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Les graphes

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Définition
• Un graphe est un ensemble de liens qui relient
des éléments entre eux.
• Les liens sont représentés par des lignes que
l’on appelle arêtes ou par des arcs.
• Les éléments sont représentés par des points
que l’on appelle sommets. Les éléments
peuvent être des lieux, des personnes, des
tâches, etc.

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Exemple
• Voici un exemple de graphe qui traduit une
situation bien précise. Les sommets
représentent des îles et les arêtes
représentent des ponts.

Situation réelle Graphe 3


Graphe connexe
• Un graphe est connexe quand tout sommet
peut être relié à tout autre sommet par une
arête ou une suite d’arêtes. Le graphe connexe
est un graphe en un seul morceau.

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Le degré d'un sommet
• Le nombre de fois qu’un sommet est touché par une arête
est le degré de ce sommet .
• Si plus d’une arête relient deux sommets, ces arêtes sont
dites parallèles .
• Une boucle est une arête qui lie un sommet à lui-même.
Celle-ci compte pour une arête, mais pour 2 degrés.

Le degré du sommet C = 4
Le degré du sommet B = 2
Le degré du sommet A = 2
Le degré du sommet E = 2
Le degré du sommet D = 2

Le nombre d’arêtes du graphe est 6. 5


Remarque
• La somme des degrés de tous les sommets
d'un graphe est toujours le double du nombre
d'arêtes du graphe. Dans l'exemple précédent,
il y a 6 arêtes et la somme des degrés de tous
ses sommets est 12.

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Les chaînes et les cycles

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Définitions
• Une chaîne est une suite d'arêtes consécutives
dans un graphe, un peu comme si on se
promenait sur le graphe. On la désigne par les
lettres des sommets qu'elle comporte.
• Une chaîne simple est une chaîne qui ne passe
pas deux fois par la même arête.
• Un cycle est une chaîne qui commence et se
termine au même sommet.
• Un cycle simple est un cycle dans lequel chaque
arête est utilisée une seule fois.
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La distance entre deux sommets
• La distance entre deux sommets est donnée
par la longueur de la chaîne la plus courte les
reliant.
• Il existe souvent plusieurs chaînes pouvant lier
deux sommets. Pour déterminer la distance
entre les sommets, on choisit donc la chaîne
dont la longueur est la plus petite.
• La distance entre les sommets A et B s’écrit
d(A,B).

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Exemple

• La distance entre les sommets A et C sera


exprimée ainsi :
– d(A,C) = 2
• La distance est de 2, car on doit franchir au
minimum deux arêtes pour passer du sommet A
au sommet C.
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La longueur d'une chaîne
• La longueur d’une chaîne est déterminée par
le nombre d’arêtes qui sont parcourues dans
une promenade. La même arête peut donc
être répétée quand on donne la longueur
d’une chaîne.
• Remarque : La longueur est toujours égale au
nombre de sommets de la chaîne -1.

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Exemple

• Longueur = 2

• Longueur = 5

• Longueur = 6

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Les chaînes et les cycles eulériens
• Une chaîne eulérienne est une chaîne qui
parcourt toutes les arêtes d’un graphe
connexe une et une seule fois.

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Exemple
• On peut demander s’il est possible de parcourir
tel trajet en n’empruntant jamais deux fois la
même route :

• On voit que c’est possible en partant de Trois-


Rivières ou Drummondville, mais pas en partant
de Québec ou Montréal. Exemple : (T-Q-D-T-M-D)
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Règle
• Pour qu’un graphe comporte une chaîne
eulérienne, il faut qu’il possède exactement 0
ou 2 sommets de degré impair.
• Si le graphe comporte 2 sommets impairs,
alors la chaîne eulérienne doit commencer à
un sommet de degré impair et se terminer à
l’autre sommet de degré impair. Autrement,
la chaine peut commencer depuis n'importe
quel sommet.

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cycle eulérien
• Lorsque la chaîne eulérienne est fermée, on
l’appellera cycle eulérien. C’est donc un cycle
qui passe par toutes les arêtes et qui revient à
son point de départ.
• Règle : Le cycle eulérien exige que tous les
sommets du graphe soient de degré pair.

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Exemple

• ABCDECA est un cycle eulérien.


Il passe une seule fois par tous les arêtes du
graphe.
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Les chaînes et les cycles hamiltoniens
• Une chaîne ou cycle hamiltonien(ne) est une
chaîne ou un cycle qui passe par tous les
sommets d’un graphe connexe une et une
seule fois. Les chaînes hamiltoniennes sont
fréquemment utilisées pour résoudre des
problèmes d’optimisation (par exemple,
trouver le chemin le plus court. Le problème
du voyageur de commerce en est un bon
exemple.
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Règle
• Hormis par intuition ou par essais et erreurs, la seule
règle que l’on connaisse pour déterminer la présence
de cycles hamiltoniens dans un graphe connexe est la
suivante.
• Il y a un cycle hamiltonien dans tout graphe dont
chaque sommet est relié à au moins la moitié des
autres sommets.

• Attention : Cette règle n’est pas restrictive, c’est-à-dire


qu’on peut trouver des graphes qui ne répondent pas à
cette condition et qui comportent néanmoins une
chaîne hamiltonienne.

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Exemple

• Chaîne hamiltonienne : FDEABCG


• Cycle hamiltonien : FDEABCGF

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Les types de graphes

• L'arbre
• Le graphe valué
• Le graphe orienté
• Le graphe coloré

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Arbre binaire dans la théorie des
graphes
• La théorie des graphes utilise la définition suivante : un
arbre binaire est un « graphe connexe » « acyclique »,
tel que le degré de chaque nœud (ou vertex) soit au
plus 3.
• La racine d'un arbre binaire est le nœud d'un graphe de
degré maximum 2. Avec une racine ainsi choisie,
chaque nœud aura un unique parent défini et deux
fils ; toutefois, ces informations sont insuffisantes pour
distinguer un fils droit d'un fils gauche. Si nous
négligeons cette condition de connexité, et qu'il y a de
multiples éléments connectés, on appellera cette
structure une forêt.

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Le graphe valué
• Un graphe valué est un graphe dans lequel
chacune des arêtes présente une valeur. Le
graphe valué peut être orienté ou non.
• On calcule la valeur d’une chaîne (ou d'un
cycle) en faisant la somme des valeurs des
arêtes qui la composent.

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Le graphe orienté
• Un graphe orienté est un graphe dans lequel
les arêtes ont un sens ( → ). Les chaînes et les
cycles doivent respecter le sens des flèches.

• L’appellation d’une arête tient compte de son


sens. AB ≠ BA
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