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Cours de Mathématiques 2

première partie : Analyse 2
DEUG MIAS 1e année, 2e semestre.

Maximilian F. Hasler
Département Scientifique Interfacultaire
B.P. 7209 — F–97275 S CHOELCHER CEDEX
Fax : 0596 72 73 62 — e-mail : mhasler@univ-ag.fr

version du 21 avril 2002

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. . 5 1. . . . . . . . . 9 1. . .6. d’ordre n en x0 . . .4. . 8 1. 11 1. . . . .L. .3 Existence des D. . . . .L. . . . . . . . . . . . . . . .4. . . . . . . . . 13 2 . . . . .4 Application : D. . . . en ±∞ . . . . . . 3 1. . . . . . . . . . . .6 D.2 Intégration d’un D. 12 1. . .3 Composée de D. . 7 1. . . . . . . . . . .L. .L. 13 1. . . . . . . . . . : Etude locale d’une courbe . . . . . .3. . . . . . 12 1.L. . . . .3. . . . . . . . . . .L. . 11 1. . .4 Opérations sur les D. . . . . . . . . . . . . . . . . .3. . www. .4. . de quelques fct élémentaires . . . . . . . . . . . . . .L. . . . . . .L. . . . .1 Application : étude d’une branche infinie en ±∞ . . . .3. produit et quotient de D. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .L es-M athematiques. . . . . .1 Combinaison linéaire. .1 Fonctions négligeables . . . . développements limités 3 1. . . 12 1. . . .3 Développements limités : définition et propriétés .2 Unicité du D. . . . . .L. . . . . . . . . . . . .1 D. . . . . . . .L. . . . .net Table des matières 1 Fonctions négligeables et équivalentes . 6 1. .5 Application des D. . . . . — Formules de Taylor . . 11 1. . .2 Fonctions équivalentes . . . . . . . . . .

ss’il existe un voisinage pointé V de a et une fonction ε : V → R de limite nulle en a.1 On a f = o(1) ⇐⇒ lim f = 0.. f = o(f ) =⇒ f = ε·f ⇐⇒ (1 − ε)f = o =⇒ f = o (car lim ε = 0 =⇒ (1 − ε) 6= 0) dans un voisinage de a. mais à priori inconnue et différente d’un éventuel autre terme o(h(x)). 1. ∞[ . Remarque 1.1 Fonctions négligeables Dans ce qui suit. D’autre part. définis sur un voisinage pointé V d’un point a ∈ R = R ∪ {±∞}. On la réintroduit ici en utilisant la nouvelle notion de (a) a fonctions négligeables. Exemple 1.1. Pour ne pas trop alourdir les notations.1 Alors que la notation de Hardy paraı̂t plus « logique ».1. négligeable devant h. car elle permet l’abus de notation très pratique qui consiste à écrire f (x) = g(x) + o(h(x)) (x → a) au lieu de f − g = o(h) . M ∈ R} constitue une base de voisinages de a = ∞). a (a) a On appelle f = o(g) la notation de Landau et f  g la notation de Hardy. g. f = ε · g et lim ε = 0.. sous la forme f ∼ g ⇐⇒ lim fg = 1.2 La fonction nulle o : x 7→ 0 est négligeable devant toute fonction en tout point a (prendre ε = 0). telle que f = ε·g (dans V ). on utilise dans la pratique plus souvent celle de Landau. Définition 1 La fonction f est dite négligeable devant g au voisinage de a.net 1 Fonctions négligeables et équivalentes .1. Ainsi on peut avoir f  g mais g  f pour a. www. c’est-à-dire au voisinage de a sauf eventuellement en ce point même. a b 3 .L es-M athematiques. . on convient qu’une égalité entre fonctions sous-entend la restriction à l’intersection des domaines de définition. (On rappelle que {]M. On écrit def f  g ⇐⇒ f = o(g) ⇐⇒ ∃ε : V → R t. chaque terme o(h(x)) représente une fonction quel- conque de x. développements limités La notion de fonctions équivalentes devrait être connue du cours d’Analyse 1.q. (a) Lorsqu’on utilise cette notation. qui est très utile notamment dans le cadre des développements limités. on considère des fonctions f. à valeurs dans R. On prendra aussi garde de toujours préciser le point auquel la relation de négligence s’applique. b différents. Exemple 1.

h  k =⇒ f .. k : V → R. etc. g = ε2 . à priori inconnue. c’est-à-dire f  g =⇒ f . o(xn ) + o(xm ) = o(xmax(m. et f  g. 4 .1.3 Si f est bornée et g tend vers l’infini. on utilise donc la notation o(g) (voire o(g(x))) pour représenter une fonction f quelconque.h .h  g. x  x3 et x2  −x2 .4 On a xm = o(xn ) ssi m < n (car alors ε = xm−n → 0).1. (Il suffit de substituer f = ε1 .4 Dans la pratique. Proposition 3 La relation  est transitive. (Il suffit d’utiliser ε = f /g).L es-M athematiques. t Démonstration : Exercice. Exemple 1. a a a et compatible avec la multiplication.n) ) (x → ∞).k a a a a a pour toutes fonctions f. g  h =⇒ f  h . alors f = o(g).1. a t Démonstration : Exercice.g.. g. β > (∞) (∞) 0. ∞ ∞ Remarque 1.1. mais x + x2 6 x3 + (−x2 ) = o. h.5 On a xα = o(eβx ) et (ln x)α = o(xβ ) (x → ∞) pour tout α. f  g. On écrit ainsi par exemple xn o(xm ) = o(xn+m ). www. telle que f  g.2 Le seul cas ou f /g n’est pas défini dans un voisinage de a est celui ou g a une infinité de zéros dans chaque voisinage (c’est-à-dire aussi près que l’on 1 veut) de a.1. Exemple 1.3 Attention : la relation  n’est pas compatible avec l’addition ! Par exemple.1. par exemple pour g(x) = h(x). et l’opposé (∞) au voisinage de 0. sin x−a . alors f = o(g) ⇐⇒ lima f /g = 0.h.net Exemple 1.h  g.)u Remarque 1.u Remarque 1. (Exercice : pourquoi ?) La proposition suivante permet de trouver autant d’exemples que l’on souhaite : Proposition 2 Si la fonction f /g est définie dans un voisinage pointé de a.

u Remarque 1. t Démonstration : Exercice (encore avec f = (1 + ε)g etc. et si elles existent. on écrit f ∼ g ⇐⇒ f − g  g . pour m.q. voir Rem.) correspond. Proposition 6 La relation ∼ est une relation d’équivalence. o(xm ) 6= o(xn ) ! 1.2. a a Proposition 5 Si f /g est défini dans un voisinage pointé de a. f = (1 + ε)g). chaque fois qu’il apparaı̂t.net Attention : Il convient de garder en mémoire que le symbole o(. www. alors f ∼ g ⇐⇒ lim f /g = 1. Noter aussi que pour m > n. 5 .L es-M athematiques. mais o(f (x)) = o(λf (x)) seulement ∀λ ∈ R∗ . On a ainsi par exemple o(λf (x)) = o(f (x)) ∀λ ∈ R.). symétrique (f ∼ g =⇒ g ∼ f ) et transitive : f ∼ g et g ∼ h =⇒ f ∼ h . alors lim g existe ssi lim f existe. c’est-à-dire elle est reflexive (f ∼ f ).1 La présente définition de fonctions équivalentes est donc plus générale que celle en terme de limite.2.1. ces deux limites sont égales.u Proposition 7 (limites) Si f ∼ g . 1. car elle s’applique aussi dans les cas ou f /g n’est pas bien défini. mais malgré cette « égalité ».2 Fonctions équivalentes Définition 4 On dit que f est équivalent à g au voisinage de a ssi f − g est négligeable devant g . o(xn ) = o(xm ) (x → ∞). à une nouvelle (autre) fonction ε. t Démonstration : Exercice (utiliser la déf.

net Proposition 8 (produit. et en multipliant cette équivalence par x − a. on a g ≤ g . limb ϕ = a alors a f ◦ ϕ ∼ g ◦ ϕ.u t 1. Montrons R que Rx Rx | R εg| maxR|ε|. puissance) On peut prendre le produit. alors f − c = o(1) = o(c). donc f ∼ c. Soit donc h = εg . Ils ont de nombreuses applications dans d’autres sciences (physique. on ne peut additionner des équivalences : f (x) = x2 − x ∼ −x.). Démonstration : D’après la définition. Utilisons ceci avec la définition de la dérivée : f (x)−f x−a (a) ∼ f 0 (a).3 Développements limités : définition et propriétés Les développements limités consistent grosso modo à trouver une approximation polynômiale à une fonction plus compliquée.x] |ε| → 0. en particulier en analyse numérique. t Démonstration : Exercice (avec f = (1 + ε)g etc. il vient le (i).u Remarque 1. Or. pour g continue dans un voisinage (pointé) de a. quotient (lorsqu’il est défini) et une puissance quelconque d’équivalences . Rx Rx Le (ii) est équivalent à f − g = o(g) =⇒ a (f − g) = Ro( a g). 0 0 Proposition 9 (composée) Soit f ∼ g et ϕ : I → R t.2 Dans le cas général. donc g → 0 et a h = o( a g). 6 .q.. g(x) = x ∼ x mais f + g 6∼ 0. g h = o(g) =⇒ a h = o( a g).2. quotient.L es-M athematiques. mais aussi dans les mathématiques elles-mêmes. b Démonstration : exercice (comme avant.). R | R εg| Rx Rx ε → 0 =⇒ max[a. au voisinage d’un point choisi. si lim f = c ∈ R \ 0. www.u t Proposition 10 (comment trouver des équivalents) i) f (x) − f (a) ∼ fR0 (a)(x − a) siR f 0 (a) 6= 0 x x ii) f ∼ g > 0 =⇒ a f (t) dt ∼ a g(t) dt. on trouve ε̃ = ε ◦ ϕ → 0)...

1 (fondamental) f : ]−1. ce prolongement fe est dérivable en 0 (2e partie du corrolaire) (avec fe0 (0) = 0).3. et (x−x0 )n ε(x) le reste d’ordre n. f admet un prolongement par continuité en x0 (en posant fe(x0 ) = a0 ).3.2 Il faut insister sur le fait qu’un développement limité est une stricte égalité mathématique.2 Pour n ∈ N. d’ordre n en x0 Définition 11 On dit que f : I → R admet un DLn (x0 ) ssi il existe un po- lynôme P ∈ Rn [X] et une fonction ε : I → R t.L.1 D. dont le DL coı̈ncide avec celui de f .3. puis un DL(t = 0). il ne faut donc jamais « oublier » le reste en faveur de la partie régulière. ∀x ∈ I : f (x) = P (x − x0 ) + (x − x0 )n ε(x) et lim ε = 0 . Exemple 1.3 Comme la formule simplifie pour x0 = 0. éventuellement privé du point x0 .3. égale à a0 = P (0). c’est-à-dire en faisant un changement de variables x = x0 + t. dans certains cas le reste peut être plus intéressant que la partie régulière. mais la dérivée n’est pas continue en 0 si n ≤ k : en effet f 0 (x) = (n + 1)xn sin x−k − k xn−k cos x−k (x 6= 0) n’admet pas de limite en 0 pour n ≤ k. dans lequel on resubstitue finalement t = x − x0 . www. 7 . Sinon. k ∈ N∗ . que l’on note aussi o((x − x0 )n ). D’ailleurs. Si x0 ∈ I. f (x) = xn+1 sin x−k n’est pas définie en 0 mais admet un DLn (0) (de partie régulière nulle et avec ε = x sin x−k ) et donc une limite (nulle) et donc un prolongement par continuité en 0. Remarque 1. Pour n ≥ 1.1 On permet le cas x0 ∈ 6 I. on se ramène souvent à ce cas en considérant g(t) = f (x0 +t).3.q. par exemple I = [a. 1 Exemple 1. f (x) = 1−x = 1 + x + x2 + x3 + x x3 1−x . cela implique que f est continue en x0 . alors f est dérivable en x0 et f 0 (x0 ) = a1 = P 0 (0).L es-M athematiques. Remarque 1.net 1. b[. n ≥ 1 et x0 ∈ I. ¯ alors f admet une limite en x0 . Remarque 1.) — On se limite ici aux cas ou I est un intervalle. Corollaire 12 (Conséquences de la définition. – Si f admet DLn (x0 ). 1[ → R. x0 On appelle alors P (x−x0 ) la partie régulière du DL. b] \ {x0 } ou I = ]x0 . – Si f admet un DL en x0 ∈ I.3. mais les seuls cas utiles sont ceux ou x0 ∈ I (adhérence de I). donc f admet un DLn (0) de partie régulière P (x) = 1 + x + x2 + x3 et de x reste x ε(x) = x3 1−x 3 .

Or.....) 1.3.3. et ε = x−x0 η(x) − an+1 sont donc également uniques. il est unique. Démonstration : (par recurrence). En considérant lim(x → x0 ) de l’équation précédente. c’est-à-dire P et ε sont uniques.. n}..3. alors f admet DLm (x0 ) ∀m ∈ {0.. cela n’implique jamais que la dérivée soit continue. . on a a0 = b0 . et donc encore moins que la fonction soit deux fois dérivable ! (Prendre k = n arbitrairement grand dans l’exemple 1. etc. k=m+1 t u Théorème 14 (unicité) Si f admet un DL.3. 1 Ce coefficient. Pour n = 0.2.. D’après le Lemme qui précède. Démonstration : Exercice facile : il suffit de montrer que les termes ak (x − x0 )k avec k > m peuvent s’écrire comme reste d’ordre m : n X ak (x − x0 )k + (x − x0 )n ε(x) = (x − x0 )m η(x) k=m+1 avec n X η= ak (x − x0 )k−m + (x − x0 )n−m ε(x) → 0 (x → x0 ) . Si n > 0.L. de laquelle on déduit a1 = b1 ..5 Autre démonstration : soit f (x) = P (x − x0 ) + (x − x0 )n ε(x) = Q(x − x0 ) + (x − x0 )n η(x). Lemme 13 (troncature) Si f admet un DLn (x0 ) de partie régulière P . D’après l’hypothèse de 1 récurrence. a0 + . + an (x − x0 )n + (x − xn )n η(x) avec η(x) = an+1 (x − x0 ) + (x − x0 )ε(x) est un DLn (x0 ) de f . on peut alors soustraire a0 = b0 de cette équation. + an X n et Q = b0 + .u t Remarque 1. an ainsi que le reste η sont uniques... P = a0 = limx0 f et ε(x) = f (x) − a0 sont déterminés de façon unique. la diviser par (x − x0 ) (pour x 6= x0 ). www.2 Unicité du D.. f = 0 ai (x − x0 )i + (x − x0 )n+1 ε(x).net Remarque 1. et que f admet un DLn+1 (x0 ). dont la partie régulière sont les termes de degré ≤ m de P . Supposons que le DLn (x0 ) de f Pn+1 est unique. et on repart du début avec une équation du même type mais avec n diminué d’un rang. limx→x0 x−x0 η(x) = an+1 . + bn X n .L es-M athematiques. ayant identifié le 8 . a0 . Quand enfin on arrive à n = 0.. .4 L’exemple précédent montre que même si f admet un DL à un ordre aussi élevé qu’on veut.. avec P = a0 + .

pour les fonctions suffisament dérivables. c’est-à-dire P = P (−X) ⇐⇒ P = 12 (P + P (−X)) ⇐⇒ P = a0 + a2 X 2 + . n! 1 (k) (de coefficient ak = k! f (x0 )). n! a 9 .L. — Formules de Taylor Dans ce paragraphe.. et on précise en même temps une expression explicite des coefficients de la partie régulière en terme des dérivées de la fonction au point du D. x) n! avec le reste intégral d’ordre n. Corollaire 15 f paire (par rapport au pt. a. + f (a) (x − a)n + Rn (f. x[ : f (x) − P (x − x0 ) = (x − x0 )n+1 . a. Théorème 16 (de Taylor–Lagrange) Si f est n+1 fois continûment dérivable sur [x0 . www. on affirme l’existence du D. Démonstration : Avec l’hypothèse de ce théorème. f (n+1) (c) ∃c ∈ ]x0 . x0 ) =⇒ P pair. nous avons déjà démontré la formule de Taylor 1 (n) f (x) = f (a) + f 0 (a) (x − a) + .3. alors f admet un DLn (x0 ) de partie régulière f (n) (x0 ) n P = f (x0 ) + f 0 (x0 ) X + . avec le reste de Lagrange d’ordre n.L. + a2k X 2k . x) = f (n+1) (t) (x − t)n dt .. donc P (t) = P (−t) (en comparant partie régulière du DL(x0 ) de f et de f (x0 − (x − x0 ))). (n + 1)! Remarque 1. + X .3 Existence des D.u t 1.. x].3.. l’équation devient ε(x) = η(x). sauf que le « coefficient » n’est pas une constante dans la mesure ou le point c ci-dessus dépend de x.net terme constant et soustrait des deux membres. d’où également l’unicité des restes. le reste d’ordre n a donc la même expres- sion qu’un terme d’ordre n + 1 de la partie régulière.6 A titre mnemotechnique. Z x 1 Rn (f...L es-M athematiques.L. Démonstration : f paire ⇐⇒ f (x0 + t) = f (x0 − t).

n! (n + 1)! Une autre version de la formule de Taylor.. on a l’intégrale impropre 0 t dt qui converge car la primitive 2 x admet une limite en 0. 10 . La formule avec reste intégral reste en effet vraie dans ces conditions. 0. 1[ : f (x) = f (0) + . x[. mais le reste peut néanmoins s’exprimer comme f 0 (ξ). a. f√(x) = x. admet un DL0 (0) de partie régulière nulle et de reste R0 (f. 1]. x) = o(x − a)n . Rx mais le R(f. x[ tel que Z x 1 Rn (f.. −1/2 (Dans l’exemple √ précédent. La dérivée f 0 (x) = 12 x−1/2 n’est pas définie en 0. b[. x) = f (n+1) (c) (x − t)n dt .. comme application de l’intégration par parties. utilisons le théorème ?? de la moyenne généralisée. x[.7 On peut montrer que le théorème reste vrai sous la condition moins forte que f (n) (x0 ) existe√et f soit n + 1 fois dérivable sur ]x0 ..L es-M athematiques.. définie comme a . alors f admet DLn (x0 ) de partie régulière f (n) (x0 ) n P = f (x0 ) + f 0 (x0 ) X + . qui converge (C’est à dire cette limite existe et elle est finie). la formule de Taylor-Lagrange s’appelle formule de MacLaurin : f (n) (0) n f (n+1) (θ x) n+1 ∃θ ∈ ]0. c’est à dire Rn (f.. www.3. mais donnant un résultat plus faible. a. lorsque x → a...) Remarque 1.. x)/(x − a)n tend vers zéro. Il existe donc c ∈ ]a. avec g(t) = (x−t)n > 0 pour t ∈ ]a.ex. + x + x . a. x) est en général une intégrale impropre. et en posant c = θ x avec θ ∈ [0. f n+1 étant continue donc bornée sur ]a.3. x) est négligeable devant (x − a)n . + X .x avec ξ = 14 x.8 Dans le cas particulier (mais fréquent) où x0 = 0. il faut montrer que Rn (f. Pour cela.L. III] . nécessitant une hypothèse moins forte. dt = Rx limw→a w . Par exemple. x) = x = o(x0 ). car la primitive s’exprime en termes de f (n) qui est continue R x par hypothèse. n+1 a n+1 d’où la formule du reste de Lagrange (avec a = x0 ).u t Remarque 1. n! a Cette dernière intégrale vaut  x −1 n+1 1 (x − t) = (x − a)n+1 . dt. Pour que cette formule corresponde effectivement à un D.net dans le chapitre ?? (page ??). on a que Rn (f. n! Nous en admettons ici la démonstration. consulter [Ramis & al. est le Théorème 17 (Taylor–Young) Si f (n) (x0 ) existe. Cours de Math Spé. a. a. on peut p.

) 1.. 11 .x).L. x→0 1 2 1 n ex = exp x = 1 + x + x + . où o(xn ) représente une fonction inconnue de la forme xn ε(x). 1.4.. + x + o(x2 n ) 2 (2 n)! 1 (−1)n+1 n ln(1 + x) = x − x2 + −.. Solution : on trouve (x− 61 x3 + 120 1 x5 ) : (1− 12 x2 + 24 1 4 x ) = x+ 13 x3 + 15 2 5 x +o(x5 ) = tan x.x = ch(i. on obtient les DL(0) des fonctions élémentaires exp. et de développer les t expressions.1 Combinaison linéaire.1 Obtenir le DL5 (0) de tan(x) par division des DL5 (0) de sin et cos. + . (En effet. + x + o(xn ) 2 n 1 = 1 + x + x2 + .... à l’ordre n. cos x = <e ei... + x + o(xn ) 2 n! 1 (−1)n sin x = x − x3 + −. g par leur D.L. Si Q(0) 6= 0. + xn + o(xn ) 1−x α α−1 α−2 α−n+1 n (1 + x)α = 1 + αx + . Proposition 18 Si f. alors λf + µg et f · g admettent des DLn (x0 ) de partie régulière λP + µQ resp.4. (1 + x)α donnés ci-dessous. ce sont donc ceux de cos x. (Exercice : détailler ceci !)u Exemple 1.. . cos.x) et sin x = =m ei. sin x. + x2 n+1 + o(x2 n+1 ) 6 (2 n + 1)! 1 (−1)n 2 n cos x = 1 − x2 + −.4 Application : D. g admettent des DLn (x0 ) de partie régulière P resp.4 Opérations sur les D.. Q. sin.net 1. Démonstration : Il suffit de remplacer f.L es-M athematiques. produit et quotient de D.L..L.3. avec lim ε(x) = 0. des termes de degré ≤ n de P · Q.. mais avec des signes + partout. de quelques fct élémentaires En utilisant la formule de Taylor. impaires de ex .x = 1i sh(i. f /g admet un DLn (x0 ) de partie régulière obtenue par division P/Q selon les puissances croissantes. ··· x + o(xn ) 1 2 3 n x −x x −x Les fonctions ch x = e +e 2 et sh x = e −e2 ont comme DL les termes en puis- sances paires resp. www.

Exemple 1. g(x) = x ln(1 + x). Exercice 1. dans ce cas : ap > 0 =⇒ minimum et f convexe. + an X n . Si a1 = 0 =⇒ extremum .q. de partie régulière a0 + a1 X + . d’inflexion. Convexité et concavité à droite et à gauche de P selon le signe de ap (x − x0 )p (cf.net 1.4.1 Faire un dessin représentatif pour chacun des 4 cas possibles (p pair/impair. le point P = (x0 . et ap < 0 =⇒ maximum et f concave au voisinage de x0 .2 Intégration d’un D. Proposition 20 Si f admet un DLn (x0 ) de partie régulière P et g admet un DLn (P (0)) de partie régulière Q. : Etude locale d’une courbe On considère f définie sur I = ]x0 − α. 1. 2e cas : p impair.. Alors la tangente t à la courbe Cf de f a pour équation y = a0 + a1 (x − x0 ).. f (x0 )) est dit ordinaire ap > 0 =⇒ Cf au dessus de t.L.L. ci-dessus). f (x0 )) est un pt. Cf traverse t en P .4.4. + n+1 X n+1 ..1 On ne peut en général dériver un DL.. www. et la position de Cf par rapport à t est donnée par le signe de ap (x − x0 )p : 1er cas : p pair. même si f dérivable.5 Application des D. alors f admet un DLn+1 (x0 ) de partie régulière an P = f (x0 ) + a0 X + . ap 6= 0.4. Remarque 1. 1. ap > 0 et ap < 0) 12 . Ex : f (x) = x2 sin x1 admet DL1 (0) mais f 0 n’a pas de limite en 0 donc pas de DL à aucun ordre. P = (x0 .3 Composée de D.5. alors g ◦ f admet un DLn (x0 ) de partie régulière obtenue par les termes de degré ≤ n de Q(P ) (polynôme composé). p ≥ 2 t. ap < 0 =⇒ Cf en-dessous de t.L.2 ϕ(x) = (1 + x)x = f ◦ g(x) avec f (x) = exp x. Proposition 19 Si f est dérivable et f 0 admet un DLn (x0 ). x0 + α[ admettant un DLp (x0 ) de partie régulière P = a0 + a1 X + ap X p .L es-M athematiques.

en ±∞ Définition 21 On dit que f : I → R. on a f (x) = sgn(x)( 12 − 38 x1 + o(1/x)).2 On peut renoncer à l’introduction de la fonction g. ∞[ (resp.L. on met en facteur une fonction équivalente (généralement une puissance de x). En développant.L. I = ]α. Remarque 1.6. il est pos- sible que le produit soit un D.L. généralisé). a ∈ R).L es-M athematiques. alors f (x) = x g(x) = a. DLn (−∞)) ssi ∃P ∈ Rn [X] t. et en utilisant p 1 1 1 − 1/x = 1 + (−1/x) − (−1/x)2 + o(1/x)2 .x + b + o(1) (x → ∞). et faire le « DL(∞) » directement à partir de la fonction f .net 1. √ √ Exemple 1. pour pouvoir faire un D.( 1 − 1/x2 − 1 − 1/x). de l’autre facteur (différence de deux DL). Remarque 1.6. l’expression f (x) = a.6 D. Or. on cherche un DL1 (∞) de la fonction g := x 7→ x1 f (x). Pour le trouver. 1. ε → 0). Si suffissament de termes des deux DL s’anullent.( 21 x1 − 38 x12 +o(1/x2 )).L.1 Si f s’écrit comme différence de deux fonctions qui n’admettent pas une limite finie. c’est ainsi qu’on détermine dans la pratique les DL(±∞) (même si on n’écrit pas explicitement le changement de variables t = 1/x).x + b + o(1) (x → ∞) n’est pas un DL(∞) au sens strict de la définition. donc la droite ∆ d’équation y = ax + b est asymptote à C. admet un DLn (∞) (resp. 2 8 on a f (x) = |x|·(1+ 12 (−1/x2 )+o(1/x2 )−1+ 12 x1 + 18 x12 ) = |x|.1 DL2 (±∞) de f (x) = x2 − 1 − px2 − x : Séparément p les deux racines n’admettent pas de DL(∞). au sens strict (sinon c’est un D. Donc f admet un DLn (±∞) ssi g(t) = f (1/t) admet un DLn (±0) . Corollaire 22 Si f admet un DL(±∞). Si g(x) = a + b/x + o(1/x). f peut quand même admettre un DL(∞) lorsque ces deux fonctions sont équivalentes en l’infini. www.6. Cependant. f (x) = |x|. d’où le résultat cherché. α[).q. 1 ∀x ∈ I : f (x) = P ( ) + o(1/xn ) (x → ±∞) x (avec toujours o(1/xn ) une fonction de la forme ε(x)/xn .6. I = ]−∞.1 Application : étude d’une branche infinie en ±∞ Pour trouver l’asymptote (si elle existe) à la courbe C d’une fonction f . à cause du premier terme qui n’est pas un polynôme en 1/x. alors f admet une limite finie en ±∞ (comme dans le cas d’un DL(a). 13 .

www. 14 . Le même raisonnement s’applique au voisinage de −∞. sauf que l’asymptote joue le rôle de la tangente. Si la courbe C a une convexité ou concavité définie au voisinage de ±∞. alors on a f (x) = a · x + b + ap /xp−1 + o(1/xp−1 ). est convexe ssi elle est au-dessus de ∆.(−1)p−1 qui indique si C est au-dessus ou en-dessous de ∆. sinon concave .L es-M athematiques. Notons que x1 f peut ne pas admettre de DLp avec p assez grand pour déterminer la position par rapport à ∆. on peut chercher le prochain terme non-nul dans le DL(∞) de g. Pour le connaı̂tre.net La position de C par rapport à ∆ au voisinage de l’infini se déduit du signe de f (x) − (a x + b). Si g(x) = a + b/x + ap /xp + o(1/xp ) avec ap 6= 0. ici on peut toutefois affirmer que f est au-dessus de ∆ : y = x. sinon en- dessous. en tenant compte du signe de xp−1 : ici c’est sgn ap . C est au-dessus de ∆ au voisinage de +∞. comme c’est le cas pour f = x 7→ x + x1 sin2 x . Le signe de ap indique donc la position de C par rapport à ∆ : pour ap > 0. c’est tout à fait analogue à l’étude locale en un point a ∈ R.