Vous êtes sur la page 1sur 6

Présentée par la Compagnie l’Art des Mots

Compagnie de Théâtre Pluridisciplinaire

l’Art des Mots Compagnie de Théâtre Pluridisciplinaire Florbela, la Sœur du Rêve Une pièce de théâtre

Florbela,

la Sœur du Rêve

Une pièce de théâtre en 3 temps d’Odette Branco, d’après l’œuvre poétique de Florbela Espanca. Traduction des poésies de Florbela Espanca :

Horácio Ernesto André Crédit Photos :

Philippe Martins

avec des personnages du

Synopsis

Mise en scène des derniers instants de Florbela Espanca, surnommée Bela. Dans les années 20, cette poétesse portugaise était une rebelle en

avance sur son temps. Ressuscitant son univers où réalité et onirisme se conjuguent, la pièce se compose de monologues et de courts dialogues

passé ou imaginaires à la manière d’un journal

intime. Ses souffrances, dont son incurable mélancolie, ainsi que sa révolte contre le monde entier y cohabitent. Florbela Espanca est dans une quête d’absolu, accompagnée de son Idéal masculin onirique et du souvenir de son frère défunt.

L’écrivain revit pas-à-pas ses espoirs perdus, se confrontant au souvenir de la jeune fille pleine de vie qu’elle fut.

Sa dernière tentative pour trouver l’antidote à cet intense mal de vivre sera un échec. N’ayant pas trouvé la place qui lui était due, elle se suicide le 8 décembre 193O, jour de son anniversaire.

La Forme

« Florbela, la sœur du rêve » est constituée de trois temps, chacun approfondissant, le temps d’un soir, les derniers instants de la vie de la poétesse.

Une structure musicale met en scène des dialogues entre le personnage Florbela et ses fantômes du passé, qui ressurgissent dans ses derniers instants, l’entrainant dans une valse folle qui la mènera au suicide, puisqu’elle ne parviendra pas à surmonter la douleur de ses deuils, ni ses relations sentimentales.

Elle nous apparaît grandiose, comme une femme qui fait corps avec sa poésie, sans faille, résultat d’une éducation érudite. Ainsi, ses mots et ses vers ont pu traverser les presque 83 ans depuis sa mort, sans prendre une ride.

Progressivement, dans « Florbela, la sœur du rêve » apparaît une femme fragile. Comme pour les divas du cinéma la part d’ombre est aussi vaste que la zone de lumière. Derrière ce mythe se cache un grand désespoir qui fait la belle poésie.

est aussi vaste que la zone de lumière. Derrière ce mythe se cache un grand désespoir
Le parcours du projet Après des présentations poétiques et lectures dramatisées, la pièce theatrialisée a

Le parcours du projet

Après des présentations poétiques et lectures dramatisées, la pièce theatrialisée a été présentée en trois dates au thêatre de l’Orme à Paris, le 6, 21 et 22 Mai 2017.

Un nouveau format sous la forme de performance poétique agrementée de musique et des projections audios a été présenté le 8 mars 2018 à la Péniche Antipode, à Paris et le 9 mars dans le cadre du programme “Bagneaux fait place aux femmes”, à Bagneaux.

Les résidents :

Daniela Costa Laura St James Stéphanie Reynaud Alexandre Majetniak

Mise en scène et scénographie

David Garcia, Ségolène Point, et Odette Branco

Composition, interprétation musicale / Créations sonores

Bruno Belthoise, Larbi Mejjaoui et Alexandre Majetniak

L’auteur et coordinatrice du projet

Odette Branco, écrivain et artiste plasticienne, est née à Paris, dans le quartier de Montparnasse.
Odette Branco, écrivain et artiste plasticienne,
est née à Paris, dans le quartier de
Montparnasse.
Après la publication, en 2010, de son
premier roman « O Canto das Sereias »,
elle signe cette fois-ci, avec « Florbela, la
Sœur du Rêve », sa première pièce théâtrale
à travers laquelle elle concrétise une de ses
passions, donner corps aux mots. En 2013,
elle crée la Compagnie l’Art des Mots, dont un des buts
principaux est de jeter un pont entre le texte, la mise en
scène et scénographie. Par ailleurs, elle a collaboré à la
revue « Latitudes » et a déjà publié des traductions de
poèmes, une de ses ambitions étant aussi de faire connaître
par le biais de la traduction les meilleurs auteurs portugais.
À partir de 2017, le projet “Florbela, la Sœur du
Rêve” prend un nouvel élan, se redirigeant vers
le théâtre pluridisciplinaire, et des nouveaux
formats des performances poétiques
voient le jour.

Extrait

(…)

BELA. - Non, mes bras n’ont plus la force d’atteindre le ciel ! Je rêvais d’espaces infinis, de champs fleuris, de rivières aux poissons d’argent et de tous ces chemins que je parcourais avec mon frère, mon premier lecteur. Maintenant me voilà seule…

En aparté Bela Jeune note sur son cahier.

BELA JEUNE, à voix haute :

De notre for intérieur bannir l’émotion,

La vérité lucide, le sentiment !

- Et devenir, après l’avoir banni du cœur,

Une poignée de cendres éparses au vent !

BELA, troublée. - Qui es-tu ? Mon monde est peuplé d’ombres… En moi résonne l’écho des rires lointains, du temps où mes rêves avaient la grandeur des châteaux… Désemparée. Ne me restent plus que les souvenirs, mais eux aussi s’estompent dans les brumes du temps qui m’échappe ! Est-ce la folie ? Peut-être !

Note d’ Intention “Inspirée par le beau et tumultueux parcours de Florbela Espanca, je rends

Note d’ Intention

“Inspirée par le beau et tumultueux parcours de Florbela Espanca, je rends hommage à l’une des plus illustres représentantes de la poésie portugaise, en mettant en scène plusieurs portraits imaginaires des derniers moments de Florbela- dit Bela - l’intellectuelle rebelle en avance sur son époque

Redonnant vie à son univers, où réalité et onirisme ne font qu’un, la pièce se compose de monologues et de poésies, un journal intime où sont exprimées ses souffrances les plus profondes : son incurable mélancolie ainsi que sa révolte contre le monde. Habitée par un riche imaginaire, Florbela, assoiffée d’infini, traverse la scène suivie par l’ombre de son idéal masculin et de son frère adoré défunt.

Bela revit pas à pas ses espoirs perdus, se confrontant à la vision de la jeune fille qu’elle a été, pleine de vie et de rêves. La dernière quête désespérée pour retrouver l’antidote au mal de vivre intense qui la ronge est un échec”.

Odette Branco

vivre intense qui la ronge est un échec”. Odette Branco Sur Florbela Espanca Née au Portugal,

Sur Florbela Espanca

Née au Portugal, à Vila Viçosa, le 8 décembre 1894.

Son premier poème, intitulé A vida e a morte (La vie et la mort) date de 1903, écrit à l’âge de neuf ans. Elle se marie pour la première fois en 1913, le jour de son anniversaire. En 1917, après des études littéraires, elle s’inscrit en Droit, devenant la première femme au Portugal fréquentant ce cursus à l’Université de Lisbonne.

L’œuvre de Florbela Espanca ne peut pas être dissociée de sa vie, de ses passions et de ses contradictions, alliées à un désir infini de plénitude. Son premier ouvrage poétique, Livro de mágoas (Livre de douleurs) paraît en 1919, alors qu’elle traversait une période de profond désenchantement qui plus tard l’emportera.

Après une première séparation conjugale, qui dès lors l’obligera à affronter les préjugés de la société portugaise, traditionnaliste et critique, son œuvre et sa personnalité seront fortement marquées par la mort de son frère dans un accident d’avion. En effet, cet événement tragique lui inspirera le roman As máscaras do destino (Les masques du destin). Elle se suicide en 1930, le jour de son anniversaire. Le roman Charneca em flor (La lande en fleurs), considéré comme son chef-d’œuvre, est publié deux mois après sa disparition.