regroupe les pays d’Asie, du Pacifique, de l’ Amérique du Nord et


même un pays de l’Amérique du Sud: Australie, Nouvelle-Zélande,Canada,
Mexico,USA, Chili,Chine,Hong Kong,Japon,Corée du Sud, Nouvelle Guinée,
Taiwan, Indonésie, Malaysie, Péru, Philipines, Russie, Singapour,Thailande,
Brunei et Vietnam.

Les pays membres travaillent ensemble pour une croissance économique


durable en prenant l’engagement pour l’ouverture du commerce,l’ investissement et
des réformes économiques.

L’ ensemble des economies des pays membres de l’APEC represente a elle seule
70% de la croissance economique mondiale et le groupe affiche une performance
superieure au niveau du reste monde meme durant la crise fianciere asiatique de
2000 .

L’APEC fonctionne suivant un style coopératif,c’ est –à-dire en tant que


forum économique et commercial multilatéral.

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 23


ii. Association des Pays du Sud-Est Asiatique (ASEAN)

L’ ASEAN a été cree en 1967 mais est devenu une zone de libre-echange en
2003. Elle regroupe les pays de l’Asie du Sud-Est comme l’Indonesie Malaisie,
Philipines, Singapour,Thailande,Brunei. L’ objectif de l’ASEAN est de promouvoir la
paix, la stabilite et la croissance economique dans la region.

iii. Cercle de la Chine :

La Chine a conclut plusieurs accords d’ intégration moins formels avec des


groupes de pays voisins (HongKong, Taiwan, Mainland etc..) ; chacun de ces accords
prévoit un niveau d’ intégration avec une région ou parties du territoire chinois. Ces
accords d’ intégration sont classés sous le nom de Cercle de la Chine avec plusieurs
niveaux (Chine du sud, Grande Chine..etc.)

iv. Importance de l’Asie dans le commerce mondial :

L’ Asie prend de plus en plus d’ importance dans le commerce mondial pour diverses
raisons :

 La région représente environ 1/5e du volume de transactions du commerce


mondial.
 On a constaté une plus grande accélération du mouvement de libéralisation du
commerce mondial dans cette zone qu’ailleurs dans le monde, à cause de
beaucoup d’innovations et d’initiatives de ces pays comme les zones
économiques speciales, zone de fabrication pour l’exportation etc..
 La multiplication des accords d’ intégration moins formels que les accords
habituels comme dans le cas du Cercle de la Chine.
 L’ apparition de nombreuses zones à l’ intérieur des régions avec une
intensificaion du commerce et une croissance de la circulation de capitaux
comme : les triangles de croissance (ex : régions de la Malaysie, de Singapour,
et de l’ Indonésie), territoires économiques naturels, zone transnationale de
fabrication pour l’exportation.

d. .-Amérique Latine :

MERCOSUR, Pacte Andin, Marche Commun de l’Amérique Centrale, Association


Latino-Américaine d'Intégration (ALADI),G3, CARICOM.

Principaux accords d’ intégration économique en Amérique Latine et Caraibes :

1. Mercosur (1995) :
 Argentie, Brésil, Paraguay, Uruguay.
 Marché commun
 Tarifs extérieurs communs

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 24


2. Association Latino-Américaine d'Intégration (ALADI )(1980):

ALADI fait place à l’Association Amérique Latine de libre-échange créée en 1960.


ALADI vise à regrouper tous les pays de l’ Amérique du Sud.

3. Pacte Andin ou Zone de Libre-Echange Andine (1992):


 Peru, Colombie, Equateur, Bolivie. Venezuela s’ est retiré en 2006.
 Zone de libre-échange
 Pratique des tarifs extérieurs communs.

4. Marché Commun de l’Amerique Centrale/Système d'Intégration de l'Amérique


Centrale (SICA):
 Costa-Rica, Salvador, Nicaragua,Honduras, Guatémala.
 Zone de libre-échange
 Union douanière
 Union monétaire

5. G3: Colombie, Mexique, Venezuela.

6. Communaute Caraibeenne et Marche Commun (CARICOM,1973) :

Objectifs :

 Réaliser des économies d’ échelle dans la production des services


(Education, transport, Santé.etc...) à cause de la petite dimension de ces
pays.
 Devenir un bassin de ressources financières à l’ investissement (diverses
catégories d’ Institutions financières et d’ expertise financière.)
 Coordonner les politiques économiques et plan de développement entre les
différents gouvernements

e. -Afrique et Moyen-Orient :

La région de l’Afrique a un poids moins important dans le commerce mondial et


affiche relativement une lenteur dans la libéralisation du commerce malgré les richesses
économiques venant des ressources naturelles dont disposent cette région. Voici les accords
d’intégration dans cette région :

1. Communaute Economique des Etats de l’ Afrique de l’ Ouest


(1975,1981,1990):
 Créée en 1975, cet accord a progressivement évolué : de l’adoption de la
franchise douanière (1981) au libre-echange(1990)
 Pays de l’Afrique de l’Ouest :Cote-d’ Ivoire, Nigeria, Senegal, Ghana,
Gambie,Mali, Mauritanie etc…

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 25


 Libre-échange actuel pour les produits bruts. Libre-échange en cours
de progression pour produits industriels, coopération industrielle et
agricole.

2. Union Economique et Douanière de Centre-Afrique (1966,1990) :


 Pays du Centre -Afrique : Gabon, Cameroun, Rep. Centr. Afr., Congo etc…
 Adoption des pratiques de libre circulation de capitaux et de coordination
de politiques d’incitations fiscales et développement industriel en 1966.
 Adoption des tarifs extérieurs communs(1990).

3. Zone de Commerce Préférentielle /Etats de Afrique de l’ Est et du Sud


(1979)(avant COMMUNAUTE ECONOMIQUE DE L’ AFRIQUE DE L’OUEST)
 Zimbabwe, Zambie, Angola,Namibie, Rwanda etc…
 Marché commun, coopération économique et commerciale.

4.Conseil de Cooperation du Golfe (1981)

 Pays arabes du Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Koweit, Emirats….)


 Libre-échange pour produits agricoles et industriels (pétrole exclu)

5. UNION DU MAGREB ARABE (1989):


 Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie
 Zone économique du Maghreb

D. Cooperation au niveau du produit ou du secteur d’activité :


Les relations économiques internationales enregistrent l’apparition des accords de
coopération autour des produits. De plus en plus de cartels ou regroupements
rassemblant les pays producteurs d’ un produit qui veulent exercer une influence dans la
determination de l’ offre ou du prix de ce produit ou dans ses fluctuations sur le marché
international et bénéficier d’un meilleur revenu de l’exploitation de leurs ressources. Des
regroupements de producteurs existent dans diverses catégories de produits comme le
cacao, le café, pétrole, le textile et… . L’ OPEP et l’Arrangement pour les Multifibres
sont parmi les organisations ou institutions d’intégration des pays producteurs qui sont
les plus influents dans le commerce et l’ économie mondiale.

1. Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP)

L’ Organisation des Pays Exportateurs de Petrole (OPEP) a été créée en 1960


et compte actuellement 12 membres (fondateurs et adhérents) : Algérie,
Angola, Equateur,Iran, Irak, Koweit, Libye, Arabie Saoudite, Emirats
Arabes Unis, Qatar, Nigeria, Venezuela. L’Indonésie et le Gabon se sont retirés
de l’organisation. L’ OPEP s’est fixé pour objectif de coordonner la politique des

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 26


pays membres afin d’ assurer la stabilité des produits du pétrole sur le marché
mondial, une offre regulière du produit, la garantie des revenus permanents aux
producteurs et des profits raisonables ou équitables pour des investissements
dans le pétrole. Ces pays tentent d’influencer le prix du pétrole brut sur le marché
mondial en limitant l’ offre du pétrole brut . Pour cela l’ OPEP fixe des quotas de
production pour les pays membres. Les membres de l’OPEP contrôlent plus
40% de la production du pétrole brut au niveau mondial et près de 80% des
réserves de pétrole dans le monde.

En prenant l’initiative de se regrouper dans l’OPEP, les pays en voie de


développement sont parvenu à reclamer ou faire admettre l’idée d’ un partage
plus juste des revenus mondiaux de leurs ressources ou richesses à la suite des
crises de pétrole de 1970.

2. L’ Arrangement Multifibre (AMF, 1974-1994) :

L’ Arrangement Multifibre (AMF) est un Accord qui prévoit la baisse des


restrictions quantitatives (ou quotas) sur l’ importation des produits textiles de
manière sélective c’est –à-dire selon le pays d’origine . L’ AMF a été mise en
place dans l’idée de combattre l’envahissement des produits textiles chinois sur
le marché américain qui a créée une menace pour l’industrie locale américaine
des textiles et des vêtements. La production du textile mondiale vient en
grande partie des pays en voie de développement, ce qui représente un moyen
pour ces pays d’ augmenter leur poids et leur pouvoir de négociation dans le
commerce international.

Etant donné que l’AMF était à l’encontre des prinicipes de l’OMC et surtout
des règles du GATT sur la non-discrimintation dans les avantages commerciaux,
il a été remplacé le 1er Janvier 1995 par l'Accord OMC sur les textiles et les
vêtements (ATV). L’ ATV, établit de 1994 à 2004,prévoit une élimination
progressive des quotas sur les importations du textile ou une libéralisation en
augmentant les taux de croissance, une intégration des produits textiles et de l’
habillement dans les règles du GATT et d’ autres « mécanismes de sauvegarde »
pour faire face à la menace posée par les producteurs de textiles sur les
industries du pays d’accueil.

3.Autres Accords d’intergation autour du produit ou d’ un secteur


d’activite :

 Convention sur Commerce du Blé


 Accord International du Sucre
 Accord International du café (1962, 77 membres)
 Accord International du Cacao (1973)

Ces regroupements de nations autour d’ un produit visent à augmenter le


pouvoir de négociation de ces pays producteurs ou exportateurs en influncant le
Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 27
prix sur le marché mondial, à tirer de meilleurs prix ou une meilleure part des
revenus de leurs ressources et à améliorer le poids des pays en voie de
développement dans le commerce mondial. Ces regroupements utilisent des
quotas de production accordés au pays memebres pour limiter l’ offre sur le
marché international.

E. Accords Commerciaux relatifs aux Pays de la Caraibe :

1. Systeme generalise de Preferences (SGP):


 Adoptée à la Conférence de la CNUCED à New Delhi en 1968, le Système de
Préférences Généralisées (SPG) couvre la majeure partie des régimes de
préférence accordés dans le commerce par les pays industrialisés aux pays
sous-développés et moins avancés. L’Australie, le Bélarusse, le Canada, la
Communauté Européenne, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la
Fédération de Russie, Suisse, Turquie et les Etats-Unis d'Amérique ont
chacun leurs propres modèles ou programmes de SGP.
 Le SPG est un système de libre-échange non réciproque, qui abaisse les
barrières tarifaires ou la franchise douanière sur l’entrée des produits
venant des pays les moins avancés parmi les pays en voie de
développement. Ex : les USA accordent des SGP à plus de 129 pays sur
plus de 4.900 produits ; ces pays viennent de l’Afrique, l’Asie et les Caraïbes
en général. Le SGP accorde des baisse de tarifs sur des produits particuliers
qui sont mentionnés dans l’accord.

2. Accord Petro-Caribe (2005):

C’est un accord de coopération énergétique lancée en 2005 entre des pays


de la Caraïbe et le Venezuela. Aujourd’hui cet accord regroupe 18 pays et
inclut aussi des pays d’Amérique Centrale. Cet accord encourage la vente
directe du pétrole et l’appui aux programmes sociaux des pays
participants en différant (retardant) le paiement de la facture de
pétrole. Il prévoit aussi la coordination des politiques énergétiques entre les
gouvernements membres.

Cet accord est lié à d’autres accords de commerce comme le Fonds ALBA
CARIBE, ALBA (2001), PETROAMERICA (2004) ; c’est le fruit de plusieurs
accords précédents come celui de San-Jose (1980) et l’Accord de
Coopération Energétique de Caracas (2000). Les objectifs fixés dans cet
accord :

• l’approvisionnement en pétrole ;

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 28


• le développement de l’offre de gaz ;

• la promotion des énergies alternatives ;

• l’appui aux économies d’énergie.

Pays membres : Antigua & Barbuda, Bahamas, Belize, Cuba, La Dominique,


La Grenade,Guyana, Haïti,Honduras, Jamaique, Nicaragua, Rep.
Dominicaine, Salvador St-kitt &Nevis, St-Vincent&Grenadines, Ste-Lucie,
Suriname, Venezuela.

3. Initiative du Bassin des Caraibes (CBI) : (1983-2020) -17 PAYS

Le CBI est un élément essentiel dans les relations économiques des USA
avec les pays de l’Amérique Centrale et les Caraïbes.

Le CBI vise à faciliter le développement économique et la diversification des


exportations de l’économie des pays dans la zone du Bassin des Caraïbes. Le
CBI comprend deux composantes :

• La Loi sur le Partenariat commercial entre Etats –Unis et Bassin des


Caraïbes (CBTPA, 2000) .

 La Loi pour la Reconstruction Economique du Bassin des Caraïbes


(CBERA, 1983)

Elle concerne 17 pays des Caraïbes


Elle accorde la franchise douanière à l’entrée aux USA sur la majeure
partie des produits venant de pays de la Caraïbe. Cependant elle ne
concerne pas tous les produits et il faut vérifier la liste des produits
agréés.

4. Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA)

Pays membres : Venezuela, Antigua, Equateur, Nicaragua, St-Vincent &


Grenadines, Rép. Dom., Honduras, Bolivie, Cuba, St-Lucie.

C’est un accord de coopération économique et de solidarité entre nations


qui contient aussi des accords de commerce importants pour les pays
membres et ceux de la Caraïbe d’ une manière générale :

– Traité de Commerce des Peuples ou d'ALBA-TCP

– PetroCaribe (avantages sur le commerce du pétrole).

Il prévoit aussi l’adoption d’une monnaie commune dans l’avenir avec le


SUCRE :

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 29


– Système Unitaire de Compensation Régionale de
Paiements(SUCRE) .

L’ALBA s’oriente vers une union économique ou politique.

5. Association des États de la Caraïbe (AEC)(1994):

L’ensemble des pays de l’AEC représente un marché de 237 millions de


personnes équivalent à un PIB de 500 milliard EU un volume de commerce
de 180 milliards EU.

L’AEC est composée de l’ensemble des états de la Caraïbe, l’Amérique


Centrale et l’ Amérique du Sud qui partage la mer des Caraïbes et
inclut la France, la Hollande pour les territoires dans la Caraïbe . Les
membres travaillent vers la convergence de politiques commerciales dans le
domaine du transport, du tourisme et du commerce

Pays membres : 28 états: 25 membres et 7 associés, plusieurs observateurs


comme le Brésil etc.…

Objectifs :

• Effectuer processus régional de coopération et d'intégration

• Protéger l'intégrité environnementale de la mer des Caraïbes

• Assurer le développement durable de la Grande Caraïbe.

6. Système Économique Latino-Américain et des Caraïbes (SELA)


(1975)

Pays membres : 28 pays venant de l’Amérique du Sud surtout


incluant des états des Caraïbes

Objectifs :

a. Promouvoir la Coopération économique

b. Promouvoir l’intégration

7. Accords ACP et Union Europeenne (UE):

Les accords entre les Pays ACP (79 pays) et l’UE comprennent deux
catégories d’intégration: les anciens accords de Lomé et les nouveaux
accords APE en cours de négociations accompagnés des accords de
transition de Cotonou.
Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 30
• Accord de Partenariat Economique (APE): en cours
• Accord de Cotonou (crée en 2000,modifié en 2003 et2005):

 libre-échange réciproque

 77 pays, (Cuba exclu)

 En transition vers l’APE

• Convention de Lomé(créé1975 modifié en 1995)-

• 7Opays

• libre-échange non réciproque. (SGP)


• Produits admis : Banane, sucre, rhum, viande
bovine
• Appui financier au commerce: programmes de
STABEX & SYSMIN

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 31


IV. LA FINANCE DANS LE COMMERCE INTERNATIONAL

A. Les methodes de paiement en commerce international :

Il y a bon nombre de formes de paiement dans le commerce international, allant des avances de
fonds, à la lettre de credit (L/C), l’encaissement documentaire,aux conditions de compte
Open(compte ouvert/compte libre)

1. Avances de Fonds :

L’ avance de fonds confere à l’exportateur la plus grande protection parce que le paiement est
reçu ou bien avant l’expedition ou à l’arrivée des biens.

2. La lettre de credit (L/C)/credit documentaire :

La lettre de credit (L/C) est une lettre adressée au vendeur , écrite et signée par une banque
agissant au nom de l’acheteur. Dans la lettre la banque promet d’honorer les bons tirés sur
elle-meme si le vendeur se conforme aux conditions pecifiques etablis ci-devant dans le L /C. Il
y a plusieurs type de L/C, revocable ou irrevocable, confirmé ou non confirmé. Dans les
transaction de L/C commerciale, les banques traitent sur la base de documents et non sur la
base des marchnadises.La plupart des L/C en relation avec les transactions commerciales sont
documentaires, c’est-à-dire, l’exportateur doit soumettre, en meme temps que le bon, toute
facture necessaire et autres documents tels que le bordereau de douane, le certficat
d’inspection des produits, la liste de la cargaison, le certificat d’origine(d’où le nom de
credit documentaire).

La methode L/C est particulierement souhaitable pour l’exportateur parce qu’elle elimine le
risque de credit, reduit l’incertitude et facilite le financement, tandis qu’elle verifie pour
l’exportateur la qualité et le volume d’une opération d’achat.

3. L’ Encaisement documentaire/Remise documentaire :

L’ Encaisement documentaire est un méchanisme de paiement qui permet aux exportateurs


de retenir la propriete des biens jusqu’à ce qu’ils recoivent le paiement ou sont assurés de
manière raisonnable de le recevoir. Dans l’ Encaisement documentaire la banque agissant
en tant qu’agent de l’exportateur, contrôle la durée et la succession d’echange de biens ou de
produits contre une valeur en gardant les documents de titre jusqu’à ce que l’importateur ou
bien paie ou bien accepte l’obligation de payer.

4. Compte Open(Compte ouvert/compte libre) :

La vente sous les conditions de « compte Open » implique l’expedition des marchandises
d’abord et la facturation de l’importateur plus tard. Un arrangement sur des conditions de
credit est etabli entre l’importateur et l’exportateur, mais l’exportateur a une faible preuve de
l’obligation de l’importateur de payer un certain montant à une date sûre.

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 32


.

B. Le Financement du Commerce International :

Il y a plusieurs moyens d’acquisition d’un financement. Pour les petits exportateurs, l’affacturage,
dans lequel une compagnie de financement avance des fonds pour des transactions en recevant des
commissions, est un bon choix. Le capital peut etre aussi acquis à partir des source publiques ou de
l’Etat, qui offre beaucoup de ces memes services que les banques privées mais dans ce cas ces
services sont specialement dediés à aider les commerçants de leurs pays.

 Le financement des banques privees :


Le financement des banques commerciales pour les activites de commerce international
comprennent : les garanties bancaires, les lignes de credit bancaire et le credit à l’acheteur.

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 33


V. LES ASPECTS JURIDIQUES DU COMMERCE INTERNATIONAL-

A. Aspects légaux d’une transaction internationale :

En réalisant une transaction internationale, il est important de veiller à ce que certains points
importants soient pris en compte du point de vue légal durant les étapes d’exécution . Voici
quelques éléments nécessaires :

a. Mettre en place un contrat : Un contrat est nécessaire pour fixer les obligations de chaque
partie, pour avoir la garantie que l’autre partie (acheteur ou vendeur) respectera ses
engagements et ses promesses et pour disposer d’ un moyen de recours en cas de non-
respect des obligations. Le contrat indiquera les conditions de vente et peut contenir
plusieurs composantes ou sous-contrats comme un contrat de vente dans lequel le vendeur
s’engage à fournir la marchandise suivant les critères établis et les conditions de paiement
qui ont été conclus.

b. Etre bien informé des règles de commerce dans le pays visé ou pays d’acceuil: Vous
devez chercher à savoir les règles sur l’entrée et sur la vente des produits en général et sur
la vente des produits étrangers en particulier dans le pays d’acceuil : les lois qui
s’appliquent au produit concerné comme les avantages ou les préférences accordés sur le
produit ou les documents requis ; les droits et moyens de recours en cas de conflit.

c. Prévoir la juridiction et mode de résolution des conflits : Il faut prévoir les modes de
résolution des problèmes (par conciliation, médiation ou recours devant un tribunal),
l’instance ou le tribunal de recours en cas de conflits ou de différends(quel système de
droit , de quel pays?).

d. Connaitre les règles de douane : Non seulement pour l’entrée dans le pays d’acceuil mais
aussi pour la sortie des produits du pays d’origine. Même le passage d’un produit à la
douane du pays d’origine est soumis à certaines règles et nécessite la présentation de
certains documents dans le cadre du contrôle des exportations (ex. : certains produits ne
sont pas autorisés à sortir d’un pays ou sont autorisés suivant certaines conditions)

B. Problèmes courants au niveau juridique et légal :

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 34


Voici une liste de problèmes couramment rencontrés au niveau juridique et légal dans la pratique
du commerce international, auxquels il faut faire attention :

a. Juridiction :

La juridiction est l’instance ou le tribunal devant lequel un recours ou une plainte peut être
deposée pour résoudre un différend (conflit) et qui est considèrée légalement compétent ou
ayant le droit de trancher ou de prendre une décision de justice. Pour des questions
internationales parfois, les instances ou tribunaux nationaux ne sont parfois pas
compétents pour trancher ou selon les lois en vigueur ; ou selon le cas il faut savoir si le
cas doit être traité dans le pays d’origine (ex : cas des lois sur la corruption des entreprises
américaines) ou dans le pays d’accueil de l’entreprise ou devant une instance régionale
(c’est-à-dire indépendant et plus élevé que l’instance du pays) ou devant un instance
internationale.

De plus certaines instances internationales meme si elles condamnent une action ou


prononcent un jugement, parfois elle n’ont pas les moyens coercitives ou contraignantes
pour faire exécuter ces décisions de justice comme si c’était dans le cas au niveau national
(avec la Police appuyant la Justice).

b. Application de la règle d’origine

Selon la règle d’origine on doit préciser le pays d’origine du produit pour l’application des
tarifs. Cependant la détermination du pays d’origine est fixée par les lois du pays d’acceuil
qui établissent le pourcentage des étapes de fabrication requis dans le pays dit
d’origine(50%,75% etc…). Parfois cela pose des problèmes pour determiner le pays d’origine.

c. Lois sur les brevets et les marques de commerce :

Pour chaque invention ou innovation ou la marque de commerce (ou le nom commercial de


l’entreprise), l’entreprise a le droit de réclamer le droit de propriété sur cette réalisation qui
lui confère l’exclusivité de son utilisation. Cependant chaque pays a des lois différents sur ce
cas et parfois dans certains pays c’est le premiere personne ou entreprise qui a fait la
déclaration (pas nécessairement l’inventeur) qui bénéficie du droit de propriété.

d. Lois sur le marketing, la distribution et la publicité dans le pays d’acceuil :

La publicité sur les produits est assujettie à certaines règles qui varient selon le pays.
Certaines pratiques dans la publicité sont interdits dans certains pays. EX : Certains états
aux USA contrôlent ou interdisent l’entrée des boissons acooliques ; d’autres pays
interdisent certaines informations dans les messages publicitaires par exemples des
attaques contre les compétiteurs.

e. Lois sur la concurrence :

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 35


Certains pays ont des lois-antitrust c’est –à-dire pour combattre le monopole ou l’acquisition
de de la propriété d’ un grand nombre d’entreprises dans un secteur par un seul
investisseur( ex. : cas des USA avec Microsoft.)

f. Traités :

Les traités qui sont des accords entre un groupe de pays dans le monde doit être approuvé
par les législateurs du pays. Sinon le traité n’est pas applicable dans la pratique aux
problèmes commerciaux dans ce pays même si ces accords font l’objet d’un grand écho au
niveau international ou a été signé par les responsables du gouvernement du pays
(président, premier ministre, ministre etc..).

C. Les Conditions de vente ou INCOTERMS : la logistique dans l’aspect légal

Les conditions de vente , ou conditions de prix, connues généralement sous le nom de INCOTERMS
établissent les responsabilités et les obligations du vendeur et de l’acheteur à propos des couts et
des risques concernant:
 � la manutention : embarquement et débarquement des marchandises aux ports de
départ et de
destination
 � le transport :
 � les formalités de douane : à l'importation et à l'exportation;
 � l’Assurance : pendant le transport;
 � les autres frais et opérations : emballages nécessaires au transport associés :

Il s’ agit de déterminer laquelle des parties est responsable de payer les couts, d’ effectuer chaque
opération, et d’assumer les risques associés à chacune des étapes.

1. Incorterms courants :
a. FAS - Free Along side Ship (Franco le long du navire ... lieu de livraison convenu) :

Vendeur : livraison sur le quai , formalités de douane à l’exportation(sortie)

Acheteur : Embarquement,Transport, Débarquement, formalités de douane à l’ importation


(entrée).

Le venduer est responsable de la marchnadise jusqu’à la livraison au quai .L’acheteur est


responsable de la marchnadise et de tous les frais depuis l’embarquement au port de départ
jusqu’au port de destination .

b. FOB - Free On Board (Franco à bord … port de chargement)

Vendeur : formalités de douane à l’exportation(sortie), Embarquement (facultatif)

Acheteur : Embarquement (facultatif),Transport, Débarquement, formalités de douane à l’


importation
(entrée).

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 36


Le venduer est responsable de la marchnadise jusqu’à la livraison sur le navire et formalités de
douane à l’exportation (sortie). L’acheteur est responsable de la marchandise du port de départ
jusqu’au port de destination. Les deux parties peuvent s’entendre pour assurer
l’embarquement.

c. C&F (ou CFR )– Cost and Freight (Coût et fret ... port de destination convenu)

Vendeur : formalités de douane à l’exportation(sortie), Embarquement , Cout du Transport,


Cout de Debarquement(facultatif)

Acheteur : cout de débarquement (facultatif), Assurance, risques Débarquement, risque de


transport, formalites de douane a l’ importation (entree).

Le vendeur est responsable des frais d’embarquement , de transport et les formalités de douane
à l’exportation(sortie) mais assume les risques jusqu’à la livraison au bord du navire et
l’acheteur est responsable de l’assurance et des risques du port de départ jusqu’au port de
destination. Les deux parties peuvent s’entendre pour assurer les risques d’embarquement et
les couts de débarquement.

d. CIF – Cost , Insurance and Freight (Coût + assurance + frais … port de destination )

Vendeur : formalités de douane à l’exportation(sortie), Embarquement , Cout du Transport,


Cout de Débarquement(facultatif), Assurance.

Acheteur : cout de débarquement (facultatif), risques Débarquement, risque de transport,


formalités de douane à l’ importation (entrée).

CIF confère les mêmes responsabilités au vendeur que dans le cas de C&F et ajoute
l’assurance.

e. EXW= Ex Works (Lieu de livraison convenu…)

Vendeur : livraison à la porte

Acheteur : Embarquement,Transport, formalités de douane à l’exportation(sortie),


Débarquement, formalités de douane à l’ importation (entrée).

L’acheteuur est responsable de la marchnadise et de tous les frais depuis l’acheminement au


port de départ jusqu’au port de destination .

f. FCA - Free Carrier (Franco transporteur... lieu de livraison convenu)

Vendeur : livraison à la porte, formalités de douane à l’exportation(sortie)

Acheteur : Embarquement,Transport, Débarquement, formalités de douane à l’ importation


(entrée).

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 37


L’acheteur est responsable de la marchandise et de tous les frais depuis l’acheminement au
port de départ jusqu’au port de destination sauf des formalités de douane à l’exportation
(sortie).

g. CPT – Carriage Paid to (Transport payé ... lieu de destination convenu) :

Vendeur : formalités de douane à l’exportation(sortie), cout d’Embarquement , Cout du


Transport, Cout de Débarquement (facultatif), risque d’embarquement (facultatif).

Acheteur : risque d’embarquement (facultatif), cout de débarquement (facultatif), risques de


débarquement, risques de transport, Assurance, formalités de douane à l’ importation
(entrée).

Le vendeur est responsable des frais d’embarquement , de transport et les formalités de douane
à l’exportation(sortie) jusqu’à la livraison au bord du navire.L ’acheteur est responsable de
l’assurance et assume tous les risques du port de départ jusqu’au port de destination. Les
deux parties peuvent s’entendre pour assurer les risques d’embarquement et les couts de
débarquement.

h. CIP – Carriage and Insurance Paid to (Coût et assurance ... lieu destination)

Vendeur : formalités de douane à l’exportation(sortie), Cout d’Embarquement , Cout du


Transport,Cout de l’assurance, Cout de Debarquement (facultatif), risque de
d’embarquement (facultatif).

Acheteur : risque de d’embarquement(facultatif), cout de débarquement (facultatif), risques de


débarquement, risques de transport, formalités de douane à l’ importation (entrée).

Le vendeur est responsable des frais d’embarquement , du transport et de l’assurance et les


formalités de douane à l’exportation (sortie) .L ’acheteur assume les responsabilités et les
risques de transport du port de départ jusqu’au port de destination. Les deux parties peuvent
s’entendre pour assurer les risques d’embarquement et les couts de débarquement

i. DES=Delivered Ex Ship :(livraison a bord du navire..du port de destination)

Vendeur : Embarquement,Transport, formalités de douane à l’exportation(sortie),

Acheteur :Débarquement, formalités de douane à l’ importation (entrée)

Le vendeur est responsable de la marchnadise et des de tous les frais jusqu’au port de
destination ou il sera livré avant débarquement et passage en douane. L’acheteur est
responsable des étapes suivantes. Les parties peuvent s’entendent sur l’assurance .

j. DEQ=Delivered Ex Quay (livraison sur lequai…du port de destination)

Vendeur : Embarquement,Transport, formalités de douane à


l’exportation(sortie),Débarquement.

Acheteur : Formalités de douane à l’ importation (entrée)


Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 38
Le vendeur est responsable de la marchandise et de tous les frais jusqu’au port de destination
apres débarquement où il sera livré avant de passer en douane. L’acheteur est responsable des
étapes suivantes. Les parties peuvent s’entendent sur l’assurance.

k. DDU=Delivered Duty Unpaid (Livraison frais non payés ... port de destination)

Vendeur : Embarquement,Transport, formalités de douane à l’exportation(sortie),


Debarquement.

Acheteur : Formalités de douane à l’ importation (entrée)

Le vendeur est responsable de la marchandise et de de tous les frais jusqu’à la livraison à


l’endroit convenu dans le pays de destination après débarquement et avant passage en douane.
L’acheteur est responsable uniquement du paiement des frais de douane et des risques associés
durant le passage en douane. Les parties peuvent s’entendent sur l’assurance.

2. Classification :

Certains INCOTERMS déchargent l’acheteur des obligations et des risques jusqu’ à la livraison
à l’arrivée : DES, DEQ,DDU. Les obligations reviennent beaucoup plus au vendeur.

D’autres INCOTERMS imposent moins de responsabilités , de couts et de risques au vendeur


concernant le transport dans le pays de destination : EXW - FCA - FAS - FOB – C&F- CIF - CPT
– CIP. Les obligations reviennent beaucoup plus à l’acheteur.

Embarqu. Douane/ Ct Risque Débarque. Douane/ assurance remarques


transport
sortie transport entrée

FAS ACHETEUR VENDEUR ACHETEUR ACHETEUR ACHETEUR ACHETEUR ACHETEUR quai

FOB ACHETEUR A PARTAGER ACHETEUR ACHETEUR ACHETEUR ACHETEUR ACHETEUR A bord du navire

FCA CHETEUR VENDEUR ACHETEUR ACHETEUR ACHETEUR CHETEUR CHETEUR

CIF VENDEUR VENDEUR VENDEU A PARTAGER ACHETEUR A PARTAGER VENDEUR

C&F(CRF) VENDEUR VENDEUR VENDEUR A PARTAGER ACHETEUR ACHETEUR A PARTAGER

CPT VENDEUR VENDEUR VENDEUR ACHETEU A PARTAGER VENDEUR VENDEUR

CIP VENDEUR VENDEUR VENDEUR ACHETEUR ACHETEUR ACHETEUR VENDEUR

DES VENDEUR VENDEUR VENDEUR VENDEUR ACHETEUR ACHETEUR A PARTAGER A bord du navire

DEQ VENDEUR VENDEUR VENDEUR VENDEUR VENDEUR ACHETEUR A PARTAGER quai

DDU VENDEUR R VENDEUR VENDEUR VENDEUR VENDEUR ACHETEUR A PARTAGER Livraison a


l’interieur du pays

DDP VENDEUR VENDEUR VENDEUR VENDEUR VENDEUR VENDEUR A PARTAGER Livraison a l’interieur
du pays

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 39


VI. SITUATION GENERALE D’HAITI DANS LE COMMERCE INTERNATIONAL :

2. Generalites

La situation d’Haïti dans le commerce international présente les caractéristiques suivantes :

Les exportations haïtiennes sont destinées généralement vers les USA (70%), la République
Dominicaine (9%), le Canada (3%). En 2009 les exportations d’Haïti étaient évaluées environ à 524 $
millions de dollars américains.

Les importations viennent en général de ces pays : USA (30%), La République Dominicaine (23,3%),
Antilles Néerlandaises (10,6%), Chine (4,5%).

En 2010 les exportations haïtiennes représentaient 9,8% du PIB et les importations 66,5% du PIB

La balance commerciale de Haïti est déficitaire.

Principaux produits d’exportation d’Haïti : les vêtements, l’huile, le cacao, café, mangues.

Principaux produits d’importations d’Haiti : produits manufacturés, équipements de


machinerie et de transport, essence, matières premières. Cependant, il faut noter que Haiti
importe aussi en proveance des USA des denrées de base comme le blé et le riz et des produits
alimentaire.

3. Procedures à l’importation et à l’exportation en Haiti :


Pour effectuer des opérations d’exportations ou d’importations voici les étapes par lequelles il faut
passer :

a. Procédures à l’exportation :
 La préparation de documents
 Passage en douane et contrôle technique
 Ports et manutention au terminal
 Transports terrestres et manutention

Ces étapes peuvent durer jusqu’à plus de 33 jours

b. Procédures à l'importation :
• La préparation de documents
• Le dédouanement et le contrôle technique
• Ports et manutention au terminal
• Transports terrestres et manutention

Ces étapes peuvent durer jusqu’à plus de 31 jours

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 40


4. Documents pour l’importation et l’exportation :
Voici les documents nécessaires à présenter durant les procédures d’exportation et
d’importation en Haïti :

a. Les documents pour l’exportation :


•Connaissement : (bill of lading ")
titre qui est remis par le transporteur maritime au chargeur (celui qui a procédé à
l’embarquement du produit) dans lequel le responsable du navire prend
connaissance des marchandises que son navire va transporter. Pendant que les
marchandises sont en cours de voyage, d'une part, le vendeur peut transférer la
propriété à des acquéreurs (ou acheteurs) ce qui permet, d'autre part, à ces derniers,
de les remettre virtuellement à un banquier pour constituer un gage destiné à garantir
le remboursement du crédit qui leur a été consenti pour en faire l'acquisition.
•Ordre de livraison du Cargo ou chargement (Compagnie de Cargo) :une permission
ou autorisation écrite de transmettre les produits au responsable d’entrepôt ou
transporteur sous présentation des documents comme le connaissement ou un reçus
d’entrepôt.
•Certificat d'origine : document délivré par une autorité pour certifier la
provenance d’un produit
•La facture commerciale : la facture contenant le cout et la quantité (ou volume) du
produit délivré a l’acheteur.
•Déclaration d'exportation des douanes : formulaire rempli de la déclaration
sur la description du produit faite aux douanes du pays d’origine.
•Licence d'exportation : document du Ministère du Commerce autorisant
l’exportation d’un produit déterminé.
•Attestation fiscale – Quittus : reçu de la DGI pour le paiement d’impôts sur le
revenu de la DGI certifie qu’il n’y a aucune dette fiscale n’est en cours.
•Norme technique / certificat sanitaire : selon le produit un document venant des
autorités de la Sante Publique ou des autorités appropries certifiant que ce produit
satisfait les normes techniques requises.

b. Les documents pour l'importation :


• Connaissement
• Ordre de livraison du Cargo ou chargement
• Certificat d'origine
• La facture commerciale :
la facture contenant le cout et la quantité (ou volume) du produit délivré par le
vendeur.
• Déclaration d'importation des douanes :
formulaire rempli de la déclaration sur la description du produit faite aux
douanes du pays d’accueil
 Licence d'importation (DPI) : document du Ministère du Commerce autorisant
l’importation du produit ou les importations en général
• Rapport d'inspection (SGS)
• Attestation fiscale
• Norme technique / certificat sanitaire
• Reçus de manutention au terminal

Introduction au commerce international/UNOGA/Emmanuel Jean-Mary/Janvier-Fevrier 2015 Page 41


Référence :

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Le Groupe de la Banque Mondiale (2014).Doing Business. Commerce Frontalier en Haiti, par


Banque Mondiale et SFI. Disponible au :
http://francais.doingbusiness.org/data/exploreeconomies/haiti?topic=dealing-with-construction-
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CNUCED (2012). Diponible au : www.unctad.org

IHSI (2007). Insititut Haitien de Statistique et d’Informatique.Diponible au :www.ihsi.ht

Ministère du Commerce et de l’Industrie(2012). Disponible au : http://www.mci.gouv.ht/

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http://www.mefhaiti.gouv.ht

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