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CONFORT THERMIQUE

Association royale Technique de l’Industrie du Chauffage,


de la ventilation et des branches connexes

COURS DE PERFECTIONNEMENT

CONFORT THERMIQUE

Adapté par Mr. Etienne Poncelet


Janvier 2006

Tous les droits d’auteur réservés à l’ATIC asbl


BC Leuven
Interleuvenlaan 62
3001 Leuven

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


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CONFORT THERMIQUE

TABLE DES MATIÈRES

1. INTRODUCTION ................................................................................................................4

2. LA METHODE ISO-FANGER POUR L’EVALUATION DU CONFORT THERMIQUE ..............5

2.1. Notions et définitions introductives..........................................................................5


2.1.1. Le métabolisme ..............................................................................................5
2.1.2. Surface corporelle ..........................................................................................5
2.1.3. Puissance de travail externe fournie par le corps humain.........................5
2.1.4. Emission de chaleur à dégager par le corps humain. ...............................5
2.1.5. Relation entre M. W en H .............................................................................5
2.1.6. Rendement externe du corps humain .........................................................5
2.1.7. Métabolisme de base: Mb (W/m²) ................................................................6
2.1.8. Métabolisme d’un adulte assis et au repos ...............................................7
2.1.9. Définition de l’activité au moyen de MET....................................................7
2.1.10. Valeurs admises pour le métabolisme M (W/m²) du corps humain pour
différentes activités ........................................................................................7
2.1.11. La température constante et la régulation automatique du corps
humain . ........................................................................................................12
2.1.12. Caractéristiques des vêtements .................................................................13

2.2. Position du problème...............................................................................................15

2.3. Echange de chaleur entre le corps humain et son environnement...............16


2.3.1. Généralités.........................................................................................................16
2.3.2. Expressions des divers densités de flux de chaleur de (11° .......................16

2.4. Balance thermique et équation de confort du corps humain – Situations de


confort calculées.....................................................................................................20
2.4.1. Balance thermique du corps humain...........................................................20
2.4.2. Equation de confort générale du corps humain........................................22
2.4.3. Situations de confort calculées......................................................................22

2.5. Sollicitation thermique ou « Load » et confort.....................................................31


2.5.1. Sollicitation thermique ou “Load”..................................................................31
2.5.2. Relation entre l’inconfort et le « Load » ........................................................32
2.5.3. Prédicted Mean Vote (PMV) – Vote moyen prévisible..............................33

2.6. Pourcentage prévisible d’insatisfaits (PPD) et pourcentage d’insatisfaits à ne


pas dépasser ............................................................................................................39
2.6.1. Pourcentage prévisible d’insatisfaits PPD.....................................................39
2.6.2. Pourcentage prévisible d’insatisfaits à ne pas dépasser ..........................40

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CONFORT THERMIQUE

3. CRITÈRE PRATIQUE SIMPLIFIE PUR L’ÉVALUATION DU CONFORT THERMIQUE


GLOBAL EN UN POINT ..............................................................................................40

3.1. Introduction .......................................................................................................40

3.2.
Θ
Température résultante sèche rs ................................................................40
3.3. Mesure de la température résultante sèche.......................................................43
3.3.1. Température d’équilibre d’une sphère creuse .........................................43
3.3.2. Valeurs de hr et hc d’une sphère creuse [5] .............................................44
3.3.3. Valeurs hr (hr + hc)-1 et diamètre du thermomètre résultant.....................45

4. PARAMETRES D’INCORFORT THERMIQUE LOCALISE ....................................................47

4.1. Position du problème...............................................................................................47

4.2. Température maximale des plafonds rayonnants .............................................47


4.2.1. .............................................................................................................................47
4.2.2. Détermination du facteur Fφ entre une petite boule et une surface.....48

4.3. Température du plancher ......................................................................................49


4.3.1. Paramètres qui déterminent le confort du pied .......................................49
4.3.2. Confort du pied nu .......................................................................................50
4.3.3. Confort du pied vêtu....................................................................................51

4.4. Gradients verticaux de la température de l’air..................................................52

4.5. Asymétrie de la température de rayonnement .................................................52

4.6. Phénomènes de courant d’air...............................................................................54

5. DIRECTIVES PRATIQUES POUR LA REALISATION D’UN CONFORT THERMIQUE


ACCEPTABLE...................................................................................................................57

5.1. Généralités ................................................................................................................57

5.2. Conditions hivernales...............................................................................................57

5.3. Conditions estivales..................................................................................................57

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CONFORT THERMIQUE

1. INTRODUCTION

Le corps humain est un ensemble complexe composé de divers éléments plus ou


moins sensibles, qui est influencé ou qui réagit d’une manière ou d’une autre à
un très grand nombre de signaux qu’il reçoit.
Les fonctions sensorielles du corps humain connues de tout temps ont été répar-
ties en ce qu’on allait appeler les cinq sens (la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et
le goût). Mais il est clair que l’organisme de l’homme est réceptif à d’autres stimu-
li très nombreux qui ne peuvent être classés directement parmi les cinq sens tels
par exemple l’influence de divers types de rayonnements, la qualité de l’air respi-
ré, la réaction à certaines conditions de vie ou d’habitation (habitation dans des
bâtiments élevés, claustrophobie, e.a.).
Il paraît logique que, pour pouvoir juger du confort ou de l’inconfort d’un envi-
ronnement, il faut pouvoir se baser sur des critères de confort qui tiennent
compte précisément de toutes ces influences de diverses natures.
A l’heure actuelle, ceci relève encore de l’utopie. C’est pourquoi, les études
menées jusqu’à présent se sont limitées aux aspects partiels du confort et ont
ainsi permis de définir des critères partiels pour qualifier ces différents types de
confort. C’est ainsi que l’on parle de confort acoustique, de confort visuel, de la
qualité de l’air et du confort thermique.
Nous consacrerons l’essentiel de cette note au dernier type de confort, nous limi-
tant même à l’analyse des situations de confort stationnaires.
Au cours des 30 dernières années, P.O. Fanger a accompli un travail de pionnier
dans ce domaine. L’approche qu’il a développée et les résultats qu’il a obtenus,
ont déjà été publiés en 1970 dans l’ouvrage universellement connu « Thermal
Confort » [1].
Que le travail de Fanger a été mondialement reconnu, est prouvé par le fait
qu’en 1984, une norme ISO a été publiée (ISO-7730[2]), reprenant pour ainsi dire
intégralement l’étude de Fanger.
Le présent document comprend quatre chapitres. Le premier d’entre eux pré-
sente en détail la méthode ISO-Fanger et en définit les applications pratiques.
A ce propos, il faut également signaler que la norme ISO 7730[2] a été reprise par
l’Institut Belge de Normalisation qui l’a publiée sous le numéro NBN X10-005[2a].
Le second chapitre définit un critère pratique simplifié permettant l’évaluation du
confort thermique global (température résultante sèche).
Le troisième chapitre est consacré à certains paramètres du confort thermique
localisé et le quatrième formule quelques conclusions pratiques.
En annexe (A1), sont définies quelques notions fondamentales sur la ventilation
nécessaire à la santé, l’hygiène et le confort.
Dans une deuxième Annexe (A2), quelques informations sont données concer-
nant l’Arrêté royal du 21 avril 1975.

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2. LA METHODE ISO-FANGER POUR L’EVALUATION DU CONFORT THERMIQUE

2.1. Notions et définitions introductives

2.1.1. Le métabolisme
Par la digestion des matières nutritives, le corps humain développe de
l’énergie. La puissance énergétique développée ainsi est appelée : le
métabolisme. Ce métabolisme est exprimé par m² de surface corporelle et est
normalement représenté par le symbole M (W/m²).

2.1.2. Surface corporelle


La surface du corps nu est représentée par ADU et exprimée en m². Pour un
adulte, ADU = 1,8 m²

N B. Dans ADU, l’index DU fait référence au docteur Dubois.

2.1.3. Puissance de travail externe fournie par le corps humain


Une partie de toute cette énergie développée M (W/m²) ou M.ADU (W), peut
se transformer en puissance de travail externe. Cette puissance utile (par m²
de surface corporelle) est représentée par W(W/m²).

Remarque : cette puissance de travail externe, fournie par le corps humain,


est aisément identifiable par exemple lorsqu’on monte un escalier ou que l’on
gravit une pente ou encore lorsqu’on déplace des masses bien précises
verticalement.

Pour la plupart des activités humaines, la puissance utile de travail externe


dégagée est égale à zéro.

2.1.4. Emission de chaleur à dégager par le corps humain


Si M(W/m²) est le métabolisme et si W(W/m²)est la puissance de travail externe
dégagée, la différence soit M-W = H est la quantité de chaleur à dégager par
unité de temps par le corps humain (W/m²).
En régime stationnaire (ce que nous supposons ici), cette puissance H doit
pouvoir être dégagée en toute circonstance dans l’environnement.

2.1.5. Relation entre M. W en H


Il ressort donc de ce qui précède que :
W
M = W + H m² (1)

ou M.ADU AA= W. ADU + H. ADU W (1a)

2.1.6. Rendement externe du corps humain


Le rendement du corps humain par rapport à la puissance de travail externe
est donné par la relation

W
η= M (2)

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CONFORT THERMIQUE

Ce rendement est faible; la valeur maximale atteint en effet

ηmax = 0,20 (3)

Cela signifie donc que si le corps humain doit fournir une puissance externe
élevée (W dans W/m²),il connaîtra également un métabolisme très élevé (M
dans W/m²), et que, par conséquent, le dégagement de chaleur dans
l’environnement (H dans W/m2) sera très important.

Exemple : Une personne de 80 kg avec ADU = 1,8 m2, gravit une pente pen-
dant une certaine durée (régime stationnaire) à mesure qu’elle se déplace
verticalement d’un mètre par 10 secondes.

La puissance de travail externe dégagée est donc égale à :

80 x9,81x1
10 = 78,5 W

La puissance externe dégagée par m² de surface corporelle est égale à:

78,5 W
W = 1,8 = 43,6 m ²

Vu que le rendement maximal est seulement de 0,2, on trouve que le méta-


bolisme pour une telle activité (voir (2)) s’élève a :

W 43,6 W
M= η = 0, 2 = 218 m ²

On trouve donc au moyen de (1) que la chaleur à transmettre par unité de


temps, à l’environnement est égale à :

H = M – W = 218 – 43,6
W
= 174,4 m ²

2.1.7. Métabolisme de base: Mb (W/m²)

Le métabolisme de base est la production d’énergie minimale, par unité de


temps, dans un environnement de neutralité thermique, d’une personne nue
qui n’a plus mangé depuis 12h et qui se trouve dans un état de repos total.
Pour un homme de 35 ans dont la taille est de 1,70 m et dont le poids est égal
à 70 kg, le métabolisme de base s’élève à:
W
Mb ≡ 46,5

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CONFORT THERMIQUE

2.1.8. Métabolisme d’un adulte assis et au repos


Le métabolisme est dans ce cas égal a :

W
M ≡ 58
m² (4)

2.1.9. Définition de l’activité au moyen de MET


On adopte conventionnellement le métabolisme M = 58 (W/m²) comme unité
de référence. Un tel métabolisme est représenté par : 1 MET: 1 MET

W
1MET = 58
m² (5)

En établissant un rapport entre n’importe quel métabolisme et le métabolisme


de référence (58 W/m²), on peut donc définir tout métabolisme par un certain
nombre de MET.

Exemple : Pour une activité en position debout (vendeur, travaux ménagères,


etc…), on a un métabolisme de :
W
M = 116

Cette activité est donc caractérisée par :

116
= 2,0 MET
58

2.1.10. Valeurs admises pour le métabolisme M (W/m²) du corps humain pour


différentes activités

Le tableau 1 donne les valeurs du métabolisme pour un certain nombre


d’activités conformément à la norme ISO [2].

Le tableau 1a donne des valeurs complémentaires pour un certain nombre


d’activités professionnelles.
Ces dernières valeurs ont été empruntées à la Note Technique « Climat de
Travail » du commissariat général pour la promotion du travail [3] qui est inspi-
ré de l’étude de Fanger [1].

Tableau 1: Métabolisme (W/m²) et valeurs MET selon ISO-7730


Activité M (W/m²) MET
Repos, couché 46 0,8
Repos, assis 58 1,0
Repos, debout 70 1,2
Activité légère, assis (bureau, domicile, école,
70 1,2
laboratoire)
Activité légère debout (achats, laboratoire, indus- 93 1,6

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CONFORT THERMIQUE

trie légère)
Activité debout (vendeur, travail ménager, travail
116 2,0
sur machine)
Activité moyenne (travail lourd sur machine, travail
165 2,8
de garage)

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Tableau 1a: Métabolisme (W/m²) et valeurs MET – en fonction de l’activité (exercée par un
adulte avec ADU = 1,8 m²)
Vitesse relative de l’air
Activité M (W/m²) MET
m/s
- Sommeil 40 0,7 0
- Repos, assis 58 1,0 0
- Repos, debout 71 1,2 0
- Marche sur un chemin plan et plat

sans charge 2 km/h 100 1,7 0,6


3 km/h 119 2,0 0,8
4 km/h 136 2,3 1,4
5 km/h 161 2,8 1,4
6 km/h 200 3,4 1,6

avec charge 10 kg 4 km/h 194 3,3 1,1


30 kg 4 km/h 258 4,4 1,1
50 kg 4 km/h 367 6,3 1,1

- Marche sur un chemin plan et plate

sans charge
pente 5 % 4 km/h 183 3,1 1,1
pente 15 % 3 km/h 211 3,6 0,6
pente 25 % 3 km/h 297 5,1 0,8

avec charge de 20 kg
pente 5 % 4 km/h 272 4,7 1,1
pente 25 % 4 km/h 413 7,1 1,1

- Escalier avec pente 30°

100 marches par minute


sans charge 472 8,1 0,5
avec charge de 20 kg 628 10,8 0,5

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Vitesse relative de l’air


Activité M (W/m²) MET
m/s
- Descente à 5km/u sans charge

pente 5°
pente 15° 139 2,4 1,4
pente 25° 142 2,4 1,4
180 3,1 1,4
- Pousser une brouette sur un chemin
horizontal

(pneu caoutchouc) 4,5 km/h 100 kg 228 3,9 1,4


charge

- Limer du fer

42 coups de lime par minute 103 1,8 0,25


60 coups de lime par minute 194 3,3 0,25
- Cogner au marteau avec 2 mains

poids marteau 4,4 kg


15 coups/min 291 5,0 0,5

poids marteau 10,6 kg


10 coups/min 322 5,5 0,5

- Travail de menuiserie

scier à la main 200-239 3,4-4,1 0,25


scier mécaniquement 103 1,8 0,15
raboter à la main 278-316 4,8-5,4 0,25

- Travail de maçonnerie 5 briques/min 166 2,9 0,25

-Travail à la pelle (8 kg)

hauteur pelletée 1 m
distance pelletée 1m (12 pell/min) 264 4,5 0,5
distance pelletée 2m (10 pell/min) 303 5,2 0,5
distance pelletée 3m (10 pell/min) 336 5,8 0,5

hauteur pelletée 2 m
distance pelletée 1m (12 pell/min) 339 5,8 0,5
distance pelletée 2m (10 pell/min) 319 5,5 0,5
distance pelletée 3m (10 pell/min) 389 6,7 0,5

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CONFORT THERMIQUE

Les valeurs indiquée dans le tableau ci-dessous ont été empruntées à P.O. Fanger
[1] et compliment le précédent tableau 1a.

Tableau 1b: Métabolisme (W/m²) et valeurs MET – en fonction de l’activité (exercée par un
adulte avec ADU = 1,8 m²) (P.O. Fanger [1])
Vitesse relative de l’air
Activité M (W/m²) MET
m/s
Travail de laboratoire 93 1,6 0-0,2
Enseigner 93 1,6
Conduire peu de circulation 58 1,0 0
beaucoup de circulation 116 2,0 0
Un camion 185 3,2 0,05
Travail de terrassement 348 6,0 0,5

Activité ménagère
116-197 2,0-3,4 0,1-0,3
nettoyer
93-116 1,6-2,0
cuisiner
93 1,6
lessiver
116-209 2,0-3,6 0-0,2
repasser
99 1,7 0-0,2
se raser, se laver, s’habiller

Activité de bureau

- dactylographier
30 mots/min 52 0,9 0,05
40 mots/min 58 1,0 0,05

- activités de bureau diverses 58-70 1-1,2 0-0,1

Sport et détente

Gymnastique 174-232 3-4 0,5-2


Danser 139-255 2,4-4,4 0,2-2
Tennis 267 4,6 0,5-2
Squach 417 7,2 0,5-2
Basket 440 7,6 1-3

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2.1.11. La température constante et la régulation automatique du corps hu-


main
Le corps humain se caractérise également par une température interne cons-
tante d’environ 37°C. La température cutanée peut, elle fortement varier.

La figure 1 [4] donne, pour une personne nue, la température cutanée de dif-
férentes parties du corps en fonction de la température de l’environnement.
L’on peut remarquer que la température de base (appelée ici température
rectale) est pratiquement constante.
Cette figure révèle également que pour des températures d’environnement
plus élevées, les températures cutanées des diverses parties du corps conver-
gent vers une valeur commune élevée.
Lorsque les températures d’ambiance sont faibles, c’est d’abord la peau des
extrémités du corps (mains et pieds) qui refroidit, atteignant également
les températures les plus basses.
La température rectale (ou température de base) peut aussi varier. Dans des
ambiances très chaudes, la température rectale peut atteindre les valeurs fa-
tales de 42 à 43°C.
Dans des ambiances très froides, la baisse de la température rectale peut en-
traîner des tremblements. Au-dessous d’une température rectale de 33°C, les
tremblements s’arrêtent et le corps tombe en syncope. Une température rec-
tale de 25°C est fatale.

Figure1: Température cutanée des différentes parties corporelles d’une personne nue
mesurée pour différentes températures d’environnement.

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CONFORT THERMIQUE

La température constante de +/- 37°C doit être maintenue quels que soient
l’activité physique, l’habillement et les conditions ambiantes.

Le corps humain possède à cet effet des organes autorégulateurs qui ont de
grandes possibilités d’adaptation. Si, par exemple, pour une activité donnée,
l’environnement est trop froid, les vaisseaux sanguins se contractent (chair de
poule) et la circulation du sang ralentit (la peau pâlit) ; la température cuta-
née baisse et les pertes de chaleur diminuent. Si cela ne suffit pas, la produc-
tion de chaleur augmentera automatiquement au niveau des muscles entraî-
nant ainsi des tremblements. A ce stade, on ne peut plus parler de situation
de confort.

Par contre, si, pour une activité donnée, l’environnement est trop chaud, les
vaisseaux sanguins se dilatent, la circulation du sang augmente (la peau rou-
git) tout comme la température cutanée et donc les pertes de chaleur. Si ce-
la ne suffit pas, le phénomène de transpiration se déclenchera. Ceci non plus
ne peut être considéré comme une situation de confort.

On a une sensation de confort thermique si pour une activité donnée, le corps


humain ne doit pas faire appel à ces systèmes de thermorégulation qui per-
mettent de réagir à une température d’ambiance trop chaude ou trop froide
et certainement pas au stade où ils entraînent des tremblements ou une
transpiration excessive.

On comprend dès lors que, pour une activité physique lourde, une ambiance
sera ressentie comme confortable si la température est moins élevée que
celle d’une ambiance ressentie comme confortable par un homme assis au
repos.

2.1.12. Caractéristiques des vêtements


Les vêtements jouent rôle d’une couche thermique isolante. Non vêtu ou vêtu
légèrement, le corps humain transmettra plus facilement de la chaleur à
l’environnement que s’il est recouvert de vêtements épais. La chaleur qui se
transmet de la peau à l’environnement, traverse les vêtements au niveau
desquels peut également se produire une transmission par convection et par
rayonnement.

1° Soit Icl la résistance thermique totale entre la peau et la surface des vête-
ments(Icl en m2K/W).
Si θS est la température cutanée moyenne et θcl la température moyenne de
la surface des vêtements, une quantité de chaleur sensible traversera les vê-
tements, qui sera égale à:

(Θs − Θcl )
ADU
Icl W (6)

2° La valeur Clo : la résistance d’un vêtement donné est généralement expri-


mée au moyen de la valeur dite « Clo ».

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CONFORT THERMIQUE

Cette valeur Clo n’est donc autre que le rapport entre la résistance d’un vê-
tement donné (Icl en m2K/W) et la résistance d’un vêtement de référence.

Le vêtement de référence est l’habit de ville Américain type dont la résis-


tance est égale a:

m² K
(Icl)référence = 0,16 W (7)

La valeur « Clo » d’un vêtement donné est donc définie par la relation:

Icl
0,16 (Clo) (8)

Remarque

- Une première façon de définir Ιcl consiste à réaliser des mesures sur une pou-
pée de la taille d’un homme chauffée et habillée avec l’ensemble des pièces
vestimentaires dont on veut définir Icl.

- Une deuxième manière de définir la valeur Icl d’un ensemble vestimentaire


consiste à additionner toutes les valeurs Icli de chacune des pièces (la norme
ISO 7730 comprend un tableau indiquant ces valeurs individuelle Icl. La valeur
Icl totale de l’ensemble est alors égale a :

m² K
Icl = 0,82 Icli W

3° La valeur fcl : Les pièces vestimentaires augmentent la surface (extérieure)


du corps vêtu. Lorsqu’on définit pour un corps vêtu la transmission de chaleur
par rayonnement et par convection à un environnement, il faut donc tenir
compte d’une surface égale à:
ADU x fcl m² (9)

où fcl est un coefficient de majoration qui est > 1


Le tableau 2 donne les valeurs de la résistance Ιcl, les valeurs « Clo » et les va-
leurs fcl pour un certain nombre de tenues vestimentaires.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


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CONFORT THERMIQUE

Tableau 2 : Caractéristiques de tenues vestimentaires

Icl (Clo) fcl


Tenue vestimentaire (m2K/W) (1) (2)
(l)

- Nu 0 0 1,0

- Short 0,015 0,1 1,0

- Tenue tropicale type


slip, short, chemise à col ouvert et à manches courtes,
chaussettes légères et chaussures 0,045 0,3 1,05

- Tenue d’été légère


slip, pantalon, chemise à col ouvert et à manches
courtes, chaussettes légères et chaussures 0,08 0,5 1,1

- Tenue de travail légère


sous-vêtements légers, chemise de travail en coton à
manches longues, pantalon de travail, chaussettes de 0,11 0,7 1,1
laine et chaussures

- Tenue d’intérieur pour l’hiver


sous-vêtements, chemise à manches longues, panta-
lon, pull-over à manches longues, chaussettes épaisses 0,16 1,0 1,15
et chaussures

- Tenue de ville européenne traditionnelle :


sous-vêtements de coton à manches et jambes
longues chemise complet avec pantalon gilet 0 23 15 1 15 1 2
(l) tiré de [2]
(2) tiré de (1)

2.2. Position du problème

La question à laquelle nous aimerions répondre dans ce premier chapitre


peut être formulée comme suit :
"Quelles doivent être les conditions d’environnement afin que pour différen-
tes activités physiques, la transmission de chaleur H(W/m²) du corps à cet en-
vironnement se produise d’une manière qui puisse être qualifiée de confor-
table?».
Comme nous l’avons déjà précisé plus haut, nous nous limitons dans le pré-
sent document aux situations stationnaires. Il est donc primordial que nous
examinons d’abord comment le corps humain peut échanger de la chaleur
avec son environnement et ensuite comment nous pourrions évaluer le ni-
veau de confort de cet échange.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


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CONFORT THERMIQUE

2.3. Echange de chaleur entre le corps humain et son environnement

2.3.1. Généralités
Pour un métabolisme donné M(W/m2) l’homme doit céder une certaine
quantité de chaleur par unité de temps à l’environnement H = M - W (W/m2).
Cela se passe de différentes manières :

- pertes par diffusion de vapeur d’eau par la peau: Ed (W/m2)


- éventuellement pertes par transpiration Es (W/m2)
- pertes latentes par respiration Ere (W/m2)
- pertes sensibles par respiration L (W/m2)
- échange par rayonnement entre la surface du corps vêtu ou non et
l’environnement : R(W/m2)
- échange par convection entre la surface du corps vêtu ou non et l’air
environnant : C(W/m²)

Si nous exprimons tous les flux de chaleur par m² de surface corporelle, nous
obtenons :

H = Ed + Es + Ere + L + R + C (W/m²) (10)

Nous pouvons écrire (10) également comme suit :

H - Ed - Es - Ere - L = R + C (W/m²) (11)

La façon d’écrire (11) nous permet également de tenir compte de l’effet


des pièces vestimentaires dans cette transmission de chaleur. En effet,
l’expression (11) nous dit que la quantité totale de chaleur dégagée H moins
les pertes par respiration (Ere, L) et les pertes par diffusion de vapeur par la
peau (E)d et les pertes par transpiration (Es) doit être transmise par rayonne-
ment et par convection à partir de la surface du corps vêtu ou non.

Or, ces pertes par transmission et par convection doivent également traver-
ser les pièces vestimentaires.

A l’aide de (6), nous pouvons donc immédiatement compléter l’équation


(11) et écrire :

(Θs − Θcl )
H - Ed - Es - Ere -L= Icl =R+C (W/m²) (11a)

Où :
θs est la température cutanée moyenne (°C)
θcl est la température moyenne de la surface des vêtements (°C)

2.3.2. Expressions des divers densités de flux de chaleur de (11°

1° Pertes par diffusion de vapeur


par la peau (Ed W/m²) - le nombre de kg de vapeur

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


16
CONFORT THERMIQUE

d’eau qui se dégage par se- Adu ( ps − pa ) kg


conde par la peau est égal à : 8,2 x10 8 s
(1°-1)

Où :
* ps est la pression partielle de vapeur d’eau sous la peau (N/m²)
* pa est la pression partielle de vapeur d’eau de l’air ambiant (N/m²)
* 8,2 x 108 est la résistance à la diffusion de vapeur d’eau de la peau en
(m²s N/m²)/kg

- Si la température cutanée θ s est comprise entre 27° C en 37° C on obtient


la relation suivante entre ps en θ s
ps = 256 θ s - 3375 N/m² (1°-1)

- La chaleur d’évaporation de l’eau est égale à :


2415 x 103 J/kg (1° -3)

- Les pertes latentes par diffusion de vapeur d’eau sont par conséquent éga-
les à :
2415 x103
φd = ADU (256Θs − 3375 − pa )
8,2 x108 W (1° -4)
soit
φd = 0,00294 × ADU (256Θs − 3375 − pa ) W

et les pertes par m² de surface corporelle :

φd = 0,00294 × (256Θs − 3375 − pa ) W (12)

2° Pertes par transpiration : Es W/m²

3° Pertes latentes par respiration :: Ere (W/m²)

Le débit de l’air aspiré et expiré est égal à [1]:

L = 0,144 x 10-5 . M . ADU kg/s (3° -1)

Si Xa et Xex sont respectivement la teneur en vapeur d’eau de l’air aspiré et


expiré (en kg/kg), alors la quantité totale de vapeur d’eau dégagée par le
corps par respiration est égale à :

0,144 x 10-5 . M . ADU (Xex - Xa) kg/s

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


17
CONFORT THERMIQUE

et les pertes de chaleur latentes qui l’accompagnent s’élèvent donc à (avec


1° -3) :

Φre = 0,144 x 2415 x10 −2 M . ADU ( X ex − X a ) W


soit
Φre = 3,48.M . ADU ( X ex − X a ) W (3° -2)

Approximativement on peut admettre [1]

Xex – Xa ≈ 0,029 – 0,8 Xa kg vapeur/kg air sec (3° -3)


ainsi que
p a kg
Xa = 0,622
P − p a kg (3° -4)

Dans l’expression (3° -4)

- pa la pression partielle de vapeur d’eau de l’air inspiré (N/m²)


- P est la pression atmosphérique normale (P= 101.396 N/m²)

Vu que pa peut être négligé par rapport à P on obtient donc

Xa ≈ 0,62 x 10-5 pa kg/kg (3° -5)

Au moyen de cette formule (3° -3) devient

Xex – Xa = 0,029 – 0,8 x 0,62 x 10-5 .pa kg/kg


soit
Xex – Xa = 0,029 –0,496 x 10-5 .pa
soit
Xex – Xa = 0,029 – 0,5 x 10-5 .pa kg/kg (3° -6)

Les pertes latentes par respiration (voir 3° -2) deviennent par conséquent

Φ re = 3,48M . ADU (0,029 − 0,5 x10 −5. p a (W)

Et les pertes par m² de surface corporelle s’élèvent donc à

Φ re = 3,48M (0,029 − 0,5 x10 −5. pa (W/m²) (13)

4° Pertes de chaleur sensibles par respiration : L (W/m²)

Le débit de l’air aspiré et expiré est donné par (3° -1).


Soit cL la chaleur massique de l’air (cL = 1,008 x 103 J/Kg), alors les pertes de cha-
leur sensibles par respiration sont égales à :

Φ L = 1,008 x10 3 x0,144 x10 −5.M . ADU .(Θ ex −Θ a ) W


soit

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


18
CONFORT THERMIQUE

Φ L = 0,145 x10 −2.M . ADU .(Θ ex −Θ a ) W (4° -1)

Où : -
Θ ex est la température de l’air expiré ( Θ ex ≈ 34°C )
Θ
- a est la température de l’air inspiré (°C)

Les pertes de chaleur sensibles par respiration par m² de surface corporelle


s’élèvent donc à :

L = 0,145 x 10-2 .M(34 -


Θa ) (W/m²) (14)

5° Echange de chaleur par rayonnement du corps vêtu

Si ADU est la surface totale du corps nu (ADU = 1,8 m² pour un adulte), alors la sur-
face (extérieure) du corps vêtu sera quelque peu plus grande de par la pré-
sence de pièces vestimentaires et égale à fcl.ADU m2 (fil voir tableau 2).
Il faut toutefois tenir compte du fait que certaines parties du corps protègent
d’autres parties des pertes par rayonnement vers les parois environnantes et in-
troduire par conséquent un facteur de réduction feff.
La surface (extérieure) du corps vêtu qui échange de la chaleur par rayonne-
ment avec les parois environnantes est donc égale à :

feff x fcl x ADU (5° -1)

On peut dire que le facteur de réduction feff est environ égal à [1] :

feff ≈ 0,71 (5° -2)

L’échange par rayonnement entre un corps relativement petit avec une sur-
face feff x fcl x ADU m2, dont la température moyenne est égale à θcl et qui
rayonne vers une surface environnante beaucoup plus grande avec une tem-
pérature θRm moyenne est donné par la relation :

Φ R = f eff xf cl xADU xε cl .σ .Fl (Θ cl − Θ Rm )


W

Si l’on admet que :


feff = 0,71
εcl = 0,97
Ft : facteur de température ≈ 1
σ = 5,67 W/(m²(K)4) est la constante de Boltzmann

on obtient pour les pertes de chaleur par rayonnement par m² de surface cor-
porelle :

Θ cl − Θ Rm )
R = 3,92.fcl ( (W/m²) (15)

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


19
CONFORT THERMIQUE

6° Echange de chaleur par convection

L’échange de chaleur par convection entre la surface d’un corps vêtu ou non
et l’air ambiant peut être formulé comme suit :

Θ c = f cl xhc (Θ cl − Θ a ) W (6° -1)

Où : - hc est le coefficient d’échange par convection entre le corps et l’air en


(W/m²K)
-
Θ a : la température de l’air (° C)

Les pertes de chaleur par convection par m² de surface corporelle s’élèvent


donc à :

Θ cl − Θ a )
C = fcl x hc ( (W/m²) (16)

Remarque :

- pour une convection naturelle (vitesse relative inférieure à 0,1 m/s) on peut
admettre [1] que :

Θ cl − Θ a ) 0,25
hc = 2,38 ( (W/m²K) (17)

- pour une convection forcée, on a suivant la même source [1]

hc = 12,06 √v (W/m²K) (18)


Où v est la vitesse relative en m/s

- pour des vitesses relatives de v=0,12 m/s, on trouve au moyen de la formule


(18) :

hc = 4,2 (W/m²K) (18a)

2.4. Balance thermique et équation de confort du corps humain – Situations de


confort calculées

2.4.1. Balance thermique du corps humain


Si on place un homme exerçant une activité donnée (métabolisme) avec
une tenue vestimentaire donnée [Icl], dans un environnement dont on a défini
tous les paramètres climatiques, c.à-d :

La température de l’air
Θ a (°C)
La vitesse de l’air v (m/s)
La température de rayonnement Rm (°C) Θ
La pression partielle de vapeur d’eau pa (N/m²)

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


20
CONFORT THERMIQUE

On atteindra toujours un équilibre dans la plupart des cas (çàd. pour une
gamme très étendue des paramètres climatiques) entre l’énergie produite,
par le corps humain d’une part et l’énergie transmise, par le corps humain à
l’environnement d’autre part. On peut donc dire que l’équation de la ba-
lance thermique du corps humain sera toujours satisfaite pour une gamme
très étendue de paramètres climatiques.

Cette équation de la balance thermique s’écrit comme suit (voir (11a)) :

Θ s − Θ cl
(M – W) – Ed – Es – Ere – L =
I cl =R+C (W/m²) (19)

ou de manière plus détaillée :

(M – W) (Métabolisme – puissance
utile)
- 0,00294 (256 Θ s - 3.375 – pa) (Diffusion de vapeur)
- Es (Pertes par transpiration)
- 3,48 M (0,029 – 0,497 x 10-5 . pa (Pertes latentes par respiration)
- 0,145 x 10-2 x M(34 -
Θa ) (Pertes sensibles par respira-
tion)
(Θ s − Θ cl ) / I cl
=( (Pertes à travers les vêtements)
Θ cl − Θ Rm
= 3,92 fcl ( ) (Pertes par rayonnement)
Θ cl − Θ a
+ hc x fcl ( ) (Pertes par convection)

(20)
Dans ces équations de balance thermique :

M : le métabolisme en (W/m²)
W : la puissance utile en (W/m²)
Θ s : la température cutanée moyenne (°C)
pa: le pression partielle de la vapeur d’eau de l’environnement en (N/m²)
Es : les pertes de chaleur par transpiration en (W/m²)
Θ a : la température de l’air de l’environnement (°C)
Θ cl : la température moyenne de la surface (extérieure) du corps vêtu ou non
(°C)
Icl: la résistance thermique des pièces vestimentaires en (m²K/W)
Θ Rm : la température de rayonnement de l’environnement
hc : le coefficient d’échange par convection entre l’homme et l’air
fcl : un facteur de majoration relatif aux tenues vestimentaires

On peut directement déduire de l’équation (20) que pour des valeurs fixes du
métabolisme (M - W) et de la tenue vestimentaire Icl ainsi que pour des valeurs
fixes de pa, θa, θRm en hc on pourra satisfaire à l’équation de la balance ther-
mique (2° et ce, pour une gamme relativement large de paramètres climati-

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


21
CONFORT THERMIQUE

ques.

Ceci s’explique par le fait que deux paramètres physiologiques interviennent


encore dans cette équation, qui peuvent s’adapter ; il s’agit de :

θs la température cutanée moyenne


et
ES les pertes de chaleur par transpiration (W/m2)

2.4.2. Equation de confort générale du corps humain


Pour pouvoir parler de confort, il faut que les pertes de chaleur dégagées par
transpiration Es, ainsi que la température cutanée moyenne θs répondent à
certaines exigences.
Certains essais ont en effet révélé que dans des situations de confort, les va-
leurs de θs en E_ répondent à :

Θ s = 35,7 − 0,0276( M − W ) (°C) (21)


Es = 0,42 [(M – W) – 58] (W/m²) (22)

Si nous remplaçons dans l’expression (20) les paramètres Θ s et Es respective-


ment par (21) en (22), nous obtenons des équations dites de confort qui
s’écrivent comme suit :

M – W = 2,94 x 10-3 [5.764 – 7,06 (M – W) - pa]


+ 0,42 {(M – W) - 58}
+ 1,73 x 10-5 x M (5.835 – pa)
+ 0,145 x 10-2 x M (34 -
Θa )

+ 3,92 fcl (
Θ cl − Θ cl )

+ 3,92 fcl (
Θ cl − Θ Rm )

+ hcfcl (
Θ cl − Θ a ) (W/m²) (23)
et
Θ cl = 35,7 − 0,0276( M − W )

- Icl { (M – W) – 2,92 x 10-3 [5.764 – 7,06 (M – W) - pa]


- 0,42 [(M - W) - 58] – 1,73 x 10-5 x M (5.835 – pa)
- 0,145 x 10-2 x M (34 -
Θ a )} °C (24)

2.4.3. Situations de confort calculées


A l’aide d’un programme informatisé adéquat et sur base des équations de
confort (23) et (24), on peut rechercher toutes les combinaisons possibles de
tous les paramètres (M, Ιcl, θa, θRm, pa, hc) qui interviennent dans cette double
équation de confort et qui permettent d’y satisfaire.
Le résultat de ces calculs sont reproduits aux figures 2a, 2b, 2c et 2d.

Ces figures ont été établies compte tenu d’une humidité relative de 50%.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


22
CONFORT THERMIQUE

M = 58 W/m²

M = 116 W/m²

M = 174 W/m²

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


23
CONFORT THERMIQUE

Fig 2a : Lignes de confort pour des personnes NUES (en abscisse, la température de
l’air, en ordonnée, la température de rayonnement).
Paramètre utilisé : la vitesse de l’air. (Icl = 0 (m²K/W) of 0 Clo en fcl = 1.0) pour trois mé-
tabolismes et pour une humidité relative de 50%.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


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CONFORT THERMIQUE

M = 58 W/m²

M = 116 W/m²

M = 174 W/m²

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


25
CONFORT THERMIQUE

Fig 2b : Ligne de confort pour des personnes LEGEREMENT VETUES (en abscisse, la
température de l’air, en ordonnée, la température de rayonnement.
Paramètre utilisé : la vitesse de l’air. (Icl = 0,08 (m²K/W) of 0,5 Clo - fcl = 1,1) pour trois
métabolismes et pour une humidité relative de 50%.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


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CONFORT THERMIQUE

M = 58 W/m²

M = 116 W/m²

M = 174 W/m²

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


27
CONFORT THERMIQUE

Fig 2c : Lignes de confort pour des personnes NORMALEMENT VETUES (en abscisse, la
température de l’air, ordonnée, la température de rayonnement.
Paramètre utilisé : la vitesse de l’air.
(Icl = 0,16 (m²K/W) of 1,0 Clo - fcl = 1,15) pour trois métabolismes et pour une humidité
relative de 50%.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


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CONFORT THERMIQUE

M = 58 W/m²

M = 116 W/m²

M = 174 W/m²

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


29
CONFORT THERMIQUE

Fig 2d : Lignes de confort pour des personnes LOURDEMENT VETUES (en abscisse, la
température de l’air, en ordonnée, la température de rayonnement.
Paramètre : la vitesse de l’air.
(Icl = 0,23 (m²K/W) of 1,5 Clo - fcl = 1,2) pour trois métabolismes et pour une humidité re-
lative de 50%.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


30
CONFORT THERMIQUE

Remarques:
1° Ces graphiques nous donnent donc la possibilité de définir pour chaque
combinaison du métabolisme et de la tenue vestimentaire, les conditions
d’environnement qui devraient être réalisées pour satisfaire à l’équation
de confort.

Ainsi, par exemple l’équation de confort sera satisfaite pour un métabo-


lisme de

M = 116 W/m² (activité moyenne)


Icl = 0,16 (m²K/W) (1 Clo)

Si

V< 0,1 m/s


Θ a = 12° C
ΘRm = 20° C
humidité relative = 60 %

2° Lorsqu’on réalise des mesures dans un bâtiment existant, il sera extrême-


ment rare toutefois que tous les paramètres mesurés répondent exacte-
ment aux exigences de confort définies dans les graphiques. Supposons
par exemple que l’on ait réalisé des mesures avec comme valeurs pour le
métabolisme et Icl celles mentionnées dans l’exemple précédent et que
l’on ait obtenu :

V< 0,1 m/s


Θ a = 13° C
ΘRm = 18° C
humidité relative = 60 %

Il est clair que ces données ne permettent plus de satisfaire exactement


aux équations de confort. Il est donc intéressant de savoir dans ce genre
de cas, si la situation est encore acceptable ou non.

2.5. Sollicitation thermique ou « Load » et confort

2.5.1. Sollicitation thermique ou “Load”


Dès lors, dans n’importe quelle situation réelle, on relèvera généralement une
inégalité et on obtiendra par conséquent :

<
(M – W) > 2,94 x 10-3 [5.764 – 7,06 (M – W) - pa]
+ 0,42 {(M - W) - 58}
+ 1,73 x 10-5 x M (5.835 - pa)
+ 0,145 x 10-2 x M(34 -
Θa )
Θ cl − Θ Rm
+3,92 fcl ( )

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


31
CONFORT THERMIQUE

Θ cl − Θ a
+hcfcl ( ) (W/m²) (25)

On admet que la différence entre le membre de gauche (M-W) et le membre


de droite de l’expression (25) et une mesure de la sollicitation thermique.
Cette différence s’appelle « Load »

Remarques :

1° dans (25), Θ cl est égale à l’expression donnée par (24)


2° dans une situation de confort, le Load est égal à zéro

2.5.2. Relation entre l’inconfort et le « Load »


Un grand nombre de sujet d’expérience (pratiquant une activité donnée et
vêtue d’une tenue vestimentaire donnée) ont été placés dans un choix
d’environnement très divers. Les conditions d’environnement pouvaient être
adaptées de sorte à couvrir toute la gamme du bien trop froid en passant par
confortable jusqu’à bien trop chaud.

Chaque sujet devait, pour chaque situation examinée, donner son sentiment
sur le confort ressenti au moyen de l’échelle de valeurs suivante :

- 3 froid
- 2 frais
- 1 agréablement frais
0 neutre
+ 1 agréablement chaud
+ 2 chaud

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


32
CONFORT THERMIQUE

+ 3 trop chaud

Le Load a été calculé pour chaque situation sur base de l’expression (25). Les
résultats de tous ces tests obtenus pour un métabolisme et pour une tenue
vestimentaire donnés ont été reproduits schématiquement à la figure 2.
Chaque point isolé repris sur la figure 2 représente l’opinion d’un sujet dans un
environnement donné ç.-à-d. pour une valeur Load bien définie.

2.5.3. Prédicted Mean Vote (PMV) – Vote moyen prévisible

1° Si on définit l’avis à partir de tous ces points, on constate que cet opinion
moyenne est représentée pour un métabolisme donné par une droite qui
traverse le point : Vote = 0; Load = 0.

L’expression de cette ligne droite qui représente donc le vote moyen par
la relation :

Vote moyen prévisible = (0,303e - 0,036 M + 0,028) x Load (26)

2° Valeurs précalculées du PMV


A l’aide d’un programme informatique et au moyen de (26), on a calculé
le PVM pour un grand nombre de situations et ce, sur base de l’expression
du Load (voir § 1.5.1).

Les résultats de ces calculs sont donnés dans une série de huit tableaux
publiés dans la norme ISO 7730.

Nous avons repris ici quelques-uns de ces tableaux, à savoir. : 3a, 3b en 3c.
Ils indiquent le PMV pour les métabolismes respectifs 58 W/m²; 69,6 W/m² et
81,2 W/m².

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


33
CONFORT THERMIQUE

Remarques :
1° Ces tableaux supposent également que la température dite opérative θa
est égale à θRm. L’on ne commet toutefois pas de grosse erreur quand on
prend la température résultante sèche comme température opérative :

Θ a − Θ rm
Θ oper =
2 °C (27)

2° De manière générale, la valeur de l’humidité relative n’aura pas une in-


fluence déterminante sur le PMV du moins pas dans la proximité des situa-
tions considérées.

3° Exemple: pour M = 58 W/m²


Ιcl, = 0,155 (m2K/W) (1 Clo) θrs = 20° C
v=0,15m/s
on trouve dans le tableau E1
PMV = - 1,02

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


34
CONFORT THERMIQUE

Tableau 3a: Détermination du PMV pour un métabolisme de 58 W/m² à 50 % H.R.

Tempé-
Vitesse relative
Vêtement rature
m/s
opérative
clo m².°C/W °C <0,10 0,10 0,15 0,20 0,30 0,40 0,50 1,00
0 0 26 -1,62 -1,62 -1,96 -2,34
27 -1,00 -1,00 -1,36 -1,69
28 -0,39 0,42 -0,76 -1,05
29 0,21 0,13 -0,15 -0,39
30 0,80 0,68 0,45 0,26
31 1,39 1,25 1,08 0,54
32 1,96 1,e3 1,71 1,61
' 33 2,50 2,41 2,34 2,29
0,25 0,039 24 -1,52 -1,52 -1,80 -2,06 -2,47
25 -1,05 -1,05 -1,33 -1,57 -1,94 -2,24 -2,48
25 -0,58 -0,61 -0,87 -1,08 -1,41 -1,67 -1,89 -2,66
27 -0,12 -0,17 -0,40 -0,58 -0,87 -1,10 -1,29 -1,97
28 0,34 0,27 0,07 -0,09 -0,34 -0,53 -0,70 -1,28
29 0,80 0,71 0,54 0,41 0,20 0,04 -0,10 -0,58
30 1,25 1,15 1,02 0,91 0,74 0,61 0,50 0,11
31 1,71 1,61 1,51 1,43 1,30 1,20 1,12 0,83
0,50 0,078 23 -1,10 -1,10 -1,33 -1,51 -1,78 -1,99 -2,16 -
24 -0,72 -0,74 -0,95 -1,11 -1,36 -1,55 -1,70 -2,22
25 -0,34 -0,38 -0,56 - 0,71 -0,94 - 1,11 -1,25 -1,71
26 0,04 -0,01 -0,18 - 0,31 -0,51 -0,66 -0,79 -1,19
27 0,42 0,35 0,20 0,09 -0,08 -0,22 -0,33 -0,69
28 0,80 0,72 0,59 0,49 0,34 0,23 0,14 -0,17
29 1,17 1,08 0,98 0,90 0,77 0,68 0,60 0,34
30 1,54 1,45 1,37 1,30 1,20 1,13 1,06 0,86
0.75 0,116 21 - 1,11 - 1,11 -1,30 - 1,44 -1,66 -1,82 -1,95 -2,36
22 -0,79 -0,81 -0,98 -1,11 -1,31 -1,46 -1,59 -1,95
23 -0,47 -0,50 -0,66 -0,78 -0,95 -1,09 -1,20 -1,55
24 -0,15 -0,19 -0,33 -0,44 -0,61 -0,73 -0,83 -1,14
25 0,17 0,12 -0,01 -0,11 -0,26 -0,37 -0,46 -0,74
26 0,49 0,43 0,31 0,23 0,09 0,00 -0,08 -0,33
27 0,81 0,74 0,64 0,56 0,45 0,36 0,29 0,08
28 1,12 1,05 0,95 0,90 0,80 0,73 0,67 0,48
1,00 0,155 20 - 0,85 -0,87 -1,02 -1,13 - 1,29 -1,41 -1,51 -1,81
21 -0,57 -0,60 -0,74 -0,84 - 0,99 - 1,11 -1,19 -1,47
22 -0,30 -0,33 -0,46 -0,55 -0,69 -0,80 -0,88 -1,13
' 23 -0,02 -0,07 -0,18 -0,27 -0,39 -0,49 -0,56 -0,79
24 0,26 0,20 0,10 0,02 -0,09 -0,18 -0,25 -0,46
25 0,53 0,48 0,38 0,31 0,21 0,13 0,07 -0,12
26 0,81 0,75 0,66 0,60 0,51 0,43 0,39 0,22
27 1,08 1,02 0,95 0,89 0,81 0,75 0,71 0,56
1.25 0,194 16 -1,37 -1,37 -1,51 -1,62 -1,78 -1,89 -1,98 -2,26
18 -0,89 -0,91 -1,04 -1,14 - 1,28 -1,38 -1,46 -1,70
20 -0,42 - 0,46 -0,57 -0,65 -0,77 -0,86 -0,93 -1,14
22 0,07 0,02 -0,07 -0,14 -0,25 -0,32 -0,38 -0,56
24 0,56 0,50 0,43 0,37 0,28 0,22 0,17 0,02
26 1,04 0,99 0,93 0,88 0,81 0,76 0,72 0,61
28 1,53 1,48 1,43 1,40 1,34 1,31 1,28 1,19
30 2,01 1,97 1,93 1,91 1,88 1,85 1,83 1,77
1,50 0,233 14 -1,36 -1,36 -1,49 -1,59 -1,72 -1,82 -1,89 -2,12
16 -0,54 -0,95 -1,07 -1,15 -1,27 -1,36 -1,43 -1,63
18 -0,52 -0,54 -0,64 -0,72 -0,82 -0,90 -0,96 -1,14
20 -0,09 -0,13 -0,22 -0,28 -0,37 -0,44 -0,49 -0,65
22 0,35 0,30 0,23 0,18 0,10 0,04 0,00 -0,14

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


35
CONFORT THERMIQUE

24 0,79 0,74 0.68 0.63 0.57 0.52 0.49 0.37


26 1,23 1.18 1,13 1,09 1.04 1,01 0.98 0.89
26 1,67 1,62 1,58 1,56 1.52 1,49 1,47 1,40
Tableau 3b : Détermination du PMV pour un métabolisme de 69,6 W/m² 50 % H.R.
Tempé-
Vitesse relative
Vêtement rature
m/s
opérative
clo M2.° C/W °C < 0,10 0,10 0,15 0,20 0,30 0,40 0,50 1,00
0 0 25 -1,33 - 1,33 1,59- 1,92
26 -0,83 - 0,83 - 1,11 - 1,40
27 -0,33 -0,33 -0,63 -0,88
28 0,15 0,12 -0,14 -0,36
29 0,63 0,56 0,35 0,17
30 1,10 1,01 0,84 0,69
31 1,57 1,47 1,34 1,24
32 2,03 1,53 1,85 1,78
0.25 0,039 23 -1,18 -1,18 -1,39 -1,61 -1,97 -2,25
24 -0,79 -0,79 -1,02 -1,22 -1,54 -1,83 -2,01
25 -0,42 -0,42 -0,64 -0,83 -1,11 -1,34 -1,54 -2,21
26 -0,04 -0,07 -0,27 -0,43 - 0,69 -0,89 -1,01 - 1,65
27 0,33 0,29 0,11 -0,03 -0,25 -0,43 -0,58 -1,09
23 0,71 0,64 0,49 0,37 0,18 0,03 -0,10 - 0,54
29 1,07 0,99 0,87 0,77 0,61 0,49 0,39 0,02
30 1,43 1,35 1,25 1,17 1,05 0,85 0,87 0,58
0,50 0,078 18 -2,01 -2,01 -2,17 -2,38 -2,70
20 -1,41 -1,41 -1,58 -1,76 -2,04 -2,25 -2,42
22 -0,79 -0,79 -0,57 -1,13 - 1,36 - 1,54 -1,69 - 2,17
24 -0,17 -0,20 -0,35 -0,48 -0,63 -0,53 -0,95 -1,35
26 0,44 0,39 0,26 0,16 -0,01 -0,11 -0,21 -0,52
28 1,05 0,98 0,88 0,61 0,70 0,61 0,54 -0,31
30 1,64 1,57 1,51 1,46 1,39 1,33 1,29 1,14
32 2,25 2,20 2,17 2,15 2,11 2,09 2,07 1,99
0,75 0,116 16 - 1,77 - 1,77 -1,91 -2,07 -2,31 -2,49 - -
18 -1,27 -1,27 -1,42 - 1,56 -1,77 -1,93 -2,05 - 2,45
20 -0,77 -0,77 -0,92 -1,04 - 1,23 - 1,36 -1,47 - 1,82
22 -0,25 -0,27 -0,40 -0,51 - 0,66 -0,78 -0,87 - 1,17
24 0,27 0,23 0,12 0,03 -0,10 -0,19 -0,27 -0,51
26 0,78 0,73 0,64 0,57 0,47 0,40 0,34 0,14
28 1,29 1,23 1,17 1,12 1,04 0,99 0,94 0,80
39 1,80 1,74 1,70 1,67 1,62 1,58 1,55 1,46
1,00 ,0,155 16 -1,18 -1,18 -1,31 -1,43 -1,59 -1,72 -1,82 -2,12
18 -0,75 -0,75 -0,88 -0,98 -1,13 -1,24 -1,33 -1,59
20 -0,32 -0,33 -0,45 -0,54 -0,67 -0,76 -0,83 -1,07
22 0,13 0,10 0,00 -0,07 -0,18 -0,26 -0,32 -0,52
24 0,58 0,54 0,46 0,40 0,31 0,24 0,19 0,02
26 1,03 0,98 0,51 0,86 0,79 0,74 0,70 0,57
28 1,47 1,42 1,37 1,34 1,23 1,24 1,21 1,12
30 1,97 1,86 1,63 1,81 1,78 1,75 1,73 1,67
1,25 0,194 14 -1,12 - 1,12 - 1,24 -1,34 - 1,48 -1,58 -1,66 -1,90
16 -0,74 -0,75 -0,86 -0,95 -1,07 -1,16 -1,23 -1,45
18 -0,36 -0,38 -0,48 -0,55 -0,66 -0,74 -0,81 -1,00
20 0,02 -0,01 -0,10 -0,16 -0,26 -0,33 -0,38 -0,55
22 0,42 0,38 0,31 0,25 0,17 0,11 0,07 -O,03
24 0,81 0,77 0,71 0,66 0,60 0,55 0,51 0,39
26 1,21 1,16 1,11 1,08 1,03 0,99 0,96 0,87
28 1,60 1,56 1,52 1,50 1,46 1,43 1,41 1,34
1,50 0,233 12 -1,09 -1,09 -1,19 -1,27 -1,39 -1,48 -1,55 -1,75
14 -0,75 -0,75 -0,85 -0,93 -1,03 -1,11 -1,17 -1,35
16 -0,41 -0,42 -0,51 - 0,59 -0,67 -0,74 -0,79 -0,96

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


36
CONFORT THERMIQUE

18 -0,06 -0,09 -0,17 -0,22 -0,31 -0,37 -0,42 -0,56


20 0,23 0,25 0,18 0,13 0,05 0,00 -0,04 0,16
22 0,63 0,60 0,54 0,50 0,44 0,39 0,36 0,25
24 0,99 0,95 0,91 0,87 0,82 0,78 0,76 0,67
26 1,35 1,31 1,27 1,24 1,20 1,18 1,15 1,09

Tableau 3c : Détermination du PMV pour un métabolisme de 81,2 W/m³ a 50 % H.R.

Tempé- Vitesse relative


Vêtement rature m/s
opérative
clo m2,° C/W °C < 0,10 0,10 0,15 0,20 0,30 0,40 0,50 1,00
0 0 24 -1,14 -1,14 -1,35 -1,65
25 -0,72 -0,72 -0,95 - 1,21
26 -0,30 -0,30 -0,54 -0,78
27 0,11 0,11 -0,14 -0,34
28 0,52 0,48 0,27 0,10
29 0,92 0,25 0,69 0,54
30 1,31 1,23 1,10 0,99
31 1,71 1,62 1,52 1,45
0,25 0,039 22 -0,95 -0,95 -1,12 -1,33 -1,64 -1,93 -2,11
23 -0,63 -0,63 -0,81 -0,99 -1,28 -1,51 -1,71 -2,38
24 -0,31 -0,31 -0,50 -0,66 -0,92 -1,13 -1,31 -1,91
25 0,01 0,00 -0,18 -0,33 -0,56 -0,75 -0,90 -1,45
26 0,33 0,30 0,14 0,01 -0,20 -0,36 -0,50 -0,98
27 0,64 0,59 0,45 0,34 0,16 0,02 -0,10 -0,51
28 0,95 0,89 0,77 0,68 0,53 0,41 0,31 -0,04
29 1,26 1,19 1,09 1,02 0,89 0,80 0,72 0,43
0,50 0,078 18 -1,36 -1,36 -1,49 -1,66 -1,93 -2,12 -2,29 -
20 -0,85 -0,65 -1,00 -1,14 -1,37 -1,54 -1,68 -2,15
22 -0,33 -0,33 -0,48 -0,61 -0,80 -0,95 -1,05 -1,46
24 0,19 0,17 0,04 -0,07 -0,22 -0,34 -0,44 -0,76
26 0,71 0,66 0,56 0,48 0,35 0,26 0,16 -0,07
28 1,22 1,16 1,09 1,03 0,94 0,87 0,81 0,63
30 1,72 1,66 1,62 1,58 1,52 1,48 1,44 1,33
32 2,23 2,15 2,17 2,16 2,13 2,11 2,10 2,05
0,75 0,116 is -1,17 -1,17 -1,29 -1,42 -1,6 -1,77 -1,88 -2,25
18 -0,75 -0,75 -0,67 -0,99 -1,16 -1,29 -1,39 -1,72
20 -0,33 -0,33 -0,45 -0,55 -0,70 -0,62 -0,51 -1,19
22 0,11 0,09 -0,02 -0,10 -0,23 -0,32 -0,40 -0,64
24 0,55 0,51 0,42 0,35 0,25 0,17 0,11 -0,09
26 0,98 0,94 0,67 0,81 0,73 0,67 0,62 0,47
28 1,41 1,36 1,31 1,27 1,21 1,17 1,13 1,02
30 1,84 1,79 1,76 1,73 1,70 1,67 1,65 1,58
1,00 0,155 14 -1,05 -1,05 -1,16 -1,26 -1,42 -1,53 -1,62 -1,91
16 -0,69 -0,69 -0,80 -0,89 -1,03 -1,13 -1,21 -1,46
18 -0,32 -0,32 -0,43 -0,52 -0,64 -0,73 -0,80 -1,02
20 0,04 0,03 -0,07 -0,14 -0,25 -0,32 -0,38 -0,58
22 0,42 0,39 0,31 0,25 0,16 0,10 0,05 -0,12
24 0,80 0,76 0,70 0,65 0,57 0,52 0,48 0,35
26 1,18 1,13 1,08 1,04 0,99 0,95 0,91 0,81
28 1,55 1,51 1,47 1,44 1,40 1,37 1,35 1,27
1,25 0,194 12 -0,97 -0,57 -1,06 -1,15 -1,28 -1,37 - 1,45 -1,67
14 -0,65 -0,65 -0,75 -0,82 -0,94 -1,02 -1,09 -1,29
16 -o,33 -0,33 -0,43 -0,50 -0,60 -0,67 -0,73 -0,91
18 -0,01 -0,02 -0,10 -0,17 -0,26 -0,32 -0,37 -0,53
20 0,32 0,29 0,22 0,17 0,09 0,03 -0,01 -0,15
22 0,65 0,62 0,56 0,52 0,45 0,40 0,36 0,25
24 0,99 0,95 0,90 0,87 0,81 0,77 0,74 0,65

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


37
CONFORT THERMIQUE

26 1,32 1,28 1,25 1,22 1,18 1,14 1,12 1,05


1,50 0,233 10 -0,91 -0,91 -1,00 -1,08 - 1,18 -1,26 -1,32 -1,51
12 -0,63 -0,63 -0,71 -0,78 -0,88 -0,95 - 1,01 -1,17
14 -0,34 -0,34 -0,43 -0,49 -0,58 - 0,64 -0,69 0,84
16 -0,05 -0,06 -0,14 -0,19 -0,27 -0,33 -0,37 -0,50
18 0,24 0,22 0,15 0,11 0,04 -0,01 -0,05 -0,17
20 0,53 0,50 0,45 0,40 0,34 0,30 0,27 0,17
22 0,83 0,80 0,75 0,72 0,67 0,63 0,60 0,52
24 1,13 1,10 1,06 1,03 0,99 0,46 0,94 0,87

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


38
CONFORT THERMIQUE

2.6. Pourcentage prévisible d’insatisfaits (PPD) et pourcentage d’insatisfaits à ne


pas dépasser

2.6.1. Pourcentage prévisible d’insatisfaits PPD


Dans sa théorie [1], Fanger propose, sur base de la figure 2, de considérer
comme insatisfaites toutes les personnes dont l’avis à propos du niveau de
confort ressenti tombent en dehors de la zone centrale entre -2 en +2.

C’est ainsi que pour la situation où le LOAD est égal à zéro (voir figure 2), on
constate encore que2,5% environ des sujets d’expérience ressentent cette si-
tuation comme trop fraîche alors que, par ailleurs, 2,5 % des sujets
d’expérience ressentent cette même situation comme trop chaude.
Au total, on obtient donc pour L = 0 encore 5% d’insatisfaits.

En examinant le pourcentage d’insatisfaits pour chaque Load, on peut ainsi


établir une relation entre le PMV et le pourcentage prévisible d’insatisfaits
(PPD).

Cette relation est reproduite schématiquement à la figure 3.

Exemple :
Dans l’exemple précédent, nous avions trouvé dans le tableau 1 pour M = 58
W/m², Icl = 0,155 (m²K/W),
Θ rs = 20° C et v = 0,15 m/s un PMV = -1,02

Dans la figure 3, nous pouvons voir que cette situation fera environ 28%
d’insatisfaits.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


39
CONFORT THERMIQUE

2.6.2. Pourcentage prévisible d’insatisfaits à ne pas dépasser

D’une manière générale, on admet qu’une situation est encore acceptable si


le PPD ≤ 10 %.
La figure 3 nous apprend que pour arriver à cela, le PMV doit si situer entre –
0,5 ≤ PMV ≤ +0,5.

3. CRITÈRE PRATIQUE SIMPLIFIE PUR L’ÉVALUATION DU CONFORT THERMIQUE GLOBAL


EN UN POINT

3.1. Introduction

Nous avons vu au chapitre 1 que le confort thermique en un point dépend


d’un très grand nombre de paramètres, à savoir : M, Icl , θa, θRm, Pa, v.
Toutes ces grandeurs doivent être connues si l’on veut définir le vote moyen
(Predicted Mean Vote – PMV) ou le pourcentage des insatisfaits (Predicted
Percentage of Dissatisfied – PPD).
Dans un grand nombre de cas pratiques, la valeur de certains de ces para-
mètres est préalablement connue ou peu changeante. Dans ces cas-là, on
peut dès lors proposer un critère pratique simplifié pour évaluer le confort
thermique global en un point, à savoir la température résultante sèche θrs.

3.2. Température résultante sèche rs


Θ
Dans des locaux (pièces de travail et pièces de séjour), où

- des personnes normalement vêtues


- pratiquent une activité très légère
- la vitesse de l’air v ≤ 0,1 m/s
- l’humidité relative est comprise entre 30 et 70 %

on peut définir le confort thermique global en un point au moyen de la tem-


pérature résultante sèche :
Θ rs

Θ a + Θ Rm
Θ rs =
2 °C (28)


Θ a : la température de l’air en ce point (°C)
Θ Rm : la température moyenne de rayonnement de toutes les
parois environnantes vues à partir de ce point (°C)

Preuve :

1° Soit une personne qui se trouve dans un environnement 01 (fig. 4) caracté-


risé par θRm et θa

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


40
CONFORT THERMIQUE

Figure 4

La température superficielle du corps vêtu est θcl. Lorsqu’une situation de


confort est atteinte cet environnement, nous obtenons alors au moyen de
l’expression (11) :

H – Ed – Es – Ere – L = R + C (W/m²) (11)

Et au moyen de (15) et (16), nous pouvons récrire l’expression précédente


sous la forme suivante

H – Ed – Es – Ere – L = 3,92 fcl ( Θcl − ΘRm ) + fcl x hc ( Θcl − Θa ) (W/m²)

Si on applique cette formule sur toute la surface du corps ADU, on obtient :

ADU(H – Ed – Es – Ere – L) = 3,92 ADU . fcl ( Θcl − ΘRm ) + ADU . fcl x hc ( Θcl − Θa ) (W)

Si nous admettons qu’il s ‘agit d’un adulte (ADU = 1,8 m2), habillé normale-
ment(fcl =1,15) et que le déplacement d’air est pratiquement imperceptible(v
= 0,12 m/s -hc = 4,2 W/(m²K) - (18a)), l’expression précédente devient alors :

ADU(H – Ed – Es – Ere – L) = 8,1( Θcl − ΘRm ) + 8,7( Θcl − Θa ) (W) (29)

2° Plaçons maintenant la même personne (tenue vestimentaire et activité


identiques) dans un environnement de référence Or (fig. 5) dont les dimen-
sions sont identiques à celles de O1 mais où θ'a est toujours égale à θ'Rm.
Nous avons docn pour l’environnement Or : θ'a = θ'Rm = θx Pour que règne,
dans cet environnement, le même confort que dans l’environnement O1, il
faut que :

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


41
CONFORT THERMIQUE

Fig. 5

ADU(H – Ed – Es – Ere – L) = 8,1( Θcl − Θx ) + 8,7( Θcl − Θx ) (W) (30)

3° En établissant l’égalité entre (29) et (30), on obtient :

8,1 8,7
Θx = Θ Rm + Θa
8,1 + 8,7 8,1 + 8,7

Θ x = 0,48Θ Rm + 0,52Θ a (31)

ou approximativement
Θ Rm + Θ a
Θx =
2 (31a)
Soit défini explicitement : la température de confort θx de l’environnement
de référence où règne le même confort que dans O1, est égale à la
moyenne arithmétique de la température de l’air θa et de la température
moyenne de rayonnement θRm de l’environnement 01

4° La température opérative θo
Dans [2] la température θo est définie comme la température uniforme
d’une enceinte rayonnante noire dans laquelle un occupant échangerait
la même quantité de chaleur par rayonnement et convection que dans
l’ambiance non uniforme réelle.

Dans la plupart des cas pratiques où la vitesse relative de l’air est faible (v
< 0,2 m/s), et où la différence entre la température moyenne de rayon-
nement et la température de l’air est faible (< 4 K), la température opéra-
tive peut être calculée avec une approximation suffisante comme la va-
leur moyenne de la température de l’air et de la température moyenne
de rayonnement ç.-à-d. que :

Θ Rm + Θ a
Θo =
2 °C

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


42
CONFORT THERMIQUE

La température opérative n’est dans ces cas-là rien d’autre que la tempé-
rature résultante sèche. Si une plus grande précision est requise, on peut
alors calculer la température opérative au moyen de la formule :

Θ o = A Θa + (1 − A) ΘRm °C (32)

Où les valeurs suivantes doivent être complétées pour A

v m/s < 0,2 0,2 à 0,6 0,6 à 1,0


A 0,5 0,6 0,7

Conclusion : Sur base des hypothèses que nous avons annoncées (§ 2.2)
concernant la vitesse de l’air (v < 0,1 m/s) , nous pouvons conclure que la
température opérative
Θ 0 est égale à la température résultante sèche
Θ rs dans la majorité des cas pratiques traité au chapitre 2.

3.3. Mesure de la température résultante sèche

3.3.1. Température d’équilibre d’une sphère creuse


Si nous plaçons l’élément d’un thermomètre au centre d’une sphère creuse à
paroi mince et que nous suspendons l’ensemble dans une pièce intérieure, le
thermomètre indiquera au bout d’un certain temps une température
d’équilibre θsf

Cette température est le résultat d’échanges de chaleur entre la sphère et


l’environnement. Supposons que la sphère capte par convection une cer-
taine quantité de la chaleur de l’air du local ; cette quantité de chaleur cap-
tée par unité de temps peut alors être définie au moyen de la formule sui-
vante :

Θ a − Θ sf
Hc . Asf ( ) W

Dans cette hypothèse (si la sphère capte de la chaleur par convection), la


sphère cèdera une certaine quantité identique de chaleur par rayonnement
aux parois environnantes.
La quantité de chaleur perdue par rayonnement est, par unité de temps,
égale à :

Θ sf − Θ Rm
Hr . Asf ( ) W

En établissant l’égalité entre les deux flux de chaleur, on obtient l’expression


Θ sf
de la température d’équilibre :

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


43
CONFORT THERMIQUE

hc hr
Θ sf = . Θa + . Θ Rm
hc + hr hc + hr °C (33)

3.3.2. Valeurs de hr et hc d’une sphère creuse [5]

1° Valeur de hr
L’émission de chaleur par rayonnement d’un corps de petite taille (Asf, εsf,
θsf) qui se trouve totalement encerclé par un environnement beaucoup
plus grand(A2, ε2, θRm) est donné par la relation :

Φ sf → 2 = ε sf x σ x Ft x Asf . (Θ sf − Θ Rm )
W (34)

Où - εsf : le facteur d’émissivité de la sphère


- σ : la constante de Boltzmann
σ = 5,67 W/(m²K4)
- Ft : le facteur de température

Tsf 4 T
( ) − ( 2 )4
Ft = 100 100
Θ sf − Θ 2

Si nous admettons approximativement que Ft ≈ 1 et que εsf = 0,97


et avec σ = 5,67 W/(m²K4), l’expression précédente peut être récrite
comme suit :

Φ sf → 2 = 0,97 x 5,67 x 1 Asf . (Θ sf − Θ Rm )

Φ sf → 2 = 5,5 Asf . (Θ sf − Θ Rm )
(35)

Conclusion : le coefficient d’échange thermique par rayonnement Hr


entre la sphère et l’environnement est donc égal à :

Hr ≈ 5,5 W/m²K (36)

2° Valeur de hc
La convection de l’air autour d’une sphère est décrite par la relation
suivante :

Nu = 0,32 (Re)0,6 (où Nu représente le nombre de Nussult)

Et pour des valeurs Re comprises entre 10² < Re < 105, cette relation
devient :

hc d d .γ .v
= 0,32 ( ) 0,6
λ η

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


44
CONFORT THERMIQUE

Où :
d : le diamètre de la sphère en m
λ : la conductivité thermique de l’air autour de la sphère (W/mK)
γ : la masse volumique de l’air (kg/m3)
ν : la vitesse relative de l’air par rapport à la sphère (m/s) ,

L’expression précédente nous permet alors d’obtenir

0,32 λ .γ 0, 6 . v 0, 6 W
hc =
DK 0, 4 .η 0,6 m² K (37)

Le tableau 4 donne les caractéristiques de l’air à la pression atmosphé-


rique

Tableau 4: Caractéristiques de l’air sec (101.396 N/m2)


θa γ CP λ η
Visc. Dyn. ν m2/s
°C kg/m J/kg K W/mK kg/ms
-50 1,534 1004,6 0,0206 1,47 x 10-5 0,955 x 10-5
0 1,293 1004,6 0,0243 1,72 x 10-5 1,33 x 10-5
20 1,2045 1004,6 0,0257 1,82 x 10-5 1,511 x 10-5
40 1,I267 1008,8 0,0271 1,91 x 10-5 1,697 x 10-5
60 1,059 1008,8 0,0285 2,00 x 10-5 1,89 x 10-5

Lorsque nous calculons les valeurs de hc au moyen de la formule (37)


et pour un air sec dont la température θa = 20° C nous obtenons :

v 0, 6 W
hc = 6,42
d 0, 4 m² K (37a)

3.3.3. Valeurs hr (hr + hc)-1 et diamètre du thermomètre résultant


La figure 6 donne une représentation graphique de la valeur de hr (hr+ hc)-1 en
fonction du diamètre de la sphère et de la vitesse de l’air ν (m/s)

Puisque nous avons trouvé que pour le corps humain (dans les conditions dé-
finies ci-dessus), le température de confort est donnée par la forme (31)

Θ x = 0,48 Θ Rm + 0,52 Θ a (31)

nous pouvons déduire de la figure 6 que pur hr (hr+ hc)-1= 0,48 et que pour des
vitesses de l’air ν = 0,1 m/s, un thermomètre résultant avec un diamètre

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


45
CONFORT THERMIQUE

d’environ 4 cm (soit le diamètre d’une balle de ping-pong) indiquera la


même température d’équilibre.

Fig
6

Remarques :

1° Lorsqu’il a analysé un grand nombre de résultants de mesure relatifs


aux sensations humaine éprouvées dans un environnement de convec-
tion naturelle de l’air, Humphreys [5] a découvert que la valeur
moyenne pour le corps humain était égale à :
hr (hr + hc ) −1 = 0,46
et ce, pour des vitesses de l’air qui se situent pour la plupart entre 0,1
en 0,15 m/s.

2° Jusqu'à présent, on a généralement utilisé un thermomètre résultant


d’un diamètre de 9 cm. La figure 6 nous montre que pour un tel diamè-
tre et toujours dans le cas de vitesses d’air très faibles (ν = 0,1 m/s), on a
toujours accordé une trop grande importance aux échanges par
rayonnement.

3° Pratiquement tous les manuels précisent que la sphère creuse utilisée


pour mesurer la température résultante sèche doit être « noire » dans le
but d’absorber le mieux possible tout le rayonnement infra-rouge de
grande longueur d’ondes. En fait, une surface de couleur blanche pos-
sède également cette caractéristique. Une surface de couleur blan-
che (balle de ping-pong blanche) a toutefois pour avantage d’être
beaucoup moins sensible aux rayons de lumière directs (brusque appa-
rition du soleil).

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


46
CONFORT THERMIQUE

4. PARAMETRES D’INCORFORT THERMIQUE LOCALISE

4.1. Position du problème

Lorsque tous les paramètres climatiques déterminants mesurés en un point sa-


tisfont à l’équation de confort, on peut dire qu’il règne en ce point une situa-
tion de confort. On peut toutefois difficilement réduire le corps humain à un
point. Même lorsque le centre du corps humain se trouve dans une situation
de confort (à 0,75 m au-dessus du sol pour une personne assise par exemple),
des plaintes peuvent encore être formulées à la suite :

- d’un plafond trop chaud (pour la tête),


- d’un plancher trop froid ou trop chaud (pour les pieds),
- de différences de température trop élevées entre les pieds et la tête,
- de rayonnement asymétriques,
- de vitesse de l’air localement élevées.

Dans le présent chapitre, nous examinerons plus en détail ces paramètres lo-
calisés qui influencent le confort thermique.

4.2. Température maximale des plafonds rayonnants

4.2.1. Pour éviter la sensation inconfortable d’avoir trop chaud à la tête avec
un chauffage rayonnant par le plafond, il faut que la température de ce pla-
fond soit maintenue au-dessous d’une certaine valeur. Cette température
maximale dépend du facteur forme entre la tête (considéré comme une pe-
tite boule) et le panneau rayonnant. Suivant Chrenko [6], la température
moyenne d’un plafond rayonnant à atteindre durant la plus grande partie de
la saison de chauffe, doit avoir une valeur inférieure aux valeurs indiquées
dans le tableau 5 et ce, en fonction du facteur de forme Fϕ entre la tête et le
plafond

Θ pl
Tableau 5: Température maximale pour un plafond °C
FФ 0,06 0,08 0,1 0,12 0,14 0,16 0,18 0,20 0,22 0,24 0,26 0,28 0,30

Θ pl 50 43 38 35,2 33 31,3 30 28,6 27,5 26,8 26 25,8 25,2

Remarque :
Les valeurs de θpl qui sont indiquées dans le tableau ci-dessus ne sont pas
les températures maximales qui règneront uniquement lorsque la tempéra-
ture extérieure sera égale à la température extérieure de base ; Ces va-
leurs de θpl sont les températures qui ne peuvent être dépassées durant la
plus grande partie de la saison de chauffe.
La température maximale absolue d’un plafond rayonnant atteinte uni-
quement lorsque les déperditions calorifiques du bâtiment sont maximal
(θpl-max), est donné par la relation :

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


47
CONFORT THERMIQUE

Θ pl − Θ i
Θ pl − max − Θ i ≤
0,60 (38)

Où θi est la température de confort souhaitée et θpl la température du pla-


fond indiquée dans le tableau 5.

4.2.2. Détermination du facteur Fφ entre une petite boule et une surface


Soit un plafond rayonnant dont les dimensions sont les suivants : longueur =
2a(m) et largeur = 2b(m). La position la plus défavorable de la tête du corps
humain en cas de surchauffe est celle où la tête se trouve à une distance de
h(m) juste au-dessous du point central du plafond (fig. 7)

L’on peut donc définir le facteur forme Fϕ entre la tête et un quart du plafond
rayonnant. Le tableau 6 donne les informations nécessaires pour Fϕ en fonc-
tion des rapports a/h et b/h.

Tableau 6: Valeurs de Fϕ entre une petite boule et une surface a x b

b/h 0,1 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,5 2 5 10


0,2 0,002 0,003 0,006 0,008 0,1 0,012 0,013 0,014 0,015 0,016
0,5 0,0035 0,007 0,0135 0,018 0,023 0,025 0,03 0,033 0,035 0,037
1 0,0055 0,012 0,022 0,03 0,037 0,042 0,05 0,055 0,06 0,063
2 0,07 0,019 0,027 0,038 0,047 0,054 0,067 0,074 0,085 0,089
5 0,008 0,0151 0,0298 0,0425 0,053 0,062 0,076 0,085 0,103 0,107
8 0,008 0,0151 0,3 0,0427 0,0536 0,0624 0,077 0,087 0,107 0,112

Exemple : Une chambre de 6 m de long et de 4 m de large à une hauteur


de 2,7 m. On admet généralement que des adultes en position assise ont
leur tête à 1,2 m du sol.
La position la plus défavorable est donc celle du milieu de la pièce.

Les valeurs de a, b et h sont ici :

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


48
CONFORT THERMIQUE

a = 6/2 = 3 m
b = 4/2 = 2 m
h = 2,7 - 1,2 = 1,5 m

Nous obtenons donc :

b/h = 211,5 = 1,33


a/h = 3/1,5 = 2

Le tableau 6 nous donne le facteur forme entre la tête (au centre et à 1,5
m au-dessous du plafond) et un quart du plafond.

Pour un a/h = 2 en b/h = 1 is F'ϕ = 0,055


a/h = 2 en b/h = 2 is F'ϕ = 0,074

On obtient ainsi par interpolation

Pour a/h = 2 en b/h = 1,33 = F'ϕ = O,061


Nous obtenons par conséquent pour toute la surface du plafond :
Fφ = 4 F’φ = 4 x 0,061 = 0,244
Fφ = 0,244

Nous voyons dans le tableau 5 que pour un facteur forme de Fϕ = 0,244,


ma température du plafond doit être limitée la plus grande partie du
temps à :

Θ pl = 26,5°C

Pour une température de confort θi = 20° C, on obtient alors pour le pla-


fond au moyen de la formule (38) et pour des conditions extérieures de
base, une température de calcul maximale de :

26,5 − 20
Θ max
pl − 20 ≤
0,6
of
Θ max
pl ≤ 30,9° C

4.3. Température du plancher

4.3.1. Paramètres qui déterminent le confort du pied


Les pertes de chaleur du pied vers le plancher et par conséquent, le senti-
ment de confort ou d’inconfort que ressent une personne qui se trouve pour
le reste dans une situation de confort (confort global), dépendent :
- de la température superficielle du plancher
- de la nature du plancher ou du revêtement de sol donné par le coefficient
de pénétration de chaleur ou le coefficient de contact b = √ λcγ in
J/(m² Ks1/2 )
- des caractéristiques thermiques (résistance et capacité des éventuelles
chaussures et chaussettes)

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


49
CONFORT THERMIQUE

- la durée pendant laquelle le pied reste en contact avec la même partie


du plancher (temps d’immobilisation).

A l’heure actuelle, il est impossible de déterminer ou de définir l’influence


exacte de chacun de ces paramètres.

Nous donnons ci-après quelques données ou directives partielles.

4.3.2. Confort du pied nu


1° Il paraît logique de dire que pour le pied nu et un temps d’immobilisation
extrêmement court (personne qui marche ou qui court, par exemple), la
nature du sol n’a pas d’importance et que le confort dépendra unique-
ment de la température du plancher.

2° Si le temps d’immobilisation augmente (s’il s’étend par exemple au-delà


d’une minute), le confort dépendra de la nature et de la température du
plancher.

En effet, dans ce cas, le pied transmettra de la chaleur à la partie du sol


qui se situe exactement sous lui. Si le plancher a un faible coefficient de
contact b (voir tableau 7), la chaleur qui se dégage du pied va réchauffer
la surface du sol sous le pied, ce qui entraînera une augmentation de la
température du sol à cet endroit.

Lorsqu’il s’agit de sols dont le coefficient de contact est élevé (par exem-
ple : acier ou béton), la chaleur que le pied dégage se diffuse dans tout le
sol si bien que la température de contact entre le sol et le pied
n’augmentera que faiblement.

Le tableau suivant (tableau 7) donne pour quelques matériaux les coeffi-


cient de contact b et également les limites de température théoriques in-
férieures et supérieures qui définissent un situation de confort pour le pied
nu même dans le cas d’un contact de longue durée (temps
d’immobilisation prolongé). Ces valeurs théoriques ont été calculées par
Fanger [1] ; elles supposent que les différents matériaux ont une épaisseur
suffisante.

Tableau 7: Limites de confort pour le pied nu


b=√λcγ Limites de confort °C
Matériau
J/m² °C s 1/2
Min. Max.
Acier 12 528 29 32
Béton 1 740 27 34
Linoleum-
626 24 35
Caoutchouc
Bois 487 22 35
Bois résineux 278 17 39
Liège 139 5 42

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


50
CONFORT THERMIQUE

4.3.3. Confort du pied vêtu


1° L’utilisation de chaussettes et de chaussures permet d’augmenter non seu-
lement la résistance thermique entre le pied et le plancher mais aussi la
capacité thermique. On peut donc dire que l’effet de la nature du sol sera
perceptible uniquement lorsque le temps d’immobilisation est suffisam-
ment long.

W. Frank [7] en arrivait donc à la conclusion qu’une personne dont les


pieds sont vêtus de chaussettes normales et protégés par des chaussures
relativement lourdes (épaisseur de la semelle 9mm + fluxmètre incorporé),
ne percevra pratiquement aucune différence entre un plancher en béton
et un plancher en bois et que dans ce cas, seule la température du plan-
cher est déterminante pour le confort (pour des temps d’immobilisation in-
férieurs à 10 minutes).

Il paraît néanmoins logique d’admettre que lorsque le pied est plus légè-
rement vêtu ou que le temps d’immobilisation se prolonge, le matériau
constitutif du plancher aura à nouveau une influence significative.

2° Suivant Rietschell-Raiss [8], les contacts prolongés entre le pied vêtu de


chaussures et de chaussettes et le plancher nécessitent des températures
au niveau du plancher situées entre

170 à I80 < θsol= < 250 C

Des températures de 28°C et 30°C seraient encore acceptables mais alors


seulement dans les cas où le temps d’immobilisation est court (lieux de
passage ou couloirs). Ces valeurs plus élevées (28°C à 30°C) peuvent être
également admises comme températures maximales autorisées pour un
système de chauffage par le sol. En effet ces températures maximales ne
devront être requises que pendant quelques jours par an, soit quand les
conditions extérieures correspondent aux conditions utilisées par le calcul
des déperditions.

Remarque :
Chaque fois que des enfants de très bas âge sont susceptibles de jouer ou
ramper directement sur le plancher, il faut bien évidemment tenir compte
non seulement de la température du plancher mais certainement aussi de
la nature de la surface du sol.

3° Température de plancher et % d’insatisfaits

La figure 8 empruntée [9] donne le pourcentage d’insatisfaits en fonction


de la température du sol pour des personnes avec chaussures légères.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


51
CONFORT THERMIQUE

4.4. Gradients verticaux de la température de l’air

La figure 9 tirée du même ouvrage donne le pourcentage d’insatisfaits en


fonction de la différence de température (température de l’air) entre les
chevilles (0,1m) et la tête (1,1m) d’une personne assise.

4.5. Asymétrie de la température de rayonnement

L’asymétrie de la température de rayonnement peut être définie comme la


différence de température entre 2 surfaces parallèles, thermiquement isolées

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


52
CONFORT THERMIQUE

l’une de l’autre, d’un élément de mesure exposé au rayonnement de deux


surfaces ou espaces opposées.
Les figures 10 et 11 donnent le pourcentage d’insatisfaits en fonction de
l’asymétrie de la température de rayonnement et ce, dans le cas d’un pla-
fond rayonnant et d’une surface vitrée froide. [9].

Fig. 10

Fig. 11

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


53
CONFORT THERMIQUE

4.6. Phénomènes de courant d’air

1° Il est certain que des vitesses d’air moyennes trop élevées peuvent don-
ner lieu à des plaintes d’inconfort chaque fois que la température de l’air
est faible. La figure12 [9] donne le pourcentage d’insatisfaits pour 3 tem-
pératures de l’air différentes et ce, en fonction de la vitesse moyenne de
l’air.

Fig. 12

2° Les courants d’air et les plaintes qu’ils suscitent ne sont pas uniquement
déterminés par la vitesse moyenne de l’air et la température de l’air. Des
recherches récentes [10] ont également souligné l’importance de l’effet
des turbulences de l’air.

La figure 13 reproduit un enregistrement des variations de la vitesse mo-


mentanée
de l’air

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


54
CONFORT THERMIQUE

fig. 13

Dans ce cas, la vitesse moyenne de l’air (sur 26s) était égale à :


v = 0,16 m/s

L’écart type S.Dν s’élevait à


SDv = 0,05 m/s

Les auteurs ont donc défini l’intensité de turbulence comme suit


[ SDv ]
Tu = .100 %
v (39)
soit dans l’exemple en question
0,05
Tu = .100 % = 31 %
0,16

Sur base de nombreux essais, ils proposent la formule suivante pour définir
le pourcentage d’insatisfaits pour cause de courants d’air.

P.D = (34 − Θ a ) (v − 0,05) 0, 62 . (0,37 v .Tu + 3,14) %


(40)

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


55
CONFORT THERMIQUE

Remarque :

- Dans (40), θa est la température de l’air


* Si ν < 0,05 m/s alors ν dans la formule (40) doit être prise égale à ν =
0,05 m/s
* Si PD > 100 % alors PD doit être maintenu égal à 100 %
- Les résultats obtenus suivant la for-
mule (40) sont représentés aux figures
14 et 15.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


56
CONFORT THERMIQUE

5. DIRECTIVES PRATIQUES POUR LA REALISATION D’UN CONFORT THERMIQUE ACCEP-


TABLE

N.B. La norme ISO-7730 [2] comprend une annexe A intitulée « Exigences de confort re-
commandées ». En réalité, cette annexe ne fait pas partie intégrante de la norme. Nous
résumons ci-après ces exigences de confort recommandées.

5.1. Généralités

D’une manière générale, on peut dire que dans les espaces ou locaux oc-
cupés par l’homme, il faut satisfaire aux paramètres climatiques de sorte à
maintenir le pourcentage prévisible d’insatisfaits au-dessous de :

PPD < 10 %

Ceci correspond au critère suivant pour le PMV (voir § 1.6.2.)


-0,5 < PMV < +0,5

5.2. Conditions hivernales

Dans des conditions hivernales et à partir des hypothèses déjà énoncées au


§ 2 (tenue vestimentaire normale, activité très légère, vitesse de l’air imper-
ceptible et H.R. comprise entre 30 et 70 %), 80 % des occupants trouveront les
conditions thermiques suivantes acceptables :

1° La température résultante sèche de la zone d’occupation (ou tempéra-


ture opérative) doit être comprise entre 20 < θrs < 24° C
2° Le gradient vertical de la température de l’air entre 0,1 m et 1,1 m au-
dessus du plancher doit être inférieure à 3K
3° La température de la surface du sol doit être située normalement entre 19
et 26°C mais les systèmes de chauffage par le sol peuvent être conçus
pour 29°C.
4° La vitesse moyenne de l’air doit être inférieure à ν <_ 0,15 m/s
5° L’asymétrie de la température de rayonnement des fenêtres ou autres
parois verticales doit être inférieure à 10°C par rapport à un petit élément
plan vertical qui se situe à 0,6 m au-dessus du sol.
6° L’asymétrie de la température de rayonnement d’un plafond rayonnant
doit être inférieure à 5K par rapport à un petit élément plan horizontal qui
se trouve à 0,6 m au-dessus du sol.

5.3. Conditions estivales

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


57
CONFORT THERMIQUE

Dans ces conditions estivales et également pour une activité légère exercée
en position assise et pour une tenue vestimentaire estivale normale (0,5 Clo
ou Ιcl = 0,078 (m²K)/W), 80 % des occupants trouveront les conditions thermi-
ques suivantes acceptables :

1° La température opérative doit être comprise entre 23° C et 26° C


2° Le gradient vertical de la température de l’air entre 0,1 m et 1,1 m du sol
doit être inférieure 3 K
3° la vitesse moyenne de l’air doit être inférieure à 0,25 m/s

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


58
CONFORT THERMIQUE

BIBLIOGRAPHIE

[ 1 ] P.O. Fanger
Thermal Comfort
Danish Technical Press - Copenhagen 1970.

[2] Norme Internationale ISO 7730


Ambiances thermiques modérées - Détermination des indices PMV et PPD et
spécification des conditions de confort thermique. 1984.

[2a] NBN X 10-005


Ambiances thermiques modérées – Détermination des indices PMV et PPD
et spécifications des conditions de confort thermique. IBN-Avril 1986.

[3] Climat de Travail


Note Technique du Commissariat Général pour la promotion du travail 1986

[4] Thermal Comfort


Technical Review n° 2 - 1982.
Bruel & Kjaer.

[5] The optimum diameter for a globe thermometer for use indoor.
M.A. Humphreys - BRE - Building Research Current Paper CP-9(78 - Nov. 1977.

[6] Chrenko
Référence reprise de « Heiz-und Luftungstechnik » Rietschell-Raiss (14ième édi-
tion 1960)

[7] W. Franck
Fusswärmeuntersuchungen am bekleideten Fuss.
Gesundheitsingenieur n° 7 - 1969.

[8] Heiz- und Luftungstechnik


Rietschell - Raiss. 14ième édition 1960. .

[9] P.O. Fanger


Thermal Comfort Requirements.
International Congress on Building Energy Management. Iowa 1983.

[10] P.O. Fanger, A.K. Melikov; H. Hanzawa and J. Ring


Turbulence and draft. ASHRAE Journal April 1989.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


59
CONFORT THERMIQUE

A1 – 1

ANNEXES

Annexe 1 : Ventilation requise pour la santé, l’hygiène et le confort de


l’homme

A1-1 Généralités

Tout local occupé où peuvent se produire des processus industriels, des


réactions ou des combustions chimiques, doit être ventilé :

1° pour permettre le développement de ces processus industriels (par


exemple : aire combustion dans une chaufferie),
2° pour assurer aux personnes présentes suffisamment d’oxygène compte
tenu de ces processus,
3° pour évacuer tous les gaz, vapeurs ou substances nocives pour la san-
té qui se dégagent dans le local,
4° pour évacuer toutes les substances nuisant au confort (odeurs gênan-
tes, vapeur d’eau excessive, poussières).

Dans la suite de document, nous ne nous attarderons pas au premier


point ; nous définirons les débits de ventilation requis pour préserver la san-
té de l’homme (points 2° et 3°) et pour satisfaire à son confort (4°).

A1-2 Besoin en oxygène

Le besoin de l’homme en oxygène dépend principalement de son activité


(métabolisme).

Un adulte au repos (métabolisme de base = 46,5 (W/m2) de 70 kg a un


besoin en oxygène d’environ 0,25 litre par heure par kg soit 17,5 l/h.

Le tableau A1 -1 donne quelques informations et chiffres sur la composition


et les pressions partielles de l’air aspiré (air de ville normal) et de l’air expi-
ré.

Tableau A1 -1 : Air aspiré et expiré

Air aspiré (air de ville) Air expiré (θex = 37° C)

Eléments princi- Pression par- Pression par-


% Volume % volume
paux tielle (Pa) tielle (Pa)
Oxygène 21 113 20,90 15 503 15,30
Azote 79 576 78,40 75 820 74,50
C02 40 0,04 (*) 3 803 4,00
Vapeur d’eau 667 0,66 6 270 6,20
101 396 Pa
101 396 Pa
Total (760 100,00% 100,00%
(760 mmHg)
mmHg)

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


60
CONFORT THERMIQUE

(*) Le teneur de l’atmosphère en C02 se situe normalement aux environs de


0,03 à 0,04 %. Dans les régions fort polluées, cette teneur peut atteindre jus-
qu’à 0,07 %.

A1 - 2

Nous avons vu au § 1.3.2.-3° du présent document que la quantité d’air


aspiré par seconde est donné par la relation (3°-1)

L = 0,144 x 10-5 M.ADU kg/s (3°-1)

Dans cette expression, M est le métabolisme en W/m² et A est la surface


du corps en m². Le volume d’air aspiré par heure est donc égal à (γ= 1,29
kg/m3)

0,144 x 10 −5 x 3 600
Vh = . M. A DU m³/h
1,29

soit
Vh = 4 . M. A DU l/h

Le tableau A1-2 indique quels sont les volumes d’air nécessaire, la


consommation de 02 et les dégagements de C02 pour un adulte (ADU =
1,8 m2) et ce, pour différentes valeurs du métabolisme M. Les valeurs du
Tableau A1-2 ont été calculées sur base de celles du tableau A1-1.

Tableau AI -2 : Volume d’air nécessaire


ConsommationO2
DégagementCO2 d’un adulte (ADU = 1,8 m²)
Vol. d’air néces- Consommation O2 Dégagement CO2
Métabolisme M
saire = (20,9 – 15,3)/100 = (4 – 0,04)/100
W/m²
= 4.M.ADU l/h x 4 M.ADU l/h x 4 M.ADU l/h

46,5
Métabolisme de 335 18,7 13,2
base

58
417 23,4 16,5
(position assise)

100
720 40,3 28,5
(travail léger)

222
1 600 89,5 63,3
(travail lourd)

Comme indiqué au tableau A1-1, l’air normal contient environ 21%


d’oxygène (volume en %).

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


61
CONFORT THERMIQUE

Il est prouvé toutefois que l’homme ne ressent aucune gêne physiologique


même si la teneur en oxygène de l’air aspiré n’atteint que 16,5 %. Ce, na-
turellement à condition qu’il ne contienne aucune substance nocive.

A1 - 3

Exemple
Dans un local étanche à l’air de 30m³ rempli au départ d’air normal, il
existe une quantité théorique d’oxygène utilisable égale à :

30 000 x (20,9 - 16,5) = 1320 liter 02


100
Pour une personne assise et au repos, il y a donc suffisamment d’oxygène
pour une période de 1320/23,4 = 56 heure

Dans le chapitre suivant A1-3 , nous verrons que la présence d’oxygène


n’est pas le paramètre le plus critique.

A1-3 Teneur CO2 maximale admise

Pour des raisons d’ordre physiologique, la teneur en C02 de l’air à respirer


est limitée à 0,5%. Des personnes qui séjournent assez longuement dans un
local où la teneur en C02 est plus élevée, pourraient formuler des plaintes
de diverses natures mais sans gravité.

D’après ASHRAE (*), il ne se produit entre 0,5% et 0,8% aucun changement


physiologique significatif. A partir de 1,5%, la teneur en C02 ne porte au-
cune atteinte aux fonctions physiologiques de base mais développe des
processus lents qui peuvent créer à terme une situation pathophysiologi-
que. A partir d’une teneur en C02 de 3%, il y a une baisse des prestations et
un affaiblissement des fonctions physiologiques de base.

(*) Mogelijkheden en beperkingen van ventileren met betrekking tot gezond wo-
nen.
P. Wouters - Journée d’étude KVIV-Anvers, décembre 1989.

Exemple :

Appliquons cette valeur limite (< 0,5%) dans l’exemple précédent. Nous
pouvons déduire du tableau A 1-2 qu’un adulte en position assise exer-
çant une activité légère tranquille rejette environ 16,51 C02 par heure.
Ce qui donne au bout de 56 heures un total de 56 x 16,5 = 924 litres.
La teneur en C02 du local hermétique de 30m³ s’élève donc à :

924/30 000 = 0,031 of 3,1%

La teneur C02 après 56 heures atteint donc une valeur bien supérieure à la
valeur limite admise et proposée (0,5%).

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


62
CONFORT THERMIQUE

La quantité totale de C02 doit donc être inférieure à

(0,5/100) 30 000 = 150 litre C02

Vu que cette personne expire 16,5 litres par heure, cela signifie que la va-
leur limite est atteinte après environ 9 heures d’occupation du local.

A1 - 4

Remarques

1° Dans des situations spéciales (abris souterrains, sous-marins, stations or-


bitales) ; des dispositions peuvent être prises pour neutraliser le C02 dé-
gagé.

2° L’exemple donné montre que l’être humain développe lui-même des


substances qui peuvent porter atteinte à sa santé si elles ne sont pas
évacuées.

3° Ce qui a été dit ici pour le C02 est bien évidemment valable égale-
ment pour toute une série de gaz et de vapeurs qui sont développés
dans l’industrie par exemple ou qui sont libérés lors de certaines activi-
tés (voir également § A1-4).

A1-4 Ventilation requise pour raréfier les substances nocives

Le tableau A-3 (*) donne les valeurs MAC (Maximum Allowable Concen-
tration) qui déterminent la concentration maximale admise pour toute une
série de gaz, vapeurs et substances nocifs pour la santé.

Ces valeurs maximales doivent être respectées dans le but de protéger la


santé. Ces valeurs concernent donc peu le confort et sont principalement
imposées au secteur de l’industrie. Elles sont généralement établies sur
base d’une occupation continue de 8 heures.

Ces valeurs MAC permettent de calculer le débit de ventilation minimal


nécessaire dans les espaces où sont développées ces substances nocives
à condition toutefois que l’on connaisse le débit de développement de
ces substances en question.

Par ailleurs, il est évident que l’espace total du local peut jouer un rôle im-
portant surtout dans le cas d’une occupation non continue ou dans le cas
d’une production non continue de substances nocives. Cet espace fonc-
tionnera alors comme tampon. Dans l’exemple A1-2 et A1-3, nous avons
vu que dans un local de 30m³ , la teneur en C02 atteint sa valeur maximale
après 9 heures d’occupation du local par une seule personne. Cette te-
neur maximale serait atteinte au bout de 4,5 heures d’occupation du local
par deux personnes.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


63
CONFORT THERMIQUE

(*) Rietschetl-Raiss
Heiz- und Luftungstechnik. 14ième édition, 1960.

Dans le cas d’une occupation continue (8 heures par jour par exemple)
ou d’un développement pratiquement continu de substances nocives, il
ne faudra naturellement pas tenir compte de l’effet tampon de l’espace
du local (pour des raisons de sécurité).

A1 - 5

Volume de ven-
tilation minimal

Supposons que
dans un local, il
se dégage un
gaz nocif : K m³
gaz/h (fig A1-1)

Supposons en-
suite que Ci est
la concentra-
tion maximale admise de ce gaz nocif (m³ gaz/m³ air).

Fig. A1-1

Si dans l’apport d’air frais, une concentration Ce (m3 gaz/m3 air) de ce


même gaz est déjà présente, nous trouvons comme volume de ventilation
minimal en m³/h :

K
Vmin = m³ / h
Ci − Ce

En effet, cette expression précise seulement que la quantité de gaz K dé-


gagée par heure doit être égale à la quantité évacuée par heure Vmin
(Ci - Ce).

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


64
CONFORT THERMIQUE

A1 - 6

Tableau A 1-3 : Concentrations maximales admises


Valeur maximale admise (M.A.C.)
Substance cm3 substance
mg substance
m3 air
m3 air
(20 °C 760 mm Hg)
Gaz

Amoniaque 100 70
Hydrogène arsénié 0,05 0,2
Acide cyanhydride 10 11
Chlore 1 3
Hydrogène chloré 5 7
Monoxyde de carbone 100 110
Dioxyde de carbone 5000 9000
Dioxyde d’azote 5 9
Ozone 0,1 0,2
Phosgène (CO Cl2) 0,1 0,4
Hydorgène phosphoré 0,1 0,15
Dioxyde de soufre 5 13
Hydrogène sulfuré 20 30
Hydrogène sélénié 0,05 0,2
Vapeurs de solvants

Acéton 1 000 2 400


Ether éthylique 400 1200
Chlorure d’éthyle 1000 2 600
Aniline 5 19
Benzène 500 2000
Benzol 25 80
Chlorophorme 100 490
Alcool méthylique 200 260
Chlorure de méthyle 50 105
Chlorure de méthylène 500 1 750
Sulfure de carbone 20 60
Tétrachlorétane 1 7
Tetrachlorure de carbone 25 160
Trichloréthylène 200 1 050
Poussière, fumée ou nuée

Beryllium 0,002
Plomb 0,2
Cadmium 0,1
Chrome 0,1
Manganèse 6
Phosphore 0,1
Sélénium 0,1
Mercure 0,01
Alliages d’uranium solubles 0,05
Non solubles 0,25

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65
CONFORT THERMIQUE

A1 - 7

Exemple

Appliquons la formule précédente dans le cas d’un local occupé dans le-
quel le C02 dégagé est considéré comme seul gaz nocif :

Pour une personne assise et au repos, le dégagement de C02 est égal à :


(voir tableau A 1-2) ≈ 16,5 l/h soit 0,0165 m3/h

la concentration de C02 dans l’air urbain normal est égale à :


Ce = 0,04 % of 0,4 l/m3 soit 0,0004 m3/m3

la concentration maximale admise en C02 est donc (voir tableau A1-3)


5 000 cm3/m 3 soit Ci = 0,5 % of 5 l/m3 soit 0,005 m3/m3

Le volume de ventilation minimal (en m³ par heure et par personne)


d’élève donc à :

0,0165 1,65 1,65


V min = = =
0,005 − 0,0004 0,5 − 0,04 0,46
1,65
V min = = 3,58 m³ / h
0,46

Conclusion pratique :

L’exemple précédent nous permet de formuler la règle suivante : pour une


activité tranquille, exercée en position assise, il faut toujours atteindre un
débit de ventilation minimal d’environ 5m³/h/personne.
Ce, à condition naturellement que le C02 dégagé soit le seul élément no-
cif.

A1-5 Ventilation requise pour le confort

1° En nous basant sur l’exemple précédent, nous pourrions donc conclure


que dans les habitations, les bureaux, les écoles et autres bâtiments de
ce genre, une ventilation d’environ 4 à 5 m³ par heure et par personne
pourrait suffire.

Ceci est valable si nous nous limitons à l’aspect physiologique du pro-


blème et si nous considérons le C02 dégagé comme seule substance
nocive. Le confort ou les exigences de confort requièrent toutefois des
volumes de ventilation bien supérieurs.

Il faut, en effet, pour évacuer les odeurs gênantes, les particules de


poussières notamment les pellicules de peau, les particules de vête-
ments, la vapeur d’eau dégagée, des volumes de ventilation nette-
ment supérieurs.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


66
CONFORT THERMIQUE

En vérité, on prend habituellement, la teneur en C02 comme mesure


de référence de toutes ces substances non directement nocives. La
teneur en C02 est relativement facile à mesurer ; elle est également un
bon indicateur pour les odeurs corporelles.

L’exigence qui est posé dans le domaine du confort fixe la teneur en


C02 à moins de 0,15 %.

A1 - 8

Teneur confort C02 < 0,15 %

Cette exigence est donc 3,333 fois plus sévère que l’exigence pure-
ment physiologique (< 0,5%). Nous trouvons sur base de cette exigence
de confort pour une personne assis et au repos (voir exemple dan le §
B -4) un volume de ventilation minimal de :

0 , 0165 1, 65
V min = = = 15 m ³ / h personne
0 , 0015 − 0 , 0004 0 ,11

2° Dans la plupart des manuels, ce chiffre est encore arrondi à :


Vmin = 20 m3/h personne
pour des espaces où il est interdit de fumer.

3° Remarque

Des études récentes (*) relatives à l’ « inacceptabilité » des odeurs cor-


porelles gênantes ont toutefois mené à définir des débits de ventilation
encore supérieurs. Les odeurs corporelles gênantes qui sont dégagées
dans un local
Fig. A1-2
occupé sont surtout perçues par les visiteurs qui entrent dans ce local.
La figure A1-2 donne le pourcentage de visiteurs insatisfaits en fonction
du débit de ventilation atteint dans le local.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


67
CONFORT THERMIQUE

Si l’on admet ici comme dans la norme ISO 7730 que 20% de visiteurs insa-
tisfaits est encore un chiffre acceptable, on peut alors conclure que pour
atteindre ce pourcentage, il faut arriver à un débit de ventilation de 8 l/s
par personne soit 28,8 m³/h par personne. Avec un tel volume de ventila-
tion par personne, on calcule une concentration de C02 maximale admise
d’environ 10% (soit 0,065% au-dessus de la concentration en C02 de l’air
extérieur normal).

(*) "Body odour and Carbon Dioxide" van P.O. Fanger tiré du « Final Report
of
working « , phases 1 + 2 de l’Annexe IX de IEA (avril 1986)

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


68
CONFORT THERMIQUE

A1 - 9

4° Débits de ventilation dans les locaux où il est permis de fumer (*)

- Pour éviter toute irritation, nous avons trouvé que dans les locaux où il
est interdit de fumer, il faudrait atteindre un volume de ventilation de
15 m³/h (AQ1-1°).
- Lorsqu’il est permis de fumer dans des locaux, le volume de ventilation
semblerait devoir être multiplié par 3 ou 4 pour éviter tout effet irritant
aigu.
- Une autre approche consiste à dire que par cigarette fumée il faut
prévoir un volume de ventilation de 50 à 120 m³. La valeur la plus faible
(50 m³ par cigarette) vise à éviter toute irritation aiguë. La valeur la plus
élevée (120 m³/cigarette) vise à établir une situations acceptable pour
80 % des personnes présentes.
Il paraît probable que les débits de ventilation nécessaires pour éva-
cuer les odeurs corporelles gênantes ne doivent pas être additionnés
aux débits de ventilation nécessaires pour évacuer les fumées de ciga-
rettes mais que dans un cas comme dans l’autre, il faille choisir la va-
leur supérieure.

Exemple
Supposons un local occupé par 20 personnes. Parmi ces 20 personnes,
on compte 10 fumeurs qui fument environ 1 cigarette par heure (10 ci-
garettes par heure).

1° Il faut prévoir pour éviter toute irritation aiguë


15m3/h par personne soit 15 x 20 = 300 m3/h
si les personnes ne fument pas
Si 10 cigarettes sont fumées par heure, alors il faut prévoir pour évi-
ter toute irritation aiguë (50 m³/cigarette)
10 x 50 = 500 m3/h
Dans ce cas, il faudra donc prévoir 500 m³/h pour éviter toute irrita-
tion aiguë.

2° Pour que 80% des personnes présentes ressentent l’environnement


comme confortable, il faut prévoir un débit de ventilation de 30
m³/h par personne si personne ne fume soit

30 x 20 = 600 m3/h.
Si 10 cigarettes sont fumées par heure, il faut pur maintenir le
confort de l’environnement pour 80% des personnes présentes, pré-
voir un débit de ventilation de
10 x 120 = 1200 m3/h.
Dans ce cas, il faudra donc prévoir un débit de ventilation de 1200
m³/h.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


69
CONFORT THERMIQUE

(*) Tobacco Smoke


J. Schlatter, H.U8.Wanner
Final Report opf working phases 1 et 2 de l’ Annexe IX cd IAE (avril 1986)

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


70
CONFORT THERMIQUE

A1 – 10

5° Résumé

Sur base de ce qui précède, on peut donc faire le résumé suivant :

- débit de ventilation minimal pour éviter toute gêne physiologique


3,60 m3/h personne qui peut être arrondi à 5,0 m³/h par personne.

- débit de ventilation minimal pour éviter tout inconfort


15 m3/h par personne dans les locaux où personne ne fume et dans les
locaux où les personnes présentes fument, le débit maximal est défini
sur base de
15 m3/h par personne et 50 m³/cigarette fumée.

- débit de ventilation pour satisfaire 80% des personnes présentes


30 m3/h par personne dans les locaux où personne ne fume et dans les
locaux où les occupants fument, débit maximal défini sur base de 30
m3/h personne et 120 m3/cigarette fumée

Exemple : local occupé par 10 personnes

Pas de fumeurs :

Eviter toute irritation : 15 x 10 =150 m3/h


Confort pour 80 % : 30 x 10 = 300 m3/h

Fumeurs :

1 cigarette par heure


- éviter toute irritation: débit maximal défini sur base de 150 m3/h et
250 m3/h
- confort pour 80 %: débit maximal défini sur base de 300 m3/h et 120
m3/h

5 cigarette par heure


- éviter toute irritation: débit maximal défini sur base de 150 m3/h et
250 m3/h
- confort pour 80 %: débit maximal défini sur base de 300 m3/h et 600
m3/h

10 cigarette par heure


- éviter toute irritation: débit maximal défini sur base de 150 m3/h et
500 m3/h
- confort pour 80 %: débit maximal défini sur base de 300 m3/h et 1200
m3/h

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71
CONFORT THERMIQUE

A2 - 1

Annexe 2 : Arrêté royal du 21 avril 1975 aux ambiances des lieux de travail

A2-1 Températures imposées

L’Arrêté royal paru dans le Moniteur belge du 21 mai 1975 définit les tem-
pératures minimales et maximales qui sont à respecter dans les lieux de
travail.
Il faut bien insister sur le fait que les températures indiquées concernent
peu le confort thermique des ouvriers mais répondent plutôt à des exigen-
ces minimales dont l’objectif est de protéger et de défendre la santé des
ouvriers.
Pour des locaux de travail fermés et continuellement occupés, les minima
et maxima suivants ont été définis :

Minim. Maxim.

Travail très léger (104 W) 20° C 30° C


Travail léger (174 W) 18° C 30° C
Travail mi-lourd (290 W) 15° C 26,7° C
Travail lourd (406 W) 12° C 25° C

A2-2 Mesure des températures imposées

A2-2.1 Températures minimales


La mesure des températures minimales se fait au moyen d’un thermomè-
tre normal
(sec).

A2-2.2 Températures maximales


La mesure des températures maximales se fait au moyen d’un thermomè-
tre globe humide ou par toute autre méthode permettant des conclusions
identiques quant à la température effective.

1° Le thermomètre globe humide (*)


Il s’agit ici d’un thermomètre dont l’élément sensible se trouve au cen-
tre d’une sphère en cuivre d’un diamètre de 6 cm. La sphère dont la
paroi est mince est entièrement recouverte d’un tissu noir maintenu
humide à l’aide d’un petit réservoir d’eau distillée.
2° Une deuxième manière de procéder pour mesurer la température
maximale est d’utiliser un index de température combiné
« thermomètre humide + thermomètre globe » ou Wet-Bulb-Globe
Temperature Index (WBGT-index) (**)

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


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CONFORT THERMIQUE

(*) J.H. Botsford - A wet globe thermometer for environmmental heat measurement.
American industrial hygiene Association Journal . January 1971.
(**) Comparison of heat stress indices
R.S. Brief and R.C. Confer
Arnerican Industrial Hygiene Association Journal . January 1971.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


73
CONFORT THERMIQUE

B2 – 2

Cet index WBGT se calcule comme suit :


WBGT = 0,7 WB + 0,3 GT ° C

Où : WB : l’indication d’un thermomètre humide


GT : l’indication d’un thermomètre globe (sphère de 15 cm –
noire).

Remarque : dans le cas d’humidités relatives assez faibles, l’indication du


thermomètre humide (WB) sera inférieure à celle du thermomètre globe
(GT) ; étant donné que l’indication du thermomètre humide (WB) intervient
pour 70%, le thermomètre globe peut atteindre des valeurs très élevées
avant que l’index WBGT ne dépasse la valeur maximale admise.

Cycle 1 – Confort thermique et déperditions de chaleur, principes de base - printemps 2006


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