Vous êtes sur la page 1sur 24

Méthodes de production

et
évaluation des organismes
génétiquement modifiés

Mr. TEMAGOULT Mahmoud


mtemagoult@umc.edu.dz
Introduction
Amélioration génétique par sélection et
par croisement:

L'amélioration des plantes a pour but de créer de


nouvelles variétés à partir de la diversité existante.

Elle consiste à croiser deux plantes choisies pour leurs


caractères intéressants et complémentaires afin de les
réunir dans une seule.

Par le choix des meilleures plantes dans la


descendance, les sélectionneurs aboutissent après un
long travail d'épurations successives à la création d'une
nouvelle variété.
Historique:
L'homme a commencé à améliorer les
plantes lorsqu'il s’est sédentarisé, il y a
10 000 ans.
C'est le début de l'agriculture : il cultive les
plantes pour son alimentation et pratique
alors une sélection en choisissant, de
manière empirique, de ressemer les plus
beaux grains des plantes les plus
intéressantes.
Plus tard, au début du XIX siècle, s’est ajoutée une nouvelle
méthode d’amélioration génétique : le croisement entre
espèces proches parentes.

Croisement Caractéristiques
de A et/ou de B
Rétrocroisements

B
L’exemple du Maї
Maїs
Ancêtre sauvageDomestication Adaptation en Extension des
(Amérique) (Mexique) Europe zones de culture

Téosinte Premiers Maїs Populations Hybrides

- 7000 ans 1492 1947


Limites:
• Impossibilité de réduire au seul gène nécessaire le
transfert par croisement d’un caractère favorable d’une
espèce à une autre espèce car les échanges
génétiques qu’autorise la méiose dans ces conditions
portent sur des chromosomes entiers ou de large
fragments chromosomiques, ce qui conduit au transfert
simultané de caractères défavorables.
• Impossibilité de réaliser ce transfert car le gène
intéressant se trouve dans une espèce qui ne peut pas
échanger spontanément d’information génétique avec
l’espèce végétale à améliorer.
• Impossibilité de créer de nouvelles fonction.
L'avancée des connaissances et les progrès
technologiques ont depuis permis l'évolution des
techniques de sélection et de création variétale.
La découverte de la structure de l’ADN

En 1944, Oswald Theodore Avery et ses collaborateurs


font la preuve que l’ADN porte les éléments
d’information nécessaires au maintien de la vie.

Puis, en 1953, James Watson et Francis Crick


parviennent à dévoiler la structure à double hélice de
l’ADN.
L’ADN est une molécule universelle.

Dans les années 60, les scientifiques cumulent les


preuves que la molécule d’ADN est présente chez la
majorité des êtres vivants et que son mode de
fonctionnement est universel.
Il est possible de franchir la barrière des
espèces.

La découverte de l’universalité de la molécule d’ADN et de


son fonctionnement a permis aux scientifiques d’envisager
qu’un gène de n’importe quelle espèce puisse être ajouté
et fonctionner chez n’importe quelle autre espèce.
X: Animal, Végétal, Microorganisme

A A + un caractère de X
La transgénèse
Un outil qui vient en complément des méthodes
traditionnelles d’amélioration des plantes quand ces
dernières se heurtent à des impossibilités.

Une technique révolutionnaire qui soulève de nombreuses


interrogations:
• En quoi consiste cette nouvelle technique ?
• Dans quel but a – t – elle été créée ?
• Quels sont ces avantages, ces inconvénients ?
Principe:
Les protéines:
la finalité des modifications génétiques.

Chaque gène constitue une « instruction » pour fabriquer


une protéine. Ainsi, lorsqu’un être vivant est modifié par
transgénèse, la modification entraîne toujours l’ajout d’au
moins une protéine dans son métabolisme ou le blocage
de sa synthèse.
L’organisme obtenu est un OGM
Un O.G.M (ou Organisme Génétiquement
Modifié) est un organisme vivant
(microorganisme, végétal ou animal) ayant
subi une modification non naturelle de ses
caractéristiques génétiques initiales, par ajout,
suppression ou remplacement d’au moins un
gène..
gène

Tout organisme hébergeant un ou plusieurs


gènes provenant d’une espèce à laquelle il
n’appartient pas.
pas.
Quelques chiffres:

179.7 millions d’hectares en 2015


Source: http//:ogm.gouv.qc.ca
Superficies des principales culture GM et non GM dans le monde en 2015
(Millions d’hectares)
Source: Source: http//:ogm.gouv.qc.ca
Principales caractéristiques des cultures
génétiquement modifiées:

• Tolérance aux herbicides:


Depuis la première commercialisation des plantes
GM en 1996, jusqu’en 2014, la tolérance aux
herbicides a été la principale caractéristique
utilisée.
En 2014, les OGM tolérants aux herbicides (canola,
maïs, coton, soja) représentaient environ 57 % des
superficies ensemencées en OGM.
• Résistance aux insectes:
En 2014, les OGM résistants aux insectes (maïs,
coton, riz) occupaient 15 % des superficies
ensemencées en OGM.
• Combinaison de la tolérance aux herbicides et de la
résistance aux insectes:
L’ « empilement de gènes», qui permet à une culture GM
d’avoir plusieurs nouvelles caractéristiques, est de plus en
plus présent dans les cultures GM commercialisés. En 2014,
28 % des cultures GM comprenaient cette caractéristique.

Source: Source: http//:ogm.gouv.qc.ca


Seules quelques plantes transgéniques
sont commercialisées mais les
applications restent nombreuses.
Comment?