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Université Paris-Sud, année 2016/2017

L2, Maths 256 (D. Harari-V. Banica-F. Guénard-M. Ingremeau)

Corrigé de l’examen de deuxième session du 20 juin 2017.


Exercice 1.
a) Par intégration par parties, on obtient
Z x
F (x) = [t sin t]x0 − sin t dt = x sin x + [cos t]x0 ,
0

soit F (x) = x sin x + cos x − 1 (il y a eu beaucoup d’erreurs de signe dans


cette question).
b) On observe que F (x) n’a pas de limite quand x tend vers +∞. En
effet, si x est de la forme 2nπ avec n ∈ N∗ , alors F (2nπ) = 0 mais si x est de
la forme (2n + 1)π (toujours avec n ∈ N∗ ), alors F ((2n + 1)π) = −2. Ainsi,
l’intégrale est divergente.
c) On montre que l’intégrale est absolument convergente, donc conver-
gente : en effet on a
cos t 1
| 3/2 | ≤ 3/2 ,
t t
R +∞ 1
et on a vu en cours que 1 t3/2 dt est convergente, d’où le résultat par
comparaison. Attention, si on oublie la valeur absolue dans la majoration, le
raisonnement n’est pas bon.
t
d) Si on essaie de majorer | sin 1
| par t1/2 , on ne peut pas conclure car
R +∞ dt t1/2
1 t1/2
diverge (noter quand même que cela ne prouve pas que l’intégrale
n’est pas absolument convergente, majorer par quelque chose de divergent ne
démontre rien !). Il est donc mieux de commencer par une intégration par
parties : pour x > 1, on a
Z Z
x sin t − cos t x cos t
dt = [ 1/2 ]x1 + dt.
1 t1/2 t 1 −2t3/2
D’après c), le deuxième terme converge bien quand x tend vers +∞. Quant
au premier terme, il vaut
− cos x
+ cos 1,
x1/2
qui tend vers cos 1 quand x tend vers +∞. Finalement, l’intégrale est con-
vergente (mais on ne peut pas dire facilement si elle est ou non absolument
convergente).

Exercice 2.

1
a) Comme on l’a vu en cours, l’hypothèse que f est impaire donne que
a0 (f ) = 0.
b) De même, cette hypothèse implique aussi que an (f ) = 0 si n ∈ N∗ .
Attention, rappelons que la réciproque est fausse, il se peut que tous les an (f )
soient nuls sans que f soit impaire.
c) Non, g ne reste pas impaire; en effet une fonction impaire f vérifie
f (0) = −f (0) donc f (0) = 0. Or g(0) = 1 + f (0) = 1.

d) Par définition de g, on a an (g)R = an (f )+ π1 −π cos(nt) dt pour n > 0, et
1 π
pour n = 0 on a a0 (g) = a0 (f ) + 2π −π 1 dt Comme vu en cours, la deuxième
intégrale vaut 0 sauf dans le cas n = 0 où elle vaut 1. On en déduit que
an (g) = 0 si n > 0 et a0 (g) = 1.
e) Le d) s’applique à h car la fonction t 7→ sin t est impaire et 2π
périodique. Ainsi an (h) = 0 si n > 0 et a0 (h) = 1.
f) On a
Z Z
1 π 1 π
bn (h) = sin(nt) dt + sin t sin(nt) dt.
π −π π −π

On a vu que la première intégrale est nulle. On calcule


Z π 1Z π
sin t sin(nt) dt = cos((n − 1)t) − cos((n + 1)t) dt.
−π 2 −π
Or, on sait aussi que si n > 1, on a
Z π Z π
cos((n − 1)t) dt = cos((n + 1)t) dt = 0.
−π −π

Ainsi bn (h) = 0 si n > 1. Pour n = 1, on obtient


Z π
sin t sin(nt) dt = π.
−π

Ainsi b1 (h) = 1.

Exercice 3 : Séries entières (5 points).


a) D’après la formule d’une série géométrique, on a
X
+∞ X
+∞
f (x) = (−x2 )n = (−1)n x2n .
n=0 n=0

Ainsi an = 0 si n est impair et an = (−1)n/2 si n est pair. Attention, les


coefficients an ne doivent pas dépendre de x (il y a eu plusieurs réponses
fantaisistes à cette question).

2
1
b) On sait que la fonction arctan est la primitive de x 7→ 1+x 2 qui s’annule

en 0. En intégrant terme à terme la série entière, on obtient

X
+∞
x2n+1
arctan x = (−1)n .
n=0 2n + 1

Noter qu’il est important d’utiliser que arctan 0 = 0, sinon il faudrait rajouter
une constante quand on prend la primitive.
P n
c) On peut prendre par exemple +∞ n=0 n!z , le critère de d’Alembert mon-
trant que le rayon de convergence est 0.

Exercice 4 : Transformée de Fourier (4 points).



√ a) Comme√ u(x) = 2πG(x) (où G est la gaussienne), on a û(k) =
2π Ĝ(k) = 2πG(k) = u(k).
b) On a vu en cours que ĝ(k) = e−iak fˆ(k) (beaucoup d’erreurs ici avec
oubli de a dans la formule ou des erreurs de signe).
2
c) D’après b) avec a = −1, on a ĥ(k) = eik û(k) = eik u(k) = eik−k /2 .