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r-

I •

,
MUSEES ROYAUX DU CIN -" U ANTENA IR E

CATALOGUE DES
SCULPTURES ET INSCRIPTIONS AN TI U ES
(MON U M ENTS LA PI DAI RES)

BRUXELLES 1913
, .


&


DES MUSEES ROYAUX D U CIN UANTENAIRE

PAR RANZ NT, CO l SER ATEUR

DE X I Èl\IE ÉD ITIO~ REF ND E


~A'\rNJV~
fi i"\V C[i l''U~:O
llkYb.


VROMANT Co, IMPRIMEURS-EDITEURS
3 , RUE DE L CH PELLE, BRUXELLES. 1913
.
DU MEME AUTEUR:

Text s et monuments figurés relatifs aux mystères de Mit.hra.


D ux y lum in-4°, av c 509 figure dan le text 9 planches en hélio-
J

t'pi t une carte. Bru.x lIe ,Lam rtir, I90o.


Les mystères de Mithra. Troi ieme édition, r vu et annotée, avec
28 figure et un e carte. Bruxelle , Lamertin , I 9I3.
Les Religions orientales dans le paganisme romain. Deuxième édi-
tion, re ue. P ari , Leroux, I909 .
Astrology and religion among the Greeks and Romans. New-York
et Londre , P utnam, 1912.
Recherch es sur le manichéisme. 1. L a Cosmogonie manichéenne.
II. Fragment d'une homélie de Sévère d'Antioche (en collaboration avec
jI. A. E.ugener). Bruxelle , Lamertin, I908-I9I2 .

Catalogus codicum astrologorum graecorum. Onze volume ' parus


en collaboration: Codices Florentini. Codd. Veneti. - Codd . ~U edio-
lanense . Codd. ltalici. Codd. Romani (3 vol. ). - Codd. Vindobo-
nenses. Codd . Germal1ici. Codd. P arisini (2 vol.). Bruxelle ,
Lamerti , I 898-I9I 2.

Studia Pontica. II. Voyage d'exploration dan s le Pont et la Petite
Arménie (en collaboration avec Eugène Cumo nt). Br uxelle , Lamertin ,
I9 0 3·
III. Recueil de inscriptions du P ont et de l'Arménie (en collabo-
rati on av c 1\1l\I. And r 'on t Gr

. ,

••


, ,
DE LA PREMIERE EDITION .

Le Mu ée du Cinquantenaire, qui po ède de érie importantes


de vases et de bronzes antiques, e t relativement pauvre en monu-
m ents lapidaire de la même époque. Le 01 de la Belgique actuelle
n'a livré aux fouilleur que peu de culptures et d 'in cription ro-
maines, et la majeure partie de celles-ci est demeurée dans le
provinces où elle ont ét é mise au jour. D'autre part, l'Etai n'a
jamais cherché à e former une collection de marbre anciens par
de acqui ition à l'étranger. Un nombre re treint de morceaux dé-
couverts dans notre pay ou dans le région limitrophe, quelques
autres dont des ha ard heureux ont rendu le Gouvernement pro-
priétaire, compo ent, ju qu'a présent, tout l'avoir du Musée royal de
Bruxelles.
Parmi ce monum nt ,n uf épitaphe [nOS 15 2 - 160], dont quatre ont
certainement et le autre probablement originaire de Rome, se trou-
vaient, dè le début du XVIIIe iecle, au collège de Jésuites de Bru-
xelle où le philologue hollandai Gi bert uperus (Cuypers, 1644-
I716), député à l'arn1ée de Marlborough, les copia en 1706 en même

temp que quatre autre, aujourd'hui perdu 1. Lors de la suppression


de la Compagni de J'su (1775), elles fur nt confisquées par l'Etat.
Con ervée d'abord dan J'ancien palais des gouverneurs généraux

r. Cf. SCHUERMANS, Bull. comm. art et arch., t. VIII, 1869, pp. 295 et suiv . Le
manuscrit de Cupérus est conservé à L a Haye (Fonds Cuper., SupPl., pp. 4 6b , 47 a ,
49a). L'une des inscriptions p erdu es était fausse (SCHUERMANS, p. 307, nO 145;
cf. CIL, VI, 29647) .


v
*
(Bibli th 'qu actuell ). 11 fur nt tran p rté , n l 47, au l\Iu 'e
d' ~ n t i ui t', I r ' la p rt de H al 1.
inq culp tur i t' r nt [nOS 169-71, 173-4] ont fait partie du
bin t <lu l ba r n uill ume d ra i r forma à Liége, dan la
pr n1i 'r n1 iti' du XYIII e i ' l 2, t 11 on t ét é d écrites par lui dans
l atal u d an t iquit' _ 3. A a m ort (1750), elle re tèrent
n p i n d 'un bran h d a mille ' t ablie a Mae tricht 4 ,
t fur n t acqui p r l l\Iu ée, d 'un de m mbre de celle-ci, n
l -1.

ix in cripti n , dont deux ont nlalheur us m ent fausses [nOS 195,


19 -200 206, 207], et une urn cinéraire [nO 20rJ proviennent de la
011 ction que le c mte de R enesse-Breidbach r éunit à Coblence,
au commencem ent du XI Xe iècle. Après le décès de cet amateur, elle
furent transportée à Anver , vendues aux nchères en 1836 et di -
per ée 5. Elle ont ét é, plu t a rd, acqui par l'État pour la plupa rt
ayec la collection H ageman , en 1861 [nOS 198-201, 207 ; cf. nO , 94
et ui .].
L autre m onument dont nous n ou occuperon , sauf deux qui
e trou aient à Bruxelle dè le XVIII e iècle [n0 3 178, 193] et troi
qui ont ét é exhumé dan des fouilles entrepris aux frai du Gouver-
nement [nOS 175-6, 181], sont entrés au Mu ée, depui sa création , par
voie d 'achaL ou de don particulier. Il faut not er surtout les troi

1. Cf. CHUERMANS, loc . cit. , p p . 312 et suiv . L 'histoire de ces m a rbres, entre les
a.nnées l 775 et 1 39, et la d isparit ion d e certa ins d 'en t r e eux n e son t p as entièr em ent
éclaircies; cf. L. PARIS, Annales de la ociété d'archéologie de Bruxelles, t . X I (l900),
p p . l-22 .
2. Cf. sur cette collection, CH ERMANS, B ull . comm . art et arch ., t . X, l 87 l , p. 449 .

3. eries numismatum antiquorum, etc., quae congessit Guil. baron DE CRASSIER,


l 72l, Liége, 360 pp . et lO pp. d'Additamenta . Nou a on s trouvé d'utiles r ensei-
gnements dans la Cor1 espondance de Bernard de j'vi ontjaucon avec le baron G. de Cras-
1

sier, publiée par lys e CAPITAl lE en l 855 et clan s ses L ettres inédites, qu 'a fait con-
naître 1. HALKIN, en l 897 .
4. Le voyageur Feller les signale à Maestrich t en l 773; cf. 1. CAPITAINE, loc . cit. ,
p . 7, nO 2 : On voit dans une autre place des autels, des jragments de colonnes et d'autres
monuments.
5. ur la collection Renesse, cf. CHUERMANS, Die ehemalige R enesse'sche amm-
lung (jahrb. des. Ver Alterth. jr . Rheinl., t . L VIII, l 876, pp . 90 et suiv.) et Bull. comm .
art et arch., t. XII, 1 73, pp. 42 et suiv., spécialement p. 450. •


nscriptions, dont la célèbr colonne itinéraire, offerte en 1848 par
la ville de Tongre [nOS 192, 196-7].
La collection R avestein, si riche en bronzes et en vases, qui fut géné-
reusement donnée à l':Ëtat par ce collectionneur en 18731, ne contenait
que peu de marbres et de peu d 'importanc [nOS 89, 102, 104-106,
112, 118].
L'ensemble as ez hét érogène formé par c acquisitions succes ive
n 'a jamais fait l'objet d'une de cription rai onnée. Il n'en exi t e que

des inventaires ommaire, dont le dernier, pa ru en 1867, e t devenu


non eulem ent incomplet, m ais aussi introuvable 2.
Nous pouvons don c p'r r qu c t opuscnl n e sera pa une cenvr
sup rflue. Nou non omme efforc ' d d 'termin r la pr v n an e
exacte d chaque obj et , d le d' rir a pr 'ci ion , de signal r le
pu blica tion qui lui a vai nt ' t é con acr ' t d fair nnaître enfin
par quelque m t d 'expJicati n n cara tèr u on intér "t pécial.
N ou in pirant de l' x ell nt exemple qui a ét' donné par le mu ' e
étranger, nou av n aj uté à chaque num'ro un repr duction d
la pi rr . Il t difficil qu'un catalogu qui d it "tr un ouvrag à la
foi populaire t ientifiqu , ati fa pl in m nt t ute l cat'-
gorie d 1 ct ur auxqu l il 'adr . . N u r ir n êtr a z r'com-
pen é de la p in qu lui-ci nu a ût', 'il peut "tr de qu lqu
utilit' au i bi n aux ama t ur qui vi it ront 1 Mu ' e du inquan-
t nair qu'aux arch ' 1 gu qui her her nt d n 1 ur biblioth ' que
à s r n ign r ur 1 antiqu con rv' ' Brux Iles .
N u d v n fair b rv r, n terminant, que cett bro hur ne
compr nd qu l m nument culpt ' u gr v' dans la pi rre. L
menu in rripti n tra' ur m 'tal u mpreint s dan la t rr
cuit n nt xclu ,d m"me que tou l ust nsil s, bijoux, bib _.
lots, t. , qu Ile qu' n s it la m ati re 3. T ute petite pieces trou-

1. Sur la formation de e musée Ravestein, cf. SCHUERMANS, Bull. comm. art et


arch., 1871, p. 403 M. J an DE MOT en parlera plus longu ement dans la préface du
<...,atalogue des vases, qu'il prépare.
z. Th. J STE, Catalogue du Musée royal d'antiquités, ze éd ., 1867.
3. L « beau médaillon de marbre blanc r eprésentant la tête d'un empereur romain,
trouvé à avai n 1813 » (?) [J STE, l, lZ Inv. 99 ] a été transféré parmi l s sculp-
tures de la Renaissance.

VII

er nt un pla plu appr pri' dan . . l catalogue d bronze ou


celui d obj t m bili r.
Il n u r t enfin à remercier M. Joseph De trée, con ervateur au
1\lu ée du inqu a ntenair, de a constante obligeance, qui nous a in-
uli 'r m nt fa ilit' la ta h que nous avion a umée.

Brux lie ,1 7 mar l 98. F. C.

VIn

, .
DE LA DEUXIEME EDITION.

La deuxième édition de ce catalogue e t , en réalité, un ouvrage


nouveau. Ce qui était une brochure e t devenu un volume. u m om nt
où nous fai ion pa raître la première, en l C) , la ection de la culp-
ture antique, en dehor de m onument gallo-rom ains , était pre que
inexi tante: il uffisait , p ur l'inventorier, d 'un e dizaine de numéro ;
elle en comprend a uj ourd 'hui plu de douze foi a utant, et l chiffre
de inscription trouv ' ~ en dehor de la Gaul a au i quintuplé.
La première acqui~ ition important fut, n 1900, celle de deux a dmi-
rable bu te et d 'un t or e praxitélien , trouv ' à m ym e [nOS 12,39,
40]. Pui vint, en 1904, la nte du prodigi ux a mblage d'œuvr :,;: ,
d'art que Léon d ornz ' a ait réuni n Italie et qui comprenait,
notamment, une érie rem arquable d 'antique pr venant urtout de
collection Ludo,-i i, D midoff et Ty zkiewi z 1. n crédit important,
T

accordé pa r l':Ëtat, et la g'n' ro it ' d d n at ur libéraux nous permi-


rent d'obtenir, aux en chère, outre la r nde tatue en bronze de
. ptim évère 3, un 'ri d m arbr d val ur. En fait, on p eut
dire que pre que tout le piece importante furent a djug ' s
oit au Mu é du inguantena ir , it a M. Raoul vVarocqué, et furent
ain i con rvée à n tr pa . ett vent fut, pour nos monum nt .
lapidaire, ce qu la don ati n R av tein avait été pour le a et
le bronzes. Ell r ' a véritabl m nt un . ection nouvelle du fusée et

1. f. l'ind ex d es prov n ances .


2. Cette tatue, acquise au prix de 250,000 fraecs , sera décrite dans le Catalogue des
bronzes. Elle a été étudiée par F RTWAJ<:NGLER, Collection Somzée , nO 64 et pl. XXX; cf.
aussi Bulletin des Musées royaux, IV, IgO{ - 5, p . R4

IX
lui url, du pr ;:ni r up un ran h n r bl parmi l Ile ti ns
J .;J

pu bli u d Eur p .
pui Ir, d ~ a hat r ' uli r n u fur nt p ibl à au d
1"111 n1 n i n d n ~ r ' dit t urt ut râ au n onr qu n' nt
u ~ pr "t r d m ' 'n d'v u ' à n Mu é s. P rmi ux ,
qu' n n u p rn1 tt d it r, mm ayant m ' rité notre re onnai anc
'nti uli 'r ,:\Im aul .; rr ra, l 1. B erna rt, Cuyp r , Gaudin, Gin-
d rff \"ar qu ' . L f ndt ti n d la 0 i't' d Ami de iu. ée , à
ui n u ~ d v n ~ d ' jà un u re important [nO 41J, n ous permet
d' ~ p ' r r, p ur l a, nir, un appui con tant des am at eurs éclairé
qui l nt f ndé .
N u - P uv n on id 'r r a c ati faction les progrè a compli
p r notr e tion d pui quatorze ans. 1:ai la valeur de t ous l,,~ accroi -
n1 nt d nt elle 'st enrichie ri querait d 'être m 'connue si un cat a-

] u ne mettait en lumière leur intérêt arti tique ou archéologique.


Le luxu ux in-folio où Furtwangler, av c a m aîtri e coutumière, a
la é et apprécié le tré or de la collection Somzée, ne sera jamais
ac e ible au grand public et il n e décrit qu 'un petit nombre de
no marbr . Il d vait donc être repri et complété. 1:ai un travail

comme celui-ci, 'adre an t à la foi aux archéologue de cabinet, qui


'tudient le œu re antique en hi t oriens, et aux visiteurs habituel
u 0 ca ionn l que le Cinquantenaire attire d plus en plu nombreux ,
ri qu d'a oir à ouffrir d 'une double critique : les uns lui reprocheront
d r'pét r de vérité 'lén1entaires qu'aucun homme de science
n 'ignor , le autre de ne pas leur faire grâce de minuties d 'une érudi-
tion vétilleu e. Nou e péron que chacune des deux m oitiés de no
l cteur nou pardonnera en faveur de l'autre moitié.
En annotant les in criptions, qui n 'offriront pour les am ateurs d 'art

qu'un intérêt uperficiel de curiosité, nous avons songé surtout à


no étudianL, dont beaucoup ne pourront jam ais examiner d 'autre
riginaux que ceux de notre petite collection épigraphique.
J'ai l' agréable de oir de remercier, en t erminant, me ollègue
:JI:J1. J an e Mot t Jean apart qui, apr ' a voir uni leur effort
aux mien pour enrichir notre ection, m ' nt au i aidé parf i à la


décrire. 1. M.-A. Kugen er , profe: eur à l'Uni, er ité de Bruxelle~,


m 'a communiqué, a, ec une pré, enance dont je lui ai gré, d'utiles
ob e rvation~ . J e m e plai à reconnaîtr en fin me obligation en,'er
m on ami M. Charle :Jlichel, membre du Comit é de la ection de
l'Antiquité, qui a bien, oulu re oir le épreuve de ce catalogue ayec
le oin crupuleu x d un philologue et qui m 'a prêté, particulière-
m ent pour dat er le in crip tion , le ecour de a grande expérience
d 'épigra phi t e.

Bru xel1e , jan 1er 1913.

LI TE DE 0 \ R GE ITE E AB REGÉ

D BIBLIOGR PRIE

.ti. nnali (et Bulletino) delL' I II tituto di corre pOJZdenza arclzeologlcC/. R ome.
l 29- 1 5.
Athen(i che ) JIitt (eillf11J7 en). JIitteilzm ell des kai erliclz dellt clzen arclziolo-
gischen In stituts ... J. tlzelli che AbteilllJ2~ , t. l (1 7 ) à XXXYII (1 I2).
B RA~IBACH , Corpus inscriptionwn RhenC/JlC/rum , Elberfeld , l 67 .
C(orpus) I(nscript ionum) L (atinarum), publié par l' Académie de B erlin ,
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~ L-\XDIE COLLIGXOX , H istoire de la sculpture grecque, 2 \'01., P ari, Didot,
1892 et suiv .
RASSIER (Bon G. DE), eries nUlnismatum antiquorum tC/m Graecorum qua111
Romanorum, etc. Liége, 1721 , 3 60 pp. avec 10 pp. d'.ti.dditamenta, ajouté plu
tard et qui manquent dan certain exemplaire .
Correspondance de B ernard de JIontfaucon avec le baron G. de Crassùr,
publiée par l , se apitaine, Liége, l 55 ( xtrait du BlIlletin de l'Institut
archéologique liégeois . t. II). •

- Lettres inédites du baron G. de Crassier à Bernard de Jlontfaucon, publiée


par Léon Halkin , 1 97 (extrait du même Bulletz'1~, t. XX'. 1) .
EMILE E SPÉRA 'DIEU Recueil général des bas-reliefs, statues et bustes de la
Gaule romaine, P aris, t . l (1907) à (1913) .
FROHKER, La coUection T yszkiewicz, choix de monume11ts antiques avec texte
explicatif, Mun ich, 1 92 et suiv.
- Collection d'anttqu ités du comte Jlichel Tyzskiewicz. '. ente aux en ch ère,
Paris, ju in 1898.

XI
),. DOLF F RTWAE~GLER. La collectioll olllzée , i\Iuni h, ru kmann, l 97.
AGE~L\.· , Cil cabinet d'alllotellr. Xofice archéolo ique et de cription rai-
'onnée de quelqlle JJlOI/lfli/ent de hl/lite allhqllité, Li' LeipziO', l 3.
TH. Jt: ~TE, ata/oglle de collection COli/PO ant le /lIn ée royal d'antiquités,
d'al il/III e ct d'al til1el ie, rux Il ,1 {o. n cl uxième ' d ition, qui n' t guère
, ,. .
qu un r unpre 1011, a p ru 11 l ï.
JJu-ée dt' Rm'e teil/' ataloO'u de l'iptif par ~. DE MEE TER DE RAVE TEINo.
ïr-l _. D uxi 'm ' dition, en l \'01. Bruxelle, l {.
RE. 'E -E ( . DE). atalo Ife dll }}/agnifique cabinet délal'ssé par feu le comte
~lélllellt- n-ence la de Rene e-Breidbach, dont la vente aura lieu à A nvers, le
31 }}lai l , nO { , Antiquités recques, romaines, celtes, etc.. n ers, imprimerie
R".. hem-el .
ROIII{l' che) JIitt(eilllJloen). JIitteiluJ1 en de kai eYlI'clt dell f chen arch .iolo-
ai-cheu III ti/zet . R ami che .--lbteillluo. l (1 ) 6) à XXYI (1912).
AGLIO -POTTIER, Dictionnm're des antiquités grecques et rom,aines. Pari , l 77
t ui".
ALO~!OX REIX.-\.CH, RéPertoire de la statuaire recque et romaine. 3 \'01.. Pari.
l ï et u 'v .
CHA YE . Catalogue et descriPtion du Jlusée royal d'armures, d'antiquités et
d'etlmolooie, Bruxelle , l S{.
Le Pays-Bas avant et durant la domi1wtion rom,aine . 2 vol., l 37- 1 3 .
Cn deuxième édition en troi olume a paru en l 5 et l 59, sous le titre:
La Bel ique et les Pays-Bas avant et pendant la domination romaine. ne préten-
due troi ième édition, publiée en l 77, n'a qu'un nouveau titre.
THEODOR CHREIBER, Die antl'ken Bildwerke der villa Ludovisi Ù~ Rom. ,
LeipziO', l o.
O~IZÉE (vente LÉo~ DE), Catalogue des 11l0nUme1'/.ts d'art antique, etc., C0111-
posant les collections de onzzée, dont la vente aura heu les 11w1'di _{ mai I904
et jours suivants.

• ..

XII

SCULPTURES GREC UES ET RO MAINES


STATUES BUSTES ET BAS-RELIEFS




• •

1. [A 1146.J Tête archaïque d'Apollon (?) . T ête de


marbre blanc (Paros), « envoyée d e Grèce» au comte Tyz kiewicz .
Collection omzée. Acqui e en mai 1905.
Haut. om29; la rgo omI7. Pas de restaurations. Epaufrures légère à la
pointe du nez, au côté gauche de la lèvre supérieure et au côté droit d e
l'inférieure , au côté gauche du menton. Des morceaux de la chevelure
manquent à la boucle du front , à la m asse qui pend sur le dos.

Le vi age e t celui d'un jeune homme d'une apparence pre que féminine,
mais au menton large et fort, aux joues pleine et bien en chair. Le yeux
largement fendu en amande ont à peine relevé ver le tempe, le globe
en e t médiocrement bombé, pre que à fleur de tête. Le paupière sont
mince et celle de de u semble, à l'angle externe, e uperpo er légèrement
à l'inférieure. Le ourcils arqué ne bordent pa mais urmontent la aillie
de l'orbite. Le nez, dont la pointe e t bri ée, n'était pa tre proéminent,
mai continuait pre que la ligne du front. La bouche e t souriante, mais le
ourire, accentué par la fo ette où e perdent l corn mi ure, ne consi te
pa , comme dan la plupart de œuvr archaïque, en un impIe retrous e-
ment de lèvre do e : celle -ci ont entr'ouv rte et animent le visage
d'une grâce recherchée. Entre elle, ui ant un procédé fréquemment em-
ployé, apparaît la ligne de dent, qui étaient ans doute marquée au
pinceau. Tout le vi age est a ymétrique: « l'œil gauche e t plu plat, un
peu plu remonté et plu fuyant ver la tempe que l'œil droit; la joue
gauche, au-de u de la pommette, e t moin arrondie que la droite »; .
l'oreille droite e t plu petite que la gauche, etc. ) L'artiste ne s'e t pas
soucié d'établir une corre pondance exacte dan le proportion.
Le che\ eux ont une di po ition trè particulière: « Un bandeau plat, large
d'environ deux centimètre, fait le tour entier du crâne, en touchant presque
de chaque côté l'ourlet upérieur de l'oreille. Au-de u du bandeau, sur le
haut de la t ête, le cheveux ont implement peigné, il descendent du som-
met en ligne ondul' e , que recoupent transver alement de léger cercl es

3
,

conc ntriqu . Mai imm ' .at m nt au-d ou du band au les cheveux
e di,; nt t ln] ur dir ction ont trait ' de façon di er e. La mas e
principal, par d rri 'r ,gard 1 fin ondulation du haut en ba et les
ill n tran ,. r aux»; II cou re la nuque t'élargit ur le do en une

ma e rectangulaire, mais l'extrémité en a aujourd'hui disparu. « Tout


contre l'oreille, une longue boucle épaisse descend mollement sur chaque
épaule par devant. La dispo ition des cheveux ur le front est nouvelle.
Il forment trois « paquet », un au milieu du front, les autres sur les tempe ...
Celui du milieu e t retrou é en arrière jusque ous le bandeau dont la pres-
_ion maintient le tout en place; ceux des tempes, après avoir descendu
ju qu'au niveau du lobe de l'oreille, puis avoir remonté jusqu'au bandeau,
lai ent une econde foi retomber leur extrémité amincie, réduite à quel-
que mèche fri ée et collée l'une à l'autre ... Au bord inférieur du bandeau
'tait, an doute, un anneau fait dans la réalité d'un cordon de fil tre é,
dan lequel pa sait l'extrémité de cheveux.)) Au-de sous de ces coques e t
creu 'un illon profond, qui leur donne une légereté flottante et entoure
le vi age d'ombre .
La patine e t jaunâtre, pre que dorée, l'épiderme du marbre n'a pa été


touché et même les dépôts calcareux qui s'y sont formés par places, ont été
respectés.
La forme de la cassure au bas du marbre semble prouver que la tête
a été travaillée à part pour être adaptée à un torse .

« J e pense qu'on doit désigner cette tête de jeune homme par le nom d'Apollon.
Elle pourrait assurément désigner un éphèbe quelconque. Mais il y a dans son
air de jeunesse un rayonnement et comme un épanouissement de joie qui sem-
blent dus au désir qu'a eu l'artiste de répandre sur ces traits humains l'expres-
sion d'une vie bienheureuse et divine. Ce n'est qu'au temps de sa maturité
que la sculpture archaïque put réussir à éclairer d'un reflet d'idéal les traits
d'un visage. Ce caractère indique donc déjà que la tête qui nous occupe est d'une
époque relativement récente: elle doit être de la première moitié du v e siècle ...
» Il semble que la figure a dû être exécutée dans un atelier ionien. La grâce
un peu molle de cette jeunesse en fleur, l'élégance recherchée de la coiffure,
l'amabilité souriante des lèvr es et des joues, indiquent assez clairement, surtout
pour l'époque dont il s'agit, la main d'un brillant sculpteur de quelque cité
côtière ou insulaire de la Grèce asiatique. )) (LECHAT.)
Pour M. Frohner, au contraire , cette tête serait une tête de femme. Nous
croyons qu 'il a tort, mais, il faut le faire observer, l'un des arguments invoqués
par M. Lechat est sans valeur. Trompé par le moulage qu'il avait sous les yeux
et où les cassures ne se distinguaient pas nettement, cet archéologue a cru que
la chevelure allait en se rétrécissant à partir de la nuque et se terminait sur le
dos par un nœud comme celle de l'Apollon de Piombino. Il n'en est rien. Le
retrécissement apparent est dû simplement à ce que, de chaque côté, un mor-
ceau de la masse a été enlevé. Le 1usée Ny-Carlsberg, à Copenhague, possède
une tête, cataloguée comme tête de femme [nO 32J, qui est très inférieure
comme style à la nôtre, mais dont la coiffure est la m ême.
Certains détails techniques, comme le travail des paupières, d ont la supé-
rieure recouvre l'inférieure à l'angle externe, feraient supposer que ce marbre
est une œuvre archaïsante, mais il n'a rien de la sécheresse des imitations
tardives de l'ancien style grec.
FRÔHNER, Catalogue de la vente Tyzskiewicz, p. 96, nO 308 et pl. XXXI. LECHAT,
Revue archéologique, 1900, t. II, pp. l et s uiv., pl. I X-X, à qui sont empruntés les pas-
sages entre guillem ets. Catalogue de la vente Somzée, nO 63.

2. [A 1316.J Tor e de tyle ionien archaïque . .


Torse de marbre blanc. Ancienne coll ection P anckoucke. Acquis en
I905·
Haut. om68; largo max. om30. - P as de restaurations.
Torse d'une femme d bout, la jambe droite portée légèrement en avant,
comme prête à marcher. Elle est vêtue du costume ionien. Le chiton de lin,
dont la plissure sur la poitrine est rendue par une série de sillons ondulés,

5
t aarni ut ur du u d'un laro' url t ou d'un brod rie. L'himation de
Iain t fix ' ~ ur l' ' paul t l bra dr i ts par de bouton qui lai ent entre
ux d ( r y ' ), t d nd tran v r al m nt v r la taill en passant
ou l in au h. n b ord up ' ri ur t rabattu t f rme un bourrelet

symétriquement tuyauté, qui fait le tour du corps. De grands pans tom-


bent à droite et à gauche et couvrent le hanches en plis longitudinaux
de longueur inégale, qui e t erminent par une longue ligne sinueuse . Un
de coin du vêtement, artistement retroussé, descend sur la jambe droite;
on extrémité e t terminée par une orte de gland ans doute un. poids
qui doit ]' mpêcher de fl otter au vent et plus haut es bord sont réuni
par un fil t de marbre, qui semble représenter une fibule ou une couture
de tin' e à a ur r l' ' légance recherchée de a chute. De plus, ou le bras
gauche , un autre coin paraît avoir ét é ramené par-de sus le bord supérieur
et pendr librement.


A la partie inférieure, le vêtement qui est le bas du chiton 1 est
massé par devant et forme entre les jambes un faisceau plat. Par derrière,
il tombe verticalement et accuse la rotondité des fesses, comme sur les côtés
le contour des jambes.
La tête, perdue, était encastrée dan un trou conique, creusé dans le cou.
Un tenon en fer dans le bras droit paraît n'être pa antique.
Cette statue doit avoir été exposée longtemps aux intempéries et la surface
du marbre est en partie corrodée. Aucune trace de polychromie n'est visible.
De plus, le bord extrême de beaucoup de plis est entamé. éanmoins, ce mor-
ceau reste d'un haut intérêt et il mériterait d'être étudié en détail. Il offre tous
les caractères de cet art d'une élégance un peu précieuse et d'une grâce souvent
conventionnelle que nous ont fait connaître les célèbres karai de l'Acropole.
Toutefois, il ne semble pas que notre morceau puis e avoir été sculpté, comme
elles, vers l'au 500 à Athènes, mais peut-être est-il un produit de cette tradition
archaïque qui se maintint en Grèce à travers les transfO! mations de la période
classique; plus probablement, il faut y voir une copie antique de quelque statue
perdue du début du v e siècle. Nous n'avons pu obtenir malheureusement aucune
indication précise sur la provenance de notre torse, apporté en France certai-
nement avant l'année ISO.
Inédit.

3. [A 1133.J T barbue de style archaïque.


Tête de marbre blan c. Autrefoi à la villa Ludovisi à Rome, puis
dan la collection omzée. Acqui e par le ~Iu ée en mai 1904.
Haut. om2g; de l'extrémité de la chevelure au milieu de la bouche OmII7; de
l'angle interne de l' œil au milieu de la bouche om06.'); longueur de l'œil Om036,
de l'oreille om06 , la r geur de la bouche om056. Pas de restaurations.

Tête d'un p r onnage barbu (Zeu ?) aux formes pleine et pui ante.
La che,Telure, entourée d'un cordon étroit et épai , part en ligne inueuses
et divergente du omm et du crâne et couvr le haut du front de mèches
courte_, légèrement tordu ; par derrière, elle e t nouée en tor ade et rele-
vée ur la nuque. L sourcil ont fortement arqué, le yeux, à fleur de tête,
largem nt ouvert ; l'arcade ourcili 're e t taillée en bi eau. Le nez, autre-
foi r tauré p ut-être dan l'antiquité e t perdu. La bouche, dont la .
lèvr inférieure de ine une orte d croi ant, est urmontée d'une mou -

tach minc retombant de deux côté. La ouple e de la barbe, dont la
partie inférieure e t bri ' e, e t marquée par une érie d'ondulation tran-
\ er ale ,tandi que de fin trait longitudinaux indiquent les poil .

1. Chiton pour 1 LECHAT (Au Musée de l'Acropole, 1904, pp. 158 et suiv.), hima-
tion pour 1'I. HOLWERDA (Rhein. Museum, t. LVIII, 1903, pp. 516 et suiv.) .
Cf. LEcHAT, La culpture avant Phidias, p. 217, n. 3·

7
L'a p ct o-én mm 1 d 'tail de c tte tête sont conformes au style
ar h ïque. L Furtwan 1 r, qui n rappr he deux têtes découvertes à Athènes
(FRIEDRI RS-\VOLTER , Bali teine, nO lOS t 'E<p"YJfLSP' &'PXCXLOÀ . r887, pl. 3;
PERROT et RIPIEZ, t. \ III, p. S 6, fig. 271-2. BRU N-BRuCKMANN, Denk-
maler, nO 9. C LLIG , Hist., t , l, p. 304, fig. IS1. Cf. p. 303). estime que

l'original était une œuvre attique de l'an SOO environ. Nous n'en possédons
qu'une copie romaine; c'est ç;e que prouvent certains détails de la facture,
l'emploi du foret, pour séparer les mèches de cheveux sur le front, le fait que
l'extrémité de la paupière supérieure empiète sur l'inférieure, etc.
CHREIBER, Villa Ludovisi, p. 225, nO 254, - FURTWAENGLER, Collection Somzée,
nO 2 et pl. II. - Cat. de la vente Somzée~ nO 2.

4 . [A 1134·J Statue d'athlète de l'école d'Argo .


tatue de marbre italien, à reflets bleuâtres, sillonné de veines plus
sombres. Autrefois à la villa Ludovisi (décrite en 1877), puis dans la
collection Somzée. Acquise en nIai 1904.
Haui. rIDso; de la fossette du cou au pubis oIDS8z; distance entre les seins
OID Z81; longueur des pieds env. oID30' Le genou gauche est en stuc; les
autres restaurations, qui existaient autrefois, ont été supprimées, le bras gauche
est deux fois brisé, mais les morceaux sont antiques. •
Un homme robu te e t debout, appuyé sur la jambe gauche; la droite,
d' gagée, e t bri ' e au-de ~ u du genou; le pied devait poser, autrefois,
a plat sur le 01. Le bras gauche r plié présentait quelque objet, carla posi-
tion des muscles de l'avant-bra indique que la main, qui fait défaut, était


retournée. Le bras droit , un peu écarté du corp , e t abai é, mai l'avant ·
bras, qui manque, se oulevait légèrement . La t ête, qui e t perdue, était
tournée à droite, du côté de la jambe libre, comme le montre la aillie du
cou a gauche. La mu culature
e t vigoureu ement indiquée : •

on notera la pui ance de pec-


toraux, le bourrelet épai qui
surmonte le hanches et la
aillie emi-circulaire qui épare
la cavité thoracique de l'abdo-
men: nou avon ou le ) eux
un athlète dont le tor e, comme
le membre, s'e t fortement
développé par l'exercice.
La pose générale du personnage,
la structure massive du corps, la
largeur de la poitr ine comparati-
vement à celle des hanches, les
formes encore anguleuses, sans
méplats fondus, le dessin trian-
gulaire du pubis, tout concourt
à prouver que l'original de cette
statue est une œuvre de l'école
argienne du v e siècle. ne jambe
n'est pas encore rejetée en arrière,
ne touchant terre que du b out des
orteils, comme dans l'attitude de
repos anill1 é qu'inventa Poly-
clète, mais le modelé n'a cepen-
dant plus la r aideur des œuvres
archaïques. 1. Furtwangler at-
tribue l'original de notre m a rbre
à un contemporain d e P olyclèt e
qui s'in pirait encore de l' ancien

canon d'Hagelaidas , et il en ra p-
proche le Zeus de Munich ( !\II as-
terPieces, p. 2I2, fig. 90. REINACH , R ép ., t . 1, I93 , 2) et un t orse trouvé à
Olympie (Oly mpia, III, pl. 56, 1).
La copie romaine est peu soign ée . On remarquera le procédé qui consiste
a:séparer la jambe du tronc d 'ar bre, q ui le ren fo rce, et le pied gauche du socle en
les entourant d'un sillon r égulier.
,
CHREIBER, V illa L udovisi, n O 2 3 1. F URTWA E XGLER, Collection omzee, n O 5 et
pl l Cat . de la vente S omzée, nO 5.


5. Tête d'un jeune athlète. T "t d m a rbr pro en ant
d R m , Ù Il tr u it n I . q uise pa r le Mu ' en 1912.
H u t. III -J.; h ut. n t on a u [ â n e 0 111 _ ; la rg o 0 111 2 1. U ne la me d e
m a rbr a a uté d u fron t à l'extr émit é
d u n ez. :Ë pa u f rure légères au men- •

t n . a u x or eilles, etc . L e v isa ge a été


rear a tté .

Le front ' troit , peu aillant , le. yeu x,


largement ou\ erts entre des paupières
, pai s s et rapproch ées de sourcil , le
nez droit et fo rt , la bouche sinueuse,
le menton large et la m âchoire robust e
rappellent dan cette t êt e le t ype des
athlèt es du '\ e siècle. La chevelure,
h éris ée au-dessus du front et divisée
en petites mèches qui e coupent et se
courbent en t out sens, trahit la repro-
duction d'un original de bronze .
Cette têt e se ra pproch e, en p a rticulier ,
de celle d ' un jeune athlète du musée des
Offi ces cle Florence (BL OC H , R om . Mitt .,-
VIII . 1 892 , pp. 8 1 et suiv . , p l. III ).
D 'au t res œ uv res a ppa ren tées à celle-ci
on t été réunies p a r H ARTWIG, j ahresh . des Oesterrà ch . I n sti t ., t . 1\ , 190 1 ,
pp . I5J et uiv .
Publ iée: H A R T WI G, lac. cil., p . 158, fi g . 185.

6 . [1136.J Athéna Parthéno . St a tue en m a rbre d e


P a ra, proven an t d e R om a . Collection Som zée . Acqni e p a r le i u ée

en mal 1904.
H a ut . 1111 32 san la tête; d e la fossette du cou à l'extrém it é d e l'ap opt) gma
OmS9S. L e b ras d roit est restauré d epuis l' épa ule, le bras gau ch e d ep uis le
bicep . De m ême la tête et le casque , m a is l'e xt r ém ité d es b oucles sur les
épaul et celle d e la chevelure dan le d os son t a ntiques . L e bout d es
pied , chaussés de andales, e t modern e, a insi qu e la p lu ' gra nd e pa rtie du
oele.

La d' e t debout , appuy' e ur la jamb droite; la gauche, dégag' e,


fait aillir le vêt m nt . E U port le p ' plo dorien , agrafé ur l ' paule et
dont l, bord rabattu (apoptYf!,ma) d c nd ju qu'au-d ou de hanche.
Il e t rr' ou. 1 in par un c in tur mince, nou ' par devant. P ar-

10


dessus est jetée une égide, couverte d'écailles, portant en son milieu une
tête de gorgone entourée de erpent. Les boucle de la chevelure re-
tombent sur les épaules et dans le dos descend l' extrémité amincie
du ch ignon. n t e non, dont "-
l'amorce subsiste à droite à la hau- - -
teur de la j am be, a servi à affermir
un bouclier, po é à terre et que
retenait la main.
Cette statue est une réplique d e la
célèbre Athéna Parthénos qui fut
exécutée par Phidias, en or et en
ivoire , et consacrée sur l' cropole
en 438 av. J.-c. 1ais l'auteur de
notr e marbre ne s'est p as astrein t à •

une imitation exacte de son m odèle .


Les plis rectilign es et sévèr es de la
robe portée p a r la Vierge ath é-
nienne ont été remplacés par un j eu
de draperies plus libre et p lus va ri é .
Le corps m ême de la déesse guerri ère
a pris une apparence p lu féminin e.
On reconnaît dan cette t r ansforma-
tion l'influen ce de l'ar t du IVe siècle .
La réplique qui e rappro ch e le plu
de la n ôtr e e t , suivant Furtwangler,
celle de W oburn bbe _ ( tatuen-
coPieen im Altertum, l , pl. 7. R EI -
ACH , Rép ., t . II p . 279 . 5) .

F RT"W AE GLER, Collectio n S omzé e, .


nO et pl. IX .
13 R E1NACH, R ép .,
t. II, p. 275, 6. Catal . de la vente
S omzée, nO 13 et pl. III .

7 . [A 1406.] Torse d'houllne d e l'école attique .


T or e de m arbre pent ' lique . ollection omzée. Acqui par le 1usée ·
en 1907 .
Haut. Imq; de la fos ette du cou à l'attache du m embre omS6 ; distance
entre les seins om26. L e m a rbre est brisé en d eux à la hauteur de la taille
et les deux morceaux ont raccordés; le tronçon du bras gauche, avec une
partie de l'épaule et de l' a i elle, est raju t é.
J eune homme robu t e, entièrement nu, debout, appuyé ur la jambe
droite. La jambe gauche e t dégagée, mais le pied emble avoir po é à plat

II
ur l _ 1. L bra ~ ~ u h , au mili u du bic p, t abai ',mai il
,,
r itl' 'rmen du rp t 'a\' n ait un p u. La t t ' tait tournée
y rs l dr i t , i l' n par l p u qui ub i te de mu de du cou
L P tit boud plate du pubi
ont d'un facture pre que archaïque.
t l ur -ommet d e~ ine une ligne
l 'aèr m nt con\' xe. ntre la cui e
auche, par d rri 're, ub i t le re te
d'un objet allon a ' , an doute d'un
upport.
La uriace du marbre est très endom-
magée, surtout par derrière, mais les
fOI IDes du corps, telles qu 'elles appa-
rai ent encore, sont conformes au
CI st 'le libre de la fin du e siècle, le
st le de l'époque de frise du Parthé-
n on », et la manière de traiter le corps
est celle de l'art attique, non de l'art

a relen.
L'am re la plus proche de celle-ci
e t un beau tor e de P a ris (reproduit
FUR T \\ A EN G L E R, Collectio n oJ1u ée ,
p. l ï ) . La section semi - circulai re du
pu b is et le fOI In es de cette ta tue
con cordent avec notre marbre dans
1 en emble et dans les détails (notam-
ment l'entour du n ombril) au point
qu'on peut soupçonner que ce deux
œU \Te ont pour auteur un seul et
même artiste .
FCRTWAE~GLER Collection omzée, n O 20 et pl. XII (nous reproduisons en arande
partie a description) . REIKACH R ép .. t. II, p. 1,3. Cat. de la vente omzée ,
1907, nO 20.

8 . [A I407. ] Tor e d'un jeune houun.e. Torse de


ma rbre pentélique, pro enant de la collection Somzée~ Acqui en I 907 .
Haut. om93; de la fo sette du cou ju qu 'à l'attache du membre om452; dis-
tance entre le eins en . om208. Les restaurations ont été supprimées
avant l'entrée au Musée. Les broches et les trous du marbre sont modernes.

J eune homme entièrement nu, d hout, appu é ur la jambe gauche, la


• droite lég rement repli 'e, de façon à faire aillir la hanche. Le bra

12

,

droit était levé plus haut que la t ête,


le gauche paraît avoir ét é plus ou
moins ét endu. Un fort tenon circulaire,
dont l'amorce subsiste sur la cuisse
droite, allait s ans doute r e j o indr e
quelque obj et volumineux que regardait
peut-être le personnage, car la t êt e était •

tournée de côt é. Les formes sont sveltes


et délicates, mais la surface du marbre
a presque partout ét é profondément cor-
rodée, de sorte qu'on ne peut guère
juger de la quabté du travail.

Furtwangler a t t rib u e cette statu e a u


v e siècle et en ra pproch e un t orse d e jeune
garçon d 'Olympie, qui p araît êtr e un origi-
nal et se r attach er à l'école a rgienne
(Olympia, t. III, p l. 56, 2, cf. B erliner
Winckelmannsprogramm, pp. 147 et suiv .) .
Il suppose q u e n otre marb re pourrait pa-
reillem ent r epr ésenter un adolescent vain -
queur. T ou t cela est très conj ectura l.
F U R TWA E GLER, Collection S omzée, nO 2I et
pl. XIII. REl ACH, Répertoire , t. II,
p. 8 18, 2. Cat . de la vente Somzée, 1907, n O 21.

9. [A I342 .] Herillè d'Alcatnène. T ête de m arbre


grec (Pa ros), trou vée en I 903 à Corint h e. Donnée au Musée p a r
M. Raoul W a rocqué en I 905.
H aut . omz8; la rg o max. omI7 . - Pas de restaurations.

Admirable t ête barbue reproduisant un type archaïque. La chevelure,


t rès st ylisée, forme une série de fines mèches divergentes, sinueuses, partant
du sommet du crâne, et elle est retenue par un bandeau dont s'échappent ·
des boucles frisées en tire-bouchon, qui forment une triple couronne au-dessus
du front, mais, pour éviter un schémati me di gracieux, l'artist e a fait
aillir davantage la rangée du milieu. Par derrière, un e large masse pendait
ur le dos, mais un éclat du marbre a auté emportant tout le bas de la che-
velure ; derrière les oreille, deux longues mèches, aujourd'hui bri ées, retom-
baient ur les épaules. Le front est bombé et li e, sans sillon longitudinal.
La courbe de l'arcade sourcilière, l'œil allongé en amande et relative-

13
111 nt p tit t 1 jou n pli cu' sont d'un mod l' trè d 'licat. Le
TI Z , SC; Z 1 rg à 1 b , t malh ur u em nt mutil'. L oreille, d'une
fin s ~ r marquabl , ont p rc' d'un p tit tr u rond à la place du canal
uditif. n mou t h ffil ' d sc ndd s d ux ôt ' d la bouch ,dont elle
c h I s mmi ur . L b rbe t form ' d rangé s d petite mèches
c;up rp s' dont l' xtrémit ' r ourb n spiral . L ba en e t forte-
111 nt 'paufr ' L cou t t aillé d façon à "tr en a tré dan la gaine d'un
h r111' -, t l P rh inf ' ri ur t p rc ' d 'un trou d tiné à recevoir un
t n 11.

Il n 'e t pa d ut ux ql1 tte t At e oit une réplique de l'Hermès d'Alcamène,


qu n ou on t f it onnaîtr le fouille d e Pergam (ALTMANN, Athen. Mitt.,
XXIX, 1904, pp. 178 et
suiv.). Le type général est
le même, et notamment la
triple couronne de frisures,
qui est particulièrement ca-
ractéristique, est semblable
jusque dans les détails: le
nombre même des boucles
qui surmontent le front est
identique. Seulement, les
mèches du crâne font dé-
faut sur le marbre perga-
ménien, où elles ont dû être
indiquées au pinceau. Le
modelé du visage et spécia-
lement le dessin de l'œil,
moins grand et plus en-
fonc é, la petitesse de la
bouche, la souple inflexion
de l'arcade sourcilière sont
d'une sculpture plus raffi-
née et plus tardive, la
barbe est d'un archaïsme
plus schématique et plus
voulu. On la comparera
utilement, pour la forme et
la facture, à celle de la belle
tête de Zeus provenant
d'Athènes, qui a passé de
la coll ction T y z ki c",i z a u Mu sée de Copenhague ( RNDT, Glyptothèque de
Ny -Carlsberg, p l. X III ; . EIN CH, R ec. de têtes antiques, pl. CXVII). Le
marbre de P er game, qui date du Il e iècle d notre ' re , paraît être une copie



sèche et froide, mais exacte de l'original perdu: le n ôtre est une imitation
moins fidèle et plus personnelle , d'un art encore v ivant. Il a moins de majesté
et plus de douceur. Le sculpteur semble avoir voulu mettre la grâce du visage
en harmonie avec l'élé-
gance un peu mièvre de
la vieille coiffure ionienne .
Quoiqu'il soit assurément
difficile d'assigner une date ~
à une œuvre qui reproduit
une composition tradition-
nelle, l'exécution de ce
beau morceau de sculpture
pourrait remonter jusqu'au
IVe siècle. Cet exemplaire
de proportions réduites at-
teste la popularité durable
en Grèce du type d 'He.!: 111 ès
créé par le contemporain
et l'émule de Phidias.
L'original , qui était p eut-
être l 'Hermès, placé sous les
Propylées d' thènes , qu e
mentionne Pausanias (l ,
22 , 8: cEpp:ijc; rrporru).cao; ),
datait , selon toute proba -
bilité, de l'année 430 ap.
].-C. environ (Cf. W INTER,
Athen . Mitt., XXIX , 1904 ,
pp. 208 et suiv. contre
LôSCHKE , j ahrb . des I nst. ,
1904, pp. 22 et suiv.) .

Colll'ction Raoul Warocqué. Antiquités ég'y ptiennes, grecques et romaines, .:\Iariemont,


1904, nO I..j.2 (la provenance indiquée ici [Athènesl ur la foi du , 'end ur e t inexacte;
d'après de r enseignements très sûrs que nou avons obtenu po térieurement, cette
tête a été trouvée à Corinthe en 1903). Cf. LE CHAT, La culpture attique avant Phidias,
p. S0I. Bulletin des Musées royaux, t l ,pp. 29 et suiv., et p. 4-

10. [A I405.J Torse de l'Aphrodite de Cnide.


Tor de marbre pentélique (?), autrefoi au palai. ciarra à Rome,
pui dan la collection omzée. Acqui par le :\1u é en I 907 .
Haut. om93; distance entre les seins om26; de la fossette du cou au bas de
l'abdomen om623. Le bras gauche, brisé à la hauteur de l'humérus, avait été
trava illé à part et attaché au moyen d'une broche, scellée à l'aide de plomb,

I5
qui ub i t n d r it ' t it fi xé à l'épaule à l' a id e d e deux for t s
l'Yuj n nf n ' d n tr u a rr t q ui re ten t v i ible . U ne b agu ette d e
f r, d nt l' xü ' mité t n r fi h ' dan le torse a u bord d e l'abd om en, a
m int nu l' ant-br gau h don t il p rm et de déterminer le m ou vement.
n tr u f ré dan 1 ou t m d rn : la tête avait été sculpté~ d a ns le
m m bl que le tr n , n autr trou , qui perce p rofondément la cuisse gauche
p r d ni 'r , d it a oir r · i à fixer u n t non.

t rs a pp rt nu à un bonn r ' plique d' une de statue le plus


'1'br d 1 antiquit ' : l' phrodite d Cnide, un des chef -d'œuvre de
Praxit '1 . La d ' tait repr' entée an voile au moment où elle entrait
u bain. b ut ur la jambe droite, la gauche légèrement repli ' e, les genoux
rappr h ' t comm -fri onnante, elle tournait vivement la t êt e, crai-
gnant d'être surprise, et faisait
de la main droite un gest e
in stinctif de pudeur. De la gau-
che, elle déposait , ur un vase
placé à côt é d' elle, le vêtement
qu' elle ve nai t de dépouiller.
L'auteur de notre réplique sem-
ble avoir fidèlement reproduit
cet original fameux (le bracelet
qui entoure le bras gauche se
retrouve ur les meilleures ré-
pliques), Il paraît seulement
avoir accentué un peu l'incli -
naison du t or e, et il a certaine-
ment modifié la coiffure : ici la
. chevelure de cendait dans la
nuque, où un morceau s'en e" t
con ervé, t andi que Praxitèle
l' avait relevée en un chignon
ret enu par une bandelette.
L a surface d u ma rb re, qui pa -
raît être resté longtemps exposé
aux intempéries, est fort en dom-
magée : le dos est entièremen t
rongé et troué par l'action des
eaux; la partie antérieur e, p ro-
tég'e contre le pluies par l'inclinai :m du torse, est heu reusemen t moins
corrodée, mais elle a reçu de n ombreuses éraflures. On peut à peine se faire
une id' e par ce fragment mutilé ct maltra ité, du -charme , tant vanté par les
-
r6


anciens, de la plus célèbre des œuvres de Praxitèle . Il faut un effort pour se
figurer « le rythme exquis des lignes, la souplesse onduleuse des contours,
l'heureux emploi de la draperie qui servait de soutien en même temps qu'elle
faisait valoir, par le contraste, le travail poli et caressé des chairs » (Colli-
gnon) . Mais on y aperçoit, cependant, quelque .reflet de cette grâce délicate,
de cette pureté des fOI mes, qui distinguaient la déesse du maître athénien, et
dont on apprécier a mieux la sobriété, si l'on compare ce torse à celui de
l'Aphrodite hellénistique que nous décrirons plus loin [nO l J.
FURT W AENGLER, Collection Somzée, nO 33 et pl. XVIII.- Cat. de la vente Somzée,
Ig07, nO 33.

Il. [A II38. ] Jeune atyre. Statue de m arbre de P aros,


autrefois à la villa Ludovisi, puis dans la collection Somzée. Acquis

en m al I 904.
H aut. l m30; distance entre le bord •

de la pardalide et l' attache du membre •

env. om306; distance entre le nombril


et l'attache du membre omI38; largeur
maximum de la poitrine om2S6 . La

jambe gauche est brisée a u mollet et
à la cheville; le morceau détaché est
antique, :plais le pied , ainsi que le oele
et le bas du tronc , sont modernes (mar-
bre italien); modernes aussi semblent
être les tenons de fer qui fixaient à la
peau de faon des lambeau x du bord. L a
tête, qui est perdue, était emboîtée dans
le torse . Le bras droit et l'avant-br as
. gauche, qui avaient été travaillés séparé-
ment, font également défaut . La partie
postérieure de la statue n'est qu'ébau-
~hée.

Un jeune homme e t debout, le


poid du corp repo ant ur la jambe •

gauche, que renforce un tronc d'arbre.


La jambe droite, légèrem nt pliée, est
bri ée au milieu de la cui e. Le bras
droit, qui fait défaut, était relevé,
comme le prou e le mouv ment de
l' 'paule; l bras gauche était abai é
le long du corp . Le corp e penche •

17
un p u d ù la taill creu, D l'autr , tou 1 muscles ont
t ndu p r 1 mou v m nt d l' ' paul,
t ' ph 'b t tu d'un p au d panth "r , qui pend derrière le dos
t d nd ju qu'au ' n u; l a t ~ t d l'animal vi nt couvrir 1 milieu de
1 p itrin '1 patt ant' ri ur ont nouée 'ur 1 ' paules et le pattes
p t ' ri ur nt r j t' au-d u d'un li n qui entoure les hanche .
L pi d 'tai nt chau ' de andale, garni de peau de faon.
L typ de tte statue n'e t connu par a u cune a utre r éplique, mais son atti-
tude de tation hanch'e, l 'élégance juvénile des formes, la souplesse sinueuse
du corp la font r connaître immédiatement pour une œ uvre de l'école de P ra -
xitèle. La po e est presque identique à celle du célèbre « Saty re versant à.
boiT » ( OLLIGl 0 ,Rist. sculpt . gr " t. II , p. 265), et Furtwangler suppose que
ce motif nou eau fut inventé par Praxitèle lui-mêm e et constitue une variante
inconnue de on œ uvre. « Il est impossible que l' agen cement de la peau de
panthère et les sandales soient dus à un imita t eur: d e tels accessoires sont
ab olument étrangers au fonds où les copistes puisent les additions et rema-
niements qu'il se permettent. » Mais r écemment d es doutes se sont fait jour
ur l'attribution m ême du fameux « Satyre ve rsant à boire » au maître athé-
nien ( lA IGLIA, Bull. comm. arch . comunale, XXXVIII, 1912, p. 161), e t tout
ce qu'i l est permi d'affirmer, c'est que ces œ uvres ont subi l'influence des
t pes de satyres créés p a r ce gra nd artiste.
FURTWAENGLER, Collection Somzée, n a 22 et pL XIV. REINACH, R ép ., t. II, p. 148, 1.
- Cat. de la vente Somzée , na 22 et pl. V .

12. [A I077.J DioD7S0S (?) . Torse de marbre blanc très


cristallin (P a ros?), trouvé à Smyrne dans les « Bains de Diane)
avec les nOS 39, 40. Acquis en 1900.
Haut. l ID04; la rgo max. oID43 ; de la fourch e du cou à l'attache du membre
OID46 . Pas de restaurations. La jambe gauche est brisée au-dessus du genou,
la droite a u milieu de la cuisse (la partie conservée de celle-ci est rajustée ,
mais antique) .

n jeune homme e t debout, le po:ds du corp reposant sur la jambe


gauch , la droite légèrement pliée, et il appuie le coude gauche sur un
pili r ur lequel pend la nébride (peau de faon) enroulée autour du bras.
tté attitude produit une souple inclinai on du tor e ' et un jeu de lignes
harmonieu ement rythmée . Le bras droit ' élevait pre que verticalement
et 'tait an dout , par un ge t e nonchalant, replié au-des us de la t ête,
qui était tourn' e ver la gauche .
La pose de cette statu e, comme ell e de la précéd nte , rappelle l'attit ud e
du IC atyre versan t à boire », mais ici le bras droit se relève beaucoup plus

18



verticalement, le torse est plus
incliné et, de plus, la nébride •

n'est pas déposée sur un tronc


d'arbre à côté du dieu , mais
entoure le bras gauche. Il semble
que nous nous trouvions en pré-
sence d'un Bacchant, imité du
Satyre de l'artiste athénien , ou
d'une variante, due à lui-même ,
du type qu'il avait créé. On re-
trouve bien marqu és dans notre
torse la largeur et l'aplatisse -

ment de la p oitrine. la saillie
des muscles de l'abdomen , tous
• les caractères qui ont fait regar- •

der le (( Satyre v ers a n t à boire » •

comme une œ uvre de jeunesse


de Praxi tèle subissant encore
l'influence de P olyclète (FURT -
WAENGLER , Masterpieces . p. 3II) •

ou comme une produ c tio n d e


l'école argivo-a ttique, insp irée p a r
les satyres du célèbre sculpt e u r
(MAVIGLIA , l. C., cf. supra . n O II ) .
Mais le geste du bra , qui deva it •

être la n gu issamment ramené a u-


d es us de la tête , rapproche da va n-
tage notre statue d e l' (( Apollon
au repos }), connu par quantité d e
répliques (REINACH, R ép. , t. II ,
p. 95 , etc .) . L' ensembl e d e la compos ition a dû êtr e très semblable a u typ e d e
la statu ette nO 93. La copie, d' ép oque roma ine, est peu soign ée : on notera la
rigole profonde qui sépare d e la jam b e le tronc d 'arbre, qui n 'a p as ét é (( nettoyé ) .
Les trace d e coup d e râpe sont visibles sur t ou te la su rface du m a rbre .
Inédit.

13. [A 1162.J Torse d'Apollon ou de Dionyso .


Tor e de marbr blanc, d proven an ce inconnue, a utrefois dans la
collection omzée . Donn ' au Musée d u Cinquantenaire p ar un
anonyme en 1904.
Haut. o m83; d e la fossette du cou à l'attach e du m embre om442; distan ce
entre le seins omI 95. L e cor ps est brisé a u milieu et restauré en cimen t ,
mais les d eux p a rtie son t a n tique . U n la r ge écla t a a u té dans le dos. du côt é
dro it.
I9
J un homm d bout, appuy' sur
1 jamb droit tandi que la gau-
che plo Y, porte légèrement en
avant. L bra gauche écarté du
corp, ' tait probablement soutenu
par qu lque support où cet ' phèbe
'appuyait nonchalamment. Ce mou-
, m ent provoque une souple incli- •

nai on du torse, dont la hanche fait


aillie à droite, tandi que la taille

s'évase du côté oppo é avec un jeu
de lignes sinueu es. Le bras droit
était abaissé. La t ête, qui est perdue,

était tournée vers la droite. Deux
boud s de cheveux retombant sur
les épaules semblent indiquer que la
statue était celle d'un Dionysos•
ou
d'un Apollon.

Le modelé fondu, les formes moel-


leuses de ce corps d'éphèbe comme la
position hors d'aplomb, le corps pen-
ché étant soutenu par un support, rap-
pellent les œuvres de la maturité de
Praxitèle.

FURTWAENGLER, Collection Somzée, nO 27.


- Cat. de la vente Somzée, nO 27 .

14 . [A 1408.J Fragil~ent de statue. Fragment de marbre


pentélique, provena nt de la collection Somzée. Acquis en 1907.
Haut. 00024; largo om35. - Pas de restaurations.

Partie inférieure d'une tatue d'homme, qui se t enait d bout, appuyé



ur la jambe droite, la gauche avancée. Il n'en sub i t e que les deux pieds,
po és à plat, et la jambe gauche ju qu'au genou, qui sont restés atta-
ché à la base. Le formes de la jambe sont robustes et la mu culature est
accu ée. A droite, se trouve un rocher dont la face ant 'rieure est décorée d'un
grand ma que barbu à longue chevelure, t el qu'on repré entait les dieux
fluviaux. Le ourcil ont froncés, le front t pli s' de rides, le regard dirigé
yers le haut, la bouche ouverte av c un xpre ion de souffrance trè mar-

20


quée. Au-de u, le marbre e t taillé horizontalement et, au milieu de la
ection, on remarque un petit trou de cellement.
ccCe fragm ent est un origina l grec d e valeur: il d ate de la meilleure épo q ue ...
Le masque ra ppelle celui d ' chéloos d es monu men ts attique du IV e siècle
('ECP"l)!J. EptÇ eXPXIX WÀ , l 94 , p l. 7), a ec cette différen ce qu ' il a l'appa rence d'une

figure mor te . J e conj ecture que cette s t atu ette repr é entait H éra klès a p p u yant
de la main gauch e a m a u e sur la t êt e d ' ch éloo , qu' il a \ a it tué (R O S CHE R ,
L exikon, I , 2245 , Il. 64 et suiv., et B eschreib . der ant . kulpt . B erlin, n O637) ' »
[Furtwangler .j
F URTWAENGLER, Collection omzée, nO 57 . - R EIXACH R ép ., t . II, p . 796, 6. Cat .
de la ve nte omzée , 1907, n O 57.

15.. rA 1140.J Statue d'une déesse de la S a nté . .


T or e d e m arbre d e P a ro , a utrefoi a u p alai R o piglio i à R om e.

Collection Somzée. Acq ui en mal 190-1-.
H au t .o m 9 ; de la fossette du cou a u gen ou om 712 . - L es r estauration on t
, . ,
ete suppn mees .

ne j une fille 'av ançait po ' m nt , la jambe droite pliée en arrière. ElJ e
T

e t vêtue d' un impIe manteau dont le bord upérieur, enroulé, form e un


étroit bourrelet qui traver e la poitrine, décomTant le ein droit . Ce

?T
mant au -t arni d un 'ri de c rdon d tin ' à l'attach r. Il nve-
lopp 1 bra. u h 1 qu 1 ont ram n ' tou e pli , et à travers
1 fin ét ft d 1 in tran parai nt i forme d ' licat ,pr que graciles,
d un corp - "1r ·naI. Le bra auch, bri 'au-d ou du coude, était replié
n a, ant, le bra droit fait d'faut
depui l' épaule. ne protub' rance
"i ible au-de ou, ur le côté, e t
le re te de quelqu attribut ou plu
probablement d'un tenon. L'attitude
d la tatue et e forme élancée,
d'autre part la obre élégance de la
drap rie, traitée avec un art admi-
rable dan a implicité, tendent à
faire regarder cette tatue comme
une œuvre du milieu du IVe _iècle.

L'interprétation a donné lieu à di-


verses conjectures. Le musée du Capi-
tole possède une réplique de la même
œu, re faus ement restaurée en Uranie
(HELB lG, Führer Samml . Rom, 12,
na 603) . A ses pieds, à droite. est dé-
posé un coffret à man uscri ts ( scrinium ) .
Comme ce coffret caractérise souvent
dans l'art antique les écrivains. on a
voulu reconnaître dans notre statue
une poétesse, et 1\1. Furtwangler crut
pouvoir l'identifier avec un de chefs-
d'œuvre du sculpteur Silanion, le por-
trait idéalisé de Corinne. rivale de
Pindare. Mais il abandonna bientôt
lui-même cette opinion (K6RTE. Berl.
Philol. TVochenschr. , 2 av ril 1902,
na 37), et depuis L . Reinach a
découvert, à Compiègne, une Corinne,
qui e t peut-être celle de Silanion (R ev . archéol., l 9 , t. l , p. 162; 1900, t. l,
p . 16 ) et qu i n ' a rien de commun avec notre torse.
D 'autre part, M. H elbig (lac. cit.) a rapproché de la statue du Capitole et de
la nôtre un petit marbre du Louvre (REl "ACH, Rép., t. II , p. 622, na 3), qui est
certainement une r éduction du même original. Sur le vêtement on distingue le
re te d'un serpent qu i s' enroule autour du bras gauche. C'est l'attribut des dieux
médicaux, et cette image serait donc celle d'une jeune déesse de la Santé.
L'explication p roposée est d 'autant plus probable qu'autrefois, au palais
Ro pigliosi, les deux b r as attach és ft notre tor e portaient un serpent et une

22


coupe. Ces bras ont malheureusement disparu, mais il est manifeste qu'ou bien
ils étaient antiques, ou bien rétablis par le restaurateur d'après des fragments
découverts en même temps que le torse. Le scrinium est peut-être censé contenir
des recettes ou des livres médicaux; plus probablement il faut y voir une
pharIl1acie portative (Cf. PLI E, VII, § 108, scrinium unguentorum). L'auteur
de cette œuvre charmante reste à chercher.

1ATZ-DuHN, Antike B ildwerke in Rom, nO 863. FURTWAE GLER, Collection
Somzée, nO 37 et pl. XX. REINA CH, Rép., t. II, p. 675, 6. Catal. de la vente Somzée,
nO 37 et pl. IX. Cf. CUMO T, Bull. des Musées royaux, t. XI, 1912, pp. 69 et suiv. ,
où s J nt reproduites 1 s répliqu es c nnues de la statue.

,
16. [A 1141.J Ero bandant on arc . Statue de marbre
de Paros. Rapportée d'Espagne sous le premier Empire par le prince
de Canino, elle a fait partie de collections Pourtalès, Demidoff et
Somzée. Acqui e en mai 1904.
Haut. totale l IDz4; de la
fossette du cou jusqu'aux
pieds oIDgS. Les restau-
rations sont nombreuses:
la tête, les ailes jusqu'aux
attaches, le bras droit de-
puis l'épaule, l'avant-bras
gauche, l'arc, la jambe gau-
che depuis le genou, le car-
quois (?), le membre. La
plin the et les pieds sont an-

tiques, ainsi que la jambe
droite, bien qu'une partie
du pied et un morceau de
la cuisse au-dessus du ge-
nou soient des raccords.

n jeune garçon ailé,


aux forme velte, mai
robu te , empoigne de la •

main gauche le mili u


d'un arc qu'il appuie con-
tre sa jamb . et d l'autre
main il fait gli er la
corde dans l'encoche pra-
tiquée à l'extrémité supé-
ri ur de l'arme. L'atti-

23
tude t i i d n la p ntanéit ' d 'un fiort in tantan' : le pi ed gauche
rep f rm m nt ur 1 01, la jambe étant l 'g' rement fléchi; ule la
point du pi d dr it t u h la t rre t a ur l" quilibr instable du corps
à demi incliné t qui t urn n courbant. L'original 'tait en bronze:
le arqu i qui rt d~ npp rt tune additi n du copi te anci n ou du
re t urat ur mod rn .
Le eT nd n mbre de répliques conservées de cette statue (REINACH, Répert. ,
t. l, pp. 357 t ui .; t. II , pp. -47 et suiv .) prouve que l' origina l en était célèbr e,
t il faut, n doute, y rec nnaître l'Éros que Lysippe avait consacré, à côté
de c lui de Praxitèle, dan un temple de Thespies (Paus., IX, 27, 3) . La statue
a tou le caractère de l'art de Lysippe, notamment les fo rmes élancées que
la flexion du tor e ne rend pas sensibles au premier aspect. (( L a figure n' est pas
au repo , mais se trouve dans cet état d'instabilité que détermine un m ouve-
ment commencé. C'est bien là une de ces attitudes fugitives, un de ces m oments
que Lysippe aime à saisir et à fixer, témoin l'Apoxyomenos du Vatican. L'ana-
logie avec cette statue se p oursuit encore plus loin. Voyez comme le geste d es
deux bras pJrtés en avant masque certaines p a rties de la p oitrine et fait saill ir
les pectoraux. Vous retrouverez les mêmes nuan ces de m odelé dans l'athlète
au strigile. Ajoutez, enfin, comme trait bien caractéristique, la hardiesse de la
silhouette, preuve certaine que l'original était en bronze. » Lysippe, par contraste
avec Praxitèle, avait fait de son Éros (( une sorte de petit athlète attentif et
résolu, occupé à déployer sa force physique » et (( à la grâce voluptueuse de
l'œuvre attique, il opposait la ferme vigueur de son style)) (COLLTGNON, L ysippe,
p. 68). •

CLARAC, pl. DCL, nO 149I. REINACH,R épert., t. l, p. 375,7 . D UBO I S, Description


des antiques faisant partie des collections du comte de P ourtalès- Georgier, Paris, 1 841 ,
P 8, nO 37 (c:: e marbre a été apporté d'Espagne en France par Luci en Bonapartp.. .
- Catawgue des objets d'art dont la vente aura lieu à Florence au palais de San Donato,
le 15 mars 1880, nO 100. FURTWAENGLER, Collection Somzée, n O 39. Cat. de la
vente Somzée, n ° 39.

17. [A 1142.J NYlilphe d nouant sa sandale.


Statue de marbre de P aros; provenant de la collection Somzée. Ac-
• •
qUIse en mal 1904.
Haut. Om96; largo OmS2. Restaurations: le pied gau ch e, la moitié anté-
rieure de l'avant-bras droit, un morceau de l'épaule droite avec l'omoplate .
La statue est cassée à la taille, et le torse est assez endommagé dans le d os;
l'avant-bras gauche est bri é, mais antique .

Une jeune fiJle e t as i e ur un rocher, où elle s'appui e de la main gauche,


et elle e p nch pour dénouer la sandale de son pied gauche, qu'elle lève .
L'autre pied, po é à terre, est déjà nu et la sandale, qui le chaus ait, est
plac' e à côté d lui. Le manteau qui revêtait le corps a glissé ur le genoux,


d écouvrant le tor e, et il pend jusqu'à t erre, retenu eulement par le bra~
gauche qui en erre un pan contre la taille. La t ête, comme le prouye la place
de la fourche du ternum et la comparai on avec une tatuette de aple.
était levée et regardait non la sandale du pied , mai quelque autre objet

ou per onnage.
Le m otif charm ant que reproduit cette statue du t être t r ès populaire dans
l'antiquité. Il est connu par plusieurs r épliques , qui offrent de légère yariantes ,
mais la nôtre paraît
être la meilleure de
toutes celles que •

nous avons conser-


vée (Furlwangler).
On admire en parti-
culier l'élégance de la
draperie qui tombe
mollem e nt su r e
sol. On est d'accord
pour placer vers le
lUe siècle la date de
l' origina l ; l'en emble
de son mouvement
rappelle , comme on
l'a fait ob erver, la
T ych è d'Antioche du
sculpteur Eutychi-
dè , élève de Lysippe
( melung).
Le sujet, selon
l'opinion commune,
n'est pas mythologi-

que: on y a vu Slm-
plemen tune jeune
fille se préparant à
prendre un ba in.
« C'est une œuvre de •

genre trai tée avec


une simplicité exquise et une entente raffin ée de la fonne. On songe à certaines
figures en terre cuite de Myrria qui reprodui ent des originaux de la même
époque et conçus suivant le même idéal » ( . R inach).
Ma is une autre interprétation est préférable. Le socle, qui est antique, e t
entamé du côté gauche, ain i que le bas du rocher, de telle sorte qu' n
pourrait y adapter la base d'une autre statue. Or, une monnaie de Cyzique
(IMHooF-BLuMER, 1 ahrb. des I nst., 188 , p. 296 et pl. IX, 29) représente
notre n ymphe assise, regardant un satyre dansant. Ce satyre paraît être celui

qu r pr duit un marbr l n nnu du Lure ( LAR C , pl. 2 7, nO 171I. =
EL A H, Rép., t. l , p. 15 R" H ER, cuZpt . du Louvre, nO 2 6) .
Il mbl donc qu'il faille réunir s deux
tatu t qu le groupe reproduise quelque
uvre élèbre qui 'tait conservée à Cyzique.
,..., quell légend e grecque ou asiatique s'était
in pir' on a uteur ? ous l'ignorons et nous
n onnai ns pas davantage le nom de cet
a rti te, qui a peut-être apparten u à l'école
de Bithynie (Doedalsès?). ous donnons ici
un e re titution de ce groupe, qui a été tentée
par M. Klein à Prague.
La nature de la représentation change
ain i omplètement: la nymphe, qui lève la
tête, est occupée tout entière par la danse de
son compagnon, et ne prête plus, à l'acte
machinal qu'elle accomplit, qu'une attention
di traite.
F U RTWAENGLER, Collection Somzée, nO 40 et
pl. IX. S. REINACH, Gazette des Beaux-Arts,
l pp. 434 et su i\' .; Rép., t. JI, p. 821, n O 26. Cat. de la vente Somzée, nO 40.

18. [ 1139.J Torse d 'Aphrodite. Fragment d'une


tatue de marbre de Paro . Collection omzée. Acquis en mai 1904.
H a ut. oID79; de la fossette du cou à la naissance des jambes oID615; distance
entre les seins oID225 . - Pas d e restaurations actuelles. Les restes d'un tenon
en fer dan la nuque et les trou forés près du cou et au-dessus du bras droit
sont moderne .

e t or e, un peu courbé en ayant, appartenait à une statue d'Aphrodite


dont le motif e t connu par une quantité de reproductions: la déesse, sor-
tant de flot où elle e t n ée, exprime l'humidité de sachevelure ruis elante;
la main droite pr e une ma e épai e de cheveux au-des us de la t ête ;
la gauche, moin 'le\'ée, ai it le boucles qui pendent dans le cou. La tête
d notr tatue a di paru, mai quelques m 'ches de cheveux, qui retom-
bai nt au d là d l' 'paule droite, ont con ervée sur le haut du bras. Le
corp 'tait appuy' ur l pi d gauch , la jambe droite légèrement ployée, et
un petit bourre] t, qu'on r marqu pr ' de la ca ure de la cuisse, est un
r t du \'"i m nt qui nv loppait 1 membre inférieurs .
.:\Ialgré les mutilati ns qu'il a su bies, ce torse est d'une grande beauté. Le
marbre donne fortement la sensation de la chair. C'est « un savour eux chef-
d'œuvre qui fait songer a la V'nus d Milo » (Reinach). Quelle que soit la date


qu'on assigne à celle-ci, l'origina l que reproduisait notre statue n'est certaine-
ment pas antérieur à l' époque a lexandrine. Elle représente un type assez avancé
dans la série des Aphrodites
nues . Elle n 'a plus la finesse
gracieuse de la Cnidienne de
Praxi t èle [n 0 10]; ses formes
pleines, presque grasses, que
le sculpteur a accusées en
creusan t profondément le
nombril , en gonflant le pubis,
la r approchen t de la « Vénus
accroupie Il de D oedalsès (vers
230 av. ].-C. ). Ses ch a rmes
sont déjà sensuels, elle est
qu elque p eu orientale et fait
prévoir l'apparition des plan- .
tureuses Aphrodites syriennes .
On a supposé que le type
sculptural avait été inspiré par
une peinture célèbre d'Apelle, •

représentant cc Aphrodite sor-


tant de l'onde et tordant sa
chevelure ». Mais, l'addition
du vêtement qui entoure les
jambes a transformé un ta-
bleau m ythologique en une
simple scène de genre: la déesse
sort de l'eau, se rhabille et se
recoiffe. Ceci au i e t on-
forme au goût alexandrin.

FURTWAENGLER, Collection omzée, nO 35 et pl. XX. REINACH, Gazette des Beaux-


Arts, XX, 1898, P.443 et Rép., t. II p. 369, 1. Cat . de la vente SOl11zée nO 35
et pl. VIII

19. [A II43. J Satyre agaçant une panthère . tatue


de marbre de Tha os . Elle e trouvait, à la fin du XVIIIe iècle, à Paris
dan l'h Atel d 'un amat ur écossai, Quentin Crawfurd. Confisquée à la
R 'volution, elle figura au Louvre au moin de 1801 à 1815. R estituée
alors à on propriétaire, elle fut vendue en 1820 au comte de Pourtalès,
pui , en 1865, fut achetée (15,300 francs) par le prince Demidoff. De
a coll ction elle pa a, en 1880, dans celle de omzée et fut acqui e
par 1 Mu ée en mai 1904.

27
ut. ï ( n 1 plinth); d la fa tte du cou à l' a ttache du membre
1 fi
Ofi-+O _. - ~t ur ti n : quelque fraament du lagobolon, patte antérieures
t u:l 1 p nthèr , ra rd aux d u.- genoux, bout du pou ce droit, frag-
m nt du b rd d la peau d bouc, peut-être le pied dr it a ec un morceau de
la plinth .
~n --aty-r ri ur ,::'ayanc n autant et ai it d la main gauche la queu
d'un panth r qui b ndit à côté d lui, le patt antérieur po ée ur un
cratère ren, er é. De la main
droite, il brandit au-de u
de a tête un cep de ,'igne
(lagobolo n) , dont il m nace
l'animal familier, qui le re-
garde comme il le regarde.
on corp d'adole cent,
,-elte et agile, e t entière-
ment nu, sauf une peau de
bouc pa ée en bandouliere
autour du torse et dont le
patt e. ont nou ée ur
l' épaule gauche. Une petitp
queue de bouc dan le do
rappelle a na turc emi-
animale. La t ête, au front
aplati, au nez écra é, aux
oreille pointue, aux cheyf'ux
ébouriffé , aux lèvre en -
uelles qu'écarte un large
rire, e t néanmoin d'une
grande fine e et exprime la
joie de vivre de ce compa-
gnon de Bacchu . D éité de
forêt , il porte une couronne
de pin.
Du côté gauche, un tronc
d'arbre recourbé, entouré dl"
pampre, ert d'appui. I x

travail en e t n 'gligé, comm
celui de la panthère; la Uf-
f ce rugueu e du marbr gratté à grand coup de râpe, fait, aloir la déli-
cate ~e avec laguell e t achev' le corp juvénile du satyre.
L'original de cette tatue dit avoir ét' en Tbronze. P our fi ~ ufer b
-


grâce hardie de cette figure, il faut upprimer, par la pensée, le upport
(tronc), le tenon (queue de la panthère, membre), et le bloc placé ous
le pied droit.
Ce marbre est « l'exemplaire le plus beau et le mieux conselTé » d'un type
dont le développement a été étudié par FURT\V AE~GLER (Satyr aus P ergamon;
Winck elmannsprogramm, XL, Berlin, 18 0; COLLIGXO~ , t. II, pp. 5 l et suiv.)
et qui est connu par des répliques variées ( REINACH , Rép., t. II , pp. 137 et suiv.).
Les motifs fort anciens du « Satyre soulevant par la queue une panthère Il (coupe
de Brygos : HARTWIG, Meisterschalen, pl. XXXII) et du « atyre exécutant un
pas de danse Il ont été combinés, à l'époque hellénistique, avec d'autres types
(satyres portant des fruits dans leur nébride , ou le jeune Dionysos sur le bras) .
lais la simplicité charmante de notre groupe contraste avec cettt: accumulation
déconcertante d'attributs et de fonctions, et il doit occuper, dans la série, une
place assez ancienne. Il remonte, san doute, au Ill e siècle. Son auteur est inconnu.
L'histoire de notre statue a été retro uvée par 1. ÉTIENKE 1\IrCHON (Bull. Soc.
antiquaires de France, 1898, pp. 363 et uiv. ), à qui j'emprunte en partie la
bibliographie:
Inventaire (du Louvre) du Premier EmPire, p. 24, nO 5420, avec l'indication, sans
. doute erronée: « ancienne collection de la Couronne ». otice de la galerie des anhques,
édit. de l 01, nO 53, édit. de l 02, n O 49 . PIROLI ET PIRANESI, Monuments antiques
du Musée.L apoléon, t. II , l 0 4, p. 37 et pl. XV. R OBILLARD, PÉROU VILLE ET LAt-
RE::-<T, Musée fran çais, pl. XL I. FILHOL, Galerie du rfusée Xa poléon, t. IX, pl.
DCVI. Catalogue des tableaux, an tiquités, etc ., co'm posant le cabinet de M. Quentin
Craufurd, Paris, I820, n O 406 [vendu le 29 n ovembr e). "\ ISCONTI, Opere varie rac-
colte da G. Labus, t. IV, l 3I, pl. XI. CLARAC, Mu sée de culpture, pl. DCCXI,
nO I 693A. DUBOIS, Description des antiques faisant partie des collections du comte de
Pourtalès-Georgier. l 4I, p. I3, nO 46. Catalogue des obiets d'art qui composent le
cabinet de feu le comte de P ourtalès-Georgier, Paris, l 65, n O 46 [cfr. L EKORlIIA T, Gaz .
des Beaux-Arts, XVIII, I864, p. 473). . DE R ODDAZ, L'A rt ancien à l'Exposition
belge, 1882, p. 385. F URTWAE GLER, Collection orllzée, nO 42 et pl. XXIII.
REINACH, Rép., t. l, p. 403, 2; t. III, p. 37, 6 . Cat . de la vente omzée, nO 4I.

20. [A 1144-J Olynlpo ou Daphn . t atue de marbre


pentélique, provenant de la villa Ludovi i à R ome, où elle e trouvait
en 1633. ollection omzée. cqui e n mai 1904.

Haut. 1ID34 R e tau rations : la tête et le cou , le membre, la main droite et


la plus grande p a rtie de la flûte, les d oigts de la main gauche, une partie de
l'avant-bras gauche, le talon droit. Les bras et les jambes sont brisés en
plusieurs endroits et rajustés à l'aide d e raccords et de tasseaux, mais ils sont
presque entièrement antiques. La plinthe st restaurée en plâtre à droite et
::,cctionnée à gauche ainsi que le rocher. La surface du marbre a été retra-
vaillée près de la nuque, là où pa sait le bras de Pan.
n texte de Pline (XXX'. l, 29) nou appr nd que dans le galeries qui
T

entouraient le lieu de réunion de omice, au Champ de :Jlars, se trouvait

29
un br up d Pan t d 0] 11P , u v r d ' un arti t inconnu et qu'il fai ait
p ndant à un utr r pr ntant chill t hiron. On a d pui long t emps
r nnul pr mi r lan un ' ri d . r 'pliques quinou montrent P a n assis
ur un roch r, apprenant à jouer d e l a y rinx
à un j un homme, d ont il ntoure le cou du
bra gau ch . Notre t a tue est d ' tachée d e ce
couple.
n j eun e h omm e nu est a si ur un rocher
et tou ch e à peine le 01 d e la p ointe du pied
droit; la j ambe gauche est r epliée, le pied
. . , ' .':~.~
, ~

.....
• 'appu yant contre le mollet d e l'autre jambe.
D es d u x main , cet adolescent approche de
se lèvre la flût e des pâtre . Une épaule est
levée comme par un mouvement d e timidit é.
D ans le groupe complet (REINACH, R ép ., t. l ,
pp. 407 , 413 , 414; t. II , p. 70), l'apparence à
demi a nima le du dieu hirsute et barbu, aux lon-
gue jambes velues, con t raste avec les formes
délicates et ju éniles d e son élève . L'attitude un
peu contra inte et comme emba rrassée du bel
adolescent s'oppose à l'empressem ent a vide de
son rude précepteur. Le sculpteur a mis dans
cette leçon d e musique une intention sensuelle
et ér otiqu e . La complexité d es sentiments
qu'expriment cette œu v r e curieuse et le raffine-
• ment de sa composition indiquent suffisamment
déjà qu'il faut la placer à l'ép oque a lexandrine.
J,
Le suj et tra ité confirme cette impression: il
appartient à la période o ù florissait la poésie
bucolique . C'est. en quelque sorte, la naissan ce
de l' églogu e qu'on a célébr ée, en m ontrant P a n
apprena nt à un jeune pâtre l'art de jouer de
la syrin x (Cf . R EITZENSTEIN, EPigramm und
kolion, l 3, pp. 247,279 et uiv. ; IELU G, Führer in Florenz, p. 41, n O59).
On a di cuté su r le nom qu'il conven a it d'attribuer à ce pâtre. Il semble que
Pline a it confondu la légende de ar yas et d'Olympos avec celle de P a n et
D aphnis, mai cette contamination se retrouve a illeurs et devait être h abituelle
à Rome (\VEITZAECKER d a ns ROS CliER. Lexikon, s . V O« Olympos », pp. 862 et
sui\'. f. ibid ., . V O ( Pan », pp. "!:453 et suiv., où l'on trouvera la li ste la p lus
complète des répliques du gr0 upe de Pan et Olympos ou D aphnis).
'CHRElBER, Villa Ludovisi, p. l 4, n O 175.- F U RT\VAENGLER, Collection omzée,
nO.p ct pI.XXIf. REIXACH, Rép., t. II, p . 70, 7. Cat. de la vente Somzée, I90+, nO 42 •


21. [A 1076.J Torse d'un Dioscure (? ) . T ors e d e m arbre
blanc, très cristallin, trouvé ver 1900 d an une mai on du quar t ier
turc de Smyrne. D onné au Musée en 1903 p a r un anonyme.
Haut. Om95 ; largo max. oIDs o . P as de r e tauràtions. La, partie p ostérieu re
a été en partie aplanie, sans doute pour encastrer la pierre dans quelque mur
moderne.

Tor e d'un jeune homme vêtu d'une impIe chlam de,jetée ur le épaules
et lai sant le bas de la poitrine et l'abdomen à découyert. grafé à droite,
ce manteau pendait derrière le do et était ramené ur le bra gauche. A la
partie supérieure de ce bra adhère
encore un fragment arrondi, orné
d'une ro ace : c'e t l'extrémité du
fourreau d'un glaive, dont le héro
tenait autrefoi la poignée. La
main droite, éle ée, devait 'ap-
puyer ur une lance. Le poid du
corps portait ur la jambe droite ;
la cuis e gauche était ayancée et
fléchie. A la hanche droite, e t
re té attaché le re te d'un upport.
Le travail de ce marbre est b on.
L'artiste a soigneu ement rendu le
jeu des muscles de ce corps gui
parait animé, bien qu' a u repo , et
qui reste harlOonieux malgré a mu-
tilation. Les ombres profondes du
manteau s'opposent au modelé lumi-
neux des nus. C'est une excellen te
r éplique d'un original de l' époque
hellénistique dont nous conna i on
de nombreux dérivés. L' œ uvre pri-
mitive paraît avoir représenté l'un

des Dioscure , dieux sauveur d a ns les d a n gers et p r otecteur de combats .
La copie la plu sembla ble à la n ôtre e t une tatu ette d u L ouyr e (REIXACH,
Rép., t. II, p. 109 , 3) . n d oit e n rappr ocher le p r étendu Ar ès du Latra n
(HELBIG, Führer , 2 e éd. , n O 65 . CLARAC, pl. 635, nO LUS; cf. D ILTHEY,
Jahrb. Ver. Attert. Rheinlande , L Ili , 1 73, p p . 29 et suiv .). Ce pourrait êtr e aus i
qu elque général héroïsé.

Publié: Bulletin des M usées royaux, juillet 1903, p . 76 .


22 . [~ 117 .] Tête ituitée de la Détuéter de
Cnide. t d m rbr bIan, a het ' e à myrne en 1904.
Hu. m 3 ~.
. l '
1 rO'. m)
- -
) . as de restauration. Le nez est bri é et un
more a u de la chevelure enlevé au-
de u du front du côté gau he.

n yi ag de jeune f mm , d'un
Oyal allong', t encadré par un
manteau qui, couvrant la tête,
r tombe ur la nuque, et la cheve-
lure , divi_ée au milieu par une raie,
t ramenée ou le voile en deux
ma e bouffantes. Un petit trou
circulaire paraît avoir servi à fixer
quelque ornement au-de us du
front, et le oreille ont percées
pour recevoir un bijou. Le front
.e t bombé, li . e et trè convexe,
et le eux, fort allongé et comme
i demi fermé, ont profondément
enfoncé ou l'arcade ourcilière •.
dont la aillie noie le regard d'om-
bre. La bouche entr'ouverte est
petite et inueu e, et l'ondulation
('harmante de ~ lèyre contribue à donner au vi age une grâce indéfinis-
_able.
Cette tête e t apparentée à la célèbre D éméter de Cnide du British Museum
et paraît être une répliqu e quelque peu modifiée du même type. Le travail de
notre marbre e t beaucoup moins délicat que celui de la statue de Londres
et ne paraît pas antérieur a u Il e siècle av. ].-C. on notera l' emploi du trépan,
dont les t rous ont restés ,"i ibles, pour détacher l'oreille de la draperie.
-éanmoin, on y retrouve l' e xpression de douleur contenue et de beauté
mélancolique prêtées par l'auteur du chef-d' œU\Te de Cnide à la déesse à qui
f ut ra vie sa fille .
L a di position du manteau qui est habituelle dans les bustes funéraires
:cf. n O 3 ] p ourrait faire songer a ussi à un portrait idéalisé, destiné à orner
u n tombeau . ... TOU savons que la sculpture funéraire a utilisé un type très voisin
de celu i de la D ém éter cnidienne (COLLIG TO , L es statues funéraires dans l'art
grec, 1 91 l , p . l 0) . ::\Ia is la re semblance avec celle-ci est telle, dans notre buste,
qu'il n'e t pas dér a i onnable de croire que ce morceau , encastré dans un torse
de statue, a p ris p lace autrefoi dans quelque temple de la grande déesse.
Inédite.


23. [A 1145.J Tête de barbare. T ête de marbre blanc
d 'un grain très fin, provenant de R ome. Collection Somzée. Acquise

en mal 1904.
Haut. omIg; la r g o OmIS. Restaurations: le n ez avec une grande partie de
la lèvre supérieure, le menton et la lèvr e inférieure, un morceau des deux
sourcils, peut-être un morceau de la joue gauch e . Ces r estaurations sont remar-
quablement habiles et il est proba ble que le sculpteur moderne a travaillé
d'après des débris a ntiques de la tête.
Le ourcil con tracté , le regard le\ é \ er le ciel, la bouche en tr' ou \ erte,
cette t ête nerveu e exprime une poignante angoisse. Ce t vrai emblable-
ment celle d'un guerrier uccombant dan la lutte, mai combattant encore
avec l' énergie du dése poir.
Ce guerrier était un barbare : c'e t ce que prouve l'arrangement tout
particulier de la chevelure: coupée co urt ur la nuque, elle e t ramenée en
longue mèche du ommet du crâne et du côté gauche ju qu'au-de u de la

t mpe droite, où elle forme une torsad 'pai ~ e (mutilée) . Le duvet d'une
11 ou tache nai ante garnit la 1'yre upérieure et de touffe de poil appa-
rai nt ur 1 joue.
«ette têteestune œuvre tout à fait remarquable: on y reconnaît, au premier
coup d'œil, le style puissamment pathétique de l'école de Pergame » [F.]. Elle est

3 33
encore dan l raditi n de op yeux sont profondément enfoncés dans
l' rc d urcili ' r et tr' rappr ché de la r acine du nez ; le globe en e t peu
onyex. '~t un ri2i.na l du Ille iècle a ant notre ère, digne d'être comparé
à l têt de auloi du mu 'e de izeh (va... CHREIBER, Bull. comm . arch.
COII/If/l.. 1 7 p, l q ; EDGAR, al . du Caire, Gl'eek scuZpt., p. _ 0 , nO 27475).
n r r marque c ouci de l x actitude ethnographique qui est un des caractères
de l' rt de c tte péri de.
D' pr' la di po, ition de la coiffu re , qui se retrou ve sur certains bas-
reh f du tr ph'e d'Adam-Kli i, dan la Dobroudja, 1. Furtwangler a
uppo que ette firure 'tait celle d 'un « Bastarne », peuplade ger-
maniqu établie ur le bord du D anube inférieur; mais cette hypothèse se
heurte à de difficulté hi torique considérables. n bronze du Cabinet des
::\Iédaille (BABELo~ ET BLA~CHET, nO gIS) figure un captif agenouillé, portant
une coiffure emblable à celle de notre barbare et cette coiffure se retrouve
encore ur un certain nombre de monuments inédits; cf. BIE KO\'. SKI, Uebe1'
den sou. uebischen Haarknoten dans C. R. Acad. Sciences de Cracovie, Ig02,
p. 61. Le recherche de cet archéologue sur les types de barbares permettront,
ans doute, de d éterminer de quelle race était le guenier que représente
notre bu te.
La tête appartenait à un personnage qui n'était visible que de profil
ou de troi quart du côté droit, car le côté gauche et la partie postérieure
sont inachevés. Ce personnage était sans doute tombé, à demi couché sur
le sol.
FuRTWAENGI.ER, Collection Som.zée, nO 4 - Catal. de la vente S01nzée,
n O 4 et pl. XI .

24. [A 180.J Statue de feillille, dite la Pudicité.


utatue de marbre blanc, achetée à la ente de la collection Van
Huerne (1844).
Haut. ImIO; largo om34. Restaurations: le bas du visage et le bout du
nez, morceau de l'épaule gauche; le haut de la tête est sculpté dans un morceau
rapporté. La pierre est brisée au-dessus du genou, mais les deux morceaux sont
antiques.
J eune femme debout, appuyée ur la jambe gauche, la droite légèrement
écartée et pliée. Elle e têtue d'une longue et fine tunique, tombant jus-
qu' à terre, et d'un manteau plu épai-, qui, pa ant ur le sommet de la
tête, de cend le long du corp et di simule le deux bra sou es plis. La
main gauche 'appuie ur la hanche oppo ée, la droite retient, près du cou,
le bord du manteau. Le pied sont chau és de andale. Le vi age est pro-
bablement un portrait.
Le type de cette statue, dont nous ne possédons qu'une réplique réduite et
médiocre, est bien connu par une série de reproductions plus grandes et d'un

34


travail plus soigné: l'exemplaire le plus célèbre est au Vatican (HELBIG,
Führer, t. P, nO 8; AMELU G, Die Skulpturen des Vat. Mus. , t. l , Braccio
nuovo, nO 23). En rapprochant ces œuvres
d'une monnaie romaine de l'Empire, on •


prétendit retrouver dans cette femme, qui <

s'enveloppe chastement de son manteau, ,



une image de la déesse de la Pudicité •

(Pudicitia). Mais des recherches récentes •

ont permis d'établir que cette gracieuse


composition remonte à l'époque hellénis-
tique et le type en a probablement été créé
par un artiste rhod~en vers le début du
ne siècle avant notre ère (Cf. COLLIGNO ,
Les statues funéraires dans l'art grec, I9II,
pp. 290 et suiv.) .
« On le trouve fréquemment reproduit sur
les bas-reliefs funéraires aussi bien romains
que grecs, et l'on peut en conclure que
l'original ne représentait pas une déesse,
mais a servi à décorer un tombeau. Dès •

l'origine, ces statues doivent avoir été les


portraits de nobles dames» (Amelung) .
Notre réplique est pro ba blemen t aussi
l ,·lIuage
- d' une Jeune
. f emme d e l" anstocratie
.
romaine, et fut placée autrefois sur sa
sépulture.

Catalogue des collections de tableaux, etc.,


formant le cabinet Van Huerne, dont la vente se
fera à Bruges, le 21 octobre 1844, Gand, 1844,
p. 121, nO 723. SeRA YES, Catalogue, p. 85,
nO 72. TH. JUSTE, Catalogue, Ire édit.,
p. 146. '

25. [A I937.] Tor e d'une N ihè volant. Fragment •

de marbre blanc (pentélique?), trouvé à Athènes près du théâtre


de Dionysos. Acqui à Athène en I905.
Haut. om49; largo om25. La tête, les bras et la partie inférieure du vêtement
ont disparu, ainsi que les ailes, fixées dans des trous qui subsistent derrière les
épaules.

Nikè, le aile ouverte, de cendait vers la terre où elle allait se poser.


Sa longue tunique , ramenée au-de u d'une ceinture qu'elle dis imule,
e t rabattue sur la poitrine, qu'elle coupe en diagonale; elle s'enfle à droite

35
.,
t t proj t ' n arn r u h par la ,ri 1 n du vent. P lus bas, se plis
rr e ma sent derrière
1 jamb , dont l'étoffe
l' gère, en 'y collan t, des-
sine le form s. Tout dans
1 traitement de la dra-
perie concourt à faire
entir la rapidité du vol
de la déesse.

Ce type de la Victoire,
qui remonte à la célèbre
Nikè de Péonios, consacrée
par les Messéniens à Olym-
pie, a fréquemment été re-
produit par l'art antique
avec des variations de dé-
tail (Cf. STUDNICZKA, Die
Siegesgottin, 18g8, pp. 14
et suiv. et BULLE dans
ROSCHER, Lexikon de1'
Mythol., s. VO « Nikè )l , col.
341 et suiv.). Le travail de
notre marbre paraît dater
du commencement del'Em-
pire, et cette figure, plus
petite que nature, a peut-
être servi d'acrotère sur un
fronton.
Intdit.

26 . [A 1166. J Centaure. tatue de marbre blanc, prove-


nant du palai oderinj a FIor nce. Collection Somzée. Acquise en

mal 1904 .
Haut. actuelle OIDg1 sans la plinthe. R estaurations .: la tête (mais des
mèches de cheveux descendant dans le cou sont antiques), les quatre pieds et
un morceau de la queue du cheval, les pattes et le groin du sanglier, une patte
de la peau de panthère. la partie supérieure de la massue, la plinthe et la
partie inférieure du support.

tte tatue nou montr un centaure bondissant joyeusement, se


fouettant le flanc de a qu ue t emportant, sur l'épaule, un sanglier qu'il


vient d'abattre. De la main droite . il tient un bâton noueux recourbé et
ses épaule ont couvertes d'une peau de panthère (pardalide), dont les
pattes sont nouées autour
du cou.
Ce sont des attribut que - •
les centaure partagent avec
les satyre [nOS II , I9]. Comme
ceux-ci, ce m on tres, bu-
veurs in tr é pide s, étaient
entrés dan le cortège de
Bacchu~, cheu de l'ivre e
bruyante.
Le upport e t décoré de
feuille d' acan the.

Ce marbre faisait p endant à


deux autres analogues, et ils
ont probablement servi tous
trois de décoration a rchitectu -
rale.
Les formes des corps, d es
corps de cheval comme des
corps d'homme, ont été rap-
prochées des sculpture de l'au-
tel de Pergame. On y trouve
la même fougu e, la même
,
exagération dans la mu cula -
ture. «Ces centaures sont v ra i-
semblablement des sculpture
décoratives , créées dans le coura nt du Ile siècle av. J.- . »

FURTWAE GLER, Collection Somzée nO 46. - Cat . de la vente omzée, nO 46.

27. [A 974.J Tête de Centaur e (?) . Masque de marbre.


blanc, provenant du P éloponè , au XVIIIe i 'c1e dan la collection
Nani à V ni e. Acqui a L gnaro (prè de P adoue), avec le nO I24,
et donné au Mu ée en I g 01 par un an on) me.
Haut. om32; largo omI8. R estaurations : le bout du nez est en plâtre
Lorsque ce marbre fut acquis, toute la partie postérieure de la tête était de
même refaite en plâtre. Quand on l'enleva, on découvrit un tenon ancien au
milieu de la tranche postérieure. La ch evelure et la barbe son t endommagées.
Le cou est brisé, mais antique.

37
Ce ma qu ~ t celui d'un per onnage portant un barbe courte et épai e
t une mou tache dont le bout r tombent ur 1 commi de lèvre.
Une f rte ch y lure bouclé couronne le front rid ' . Le froncés,
le trait contract' , la bouche entr'ou ert donnent au vi age une ex pre -
ion viol nte t path 'tique.
n erait tenté, à première vue, de prendre cette œuvre étrange pour un
ma caron de la Renai sance, mais
c'e t , en réalité, un travail de l'épo-
que impériale. M. Fum angler, à qui
nous l'avons autrefois soumi e, n'a
pa hésité à la déclarer antique. Elle
offre une grande affinité avec un
bronze du musée de Spire, où l'on
reconnaît une tête de centaure, pro-
duction de l'école de Pergame, da-
tant environ du ne siècle av. ].-C.
(FURTWAENGLER, ] ahrb. Altertumsjr.
Rheinlande , t. XCIII (r g2), pl. 6;
cf. S. RE lAC H , Têtes antiques,
pl. 233, 4). Elle se rapproche encore
davantage d'un marbre de Saint-
Pétersbourg (KIESERITZKY, Ermi-
tage impérial, },fusée de sculpture,
rgor [en russe] , p. 3, nO r8rA). Les
procédés techni q u es, notamment
dans le traitement de la chevelure,
sont ceux de l'époque romaine: il
faut donc reconnaître. dans ce cen -
taure furieux, une réplique tardive
d'une œuvre touxmentée d'un artiste
, .
pergamemen.

PACIA UDI, Monumenta Peloponne-


siaca, t. 1[1761], p. 55; Collezione di tutte
le antichita nel museo aniano, 1815, p. 24, nO 216. Après la dispersion de la collection
Nani une partie d e celle-ci dont nos nOS 27, 122, fut trausporté ~ da ns une villa
du corn te PaO'ani à Legnaro ( II kilomètres de Padoue)' cf. ZIEBARTH , Rheinisches
Museum, 1 98, p. 635 .

28 . [A 1163.] Frag.uent d'une statue de feuuue.


Moitié inférieure d'une tatue de marbre blanc, autrefoi dan la col-
lection omzée. on d' ugu te Beernaert (1904).
Haut. om6s; largo om . p. - an re taurations. La pierre e t bri ée au milieu



de la cuisse droite, dont un •

éclat a sauté, et au-dessus •

de la gauche. La partie
supérieure était sculptée
dans un autre blpc qui a
disparu. D e même le genou
gauche, qui était rapporté,
et le pied gauche font dé-
faut.

Une femme ou dée e


s'avançait rapidement
vers la droite. a jambe
gauche , projetée en avant .
tend les pli de a robe,
tandis que la droite e t
repliée de façon à faire
aillir le genou droit ou
l'étoffe. La vite e de a
marche fait flotter der-
rière elle on vêtement,
enroulé autour de la taille.
Deux trou fo r é au

milieu em ble n t a Olr
servi à fixer quelque at-
tribut.
L'original de cette tatue paraît avoir appartenu à l'école n éo-attique du
l ., l e av. J.- .
er siec

Cat . de la vente. omzée, n O III?

29. [A IOOr. ] Herlnès de Dio n y sos. P etit buste d e


marbre blanc, p o é ur un oele a ntique d e m a rbre jaune à veines
violacées . Acheté a Con tantinople en I 900 comme provenant d 'Apol- .
Ionie de Bithyni .
H a ut. du buste Om22; haut. du ocle om52; largo om135 à OIDI2; ép. omo . -
Pas de restaurations. Quelque épaufrures ont entamé le marbre surtou t du
côté droit, inon l'épidelme ancien est conservé avec les traces d'un dêpôt cal-
caire, que le temp y a form é.

Tête barbue dont l'abondante chevelure, divi ée n deux par une raie,
t errée au-de . u du front par un bandeau, et, encore repri e plu haut

39
un diad' me, e t ramen 'e en arrière
1 t m p , d fa ,on à recouvrir le haut des
'-'c . D ux ]on aue mèches de cendent derrière
c il -ci t dérou en t ur le épaule . La mou -
ta h , t om bant de deux cÔt e de la b ou che, et la
barb ont form' e de lourdes boucles, dont la
pointe e recou rbe en pirale. Les yeux évidés,
cern d'épai es paupièr , étaient autrefois in-


cru t '5 d 'ém ail. Au-de sus, les arcades sourcilières
'enflent en protubérances, qui font saillie sur la
racine du nez. La partie post érieure, coupée
verticalem nt, e t li e, et ce petit monument a
d û être appliqué contre la paroi de quelque con-
struction . Les ancien ont souven t employé des
hermè comme celui-ci pour d écorer leur de-

d'atelier , assez mou. Reproduction d'une


image t r aditionnelle qui paraît avoir ét é en faveur en
B ithynie, car le m u sée d e Brou sse p ossèd e un h er mès
assez sembla ble a u n ôtre . « L es tra its du visage r epro-
d uisen t en l 'ad ou cissant b eau coup un t y pe d e la
• second e m oitié du v e siècle» (ME D EL, Catalogue du
musÛ de Br. d a n s B u ll. corr. heU.. 1909, n O 2) . Ils
semblen t a ppa rtenir l'un et l'autre a u n e siècle de
not re ère. M. H. M EN D E L , lac. cit ., énumèr e une
série d 'œu v res a ppa r entées à celles-ci ; comparer nos
n OS 103 et suiv.

Inédit .

3 0. [A II 35.J Fragulent d'une tatue d'Hippo-


l yte (?) . Moitié inférieure d 'une sta tue de marbre blanc, autrefois
d an la collection Somzée. Acquise en I 90 4·
H,wt. omS9; de l'attache du memb re à la p la n te du pied , om40; la rgo de la
base om33; ép. om26; haut. 0 mog . Brisée en plu sit,urs fr agm en ts, m a is sans
restaurations.
n jeune homme, dont le tor e a di paru depuis l'abdomen, est debout,
appuyé ur la jambe droite, la gau ch dégagée, à côté d'un tronc d'arbre, sur
lequel an doute il 'accoudait. Le membres robust es et la fort e saillie
de mu cle de la hanche s'in pirent de la tradition polyclét éenne (cf. nO 4) .


Un gros lézard grimpe sur le tronc. La base] dont les deux côtés sont
moulurés] porte sur sa face antérieure un petit ba -relief: deux jeunes
chasseurs attaquent une
- .
panthère: l'un se prépare -

à lui plonger son épieu


dans le poitrail] l]autre la
poursuit accompagn é
d]un chien bondis ant.
Le travail au trépan ] ,

assez sommaire, de la fris e,


comme les formes engor- •

gées du corps , assigne à •

cette statue une date assez


récente , probablem ent le 1

Ile si è cle de notr e è r e .


« Peut-être représentait-elle
le beau et farou ch e ch as-
seur Hippoly t e, que nous
trouvons appuyé de m êm e
sur une statue d e Trézène,
remontant à un grou pe d e
Polyclète et dont on peut -
citer une reproduction sur
une monnaie et une pierre
gravée » (Cf. F URT WAEN -
CLER , lVIeisterwerke, pp. 450
et suiv. ,tradu ction a n gla i e,
p. 249) .
Publié : F U R TWAENGLER ]
C oU. S om zée ] n O 1 0. Cat.
d e la vente S om zée] nO 1 0 . •

31. [A 977.J Tête d'Escu l ape ou de Jupiter. Tête .


de marbre blanc par m' d larg crist a ux] d écou verte vers 1885 près
d] Acco (Saint-Jean d ]Acr ), l'ancienne Ptolém aïs d e Phénicie. D 'après
le récit des fellahs qui la vendirent, ette t êt e a pparten ait à une sta-
tue colossale, qui était enseveli dan le sable a u b ord de la mer, et
elle fut brisée pour être plus facilem ent emport ée. Donnée au Musée
en 1901 par un anonyme.
Haut. om42. - Sans r est a ura tions . L a p artie postérieure n ]est qu ]ébau chée :
la statue a dû être placée d a n s une nich e et v isible seulem ent p a r d ev ant.

4I

Il t diffi il d d'id r i c tt t te barbu, ombrag' e par un pui ante


ch y lur , au front aillant oupé d'un rid profonde, aux eux large-
m nt uy rt , app rt nait autr foi à un image d Zeu ou d' kl 'pio , les
typ traditi nn 1 d d ux divinité 'tant 'troitem nt apparenté. Mais
la fa on d nt la barb t ram en' ou le menton au lieu de "taler en une

large ma e, comme l'ab ence de tout diadème, paraît convenir mieux


au econd qu'au premier. A klépio, identifié avec le di u indigène
Eshmoun , était trè populaire en Phénicie.
Pour la coupe de la barbe, cf., par exemple, l' klépio de Milo (S. REl ACH,
T êtes antiques, pl. 195)' Ce marbre est une m édiocre reproduction romaine
d'une figure idéale de l'ancienne sculpture grecque. Le travail est dur et sec, le
modelé est dépourvu de toute délicatesse, les boucle des ch eveux et de la
barbe s nt omm3.irement façonnées a u trépan. Mais, m algr é toutes ces négli-
gences, le visage garde cette expression de bien eilla n ce sereine et de douceur
majestueuse que l'art hellénique avait prêtée tant a u souverain de l'Olympe
qu'au dieu ecourable qu'invoquaient les malades.
Inédi e.


32. [A II37.J Silvain. Statue de m arbre blanc, grenu et
cristallin . D' abord a la villa Cesi, elle fut transportée en I622 à la villa
Ludovi i et pa a de là dan la collection Somzée. Acqui e en 1904.
Haut. 1mso sans la tête. Restaurations: la tête (en p lâtre; elle a ura it dû
être barbue et sans doute couronnée de pin), l'avant-bras droit a ec le bout de
la manche et le couteau, le genou droit, la jambe gauche, le deux pieds et la


plinthe avec la partie infé-
rieure du support. ne partie
de la peau de la chau ure
droite est antique. La urface
du marbre e t rongée .

Le dieu des boi, de


prés et de culture a ici
l'apparence d'un pay an
romain. Il 'ayance lente-
ment, la j am be gauche
rej etée en arrière, et porte
une tunique a manche qui ,
retrou ée dan une lanière
serrant la taille, lai e le
genoux a découyert. Par-
dessu., e·t jetée une peau
de chè re, nou ée ur
l'épaule droite; la main
gauche la 'oulè e pour por-
ter dan e- pli une quan-
tité de pomme et de rai-
sin . La erpe des jardinier ,
que tient la main droite, e t
une re tauration probable-
ment exacte. L e . pied
étaient cou, ert de bott .
de peau.
Les figure de ilvain
nous sont paryenue trè
nombreuse ,peu de divinité
ayant été au si populaire
dans le campagnes romai- •

nes. Mai ce dieu agre te e t


généralemen t figuré le corp

à demi nu , portant un impIe
manteau. otre statue le
montre couvert de la tunique
courte de laine, qui était le vêtement ordinaire des payans et qui se retrouve
sur quelque autre image de ilvain (REIXACH , R ép ., II , p. 44 . nO 3. 9, etc.) .
« La di position de pli e t tout à fait dans le goût de l'âge de Phidias. Sans
doute, nous n'avons affaire qu'à une pâle imitation. mais il e t intéressant de

43


on tater qu 1 culpt ur, qui a dû appartenir à l'épo gu d' U211 te, ' in p ire
de pr 'd' d Phidi , qui ' taient al r da siques. » (Fu rtw a ng ler. )
HREInER ,T' ilia LlldOt'i 1 n O -15. - FeRT\\'AE:\'GLER, Collection oJll zée , nO 1 et
pl. _~I. RFI:\' .\ CH , Réf' , 11, p. ï " l, _. al. de la ve nte ol1lzée nO 1 .

33. [. II 4. ] Dace pri sonnier. t a tue d e m a rbre blan c .


11 ti n mz ' . nn ' e au l u ' e n 19°4 par u u te B eernaert.
Haut. om7 _. Re tau ration : la
jambe gauche, le deu x p ied et la
plinthe . La tête manqu e. La par t ie p os ~
térieure de la statu e n 'e t qu 'ébau ch ée.

e barbare e t vêtu d'une tunique


à manches, err ' e à la t aill e par une
ceinture que cachent ce pli , et d'un
pantalon bouffant , qu i devait être
noué .ous la chevi lle. P ar-de u , il
porte un long manteau , agrafé ur
l'épaule droite et qui enyeloppe le bras
gauche. Il place la main gauche ur le
poignet droit en igne de ou mi ion.
La droite relève un pan du manteau.
On connaît une série de figu re avec
le m ême co turne et dans la même atti-
tude (REINA CH , Rép ., I , pp. 5 15, S I ;
II, pp. 196 et su i, .) . La plu célèbr e est
une statue colo ale du musée du Latran
(H ELBIG, Führer , ze éd., nO 710) . E lles
représenten t le D aces, habitants de la
Tran ylvanie actuelle, lesquels furent
vaincus par T ra jan, et ces images de
prisonniers devaient orner quelqu e mo-
nument con struit ou cet empereur.
F 'RTWAE:>IGLER, Collection omzée, n O56 .
- REWACH, Rép., II, p. 794, 3. Cat . de
la vente o1'Jlzée, nO 56.

34· [ 114 .] Tête d'Augu te jeune (?) . T At e d e m a rbre


blan c trè cri t allin, provenant de la collection om zée . Acqui e p a r
le :JI u é n 1904 .
Haut. om.,p (et non om 5 ) ; largo max. omz . - Un coin du menton et le bout

44


du nez s:)nt restaurés, ainsi qu'une tranche de la partie p ::>stérieure du crâne.
dont la surface entière est corrod ée . Le oreilles sont mutilées.
Cette t êt e, plu grande que nature, e t celle d'un jeune homme imberbe,
dont la che, elure, divi ée en courtes b oucles, e_t ramenée ur le front. La
aillie de l'arcade sourcilière jette une ombre sur le yeux,fendu en amande ;

le nez e t droit et charnu, le m enton rond et plein ; la bouche inueu e e t


bien de inée. T out dan ce vi age re pire la force et la jeune e, mai le
sourcil un peu contracté et une légère inclinai on de la t êt e ,'ers la
gauche donnent a ce per onnage une expr ion réfl ' chie et pre que attristée.
Excellent portrait de l'époque d' ugu t e, p eut-être celui de l'em pereur lui-
même dan sa jeune e.
Cité: Cat. de la vente. omzée, n O 93.

35. [A 181.] Tête d'un prêtre (?). T êt e d e m a rbre blan c.


Achetée à la vente de la coll ction an Huem (18-+-+) . •

Haut. omz3; largo OmIS. an restaura tion.


T ête imberbe de jeun homme, légèrement pen chée ver la gauche. e
che, eux tombent en boucle ju que ur la nuque. Il porte ur le front une
rouel1e décorée d'un ma que radié, qui e t un ymbole alaire. Comme
c'e t sou ven t le ca dan le portrait antique, les lèvre un peu 'cartée
laissent apercevoir le deux rang' e de dent. Travail soigné.
ur la ignification de la rouell e, cf. G AIDO Z, Études de m,ythologie gauloise , l ,
Paris, 1886 (Extr. de la Revue ar chéologique) . Il se pourrait que le petit

45
di qu , pla ' au-d ~. u du front du j un h mme, fût un de ces médaillons que
1 pr tr fixai nt à 1 ur b a nd a u a e rdotal et où étaient ouvent figurés les
di ux gu il n 'aient ( f. ] ahre li . Oesterr. I n stùuts, II, l 99, pp. 245 et sui .) .

Catalogue Van Huerne (cf. au nO 24), p 120, nO 722. CHAYES, Catalogue, p. 85,
nO 73. TH . J STE, Catalogue, 11'6 édit., p. 138, l, 5' 2 e édit., p. 146.

36. [A 1927.J Portrait d'un téphanophore. Tête


de marbre blanc bleuâtre, découverte en Mésopotamie dans les ruines
d e l'ancienne Séleucie du Tigre. Acqui e en 1911.
Haut. oID47; largo max. OID 26. -La. pointe du nez est cassée, quelques épau-
frures. Pas de restaurations.
Ce portrait idéali é e t celui d'un homrrie dans la force de l'âge, auquel
l'arti te a prêté une expre ion repo 'e et bienveillante. Le front élevé
marque l'intelligence et, ou les protubérances sourcilière accusées, les
yeux allongé ont bien ouverts, san indication de pupille. Le nez est
droit, la bouche petite, le cou robuste, et la barbe assez fournie est sommai-
rement traitée par ma es de petite boucle frisées. La tête est ceinte d'une
triple couronne, qui cache pre que entièrement la chevelure. Cet insigne de
la dignité du per onnage e t formé d'un band au enroulé (sl1'ophium), puis
d'un épais bourrelet dont le ~ bout noué pendent sur la nuque et enfin


d'une couronne de laurier, probablement en métal. La section du cou, ter-

minée par une amorce arrondie, prouve que cette t ête était fixée dans un
torse, dont la draperie dissimulait le raccord.
Cette œuvre est largement traitée, sans ce souci minutieux du détail qui mar-
que les portraits de l'époque impériale [cf. n OS 39-40J, et l'artiste semble avoir
cherché un effet décoratif plutôt qu'une ressemblance scrupuleuse. Les qualités
de son style ne permettent pas d'attribuer à ce m arbre une date postérieure au
début de notre ère, et peut-être
remonte-t-il à la fin de la période 1
hellénistique. La triple couronne
qui entoure la tête de ce person- •

nage ne se retrouve exactement


reproduite, que je sache, sur aucun
autre portrait antique, mais elle
offre une grande analogie avec celle
que porte un buste de prêtre païen
trouvé à Éphèse (HILL, ] ahresh.
Oesterr. Instit., II, r 899, p. 245 et
pl. VIII); la couronne de feuillage
est ici placée entre deux bandeaux.
De même, les prétendus portraits
de Julien conservés à Paris au
musée des Thermes et au Louvre,
lesquels sont en réalité ceux de
stéphanophores, portent « d'abord
un bourrelet uni, puis une cou-
ronne de feuillage, enfin deux nou-
veaux bourrelets » (MICHON, R evue
archéologique, r90r , II , p. 279).
otre buste appartenait certaine-
ment aussi à une statue de stépha-
nophore. Celui-ci était le prêtre
principal de la cité; il donnait son
nom à l'année et était généralement

un citoyen riche et considérable, •

dont on attendait d'abondantes


libéralités (Cf. CHAPOT dans SAGLIO-POTTIER, Dict. ant., V O« Stephanephoria»).
Il n'est pas surprenant que cette charge municipale ait existé à Séleucie
comme dans les autres villes d'Asie: nous savons en effet que la grande métropole
des bords du Tigre était organisée absolument selon le type hellénique (Cf. Revue
de l"instr. publique en Belgique, XXXVI, r893, pp. 373 et suiv.). Mais le por-
trait qu'a acquis le Musée est, si nous ne nous trompons, l'œuvre sculpturale
la plus remarquable qui soit sortie jusqu'ici des ruines de la célèbre colonie
grecque, détruite en r65 durant l'expédition de Lucius Vérus.
Inédit.
47
37 . [ l 5 .J Portrai t d ' houIIne. T ête d'albâtre, prove-
nant d ':Ëgypt . A heté à Alexan-

dri à M. R emy en 1908.


Haut. Om2I; larg . omr7. Le bout
du nez t cassé, la joue droite épau-
frée, les oreilles sont mutilées, la par-
tie po téri ure bri ée. Pas de restau-
rations.
Cette tête porte une chevelure
ondulée, ramenée en arrière. Le
visage glabre, aux pommettes sail-
lantes, a ux yeux ronds, au menton
fuyant, avec une bouche maussade
dont les coin s'abaissent, a un
caractère individuel et un type bar-
bare très accusés; c'est probable-
ment un portrait un éraire prove-
nant de quelque tombeau.
Inédit.

38. [A 958.J Bu te
funéraire . Buste de
m ar br e bl a nc, acheté à
myme en 1900.
Haut. oillr6. - Sans restau-
rations. Le menton et les sour-
cils sont épaufrés, le n ez est -
brisé. Le v isage, n ettoyé à
l'aide d'un acide, a pris un
aspect savonneu x . D eux trous,
forés dans le marbre par der-
rière. semblent avoir servi à
fixer ce buste dans la ni ch e o ù
il a dû être placé.
.-••
Jeune femme , la t êt cou- \
verte de on manteau qui
encadre le vi age . Une partie
d l' étoffe ramen' e en a van t
forme une sort de bandeau


qui cache la raie de la chevelure. De petites mèches descendent devant les
oreilles. Le lobe de cene -ci est percé pour recevoir un bijou. Les traits du
visage sont individuel : pommettes accusées, menton fort, bouche aux
commissures abaissées. C'est, à n'en pas douter, un portrait réaliste qui
doit avoir orné quelque tombeau. La peinture achevait de donner à cette
physionomie expre sive un aspect vivant: les re tes de polychromie ont
nombreux: ton brun sur les cheveux, rouge sur le voile. Travail d'ate-
lier qui paraît remonter au 1er ou même au Il e siècle avant notre ère.
Publiée: COLLIG ON, Revue archéologiqu,e, 1 903, l, pp. l et suiv., pl. n, ct L es ta-
tues funéraires da11S l'art grec, 191 l, p. 30 , fig. 1 95 .

39-40 . [A I078-I079.J Bustes de per o nna ge


inconnu . Bustes de marbre blanc d 'un grain trè fin, sans
paillettes, découverts a
Smyrne en même temps
que le nO I2. Il furent ,
trouvés enfouis dans la
va e au fond du ba in
des Bains de Diane.
Haut. om79 eto m82 (avec
le socle). ans restaura-
tions. Les socles sont anti-
ques. n mince dépôt cal-
careux s'est formé sur une
partie de la surface du
marbre.
Ces deux bu te , dont
l'état de conservation t
parfait, se fai aient mani-
festement pendant. Ce
sont les images d'inconnu •

qui vivaient sans doute


à l'époque de Antonin.
Cette date r' ulte aus i
bien du fait que ce p r-
nnages portent la barbe
entièr que de tou le
caracteres de la culpture.
Le~ deux œu vre ont
étroitement apparent' e )

4 49
elle ont l'un t l'autr d portraits réali tes où t u les· trait individuels
-
(ride du fr nt, t. ) ont 't é oigneus m nt noté ; le prunelle ont pareil-
lement .inci ée et l pupille en croi ant. Le oeles même,
portant un cartouche dé-
coré de rinceaux, ont
emblable . Mai l'expres-
sion de d ux visage e t
d iff é r e n te, l ' un, plu s
grave, a les lèvres serrées
et la paupière tombante
attriste son regard; l'au-
tre, plu jeune, est aussi
plus a venant et la bouche
légèrement entr' ouverte
décou vre les dents en
esquissant un ourire. Le
soin minutieux dont ces
bu tes témoignent n'a
pa nui, comme dans
d'autres marbres analo-
gues, à l'impression
d'ensemble. Ces deux per-
sonnages, magistrats,
philosophe ou hommes
de lettres, ont, dans leur
calme erein, une beauté
un peu froide, mai impo-
sante .

Ces marbres sont des
œ u v r e s caractéristiques
d'une intéressante école de
seul pture qui florissai t en
Asie-Mineure au ne iècle d e notre ère. Ses productions se distinguent par un
souci souvent exagéré du détail, qui tient de l'art du ciseleur plutôt que de
celui du sculpteur. C'est une imitation en pierre de la technique du bronze.
D éjà sous Hadrien, Aristéas et Papias, les artistes d'Aphrodi iade en Carie,

auxquel sont du le centaures du musée du Capitole, s'efforcent de faire
produire à une matière rebelle les effets du métal (HELBIG, Führer, 3 e éd.,
nO 861, p. 483) . La m Arne technique scrupu leuse est appliqu ée dans le bas-
relief d' ntinoüs par Antoniano' d' phrodisiade, t r ou é près d e Lanuvium
en 1907 (Cf. AUCKLER, Comptes rendus Acad. I nscr ., 1908, p. 356 -- L e temPle
s)ri en du J anicule, 1912, p. 345). D ans nos bustes, cette patiente recherche

50 •


s'élève jusqu'à une étonnante virtuo ité. Il peuyent être po térieurs d'enyiron
un iècle et se rapprochent, par leur tyle , du célèbre bu te de Commode
du Capitole (HELBIG, loc. cit ., nO 574), où l'on cr oirait a y oir sous les yeux non
du marbre, mais de la porcelaine, et au i d'un bùste de eptime évère du
British Museum (nO 916) et de certains ba -relief mithriaque (VON CHXEIDER.
Album der Antikensammlung, Vienne, l 95, p. ; CU::\IOXT, Mon. myst . J1ithra,
t. I, pp. 214 et uiv.). Ce maniérisme e t urtout
sen ible dans la minutie avec laquelle le barbe
sont fouillées. Les sourcils aussi sont indiqué
COIllme à coups de burin. La chevelure, au con-
-
traire, n'est qu'ébauchée au trépa n et, bien que
toute trace de polychromie ait disparu , elle
devait sans doute être achevée au pinceau. La
façon dont elle est traitée rappelle ab olument
celle employée dans une tête d e Iilétop li
(Mysie) que 1\1. "\ iegand allribue ayec rai on
au ne iècle de notre ère (Athen . }.Jitt ., 190+ ,
p. 306, pl. XXIV et XX . uiyant un procéd é
fréquemment u ité sous l'Empire, les chair
nues étaient polies par oppo ition aux autre ,
parties, où la pierre est laissée mate .
ous reproduisons ici une tête, trouyée à
Rome et conservée au Stâdelsches l\Iuseum d e
Francfort, dont la photographie nous a été communiquée par 1\1. P ollak.
Selon la remarque de celui-ci, elle offre une ingulière re emblance a"\ ec le
nO 39, bien que le trayail en oit beaucoup moin oigné.
Inédits.

41. [A I561.J Portrait d'un inconnu . T ête d marbre


blanc, trou ée à A phrodi ia d e n ari i -Mineure) . D on de Amù
des Musées royaux (I 90 ) .
Haut. OID29; largo OID 20. Pa de re tauration. e fragment a été soumis à
l'action du feu , et le marbre, dont la urface e t partiellement calcinée, a pris un e

patine noirâtre. Le cou est bri é. •

ett tête e t certainement un portrait d'un caractère individuel trè


accusé et trè vivant. n vi ag émaci ' aux pommette. 0 eu e , à la barbe
courte et drue; ou d ourcil arqu ' ,releyé yer le tempe, des yeux
laroement ou ert aillant ur la maigreur de joues; un nez fort, dont la
racine fait un angle bru que avec le front bombé, coupé de ride, composent
une phy~ ionomie d'un réali me ai i ant. La che,'elure achè, e de donner au
per onnage une. phy ionomie originale. Formée de petite mèches inueu e ,
di,>ergeant du ommet du crâne, elle se termine par une couronne de

51
boud qui 'ta nt arti t m nt ur 1 front, ntournent le oreille pro-
f nd ' m nt cr u- ' t d c nd nt ju qu ur la nuque .
. u mm t du crân ,dan la hey lure, ont gra, ée le lettre XMr l '
<:lE BOH0l X (plO"'tOC; ?), M(lXCtYJÀ ?), r (cx{3PLY)À ?) . 1 0 (e)È {3o-IJ6(e) l
«( hri t, .Jlich l, Gabriel, Dieu, ecour (moi). »
ur la nuque un r t du manteau prou, e que cette tête appartenait à
un bu t drapé ou à une tatu , Atue.
Le pr cédé de l'é le d' ie-l\Iineure, que nous avons notés à propos de
no bu te de myrne (n O' 39-+0). se r etrom'ent appliqués dans cette tête. Ici
aus i l'influence du
travail du métal est
manife te. L'artiste
a dessiné comme à
coups de burin les
poils des sourcils,
marqué d'un trait
mince le bord de
la lèvre , creusé la
pupille en fOlme de
cr oissant et indi-
qué l'iris par deux
ce r cl e s concen tri-
que , gravé d 'une
pointe acérée les
rides parallèles du
front , les plis des
pau pières et de la
racine du nez, al-
légé et évidé au
trépan les boucles
d e la che e1ure.
~lais l'expression
diffère complète-
ment de celle des
buste smyrniotes.
ul souci d a ns ce
marbre d 'ennoblir
ou d'embellir le mo-
dèle ; un réalisme
. presque brutal sem-
ble se plaire à en
exagérer la laideur, et lui prête un vi age émacié d 'ascète et des yeux hagards
de visionnaire. L'idéal dont s'inspire le culpteur s'est transformé: nous appro-
chons du moyen âge.


Le critère le plus sûr pour fixer la d a te de cette tête paraît être la disposition
de la coiffure. C'est celle qui nous est connue par les effigies des empereurs du
IV e siècle et en particulier des fils de Constantin : les ch eveux conservés longs

sont r amenés en
avant sur le front •

et descendent dans
la nuque, et, tandis
qu 'il sont li ssés
sur le cr âne, leur
extrémité est soi-
gneusement frisée.
I n viris capiUi acu
crispati, comae retro
quidem cervicem coo-
perientes ante autem
frontem absconden-
tes, dit un auteur
de cette é poqu e
(N1CÉTAS DE RÉl\IÉ-
SIANA, D e Symbolo ,
fr. 3).
L'inscription est-
elle contemporaine
de la culpture? La
forme des lettres n e
s'y oppose pa .
Placée à un endroit
où elle d evait être
invi ible, ce erait
alors la prière dis-
crète d'une âme

pieuse , san d oute
de l 'a uteur de la •
statue. Mai peut-
être cette invoca- •

tion a -t -elle été ajoutée aprè coup en gui e d'exorcisme sur une œ uvre païenne
par un chrétien. Elle prou rait au moin alors que ce portrait ornait un lieu
public au commencem nt de la période byzantine.
Le igle XMr, dont l'interprétation e t controversée (cf. PERDIZET, R evue
des études grecques, r904, pp. 350 et suiv. ; PRENTICE, American Exped. to Syria,
III , Greek lnscript., 190 , pp. ZI, 15 ' nO 155 , etc.), est fréquent en yrie,
mai a ez rare au nord du Taurus (Mél. école franç. de Rome, XV, r895 ,
p.z6r , n 04)·
Ce morceau de culpture e place à une époque de transition. Fidèle aux
procédé techniques de la ~culpture antique, l'artiste qui l'exécuta appartient

53
d . j'au m y n âo- par l' prit qui l'anim. 'e tune œu re d ' une réelle
import nce p ur nou fair ai ir l lien qui r a ttachent l'art romain d' sie-
:\.lineur 'l'art bnantin.
- •

Décrit: t:~IO. T. BII lIe!dl de Mu sées roy.lUx, 19\ ,pp. 25 et sui .

STATUES CYPRI OTES


42. [_ 76 a.] Tête de style oriental. Tête de calcaire
blan c trou\" dan l fouill exécutée aux environs de ruines
d _ m athont 11 d pr , par M. Ed. Paridant, d'Aer chot, qui en
fit don au Musée en r874.
Haut. om25; largo omI5. La pierre

e t brisée du haut et du bas et elle a
été sciée en deux , de façon que seul le
masque subsiste. •

Cette tête était coiffée d'un bon-


net conique dont la pointe est bri ée.
• e bonnet était muni de côté d'oreil-
le qui sont ici relevées, mais qui
pouvaient e rabattre ur le joues.
Le yeux ont gros, à fleur de tête
et légèrement oblique. Le nez est
bri é. La bouche aux lèvre errées se
rele eaux commi ure, le menton
e t aillant et pojntu .

Le bonnet conique que portait ce
per onnage caractér ise les œuvres
cypriotes les plus anciennes : celles
qui s'inspirent de la sculpture
assyrienne, exécutées avant que l'in-
fluence grecque devint prédominante
(Cf. PERROT et CHIPIEZ, H i stoi re de l'art, t. III, p. 5 l 8). Le type du visage,
notamment Iii des in de la bouche, est encore tout à fait oriental.

43-44. [A 75-876.] Statue de l'Aphrodite


c,,"priote. tatue de tuf calcaire, provenant de fouilles entre-
pri es aux environ de ruine d'Amathonte par M. Ed. Paridant;
donnée par celui-ci au Mu ée en r874.
A. H au t. omg ; larg o om2g .

S4

Jeune femme debout, les deux jambes rapprochées. Elle porte un
chiton de lin, dont les plis sont figurés par des sillons parallèles. Il descend
jusqu'aux pieds, et les manches couvrent les bras jusqu'au coude. La partie
inférieure est ornée d'une sorte de volant , à
moins que ce ne soit le bas d'un second chiton
placé sous le premier. Celui-ci est en partie
caché sous un épais manteau, bordé de pour-
pre, qui passe sur l' épaule gauche, s'enroule
autour de la taille et dont un coin est rejeté
sur le bras gauche replié. Le cou est entouré
d'un riche collier et le poignet droit d'un
bracelet. Les pieds sont chaussés de brode-
quins rouges à semelle épaisse. De la main
droite abaissée, la jeune femme relève un pan
de son manteau, et de la gauche, elle appuie
contre a poitrine une fleur. La face posté-
rieure n'e t pas sculptée et n'a qu'une légère
convexité. La bordure du manteau est indi-
quée en couleur.

La tête, trop petite, n'apparti ent pas
au corps; tandi s que celui-ci offre tous les
caractères de l'art archaïque, le modelé du

visage, dont la bouche est légèrement ouverte,

et celui du cou, cr usé de deux sillons trans-
ver aux (collier de Vénus), a signent à l'autre
fragment une dat beaucoup plus récente.
Les cheveux crêpé ) divi és au sommet du

front par une raie. sont en partie cachés sous
un voile qui retombe sur la nuque.

B. Haut. om89; largo om35. - Les pieds et la moitié des jambes ont disparu.
Le nez est brisé.
Femme debout, la jambe droite légèrement repliée. Sur la tête, elle .
porte une couronne murale, à laquelle est attaché par derrière le manteau
qui lui recouvre l'épaule gauche, s'enroule autour de la taille et cache l'abdo-
men et les membres inférieurs. Par-dessous, elle est vêtue d'une tunique
l' gère, à longues manches, qui laisse voir ses mamelles gonflées de lait. Sa
chevelure, crêpée autour du front, retombe en boucles symétriques derrière
les oreilles, auxquelles sont suspendus de lourds bijoux. Le bras droit
pend le long du corps, et la main paraît tenir une fleur; la main gauche,
appuyée contre la ceinture, porte une colombe. Comme la précédente, cette

55
t tu n' t tr y ill ' qu par d yant. La face po térieure e· t presque
plan .
La fi lombe , don n ' e omme attributs à cette déesse, nous révèlent
imm' di tem nt a na ure: ' t l' tar té phénicienne identique à l' phrodite
gr cqu e ou du moins identifiée avec elle.
(( embl èm e que tiennent du bout des
doigt le phrodites vêtues de la statuaire
gr cque, ju qu'au l e siè le, ce geste par
lequel elle r elèvent un p a n d e leur vête-
m nt . tout cela nous le rencontron dans les
images ph ' niciennes et cypriotes d' starté;
d a n les unes comme d a ns les autre, on v oit
la fl eur ou le fruit , a imable symboles de la
vie qui se renouvelle à chaque ais ::m pour
durer éternellemen t ; on y voit, en Ionie
c mme à Papho , pre sée contre la poitrine
d e la déesse, la colombe qui remplissait de
se battements d' ailes et de ses longs roucou-
lements les parvis des temples d' starté »
(PERROT e t CHIPIEZ, H istoire de l'art dans
l'antiquité, t. III, Phénicie, Cypre , p. 626).
u p oint de vue technique, ces statues
:mt de b ons spécimens de l'art cypriote:
taillée dans le calcaire tendre qui a tou-
jours été employé par les sculpteurs de l'île,
elles ont un a pect terne, grisâtre, qu'égaient
eules les a pplications de couleurs. La faible
épais eur d e la d a Il e mis e en œ u vre a
déformé, en l'aplatissant, la forme du corps: .
comme c'est presque toujours le cas à Cypre,
ces phrodites ne devaient être vues que
de face.
L es arti t s d e ces pa ys a yan t répété pen-
dant des siècles les m êmes compositions,
fixée par une tradition hiératique, il est difficile d 'assigner une date à ces
statue. Tout ce qu'on peut dire, c'est que la première r eproduit un type créé
par l' art grec du VIe siècle et que la e onde 'inspire d'un m od èle qui ne peut
être antérieur au v e.

45. [A a.] Statue d'un prêtre (?). t atuette de cal-


1950
caire blanc, provenant de ypre , acqui ~ e en 1 9 12 avec le numéros
suivants.
Haut. omSS; largo omI4; 'p. omo7. - Bri ée en trois ; sans restaura tions .


n per onnage im berbe e t debout, enyeloppé
, du cou ju qu'aux pied dan - un tricot de laine, qui
couvre le_ bras ju qu' aux coude . Ce bra ont
collé au corp ; la main gauche tient un oi_eau, la
droite, ce emble, un gât eau. Le yi aae, ommai-
rement traité, nou montre de gro yeux aillant,
un nez large et une bou che aux lèYTe mince et
errée . T~n e ran ée de boucle ent oure le front en
demi-cercle et au-de u une couronne de feuil-
lage e t
,
po ee ur
1a cheye-
lure. De
trace de
co ul e u r
r 0 u g e
ont con-
,
e ry e
url a
b o rd ure
du yêt e-

• co ur o n-
ne, t c.
Inédit .

46. [A I 9 50. ] Statue


d 'une lentlne ou d 'une
dées e . t a tuette d calcair
bleu â tre, acqui e a \ c l numér o ,

pr 'céd nt.
H a u t . om33; la r a , Om I S; ép . OmOS.
- L a partie inférieure du corps et la
m a in gauch e son t b ri ée . L a tête est
d 'tachée, mai e raccorde exactement.
n ainée dan une
longll an. pli , qui couvre le bra ju. qu'aux poignet . Le gallch
pend le long du cor p ; le droit e t replié ur la poitrine et la main tient une
fleur. Le cou t entour' d' un t riple collier t de gro bijoux ont fix é-

57
aux or ill ; 1 yi arr ,mutil', t pr qu m' connai able, mai les cheveux
ondul ' r couyr nt la tete t retomb nt d rri 're le ' paule .
ur 1 fi ur que tt femm ou dée e (peut- Atre phrodite) tient en main,
o "ez 1 n04+.
Inédite .

47. [ l 51.] Petite tête d ' hoiuine (?). Tête de calcaire


bl ne, qui l num 'ro pr ' édent en 1912.
auto omI3; largo Om09 . - Brisée a u bas du cou. Le il z est cassé.

boucle 11 tir -bouchon encadrant le front li e, les yeux à fleur de


tet ,lar m nt ou erts et rel vé vers le t empes, la bouche aux lèvres
serrée, e qui ant un ourire le menton saillant et fort, tout rappelle dans
c tte t "te le t le grec archaïque, qui a exercé à Cypre une influence pro-
longée (nO 44). Le per onnage portait un large diadème, entourant sa che-
\ elur releyée en chignon ur la nuque.La partie supérieure en est entamée.
lnédit.

48. [A I 952 .J Portrait d'époque rOillaine. Tête de


calcaire blanc, acqui e avec le~ numéro précédents en I912.
Haut. omq; largo om08. Le cou est b risé, J'oreille gauche cassée.
Le front de ce personnage est en partie caché sou la chevelure, ramenée
en avant, qu'entoure une couronne de feuillage.Les yeux, largement ouverts,

58

n'ont plu l'obliquité de culpture arch aï antes; le nez droit, épaté, a les
aile relevée.; la bouche e t large et . inueu e, le menton robu te.
Cette tête, dont le caractère individuel est accusé, ne paraît pas antérieure à
l'époque alexandrine ou même romaine. C'e t probablement un portrait destiné
à être placé dans la niche de quelque tombeau. La partie postérieure est n égligée.

49. Frag ..~ent de culpture archaïq ue.


Série de petit morceaux de culpture d écou ert à Lamaka, dan un
temple gréco-phénicien du vn e - le iècle, et acquis par voie d' échange du
B riti h Mu eum en 1904. Il ont taillé dan le calcaire blanchâtre de
Cypre, gro ièrement enluminé de rouge.
a) rA I22I.J Ba relief représentant une femme as i e , d e face, portant un
enfant sur le genoux. Haut om25 ; largo OmIS.
b) [ I222.J Ba -relief semblable. Haut. omI7; largo OmI2.
c) [A I223.J Tête de femme portant une haute tiare , partagée en carrés par
des incisions. Haut. omo7.
d) [A I224- J Tête de femme couverte d'un voile. - Haut. om095'
e) [A I2'25.J Tête d'homme imberbe, coiffé d'un bonnet conique. - H aut.
omoS.
f) [ I226 .J Tête d'homme imberbe, portant une coiffure de st) le égyptien.
ur ces fouilles d e L a lnaka, cf. lVlYRE , J ouynal of hellenic studies, X II, 1897,
pp. 164 et uiv.

S9

-

50. [AIISO.] Ba relief archaïque con acré aux


corè (jeune fille) . Fragment d ' un b a -relief de marbre blanc
trou ' en Grè e . 011 ction T zkiewicz, puis collection Somzée.
t\.cqui en m a i 19°4.
\
Haut. om _ ; larD". Om _j ; ép . Om03j . - P as de re tauratioÎls .

Troi jeune fille ont debout, placée l'une derrière l'autre, de façon que
l urs profil . e confondent pre que, etue de longue robe qui le en errent
COllune une ga ine : une impIe rainure indique la forme de la croupe et
de jambe de celle qui e t entièrement, . ible. Les deux première tiennent
dan la main droite, qui 'a an ce , l'une un collier muni de on fermoir,
l'autre une eTenade; la troi ième emble offrir une fleur. Le che eux ont
noué- au ommet du crâne et une longue mèche, ronde et effilée, retombe
comme une queue derrière le cou. La majn gauche, invi ible, est cen ée pen-
• dre le long du corp . Le profil du vi age, au n ez aillant, au menton pointu,
comme la raideur de t oute la ilhouette, a tou le caractère de l'art
archaïque.
A la partie inférieure, un morceau de marbre a di paru, en le ant le pied
de dée e. De même la partie de droite de la plaque manque: elle portait
probablement de figure d'adorant , comme ur le ba -relief d' Argo
cité plu ba .
Dan le coin droit upérieur, on lit l'in cription K6pCl~ l:O'tLCX~ . Il faut
ou -entendre civt6Yj><E et traduire: « otia l a con acré ce jeunes fille . »
La forme de caractere paraît a igner comme date à l'in cripbon le
commencement du "e jecle, t le t le de la culpture ne contredit pa
c tte conclusion, i l'on con idère que c' t l' œu r d 'un mod te ou rier
r produi ant un mod le anci n.

I. ~ roua ,nom de femme ' se r etrouve en .I.G. I 79 I , etc.

60

La pierre a une patine jaune foncé, noirâtre par place ; « elle a éjourné
dan l'eau ou a été lavée par les eaux d'une fontaine durant de siècles »
(Fr6hner) . La aillie du relief actuellement peu accu ée a été diminuée par
une lente u ure.
Quelles jeune fille qui forment un groupe si étroitement uni? On a
voulu reconnaître en elle des n ymphes; on trouve . en effet, dans les auteurs le
nom de K 6pC/. t appliqué à ces dée ses (PRELLER-RoBERT, Griech. IVlyth., p. 817.
n. 2) et sur
le ba -relief
a rchaïque de -
Thasos au
Louvre l es
nymphe
portent,com-
me l'une de
nos Koraï , un
collier ou une
ceinture
(RAYET.
Mon. de l'art,
l , pl. 20; COL-
LIG"Xox ,Hist.
sculpt. gr. , l ,
P·27 6 ). .(
D'autre ,
• part, on a vu
en elles les •
Euménides

qUl ne sont
pas toujour •
conçues com-
me des furies
vengeresse,
mais parfoi •

au l comme
des dée es
bien veillan-
tes, qui ap-
portent la fé-
cond ité et la richesse. Ce t pourquoi on le oit figurées sur des bas-reliefs d'Ar-
go qui offrent une grande analogie a,-ec le n ôtre sous l'apparence de trois
femmes tenant un serpent, S Tmbole de la terre , et présentant une fleur (cf.
Athen. "1-11[t., l (1 79), pl. 9 , 10; AGLIO -POTTIER, Di ctionn. antiqu ., t. IV,
s. ,,0. « Furiae n , fig. 3367) . :\lais puisque la dédicace leur donne simplement le

61
nom de r opcxt, il probable qu' lle n' n portaient point d'autre dans le
temple ru tique ù elle 'taien adorée. C étaient le cc dée e jeunes filles II
analo2Ue aux cc d' e e mère » de Gaulois .
Elle ont troi ,par e que le nombre troi e t acré et qu'on s'est plu de bonne
h ure à !ITouper en triade le divinité protectrice de champs, comme les
harite , le Euménide. le ymphe , le Heure, etc. ( SE ER, Dreikeit,
[Rhein. i\Iu eum,LYIII] , 1903, pp. 9, 323 et uiv.) .Ce tla plu ancienne représen-
tation onnue de ce vierg s triple , caractéristiques de la mythologie grecque.
En le ma ant ici en un !IToupe serré, l'arti te semble avoir voulu montrer que
le troi per nne n'en fai aient qu'une ou plutôt que les troi œurs sont insépa-
rable (cf . H.-\RRI o~, Prolegollt. to the study of Greek religion, 1903, p. 289 et
fia. 73).
L'ori!!ine exacte de ce monument n 'e t pas connue, mai le style rappelle celui
de Ùeille sculpture de la Laconie (p. ex. Atken. Mitt.,VIII, pl.] 6), « une impres-
ion que confirme la présence dans l'inscription du sigma à cinq branches. Le
marbre emble au i être celui employé à parte» (Studniczka). La coiffure,
très particulière, ne fournit point d'indice certain, ca r la mèche ronde qui la
caractérise se r encontre en divers endroits de la Grèce (cf. GERHARD,
Trinksclzalen und Gefâsse, pl. IV-V, et TUD ICZKA, loc. cit., p. 132) .
FRÔHXER, Collection Tyszkiewicz, pl. XVI. Cf. STUDN1CZKA, Gott . Gelehrte Anzei-
gen l 95 p.3 12. Cat. vente Tyszkiewicz, nO 307 et pl. XXX. Cat. de la vente mn-
zée nO 10+

51. [AI 935.] Po éidon avec le trident. Fragment d'un


ba -relief de marbre blanc, acheté en 1911 comme provenant d'Athènes.
Haut. om.:j.O; largo om44; ép. omo. Bri é de tous côtés auf à gauche, où
la ection li se du marbre indique un joint. Le nez du dieu e t brisé, les boucles
supérieures sont épaufrée. Pas de restaurations.

La partie droite de la plaque était occupée par un per onnage vu de do J

• l'épaule gauche couverte de a chlam de, dont quelque pli ub i tent, et


tournant la tête, de façon à la montrer de profil. De la majn droite, il tenait,
incliné diagonalement, un trident, dont la fourche e t rattachée à la hampe
par deux dauphin : c'e t donc certainement Po éidon. Malgré la mutila-
tion qu'il a ubie, le vi age re te trè expre if. ou la protubérance our-
ciliere, l'œil petit emble cruter l'horizon, et la mou tache tombante, la
barbe collée en boucle, qui pendent en dé ordre, e marient bien avec une
cheyelure humide et lourde, emmêlée par le vent du large, telle que l'art
grec, depui le IVe iecle, l'a prêtée au dieu de la mer. A gauche, ub i te
un morceau d'un voile qui couvrait la tete d'une dée e, peut-être H ' ra.
Le joint prouve que cette place venait buter contre une autre et que notre
fragment fai ait partie d'une fri e décorative, peut-être d'une repré entation
des d ouze grand dieux. Le type dont est dérivé celui de ce Po éidon, notam-

62

men t p our l'arran gemen t de la ch evelure, remontent probablement jusqu'à Ly-
sippe (cf. BULLE d a n s ROSCH ER, Lexikon, s . Vo (( Poséidon », col. 2893 et suiv.),
mais n otre relief est une œ u v r e d'époq ue r omaine: les boucles sont séparées par

des interstices p r ofonds, forés au trépan , de faço n à accentuer le coloris par une

opposition violente des ombres et de la lumière. C'est pour le même motif


qu'une rigole a été creusée pour m a rqu r davantage les contours, comme •
on l'observe ailleurs aussi sur certaines sculptures de l' époque impériale (Mon .
mystères de Mithra, t. II , p. 479 , nO Iobis, p. 482, nO S8bis). Les impression-
nistes modernes ont parfois eu recours à un procédé analogue en cernant d'un
trait noir les figures de leurs tableaux. •

Inédit.

52. [A l091.J Ex-voto au d ieu thrace A sdoulè .


Bas-relief provenant d Melnik en Macédoine, dans rancien pays de
l\tlaides, apporté à alonique en 1895 . Don de M. Cuypers, consul de
Belgique à Salonique (1903).
Haut. om46 sans le tenon du bas destiné à fixer la pierre dans une base;
largo Om4I. Pas de restaurations. Sont brisés: le bras droit du cavalier (mais
la main subsiste), les jambes du cheval.
L rt par un
t vigne gigante que. D ux enfants
u
nu nt p r h ' d n l bran h t vendangent avec des faucilles. A
dr it , u la vi n , \ ndan e au i le vieux il 'ne, reconnais able à son
ju t u rp ~ \' lu . P ur m ttr à l'ai e, il a nou é sa tunique autour de
rein .Il tient
une grappe
de la main
gauche,l'au-
tre main le-
vée va tran-
cher avec la
faucille la
tige d'une
sec onde
grappe. Au
centre du ta-
bleau,ledieu
Asdoul ès,
JI" .... •
, ,
,
.'
assimilé à
Dionysos.
galope vers
la droite. Il
porte la né-
bride ,passée
en bandou-
lière autour
de la poitri-
, l' ne; es pieds
sont chaus-
sé des demi-
bottes thra-
ce et sa
- chevel ure,
dont une
grande tres-
se retombe
sur l'épaul dr ite, t ceinte d'une bandelette (strophion) à laquelle étaient
fix' e par devant deux baies de lierre. Sous le cheval court une panthère,
dont l'arri re-train st caché dans la vigne . Derrière Dionysos, Pan, aux
pied de chèvre, uit son maître en s'accrochant à la queue du cheval de la
main dr ite, et de la gauche il tient une syrinx. A doulès , mis en belle


humeur par le vin, empoigne de la main droite la barbe de son corn 1 é t 1 (
pour l'entraîner plu vite, tandi que, d ; la gauche levée, il sai it une grappe
que lui tend un enfant vendangeur. .
Au-des ou, e lit la dédicace: KÀ<xu8l<XVOC; IIuppoC; KCÛ IIuppoC; Aav
8pou K<XI. oi 7tepl. <xù-roù(C;) a<xÀ-raplol ae~ · Aa80uÀTI -r~ ç7ta' €-r(e)l
« Claudianos Pyrrhos et Pyrrho ,fils de Landro , et leur.3 gens du domai n
au dieu A doulè, en l'année 246 » (215 ap. J-c.).
La lecture de l'in cription offre peu de difficultés: P yrrhos e~t un nom thrace
bien connu, mais Landros e t nouveau: peut-être faut -il ) voir une abréviation
de É<xvôpoç (Léandre), ou une erreur du lapicide p::mr ~Iavôpoç. Plus loin ,
il ne paraît pas possible de lire ot itEpl. <xù-rouç &i-raptot, mot qui serait n ou -
veau et signifierait: les gens prenant part au sacrifice offert sur l'autel. Le gra-
veur a sauté un sigma: les CJ<XÀ-rap to t ou saltuarii (en bas latin saltarii) s::mt
les employés du saltus , le gardiens du domaine (HIR SCHFELD, Verwaltungsbeam-
len 2, p. 133, n. 3) . Ces saltuarii s)nt fréquemment nommés dans les inscriptions
latines. L'ex-vota a donc été con acré par le maîtres ou le intendants d'une
propriété rurale et par leurs gens. ette propriété était plantée de igne et le
dieu du canton, Asd oulès, était as imilé à Dionyso , le génie du vin. L'artiste l'a
représenté galopant j0yeu ement au milieu du vignoble qu'il protège il ne
s'agit pas d'une chasse: « Encore auj :mrd'hui il y a autour de Melnik un vign -
ble important... Il fallait aller en Thrace pour v oir Dionyso à cheval: rien de
pareil en Grèce ... En Thrace et en A ie-)'1ineure, pays de grandes plaines, fertiles
en chevaux, le eigneurs allaient à cheval; on 'imaginait donc les dieux à che-
val. En Grèce, pays insulaire et m ::mtagneux , le dieux pour la plupart ne :mt
pa cavaliers » [Perdrizet].
Le type du erviteur. accroché d'une m'lin à la queue d'un cheval marchant
au pas ou même galopant, comme l bnt encore les agoyates en Orient, est fré-
quent sur les ba -reliefs thraces ( E RE , R evue des études anciennes, XIV
(I 912), pp. 15 et suiv.; cf. HELBIG , Führer 3 , nO II 19. c llecti ) n Baracco) .
Le motif de enfant dans la vigne , qui apparaît ic i au Ille siècle, a été
repris par l'art chrétien et e t fréquent ju qu'à l'époque de Justinien.
Décrit: MORDTMA N, Athen . Mitt., 1 96, pp. 100 et suiv. Publié: PERDRIZET
Rev. archéologique, Ig04, I, pp. Ig et suiv. (à qui !lOU mpruntons une partie de cette

description). f. LERMa T-GA EA, R ecueil d'archéologie orient., Vi (lg05), p. 215.

53. [A 1002.J Groupe de divinités. Médaillon circulaire


de marbre blan , acheté n 1900 au bazar de Con tantinople. Don d 'un
anonyme.
D iam. om26; ép. om025. La partie gauche a été usée par frottement ou
par les caux et un segment a ctisparu à la partie inférieure. Le nez du buste
supérieur de gauche est brisé.
Dans un encadrement formé d'une double moulure, sont sculptée en

5
r li f inq figur d divinit ' . u-d u, à auche, on voit le bu te ~'un
p r nn b rbu, à l 11 h v lur " Atu d'une tunique et d'un manteau,
d nt rt l m in crau h appu ' ur la poitrine; à sa droite, est perché un
i au: t " 'id mm nt Z u a l'aigle. A droite, est un buste de femme,
p rtant un diad 'm p , ur a h velure épais e; les d étails sont indistincts,
mai ' t pr babl m nt H ' ra, l"p u e de Zeu . En des ous, se trouvent des

deux côt' le bustes de H élios et de Seléné : le Soleil est un jeune homme


nimbé et radié, portant une cuirasse historiée; la Lune est m éconnaissable,
mai on aperçoit encore l'extrémité du croissant qu'elle avait derrière les
épaule. Entre eux, e tient Hermès, un jeune homme minuscule, tenant de la
main droite une bour e et de la gauche le caducée, appuyé contre l'épaule.

Ce méda illon a cheté à Constantinople provient-il de Thrace ou d'Asie-Mi-


n eure ? n ne aurait le dire , mais on comprend les raisons r eligieuses du choix
d es divinités qui y sont groupées. Au -dessus, on voit Zeus et Héra, les maîtres
du mond e, qui h a1?iten t au plus haut du ciel; plus bas, les « dieux visibles »,
lt; , oleil et la Lune, qui écl a irent et fécondent la terre; enfin , près de Hélios,
H ermès, le m essager de l'Olympe , qui servait d'intermédiaire entre les hommes
et les pui ances célestes et qu'on identifiait avec la petite planète Mercure,
q ui accompag ne co n t a mment le oleil dan s sa course.
Inédit..

66

54. [A 1 9 12 .J x-voto au dieu Trè -Haut. Aigle de
m arbre blan c qui se trouvait en 1853 à Ak-Hissar, l'ancienne Thyatire
(Lydie), ({ d a ns la maison d 'un iman » (Wagener). Acquis à P aris
en 1 9 12. D on d'un anonyme .
Haut. O rn S2; largo om33; haut. des lettres O rn 02. - La tête est brisée et en p a r-
tie restaur ée en plâtre.
Sur une base semi-circulaire est posé un aigle robuste, les ailes éployées, se
préparant à prendre son essor. Sur la plinthe, on lit la dédicace: MoaX l-
avoç BaaalÀÀi} [oU]
1 6E~ 'Y~la't<p EÙxi}v, '
« Mo schi an os (fils) de
Basile au dieu Très-Haut
en accom plisse men t
d'un vœu ».
La partie po térieure

n'e t qu' ébauchée. Une
colonne en demi-relief,
dont la partie supérieure
est brisée, emble n'avoir •

servi qu'à renforcer le


marbre ju qu'à la hau-
teur du cou de l' oi eau.
Le second nom a ét é lu
BIX cr CHIX V 6ç par W age-
ner, BlXcr ~Àz uç par F on-
trier. On voit clairem en t
B GelA puis une lettre
qui est plutôt un A qu 'un
, enfin un H dont la
seconde haste verticale est
entamée. L e nom est donc •

probablem ent BlXcr cr LÀ-


À"I)oç pour BlXcrLÀZ~O Ç , •

par analogie du nom fré-


quent BeX.crcr~ÀÀoç dimi-
nutif d e eX. cr cro; (cf. •
BlXcrLÀZOÇ [C. 1.G. 6680,86ë6] , BlXcr~ÀÉIX [73S2 ], BlX cr ~ À'Y)oç à Ancyr e [C. 1. G.
86 9 0 ]. E n latin , B asileus et m Arne Basilaeus se trou ven t à côt é d e B assiUus
[Thesaur .l.l. , II, col. 177 1, 1781 J) .
Un Moschia nos, fils d e Philippe ( M o crX~lXvà ç <D~ÀL7t7tOU) , remplissait les
fonction s d e tratège à Thyatire sou s Comm ode (H EAD , Greek coins i n the


,

Br, JIll "Lydia (1 . 01), p, ."XIII) , ' t peut- ~ tr u n paren t du n ôtre. La fo rme
de le tr ion pour dat à notre marbr l Ile i 'cl ,
\
- so r'l ' tcr - oç, 1 dl u Tr' -liaut, t 1 nom sou lequel le colonies judéo-
grecqu e d e la Di pe rsion
et le païen s qui avaient
p lu s ou m oins adop té les
même c r oya n ces . d é i- •
gn a ien t le Dieu d ' I sr aël. Il
s'était fo rmé sp écia lem en t
en sie-Mineure d e nom-
b r e u ses assoc i a tion s
religieu ses qui , sans se sou -
mettre à toutes les pra ti-
q u es de la Syn a gogu e, r en-
daient cepend a n t un culte
au Très-Ha ut, Dieu ét ernel
et cr éateur, et le christia -
nisme trou va un terrain
éminemmen t favo rable à sa
d iffu sion dans ces milieux
to u t pén étr és d'id ées bib li-
ques san s être étroitem en t
attach és à la loi m osaïque
(cf. SCH ERER, S1'tzunf,s b.
A kad. B erlin, m a rs 189 7,
pp . 200 et suiv . ; CU ~1O T
H ypsistos, S upPl . R ev . instr .
publ, en Bel gique, 1897, et
P AU L Y - WI SSO W A, R ealenc .,
s . VO) .
Comme divinité suprêm e,
le Très-H a u t fut assimilé
p a r les Gr ecs à leur Zeus,
et c'est pourquoi nous voyons q u 'on lui consacre un aigle . L'aigle était d' ail-
leur aus i l'oiseau sacré des Baals sémiti qu es, seign eurs d u ciel. Il est fr équem-
ment représenté sur les monumen ts consacrés a u d ieu H ypsistos (1. G . XII,
fasc.II, nO IlS; cf. CHUERER, p. 220) .
Décrit: WAGENER, Mém. des sav. étrangers, Acad. de B elgique, t. XXX (18 59), p , 39,
nO XIV et pl. 6. FON TRIER, Rev. des études anciennes, l (I 902), p, 239. P u blié:
Cur.WNT, Bulletin Acad. de Belgique, 19I2, pp. 2 52 et _u i v.

55. [A I7.J Déd i cac e à des divinité syrienne .


Fra ment d'un ba -relief de pierre ca1cair blan che, t rouvé à H oms ,
l'ancienne Héme..:e, en l 99, « chez Ibrahim Dallâ ti », par le P ere

68

,
Lammen et obtenu par lui pour le Musée du Cinquantenaire
en 1902.

Haut. Orn4I; la r go Orn32; ép. OrnII; haut. des lettres o rn o I 8. La pierre est
brisée à droite et à gau che . Pas de restaurations. Les visages ont été mutilés
par quelque musulma n.

A droite, un oldat en costume militaire oriental est debout ; il est vêtu


d'une tunique lâche, entourée à la taille d'une large ceinture, dont le bout
frangé retombe par devant . Par-dessus, un manteau , attaché sur l'épaule
droite par un e
fibule ronde, tra-
verse la poitrine
et recouvre le côté
gauche. Au bra
gauche de ce guer-
rier, e t u pendu
--
un bouclier rond et
de -la main droite ,
qui e t cachée, il
retient une lance.
a t ête, très abî-
, A •

m ee, paraIt aVOIr


ét é ent ourée d'un
turban. Au-de u ,
on lit la d' dicace :
K€p(Xuv~ , « Au
(dieu) Foudre )J .

Au milieu, un
femme, un collier
au cou , e t entiè-
ment enveloppée
dan une ample •

ro be et a la t êt e
ree 0 u verte d 'un
voile rej e t é ur
l' 'paule gauche.
Elle ti nt de la
main gauche un c ptre ou plutôt un javelot, et au-de u de son épaul e
droite e t u pendu un boucli r vale, caché en partie derriere la t ête (ce
qui l'a fait prendr à tort pour un nimbe) . Au-de sus, on lit son nom:
•A6-1j v~ , « th 'na )J .

69

La d ' t un p u plu rand que on i in de gauche, mai plu
p it qu n " i in d dr it ,qui t manife te ment le personnage prin-
cipal. lui-ci t y tu d'un 0 tum militaire romain; il porte une cuira se
d'où p nd un lambr quin ami d plaque de m ' tal et qui e t traver ée
par un lar ceintur n. e jambe ont nue et e pied chau é de
b tt . ur la poitIine pa e la chlam de qui retombe derrière le dos. De
la main aauche abai 'e, il tient un objet indi tinct (foudre? ) et il appuyait
la dr it ur une lance , dont l'extrémit' inf ' rieure e t re t ée i ible. a
t t ,auj urd'hui mutilée e t entourée d'un nimbe radié.
Il manque certainement à gauche un per onnage, dont un pied e t eul
con en'é, et probablement deux, car le guerrier romain, de proportion plu
an de que e deux compagnon, de ait occuper le centre de la compo i-
tion.
ur la plinthe e t gravée la dédicace: 0EOle; 1tCl~plOle; MClÀClX(3f] ?] Àtp,
, IClpE(3wÀtp, ' AYÀl(3WÀtp XCll ~E l qû~ 1 0 bElVCl ~oü bElVOe;] Ù1tÈ:p aw~Yj ­
p lCle; ClÙ~OÜ xÈ: ~[wv i b lWVJ, « e dieux ance traux (Malakh?) bel, laré-
bol, Aglibol et eimia (un t el fil d'un tel) pour on alut et celui de ( e
proche) ».
La re titution du premier nom divin est incertaine. On peut h é iter entre
MClÀClX(3f]Àtp , Bf]Àtp ou 'EÀClyCl(3ciÀtp. La dernière erait préférable 'il
était certain que la pierre fût originaire d'Emè e, dont Élagabal était le
dieu, mai il paraît plu vrai emblable qu'elle a été apportée à Hom de
Palmyre, iège principal du culte de larhibol et d'Aglibol , auquel e t joint
ouvent Malakhbel.
Ce petit monument e t d ' une valeur singulière pour la connaissan ce de l'ico-
nographie des dieux yriens, mais son interprétation est rendue malai ée du
fait que nou ignorons si une ou bien deux divinités ont disparu et i l'inscrip-
tion compren a it quatre ou cinq noms. Il e t naturel de suppo er que les noms
grecs gravés au -des us des figures tradui ent les appellations orienta les inscrites
ur la plinthe, mai la corresponda n ce n 'est pa certaine.
larhibol , le eigneur des mois », appelé ici larébolo , était un dieu solaire:
(1

il apparaît sur une tessère palmyrénienne avec le nimbe radié et en costume


Illilitaire. Le P ère Ronzevalle emble donc l'avoir r econnu avec raison d a ns le
premier personnage de gauche. .
Aglibol, dieu lunaire, est caractéri é sur d'autres monument par un la r ge cr ois-
ant attaché aux épaule et par le co t urne militaire romain. Cette figure n e e
trouve pas ur ce qui re te du relief et devait être p lacée à la dro itede l a rhibol.
eimia,dont le nom a été re titué à la fin de la ligne, n 'est connue en cor e que
par un petit nombre d'inscriptions. E lle ernble bien devoir être assimilée à
Athéna, eule dée e féminine qui apparai se dans ce groupe. théna était
une de principale divinité adorée dan l'e t de la J'rie (LE BAS-WADDI~G­
TO.,,230 , 2335 ,etc .) . Toutefoi ,c tte identification re te douteu e, car la dée e


sémitique; que les Grecs ont généralement confondue avec leur Athéna, est Allât
(Dussaud) .
Le culte du dieu Foudre (Ke:pcx. u v6ç), qui occupe le coin gauche, est attesté
en Syrie par les monnaies de Séleucie de Piérie. Généralement, suivant un
processus fréquent ,ce génie naturiste a été absorbé par le dieu suprême, le Baal
céleste, qui devient pour les Grecs un Zeus Ke:pcx.uv~oç, « maître de laFoudre»
(cf. USENER, K eraunos [Rhein Museum , N. F. , LX] , 1901 , et m es R eligions
orientales, ze éd., p. 37z, nO 67). Il n'est donc pas impossible qu 'il soit consi-
déré comme l'équivalent d'un B êl, nommé en tête d e l'inscription , bien que la
place secondaire qui lui est dévolue semble peu favorable à cette h ypoth èse .
Ce morceau de sculpture, m a lgré son état d e mutila tion , est un document
fort intéressant pour l' étude du p a nthéon syrien, encor e très m a l connu , et
nous ne p ouvons qu'indiquer ici quelques-uns d es problèmes qu'il pose, san s
prétendre dissiper les in certitud es qui les entouren t en cor e .
Décrit: LAM MENS, L e musée belge, V (TgO l ), p. 273, n° 28. Cf. VI (lg02), p. 273 . -
Publié: R ONZEVALLE . R evue archéologique, I g02, l, pp. 387-391 et Comptes rendus
Acad. des I nscr., Ig02, pp. 235 et s ui v.; cf . I g03, p. 279. D USSAU D, Notes de mythol.
syrienne, Ig03, pp. 105 et su iv . (cf. R evue al'chéol., 1904, l , p. 206) et L es Arabes en
Syrie avant l' I slam , I g07, pp. 130 et s ui v .

56. [A 1623.J Dédicace au dieu Bêl. Plaque de basalte,


pro ven an t de Killiz, l' anci nne Ciliza, et achet ' e à Alep en 19°7.
Haut. om60; la rgo 00175; ép. 0 01 1 ; haut. des lettres Om02 . - La p laqu est
brisée à droite et à gauche et ébréchée à la partie upérieure .

Vers la gauche, un per onnage barbu , dont le yisage a ' t é mutilé, est
debout devant un autel où brûlent des bûches ronde . Vêtu d'une ample
robe talaire qui e t ent ourée d'une large ceinture, coiffé d'une haute tiare
conique, chau ' de brodequin couvrant le pied et la cheville, il paraît
attiser le feu d'une main et de l'autr y verser une libation: peut- Atre
tenait-il une patèr . A gauche, une plante, tige de lierre ou cep de vigne,
'élève en erpentant. De chaque côt', on di tin gue les reste d'un taureau
colo al debout , vu de face, dont la t ête dépa ait un peu le sommet de la
plaque. Dans le champ , on lit l'in cription : •

BJf)À~ 6E~ 1 rcxio~ 'E7tlyév 1 ou~ GÙV yuvcxud. 1 'E(J.EOU~ XCXI. 't"éXVOl~
Av't"(oxo~ , ' E7tlyévYj ~ ,
1' L1l0XÀY)~ , Mcipxo~ , 1 nE't"pWVLO~ , rcxio~ , 1

0YjS(wv, 1 Mcip6cx~ 1 (hplépw GCXV .


Et ur la robe du pr "tr : rcxio~ 1 0 cxù't"à ~ dEpEU~.
Au dieu Bêl, Gaïo, (fils) d'Épigénè , avec sa femme É méous et es
t(

enfant Antiocho , Épig' n ' , Diodes, Markos, Petronios, Gaïos, Thédiôn,


Marthas ont consacré (ce ba -relief) . }) Et ur la rob : « L m Arne Gaïo
(e t le) prêtre. »

71

L Je tur e ~ t liain; 1. 3 p ut- . . tr p urrait-on lir 'Efl€6u;, mai


' Efl€OÜ; st prÏ'rabl , « 1 d f mm n oü; étant fréqu nt n
yri . L f rm arr' d s I à cau de ladur t ' de lapi rre,
n'lmpliqu pas un ' po u tardiv , 11 u ~ la 0 on apparaltr dan ~ de
ins ripti Ils d la . n d até du r er de n otr » (J alab rt) .

Ce ba -relief a donc été con acré a u dieu B êl par son prêtre Gaïos, par a
femme et par se en fa nt . On trouve dan sa famille un ingulier mélange de
nom latins (Gaius, .:11arcus, P etronius) , arec (Épigénès, Antiochos , D ioklès)
et émitique ( Em.éous , T hédiôn, .Nlal'thas) . C'est une image raccourcie de la
civili ation j'Tienne, où e combina ie nt, ou l' empire rom a in , le troi élément
que nous trou von juxtapo é dan cette o noma tiqu e . Gaïos deyait d'ailleurs
avoir médiocrement le g rec: il l ai~ e a u nominatif au lieu de le mettre au
datif le noms appo é à ~ s x. VO LÇ. On trouye , il e t \Tai, de exemples de pareils
soléci me même n Grèce à une époque ancienn e (cf . . - J. R EI NACH. dan
Rev . études grecques, XXI (190 ), p . 203) .

Le in clÏption grecque qui font mention du dieu B êl o nt en trè petit


nombre. n ait cependant que de Babylone, d'où il e t originaire, on culte se
répandit dan la y rie du ord et qu'un t mple magnifique lui était consacré
à Palmyre, d'où l'empereur urélien devait le tran porter à Rom e . Notre bas-


-

relief est peut-être le monument le plus curieux que on culte nous ait laissé
en Syrie. .
Les taureaux, dont la taille dépa e celle du .sacrificateur. rappellent les tau-
reaux ailés qu'on trouve fréquemment en A yrie, dres és des deux côtés des
monuments 8acrés ou profanes. Ils paraissent n'avoir qu'une valeur architecto-
nique et figurer l'entrée du sanctuaire où le sacrifice s'accomplit.
L~ mauvai état de la pierre ne permet pas de déter miner quel genre de acrifice
offre le prêtre, mais , i la plante placée derrière lui est un cep de vigne, celle-ci
rappelle san doute le rôle que le , -in jouait dans le cérémonie liturgiques.
-otre ba -relief est le eul où un prêtre de Bêl oit repré enté en co turne
sacerdotal. Ce costume est purement oriental. On le trouve d éjà r obe et haut
bonnet conique sur les monnaie à légendes araméenne frappées au l e iè-
cle avant notre ère par le dyna te d'Hiérapoli , bd'Hadad. Le roi-prêtre 'est
représenté à peu prè comme notre Gaïo : acrifiant ou un temple, il tient
une pomme de pin (?) au -dessus d'un petit autel (BABELOK , J10nnaies de la B ibl.
Xatl'onale, Perses Achéménides, l 93, p. LIlI, reproduite par Du AUD, otes de
mythol. syrienne, p. 97). L'ob eryation scrupuleu e de tou le détails liturgi-
que , la fidélité traditionnelle aux formes extérieure du culte , e maintinrent
dan les religions antique. m ême quand leur contenu e fut profondément
modifié ous l'influence de la pen ée grecque.
Publié: CUMO~T, Co'm ptes rendus de l'Académie des Inscriptions 19°7, pp. 447 et suiv.

57. [A 1505.] Sphinx Panthée. B a -r li f d e marbre


blanc, acqui au Caire en 19°7. Provenance indiqu ' e : F a oum .

Haut. om30; largo om42; ép. OmI2. an re tau ration . Le marbre a pns
une patine jaune fon cé. La partie po térieure e t en partie é,-idée.
-n phinx marchant a droite foule aux pied un erpent. a tête e t
nimbée et radiée et urmontée du Ji qu olaire entre deux uraeus. Il
porte au cou un pectoral couvert d"caill - imbriqu 'e peut-être l' égide
d'Athéna ; de 'on cou ort une t ête de cr codile et a queue e termine
par une tête d'uraeu . Entre e patte ont culptée la harpe de Per ée et
le marteau de Yulcain. ur on do e t accroupi le griffon de N' émé i , une

patte po ée ur une roue , et au-de u de a croupe, le di que ailé du oleil


e t figuré dan ' le champ du relief.
n connaît cinq ou ix ba -relief analogue à celui-ci trom-és en Égypte, et
de monnaie d'Alexandrie, de D omitien à ntonin le Pieux, repré entent le
mpme sphinx étrange (:\IALLo};', Revue a1'chéologique, 4 e série, "\-(I905), pp. 169 et
suiv.). L'une d'elles notamment, datant de la 18 a année du règne d'Hadrien
(145 ap. J.- .), offre l'image d'un « androsphinx, marchant à droite , avec
l'urGeus sur le front , la tête de crocodile dans la poitrine, le erpent sous les
pieds, le griffon femelle sur le dos » (:\IALLoN, p. 176, fig. 9). Cet andr sphinx
est identiqu e au nôtre. C'e t donc de cette époque que date notre bas-relief.

73

.10. -ou ~aYon


qu'on r pré entait parfoi 1 phi nx a yec une queue de erpent
(.l. ICOLE dan AGLIO- OTTIER, Diet. , . yO, p. LB , n. 35), et un cratère à
firur l montre déjà la tet entourée de ra on (Jlonum. Instituto,
II, pl. L\', Annali, t. _-, 1 2 p. 2 7) ' ~Iai l'accumulation des ymbole et
1

e ttribut d diy;nité di, er e ~ ur notre ba -relief nou prom'e que, comme


à l' ' poque d Hadrien ( \YEBER, Untersueh . zur GeselL des Kaisers

Hadrianus , 1907, p. 260), le phinx à tête radiée ayait été tran fOL lIlé en un
panthée, c'est-à -dire en une diyinité réuni ant en elle la pui an ce de toutes les
autre, et, conformément à la théologie du temp ,cette pui ance était regardée
CO([)lIle a ant son ièae principal dans le oleil. Le culte de ce sphinx alaire
dut être pui ant à Alexandrie, au moin depui D omitien, car il figure ur le
monnaie de cet empereur. ~Iai la fayeur d'Hadrien, qui, durant on éjour en
Éoypte , 'enaoua de my tère de ce pa ' . lui a ura an doute une populari té
nom'elle. Ain i 'ex-pliquerait la multiplicité de monument d un culte dont
le écri,'ain ne nou di ent rien et dont ce ilence nou empêche de com-
prendre parfaitemei1t le ymboli me compliqué.
Inédit.

58. ~4
40.J Ba -relief de Mithra Tauroctone.
l
Plaque de marbre blanc bleuatre, achet' à Rome en l 96 t proyenant,
probablement d apI . Donné au :\Iu ée par un anonyme en 1 9 12.
Jo.

74

Haut. om84; larg.omgg; ép. omo7. Le coin gauche supérieur, qui fait défaut,
avait été travaillé séparément (comme l'est encore le reste de la bordure
supérieure jusqu'à la hauteur du visage de Luna) et rajusté au reste de la

plaque à l'aide de pointes de fer. De même, l'avant-bras droit de l\Iithra et

le couteau, qui manquent, avaient été taillés dans un mor eau rapporté. D es
trous forés dans l'épai eur de la plaque montrent qu'elle était encastrée dans
une muraille.

Un jeune homme en co tum oriental bonnet phrygien, tunique bouf-


fante à longue manche, errée par une c intur , manteau flottant au
vent, pantalon nou é à la cheville et brodequin appuie le genou gauche
ur le do d'un taureau abattu ur le 01, tandi que du pied droit, po '
ur le paturon, il maintient ét ndue en arri 're la patte droite po t ' rieure de .
a victime. De la main gauch , il lui ai it le na eaux et de la droite,
aujourd'hui mutilée, il lui plong ait au défaut de l' épaule un coutelas, dont
il porte en bandoulier le fourr au. L'animal agoni ant contracte nerveu-
ement a patte gauche ant 'rieure, a langue tuméfiée ort de sa gueule,
t a queue, terminé par troi épi, e redres e dan un pa me. n chien.
qui porte un collier, t un erpent viennent lécher le ang qui coule de a
ble ure, tandi qu'un corpion lui pince le te ticule . Derrière lui, un cor-
b au, dont la moiti' a di paru, e t perché sur un rocher, et dans le coin
droit up 'rieur, on voit un bu te de la Lune, un croissant ur la tête,

75
auqu it , un bu te du oleil. Le champ du
rliftill ' par i d'une grotte .

b -r li f d un travail m édio re (la roupe du taureau , beau coup trop


'tr ite, t d'un di proportion hoquante) e t cependant un exemplaire suf-
fi mm nt repr ' entatif d 'une ' rie d monumen ts qui ont été retrou vés sur
tout l' 'tendue du m ond e r main ( f. nO 59-60) . e on t les représentations de
« Mithr tauro ton )) , qui 'tai nt placée a u fond des temple sou terra ins con-
a ré à e dieu .
:;\Iithra t un divinité pre, dont le culte, pratiqué depuis une époque fort
n ienn en ie-l\Iineure, se r épandit, urtout à partir du 1 e r iècle de n otre ère , •
dan tout l'Empir . Le m onuments qui r égulièrement le montrent égorgeant
un taur au repré entent la légende mazdéenne de la cr éation: le premier être
YÎyant form' par Ahura -Ma zda, le dieu s uprême, fut un taureau, et lorsqu'il
m urut toute les p la n te salutair es naquirent de S::ln corps. Cette floraison
miraculeu e est rappelée par le bouqu et d' épis qui garnit l'extr émité de sa queue.
Le chien , qui lè he le sang ja illis a nt d e sa plaie, est l'animal bienfaisant chargé
de yeiller ur on âme, tandis que le corpion, qui saisit ses testicules , est l'insecte
venimeux envoyé par l'Esprit du m al pour empoisonner la source de la vie. Le
corbeau , que Mithra semble écouter , est le messager du Soleil, qui v ient exhorter
le sacrificateu r à immoler sa victime. D 'autres personnages ont souvent été
ajouté à cette cène sous l 'influen ce du culte chald éen des astres. Les d eux
« dadophor es )', que n ous trouvons n O 59-60, son t les symboles de l'aurore et
du cr épuscule, ou plus p robablement du soleil grandissant ou déclinant des
deux équinoxes.
Publié : Cu 10. T, Textes et monuments relatifs aux mystères de M itJwa, t. II, p. 486,
n O 94 bis .

5 9. [A gogb.] Fragule nt d 'un bas-relief analo-


gue. Fragment d 'un ba -reli f de m arbre blanc, acq uis à Rome en
l g6 et qui aurait ét é trouvé, a u dire du vendeur, dans une vigne
entre la P orta P orte e et l'égli e Saint-Pancrace.
Haut. oms6; largo om37; ép. omro. Sans restaurations. n trou foré dans
l'épai eur de la plaque, à droite , montre que celle-ci a dû être fixée par un
tenon à un e muraille . La face postérie ure e t parfaitement lisse.

:JI itié upérieure de la représentation ordinaire de Mithra tauroctone.


Le dieu, v~tu du co ~ tume oriental et coiff' du bonnet phrygien, saisit de la
main gauche le taureau par le na eaux, tandis que de la droite il lui enfonce
un large couteau dan le flanc. n chien, dont le ommet de la t ête est seul
con ervé, vient l ' cher le ang qui 'échappe de la ble ure. A la ceinture de
~lithra, e t u pendu le riche fourreau de on arme , et ur son manteau
fl ttant e t perché un corbeau , ver lequ l il tourne la t ête . ur le coin du

- •
manteau, on reconnaît le Ye tige de troi épi , qui terminaient la queue de
la victime immolée. De deux côté , e tiennent les porte-flambeau ou dado-
phore ,nommé Cautès et Cautopatè . "\ êtu du même costume oriental que
lVIithra, il tenaient l'un une torche élevée, l'àutre une torche abai ée;
celle-ci a aujourd'hui di paru, avec le bra droit du dieu, qui appuie la
tête ur a main gauche en igne de tri te e. Dan le angle upérieur, on

aperçoit à gauche le bu te du Sol il radi', à droite celui de Luna, un croi -


ant derrière le épaule; il ont l'un et l'autre mutilé . Trayail d'atelier.
On di tingue de trace de couleur roug ur le vêtement de per onnage et
même ur le champ du relief.
Sur la signification de cette cène, oyez Je numéro précédent.
Reproduit: CUMO T, Monuments relatifs au culte de Mithra, t. II, 1 96, P.4 0, n0270 :'S
et fig. 414 . •

60. [A 906.J Déb d'un bas-relief analogue.


Fragment de marbre blanc, acqui en l 92 à Drvno ( erbie) et qui
provient de ruine voi in de Viminacium, ancien chef-lieu de la
!vI' ie supérieure.
Haut. omI3; largo OmI25; ép. omo55. Brisé à droite et en haut.

Coin gauche inférieur d'une repré entation de :JIithra tauroctone.


gauche, un des dadophore (Cautopatè), abai ant une gro e torche ver

77
l 0], t on ry ' ju qu'à la intur . A droit , on di tin e une
att ' t ndu du taur u, av l pied de Mithra qui la mainti nt. Un
corpion ai it le te ticule de la
victime .
ur la plinth ,on lit le re te d'in -
cri ption : Deo invicto M [ithraeJ. ..
nanclerus pon [endum curavit] , « Au
dieu in vinci ble Mithra (un tel)
aImateur a fait placer (ce ba-
relief). »
Pour le ens de cette représenta-
tion , VO) ez nO 5 .
J'ai publié l'in cription : Arch. epigr.
M itth. aus Oesterr. - ngarn, t. XVII,
1 94 p. 3 1, nO 6; le fragment entier :
M onuments rel. aux mysthes de Mithra,
II, P. · 275, nO 132.

61. [A 1936.J Retour de la cha e. B a -relief de marbre


. blanc, acheté à Bologne (Italie) par M. F ernand cribe, de Gand.
Acqui par le l\Iu ée en 1912 . •

Haut. Olli+5; lar a . olli70' La plaque a été sectionnée à droite , à gauche


et au-de u et, de plu, écornée pour ervir de pierre tumulaire au caveau d'une
nonne en 1 03 (cf. ·i nfra). ont re tauré : la tête du taureau de droite , la tête
et la patte du sanglier supérieur, la patte p ostérieure de la biche.

Deux bœuf accouplé et anglé, réuni par un fort joug recourbé,


fixé par de courroie, tirent une charrette a roue pleine et à ridelles,
entre le quelles ont empilée de pièce de gibier: en de ou un sanglier,
plu haut un anglier et une biche. ou le char e trouvent deux chien ;
l'un e t à demi caché derrière le roue, l'autre, un collier au cou, court
entre le patte d'un de taureaux. A droite, un personnage, vêtu d'une
tunique et d'un manteau, outient l'un de anglier (?) qui gli e du char;
à auche, un deuxième per onnage, vêtu du co turne de arti an (tuni-
que retrou 'e et brodequin ), e t de bout, le bra gauche replié ur la
poitrine, et tient àe l'autre une perche celle peut-être qui lui a ervi à
battre le bui on . u-de ou, on aperçoit la jambe nue et la chaus ure
d'un troi ième per onnage, qui a di paru.
Le travail est médiocre et ce more au de cu lpture e t d'un intérêt archéolo-
gique plutôt qu'artistique. Il fai ait partie d'une compo ition plus étendue, qui

7

,

se continuait à droite et à gauche et représentait sans doute un retour de chasse.


Le char à ridelles rappelle par sa forme celui qui figure dans une scène de ven-
danges sur un couvercle de sarcophage conservé au Louvre (CLARAC, pl. 136.
nO 122; REINACH, RéPertoire, I, p. 33, nI) 1 ; cf. FROH ER, Sculpture du Louvre
nO 282). Peut-être notre fragment provient-il aussi d'u.o sarcophage.
Cette œuvre de l'époque impériale paraît avoir été exécutée à Modène
(Mutina) ou aux environs. On lit au revers l'épitaphe: Hic iacet 1 (2 lignes
martelées) 1 in Mutinensi olim monasterio 1 discalceatarum professa 1 rel'igiosa-
rumque V1;rtutum ornata 1 obiit die XXVIII Maii MDCCClIII (mot martelé)
sorori dilectiss'i mae m (onumentum) h (oc) p (osuit) .
Inédit.

79
1 •
- '- .

62. [A 1315.J Stèle attique. St èle de m a rbre blan c vejné


de bleu (H yrn He ?) . Ach t é à P aris en 1904. Proven an ce indiquée :

B éotie. Don
de Mm "P alll
Errera .
H a ut. o ID46;
la r g . o m 37· -
P as d e r es-
ta ur at i o n s .
Bri ée du bas
à la h au t eur
d u siègeo ùl a
fe mm e es t
a~s i se et d es
ge n o ux d e
l' homme.

La s t èl e
e t sans en-
cadre m e n t.
Sur un cou-
r onn e m e nt
. ,
CIntr e e t
in c rit l e
nom de la
d é funt e,
tE fi fJ. 0 cp a-
'V~lCX , qui e. t
figurée au-
de ou :une
jeune femme


a l e ur un

80

siege à dossier élevé et muni de bras latéraux t erminés par des têtes de
bélier. Sa chevelure, dont les boucles ondulées encadrent le front, est
retenue par un bandeau. Ses oreilles sont orn.ées de gros bijoux ronds.
Elle est vêtue d'un chiton , qui glisse sur le bras droit en découvrant
l' épaule, et d'un himation , qui passe sur la t ête, retombe sur l'épaule gauche
et derrière le dos et enveloppe le bas du corps. Un pan du manteau est
coquettement rejeté sur le bras du fauteuil. Du bras gauche, cette jeune mère
serre contre sa poitrine un bébé emmailloté, et elle allonge le bras droit pour
saisir un oiseau que lui tend à deux mains un enfant, debout devant elle,
dont il ne subsiste que la t ête et les bra . Derrière cet enfant se tient un
homme barbu , qui regarde la femme assi e. Il est vêtu d'un sjmple manteau
qui cache le bras gauche et, d écouvrant le côté droit du torse, s'enroule
autour de la taille.
Le sculpteur a r eprésenté la morte , comme sur beaucoup d'autres stèles fu -
n éraires attiques, a u milieu des occupations auxquelles elle se plaisait durant
sa vie. Elle joue gracieusement avec son fils , qui lui apporte un oiseau familier.
Mais une expression d e tristesse recueillie est exprimée discrètement dans toute
la composition , et la mélancolie qui s'en dégage rappelle que ces joies fami-
lia les ne sont plus qu'un souvenir.
Bon travail d 'atelier. L'inscription date du début du IVe siècle av. ].-C.
Inédit.

63. [A 1 901.J Fragulent d'une stèle attique.


Morceau d 'un b as-relief d e m arbre blanc (pentélique), acheté en
août 1910 comme proven ant d 'Athèn es.
Haut. om7o; la rgo Offiso; ép. du relief OmI2. La partie conservée est brisée
en cinq fragments qui se rajustent exactement. Le fond est restauré en plâtre.

Une jeune femme, assi e sur un i 'ge à dossier incurvé, serre la main
droite à un personnage, qui était debout devant elle, mais dont il ne reste
que la main, sans doute le mari de la défunte. ette femme e t vêtue du
chiton ionien, tunique de lin attachée sur le bras par une série de boutons •

qui la plissent, et , par-des us, du p 'plos dorien, ample pi 'ce de laine, cousue
sur les épaules. Ce p' plo était ramené en larges pli sur les genoux; les
jambes ont disparu avec la partie inférieure du iège. La tête est comme
couronnée par une chevelure largement ondulée et entourée par un impIe
ru an (ténie). Les yeux, dirigés légèrement vers le haut, regardaient
l'homme qui e tenait en face, et le visage, malgré la mutilation que le nez
a subie, garde une expre sion p 'nétrante de tendresse recueillie.
Le monument lorsqu'il était complet pouvait mesurer environ I ffi 20 sur om80.
Le style est celu i du IVe siècle. Le motif figuré ici, la Ù~~(U) (He; ou « poignée de

6 8r

maIn », t tr' fr ' qu nt ur 1m num nt funéraire. Le archéologues ne
nt p d'a rd ur icynifi
tion : l un le désign nt du nom de scène
des adieux » :

l' étrein te des
d ux époux
incliquerait
leur sépara-
tion su prême
Et la mélan-
co li e expri-
mée par les
visages s'ac-
co rde bien
avec cette in-
terpr éta tion.
D 'autres , au
Gon traire, y
voi ent une
scène de réu-
nion: « L'A-
thénien croit
à un lieu sou-
terrain où les
morts sont
rassem blés,
où les nou-
veaux venus
r et rou ven t
leurs proches
qui leur font
accueil , où se
renouent les
liens, un in-
stan t déta-
chés, des af-
fection indissolubles») (COLLIGNON, H istoire de la sculpt. grecque, II, p. IS0).
Enfin, selon l 'opinion la plus probable, on cherch ait simplement dans cette
compo ition funéraire une évocation d es sentiments d'amour gui unissaient
les membres de la famille sur la terre et dans l' au -d elà, san qu'on voulût
préci er où e rejoindraient les défunts chéris qu'on espérait retrouver dans
un autr e v ie.
Publiée: J EAN DE MOT, Bulletin des Musées Royaux, X, 19 II , p. 59.

64· rA I 932 .J Stèle funéraire attique. Stèle de


m a rbre blanc (pentélique), trouv' e prè d'Athènes. Elle provient,

82

ainsi qu e la suiva nte, d 'une n écrop ole située n on loin du Pirée et que
les constructi ons entreprises a u n ouveau Phalère ont remise au jour
vers 1 9 05. Acqui e p a r le Mu ée en 1 9 12. .
Larg . om39
à om36; ha u t .
omS8; épa i~ .
omo7 . La
p a r t i e s u p é-
rieure est b ri-
sée. P as de res -
tauration s .
Sur un iège
de bois à large
dossier et à
pied recour-
bé , une fem-

d'une longue
tuni que et en-
veloppée, par-
de u , dan
un ample pé-
plos, dont un
. ,
pan re]ete ur
le cui e re-
t mbe du iè-
ge et dont ell
retient de la
main droit e
l'autre b ord
prè du cou . •


a mam gau-
che, négligemment po ée ur le genoux, e cache dans le pli du vêt e-
ment , et e pied , chau é de andale, 'appuient ur un t abouret. a
large chevelure, relevée en chignon . e t maintenue par un ruban. Elle
regarde une jeune e clave, qui, debout devant elle, lui t end un coffret et
paraît attendre se ordres, la main gauche levée en igne de re pect. Cette
'ervante e t vêtue d'une impIe tunique agrafée sur l'épaule et qui tombe
en pli verticaux ju qu'aux pied.
ette cène à deux per onnages était entourée d'un encadrement dont il

qu 1
t du." b rd "Iii aux, t au-d ou une large urface li
~ ri n u lqu 1 '1 ulptur .
Le f bri ant a th' nien d d ' ra tion fun érair on t r ép été a ve d in fini e
y ri ti n l thèm d la j un f mme à laquell u n ser a n te a p por t on coffret
t qui mani n r prè a mort les bijoux dont Ile a ima it à se parer. L a
' l 'br « tèl d t la r pré entation la p lu onnu e (COLLIGNO ,
c/llpt/lre recque, II , p. ISO, pl. l ). Notre ba -relief, plus m od este, n 'at teint
la perie tion de e marbre célèbre du v e iè le, mais il sem b le s'en in pirer
dan a mp ition; il garde quelque ch e de sa beau té grave et recu eillie
n doit pa ~ tre de beaucoup postérieur.
Inédite.

65.[A 1933.J Fragulent de stèle attique. Stèle d e


marbre blan c, p ro en ant d'Ath èn e , où elle fu t d écouver t e vers 1905
a vec le numéro précéd n t.
Acquise p a r le Musée en 1912.
Lar g. o ffi z3; h a u t . o ffi47; ép.
om06. Le coin gauch e supé-
rieur et la p a r tie inférieure font
défau t. Pas de r estaura tion s .
Cette t èle, qui va se rétré-
cissant légèrement ver le haut,
est urmontée d'un fron ton
orné d'acrot ère . Au-dessou ,
dans un encadrement rectangu-
laire, une jeune femme est de-
bout, ado sée au montant de
gauche. E lle est vêtue d'une
t unique r eco u v r a nt les bra
jusqu' au coude et d'un ample
pépIa de laine, dont elle retient
le bord de la main gauche. Sa
chevelure ondulée, dont une
natte épaisse r t ombe ur la
nuque, est serrée par un simple
ruban et un large bij ou est fixé
à l'oreille. E lle t end de la main
gauche un ai eau , sans doute à
un chi n ,qui autait devant elle
et qu'ell ob ervait en souriant,
la tête doucement inclinée .


Cette gracieuse compo ition figure une qe cèn e empruntée à la vie
familière dont les Athéniens se plai aient à orner le tombeaux de l eurs~proches

(cf n O 62) . Le motif du j eune h omme ou de la jeune fille tendant un oiseau à
un c hien e t fréquent , et l 'on pourrait faire r emonter a filiation jusqu'au
v e iècle (cf. BRÜ ClŒER, Jahrb . des Archâol. I nstÙuts, XYII ( 1902 ), pp. 39 et
suiv. ) . Il e r etrouve n otamment ur une tèle de la collection \\ arocqué
(n O14 ), qui appartient, comme probablement celle-ci, au I\,e iècle.
Inédite .

66. A 15-+5.J Stèle funéraire avec figures de


. ...
Slrenes .
t èl e tra p é-
zoïdale d e cal-
caire b l a n c .
cqui e à P a-

fI n 190 7
a vec le nO 5
e t qui pr o -
\ i e ndr a it de
la côte d' ie-
.:\Iinenre .
H aut . om 2',
largeur om-J. à
om-J.-J.; ép. omo .
- G n e grande
partie de la base
, 1

e t re taurée
en plâtre. L e
deux vi ages
ont été mu-
tilé , san s doute
parquelquemu- .
sulman.

ette stèle,
couronnée d'un
fronton et po-
,
ee ur une
plinthe aillan-
te, t d' une
irnplicit' '1' gante; comme le ancien monument de c ~ t pe (nO 62).
ell t d'pourvue d'encadrement et coupée eulement par deux moulure

-J
r nd p r 11 ' 1 • ntr 11 -ci d u. · ir'n ,corps de femme et pattes
d i " d nd ail t un queue en éventail, ont debout des
UX ot' d'un rt u h 0 ale, qu' 11 outiennent d'une m ain , tandis que
d 1 utr 11 rra h nt l ch v ux en igne de deuil. Dans le cartouche
t au-d nom :::eVlCt<; l "Iwvo<; , « Xénia (fils) d'Ion ».
nom du p 're paraît a oir ét' gravé apr ès coup , en lettres moins .pro-
f nd . mil ur f rme t mbla ble à elles d la première ligne: elle permet
de dat rIa tèl du Ille i 'cle av. ].-C. Tous les caractères de la sculpture nous
r port nt a u i à cette date .
imag de irènes ornent fréq uemment les monuments funéraires. Pri-
mitivement emblème de l'âme , em-
pru n té a ux Égyptiens par les anciens
Grecs, la sirèn e appar aît d'abord dans
l'art sou s la forme d'un oiseau à tête
de femm e . Mais peu à peu le goût hel-
léniqu e atténua le caractère animal
d e ce monstre dimorphe. Le type que
lui a prêté l' a uteur de notre stèle est
celui qu'il avait pris à l' époque hellé-
nistique. Par suite d e leur antique
signification mythologique , les sirènes
sont sou vent sculptées sur les tom-
beau x en Attique comm e en Asie-
Mineure, mais d 'ordinaire elles se frap-
pent d ' une main la poitrine, tandis
que l'autre saisit la chevelure. Le
motif qu e n ou s trou von s adopté ici
paraît nouveau (cf. GEORG WEICKER,
D er S eelenvogel in der alten Kunst,
1902, nota mment p. 172; COLLIGNON,
L es statues funéraires dans l'art grec,
19II , pp. 216 et suiv.) .
Inédit.

67. [A I3IO.J TOlnbeau


d'une feUtllle. Stèle de
marbre blanc trouvée, « en I902,
à 500 m 'tr s du bord de la mer,
entre l'emplacement d ' Élée, port
de P rgame, et le village actuel d Kili sé-Keuï» . Don de M. A. Gin-
d rff, d myme (I905).
Haut. OmI2; largo om 10; ép. Om02. Sans restaurations. Conservation médiocre.

86

Dans une niche cintrée, une femme e t aie ur un iège carré à
do sier droit et ga mi d'un cous in. Le corp e t drapé dan un long hima-
tion qui pa se ur la tête, descend derrière le dos et est ramené sur les
genoux. ou le bord inférieur de ce manteau apparai ent le plis obliques
du chiton. Le deux pied, chau sés, ont po és ur un tabouret. La tête
repose sur la main droite dans une attitude pen ive, et le bras droit
e t outenu lui-même par le poignet gauche. Derrière cette femme, un enfant
. ,
Vient s appuyer ur se genoux.
Au-des u du cintre, on lit l'in cription ' A6CtVlGCt MYj"rpo5w[pJou,
« Athani a, fille de étrodore ». Les caractère _ont probablement enc re
du ne siècle av. J-c.
La partie supérieure e t form ée d'un fronton urmonté d'un antéfixe
et de deux acrotère .
Le ge te d e la « pl eureu e,) , le vi age penché, appuyé ur une main, l'autre oute-
nant le coude, est fréqu ent , et r emo nte au moins a u IV e iècle (cf. COLLIG ' ON,
tatues funéraires, pp. 207 et uiv.).
Inédit.
- , .
68. [A 1959.J Fraginent de stèle. Coin gauche upeneur
d'une stèle -
de marbre
blanc. Pro-

venance lll-
connue. Ac-
qui par le
Mu ée en
19 12 .
Haut. am O',
largo om35; ép .
OmIS. La moi-
tié de droite •

e t re taurée
en tue; larg.
totale om63.

L'encadre-
ment de la
tele 'tait for-
mé de deux
colonne co-
rinthienne

upp rt nt un ntabl ment. Au-d u de l'architrav régnait une corni-


ch arni d nt' fi . ir ulair , cul pt' ·en relief ur le champ. Dans cet
encadr m nt, 'taitfie-ur' unp r onnag dontilnere te que lat"'t etl'épaule
gauch. ' t un jeun homm imberbe, dont la chevelure courte e t divis'e
en p tit b ucl ; il portait un toge pa sant en large plis sur l' 'paule.
ur l ar hitrav, n lit l nom du mort: r (ct'lOej) :> IouÀloej l\.eoI .....
« aiu Juliu L ' 0 ... »
L ar t're ont de bonne 'p que; ils remontent au moins au 1 er siècle de
n tr èr . t le personnage dont cette stèle marquait le tombeau, ou l'un de
a ndant, ayait obtenu l droit de cité d'un des membres de la famille des
Julii , p ut- ~ r de Jule é ar.
Inédit.

69. [ I3I9.J Stè,le


d'une feU'lille. Stèle
d marbre blanc bleuté. Ac-
qui e à P ari en 1905. Le
m arbre e t de l'Hymette; la
pro nanc doit être attique.
Haut oID 63; largo OID29; ép .
OIDOS; haut. des lettres Om02.-

Pas de restaurations.

u centre de la tèle, dans un


creux rectangulaire, une femme
e t debout, la jambe droite dé-
gagée . Elle est vêtue d'un chi-
ton et d'un manteau qui lui
trayer e diagonalement la poi-
trine et recouvre le bra gau-
che. De la main droite, elle
élève un 'ventail.
Au-de u, on lit l'épitaphe
:> AV't'L0Xlej XPY)<1'tY) , « Antiochis

(fut) bonne. » Le~ caractères pa-


rai nt dat r du 1 er iècl ap.
J.- .
Le haut de la tèle e t d'cor'
d'un fronton en reli f, urmont'
d'acr t're . Travail m'diocr.
Inédit.


70 . [A 119 .] Portrait d 'un bouvier. Bas-relief de
marbre blanc (pentélique) à patine ambrée. Acqui à P ari en octobre
190 4. Pro en an ce indiquée : Laurium. Don d 'un anonym .
Haut .o m ;
largo om65; ép.
omo. Pa
dere taura -
tion .

"Cn per on-


nage barbu
e t debout, de
face, êtu
d'une tunique
courte, errée
à la taille par
une ceinture
de cuir, et
d'un manteau
agrafé par de-
yant et muni
d'un capu-
chon.Le jam-
be
le

de cuir, a re-
. ,
ver, qUI ar-
rêtent au-de -
u de che il-

le. La main
gauche, qui
ort de pli du manteau, tient un baton noueux; la droite ai i ait le
licou (p int autrefoi ur la pierre) d'un bœuf, dont le corp 'aperçoit de
face, mai qui tourne la t ête yer on conducteur. Gn econd bœuf e tient à
la auche du b uvier.
ette cène e t encadrée par deux colonne upportant un entablement
urrnont' d'une 'rie d'ant 'fixe . ur le bord de l'architra e e t grav' e
l'in cription : • A<p6ovY)'tot; <HpClXÀÉwvot; M€lÀY)O'lot; , « phthonéto, fil
d'H 'rad' on, de :JIilet ». aractère du rer ou du ne iècle ap. J-C.

9
ux tr u r nd_ f r ' à la parti up ' ri ur d la plaque montrent
qu 11 dû tr fi xé 1 par i d qu lqu tombeau. Travail d 'at lier.
Inédit.

71 . -+7.J Stèle funéraire d'un enfant. Plaqu de


[1
marbr bIan , d ' uv rt à Ath ' n au dir du vendeur, au pied
d la colline d Philopa ppo . Acq ui e

en 1 9 11.
H a ut. l mO? (1 m14 a ec le tenon dissi-
mulé dans la base); largo om39; ép. OmIQ;
ha ut. de la figure om67. Brisée diagona-
lem ent au-dessus de la tête de l'enfant,
mais les joints, restés vifs, se raccordent
e xactem ent. Pas de restaurations.

La t èle e t urmontée d'un fronton,


garni d'un antéfixe et d'acrotères et
décoré d'une grande ro ace. Ce fronton
e t upporté par deux pilastres, qui
bordent une niche rectangulaire où est
culptée en haut-relief la figure du
défunt. Ce t un jeune garçon aux
membre potelés et aux forme encore
indécise, qui e t debout , de face , entiè-
rement nu, un manteau plié sur l'épaule
et rejeté ur le bras gauche. es cheveux
ont divisés en deux au-de us du front
et, au milieu, une natte tre ée e t
ramen ée en arrière ju qu'au ommet de
la t êt e. Dan la main droite qui pend
le long du corps, cet enfant tient une
balle , de la gauche, repliée contre la
poitrine , un pigeon familier. a che-
ville droite e t entourée d'un anneau

formé, ce emble, d'une tor ade de fils
de métal. u pied de l'enfant, levant
la tête yer lui, e t accr upi un p tit chien de bIte à long poil, favori
habituel de Ath 'nien .
ur l'architrav, n lit le nom du d 'funt : Mouawvl~ LlYJfJ.YJ't"plOU 1 i\.ClfJ.-
1t't"P €U~ « "JIou oni , fil de D 'métri , (du dème) de Lamptr'e )J . Mou-
awvl~ e t p ur MouawvLO~ , "JIu niu~ .

go

Cette stèle ne se distingue pas par la rareté du sujet qui s'y trouve représenté.
l'enfant avec ses jouets et ses bêtes favorites est un motif fréquent de décora-
tion sur les stèles funéraires , et l'on trouve, depuis l'époqu e classique, des figures

très semblables à celle de notre 'lousonis ou Musonius (cf . CONZE, Attisehe
Grabreliefs, pl. CLXXXIX, nO 976). La date de ce petit monument n 'est pas
non plus fort ancienne : les caractères de l'inscription le placent au Il e siècle
de notre ère. Mais l'excellent état de conservation du marbre permet de distin-
guer tous les détails, dont quelques-uns sont d'un curieux intérêt. La coiffure
avec sa tresse caractéristique se retrouve dans de nombreuses figurines d'enfants
ou d'amours (SAGLIO -POTTIER. Diet . ant., s. V O « Coma », fig. l 10 et note 53),
et notre collection de terres cuites en fournit des exemples. Le spitz de Malte
M~Àvro:.Lov XUV[ÔLOV, à poils soyeux, était le « chien de salon » le plus aimé
de Grecs et des Grecques, et l'art a fréquemment reproduit sa fine silhouette
(KELLER, Hunderassen im Altertum dans] ahresh. Oesterr. Instituts, III , 1905,
p. 243, et Die antike T ierwelt, l , 1909, pp. 92 et suiv. ). Enfin , j'anneau qui
entoure la cheville n'est pas, semble-t-il, un simple olnement, mais une amulette:
il passait pour avoir une puissance proph lactique et devait garantir l'en-
fant contre tout malheur (cf . PARIS dans SAGLIO-POTTIER, D iet. des ant., s. V O
« Periscelis »; FRAZER, Golden Bough , 3 e éd., part. II , Taboo, pp. 313 et suiv.;
HECKE BACH, De nuditate saera saerisque vineulis, Gie en, 19II , pp. 92 et suiv.).
Inédit. - Décrit d'après un rapport de 1. J ean De Mot.

72. [A 943.] Banquet funéraire. Ba -relief de marbre


blanc bleuté. Acheté a Con tantinople en 1900.
an re tauration .
Un per onnage barbu e t étendu ur une couche, le bra gauche accoudé
ur de cous in , le corp à demi oulevé. Le tor-e e t nu, les hanches sont
ntourée de pli d'un manteau, qui cache le jambe . . La main droite,
portée à la t ête, emble y placer une couronne, la gauche tient un rhyton.
ur l'extrémit' de la couche e ta i e une femme, couverte d'un chiton et
d'un long manteau , qui pa e ur a tête et dont elle écarte le bord de la
main gauche, découvrant on vi age. e pied ont po és sur un tabouret.
Devant la couche e t dre ' e un tabl chargée de fruits et de gâteaux, .
à droite, un grand crat 're e t po é ur un socle, et un échanson tenant une
aiguière et un bol 'a ance ver le deux convive. A gauche, e tiennent
quatre per onnage plu petit que le premiers: àevant, deux enfant)
derrière, un homme et une femme, fai ant le ge te d'adoration.
La urface du ba -r lief e t fort endommagée et le vi age sont mutilés,
mai le t l de la culpture, comme l'absence de tout encadrement, lui
a igne une date ancienne, an doute le IVe iècle av. J-c.
Ce bas-relief appartient à une classe très nombreuse de monuments on en
a inventorié plus de trois cents connus sous le nom peu exact d e « banquets

91
funéraire » et dont le type remonte au moin au "e iècle (cf. If" beau ba -
reli ef de Tha 0 , Comptes rendus Acad. Insc ., 190 ,p . -t ). Il représentent en
réalité le mort héroï é . ador' par leur famille. On a ém i de opinion trè
différente ur la io'nification du fe tin auquel ce défunt prennent part. Il
e t probable que ce r epr' entation ont in pirée par le croyance répandue~
en Grèce par le my tère du Diony 0 thrace. Le Thrace , de même que le.
Germain. e repr' entaient le joie de la yie future comme un fe tin , où le
bienheureux mancyeaient et 'eniyraient, comme le e-uerrier dan leur fete
terre tre . _ l'époque helléni tique ce idée e tran form èrent ou l influence
de culte alexandrin et le morts furent identifié aux dieux infelllaux eux-
même (cf. nO 73) .
lnécli .

73. =A I341.J Banquet funéraire. Ba -relief de marbre


blanc. :\.cheté a Pari en l 9°4. Pro enance indiquée : Il de :JIilo. Don
d'un anonyme.
Haut. Om22; largo Om3Ij; ép .omoj. Le coin cyauche upérieur e t re tauré
en plâtre. Le pila tre a di paru de ce côté.

"L-n homme barbu e t a i ur une couche amie de cou in, le tor-e nu,
le ba- du c rp ~ envelopp' dan un manteau. on abondante cheyelure, dont
1 b ucle ret mbent ur le fr nt et le joue, e t urmontée d'un boi eau.

2

De la main droite, il élève un rhyton, et de la gauche il oubent un large bol.
ur l'extrémité de la couche, e t aie une femme de profil, \'êtue d'un
chiton et drapée dan un manteau, qui lai e le bra droit à décou ert; e
pied ont po é ur un tabouret. De la main gauche, elle tient une ca ~e tte
et de la droite 'apprête à prendre un gâteau ur une table chargée de
pâti erie et de fruit , placée devant ce deux convive. ous la table, un
erpent d éroule e ann aux et dre e la tête, comm pour prendre part au
festin. Derriere le lit, un échan on nu ver e dan une coupe le vin qu'il
vient de pui er dan un cratere. A gauche, ix adorant 'avancent: un
homme barbu suivi de deux femme et au premier plan trois enfant, dont .
l'un conduit un bélier, d tin' a être acrifié ur un autel cubique qui e
voit au pied du lit. Le tableau e t encadré par deux pilastre upportant une
architrave urmontée d'ant' fixe.

Ce bas-relief, qui paraît dater du 1 er OU du Ile siècle av . ].-C. , représente,


comme le précédent, deux morts héroïsés, festoyant et adorés par leur famille.
~VIais la représentation est plu complète: un bélier va être sacrifié aux défunts:
c'est l'animal immolé d'ordinaire aux divinités infernales. Le serpent, qui vit
dans la terre, est consacré aux dieux souterrains, puis il est même censé incarner
ces dieux (cf. ROSCHER, Lexikon, s. V O « Heros, » 2467), et c'est pour ce motif

93
qu il pr n pa r i i u b a nqu t ' utr -tomb . D 'tail plus important, le type
d nn ' a u h ' ro, i fï du p olo, t manife tem nt elui du érapis de Bryaxis
qui tr ' na it d n I t mpl d e di u à lexandrie (AMELUNG , Rev. archéol., 1903,
II , p p. I n t ni,'.). L n i m ulin du « banquet funéra ire » prend souvent
tt appa r n à l ' p oqu a l xa ndrine : onformément aux idées égyptien nes,
ù l'immort lit' t l'identifi a tion a ec 0 iri , il est assimilé au maître des
nf r ï y ' a u r n o- d ' un di u (cf. m e R eligions Orientales , 2 e éd. , p. 120,
n O 2 ).

I n ' d it .

74- [ 1947J. Banquet funéraire. Bas-relief de pierre


al aire blanch pro nant de la collection Dattari (Le Caire).
A h t ' n 1912.
H a ut. om_-+ ; largo o n1 z 6. - Brisé à droite; sans restaurations.

J eune fe mme 'tendue ur un ouch , appuyée sur le coude gauche. La


main dr ite tient un gouvernail. Le t or e e t nu , un manteau passe ur
l' 'paule et enveloppe le bas du corp . Aux pied de la morte, on chien est

94

accroupi. Devant la couche , était placée, ce semble, une table dont l'extré-
mité droite a disparu. Dans le champ on lit l'inscription: Ko1tptCX €'t'wv
l'YI'. EÙ~UXl, « Kopria, (âgée) de 18 ans. Aie bon courage. »

K07tp(a, qui doit être dérivé non d e x67tpoC; (ordure), mais d'un nom
géographique (K67tpoC; est un dème de l'Attique) se retrouve porté par une
femme, par exemple: CrG, 5712. Le conseil « Eù~uX~ » se r encon tre souvent sur
les tombes; on souhaite au mort d e se consoler d a ns l'au t r e vie et d'y retrouver
le bonheur de l'âme. Les bas-reliefs figura nt le « banquet funéraire » (cf. nOS 72 -
73) sont nombreux en Égypte. Le musée du Caire en possède toute une série
(EDGAR, Catalogue des an!. du musée du Caire. Greek Sculpture, 1903. nOS 2731
et suiv.) C'es~ une simplification du type décrit plus h a ut (n OS 72-73). Le gou-
"
vernail que tient la défunte est un symbole de T yché, de sa F ortune adverse
qui l'a fait m ourir à dix-huit a ns.
Décrit: Catalogue de la vente Lambl'os-Dattari (Pari s, 17- 19 j uin 19I2), nO 342 .

75. [A IS.J Bas-relief funéraire thrace. Plaque


de marbre blanc, autrefoi chez le Sœurs françaises de Salonique.
Don de M. Cuyper , con. ul de Belgique dan cette ville (1902).
H aut. om52; largo om59, ép. om09. ans r estauration. Le coins supé-
rieurs sont écornés. Tou les vi ages ont été mutilés.

La plaque, entourée d'un encadrement, e t divi ée en deux regi tres


uperpo é, éparé par une moulure. A la partie upérieure, on voit l'image
bien connue du « cavalier thrace » : un homme, monté ur un cheval galo-
pant ver la droite, élève le bra droit comme pour lancer un javelot ou
brandir un épieu. ou le ventre du cheval , un chien e prépare à bondir sur
un anglier, qui lui tient tête. La bête forcée e t à demi cachée derrière un
autel, et au d elà s'élève un arbre entouré d'un erpent. Dan le coin de
droite, une femme e t aie ur un iège, les pied po é sur un tabouret,
et de la main droite elle reti en t on voile. a tête et une portion du corps ont
di paru. Dan le regi tre inférieur, quatre personnage ont repré enté
debout, de face: aux deux extr 'mit' un h mme barbu ,entre eux une femme •

et un adole cent. Il ont tou un a pect et une attitude pre que emblables:
le deux bra sont caché sou un ample manteau qui enveloppe tout le
corp ; le gauche pend l long du côté, le droit est replié, la main appuyée
con tre la poitrine.
ur le bord upérieur et inférieur, e lit un re te d'in cription :
... ~ 't'~ iSt~ clVSpl. XCXI. IIup~ 't'~ [1tcx't'pL .. (J.v~(J.Y)<;] 1 Xa.plV XCXI.
cxù't'ol<; ~walv . "E't'ou<; €G, « (Une telle à un tel), son mari, et à Pyrrhu ,
s n (pere?), en ouvenir, et à eux-même vivant (encore). En l'année 95»
(de l'ère d'Actium 64 ap. J-c.).

95
L" pitaphe, mal rédiO"ée, paraît a,-oir été con acrée par une femme et par son
nl ~ au père d famil! et au O"rand-p 're, mai le tombeau devait plus tard rece-
yoir le ~ deux uni,-ant . Le eul nom con en-é IIuooç, e t thrace (cf. nO 52,76).
L regi tre inférieur donne implement le portrait de quatre membre de la
i mille. ~Iai le reei tre upérieur offre plu d'intérêt. Il repré ente le morts

.as imilés aux dieux: le type du héros cha eur, a,-ec l'autel et l'arbre entouré
d'un erpent, e répète un nombre infini de fois ur le bas-relief funéraire en
Thrace , et bien que le en religieux n'en pui se encore etre exactement expliqué,
il a certainement rapport à la ,ie future et rappelle l'e pérance d'une irn mor-
talité bienheureuse (cf. p. ex. EURE, Revue des études anciennes, XI\-, I9I2,
pp. 13ï et sui,-. ) .
Il en est de même de la femme voilée qui apparaît ordinairement non à côté
du cha eur, mais dans la scène du banquet funéraire (cf. n 72 et uiv.).
a C'est la dame qui a fait faire la stèle, mais héroïsée, telle qu'elle pensait devenir
après la mort. )l
PERDRIZET, Bulletin des lv1usées Royaux, t. I, 19 02 , p. 77.

g6

7 6 . [A I096J B a s -relief fu néraire. Bas-relief trouvé
d a n s la n écr op ole de Cheik h-Soû, à Salonique, en même temps que les
inscription s nOS 125 s . Don d e M. Cu y p ers, con sul de Belgique (19 0 4).
H aut. om6o; largo om43: ép. Om02. - San s r estaurations. Incomplet à gauche
et au bas. Brisé en deux morceaux.

La plaque était divi ée en troi regi tre par de moulure horizontales. Du


troisième, au bas, il re te trop
peu de chose pour qu'on pui e
déterminer le motif funéraire
qui y était figuré (per onnage
cond u i a n t un bige ?) . Au-
d essu , on voit quatre figure
de femmes, debout, joignant
les mains sur la ceinture, le
bras croisés, enveloppée de
long~ vêtements; au milieu
une femme mariée e t recon -
naissable au voile qui lui en-
toure la tête; de chaque côté,
se tenaient deux jeunes fille ,
ses enfant, mai il n'en ub-
siste plu qu'une eule à
gauche.
Le milieu du tableau up'-
rieur e t occupé par un per on-
nage (jeune garçon?) figuré en
pied, la main droite abai '
et tenant de la gauche un
objet indistinct appuyé contre
l'épaule. A droite, s'alignent deux grand bu te drapé; de ceux de
gauche, il ne ubsiste rien qu'un morceau du vêtement de l'un d'eux. •

ur la moulure supérieure e t gravée l'épitaphe:


... Ma.v't'~ 't'Ti (J.'I)'t'(pl) X€ >It:naol X€ Mav't'ou X€ nup~ [X€ .... (J.VElCX~]
XapLV. >Hyopcxacx 't'èt~ xpoua't'cx~ (O'l)Va plcx) J3pv' [.... XOl 't'ov] 1tlVCXXCX
{ 0'1) vap LCX) X' .
A Manta, ma mère, et à l ia et à Iantè et à Pyrrhos ... en souvenir.
<C ••
J'ai acheté le dallage pour 2 ,I50 deniers et la plaque (du relief) pour
600 deniers. »

Le bas-lelief, d'une exécutioD maladroite et sommaire, est sans valeur artis-


tique, mais l'inscription ne manque pas d'intérêt. Les xp 0 Ü (j'ra ~ ou crustae

7 97
d ia-n nt le piè e d'un placage d marbre, qu ' il s'agis e de revêtements appli-
qués ur le mur ou d'un dallage. Le denier ne valait plus, à l'époque de Dio-
clétien, e à peu pr 's celle de notre marbre, que 2 cent. 1/ 4 de notre

monnaIe.
1av"rlXet IIupoç ontd nom thrace (cf. no7S) . L.l MlXv"rouéqui-
aut, peut-être à MIXV"rO~, datif de Mav"rouç (Perdrizet), mais je crois plu-
tôt que Ma V"rO u est un génitif pour un datif.
P ERDRIZET 1vlélanges d'archéol. École de Rome, XXV, 19°5, pp. 83 et suiv.

77. [A g84.J Stèle phr7gienne en forille de porte.


Stèle de marbre blanc, provenant de GunékeuÏ, non loin de Gédiz, dans
• le Kizil-Dagh (Phrygie). Don d'un anonyme (IgOI) .
Haut. rIDso (sans le tenon de la base); largo oID7S à oID67; ép. OIDI!. Sans
restaurations.

La partie inférieure est formée d'une porte à deux vantaux, richement


moulurée et partagée en quatre panneaux. En haut, à gauche, une large
feuille de vigne représente l'applique de métal, à laquelle est attaché par
une charnière le loquet, qui se fixe dan la ern.1re placée à droite. En bas,
à droite, on voit l'anneau qu'on aisissait pour fermer la porte et, à gauche,
un vase pa.n u à petite anses. De chaque côté de la porte, les pieds-droits
sont décoré de branches de lierre stylisées , sortant de trois losanges, et le
linteau porte au-de su d'une baguette plate un faisceau de feuilles imbri-
quées , noué en son milieu. Ce chambranle est compris lui-même dans un
encadrement lisse: sur le bandeau horizontal est gravée l' épitaphe. Au-
dessu , e dresse un fronton en forme de demi-hexagone où s'inscrit un
demi-cercle outrepassé, creusé en niche . Dans la niche, est accroupi un lion
de profil qui montre la t ête de face. Le bord supérieur du fronton est décoré
au sommet d'une palmette que des rinceaux en spirale rattachent à deux
demi-palmette placée aux angles.
L'in cription se lit clairement :
M(apxoc;) l:Y) G't'UÀÀlOC; l:€oui)poc; M(apxov) l:Y)G't'UÀÀlOV D (vSa !pov
't'av 6pé\.}Jav't'a €'t'€lfLY)G€v. « Marcos Sestullio Sévéros a honoré M. Ses-
tullio Pindaro, son pere nourricier. »
auf Pindaros, tou les noms sont romain. Sestullios est une corruption
fréquente du gen-cilice Sextilius. La forme des caractères donne, ce semble,
pour date le Ille siècle.
Ce monument est un exempla ire de choix d'un type de stèles funéraires très
fréquemment r eproduit en Phrygie (cf. nOS 78-9), surtout dans la r égion dont il
provient (Mu RO, Journal of heUenic studies, XVII, 1897, pp. 279 et suiv.;
XXI, Ig01, p. 229) . On n'est pas d'accord sur sa signification: les uns vou-

98

draient y voir la porte du monde infernal, par où les âmes descendent dans le
royaume souterrain (cf. RAMSAY , Cities and bishoprics, II , p. 386, nO 232: 8upexL
(LÈv Ëv8ex xexl. 7tpàç cA'tùexv OÙO(), ou, d'une , manière plus générale, le
passage par lequel
le monde de la vie
communiquait avec
le monde de la mort
-
(RAMSAY, ] ourn. of
hellem'c studies, V ,
1884, pp. 254 et
sui v . ), conception
analogue à celle qui •
existe depuis une
haute antiquité en
Égypte, où la
« porte de l' âme»
ne fait défaut dans
aucun mastaba.
Pour d'autres, au
con traire, la porte
est une représen ta-
tion abrégée de
l'ancien monument
rupestre , une dégé-
néres cence de la
façade qu'aux siè-
cles antérieurs les
Phrygiens scu lp-
aien t sur la face
aplanie des roch ers
à l'entrée du caveau
sépulcral (NOACK,
Athen. Mitteil.,
XIX, 1894. p. 326). •

Parmi les «stèles-


portes 'l pu bliées
jusqu'ici, celles de
la vallée d'Altyn-
Tach, conservées au
Musée de Brousse,
se ra pprochen t le
plus de la nôtre
(MENDEL, Cat. mus.
Brousse dans Bull.

99

corr. hell., _-_-_-Ill. JO , p. - 3 . nO 7 et ui .) On r voit, cO lOme ici, figuré


dan le fronton le li n. Le li il e t J'animal acré de C bèle, la Grande l\lère de
Phr -!!Ï : il emble gard r le tombeau contre toute violation et sa présence a
un io'nifi ation analo2Ue à ceU de imprécations par lesqu elles on appelle
la colèr diYlne ur ux qui omTiraient le sépulcre. Le petit vase, placé sur le
vantail de gauche, est un
de ces objets domestiques
ou faIlliliers dont le défunt
a imait à se servir durant sa
vie et dont on décorait
son tombeau (cf. nO 79).
ou bien le ase liturgique
dont on e servait p our les
lustrations.
Sur les stèles en for Ille de
porte, cf. ME ' DEL, loc cit.,
011 l'on trouvera, au nO 76,
p . 73, la bibliographie anté-
rieure. On peut y ajouter
::\IrCHON , M ém. soc. anti-
quaires de F rance, 1906,
pp . 27 etsuiv.; DERSON,
CUMO T et GRÉGOIRE, Re-
cueil inscr. du Pont, nOS 180,
l l , n ote au nO 174; ALT-
~IA)< . Die romischen Grab-
altâre der K aiserzeit, I90S'
pp . 13 et suiv.
Inédit.

78 . [A 1366.J Stèle
funéraire phry-
gien ne. Stèle de
marbre blanc, provenant
des environ d'Acmonia,
en Phrygie. Acquise par
le 1u ée en 1906.
Hau t. l m3S; larg. om60;
ép. OmIS. La moitié in-
férieure de la bordure de
d roi te et le coin inférieur
de gauche sont restaurés en
plâtre.

100

Une porte à deux battants, divisés chacun par des moulures en deux pan-
neaux superposés, est sculptée à la partie inférieure de la stèle. Sur le bat-
tant de gauche, deux cercles semblent être des représentations sommaires
de la serrure et de l'anneau , que nous avons décrits au nO 77. Au-dessus de
la porte, une moulure cintrée figu re une voûte outrepassée, qui repose sur
deux pilastres dont le chapiteau est décoré de trois feuilles lancéolées. Le
cintre porte l' épitaphe, dont le dernier mot a été ajouté au-dessus:
Tpucpwv rcxd~ ;ccxl. ' OvY)GlfJ.!l fJ.v-I]fJ.y)~ XaplV. « Tryphon à Gaïos et à
Onésime pour (conserver leur) mémoire. »
Entre le cintre et la porte, une couronne est sculptée en relief. Au-de us,
on voit deux rosettes et de s plantes stylisées.
On avait coutume ch ez les Grecs de couronner les morts. et cette couronne, fa ite
parfois de métaux précieux., acc Jmpagnait souvent le cadavre dans la tombe . En
outre, on rappelait fréquemment l'honneur rendu au défunt en sculptant une
couronne sur la pierre sépulcrale (cf. KEIL et VON PREMERSTEIN, R eise in
Lydien und i n Aiolis dans Denksckr . Akad. liViss., LIlI, Vienne 1908, p. 71, note
au nO 149, et SIEBOURG, Archiv fûy Religi onswiss., VIII, 1905 , p. 391). En
Orient, on attacha à c::!s couronnes un sens mystique, et on les regarda comme
le symbole de la victoire que le défunt avait remportée sur les puissances du
mal par une v ie pieuse , qui lui assurait l' immortalité (cf. R evue d' hist. des reli-
gions. XLIT, 1910 , p. 145; et infra nO 136) .
Décrite : CHAPOT , R evue des études anciennes, IV, I 902, p. 84.

79 . [A I042. J Stèle funéraire phrygienne. Stèle de


marbre blanc, provenant d environ d'Acm onia (Phrygie). Donnée
au Musée en 1 902 par M. P a ul Gaudin.
Haut. oID78; largo OID')O; ép. OIDI2. - Sa ns restaurations.

A la partie inférieure de la pierre, est figurée une porte à deux battants


divisés chacun par de moulure en deux panneaux rectangulaires. Sur le
panneau supérieur de gau che, le trou d la serrure est indiqué. Les deux •

montants de la porte sont décoré de rinceaux ou plutôt de plantes styli ées


s'élevant d'un vase. Au-des u du linteau, une moulure cintrée porte
l'inscription : EÙÉÀ7tlG't'O~ fJ.Y)'t'pi KCXI. 1tCX't'pl È7tOlY)G€,\). « Euelpistos a fait
(ceci) pour sa mère et son p 're. )) Entre le cintre et le linteau, on voit,
culptés en bas-relief, un peigne, un miroir et un coffret. A l'ext érieur de la
moulure arrondie, se trouve de chaque côté une fleur stylisée.
On avait souvent l'habitude en Asie-Mineure, et spécialement en Phrygie et
dans le Pont, de représenter sur les pierres tumulaires lcs objets que le défunt
aimait à employer dans c;a vic jOl1rnalièr e (NOACK, Atken. Mitt. , XIX 18 94,

101


pp. 3 1 - t ui\'.; DER O. , IO:-'<Tet GRÉGOIRE, R ecueil des inscr . du Pont,
nO 30: EEIl et \' l REtlJER TEL, Zweite Reise in Lydien 1911, n Os 134,143 ,
151 , etc .).
Le p eigne le1

miroir, le coffret
sont ceux dont
'étai t servi la
mère d ' Euelpis-
to ,qui est nom-
mée avant son

man.
La plante qui
'élève d'un va-
se ur une stèle
de Brouzos
(RAMSA Y, Cities,
p. 701) est une
vigne, symbole
de l'immortalité
dion siaque. -
Sur notre nO 77,
c'est le lierre,
toujours vivace,
qui a la même
ignifica tion.
ur l' interpré-
tation des stèles
en fonne de por-
te , cf. nO 77.

Décrite: CHA-
POT, Revue des
études auciennes,
IV, 1902 , p. 84·

80 . [A 1562.J Stèle funéraire d'un gladiateur


,
(dimachafrus). Ba -reli f de ma rbre blanc, trou é a Samsoun
(Ami ° ), dan le P ont . on d'un anonyme (1907).
Haut. oID46; largo OID30-31; ép. max. om06. - Pas de restauration.

A gauche, un homme robu te, dont la longue chevelure bouclée re emble


à une pelfuqu ,e t debout, fermement appuyé ur e pied écarté ,et tient
dan chaque main un coutela levé. Il porte l' armure de gladiateurs:
à la taille un pagne épai , apparemment de cuir (subligaculum) , e t entouré

102

par un fo rt ceinturon, et la partie inférieure , échancrée au milieu, descend
de chaque côté sur le haut des cui~ses. E ntre les deux pièces, un linge, ce
semble, recouvre le bas de l'abdomen et passe entre les jambes. Un plastron
de cuir , attaché au cou, prot ège le haut de la poitrine. Autour d u bras droit
s'enroulent des lanières serrées, et la main est couverte d'un gantelet; le
bras gauche, qui est nu, s'abritait derrière un grand bouclier (scutum),
dépo é derrière le combattant. Un casque rond, à vi ière, mais sans cimier,
et dont un large rebord descendait sur la nuque, est sculpté à droite sur
le champ du relief. La jambe gauche était garnie d'une cnémide (ocrea) ,
la droite était nue, mais entourée d' un anneau au-dessus du genou et à la
cheville. Derrière l' épaule gauche de ce lutteur, s'élève une palme pour
montrer qu'il est sorti victorieux du combat.
Devant lui, à droite, un personnage , muni du même annement , s'est assis
sur le sol, ou s'appuie sa main gauche ( decumbere) , tandis que, de la main
droite levée, il fait le ge te par lequel le gladiat eur incapable de prolonger
la lutte demandait grâce . Derrière lui, se voi nt les pièces de son armure
qu'il vient de dépo er: on grand bouclier et , par-des us, son casque.
En dessous de cette cène, une inscription métrique en explique le sens
Chaque vers est séparé par un point (haut. de lettre OrnoIS):
'Ev6a8E VElXYJacxc; XElfLCXl ill68wpoC; 1 0 'tÀYJfLWV,
civ't 17tcxÀOV PYJ ;cxC; 1il Yj fL YJ-rp lOV O\)X €X'tCXVOV EÙ6uC;, 1
ciÀÀa fLE MOlP' OÀoYj xcxt aoufLfLa l po u 86ÀoC; cxivoC;
Ëx'tCXVOV, Èx 8è l<paouc; Y)Àu60v, EiC; , At 8Yjv.
KEl lfLCXL 8' Èv YCXtn cx\)-roX66vwv , i)8è: fL'€ 1 6CX~EV
€v6cx <ptÀOC; ciycx6à C; E\)aE!(3tYjC; €VEXEV .

« Voici que je gi vict orieux (moi), le malheureux Diodore; ayant abattu


mon adver aire, je ne le tuai pas t out de uite, mai la Parque funeste et la
ru e horrible d'un mercenaire(?) me firent p 'rir, et de la lumière je des-
cendi dans l'Hades. J e gi dan la terre de (me ancêtres) indigènes et un
brave ami m'en evelit ici par devoir de pi 'té. » •

La p ièce devait être composée de trois distiques, mais l'introduction


du nom de D émétrios a rendu boiteux le second vers, comme le génit if exù't"0X-
80 v w v le cinquième: on s'attendrait à ex ù't"o X8w v. D'après la forme des carac-
t ères, soign eusem en t gravés, l'inscription semble appartenir au 1 er siècle d e
n otre ère. Le sens est certain; un seul mot fait difficulté: cr ou {L {LeX pou, qui
n e s'est pas encore rencontré, que je sache. C'est, semble-t-il, un ten ne technique
d e l'art du gladiat eur qui, comme tant d'autres, aura passé d u latin en grec. J e
conj ecture qu'il d ésigne celui qui s'était loué pour une somme d éter m inée sans
avoir passé par l'en t raînement de l'école (LAFAYE et dans SAGLIO-POTTIER,
Dict., V O « Glad iatof>l, p. 1576). Peut-être est-ce aussi une simple injure, un

1°3

tenll d m 'pri : HJJlJI1Grius aparfoi ,dans le latin vulgaire, le_sens de «bêtede


somm » (ital. oJJlaro) .
partir du m m nt ù un gladiateur 'était couché à terre et avait /levé la
main ordinair f i nt la crau he, non comme ici la droite, en signe de sou-
mission pour obtenir
la vie sauve, il lui
était interdit, par les
r ègles du combat, de
faire aucun mouve-
ment pour reprendre
l'avantage (LAFAYE,
loc. cit ., p. 1595). Dé-
métrios avait abusé
d e la confiance de
son ad versaire pour
lui porter traîtreuse-
ment un coup mortel.
Peut-être une épita-
phe latine de gladia-
teur fait-elle allusion
, •
a une surpnse ana-
logue. Le mort y
donne le conseil de
ne jamais épargner le
vaincu (C IL., V,

5933 : Te moneo ut
• ••
qU2S quem V2cent oc-
cidat) .
Le type de gladia-
teur représenté ici
armé de deux coute-
las paraît être nou-
veau , mais ce t te
classe de combat-
tants est mentionnée
dans les textes: c'est
le dz"machaerus, 0 L-
I - -
[LCXXCXLpOÇ (C l L.,
XIII, 1997; DESSAU, Inscr . sel., 5°97; ARTEMID., Onirocr., II, 32), dont on
n 'avait jusqu'ici aucune représentation certaine (cf. LETRONNE, Rev. archéol.,
V, 1849 , p. 562; RABO UILLET, i bi d., VIII, 1852, p. 416; FRIEDLAENDER, Sit-
tengesch., IIS, p. 533, 528) . II ne paraît pas possible d'admettre que Diodore
porte , outre son glaive, celui que lui a rendu son adversaire, puisque celui-ci
a fini par le tuer.
Les combats de glad iateurs, dont la diffusion fut favorisée par la- politique
-
1°4

du gou v ernement roma in, se répandirent, sous l'Empire, jusq u'au fond de l'Asie-
Mineure. Si les Grecs éprouvèrent toujours une inv incible r épugnance p our ces
tueries organisées, les p opula tions plus barbar e~ du P on t se p assionnèrent
pour les jeux san gla nts d e l' a mphithéâtre . Plusieurs inscriptions qui s' y ra p-
portent ont ét é d écouvertes à A misos et d ans le r est e d u pays (cf. Gladiateurs
dans le Pont [F estschrift für Otto Hirschfeld , r 903J, p p. 270 et suiv .) .
Publiée : A N D ERSON, C UMONT , GR É G O IRE, R ecueil des insc1,iptions du P ont, n O 7

81. [A 1621.J Ba -relief palillyrénien. B as-relief d e


calcaire blan c, provenant de Palmyre. Acheté à D am as en 19°7.
Haut. OmS 9;
•largo 0 m 4 6 ; ep.
'
omr6, du relief
omrr. P as de
restaurations .

Buste d'un
homme barbu,
vêtu d'une tu-
nique et d'un
man t e a U. Le
t ype sémitique
du personnage
est fidèlement
rendu. La che- •
• 1
velure est for-
m ée de troi é-
ries de petite
boucles en pi-
raIe pl a qu ées
sur la t êt e au-
de sus desoreil- /
./
..
/

les, très écar- '" \ • '.


"
t ées. Les yeux , •

- -" -- .

largement fen-
dus en amande,
s n t r e l evés
vers les tempes,
et sou la pau-
., , .
plere upen eu-
re, qui chevauche sur l' aut re, l'iris e t indiqué par un demi-cercle. Le nez
droit et court a les ailes des narines relevée . La mou t ache et la barbe,

r05

divi' n m' h fri' s cou r nt la lè re, le joue et le de ou du


m nt n qui t cylabr u ra '. La tunique, largement échancr' e au cou,
e:t rn ' sur l" paul dr it d'un clavu . Le manteau, passant d rrière
1 d - . ny 1 pp 1 bra droit r pli', t , couvrant l'épaule gauche, il
, nT ul aut ur du bra ju qu'au poignet. La main droit sai it le bord
d la t . 1 CYau h ti nt un palm, t deux autres palmes e dres ent
a1L~ d u:'\. in d la plaque. A ce branche de palmier est fixée, par
deux ro ac , une 'toffe t ndue qui tombe derrière le personnage et sert
ain i de f nd à la r pr' entati n. A droite, à côté du personnage, on lit son
nom n caract re palmyréniens, où il reste de traces de minium:
« Zabd'atch, fil de Yamlikou, (fil de) Ne (é).? Hélas! »

Le palme , symbole de victoire, sont fréquemment placées sur les tombeaux


comme emblème d'immortalité: le défunt a triomphé des puissances du mal
et de la destruction pour parvenir à une vie bienheureuse. La draperie suspendue
à de branches de palmier est un arrière-plan fréquent dans ce genre de monu-
ments (cf. IMO SE T, op cil., p. I3, B 2).
Ce ba -relief est un exemplaire très représentatif de ces bustes funéraires,
culpté dans un calcaire blanc, autrefois polychromé, qui ont été trouvés en
grand nombre dans les nécropoles de Palmyre. La Glyptothèque Ny-Carlsberg
à Copenhague est particulièrement riche en œuvres de cette catégorie (cf.
SIMONSEN, culptures de Palmyre à la Gl. y -Carlsberg, I889), mais elles ne font
défaut dans aucun grand musée. Si leur valeur esthétique est médiocre, elles
sont intéressantes par le mélange de style grec et de traditions orientales qu'on
y constate et par tout ce qu'elles nous révèlent sur le costume, le type et l'ono-
mastique des habitants de Palmyre, vers l'époque où cette ville devint. sous
la reine Zénobie, la capitale de l'Orient.
Inédit.

82 . [A 1620.J B -relief pal il '7rénien. Bas-relief de


pierre calcaire blanche. Acquis avec le numéro précédent.
Haut. omS7; largo omS4; ép. om23, relief OmIS. - Sans restaurations.

ur un champ li e, entouré d'un encadrement, est sculpté un bu te de


jeune homme: le front e t à demi caché sous la chevelure, ramenée en avant,
qui forme comme un bourrelet autour de la tête et recouvre au si à moitié
le oreille . Le ourcil arqués sont indiqués par un trait. Sous la paupière
épai e et déme urément longue, l'iris et la pupille sont marqués dans le
globe trè convexe de yeux. Le nez est bri é. La bouche est large et sinueuse
et le menton pointu. Le bras gauche, comme sur l'autre relief, e dissimule
dan le pli du vêtement, dont la main saisit le bord, et le bra droit
e t roulé dan le manteau, tandis que la main tient deux objets arrondis
indi tinct .

106

A gauche de la tête du défunt, on nom e t gravé dan le champ: «Ramé,
fil de Zabdelah, fil de Boltra. L'an 50. H élas! »
« La date est libellée en abrégé selon u n e habitude que j'ai démontré avoir

existé chez les Palmyréniens, c'est-à -d ire a ec omission du centésime. Il faut


restituer pro ba-
blemen t (4)s0
ou (5)50 de l'ère
des Séleucides,
c'est-à -dire 13
ou 238 après
].-C. » (Note de
_1. Cle r mo n t-
Ganneau).
L'espèce de
bâton court
placé dans la
main du mort se
retrouve ur un
grand nombre de
bustes mascu-
lins. On a songé
à un rouleau de
manuscrit, à une
poignée d 'épée
ou à un sceptre,
mais la premi ère
explication sem-
ble la pl us vrai-
se mblable (cf.
IMONSE , op.

cit. , p. 7, nO 1) .
On sait combien
le type du per-
sonnage drapé

tenant le volu-
mene tfréquent
dan la culpture funéraire ( f. BIRT , D ie Buchrolle in der K unst, Leipzig, Ig07).
ur 1es caractères de bu te palm y rénien , cf. nO I.
Inédit.


83. [A 1557]. Fragulent d 'un b s-relief syrien.
Fragment de calcaire jaunâtre, provenant du H aurân ( rie) . Don
de M. Hu ein Haïdar, d e Beyrouth (1908) .
H au.
t 0 ID 24 ; ep.
' 0 ID 15.- ans restaurations.
107
T te d'un per nnage barbu,
upée verticalement d ni re
1 oreille . Le cheveux ont
ram n n avant ur le front,
'troit et ridé. Le 'eux, fendu
en amande t dont l'iri e t
inci ' . ont reley és yer le ~ t em-
p . Le n z e t droit, la bouche
inueu . La barbe courte e t
indiqu ' e par de trait entre-

e mor ceau , d un travail mé-


diocr e, p r ovient d ' un ba -relief
funéraire analoeue à ceux de
Palmyre (no 1 - 2). Le type
élOitique du peLonnaae est
di tinctement ex primé.
Inédit.

84. [A IJ5 .J FraglJ\ent analogue. l\Iorceau d e cal-


caire blanchatre, pro en ant du H a uran, comme le précéd ent, et
offert au ~Iu ée par ~I. . Hu ein
H a ïdar d e B e) routh en I 908.
Haut. Om20' lar a . OmI2. ans
re tauration .
T ête d'homme barbu. La cheyelure
e t ramenée en a\ ant en large mè-
che ' ur le front qu' l1e recouvre
en partie. La barbe e t ommaire-
ment indiquée en quelque trait. Le
nez e t mutilé, le 'eux où l'iri e t
in ci " on t la fOI me caractéri tique
de ce enre de p rtrait . Le ourcil
nt marqué- par un trait recourbé.
Le r il1e , gro i r ment 'bauchée ,
nt placée b aucoup trop ba .
Ce morceau , comme le précédent, a
a.ppar te nu à un ba -relief funéraire. C'est le p::>rtrait d' un per onna<Ye défun t, destiné
à orner qu elqu e tombeau .
Inédit.

ro8

85. rA 1546.] Fragllient de sarco p hage portant
une repré entation du Inythe d e Méléagre.
Deux fragments contigus d ' un sarcophage de m arbre blan c, achetés
à P aris en 1907 avec le nO 66. Ils proviendraient de la côt e d'Asie-
Mineure.
Haut. om67; largo om63. - L e deux morceaux sont raccordés. Les mutila-
tions sont n ombreuses.
On-voit, · à droite, la partie ant 'rieure d'un robuste anglier, aux boutoirs
~

menaçants, qui e précipite sur Anchée, tombé sur le 01. On ne di tingue


plus qu'avec peine le corp du héro , une portion du tor e et du vi age ain i
que le bra , qu'il étendait , enveloppé dan son manteau , pour se protéger
contre la bête furieu e. Derriere lui, Méléagre, vu de face , le torse nu,
brandissait du
bras droit, au-
jourd'hui brisé,
une lance et rete-
nait de la main
gauche , le bord
de on manteau
Bottan t, agrafé
au cou. DeIlière
le sanglier, Thé-

sée 'apprête à
lui a éner sur la
tête un coup du
bâ ton noueux
qu'il a levé. li
porte une exo-
mide , qui lui en-
toure la ceinture,

et son b ra gau-
che était enve-
loppé dan sa
chlamyde.
ur le bord su-
périeur et dan
le champ, e t
,
gravee en mau-
vai caractères du Ille siècle ap. J-C. une épitaphe qui paraît po t érieure
à la culpture. Le sarcophage a probablement ét é réemployé. ur le bord,

lOg
n n lit qu qu lqu 1 ttr qu'il faut. p ut-être compléter: ËÀJcx(3ov ~b
j.L[vYj!J.cx ... XCXL ~OÙC; x(Jovcxc; «j'ai reçul tombeau ... et les colonnes»; dans
1 hamp, n p ut r titu rI mot: .. M[cipx(ov)] Aù lp[i)Àl]OV ~A[v(] xl) ­
~ov · [eJl 8 € 1[~] lC; Ù1tO (3(cxv Se Ài)a!l l ~lvàË~e l pov Sei VCXl.. . (t (Ce tom-
b au appartient à) Marko. Aur ' lios Anikéto . i quelqu'un, par violence,
" nt pla r quelqu autre (corp , il subira un ~h âtiment). »
Vint rpr'tation de fragment e t as urée par la comparaison avec un sar-
ophage d Patra, aujourd'hui au Musée national d'Athènes, qui, comme me
l'a fait ob rv r M. Robert, est une réplique exacte du même type (cf. Die anti-
ken arkophagreliefs , III , 2 e partie, 1904, p l. LXX et p. 278). Suivant la légende,
la Parque aurait prédit à Althée, mère de Méléagre, que son fils mourrait quand
un ti on, qui brûlait dans le foyer, serait con sumé . Althée s'empressa de retirer
le ti on du feu et l'enferma dans un coffre . Plus tard, lorsque Artém is eut envoyé
un sanglier mon trueux dans les champs de Caly don , Méléagre le poursuivit avec
le héros les plus vaillants de la Grèce. Il réussit à le tuer d'un coup de lance et en
offrit les dépouilles à la chasseresse Atala nte, qui d'abord avait blessé la bête
auvage. Les frères d'Althée ayant enlevé ce trophée à la vierge guerrière,
Méléagre les tua. « Althée , dans sa douleur et dans sa colère, se souvint a lors de la
prédiction de la Parque. E lle la n ça dans les flammes le tison qu'elle avait
ju qu'alors si précieusement gardé, et Méléagre n e tarda pas à périr avec le
brandon enflammé auquel sa vie était attachée» (D echarme). Ce m y the célèbre
qui prêtait à des interpétatiqns mystiques, a été reproduit plus fréquemment
que tout autre sur des sarcoph ages romains. Notre fragment, malgré les muti-
lations q ui le déparent, n 'est pas dépourvu de b eauté. La composition ne
manque ni d'élégance ni d e mouvement, et l' exécution , s' il est permis d'en juger
par les parties les moins endommagées, d evait être soignée. La présence de
l'inscription, qui fourn it un terminus ante quem. donne à ce débris un intérêt
spécial.
Inédit.

86. [A 9167.J B lief figu r ant la légende


de Pé lop et d'Œno iilaü . Bas-relief de marbre blanc,
trouvé en 1843, à Mons, dans l'hôtel du baron de Bagenrieux , où il
avait dû être enfoui à une date récente; plus t ard, en la possession du
sculpteur Fraikin (1857); acquis par le Musée en :i885.
Haut. OID93; la rgo ZID17; ép. OID10. - Sans restaurations. • •

e ba -relief, qui formait autrefois la partie antérieure d'un arcophage,


porte la repré entation d'une légende souvent reproduite par la culpture
antique et qui 'tait un sujet approprié à la décoration du ,tombeau de deux
époux. n oracle avait prédit à Œnomaüs, roi de Pise en E lide, qu'il mour-
rait de la main de celui qui épou erait sa fille Hippodamie. Pour conjurer

lIO

ce sort malheureux, ce prince, dont le chevaux étaient plus rapides que
le vent, impo a comme condition à tous les prétendants à la main d'Hippo-
damie de le vaincre à la course de chars; une défaite devait leur coûter la
vie. Déjà treize jeunes gen avaient succombé sous e coups, quand Pélops,
fils de Tantale, roi de Lydie, débarqua en Élide. Il gagna l'amour d'Hippo-

damie, qui per uada à II yrtilo, cocher de on père, d'enlever du char de


celui-ci le clavette qui en retenaient le roue. Le roi de Pi e périt ou les
pieds de ses cour ier , et P élop vainqueur emmena on amante au delà de
mers.
Le ba -relief repré ente cinq cène ucce ive de ce récit mythique:
1. A gauche. Arrivée de Pélops. ou un portique, le prince lydien,
vêtu d'un co turne oriental, fait face à un personnage, coiffé comme lui du
bonnet phrygien, an doute on erviteur. Il contemple Hippodamie,
a si e avec une suivante à l'intérieur du palais de Pise. Toute deux ont
enveloppées dan un large péplo , ramené ur la tête. Le palai e tune orte .
de tabernacle, upporté par de colonne corinthiennes et dont le fronton
est orné d'une aigle éployée, emblème de la royauté. Au pied de l' édifice,
un Cupidon, aujourd'hui mutilé, qui lève les yeux vers P élop , et sans
d ute lui décochait une flèche, car un carquois e t dépo é à ses pied, et
plus loin une corbeille remplie de fleur , ur laquelle est perchée une colombe,
rappellent la passion qui s'empare du cœur des deux jeunes gens. Devant le
palais, se tient debout CEnomaüs, vêtu d'un chiton et d'une chlamyde
rejetée sur le bras gauche, les pied chaus és de hauts cothurnes; son abon-
dante chevelure est entourée d'un diadème et il tient le sceptre de la main

lIT

n bra r pli' xprim la urpri que lui in pire le


TI u,' u pr 't ndant qu il ap rç it, lui, une grande lampe, up-
port' par un lonn m ntr la ri h~.;: e de l'habitation royale et épare
tt r mi 're -c 'n d la ~ uiYante.
2. L a Oltr e de c!Zar . _ u pr mier plan, l'attelaae d'Œnomaü , lancé
u gal p. f ul aux pi d l roi r nyer é ur le 01. côté de lui, e t étendu
l auria ~I nil ~ d nt la p rfidie a cau é la mort de on maltre; honteux de
a trahi ~ n,il e ca he le Yi a e dan la main. Derrière ce groupe, on aperçoit
le quadriae de Pélop. elui-ci, debout ur on char, tire de la main gauche
le rene de e ch yaux qui e cabrent et e détourne pour regarder Hippo-
damie. n bras droit fait défaut . DeIlière lui, ou un portique, e tient
on niteur (?), touj ur- oiffé du bonnet phI) gien,
3. R tOltr de P élops à Pi e. Le prince, toujour accompagné de on ser-
yiteur, occupe encore on quadrige, qui maintenant marche au pas. TI porte
le in üme de la \ictoire : une couronne de laurier ceint on front et une
palme e t dan la main de on aurige, qui le regarde a\ ec admiration. Sous le
yentre de chevau..'X, e t placé un grand cratere qui a probablement contenu,
comme dan le- jeux du cirque, la palme et la couronne de tinée au \ ain-
queur.
4. ReJltrée de P élops au palai . P élop-, encore couronné de laurier, e t
de -cendu de on char et 'avance à pied ver ~ le palai . D e la main gauche,
il retient on m anteau rejet é ur l' épaule. Du bra droit le, é, il paralt
faire igne à on amante, mais la main e t auj ourd'hui bri ée . li est
ui\i de on fidèle erviteur coiffé du bonnet phr 'gien.
5. Départ de P élops. P élop, y êtu comme dan la premiere cène,prend
la main d'Hippodamie, qui de cend le degr' d'un portique du palais. Par-
de u on péplo , elle e t couyerte d'un long yoile, à la façon de fiancées
romaine. Aux pied de P élop , une coupe rappelle la cérémonie religieuse
qui 'e t accomplie. Den ière la jeune femme, une vieille ervante, ans
d ou te a nourrice, emble e lamenter de on départ. Le portique, qui
occupe ce bord du bas-relief, fait pendant à celui qui e trOU\ e à l'extrémité
oppo ée et encadre a\ ec lui toute la repr ' entation.

La c ulpture de l'époque impériale s'efforce souvent de raconter, par une


suite de tablEaux succe sifs, de éyénements his toriques ou mythiques. On peut
reprocher à cette composition, comme à celle de la plupart des sarcophages
romain , d'être urchargée et par sui te confuse ; la proportion relative des per-
sonnages e t som'ent contraire à toute perspectiye et à toute r éalité. Cependant
l'habileté technique de l'exécution ne permet guère de placer cette œuvre après
le lITe siècle de notre ère . La manière dont sont traitées les chevelures des
personnes et des animaux, figurées par des rainures ou des trous multiples, forés

II2

à l'aide du trépan , est h abituell e dans ce genre de sculpture sous l'Empire. La


substitution du trépan au ciseau , p our r endre les détails des architectures ou
des corps vivants , commence dan les sar coph age . d'AsIe-Mineure au lIe siè::le
et va s 'étendant et e gén éralisant jus qu 'au v e (cf. BRÉHIER , Archives des
missions scientifiques, 19 II , pp. 44 e t suiv. ) .
L'artiste s' est, comm e de coutume , in spiré des u sages r omains pour repré-
senter cette scène héroïque; ainsi , l'aigle éployée est l 'attribut des Césars,
comme le cothurne que porte CEnomaüs e t leur chaussure . Sur un sarcophage
du Vatica n (H ELBIG, Führer, 3 e éd. , n O 329 j, la course d'CEnomé1.ü s est figurée à
la façon des jeux du cirque. Ces anachronismes n e choquaient pas. Le cos-
tume de Pélops est un accoutrement en partie con ventionnel, que l'on prête
à tous les héros et dieux orientaux (P â ris, Attis , .M ithra) .
Publié: J. ROULEZ, P élops et Œnomaüs dans M émoires de l'Académie de Belgique,
t. XXX, 1857, avec une planche lithographique.

87. [A 563 .J Morceau d 'une urn cinéraire


étru que. Pla que d 'albâtre cié, qui formait autrefois la face
a ntérieure d ' une ume carrée . Prob a blem ent d écouverte à Volterra,
autrefoi élU mu ée Gaddi à Floren ce, pui dan la collection
Raoul R och ette , d 'où elle pa a d an la collection H ag m an. Acquise
en 1861.
H aut. om37; largo Om62; ép. OmII . P a de restauration. ont brisés: le
bra droit du personnage de gauche et de celui du milieu, la tête et le deux
bras du personnage de droite et le bra droit du uivant.

La plinthe e t formée d'une moulur continue décorée d'un chapelet


d'ove entre deux rangée de perle . L'encadrement upérieur a l'apparence
d'une corniche, bordée pareillement de deux rangée de perle et
ornée de denticule. Le champ intermédiaire e t occupé par ept person-
nage. u premier plan, un homme imberbe, env loppé dans les pli d'un
lar e manteau, 'affai e ver 1 01, tandi qu'un de se compagnon, vêtu
d'un manteau emblable, 'efforcede le outenir. A gauche, s' 'loigne celui qui

vient de le frapper: il tient encore le fourreau où il allait remettre le glaive


qu'il avait autrefoi dan la main droite. on co turne e t celui de e claves,
tunique et manteau av c capuchon, emblable à la lacerna des Romain, et
e pied ont chau ' de brodequin lié au-de sou du mollet. A gauche
de la victime, un autre e clave, avec le même vêtement, est debout près
du moribond. Il levait la main droite, brisée aujourd'hui, ans doute pour
le frapper d'un demi r coup; la gauche ai it l'extrémité du fourreau dont
il a tir' on glaive . Plus loin, un p r onnage, vêtu d'une simple tunique ans
manche , errée a la taille (colo bium) , le pied chaussés, tien t une échelle
ou peut-être un brancard pour emporter le cadavre. n autre esclave,

8 II3

qui n'a, pour tout êtement , qu'un pagne noué autour de reins, porte, sur
l'épaule gauche nue, un va e à large panse. n troi ième, vêtu comme le
premier, aujourd'hui mutilé, avait autre foi un vase sur l'épaule, comme
on voi in. Peut-être ce réCipients contenaient-ils l'huile qui devait nourrir
la flamme du bûcher.
D e la comparaison de ce bas-relief funéraire a ec un autre analogue du
.VIuseo A rcheologico de Florence (KORTE, pl. CXV, r), il paraît résulter, avec cer-
titude, qu'il s'agit d'un acrifice humain. Bien que de pareilles immolations
aient été usitées chez les Étrusques à une date relativement récente, ils étaient
trè exceptionnels à l'époque historique, et notre représentation ne paraît pas
se rapporter à des rites funèbres , mais à quelque fait célèbre de l'histoire ou de
la mythologie nationale: « de nobles se seraient offerts eux-mêmes en sacrifice
pour leur patrie et, dans la mémoire de leurs descendants, ils auraient gardé
une place honorée à côté de autres héros nationaux )i (Korte).
GORI, Museum Etruscum, l, 1737, pl. 97. INGHIRAMJ, Monumenti etruschi, l, 2,
1823, pl. XCVII, p. 714. Catalogue (de vente) des monuments antiques de R. Rochette,
Paris, 1855, nO 340. HAGEMA s, Cabinet, p. 391, nO 277. TH. JUSTE, Catalogue,
Ire éd. p. 207; GG; 2 e éd. p. 282 (ces trois d erniers ont considéré, on ne saitpourquoi,ce
morceau d'ume cin éraire comme un monument chrétien). KÔRTE, Rilievi delle urne
etrusche, Berlin, 1 96, II, 2, p. 25 et pl. CXV, 2.

8 8. [ 9·] Urne cinéraire. Ca ette quadrangulaire de


10
marbre blanc, urmontée d'un couvercle plat, provenant de Saïda
( idon) , en h 'nicie. Donnée par 1. Ferdinand Farah en 1903 .

114 •

-

Cassette: h aut. O ID 26; long. oID40; largo oID30 , Cou vercle: haut. oIDro (ou OmI
avec les acrotères) long. oID40; la rgo oID32. Sans restaurations.

Cette ume de marbre est décorée aux angles de t êtes de bélier qui sou-
tiennent des guirlandes. Au-dessus des guirlandes sont sculptées des rosaces.
Le couvercle est une épaisse et lourde pierre plate, garnie d'acrotères aux
quatre coins. Elle ne paraît pas avoir été taillée pour l'ume, car elle la dépasse
en largeur, mais elle y était fixée par des agrafe en fer,dont les trous de
scellement, visible ur les côtés, contiennent encore du plomb.

Cette fermeture solide et l'épais eur du couver le devaient protéger les cen-
dres du mort contre toute violation. Les têtes de béli r soutenant des guirlandes
se retrouyent très fréquemment sur les urnes ou les cippes romains (cf. ALTMANN,
Grabaltdre der K aiserzeit, r905, pp. 68 et suiv. et passim, cf. infra, nO 90). C'est
un motif décoratif qui remonte jusqu'à l'art grec archaïque. Mais le bélier rap-
pelait probablement aussi les sacrifices qu'on offrait aux défunts, et la guirlande
les fleurs dont on avait coutume d'orner le sépulcre.

Inédite.

89. [Rav. 25I4-J Urne cinéraire. Coffret de marbre


blanc, probablement d'origine romaine. Entré dans la collection
Ravestein peu avant I884.
Haut. oID34; long. oID32; largo om29. - Sans restaurations.
Sur la face antérieure, deux g' nies ailés, affrontés, supportent un tableau
portant une épitaphe. Les deux côtés sont ornés de griffons, un pied posé
sur une roue. Le couvercle, bombé, est décoré à la partie supérieure d'une

115
ti a plat d nt nai nt d haqu té inq f uiU d' acanth , t il
A ter-
. ,
mm a ~ xtr ' mit ' ~ p r d ux ou in t no ué n l ur milieu. P ar devant
il forme deux volutes à
double en roulement , ac-
colée , qui ont ornée de
rosettes et éparées par
un fleuron. L'inscription
e t conçue comme suit:
, . D(is) M (anibus) M.
t.
Numeri M (arci f(ilii) 1
Liberalis Pos ltumi
v(ixit) a(nnos) XLII.
« Aux di e ux Mân es de
Marcus Numérius Libéra-
lis P ostumus, fils de Mar-
cus. Il vécut 42 ans. »
On t rou ve fr équemment
depuis le commencement d e l'Empire, mais surtou t à p a rt ir du n e siècle,
deux ou plu ieur surnoms attribués à un même p ersonnage (CAGNAT , Cours
d'épigr . latine, 3 e éd., p. 53). ·L e griffon et la roue sont des a ttributs ordi-
naire de Némésis, la fortune' adverse, qui apporte la mort .

• •

• •

Cat. du musée de Ravestein, 2 e éd ., I884, upPl., p. 676, nO 25I4. Cette ume n'es(pas
mentionnée dan les éditions précédentes.

116

90. [A 18S3.J Cippe funéraire (?) . Cippe de marbre
blanc, provenant d'Asie-Mineure. Donn é par M. P aul Gaudin en 1909.
Haut. om92; long .om36; largo oID37. - Sans restaurations.

Ci P P e quadrangu-
1aire surmon té d'un
toi t en pignon, garni
d'acrotères et dont
chaque pente e t divi-
sée en trois par de piè·
ces de recouvrement,
terminées par des an-
t éfixes. La face anté-
rieure et les deux côté •

·sont ornés de guirlan-


des soutenues par des
tête de bélier ornée
de bandelettes. Au-de -
sus de la guirlande est
sculpté un cercle sail-
lant semblable à l'om-
phalos d'un bouclier.

Le cippe a probable-
ment servi à décorer un
tom bea u. La partie •

postérieure, qui est lisse,


indique qu'il a été ap·
pliqué cont r e le mur
d'un édifice. Les anciens
donnaient fréquemment
au monument épulcral
le nom de « demeure

éternelle Il (domus aeter-


na) et l'aspect d'une maison (cf. LTMA N , Die r6mischen Grabaltâre der Kai-
serzeit, 1905, pp. 19 et suiv. ).
ur les béliers soutenant une guirlande, cf. nO 8.
Inédit.


91. [A 123.J Athéna d'ancien le. Fragment de


marbre bla nc, trouvé en 1888, près d Mi ano , sur la route de Bo-
logn à Floren , le long du torrent R eno. Don du Dr Yseux (1902).


H a ut. omI{. Pas de
restaurations. Manquent
la tête, le bras droit de-
puis l 'humérus, les jambes
à partir des genoux.

Statuette portant le
costume ionien: tunique
de lin à m a nches et
m an t ea u agrafé ~ ur
l'épaule gauche, traver-
sant diagonalement la
• poitrine et retombant à
gauche en pli ymétri-
que . Par-de us la tuni-
que, la poitrine est cou-
verte de l' égide, décorée
d'un ma que de 1éduse
et à demi cachée sous le
manteau. Le bras droit
élevé, devait retenir une
lance po_ée sur le sol; la
main gauche est appuyée
contre la hanche et le
coude, en "cartant, ouI 've en large pli tunique et manteau. La t êt e
manque: elle était c iff'e d'un ca que, dont s'échappait une longue cheve-
lure; l'extrémit' de celle-ci, nou' e en forme de catogan, est con ervée.

118

Cette tatuette est une copie ou une imitation d'époque romane de quelque
Athéna du commencement du v e siècle. Elle. se rapproche beaucoup d'un bronze
se trom-ant à Munich (REI XA CH, R ép ., l , 229.3), mai a con ervé plu fidèlement,
notamment dan la coiffure, les car act ère du tyle grec archaïque. Elle res-
semble plus encore à un b ronze, malheureu ement très endommagé, découvert
récemment à Cologne, qui a été étudié pa r.:\1. . Reinach (R ev. des ét. gr .,
1907, p. 415) . Ce réplique para i ent rendre a ec plus ou moins de fidélité
le type d'une tatue d'Hégia qui e d re~ ait sur l' cropole et e t reproduite ur
un va e datant des environ de l'an 460 .
Publiée : JEAN DE 'lOT , Annales de la Société d'archéologie de B1'uxelles, X \ II,
Ig03, pp. 63 et sui v., fia.

92. [A 1194.J Statuette d 'Hern, • Statuette de


marbre blanc, provenant d 'Athèn e . Collection omzée. Acqui e par
le Musée en mai 1904.
Haut. om135; largo 0,07. P a de re tau ration . l'Ianquent : la tête, le
bras droit, la main gauche, le jambes depui le genoux.

Jeune homme debout , appu é


ur le pied droit, le genou gauche
légèrement avancé et plié. La tête,
qui fait défaut, 'tait tournée ver
la droite. Le dieu e t vêtu d'une
simple chlam de, attachée ur
l'épaule droite, qui recouvre le bra
gauche et tomb diagonalement
ju qu'aux genoux, lai ant tout
le côt' droit du corp à nu. Le
bra gauche portait un aducée,
dont un re t e t vi ible ur la
chlam de à la hauteur de l'hum'-
ru ; le bra droit bri é. " cartait
un peu du corp et, ur la hanch , •

ub i te le re te d'un tenon carr',


qui devait out nir quelqu attri-
but que tenait la main.
L'élégance et la ouple se du vête-
ment, la délicates e du modelé, l'op-
po ition artistique des chair li e et
pre que polies aux pli épai de la
draperie, feraient suppo er que le type de cette tatuette remonte à quelque
œuvre d'un grand maître. ette impre ion e t confirmée par ce fait que le

II9
bine de ~I ' daill
dari p ède une fi2'Urine de bronze (BABELON et
B LA. 'CHET, Catalo ou e. n 0 3~) identique à notre petit marbre, mai qui a con-
en " la t ~ t . Furt\\"an<Yl r , à qui e t dû e rapprochement, a émi l'hypothèse
que l ori!!inal d nt d ' riY nt ce deu .- réplique était une petite tatue de bronze
de l" col de Poly l 'te (JI a terpieces, p. _3 ) . :\Iai cette opinion, qui e fonde
l1rtout ur l cara tère du yi age et de la cc iffure du bronze pari ien, e t très
dout u e , car on onnait d'autre tatuette . manife tement déri\'ée du même
ori!!inal et dont la tête t différente (cf . REIXACH , R éPertoire, II, pp. 164 et
ui\". ) .
F l' RT"'AEXGLER, Collectioll mllzée, p. 7+ n O I 02 . - Cat. de la vente ~ O?nzée I904.
p. 20. nO 3.

93. rA.61.J Dionysos à la panthère. tatuette de


l
m arbre blanc (pentéliqu ?), acqui e par l lu ée en 1910 comme
provenant de Grèce.
H aut. oID37: largo de la base,
0 111 16. Le torse est brisé en deux
au-de us de l'abdomen , le bras
gauche à l'attache du bic~ps, le cou
à la nai ance du thorax, la base à
<Yauche du tronc d'arbre. dont la
m oitié upérieure a di paru. j\Ian~
quent : le bra droit du haut du
bicep au poignet, le bra gauche
depui le coude, la jambe droite du
ba de la cu i e à la cheville, la
gauche du genou à la cheville, des
ID')rceaux de boucle. Pa de res·
taurations. Patine orangée.

n jeune homme nu, appuyé


T

ur la jambe gauche, la droite


dégagée, 'accoudait du bra gau-
che ur un tronc d'arbre entouré
de pampre et repliait noncha-
lamment le bra droit au-de u
de a tête , où 'appuie la main.
on abondante chevelure, oi-
, .,
gneu ement ramenee en arnere
t nouée en chignon ur la nuque,
e t entourée d'un bandeau et
ornée de cor mbe . Deux longues
b ucl tombent ur le épaules

120

et e d éroulai ent sur la poitrine, où l'on aperçoit encore leur extrémit'. Le
vi age s'incline, amu é, vers une petite panthère, qui, accroupie au pied du
tronc d'arbre, regarde on maître, la gueule entr'ouverte, comme pour
répondre à on appel, et appuie une patte ur une tête de taureau, ce
semble, ou de bouc, animaux con acré à Di onysos.
L'attitude de ce personnage accoudé, une main appuyée sur la tête, comme la
mollesse de ses formes, dont sa po e alanguie fait valoir les courbes harmonieuses,
trahit immédiatement l'influence du style de Praxitèle. « Toute praxitélienne
est aussi la composition en haut relief : les moli' ements de la figure s'accomplis-
sent tous dans le même plan, ertical et donnent ainsi une silhouette très claire.
Rien ne prouve que cette statuette,r destinée sans doute à Olner nne demeure
-
pri ée, soit une copie exacte d'une œuvre du maître, mai ses qualités d'exé-
cution, très supérieure à la moyenne, rendent probable qu'elle reproduit, avec
oin , quelque original célèbre de son école. » et original a inspiré aus i la
composition de la statue n O12 , que nou pouvon compléter parla pen ée d'après
r
cette réplique réduite, bien qu'ici la nébride. que portait probablement le bras
-
gauche, ait été plus écartée du corps.
L'art de cette époque a rajeuni et humanisé
les types divin . Dionysos a cessé d'être un per-
sonnage sévère, à longue barbe, drapé a ec une
gravité hiératique dans les plis parallèle d'une
robe majestueuse: c'est un éphèbe nl.1 dans tout
l'épanoui sement de sa beauté juvénile jouant
avec un animal familier le protecteur sou-
riant de la joie des festins. On rapprochera ce
motif de celui du satyre à la panthère, nO 19.
Publiée : JEA. DE MOT, Bulletin des Musées
Royaux, t. X, (1911) pp. II et suiv.

94. [A 332.J Aphrodite de


Cnide. tatuette de marbre blanc jau-
nâtre. Ancienne collection H ageman . •

Acqui e par le Mu ée en r861.


H3.ut. Offi31; largo b3.se OffiIO. Pa de restau-
ration. L3. tête e t brisée, m3.i app:l.ftient au
corps.
,
Petite r ~plique de l'Aphrodite de Cnide
(cf. nO 10) fai ant, de la main droite, un ge te
pudique et dépo ant, de l'autre, on vêtement
sur une hydrie, pour entrer au bain. Ce vêtement, ommairement ébauché,
sert ici de upport et e t réuni à la hanche par un tenon. Cette Aphrodite

121

n p rt p ~ . mm l - m ill ur pi, un bracelet au bra gauche,



l n di_tineu ur la p itrin l ~ tra d'un colli r et un petit bijou d'or
t ' tta h' u 1 b d 1 r ill droit .
ray il O"ro i r. e 0" nr d figurine doit avoir été ou vent reproduit. Le
riti h ::\Iu um po 'de une tatu tte d marbre, trouvée à Antarado . sem-
blabl à 1 n Atre et d'un rayail au i médiocre (:no 1576),
écrit : G. HAGE::lrAN , [;n Cablnet d'amateur, l 63, p. 3 , n o 256 .
,
95 . [ 33.J Aphrodite, Eros et Priape. tatuette
d albâtr, autr foi dan la coll ction H agem an. Acqui e par le
~Iu 'e n l 61.

Haut Om2-5; largo à la ba e om065. L'avant-bras droit, l'extrémité supé-


rieure de la corne d'abondance , le corps de Priape
ont bri é . La statuette est cassée en deux, à la
ceinture .

La dée e, dont le vi age et la coiffure cher-


chent à rappeler le t pe praxitélien, e t de-
bout ur la jambe droite, la gauche dégagée.
a longue tunique de lin , qui tombe ju qu'au x
pied, e t errée à la taille par une ceinture.
on péplo 'enroule autour de hanche et
pa eau-de u de l' épaule gauche . Derrière
l'épaule droite , \ ole un enfant , l'Amour, qui
tend un bra ver la t ête de la dées e. La main
gauche de celle-ci, qui tient une corne d'abon -
pance, 'appuie ur un cippe orné d'une figure
de Priape ith) phallique , oulevant a tunique.
Trayail médiocre et somm aire; les dimensions
ont déme urémen t longu e. L es groupe d' phro-
dite, 'appuyant sur un Priape et parioi accom-
pagn ée d'Ér , ont fréquents (cf. Ro CHER,
Lexikon 71.J')'thol. , . yO (( Priapo )l , col. 29 ), et la
composition en est variée, mai a u cun n e paraît
reproduire exactement la nôtre. La corne d'abondance achè e d e caractériser
phrodite comme dée e de la fécondité .
Décrite: G. HAGEMA:>;'. , [:n Cabinet d'amateur, p. 3 ,no I57 (do nnée C:)ffim e
l' bondance a\'ec Pan).
,
96. [A 331.J Aphrodite et Ero . t atuette de marbre
blanc. Anci nn coll tian H ageman . A qui e par le Mu ée n 1861.

122

• •

Haut. omz ; la rg o base Om II. Pa de r estaurations. ~lanqu ent: le bras


droit depuis le bicep , une boucle de cheyeux
a u-dessus d e l'épau le droite.
phrodite, le t or e nu , debout , retient de
la main gauche on \"êtement ,enroulé autour
de hanche. Le bra droit, qui e t bri é,
'abai ait et paraît a oir pré enté quelque
objet ou fait une libation . La t ête e t cou-
ronnée d'un diademe élevé. La che elure , •

divi ée par une raie . 'tait ramenée en ban-


deaux , et deux boucle t ombaient ur le
épaule. gauche de la dée e, ur un up-
port, un Éro ailé e t endormi, la tete incli-
née ur un bra , qui 'appuie ur un e torche
renver ée . Le ocle mouluré e t antique.
Le travail e t trè médi cre. Ce type d' phro-
dite e t trè fréquent ( R E IXACH , R ép ., II, pp.
337 et ui,. , et c.), mai 1 addition d ' un mour
di tineue cette tatuette de a utre u re
imila ires.
G. RAGE fA TS, n Cabinet d'amateur, l 63,
p. 3 8, nO 255· J u TE, Catalogue 2 e éd. l 67,
p . 147; l, I I [ " la tHe manque " ( ~ un e rreurl.

97. [A r.J Jupiter ou


Esculape. tatuett d m a rbr
blanc, trouvée a a rth ,1 20 f'vrier
l 71 , et donnée au lu ée pa r 1 comt
Arthur Le Baill d'In hu m.
Haut. om3z; largo OmI ; ép. omzo .
ans re tau ration . •

A •

ur un trone e t a 1 un p r nna e
ma culin, dont la t êt t 1 bra ont di -
paru et d nt le pied gauch~ t l noux
~n nt mutil'. on tor e robu t t nu·,
un manteau, qui p nd ur l'épaul gau-
che, t ramené ur] genoux, lai ant à
d' c uvert 1 pied chau é de andale.
tte tatuette repré ntait peut-être un
Jupiter, la main droite appuyée ur un


12 3
eptr t P rtan l a io-l ct l gauche, plu probabl men t u n E culape trôn ant.
à lui du l\Iu d herch l, qu'a publié M. GSELL, R ev . archéol .,
e ' ri. t. ~-.- XYIII , l or, J, p. 72. Le uIt d'Escu lape, qu i 'était identifié
ay l di u punique hm un , ét a it tr' populaire à arthage.

98 . 17.] Divinités phrygiennes. Groupe de


l
ID rbr n ri t allin , provenan t de Sandykli , dan l'an cienne
hr i . A qui n 1906.
Laro-. OmI ; h a ut. O LU 20; ép . omo4 . Pas de restauration . L e t êt es son t
raju tée ,mai antique ; le revers n'e t pas modelé .

n cheval d ' me urément long est mon té par deux divinité : par devant,
un dieu a alifourchon, vêtu d'une longue tunique, errée par une ceinture,
et d 'un pantalon , et portant, un
diadème posé sur sa longue che-
velure bouclée; sa main droite,
cachée par l'encolure de sa mon-
t ure' devait t enir le rênes, la
gauche repose sur la cuis e. En
croupe, est a si e une dée se,
h abillée d 'une longue robe . Elle
po rte sur la t ête le calathos, sur
lequel passe un voile, qui pend
de rrière le dos, et elle joint les
m a in ~, ~ ur la poitrine la gauche
appuyée _ur la droite. Sou le •

ven tre du cheval, un autel ~ert


de support et assure la solidité
de ce morceau de sculpture .

Ce groupe n'a a u cune qua lité ar-


tistique, mais, a u point d e v ue de
l'icon ographie religieu se, il. est fort
intére ant. 'e t le seul exemple que l'on a it d'un d ieu et d'un e déesse m on-
tant ensemble un m ême cheval. on loin de Sandykli, se t rou vaient qua tre
ité florissantes: Hiéropoli , Otrous, Eu carpia et Brouzas (cf. RAMSAY, Cities
and bishoprics of Phrygia, pp. 678 et suiv.), mais n i l'épigraphie ni la numis-
matique de ce v ill e n e permettent de déterminer de laquelle p rovient l'ima ge
de ce divinité équestres. Le personnage ma culin est sans d ou te le gra nd
dieu lunaire d' natolie, Mèn, qui est souvent figuré , en Phrygie , à ch eval,
tenant la bipenne (D REXLER dans ROSCH ER, L exikon M y th. , V O « Mèn lI ,
col. 270 et suiv., 275 et su iv. ; HEAD , Gree k coins Brit . Mus.,' P hrygia, 1906,
P ' 444, vo«(Rider god ,») . e dieu cavalier et parfois uni à la déesse-mère d 'An a-

12 4

tolie, qu 'on l'appelle Cybèle ou de quelque autre nom local (cf. REMY,
Musée belge , XI, Ig07, p. 135, n O 3). A Cybèle, convient le calathos, emblème
de fertilité, que p J rte la déesse. Toutefois , la mont1,1re ordinaire de Cybèle n'est
pas un cheval, mais un lion , et l'on peut se demander si les Galates d'Asie-Mi-
neure n'avaient pas apporté avec eu x le culte d'une écuyère divine, semblable à
l'Épona gauloise (nO 177), et si ce n'est pas cette déesse qui est jointe au dieu
cavalier sur le bas-relief de Sandykli?
Publié: SALOMON REINACH, R evue archéologique, I902, l, p. 223.

99. [A 122.1 Tête de P etite tête de marbre


feIII i1\e.
pentélique, acquise en 1863, à Athènes, par Alphonse yVillem , qui en
a fait don, en I g02 , au Mus ée.
Elle avait été trouvée, uivant le
vendeur, sur l'Acropole.
Haut.o m75 ' Pas de restauration.
Le n ez et le menton sont ébr échés, la
surface postérieure endommagée.
Le visage est celui d'une jeune
femme aux trait réguliers et calme .
La face pleine, la mâchoire robu te ,
les yeux largement ouvert, trè rap-
proché de l'arcade ourciliere et mé-
diocremen t enfoncé , _ont conforme
au type du v e iècle. La di po ition
de la chevelure e t dan le même
stv
- le : elle de ine ur le front deux
bandeaux ymétriques, qui de cen-
dent ur le tempe et, par derrière,
se réuni ent sur la nuque, où il
ont noué en une ma e épai e.
Cette tête pourrait avoir surmonté quelque statuette votive, comme il a dû •

s'en trouver en quantité sur l' cropole.


Publiée: JEAN DE MOT, Bulletin aes Musées Royaux, II, I9 02 , 3, p. I3.

100. [A I g06 .J Tête de fe Il'tllle. Petite tête de femme,


a hetée en janvier I g01, comme prov nant d'Athènes.
Haut. omI4; largo OmI2. - La coiffure est ébréchée, le bout du nez est entamé.
Pas de restaurations.
Tête d'une jeune femme coiffée d'un voile s'enroulant au-des us du front
en un 'pai bourrelet et recouvrant toute la chevelure, auf quelque mèche

12 5

ur haqu . t mp . m nt n lourd, la moue dédaigneuse, qui se retrouvent


ur d' utr u\ r attiqu la implicité grave des forme, tout rappelle
dan cette œuvre modeste le
grand tyle du v e si' cleo

L'asymétrie très sen sible qui
distingue les d eux moitiés du
visage le côté gau che étant
plus étroit que le côté d roit
prouve que cette tête faisait par-
t ie d'un haut-relief. La t ête devait
être vue d e trois quarts et placée
du côté droit du monument. Elle
provient sans doute d'une stèle
funéraire et appartenait à la ser-
vante qui y accompagne souvent
• sa maîtresse. « P a r sa coiffure
a u tant que par son style, la tête
rappelle singulièrement celle de
la servante de la célèbre stèle
d'Hégéso. qui se place à la fin du
V C s iècle. »

Pu bliée: JEAN DE MOT, Bulletin

• des Musées Royaux, t. X, 19II, p. 61.

101. [A I037.J Tête de jeune hOlllllle. Tête de marbre


blanc, acquise à Rome par M. J essé, du Musée de Leyde. Donnée au
Mu~ée du Cinquantenaire par M. J ean

Cap art (I 902) .


Haut. OmI2. -Les oreilles et le nez sont
mutilés. Brisée au cou.

Cette tête est asymétrique et le côté


gauche est négligé, ce qui prouve qu'elle
fai ait partie d'un haut -relief et était
vue du côté droit. Le visage est celui
d'un jeune homme, la bouche légèrement
.

entr'ouverte. La chevelure courte est"

formée de petite boucles sinueu e .


Tra vail d'atelier.
Inédite.

126

102. [R 2337.J Satyre ou Silène (?) . Petite tête de
calcaire blanc, provenant probablement de Rome, autrefois dans la
collection R avestein, donnée au Musée en 1'873.
Haut. OIDI2 ; la rg o oIDo9. Sans restaurations.
Ce masque barbu, grimaçant, les sourcils froncés, la bouche entr'ouverte,
les cheveux couronnés de lierre (?), paraît devoir figurer Silène ou un satyre.
La partie po t érieure e t plane (cf. nO 160).
Travail sommaire qui ressembl e à une ébau ch e. Il n'est pas certain que ce
morceau soit antique.
Cité: E. DE MEE S TER DE RAVESTEIN, Musée Ravestein, t. II, r872, p. r 68, nO r800;
e
2 éd., r884, p. 524, nO 2337.

103. [A 1010.J Herillè archaïque. Buste de marbre


blanc, bleuâtre (Tha 0 ?). Acheté au bazar de Con tantinople en 1900.
Haut. OID 26; largo O ID 20. Pas de restaurations. Mutilations nombreuses.
Bu te, de style archaïque, d'un personnage barbu. Le sommet du crâne
est épaufré, mais, sur les côté , la che elure est figur' e par des traits
diverg ants coupés par des lignes sinueuses. Elle est retenue par un ban-
deau, dont les extrémité, ornées de franges, retombent ur le épaules.
ous le bandeau, une rang'e de petites boucles en crois ant garnit le haut
12 7
du fr nt. L ndommag ', mai on distingue nettement le
nt ur d 1 ux lar m nt f ndu et relevés ver les tempes. Une
muta h min d nd ur 1 ommis ures de la bouche , qui parait
~ tr ntr' uv rt . La barb , qui forme une ma se lis e, devait être dessinée
u pin u; l parti inféri ure en e t brisée . Le tor e est couvert d'un
\' t m nt, ' h ncr ', qui lai à nu le haut de la poitrine et d'un manteau
a raf ' ' ur l' 'p ul uche.
In'di t.

104. [R 2337. J Bacchu , t ête d 'un herlnè Buste


de al air blan jaunâtre, provenant d e Rome. Collection Ravestein,
donn ée au,,- Musée en r873.
Haut. ornr6; larg.ornII. Pas de

restaurations. La surface est endom-
,
magee.
Petite tête barbue de style ar-
chaïsant. La chevelure, qui forme,
au-dessus du front , une double
rangée de frisures, est retenue par
un diadème et surmontée de
COI ymbes (?). Les orbites creusées
devaient recevoir des yeux d'émail.
Le nez et la bouche sont mutilés. La
partie inférieure de la barbe est com-
posée d'une série de boucles symé-
triquement calami trées. La partie
postérieure est plane (cf. nO 106).
Travail médiocre.
Cité: E . DE MEESTER DE RAVESTEI "
Musée Ravestein, t. II, nO 1800; ze éd.,
1884, nO 2337.

105. [R 2337.J Bacchu , têt e d"un herlnès. T ête


de marbr blan jaunâtre, prov nant probablement de Rome, autre-
foi dan la 11 tion R ave t in, donnée à l 'Etat en r873.
Haut. om 12; largo omro. - Pas de restaurations. Le nez est mutiI' , le cou
bri é.

Tête de jeun homm, que a longue chevelure, deux fois ceinte d'une
bandelette et couronn' e d li rre, font reconnaître comme un Bacchu . Les

128

yeux étaient enchâs é en émail dan les orbites évidée . La bouche e t
entr'ouverte. •

Le travail de CE- petit marbre est quelcon que. La section de la partie posté-
rieure rend probable que cette tête, comme le numéro précéd ent, faisait partie
d'un b uste surmontant un hermès.
Ci té : E . DE MEESTER DE RAVESTEl l , loc. cif., au num éro précédent.

106. [R 2337.1 Bacchus, buste d 'un herulès.


P etite tête de marbre, prov nant probablem ent de R om e, autrefois
da n~ la collection R ave tein, donn ée à l'Etat n r873.

Haut.oIDI ; largo OIDII; ép. omo6 S' P as de restaurations . Le n ez est mutilé;


tou te la surface est rongée.
Le dieu du vin e t figuré ou l'aspect d'un jeune homme dont la longue
chevelure bouclée e t entour'e d'un ruban orné de corymbes. Les orbites
'vidée contenaient autrefoi des yeux d' émail. Le plis d'une tunique
ouvrent le épaule. La ection de la partie post érieure et de la face infé-
rieure, qui se coupent à angle droit, montrent que ce buste, placé sur un
hermè , a été appliqué contre le mur de quelque demeure romaine, qu'il
décorait (cf. nO 29). Le travail en e t m édiocre.
Cité: E. DE MEESTER DE RAVES TEl N, Musée Ravestein, t II, r872, p. r68, nO r800;
ze éd., 1884, p. 524, nO 2337.
9 • 129
107. - l 7I. ] Fragulent d e sarcophage (?). Frag-
m nt d m a r r blan bl uatr , pro en a nt d e la oIlection omzée .

qm en I 904.
auto om4 _ ; la r O" . max. omZ3; ép . OmI2. Brisé
de tou côté, a uf le de us.
A gauche, un per onnage nu, vu de face,
dont la t ete a di paru, brandit de la ma.ln
droite un glai e et porte au bra gauche un
bouclier rond . Les jambe ne sont con ervées
qu 'en partie, la droite repliée, la gauche tendue.
L'attitude e t donc celle d'un combattant qui
e fend. droite il re te l'avant-train d'un
che al bridé, qui galopait ou e cabrait.
Ce débri paraît proyenir d'un sarcophage où
était figurée une cène de wmbat, peut-être celui
des Grecs contre les mazones.
Inédit.

108 . [A 13I .] Jeu de l 'éphédrislllO . Fragment de


m a rbre bla n c, ach eté •

à R om e en I 903. D on
d'un anonyme.
Haut. OmI 5 ; largo
omI5; ép. omo4. -Bri é
de tou côtés.
e morceau de ba -
relief, d'un excellent
trayail, nou montre le •

tor e d'un homme nu,


vu par deI rière de troi
quart, ai i ' ant de
deu.x maln le genou
d'un compagnon, qui
a di paru, mai dont
. ,
une mam e t re t e ap-
puyée ur le do du

premIer per onnage.
La cui e du econd
paraît être nt our 'e
d'une lônière. --_.
13°

C'est probablement un morceau d'un bas-relief figurant le jeu de l'ephedrismos:
ce jeu, très populaire, et dont il y avait diverse variétés, consistait essentielle-
ment à porter un compagnon sur son dos en le sai issant des deux mains sous
les genoux. Il a souvent été représenté
par les peintres de vases et par les coro-
plastes (ci. REl ACH dans SAGLIO-POT-
TIER, Diction. antiqu., VO « Ephedrismos ll) .
Inédit.

109. [A 2943.J Fragxuent


de bas - relief. Morceau de
marbre blanc, ({ acquis du ieur Du-
gniolle en 1867 » avec le numéro
uivants.
Haut. omq; largo omo ; ép. omo4. Le
bras gauche et le bas du corps sont bri é .
Jeune homme imberbe, an vête-
ment, tourné ver la droite et a ançant
le bras droit. Il paraît avoir 'té a ~i ,
mai le mutilation qu'il a ubi e ne
permettent pa de l'affirmer. droite,
on di tingue le trace d'un encadrement contre lequel l per onnage s'ap-
puyait.
Publié: E PÉRANDIEL' Bas-l e!iejs de la Gaule, t. V, nO
l
4001.

110. [A 2945· J Fragxnent d 'une tatue de


fexnxne. Eclat de marbre blanc, acqui, av c les nOS 109, III. •

Haut. OmIS;
largo omz4. •

e débri ,a ap-
partenu à quel-
que tatue figu -
rant une femme,
les hanches en-
tourée des plis
de son manteau,
et tenan t les
• • 1

mam crOIsees
l'une sur l'autre.
III. r- ~ .lt. J Main arinée d 'un bâton. Fragment de •

marbr blan c, acqui a vec les


nOS lOg-110.

Haut. OffiIZ; la r g o OffiZZ.


Main d'un bon travail , tenant
un bâton noueux ou une arme. Les
doigts sont en partie bri és. Dans
la ca sure du poignet , on remarque
un trou destiné à fixer un tenon.
Il est regr ettable que nous ne con-
naissions pas l'origine exacte de ces
troi fragment, qui paraissent avoir ét é ach etés par Dugniolle en Grèce, pen-
d a nt un voyage qu'il y fit en 1861.

112. [R 233 1.J Pied d 'une tatue cola ale. Partie


antérieure d'un pied en serpentin vert, trouvée près de la P orta Pia,
à R om e. Autrefoi dans la collection Ravest ein , donnée à l'Etat
en 1873.
H aut . omI8; la r go omzo. - La pi erre est brisée à la h a uteur du cou-de-pied .

Ce pied gauche était •

chau é d'un calceu s de


cuir recouvrant les or ·
te ils et erré au-de us
par de courroies en tre-
croi ée . e dimensions
prouvent qu'il a appar-
tenu à une tatue colo -
ale .
Cette statue devait être
exécutée en pl usie u r s
morceaux, car il n'existe
pas de bloc de serpentin
a ez gros pour y tailler
une figure de cette gran-
deur. n fit souvent, à l' 'poque impériale, des statues polychromes, en unissant
des pierre de diverses teintes.
écrit: E . DE MEESTER DR RAVESTEIN, Musée Ravestein, t. II, 1872, p. 166 '
2 e éd., 1884, p. 523. nO 2331. •


113. [M 837.J Tor e drapé. Fragment d'une tatuette de
marbre blanc , provenant de la collection Mi tho à Smyrne. Acquis
par le tIusée en IgOO.
Haut. oIDI75, largo OIDI4. -
La statue est brisée au travers
de l'abdomen , la main gauche
fait défaut. La tête, qui man-
que, devait être travaillée sépa-
rément et fixée dan le cou à
l'aide d'un tenon, dont le trou
d'attache subsiste.

Tor e d'un per onnage, pro-


bablement un enfant, entière-
ment drap é. n large man-
teau, ramen é ur l'épaule
droite, rEcouvre en partie d'un
de es coin. le bras droit
replié, et, pa ant derrière le
dos, retombe du côté gauche
en pli épai. Le bra ont
nu . Le main , qui _e rejoi-
gnent ur la poitrine, tenai ent
un objet aujourd'hui indi -
tinct. Le poignet droit e t entouré d'un bracelet. - De re te de couleur
rouge nt ncore vi ibl ur 1 manteau.
Inéj,t .

114. [~I 838.J Buffle. Fragm nt d'une tatuette de marbre


noir, autrefoi dan la coll ction Mi tho à myrne. Acqui par le
Musée en IgOO. •

Long. o ffi r6, haut. max. omo. - Les pattes, la queue, les cornes ont disparu.
Pas de restaurations.

Corp d'un buffle, d nt le garrot, renflé en bosse,et tout l'avant-train sont


couvert d'un poil long et épai , tandi que la robe du dos et de la croupe
est lis e. La tête, petite, e t penchée en avant, comme i l'animal se prépa-
rait à l'attaque. ne protub ' rance ur la croupe er t peut-être l'extrémité
de la queue repliée. La urface du marbre était autrefoi polie.
Les caractères de cette race de bovidés, comme la manière dont les touffes de
poils sont indiquées à gros traits, ne paraissent pas permettre rl.'attribu€'r ce

133
morceau à un culpteur eT c . 'e t plutôt un produit peut-être fort ancien -
de l'art di-Mineure. Tout foi, on acrifiait en Grèce des bœufs noirs a ux

divinités infernales, comme Pluton et Prose rpine, et c'est peut-être ce rite ou


un rite analogue qui inspira le choix de la matière.
Inédit. •

115. [A 941.J Mortier. Mortier de marbre blanc, provenant


de Sour, l' ancienne T yr (Phénicie) . Acquis en août I 9 00.
Diam. Om2I,
avec le re au t
om25; haut.
omo6. an
restauration .


Ce mortier
trè éva é e t
muni ur le
bord de troi
re aut hori-
zontaux en
queue d'aronde
de tin é à le •
maintenir plu •

ai ément, et du
quatrième côté d'un 'l'gant dé er oir. Le pilon recourbé dont la partie
inférieure porte de trace d'u ure, imite la forme d'un doigt replié.

134

Les mortiers d a n l'antiquité, plus encore qu'aujourd'hui, étaient employés


à une foule d'usages dans les cuisines, dans les pharmacies et même chez les
artistes , qui y broyaient leurs couleurs. On les fabriquait en pierre ou en métal,
cf. SAGLIO - POTTIER , Diction . des Antiquités, VO « Mortarium », où l'on trouvera
reproduit (fig. 515 z) un exemplaire, trouvé en Bretagne , qui est très semblable
au nôtre et d ont le pilon a le m ême aspect.

116. [A 1147.J Fragulent d 'un plafond l aill-


b é. Bloc de m arbre blanc, autrefois dans la collection Somzée.
Acq uis en 19°4.
Haut. oID045; largo OID98. Brisé de tous côtés , sauf à gauche.
Ce plafond est divisé par des rangée de feuilles de vigne t ylisées en
caissons carrés d'inégale di men ion. Au centre, dan un grand caisson, on

voi t en ba -relief une t ête de n ym phe (?) , couronn' e de fleur , la chevelure •

dénouée, motif de déco ration rarement employé. A gauche et à droite, une


rangée d'ove fleuronnés court entre deux lignes de dentelures.
Le travail, exécuté au trépan, dat de l'époque impériale.
Publié: F URTWAENGLER , Collection Somzée, p. 49, nO 68. - C~ . Cat. de la vente
Somzée, 1904, p. 19, n O 68.

117. [A 1133B.] Chapiteau. Chapiteau rectangulaire de


m arbre blanc, autrefois dans la collection Somzée. Acquis en 1904.
Larg. à la hase OIDZ1 et OIDII: largo au tailloir oIDz7 et OIDZ1; haut. oro zr.

135
La parue in! 'ri ur rt d calice, échancré de quatre
ôté- n d mi- rcl, r u'Tant un econde membran arr ndie d'où
, happ nt à ha un d - an le un feuille teIIrùn' par une volute.

, 7

Entre ce deu..~ feuille 'éleye une troi ième plu large, à nervure, ur-
montée d'un fleuron qui recouvre un tailloir mouluré.
~

Dans la collection ~ omzée, ce chapiteau servait de socle à la tête archaïque


Publié: FURTWAEXGLER, Collection Somzée, pl. II.

118. Fragulent architectoniques. Fragment dé-


cora tif , proyenan t an dou te de Rome faÏ an t partie de la collec-
tion R ave tein, donnée a l ' Etat en r 73.
A. JIorceau quadrangulaire de marbre blanc, décoré d'une rangée d' o"e ,
de palmette, etc.
Larg. omz5 ; haut. omo .
B. JIorceau de jaune antique portant une grande feuille de chêne (ou
d'acanthe) et de fruit.
Lara. Oml e .

C. Plaque de marbre blanc, proyenant d'une fri e de feuille


d'acanthe.
Lara. omzo; haut. OmI .
ité : Musée Raveste ~n, t. II, p. 16 ,no l 00; 2 e éd., l 4, p. 524, nO 2337.
D. Ro -ace en erpentin vert, tr u 'e a tie en l 57 et a ant probable-
ment décoré le cai on d'un plafond.
Haut. om i 7.
Cité : Musée Ravesteln, t II, nO 1799; 2 e éd. l 4 nO 2332 .


119 -122. Colonne antiques. Quatre tronçons de
colonnes, provenant de la collection Albert Vaucamps, à Buysinghen,
achetés sans doute en Italie par cet am at eur, et acqui~ par le Musée à
sa ven te, en avril I 903 .
[A 1080 et 1082.J Deux morceaux
du fût de colonnes de porphyre rouge
d'Égypte.
Haut. om87; (ham. om39; h a ut. om9 t;
dia m. om3 7.
Les an ciens connaissaient l'art de p olir
le porphyre. roch e silice use très dure à
cristaux de feldspath. Les carrières prin-
cipales se trouvaient dans la H a ute-
Égypte, d'où de nombreuses colonnes ont
été tra nsportées à Rome sous l'Empire.
[A 108!.J Tronçon de colonne de vert
antique. Ce fût est monté ur un socle
ionique en marbre rouge , moderne ou
du moin retaillé (fig.) .
H aut. om93; diam . om35.
Le vert antique, brèche où la se rpen-
tine se fond d a n s une pâte de marhr
blanc, ét a it tiré par les a n cien s de Thes-
sali e et d e 1acédoine.
[A 1803.J Tronçon d'une colonne d
cipolin.
Haut. Om9!; diam. om33.
Le cipolin est un marbre blanc ou gris a e de larges veines de talc verdâtre,
que les a n cien s tiraient de Caryste, dans l'île d' Eubée (marmor Carystium ).
Les Italiens lui ont donné le nom de cipollino parce que la disposition des veines
rappelle souvent celle des feuill es concentriques de l'oignon (ciPolla).

J37



INSCRIPTIONS TROUVEES EN DEHORS


DE LA GAULE


INSCRIPTIONS GRECQUES ET LATINES




• '-- .
,
A. G REeE PROP R E.
(Cf. nO 50, 62, 69 à 71.)

123. [A 6 .] Cornpte de travaux faits aux


fortification du Pirée. Fragment d 'une t èle d e m arbre
pentélique, trouvé a u Pirée, acq lÙ pa r le ~I u ée du Cinquante-

nalre en I 905.
Haut. omz4; largo omz3; ép. omo5 ; haut. de lettre OmII -OmO . - La tèle
est brisée du haut.

r J-++ fJ-[ la ( 6w-rYj~) ..... ] drachm ,entrepreneur. ..


1tÀl'V[6w'V eXpl6fJ-ôa ..... J nom bre des brique ...
eX'Vef3aÀÀo['V -ro al X{Àlal Il ~ I-'" ] mi e en place, le mille I 3 drachme ;
fJ-la ( 6w-rYJ~) Illo 'V uaô S[ w po~ entrepreneur Dion odore de :JIé-
Meya ( peu~)J gare.
5· Tw'V €1tq.ua6w6eaw'V 1tÀ[l'VJ- ombre de brique donnée en adju-
6w'V eXpl6fJ-0~ ~ HHH r i. dication : 5,35°;
eX'Vef3aÀÀo'V-ro al XlÀlal Ill- f-I .... mi e en place, le mille, 13 drachme ;
fJ-la ( 6w-rYj~) N l}(ÔSWPO~ :Eu7ta- entrepreneur icodore de ypa-
ÀYj-r ( -rLO~) . letto .
Ka-raÀl<pY)~ €7tL llafJ-oa-rpa-ro Pour badi onnage, ou l'archontat
de Damo trate (393/2 av. J.-c.). .
JO. D.D.D. fJ-la ( 6w-rYj~ ) <l>ae'V'Vo~ ' Axap- 30 drachme, entr preneur Phaen -
'Ve ( u~) . no l' chamien.
r 1- ' E7tla}(euY)~ eX'Vaf3aafJ-w'V dr. 5 oboles pour re tauration des
1111 fJ-la ( 6w-rYj~) IllovuaôSwpo~ marche, Dion odore de Iégare.
Meya( peu~) .
Ka-raÀl<pY)~ €7tL <l>lÀO}(ÀÉO~ P our badigeonnage, ou l'archontat
de Philoclès (39 2 / 1 av. J.- .).
D.D.] r fJ-la (6w-rYj~) <l>ae'V'Vo~ ' A Xap- 25 drachme, entrepreneur Phaenno
'Ve ( u~). l'Acharnien.
!:'n)).. Y)~ _ drachme pour la t'le.
, ,
K€Cp cXÀC(l ov cx'pyup LO l'
[ fHHHH~~
Ke<pcXÀcx'LOv 1tÀlv6wv Total de l'araent : 25 drachme.
r::MH HHH~~~~ Total de brique : 6o,-f o.

L 5. Le mott'nfLtcr8ow ne eretrom-e, ce emble , qu e dans une eule autre


in cription ('Eqrl)fL PX. , 19 0 - , p. 97,1. 3 1), mai on l'a corrigé à tort dans
un pa aCTe d Élien ( TOar . hi t. , III, q ) . on ens e t clair. L. 9,

KCI.':'7.,), .?-~ etau i un mot rare (cf. D ITTE~BERGER, Orient. gr. inscr., 737,
1. 10: Z(I.':'Cl.Àt9·f1V :!..Cl.t ZOVLet..ut J). Il indique soit le badigeonnage du mur,
oit le jointoiement de pierres.
_-otre in cription fait partie d'un !!Toupe de documents dont d'autre frag-
ment sont con eryé (1. G. , II , 30-33; II , Y, 30 b cl) et qui e rapportent à
la célèbre r con tr uction de mur du Pirée par Conon après la guerre du Pélo-
ponè e (cf. LEcHAT, Bull. corr. hell., XII , l , pp. 337 et sui .; FRICKENHAUS,
Athen's J[auer, B onn, 1905 , pp. 5 et sui .) . Le travail fut adjugé par le ':'E: tx o -
7:0 ta ( des tribu à diver entrepreneur , et nous avons ici un fragment des


comptes des années 393-392 av. J.-c. Il est à noter qu'on trouve, parmi les entre-
preneurs, à côté de deux citoyens athéniens, un étranger de 1égare. Nous
savions déjà qu e les Béotiens et diverses cités ayaient, de leur plein gré, con-
tribué à rebâtir les fortifications d'Athènes (XÉ OPR., H ell ., IV, 8, 10), et
notre texte rend probable que Mégare faisait partie des villes qui s'étaient
liguées contre l'hégémonie de Sparte .
Publiée: E. ACHMANSON, Athen. M i tt. , XXX, 1905, pp. 391 et suiv., cf. XXI,
1906, p. 372. Ch. MICHEL, Revue de philologie, XXX, 1906, p. 10 ,et Recueil d'inscrip-
tions grecques, Suppl., 1912, nO 1512.

* 124. [A 973.J Fondation en faveur d 'un teillple


d 'Arté'ui . Petite plaque de marbre blanc, apportée en 1758
d'Ithaque a Venise, où elle fut conservée dans la collection Nani jus-
qu'à sa disper ion.
Acqui e en 1899 à
Legnaro , prè de
Padoue, du comte
P agani avec le n O 27,
et donnée au 1u ée
par un anonyme.
Haut. om1 9; la rgo
om16; ép. om035; haut.
des lettres , OmOI.
Dan un cadre tracé
à la pointe, on lit :
• I€po<; 0 xwpo<;
't'Yj<; l 'A p 't' É!J. dio<;,
' "
't'ov € xov't'CX XCXl \

XCXpltOUI!J.€VOV 't'i)v
5. !J.Èv b€ll xcl't'YjV XCX-
't'CX6U€l V èl XclG't'OU

1 €'t'ou<;, èx bÈ 't'oü 1
-, ,
lt€Pl't''t'OU 't'ov VCXOV
è [ltlGX€UclÇ€l V • èàv
bÉ 't'l<; 1 !J.i) ltOl'T)
't' cxü't'CX, 't'Y] l Il 6€Wl
fO. ,
!J.€ÀY)G€l 't\ « Ce lieu est consacré à Artémis. Celui qui le possède et y récolte
acrifiera, chaque année (avec le produit de) la dlme, et, avec le surplu ,
il réparera le temple. 'il ne le fait pas, la déesse aura soin (de le punir). »
Cette inscription pose un problème curieux. Le texte est celui que Xénophon
fit graver, comme il le r aconte dans l' Anabase CV, 3, 13), sur une stèle qu'il

I43
on a ra dan a propri't' d cillus en Mess ' nie . r , l' écrit ure et surtou t
d licyature indiqu rai nt comm date, pour n otre inscription , la
fin du ne ou l co mm n ement du IIIe siècle ap . J.-C. cette époque, où
Hori ai nt 1 . ulte t l'imitation de Xénophon, quelq u e ad mirateur d e celui-ci ,
n 'difiant, comme lui, ur e terres un petit temple d' rtémis, a uquel était
attribu' l produit de qu lqu champ, aurait do nc r épété le r èglement édicté
par l" ri, ain attique p ur a fondation. C'est l' explication à la quelle s'est
arr ' té Ditt nberg r. cc l\Iai cet ' pigraphiste n'avait pas p u examiner l' origina l
t l'a p ct de ara tèr , où se mêlent étrangemen t d es fo rmes d 'époqu es
différ nte ,n p rm t pa d croire à l'authenticité d e l' inscri ption , qui pa raît
due à quelque fau aire érudit de la Renaissance)) (Ch. Mich el).
Reproduite: PACTAlJ DI , ]I,IIonumenta Peloponnesiaca, l, 1 76 1 , p . 1 42 (qui mira a tq u e
infr uctuosa sedulitate illustravit). Cf. BOECKH, C. 1. G ., n O 1926 . DITTEN B ER-
GER, 1., G. IX, p. l, nO 654, où l'on t rou vera une b ibliograph ie plus complèt e.

B. MACEDOINE ET T H RACE .
(Cf. n OS 52, 75, 76. )
,
125. [A l 095.J Ep itaphe d 'une affranchie. Plaque .
d e marbre blan c, d écouver te d ans la n écropole d e Cheikh-Sou à Sa-
• Ionique. Donnée
a u Musé e p a r
1. Cu ypers, con-
sul de B elgique
(19°5) .
H a ut. o m25 ; la rg o
om36; ép. omo4-
omo7; h a ut. d es let-
t res O ID 02.
Tho<; AÜ(J)uo<;
<PY)Àl; 1 AÙGXl~
<PCXUG~~ ~n (}UV-I
€;€À€u6ép~ xcxt
GUV I (3l~ ~O fLvY)-
fLcx xcxt Swv.
à~t;>
« Titus Au ciu F e-
lix (a 'lev') ce tombeau à Au cia Fau ta, a co-affranchie et on épou e, et
à lui-même de on vivant . »
cc La forme &'! (Ï> pour CI.. ('!<{) date ce texte des environs de l'époqu e d'August e
(:MEISTERHANS, Grammatik der Att. Inschr., II, p. 121; DITTENBERGE R , S ylloge,


ze édit. , l , p. 557). La gravure paraît bien être du 1 er siècle de notre ère plutôt
que du ne )l (Perdrizet).
Publiée: PERDRIZET, Mélanges d'archévl. et d'histo ~re de l'École de Rome, XXV, Ig 0 5,
pp. 81 et suiv.

, ,
126. [A 1094.J Epitaphe d 'un epoux. Plaque de
marbre blanc trouvée avec la
précédente. Don de M. Cuy-
pers (1905).
Haut. oID37; largo oIDz5; ép.
OIDO')• à oIDoz; haut. des lettres

AciKEva N El I KOO"'t'pci't'~ l 't'iiJ


tÔ(~ <Ïvl ôpd f.tvdat; 1 XciplV .
.« Lacéna à Nicostrate, son
, , .
epoux, en memOIre. »
Caractère soigné ; le mot
son t parfoi éparés par de
feuille de lierre.
L. 1. Aét..x~vC/.. est pour Aét..xC/..-
tvC/.., proprement la Lacédémo-
«

nienne )l. Cet ethnique est devenu


un nom de personne , assez fré-
quemment usité. L. 3. On no-
tera le tréma sur 1'~.
Publiée: PERDRIZET, lac. cit.,
p. 83, nO III

,
127. [A 1092.J Epitaphe d 'un ailli. Plaque de marbre
blanc bleuâtre, trouvée avec la précédente. Don de M. Cuypers (19°5).
Haut. oID5z; largo oIDz4; ép. oIDoz; haut. des lettres 0 111 04. Le minium.,
qui les rendait plus visibles, est en partie conservé.

~Epf.tdat; 1 EÙG't'ae ll ~ ÈK 't'wv 1 tÔ(wv f.tvEI lat; XciplV. « Herméias à


Eustathios, de se propre (denier), en m'moire. »

La forme des caractères carrés c'est-à-dire où les traits courbes (CeÛ)


sont le plus possible évités pour la facilité du graveur et en particulier le
thêta en losange permettent de dater l'inscription du ne ou In e siècle de notre
,
ere.
Cette épitaphe très simple n'offrirait rien de remarquable si,comme le montrent
nos figures, on ne la trouvait gravée deux lois, en cinq lignes sur une face du

10
145
marbr , en ix ur 1 autr . Il emble qu'Her méias, peu satisfait de la p remière
di po ition (lonrueur irr ' rulièr d ligne , coupe du mot ÈI x , ad jon ction d u ~
de fL VE (a ), ait fait r comm n er on tra ail a u la picide.
Publiée: PERDRlZET, loc. clf. , p. 2 nO II.

II' 7 ..

L ~,'.L-
. ' •7'
,,' L
, -'7'"
---c
,

. rl = "s

L"
J_

,
128. [A I097.] Epitaphe d 'un pédagogue (?).
Fragm ent d 'une plaque de
ma rbre gri , trouvée avec le
précédente. Don de M. Cuy-
per (I 905).
Haut. oIDZ7; largo oID30; ép.
OIDOS; haut. des lettres oIDo35. -
Le fragment est brisé de tous
côté .

MY)fJ.O ?] plOV 8lct [ cp€pov .. .


1t] ctl8ctyw [y~ .. ]. yctfJ.€~Yl ..
OYOCA' . .. lOJUV lOU 8l' «Mo -
nument appartenant a ... péda-
ogue ... a a femme ... le J 4 juin.


L'emploi du mot M'I)(L6p~ov, pour d ésigner le tombeau (cf. nOS 12 9, 16 7),


semble prouver que l'épitaphe est chr étienne, ce que confirment l' indication de
la date de la mort et la forme tardive des lettres.
Publiée : PERDRTZET, loc. cit., p. 85, nO V.
,

,
129. [A 1093.J Epitaphe chrétienne d'un oldat.
Plaque de marbre blanc, trouvée avec les numéros précédents. Don de
M. Cuypers (1905).
Haut. OID 22; largo OID 28; ép . OID 02; haut. des lettres OID013.

KU!LYj't~(JlOV
!Lo I voaw!L0V <aw!L0 1v> 'Ëv6a Xl't€ MaStl !Llavo~
VO!LÉpou 1 ' Aaxapl[w]v €INOYPOC t. « Tombeau pour un eul corps.
Ci-gît Maximien du numerus des Ascarii ... » •
1
L. 2. Le graveur a répété par erreur la fin de (LovoO'(ù(Lov. Le mot se
retrouve dans une inscription provenant de la m ême nécropole de Salonique:
I l
M 'I)(Lf)p~OV (LOVO-
O'Ü)(LOV K<X.O'O'cl.v-
8p<X.ç · EVtl<X. XIT~
II À 0 UT I V<X. et les
expressions : locus
bisomus, trisomus ,
quadrisomus appa-
raissen t à Rome dans
les épitaphes du IVe
siècle.
L. 4. vO(Lspou est
1
pour vou (L~ pou. n
numerus signifie sim-
plement, à cette épo-
que, un corps de •

troupes. Les Ascarù'


mentionnés dans
Ammien Marcellin ,

(XX II, 2, 9) ct dans


la Notitia Dignitatum (p . 29, Seeck) , semblent être des pontonniers (MOMMSEN,
Hermes , 1889, p. 205). « La Notitia mentionne les Ascarii seniores et les Ascarii
iuniores. Je me demande si la fin de notre inscription n 'est pas une transcrip-
tion malhabile de numeri Ascariorum iuniorum . M. Th. Reinach pense qu'il faut
lire M<X.~~(L~<X.voç vou(LÉpou )AO')(<X.p~((ù)vdvou p'!.s ( ÈX<X.T6vTIXPX.OÇ).
Mais la pierre ne porte pas de signe d'abréviation au-dessus de poç et 'AO'x<X.-
p ~(ù vd vo u semble impossible (Perdrizet).
J)

Publiée: PF.RDRT7ET, loc. cit., p. 86, nO VI.

I47

c . AS l E-MIN E U RE .
(Cf. aussi n OS 54, 77 à 80.)

,
130-131. Epitaph de deux bourgeoi de
Sillyrne. Pla que de m a rbre blan c, trou vées a u m ois de
n y mbr l à n1 m e, dan le qua rtier dit T ép édjik, sur la route
a tu U d Nif, n n loin de l' égli e grecque d e Saint-Con st antin.
EU pro iennent prob a blem ent d 'un tombeau qui s'élevait le long
d e la voie antiqu condui ant a ux « B a in de Dia n e ». Offertes au
Mu ée en I g OI p a r M. A . Gindorff.
130. [ Io04.J H a u t. o ill 3I; la r g o o ill38; ép. oill08; h a u t . des lettr es Oill02.

Tou~o ~o Yj<i'>ov 7téiv 1 aùv ~<i'> 6wpcxXel~ 1 XÉX~Yj~CXl M. OÜÀ7tlIO~


5. "IÀcxpoe; ~fLupvcxioe; Il cxù~<i'> XCXI. ~n yUVCXlXI. 1 cxu~ou AupYjÀ(~ rÀul-
XWVlSl XCXI. ~oie; ~É I XVOle; XCXI. ~oie; [SlOle; 7téial 1 fLYjSE:VOe; ËXOV~o~

10. Ë;ou ll alCXV É~Épou xYjSE:UaCXl è lv cxu~<i'> . d Sè fLY) daaolaE:l 1 de; ~o
~CXfLlE:iov (SYjvaplcx) ,{3<p' . t<
« Ce tombeau t out entier avec sa clôture a ét é acquis par Marcus Ulpius
Hilaru de Smyrne
pour lui, pour son
épouse Aurélia Gly-

com , pour ses en-
fan ts et pour tous les
iens. Personne n'a
l'autorisation d'y en-
s eve li r un a utre
(corps). S'il le fait, il
ver era à la caisse
pub liq u e 2 ,5 00 de-

nlers. »
Beau x ca r actè r es
ornés d'aPices, d atant
du n e siècle ap . J·-G.
L es mots a u bou t
d es l i~nes n e sont cou-
pés qu'à la fin des syllabes. Lorsqu 'il reste un espace vide , il est rempli par u n e
sor te de crochet (1. 2) ou une feu ille de lierre (Il. 7,12) . L. 10 ' E -r Ép o u semble
une erreur d u lapicide pour Ë--e:pov. L. II Eiaa o (ae:~ est pour e:La o( ae:L .


Marcus U lpius Hila rus, bou rgeois de Sm yrne et citoy en romain, s'était fait
construire u n hérôon, a insi nommé parce q u e le mort qui d oit l'h abiter sera élevé
au rang des h éros, d eviendra une sort e de d iv in it é . L e sépulcre était entouré
d'un terrain sacr é, clos d ' un mu r ou d' une palissade s' élevant jusqu 'à la hauteur
de la poitrin e (8(ùp(Xx e: ~ov) . Ce cavea u sera la sépulture commune de la famille,
et celu i qui y introduirait un a utre cadavre, ser ait fra ppé d'une amende de
2,500 deniers roma ins a u profit d e la caisse municip a le d e Smyrne . D e p a reilles
stipulations sont fréquentes dans les épithapes antiques (LIEBENAM, S tâdte-
verwaltung im r6mz"schen K aiserreiche, Leipzig, 1900 , pp. 38 et suiv . ). E lles
devaient préserver la demeure d ernière , où reposaient les m embres d ' une m êm e
maison. contre toute intrusion d ' un ét ra nger et toute viola tion d e la p a rt d es •

p illards . Pour assurer d a v a nta ge la p a ix ét ernelle d es d éfunts, on a joutait par-


fois d es imprécation s t erribles contre ceux qui n e resp ecter a ient p as la sainteté
du tombeau. T outes ces m enaces et ces m a lédiction s n 'ont d 'ailleurs pas plu s
arrêté les v oleurs d'au t refois que les a rch éologu es d 'auj ourd' hui.

131. [A 1003 .J H a ut. o m33; la rg o o m40; ép . o m06; h a u t. des lettres Om02 -


om025 ·
ZY)'VW'V ZY)'Vw'VoC; 1 0 KCXÀOUfJ.€'VoC; 1 r'VCXlOC; &:yopaGcxc; 't"o l1to'V ~€lÀO'V
SW'V È'V cxù Il 't"tT> KCX't"€GK€UCXG€ 't"o È'VGOplO'V €CXU't"tT> Kcxt 1 yU'VCXlKt Kcxt
't"€K'VOlC; 1 Kcxt ÈK-
yO'VOlC; . cc Zénon , fils
de Zénon, surnom -
m é Gnaio, ayant
acheté de on vi-
vant un t errain nu ,
y prépara un sépul-
cre pour lui , pour
sa femme et pour
ses descendants. »
L :1 secon de inscrip-
tion se distingu dé~ ­
ava nt age u se m e n t •

d e la p remi ère . E lle


n ' en a point la b eauté
symétriqu e; ses let-
tres irr ég uli è r es et
m a l gra v ées ne sont
p as nettem ent sép a -
r ées. la ligne 4 un N, ou blié par le lapicide , a été mala droitem ent a j outé a u-
dessus d e la ligne . N ous n 'avons plus affaire ici, on s'en a perçoit a u premier
coup d' œ il, à un rich e citoyen rom a in, m a is à un h omme d e condition très
m édiocre; c'est ce que prou ve a ussi le contenu d e l' in scription .

149
Z 'non, fil d Z 'non, qui 'tait an doute un petit bourgeois de Smyrne,
portait un obriqu t romain, naio. L'onomatologie latine s'était répandue
dan l \-i11 d' i, u p int d' de enir pre que indigène, et avait pénétré dans
l'u aCTe yulCTair . En d hor de ce surnom, notre épitaphe n'offre rien de remar-
qu bl, uf l mot e:vcr6p~ov pour désigner le tombeau . Ce terme assez rare
paraît ppliqu r à un ca au funé-
rair pouyant contenir une 'rie de
cercueil .
Publié s: FR. UMO T . Annales de
la oc. d'archéol. de Bruxelles, X , IgOI,
pp. 250 et uiv.

132. [A757 .J Fragulent


de poésie. Débri de mar-
bre blanc, acheté en Ig00, à
Tiré, en L die.
Haut. OIDI2; largo OIDIQ; ép. OID 02;
haut. des lettres Om02. Brisé de
tous ôté.
'H€ÀlO[ lO .... LlEIAIN ....
MOYN ... y]cx lCX[~ ?
Ce débris d'une poésie en diâJecte •

ionien, où l'on ne déchiffre que les


mot du soleil... de la terre... serai t
dépourvu de toute valeur s'il n'offrait un exemple, intéressant au point de
vue épigraphique, d'une correction inscrite au-dessus du texte. On lit au-dessus
de Ol~ en caractères plus petits 0 IN.
Inédit.

133. [A 1834.J Fondation de Titu Flavius


Praxia . Gro bloc de marbre blanc, provenant d 'Acmonia, en
Phrygie, qui trouvait en mai Ig01 à la station du chemin de fer
a Banaz, a deux heure d'Ahat-Keui (R am ay). Donné au Musée en
Ig09 par M. Paul Gaudin.
Haut.o ID ; largo om67; ép. oID32; haut. des lettres OIDIS. -Brisé à la partie
supérieure et au coin gauche inférieur. Les premières lignes sont légèrement
écourtées à droite .

. . . . . 't'Yj~] SlCX'VOfJ-Yj~ fJ-€ ['t']éX€l'V KCXI. lG[ofJ-OlP€I'V ? 't'où~ Kcx6 ] €G't'cx]-


fJ-é'Vou~ Ù1tO 't'ou llpCX;lOU 1tpO~ 't't;'> fJ-'Vy)fJ-d~ cxù't'ou cX1tE[À€U ] 6é]pou~
Ë; . cX'V't'cxp l6fJ-€IG6cxl S)el~ 't'o'V 't'G)'V 't'€À€u't'w'V't'w'V ['t'01to'V] l 't'où~ Ë;
15°

5· au-rwv au-rwv È7'UYEVVWfJ.ÉVWV fJ.ÉXfH -rWV Ë; • yElV[Ea] 6aL SÈ -rYJV
Xa-rcXXÀLalV fJ.Y)VOç navi)fJ.Ou ~fJ.Ép~ EUSalfJ.OaUVY)ç [ Xal à7tO -ri)ç 1tpO-
aoSou -rau'Ojç È1tl -rO fJ.VY)fJ.ElOV -rOÜ npa;lOU à [1to] epÉpEa6cXl Ù7tO -rWV
àpxov-rwV -rijç 1tOÀEWÇ Xal -rOÜ ypafJ.fJ.a-rÉw[ç] 1-rijç (30UÀijç poSa
SY)vaplWV SÉxa SUO • 1tpOVOElV SÈ -ri)v -rE 1 (30UÀ~V [Kal] 1 -roùç Ka-rŒ
10. ÈVlau-rov (E)lÇ -r<xç àpX<xç xa6la-rafJ.Évouç 1tcXv-raç -rWV -r[E] 1 à1tEÀEU6É-
pWV Kal 07tWç fJ.Y)SÈV -rOÜ fJ.VY)fJ.ElOU -rou-rOU YJ -rWV 1tEPl a [u][ -ro epu-
-rElWV YJ OlXOSOfJ.lWV ÈÀaaaw6n YJ È;aÀÀo-rplw6ij xa-r<x fJ.Y)SÉ [ va
, -rp01tOV. -rOü-ro SÈ -ro ~i)eplafJ.a VEVOfJ.o6E-rija6al -r<;> alWVl -rijç cPw-1
fJ. alwv ~yEfJ.ovlaç epuÀax6Y)aOfJ.EVOV, fJ.Y)SEVOÇ È;oualav €XOv-roç 1
15· cXÀÀcX;al -rl -rWV SESOYfJ.ÉVWV YJ fJ.E-ra1tOlijaal YJ dç €-rÉpav -rlV<X "
XPElav fJ.E-rEVEVXElV Ka-r<x fJ.Y)SÉva -rp01tOV. 1tcXv-rcxç SÈ KOlVn 1 Kat
Ka6' Ëva 1tpOVOEla6al Ù7tÈp -rOÜ epUÀcxx6ijval -r<x È~Y)eplafJ.Éva 1 KOlpLa
Kal àVE7tLXElpY)-ra 1tpOç -rij Thou npa;lou Sla-rayij , K[au-r<;>] 1 fJ.ov~
È;Elval -rWV Èv -r<;> ~Y)eptafJ.a-rl YEypafJ.fJ.Évwv àÀÀcX;al -rl YJ 'SlOP-
20 . 6waal YJ -rOlÇ yEypafJ.fJ.ÉVOlÇ 1tpoçSla-rcX;aa6al . elval 1 SÈ -rOlÇ SESOy-

fJ.ÉVOlç 1téial Kal fJ.cXÀla-ra lva fJ.OVOl Ol 1tapov-rEç [ Kat Ka-raKÀElVOfJ.E-


VOL (30uÀEu-ral ÀaIJ.(3cXvwal -r~v SlCXVOfJ.~V 1 [-ra]u-rY)v È1tlaK01tOUç Kat
fJ.cXp-rupaç 6EOÙÇ ~E [ (3] aa-roùç Kal 6É [Ouç] 1ta-rplOU[Ç] Kat LlL<X ~-roS­
fJ.Y)VOv Kal ~w-rijpa 'AaKÀY)7tlOV Kat "Apl[-rEfJ.LV] 'EepEalav KOlVij
25. -rE Ù1tO 1tcXv-rWV Kal Ka6' Ëva È1tlKEKÀY)fJ.É [VOuç -rWV]1 È~Y)eplafJ.É­
VWV epuÀaKcxç. 1tapCXKEKÀija6al SÈ -rOV ypafJ.I[fJ.a-rÉa -rijç] (30UÀi)s
Kal lEpÉa ' AaKÀY)7tlcXSY)V 07tWç Kat fJ.E-r<X -rOV 1 [-rOÜ 6avcX-rou ÈVl]au-rov

7tpOVOlav 1tOlij-ral -rWV Ù7tO -rOÜ npa;lOU 1 [SESOfJ.Évwv ?] Kal Sla-rE-


-raYfJ.Évwv dç -ro SlY)VEKÉÇ, Ka6wç Kat 1 [Ù1tO -roü npa;t]ou 1tapE-
3°· KÀi)6Y) • Àaxov-rwv SOYfJ.a-roypcXepwv novj [-rlKOÜ -roü LlLO]epcXv-rou,
cEKa-rÉou -roü nOV-rlKOÜ, 'AÀE;cXVSpou 1 [-roü .. 1 • • 'EKU]plW6Y) 1tpO
-rplWV Nwvwv Map-rlwv 1 [CXU-rOKpcX-rOpl LlOfJ.]l-rlav<;> KataCXpl ~E­
(3aa-r<;> rEpfJ.aVlK<;> -r<;> CXl' 1 [Ù7tCX-r~ , €-rouç p;]6' fJ.Y)voç :=:avSlKOÜ
-rplSKalS[EKcX-rOU ....• 'EypcXepY) S]L<X cE pfJ.oyÉvou SY)fJ.Oalou,
,

«... Participeront à cette di tribution (avec une part égale) les six affran- .
chis que Praxia a 'tablis prè de on tombeau, et à la place des défunts '
ceux de leur d c ndant qui leur urvivront compléteront leur nombre
ju qu'à ix. Le banquet aura lieu le jour de la Félicité du mois Pan 'mo , et
sur le revenu (de cette fondation) les magistrats de la ville et le secrétaire
du conseil prélèveront douze deniers de roses qui seront déposée sur le
tombeau de Praxia . Le conseil et tou le magistrats qui, chaque année,
seront en charge prendront soin des affranchis et (veilleront) à ce qu'au-
cune portion du tombeau ou de plantations ou des édifice qui l'entourent
ne oit amoindrie ou ali 'n' d'aucune façon. Ce décret a reçu force de loi
p ur "tr b rv ' durant (tout) l' 't rnité de la domination des Romains,
p r nn n t l P u, oir d ri n changer ou transformer de ce qui a été
d'id ' ou d l'appliqu r à un autre u age d'aucune manière. Tous en com-

mun t n parti uli r pr ndront in que l s (dispo itions) votée soient
maint nu n viE!U ur t dan leur intégrité uivant la volonté exprimée
par Tit Praxia , t à lui ul appartiendra de modifier ou de corriger le
t xte d t a t ou d'ajouter une disposition nouvelle. Seront surveil-
lant t t ' moin d . ce qui a ' t ' décidé et urtout de ce que seuls les séna-
t ur pr' nt au fe tin peuvent recevoir (leur part de) la distribution, les .
divin u au te et le dieux nationaux et Zeus Stodménos et Asklépios
auveur et l'Art ' mi d'Ephèse, invoqués par tous en commun et en particu-
li r comme le gardien de ce qui a ét é décrété. Et l'on invitera Asklé-
piade, ecr'taire du con eil et prêtre, à prendre soin, même après (l'année
de la mort) de Praxias, de tout ce que celui-ci a (donné) et fixé à jamais,
comme il fut invité par Praxias lui-même.
» Les dogmatographes désignés par le sort furent Pontikos, fils de Dio-
phante, H écat ée, fils de Pontikos, Alexandre, fils de ... L'acte fut validé
le troisi 'me jour avant les nones de Mars, sous l'empereur Domitien-Cé ar.
Auguste Germanique, con ul pour la onzième foi , l'an 169, le 13 du mois
Xanthikos (5 mars 95 ap. J.-c.) . Il fut rédigé par le greffier public Hermo-
,
gene. » •

L. 3. On s'attendrait à IXÙ-rO~Ç dépendant de È7ttyzVVWfLÉvWV: « ceux


issus d'eux qui leur survivront ». Il n 'y a pas place sur la pierre pour la resti-
tution de Ramsay ô'dç -rov -rÙ)v -re:Àe:u-rwv-rwv [-r07tOV Àzxl-rouç] Èi;
IXÙ-rÙ)V 17..0 -rÙ)v È7ttye:vvwfLÉvWV. Peut-être IXÙ-:ù)V est-il une dittogra-
phie. M. Ramsay conjecture que È7ttye:vVWfLzvot pourrait être une traduc-
tion de agnati, mais ce serait un emploi insolite du mot.
L. 5· La ~fLÉplX EÙÔIXtfLo cruV"Y)Ç , jour d e fête du printemps . ne paraît
connue que par notre inscription.
L. 12. omme l'a vu Ramsay, nous trouvons ici une allusion intéressante
de l'A eternitas imperii Romani, bien qU'IXiw v traduise malle mot latin. Cf. 1. 28
, ~ 1
Zt ç -ro ot"Y)ve:xe:ç.
L. 17. xoîptlX pour xuptlX estdûàl'iotacisme. xIXù-r<{) .. Ramsay: x&fLoî ,
en passant de la troisième personne à la première.« trait constant de l'épigraphie
phrygi enne ». .
L. 23· IIIX-rpîo u[ç] Le ça été omis parle graveur. Le ZeusStodménosest
inconnu. 'est quelque divinité locale de Phrygie. L'invocation de l'Artémis
d'Éphè e prouve « qu'Éphèse était déjà reconnue comme la cité centrale et
illlpériale de la province, même dans la Phrygie supérieure et que l'unité de la
province était f rmement établie » (Ramsay).
L. 27. L'espac libre ad m et 1 upplément [-rov -rou 8IXvcX.-rou ÈVt]IXU-rOV .



L. :2 . 1\rm expr ion dan un inscription d'Iasos (REINACH, R ev. ét.
recque , "\ l , l 3, p . l 1) : 'EypcX.cpy) o~à 't"WV ÀIXXOV't"<.ùV OOYfLlX't"o-
1
plXcp<.ùV .
L. . Le onzièm consulat de Domitien commence le 1 er janvier 85. L'ère de
la provin e d' ie commençant à l'automne de 85 av. J.-C., on restitue avec
rtitude le chiffre de l'ann ' e p~ 6', 169 85 ap. l-C. Le 0 est bien visible sur
la pi rre. Le mois de Xanthiko commençant le:21 février , le 13 est le 5 mars, ce
qui répond exact ement a u troi ième j our avant les Nones.
L. 34. (EpfLoyÉVOU st pour (EpfLoyÉvouç. Les génitifs en ou de nomina-
tif en Y)ç e rencontrent dans l 'épigraphie attique dès le IV e siècle et sont fré-
quent n ie-Mineu re (cf. MEISTERHANS, Gramm. Att. Ins chr. , 3eéd., p. 135;
CH\VEIZER, Gramm. der P ergam . Inschr. , p. 154 ; NACHMANSON, Gramm. der
Magnet. I nschr., p, 136). Hermogène est nommé dans une autre inscription d'Ac-
monia, qui provient probablement du m ême monument et était peut-être la fin
d'un décret rendu par la boulè en l'honneur de Praxias (CIG, 3858 i RAM-
SAY, Cilies and bishoprics, 544) : (E PfL oyÉ vY) ç OY) tJ. 0 cr ~o ç E[yplX\.fJlX] xlX't"à 't"àç
\ \ '!::
1 Y) cp 0 u ç XIX ~ XIX 't"E 't"1X<-,1X.
Praxias est connu par une autre inscription en core, qui complète la nôtre
(RAMSAY, R ev . ét. anc., III , 1901, p. 274) . Il Y est dit que « Titus Flavius Pra-
xias a élevé un tombeau pour sa femme T atia, p our lui-même et pour ses fils ,
leurs descendants et leurs affra n chis et qu'il y a ajouté une exécration pour
empêcher qui que ce soit de vendre ou d'acheter ni le tombeau , ni les édifices
et les plantations qui l'entourent» fL~ ['t"E 7t<.ùÀ~crIXJ ~ , fL~'t"E &yopcX.crlX~ fL~'t" [E
't"a fLvY)fLûOV fL~ ['t"E 't"~ 'rwv 7tEpt IXÙ] 't"OU otxooofLY)fLcX.'t" [<.ùv] ~ cpU't"E~WV
(cf. supra, Il. IO-II). C'est évidemment à ce tombeau monumental, élevé au
milieu de jardins, qu'ont appartenu les blocs de pierre, dont le nôtre, où
était gravé l'acte de donation. C'est dans les dépendances d e cet hérôon que
logeaient les six affra n chis p r éposés à sa garde.
L'épitaphe que nous venon s de citer n ou s apprend , en outre, que Titu
Flavius Praxias était citoyen romain , ayant reçu la civitas d'un des empereurs
Flaviens. Par conséquen t, il a dû observer, en instituant sa fondation, les
r ègles du droit romain. On remarque immédiatement que, pour la date. le
calendrier romain a été employé concurremment avec le calendrier macédo-
nien , et que le consulat de Domitien est noté à çôté de l'année de la province.
L'influence du droit public de Rome se manifeste encor e dans notre document
par la mention des « dogmatographes ». Les dispositions adoptées par la boulè
ont été rédigées par le secrétaire officiel pour être déposées aux archives, mais
trois ( dogmatographe'3 )) tirés au sort parmi les membres du Con seil ont surveillé
sa rédaction. C'est là une imitation de l'usage r omain: les énatus-consultes
mentionnent pareillement les noms de trois sénateurs qui scribundo adfuerunt.
C'est sous l'influence romaine que l'institution des dogmatographes se répandit
dan la province d'Asie (RAMSAY, Cities and bishoprics, II, p. 699; SWOBODA,
Griech. Volksbeschlüsse, pp. 213 et suiv.).
Au point de vue du droit privé, la procédure suivie n'est pas moins remar-
quable. Praxias doit avoir 'noncé au on il municipal les clauses de sa dona-

I54 •
tion. Le Con eil r eprésentant la cité, qui afparemment est la donataire (cf .
Il. 8 et suiv.), les a adoptées par un vote, et ce décret (, ~<pL(J~1X Il. 12 et 18),
enregistré par le greffier, constitue l'acte de donation. Le Conseil n'est plus libre
de l'abroger ou d 'y déroger (Il. 13 et suiv. ), ses membres se sont engagés par
seIment en corps et individuellement à en observer les dispositions (1. 24),
mais Praxias conserve la faculté de modifier celles-ci ou d'en a jouter de nou-
velles (1. l ) . On sait, en effet , qu'en vertu de la lex Cincia, les donations dépas-
sant un certain taux étaient toujour sujettes à réduction de la part du donateur
jusqu' à sa mort. On sait a ussi que, pour r endre une donation parfaite, Con-
stantin exigea l'inscription sur les r egistres publics, et cette formalité n écessaire
pouvait être accomplie apud curatorem municiPalesve civitatis (Cod . Theod.,
VIII , 12 , 3). Il ne faisait, on le voit, que rendre légalement obligatoire une
pratique usitée longtemp avant lui , au moins dans le villes d'Orient, car la
procédure suivie ici pour une donation à la cité a probablement été adoptée
au si mutatis mutandis pou r les actes important de donation entre particulier.
Cet acte révocable, qui a pour but essentiel d'a urer la célébration à perpé-
tuité de certaine cérémonies sur le t ombeau du donateur, e rapproche beau-
coup d'un testament. Des textes tardifs (Cod., l , 23, de testam ., 19, 2 : actis
municipum; Nov. de"\ a lentinien , III, titre 20 , de testam., l , 2 ) nou apprennent
qu'une de formes du te tament, ous l'Empire, était une déclaration verbale
faite devant le autorité municipales, qui en faisaient dre . er acte (GIRARD,
Manuel de droit romain , 5 e éd., 19II , p. 15, n. 1). IITTEIS (Reichsrecht, l 91 ,
p. 95, n. 4) a émis l'opinion que cet u age , introduit dans le droit romain,
serait une pratique grecque. Notre texte donne à cette explication , qu'avaient
déjà confirmée de papyru d'Égypte, une ûreté nouvelle.
Les clau e de la donation ne nou ont qu'imparfaitement connues, le com-
mencement de l'in cription faisant défaut. Mai on voit que chaqu année les
membre de la boulè devaient se réunir en un banquet le jour de la Félicité du
moi Panémo c'e t-à-dire en juin et que chacun de convi es recevait
une certaine omme d'argent (Il. 4, 20) . e genre de libéralité était très u ité
dan le ville d' sie- 1ineure, et les banquets célébrés sur les tombeaux,
héritage de l' époque la plus primiti e, ont une coutume partout répandue. Les
affranchi , gardiens du tombeau, participaient ici à cette distribution.
Gne tipulation intére sante e t celle qui oblige les magi trat à consacrer

douze denier pour orner le tomb au de roses lors de la fête. e « ro alie » (rosalia,
pOÔL(J~6ç), fête mortuaire de ro es, étaient célébrée particulièrement pallllÎ
les populations thraco-phrygienne(HEuzEY, Mission de i\1acédoine, p. 156;
RA lSAY, Cities and bishoprics, II, pp. 563 et suiv.; PERDRIZET, Bull. corr.
hell. , XXI 1 1900, pp. 300 et suiv.). On en connaît un autre exemple à cmo-
ma même (RA~1SAY, lac. cit., nOS 455-457). ette coutume se propagea dans
le provinces latines (l\1ARQUARDT, Staatsverwalt., IIP, p. 3II) et persista à
l'époque chr'tienne et jusqu'au moyen âge.
Publiée: RAMSAY, Revue des études anciennes, Ill, Ig01, p. 273. Cf. CHAPOT, ibid. ,
l ,lg02, pp. 79 et suiv.; RAMSAY, ibid., pp. 267 et suiv. CAGNAT, Année épigr.,
Ig02, nO g6.

155
134. [ l -5.J Dédicace en l'honneur d'un ago-
ranOIlle. a d ma rbr an ornem en t provenant de en virons
d ~ m nia n hr '. ft rte a u l u ée p ar 1. P aul Gaudin en 1909.
H a ut . o m 0; la r a . o mS 7; ép. O m 22; h a ut. d e lettre omo 4-omo35. Brisé
à la p a rtie u p' rieur .

r H (30UÀY) XClL 0 8Y)f.10~J


E~€lf.1Y)aClV A. KÀClU8L1ov' IouÀlClvov
1
-- • YJPWCl, 1 utov AOUXLOU KÀClU8(OU 1 KCl1tl~WVO~ a~E<pClVY) " <popOU ,
cXV8pCl &1tO 1tpw~Y)~ 1 YjÀlXlCl~ el~ ~Y)V 1tCl~pl8Cl <plÀol ~Elf.10V , &yo-
pClVOf.1f]aClv~Cl EV 1
aEl~o8el~EV8o;w;
10 . XClL ~WV 1tpo II Yo-
vwv &;lW~. ~Y)V
&vcia~Cl l alv 1tOlY)-
aClf.1Évwv r. KÀClUI-
SlOU Aoux lClVOÜ
XClL r . KÀClUSlj ou
• AalCl~lxoÜ ~wv
&SEÀ<pWV 1 ClÙ~OÜ.

Le con eil et le
«
peu pIe (d' cmonia)
ont h onoré le héro
(d é f unt ) Luciu
Claudiu Julianu ,
fil de Luciu Clau-
diu Capiton, t é-
phanéphore. Animé
depui a première
jeune e d 'une am-
bit ion g é n é r e u se
a patrie, il
exe rca
, durant une
di ette le fonction
.

d'agoranome d'une
manière glorieu e et
digne de e ancê-
t re . Ce monument
a ' t é élevé par se
frère Gaiu laudiu Lucianu et Gain Clau diu A iaticu . »
L a r e titution de la première ligne n'e t pa s certaine, mais r épond le mieux a ux
r estEs encore vis ibl es d e e pt ou huit lettres. Les caractères très ornementés


(cf. notre nO 130) datent du 1 e r ou du Ile siècle de notre ère . Le lapicide, pour
gagner de la place, a réduit certaines lettres à des proportions minuscules et,
ligne 10, O~ , oubliés dans Èvù6~(ùç, ont été insér és après coup .
Lucius Claudius Julianus appartenait à une de ces familles d e l'aristocratie
municipale qui se succédaient aux honneurs. Son p ère avait été stéphanéphore
(cf. nO 36), et lui-même, chargé comme agoranome d'assurer la subsistance du
peuple durant une période de disette, y avait sans doute contribué de ses
deniers. La cité reconnaissante d écréta après sa mort qu'on lui élèverait un
monument, peut-être une statue, que supportait notre base, mais ses frères
prirent à leur charge les frais de son érection .
Publiée: RAMSAY , R evue des études anciennes, In, I gO l , p. 275. C HAPOT, ibid.,
IV, 1902, p. 78.

135. [A 1856.J Dédicace à un iuagistrat i1IU-


nicipa1. Bloc de marbre bla n c, trouvé à Ahat-Keuï, l'an cienne
Acmonia (Phrygie), « sur le flan c ouest de la colline» . Offert au Musée
par M. P aul Gaudin en 1909.
Haut. 00078; largo 00050; ép. 0 00 35; haut . d es lettres om03-0m02 . La pierre est
brisée à gauche, le coin gauche inférieur de l'inscription e st perdu.

A gauche,on voit les restes d'un encadrement rectangulaire; à droite, sont


sculptées trois couronnes. Autour et à l'int'rieur de celle -ci, on lit l'in-
scription :
CH (3ouÀY) )(Cll 0 SilfJ-[oc; 1 àyop [ClvofJ-1ov
CH (3ouÀY) )(Cll 0 Si)fJ-oC; ! G't'pClI 't'Yjyo Jv
CH yepOUGlCl 't'à 1 suyol[G]'t'cXGlCl 1tpOC; 1 ['t'<t>] fJ-Cl)(ÉÀÀ~ 1 [È)(] 't'wv
lSlwvl [1tOlY]GClVJ't'Cl.
« Le conseil et le peuple ( nt couronné leur) agoranome.
» Le conseil et le peuple (ont couronné leur) stratège.

» La gérou ie (a couronn é) celui qui a con truit le pe age public à côté


du march'. » •

Les lettres placées entre crochets et qui ont disparu aujourd'hui, existaient
encore qua nd fut prise la copie des premiers éditeurs.
Notre bloc formait le côté droit du tombeau, dont la. moitié de gauche fut
découverte près d e lui à Ahat-Keuï. Le milieu avait la forme d'une porte, divisée
e n panneaux (cf. nOS 78 et suiv.), le n om du d 'funt a dû être gravé sur le couron-
nement, qui était brisé. A gauche du chambranle, se trouvait une inscription
analogue à la nôtre, où ce mort inconnu était honoré comme « décaprote )l, gar-
dien des arc hives et caissier de l'État. Nous voyons que, remplissant la série des
ch a rges municipales, il était devenu agoranome, chargé de la surveillance des
marchés,et stratège, c'est-à-dire le premier magistrat de la cité. C'est sans doute

157

_ . ~----
comme agoran ome qu'il avait, construit près du marché des ~uyo cr 't'eX.(H ex.. Ce
mot, r a rement usit ' ( l , 370S; Cod. J~tst., X, 27,1), désigne un pesage public,
auquel était joint un bureau des poids t m esures (cf. WILCKEN , Griech.
Ostraka, 1899, l , p. 369,
• § 16S). La gérousie, c'est-à-
dire le collège des vieillards,
opposé au collège des jeunes
gens ( v Éo~), nommé sur
l'autre pierre , a décerné pour
ce motif une couronne au
d éfunt, qui était certaine-
ment un de ses membres.
Les couronnes sculptées
sur le tombeau et qui entou-
rent le nom d es charges rem-
plies par le défunt, perpé-
tuent, en effet, le souvenir
1 d e celles qu'il avait obtenues
pour s'être bien acquitté de
ses fonctions. Elles rempla-
cen t le mot È cr't' e: cp eX. v (ù cr ex. v
que supprime la concision
du style épigraphique. Cette
décoration est fréquente sur
les pierres sépulcrales: une •

disposition semblable à celle-


ci s'observe par exemple sur
un tom b ea u d'É r ythrée
(KEIL, Jahresh. Oesterr . Insti-
tuts, XIII, 1910, Beiblatt.
p·7 2 , nOs 6) .
Publiée: L EGRAND et CHAMONARD, Bull. corr. heU., t.XVII, 1893, p. 262; RAM-
SA Y, Cities and bishoprir;s ot Phrygia, II, p. 646, nO 549.

136. lA 1089.J D édicace relative à la célébra-


tion de il17stère . Autel (bâmos) de m arbre blanc, prove-
nant d'Otourak, près d'Aêmonia (Phrygie), donné au Musée par
M. Paul Gaudin en 1903.
Haut. om 4; largo des côtés à la base om39, a u sommeto m 29; hau t. des lettres
OmIS·
Cet autel quadrangulaire va s'amincissant vers le haut, mais est t erminé,
au sommet, par une moulure saillante décor'e d'un feston de lierre, à la base
par une moulure semblable avec un feston de pampre, les deux plantes

15 8 •
consacrée à Diony 0 . Aux quatre coins, on distingue des reste d'acrotères,
le sommet e t percé de trous. Sur chacune des quatre faces étaient sculptés
des bas-reliefs, qui ont ét é intentionnellement 'martelé et ont devenus
en partie méconnai able.
Face A. A la partie supérieure, on voit un bu te du oleil, nimbé et radié;
plu bas, dan un médaillon circulaire entouré d'une double moulure, un

cavalier, 'avançant ver la droit t portant la bipenne , an doute, le


« h éliodromo » de l'in cription. la partie inférieure , dan une orte de
n·che rectangulaire, on r connaît un grand bu te, le deux bra ur la poi-
trine, probablement une dée e (H' cate ?). Nou aurion ain i l troi divi-
nité auxquelles Épitynchano, uivant l'in cription, a été initié ~ ucce_ i-
vement.
Face B. Au centre, e trouve une couronne entourée de bandelette dont
on di tingue le extrémité . La figure qu'elle contenait (portrait d'Ispa-

159

taJ ' ?) ~ ' t ' flac ' t , à a pla ,qu lque chrétien a creu é profond ément
un
Fa . an l'anal up ' ri ur de droite, e t perché un oi eau , pro ba-
bl m nt un ai l ,t nant dan on b c un e couronne. Au-dessous, au centre,
il r t d , e ti d'un groupe tout à fait indistinct et , plu ba , d'une
fi r d'animal, mble.
La fac D t occup 'e par un per onnage debout, la chlamyde rejet ée sur
1 bra au h r plié, le bra droit abai é, probablement H ermès l'Her-
m' p hopomp tenant la bour e et le caducée, dont certaines traces
embl nt ~ ub i ter au-de u de l'épaule gauche .
ur troi de quatre face, une longue in cription court entre les ba -
relieL et autour d'eux:
A r ~] 6civCl~OC; 'E1tl~UVXClI '110C; IIlOU, ~lfLYj6iC; U1tO cExcil ~C; 1tpw~YjC;,
~eu~e l pov U7tO Mcivou Llciou i [Y)] Àlo~pofLoU LllOC;, ~pl l ~ov CPOl(30U
&pXYjyÉ~o [u] 1 XPYjafLoSo~oU , &IÀYjewc; Sw l[p]ov EÀCl(3 I[o]v XPYja l[fL]oSO-
'til[v] &ÀYjI[6d]cxC; ev l 7tCl~p l] Sl , XE (e)v 0 [p]OlC; xp lYjafLo l So~iv, 'VofLOUC;
'tl6iv, ev opol lc; [XP]YjafLoSo~iv l [7t]aalv ' ~oü~o EXW Swl[p]ov e; &6Cl-
vci l~wv 7tciV~wv· 1 ' A6ClVcl~'P 7tpW ~'P &pXlep(e)i XClI [À] Àl~€XV'P IIl'Pl XE
fLYj~pi TCl~l€L (i )el pl(n ?) Y) e~É~exe (sic ) xcxÀà ~ÉXVCl , XCl IÀoV OVOfLCl I
7tpW~OV ' A6ci l vCl~OV 'E~l~UVXClVOV &pXlepl ÉCl, aw~YjpCl 7t[ Cl} ,plSOC;,
'VofL o6t l [~] C; (sic) .
B "E~ouC; ~c..1] . XE ~YjP 1WV ev~oÀàc; &6ClVcl~WV 1XE eyw IfL€ 0 ÀClÀW'V
7tci l v~Cl ' A6civCl~OC; ' E1tl l ~ uYXClvoe; , fLuYj6ie; U 17t0 XClÀYje; &pXleplClC; [
SYjfLO~lXYjC; , XCl ] Àov OVOfL [ Cl ' la [ 7tCl~ [ ciÀYj [C;, Y)v el ~lfLYjaClv l &6civCl J ~Ol
6[ eOl XE 1(e)v OpOLe; 1 XE U7tE [ p opou l c;, eÀu~pw l aCl~o yàp 7toÀÀoùe; ex
XClI xwv (3 ClaclVwv, &pX lepÉ 1 Cl ['E] 7tl~UVXClVOV ~lfLYj6É 1V~Cl U7tO 6ewv
&6ClVci~wv 'l xCl6lÉpwaClv ClÙ~OV LlLOy 1aC; XE C E ) 1tl~UVXClVOC; XE Tcl~l­
o[ v] vuv<pYj XE ~à ~ÉXVCl ClÙ~WV l' OvYjalfLoc; XE ' AÀÉ;ClVSpOC; 1XE ' Aa-
xÀaC; XE 'E7tl~UVxClVO e;.
C •A6civCl~O l 7tpW~O l 1 &pXlepic; OfLci [ SeÀ<pol LlLOyJaC; XE (' E) 7tl~U I­
'VXClV oe;, aw l'tYjp[e]l c; 1tCl~ l plSo l c;, vo l fLo6 I É~e.
,
A . « :Jloi, Athanato Epitynchano, fil de P io , honoré par H écate,
d'abord, en econd lieu par 1\fanè Daè , courrier olaire de Zeus, en t roi ième
lieu par Phébu , dieu archégète et prophétique, j'ai vraiment reçu le don
de rendre de oracle v'J.itable dan ma patrie et dans les limites (de la
cité), d"tablir de loi, de rendre des oracles à tous dan ce limites. J e
tien ce don de tou le immortel .
» A Athanato Pio , premier grand prêtre, père d'une belle lignée, et à
ma mère, la prêtre_ e (?) Tatis, qui mit au monde de beaux enfa nt, au nom

r60

,
favorable, et d'abord Athanatos Épitynchano ~, grand prêtre, auveur de la
patrie, nomothète. »
B. « L'an 398 (313/14 ap. J-c.) : observant les commandement des
immortel, c'est moi qui di tout cela, Athanatos Épitynchanos , initié par
l'excellente grande prête~ (publique, au nom favorable, l patalé, que les

dieux immortel ont h nor' e dan (no) frontière et au delà. En effet, elle .
a racheté beaucoup (d'homme~)
,
de pénible torture.
» Au grand prêtre Epit)mchano honor' par le dieux immortel: l'ont
consacré (en eveli), Dicga et Épitynchanos avec a femme Tation et leurs
enfants, Oné imo et Alexandre et A da t Épitynchanos. »
C. « Le deux frère Athanato Dioga et Athanato Épitynchanos,
premier grand prêtre, auveur de la patrie, nomothètes. »
La lecture est pre que partout certaine, mais l'interpréta tion est parfois
douteuse:
Face A, 11.3-4 . P eut-être faut-il lire ~Io:.vouo&ou en un mot au lieu de McX-

II 161
VOU ~ cX.OU, r ~ cX. Y) ç t in xpli able. McX. vY)ç (1 bon ) (KRETSCHMER, E in-
leitllng in die Ge clio der Griech. prache, l 96, p. 198, n ote) p assait pour l' a n-
cAtr d l d ma ti l 'dienne (DE YS HAL., l, 27; H ERO D., l , 94; I V, 45) et
Ram l' r ppro h ' ina ' ni u m nt de Ma ve:u ç, p ère d' Acmon , fondateur
mythiqu d m nia (TEPHI. YZ. , Vo 'AxfLo vLa ) d 'o ù p r vient n otre in scrip-
tion. u li u d n id'r r(HÀ~6ôpofLoÇ comm e un surnom , il est préfér a ble d 'y
ir un titr : « courrier olair ». Héliodromos d ésign e d e m êm e, d a ns les
m ' tèr de Iithra, l'initié du quatrièm degr é (Mon . myst. Mit hra, l , p. 317;
cf. au i F. E t[ÉLY tRuELLE, Lapi dœt"res grecs, II , p. 89) . Compa rez le
.. e:oôp6fLoÇ d nt parle . IG ACE, Epist. ad Polyc ., 7, 2; ad P hilad. , 22 .
L. 5. Phébu ,c'est-à-dire Apollon, est le dieu « rendeur d 'ora cles )) XPY)CJfLo-
Ô6'rY)ç, c' t au si le d ieu « archégète », c'est-à -d ire qui conduit son p euple e t
fond le ités (PAULY-WISSOWA, R ealenc ., V o 'ApXY)yÉ'rY)ç).
L. 7, du ba . -PIH. La restitution te:pLY) pour te:pd~, est d outeuse .
Face B , 1. 15. ' E Àu't'pÛ> CJ a't'o y<xp 7t o ÀÀou ç Èx xo;,Xù)v ~aCJcX.vU)v est
rapproché par Ramsay , d Tit. II , 14: ri Iva ÀU'rpÛ>CJY)'ra~ ~fLiX ç &7tO 7tcX.CJY) ç
&vofLLaç . D e m ême , 1. l , 'rY)pù) v ÈV 'rO À<x ç &8avcX.'ru)v r a ppelle l'Év angile
de J ean, XI\ , 15 : 't'<xç ÈV'rOÀ<xç 'r<xç ÈfL <XÇ 'r Y)P ~CJe:'t'e:. Ma is il ne semble p as
qu'il faille expliquer ces similitudes assez vagu es par une imita tion v oulue, une
contrefaçon du langage chrétien: elles son t dues à l'usage gén éral d e ces t ermes
dans la langue religieuse du temps. Les Marcosiens ava ien t un sacrem ent
d'&7to À uTpu) CJ~ ç qui, suivant eux, ren dait les â m es inv isibles et insaisissabl es
pour le juge desmor:ts (IREN., l, 136; BOUSSET, da ns P AULY-WrSSOwA, R eal-
encycl., S. Vo « Gnosis », col. 1522) . La déliv rance d on t p a rle n ot re t exte se ra p-
porte aus i aux tourments d e la vie futu r e.
Les Épitynchanos sont connus par d'autres inscription s d e Phrygie . L ' un
d'eux se dit fils d'un « hiérophante d'u ne cohorte sacr ée», d a n s une épita phe
d'Acmonia , datée de 249-50. Un autre peu t -être n otre É pityn ch a n os, fils
de Pio , se vante , dans une inscription de Praipénisseis, d 'avoir, gr âce à ses
conna issan ces astrologiques, répandu au loin des or acles infaillib les . Ces p er son-
nages apparten a ient donc tous à une famille sacer dotale con sid ér able d e Phry -
gie . La généalogie assez embrouillée, à cause de la r épétit ion d es m êm es noms,
de ceux qui ont m entionnés dans n otre texte a été restituée comm e suit, par
YL D e toop:
• Pro s x TATIS
EPITYNCHA os •

------ -- - ----"'"---- - - - ---_.


DroGAS EPITYNCHANOS X TATIS
o ÉSIMOS, ALEXANDRE, ASKLAS, ÉPITYNCHANOS

L'intérêt principal du monument provient d e sa date: nou s sommes en 313 -314


ap . J.- ., c'est-à-dire avant l' édit de tolérance de Constantin. Si la persécu t ion
anglante a cessé, Maximin D a za soutient le clergé païen contre l'Église; il for-
tifie sa hiérarchie et soumet aux grands prêtres (&pX ~e:p e: ~ç ) les a u t res m inis -

162

tres du culte: n ous voyon s Épit y nchan os éd ict er des r èglements religieux, se
p oser en législateur du paganisme (1. A fin , vOfLo8É't' 'Y)ç, C fin vOfLo8É't'CI.~ ,
A.1. 18, VOfLouÇ 't'~8 E~V). .
D e plus , l'empereur en courage la pratique de l'an cien culte , et nous constatons
ici qu'on célébrait avec ferveur, à A cm onia, les m ystères d'Hécate, nom grec
appliqu é à quelque déesse phrygienne du m onde souterrain, de Manès D aès
ou Manoudaès, vieille divinité indigène , e t de Phébus. c'est -à-dire du Soleil,devenu
le centre du panthéon païen. D a ns ces m yst èr es, on prom etta it d e préserver
les initi és des châtiments d 'outre-tombe (sÀ u~p Ù) cr Cl.'t'O SX XCI. x <7> v ~ CI. cr CI. v <7> v)
et de les faire parvenir à une v ie b ienheureuse en les id e ntifiant avec les Immor-
tcJs : d e là, le n om ou surnom sacré d'A8avCI.'t'oç porté par ces prêtres.
bis bientôt apr ès, le christianisme était vainqueur: on mutila it a l ors les
reliefs du tombeau , e t l'on gravait, à la place de l'un d'eux, une croix qui
devait m ettre en fuite les d émons et les âmes damnées hantant cette sépulture
maudite.
Publiée: RAMSAY, Cities and bishoprics of Phrygia, JI, p. 566, n OS 467-469; pp. 506 et
suiv. et p. 790 . Cf. Classical Review, 1905, P 442. DE STOOP, Une famille sacerdotale
de Phrygie dans R evue de l'Instr . publique en B elgique, t. LIl, 1909, pp. 243 ft sulv.

,
137. [A I563.J Epitaphe de l'esclave Pharna-
baze. Stèle de marbre blanc, découverte à ma ia dans le P ont.
Acquise par M. Grégoire en I 907 à Sam-
soun pour le musée du Cinquantenaire .
Don d'un anonyme.
Haut. o rn 8o; largo Orn32; ép. omo ; h a ut. de
lettres o rn oI5.
Le ommet de la t ele e t percé de deux
trou qui ont ervi à fixer le couronnement
qui a disparu. La partie upérieure, qui est
li e et sans aucun ornement, portait peut-
être autrefoi une peinture. u ba- e t gravée
l'in cription : MYJ(JlOVOU 't'oG xU(J(ou ÈI1tl't'ci- •

;av't'o~ È1tlG't'Yj IGal È1t1. 't'Wl CPa(Jva(3ci ~ou


fJ.vYJfJ.€(~ G't'~ ÀYJv SLCX 't'o È;YJxoÀou 6YJX€-
val 't'Wl XUp(Wl Sl l xa(w~ 't'€ xal. €ùvo(w~ .
omme il arrive ouvent, dan le tyle
épigraphique, le verbe per onnel a été sou -
en tendu et l'on traduira : « Le seigneur
1érionès ayant ordonné d'ériger une stèle
sur le tombeau de Pharnabaze, parce qu'il
obéit au (dit) seigneur avec justice et dévoue-
ment , (on éleva ce monument). » • •
cara t 're perm t de dat r c tte épitaph e d e la fin du ne ou du
omm n m nt du 1 r i' l avant notre ère. 'est u n e des très r a res in scriptions
tr u 'e dan l ont qui remont nt à l' 'poque où ce pays était gou verné p a r
des r ois ind ép en-
d a nts . E lle se place
pro b a blemen t sous
le r ègne d e Mithri-
d ate E u pa tor, le
g r a nd a d versaire
de R ome (III-63
a p . ].-C.) .
L e n om d e Mé-
rionès, qui é t a it
san s d oute un gou-
verneur du roi Mi-
t hrida t e, est pure-
ment grec. Celui de Pharnabaze, probablement un officier p lacé sou s les ordres
de Mérionès, est perse. Nous retrouvon s, dans cette épitaph e, ce m éla nge
d'éléments helléniques et iraniens qui caractérise, à cette ép oque, la civilisa tion
du Pont et spécialement celle de la ville d'Amasia (TH. R EINACH, M ithri-
date Eupator, p. 249).
Publiée: ANDERSON, CUMONT, GRÉGOIRE , Recueil des inscriptwns du Pont, p. II 6 ,
nO 95 a. •

,
138. [A 956.J Epitaphe d 'une feullne . Plaque arron-
die de marbre blanc, termin ée pa r deux cartouches en queue d'aronde,
trouvée en I 892 dans les ruines de K ara-Samsoun (Amisos). Acquise
a Samsoun en I 900 .
Larg. om36; haut, omoS; ép. omo4; haut. des lettres OmO I 4. Sa n s restaura tions.
MuO''tcx yuv-f) 1 ' AV'tl7teX'tpOU l 'tOÜ NE lÀÉW~ XCXi pE. « Mys ta, femme
d'Antipater,
(fils) de N éileus,
adieu. »
Épitaphe du
type le plus ordi-
naire; les lettres,
très ornées, pa-
raissen t remonter
au commence-
ment du 1 er siècle
de notre ère.
Publiée: PAPAGIORGJADI, I zvéstija Russk. Instit., l, K ronika, p . 3 1, 1. ANDERSON ,
CUMONT, GRÉGOIRE , Recuet'l des inscriptions du Pont, p. 16, nO 8 .


,
139. [A 1565]. Epitaphe d'un inconnu . Huit frag-
m ents d 'une plaque de m arbre blan c, acq~s à Samsoun (Amisos) en
19°7·
H aut. totale environ offi40 ; larg o env. omz3; haut. des lettre omoz.
AOUXlO; 1 •• ofL·o 1 [€~Y]O'EV 1 €lt"fl fL€'·· [ XCX] LÈ't€À€U['ty]O'€V] .• 1 ~l)O'[CX;
Slà 1 1tcXv'tcx ] 'tav (3 lOV 1 [1tOp pw]
-ri); ci7tcX't[Y]; ·!1tCXPO Si'tcx]l Xcx lP€'t€ ·
« Lu ciu ~ . om . ° .. vécut quarante-
cinq ans ... mourut ayant pa é toute
sa vie loin de la fraude. Pa sant,
salut! »
La restitution est en partie conj ec- •

turale. Les fOI mules épigraphiques


sont courantes. Le salut au passant
est une fin très habituelle des épitaphes
grecq ues. Les caractères parais en t
dater du ne siècle.
Publiée: A DER SON, UMO T, GR É-
GOIRE, R ecueil d'inscr. du P ont , n O 1 0 C


Le Musée a reçu , en même temp
que ces fragments, d 'autres m enu
débris, provenant d'inscriptions diffé-
rentes et dont on n e peut rien tirer
(Inv. . 1566-15 69.) Ils sont repro-
duits, R ecueil inscy . Pont, nO 10 d, 10 f.

,
140. [A 1564.J Epitaphe chréti en n e . Pla que de
marbre, trouvée a K a ra - am oun (Ami ° ) et qui paraît provenir
de l'égli e rupe tr de aint- J an-Prodrome, où il y a d es tombeaux.
Acqui e à am oun par H. Gr ' goire en 1907. Don d'un anonynle . .
Haut. Om:l7; la rg o om69; ép . om03; haut. des lettres omoz5 -om04.
t I:OL fLcXxcxP llpoSpOfL€ 1civÉ6Y]0'€v Écxu'tav 1EÙYPcXq>LO; ci7toq>uyY]v
1tcXV !'tWV ÔSUVY] pWV 'tav 7tpa; 0'(È:) l 'tcXq>ov €UPcXfL€VO; 'te "tCXl ...
« Eugraphio s'e t confié à toi, ô bienheureux Précur eur, ayant trouvé
dans ce tombeau, proche de toi, un remède contre toutes les souffrances.
Le 4e jour du moi (?). »
D'après la forme des caractères, l' inscription date du v e ou du VIe siècle. Le
dernier mot est douteux. M. Grégoire complète TZ't'cX.prn, ce qui pourrait
signifier « le quatrième jour du mois » ou « un m ercredi », qui indiquerait le jour
LI l dép iti n du rp. :\Iai la pierr port lairemen t T . . T l n on T E T AP ,
t il ~ t pr babl qu 1 exte e c ntinuait ur un a u t re pla que de p ierre.
plac ' u elle- i .
.L-1.Hrraphi e t fait enterr r prè du Précur ur, c'e t -à -dire dan l 'égli e
d aint- J an-Bapti te ou prè d celle-ci. Le premier chrétien aim a ien t à

....

. 1 •

-' -~ •
,i
\

con tr uire leur épulture prè des tom beaux des mart T (CABROL et LECLERCQ,
Dicti0n11. arclzéol. chr., yO « Ad ancto )l, cf. I L, I II, 2, 141 et infra n O167)
et aint Jean fut assimilé à ceux-ci. A l'époque païenne, le ectateurs de cer-
tain my tère orientaux e fai aient pareillement inhumer prè de temple de
leur dieux.
GRÉGOIRE . Bull. corr. hell., XXXIII , 1909. p. ,!-, et Recueil des inscript. du P ont, p . 23,
nO 13.

D. SYRIE ET PA LESTI N E.
(Cf. n O 55.)

141. [A 1622. ] Déd i ca ce à la dée se Leucothéa


pour le salut de Trajan. Bloc de m arbre; trou éà l'endroit
appelé EI-Burdj, au-de ou de Kala <at-Iendal, ur le ersant oriental
du jeb l-ech- heikh (H l'mon) [Fo ey], d ép o é dan une ferme
ituée a nvir n une heure et demie de Qatana, village di t an t de
Dama de quatre heur ,au pied de l'Hern10n [Clermont-Gannea u].
cheté à ama en 1907.
Haut. oID56; largo o ID 62; ép. OID12 (mai l'épai eur du b loc a été rédu ite pour
le tran port) ; haut. des lettres 0 ID02 5.


Dan un encadrement rectangulaire, on li t sur la face légèrement incurvée:
cY1tÈp GW't'YlP lCl; ClÙ't'OXpO:'t'opo; 1 TpCl'LClVOÜ , NÉpO'lCl, I:E(3ClG't'OÜ 1
5. 'lla; 'I:E(3ClG't'O; rEpfJ-ClVlXOÜ ~ClXlXà; MÈVVÉCl; B EEÀlo:(30'l Il 't'OÜ
BEEÀla(3o'l 1tCl't'pà; NEI't'dpo'l, 't'OÜ cX1t06EW6Év't'0; 1 Èv 't'4l ÀÉ(3Yl't'l, Sl'
oiS Cll [é]Op't'Cll èiyw vl't'Cll, È7tlGX07tO; 1tO:V't'WV 't'WV ÈvI60:SE yEyova-
10. 't'WV Ëpywv XCl't" EùII GE(3dCl; cXVÉ6YlXEV 6E~ AE'lXO 1 6É~ I:Eydpwv .

- . . ... -

\( Pour le alut de l'emp r ur Trajan , fil de Nerva- ugu te, Auguste,


Germanique, Dacique, ennéa, (fil ) d Béeliabos, (petit-fil) de Béeliabo ,
père de N éteiro , qui fu t divini._' dan 1 chaudron, par lequel les fête sont
c '1 'bré _, _urveillant de tou_ le tra\ aux exécuté ici, a dédié (ceci) par
piét' à la d' e e Leucothéa de ég ïra. »
L'empereur étant appel' Dacicus , mais non encore Parthicus, l'inscription a
été gravée entre les ann'e 103-106 ap. J.-C. Son auteur connaissait malle grec:
de là la confu ion des cas qui lui a fait employer (1. 3) les nominatifs u toç Le:-
~(X()"roç au lieu des génitif ,et la construction enchevêtrée de la phrase, qui ne
permet pa de voir clairement si 0 t' 00 se rapporte à Mennéas ou à éteiros.
Tou les noms sont d'ailleurs émitique : Be:e:À tex. ~ oç, « don de Bêl li , répond
au grec b. to o-roç.
Le culte de Leucothéa, déesse hellénique as imilée à quelque divinité indigène,
e t att t' p r d'autr in criptions de l'Hermon. Mais le village où elle était
adoré. 'g ïra, n' t onnu par aucun autre texte (cf. JALABERT, Mél. jac.
orient. de Beyrouth, II, 1 07, pp. 2 9 et suiv.).
L'int'r~t prin ipal de notr inscription réside dans les mots cX:7t08e:w8Év't'oç
e: v 't'~ ÀÉ ~'Y)'t'L. 1. lérmont-Gann au hasarda l'hypothèse qu'il s'agissait d'une
immolation d'enfant . ..c 'teiro , nouveau Pélops voué au chaudron, « aurait été
off rt par on pèr co mm vi time d'un de ces sacrifices monstrueux que les
cruell divinit's syrienn n'ont jamais cessé de réclamer ». M. Grifith, allant
plus loin, mit e rite n rapport avec la coutume égyptienne de rendre des hon-
neur di in à c ux qui se noyaient dans le Nil (Zeitschrijt jûr /Egyptische
prach- und Alterturnskunde, XLVI, I9IO, pp. 132 et suiv.). M. Fossey, invo-
. quant le ens qu'cX:7to8e:6w a dans certaines inscriptions d'Asie-Mineure (C. I.G.
2 31-2), e~'Pliqua que Néteiros avait simplement été enseveli dans un chaudron.
c( Le cendr de N éteiros ont été déposées dans un vase sacré et Mennéas a
tenu à rappeler une faveur qui honorait toute sa famille. » M. Drexler a proposé
une interprétation qui semble préférable: dans le culte de Leucothéa, en sou-
venir san doute d'une fable rapportée par Apollodore (3,4,3), l'enfant plongé
dans le chaudron sacré était assimilé à la déesse. Ce rite s'est perpétué dans les
usages populaires de divers peuples (cf. aussi STRAB., VII, 2, 1 : 't'ov te:p~'t'cx­
't'ov 7tCXp' cxù't'o~ç [sc. les Cimbres] ÀÉ~'Y)'t'cx).
CLERMONT-GANNEAU, Recueil d'archéol. orientale, II, 1898, pp. 61 et suiv., 98 et
suiv. R evue critique, 1886, II, p. 232.

FOSSEY, Bull. corr. hell., XIX, 1895,
pp. 303 et suiv. DITTENBERGER, Orient. gr . inscr., II, nO 611. CAGNAT, Inscr. res.
Rom. pert., III, nO 1075. DREXLER dans ROSCHER, Lexikon d. Mythol., S. VO «Neteiros Il.
,
142. [A 1457.J Epitaphe de Sidon. Plaque de marbre
blanc, achetée à Saïda (Si- •

don) en 1907.
Larg. OID 20; haut. oIDI3; ép.
oID35: haut. des lettres Om02.

, A(3EbfJ.ÉÀEXE 1 XPYlO''tÈ xcxll


awpE XCXLpE. « Abedmélech,
(toi qui fu ) bon et (mourus)
trop jeune, adieu! »
Cette épitaphe, d'un type très
fréquent en Syrie, n'offre de
remarquable que le nom du dé-
funt: )A~e:OfLÉÀe:xoÇ ne s'est
pas encore rencontré, que nous sachions, dans l'épigraphie de ce pays. C'est la
transcription exacte de « <abd Milk » ou cc (abd Mélek », c'est-à-dire cc serviteur
du roj »,le titre de roi étant appliqué à un dieu local, comme c'est celui de Ba (al
( maître ), (cf. BAETGE , Beitrage zur sernit. Religionsgesch., 1888, pp. 37 et suiv.).
Inédite.

168 •
r
143. [A I 074.J Epitaphe IIlétrique d 'Apion de
Gadara. Bloc de 'basalte, trouvé à Saffoûré, hameau situé dans
la région 8ud-e t du Jac de Tibéria de, n on loin de l'ancienne Hippos.
Acquis p ar le 1usée en 1903 avec le n OS 144, 168.

Haut. om33; largo om 2; ép. OmI I; haut. des lettre omo3. La pierre paraît
être incomplète du bas. L'in cription e t gravée entre de rainures parallèles.

';'Hv fJ.ou 7ta'tijp Kotv'to~ , ~v fJ.Y)'tY)P <PlÀOÜ~ .


Tb S'oüvofJ.' Èa'tlv ' A7t€lwv, 7ta'tpl~ SÉ ~OU
xal 7téial XOlVij rciSapa XPY)a'tofJ.oua(€) la,
aocpYj~ S' <xcp' tl I7t7tou Èa'tlv Yj fJ.Y)'tijp <P lÀ OÜ~.
5· "A7talSa 't' olxov ÈyÀl7tWV È7tl 'tplalv
OlXW X€À€U60l~ 'tufJ.(3ov, de; o[v] où a lY)v
7ta'tijp a7taaav ÈxxÉae; fJ.' È7tÀou'tla€V
sY)aav't'Ë'tY) Sle; ËvS€x(a)' fJ. ovoy €vije; Ë(3Y)v.
« Mon père était Quintu , ma mère 'tait Philous; mon nom et ·
ma patrie et celle de tou le mien e t Gadara, ( éjour) de bonne.
Ma mère Philou était riginaire d'Hippo la age. Lai sant une mai on
sans enfant, j'habite au carr four de troi chemins un tombeau pour lequel
mon père a dépen é tout on avoir, m'enrichi ant (ain i), moi qui vécu
deux fois onze an . Fils unique, je m'en allai. »
L. 6. La pierre porte 1\10YCIH ,qui ne donne pas de sens.
Comme le remarque L lennont-Ganneau, le nom de <DtÀouç est nouveau:
c'est une forme issue du nom <D tÀw déjà connu , et tirée de l'accusatif <D ~Ào uv.
Si les vers de l'épitaphe qui veulent être des trimètre ïambique, sont médio-
cres, les sentiments qu'elle manifeste sont touchants, mais l'intérêt principal

169
t xt r ' id d nI ' pithète d nn' e à Gadara et à Hippos, les deux
it ' \' i ine d Jud ' . -' p"Y)cr'rOfLOUcr(E)~OC; est nouveau. M. lerm ont-Gan-
n u a y ait n a' à l 'int rpr 't r par « a ux b Ile mosaïques » (fLOUcrE!:O V),
l n om m ~ m d adara ignifia nt en phénicien , suivant Tzetzès (Chil .,8, 126),
pa \' ment n m a ïqu. rais il e t plus naturel d'opposer à Hippos la Sage,
~ 'e t-à-dir Ile qui cultive la cien e, Gadara « aux bonnes Muses », c'est-à-
dir la \'ill l ttrée : « le nombre et la r éputation d es écrivains qu'a produits
adar a ju tifi nt amplement cette 'pithète flatteu se . Les dévots de Méléagre
n'" ' ontrediront pa » (P erdrizet ) .
ubli ée: LER:\10NT-GA:-JNEA, Etudes d'archéologie orientale, II , 1896, p. 142
f. ibid . 1 9 . p. 3Y9· PERDR!ZET, R evue archénlogique, 1899, II, p. 49.

144. [~
1073.] Con truction d'un luur par un
gouverneur de Palestine. Bloc de calcaire gris, pro-
venant, au dire du vendeur syrien , des environs de Nazareth en
P ale tine, et acqui par l Musée en 1903 avec les nOS 143, 168.
Haut. o ffi S3; largo om74; ép. o lTI14 ; haut. d es lettres omos. - La pie rre est
bri ée en deux fragments.

t Xp (OVOl;) cI> À ( a(3lou) , Iwclvvou 1 èvBo;(O't'cl't'OU) (3EG't'l't'O (pO;) bEG I-


1tO't'lX(OÜ), &:ltà boux(wv), x (al) u[1tJa ['t'lx(oü) 't'à (3' xal 't'OÜ't'o 't'à eplyov
't'OÜ 't'lXOU; èy€ 1VE't'O èv lvblX('t'lWVl)... ] « Du temps de Flavius J ohan-
nè , illu tri ime chambellan impérial, ancien général et consulaire pour la
deuxième ann ée, on fit encore ce travail de la (construction de la) muraille,
l'an ... de l'indiction. »
L. 1. L 'interprétation de l'abréviation XPP e t assurée par la comparaison
avec une a utre inscription de Palestine, que m e signale M. Grégoire. Dans
cette inscription , trouvée à Scythopolis, È\J Xp6vo~c; est écrit ENXPPc; (Échos
d'Orient, 1901 , p. 75 c; R evu e bi blique, 1902, p. 318 et 19II, pp. 289, 440) . Le
P est redoublé pour marquer le pluriel.
L. 5. On trouve fréquemme nt d es formules semblables dans l'épigraphie
byzantine (cf., p. ex., LEFÉBURE, R ecu eil des inscriptions grecques chrétiennes
d 'ÉgY pte , l 0 7, il 0 5 9?- : rJ..' JEVE(ù B"Y) XrJ..~\ 'roU'rO
1 ~ \ , ~, , \
'rO fLEpOC; 'rou 'rE~XOUC; <X7tO
BE!H:) Lû) v). .
L. . D u chiffre de l'indiction , il n e reste qu'un jambage horizontal qui a
appartenu à un r ou un E.
Le personnage dont il est question ici, après avoir été dux, c'est -à-dire com-
mandant des troupes d'une province , était passé consularis (gouverneur) de
P a l tine première . Il 'tait revêtu , en m ême temps, de la charge très honori-
fique de ch ambella n impérial. Les vestitores, comme leur nom l'indique, avaient
le privilège de vêtir la personn e sacr ée d e l'emp er eur et prenaient soin de sa
gard e-robe et en particuli r d es insignes impériaux (THÉOPHANE, p. 226, 16, De
B oor; 0:-; T. PORPH., De cerim ., p. 6 ,6, éd . B onn).

17 0 •
La Pale tine première était gouvernée par un ccnsulaire ( ot. d~·gn.,Or. l,59;
HIEROCLES,71 ), la Péllestine econde et la tr i ième l'étaient par un impleprae-
ses. otre inscription doit donc, nécessairement, avoir été trouvée dans la pre-
mière province, et comme Nazareth est située dan la seconde, la proyenance
indiquée par le vendeur est inexacte. De plus, la Pale tine première cessa en 536
d'être gouvernée par un con ulaire pour être donnée à un proconsul (Jo v .

III ; cf. EECK, dan PAUL Y- ,,\ IOWA , R ealenc')'cl., s. ,,0(


on ulari » col.
l r..j.I . et par con équent notre texte e t certainement antérieur à cette date.
Le <DÀ.'IwcXvvY) mentionné dans notre texte ne peut êtr id ntifiéavec elui
qui e t nommé dan une inscription de Milet ( 'Ù zungsb. Akad. Berhn, 1906,
p. 257, mieux dans RÉGOIRE, Ins cr . chrét . d'Asie-~hneure, nO 219), et qui n'est
autre que le célèbre préfet du prétoire Jean de Cappad ce. Il ne doit pas être •

confondu davantage avec Jean, dux de Mésopotamie en 540-541 (PROcoPE,Bell .


Pers., II, 14; l, 216 , et suiv. Bonn ) : la date 'y oppci e.
1. Grégoire a conjecturé que ce pourrait être le J ean qui e t mentionné
comme ayant réprimé, en 529 , la révolte de amaritains. En effet, Cyrille de
ythopoli (Vita abae, dans OTELIER, Eccl. Gr. Monum., III, p. 340 A) dit
'E XE ÀEU' 8"l)uCl..V ~
1 ~
EOOWpOÇ \
XCl..~
) l WCl..vvY)ç
1 { ,~ ~ 1
o~ e:VOO s0 'rCl..'rO~
\
u~pCl..~OV uu-
vCl..ye:t:pa~ xal 'rÙJv LafLapE~~ÙJV xa'rau'rpa're:uua~. Or, nous apprenons,
par 1\lalala (p. 446 Bonn), que Théodore 'tait le dux de Palestine et qu'il mar-
Lha d'accord avec le gouverneurs du pays: J ean doit être l'un de ceux-ci.
ne autre hypothèse se présente. Notre J ean étaitcX7tà oouxÙJv , c'est-à-dire
ancien dux. Peut-être est-ce donc le dux de la province d'Euphratésie, qui était
n fon tion n 52 d 'apr' lalalas (p . 434 B onn ) ~Iais si le chiffre d e l' indic-
ti n t r ' u s ', l' nn ' d it Atre 524 ou 526 av. l-C., et cette id en t ificatio n
e t impo ib l .
u a y n qu'apr' a ir ou m is les S a m a ritains , Justinien fit con struire
une fo rter ur 1 mont arizim p r ès d e N éapolis (Naplou se) (P ROCOPE,
D e aed ., p. 3- ,12, n n ). Peut- ~ tre la pierre vient-elle de là : Néapolis ét ait
d a n la P le tin première . l\la is si le travail avait été exécuté sur l'ord re d e
l'empereur, 1 nom de celui-ci n 'eû t p rob a blem ent pas été omis, et n ou p ensons
qu' il 'aO'it d un autre r est a u ration exécutée, nous le d ision s, en 524 ou 526.
Inédite .

145. [A I30 .] ln cription trilingue de l'égl e


Saint-Serge, à Zébed. Linteau de basalte gris fon cé, prove-
nant d Zébed village en ruines, sit ué dans le d ésert entre Alep et
l'Euphrat e. D écouvert par Sachau en I879, ce m onument fut acquis
pour le in ée à Alep, en I 904.
H a u t . om67; la r g o 3mo5 ; ép. o ml 6 ; h a ut. d es lettres omo3 -omo6 . La p ierre
a été b ri ée en trois fragm ents pour être t ra nsportée à dos de ch a m eau x .

Au centre, le mon ogramme du Christ croix grecque avec une boucle


à la branche upérieure pour figure r le P est sculpté dans un cercle qu'il
divi e en quatre egments. Dan les deux segments inférieurs, on lit , de
gau che à d roite, les lettres A Q ; dans les segments supérieurs, on voit deux
corp ronds, repré entation conventionelle des astres ( oleil, lune ou Vénus).
A la partie u p , rieure du linteau , est gravée, à droite, une inscription
grecque; à gauche, une in cription syriaque, qui se continuent sur les mon-
tant de la porte . Plu bas, entre deu x rangées d'ove, sur la surface t aillée
en bi eau, e trouve une in cription arabe .
A. t "E~ou; yxw' fLYJ (vo;) rO(p)1tlOU 8x' È6€fL€À€o6l ~W fLIXp~UplOV
~oü &yLOU I:€pyLOU È1t1. ~oü 1t€p ( L08€u~ou) 1 , Iwavvou , XIXI. "Avv€o;
Boux€ou XIXI. I:€py l; ~ pl.; 1 ËX~lG[ IXJV' 1 I:ufL€WV 1 ' AfLpaIX 1 'HÀLIX, 1
l\.€OV~l; 1 &:P Xl~( €X~OV€;) . 6q' .

Plu ba , d'un bout à l'autre de la moulure creu e, au-de sus de la première


rangée d' ve, nt 'té ajouté le n oms : t I:IX~OpVlVO; "ASlSO; , "ASlSO<;
I:€pyLOU XIXI. "ASlSO; MIXpIX(3apxIX 8l(; ?).
cc En l'an 23 ( 5I2 ap. J-c.), le 24 du mois Go rpiaio, furent
établie le fondation du martyrion de aint- erge ous le périodeute
J ean Annéos, fil: de Boukéo , et ergio, fils et petit-fil de ergios, le fon-
dèrent . im' on, fi l d' rn raa fil d'Élias, et Léontio en furent le archi-
1

tecte . men . ))

172 •
kw~{ù'~-~aTn é;Y' ~ .
~A t pT 7 10 rIT" y {>, r :lo '( cE.
10~:1Io1(,,,o~~ ior1r..t I WÀNNôYk-~1 .~t~~foC

N° 145. INS CR IPTIO N TRILINGUE DE ZÉBED .




lu ba : « at rnm . ziz ,Azizo, fil de ergio , et Azizo ,fil de
lVIarabark . »

B. T st n qu •

« t u , au Fil t au aint-E prit. En l'an huit cent vingt-


tr i J vin t-quatr (du mois) Iloul, ont ét é po ées le fondations (de
l" li t . fut J ean, l périodeute que sa mémoire oit bénie qui
en p a la pr mière pi rre et iara qui écrivit (l'in cription), et Annas et
ntio chu t ergiu qui en furent le fondateurs. »

uivent le dernier mot, qui ont peu clairs. M. Littmann propo e de


le traduire en le tran posant : « la con truisirent (restaurèrent) Abou-
ergi et Antiocho et i ouqim bar Timaï et 1arî. »
-
. Texte arabe. •

« t A ec le ecour de Dieu, Sergio, fil d'Amat 1anâf, et Rounai, fi]


de iar'alqai, et ergio3, fil de Sa (d et itr (?) et Sergios. »
Pour les textes émitique , nous nous bornons à reproduire les traductions
de 1. Kugener et Littmann. L' inscription grecque, dont l'orthographe est fau-
ti, e, néce ite quelques explications.
L. 1. La date , qui e t celle du calendrier macédonien et de l'èr e d es Séleucides
usitée en yrie . répond au 24 septembre 512 de n otre ère .
L. _. La lecture ïtSp (to ÛS u ~ o u) est rendu e certaine par le t exte syriaque.
Le périodeute est un prêtre. qui parcourait un diocèse et avait pour mission sur-
tout de préparer au baptême les infidèles convertis. Bo u xÉo u es t peut-être
pour BopxÉou (cf. Bopx<xî:oç, Jos. , B eU. I ud ., II , 19,3, etc.) .M.Littmann veut
COlliger BopxÉ(cr)ou pour Mopx Écrou, et croit r etrouver le même p ersonnage
dans le Bounai, fils de Mar'alqais, du texte arabe.
L. 3. La lecture 't' p (ç est certaine, mais le ç est placé ::ms le t. Le sens ordi-
naire de ce mot, après un n om propre, est celui que M . Ku gener lui a attribué:
« fil et petit-fils de ergios ». ais, con sid ér a nt que trois Sergios sont précisé-
ment nommés dans le texte arabe, 1[. Littmann préfère trad uire « les trois
erge » comme s'il y avait 2:Épytot 't'psî:ç.
L. 4. "Ex~tcr(X J. Le A est mal gravé et ressemble à un Y.
L. 9. La r e titution &p X t-É x~o vsç n e paraît pas douteuse: la mention du
nom de architectes est fréq uente dans les inscriptions de Syrie .
Le caractères qui s uivent, comme l'a reconnu M. Grégoire, sont les chiffres
~ 4' qui équivalent au total des lettres de &fL~v J considér ées comme signes
numérique. Le mot amen est SJuvent représenté aussi par isopséPhie d a n s les
in criptions et le manuscrits.
La econde inscription grecque a joutée aprè coup donne, comme l' in crip -
tion arabe, le noms de donateurs qui ont contribu é aprè les premiers à l'achè-
vement de l'église.
La ( trilingue de Zébed ll . qui a déjà beaucoup exercé la sagacité des philolo-
gue, offre une double importance. 'est d'abord une preuve curieuse de la cliver-
sité de langues parl' es dan la yrie byzantine et de la civilisa tion complexe

I74

qui y fiorissait avan t l'invasion mus ulma ne : syriaque conser vé par la popu-
la tion indi gèn e: gr ec, id iom e urba in, offi ciel et littér aire; a r abe introduit par
les tribus n om ades qui avaient occupé toute la 1isi ~re du désert jusqu'au n ord
d ' Alep l'arabe , en core r elégu é à la troisièm e pl a ce, mais qui bien tôt s'em-
p a rera de la première.
Notre inscription est en suite le p lus a n cien m onumen t de la v én éra tion p a rti-
culière que les A rabes chrétien s, ét a blis le lon g de la fron tière d e Sy rie, avaien t
pour saint Ser ge . « Les peu ples a rabes, dit un t ex te syriaqu e du Vi e siècle, ch é-
rissaient le n om de ce m a rtyr et y avaien t recours plus que t ous les autres
h ommes Il (Vie d'Ahoudemn eh [P atr . or. , III], p. 29) .
Enfin , la troisièm e inscription est le p lus a n cien documen t d e l'écriture ara be
ava nt Mah om et.La seule inscription a rabe antérieure qui soit connue , celle d'En-
Nemâra, datée d e 32 8 ap. ].-C., est écrite en cara ct èr es nabatéens. Comme les
n oms des donat eurs on t été gravés cert a in ement p eu d' a nnées après la p ose d e
la p remière pierre , en SI 2 , n otre dédicace est a ntérieure d 'un siècle environ
à l'h égire .
Au p oint d e vue a rchéologique, le cercle g ra v é a u centre d u linteau a v ec les
deux astres et les lettres symboliques est un ex emple intéressant d ' une série
de représentations très fréquentes sur les m a i on et les églises d e Sy rie . Il faut
p robablement y reconna ître une tra nsforma tion chris tia nisée d e la rou e ou du
d isque solaire qu' on plaçait a u -d essu s d es p orte po r éca rter de la d em eure les
mauvais esprits . L es d eux astres, j oints a u 01 il ét a ient la lu n e et Vénus et les
lettres A Q ra p pela ient les douze sign e du zodia q ue (cf. L ITTMA l d a n s B UT-
LER , A merican expedition to yria, Architecture, p . 32, n ote de Mon telius) .
SACHA U , Eine dreisprachige I nschnjt aus Z ebed dans Monatsb. Akad. Berlin, 188 r ,
pp. 169 et sui v., et Z eitschr1j t der deutschen morgenldndischen Gesellschaft, XX XVI ,
1882, pp. 345 et suiv . et R eise in yrien und Mesopotam1'en, 1883, pp . 126 et sui v.
D e là: LIDZBARS KI, H andbuch der nordsemitischen EPigraPhLk, 1898, t . l, p. 484; t . II ,
pl. X L III, et PREN TI CE, American archaeotogical expedition to Syria, Greek and latin
I nscriptions , 1908, p. 269, n O 336 a . BARTHÉLEMY, Recueil des travaux relatifs à la
philologie et à l' archéologie égyptiennes, publié par lVIaspero, XIX, 1897 , p. 39 (nou-
velle t opie du t exte a rabe) . K UGE ER, ote sur l'incription trilingue de Zébed dans
J ournal A siatique, m ai 1907, pp. 510 et suiv. , et ouvel1e note sur l'incription trilingue
de Z ébed dans R ivista degli studi onentali, l,190 ,pp. 577 et suiv. (la meilleure publi-
cat ion). Cf. J A LABERT, Mélanges de la Faculté orientale de Beyrouth, III , 1 9 0 9 , •

pp. 740 et suiv., et LI TTMA N. Rivista degli studi orientali, IV, 19II, pp . 196 et sui v.
(corrections proposées).

E. EGYPTE.
(Cf. n O 74.)

146. [A 1484.J Dédicace à Ptolélnée VI et


Cléopâtre II. Plaque carrée de calcaire blanc crayeux, ach et ée
au Caire en 19°7.
a uto et la rgo Omz9; ép. om07S; h aut. des lettres OrnOIS ·
175
t xt st erav' dan un neadr m nt enbi eau.L lettre de aient
tr in rit ntr d lign parall 'le traeée d'a anee, mai le lapi-
cide maladroit n'a pa u 1 uivre. On lit clairement:
cy1tÈ:p (3CtGlÀ€WS TI't"OÀEfJ-CtlOU 1 XCtl (3CtG lÀlGO'Y)S 1O.E01ta't"pCtS 1 6EWV
<plÀOfJ-Yl't"opwv 1 ~ AG't"EplCt XCtl TlfJ-aploV Ctl 1~W't"lWVOS 't"oü &:PXlGWfJ-Ct't"O-
r <puÀCtxoS XCtl G't"pCt't"YlYOü 1 6uyCt't"€PES Bou(3aG't"E[ l].
D' icace n fav ur de ptolémée VI Philométor et de a œ ur Cléopâtre II
qu'il épou a en 17 - av. ].-C. (BOUCHÉ-LECLERCQ. H ,t"stoire des L agides, t. II ,
p. 6; cf . DITTENBERGER, Orient.
'z"nscript., nO 106 et note). Le roi
mourut en 146 . L'inscription se
place entre ces deux dates, mais
probablement après r63, année
où finit le r ègn e commun de
Philométor et d'Évergète.
Elle est con acr ée à la déesse
Bubasti (B a t) qui a ait un
temple célèbre dans la ville du
même nom. L 'antiquaire arabe
qui nous a vendu cette plaque
nou avait indiqué co mme lieu
provenance le F a oum, mais
cette affirroation est probable-
ment controuvée. Comme nous
l'a fait observer M. Sey mour de
Ricci, notre te},.rte doit être rap-
proché de deux autres dédicaces
analo!!Ue ,découverte à Buba ti 1. Les fouilles récente pratiquées dans les
nlÎne de cette ville ont mi au jour beaucoup d'antiquités (cf. NAVILLE,
Bubasti s, Londre , r 9r ), dont une partie aura, comme de coutume, passé chez
les marchand par des oie dérobées .
Bubasti ,dée e que les Grecs identifiaient avec rtémi, paraît avoir été ado-
rée urtout par les femmes. La con écration est faite ici par deux :fille de Sotion,
stratège ou gouverneur d'un nome, qui, comme beaucoup d'autres fonction-
naire de ce rang, portait le titre aulique de chef de la garde royale (archi-

1. L'une, raJ.O:rua 8eoo6-rov BovfJao"lL, copiée par Frazer sur la base d'une statue
a été publiée par AYCE, Proc. Soc. B~blical Archaeol., 1904, XXVI, p. 92. L'original
est entré, en 1902, au Bristish Museum avec un certain nombrE' de chats en pierre,
(reproduits d 'après un croquis de M. Seymour de Ricci dans REINACH, Rép., t. III,
p. 21 3, nO 7). L'autre dédicace, autrefois dans la collection Rostowitz, est depuis peu
au fusée d'Athènes. Elle est publiée, m'écrit 1. de Ricci, da.ns IJ<EJ..J.1]Y{wy, que je
, . , ,
n al pas a portee.


om a t phyla que 1 ; cf. B OUCHÉ-LECLERCQ, H i sioù'e des L agides, t . III, p. II4) '
Ce p ersonna g e très d écor é par aît être inconnu jusq u 'ici d a n s l'histoire. Ses
filles pieu ses s'appellent Ast éria et Tilll a rion , ce q -q.i prouve que les n oms neu-
tres d e femmes , comme l 'est ce dernier , n e d ésignen t pas toujours , a insi qu'on
l'a prétendu , d es cou rtisan es ou d es esclaves . C'est un diminutif d 'amitié .
Inédit e.

147. [E493.J Dédicace pour le alut de Ptolé-


.uée X, de sa Inère et de sa felllille. Fragm en t
d'une plaque -

de calcaire ac-
quise, en d é-
cembre 1 9 00 ,
à Giz é h , par
M. J ean Ca-
part, a vec le
nO 148.
Haut. oID25 ;
la rg o oID4o ; ép.
OIDOS ; haut. des
lettre omo3 . -
L a p laque e t
bri ée à droite
et à ga uche .

'Y1tÈp ~CXCflÀlCfCfY)~ KÀ€o1t] cl:'tpcx~ XCXl ~CXCflÀÉW~ ll'tOÀ[€fJ.CXLOU 1 XCXI.


~CXCflÀ( CfCfY)~ KÀ€o1tcl:'t] pcx~ 'tYj~ &:8€ÀcpYj~ 6€wv [q,tÀo 1 fJ.Y)'topwv ~w'tf)­
pwv XCXl 'tw]v 'tÉxvwv "ICfl8l 6€éil fJ.€y[lCf'tY)l 1 XCXI. ~cxpcl:1tl8l XCXl t/.Q? ]_
S. pWl XCXI. ' AYXOpï:Vl XCXl 'toï:~ CfUV[Vcl:Ol~ Il 6€ol~ 1téiCfl XCXI. 1tcl:CfCXl~ llJ'to-
À€fJ.cxï:o~ llOCf€l8wv [LOU 'twv 1tCXp<X l "toï:~ 'tou ll€Pl6f)~cx~ ( ? ) XCX'tOL]XOl-
[~ t]1t1tcl:pXWV XCXl 'twv ['t€'tcxYfJ.Évwv Ù1t' 1 cxù'tov 'tou llcx6up L ]'tOU XCXl .
'tYj~ fJ.Y)'tpo [1toW~ ... .

« En faveur de la reine l ' opâtre et du roi Ptolémée et de la reine Cl ' 0-


pâtre, ~ œur de dieux Philom 'tor Sauveurs, et de leurs enfants, à Isis, la
ande dée se, a érapi , à H orn , à Anchoris et à t ou le dieux et dée ses
qui habitent avec eux leur t emple, P tolémée, fil de P o idoniu , l'un de

1. Grieelt. T ttel lm P tolemaerreich dans R hein. Mus. , LV, 1 900, p. r 87


TRA CK ,
donne une liste d e dix-neuf a rchisomatop h ylaqu es , dont plusieurs son t en m êm e
temps st ratèges . L a Lstc pouro.it être a u jou rd'hui a llo n gée.

12
177
hipp rqu d I t rrit rial (du ant n) d P rithèbe et de ~ tr upe , pla-
,
c u ordr du n m Pathyrit t de la métropole ... »
i l r tituti n d i\l1\I. d i ci t track ont exactes , ce qui paraît cer-
tain au moin pour le pr mièr ligne, l'inscription se place entre les années
1 q et 10 t l P r onnaC' nommé sont léopâtre III, ptolémée X oter
et ad uxièm f mm l ' opâtre éléné a , -ec e trois fils (cf. BOUCHÉ-LECLERg,
Histo ire de La ide, II, pp. 91 , 94 et ni,-.) c( ette inscription estle premier docu-
men témoi!!nant de l xi tence de léopâtre élén é et il prouve: 1 ° que éléné a
'Tai ment han C'é on nom en celui de Cléopâtre, comme on pouvait le supposer
d'apr' TRABOX , X"\ l , p. 7-4-9 , et J OSFPHE, Ant. Iud. , XIII, 420 (STRACK,
Dyna fie der Ptolemâer, p. 10 ) ; _ ° qu'elle eut raiment des enfants de oter, ce
que nou ne avion ju qu'à présent que p a r un pas age peu probant de J USTIN
(XL, -4- , 1) ; 3°qu elle fut admi e au nombre d e <D LÀO fL ~-ope:ç ~u)'t'~pe:ç r track] .
Le dieu nchori mentionné 1. 4, à côté de la « grande déesse I sis ll, est certai-
nement le même qui e t appelé kori ur une amulette égyptienne et identifié
avec thor et Baït (KA1BEL, Epi gramm . graeca, 1139: Elç Bo:.('t', dç A8wp,
fL(o:. -(;)v ~(o:. de; as "Ax'WpL, Xo:.1pe:, 7to:."'-€:p x'6crfLou, Xo:.~pe: 't'p(fLOPCPe:
8e:6 ). Totre in cription, qui mentionn e une divinité peu connue du ciel égyp-
tien et qui préci e la généaloC'ie de Ptolémée, offre, on le voit, un double intérêt.
La re titution d e dernière lignes e t trè douteu e . Les seuls mots certains
sontx,o:.-o(x'wv ïï7to:.pxoç,c'e t-à-dire commandant .de ca aleriedessoldats
~

libéré , établis ur un lot de terre et qui r estaient a treint au sen-ice militaire


(cf. P AUL :\IEYER, Das H eerwesen der Ptolemâer, Leipzig, 1900, pp. 6 et sui .) .
Publiée :TRACK, In schrzjten aus Ptolemâ i, cher Zeit dam: Archiv jür Papyrusjor-
schung, II, 1903, p. 553 n O 35 .

148. [E 492.J Dédicace à Horus (?). Fragment d 'une


tablette de mar-
bre blan c, acquis,
en d éce mbre
1 900 . par d. J ean
Ca part, à Gizéh,
avec Je nO I47.
Ha ut. 0 mI 5 ;
lar g o om29; ép .
omoS; haut. des let-
tres om025' La
plaque est bri ée à
droite et à gauche.

M. AÙp ( YjÀlO~)
, A ] ;a\lSpo~ 0

17


XCXI. KcxÀÀ[ l\llxo;? 1 ... I:CXpCX7tlOU 't'eX ày[cXÀIJ-cx't'cx ItI,QpWl nYJÀo ?Jualwl àvÉ-
(6YJxev . , . 1 . A . ' AV't'JWVlVOU I:ef3cxa't'o [u ... 1. . • Ù7tÈp cxù]'t'ou XCXI. AlÀl-
wv[0; 't'OU ULOU] .
{( M. Aurélius Alexandre (qui s'appelle) au i Callinice ... de Sarapios a
consacré ces (statues à l'Horn de P éluse? ... ) Lucius Antonin Auguste ...
pour lui et son (fils) Élion. »
Les restitutiGns sont très hypothétiques . L'empereur peut être Antonin le
Pieux, Marc-Aurèle ou Caracalla.
Publiée: SEYMOUR DE Rrccr, Bullet.·n éPigrapht'que de 1'Égypte romaine dans Archiv
jür Papyrusforschung, Il, p. 445 , 1903, nO 69 .

149. [A 1483.J Épitaphe chrétienne. Plaque de marbre


blanc, achetée au Caire avec le nO 146. La provenance indiql1ée, le
Fayoum, n'est peut-être pa plus exacte pour la seconde in cription
que pour la première.
Haut. om2 9; la rgo om 38; ép . omoS ; haut. de lettre om03. - Brisée à gauche
et au-dessus, mais l'inscription e t complète .

t ·Exo lIJ-YJ6(YJ ) b IJ-cxxcXp( lO;) [ rewpy LO;. b Xup lO; 1cxù't'ov àVCX7tCXUaell
àIJ-YJv. MeaopY) [ X~' lv8(lX't'lWVO;) f3' , 8eu't'Ép~ t , {( Ci-gît le bien heureux
Georg e . Le ei- .
gneur lill donnera
le repo . Amen. Le
27 (du mois) Né ori , -
deuxième (an née de
l')indiction , un
lundi )J .

Type d'épitaphe
chrétienne . La phra-
se : « Le eigneur le •

fera reposer, amen II


est pro ba blemen t
empruntée à une
prière pour les tré-
p assés. Il n'est pa
rare de trouyer en
Égypte, gravée ur les tombeaux chrétiens, des formules liturgiques tirées de
l' office des morts: l'expression &.Vcl.7tCXUUO J -"ljv uX:ljv CXlVt'OU, y revient
1

fréquemment (D 1IONT, i\1élanges d'archéologie réunis par H0l\10LLE p. S86;


L EFEBVRE, Recueil des ~·nscr. grecques chrétiennes d'Égypte, 1907, nOs 62 et
sui . et passim).

179
L 7m ri t l _ a ûtqui t mb it, uivan t l t ex t , un lundi (~E\)"t'Épq.).
u nd l 20 a ut t un lundi, 1 1 er jan ier e t a ussi un lundi , ou un dima n ch e
t bi xtil, t 1 1 tr d m inicales sont d on c G ou A G . Or , d epuis
14, où mm n el T 1 d indictions, la deu xièm e a nnée d e celle-ci n e corres -
p nd ' 1 ttre qu quatr fois: en 344,389,434 et 479 ap . ].-C. Puis la m êm e
orr pondan n r trou v plu qu'en 764 ap . ]. -C. Cette d ernière d a t e ét a nt
trop tardiv , on p ut êtr c rtain qu notre épitaph e n 'est p as a ntérieure à 344
ni p t'rieur à +79 ( f. le tabl s de l'Art de véri fi er les dates, t . l , éd. d e
l 1 . pp. 43 t uiv.)

180

• •

A. IT ALI E.

150. [A 1333 .J Cippe funéraire. Cippe de m arbre blanc,


trouvé, en 1885, à R ome dan la vigne du Cav. B ertone entre la via
Salaria et la via Pin-
ciana en face de la
villa Albani, n on loin
du m au olée de Lu-
cilii . A c q ui3 p a r l e
Mu ée en 1905.
H a ut. o m5 2; lar g oOID29;
ép. OID22 5 ; h au t. des let-
tres 0 ID l 5 - 0 m35 . \5
La partie u périeu r ,
formée d'une co rniche
garnie de deux cou in
et creu ée au mili u ,
était mobile et elle 'e t
perdue. Le fût porte à
gauche un e aiguiere (ur-
ceus) , à droite une pa - •

t ere. ur la face ant' -


lieure, e lit l'in crip-
tion :

D (is) M (anibus) 1
Cirpiniae, Sp (urii)
f (iliae), 1 Calliopes !
M. Ulpius 1 Expec-
tatus et 1 T. Flav ius L ( ucii) f (ili us) 1 Cirpinius Expectatus, 1duo
Sexti 1 pientissimi 1 pater et filius, 1 bene mere nti.
181
«Aux di ux Mân irpinia alliope, fille de puriu . Marcus Ulpius
Exp t tu t Titu Flaviu irpiniu Expectatu , fil de Lucius (et) le
d ux xtu (u xtiu ), tr pi ux, le p'r et le fil , à (cette fe mme) pleine
d m ' rite. »
eaux a ra t ' r du commen cem ent du ne siècle . L e n om de Cirpim;us est
extr Am em nt r a re . irpinia alliop e, comme l'in d ique sa filia tion , Spurii filia,
ét ait un nfa nt ill éaitime . 1. lpius Expecta tus est p robablement son p ère
et le p er onnage qui uit on fr ère a dû s 'appeler d 'abord T. Cirp inius Expec-
tatus et , a pr ' on a d option par un m embre de la gens Flavia , ch a n ger son n om
en celui que n ou li on s . L a relation d e la d éfunte avec les d eu x Sex t iu s n e p eut
êtr e d ét er m inée . L 'urceus et la p a t ère ra ppellent les libation s que, selon les
rite funér aire, on d evait r en ou veler régu lièr ement en l 'honneur des m orts.
LA X otizie degli sca1li di Antichità, r 885, p . 428, cf . pp . 400, 365 : « n cip po
CIA N I ,
mall oor eo ca " ato n ell' interno a guisa di cinerario con cop erchio scorniciato, p ul vi-
nato , m obile. " CIL J, suppl. 34839.

151 . [ 1320.] C i ppe f unéraire. Cippe de m arbre blanc,


provenant de R om e. Il se trouvait
à la fin du xv e siècle dans la maison
d 'un certain Luca de Colazo. Acquis

en 1905 .
H a u t . om6g; la r go om32; ép. om23 ; h a u t .
d es 1ettres omo 3 .
La partie ~ u périe ure , qui fait saillie
en fo rme de corniche, es t mutilée . Sur
les côt és sont sculptés, à droit e une

aiguière (urceus), a gauche .u ne patère ,
sur la face an t ' rieure , dan un en cadre-
ment , e t gravée l'inscription:
D (i s) M (anibus ) 1 Quartae ,
coni u g i 1 optim a e, 1 T y chicus.
« Aux dieux Mânes . A Quarta, la
meilleure de épou e_, T ychicu . »
Caractèr es assez n égligés d u II e siècle.
- Sur la signification d e l'urceus et d e la
patèr e, voyez n O ISO .
U n e copie de l'inscrip tion est con ervée
d a n s les papiers de P etrus Sabinus, prc-
fesseur d' éloqu ence à R om e (vers 1500),
et dans ceux de lloni d' dine, ecr étaire du patria rch e d'Aquilée . L ' origina l
pas ait pour perdu . f. IL. , V I , pars IV, nO 25 26 3 .


~

152. [A 935 .J Epitaphe de Julia Urania. Plaque de


marbre blanc qui se trouvait, entre 1623 et .1640, à Rome, apud laPi-
cidam Balduinum de Briele iuxta B. Mariae ad M'ontes [DoniJ. Vendue
par De Briele à Wouverius, l'ami. de Juste Lipse, elle était conservée, en
1706, au collège de Jésuites de Bruxelles [Cuperus]. On perd ses traces
depuis la uppression de ce collège (1775); elle fut retrouvée, en 1898,
dan des décombres provenant de la démolition d'une dépendance de
la Bibliothèque royale et donnée au Mu ée par M. Loui P ari en 1899.
Haut. omz ; largo


om35; ép . omo4-omoz5;
haut. des lettres 0 fioz 5.
-Les deux coins infé-
rieurs de la plaque s ::: mt
brisés et le bord supé-
rieur entamé.

Autour de la pla-
que e t de siné au
trait un encadre -
ment; de feuilles re-
courbées (palme ?)
se joignent par leurs
extrémité et forment
une érie de quart
de cercle ù ont
in. crit de petit croi ant. u centre de la plaque, e trouve une cavité
circulaire (long. omog) , entourée d'un de in imitant l bord d'un vase ou
d'un mortier (cf nO IlS) muni de deux an -. Le fond e t percé de troi
trou qui traver ent la plaque de part en part. u-de us et au-des ous
on lit l'épitaphe:
Cineribus Iuliae Uraniae. •

« d Julia Urania. »
Les cara t ère parai sent dater du c mmencement du Ile siècle.
La cavité pratiqué dan la plaque ervait à recueillir les libations qui, sui-
velDt le croyances vulgaires, nourri aient les esprits des morts. Le liquide tra-
ver ant la plaque perforée était conduit par un tube sur les ossements calcinés.
* Mc;. de D NIUS ( Teapol., 524, 5, B1.rberin, p. 53), et GOIUUS, Donii inscriptiones
antiquce, 1731, p. 438, nO 6. D e là, MURATORI, Novus thesaurus inscriptionum, 1740,
t. III, p. MDCXCII, 4. Ms. de C PERUS à La Haye (cf. SCHUERMANS, Bull.
commiss. roy. d'art et d'archéol., VIII, p. 145, nO 144)' CIL, VI, t. III, nO 2°73 2 . -
Lo IS PARIS, Annales ociété d'archéol . de Bruxelles , XIV, 1900, pp. 1-22
153. [.. l 7.] Épitap he d'u n citoyen rOinain et
de sa fail\ille. tt tumulaire, an doute d 'origine
r main , ~ tr Uy it an coll' g de Jb: uite d Bruxelle
[ up ru ~] .
Haut. offi30; lar a . UlSS ; ép. o ffi o6 ; haut. de lettre omo3 5-omo2.

Plaqu d marbr blan bord ' de moulures fonnant un en cadrement


n r li f. Dan 1 hamp l'in cription :
D (is) M (anibus). 1 Q(uintus) Vi bi us Mellon fecit 1 sibi et Vibio
Attico filio et Vibiae 1 Atticae u xori et Vibiae Agrippinae fi1 (iae)
l li b ertis libertabusq (ue) po [sJteri sq (ue) eorum cur (ante) Q(uin-
to) V (ibio ) Ep [icte] to.
«ux dieux :JIâne . Quin tu Yibiu Mellon a fait (bâtir ce tombeau)
à lui-même, a Yibiu Atticu , on fil ,à ibia ttica, on épouse, et à

IuolfFvr B
11\ [" ~ Rj PP1W

Vibia Agrippina, a fille, (ain i qu ')à se affranchi , e affranchies et leur


de cendant , par le oin de Quintus ibius Ep(icté)tu . J)
Caractère du Ille siècle. A noter la fo rme tria n gula ire d es points. D a ns le
dernier mot, les lettres ICTE ont été omi es p a r un oubli du la picide; p eut-être
étaient-elle tracée au pinceau sur la surface du m a rbre (cf. Hülsen , d a ns leCIL. ) .
De même, 1. 5, le premier a été oublié dans posteris . Q. Vibius Épict étus
est un des affranchis du défunt. Q. ibius Mellon est proba blement lui-m ême un
affranchi , Olllme l'indiquent l'ab ence de fili a tion et son su rnom grec Mellon.
Quant à sa femme elle est probablemen t une a ffra nchie du m ême patr on , un
membre de la gens Vibia.


CIL, VI, t IV, nO 28824. CUPERUS, Ms. de la Have (cf. Préfa ce). SCHAYES

Catalogue, p. 84, nO 69. TH . J USTE, Catalogue, I re édit., p. 162, S, 13 ; 2(' éd it., p . 172
- SCHUERMANS, Bull,. comm . art. et arch ., t. V II , 1868, p. 42 , n O 32 ; t . VIII , 1869,
p. 30 1, n O 32 et pl. l, fig . 4.

.. . •
154· [A r 83.] EpItaphe d'un InarI. Cette table de
marbre est signalée à. R om e dès le début du XVIIe siècle [Donius]; en
r706, on la retrouve au collège des J ésuites de Bruxelles [Cuperus].
Haut. om36; largo O ID 21S; ép. oIDo3S ; h aut . des lettres Om02.

A la partie supérieure, un fronton cintré, flanqué de deux acrotères arron-


d is (celui de gau che est brisé), con-
tient une cou ronne ornée de bande-
lettes. Au-dessus, dans un encadre-
ment plat, l'inscription:
D (is) M (anibus). i Ti (berio)
Claudio 1 Niceroti l, qui e t Asia-
ti lcus, Livi (a ) Q ui n ]tilla coiugi 1
piissimo et du1 lcissimo fecit. ! •

........ ' i'

v (ixit) a (nnos) XXX ...


J
--..,. . _'J
« Aux dieux Mâne . A Tiberiu
Claudius Nicéros, dit aus i Asiaticu , fJ VI "", •

son époux trè pieux et très cher, /


Livia Quintilla a fait (construire ce
JI. 1

tombeau). Il v'cut trente ans. » f S. ll~ o · ~T· ft


Inscription du 1 er siècle ap. J.- .-
_JS TI "O'FEC'J'TI
'. J. . XX X G'J .
La formule qui et est fréquente pour
a jouter au nom un sobriquet. Ti Clau-
2 7
- . _-.........
dius Niceros, comme l'indiquent son
cognomen grec et l'absence de filiation,

était un affranchi, probablement un •


affranchi de l'empereur Claude (41-S4
ap. J .-C.) ou de N'ron (S4-68). on surnom Asiaticus fa it supposer qu'il était
originaire d'Asie.
CIL , VI, t. III, nO 15 159. DONIus, lnscriptiones antiquae, p. 4°4, cl. XII, nO 53;
d'où MURATORI, T hesaurus veto inscript., 1742, p. 1328, 13; CUPERUS, Ms. de La
Haye (cf. Préface). CANNEGIETER, De mutata nominum Romanorum sub princibus
ratione, 1758, pp. 33 et 219, d'où ORELLJ, Inscr. lat. coll., 1828, nO 2766. POCKOCKE,
I nscr. antiq. gr. et latin liher, 1752, p. 1I8, 9. SCHA YES, Catalogue, p. 83, nO 65. -
T H. J USTE, Catalogue, Ire édit., p. 161, S, 13; ze édit., p. 17I. SCHUERMANS, Bul-
letin comm. a1't et arch., t. VIII, 1869, p. 3°5, nO 143 et pl. I, fig. 8 .


.-
155. [. l 5.] Epitaphe d'un enfant naturel.
C tt 'pitaph , p r b bl m n t tr U \ ' à R om , e, t ignalée, en 1706, au
11 ' cr d J' ui t d rux 11 [ u peru J.
auto Om+1; larO'. omz+; ép. moS; h,wt. des lettre o rn o ZS-Om0 1S.

Plaque de marbre blanc. Le


ommet dessine un fronton orné
de ro_ettes et flanqué d'acrotère
arrondi . Dan_ un encadrement
de moulure , on lit l'in cliption:
D (is) M (anibus) L (ucii)
Volusi (i) Severi. Vix (it)
ann (os) V m (enses) VIII 1
d (ies) XVIIII. Fecerunt) 1
L (ucius)Ofillius 1 Carpus et
Volusia Pauli jna fi1 (i o) dul-
cissi ( mo).
« u x dieux Mâne de Lucius
olu iu év éru . Il v écut 5 ans
8 m oi et 19 jour . Lucius Ofillius
Carpu et olusia P aulina ont
fait (bâtir ce tombeau ) à leur fils
bien -aim ' . »
L a forme d e caract ère p a raît
devoir fa ire d a t er l'inscription du
1 er siècle d e n otre èr e . Sur le l dé-
passant la lign e d a n Dis et fil (io) ,
voyez p lus b as a ux n OS IS 6 et 160 .
Cette épitaphe e t celle d'un enfant n aturel, car L. olus ius Severus p orte le
gentilice. de a mère (Volusia) et n on celui de son p ère ( Ofillius) .
I L , VI, t. IV, nO 29541. C U PERUS, Ms. de L a H aye (cf . Préface) . C H A YE S,
Catalogue, p. 4, nO 67. TH. J US TE, Catalof5ue , I r e éjit ., p .162, ', 13; 21) édit .. p. 1 72 .
- . CHUERMANS, dan Bull. comm . art et arrh., t. V II , 1868, p . 42, n O30 ; t . VIII, 1869 , .
P.29 ,no 30 et pl. r, fi~. 2 .


156. [A 186.] Epithaphe d'une jeune fille appe-
lée N Olnas. Cette in cription , probablem ent d' origine romaine,
e trouvait, dè 1706, au college de Jé uite de Bruxelles [Cuperus].
Haut. omz4; largo omS; ép. omoS; haut. des lettres o rn OZ -OrnOIS.
Plaque d marbre blanc. e moulures de sinent un cartou che rectan-
gulaire terminé par d app ndice en queue d'aronde. Ceux-ci ont percés

186

de trous destin és à fixer l' épitaphe au tombeau : un débris du clou qui a
servi à cet usage subsiste du côté droit. Dans le cartouche on lit :
,

Dis Manibus Nomadis. 1 Fecit Veturia Fortunata 1 mater sibi


posterisque 1 suis; q (uo )qu (oversus) pedes II.
« Aux dieux Mânes de Nomas. Véturia Fortunata, a mère, a fait (bâtir
ce tombeau) pour elle-même et pour ses descendants. (Superficie du ter-
rain) deux pieds de côtés. »
A noter, l' emploi du l dépassant la lign e pour rendre la diphtongue ei. -
L'inscription paraît dater du 1er siècle de n otre ère. Cette sépulture, de dimensions
restreintes, ne de-
vai t pas recevoir
le cadavre, mais
simple men t les
cendres (cf. CIL, .",,'M/\l~f
, ;VS JO
VI , t. III, nOS FEer TVETV r f 'FOR
15438, 160 4 6 ). MATE SIe,L rO';TE
('~v' f 0~ 0 '---".
CIL, VI, t. JII,
n O23000. CUPE-
RUS, Ms. de La
Haye, 1706 (cf. P,é-
fac!') , ' * GÉRARD
Ms. d e La Haye, .
B, 3.", p. 12 3. SCHAYES, Catalogue, p. 84, nI) 63 . TH. J USTE, Catalogue, Ire édit"
p. 1 6 1, S, q; 2" édit., p. 172. SCHUERMANC;, Bulletin comm Q-rt et arch., t. VII, 1 868,
p. 4 0 ; t . VIII, 1869 . p. 299, avec un :'! r eproduction photolitho-graphique, pl. l, fi g . 3.

157. [A 188.J Épitaphe d'un enfant adoptif. Ce


marbre se trouvait, au commencement du XVIIe siècle, à Rome, apud
Alexandrum Rondonum (Doniu). V r 1625, il fut acheté par un
m archand b elge, nommé Baudouin Breydel, pour être envoyé en Bel-
gique au philologu J ean Wouvere, ami d e Juste Lipse [Rycquius]. En
1708, il était con rvé au collèg d s J ésuites de Bruxelle~ [Cuperus]. •

Haut. om29; largo om44; ép. om06; haut. des lettr s O rn 02.

Plaque rectangulaire de marbre, encadré d'un listel et de moulures.


Sur le li tel et dan le champ, l'in~ cription :
D(is) M (anibus). 1 T(ito) Pactumeio Romano, alumf no dulcis-
simo, qui vixit ann (is) 1 VIII mensibus sex diebus 1 XXVII
bene merenti 1 fecit 1 T(itus) Pactumeius Pistus.
(\ Aux dieux Mânes. A Titus Pactumeius Romanus, son fils adoptif
bien-aimé, qui v' cut 8 années 6 mois et 27 jours, et mérita bien (de lui) ,
Titus Pactumeiu Pi tus a fait (bâtir ce tombeau). »
D prè la form d ara t ' r , ett in cription paraît dater de la :fin du
II iè 1 . d ux demi r mot ont éparé par une feuille de lierre, signe
de pon tuation fréqu nt. Le nom d'alu1IInus e t appliqué proprement à un
enfan t expo épar
ses p a r en ts, re-
cueilli et élevé par
des étrangers .

CIL, l, t. III,
i . nO 23698. Do lUS,
l Codex Marucellianus,
293, p. 222 (cf.
CIL) . RYCQUIUS,
cité par GUDIUS, Ms.
r d e "\ olfenhü ttel (cf.
CIL , VI, p. LIX),
l TV ' 1. 62, 3. GUDIUS,
A 1'Itiquae mscriptio-
nes, 1731, p. 308,
nO TI. CUPERUS
1s. de La Haye (cf.
Préface). - *GÉRARD,
~Is . de La Haye, B, 35, p. 123. CHA YES, Catalogue, p. 83. TH. J USTE, Catalogue,
I re édit, p. 163, ,13; 2 e éd~t., p. 172. SCH ER~1ANS, Bulletin comm. art et arch.,
t . IIV, 1868, p. 42; t. III, r869 p . 302, avec une n'productio n photolithographiqu e,
pl . l , fig. 5.

,
158. [.< l 2.J Epita-
phe d'un patron. Ce
m arbre e trouvait, au début
du x Ile iecle, à R ome, apud
FranC'lSCU111, Bra chianense111,
marmorarium prope . A n-
dreae ad S aepes [Doniu J. En
1625, il fut en oyé, avec le
numéro précédent, pa r Breydel
a \\'ouvere [Gudiu J. En 1706,
il était con ervé au college de
J ésuite de Bruxelie [Cuperu~ J.
Haut. om34; largo om4z; ép.
omo35; haut. des lettre omoz5 -
ornOZ.

Plaque de marbre blanc, dont

188 •
le sommet e t ébréch é à gauche. Dan un encadrement linéaire, l'in-
scription :
D (is) M (anibus) . 1 M. Quintillio i Epaphrodito 1 patrono bene
merenti 1 Quintilli a Laea lib (erta) 1 fecit et sibi 1 posterisque

SUIS.

« Aux dieux :Jlâne . A jlarcu Quintilliu Epaphroditu , patron plein


de mérites (enver elle), Quintillia Laea, on affranchie, a fait (con truire
ce tombeau) ain_i qu'à elle-même et à se ~ de cendant . »
Cette épitaphe remonte a n doute au 1 er iècle de notre ère. - L. 4. L'I de
merenti a été gravé ur la bordure.
CIL, VI, t. IV, nO 25275. DONI us, Is. Marucel1ianus, ,293, f. 220, etc. (cf .
CIL, 1. c.) GUDIUS, Antiquaè inscriptiones, 1731, p. 347, nO. CUPERUS, Ms. de
La Haye (cf. Préface) . *GÉRARD 1 ~ . de L a Haye , B, 35, f. 123. CHAYES, Cata-
logue, p. 83, nO 64 . TH . J USTE, Ca~a1ogue, Ire édit., p. 161 , 13; 2 e édit., p. 171.-
SCHUERMA S, Bull. comm. art et arch., t. III,1869, p. 305, nO 142 et pl. l, fig. 7.

Ir

159. [~ 184·J Epitaphe d'un affranchi iillpé-


rial. Cette épitaphe, qui pro\'i nt
san doute de R ome, trouvait,
en 1706 au coll 'ge d Jé uit d
Bruxelle [Cuperu J.
Haut. om46; largo Om2 1 ;
haut de lettre OrnOIS.

Le _ommet de cette plaqu e de mar-


bre blanc affecte la forme d'un fron-
ton cintré, entre deux acrotèr arron -
di. an le fronton t ' cul pt' un
couronne avec de bandelett flot-
tant . u-de ou, dan un en adr - •

ment plat, on lit l'in cription :

D (i sJ M (ani bu s ). '1 T (ito) Aelio,


A u g (u sti) li b (erto), P riamo J et
Sext(o) Cl odi o Eutycheti 1 amicis
eximiae pietat (is) 1 bene meren-
ti b us M (arcu s) 1 Licinius Hilarus
l oco 1 donato titulum posuit.
« ux di ux jlâne . A Titu eliu Priamu, affranchi d' ugu te, et à
extu lodiu Eut chè_, e ami d'une affection excellente t pleins de

18 9
mérite (en ver lui) , 1. Liciniu Hilaru_ a fait placer cette épitaphe, après
a , oir donn ' le lieu (d la ' pulture) . »
T. eliu Priamus e t, comme son nom et son surnom l'indiquent, un affran-
hi grec ou oriental de l'empereur Antonin le Pieux (r38 - r 6 r ap . J. -C.) ,
qui par uite de son adoption par Hadrien s'appelait T. Aelius H adrianus
.Antoninus P ius . omme le remarque M. chu errnans (p. 37 ), un h eureux
ha ard a fait retrouver récemment, à Rome, l'épitaphe de la femme de cet
affranch i (J .-B. DE Ro l, Roma soterranea, II, p. 290 CI L , VI , t. II , r0900):
D (z's) M(anibu ) Aeliae .Aug(usti) lib(ertae) F eliculae Priamus coniugi sanctis-
sùnae et fidelissimae cum qua vixit ...
Pour la ignification de la couronne sculptée sur les tombeaux, cf. supra.
nO 7 ' p. roI.
CIL I, t. II. nO 10770. CUPERUS . Ms . de La Haye (d. Préface) . SCHAYES,
Catalogue, p. 4. n O66. TH . J USTE, Catalogue , Ir e édit., p. 162, S, 13; 2 e édit., p. 171.-
CH ERMANS dans Bull. comm. art et archéol., t . VII, 1868, p. 42, nO 29; t . VIII ,
1869, p. 297, nO 29 et pl. l, nO'. 1.

160. [ArBg.] Épitaphe d 'une affranchie de


fe,ullle . Cette inscription , probablement de provenance romaine,
e. t signalée, en r706, au
collège de J é suites de
Bruxelles [Cu perusJ.
- . H a ut. OID28S; largo om48S;
AE ILIA')'L ~lC E . ép . om06S; h a ut. des lettres
ro -T BIT Vtv\. .
AEJV\IU . C·. \05CHlNIS'P Plaque de marbre blanc,
. SlB · . SV1S entourée d'une triple mou-
lure. Dans cet encadrement,
l' inscription :
Aemilia, (m u lieris)
l (iberta ), Nice 1 post
-obitum 1 Aemiliae Moschinis patronae 1 sibi et suis.
« Émilia Nicé, affranchie d'une femme, aprè le décès d'Émilia :!\Io chi,
a patronne, (a con truit ce tombeau) à elle-même et aux siens. »

Le C retourné, abréyiation de Gaia, est souvent employé pour désigner en


général une femme . L'I dépassant la ligne n'a ici aucune signification (cf.
nO rs6) : il e t long dan ice, bref dans obitum,commun dans sibi.L'accent
(apex) sur l'E de Tice ( bl,."1)) marque la longueur de la voyelle . L'usage de ce
igne orthographique, comme la forme des caractères, ne permet guère d'assi-
gner à ce texte une date plu basse que le ne siècle . Le nom Moschis est rare,
mai il c::e retrouve. par exemple IL, III, 977, 9888 .

IgO
CIL, VI, t . II , n O 11157 . C PER S , Ms. d e L a H aye (cf . Préfar:e). *GÉRARD,
Ms. d e La H aye, B, 35, p. III. SCHAYES, Catalogue, p . 85, n O 71. TH. J USTE,
Catalogue, Ir e édit., p . 1 63 . S, 13; 2 C édit., p. 1 72 . SCHUERMANS, Bull. comm. art et
archéol., t. VIII , 1 869, p. 3 04, nO 141 ct pl. l , fig. 6 .

• , ,
161 . [A 1409.] Epitaphe d'un epoux. P artie upe-
rieure d 'un cippe de tra-
vertin , au sommet ar-
rondi , qui se trouvait
autrefois à R ome sur la
voie Appienne. Donnée au
Musée en 1907 par Mme la
comtesse de Villermont.
Haut. om26 ; largo om28;
ép. omoJ; h aut. des lettres
o m02 S . La partie infé-
rieu re est brisée.

Ti (berio) lulio Er-


meti 1 (1) ulia Eutychis

co (niux ) 1 f(aciendum)
c (uravit).
« A Tibériu Juliu (H )erm è Julia Eutychi , n'pou e, a fait faire
(cette épitaphe). »
L. 3. Le et le H ont li ' s. Le premier V qui a disparu était encore visi-
ble quand la pierre fut 0piée à Rome.
Comme l'indiquent les urnom grecs H ermes, Eutychis, et l'absence de
filiation , n ou s avons affaire à deux affran his qui ont dû leur liberté à quelque
membre de la gens Julia. L'in c ription paraît dater du 1 er siècle ap . ].-C. •

Publiée: CI L , VI, t. III, nO 10069 ( I n via ApPia descripsi) .

. ,
162. [A 1864.J Epitaphe d'un e epouse. Autel de
m urbr blanc, provenant probablement d ' Italie, autrefois dans la
collection Albert Vaucamp à Buy inghen, vendue à Bruxelles en
avril 1902. Donnée an Mu ée par M. J ean Poils en août 1910.
Haut. Om62; largo Om2S; ép. OmIS; haut. des lettres Om02 .

Le ommet de l'autel est formé par un couronnement arrondi, surmontan t


un chapiteau moulur ~ .
• u-d ~ u, d n un ncadr·
ment r ctan lair n lit l'in-
ription:
D (is) M (anibus). 1 Isidorae
G [emel ?] Ilus coniugi bene
meren Iti fecit.
« ux di ux Mane . l idora,
n épou ( G 'mellu (?) a fait
fair (ce tomb au). i)
Inédite .

B. AFRI UE.
163-166. In crip-
tians de Madaure (Mda-
ourouch), en umidie, offerte
à l Ittat par le Gouvernement
général de 1'_ 19érie, en 19°7 .

163. [A 141r.J Dédicace à


Pluton. P artie upérieure d 'un
a utel de pierre calcaire. Le
fût rond e t urmonté d 'un aba-
que bi eauté, décoré de rinceaux
et creu é d'une cavité circulaire.
H a ut. oID37; la r go de l'abaque oIDz3; .
haut. d es letires oIDoz .
Plutoni 1 Aug (usto) le.Iulius 1
Felix Pro l bianus s (a ) ce (rdos ).
« Pluton ugu te Caius Juliu
Féhx Probianu ,pr "tre (de ce dieu). »

19 2 •
Nous savons par d'autres inscription s m entionnant des sacerdotes PZutonis
(CIL, VIII, 4680, 4683 , 4687) , que Pluton avait à Madaure un culte organisé. Les
dédicaces à la divinité des enfers ne sont pas fréquentes dans l'épigra phie
latine. On n e les rencontre guère qu'en Afrique et ce nom romain,ou pour mieux
dire grec, y d ésigne sans doute quelque divinité indigèn e. ou punique. L'épi-
thète d'Augustus , qui lui est souvent appliqu ée, convient au roi du monde

souterrain. Sur le double surnom de C. Julius Félix Probia nus , cf. na 89.
P ubliélô! : Recueil de la Société archéol. de Constantine, XL, 1906, p. 420, nO 390. _.-
CAGNAT , Année éPigraPhique, 1907, p . 65, nO436. •

164. [A 1412.J Épitaphe illétrique. Plaque de calcaire, d écorée


aux coins gauche supérieur et droit inférieur d 'une patère, dont une
seule subsiste, aux coins gauche sup érieur et droit inférieur d 'un e
aiguière, dont il n e reste que l'orifice [cf. nO ISO].
Long. Om92; h aut. om74; ép. Oml 1 ; h a ut . des lettres om03. La pierre est brisée
en deux fragments et le côté gauche et le coin inférieur sont rest a urés en plâtre.
,
Dans une couronne de feuillage gravée au trait, on lit l'inscription:
D (is) M (anibus) s (acrum).
Inc1yte sacroru l m cultor secure q uies Icis.
Hic iuvenis quem tei llus habet, quem Tartarus 1 ipse ,
qu (a )ere piam sedem. 1 Hic enim sepulti decu Imbunt.
Flavius N atali Is Veturianus 1 v(ixit) a (nnos ) L. 1 H (ic) s (itus )
e (st).
« Aux dieux Mâne Illu tre ectat ur d 'un c 1t sacré, tu repo e ici en
sécurité. Toi jeune homme que la terre, que le Tartare même contient, gagne
un pieux éjour, car c'e t là que le défunt fe toi nt. »
Au ver 2, hic est l'adjectif. Il ne faut pas le c n sid 'r r c mme un a dverbe et
traduire « cherch e ici un pieux séjour, car ' st ici que le défunts reposent »,
car on n'obtient ainsi qu'une interprét a tion absurde. Les vers qui veulent
être des hexamètres sont barbares et la métriqu y est con tamment violée, .
comme dan les poésies de Commodien.
Flavius Natalis , « illu tre sectat eur d'un ulte sacré », était probablement
initié aux mystères de B acchus, qui étaient célébr' à Marlaure (CIL, VIII, 4 681 ,
46 2, cf.4883, 4887 etinjra na 165). Saint ugustin (EPi st, X l, 4) parle, vers 39 0 ,
e ces mystères auxqu 1 prenaient part les bourgeois l s plus considérables de
la cit' (decur't'ones et primates civitatis per plateasurbis bacchantes et jurentes). La
piété de atalis lui vaut de reposer en paix san s cra indre les châtiments d'ou-
tre-tombe : c'est ce qu 'exprime en t ermes a n a logues, mais d'une manière plus
explicite,une épitaphe de R me (CIL, I ,21 4 ; B UECHELER, Carm.epigr., 116 5):
Umbrarum secura quies, animaeque piorum
Laudatae, colitt's quae loca sancta Erebi ...

13 193

Le mort, de cendu ju qu'à Tartare, doit gagn er de là unpieux séjour » ou


cc
pour mieux dir l éjour des âme pieuse, car c'est a insi qu'il faut entendre
pia edes. ne épitaphe trouvée à Madaure même emploie une expression sem-
blable à propo d'une f mme :
Hic sita, ed sedes meruit penetrare piorum,
Elysios celebrat caro coniuncta marito .
ou a on traduit le dernier hémistiche: cc car c'est ici que les défunts fes-
• toient ». On trouve e:x-primée l'idée que les morts dans les Champs-Élysées
pa ent leur temp mollement étendus dans des prés fleuris, mais decumbere ne

ignifie pa seulement cc se coucher» mais a u ssi c( se m ettre à table ». Le mot semble


avoir été choisi à dessein pour exprimer discrètement que Natalis, sectateur de
Bacchus, participera au banquet des bienheureux (cf. supra, nOS 72-74).
Publiée: Recueil de la Société d'archéologie de Constantine, XLI, 1906, p. 422 , nO 410.
- CUMONT, Comptes rendus Acad. des Inscription);, 1912 , pp. 1.')1 et uiv.

165. [A I4IO.J Dédicace à un pontife. P artie inférieure d 'une


ba e de calcaire, trouvée près des Ther mes par M. Joly.
Haut. OmSI; largo et ép. om36; haut. des lettres omo4S. Brisée au
sommet.

194 •


Dan un encadrement rectangulaire, on lit l'in cription :
... fl (amen), aedi1 (is), II v (i)r, 1 et Filicinia 1 Secura sa Icerdotes 1
Kapitoli (0) fi llio ponti lfici. Locus 1d (a )tus d (ecreto) d (ecurionu m).
({ (un tel) flamine , édile , duovir, et F élicinia écura, prêtre, à Capi-
tolius, leur fil , p ontife.~,Emplace ment donné par un décret de décurion. »
La restitution de la première
ligne, qui est mutilée, est du e
à M . P a ul Graindor. L e premier
l devait surmonter le L dans
aedûis, comme L S dans Kapitoli.
- Le personnage dont le nom à
disparu et qui avait exercé les
deux plus hautes magistratures
et une prêtrise municipales , est
peut-être T. Clodius Loquella. qui
d'après une autre inscription de
Madaure (CIL, III 4681) , cumula
les même charge avec celle d
sacerdos L1·ber1·. En effet, les sacer-
dotes nommés dans notre dédicace
son.L très probablement ceux d e
B acchus, dont lE culte était pra -
tiqué par l 'aristocratie de la cité
(cf. nO 164) ct était célébré à la
fois par des prêtres et des prê-
tresses (CIL, VIII , 4883).
La base portait sans doute une
sta tue élevée par ce prêtre et
cette prêtresse de B acchus à leur fil , pontife du culte des empereurs. Le monu-
m ent a ait été placé sur un terrain public, le conseil municipal ayant accordé
l 'emplacement néces aire.
Publiée : BALLU, Bulletin archéolo f ique du, Comité des travaux historzques, 1906, .
p. 185. CAG AT, Année épigraphiqu e, 1907, nO 2.

166. [A 1413.J Épitaphe chrétienne. Plaque de calcaire,


décorée aux coin de patères et d'aiguières comme le nO 164.
Haut. OmS1; largo om4S; ép. OmlO; haut. des lettres omo3. Les deux côtés
sont brisés et les coins supérieur droit et inférieur gauche manquent.
A la partie supérieure , e t gravé le monogramme du Chri t. Au-dessous
on lit, dan une guirlande de feuillage , l'inscription :
Elia 1 Dativa Ma lxima in pace. 1 Quater denos 1 et unum pia,
1 pati e ns, modelsta, carpsit 1 annos.

«Elia Datiya :Jlaxima (r po ) en paix. Pieu e, patiente mod te, elle
cueillit quatr foi ~ di.~ tune ann' e . »
Elia t pour A elia . L trait upérieur du T de D ativa est à peine indiqué et
l'on pourrait lire D aiiva. mai ce nom est inconnu , tandi que Dath''Us. Da/t'va
ont de nom
chrétiens bien
connu. Qua-
tre ma r t r s
africain

'ap-
pellentDativus
(cf. Index des
rI A. 5 ., p.
2 1) . ~Iaxima
e t un econd
cognomen (cf .

nO 163) . Il ne
faut pa ratta-
cher cet ad jec-
tif à pace .
La patère et
l'aiguièr e rap-
pellent le li-
bation que les
païen fai-
aient ur les
épultures. Il

• e t curieux de
le trouve r ,

con eryee par
tradition , ur une tombe chrétienne . La guirlande ou couronne e t la « couronne
de vie )) (cr-:-E?:Y. JO" -:- y,ç ~()):r: ç) qu'obtenaient le bienheureux (cf. nO 7 ) .

C. MACEDOINE .
..
167. CA 1309.J Ep i taphe chrétienne. Pla que de
marbre blanc trouyée, en octobre 19°4, a alonique, en creu ant les
fondation du nouvel hôpital municipal. Donnée au Mu ée par
::JI. Cuyper , con ul de Bel ique, avec le nOS 125-129.
Haut. om 4 0; lar . om25; ép . om035; haut. de lettre omo4.
Domesti Icu s posi tus ad do (minum) 1 Ioan (nem ) dat s ol (idos )
tres et semis 1 pro memorium.

I9 6 •

«Dome_ticus, enterré prè d1l


martyr J ean, donne trois solidz
et demi pour on tombeau. »
L , 4-S. Le solidus est, on le sa it .
une monnaie d'or, pe an t 4 gr. 55
( r8 fr. 20 ) .
1
L. 6. urIe sens de fLY)fLoptOJ ,
usité pre qu e exclu s ivement dan
l'épigraphie de la Macédoine, \'oyez
les nOil 12 -r2 9.
« Domesticus avait payé 3 so-
lidi r /2 la con ce sion d'une tombe
ise à proximité de celle du martyr
Jean : telle est en effet la trad u c-
tion exacte du mot dominus donznus
dans la formule ad dominum quen-
dam ... L a liste des nombreux mar-
tyrs de Thessalonique (Acta Sanct. ,
r er juin . l , p. 4 ) en mentionne
deux du n om de J ean » (P erdrizet) .
ur l:u sage qu'avaient le fidèle de
e fair e enterrer près de t ombeaux
des martyr ,voyez supra n O 1.+0.
Publiée : PERDRIZET, Mél. arch. et htsl. É cole franç . de Ro·me. XXV, I905, p. 8 .

D. SYRIE OU PALESTINE.
,
168. [A I075.J Epitaphe d 'u n soldat d'une
cohorte syrienne. Dalle d pi rr calcaire, trouvée elon le
1
endeur a ux en iron d azareth et provenant certainement de P ales -
tin ou de yrie. cqui en 1903 par le Mu ée avec le nO 143, 144. •

Haut. om ; largo omSS; ép. ornooS; haut. de lettres omoS. •

Dan un cadre en relief, on lit l'in cription :


D \is) M (anibus ). i C (aius ) I (ulius ) Qu lintus, miles 1 coh (ortis)
III Fl (aviae) Hel (iopolitanorum?) P (iae? ) Se (verianae? ), vi l xit
annis XXX 1 militavit ann lis VIIII. Castori lus Maximus,
m l [il (es) coh (ortis) eiJusdem, [a ] m lico bene mere 1nti posuit.
« Aux dieux l\Iâne . Caiu Julin Qumtu , oldat de la cohorte III Fla-
vienne de H éliopolitain, Pieu e, év' rienne , vécut 30 an, ervit 9 ans.

197

a t riu Maximus, Idat d la m Ame cohorte, plaça (cette pierre) pour on


ami bi n m 'ritant. II
L'in cription, !!ravée négligemment, offre des particularités curieuses dues
à ce qu'un lapicide ignorant le latin a m a l reproduit le modèle qu'on lui avait
fourni. C'est ainsi
que tous les Sont
la forme de P.
L. 2-3. Le N a été
dissocié en A l et
le M en A /\. De
même. 1. 5 , N de-
vient l et, Il. 9-10,
A M a été décom-
posé en M .\ , le A
étant rejeté à la
ligne suivante.
L. 7. u début L
est pour l et VIIIII
pourVlIIT. L. 10.
C remplace un O.
L. 4. J'a vais res-
titué coh( ortis) III
Fl(aviae) Hel (ve-
t'l'orum) , mais la
conjec ture de
M. Clermont-Gan-
neau Hel (iopolita-
norum) semble pré-
férable. Il serait
surprenant de trou-
ver une cohorte •
d'Helvètes canton-
née en Palestine,
tandis qu'Héliopo-
lis (Baalbek) était
. voisine du lieu où
ce monument a été
découvert. Les
urnoms de ce corps de troupe sont douteux. M. Clennont-Ganneau restitue
p(1'ae) f(idelis): « Je crois que lE: troisième avant-dernier signe n'est pas un
,mais un signe d'abréviation analogue à celui qu'on voit aux lignes 1 et 2,le E
qui le suit a son trait inférieur assez court pour qu'on puis e y voir le pied un
peu accentué d'un Fil. Il me paraît plus probable qu'après le Pde p(iae) le lapi-
cide a écrit une sorte de S, au lieu du signe P dont il se sert ailleurs pour cette

19B

lettre , et qu'il faut lire Se pour Sev, le V ayant été oltlis devant celui de vixit.
L'inscription daterait donc du Ille siècle , ce qui convient bien à la fOlme des
caractères. .
La cohorte III d'HHiopolitains comme d'ailleurs la cohorte III d'Helvètes
- est jusqu'ici inconnue et ce texte apporte donc un renseignement intéres-
sant pour l'histoire de l'année romaine.
CLERMONT-GA EAU, R ecueil d'a1'chéologie orien tale, VI , 1 90 5 , pp. 199 et sui v.

199


,

-

SCULPTURES ET INSC RIPTIONS





169. [Bzo4.] Base portant les figu de quatre
die . Base cubique de grès jaunâtre, envoyée de Vieux-Virton
avant l'année 1711, au baron de Crassier, à Liège, tran portée plus
tard à Maestricht et achetée par le Musée, en 18S1, à Am. Schaepkens.
Haut. Om62; largo et ép. om60. - Sans restaurations. Les mutilations sont
nombreuses.

Sur chacun des côtés de ce dé, est sculptée en ba -relief, dans un champ •

légèrement concave entouré d'un encadrement plat, l'image d'une divinité


vue de face :
A. Personnage barbu (Jupiter), debout, la main droite élevée appuyée sur
un sceptre, tandis que la gauche abaissée tient le foudre. Il n'a d'autre vête-
ment qu'un manteau qui pend derrière le bra gauche en pli symétriques.

B. Femme (Minerve), vêtue d'une tunique qui tombe jusqu 'à terre et
d'un manteau qui, passant sur l'épaule gauche, 'enroule autour des hanches.
Sa main droite élevée s'appuie sur une lance, la gauche abaissée tient le bord

20 3


d'un b u li r r nd, p '~ ur 1 01. Elle porte ur la poitrine une t ête de
n , autr f i u p ndu à l' 'gid qui a disparu. _Le bras droit et
l ont mutil ' .
. r- nna robu t ,l tor e nu (H rcule) , qui tient une peau de
li n r j t' ur n bra gauch repli' et saisit de la main droite une
ma u p e à t rr ,fort ndommagée. Toute la moitié inférieure du
di u a b au oup ouff rt. La t êt a disparu .

D. Dée e vêtue d'une longue tunique nouée à la ceinture, qui parait


'avancer ou plutôt voler les deux pieds rapproché . La rapidité de son mou-
vern nt fait flotter derrière elle les pli de son vêtement. De la main droite
ét endue, elle tient une courte torche enflammée et de la gauche un second
flambeau plus long. La' tête est brisée . On reconnaît d'ordinaire dan
cette figure Cérès.
Ce monumen t était travaillé en deux pièces superposées, aujourd'hui

di jointe . La tranche supérieure (haut. omI3) e t percée d'un trou rond de
offi32 de diamètre. Le bloc inférieur e t plein .
e monuments décorés de quatre figures de divinités ont été découverts,
en grand nombre, dans la Germanie supérieure et la Gaule septentrionale; ils
apparaissent a ussi poradiquement dans d'autres r égions. On a cru long-
o

temps que c'étaient d e autels, et la cavité qui occupe le centre de notre dé


culpté a étÉ' expliqu ée comme devant ser vir de foyer. Il est au jourd' hui démon-
tré que ces « pierres à quatr dieux J) sont des piédestaux destiné à supporter
des colonnes dont le uronnement était formé par un groupe de Ju piter à
cheval foulant un géant aux p ieds de sa m n ture . Il n'est pas douteux qu'il en
ait été de même d e notre base, dont l mmet est évidé . La cavité ircul a ire
qui y est r usée a ervi à mboîter le pied de la colonne. D'ailleu rs un frag-

20 4 o
ment d'un groupe du géant et du cavalier trouyé à Majeroux, près de \ Tirton ,
est conservé aujourd 'hui au château de R olle)', prè deBa togne, etlemusée du
Cinquantenaire en possède un moulage (cf. Annales ociété aychéol. de Bruxelles ,
XXI , 19II , pp. 4 5 et suiv.). Cf. nO 172.
La signification de « colonnes au géant Il ou (C colonne à l'anguipède n, à pro-
pos de quelles on a publié toute une littérature, reste toujours controversée.
Les archéologues ont invoqué pour les expliquer le secours de toutes les mytho-
logies, celtique, gel manique, grecque et orientale. in i, certains y ont vu et y
voient encore la colonne qui, sui,'ant les croya n ce gel manique, upportait
le monde, et le dieu cayalier era it Jupiter con çu comme maître du ciel
(FR. HERTLEIN , Die j uppitergigantensaülen, tutto-art, 1910) . L'opinion qui nous
paraît la plu probable est celle qui con idère ces colonne comme des monu-
ment votifs élevés à la gloire des empereur divlni é : Jupiter écrasant les
géants erait l'image de Cé a r vainqueurs de Gellnains (cf. Annales Société
archéol. de Bruxelles, XXl\ , 19II , p. + 7, et, tout récemment, E PÉRANDIEU,
Revue archéol., 1912 , II, pp . 211 et uiv. )
Les Viergottersteine ont été étud iée par H AUG. TT estd. Z ezlschr. für Gesch.
und Kunst , t. X, l 91, pp. 9 et suiv. , 125 et uiv. , 295 et ui\'. Cf. aus i HETT-
ER,DieSteindenkmâler des Provinzialmus. zu Trier, l 93, p . II, nOs 25 etsuiv .
BOD D~ CRAS 1ER, Correspondance, p. 21, n O 3; L eUl'es inédites , p. 12 . II (du 9 octobre
1715), d. 4 et 5 (III); eries nwnismatum, 1721, p. 357, n O 1. .:\IO'\'TFXCCO~, Anti-
quité expliquée, t. II, 1719, p. 427, pl. X TIl, nO 1; d. upPlément, t. II, p. 225.
D 'après lui: CHOEPFLI A/satia illustrata, t. 1 er , 1751 p 4 5. LECLÈRE et
GA VEA U, Archéologie cûto-ro111aine de l'arro'ndissement de Chiitillon-sur- eine (Côte-d' Or) .
Paris, 1 40, pl. l, fig. 3 et p. 27. CHAYE ,Catalogue, p. 5, nO 73 2 . J USTE,
Catalogue, 1 r e éd., p. 15, .2 ' 2 e éd., p. 167. HA UG loc . cit., p. 134, nO 155. E PÉRA T_

DIE , Bas-relzejs de la Gaule, t . ,no 4130. L ec1èr e et Gaveau donnent ce monument


comme découvert à emond (Côte-d'Or), et ils disent p . 27 : cc .:\lontfaucon ne désigne
pas ce morceau comme venant de emond ll , mai « ourte-Épée, hi torien de la Bour-
CToCTn e, l'indique comme venant de cette localité. Il J e n'ai pas retrouvé dans COURTÉ-
PÉE (Description du duché de Bourgogne, Dijon, 176 et uiy., 7 voL), le passage auquel
il e t fait ici allusion et je oupçonne quelque confu ion. Le baron de Crassier, dans une
lettre à Montfaucon du 9 octobre 1715, dit implement de cette base et de nos n OS 170-1 :
cc Tout cela m'a été envoyé du pays de Trèv s n ; et dan son catalogue il précise : in
agro Trevirensi eruta luere, Leodiurnque inde avecta. Par une réticence habituelle
aux collectionn urs, ra sier n'a pas voulu indiquer l'endroit exa.ct où avaient .
été découverts ses tré. ors. TOUS sa"on que les troi morceaux de sculpture cités ci-
de sus ont été mis au jour à ieux- irton, par une lettre adressée à l'antiquaire lié-
geois par l'historien allemand cbannat,le 3 août 17II (L HALKIN, Bulletin ociété d' his-
toire du dlOcèse de L iége, XIV, 1903, nO 1; cf. Bulletin des Musées Royaux, III, 1903,
p. 10.) ieux- irton appartenait au diocèse de Trèves et à l'ancien pays des Trévires.

170 . [B 2 0 5·J Re te d 'une base elnblable. Bloc de


grè blanchâtre envoyé de Vieux-Virton au baron de Cra ieravec le
numéro précédent. Acqui par le Mu ée en mêm e temps que ce dernier.
Haut.O m7 ; largo et ép. om52.- an restaurations.

2°5
ur l quatr fa e d la pi rr ,dan une niche peu profonde. e tenait
d b ut lm fi our ulpt ' n ba -relief :
A. Un per nna barbu (Jupit r), êtu d'un manteau qui pa e ur
l' 'paul gau h et ntour 1 hanche en couvrant la partie inférieure du
corp ,appui la main au he ' le ' e sur un sceptre; la droite est brisée
ju qu'au-dessus du coude;

le vi age e t mutilé, la
tête paraît avoir ét é en-
tourée d'une couronne de
chêne.
B. A gauche: un jeune
homme (Apollon) , dont
l'abondan t e chevelure des-
cend en boucles sur le
épaules, e t debout, la
main gauche appuyée sur
une lyre (aujourd'hui in-
complète), qui repose sur
.~ un socle, et le bras droit
ramené vers la t ête et en-
veloppé dans un manteau
dont les plis tombent le
long du corps. L'abdomen
et le haut des cuisse sont
mutil és, ainsi que le vi-
sage et les pieds.
C. Du troi ième peLonnage il ne subsi te que des restes indistincts de
la t ête et de ' paule .
D. Le quatrième personnage a entièrement disparu.
On remarque au sommet de la pierre une entaille profonde, qui doit avoir
ervi à fixer un tenon.
Au temps de Montfaucon, ce monument était mieux conservé qu 'aujour-
d'hui. On voyait encore, ur le troisième côté, « Mercure avec le caducée et
de ailes à la tête et aux pieds » et sur le quatrième « Hercule portant sur
l'épaule la peau du lion et s'appuyant de la main droite sur a massue )}.
Cet antiquaire n'a Cf'pendant pa reconnu Jupiter, qui est pour lui « un
dieu qui porte une couronne radiale et qui tient une pique )}, ce qui peut faire
naître quelque doute ur l'exactitude de son dessin.
Sur la destination des «( pierres à quatre dieux )l, voyez la note au numéro pré-
cédent.

206 •
G. DE CRASSIER, Correspondance et L ettres inédites, loc. cit. (au nO 1) et Series numis-
matum, p. 357, nO 2. B. DE MONTFAUCON, op. cit., pl. CXCXII, nO 2. SCHOEPFLIN,
loc. cit. CHAYES, Catalogue, p. 85, nO 733. TH. J USTE, Catalogue, Ire éd., p. 158,
S, 23; 2& éd., p. 167. HAUG, Westd. Zeitschr., X, 1891, p. 134, nO 156 . E SPÉ-
RA DIEU, Bas-reliefs de la Gaule, t .V , nO 4137. Sur la provenance, cf. la note au nO 169 .

171. [B c.] Le $oleil et on quadrige. Fragment


206
de bas-relief, trouvé à Vieux-Virton , avan t l'année 1711 et trans-
porté, avec les numéros précédents, dans la collection de Cra ier, à
Liège, plus tard a Maestricht. Acquis par le Musée, en IBSI, d'Am.
Schaepkens.
Haut. omS8, largo Om6I, ép. OmIS. Sans restaurations. La tête d'un des
chevaux et les sabots des autres ont disparu; les rênes étaient sans doute indi-
quées en couleur. La surface de la pierre est endommagée. La bordure de droite
et le coin droit su périeur manquent.
Dans une niche cintrée, on aperçoit un char traîné par quatre chevaux
lancés au galop
vers la d r 0 j te.
Sur le char e
tient, penché en o

avant, un jeune
homme vêtu d'un
simple manteau,
qui flotte derrière
ses épaule. a
tête est entourée
d'un nimbe orné
de huit rayons. •

n tient de la
main droite un
fouet et de la •

gauche les rêne.


de l'attelage.Tra-
vail médiocre.
Le type d'Hé-
lios sur son qua-
drige, que l'art
g r e c a vulgarisé
dès une époque
fort ancienne, a été fréquemment reproduit par les sculpteurs des provinces gau-
loises, notamment surIes monuments du culte de Mithra (cf. supra, nOS 58 et suiv.).

207
P ut- ' tr n otre fra a ment mutil é a -t -il fait p a rtie d e quelque corn p o ition
de cette e p' e , m a i les circon tance de la d écou erte ont p eu fa orables à
cette hypothè e. Le ulte du oleil devint g én éra l à la fin du p aganisme ,
quand la théol aie on ~ id éra l'a tre d u jour comm e le dieu p rincipal du
panth ' on romain.
R eproduit par B. D E i\IOKTFA U COK Antiquité expliqufe t. l, 1719, pl. LIII, 4, cf.
p. I I qui m et dan la main aaucb e du dieu (l u n b âton court comme un bâton d e com-
m a ndem ent ll . E P É RAXDI Et:, B as-reliefs de la Gaule , t. ,no . +1 3 . Men t ionné, en
1 II dan une lettre d e CHAl NAT (cf. supra, nO 169) . D éc rit: G . D E RASSIER, S eries
uU1IlÎsm atum ailtiquOl'Um etc. 1721 p. 357, n I) 3; cf. Correspondance, p. 21, n O 3;
L ettres inédites, p . 12, II (9 octobre 1715). CHA YES, Catalogue , p. 5, n O 73.
T H. Je TE , Cataloo ue, Ir e éd. p. 139 l, 10 ; 2 e éd ., p. 147.

172. [B Lt57 .] Piéde tal décoré de ilnages de


cinq divinités. Bloc de gr ' ,autrefoi placé ons le maître-autel
d e l'égli-e de l\Ie an c (province de Luxembourg) , dénlolie en I848,
p ui dan le parc de :JI. de Ia thelin à 1\Ie an cy. cqui par le l\Iu ée
en I 9 0 .
H aut. orn e 0 ; larg oet ép . om S7 . - a n re t a uration s.

Le quatre face ont décorée de figure encore bien reconnai able :


A. Apollon a i ur un rocher , le t or e nu, le ba du co rp enveloppé dan
un mant eau, dont un pan ret ombe entre e jambe . Le boucle de a
longue chevelure e déroulent ur e épaule . La main droite 'appuie ur
le rocher , la gauche tient la Ivre, qui repo e ur la jambe du dieu.
B. 4 droite : :Jlercure êtu d'une chlam de agraf 'e ur l' épaule droite
et retombant derrière le do . Il porte de la main gau che le caducée, appuyé
contre l' épaule et , de la droite abai ée, une bour-e
gau che : Yénu , dont l' opulente che elure e déploie en longue boucle,
t ient de la main droite abai ée et de la gauche éle, ée le bord de on man-
teau, dont un pli pa e ur le bra gauche. Elle e t cen ée découvrir au pec-
tateur la beauté de e fo rme (cf. nO I73 A).
C. J unon aie , ,'êtue d'une tunique dont le manche de cendentju qu'au
coude et d'un ample manteau qui , pa ant derrière le épaule, recouvre
le bra~ gauche et e ma e en large pli ur le genolLx. La main droite
tenait une patère, la gau che e t bri ée. Dan l 'angle upérieur de gauche,
e t perché un paon, l'oi eau acré de la dée e.
D. :Jlinerve debout, , êtue d 'une longue tunique ur laquelle e t jeté on
manteau . e la main dJoite éle ée, elle retient a lance, fichée en terre; de la
gauche abai ée, elle ai it le bord d 'un bouclier po é ur le 01. La chouette,
qui lui e t con acrée, e t perchée ur on épaule gauche et à a droite 1

ur un autel, e t po é un ca que a cimier élevé.

20

A. B.

c. D.

up 'li ure de la pierre, qui e t plane,e t percée en son milieu d'une


rajn ur profonde, d tin ' e à recevoir le tenon qui fixait le bloc superposé à
pi ' de tal quand la « colonn au g' ant » était complète.
Il n'e t pas d uteux, en effet, que ce piédestal, comme les nOS 169 et 170, ait
s rvi d ba à un « colonn au géant ». On ne connaît pas moins de quinze
ba e s mblable trou 'es dans le L uxembourg belge, qui faisait partie de
l'an i nn cit' d Tré ires, et deux dans le pays des Tongres (à Berg:
HALKI , Bulletin del'Inst. archéol. liégeoÙ,XLI, pp . 223etsuiv.;àMaestricht:

R ENARD- RE ON, Chronique archéologique du pays de Liége, 31 mai 19I2, pp. 86
et sui .) . Certainement aucun monument du paganisme n'a été reproduit avec
une pareille fréquence ur notre sol, et ce groupe de sculptures offre ainsi un
intérêt capital pour l'étude des croyances de nos ancêtres gaulois.
Publié: Luciliburgensi a, publiés par Neyen, 1842, fig. 466-468 et p. 3 20 •
WILTHEIM,
IBENALER, Annales de l'Institut archéologique du Luxem bourg, t. XX, 1888, pp. 135
et suiv. Cf. HAUG, Westdeutsche Zàtschrift für Gesch. und Kunst, t. X, 1891, p. 147,
nO 18 3. FR. CUMONT, Compte rendu de la fédération archéologique et historique de
Belgique, XXle session, Liége, 1909. E SPÉRANDIEU , Bas-relie fs de la Gaule, t. V,
nO 41 3 4 .

173 . [B 206]. Moitié d' un p i édestal a c de


f i g ure de divinité . Bloc de pierre calcaire blanche,
trouvé en « labourant l~ terre » à Les-Fontaines, entre Maubeuge et
Avesnes, pendant l'automne de l 'année I725. Envoyé au baron de
Crassier , à Liège, il passa plus tard, avec une partie de sa collection,
à Maestricht et fut acquis par le Musée en 185I.
Haut. Om98; largo omS3; ép. om28. - Sans restaurations.
A. Face antérieure. Dans une niche, sous une sorte de conque) striée de
ligne divergentes et dont la fonne ne peut être mieux comparée qu'à la
moitié d'un parasol, se tient debout une figure féminine, qui ne peut être que
Vénus. a chevelure nouée en chignon vient toucher le ommet de cette
orte de dais et deux boucles légères retombent sur ses épaules. Des deux
mains, elle écarte son manteau garni de franges et découvre ses formes plan-
tureu-e . Ses pied sont chaussés de sandales: l'un s'appuie sur le sol, tan-
di que l'autre est posé sur un tabouret, et l'inclinaison de la jambe droite,
légèrement pliée, fait saillir la hanche opposée. A la gauche de la déesse, se
dre e un autel circulaire, sur lequel elle appuie la main , tout en tenant le
bord de on manteau.
B. Côté gauche. A la partie supérieure d'un tableau rectangulaire, un jeune
homme, vêtu eulement d'un manteau qui flotte sur ses épaules, s'avance
rapidement vers la droite . Il tient à deux mains une sorte de crosse recour-
bée, peut être un caducée; son pied gauche vient se poser sur une colonne

2IO


ou l-m autel circulaire; sa jambe droite a disparu et on visage est mutilé.


Au pied de l'autel, un chien, avec un collier au. cou, e t accroupi et lève
la tête vers le meu qui paraît fuir. A côté de celui-ci, on reconnaît les re tes
d'un econd personnage plus grand que le premier qui occupait le milieu
du tableau. TI ne substiste de lui que le bra et la jambe gauche avec lme

portion dù tor e. li emble avoir 'té a is ur un iège et a main gauche


élevée e tend ver on compagnon, comme pour lui ravir l'objet qu'il
emporte. A e pied, on di tingue le trace. de quelqu autre repré entatlon
méconnai able.
C. Côté droit. Une femme , dont le côté droit e t eul con ervé, est debout
sous une conque analogue a celle qui occup . le ommet de la face antérieure .
Elle est vêtue d'une longue robe , qui descend ju que ur son pied droit, rejeté
en arrière, et avait la tête couverte d'un voile, dont les plis retombent encore
sur l'épaule et sur le bras. Elle abaisse la main, vers une ume allongée ou
une aiguière (Praefenculum), dans laquelle elle paraît ver er le contenu

2II
d'un pat'r. ur n bra ~ , t p rch' un ai eau à longue patte et à Ion me
qu u n'v ntail, an ~ d ut ùn paon, l'ai eau con acré à Junon.
La far po t'ri ur a entîr m nt di paru.
La cène du côt' cyauche, qui n'offre d'analogie a ec aucune représentation
qui me oit connue, paraît empruntée à la mythologie celtique, et nous devons
reconnaître d n 1 dée e fiCTurée ur le deux autres faces de divinités gau-
loi e ou un d' 2l1i ement romain, dégui ement d'ailleur incomplet, car le t) pe
de ce compo ition offre beau oup de particularités étranges . Ce monument

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remarquable, qui occupe parmi le « pierre à quatre dieux » une place toute
péciale, mériterait qu'on lui consacrât une étude détaillée. Je me bomerai à
n:::>ter que le dai étrange. qui couronne les deux dée ses et qui emble être une
représentation conventionnelle de la voûte céle te, e retrouve ur certain bas-
relief de dée e -mère (infra. nO 194; cf., par exemple, ROSCHER , Lexik .
•11ytlLOI., t. II , 2470, fig. 2. ) Il ne faudrait donc pas voir la coquille d'où
artit la dée e marine.
Le petit village ou ce monument et le ui ant ont été mis au jour a fourni
d'autre antiquit' . L'A nnuaire statistique du département du ord, 1 37, p. 49,
212 •
menticnne la découverte à Les F c ntaines d'une tombe romaine et d'après un
renseignement recu eilli sur place, que m'a communiqué naguère orbert
Hachez, d'autres tombeaux y auraient été exhumés en 18Q7.
G . DE CRASSIER, Conespondance,p. 49, nO 33; L ettres inédites, p. 45, n O XX (du 19 avril
1726), cf. n Os 34 et 35 (nO XXI) et Series numismatum, Additam., p. 8, n O2. Montfau-
con avait r eçu de ce piédestal un dessin qu'il paraît n 'avoir jamais utilisé. M. Hal-
kin l 'a r etrouvé parmi ses papiers découverts à la Bibliothèque ation ale (nouv. fonds
lat., II9I7, fO 12; cf. fO II). A l'époqu e où ce dessin a été exéc uté, le côté gauche paraît
avoir été moins endommagé qu'aujourd'hui. Nous le repro d uisons d'après une phe to-
graphie que M. Omont a bien youlu faire prend re pour n ous. Le personnage qui fuit
tient un caducée et c'est manifestement une femme qui est assise au-dessous de lui . -
SCHA YES, Catalogue, p. 85, n O 73 5 . TH. J USTE, Catalogue, Ire éd., p. 158, S, 4;
2 e éd., p. 167 . HAUG, W estd. Ze~tschr. für Gesch. und Kunst, t. X, 1891, p. 135, nO 157
(q ui donne par erreur comme provenance Trèves). E PÉRANDIE , Bas-relie fs de la
Gaule, t . ,no 3987 .

174. [Bzo6B.] Taillbour de colonne avec une


cène bachique. Cylindre de pierre calcaire blanche, trouvé,

{( sur la fin du printemp 1726, au même ndroit » que le numéro


précédent. omme c lui-ci, il provient de la collection Cra~sie r et a
été acquis par le Mu é en 1851.
Haut. om84; diam. oID40. - - Sans restaurations .
21 3

La urface de la pi rre, qui e-t c rtainement un tambour d'une ancienne


olonn e t toute couverte de pampre entrelac 's. Sur ces rinceaux, se
d ' ta he d 'un côt ' une ba hante nue , qui bondit la t ête rejetée en arrière ,
le che eux 'par . E ll porte de la main gauche le thyrse et, de la droite
éle ' e. 11 er e dan la bouche le contenu d'une come ou d'un rython.
D rri're elle, ole un amour ail',qui,de la main droite,soutient une corbeille
remplie d rai in po 'e sur sa t ête et, de la gauche étendue, tient quelque
obj t indi tinct. ou pieds, on voit un petit quadrupède semblable à
. un lapin , qui grignotte une grappe de rai-
ins. Lors de la découverte du bas-relief, on
reconnaissait encore divers autres animaux
à demi cachés dans les sarments de la vigne.
Aujourd'hui, la moitié environ de la péri-
phérie de cette colonne est complètement
fruste. A la surface supérieure, un trou a
ervi à fixer par un tenon le tambour
,
uperpose.
• Si l 'on se ra ppelle que les « pierres à quatre

dieux» ont souvent supporté des colonnes sur-
montées des statues de Jupiter (cf. supra,

nO 169), il semblera certain que ce tambour est
un second débris du monument dont le nu-
méro précédent. découvert au m ême endroit
et sculpté dans la même sorte de pierre, for-
mait la partie inférieure. On a trouvé à
Neuenheim , en Germanie, une colonne entièr e
décorée, comme notre fragment. de rinceaux
de pampres, qui était certainement posée,

comme lui, sur un piédestal cubique décor é
de quatre figures de divinités (cf. mes Mo-
num. relat . aux myst. de Mithra, t . II, p. 508, mon. 245 f, et fig. 462).
Il n'est pas sans intérêt de noter qu'une troisième pierre, qui n' est pas entrée
ou du moins ne se trouve plus au musée de Bruxelles (cf. préface), a été mi.se
au jour avec les deux bas-reliefs précédents. Elle est décrite comme suit par
leBonDE CRASSIER (Series num., Addit., p. 7, nO 3; cf. Corresp., p. SI , nO 1;
Lettres inédûes, p. 46): LaPis 2 1/2 pedibus altus aquilam, lovis signum, orbi
insistentem exhibet, capite tamen deperdito. E lle se trouvait au Musée d e la
Porte de Hal au moment où Th. Juste rédigea son Catalogue (2 e éd., 1, 13) :
( Bas-relief représentant un aigle, les a iles déployées. » Peut-être ce groupe fai-
ait-il partie de la décoration de la colonne. Le dessin en est conservé dans le
manu crit de Paris déjà cité (Lat. II9I7, fO II). Dans un encadrement rectan-
gulaire, on voit un aigle éployé, sculpté en relief, perché sur une sphère coupée
par deux méridien. Nous r produisons ce dessin d'après une photogra phi e qu'a

2I4 •

bien voulu faire exécuter pour nous M. Omont. Ce bas-relief est probable-
ment une représentation symbolique du Ciel divinisé. On a découvert dans un
mithréum d'Heddernheim une figure semblable accompagnée de l'inscription
Celum (cf. Mon. myst. de Mithra, t. II, fig. 289 mon. 253 j,3°).
G. DE CRASSIER, Correspondance, p. 51, nO 36 (du 31 juillet 1726) et S eries numismatum,
etc., Additamenta, p. 7, n O 1. SCHA YES, Catalogue, p. 85, nO 73 6 . TH. JUSTE, Cata-
logue, Ir e éd., p 139, l, 9; 2 e éd., p. 147. E SPÉRANDIE, Bas-reliefs de la Gaule, t. \ ,
nO 39 88

175. [B I5·J Morc au d'un piédestal sculpté.


Fragment de grès jaunâtre, trouvé, en 1843, près de Virton (Luxem-
bourg), à l'endroit dit Majeroux, en même temps que le numéro
suivant. Entré au Musée en 1843.
Haut. omZ5; largo omz6; ép. oml6. - ans restaurations.
Partie supérieure d'un piédestal qui était orné de bas-reliefs sur les quatre
faces. Sur chacune d'elles, une niche cintrée, creusée dan un encadrement
rocheux, conte-

nait l'ima ge
d'u n e divinit é.
Le bu te de troi •

de ces dieux e t
plus ou moin
c 0 m pl è t e m en t
conservé: a) tête
imberbe, à forte
chevelure, le
front urmonté
d'une orte de
corne, peut-être
un Apollon; •

b) jeune homme
imberbe (Mercu-
re) tenant de la
main droite un caducée dont l'extrémité ub i te; c) t ête barbue très
endommagée (peut-être un Hercul ). Le quatrième côté a disparu. A la
surface supérieure de ce piédestal, on remarque une saillie de la pierre,
qui emble être un re te de la statue qu'il supportait.
Sur les (( pierres à quatre dieux li, voyez plus haut, nO 169.
ROULEZ, loc. cit. (au numéro suivant) . SCHA YES, Catalogue, p. 95 ,no 242. TH.
JUSTE, Catalogue, Ir e éd., p. 159, ,7 ; 2 e éd., p. 169. ESPÉRA DIEU , Bas-reliefs de

215
f a Gal/ le , t. V . nO 4I _)!' L
1\lu é P èd un érie d e petits objets de bronze,
terre uite etc., pro\' nant mm monument de Majeroux. Ils so nt énum érés par
CH YE ataloglle pp. 4 t uiv., n OS 215-242.
,
176. [B 14.J Edicule avec l'iulage d'un dieu.
1\Ionum nt d r' jaunâtr (pi rre de Differdange), trouvé et acquis
en meme t mp que l num 'ro précédent.
H a ut. om49; hrg. offizo; prof. om29. - an restaurations.
monum nt figure un petit temple ou un édicule. Quatre pilastres
p eudo-dorique , plac' aux angle , upportent un entablement en ressaut
surmonté d'un fronton. Le toit e t
- couvert de tuile plates simulées
par des 10 anges . Les deux parois
latérales et la facefpo t éri eure sont
li es. 'Sur la face antérieure , entre
le deux pila tres, s'avance un per-
• sonn age ma culin entièrement nu,
tenan t à deux mains un voile qui
flotte au-dessus de sa t ête. Cet

édicule était fix' sur un piéd ~s tal

au moyen de crampon, comme le


prouvent deux trous, don t l'un est
enco re rempli de plomb, forés
dans la p1inthe des deux côtés .

Le sexe indubitable de la divinité


qui occupe l 'édicule empêche d'y
reconnaître un e Vénus faisant flot-
ter son voile . P eut-être ce personnage
figure-t-il un ]upiter-Cadus. Ce dieu,
dont le culte se r épandit dans l'em-
pire roma in a u d ébut de notre ère,
est d'ordinaire repr ésent é tenant a u-
dessus de sa tête son manteau enflé,
dont la courbure est l'image d e la
voûte céleste (cf. P AULY-yVrSSOWA,
Realencyclopadie, s. VO cc Caelus )),
t. III , p. 1277, et R. vo SCH EIDER,
A rch.-epigr . Mitt . aus Oest .. t. X III,
l 95, p. 185, n ote. cf. supra , p. 215.

RO U LEZ, Bulletin de l'Académie royale de Bruxelles, t. X, 2, 1843, p. 416.-


CHAYES, Catalogue, p. 95, nO 24I. TH. J USTE, Catalogue, Ire éd., p. 159, S, 6 ; 2 e éd.,
p. 168. E PÉRANDI EU, Bas-reliefs de la Gaule . t . V, nO 4133 .

2I6 •
"
177. LB 748.J Statuette d'Epona . Fragment de grès jau-
nâtre, trouvé a E louges (H ain aut), en r 877, dans le ous- 01 d'une
con truction romaine; autrefoi dans la collection Deboye, acqui e par
le Mu ée en r889.
Haut. om27 ; largo OmI ; ép. eny. omro. an re tauratioIlS. La tête, les pieds
et l'avant-bras droit ont disparu. L'ayant-train du cheval e t brisé.

Une femme e t aie ur un trône à do ier élevé. Elle e t vêtue d'une


longue robe nouée à la ceinture et d'un ample manteau qui lui couvre le.
épaule et dont le pàn on t '
ramené entre e genoux. Elle
porte sur ceux-ci une corbeille
ou patère contenant de fruit
(ou de pain), que yjent flairer
un poulain. La main gauche de
la dée e care e le front de
l'animal, dont la t ête et le cou
ont eul con ervés. Travail
d'atelier as ez habile; le rever-
n'e t qu' épannelé.
Cette figure offre le type cara -
téri tique de image d'Épona.
Elle pré ente notamment la plu
grande re semblance avec une
tatuette de marbre trouvée à
orne, qui montre cette diviIlité
aie, care ant deux poulains
( OSCHER, . v O, col. 12 0; .
R EINACH, loc. cit., p. 42 , nO 72 ).
Épona était chez les au lois la
dée e tutélaire des chevaux et en •

général des bêtes de omme . dorée dan tou le pay eltique, elle fut de
bonne heure adoptée par le Romain. Elle était pécialemcnt honorée non eu-
lement par le gens d'écurie, élE.V ur , cocher, palefrenier et muletier, mais
a ussi par les oldat de la cavalerie romain , qui contribuèrent beaucoup à la
diffu ion de son cu lte (cf. P ETER dan Ro CHER, Lexikon der JIythologie, . V O
f( Epona », t. l , col. l 6 et suiv ., et surtout ALO~ION REINACH, Épona, la déesse
gauloise des chevaux [exb a it de la Revue arclzéogiqu(, Pari, 1 95)'
DEBOVE, Annales du Cercle archéologique de Mons, t. XY, 1878, p. 581 et pl. IV,
fi 0-. 7. . REINACH, Revue archéologique, l 9 ,II, p. I98. E PÉRA::-\DIEU, Bas-reliefs
de la Gaule, t "\ nO 3992.

21 7
178. [B l 1.J Dédicace à la dée e Néhalennia.
:Ëdi ul d al air D'ri atr ,trou é (an d ute le 5 janvier 1647) sur
la pl d ombur, dan l'Ile de Walcheren , avec une érie d'autre
~.:: . onn ' n 17 l à l'Académie de Bruxelle par Van de
Perre, mini tre des
- -
Province - U ni es,
tran porté à P aris en
1795, re tituéen 181 4,
il fut d épo é au rusée
d 'antiquités en 1848.
Haut. om6 ; la rgo à la
ba e, om33; ép. Om'LO . -
ans r estauration _

Sou~
un éd i c ul e,
formé par deux pilas-
tre corinthien., qui
upportent un fronton
triangulaire te rm in é
par deux cou sjnets,
un e femme , couverte
de long vêtement, est
a 'i ~ ur un trône ans
do ier. Elle tient sur
le. genoux une corbeille
de fruit. a dlOite ,
e. t accroupi un cillen,
dont la t ête e t bri ée;
à a gauche, e t placé
un grand panier rem pli
de fruit. Le deux cô-
té du monument ont
ornés d'acanthe . Par
devant, une in ~ cription e t gravée ur la ba e élevée de l'édicule :
Deae eha Ilenniae '1 J T (itus) Calvisius 1
Secundinus 1 ob meliores actus.
CI la dée~ e Néhal nnia, Titu Calvisiu Secundinu , à cau e de
meilleures affaires (qu'elle lui a fait faire). »
éhalennia était une divinité celtique ou gel manique de l'Abondan ce qui
.l T

présidait en particulier au commerce et à la navigation. n négociant en

218 -
poterie d'Angleterre lui a consacré, à D omburg, un monument pour la remer-
cier d'avoir fait parvenir à bon p ort ses marchandises (CIL, XIII, 8794:
Ob merces 't'ecte conservatas... negotiator cretarius Britannicianus ). Notre
dédicace naïve rappelle, en term es moins clairs . quelque effet analogue de
la protection de la déesse. Sur Néhalennia, cf. IHM dans RoseHER, Lexikon
der Mythol., t. III , l 98, s. v O, qui donn e toute la bibliographie relative à
ce sujet.
Sur la découverte: cf. VREDIUS, H istoriae comitum Flandriae libri II, Bruges, 1650,
Add., pp. 44 et suiv. (on n e voit pas clairement si notre monument est un de
ceux cités par le chroniqueur). ur le don à l'Académie : DU CHASTELER, M é-
moires de l'Académie de Bruxelles, t. V, 17 3, p. 73 avec planche. LE ~OlR, Des-
cription des sculptures du Musée des monuments français. t. l, l 00, p. 137, nO 423
etpl.X lIT, et Mémoires de l'Académie celtique,t. 1. l 07,PP. 176 et suiv., pl. l ,no 6;
cf. t. IV, l 09, p. 7. ORELLI, Inscr., t. l, nO 2030. J A SSE~, D e romeinsche beelden
van Z eeland, MiddelbourO", l 45, p. 67 et pl. X\ , 2 abc (bonne reproduction des trois
faces). CHAYES, L es Pay s-Bas sous la dominat ion romaine, Ir e éd., t. II, p. 26 ;
2 e éd., t. II, r 5 ,pp. 4 3 et suiv.; Catalogue, p. 100, n O2 9· TH. J STE, Catalogue,
Ir e éd., p. 160, , 10; 2 e éd., p. 170. BRAMBACH, C,.,rpu s i nscri ptionum R henanarum,
nO 39. CHUERMANS, Bull. comm. art et arch., t. VIII, l 69, p. 324 et pl. II, fig. 2
(cf. p. 314). Corp. inscr. lat., XIII z t' partie, 7 2 , où l'on trouvera l'indication
d'autres publication encore.

179. [B 1145.J Portrait de feuune . Tête de marbre


blanc, trouvée, en 1905, à Mou ty, prè d'Ottignie (Brabant), dans
le décombre provenant d'un établi ement romain. Donnée au Iusée
par M. Louis Cavens.
Haut. omz6; largo omI75. Pas de Te , tauration . L e nez est brisé et toute la
urface de la pierre a beaucoup souffert.

Portrait d\me femme dont la chevelure, divisée par une raie ~ ur le 'om-
met de la tête, _'abai e de deux côté en long bandeaux ondulé . Le
mutilation que ce morceau a ubie ne pennettent malheureu ement pa.
de di tinguer le détails de la culpture. De plu, le deux côté de la tête, .
où le cheveux recouvraient ou contournaient les oreille, et la nuque, où
le mèche e recourbaient en boucle, ' taient travaillé dan de morceaux
rajusté, qui ont perdu.
Le sculpteur n'a pu obtenir un bloc de marbre suffisant pour y reproduire son
modèle et il a dû réunir quatre petits morceaux de cette précieuse matière.
Le marbre devait, en effet, être importé de loin et coûtait fort cher, et les artistes
ont utilisé presque exclusivement, dans le nord de la Gaule et dans l'île de Bre-
tagne, les calcaires du pay . Cette tête paraît être, avec un beau buste décou ert
à Messancy ( lBE ALER , Catal. musée d'Arlon , nO I), la seule figure de marbre
que nou ait conservée le sol de la Belgique.
Malgré l'incertitude qui résulte de l'état de dégradation de ce portrait, la

21 9
coiffure rend trè probable qu 'il fut exécuté dans la secon de moitié du n e ou a u
commencement du Ille ièc1e. Il ornait, v r aisemblablem en t, un t om beau où il
était placé dan une niche, car la partie po térieu re est n égligée.
Publié: CT:MOKT, Bulletin des Musées Roy aux, V, 1905, pp. 75 et sui . E SPÉRANDIEU,
Bas-reliF f de la Gaule, t . Y, n O 3<;9 1.

180. [B 176 -9.J Fragll\ents d'une statue de la


Fortune. Morceaux de grè jaunâtre, t rouvé à F auvillers (Luxem-
bourg). Envo)' par 1. Urbain, greffier
de la ju tice de paix a Fauvillers, en 1873 .
A. Haut. omq; largo omI3.
Tête de femme dont la chevelure ramenée
en al l ière e t nou ' e ~n chignon et couronnée
d'un diademe. Le nez e t bri é et le menton
mutilé.
B. Haut. et largo env. omI8.
:Jlain bri ée appuyée sur l'extrémité d'une
come d'abondance, dont ortent une pomme
de pin et de fruit rond.

2 20 •
L'attribut que portait la statue prouve qu'elle représenta it Fortuna. Des
statuettes de terre

cuite figurant la Forlune
avec ses attributs ordinaires, la corne d'abon-
dance et le gouvernail, ont été découvertes à
Tongres. et le culte de cette déesse était cel'-
tainemellt populaire dans l'ancienne B elgique
(cf. LUCIE R ENARD, Bull. soc . scientif. du
Limbourg, t. XXIII, 1905 , pp. 296 et SUtv.
et notre nO 192 ) .
Pubïés : E SPÉRA :\'DIE U. Bas-rel;efs de la Gaule,
t. V, n O 4124.

181. [B rrz.] Statuette illutilée. Fragment d 'une


statuette de pierre calcaire, trouvé dan d 'une grande
villa romaine fouillée en r847
à Fouron-le-Comte (prè de •

Vi é), à l'endroit appelé teen-


bo ch. Entré au Mu ée en avril
r847·
Haut. oID3I; largo OIDI . an
restaurations. La tête, le bras
et l'avant-bras gauche ont di paru ,
ainsi que le bas des d ux jambes.
Cette ta t ue t te figurait un
femme ou une dée e debout ,
appuyée ur la jambe droite, la
gauche légèrement repli ée et v "' tue
d'une tunique nu' e à la in-
ture et d'un manteau . qui retom b
ur l'épaule gauche t entour la

taill et don t un pan 'tai t r jet'


ur le bra gauche.
CHAYES, Catalogue, p. 100, nO 290A.
-TH. J STE, Catalogue, Ir e éd., p. 199,
DD, ; 2 e éd., p. 203. E S PÉRANDI E .
Bas -reliefs de la Gaule, t V , n O 4°10.-
Le plan d la villa est reproduit par
CHA YES , Histoire de l'architecture en
Belg., t. l, 1852, p. 158. Cf. Bull. A cad.
Belg., t. XV, 1 48, Ire partie, pp. 197 et suiv. Les nombreux obj ts de terr e
cuite et d e métal découverts dans c s fouilles ont énumérés dans les catalogu es de
SCHA YES et de J STE, loc. cit.

ZZI
182-184. Débri d'un tOltlbeau tfianult, ntal
de Bavay.
182. [B 7.J Lion tenant une tête de bélier. Groupe de
r' jaunâtr (pi rr d abl) d'ouvert aux portes de Bavai, « dans
un hamp itu ' à 1 an 1 du chemin d'Audignie et de celui qui
conduit à P nt- ur- ambr ». Achet' au propriétaire du terrain,
~I. lbau - ppin, en l 47.
Haut. om 4 _; largo omS ; 'p. Om3I. - Sans restaurations.
n lion accroupi, l'arrière -train oulevé, la queue ramenée entre les
jambes, tient sous les
griffes de sa patte
gauche antérieure
une tête de bélier et
lève les yeux d'un air
menaçant. La gueule,
qui devait être en-
tr'ouverte, est mu-
tilée.
La représen ta tion

d'un lion rampant, te-
nant une proie sous
ses gr i fi es, est fré-
quen te sur les tom-
beaux, notam ment en
Gaule. J'en ai réuni
une série d'exemples dans mes Monum.. relatifs aux myst. de Mithra, t. II, p. 440,
nO 330; cf. p. 527. Le sens symbolique de ce groupe, qui paraît être d'origine
orientale n'a pas encore été suffisamment expliqué. Il avait été adopté
comme emblème funéraire par la sculpture attique dès le IVe siècle (COLLIGNON,
Les statues funéraires dans l'art grec, 19II, p. 228), et son emploi se répandit en
Occident à l' époque romaine.
CHA YES, Catalogue, p. 92, nO 184, et La Belgique pendant la dom. rom., 2 e éd., t. III,
p. 4 2 I. TH. J STE, Catalogue, Ire éd.) p. 139, l, 7; 2 e éd.) p. 147. E S PÉRA DIEU,
Bas-rejl efs de la Gaule, t. V , nO 3983 .

183. [B 98.J Tête de fenun e. Fragment de grès trouvé et acquis


avec le numéro précédent.
Haut. om34; largo Om2s; ép. om26. D eux fragments ont été raccordés à gauche.
Tête de femme détachée d'une statue. La chevelure, divisée par une raie,
'abai se sur les tempe, encadrant le front de deux bandeaux symétriques,

222

et descend en boucle derrière le oreilles. Par-de u, est po é un voile qui
retombe derrière le épaules. Les pupilles des yeux, largement ouverts, sont
creusées. Le nez e t brisé, le menton endom-
magé. Par derri ère, on remarque dans la
pierre un trou de scellement qui prouve que
la statue était fixée par un cra.mpon à la
paroi d'un édifice.
Cette tête, qui trahit un travail à demi bar-
bare, est sans doute le portrait de quelque
Gauloise, qui était placé dans le tombeau de
celle-ci.
SeHA YES, Catalogue, p. 92, nO 185; cf. La Belgique,
etc., loc. cit. au numéro précédent. TH. J USTE,
Catalogue, Ire éd., p. 139, l, 8; 2 e éd., p. 147. ESPÉ -
RA~DIEU, Bas-reliefs de la Gaule, t. V , nO 3985 .

184. Divers frag auents architectoniques. taillés dans un grès


jaunâtre, trouvés au même endroit, furent achet ' n même temps que
le numéro précédent :
[B 99·J P ortion de chapi-
teau entourée d'un chapelet
d'ove et sommet du fût
cannelé d'une colon ne
(diam. max. o ffiS7, haut.
Offi3I).
Tambour de la même co-
lonne ca.nnelée (haut ..() ffi 3S).
Tambour d'une colonne
(haut. Offi32) à cannelures
rudentée à peu prè~ de .
" ,.
meme epalsseur.
[B IOO. J Chapiteau et
ommet du fût (haut. Offi3I,
diam. max. offi43) d'une co-
lonne pseudo - dorique et
fragment du fflt de la même
colonne (haut OffiI4)
Chapiteau d'un pilastre

p eudo-dorique (larg. max.
offi43, haut. Offi3I).

223
f. CHAYE. atalo!{/{e, p . _, nO 1 5-I (Th. Ju te paraît les a oir omis
on CataloO' /{ e) . Le ::\Iu ' po ède, en outre, un grand nombre de menus
de m ' tal d IT uit€' t d'o découyert a u m ême endroit. Ils sont
'numéré par CHAYE , lac. ci!., p. 69, nOS 1 à 193.
H 'YE (La BelO'ique. et ., t. III, p. 421 ) a émi l'opinion que les débris
ulpturaux et architectonique que nou venon de décrire (nos 1 2-1 -t-) pro-
y n aient d ruine d'un templ . Il e t beaucoup plu probable qu'ils ont appar-
tenu à un tomb a u m numental élevé, selon l'u age, à côté d'une route, près
d une porte de r a nci n B aO'acwn . D 'après Sch ayes lui-même, on aurait trouvé ,
en m me t emp que ce fragment de pierre, des urnes remplies d'o ements cal-
ciné qui ont parvenue ayec eux au Musée ( CHAYES, Catalo gue, pp. IIO-II2).

185 . [A r 90.J S t a tue d'un c aptif (?) . Statue de calcaire


jalme de pro enan c inconnue, acqui e par le 1u ée en r848.
H aut. om43; largo de la
ba e, Om22. La che ille
gauche et le bras droit sont
brisés; le gen ou droit est
restauré.

n jelme homme im-


- berbe, aux che eux bou-
\,.1
clé , ~ t accroupi le genou
droit en terre, le pied gau-
che appu é ur le 01, le
haut du corp penché en
avant comme 'il portait
ur le épaule un lourd
fardeau. e. ourcil con-

tractés expriment l'effort
ou la douleur. Il n'est
vêtu que d'un mant eau,
agrafé ur l'épaule ga.uche
et qui pend derrière le
do . La. ba e, qui figure
de rocheL , e t percée
d'un large trou, qui paraît
a. oir ervi de bouche de
fontaine . Quoique l'ori-
gine de ce monument oit
inconnue, le caractère du
travail, comme la nature

224 •
de la pierre employée, ne permettent guère de douter qu'il ait été trouvé en
Gaule. Le calcaire juras ique où il e t t aillé e t c~lui de environ de Virton.
Il est difficile de donner un nom à cette figure. Son attitude rappelle celle du
célèbre Atlas Farnèse (CLARAC, 793, r999 A; cf. aussi Arch.-ep. Mitt., XVIII,
1895 , p . 183), portant s'Jr les épaules le globe céleste. Mais ce dieu est toujours
représenté barbu. L e t ype du visage fait plutôt songer à un captif ou un esclave
barbare. On ne remarque sur le d os a ucune trace d'un objet quelconque qui y
aurait étÉ' attaché.
CHAYES, Catalogue, p. IOZ , n O Z91. TH. JUSTE, Catalogue, If e éd., p. 138, I, 3;
z e éd., p. 146 . E SPÉRANDIEU, B as-relie fs de la Gaule , t . ,no 399 .

186. [B 465.J Frag'll nt d'un ba -relief de grè ,


trouvé à Vieux-Virton (Luxembourg) . Acquis par le Musée en 1867 (?).
Haut. OmS3; largo om71; ép. omz7. - Sans restaurations .
Cette plaque ma ive était entourée d'un e moulure plate, con_ervée
au-de u et à gauche, qui encadrait la repré entation. A gauche, un per-
sonnage barbu ,
qui était vi ible

. ,'\ .
Jusqu aml-corp ,
tourne la tête de
profil et appro-
che de on nez
l'index de a
main gauche. A
sa droi te, le buste
d'un econd per-
sonnage bar bu se
mon tre de troi
quart. li semble
lever au ciel e..
yeux, profondé- •

ment enfonc 's


dan le orbite.
A droite, on di tingue le re t e d'une troi. ième figUle. - Scul pture gros-
sière et fortement endommagée .
L a signification de cette scène mutilée n' a pas été éclaircie.
TH . J STE, Catalogue, If e éd., p. IZ9, I, 14; Z6 éd., p. 147. - ESPÉRANDIE U , Bas-
reliefs de la Gaule, t. ,no 4IZ9 .

187. [B 935.J Ma que tragique. Ba_-relief de calcaire


. ,
tendre ]aunatre, trouve à H erstal, prè de Liège, en 1899, à une
~

225
diz ine de nl 'tr ~ d'un tumulu~ romain. Donné au ~Iu ée en IgOI
par ~I. P aul Err ra .
Haut. Orujl; larO". oru3 -oruZ3; 'p. oruzz-om07 . - P a de restaurations.
Ce lar masqu au n z .cra " le ourcil contractés, la bouche oU\ erte,
urmonté d'un haut coiffure, e t certainement une imitation défigurée
de (' ll..'X que portaient le acteur. La chevelure nouée au-de u du front
et retombant de deux côté_ du
vi age, forme, (' mme dan le
• ma que tragique, une pyramide
éle ée au -de u de la tête (oyxoC;).
Ce relief a an doute décoré quel-
que tombeau . De deux côté, on
remarque deux trou - de cellement
qui ont ervi à fixer de_ tenon de
m étal.
D e ma ques semblables ont sou-
vent ervi à omer d(' sépultures en
Ga ule (cf., par ex., LEHXER, Da s P ro-
vinzialmuseum in Bonn , l , Ig 0 5, p. 7
et pl. XVII, I , Z; J ahrb . d. Vereins
f. Altertumsfr. im R heinl., t. LXXII,
p. 6g; . THES, TV estd. Z eitsehr. fûr
GeselL. und Kuns t, XVI, l 97, p. 222 ,
nO SI , pl. VIII , fig. 4, etc .) . De même
en Italie, on les trom-e fréquem-
ment emplo és en gui e d'acrotères
ur le couvercle des a rcophages ou employés dans la décoration des autels funé -
raires (cf. ALT~rAN~ , Die romisehen Grabaltâre der K aiserzeit, Ig05 , index
p . 303) . Il n'y faut pas v oir une allu ion à la comparaison , fréquente dans l'anti -
quité, de la vie avec une comédie dont le_ hommes ét aient le acteurs. Mais
le théâtre était en rapport avec les fêtes de B acchu , et, a ux m stères de
Bacchus, se rattachaient des espérances d'immor talité (cf. supra nO 7z ). Les
ma que fiaurent ain i ur les tombeaux au même titre que d'autres accessoires
ou symboles du culte dionysiaque.
On a voulu reccnnaltre dan le pierres de ce O"enre, un apotropaion ayant
ervi de clef rie voûte (')ehlusstein) [ nthe J, ou une borne de délimitation, la
laideur du ma que devant indiquer aux passants que l'entrée du terrain était
interdite [ chuerman J, mai ce ont de conjectures sans fondement.
Publiée : CH. - J. CmiHAIRE, A nnales de la ociété d'archéologie de Bruxelles, XVI,
1900, p. 36. L t;cIE)< REXARD, Bulletin de l'Institut archéologique liégeois, XXIX,
1901,Pp·22 et suiv. Cf. CHUER:\.fA_ s, Westdeutsche Z eitschr. für Gesch . und Kunst-
t. XIX, 1900, p. 430. E PÉRA.'DIEC, Bas-reliefs de la Gaule, t. ,no -I-0q.

226 •
188. [R 2326.J Masque de pierre . Bloc de pierre calcaire
jura ique, provenant de la collection Garthe, plus tard dans la col-
lection Ra vestein. Donnée à
l'État en r877 .

. Haut. om .P5; largo om36; épaiss.
OmIS· La partie supérieure est
brisée. ans restauration.
Au-de u. d'un ocle rectangu-
laire, une urface plane, autrefois
cintrée, e t oTIlée d'une figure en
ba -relief dan un encadrement
linéaire. C'e t un large ma que
CJvale au front fuvant, aux .-veux
largement OUY rt, au menton
proéminent, dont la longue che-
velure retombe de deux côtés
de. joue. .
Ce ma que de pierre, dont le tra-
vail indique l'origine provinciale
a probablement, comme notre
nO l 7. servi à décorer un tombeau.
Il est difficile de donner un nom à une figure an aucun attribut (Soleil?).
Cité: Catalog der Kunstsammlun gen des Herm Hugo Garthe in CoIn . D ritter T eil,
Romr'sche und gnechische A ntiquitaten, J. M. H eberle, :)lo a ne. l 77, nO 5. E. DE
::.vIEESTER DE RAVESTEIN, Musée de Rave tein, t. III, r795 b; 2 e éd., r884, nO 232 6
(a ppelé faussement Érinnye). •

189. [R 2328.J Tête de


jeune hOllllue. Tête de cal-
caire jura ique de la Mo elle, pr - •

venant d la collection Hu Gar-


the, plu tard dan l collection
Rav tein.Donnéeal' Etatenr 77.
Haut. omr6; largo OmIS. - Bri ' e a u ,

cou. Pas de restauration.


Tète de jeune homme portant un
abondante chevelure crépue, dont le •
petite boucles 'élèvent au-dessus du
front. Dan les orbites ronde, pro-
fondément creusées, ont dû 'enchâ_ •

227
r de 'ux d' ' mail. La bouche e t l11util 'e. La partie po térieure,
s mmair 111 nt 'bauch ' , t r nforcée par une ort d pilier el' 'ant de
-upp rt.
ett t't . d un tra , 'ail gro ier , et-elle un portrait ou a-t-elle appartenu à une
di"inité crauloi ,on ne urait le dire.
i té : atal. Hugo Gaythe [d o su,pra, nO 1 l , nO 1 6. 11,![usée Ravestein, t. III,
n a 1795 d ; 2 e éd., 1 4, n O 232 .

190. [B 177 0 .J Chapiteau corinthien. F ragm en t


,
culpt' dan un r blanchâtre, trouvé à La l adeleine, pr ' de
Pétange, au pied du Titel-
berg, donné au Musée, en

19 0 9, par J ules T esch , no-


-•
ta ire à Le ancy.
Haut. om73; largo du fût om37;
du chapiteau om60. Pas de
restauration .
P art ie upérieure du fû t
cannt'lé et chapiteau, riche-
ment d écor é de feuill e d'acan-
the, d'une colonne corint hien-
ne. La tranche u périeure e t
cr u ée d 'un large trou dt'
scellement.
On pourrait supposer que ce
morceau architectonique a ap-
partenu à une « colonne au
géant (cf . supra, nO 174), mais
l)


il e t plus probable qu'il a fait
partie de quelque tombeau ou
temple con truit sur le Titelberg
et qu'il a roulé ou été trans-
porté de l'oppidurn gallo-romain construit sur la montagne ju qu'à La Made-
leine, 01~ il a ét' retrouyé nîoui dans le sol.
Décrit: FR. CU~IONT, Annales oc. al'chiol. de Bruxelles, XXI ,1910, p. 490. - Sur
les découvertes fait s Sur le Titelber O", cf. A. DE L OE l·bi d. XIX, 1905, p. 154. ESPÉ-
RA. 'DIE u, Bas-relle j ' de la Gau le. t . Y , nO 4211.

191 . [B 813·J Dédic ace a u d i eu Entarabu . In crip-


ti n d écouverte, n mai l 92, a Foy, ham au de ovilie , près de
Ba_to d 'une con truction romaine et donnée au

22 8 •
Mu ée par 1\1. Louis Caven. Dan le champ d 'où elle fut exhumée,
on avait trouvé, en l 62, une tatuette de bronze, qui e t con ervée
chez M. Iathieu , à Ba t ogne.
H aut. o ID 6I; largo 1ID04; ép. env. OIDIO; haut. de lettres oIDo55.
Plaque d'un calcaire blanc, poreux (piu re de la 1\10 elle?), bri ée en quatre

morceaux raju un encadr ment en relief, d'un profil élégant, on lit


l'in cription :
Deo En[tJarabo et genio 1 (centuriae) Ollodag (i) porticum
quam 1 Velugnius Ingenuus promi 1 serat, post obitum eius 1
Sollavius Victor fi1 (ius) adoptivos 1 fecit. •

« Au di u Entarabu et au g'ni de la centuri d'Ollodagu : Le portique


que \ 'lugniu lng 'nuu avait pro mi ,aprè le d~cè d(> celui-ci, ollavius
\ ictor, n fil adoptif, (l') a fait con truir . )l
A la 1. l , il e t impo sible de di tinguer si la pierre portait Enarabus ou Enta-
rabus ayec une ligature. L'analogie avec le nom Intarabus (cf. infra) doit faire
préf'r r la seconde fOlme. D 'après les caractères de l'écriture, il est probable
que cette dédicace remonte au IE'r iècle de notre ère. Le graveur a recouru aux
lettr liées pour éviter de couper le mots ou du moins les svllabes à la fin des
ligne. On notua l'orthographe archaïque adoptivos pour adoPtivus, dont on
trouve des exemples fort tard. Entarabu ou Intarabus n'est connu en dehors
de notre te'\:te que par trois in criptions de Trèves ou des environs (CIL,

229

• -III, 6,)3, +rz \Y ALTZ1NG, lIIlfsée belge, XIII. 1909, p. 69) . C'était donc une
f ;

di"inité p' ci 1 ment h onor' par les Trévire , une di inité guerrière qu'on
identifiait a y ec Ma r (.lIaI' Tnt arabu s). Ce protecteur celtique des combats
t i int i i au génie de la centurie comma ndée par Ollodagus, dieu
e n iell m nt r omain. "\ élu gniu Ingénuus, l'auteur du vœu dont s'ac-
quitt on fil adoptif ~ ollayiu \ ictor, était sans doute un soldat de cette
c nturi , qui, -elon toute probabilité , était cantonnée à Foy sous les Flayiens.
Le nom de tou ce per onnage ré èle leur origine gauloise.
J .-P.\YALTZlr G,Bullet. Acad. roy . de Belgique, t . XXI , 1892, pp. 375 et sui . et
t. XXXII, l 96 p. 744 . f. Korrespondenzbl. der TVestdeutscli en Zeitschrilt, XI, l 92,
nO 66, p. r02 et nO 122, p. 234, CHUER lA , B ull. des comm. d' art et d'arch.,
t. XXXI , l 92 pp. 291 et sui. C01'P. inscr.latin.,XIII, 3632 . où J'on trouvera men-
tionnées d'autrps publicalions. .

192. [B l .] Dédicace à la Fortune. Fragment d ' une


plaque de pierre calcaire découverte à T ongres au m êm e endroit que
le n O196 n l ~5 , en même temps qU'lm morceau de colonne cannelée,
de pierre jaune. Conser é à l'hôt el de ,ille de T ongre ju qu'en
l'ann ée l -+ ,où il fut donné au lu ée.
Haut. Oill."B: la r go oill 4S ; ép . Oill1Z; haut. d es lettre omo.').

ur la face an térieure', e t gra ée en grande lettres (haut. omOS) la dédicace :


Fortuna [e] 1 Aprionius Iunius v(otum) l (ibens) s (olvit) .

« A la F ortu
ne, Aprionui
Juniu 'e t ac-
quitté de ( on)
vœu de bon
,
gre. »
La p ierre n'e t
mutilée ni à gau-
che ni à droite,
d e sorte que l'in-
scription do i t
être complète.
Cette pl a que
était sans doute
en castrée dans
la m uraille d'un
t emple d ont la
colonne, retrou -
vée en même temps. était un rl ébris . ur le culte de la F o rtun e en B elgiqu e,
cf . supra, nO 179.

2 30 •
Rapport de 1 27, publié par DE REYFFENBERG, Nouv. archives hist. des Pays-Bas,
l 29, nO 3, p. 175, et Mém. Acad. Brux., t. VII, 1832, p . 53, nO 1 (cf. infra, nO 196).
- Cu DELL, Bull. Acad. Belg., III, 1836, p. 376, nO 1. CHA YES, Catalogue, p. 9 ,
nO 299, et L es Pays-Bas sous la dom. rom ., Ir e éd., 1838, p. 238; 2 e éd., t. II, 1858,
p. 349. TH. J USTE, Catalogue, Ir e éd ., p., 159, S, 8; 2 e éd., p. 169. SCHUER fA ' 5 ,
Bull. comm. art et arch., t. VII, 186 , p. 37, nO 2. Corpusinscript.latin., XIII, 3591.

193 . [B466. ] Dédicace à Hercule S axanus. Autel


de pierre calcaire, découvert en eptembre 1749 à Norroy, prè de Pont-
à - ~I ou on (l\Ieurthe - et - . _
1\10 elle), « ur une haute
montagne ituée à l'occi-
dent de cette ville ») (Cay-
lus), ou plu exactement
dan une carrière antique
(sur la côte proche des car-
rières). Envoyé au prince
Charles de Lorraine, il re ta
d ans le palai du gouver-
neur général de P ay -Ba
ju qu'en 1795 . Acheté alor
par 1\1. Liagre, il fut tran -
porté dan son jardin à
Laeken et donné au lu ée
par M. de B y en 1846.
Haut. om9I; largo om4 ; pro •

Om46; haut. des lettres omo4.

La urface u périeure de
cet autel, creu ée au centre •

en forme de patère, e t bor-


dée de côté par de cou inet
et décorée par devant de
deux volute à double enrou-
ement, accolée. Le chapi-
teau dorique e t uni (le strie
qu'on remarque ur l'abaque ont moderne ). Le fût, qui s'amincit au om-
met, est léO'èrement renflé. La ba e, d'un profil a ez compliqué, e t aujour-
d'hui mutil' e à droite. Deux trou, foré dan la pierre, indiquent que le
morceau manquant était autrefoi raju té. ur le fût, on lit l'inscription:

23 1
Herculi axsano et 1 imp (eratori) Vi spasiano 1 Aug (usto)
et Tito imp (eratori) et 1 Domitiano Caesari 1 Marcus Vibius
Martialis (ce nturio) lig (ionis) X Gem(inae) et commili ltones
vexilli leg (ionis) eiusd (em) 1 qui sunt sub cura eius 1 v(otum)
s (olverunt) l (ibentes) m (erito).
ccA Hercule a.'l:anu, à l'empereur "\ e pa ien Augu te, à l'empereur
Titu et a D mitien é ar, M. Vibiu 1artiali, centurion de la IO e légion
jumelle, t le ~ oldat du détachement de cette même légion qui ervent ou
e ordre, ont accompli leur "\ œu de bon gré et à bon droit. »
Titu a Tant été a ocié à l'empire en 71 et e pa ien étant mort en 79 ap . ].-C. ,
l' in cription a été <Yravée entre ce deux date. La IOe légion gemina, transportée
en 71 d Espagne ur le Rhin pour combattre Civilis (TACIT. , H ist ., l ,68, 76) ,
tint garni on dan la Gel manie inférieure, probablement jusqu'à Trajan. n
détachement de ce corps, emplo) é dan les carrières de Norroy, a consacré cette
dédicace à Hercule axanus . Caylu croyait que ce surnom dérivé de saxum avait
été donné à H ercule « en mémoire de la pluie de pierres que Jupiter fit tomber
du ciel pour secourir le héros qui combattait les Liguriens » tSTRABO , I V , 18 3 C).
On a ob eryé. d'autre part, que la plupart des monuments dédiés à cette divinité
ont été trouvés dans le nord de la Gaule et spécialement à proxi mité de canières
an tiques, et l'on a upposé que ce nom latin désignait en r éalité un dieu germa-
nique, D onâr, le dieu de.l'or~ge, pourfendeur de rocher. « Les ouvriers des car-
rière lui ont reconnai ants, car ce maître du r ègne lapidaire leur a facilité leu r
tâche en fendant le roc et en le a ida nt ain i à le débiter » ( DIROCK , Deutsche
JIythol., 6 e éd.,p. 245)' i cette hypothè e trè séduisante est exacte, on devra
con tater que le oldats de la IOe légion ont adopté ce culte pre que au sitôt
après leur arrivée en Germanie. Ils avaient appris à le pratiquer de leurs com-
paonon de la e légion, qui adoraient avant eux, à Norroy, le D onâr latinisé
(cf. CH. ROBERT dans le Mélanges G-raux, P a ris, l 4, pp. 329 et suiv.). Au
point de vue orthographique, jl faut noter dan notre texte la séparation de
Sax . sanus par un point et la confusion de l'e avec l'i dans V ispasiano, ligt'onis,
confu ion fréquente dans la la ngue rustique .
CAYLuS, Recueil d'antiqu,üés, t . , 1762, pp. et suiv.
32 R OULEZ, Buü . .dcad.
Belg., t . XIII, l , l 46, p. 264. CHA YES, Catalogue, p. 86, n O 73 . TH. J USTE,
Catalogue, I Te éd., p. 15 , " 5; 21' éd., p. 168, et surtout S CHUER;\IAN S . Bull. comm.
art et arch ., t . VIII, l 69 , pp. 317 et suiv., p. 3 0, où l'on trouvera des détails sur
l'hi toire de ('et autel. Le Corp. inscr. lat., XIII 4624, contient une bibliographie
plu complète. La li te des nombreuses dissertations consacrées à l'Hercule a x a-
nu e t donnée dans ROSCHER, Lexikon der Mythol., t . l, pp. 3014 et suiv.

194. [B 48 B.J Dédicace aux déesses Mères. Bloc


de gr de Hertzo enraadt (pr' d' Aix-la-Chapelle), trouvé en
juillet l 70, a Hoeylaert (Brabant), en démoli ant une égli e du


X IIesiècle, d a ns des subst ructions san d ou te en core plus an ciennes.
D on du baron d e Man d'Alten rode (r8 7 0 ) . .
Haut. Om95; la rg o om6o ; ép . om30; h a ut d es lettres omo7·
Sur la face antérieu re de cet autel cubique, dont la partie supérieure est
mutilée, on déchiffre l'inscription à demi effacée :
Matronis 1 Cantrustei jhiabus C. Ap 1 pi anius 1 Pat[er]n u s
pro se [et] 1 suis l (ibens) m (erito).
cc Aux déesses Mères du Condroz (? ) C. Appianiu P aternu_ (a fait cette
dédicace) pour lui
1
et (pour) le siens .1
de bon gré et à -
bon droit. »
La pierre a ét é
retaillée, mais on 1
voit e n co r e , à
droite, un morceau
de la base qui in-
dique que ce bloc
a vait l a fo rm e ,
d'un autel et , ur
le côt é, le rest es
d 'une figure culp-
t ée en relief, qui
m'a paru être une
fe mm e t e n a n t,
dans chaque main ,
un obj et indi -
tinct (patère et
corne d'abondan- •

ce ?).
Les Nf aIres ou
J'VI atronae qui sont
ouvent nommées
dans les inscriptions
et figurées ur les
monuments , géné-
ralement an nom-
bre de trois , sont
des dée ses celtiques dont le caractère complexe n'est pas encore parfaitement
éclairci. EH s sont conçues d'ordinaire comme une triple personnification de la

233
F rtun t anal !!u a ux a rqu e r main s. On les regardait comme des divinités
bienfai ant ,qui d nnent 1 abondan etla pro p érité , et on les in oquait comme
pr t tri d famil! t d s tribus. Beaucoup d e leurs épithètes ont topiques,
d 'ri,, ' de n m de li ux. 'est a insi qu'on trouv les Matres Iulineihiae à
Juli r ( IlIhacIIJJI) , Albiahe'n ae à E I\'enich (IEBOURG, Bonner ] ahrbücher
\ - , l 0 , pp. et ui. ) . Il faut interpréter de même Cantrusteihiae, que
hu l'man r atta h a it a u mot Condrusi, pagus Condrustensis, c'est-à -dire le
ondroz . urnom ne . e retrou\ e qu'une seule fois sur une inscription des
emir n d Juli r ( IL, XIlI , 7 0) , où il est mutilé. Mais ni l'un ni l'au tre
de exte où il e r en ontre n'a été trouvé dans le Condroz, et Canirustehiae
paraît Atre plutôt une épithète celtique, qui rappelle cell e d'Andrustehiae, etc.
( f. IH:'-! dan P A LY-\ r SOWA, R ealenc ., s. vO. « Cantrusteihiae ») . Une étude
détail!' e ur les i\I!at1'es ou M atronae a été pu bliée par MAX IHM, Der lYIutter- und
li! atronenkultus dans les Bonner ] ahrbücher, t . LXXXIII, r887, pp. l à zoo;
cf. au si IH?I! dans ROSCHER, L exikon der Mythologie, t. II, col. z464, s . VO
« Ma tre n, et sur le surnoms que reçoivent ces déesses, SIEBOURG, loc. cit.

JA:\I!NÉ et CHUER lA s, Bult. des comm.. d'art et d'arch éol ., t. IX, 1870, p . 375.
CHU ER lA""S, ibid ., pp. 3'1 et suiv., avec pl. photolithographique, et fahrl:-.
des T'el'. für Alterth. fI'. Rhe nl., L-LI, 1872, p. 304. IHM, Matronenkultus, p. 162,
nO 3 3 (copIe de Zangem eister) et p. 27. Sur le don fait au Muc;ée: J USTE, Bull.
comm. art et arch., t. X, [ 71, p. l 1. Corp. inscr . lat., XIII, 3585, où l'on trouvera
l'indication d'autres publications. FSPÉRA ' DIEU , Bas-relie fs de la Gaule, t . V, nO 40CO

195. [B 467. J Dédicace à la divinité de Fron-


tière . Grand a utel de pierre calcajre, trouvé en r 810, lors de la
con truction d 'un pont ur le ruisseau Vinxtbach, qui se jette dans
l Rhin entre Andernach et R em agen. Il entra dans la collection
du comte de Rene e-Breidbach , fut vendu a An vers en r836 et
acqui par le Mu ée entre r854 et r864. En même temps que ce
monument, on découvrit une dédicace à Jupiter et à Junon, qui est
con rvée au lu ée achéologique de Liège (CIL, XIII, 773r).
Haut. rrn03; long. du fflt, orn oP ; ép. OmZI; haut. des lettres ornoS .

Le chapiteau cintré de cet autel est t erminé de chaque côté par un cou -
inet formant par devant une volute. Au-des ou , règne une moulure for-
tem nt aillante. Le ommet offre une cavité carrée. La base convexe et
moulur'e t 'br'ché à droite. ur le fût, on lit l'inscription:
Fi nibu s et 1 genio loci et I(ovi) O(ptimo) M(aximo) milit(es)
1 leg (ionis) XXX U(lpiae) V(ictricis) 1 M (arcus) Massiaeni lus
ecundus 1 et T (itus) Aurelius 1 Dosso 1 votum s(olverunt)
l (ibentes m (erito).
(C la (divinit' d _) Fr nti're t au génie de ce lieu et à Jupiter très bon,

234 •
trè grand, les soldats de la 30e légion Ulpienne victorieuse, Marcus Mas-
siénius Secundus et Titus Aurélius Dosso ont accompli leur vœu de bon
gré et à bon droit. »
Cette inscription est surtout remarquable par la mention des Frontières
déifiées (Fines) qui, à notre connaissance, ne sont nommées dans aucun autre
texte. On sait que non seulement
les limites du t erritoire romain, mais
l'enceinte des cités et m êm e les bor-
nes privées avaient dans l'antiquité
un caracère religieux. La frontière
à laquelle cette dédicace est con-
sacrée est probablement celle qui
séparait les deux provinces de Ger-
manie. La 30e légion fut cantonnée
dans la Germanie inférieure depuis
sa création par Traj a n , à qui elle
doit son surnom d' Ulpia, jusqu'à
la fin du lII e siècle. otre dédicace
n'est pas antérieure à l'époque des
Antonins, comme le prouve le n om
d'A urelius D osso.
FIEDLER, Neue M ittheilungen aus
dcm Gebiete der historischen-antiqua-
rischen Forschung, t. l, r 834, 3, p. r oo,
et autres publications allemand es énu-
mérées par BRAMBACH, Corpus inscr.
Rhenan., nO 649 et ORELLI-HENZEN,
. III, nO 5806. En outre, Catalogue
de vente de la coll. de Renesse, nO 463.
-TH. J USTE, Catalogue, rTeéd., p. r60,
S, 9; 2 e éd., p. r 69. SCH ERMANS,
Bull. comm art et archéol., t. VIII,
r 869, pp. 33 r , 379, et jahrb. Ver. Ait.
Rheinl., t. LVIII, 1876, p. rr8, nO I. •

- Corp. inscl'. lat., XIII, 7732 .

196. [B r89·J Colonne itinérai re de Tongres.


Fragment d 'une t èle pri m atiqu octogonale en calcaire noir (dit pierre
e Namur), trouvé en r8r7 , ou plus probablement en r820, à Tongres,
en dehor. de la porte de Saint-Trond. Donn"' à l'État par la ville
d T ongr en r848.
Haut. max. om37; long. des côtés omI35; haut. des lettre o mo 3 et omOI3·
Des huit pans de cette colonne, trois sont partiell ment conservé . On
lit ur la face de gauche : Item a Casltello 1 fines Atrebatium 1

235
l (e ugas ) XIII; 1 Nemeta (um) l (e ugasj ... Item a B [agaco] ...
- u mili u : '" 1(eugas) XV. [Novl io mag (us ) l (eugas) XV. 1
Durocorter l (eugas) XII. Ad fines (leugas) XII. 1 Aug (usta)
Suessionum l (eugas) XII. 1 Isara l (e ugas) XVI. 1 Roudium
l (eugas) VIIII. 1 Sefulae (leugas) VIII. Samarabriva fleu-
gas]) ...
- dr it : [BonnJa (leug as) XI. 1 [Rigo] magus l(eugas) VIIII.
1 [Antu] nna cum (leugas) VII I. 1 [Conf1]uentes l(eugas) VIII. 1
[Ba l udo briga (leug as) VIII. [ Vo ] solvia 1(eugas) VIII. 1 [Bi]n-
gium (leugas) VIII. [Mo] gontiac(um) (leugas) XII . [Buc]o-
nica (leugas) VIII!. 1 [Borb]itomag (us) (leugas) XI.
Le mot ~ Antunnacum l. VIII, oublié par le lapicide, ont été ajouté après
coup entre deux ligne .
« Item de Cas e] : frontière de l'Artol 14 lieue. Arras ... lieue. Item de
Ba\'ai ...
» ... lieue, La Neuyille 15 lieues, Reims 12 lieues, Fime 1 2 lieues, Sais-
on 12 lieue, l' Oi e 16 lieue , Roye 9 lieues, Sefulae 8 lieues, Amiens ...
lieue .
» Bonn I I lieue, Remagen 9 lieues, Andernach 8 lieues, Coblence 8 lieues,
Boppart lieue, Ober-\Ye el 8 lieues, Bingen 8 lieue, Mayence 1 2 lieues,
Oppenheim 9 lieue , \\ orm I I lieue. »
Ce monument, le plu remarquable en son genre que l'antiquité nous ait
lai é, e dre a it sans doute a utrefois sur une place de Tongres, à laquelle
abouti aient de grandes voies romaines. Il donnait pour chacune de cee; routes
rayon nant en diyers ens et pour celles qui 'y rattachaient, l'indication des
cit' ou station qu'elles traversaient et la distance qui séparait chacun de
ce points du précédent. i l'inscription gravée sur cette bOIne nous était par-
venue dans on intégrité, ce serait, pour la conn ai sance géographique de la
Gaule septentrionale, une source plus importante que la table de Peutinger et
l'Itinér aire d'Antonin. ~Iu tilée comme elle l'est, elle fournit encore des données
précieu es sur le parcours de trois voies antiques: l'une qui e dirigeait de
Ca el ver le midi, la seconde qui traversait le nord de la France de Reims à
Boulogne, la troi ième qui longeait le Rhin de Cologne à Stra sbourg et Bâle.
Comme l'a montré ~I. chuennans, cette colonne remonte probablement au
règne de eptime '"ère et de ses fils et date, par conséquent, environ de
l'an 200. On sait, en effet, que cet empereur prit un soin pécial de la viabilité
des routes romaines et, par une innovation dont les con équences se prolon-
gent encore aujourd'hui, il adopta officiellement a u nord de L yon la mesure
gauloi e de lieues (leugae) en la sub tituant aux ancien s milles romains. La
leuga était longue de 1 , 500 pas, soit 2.22 kilomètres. pparemment, notre
colonne fut érigée au moment où l' on établit sur les voies de Belgique les bornes
marquant les nouvelles distances. Brisée lor des premières invasions , elle


~
z
z
o
H
o


p raît y oir mplo'é vee d'autre débri dan la construction des rem-
part qui à la fin du Ill e iècle furent élevé à Tongres aus i bien qu'à rlon
et à K amu r , et e t là qu'un morceau s'en est conservé jusqu'au XIX e siècle.
Il exi te ur la décou\" rte d e ce monument, d eux traditions contraires. D 'après
un rapport offi iel tran mi le 1 août 1 27 a u gouverneur du Limbourg par la réo-ence
de la \'ille de Tongr et dont un extrait est publié par DE R EIFFE BERG, M ém .
Acad. ro)' . Brllx., t. YII 1 32 p. 53, nO l, la pierre aurait été décou erte avec notre
n O 129. en 1 20 ou 1 5 (Eindelijk moeten wii biivoegen dat in den ontgravingen die
plaats aeh abt hebben buiten de kruiso/ LTrueirsche Poort, naast de stad langs den
yomeinsche weg ot katzie in den iare 1 20 en 1 25 ziin gevonden worden behalve eenige
ol/de romeinsche 1Ilunten een achtkantig stuk 1neilsteen, bevattende den a/stand van
verscheidene plaatsen in dezen steen uitgekapt, en voor een groot gedeelte duideliik leesbar,
en eenen anderen gedenksteen dragende het opschrift Fortunae ... (etc.) benevens eenen
stomp van eene lI itgeyoeide kolom in hayden geelen steen) . Au contraire, RE EQ U1,
Dissertatio inaug. de origine et princip . ~trbis T raiecti ad M osam, ·Louva.in, 1 29 (avec
fac- imilé), dit p. 12: LaP ide 'm illiareo prope Tung1'os anno 1817 reperto inter con -
ficiendam magnam viam qu.ae Tungyis ducit ad S. Tru.donem ad circiter 50 passus ab
urbe Pl'ope portam Kru ys-poort dictam quae nunc p or te d e Sain t -Trond vocatur. Re-
produite d'aprè R ennequin par DE REYFFE BERG, Touv . archives des Pays-Bas,
nov. 1 29, p. 16 , et d'aprè lui par FÉRUSSAC, Bull des sc 'ences historiques, t. XVII,
P 175 nO 114. ORELLI, 1nscr ., t . II , n O 523 6 . CUDELL, Bull. Acad. B elgique,
t . III, 1 36 pp. 37° etsuiv . (commentaire). RouLEz, Bull . Ar.ad .Belg;que., IV, 1 37,
pp. 12 et uiv. avec planche, et Bull . dell' I stituto. 1838, p. 51. SCHAYES, Catalogue,
p. 99 nO 2 7, et La Belgique avant et pend. la dom . rom., 'l e éd., t. II. 1858, pp . 352 et

sui\'. J USTE, Catalogue, l r p éd., p. 157, , 1; 2 e éd., p. 167 . CH ERMANS , Bull .


comm . art et archéol., t. II, 1 6 , p. 36, n O 1, et t. XXIX, 1 90 p . 255. DEs-
]ARDINs,Géographie de la Gaule romaine, t. IV, 1893, pp. 26 et su iv. (avec héliogravur e),
où l'on trouvera l'indication d'autres commentaires français . SCHUERMANS, Age
de la colonne itinéraire de Tongres dans Congrès de la Fédération arch. et hist. de Bel-
gique à T ongres 190 r, pp. 65 et uiv.; cf. Bull. des M usées R oyaux, l, 1901, p. 50. Cor-
pus IIlscript. lat n., XlII , par II , n O 915 .
,
197. [B 190 .J Epitaphe d'un Gaulois et d'une
Gauloise. Bloc de pierre calcaire, découvert, en juillet 1844,
à T ongre, derrière l'égli e Notre-Dam e, encastré dans le mur de
re êtement d 'une citerne profonde. Donné au Musée par la ville de
Tongre en 1848.
L a rg.l mI ; haut. om44; ép. om47; haut. des lettres omos.

La face ant 'rieure de la pjerre e t convexe. ux deux extrémité, des


gén ie ailé. culpté en ba -relief dans de niche peu profonde, outiennent
à deux main un panneau central, ur lequel e t gravée en grand caractère
(haut . omOS) l'in cription:
D (i ) M (anibus) . Nepos Silvini fil (i u s) 1 sibi et Velmadae 1
Gangu sonis fil (iae) 1 uxori obitae v(ivu s ) f (e cit).

23


« Aux dieux 'Jlâne . Nepos, fils de ih'inu, a fait de on vivant (bâtir
ce tombeau) pour lui-même et pour elmada, fille de Gangu 0, on épou e. »
"\ elmada, Gangu 0, peut-être aussi ih-in u. sont de noms gaulois latini és .
La fOI me des lettres semble devoir faire attribuer cette épitaphe au ne siècle
ap . J.-C. noter, à la pre mière ligne, la feuille de trèfle , qui ert à la fois de
signe de ponctuation et d'ornement.
M essager de Gand, l 45, p. 145. RO U LEZ , Jahrb. Ver . Alterthmnsfr. im Rheinl.,
t. XI, 1847, p . 35, n O 153. CRAVES , B ull . Acad . roy. Belgique, XVI, 1849, p. 657;

Catalogue, p. 99, nO 2 ,et La Belgique, etc., 2 e éd., t , II, l 5 ,p. 352. TH. J U STE,
Catalogue, IH' éd., p. 163, , 14; 2 e éd., p. 173 . Corp. inscr. lat .. XIII, 3596, où l'on
trouvera une bibliographie complète. E PÉRANDIE l.: , Bas- reliefs de la Gaule, t . ,
nO .~ 003.

,
198 . [B 381 B.J Epitaphe Illutilée. Bl oc de grè gri âtre,
trou vé en l og dan la rivière de la ette, pr' de la petite ville de
Mayen (Pru ~e Rhénane). D'a bord d ans la coll ction du comte de .
R ene se, vendue en l 36, pui da n la collection Hageman . Acqui
pa r le Mu ée n 1861.
Haut. oID64; largo oID9S; ép . OIDII; haut. des lettres OIDOS.

La face antérieure de la pierre e t convexe. Des deux côtés, des génie


ailé, dont les cheville ont entourées d'un anneau de perle, ont debout
dan une niche pri matique et parai ent upporter le panneau central, ur
leqnel e t grav ' e l'in cription :
M . . civs 1 Iu [cu]ndus 1 Bi [ctor]iae 1 Res [tit]utlae ux[o]ri
pi lentis [ si] me let f[i]1io.

239
« 1... iu ' lu undu ' i t ria Re tituta, a f mm trè d 'vouée, et à
on fil . »
L'in ription e t tr' fru t t la le ture des lign es l et 3 est d outeuse. L. l au
mili u, un u un G.- L. _. D de l ncundus est mutil é, m a is certa in. L. 3 .

Nous croyons distingu er les traces d'un C après B et d'un R avant la termi-
naison. Bict oria pour Victoria est une confusion fréquente. Le Corpus donne
BI JIII/ITAE. L' orthographe du datif pientissime est également incorrecte.
Les caractères sont d'asse? bonne époque , sans doute du ne siècle.
Catalogue de vente de la coll. de R enesse, 1836, nO 461 (qui indique seul la provenance).
- TH. J USTE, Catalogue, Ir e éd., p. 161, S, 12; 2 e éd., p. 171. SCHUERMANS, Bull.
comm. art et arch., VIII, 1869, p. 332, n O 155 et pl. II, fig. 4. Corpus inscr. lat ., XIII,
2 e partie, n O 7676 .

,

199 . [B 3 38.J Epitaphe d u prêtre Aufidiu .


Iorceau d 'une plaque de marbre, composé de deux fragments rajus-
t 's, trouvé a Trève; , (\ dans un jardin, non loin du pont sur la
l\Ioselle 1) [Clotten], en I781. Plus tard, dans la collection du comte de
R ene e, vendue en I836; puis dans la collection H agemans. Acquis
par le Mu é TI I861.
aut o omS3; largo om73; ép . omo4.


La plaque était entourée d'un encadrement, formé d'une moulure plate
et d'un rinceau. Dan~ l'angle de la pierre, se tro~ve un vase très simple, d'où
sortent deux arments de vigne, sur lesquels ont perchées des colombes,qui
en béquètent les raisins. Le panneau central est occupé par l'inscription
uivante, en caractères oignés (hau t. om03) :
Aufidius presbit[er, q (ui) v (ixit)] 1 ann (os) plus minus LX ... ,
1 hic in pace quies [cit], 1 cui Augurina so[ro r] 1 et Augurius
diac[onus] 1 filius et pro carita [te] 1 titulum fieri iusse[runt].
« Le prêtre Au di fius , qui vécut environ soixante ... ans, repose ici en
paix. Sa œur Augurina et son fil , le diacre Augurius, ont fait faire cette
épitaphe par amour (pour lui). » ~

L. 4. Le 0 qui termine la ligne est une restauration moderne . - L. 6. Le et


semble dû à une erreur du graveur.
La vigne où perchent des colombes est un motif d'ornementation très ordi-
naire dans J'art chrétien. Il est surtout fréquemment appliqué sur les pierres
tumulaires (cf. infra, nO 206). D'après le récit du livre des ombres, 13, 24, on
paraît avoir con-
sidér é la vigne
chargée de grap-
pes comme un
symbole de la
Terre promise
chrétienne,
c'est-à -dire du
Paradis, et la
colombe, qui se
nourrit des
fruits de la plan-
te, est l'âme in-
nocente qui
jouit de la féli- rE
cité céleste (d . •

KRAUS, Rectlen-
cy cl 0 pâ di e der
christi . Altertü-
mer, 1886, t. Il. p. 983, s. v. «vVein tock »). L'inscription,qui remonte àunedate
relativement ancienne (v e siècle?), n'e t pas dépourvue d'intérêt. Le nom tout
à fait païen d'Augurius pourrait surprendre dans une épitaphe chrétienne, mais
il resta fort tard en usage, et il rappelait notamment, dans certaine familles
romaines, que quelques-uns de leurs membres avaient fait partie du collège des
augures. Le mot filius, qui suit, indique qu'Aufidius, quoique prêtre, était
marié: le fait n'a rien d'étonnant à cette époque (cf. LEBLANT, op.cit., au n °61 7),
et il n'est pa besoin de supposer que le défunt avait eu ce fils avant son ordination.

16
LOTTE N, Trieri ch es Tr ochenblâttchen, d l 71 cité par LÉo ARDY, Die angebli-
chell T,'ieri chell In c]mjten/al chun ge n, T rèv , 1 7, p. 35, et autres on vrages anciens
' num ' r ', par E:rau . atalog1le de vente de la coll. de R enesse , n O478. HAGEMA 5,
abinet p. 3 2, n O ~ 7 t p. S I . TH. Ju TE , atalogue, Ir e éd., 208, GG. 8; 2 e éd.
p. __ ~. L EBL ' T, L es Inscriptions chrétiennes de la Gaule, 1856, n O 233. CHUER-
IAN , Bill!. comm . art et arch., t. III, l 9, p. 336 , nO 157 et pl. II, fig. 6. DE
R o I, BlIlI. aych éol. cyi tiana, l 73, Il e s., t. l , p. 140. KRAU5. Dù christhchen
IlI scltr. dey Rheinla nde , l 9 ,t. 1 er , n O21!. Moulage à Trèves, cf. HETTNER. D ie rom.
o teinde nkll1iilel' de, Provil1zialmuseums Z lI Trier, l 93, p. 173 , n O 431, qui renvoie à
d p ubli ation 10 a l s relativ au lieu exact de la découverte, citées aussi Corp.
ùlscr. lat . ..-III 37 4·
1

200 . [B 33 9.J Epitaphe chrétienne d'un enfant.


Plaque d marbre jaunâtre, trouvée à Trèves , près de l'église Saint-
P aulin , en 1779. Plu t a rd, dans la collection du comte de R ene e,
v ndue en 1836; puis
dans la collection Ha-
geman . Acqui e par
le Musée en 1861.
Haut. et largo om285;
ép. OmOI; haut. des let-
tres omoz-omo3.

La pierre e tans
autre ornement qu'une
ligne à la partie su pé-
rieure. Elle porte, en
caractères irréguliers

et mal gravé, 1'in-
cription :
Hic quiescit in
pa Ice Gaudentiolus
1 qui vixit an(nos)
VII et 1 men (ses) VI et dies XV. Tit lulum posuerlunt Gauden-
ti lus et Seriola 1 pater et mater. Au-de sous le monogramm : ,
Ici rep e en paix Gaudentiolu, qui vécut 7 ans 6 moi et 15 jours.
«
Gaudentiu et 'ri la, on p're t a mère, ont (fait) placer cette épitaphe.»
L e nom d l'enfant, Gaudentiolus. est un diminutif de celui de son père, Gau-
dentius . es nom , comme H ûarus, Beatus, Iubilator , F i dencius, qui veulent
xprimer la j oie intérieu r du fid ' le qu 'attend une vie bienheureuse, sont exclu-
sivement chr'tiens ( f. KR AUS, R ealencyclopadie der christl. Altert., 1886, S. V O
4( N a m n )), p . 4 1,5) , uoiqu'il soit peu distinct, il n'y a pas lieu de considérer


le monogramme placé sou le texte comme une addition moderne, ainsi que
l'a suppc é H ettner.
ur le lieu d e la décou"erte, cf. CLOTTEN, Trierisclzes TFocl;enblàttchen, 1779, nO ,
cité par L ÉONARDY, op . cit. (numéro l?récédent), p. 34, e t HETTNER, Die ~ teindenkmà-
1er des P rovinzialm. zu Trier, l 93 p. 161, nO 3 6. HAGE l\fAXS, Cabinet, p. 392, nO 292.
- TH. ] 1; TE, Catalogue, Ir e éd., p. 208, GG, 9; 2 e éd., p. 223. TEINER, Codex inscr.
Danubii et Rheni, T 52 p. 64, n O 1971. L EBLANT, I nscriptions chrétiennes de la
Gaule, l, l 56, n O 256. CH UE RMANS , Bull . comm . art et arch., III, l 69 . p. 336,
n O 15 et pl. II, fig. 7. KRA US , Die christlichen I nsclzrzjten der Rheinlande, t . 1er .
l 90, n OI72,oÙ l'on trouvera l'indication d'autr e publication allemande , citéesaussi
Corpus inscr . lat., XIII , 3 33 ·

201. [B I767 -] Urne de pierre. m e de calcaire blanc


jura ique de la l'lo elle, trouvée a Cologne, prè de la porte dite
« Eyelite Thor». Collection du comte de R e-
ne se, pui collection H ageman , acqui e par
le Mu ée en I861.
Haut. o ID z6 -'); diam. O ID 2 .

Réclpient de pierre cylindrique, muni d'un


couvercle
plat, an
aucun r-
nement,
encore rem-
pli d' o ment calciné « parmi le -
queL on tr uva le re te d'une fiole
d y rre tordue au feu ». •

n rencontre fréquemment des urnes


en plomb de cette forme cylindrique. Le
~Iu ée en po. ède un exemplaire décou-
vert à Bayay, que nous reproduisons
ci-contre. •

Catalogue de la vente de R enesse, l 36,


n O 4 I. RAGE lA s, Un Cabinet d'amateur, p. 390, nO 2 . - TH . J USTE . Catalogue,
2 e éd., 1867, p. 20 1, DD , 1.

243




N T ... D'
D,-" '-" TE .J •

202. [R 2322 .J Vases de porphyre. Deux va e de


porph yre gri , {( trou é dan. le propriét é du princ d'An ri, près
de P ae tum n. Collection R a e t ein
donnée a l'Éta t en l 73 .
Haut. om 32: (h a m. omr6 . an re~ -

t a uration .
Ce ya e à deux an e n' ont jamai
pu ervir que d'ornement : il ont
plein ,percé . euJement au ~o mm e t
d'une étroite ouverture circulaire. Il
reprodui ent une forme d'amphore
qu'affectionnaient le cérami t e
du y e iècle, auf que leur an e ont •

taillée en bi eau; mai à cette époque


on ne paraît pa a\'oir travaillé le p r-
phyre n Grèce, et ce vase nt cer-
tainement ét é exécut ' à une date
beaucoup plu tardive à l'imitation de
ce modèle hell 'n ique.
Il e t difficile de détenniner l'époque •

à laq uelle ce ya e remontent, mai il


para i ent dater de l'Empire françai
p lutôt que de l'Empire romain. Le an-
cien ne metta ient pas une paire de ya e
identique de chaque côté de leur chemi-
née, et « la dureté de la pierre» ne peut guère lui ayoir conservé, comme le dit
D e ~Iee ter, Cf le poli qu'elle a reçu de anciens ». L'indication de provenance
donnée à ce collectionn eur serait donc fau e . La rareté de la matière n'en donne
pa moins du prix à ces va e , dont le galbe au moin e t antique .
Décrit : DE ~IEESTER DE RAVES TEL , Le musée Ravestein, t. II, p. I65, nO I793;
2 e e' d ., l 4. n O 2322.

247
203. ~I n ,-. I I .] Va e portant une représenta-
t ion des travaux d'Hercule. Va d marbre blanc,
« d nn~ par Nap l' n à :Jladam l\Ièr, qui le l ~gua par te tam en t
n fil ~ . l prin d anin» (Lucien Bonaparte) . Acqui , en 18.5 ,
à la vente du cabinet
de 1\1. R ochard.
H a u t . om6s; diam.
om37; l ong. d u pieci
om23 ·

-- ~
Le pied , de forme
élégante, e t un p ié-
douche élevé, décoré
de laci et de canne-
lure . A la nais an ce
du v a e, s'épanouit un
bouquet de feuilles
d'acant he. Plus haut ,
un laci tre impIe 1

urrnonté d 'un anneau


plat , sert de ba e aux
figu re d 'un ba -relief
qui fait le t our de la
pan e. Le ommet de
celle-ci, fo rtement re-
courbé,e t décoré d 'une
guirlande de pampre,
nouée par de ruban
ou le an e , fo rmée
par deu x erpen ts en-
rOlù é '. Le bord du col,
é\. profil con cave, e t
décoré de fleuron .
Le ba -relief, d 'un
profil peu 'levé, qui forme une fri e continue, repré ente huit des
travaux d'H rcule. Nou donnon la érie de gauche à droite, en commen-
çant ou unê de an e :
A. Lùm de émée. Hercule , entier ment nu, étouff dan es bra robu te
le lion, qui ch rche a lui enf ncer e riff dan la cui ;
B. Centaure du mont Pholoë. Hercul , le bra gauche enveloppé dan un e


peau de lion, brandit de la main droite une ma ue dont il ya frapper le
centaure, qui, bondi ant yer on adyer aire, lèye également une ma ue.
C. Descente aux enfers. H ercule, la peau de lion rejetée ur l'épaule
gauche, ur laquelle 'appuie la ma ue qu'il tient d'une main, entraîne de
l'autre Thé ée, qu'il e t yenu déli\Ter. elui-ci entièrement nu, une main
po ée ur a poitrine, e retourne comme pour re arder 'il e t pour U\'Ï.
Devant lui, e t couché Cerbère, qui entr'OU\Te a triple gueule.
D. Cavales de Diolnède. Hercule, qui tient toujour a ma ue d'une main,
a ai i de l'autre le licou d'une jument, qui e cabre en yain pour lui ré i -
ter. DeIIière lui, galope un de autre cour ier que le roi de Thrace nour-
ri ait de chair humaine.
E. Dra gon du iardin des H espérides. Du bra gauche, H ercule e fait un
bouclier de a peau de lion, et leye de l'autre main a ma ue pour a om-
mer le mon tre, gardien de pomme d'or de He péride ,qui e dre e
menacant devant lui.
>

F. Taureau de Crète. Le héro , dépouillé de e anne, oulève de e bras


vigoureux le quadrup 'de renyer- ', le p itrail n l'air, la têt pendante, et il
e prépare a le tran porter yiyant a ::\Iyc ne ~ .

G. H ydre de Lerne. Hercule, an a p au de li n, frappe a c up de
ma ue le erpent à n uf têt ,qui lui erre la jamb droite dan le repli
de
H. Biclze d'Arcadie. H rcul \"Î nt de urprendre la biche légère qui
fuyait de ant lui. Appuyant le enou gauche ur a croupe. il ai it d'une
main l'un de e boi, de l'autre -e na eaux, et illa renyer e en arrière.
La compo ition de ce huit groupe, imités de modèle o-rec , n'e t pa san
mérite. L'exécution e t plu médiocre. Il semble bien que ce oit non pa , comme
on l'a cru, une œuyre antique. mai bien un trayail exécuté pour -apoléon,
qui en fit don à a mère. Dans la dernière cène, la partie antérieure de la
biche e t restaurée. Plusieur morceaux ont in éré à la partie upérieure
de la pan e.
TH. lesTE Catalogue Ir e éd. p. 13 l 1; 2 e éd., p. 14 .

204. [R 2327.J Buste de fetutne . :\Ioitié upérieure


d'une tatu de calcaire, pro\ nant de la collection Hugo Garthe;
plu tard, dan la collect jon R ay tein, donnée à l'Ètat en l 73.
Haut. O ID 2 ; largo OIDZI. - Le corp e t cassé à la taille et le bra à l'épaule.

249
tt f mme dont le \'i a e e t
c uronn ' d'un triple ranoée de
p tit boucle t dont le che\ eux
ret ombent en longue mèche u r
le~ ' paule , ét aitentièrem nt nue.
La pu pill est m arqu ' dan le
g ob ai llant d - eux . L a poi-
t rin e ' t bomb é et le ein -
pointu ont extremement 'car-
té .
P eut-être cette tatue était-elle
celle d 'une Y énu gallo-r omaine
(cf. n O 173), mai la d i p o ition de
la ch eyelure me par aît u pecte e t
l' authenticité d e ce morceau plu
que d outeu e .
Cité : Catal. Hu go Gartlz e [ cf . n Ol 8]
n O 15 M usée de Ravestei n t. II I,
n O 1795c ' 2 e éd. l 4 nO 2327 (qui
d it à tort « bu tE' de f emm e d ia démée
et voilée )) ) .

205 . [.. go .J Fau e épitaphe attique. Plaqu de


ma rbre bri ée en deux fragment. . Le t exte gravé ur ce m arbr fut
copié, en 1676, à fI u i , pa r le 0 ageur J acque pOD. La pierre
elle-mem e était au com men cem en t du X\'I n e . iècl , à Londre , dan
le jlu ée K emp. Adam larke la r et rouva plu tard dan l pa \ e-
m ent d ' une cui ine. Elle pa a aprè- a m ort ch ez rte antiquaire et
fu t acqui_e par le jlu' le 16 m ar 18 6.

marbre, qui a gardé de on éjour dan un e cui in un a pect rai-


- ux et une coul ur n irâtr , e t an autre ornement qu 'un trait à la partie
upérieure . Il porte l'in cripti n :
Tl~€PLOt; KÀClUbLOt; 1 0eocplÀot; Tlf3eplou 1 KÀClU8(OU 0efLlC1'toxÀ€-
OUt; BYJC1Cll€Wt; .
Tib 'riu - laudiu- T héophilo (fil) de Ti bériu - laudiu Th ' mi tocl'
(du d me) de a. ))
la teneur de cette épitaphe attique fort impIe, d u ommen cem ent d e
'1

l'Empir . n'offre ri n qui pui e éyeiller notre d' tian e, la p roven a nce d u marbre

25 0

suffit à le rendre u pect. Boeckh a démontré qu'une autre in cription grecque


du Mu ée Kemp (CIG, 652) avait été fabriquée d'après un texte publié par pon,
et il a conjecturé qu'il en était de même de la: nôtre. L'examen de la pierre
con fi rme la justesse de ce soupçon . Les caractères irréguliers et peu profonds
n'ont qu'une ressemblance approximative avec ceux gra, és par le lapicide
attiques . M. Charles Michel , après avoir examiné le marbre, n'a pas hésité à
y reconnaître avec nou une fal ification moderne.
po N, Voyage d'Italie et du Levant, 167 ,t. III, pl. II , p. 102. AINSWORTH, iVlonu-
menta vetustatis KemPiana, Londre , 1719, p. 45, nO 41. *l...DAl\I CLARKE, Diarium
class., t. II, p. 720; cf . pp. 736 et uiv. IG,614. CI, III, 1632, où l'on trouvera
l'indication (j'autres publication anciennes. n e découpure d'un catalo2"l.1 e d'anti-
quités, collée au re \-er d ~ la pierre indique qu'elle provient Iyom th~ collection 01
Dr Adam Clarke et est à vendre pour I I livres sterling.

206 . [B 476 .J Fausse épitaph chrétienne .


Plaque de marbre, prétendument trou ée, en 1781, à Tr' e , p rè
de l'égli e ( aint-P aul) [LéonardyJ. Autr foi dan la collection du
comte de R ene e, vendue en l 36. Acqui e par le Mu ée en 1867.

Haut. O1ll24; largo oill4 ; ép. oillo45; haut. de lettre Oil102.

La plaque e t ntour'e, de tr i côté, d'un large bordure culpt'e; f'ntre


deux moulure plate, erp nte un cep de vigne, ur lequel perchent de
qui en béquètent le rai in . Dan le champ, l'in cription :

D (is) 1 Hic iacet Aelia Trib Iu na M (anibus) - 1 quae


vixit an (nos) LX, 1 di (es) X . T et (ulum) Crescens 1 coniugi
dedit.
«Aux dieux ~Iân . I ci r p Élia Tribuna, qui vécut 60 an (et)
la jour. Cre. cen a donné (cette) épitaphe à aI"). épou e. »
L'in ription e t manife tement ap cryphe : le point qui surm ntent les i,
l'expre ion inu itée tet(ulum) dedit, le nom même, elia Tribuna, l'indiqu nt
surabondamment. n trouve a ez fréquemment le igle D . •1II. ur le vieilles
épitaphe chrétienne (cf . BECKER , Die heidnische TVeiheformel D. JI. au! alt-
chyistlichen Gyabsteinen, Gera, 1 1, et GRIEVE. , D ie iglen D. JlI. au! altchristl .
Gmbschrijten, Erlangen, 1 97), mai jamai il n'est, comme ici, intercalé dan
le texte. D e même que le nO 26 , ce m nument rt de l'atelier d'un certain
1 tten d'E hternach qui, pendant les année 177 et suiyante , fabriqua une
quantité d'inscription latines. Il emble 'être ervi d'une plaque de marbre
antique, car l'encadrement ne paraît pas être mod rne ( ur cette ornementation
voyez le nO 199) · ette plaque .dontle fau air a r taillé la partie upérieure,
était autr foi de di men ion plus con idérable et p rtait san doute une
inscription pinte.

Calalooue de ve l/te de la collection de Renesse, 1 , nO 489. . TF.JNER, Cod. inscr.


DaI/lib. el Rhel/i 1 54 nO 17-15. TH. J STE, Catalogue, Ir e éd., p. 209, GG, II; 2 e éd.,
p. 22-1-. LÉON RDY Die angeblichen Trierer 111schrijtenjalschungen, Trèves, 1867,
p. 35. CHUER IAN , Bull. comm. art et arch., t. VIII, 18 9, p. 338, nO 159. -
KRAU , Die christlichen Inschrijten der Rheinlande , t. 1 er , 1 90, p. 16 , nO II. Corp.
III "C I . lat .. _-III, *-1- 2, Où ont indiquées d'autres publications. Moulage à Trèves:
HETT ER, .. teindenkmalel' des lVlusewns zu Tl,ier , 1 93, nO 653 .

,
207. [B 335.J Epitaphe fau e. Plaque de marbre
gri atr , bri ée n deux pièc , pr ' tendument trouvée à Trèves, près
de la hapelle ainte-Barbe, en I781. Autrefoi dans le cabinet du
baron de Hüp ch; puis dans la collection du comte de R enesse, ven-
due en l 36; parvenue enfin dans la collection Hagemans, elle a été
acquise par le Musée en I861.
Haut. om23; la rgo Om22; ép. om025; haut. des lettres Om02:

ur la urface polie de la pierre, on lit l'inscription:


D (is) M (anibus ). Messio Ort lelio viro fortissi l mo Messa 1

facit it
«Aux dieux Mânes. A Messius Ortelius, homme très courageux, Messa
fait (bâtir ce tombeau). » .
Les points qui surmontent les i, l'expression insolite viro fortissimo, l'asté-
ri que ce n'est pas une croix placé sous le texte, la forme même des carac-
tères prouvent la fausseté de cette épitaphe. C'est. comme le nO 206, un produit
de l'industrie du faussaire Clotten.
DE HÜPSCH, Epigrammatographia, Cologne, 1801, l, 46, 9. STEINER, Codex inscr.
Rheni, 1837, nO 802, et Cod. inscr. Danub. et Rheni, 1852 et suiv., t. III, nO 1723. -
Catalogue de vente coll. de Renesse, 1836, nO 476. HAGEMANS, Cabinet, p. 390,
nO 267 et p. 518. TH. J USTE, Catalogue, Ire éd., p. 163, S, 15; 2 e éd., p. 173. -
BRAMBACH, Corp . inscr. Rhen an., p. 366, nO 64. SCH ERMANS, Bull. comm. art et
arch., VIII, 1869, p. 333, nO 156 et pl. II, fig. 5. Cf. }IETTNER, Die Steindenkmaler
des Museums zu Trier, 1893, p. 222, nO 65 !. Corpus inscr. lat., XIII, 471*, où sont
i nd iquée ci <autres publications.


,

ADDITIONS ET CORRECT IONS.

P. 21, nO 15 . ne preuve nouvelle que cette statue repré ente bien une déesse
de la Santé e t fournie par un tor e de statuette con ervé au Maga.zzino
archeologico de Rome, C'est un fragment d'une quatrième réplique de la
même œuvre et le erpent y e t en partie con ervé. Cf. Al\IELU~G, B erliner
Philologische TVochenschrift, 1900, p , 625. Ajouter à la bibliographie: LIPPoLD,
Griechische P ortrritstatuen, p . 57, cité par HELBIG, Führer, 3 e éd., t . II, p. 477.
P. 26, nO 17. 1\I. Klein a parlé de l' « invitation à la dan e », Gesch. der
griechischen Kunst, III, p. 235, et Z eitschrift für bildende K unst, XX, 1909,
p p. 101-10 .
P. 35, nO 24. R eproduit : ESPÉRANDIEU, Bas-reliefs de la Gaule, t . V, nO 3999.
P. 45, nO 35. Reproduit : ESPÉRA~DIEU, ibid., t. V, nO 3997 .
P. 64, nO 52. Reproduit: , . REl~ACH, R épertot're des relie/s, p. 162, nO 1.
P. 69, nO 55. Reproduit: I bid" p. 163, nO 3,
P . 71, 1. 7. L'article dT E~TER, K eraunos, e t repr duit: J<leine chriften, t. IV,
1913 , pp. 471 et suiv.
P . 73, 1. 30. Lire harPè au lieu de harpe.
P. 93, nO 73. Reproduit: . REl ACH, ibz'd., p. 163, nO I.
P. 99, nO 77. Reproduit: I bid., p. 162, nO 5.
P. 1°4, nO o. Reproduit: Ibz'd., p. 163, nO 2.
P. 113, nO 86. Reproduit: ESPÉRA~DIEU, Bas-reliefs de la Gaule, t. ,no 3989;
. REl ACH, Répertoire des reliefs, t. II, p, 161, nO 4 .
P. 150, nO 133. L'in cription de Praxias est reproduite: AGNAT,In.cr. res Rom.
pertinentes, t, n , nO 661; cf. 660. L. 27, lire probablement: e:8ofLÉVC.,) J 7e:.
P. 157, nO 135. Inscription reproduite : CAGl AT, ibid., t. IV, nO 657.
P. 163, 1. !o. Lire B!X1
crcX, J 0,) V au lieu de ('/.. cr('/.. v WV.

P. 21 ,nO 7 . Reproduit: S. REI1 ACH, Répertoire des rehefs, t. II , p. 162, nO 4.


P. 221, nOs 1 -9 et p. 249, nO 204. Le catalogue de la ente Garthe ne donne
aucune indication précise d'origine; mai, d'aprè la préface, le antiqu ités
réunies par ce collectionneur provenaient pre que exclusivement de la région
du Rhin (Mayence, Xanten, etc.) et la plus grande partie en a,-ait été trouvée
à Cologne même [note communiqu ée par M. P oppelreuter, con ervateur du
musée de Cologne].

253

,
,



, ,

Les chiffres désignent les numér os du catalogue.

1. DONATEURS.
Algérie (Gouvernement général de l '), Lammens (P ' re), 55.
16 3- 6 . L e B ailly d ' Inghuem (cte), 97 .
Amis des Musées, 40. Liagre, 193.
Anonymes, 13, 21, 27 , 3 1 , 58-60, 77, P a ridant (Ed .), 42 -44.
80, 10 , 137, 140. P a ris (Louis) , 152.
B eernaert (Auguste), 2 , 33. P oils (Jean), 162.
B y (de), 193. Ravestein (D e Meest r de), voir Col-
Capart, 101. lectz·ons.
Cavens (Louis), 179, 191. Te ch (Jules) .
Cuypers, 52 , 75, 76, 12 5 à 12 9, 167. Tongre (\'ille de), 192 , 196, 197.
D em a n d'Altenrode (Bon), 194. rbain, l o.
Dugniolle, 1°9-111. Van d Perre, 178.
Errera (M. t MIpe Paul), 62 , l 7. Villelmont (ctesse de), I6I.
Farah (F erdinand), . Warocqué (Raoul), 9.
Gaudin (P a ul), 90, 13°-136. Willem s ( l ph:::mse), 99.
Gindorff (A. ), 67, 130-1. Yzeux (Dr), 91.
Husseïn Haïdar, 83 .

II. ANCIENNES COLLECTIONS.



An gri (pee d' ), 202. Fraikin , 86.
Bagenrieux (de), . Gaddi, 87.
Bonaparte (Lucien, prince de Canino), Garthe (Hu go), 188-9.
16, 202. Hagem a ns, 87, 94, 95, 9 6 , 198 à 201,
r~ esl,. 32.
2°7·
larke (Adam), 205. J ésuites de Bruxelles, 152 à 160.
rassier (BOnde), 169 à 171 , I73-4. K emp, 205.
rawfurd, 19. Ludovisi, 3, 4 , II,20 ,32 .
Da ttari, 74. Mathelin (de), 172.
D eBove, 177. Mistho, 113-4.
D emidoff, 16, 19. Nani, 27, 124.
Pa crani. _ ï 1 2-\-. haepken (~ m.). 169 à 171, 173 -4.

Pan ckou ' k e, _. Cla rra, 10.
P urtal' . 1 . 1 . oderini, _6.
Ray t in (D :\lec ter d ), 9, 102, omzée, l , 3, 4, 6 à . 10, II, 13 , 20,
10-\-- , II2, II 1
-9, _01.
. 23, 2 , 30, 3 2 à 34, 50, 92, 107, 116.
R n -Breidba h ( te de), 1 5, 19 T yzskiewicz, l , 50.
à _01, _06-7 . "\ an Hueme , 24 , 35.
R o hard, _02 . "\ au camps, II9-22, 16 2.
R chette ( ouI), 7. ViTa rocqué , 9.
Ro pialio i, 15. Wou vere (J ean)'(Wouverius), 152 , 157-8.

III. PROVEN ANCES.


GRÈCE , 1,2 (?), 50, 69, 71,93 , I09- II I. Sandykli (Phrygie), 98.
~ thène (et Pirée), 25, SI , 63 à 65, Smyrn e, 12, 21, 22, 3
9 2 , 99, 100, 12 3. 13°-1.
Béotie, 62. Thyatire (Lydie), 54.
Corinthe, 9. Tiré (Lydie), 132.
Éleu i , (?) *205 . CYPRE, 45 -48 .
Ithaque (?), *124.
mathonte, 42 -44.
L au rium , 70.
Larnaka, 49.
~Iil o, 73. •

SYRIE ET PALESTINE.
Péloponè e, 27 .
~1ACÉDOINE .
Acco (Saint-Jean-d'Acre), 31.
Ciliza (Killiz), 56 .
~Ielnik , 52.
EI-Burdj (H erlllon), 141.
alonique, 76, 125-129, 167.
Haurân, 83, 4.
:VIÉSIE. Hémè e (Homs), 55.
Dn-no (Viminacium) , 60 . Hermon , 141.
THRA CE, 75. Hippos (P alestine), 143.
Con tantinople , 53 , 7 2 , 103· Nazareth (?), 144, 168 .
Palm yre, l, 82.
ASIE-~II:-;'EURE , 66, 5 (?), 90.
Ptolémaïs, 31.
cmonia (Phrygie), 7 , 79, 133-13 6. Saffoûré. 143.
Ahat-Keuï cmonia. Sidon (Saïda), 88, 142.
Ak -Hissar Th ya tire. Tyr (Sour), 115.

Amasia ( ont), 137. Zébed , 145.


misos (Pont), 80, 138-1 40.
MÉSOPOTAMIE.
Aphrodi iade (Carie), 41.
pollonie de Bithynie, 29. Séleucie du Tigre, 36.
Élée, 67 . ÉGYPTE.
Gunékeuï (Phrygie), 77. Alexandrie, 37 .
Otourak (Phrygie) 136. Buba tis , 146 .
amsoun; cf. Amisos . Fayoum, 57, 14 6 , 149·


Gizéh , 147- . •
Fouron-le-Comte (pr ès Visé), 1 1.
AFRIQUE. ,
Foy (Luxembourg), 191.
Herstal (Liége), 187.
Carthage, 97.
Hoeylaert (Brabant), 194.
Madaure (Mdaourouch ), 163 à 166 .
Les Fontaines (près Maubeuge) , 173-4.
ROM E , 3 à 6, 10, II , 15 , 20, 23, 3 2 , 59, La Madeleine , cf . Titelberg.
89 (?), 101 , 104 , 105 (?) , 106 (?), Maj eroux (Virton), 175-6 .

108, 112 , Il8 (?), 150 à 161. 1ayen (Prusse Rhénane), 198 .

ITALIE , 162 (?). Messancy (Luxembourg), 172.

Mons , 86. .
Florence, 26. ,
Misano , 91. • •
Mousty (Brabant), 179 .
Modène , 61. orroy (Lorra ine), 193.

N ovill (près B ast ogn e), 191.
Naples, 58. .
Paestum (? ), 202. Steen bosch (près Visé), 181.
Titelberg (Luxembourg), 190.
olterra, 87 . • • •
Tongres, 192, 196, 197 .

ESPAGNE , 16. •

• , T r ' ves, 1 9 a' 201, *20,


6 *207 .
GAULE. •
Vinxtbach (Prusse Rhénan e), 195.
Bavay, 1 2 à 184. r
Virton, 169 à 171 , 175 -6, 186.
D omburg (W alch eren), 17 . PR OVENA TCE INCON UE, 2, 7, 8, 13 ,
Élouges (Haina ut), 177. 14, 17 à 19, - 4 , 30, 33 -5 , 68, 102,
Fauvillers (Luxembourg), 1 o. 1°7. 116-7. II9-lZ2, 185 .

,
,
IV. INDEX EPIGRAPHI UE. •

1. Dieux et déesses. 'Iœps~wÀoC;, 55.


" IO'~ c; 8Eà: fLEY(O'TY), 147.
'AyÀ(~ w ÀOC;, 55. 1 Epœuvo c; , 55.
~IAyxop~C;, 147. Kopœ~, 50.

'A8Y)vii, 55. AEuxo8ɜ 8E&, 141.
" 1œÀ& X~Y)JÀOC;, 55.
l\I &vY)c; (ou 1œvouoœoc;),136.
~E~œO'Tot 8EOC 133 . •

~E~fL(œ, 55.
"-v'
~ ~O'~O C;
8 EO C;, 54 .
1

<Do'i: ~oC; eXPXY)yÉTY)C; XPY)O'fLOOOTY)C;,


13 . •
' Qpo C; , 147,14 . (?).
ZsuC;, 13 6 L:~oOfLy)v oC; , 153.
[Ba chus" 164-5].
Entarabu s, 1 1.
Fortuna, 1 2.
Genius 10 i, 195 - centuriac, 191.

17 257

,

xanu l 3. EpfLO Év"Y)ç, 133.


( ,
l\Iaximu , 195. pfLocpavELa,62.
' ,
E U y Pa cp L0 ç, 1+0 •
+
Imictu , o. E ûÉÀ ït L (vt" 0 J 79.
Pluto. l 3. 'Eucr--a8toç, 12 7.

Z~V(ùV, 131 .
-. ou'Verazn . (HÀLa, 145.
~ OfLL'TLaVO ....lE acr'Tôç, 133 D- (Hpa xÀÉ(ù v, 70.
miti nu a <lr , l 3. 8"y)O((ùV,5 6 .
r ÀEO ït a'T ;J" tII) , 1+ " IÀapoç, 130.
I~ ÀEOïta,,:, a (III et l ' né), 147. 'IcrLaç,7 6 •
IT'TOÀEfLexLO (\~I Philométor), 1+6. , 1 crïta'TaÀ"Y), 136 , B.
TI'7oÀEfLo:.LOÇ (X S ter), 1..+? ['I(ùavv ç] ( aint), 140 .
Titu imp. , l 3. " 1(ù v, 66 .
Tpo:.·co:. JÔç, 1+1. Ka ït L'T(ù v, 134.
Y pa ianu imp. 193. Kotv--oç, 143.
KOïtp(a, 74.
3 . Principaux noms de pelfsonnes. AaxE Ja, 126.
Aavopoç (?), 52.
a) GREC :
AEÔV - ~Ç, 145.
, ~ E fLÉÀEX,O ,1+2. AouxLavôç,134.
'A8&vo:.'T OÇ,13 6• Mapex ~ap xex , 145.
, 8o:.VLcrex l\h)-po Ù}pou, ~7 . Ma v-oç(-ex), 76.
"A~L 0 , 145. MexÇLfL Lex vôç, 129.
, 1
~ fL exex, 1+5· Map 8exç, 56.
"A vvso 0 x~ou, 145. 1
1E v vÉexç, 141.
1
V'7LT.;J,,'TpOÇ, 13 . M"Y)p LÔ v"Y)ç, 137.
, 1
- T.E I.(ùV, 143. M"Y) '1' P Ô0 (ù po ç, 67 ·
, 1
~ crLo:.-LXOÇ, 134. MOcrXLexvÔÇ,54.
'Acrz)'fiïn& "I)Ç,133. MoUcrù}VL(O )Ç, ~"y)fL"y)--P(ou, 7 1.
, 1
.. a'7E ~;J", 146 . ~Iûcr'T<Y., 13 .
, Cf 80 J"Y)'TO (H"'I
1
pex XAE(ù voç, 70 . 1
NELÀSÛÇ,13 8 •
.. uaXLor (- (0:.), 125. ELXÔcr'Tpex--OÇ,12 6.
Bo:.aaD À'I)O (ic) , 54. N S--ELPOÇ, 141.
BssÀLa or, 141. N LXÔ 0 (ù poç, 123.
(;) zsoç (Bop x~ûoç ) , 145. ,-< ,E J LexÇ 1(ù voç, 66.
.--, l "

f) UX(I)\JLÇ, 130. '0 v"Y)crLfL"Y),7 . 1

~ 'l.fL6 û,,:,p 0:.":'0 r (ar honte), 123. '0 v'/j cr LfLoÇ, 136.
~to ~Ç, 13 . TIhoexpoç, 77.
~ t Ci 6 0 (:) p 0 ç, 123.
J J Û TIov--txôç, 133.
EZ'l.'7o:.ïoç, 133 . r:
TI pa . ,yxç 133. 1

'EI1~r-r
r~:.J J.." J- • TI'TOÀSfLexLOÇ TIOcrELO(ùVLOU , 147.
'E - 1 ••
1 (~J'fr
1
~ .." J- 6 . TIûppoç, 52, 75, 7 6 .
, 1 1
- '-'J'(I.
..J . . • • n
• J. Jr:.J, 13 6 • "expex7i:LOÇ, 14 •
(E ,O!J.ELo:.~,
' . 127.
\ 2:a'TOpVLVOÇ, 145.

25

~Épy toç (& to ), I45. L aea, 158.
~Ép tç, I45. Liberali , . 9 .
~'f/cr,uÀ) toc; ( extiliu ) , 77. 1\Iassiaenius ecundu, 195.
~Uf.LE~ J, I45. Iartiali , 193.
~(Ù':"tcX.ç, 50. Iellon , 153.
TcX.-nov , I3 6 . 1\Ioschi , 160 .
To::-dç, I36. Jatalis, 16+
Ttf.LcX.p ta 1, I4 6 . Nepo ihrini filiu , I97 .
Tpu (0) l , 7 .
1
r lce, l 6 o.
<DcX.z J VO , I23. Kicero , I54.
<DexpvcX. ex oç, I37 . orna , 156 .
<D t) 0 x-À 'li ç (a rchonte) , I23. N"umerius Liberali Po tumu, 9.
<DtÀo li 1 I43. Ofillius Carpus, 155.
<DÀ (cX.~toç) 'I(J)cX.vv'f/ç, 144. Ollodagus, 191.
T. <D) cX.~to npex~b:ç , I33. P acturneiu , 157.
P aulina, 155.
b) L.UIX : Pistus, 157.
Priarnu , 159.


gnppma, I53. Probianus , 163.
ppianius Paternu , 194. Quintillius (-ia), 15 .
prioniu Iuniu 192 . R e tituta. 19 .
iaticus, 154. R omanu , 157.
ttica, 153. eriola, 200.
ufidiu , 199 . ilyinu , 197.


ugunu , ugunna, 199 . ollavius Victor, 191.
Calliope, IS O . Tychicu , 151.
Carpu , 155. "\ elmada, 197.
Castoriu , 1 . Yelugn:lls Ingenuu , T91.
Cirpinius (-a), IS O . Yeturia Forlunata, I56.
D ativa, I 66. "\~e turianu , I 6+

D ome ticus , 167. Yibiu (-ia) , I53.


D o 0, 195. "\ ictoria (?) R e tituta, 198.
Epaphroditu , 15 . "\ olu iu (-ia), I5 3 .

Epict etu , I53. rama, l 52.


Eut\Thi . 161 .
- ,

F elicinia ecur a, 165. c) E lITJQUES :


Gangu o . 197.
Gaudentiu . 200. Amrat Ia n âf, 145.
audentiolu , 200. nnas, 1.45.
Herme, 161. B oltra, 2.
Hilaru , 159. H ounai, 14S.
Ioanne dominus (saint), 167. l\Iara, LtS.
I ngenuu . 1 1. l\Ia r 'alqai , I45.
Isidora, 162. l arî, LtS.
K apitoliu , 165. Iuqim bar Tirna ï, 145.

259
• - , "
e. I. 5. T'aria .
,.."
R am. _.
( In cription corrigé, 132 r commen-
a d. 1+5.
e ée, l 2 7 . fa u e, * l 2 -j. (?). * 2°5-
h uraih. 1+5.
- 07 -- hrétiennes, L , I29 , I40,
itr. 1+5.
Yamlikou. I. I44, I+5 , I-j.9,I66,I67 , I99.200,*206.
, 1 , ,
Zabd'at h. <X 0P<x vofLoÇ , I35. <X (O P<xvofLY)-
, ~ /
Zabd la h , l'J<xç e:v l'JL~OOe:L~, I34.
,0 ,<XtWVL ,Yj (PWfL~LWV ~ EfL O-
-j.. Lieux et peuPle . VL<XÇ, I33.
C/.v<X~<Xl'JfLOL, I23.
XC/.I VE (dème \ . 12 3. , 8e:w 8"
<XT.O e:L Ç e:v ~tp- À/A
e: t-'Y) "rL, 14I.
BY)I'JC/.le:U (ème). _06. / ( ( ,,\
<XPX<XL OL x<x- <x-<xç x<X LI'J~<XfLE- 8 /
fcXo<xp<x 1+3. VO L), I33.
"1T.7t O l'J O ' , I-j.3.
l &pXLe:pdC/. Oy)fL0"rLX~, I36,B.
\.~fL T.~pe: uç (dème) , 71. &pXLe:pe:UÇ 7tpW"roç, 136 .
~Ie: <xpe:uç, I23. &p X LcrW fL<X't'6cpuÀ<xç, I4 6 •
, 1
l\Ie:LÀ~()toç (dème) , 70. <xpX L"rEX~OVe:Ç, I45.
(PWfL<xî:OL , I3 3. Archontes athénien, 41.
~, e:
-
e:Lp<X I-j.I. &fL~v en chiffre, 1+5.
-
'"~fL Up V~LO , I30. , /
<xcrX<xpLOL,120.
( ,
~,U T.<XÀ~'~LO (dème) , I23.
~ ~

<X-tp pour <XU-tp, 125.


Ad fine , I96 . • A .Q, 145.
Antunnacum, I96 . ~cX. cr <X ~o L X<X XOL, I36.
Atrebatum fin e , I96 . ~ Ecr 'd~wp oe:cr7t0- t x6ç, 144.
Augu ta ue ionum, I96 . ( À' "~-
Y) ou 'Y) XC/.L 0 o'Y)fLoÇ, I33, 134·

Baaae um, I96 . OU ÀEU"r<Xt, 133.


1
Baudobriga , I 96 . yEpOUcrLC<, 13-j..
Bingium, I96 . P<XfLfLCI.':'EUÇ "r~ ç CUÀYjç, 13.1.
Bonna, I96.
, ,~
<XTO 00 xwv, I4-j..
-
Borbitomagu , I96 . ,E7tLfLLcr 8O(Ù, / I23.
Buconica, 196 . OEXcX't' , 12-j..
Ca tellum (Ca el ), I96. o 'Y) vcXp L<X, 76.
Confluente , I96. 00 fL<X't'o PcXcpo L, I33.
Durocorter, I96 . ÈV't'OÀ<x~ &8<xvcX':'(ùV, 136, B.
, 1 ,1
Helio p "' litani, E7tLcrXOTOÇ e:p (ù J, I-j.I.
l ara, I96.
, /
e:vcrOpLOV, I31.
, . 1. ,
~Ioaontiacum, I96 . •
e:U\fIUXl, 7+
- -emetacum, I96 . ~u o cr"rcXcrL<x, I35.
- -oviomagus, I96 . ~ÀLoop6fLOÇ, 136.
'gomagus, I96. , -
'Y)ptpo v, I3 0 •
Roudium, I96 . Gd: ~0 '1j8e:t, .: p.
amarabriva. I96. 8pÉ~<xç, 77; cf . AlummL.
efulae, I96. 8ü) pC/.xe:t:o v, 130.
, 1
\'0 oh-ia, I90. LEpe: ç, 56, I33.

260

# 1
L r. it IX X. 0 ç %Œ'7" 0 L%(,)
147. J, D u oYÎr, 165.
6 %!XÀOU/1. ZVOç ( ob r iquet), 131. Flame n , 165.
x'1X'rIXÀL<p~ , 123. Legio X Gemina , 193 XXX Ulpia
XpOUG '7" IXL (crus tae ), 76. Victrix, 195; cf. Cohors.
1
x'ufl'f1 , YlPLO J , 12 9 . i\Iemo r ium, 167 ; cf. fLY)flOPLO J.
( ' ,\, ,
o %UPLOÇ IXU'rOV IXVIXTIXUG EL, 149. a uclerus , 60.
ÀU , POCù (Èx' ~IXG&VCùV), 136. P ontifex, 165.
flIX%ÉÀÀOV, 135. Portic u , 19!.
,
flIXP 'r UpLOV, Q5· Presbyter, 199.
fll)flOPLOV , L ; cf. Memorium. Qui et ( sobriquet), 154.
fl LG8w'rYlç, 12 3. acerd ote (de B acchus). 165; (de Plu-
1
fla JO GCù flOÇ, 12 9. ton ). 163 .
-
Il UZLV, 136 , B. acr orum cultor (B acchus), 164 .
VOfl06É 7 -r.Ç , 136. ede pia ( piorum). 16{-
lio (') fl ZPO ' G%lXp[CùV , 129, Solidi, 167.
itIXLÙ& Cù oç (?), 12 . T artaru , 16{.
T:!X Oùï-:- IXL ZIX[\ E~ Z, 139. "\ exillum , 193.
1tZpLOÙ E U ~ 'IJÇ, 145.
6 . D ates.
7t[VIX~, 76.
II 6ù\ ofloÇ ( aint J ea n ) , qo. 393-- a,-. ].- ., 12 3.
<Oٌ ( ur tcmbeau), 133. Entre 163 et 172 av .].- ., 146.
G:x),,&'p to L,52. Entre lq et 10 a , -. ].-C ., 147.
1
GO OflflIXPOÇ, o . Année 95 (ère d'Actium) 64 ap.
1
G7Z<pIX VY)C(O poç, 135.
1
J.- ·, 75·
G ~ p'X'7"-r. ,oç, 13+, 146. Entre 61 et 79 ap. ].- ., 193·
GUVEÀzu6ÉPŒ, 125. 5 Iar 5 a p. ]. - ., l 33 .
GCù'rY)pZI"' T:IX,p[ 0 ,VO .06 É-IXL,13 6. Entre 103 et 106 ap . J.- ., 140. •

-
'rIX !J.lELO V, 130. 2{ 6 (èr e d' ctium) 215 ap. ].-C. , 52 .
< 1
U ï. IX, LX, 0 1"', 14+. 39 (ère d'A ie) 3 1 4/ 4 ap.].- .
1
YYl<PLGflŒ, 133. 2{ Gorpiaïo 23 (ère des éleucides)
~ Ir, +1. 24 ept. 5 12 ap. ].-C. , 145.
XP'f)GflO O'7"ELV, 13 6 . - 5 2 4 ou 526 ap. ].- ., 144
,
/.. 'f)G,OflOUGZLOÇ , 143. Indiction indiquée: 149 (entre 344 et
1
pp Zpovo te;, q{. 479). 14{ (5 2 4 ou 5 26 ap. ].-C.).
edili , 165. l oi :
Alumnu , 157. rOpT LIXïoç, 145 . •

Apices, 160.
'IoUVLoç, 126.
ohor III Fla yia H eliopolitanorum ,H,IX V6Lx'OÇ, 133.
(?) 16 ; cf. L egio; VOUflZpo . 1\l&p~ ~oç, 133.
pro caritate (chr.), 199.
IEGOp[, 149 .
enturio, 193, cf. 191.
II&VYlfl O , 133·
Cognornen, doubl, 9.
D e um bere ( fe toyer) , 164. J our :
D ecurionum decreto locu datus, 165.
'~ ,
E UOIXLflOGuvYlÇ
< 1
YlflEpIX, 133·
Diaconu , 199. OVIXL M&p'rLIXL, 133. Cf . 126, 145 ·

26r
*
, ,

• INDE '- EN ERAL.

· ch ' 1 , q. Bacchu , 104- à 106 ~I . tère de


· dieux ( 'ne dit d ) , 63. B. , l 4--5; cf. Diony ° .
· d rant~ , 71 , 7"'. B a nquet funéraire , 7--7+, 13 .
ffran hi ,125 , 15"' , 15 impériaux, Barbare, 23, 33 .
154-, 15 d femme . l o. Fon- Ba tarne (prétendu), 23.
dation en fayeur d 'a., 133. Bâtard , cf . Enfant.
· CT1ib 1, 55. Bêl, 55 (?), 56 .
· JCT1 . 53. 54- et couronne 136- Bélier, 73 Tete de B. , , 90.
~ ur phère , 174-. Bœuf , 70; cf. T aureau.
_-\..Ï!!Uière cf. L- rceu . Bonnet conique, 4-2.
Alcamène, 9. B ouc (peau de), 19,32; cf . P eau .
..\ Illende funéraire , 5 ( ?), 130. Bouclier, 55 .
Amour portant rai in , 174- ; cf. Éro , Bouvier , o .
Enfant. Bnba ti , 146.
.-\..nchée J' - Buffle, l q .
Anchori ou Achori , 14-7. Bu te de femme , 3 . 204-. Bustes
.-\pelle. l . d'homme. . 39, 40. I03, 106; cf .
Aphrodi iade (école d' ), 39 à ..p. Tête.
.-\..phrodite, l de Cnide, 10. 94- Cae1u ( ?), I::- -I- (p . 2I-t-) . 176 .
cypriote, 4-3 , 4-4- ' et Éro, 96 . Captif ( ?), l 5 .
.-\.. .. Éro et Priape, 95; cf . Yénu . a yalier thrace, 5 - 5·
..\pollon, l (?), 13 (?), 170, 17 - , 175· a ,ité pour libation, 152 .
.-\..rabe (la plu ancienne in cription), entaure , 26 , 27 ( ?) .
q5· er cle et chri me, 14-5.
.-\..rbre entouré d'un erpent, J' - ér è ( ?). I69 .
Archaïque (culpture ), l à 3, 4- 2 et Chapiteau, II corinthien, 190; cf.

UlY . • 50, 10 3· Colonne .


Archer (Éro ) , 16. Char, 6I our e de ch., 6; cf. Qua -
.-\..rchitecture (fraoments) , II 6 - l L , driCTe .
~

l 4- , 190. Cha e, 30 Retour de ch., 6 1.


Armement de CTladiateur , o. Chaudron acré, q1.
A rtémi (t emple d'), 124- . heval, 5-. DielL"X à ch ., 9 ; cf. Ca-
Ascarii. I2 9 . yalier.
.-\ doulè . 52. Chèyre, cf. B ouc.
· klépio. cf . E culape. Chien , 5 , 59, 6I, 65 (? ) , 74-, 75 de
..\ ie-:\Iineure (art d'), 39, 4-1. :;\Ialte, 1.
- théna P a rthéno, 6, 55 , 91 ; cf. hrétien et paCTani me, I36.
:\Iinen·e . In cription chr., cf . supra p . 150.
- th1ète. 4 , 5· hri me . I-t-5 , 166, 200 .
•-\..U!!U te jeune (? ,3 + Cipolin , 1-2.
- ute1 , l 3. I95. Cippefunér a ire,90 . 150, I.11; cf . tèles.
Bacchante. 174-. C1éopâ tre élén é, q 7; cf. IIPra p. 25 .


Coffret, 64, 79 · D ogmatographe , 133.
Coiffure a rchaïque, l , 3, 9, 50 - ba r- D oigt (pilon), Il5.
bare, 23 d'enfant, 71 du D onatio.n révocable, 133.
IVe siècle ap. ].-C., 41. Droit grec et romain , 133.
Collier, 50 et bij oux, 43, 44, 4 6 . É chan son, 7 2 , 73.
Colombe, 44 et ra i in, 199, 206. Édicule, 176, 17 .
Colonnes antiques, 119 à 122 Égide, 6, 57, 91.
chapiteaux, l 4, cf . 117 , ]90. Élagabal, 55 (?) .
C. itinéra ire, 196. Enfant ( ur stèles funéraires), 62, 71
« Colonnes au géant 169, I70 ,I 72-
)l , drapé, 113 s vendangeurs, 52.
174· Enfants adoptifs, 77, 157 illégi-
Combattant, 107. times, IS0, 155; cf. Éro .
Condroz (Condrusi) , 194. Entarabus, 191.
Conon, 123. Éphèbe, 1.
Consularis de P alestine, 144. Éphédri mo (jeu), 10 .
Corés, 50. Épitaphes, 62, 66-7 1 , 7-1-- 5, 9 ,
Corinne (pseudo), 15. I25 -I 3I, 137-9.142-3,15°-162 , 1<)4,
Crocodile, 57. 197, 19 chrétiennes, J2 -9,
Croix gravée ur représen ta tions I40' 149 , ) 66-7 , 199, 200 fau es
païennes, 136. 2°5 - 2 °7 .
Couronne, 7 de pin, 19 triple, Épona, 177; cf. 9 .
36 murale, 44 honorifique, Éro ,75 , 95. 96 de Lippe , 16; cf.
135 sur tombeaux, 159. mour, Enfant.
Cratère, 73, 74· Éternité de l'empire, 133.
Cybèle, 98. E culape, 3 J , 97.
Cyzique, 17. E hmoun, 97.
D ace (prisonnier), 33. Étru que (urne), 7.
D ais au-de sus des dieux, 173. Éventail, 69 .
D aphnis, 20. Éque tre (divinités), 9 .
D écurions, 165; cf. Bouleutes. Euménides, 50.
D édica ces à des dieux, 50, 52, 54, 55, Eutychidès, 17.
56, ° 13 6 , 14 1 , 14 6 - , J 63, 19 1 -5 Faon (peau de), cf. ébride.
en l'honneur d'hommes, 134-5 , Femme a si e (stèles funéraires), 62
cf. 141, J 46- 7, J65 d'une égli e, à 64, 67, 7 2 et su iv., 75 debout,
145 · 64, 65, 69· F. drapées, 24, 28,
D ée se :\J ères, 194, 75, 7 6 , 181.
D ' méter de nide , 22. Flavius Johannès, 14-1-· •

~e:~(w CiLÇ, 63 . Fleur, 43, 44, 50.


Diadème; cf. Couronne . Fleuve (masque de), 14.
D imachaerus, o. Fcndation , 124, 133,
Dionysos 12 (?), 13 (?), 29, 52, 72, Fortifications du Pirée, 123 en Pa-
- à la panthère, 93; cf. Bacchu . lestine, 144.
Dioscu re (?), 21. Fortune, 180, 192.
Disque solaire, 145. Foudr (d ieu), 55.
D oedalsès, 18. Frontières (divinité des), 195.
Fruit. 32. L' zard, 30.
37. 3 Libations ( er ées par un tube) , 152.
Lierre, 77, 13 6 .
éni ~ ail' in ription). Lieues gauloises, 196.
1 7. 19 . Lion d bèle, 77 et bélier, 1 2.
5· Lune. 53 , 59; cf. éléné.
1. Ly ippe, 16, 51.
ladiat ur. o. Iain al IDée, 1 II.
r<Ton • • Maison éternelle (tombeau), 90.
ouy email (Fortune). 74. lalachbel (?), 55.
r nade, 50. Manuscrit (rouleau de), 82.
riffon de émé i . 57 9· Marbre en Belgique, 179.
uirlande et têt de bélier, 88, 90. Marteau de Vulcain, 57.
H ad rien, 57. i asque tragique (sur tombeaux), 187
H a rpè, 57. - masque funéraire (?), 188.
H écat e, 136. Matres, 194.
H éliodromos, 136 . Maximin D aza, 136.
H élio, 53 ; cf. oleil, Méduse (tête de), 91.
H éra, 51 (?). 53 ; cf . Junon. Méléagre, 5.
H er cule 14 (?), 16 9. 170, 175· Mèn (?), 98.
axanus, 193. Travaux d'H.,*203. Mercure , 170, 17 2 , 173 (?), 175 .
Hellll è (mon\ ). 29 , 104 à 106. .Militaire (costume), 55; cf. Soldats.
HeIm ' (Mercure), 53 , 92; d'Alca- Minen e, 169. 172; cf. Athéna .

mène, 9; archaïque, 1°3; psy- Miroir, 79.


chopompe , 136. Mithra tauroctone, 58, 6o; cf. 171.
Hiérapoli (dynaste d' ), 56. Mithridate, 137.
Hippodamie, 86. Monogramme du Christ, 145 , 166,200.
Hippolyte (?), 30. Mortier et pilon, Il5.
H omme debout (stèles funéraires), 62, Mur construits, 124. 133.
75 , 109 drapés, 75 assis, 109· 1ystères païens, 136; cf. Bacchus.
Hygie, 15 (?) . Oenamaüs,

86 .
H yp isto , 54- Oiseau , 62, 65, 71; cf: Colombe.
Iarhibol, 55. Olympos, 20.
Imm olation d'enfant (?), 141. Néapolis (Naplouse), 144.
IIIllllortalité, 136, 187. Nébride, 12; cf. P eau .
1 opséphie, 145. Néhalennia, 178.
Jean ( aint) 1 Précurseur, 140 de Némésis, 57, 90.
The a lonique, 167. Neptune , cf. Poséidon.
Jaune antique, Il8. Nikè volant, 25.
Junon, 172, 173; cf . Héra . ilObe . 57·
Jupiter, 3 1 (?), 169, 170, 197; cf. Nymphe , 50, Il6 (?); - dénouant sa
Zeus. sandale, 17.
Korai , 5 0 . P alestine, 144.
L agobolon, 19. 26. PaIm yrénien (art) , 81.
Latin (lapicide ignorant le), 168. Pampres, 19 .


P a n , 20, 52. élén é, 53; cf . Lune .


Panthée, 57 . Sémitique (t ype), 81.
Panthère (peau d e); cf . P a rda lide . Septime Sévère, 196.
Pardalid e, II , 26; cf . P eau. Sérapis, 73.
Patère, cf. Urce us. Serpent, 5 , 60, 73; cf . Arbre .
P eau (de bouc), 19; - cf . ébride, Serpentin vert, 112, II 8 D.
Pardalide. Serrure , 77 et suiv .
Pédagogue , 128 . Servante, 64.
P eigne, 79 . Serviteur t en a nt la queu e du ch eval,
Pélops, 86 . 52 .
P esage public, 135. Silène (?), 102 .
Pied colossal, 112. Silvain , 32 .
« Pierres à qua tre dieux », 169, 170, Sirèn e, 66.
17 2 , 173· Solda t , 168; cf. 'filitaire .
Piréf' fortifié, 123 . Soleil , 35 , 53, 59, 136 sur son qu a -
Phidia s, 6 . d rige, 171 disqu du S. , 57 ; cf.
« Pleureuse », 67. R ouelle .
Plafond la mbrissé, II6. p hinx, 57.
Pluton en Afrique, 163 . Stèles funéra ires, 62 etsuiv . ; cf . Cippe.
P oétesse (préten d u e). 15 . téph a noph or e, 36, 134 .
Polychromie. 3 8 , 45. yrien (d ieux), 55.

P olyclèt e. 4. 30 (école de), 4 · yn nx, 20, 52 .
P orp h yr e. II9 -- (vase de ), 202. Table ch a rgée de gâteau x, 72-74.
P orte (stèle funér a ire), 77-79. T a ureau , 56, 5 -6o; cf. Bœufs, Buffle .
P ortra its. 34. 36 à ..p, 179 · T estamen t apud acta c011,ditum, 133.
P oséid on , SI. Tête, 1. 2. 5, 22, 23, 27, 3 1 , 34, 35,
Praxias (fondation de), 133. 37,41,42.47,4 de jeune h om me
Praxitèle, 10 à 13, 93, 95· 101, 189 de femm e, 99, 100,
Prêtre. 35 (?) cypriote, 45 de 179, 1 1; cf. Bustes
B êl . 56 de Pluton, 163 (I.e Thé ée, ).
Bacchus, 165 chrétien marié, 199. Thespie (Éros de), 16.
P tolém'e, l , 146; X, 147. Thrace, 52, 7 2 , 75 ·
P ud icité (prétendue), 24. Tombeau monumental, 133. 182. l 4;
Quadrige d u IiI . 171; cf. har. - T. de martyr , 140 , 167.
Rosalies, 133. Tor féminins, 2, 10, 1 mascu -
Rou e ct griffon, • lin, 7, , 12, 13. 14, 21 drapés,
RonelI , 35 . l , 92, II3.

acrifice humain, 7. Trajan, 141.
anglier, 85 . Trépan (emploi du), 6 .
anté (dées e), 15. Trident, SI.
arcophages, 85, 86 - fragment, 107. Trilingue grecque, syriaque, arabe,
atyres, II, 17, 102; agaçant une 145·
panthèr , 19. Troi (nombre acré) , 50 .
• •
cnn-l-um, 15. U rceus ct patère. IS0, 151, 164, 166.
~. .
elmla, 55. ra u , 57 .

265
"Cl ne ciD' rair , à • Yêtement ionien, _.
,- litur~qne (?). 7ï - (moderne) Yictoire, cf . Tikè.
y c Tra ya ux d Hercule, -03. ' ione, l , 52, 79, 136, 199; cf. Pampre.
Y 'nu, 1ï . Iï6 (?); cf. phrodii.e. oies romaine , 196.
Yenda,nO'eu (enfant). 52. Xénophon, 124.
'-ert antique, 1-0-1. Zeu , 3 (?), 53 Kéraunios, 55 ;
r e fl101 e , Lt+ cf. Jupiter.

266

,

Pa es.
PRÉFACE DE LA PREYlIÈRE ÉDITION . . . • • . . . . . . . . . .. v
, ,
DE LA DEUXTEME EDITIO • • . . . . . . . . . . . . .. IX

LISTE DES OUVRAGES CITÉS EN ABRÉGÉ. • • • • • • • • • • • • • • XI

PREMIÈRE P RTIE.
SCULPTURES GRECQUES ET RO~1Ali ES :

1. Statues et bustes. . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . 3
II. Bas-reliefs votif ou décoratifs. . . . . . . . . . . . . . . . . 60
III. Bas-reliefs funéraires . • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • o
IV. Statuettes et menu fragments . . . . . . • • • • • • • • • II8

DE XIÈ iE PARTIE.
I~SCRIPTIO S TROUVÉES EN DEHORS DE LA GAULE:

l . Inscriptions grecques :
a) Grèce propre . . • • . . . . . . . . . . . . . . . . . . qr
b) lacédoine et Thrace. • • • • • • • • • • • • • • • • • • L+4
c) sie-:\Iineure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
d) yrie et Palestine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 166
e) Égypte. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 175

IL Inscriptions latines :
a) Italie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 1

b) frique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 2
c) Ma édoine . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1' 6

d) yrle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 197

TROI IÈME PARTIE.


Mo. UME! TS GALLO-ROMAINS . . . . . . . . . • • • • • • • • • • 20 3

Pages.
ITI,-, ET RE 10 JS . . . . . . . . . . . . . . 253

1. D nat ur • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 255

l • - nCl nn ollecti n • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 255

III. • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 25 6
IY. Index épigraphique. • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
257
\ T. Index général • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 262

• •

2b8


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