Vous êtes sur la page 1sur 88

Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées

Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées


II- l )-lntroduction :
Les cours d'eau ont une capacité naturelle d'épuration mais cette capacité a pour effet
de consommer de l'oxygène et n'est donc pas sans conséquences sur la faune et la flore
aquatiques. Lorsque l'importance d'un rejet excède la capacité d'autoépuration de ces cours
d'eau, la détérioration de l'environnement peut être durable. C'est pourquoi, il est
indispensable d'épurer les eaux usées avant de les rejeter en milieu naturel.

[4] II-2)-Définition de la pollution :


La pollution de l'eau est une dégradation physique, chimique ou biologique de cette
eau. provoquée par le rejet de substances indésirables qui perturbent les conditions de vie
et l'équilibre du milieu aquatique, et induisent d'importantes nuisances : mauvaises odeurs,
fermentations, inconforts divers, et des risques sanitaires qui se répercutent, à court terme,
sur notre organisme, à travers, la chaîne alimentaire de laquelle nous dépendons.

[4] Il-3)-Origine et nature des eaux usées :


Suivant l'origine des substances polluantes on distingue trois catégories d'eaux usées :
[4] II-3-l)-Les eaux pluviales :
Mlles peuvent, elles aussi, constituer une source de pollutions importantes des cours
d’eau, notamment pendant les périodes orageuses. L'eau de pluie se charge d'impuretés au
contact de l'air (fumées industrielles), puis, en ruisselant, des résidus déposés sur les toits

et
Çfhaussées des villes (huiles de vidange, carburants, résidus de pneus et métaux lourds...).
Dans les zones urbaines, les surfaces construites rendent les sols imperméables et
ajoutent le risque d'inondation à celui de la pollution.
Aussi appelées eaux de ruissellement, elles sont constituées des eaux d'écoulement de
surfaces imperméables. Ce sont les eaux de lavages de voieries. les eaux de pluies des toits,
voieries et parkings, les eaux de Drainages qui ne se sont pas infiltrées dans la partie
superficielle du sol. Les eaux de drainage sont peu profondes et ressortent dés qu'il
Chapitre II : Types de pollution dam les eaux usées

y a un drain. Elles lessivent le sol et entrainent avec elles des pollutions liées à la qualité
des sols et à son usage.
Elles peuvent aussi remonter de la nappe phréatique. Ees eaux de pluies sont plus sales au
début de l'épisode pluvieux car elles lessivent l'atmosphère, les toits et les surfaces
imperméabilisées.
Ees quantités d'effluent recueilli dépendent du type de pluie, de son intensité, et de sa durée.
Cela aura un impact sur le dimensionnement de leurs évacuations (bouches d'égout,
avaloirs. caniveaux, chaussées drainantes...) et de certains types de réseaux. Les ouvrages
sont dimensionnés en prenant en compte la surface des sols drainés ainsi que leur capacité
d'infiltration et les risques encourus sur la zone. La quantité est évaluée suivant la
vulnérabilité du quartier. Elle pourra être basée sur une pluie de période de retour allant de
10 ans soit la pluie décennale à 50 ans ! L'extension des zones urbanisées, en augmentant
les surfaces imperméabilisées, peut accentuer les phénomènes de crues. Le code de
l'environnement (loi sur l'eau) soumet donc à autorisation ou à déclaration les rejets d'eaux
pluviales. 11 y a donc lieu, dans le cadre de tout projet, de vérifier si l'aménagement
nécessite une procédure administrative préalable. Des documents de référence permettent
d'améliorer l'application de ces textes, et d'informer les élus et promoteurs de ces
procédures.

[4] 11-3-2)- Les eaux usées domestiques :


Elles proviennent des différents usages domestiques de l'eau. Elles sont
essentiellement porteuses de pollution organique. Elles se répartissent en eaux ménagères,
qui ont pour origine les salles de bains et les cuisines, et sont généralement chargées de
détergents, de graisses, de solvants, de débris organiques et en eaux-vannes : il s'agit des
rejets des toilettes, chargés de diverses matières organiques azotées et de germes fécaux.
Les eaux usées domestiques sont également constituées des eaux grises et des eaux- vannes.
Les eaux grises sont les eaux des baignoires, douches, lavabos, éviers, machines à laver.
Les eaux-vannes ou eaux ménagères font réferences aux sous-produits de la digestion tels
que les matières fécales et l'urine. Elles peuvent être un danger pour la santé car elles
véhiculent des maladies d'origine virale et bactérienne. Une des plus

Q
Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées

grandes réussites de la civilisation humaine a été la réduction des transmissions de maladies


par les eaux-vannes avec la mise en place de règles d'hygiène et d'un processus
d'assainissement, y compris le développement des réseaux d'égout et de la plomberie.
La composition des eaux domestiques est à peu prés la même pour toutes les habitations.
La qualité et la quantité du rejet est indexé sur la notion de V « équivalent habitant 1 ».
Néanmoins, une collectivité importante consomme et donc rejette plus d'eau domestique
que les petites collectivités. La moyenne se situe entre 100 et 180 1/habitant/jours. Le rejet
n’est pas constant dans la journée. Il y a des pics de pointes vers 7h00. midi et 8h00 du soir.
Les pics de pointe définissent le dimensionnement des stations d’épuration dans le cas du
réseau séparatif
L'eau consommée généralement dans les foyers est altérée lors de sa consommation. Im
effet, les lessives, produits nettoyants,...etc. sont rejetés directement dans le réseau et de
nombreux traitement des ces eaux Domestiques est ensuite nécessaire afin qu'elles soient
réinjectées dans l'environnement.
Les pollutions observées dans les eaux domestiques sont les suivantes :
Huiles. Graisses. Lessives. Détergents. Matières organiques et matières en suspension.
Les eaux usées domestiques sont souvent traitées dans les stations d'épuration ou STLP
dont le but est de séparer les polluants présents dans l'eau qui pourraient potentiellement
polluer l'environnement.
Dans une STLP. les étapes successives au traitement de l'eau sont les suivantes :
Filtres : On retire les déchets les plus grossiers qui seront ensuite incinérés.
Traitement mécanique : On récupère les matières plus légères que l'eau comme les huiles
et les graisses et les matières lourdes dans le fond.
Décantation : Les matières en suspension se déposent au fond d'un décanteur et les boues
qui en ressortent sont ensuite digérées, séchées et incinérées ou épandues.
Traitement biologique : Décomposition des matières organiques
Clarificateur : Traitements chimiques
Contrôles : Vérification de l'état de l'eau et de F efficacité des traitements
Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées

ORIGINE DES EFFLUENTS :

Ces eaux sont généralement formées du sous-produit d'une utilisation humaine,


domestique.
industrielle, artisanale, agricole ou autre d'où l'usage du terme d'eaux usées, filles sont
composées de plusieurs effluents caractéristiques de la ville. Dans la plupart des pays et
en particulier dans les milieux urbanisés, les eaux usées sont collectées et acheminées par
un réseau d'égout (ou réseau d'assainissement ou anciennement « tout à l'égout »). soit
jusqu'à une
station de traitement, soit jusqu'à un site autonome de traitement (assainissement non
collectif).

- Assainissement des eaux usées domestiques et industrielles


Caractérisation des eaux uséex ,eaux de pluviales ou eaux de ruissellement. Elles sont
constituées des eaux d'écoulement de surfaces imperméables Ce sont les eaux de lavages
de voiries, les eaux de pluies des toits, voiries et parkings, les eaux de drainages qui ne se
sont pas infiltrées dans la partie superficielles du sol.
Les eaux de drainage sont peu profondes et ressortent dés qu'il y a un drain. Elles
lessivent le sol et entrainent avec elles des pollutions liées à la qualité des sols et à son
usage. Elles peuvent aussi remonter de la nappe phréatique.
Les eaux de pluies sont plus sales au début de l'épisode pluvieux car elles lessivent
l'atmosphère, les toits et les surfaces imperméabilisées.
Les quantités d'effluent recueilli dépendent du type de pluie, de son intensité, et de sa
durée. Cela aura un impact sur le dimensionnement de leurs évacuations (bouches
d'égout, avaioirs. caniveaux, chaussées drainantes...) et de certains types de réseaux. Les
ouvrages sont dimensionnés en prenant en compte la surface des sols drainés ainsi que
leur capacité d'infiltration et les risques encourus sur la zone.
La quantité est évaluée suivant la vulnérabilité du quartier. Elle pourra être basée sur une
pluie de période de retour allant de 10 ans soit la pluie décennale à 50 ans.
L'extension des zones urbanisées, en augmentant les surfaces imperméabilisées, peut
accentuer les phénomènes de crues.
Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées

Le code de l'environnement (loi sur l'eau) soumet donc à autorisation ou à déclaration


les rejets d'eaux pluviales. Il y a donc lieu, dans le cadre de tout projet, de vérifier si
l'aménagement nécessite une procédure administrative préalable. Des documents de
référence permettent d'améliorer l'application
de ces textes, et d'informer les élus et promoteurs de ces
procédures.

[4] II-3-3)-Les eaux industrielles :


Elles sont très différentes des eaux usées domestiques. Leurs caractéristiques varient
d'une industrie à l'autre. En plus de matières organiques, azotées ou phosphorées. elles
peuvent également contenir :
•Des graisses (industries agroalimentaires, équarrissage): «Des hydrocarbures (raffineries)
•Des métaux (traitements de surface, métallurgie)
•Des acides, des bases et produits chimiques divers (industries chimiques divers, tanneries).
•De l'eau chaude (circuit de refroidissement des centrales thermiques) *Des matières
radioactives (centrales nucléaires, traitement des déchets radioactifs).
Dans certains cas, avant d'être rejetées dans les réseaux de collecte, les eaux
industrielles doivent faire l'objet d'un prétraitement de la part des industriels. Elles ne sont
mêlées aux eaux domestiques que lorsqu'elles ne présentent plus de danger pour les réseaux
de collecte et ne perturbent pas le fonctionnement des usines de dépollution.

Il-4)-Composition des eaux usées :


Les impuretés contenues dans les eaux usées urbaines contiennent des matières minérales
et des matières organiques (qui sont entraînées par le courant liquide) sous forme de
matières en suspension (decantables. flottantes, et colloïdales).

[5J II-5-)-Pollution des eaux usées :


La pollution se manifeste généralement sous quatre formes principales :
* D'origine organique.
* D'origine microbiologique.
Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées

* D'origine minérale
* D'origine toxique (minérale et organique).
A chacune de ces formes de pollutions correspond nécessairement une modification
du milieu récepteur qui se traduit indirectement et à plus ou moins long terme, par des
conséquences néfastes sur l'individu.

[5] II-5-1 (-Pollution organique :


I.a pollution organique constitue souvent la fraction la plus importante d'autant plus que
dans son acceptation la plus large, cette forme de pollution peut être considérée comme
résultant de diverses activités (urbaines, industrielles, artisanales et rurales) chaque activité
rejette des composées spécifiques biodégradables ou pas.
On distingue pour les eaux usées urbaines les matières organiques banales (protides,
lipides, glucides), les détergents (anioniques, cationiques, non ioniques), les huiles et
goudrons.

[5] II-5-2)-Pollution microbiologique :


Cette pollution est due à la présence d'une multitude d'organismes vivants dans les eaux
usées apportés par les excréments d'origines humaine ou animale.
Ces bactéries jouent le rôle de témoins de pollution.
La pollution mierobiologique devient très dangereuse lorsque les eaux usées sont
rejetées dans un milieu récepteur pouvant provoquer des maladies dangereuses pour
l'individu.

[5] Il-5-3)-Pollution minérale :


Il s'agit principalement d'effluents industriels contenant des substances minérales tels que
:
Les sels, les nitrates, les chlorures, les phosphates, les ions métalliques, le plomb, le
mercure, le chrome, le cuivre, le zinc et le chlore.
Ces substances suscitées :
* Peuvent causer des problèmes sur l'organisme de l'individu.
* Perturbent l'activité bactérienne en station d'épuration.

1 "5
Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées

* Affectant sérieusement les cultures.

[5] II-5-4)-Pollution toxique :


La toxicité présente dans les eaux usées peut être organique ou minérale, les substances
organiques toxiques sont entres autres les pesticides, les hydrocarbures et les produits
organiques de synthèse industriels (aldéhydes, phénols, produits azotes ...etc.).
Les substances minérales toxiques sont : les sels à fortes concentration, les ions
métalliques rejetés par les effluents industriels.

(6] Il-6)-Paramètres de pollution des eaux :


La pollution des eaux usées se présente sous trois formes principales
* Physique (matières en suspension).
* Chimique (matières organiques dissoutes).
* Biologique

11- 6-1 (-Paramètres physiques :


II- 6-1-1 (-Température :
L'augmentation de la température diminue la solubilité des gaz et la teneur en oxygène
dissous, ce qui est néfaste pour la faune, la flore et pour les facultés d'autoépuration de l'eau
Le fonctionnement de certains ouvrages de la chaîne de traitement (dégraisseur)
nécessite que l'effluent présente une température inférieure à 30°C.

ll-6-l-2)-Conductivité :
La conductivité varie en fonction de la température, et dépend de la concentration et de
la nature des substances dissoutes.
II-6-l-3)-Couleur :
Hile est normalement grisâtre. La couleur noire indique une décomposition partielle des
matières contenues dans les eaux usées, tandis que les autres teintes sont d'origine
industrielle. Elle est déterminée à l'aide d'un comparateur optique
Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées

II-6-l-4)-Odeur :
L'eau d'égout fraîche à une odeur fade qui n'est pas désagréable. Une odeur nauséabonde
indique une eau qui commence à fermenter par stagnation soit dans le réseau d'égout soit
avant le rejet.

II-6-l-5)-Matières en suspension (MES) :


Les MES représentent la partie solide de la pollution, ce résidu non filtrable est
partiellement éliminé lors du traitement primaire de la station
D'épuration ; ont recours à cet égard aux procédés de décantation (décantation
primaire).
Les MES se subdivisent en deux catégories : les matières fixes et les matières volatiles,
c'est-à-dire qu'une partie de MES se volatilise lorsqu'elle est chauffées à haute température
(550 °C) ; cette partie constitue la fraction organique et les sels inorganiques volatils.

H-6-l-6)-Matières volatiles en suspension (MVS) :


Elles représentent la fraction organique des matières en suspension. Elles sont mesurées par
calcination à 650 °C. Elles constituent environ 70 à 80 % des MES.

11-6-1-7)-Matières minérales :
C'est la différence entre les matières en suspension et les matières volatiles. Elles
représentent donc le résidu de la calcination, et correspondent à la présence de sels, silice,
poussières.. .etc.

II-6-l-8)-Matières décantables et non décantables :


On distingue les fractions qui décantent en un temps donné.
Les matières non décantables sont celles qui restent dans le surnageant et qui vont
donc ctre dirigées vers le procédé de traitement biologique ou chimique.
Chapitre II : Types de pollution dam les eaux usées

[6] II-6-2)-Paramètres chimiques :


II-6-2-1 )-Le PH :
C'est le potentiel hydrogène qui indique la concentration en H + présent dans l'influent.
Pour le bon fonctionnement de la station d'épuration le contrôle de ce paramètre est
très important.

ll-6-2-2)-Demande biochimique en oxygène (DBQ) :


L'absorption d'oxygène due au déversement d'eau usée dans un cours d'eau est fonction de
la concentration de matière biodégradable qu'elle contient. D'où la notion de demande
biochimique en oxygène de cette eau (DBO). On l'exprime en milligramme d'oxygène par
litre d'eau.
La DBO est définie comme la concentration d'oxygène consommée pour réaliser la
destruction des composés azotés dans les conditions de l'essai : incubation à 20°C. à l'abri
de la lumière et de l'air, et pendant un temps donné. On a choisi par convention une mesure
après 5 jours d'incubation appelée DBO5. cette valeur ne représente qu'une fraction de la
DBO ultime, soit environ 70%, car la minéralisation complète des matières organiques
nécessite un temps de 20 jours ou plus.

ll-6-2-3)-Demande chimique en oxygène (DCO) :


C'est la quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder chimiquement les matières organiques
contenues dans l'effluent.
Cette oxydation détruite jusqu'à 90 à 95% des composés, elle s'applique à des
composés qui ne jouent aucun rôle dans le déficit en oxygène d'un cours d'eau. 11 s'agit par
exemple, des halogénures minéraux.
La mesure de la DCO s'effectue avant celle de la DBO. afin d'estimer la proportion des
dilutions à effectuer. Pour le choix du procède d'épuration on examine le rapport
DCO/DBO5
* DCO/DBO5 = 1 pollution totalement biodégradable.
* 1<DC0'DB05< 1.6 épuration biologique associé à un traitement
physico-chimique.
* 1.6< DC0/DB05< 3.2 traitement biologique.
Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées

* DCO/DBO5 > 3.2 traitement biologique impossible.

II-6-2-4)-Les nutriments :
Ce sont des éléments chimiques tels que l'azote et le phosphore.
La connaissance des quantités de nutriments, contenues dans les eaux usées est donc
indispensable pour contrôler leur rejet dans les milieux récepteurs, d'autre part l'azote et le
phosphore sont des constituants essentiels de la matière vivante et leur présences est
indispensable pour assurer le traitement par voie biologique des effluents urbaines et
industriels biodégradables.

II-6-2-5)-L’oxvgène dissous :
Il caractérise le degré de la pollution d'un cours d'eau. Sa concentration dans l'eau varie
en fonction de la température. La détermination de ce paramètre dans l'eau se fait à Laide
d'un oxymétre.

II-6-3)-Paramètres biologique :
Les eaux usées véhiculent des matières fécales, et des urines, celles-ci sont chargées de
germes de différentes natures, dont certaines sont pathogènes (bactéries, virus, parasite..
.etc.)
Les opérations de dénombrement des bactéries dans les eaux résiduaires doivent être
interprétées avec précaution, puisque dans ce milieu si particulier les organismes vivants
ne se présentent pas sous forme isolée.
C'est pour cela que le niveau de contamination des eaux résiduaires urbaines n'est
déterminé qu'à partir de la concentration moyenne des germes témoins pour un volume
donné d'eau résiduaire (nombre de germes/100 ml).

[6] II-7)-Charges polluantes :


II-7-1 )-Charges en DBO^:
La charge en DB05 apportée par les eaux brutes est exprimée par jour et par habitant
suivant le type de réseau :
* Réseau séparatif : 60 à 70 g/hab/j.
Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées

* Réseau unitaire : 70 à 80 g/hab/j.

II-7-2)-Charges en MES :
On estime au niveau d'une station d'épuration qu'après les prétraitements physiques
(dégrillage et dessablage) et suivant le type de réseau, nous avons :
* Réseau unitaire : 70g/hab/j. dont 66% de MVS

II-8)-Les normes de rejet :


Dans le cadre de la protection de l'environnement et la santé publique, l'organisation
mondiale de la santé (OMS) fixe des niveaux de rejet selon la destination de l'eau épurée.
Chapitre II : Types de pollution dans les eaux usées

[2] Tableau II-l : Les normes de rejet des eaux usées en vigueur en Algérie sont:

Paramètres valeurs unités


DB05 30-40 mg/1
DCO 90-120 mg/1
mg/'l
MHS 30
PH 5.5 - 8.5 mg/1
Azote total 50 mg/1
Huiles et graisses 20 °C
Température 30 mg/1
Phosphates mg/1
2
Détergents 1
0
Chapitre III : Epuration des eaux usées

Chapitre III :Epuration des eaux usées

III- 1-Introduction :
Le traitement des eaux usées a pour but de les dépolluer suffisamment pour qu'elles
n'altèrent pas la qualité du milieu naturel dans lequel elles seront finalement rejetées, ou
bien être réutilisée dans le cadre des mesures nécessaires à une bonne gestion de l'eau
(recyclage), plus particulièrement en milieu industriel.

De l'arrivée à la station d'épuration jusqu'au rejet naturel, le traitement comporte en générale


:

-Prétraitement (physique)

-Traitement primaire (physique)

-Traitement secondaire (chimique & biologique)

-Traitement tertiaire (physique & biologique)

-Traitement des boues


L'objectif de cette station est de protéger Oued Seltz qui se verse dans le barrage de Koudiat
Medouar contre le phénomène de pollution et de l'eutrophisation.
Chapitre III : Epuration des eaux usées

[1] III-2 Station de relevage


III- 2-1 Conditions hydrauliques générales
Notre concept part du principe qu'une partie du réseau débouche dans un puits (station de
relevage) à l'Oued Soultz. au sud de la station. La hauteur d'arrivée présumée est de
1007,5 m NGA.
L'eau sortant de cette station va être pompée vers l'entrée de l'installation.
Une autre conduite d'arrivée située à l'est de la station rejoint l'eau issue du système de
pompage dans le puits précité.
L'hauteur présumée à l'entrée de la station est à 1018,05 m NGA.
En dehors de la station de pompage, notre limite de livraison entre le réseau et la station
d'épuration

Depuis le puits collecteur au pied de l'Oued Soultz, l'effluent doit être pompé en direction
du puits collecteur situé à l'ouest de la station d'épuration.
Les regards et conduites correspondantes ne font pas partie de ce contrat.
Trois pompes centrifugeuses immergées, dont une en réserve, sont installées dans cette
station située en amont du dégrillage grossier. L'arrivée est régulée par un mesurage
continu du niveau à ultrasons, lequel adapte aussi la capacité du moteur en fonction de
l'arrivée sur la station à l'aide d'un variateur de fréquence.
Chapitre III : Epuration des eaux usées

ÎII-APS-OO ?1(Utf>S-M

POMPE EAUX DOMESTIQUE FOSSE TOUTES EAUX

Schéma 1 : station se relevage

[1] III-3 Compteur du débit d’entrée

III- 3-1 Compteur du débit d’entrée (MID Mesure inductive magnétique)

La mesure du débit d'entrée sert à enregistrer l'ensemble des volumes d'eau traités.
La mesure sera du type inductive magnétique. La mesure sera placée entre la station de
relevage et l'entrée de l'installation.

20
Chapitre III : Epuration des eaux usées

Photo N° :I débit d'entrée dans la station

[1] III-4 - le Prétraitement

III- 4 -1 Dégrillage et traitement des déchets

4- 1-1 Dégrillage grossier

Le dégrillage grossier permet d'éliminer les matières grossières et de protéger les


équipements électromécaniques situés en aval.
Le dégrillage grossier est réalisé sur deux lignes nettoyées automatiquement en service et
une ligne d'émergence, nettoyée manuellement.
Le dimensionnement de cette partie de la station est basé en fonction du débit de pointe en
temps de pluie.
Le dégrillage grossier aura un espace de 30 mm entre barreaux.
Le dégrilleur grossier proposé avec un entrefer de 30 mm assure une protection optimum
du tamisage.
Toutes les lignes sont isolables par batardeaux.
Le dégrilleur grossier proposé est réputé pour sa robustesse et sa fiabilité

21
Chapitre III : Epuration des eaux usées

Photo N° 2: Dégrillage grossier

[1] 4-1-2 Dégrillage fin (tamissage)

Le dégrillage fin (tamisage) permet d'éliminer les matières grossières, ainsi que les fibres
et les éléments encombrants, afin d'éviter de boucher et de dégrader les éléments
mécaniques en aval.
Le dégrillage fin est réalisé en ligne en service nettoyé automatiquement avec 6 mm fente
de la grille.
Toutes les lignes sont isolables par batardeaux.
Le dimensionnement de cette partie de l'installation est basé sur le débit de pointe en temps
de pluie.

22
Chapitre III : Epuration des eaux usées

Photo N° 3 : Dégrillage fin (tamissage)

[1] III-4-2Traitement des refus de dégrillage (convoyeur/compacteur)

Les résidus de dégrillage produits sont repris par vis de convoyage/compacteur, de type
âme sans fin. Une vis pour deux dégrilleurs est installée. Ceci permet d'assurer une
continuité de traitement pendant des périodes de maintenance.
Un dispositif d'ensachage est prévu en sortie de compacteur avant décharge en benne.

23
Chapitre III : Epuration des eaux usées

DEGRILLEURS
2220-C-AfM-CD

ILC-01 221.1 ILCOO-22'.1-AFF-OC 221.1-ILC-OI


—■■

210-llC-CC

• -21C-APS-QC • 21Q-£PS-0^' 21O4LDO0

FOSSE TOUTES EAUX

Schéma
N°2 : Dégrilleurs

[1] III-4-3 Dessableur et dégraisseur rectangulaire et aéré


avec traitement des déchets

En sortie de dégrillage, les eaux usées sont dirigées vers la prochaine étape de traitement,
le dessableur/dégraisseur rectangulaire aéré. Cette étape de traitement est constituée de
deux files parallèles et indépendantes.
L'effluent est dirigé sur les deux unités aux moyens de deux canaux bétons. Des batardeaux
d'isolement permettent l'isolation de chacun des dégrilleurs.
Le dimensionnement de cette partie de la station est basé en fonction du débit de pointe en
temps de pluie pour une seule ligne. La deuxième ligne est dimensionnée comme ligne en
secours.
Le dessableur permet de retenir et d'éliminer les sables et autres éléments minéraux afin
d'éviter les phénomènes d'abrasion des équipements mécaniques situés en aval.
Il est possible d'isoler totalement une ligne de traitement au moyen de vannes murales sur
la goulotte d'alimentation des dessableurs/dégraisseurs.

24
Chapitre III : Epuration des eaux usées

Nous recommandons de n'utiliser qu'une seule ligne de traitement en cas de faible débit
(nuit, fin de semaine) afin d'éviter une sédimentation de la pollution organique au niveau
du dessablage.
L'aération de la partie déshuilage est assurée par deux surpresseurs de type " Roots " dont
un en secours. L'air est injecté dans les dessableurs aux moyens de rampes de diffusion d'air
fines bulle répartis sur la longueur des dessableurs.
Nous proposons un système de récupération des sables à base d'un racleur à boues avec un
entonnoir au début de l'installation pour accumuler les sables à l'intérieur.
Le mélange d'eau et de sable est ensuite refoulé dans les laveurs à sables au moyen d'une
pompe submersible à sables en acier spécial dur dans chaque entonnoir.
Les graisses sont raclées en surface et reprises dans une goulotte à graisses avant d'être
pompés et dirigées vers un conteneur. Il y aura aussi une pompe de graisse submersible
pour chaque ligne sableuse.

[1] 4-3-1 Traitement des sables

Les sables issus du dessableur-dégraisseur sont lavés et séchés pour permettre une réduction
du volume de stockage et des odeurs. Une unité de séparation et de lavage des sables est
installée pour traiter l'ensemble des sables de la station.
Nous avons prévu une unité de lavage des sables. La mise en place d'une telle unité permet,
grâce à une réduction significative de la matière organique dans les sables lavés, de
diminuer fortement l'émission d'odeur ainsi que de réutiliser les sables, dans la construction
de routes par exemple. Les sables lavés sont ensuite stockés en bennes avant d'être enlevés
pour décharge ou réutilisation.
Chapitre III Epuration des eaux usées

Schéma N°3 :dessableur /déshuileur


Chapitre III : Epuration des eaux usées

Photo N°4: Dessableur et dégraisseur rectangulaire et aéréAvec traitement des


déchets

27
Chapitre III : Epuration des eaux

[1] III-4-4 Etage d'épuration biologique

L'étage d'épuration biologique consiste en :


Un bassin d'anaérobie dimensionné pour une élimination biologique du phosphore Deux
bassins biologiques Deux clarificateurs secondaires
Une station de pompage des boues secondaires Une station de pompage des flottants Cette
partie de la station est dimensionnée pour l'horizon 2018
Il faut noter que les paramètres de dimensionnement tel que : âge des boues, concentration
de liqueur mixte, taux de recirculation, index de " Mohlmann ", taux de production de
boues... sont des valeurs données par rapport à notre dimensionnement. Il se peut que,
durant la phase de mise en route et d'exploitation de la station, ces paramètres doivent être
modifiés de façon à optimiser le fonctionnement de la station. Nous av ons donc
dimensionné nos équipements en conséquence, en prenant en compte une certaine sécurité
de fonctionnement, de façon à laisser une flexibilité importante pour l'optimisation de la
station.

[1] 4-4-1 Bassins d'anaérobie (sélecteur avec BioP élimination)

Après le dessableur/déshuileur le mélange eaux usées/boues est dirigé vers bassins


d'anaérobie.
Du fait que l'effluent de la station d'épuration de Timgad se jette dans la retenue du barrage
de Koudiat Médour au travers de l'Oued Soultz, il existe un risque d'eutrophisation de la
rétention en cas de traitement non suffisant des nutriments (phosphore, nitrate). Ceci pose
des risques quant à la qualité de l'eau potable issue de cette retenue.
Dans un premier temps, il faudra essayer d'éliminer une grande partie du phosphore avec
ce procédé d'élimination biologique très économique.
Au travers du mélange sans aération des boues recirculées avec l'eau prétraitée, nous
obtenons, suite à un abattement rapide de la DB05 biodégradable, une situation de famine
des bactéries hétérotrophes. Ceci entraîne une augmentation de l'abattement du phosphore
dans la partie anaérobique du traitement biologique.
Chapitre III : Epuration des eaux usées

Dans le cas de situation favorable (une grosse part de la DB05 biodégradable, peu d'effluent
industriel, température élevée), un abattement supplémentaire de 40 - 50% est réalisable.
Pendant la phase de mise en service, il faudra évaluer si une précipitation supplémentaire
est nécessaire ou non par rapport au réservoir d'eau potable situé tout près.
Pour des raisons de gain de place, nous avons prévus de réaliser ceci dans un bassin
rectangulaire.
Le bassin devra être équipé d'agitateurs immergés de façon a éviter une sédimentation de
la boue ou un trajet préférentiel, particulièrement lors de phases de bas débit (nuits).

[1] 4-4.2 Bassins aérobique/anoxique

Le dimensionnement de la biologie est basé sur un âge minimal des boues de 10.0 - 11.0
jours
Pour une température de 15°C.
Le volume utile par ligne est de 1 080 m3. Le volume, en accordance avec le cahier des
charges.
Sera divisé entre une zone anoxique en amont, une zone de mélange et une zone aérobique.

[1] 4-4.3 Bassins d’aération ty pe "Chenal d'oxydation”


En cas d'aération de surface (rotors mammouth)

Après les bassins d'anaérobie, le mélange eaux usées/boues est dirigé vers les chenaux
d’oxydations.
Le dimensionnement de ces bassins est basé en fonction des procédés technologiques de
décomposition complète du carbone et du nitrogène de 90%.
Le dimensionnement de la biologie est effectué sur la base d'une aération prolongée à faible
charge.
Ces bassins sont prévus avec deux aérateurs mammouth pour chaque ligne de bassins. Avec
une hauteur d'eau en dessous ou au niveau de 4,0 m (ici 4.55 m), une agitation
Chapitre III : Epuration des eaux usées

supplémentaire est nécessaire, aussi avons-nous prévu deux agitateurs submersibles par
bassin. Une sonde à oxygène est installée par bassin biologique pour contrôler les
paramètres de fonctionnement de l'unité de traitement biologique

BASSIN BIOLOGIQUE

f.fiMÜH
H PSAP

EE30
240.2-FG£-0«
PSPT
Schéma N°4 : bassin biologique

30
Chapitre III : Epuration des eaux usées

SURPRESSEUR BIOLOGIE

:! 2SS-AVM1

Si
Æ J L— «r

-1 ...................
•I ...................

■i.........
-I ZW-AVt-4»
i
r
Schéma N°5 : surpresseur biologique

[1] III-4-5 Système d'aération 4-

5-1 Aération avec diffuseurs

La quantité d'oxygène nécessaire sera injectée au moyen des diffuseurs installés au fond
des bassins biologiques. Plusieurs diffuseurs sont installés par raquette.
Les raquettes sont fixées au tuyau principal d'ammenée d'air et peuvent être fixées au moyen
d'une vanne manuelle, soit complètement isolées (par exemple lors d'un changement zone
aérobique/zone anaérobique ou en été) soit ajustées pour permettre une optimisation de la
répartition de l'air dans les bassins.
La quantité nécessaire d'air sera produite par des suppresseurs à lobes installés dans une
pièce spécifique. Un suppresseur est dédié à chaque ligne et un sera installé en réserve
commune.
La quantité d'air sera définie avec un degré de sécurité de telle façon que lorsque les
Chapitre III : Epuration des eaux usées

supresseurs fonctionnent à plein régime. 20% d'air en plus que le maximum prévu peut être
produit. Ceci est particulièrement pratique pendant les traveaux de maintenance (vidange
des tuyauteries d'air). De la même façon, les diffuseurs peuvent accepter pour une durée
déterminée (plusieurs heures) un débit d'air supérieur à celui prévu.

[1] I1I-4-6 Clarificateurs

Les boues activées issues de l'étage biologique sont dirigées vers les clarificateurs
circulaires à l'intérieur desquels les boues vont décanter en fond d'ouvrage d'où elles seront
raclées et retirées.
L'effluent est admis dans le clarificateur au moyen d'un poteau central.
Ce type d'admission assure, par sa faible vitesse d'entrée dans la zone de décantation, une
réduction des turbulences du lit de boues et une équirépartition sur tout le périmètre.
Un système de tranquillisation suspendu est situé autour du poteau central pour tranquilliser
l'arrivée de l'effluent et éviter ainsi de déranger le lit de boues.
Les boues, contenant la biomasse, sont en grande partie recerclées dans les bassins
biologiques. Une part plus faible des boues en excès est acheminée vers le traitement des
boues (bassin de stockage).
Les eaux clarifiées sont dirigées vers le canal de désinfection/comptage.
Les bassins de clarification sont équipés de ponts racleurs.
Les boues extraites des clarificateurs sont envoyées vers le puits à boues équipé de pompes
immergées, dont une en secours, destinées à l'extraction et à la recirculation des boues.
Les boues surnageant sont récupérées au moyen du racleur de surface situé sur le pont
racleur et dirigées vers une goulotte équipée d'une trémie type saut à ski situé sur l'extérieur
du clarificateur.
L'évacuation des eaux épurées est réalisée par une goulotte circulaire en béton sur tout le
périmètre des clarificateurs. Les eaux clarifiées se déversent dans cette goulotte au moyen
d'une lame crantée réglable en hauteur.
La goulotte est dimensionnée pour être dénoyée quel que soit le débit admis sur l'ouvrage.
Une cloison siphoïde évite l'entraînement de flottants en sortie de clarification.

39
Chapitre III : Epuration des eaux usées

Les ponts racleurs sont également équipés d'un système de nettoyage automatique des
goulottes avec une brosse verticale et horizontale.
Les eaux épurées sont alors conduites gravitairement vers le canal de
désinfection/comptage

3KBBB PUIT A BOUES miMSB BOUES FLOTTANTES


441-IFC-04 4+1-ffR-W

Schéma N° : 5 Clarification
Chapitre III Epuration des eaux usées

Photo
N° 4 : Clarificateurs-1
Chapitre III : Epuration des eaux usées

Photo N° 5 : CIarificateurs-2

[1] III-4-7Traitement des boues


(Epaississement, stabilisation et pompage)

4-7-1 Soutirage des boues de retour

Les boues aspirées en fond des clarificateurs sont ensuite amenées dans le puits de pompage
des boues de recirculation.
Deux pompes submersibles, dont une en secours, assurent la recirculation des boues vers
les bassins biologiques. Chaque pompe est dimensionnée pour assurer 50% de la
recirculation, soit au total, une capacité de 100 %.
Le débit de recirculation est mesuré en continu à l'aide d'un débitmètre MID situé dans le
canal de sortie des pompes.
La mesure du débit est renvoyée vers la supervision.
Les pompes sont asservies au débit des eaux usées dans l'étage d'épuration biologique. Les
boues de recirculation sont refoulées vers les bassins biologiques où elles sont mélangées
aux eaux brutes prétraitées.
Les eaux épurées sont alors conduites gravitairement vers le canal de comptage.
Chapitre III : Epuration des eaux usées

EPAISSISSEMENT / STABILISATION BOUES

Schéma N° 6 : épaississement/ stabilisation

[1] 4-7.2 Soutirage des boues en excès

Les boues en excès seront dirigées vers le bassin épaississement des boues.
Le volume journalier de boues extraites dépend des conditions des boues activées (âge de
boues, concentration des matières en suspension...) et peut varier dans le temps.
En conséquence, nous avons prévu dans notre offre la possibilité d'ajuster le débit
d'extraction des boues en excès depuis le poste de supervision.
Deux pompes submersibles, dont une en secours, montées sur pied d'assise avec barre de
guidage sont prévues dans le puits à boues pour pomper les boues décantées vers l'unité de
répartition sur le traitement primaire.
Le débit des boues en excès est mesuré en commun et en continu à l'aide d'un débitmètre
MID. La mesure du débit est renvoyée vers la supervision.

[1] 4-7-3 Epaississement des boues en excès


Chapitre III : Epuration des eaux usées

De façon à assurer un taux de MES plus élevé, nous avons prévu d'épaissir les boues
secondaires au moyen d'un épaississeur hersé.
L'épaississeur hersé est un bassin circulaire à fond conique à faible pente et équipé d'un
racleur hersé tournant en permanence. Le racleur hersé permet de favoriser l'épaississement
des boues qui sont dirigées en fond de bassin vers un puits central d'où les boues épaissies
sont soutirées.
L'eau surnageante est récupérée par une lame déversant située autour du périmètre de
l'épaississeur.
L'eau ainsi récupérée passe dans une goulotte de récupération et est dirigée vers le poste
toutes eaux de la station avant d'être refoulée vers l'entrée de la station.
Les boues épaissies sont dirigées vers la déshydratation des boues.

[1] 4-7-4 Pompage des boues épaissies

A la sortie de l'épaississeur. les boues sont dirigées vers la stabilisation des


Boues au moyen de deux pompes à vis excentrées.

[1] 4-7-5 Stabilisation des boues avec aérateurs submersibles et auto aspirants

Les bassins de stabilisation permettent la stabilisation aérobique des boues produites sur la
station Avant leur déshydratation.
Notre option prévoit deux bassins rectangulaires.
Les boues sont stabilisées par apport d'oxygène et brassage. Ces deux opérations sont
effectuées au moyen de turbines submersibles disposées régulièrement au fond du bassin.
Les turbines ont été dimensionnées pour assurer une aération du bassin permettant une
stabilisation optimum des boues. Le mouvement des boues du au fonctionnement de ces
turbines permet d'assurer un brassage du bassin. Ceci évite la mise en place d'agitateurs
submersibles en supplément. La stabilisation aérobique des boues permet de réduire la
quantité des boues devant être

37
Chapitre III : Epuration des eaux usées

Traitées ultérieurement grâce à l'activité bactérienne ayant lieu dans le bassin de


stabilisation.
Les boues stabilisées sont également moins génératrices d'odeur et la stabilisation permet
également la réduction de pathogènes présents dans les boues.
Photo N°6 : Bassin de stabilisation des boues

39
Chapitre III : Epuration des eaux usées

[1] tII-8 Déshydratation mécanique des boues

La déshydratation mécanique des boues permet de réduire le volume des boues en excès
avant stockage/épandage.
Pour cela, nous avons prévu la mise en place de une filtre presse à bande d'obtenir une
siccité finale des boues de 18 - 22 %.
Le conditionnement des boues à déshydrater s'effectue par ajout de poly-électrolytes.

[1] Préparation et dosage des polymères

Le polymère est préparé par une unité de préparation de polymère. Le système est prévu
pour un dosage de polymère sous forme liquide.
Le dosage nécessaire du poly-électrolyte s'effectue en amont du filtre presse de façon à
assurer un bon mélange boues/poly-électrolyte. Il est injecté directement dans les
canalisations d'alimentation des centrifugeuses au moyen de pompes doseuses à vis
excentrée.
Le sol de la zone de stockage et de préparation des polymères possède un revêtement
antidérapant.

[1] Déshydratation par filtre presse à bande

Le filtre presse à bande a été dimensionné pour traiter la totalité des boues en 5 jours par
semaine avec une durée maximum de fonctionnement de 8 heures par jour, et pour obtenir
une siccité finale des boues de 18 - 22% en sortie.
Le filtre presse à bande est de type " haute siccité " et fonctionnent entièrement en mode
automatique. Le fonctionnement du filtre presse est continu et à vitesse constante.
Le centrât résultant de la déshydratation, est amené gravitairement vers la fosse toutes eaux
pour être réintroduit dans le traitement.
Chapitre III : Epuration des eaux usées

[1] Reprise des boues en sortie de filtre presse

Les boues déshydratées sont reprises par une vis convoyeuse à l'extérieur du bâtiment.
Cette vis est entièrement capotée. Malgré ce capotage complet, la vis est visitable au moyen
de trappes étanches.
Pour des raisons évidentes de sécurité, l'ouverture de la trappe entraîne l'arrêt automatique
de la vis.
La vis est équipée d'un système de contrôle de rotation et de bourrage avec renvoi des
informations sur la supervision.
Le fonctionnement des vis est asservi à celui des filtres-presses avec une temporisation
d'arrêt.

DÉSHYDRATATION

4SCMFR-00

Schéma N° 7 : déshydrations

41
Chapitre III : Epuration des eaux usées

l'eau clarifiée doit être suffisamment désinfectée après l'étape de décantation finale. Pour
cela, un chlorage est prévu en sortie de station. Le chlorage est simple à réaliser et ne
nécessite qu'un nombre minimum de Pièces de rechange et de courant.
Le dimensionnement de cette partie de la station est basé en fonction du débit de pointe
par temps de pluie.
Le contrôle d'échantillonneur dans la fosse de sortie est effectué par un échantiHonneur
multi flacons thermostat à 4°C installés à poste fixe sur le canal de comptage
Chapitre III : Epuration des eaux usées

Photo N°7 : Bassin de désinfection


Chapitre III : Epuration des eaux usées

DOSAGE ! DÉSINFECTION

Schéma N°8 : dosage/ désinfection

[1] III-10- Elimination des déchets

Les déchets résultant du procédé d’épuration, tels que les boues non réutilisables, les refus
de dégrillage, les sables et graviers, la graisse, les huiles usagées, etc. sont à éliminer. Ces
substances, pour autant qu’elles ne sont pas réutilisées, doivent être retirées selon la loi en
vigueur relative à l'élimination des déchets.

Conclusion :

le trois grande type de procédés sont utilisés :

❖ Les lits bactériens et disques biologiques ;


❖ La technique de biofiltration ou filtration biologique accélérée.
❖ Les boues activées

44
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Chapitre IV : dimensionnement de la station d'épuration pour deux horizons 2018 et


2030

IV- I-INTRODLCTION :
Dans ce rapport nous allons traiter la Mission C qui consiste en l'étude des procédés
épuratoire pouvant convenir à la ville de Timgad.

Il es d'une extrême importance de mettre un procédé de traitement approprié pour les rejets
qui se déversent dans un milieu sensible et l'existence du système de collecte des eaux usées
ainsi que son actualisation nous permet par les différentes variantes de procédés que nous
allons proposer de mieux estimer les débits des eaux usées à traiter.

Ce qui permettra également de protéger non seulement le milieu récepteur mais aussi toutes
les ressources hydriques qui peuvent exister en amont de notre station d'épuration et cela
pour sauvegarder le bon état écologique de nos eaux.

[1j IV-2- Critères de choix du ty pe de procédé d’épuration des eaux usées urbaines à
adopter :

Un choix judicieux de la filière de traitement passe automatiquement par une étude


approfondie d'une variété de donnée qui justifieront le choix, ce dernier dépendra donc :

* De l'importance de la charge polluante à traiter :

* De la qualité de l'effluent requise ;

* De la disponibilité du terrain.
Après l'étude de la population et le type de pollution de la ville de Timgad les procédés
physico-chimiques sont écartés, et compte tenu de la superficie allouée à l'implantation de
la station d'épuration qui est de 7 ha et la nature agricole des terrains avoisinants. des
techniques d'épuration biologiques, seuls les techniques intensives seront examinées .
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Le principe de ses procédés est de localiser sur des surfaces réduites et d'intensifier les
phénomènes de transformation et de destruction des matières organiques que l'on peut
observer dans le milieu naturel.

* Les lits bactériens et disques biologiques ;

* Les techniques de bio filtration ou filtration biologique accélérée.

* Les boues activées :


IV- 2-lLes Lits Bactériens :

Le principe de fonctionnement d'un lit bactérien consiste à faire ruisseler les eaux usées,
préalablement décantées sur une masse de matériaux poreux ou caverneux qui sert de
support aux micro-organismes (bactéries) épurateurs.

Une aération est pratiquée soit par tirage naturel soit par ventilation forcée. Il s'agit
d’apporter l'oxygène nécessaire au maintien des bactéries aérobies en bon état de
fonctionnement. Les matières polluantes contenues dans l'eau et l'oxygène de l'air
diffusent, à contre courant, à contre courant, à travers le film biologique jusqu'aux
microorganismes assimilateurs.

Le film biologique comporte des bactéries aérobies à la surface et des bactéries


anaérobies prés du fond.

Les sous produits et le gaz carbonique produits par l'épuration s'évacuent dans les fluides
liquides et gazeux

IV- 2-2 Les disques biologiques :

Une autre technique faisant appel aux cultures fixées est constituée par le disque
biologique tournant.

Les micro-organisme se développent et forment un film biologique épurateur à la surface


/

des disques. Les disques étant semi-immergés, leur rotation permet l'oxygénation de la
biomasse fixée.
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Il convient, sur ce type d'installation, de s'assurer :

* De la fiabilité mécanique de l'armature

* De dimensionnement de la surface des disques


D'autres procédés à culture fixes, tels les bio filtres, sont plutôt adaptés aux grandes
collectivités bénéficiant de gros moyen techniques et humains et souffrant d'une pression
foncières très élevée.

[4] IV-2-3 Les boues activées :

Le procédé boues activée consiste à mélanger et à agiter des eaux usées brutes avec des
boues activées liquides, bactériologiquement très actives.

La dégradation aérobie de la pollution s'effectue par mélange intime des microorganismes


épurateurs et de l'effluent à traiter. Ensuite les phrases << eaux épurées et boues activées >>
sont séparées.

Ainsi pour choisir la technique la mieux adaptée à notre cas. nous allons présenter dans le
tableau ci-dessous les avantages et les inconvénients des techniques extensives :

[4] Tableau IV-1 : Avantages et inconvénients des procédés intensives

Filières Avantages Inconvénients


Lit bactérien * Faible consommation d'énergie ; * Performances

Et disque * Fonctionnement simple demandant généralement plus faibles


biologique moins d'entretien et de contrôle que la qu'une technique par boues
technique des boues activé ; activées ;

* Bonne dilatabilité des boues ; * Coûts d'investissement


* Plus faible sensibilité aux variations de assez élevés ( peuvent être
charge et aux toxiques que les boues supérieurs d'environ 20%
activées ; par rapport à une boue

* Généralement adaptés pour les petites activée) ;


collectivités ; * Nécessitée prétraitements
efficaces ;v
* Résistance au Froid (les disques sont
________ 1
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

toujours protégés par des capots ou par un * Sensibilité au colmatage.


petit batiment. * Ouvrages de taille
importante si des objectifs
d'élimination de l'azote sont
imposés.

Boue activée * Adaptée pour toute taille de collectivité * Coûts d'investissement

( sauf les très petite ) assez importants ;


* Bonne élimination de l'ensemble des * Consommation

paramètres de pollution ( MES. DCO. énergétique assez


DB05. N par nitrification et importante ;
dénitrification) ; * Nécessité de personnel
* Adapté pour la protection de milieu qualifié et d'une
récepteurs sensibles ; surveillance régulière :
* Boues légèrement stabilisées ; * Sensibilité aux surcharges
* Facilité de mise en œuvre d'un dé hydrauliques ;
phosphorisation simultanée.
* Forte production de boues
qu'il faut concentrer.

Sur la base de l'étude comparative entre les différentes techniques précédemment


énumérées et sur la base des différents critères de choix concernant la qualité de l'effluent
souhaitée, au sorite_de la SJEP, il parait judicieux d'opter pour une technique d'épuration
par boues activées.

Il s'agit maintient de déterminer la variante '"'boues activité >> la plus adaptée à notre cas et
pour ce , nous allons les dénombrer et les analyser.

Nous pouvons les classer selon la charge massique et la charge volumique de la manière
suivante :
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Tableau IV-2 : classification des techniques boues activées[91

CHARGE MASSIQUE (CM) VOLUMIQUE (CV)


KG DE DB05 / KG BOUE J. KG DBOs/ m3 J.
Très faible <0.07 <0.35

Faible 0.07 < CM <0.2 0.35 <CV <0.6

Moyenne 0,2 < CM < 0.5 0.6 < CV < 1.5

Forte >0,5 > 1.5

Compte tenu du rejet inférieur à 30 mg/ 1 en DBO5. le rendement d'épuration serait de


l'ordre de 93 % en fonction de ce rendement, il est possible d'envisager deux variantes :

* Boues activées à faible charge

* Boues activées à moyenne charge.

[1] IV-3- Description des procédés d’épuration proposés :

IV- 3-1 Description de la variante I ^ Boues activées Faible chargé >:> :


Étant donné que le milieu récepteur est les terrains agricoles, la teneur en DBO5 tolérée
de l'effluent à la sortie de la STEP est de 30 mg/1 et pour cela la cariante boue activée à
faible charge reste une solution potentielle car elle permet un taux d'épuration important.

Ce procédé permet également un gain évident en réalisation puisqu'il ne fais pas appel à
l'utilisation de décanteur primaire ni de digesteur de boues .

Le procédé par boues activées à faible charge est caractérisé par :

Une charge massique Cm = 0.1 Kg de DB05/ Kg de boues/ J

Une charge volumique Cv = 0.45Kg de DB05/nr de bassin d'aération/J

Ce Procédé comprendra les ouvrages suivants :


Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Traitement des Eaux :

Déversoir d'orag Dégrillage

Déssableur - déshuileur Bassin d'aération Clarificateur Bassin

de désinfection Traitement des boues :

Epaississeur Lits de séchage


Les eaux usées brutes seront acheminées vers la station pour se déverser dans les
ouvrages d'arrivée.

L'ouvrage d'entrée est constitué d'un canal en béton équipé d'une grille grossière qui
protège l'installation contre les matières grossières.

Les eaux dégrossies sont dirigées vers les désableur-déshuileurs qui sont constitués de
deux cuves distinctes l'une aérée pour le dessablage l'autre tranquille pour le déshuilage.

L'étape suiv ante est l'acheminement de l'effluent vers les bassins l'aération à la sortie
l'effluent arrive dans les bassins secondaires ou clarificateur.

Le floc biologique se sépare de l'eau clarifiée et est évacuée gravitairement vers le canal
de comptage de débits.

Les boues déposée sur le radier de l'ouvrage seront raclées et rassemblées à la partie basse
ou la reprise est effectuée par pompage.

L'eau clarifiée alimente un bassin de contact dit de désinfection.


Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Les boues en excès issues de l'épuration biologique sont totalement stable vont dans les
épaississeurs qui par l'action de l'apesanteur et du mécanisme racleur facilite le
dégagement de l'eau. Cette boue sera renvoyée en tète de la station et sera mélangée avec
les eaux brutes.

Les boues épaissies sont collectées par raclage et évacuées vers les lits de séchage ou
elles sont déshydratées naturellement. Les lits de séchage sont couverts d'une couche
support de gravier sur laquelle est disposée une couche de sable.

IV-3-2 Description de la Variante II <<: Boues activées moyenne charge >:> :

Le procédé par boues activées à moyenne charge est caractérisé par :

Une charge massique Cm = 0.25 Kg de DBO^/Kg de boues. J

Une charge volumique Cv = lKg de DBO5/ nr de Bassin d'aération. J

Traitement des Eaux :

Dégrillage

Déssableur - déshuileur

Décanteur primaire

Bassin d'aération

Clarificateur

Bassin de désinfection

Canal de comptage des eaux épurées

Traitement des boues :

Epaississeur

Digesteur

Lits de séchage
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Le prétraitement reste identique pour les deux variantes. Le cheminement de l'effluent


dans la filière eau diffère par le faite qu'il subit une décantation primaire avant de passer
dans les moins stable et donc plus fermentescible un digesteur précédera l'ouvrage
d'épaississement des boues.

IV -4 Calcul des débits des eaux usées et des charges polluantes :

IV-4-1 Définition des débits :

IV-4-1-1 Le débit journalier des eaux usées : _m y


vy
Pour l'estimer il faut connaître le teaux de raccordement, le teaux réduction des eaux
usées à canaliser, le coefficient global de réduction et le débit d'eau potable. Il sera noté
Q.i

IV-4-1-2 Le Débit moyen horaire : [71

C'est le débit moyen observé au cours de la journée, il est estimé à l'entrée de la station
d'épuration. Il sera noté Qm = Q/24

IV-4-1-3 Le Débit moyen diurne : [71


v
Il correspond à la période diurne de 16 heures pendant laquelle la station reçoit le plus
grand volume d'eau usée, il est exprimé par Qd = Q/16.

IV-4-1-4 Le Débit de pointe par temps sec ;

Correspond à l'expression Qps = Cps X Qm

Et Qnl débit moyen horaire (1/s)

IV-4-1-5 Le Débit de pointe par temps de pluie : [7]

Correspond à l'expression Qpp = Cpp X Qm

Avec Cpp = 3 (coefficient de dilution en temps de pluie )


Chapitre IV Dimensionnement de la station d' épuration

IV-4-2 Définition des charges polluantes : .[1]

IV-4-2-1 charges en DBOs :

Cela répond à la consommation en mg/1 d'oxygène par voie biologique à température


constante égale à 20°C pour une durée de cinq (5) jours.

Dans le cas de la ville de Timgad le réseau d’assainissement est unitaire, la charge de


polluantes dans ce cas est de 54 g/Egh/j.

IV-4-2-2 Charges en MES : [1]

La charge en matière solide apportée par les eaux brutes par jour et par Eqh est comme
suit :

70g/Eqh/j dont 66% de matières volatiles (MVS) et 34% de matières minérales (MM).
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Tableau récapitulatif IV- 3 ; Note de calcul des débits et des charges


polluantes

Horizons d’étude

Désignation Unités 2033


2018
Type de réseau Unitaire unitaire

Nombre d'équivalent habitant NEH 15304 25651


Coefficient de retour à l'égout 80% 80%

Charge Hydraulique :

Consommation en eau potable m3/j 2437 4491


Débit journalier en eau usée Qj m3/j 1950 3600
Débit moyen horaire Qm m3/h 81 150
Débit de pointe en temps sec Qps m3/h 162 300
Coefficient de pointe en temps sec Cps m3/h 02 02
Débit de pointe en temps de pluie Qpp 243 450
Coefficient de pointe en temps de pluie m3/h 03 03

c
'-PP

Charges polluantes (DBO. MES) :


kg/j 828 1385
Charge journalière en DB05 mg/1 425 385
Concentration de l'effluent en DB05 Kg/j 1071 1796

Charge journalière en MES Mg/1 550 450


Concentration de l'effluent en MES
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV-5-- Dimensionnement des ouvrages de la station d’épuration :

IV-5-1 Notes de calculs de la variante I « boues activées faible charge » : IV-5-1-1

Dimensionnement des ouvrages de traitement de l’eau :

IV-5-1-1-1 Dimensionnement des ouvrages de prétraitements : A-DEGRILLAGE :

Dans le but de soulager la STEP du point de vue biologique et du point de vue protection
mécanique des ouvrages, il est utile de prévoir une dégrillage à l'entrée.

Nous prévoyons des sortes de dégrillage, un dégrillage grossier qui éliminera les éléments
de dimensions importantes et un dégrillage fin prévu pour les éléments plus petits.

Les ouvrages seront dimensionnés par rapport au débit de point en temps sec.

Dégrilleur grossier : [1]

On préconise une grille grossière mécanique droite avec :

e : espacement entre deux barreaux e = 0.05 m d =

d : Largeur de barreau 0.02 m n = 0.3

n : pourcentage d'encrassement tmax. = 0.4 m

t. : tirant d'eau max en amont V = 0.6 m/s l =

V : Vitesse d'écoulement de l'effluent à travers la grille 1.62 m

: Largeur de la grille

Dégrilleur fin : [1]

On préconise une grille fine droite avec

e : espacement entre deux barreaux e = 0.006 m


Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

d : Largeur de barreau d = 0.008 m

n : pourcentage d'encrassement n = 0.3

t. : tirant d'eau max en amont Tmax. = 0.4 m

V : Vitesse d'écoulement de l'effluent à travers la grille V = 0.6 m/s

1 : Largeur de la grille 1 = 2.75 m

B - DESSABLEUR - DESHUILLEUR :

Le dessablage consiste à extraire les graviers, sables et autres particules minérales plus au
moins fines. On cible par ces opérations toutes les particules ayant diamètre supérieur à
200pm.

Le déshuilage à pour but de séparer les huiles libres qui pourrait perturber l'exploitation
des ouvrages en aval.

Pour des raisons économiques et aussi pour le rapprochement entre le principe de


fonctionnement du déssableur rectangulaire aéré et un séparateur de graisse par flottation,
nous optons pour un ouvrage unique qui sera un déssableur-déshuileur aéré du type
longitudinal.

Le déssableur sera horizontal à nettoyage automatique avec racleur horizontal et


surpresseur l'évacuation du sable se fera par air lift.

Pour le dimensionnement de cet ouvrage nous optons pour une profondeur minimale de
2m et une vitesse ascensionnelles de 4 m/h.

Nombre : ......................................................................................................... 02

Surface/Unité (m2) :................................................................................. 37.5

Largeur/unité (m) : .................................................................................. 3,5

Longueur/unité (m) : ................................................................................... 10.5

Hauteur/unité (m) : 02
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Les deux degrilleurs (grossiers et fin ) ainsi que les dessableur-déshuileur seront réalisés
dès la première étape ( horizon 2015 ) pour des raisons d'exploitation et de maintenance.

V- 5-1-1-2 Dimensionnement des bassins d’aération :

Il existe différents systèmes d'aération utilisés dans les stations d'épuration des eaux
usées urbaines. Leurs différences résident dans le mode d'introduction d'air.

Nous optons pour le système à aérateurs par insufflation d'air par fine bulles.

Caractéristique des bassins d’aération : [1]

Phase I Phase
II

Nombre de bassins. 01 01

Volume /'bassin (mJ) : 1550 1550

Surface / bassin (m2) : 344.44 344.44

Profondeur d'eau maximum (m) : 4.5 4.5

Longueur (m) : 26 26

Largeur (m) : 13 13

Rendement épuratoire : 92% 92%


766,5 1277
Charge organique éliminée (Kg/j) :
(totale)
1050.86
Quantité totale d'CL/jouriKg/j) (totale) 1820

54.37 93.4
Quantité total d'02 en pointe(Kg/j) :
(totale)
491.5 809.0
Quantité de boues en excès (Kg/j) :
(totale)
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Concentration des boues en excès (g/1) : 6,32 6.32

V- l-1-3 Dimensionnement des bassins secondaires (clarificateurs) : [1]

Le but de la décantation secondaire est de séparer les boues de l'effluent. Celles-ci ce


déposent au fond de l'ouvrage est sont extraites au fur est à mesure leur formation par
raclage.

Nous avons opté pour un décanteur circulaire à raclage mécanique avec une charge
hydraulique de 0.8 m7m2/h.

Nous obtenons les dimensions suivantes :

Phase I Phase
II
Nombre : 01 01

Surface horizontale/ unité (m2) : 62.5 62.5

Diamètre (m) : 10 10

Hauteur d'eau (m) 03 03

V- l-1-4 Dimensionnement du bassin de désinfection : [1]

Etant donnée que la région de Timgad est principalement à vocation agricole, avant
d'être rejeté dans le milieu naturel, l'eau épurée doit subir une désinfection.

L'oxyde de chlore et surtout l'eau de javel se trouve aisément dans le commerce, selon
leur disponibilité l'un ou l'autre sera utilisé pour la désinfection de l'eau épurée venant
du clarificateur et alimentant le bassin de désinfection

Le bassin de désinfection est de forme rectangulaire muni de chicanes et cela pour une
meilleurs contact entre l'eau et le désinfecteur.

Le bassin de désinfection est de forme rectangulaire muni de chicanes et cela pour un


meilleur contact entre l'eau et le désinfection.
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Le temps de séjour dans le bassin varie de 15 à 30 mn. On optera un temps de séjour Ts =


30mn = 0,5 et une hauteur du bassin H = 3m.

Nombre : ........................................................................................................ 01

Surface 'horizontale/unité (m2) : ................................................... 50

Longueur (m) : ............................................................................................... 10

Largeur (m) : .................................................................................................. 05

Hauteurdu bassin (cm) : ......................................................................... 03

Quantité journalière de chlore à injecter :

La dose journalière de chlore à injecter est de 2 à 10 mg/1. Nous optons pour une valeur
de 5 mg/1.

K = Qps X (Cl2)

La quantité journalière de chlore à injecter est K = 36 Kg/j.

Quantité journalière de NaClo :

1° Chlorométrie = 3.17 Kg de CLm1 NaClo

12° Chlonométrie = 38.04 Kg/nr

D'où une Quantité de NaCIO : Q = 36/38,04 = lm7j

Si l'on choisi de désinfecter par le chlore nous avons besoin de 36 Kg/j.

Si l'on choisi de désinfecter par le NaCIO nous avons besoin de 1 m7j.

IV-5-1-2 Dimensionnement des ouvrages de traitement des boues :


Les boues produites par ce procédé sont très stables et non fermentescible, elles ne
nécessitent donc pas de digestion.

Dans notre filière de traitement des boues nous allons proposer un épaississement et une
déshydratation des boues sur lits de séchage.
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV-5-1-2-1 Dimensionnement de I’épaississeur i l 1]

L'épaississement statique des boues et un moyen de séparer les boues suivants le mode de
séparation solide liquide.

L'équipement de ces épaississeurs de racleur à très petite vitesse favorise l'échappement


de gaz et améliore la consolidation.

Il est recommandé de maintenir en permanence, une certaine quantité de boues au fond de


l'épaississeur pour aider à la concentration des boues.

Le temps de séjour est de l'ordre de 02 jours.

Nombre de bassins : ......................................................................................................... 01

Volume/bassin
(m3) : ........................................................................................................ 156

Surface/bassin (m2) : ...... .31.


2

Hauteur
(m): ...................................................................................................................... 05. . 05

Diamètre du bassin (m): .................................................................................................. 06

Débit de boues épaissies (m3/j) ........................................................................................

16.18

IV-5-1-2-2 Dimensionnement des lits de séchage : [1]

La mise en œuvre des lits de séchage ce fait comme suit :


* Une couche supérieure de 10 à 20 cm de sable lavé, avec diamètre de particules de
0.1 à 0.5 mm

* Une couche inférieure constituée de deux sous-couches. La première sous-couche


est un gravier fin de 5 à 15 cm. la deuxième est un gros gravier de 15 ç 20 cm avec un
diamètre de 10 à 40 mm.
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

* Des drains disposés sous la couche support, sont fonnés de tuyauteries non jointives
en ciment ou en grès

* La hauteur des boues dans les lits est de 30 à 40 cm

* La pente du drain est de 3 à 4 %

* La hauteur du lit totale est H = lm


Pour le dimensionnement des lits de séchage en prendra un compte un temps de séjour
des boues de 20 jours.

Nous disposerons de 4 lits pour l'horizon 2018 et 4 lits supplémentaire pour l'horizon
2033.

Soit au total 8 lits de séchage pour l'horizon final.

Phase I Phasell
Surface total (cm2): 420 840
Hauteur de boues par lit (m) : 0.4 0,4

Nombre (m) : 04 08

Longueur/! it (m) : 15 15

IV-6 Notes de calcules de la variante II « boues activées moyenne charge » :


[1]

IV-6-2-1 Dimensionnement des ouvrages de traitement de l’eau :

IV-6-2-1-1 Dimensionnement des ouvrages de prétraitements :

Les ouvrages de prétraitement sont identique aux ouvrages de la variante I « boues


activées faible charge ». Nous procéderons donc directement au dimensionnement du
reste des ouvrages.
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV-6-2-1-2 Dimensionnement du décanteur primaire :

Les décanteurs primaire sont utilisés comme un moyen réduire les contraintes de
pollution sur le traitement biologique. Des décanteurs primaires bien dimensionnés et
bien gérés peuvent atteindre des rendements de 50 à 70% pour les matières en suspension
et 25 à 40% pour la DBO.

En prenant le cas le plus défavorable, le décanteur primaire éliminera 20% de DB05 et


50% de MES sachant que les MES contiennent 66% de MVS et 34% de MMT et que
70% des MMT sont déjà éliminer dans le déssableur.

Ils sont dimensionnés sur la base de la charge hydraulique superficielle ( 2.5 nr / m2.h)
qui est donnée pour le débit moyen et le débit de pointe. Le temps de séjour est
généralement compris entre 90 et 150 mn pour de débits moyens. Pour la présente étude
nous préconisons des décanteurs circulaires raclés et nous optons pour un temps de séjour
de lh30. Les boues sont évacuées vers l'épaississeur.

Le décanteur primaire est utilisé aussi pour la séparation des graisses dt des écumes. Pour
cela il est équipé d‘un racleur de surface et un '' évacuateur des graisses le long de la
circonférence du bassin.

Phase I Phase II

Nombre : 01 01

Surface horizontale/ unité (m2) : 60 60

Diamètre (m) : 09 09

Hauteur (m) : 04 04

Charge DB05 éliminée (Kg/j) : 165,5 277

Charge en MES éliminée (Kg/j) : 408 684


Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

IV-6-2-1-3 Dimensionnement des bassins d’aération : [1]

Phase I Phase II

Nombre de Bassins : 01 01

Volume/Bassin (m1): 554 554

Surface / Bassin (m2) : 123 123

Hauteur (m) : 4,5 4.5

Longueur (m) : 16 16

Largeur (m) : 8 8

Rendement épuratoire : 91% 90%

Charge organique éliminée (Kg/j) : 603.9 1000

Quantité de boues en excès (Kg/j) : 287.28 464.46

Concentration des boues en excès (Kg/mJ) : 4.77 4

Quantité totale d'02/jour(Kg/j) : 584 971

Quantité totale d'02en pointe(Kg/h) : 33 54

IV-6-2-1-4 Dimensionnement des bassins secondaires (clarificateurs ) : [11

Nous avons opté pour un décanteur circulaire à raclage mécanique avec une charge
hydraulique de 1 irL /m2 'h.
Nous abstenons les dimensions suivantes :

Phase I Phase II

Nombre : 01 01
y
Surface horizontale/ unité (m ) : 50 50

Diamètre (m) : 08 08
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Hauteur (m) 3 3

IV-6-2-1-5 Dimensionnement du bassin de désinfection ; [1]

Les dimensions et caractéristique du bassin de désinfection restent les meme que pour la
variante 1.

Nombre : .................... • ................................................................................................... 01

Surface horizontale/ unité (m2) : ...................................................................................... 50

Longeur (m) : ................................................................................................................... 10

Largeur (m) : .................................................................................................................... 05

Hauteur du bassin (m) : ........................................................................................... 03

Les Quantités journalières de chlore et/ou de NaCIO reste identique que pour la première
variante soit :

36Kg/j si l'on choisi de désinfecter par le chlore.

1 m3/j si Ton choisi de désinfecter par le NaCIO.

IV-6-3-Dimensionnement des ouvrages de traitement des boues : [1]

Dans notre filière de traitement des boues nous allons proposer un épaississement, une
digestion et une déshydratation des boues sur des lits de séchage.

IV-6-3-1 Dimensionnement de l’épaississeur :

Le temp de séjour est de l'odore de 2 jours.

Nombre de bassins : ......................................................................................... 01

Volume / bassin (m'j : ...................................................................................... 225.5

Surface / bassin (m2) : ...................................................................................... 45.1

Hauteur (m) : 05
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Diamètre du bassin (m) : ................................................................................ 07.5

Débit de boues épaissies (m7j) : ............................................................... 28.50

IV-6-3- 2 Dimensionnement du digesteur : [1]

Nous optons pour un digesteur aérobic avec un temps de séjour de 15 jours. A la sortie
nous supposons une efficacité du digesteur de 50% avec une quantité en matières
volatiles de 70%, et une concentration des boues de 10%.

Nombre de Bassins : ............................................................................................. 01

Volume / bassin (m3) : .......................................................................................... 427.5

Surface / bassin (m2) : ............................................................................................ 85, 5

Hauteur (m) : .................................................................................................................. 05

Diamètre du bassin (m) : ....................................................................................... 10.5

Charge massique (Kg/m3) : ................................................................................... 02. 33

Débit de boues digérées (m3/j) : ........................................................................ 11.5


IV6-3- 3 Dimensionnement des lits de séchage : .[1]

Pour le dimensionnemt des lits de séchage en prendre un compte un temps de séjour des
boues de 20 jours.

Nous disposerons de 03 lits pour l'horizon 2018 et 03lits supplémentaires pour l'horizon
2033.

Phase I Phase II

Surface totale (m2) : 315 630

Hauteur de boues par lit (m) : 0,4 0.4

Nombre : 03 06 (3+3)

Longeur/lit (m) : 15 15
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Largeur/lit (m) : 07 07

IV-7- Comparaison des bilans énergétiques des deux variantes

La comparaison des bilans énergétiques tient compte aussi des puissances des postes de
relevage et de prétraitement commun aux deux alternatives.

Tableau IV-4 : Procédé « boues activées à faible charge »

Poste Nombre
Puissance consommée (Kw)

Poste de relevage 1 110


Degrilleur 2 3
Dessableur - déshuileur 02 7
Bassins d'aération 2 1008
Pont clarificateur 1 3
Recirculation des boues 1 75
Boues en excès 1 20
Epaississeur 1 3

Boues épaissies 1 20
Divers _ 15
Total

Tableau IV-5 : Procédé « boues activées à moyenne charge »

Poste Nombre Puissance consommée


(Kw)

Poste de relevage 1 110


Degrilleur 2 3
Dessableur - déshuileur 2 7

Pont Décanteur primaire 2


Bassins d'aération 2 896
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Pont clarificateur 1 175


Recirculation des boues 2
Boues en excès 1 28
Bassin de désinfection 1
Epaississeur 1 3
Boues épaissies 1 20
Digesteur 1
Boues digérées 1 14

Divers -
15
Total

Les bilans énergétique des deux variantes sont identique bien que la variante 11 utilise la
(chlore gazeux ou hypochlorite de sodium), nous obtiendrons une consommation
nettement inférieure que pour la variante I .

- Analyse technique des deux variantes par rapport aux surfaces utilisés

Désignation Variante I Variante II

Pré traitement 13 8.6m J 138.6 m2

Décanteur primaire 0 120 m2


Bassin d'aération 689 m2 246 m2

Décantation / clarificateur 125 m2 100 m2

Bassin de désinfection 50 m2 50 m2

Epaississeur 31.2 m2 45.1 m2

Digesteur aérobie 85.5 mJ


0
Séchage 840 m2 630 m2

Voiries - bâtiment 5000 m2 5000 m2


Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

d'exploitation

7248.60 m2 6415.20 m2
Surface totale - installation
de la STEP
Surface à utiliser 0,68 ha 0,64 m2

Une analyse comparative des surface d’emprises des ouvrages d'épuration pour
l'horizonne 2033. nous montre que la surface occupée par les deux variantes et presque
identique.

IV-8- Analyses économique des deux Variantes : [1]


IV-8-1- Etude comparative des coûtes d’investissement :

Nous procéderons dans cette partie à festimation du coût de l'investissement nécessaire à


la réalisation de la station d'épuration de la ville de Timgad a l'horizon 2033 et à la
comparaison du coût de la filière « boues activées faible charge » avec celui de la
filière « boues activées moyenne charge »

Les tableaux comprennent :

L'estimation du coût pour l'acquisition des ouvrages d'épuration filière eau et boue en
dinars transférables

L'estimation du coût pour la réalisation des ouvrages d'épuration filière eau et boue ainsi
que les prestation de montage et d’ingénierie en dinars.

Ce calcul doit être particulièrement soigné puisque c'est essentiellement de lui que
dépend la réussite du projet.

En revanche il existe des étude comparatives qui permettent de définir des fourchettes sur
lesquelles évoluent les prix couramment pratiqués par les fournisseurs d'équipement
internationaux.

La filière de traitement de l'eau comporte les étapes suivantes :


*

L'amenée des eaux de rejets,


Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

* Le pré traitement qui consiste en les ouvrages de dégrillage et dessablage -


dégrillage,

* Le traitement biologique et qui est constitué de bassins d'aération et décanteurs


secondaires avec recirculation des boues,

* La désinfection des eaux épurées avec l'ouvrage de rejet.

La filière de traitement des boues comportera les étapes de traitement suivantes :

* L'extraction des boues depuis le décanteur /

clarificateur * L'épaississeur ou digesteur des boues

* La déshydratation des boues sur lits de séchage.

* Et enfin l'évacuation des boues à la décharge.

L'estimation a été faite sur la base des prix courant en génie civil et équipements.
Les tableaux ci-joints donnent les coûts des différents ouvrages constituant la filière de
traitement de l'eau et des boues.

Tableau IV-6 : Filière « boues activées à faible charge »[11

N° Poste Génie civil & Equipement en Coûts


prestations en dinars (DA)
Dinars transférable
01 350 000 2 012 530 2 362 530
Station de relevage
(équipements Rp. tuyauteries.
Vannes, sondes, bâche
d'aspiration, branchements au
réseau électriques et autres)

02 Dégrilleurs grossiers et fins 150 000 3 000 000 3 150 000


Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

mécaniques ( équipements,
tuyauteries, bande
transporteuse, contrainer.
pièces de recharge, laveur-
compacteur et autres)
03 925 000 10 000 000
Déssableur-déshuileur (Pont
racleur. pièces de rechange,
extracteur de sables,
tuyauteries, grilles, calibreur,
10 925 000
sur presseur. tôle d'écume et
divers)
04 31 714 000 39 421 000 71 135 000
Bassins d'aération (aérateurs,
tuyauteries, brasseurs de fond,
déflecteurs et divers)
05 4 421 000 9 821 428 14 242 428
Décanteurs secondaires _____________
(installation des racleurs.
pièces de rechange, équipement
du bassin, seuils déflecteurs,
station de reprises des boues,
tuyauterie set autres)

06 385 000 4 250 000 4 635 000


Bassin de désinfection
(tuyauterie, installation des
pompes doseuses, pièces de
rechange, réservoir de
compensation et autres)
Pompes de lavage et vidange
07 7 500 000 4 178 571 11 678 571
Epaississeur (tuyauterie, seuils,
racleur. pièces de rechange et
divers)
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

08 Lits de séchage 1 550 000 1 550 000

09 Divers : 4 000 000 4 000 000

1. Eclairage intérieur et
extérieur 12 000 000 12 000 000
2. Bâtiment d'exploitation, 13 500 000 13 500 000
Laboratoire,

Equipement Ateliers,
D'exploitation.
Engins
3. Groupe électrogène. Pièces
de rechanges 15 000 000 15 000 000
4. Vannes 6 400 000 6 400 000
5. Equipements électriques 95 000 000
( armoires de commande,
transformateurs, câbleries.
installations cellules MT et
auxiliaires, installations
cellules
BT. installation électriques
intérieur) y compris montage 310 000 2.500 000 2 810 000
6. Armoires 2 550 000 2 550 000

MCC+Synoptique 7.
20 000 000 20 000 000
Equipements de mesures
8. Engenierie de détail (génie 950 000 950 000

civil-mécaniques et 2 000 000 2 000 000


électriques
9. Voiries et clôture

10. Logements d'astreinte et


Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

loge de gardien
TOTAL HT 293 888 529

Tableau IV-7 : Filière « boues activées à moyenne charge »[11

N0 ■ — -------------------------
Poste Génie civil& Equipement en Coûts (DA) HT
* prestation en dinars
Dinars transférable
01 350 000 2 012 530 2 362 530
Station de relevage (2quipement
EP. tuyauteries. Vannes, sondes,
bâche d'aspiration, branchements
au réseau électriques et autres)

02 150 000 3 000 000 3 150 000


Dégrilleurs grossières et fins
mécaniques (équipement.
Tuyauteries, bande
transporteuse, container, pièces
de rechange, laveur- compacteur
et autres)
03 925 000 10 000 000 10 925 000
Déssableur-déshuileur (Pont
Racleur. pièces de rechange,
extracteur de sables, tuyauteries,
grilles, calibreur. sur presseur.
tôle d'écume et divers)

04 Décanteur primaires 4 000 000 8 800 000 12 800 000


(installation des racleurs,
pièces
De rechange, équipement du
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Bassin, seuils déflecteurs,


station
De reprises des boues,
tuyauteries Et autres)

05 29 500 000 37 700 000 67 200 000


Bassins d'aération
(Equipements aération, sur
presseurs et accessoires,
tuyauteries eau et boue et
divers)
06 3 500 000 6 500 000 10 000 000
Décanteurs secondaires
(installation des racleurs,
pièces de rechange,
équipement du bassin, seuils
déflecteurs, station de reprises
des boues, tuyauteries et
autres)
07 385 000 4 250 000 4 635 000
Bassin de désinfection
(tuyauterie, installation des
pompes doseuses, pièces de
rechange, réservoir de
compensation et autres)
Pompes de lavage et vidange
08 6 000 000 3 200 000 9 200 000
Epaississeur (tuyauterie, seuils,
racleur. pièces de rechange et
divers)
09 7 000 000 6 200 000 12 200 000
Digesteur (tuyauterie, seuils.
Pièces de rechange et divers
10 Lits de séchage 1 250 000 1 250 000
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Divers :
1. Eclairage intérieur et 4 000 000 4 000 000
extérieur

12 000 000 12 000 000


Bâtiment d'exploitation et
Loge,
13 500 000 13 500 000
Laboratoire.
Equipement Ateliers.
Engins 15 000 000 15 000 000

3. Groupe électrogène, Pièces


de rechanges 6 400 000 6 400 000
4. Vannes 95 000 000 95 000 000

5. Equipement électrique
(armoires de commande,
Transformateurs, câbleries.
Installation cellules MT et
310 000 2 500 000 2 810 000
Auxiliaires, installation
électriques
BT, installation électriques
Intérieurs) y compris montage

6. Armoires 2 550 000 2 550 000

MCC+Synoptique 7.
Equipement de mesures
20 000 000 20 000 000

8. Ingénierie de détail (génie


civil - mécanique et
950 000 950 000
Electrique 2 000 000 2 000 000
9. Voiries et clôture
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

10. Logements d'astreinte et


loge
de gardien

Total 307 932 530

IV-8-2- Etude comparative des coûts d’exploitation : [1]

COMPTE D’EXPLOITATION DE LA STEP (12 MOIS) Variante 1

Poste ARTICLES DA Montant Total


MENSUEL
100 FRAIS GENEREAUX
101- Téléphone, eau 12.000,00 144 000.00
102- Transport 3.000.00 36 000.00

103- Assurances 7.000,00 84.000.00


104- Impôts divers 20.000,00 240.000.00
200 PERSONNEL (1+4+4)
201- Solaire 200.000.00 2.400.000.00
202- Charges 90.000,00 1.080.000.00
300 CONSOMMATION

ELECTRIQUE :
301 Machines 100 000.00 1 200 000.00
302 Eclaige/AC 40 000,00 480 000.00
400 CONSOMMABLES :
401 - Diesel 10.000,00 120.000.00

(200 I/semaine)
402- Maintenace 10.000,00 120.000.00
403- Produis chimiques 8 000,00 96 000.00
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

500
BOUES :
501 : Transport 20.000.00 240 000.00
502 : Droits de Décharge 2.000.00 024.000.00
600
MESURESANALYSES :
601 - Consommables 02.000,00 024.0. 00
602 - Labo externe 10.000.00 120.0. 00
___________________
700
MAINTENANCE :
701- ouvrage 50.000.00 60
702- Machine 5.000,00 000.00
800 AUTRES :
801 - Contingences
60 000.00
TOTAL HT 6 578 000.00
TVA (17%) 4 604 600.00
TATAL 11 182 600.00
EXPLOITATION

COMPTE D’EXPLOITATION DE LA STEP ( 12MOIS ) [11

Variantes II

Poste ARTICLES DA Montant Total


Mensuel
100 FRAIS GENERE AUX :
101- Téléphone, eau 12.000.00 144 000.00
102- Transport 3.000.00 36 000.00
103- Assurances 7.000.00 84.000.00

104- Impôts divers 20.000,00 240.000.00


200 PERSONNEL (1+4+4) :
201- Solaires 200.000.00 2.400.000.00
202- Charges 90.000.00 1.080.000.00
Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

300
CONSOMMATION
ELECTRIQUE :
301 Machines 110 000.00 40 1 320 000.00
302 Eclaige/AC 000.00 480 000.00
400 CONSOMMABLES :
401 - Diesel 10.000.00 120.000.00
(200 I/semaine)
402- Maintenance 10.000.00 120.000.00
403- Produis chimiques 8.000.00 024.000.00
500 BOUES :
501 : Transport 20.000.00 240 000.00
502 : Droits de Décharge 8.000,00 024.000.00
600 MESURESANALYSES :
601 - Consommables 02.000.00 024.000.00
602 - Labo externe 10.000.00 120.000.00
O
O

MAINTENANCE :
701- ouvrage 100.000.00
702- Machine 8.000,00 96 000.00
AUTRES :
00
O
O

801 - Contingences 60.000.00


TOTAL HT 11 388 600.00
TVA (17%) 1 936 062.00
T AT AL EXPLOITATION 13 324 662.00

IV-9- Evaluation financière des deux variantesfll

Poste
Boues activées à faible Boues activées à moyenne
charge Variante I charge Variante II

Coûts d’investissement 293 888 529 307 932 530


Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Coûts d’exploitation 11 182 600,00 13 324 062.00


Coûts d’amortissement/ 9 796 284,30 10 264 417.66
an
Coûts total / an 20 978 884,30 23 588 479,66
Coût du m3 d’eau 29.47 33.14

Epurée (DA)

Le Coût total de la station est la somme de deux Coûts

* Coût d'amortissement annuel

* Coût de fonctionnement (exploitation)


Coût d’amortissement annuel :

CAV1 : Coût total d'investissement TL: Durée

d'amortissement 30 ans

Nous remarquerons que le coût du mètre cube d'eau épurée plus avantageux en retenant la

Variante I
IV-10- Conclusion :

Les procédés par boues activées demeure actuellement le mode d'épuration biologique,
généralement le plus employé car il demande peu de surface et assure une bonne qualité de
l'effluent.

D'une façon générale, l'avantage des variantes à boues activée est incontestable mais pour le
choix de la variante à retenir il faut tenir compte de la qualité des eaux brutes. DS eaux
épurées et surtout du coût de l'investissement

Nous avons donc envisagé deux variantes :

Variante 1 : boues activées faible charge

Variante II : Boues activées à moyenne charge


Chapitre IV : Dimensionnement de la station d'épuration

Sur la base de l'appréciation suivante :

1- Coûts total des investissements plus faibles


2- Coûts d'exploitation plus faible
3- Meilleure qualité de l'effluent produit
4- Utilisation non restrictive de l’effluent pour l'irrigation
Et sur la base de la qualité requise de l'effluent de la qualité requise de l'effluent à la
sortie, de la facilité d'exploitation, de l'économie d'investissement, nous pouvons
aisément opter pour le système de boues activées à faible charge et nous le recommandes
pour le STEP de la ville de Timgad.
Chapitre V : Impacts de la station d’épuration de Timgad sur l'environnement

Y-Impacts de la station dépuration de Timgad sur l’environnement

1) BILAN DE L’AUTO-SURVEILLANCE

DCO NTK PT T PH
DEBIT MOYEN PARAMETR ES ME DBO N- N- N-
(MG/ (MG/ (°C)
TRAITE DE L’AUTO- S 5 NH4 (MG / L) N02 N03
L) L)
(M3/J) SURVEILLA NCE (MG (MG / L) (MG/ (MG/ (MG/

II)
L) L) L)

Entrée STEP *
171, 165,6 407,7 14,2
(Eau brute) 18,67 0,00 0,24 1,23 3,98 7,52
01 7 5 3

Sortie STEP *

653,17 (Eau épurée)

13,7
3,96 2,92 46,00 3,77 0,00 0,22 1,39 1,26 7,26
0

Tableau V-l

2) RENDEMENTS EPURATOIRES

PARAMETRES MES DB05 DCO NTK PT


DEBIT N- N- N-
(KG/J) (KG/J) (KG/J) (KG/J) (KG/J)
MOYEN NH4 N02 N03

TRAITE (KG/J) (KG/J) (KG/J)


(M3/J)

Charge Entrée
653,17 111,7 108,21 266,33 12,19 0 0,16 0,80 2,60
STEP (Eau

80
Chapitre V : Impacts de la station d'épuration de Timgad sur l’environnement

brute)

Charge Sortie
STEP (Eau épurée)
2,57 1,91 30,04 2,46 0 0,14 0,90 0,82

Rendements
Épuratoires

98% 98% 89% 80% 0 13% - 68%

Tableau V-2

3) CHARGES DE POLLUTION ELIMINEE

PARAMETRES MES DB05 DCO


(KG/1ERT) (KG/ 1ER T) (KG/1ER T)

Charge Entrée STEP


10164,53 9847,13 24235,95
(Eau brute)
Charges Sortie

STEP (Eau 235,37 173,56 2734,19


épurée)

Charge de
pollution
9929,16 9673,57 21501,76
éliminée

81
Chapitre V : Impacts de la station d’épuration de Timgad sur l’environnement

Tableau V-3

4) SUIVI DES BOUES

SICCITE DEVENIR DES BOUES EN M3


QUANTITE DE POIDS EN CONSOMMATION DE
MOYENNE Agriculture Décharge
BOUES MATIERES POLYMERE Autres
(%) m3 m3
PRODUITES SECHES (KG) (incinérateur,...)
(M3) (KG MS) m3

332,3 19,81 65828,63 101 / 332,30

Tableau V-4
V- l-Interprétation des résultats :
D'après les résultats obtenus on peut les interpréter comme suit :

PH :

Notre PH=7.26 observé se situe dans une gamme voisine des normes de rejet (6.5 - 8.5).

DBOs, DCO :
D'après les valeurs de DBOs et de DCO et les valeurs du rapport K données par
les résultats des analyses, on peut dire que l'effluent peut être épuré biologiquement
(1.6<K<3.2) / K= DCO/ DB05 qui dans notre cas est de 2,46
MES :
La valeur de MES obtenue qui est de 3.96mg/l est strictement inferieure a 30mg/l et
donc cette valeur se situe dans l'intermédiaire de la valeur normale de l’OMS
En conclusion nos résultats montrent que les eaux analysées sont très épurées des
matières organiques (biodégradables), et on peut les rejeter directement sans risque
d'atteindre la capacité d'autoépuration du milieu récepteur (Barrage koudiat Medouar)

82
Chapitre V Impacts de la station d’épuration de Timgad sur l’environnement

[NO, ] et [N033 ] :
Les valeurs obtenues de N02' et N03J' montrent que l’épuration a été bien faite et donc
on peut dire que le rejet s’effectue sans aucun risque.

NTK :
Les valeurs de l'azote obtenues est de 0, elles sont suffisantes pour déroulement des activités
biologiques.

[PO43 ] :
On constate que les teneurs en phosphore sont de manière générale compatible
avec les valeurs rencontrées généralement dans les eaux usées urbaines.

Impacts de la STEP Sur l’environnement de Timgad V-Z-L’inventaire des


nuisances
Quel que soit l'ordre dans lequel les nuisances sont citées, (la nuisance olfactive étant
cependant toujours citée en premier), de facto, à partir des observations effectuées sur le
terrain de Timgad. la hiérarchie des nuisances perçues, liées aux STEP s'établirait de la
façon suivante :
1. Les nuisances olfactives
2. Les rejets au milieu naturel
3. Les nuisances dues aux boues
4. Les nuisances sanitaires
5. Les nuisances dues au bruit
6. Les nuisances paysagères
7. Les répercussions sur le foncier
8. Les répercussions sur l'image de la région

1) Les nuisances olfactives


Des odeurs de deux origines :
-L'usine elle-même

83
Chapitre V : Impacts de la station d'épuration de Timgad sur l'environnement

-Les boues d'épuration, soit au niveau du stockage en usine, soit pendant leur transport ou
encore leur stockage en champ
En conséquence, il existe plusieurs périmètres de perception des odeurs selon le type de
STEP et sa localisation. Il faut aussi noter que les populations urbaines sont plus sensibles
aux odeurs que les populations rurales. Une plus grande sensibilité en milieu urbain qu'en
milieu rural. La présence d'odeurs faudrait il le souligner est le premier motif de
mobilisation des collectivités locales et des populations.

2- Les rejets en milieu naturel


Il s'agit de nuisances souvent visibles qui se manifestent de différentes façons :
Dégradation d'un cours d'eau ou des eaux marines à l'aval immédiat d'une station ;
Eutrophisation ;
Dysfonctionnement de l'écosystème
Mais une difficulté générale à « identifier » les vraies responsabilités : mauvais
raccordements, eaux pluviales (orages, débordement de réseaux unitaires).

3- Les nuisances dues aux boues


Le thème des boues est omniprésent compte tenu, essentiellement :
• du coup de frein donné à leur utilisation dans l'agriculture
• des réticences à l'incinération, tant de la part des techniciens (processus irrationnel)
que des populations (crainte de la Dioxine même si infondée)
Ces boues véhiculent des craintes des populations locales, même infondées, au niveau :
-Des odeurs
-De la présence de substances dangereuses -
De la fumée quand existent des
incinérateurs.
-Du transport des boues en camion
-De leur stockage en limite de
champ -De l'épandage.

84
Chapitre V : Impacts de la station d’épuration de Timgad sur l'environnement

4- Les nuisances sanitaires


Deux types de risques :
Les risques liés à la qualité des eaux en aval (voir point précédent)
Les risques liés à la qualité des terres de culture
Les risques invoqués sont liés à la présence réelle ou hypothétique de : métaux lourds,
d'hydrocarbures (aromatiques).

5- Les nuisances dues au bruit


Des nuisances mineures, qui font peu l'objet de remontées de la part des riverains. Hiles sont
de trois sources :
Le chantier : construction/rénovation
Le fonctionnement de l'usine : turbines, aérateurs, portes métalliques
Le trafic routier : transport des boues et des produits chimiques.

6- Les nuisances paysagères


Les sensibilités sont diverses en fonction de la situation géographique: une préoccupation
faible dans les zones les plus rurales. Le problème paysager est parfois relativisé selon
l'environnement industriel de la station, qui minore sa présence.

8-L’image de la région
Une faible préoccupation à ce niveau même si certaines régions sont plus sensibles que
d'autres : une préoccupation des politiques plus que des « experts » ou des populations
concernées.

85
Chapitre V : Impacts de la station d'épuration de Timgad sur
l’environnement
Au delà de la station, des infrastructures telles qu'un incinérateur de boues ou une usine de
compostage qui lui est liée peuvent avoir un impact négatif sur l'image de la région, et être
sujettes à des manifestations du grand public.

9-L,impact sur le foncier


Un impact potentiel inégalement présenté. L'argument principal est la dégradation de
l'image de la zone qui irait dans le sens de la déflation du prix de l'immobilier mais par
ailleurs des facteurs de valorisation interviennent tels que la valorisation des terres
périurbaines par déplacement des populations ou l'amélioration des infrastructures.

86
Conclusion Générale :

Le traitement et l'épuration des eaux usées urbaines fut depuis longtemps la


préoccupation primaire des collectivités locales.

Si l'on a pu aussi longtemps se débarrasser des eaux usées en les déversant dans les cours
d'eau, c'est que d'une part ceux- ci ont une énorme capacité de dilution et que d'autre part,
ils ont le pouvoir auto épurateur grâce à leur flore microbienne.

Dans la première partie de ce travail nous avons donné un aperçu de la ville de Timgad et
une présentation détaillée sur la step.

Dans une deuxième partie nous avons produit une description assez exhaustive de la
pollution des eaux telle que les effets, l'origine et les paramètres physicochimiques des
eaux usées.

En troisième partie, nous avons exposé les différents procédés d'épuration et nous avons
basé sur l'épuration biologique par boues activées avec laquelle fonctionne la station
existante.

Dans la quatrième partie nous avons étudié les principaux paramètres de dimensionnement,
basant sur l’interprétation des résultats d’analyse et l'estimation des débits et des charges
polluantes futures.

L'exploitation des paramètres de dimensionnement déjà déterminés a été en dernière


partie, ce qui va nous permettre de faire une réhabilitation et une extension pour l'horizon
2018 et 2033.

Dans la cinquième partie, nous avons étudié l’impact de la station d'épuration sur
l'environnement de Timgad.
BIBLIOGRAPHIE :

[1] STEP TIMGAD Algérie

Manuel d'exploitation et

entretien

[2] Code des eaux : loi n° : 93-160 du Juillet 1993.

[3] Jaques Bernard, Colette Carcels, Genévrière Dieblot, Alain Dupouy.

Le Mémento technique de l'eau.

Tome 2. Dégréement.

[4] http://www.gedo fr/fiche con seuil/trait eau/trait physico.htm.

[5] Abdelkader.Gaid, Tome 1

Epuration biologique des eaux usées

[6] urbaines OPU. Alger. 1984.


www.techno-science.net.
■ste des tableaux.........................................................................
;
ste des figures .............................................................................

zroduction

Présentation du site
Chapitre I -----------------------------------------------------------------
'Ob'et du projet ............................................................................... ...................... 4

:5 :_a: on administrative de la ville ................................................. ........................ 4


:5 •_=: on
géographique .........................4
........................................................................................................
-C; '■artenstiques physiques de la ville de Timgad ....................... ....................... 5

Chapitre II ---------------------------------------------------------------- Types de pollution dans les eaux usées

1- "troouction ................................................................................. ....................... 8

IOef ' :ion de la pollution ............................................................... ....................... 8

' = - e e: nature des eaux usées .................................................. ......................... 8

H-3-l-Les eaux pluviales......................................................... ........................ 8

■ -3-2- Les eaux usées domestiques .................................... ......................... 9

H-3-3 i-Les eaux industrielles............................................... ......................... 12

— . - r . s::.on des eaux usées ......................................................... ........................ 12

-f-r : : — des eaux usées ................................................................. .........................13

-5-'-Pollution organique ...................................................... .......................... 13

-r-Z-Pollution microbiologique ......................................... .......................... 13

-5-3-Pollution minérale ...................................................... .......................... 13

-3—-Pollution toxique ....................................................... ........................... 14

r : ; -a-êtres de pollution des eaux................................................... ........................... 14

I-'- --aramètres phvsiques .................................................... ............................ 14

-f-l-l-Température ...................................................... ............................ 14

-5-1-2-Conductivité ................................................. .............................. 14

-c-'-3-Couleur............................................................... ............................ 15

-6-1-4-Odeur ........................................................... .............................. 15

-T-
- - - --5-Matières
^ - M a t i p r p ç een
n ç suspension (MES)
nçnençinn (M FS 'I PS
II-6-1 -6-Matières volatiles en suspension (MVS) 15

II- ............................................................................................................... 6-l-

7-Matières minérales ............................................................................................15

Il-6-l-8-Matières décantables et non décantables .................................................16

ll-6-2-Paramètres chimiques..............................................................................................16
II- ............................................................................................................... 6-2-
1 -Le PH ..............................................................................................................16

II- ..................................................................................................................... 6
-2-2)-Demande biochimique en oxygène (DBO) ...................................................16

ll-6-2-3)-Demande chimique en oxygène (DCO) ...................................................16

Il-6-2-4)-Les nutriments .........................................................................................17

II- ..................................................................................................................... 6

-2-5)-L'oxygène dissous .........................................................................................17

!I-6-3)-Paramètres biologique .............................................................................................17

il-7)-Charges polluantes en
ll-7-2)-Charges ....................................................................................................................
MES.......................................................................................................18
ll-7-l)-Charges en DB05 ......................................................................................................18
II-8)-Les normes de rejet ................................................................................................................... 18
ll-7-2)-Charges en MES ......................................................................................................18
Epuration des
II-8)-Les normes de rejet .................................................................................................................. 18 eaux usées
Chapitre III
II -1-Introduction ....... .............................................................................. 18

111- .................................................................................................................................... 2 Station de relevage


........................................................................................................................................................19

Il 1-2-1 Conditions hydrauliques générales .......................................................................19

II1-3 Compteur du débit d’entrée....................................................................................................20

111-........................................................................................................................ 3-1 Compteur du débit


d’entrée (M1D Mesure inductive magnétique) .................................................................20
I1I-4- le Prétraitement .....................................................................................................................21

II1-4 -1 Dégrillage et traitement des déchets ....................................................................21

4- ............................................................................................................... 1-1 Dégrillage

grossier .................................................................................................................21
4-1-2 Dégrillage fin (tamissage) ...........................................................................22

lll-4-2Traitement des refus de dégrillage (convoyeur/compacteur) ..................23

1II-4-3 Dessableur et dégraisseur rectangulaire et aéré


avec traitement des déchets ...............................................................................................24
4-3-1 Traitement des sables : 25

111- ............................................................................................................................ 4-4 Etage

d'épuration biologique ............................................................................................................ 27

4-4-1 Bassins d'anaérobie (sélecteur avec BioP élimination) .................................... 28

4-4.3
4-4.2 Bassins d'aération type "Chenal
aérobique/anoxique d'oxydation "En cas d'aération de surface (rotors
............................................................................. 29 mammouth)
.................................................................................. 29

111-4-5 Système d'aération : ........................................................................... 31

4-5-1 Aération avec diffuseurs ........................................................... 31

111-4-6 Clarificateurs .....................................................................................

IIl-4-7Traitement des boues (Epaississement, stabilisation et pompage) .. 35

4-7-1 Soutirage des boues de retour ................................................... 35

4-7.2 Soutirage des boues en excès .................................................... .36

4-7-3 Epaississement des boues en excès........................................... .36

4-7-4 Pompage des boues épaissies.................................................... .37


4-7-5 Stabilisation des boues avec aérateurs submersibles et auto
Aspirants ..................................................................................................
37

III-8
111-8Déshydratation
Déshydratationmécanique
mécaniquedes
desboues
boues................................................................................
...............................................................................40
40

III-9
I1I-9Désinfection
Désinfection.......................................................................................................................
.......................................................................................................................41
41

III-10- Elimination des déchets................................................................................................ 44


Dimensionnement de la station d’épuration
Chapitre IV
I- .ODUCTION .. ........................................................................................................................... 45

II- Critères de choix du type de procédé d’épuration à adopter ............................................................. 45

II-1 Les lits bactériens ..............................................................................................................46

11-2 Les disques Biologiques ....................................................................................................46

II- 3 Les boues activées .............................................................................................................47

III- Description des procédés d’épuration proposés............................................................................... 49

III- .............................................................................................................................. 1 Description de

la variante P Boues activées faible charge ............................................................................. 49

III-2 Description de la variante II Boues activées moyenne charge >> ........................................ 52


IV- Calcul des débits des eaux usées et des charges polluantes 52

IV-......................................................................................................................................... 1 Définition

des débits ........................................................................................................................................... 52

IV- ............................................................................................................................ 4-1-1 Le

débit journalier des eaux usées ............................................................................................. 52

IV- ............................................................................................................................ 1-2 Le débit

moyen horaire ...................................................................................................................... 52

IV- ............................................................................................................................ 1 -3 Le

débit moyen diurne............................................................................................................... 52

IV- ............................................................................................................................ 1-4 Le débit

de pointe en temp sec ........................................................................................................... 52

IV- ............................................................................................................................ 1-5 Le débit

de pointe en temp de pluie ................................................................................................... 53

IV- 2 Définition des charges polluantes .......................................................................................... 53

IV- 2-1 Charge en DB05 ............................. 53

IV2-2 Charge en MES.......................................................................................................... 55

V- Dimensionnement des ouvrages de al station d'épuration ....................................................................... 55


v _____________ _

V- l Note de calcul de la variante 1................................................................................................ 55

V- l-1 Dimensionnement des ouvrages de l’eau .............................................................. 55

V- ................................................................................................................. l-1-1

Dimensionnement ^s des ouvrages de prétraitements ............................................ 57

V- ................................................................................................................. l-1-2

Dimensionnement des bassins d’aération ............................................................... 58

V- ................................................................................................................. l-1-3

Dimensionnement des bassins secondaire .............................................................. 58

V- ................................................................................................................. l-1 -3

Dimensionnement du bassin de désinfection.......................................................... 59

V- ............................................................................................................................. l-2

Dimensionnement des ouvragesde traitement des boues ..................................................... 60

V-l-2-1 Dimensionnement de l’épaississeur........................................................... 60

V-l-2-1 Dimensionnement des lits de séchage ....................................................... 61


V-2-2-3 Dimensionnement des lits de séchage

VI- Comparaison des bilans énergétique des deux variantes ..................................................................... 68

VII- Analyse techniques des deux variantes par rapport aux surfaces utilisée .......................................... 68

VIII- Analyse économique des variantes ................................................................................................... 75

X- Conclusion ............................................................................................................................................... 78

V-lmpacts de la station d'épuration de Timgad sur l'environnement


Chapitre V
V-lmpacts de la station d'épuration de Timgad sur l'environnement ............................................................ 80

V-1-lnterprétation des résultats ......................................................................................... 81

V-2-L'inventaire des nuisances ......................................................................................... 82

1) Les nuisances olfactives ....................................................................................... 83

2- .................................................................................................................... Les rejets en

milieu naturel ........................................................................................................... 83

3- .......................................................................................................................Les

nuisances dues aux boues ......................................................................................... 83

4- Les nuisances sanitaires ....................................................................................... 84

5- Les nuisances dues au bruit ............................................................................... 84

6- Les nuisances paysagères ..................................................................................... 85

8- L'image de la région ..................................................................................................86


Conclusion Générale 85

9- L'impact sur le foncier ............................................................................................ 85