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Aperçu général sur les opérations relevant du MAROC

I – L’ Ouverture de compte

Un compte peut être défini comme étant « une convention liant un établissement
bancaire, dépositaire et, ou pourvoyeur de fonds, à son client, déposant et, ou
emprunteur, lequel se présente sous la forme de tableau reflétant chronologiquement
au débit toutes les opérations de retrait ou de prélèvement de fonds sur le client et
au crédit toutes les opérations de versement en faveur de ce même client. Le solde,
obtenu par la différence entre le crédit et le débit, est créditeur quand cette différence
est positive et débiteur quand elle est négative.

Un compte peut être individuel, et par conséquent seul le titulaire du compte est
habilité à y effectuer des opérations. Cependant, d’autres personnes sont
autorisées à faire fonctionner le compte à condition de bénéficier d’un acte de
procuration établi en leur faveur. Toute annulation de procuration doit être notifiée par
écrit à la banque.

Un compte peut également être collectif ouvert au nom de deux ou de plusieurs


personnes apparentées ou pas, lesquelles deviennent cotitulaires du compte. Ce
compte peut être joint ou indivis.

Les comptes sont subdivisés en trois grands ensembles :

- Les comptes à vue ;


- Les comptes spéciaux ;
- Les comptes à terme ;

1.Comptes à vue

Les comptes à vue sont classés en trois catégories :

- Les comptes courants ;


- Les comptes de chèques ou comptes de dépôt ;
- Les comptes sur carnet.

a) Les comptes courants

Ces comptes sont ouverts aux personnes physiques ou morales appartenant à


divers secteurs d’activité pour leurs opérations professionnelles et non frappées de
mesure d’interdiction de chéquiers ou de clôture de compte.

a-1) Ouverture de comptes professionnels

Une personne physique peut ouvrir un compte courant pour ses opérations
professionnelles (facilités de caisse, ligne de crédit, …).

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a-2) Ouverture de comptes entreprises

Le compte entreprise est ouvert à une personne morale ( société en cours de


formation, société anonyme, société à responsabilité limitée, société en nom collectif,
société civile, GIE, …) dans le cadre de ses opérations professionnelles

Les documents exigés varient en fonction de la forme de la personne morale :

 Société en formation

Un compte temporaire, dit indisponible, est ouvert pour les sociétés en cours de
formation. Ce compte indisponible se transformera en compte courant une fois que la
société sera définitivement constituée. Ce compte est ouvert à une société en
formation et abrite les fonds provenant de la souscription de cette société.

Les documents exigés pour l’ouverture du compte :

- Projet des statuts ;


- Certificat Négatif ;
- Liste des fondateurs et des souscripteurs et la participation effectuée par chacun
d’eux dans la création de cette société ;
- Certificat attestant que ce projet a été déposé soit au greffe du tribunal soit chez
un notaire.

Le montant minimum du capital à libérer est du quart pour les sociétés de capitaux
( les sociétés anonymes et les sociétés en commandite par actions) et la libération
intégrale du capital pour les autres formes de sociétés.

Ce compte indisponible se transformera en compte courant ordinaire, une fois que la


société est définitivement constituée et toutes les pièces constitutives et documents
requis sont en possession de l’agence.

 Société anonyme

- Statuts ;
- Délégations éventuelles en faveur des personnes habilitées à faire fonctionner le
compte ;
- Pièce d’identité en cours de validité des personnes habilitées à faire fonctionner
le compte;
- Modèle récent (moins de 15 jours) des inscriptions au RC ;
- BO et JAL portant publicité de la constitution de la société faisant mention de son
numéro d’immatriculation au RC ;
- Certificat d’inscription à l’impôt de patente et à l’IS.
- Acte de nomination des administrateurs lorsqu’ils ne sont pas nommés dans les
statuts et le PV de délibération du CA nommant le président et le Directeur
Général et fixant leurs pouvoirs (en cas de SA à conseil d’administration) ;
- Acte de nomination des membres du conseil de surveillance et le PV de
délibération du Conseil de Surveillance nommant son président et le Directeur
Général Unique ou les membres du directoire et le président de ce dernier et
fixant leurs pouvoirs (en cas de SA à conseil de surveillance).

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Un compte ne doit jamais être ouvert sur présentation d’une photocopie. Le tout doit
être en original avec des signatures légalisées ou copies certifiées conformes.

 Société à responsabilité limitée

- Statuts ;
- Acte de nomination des gérants lorsqu’ils ne sont pas statutaires ;
- Délégation éventuelle en faveur des personnes habilitées à faire fonctionner le
compte ;
- Pièce d’identité en cours de validité des personnes habilitées à faire fonctionner
le compte ;
- Modèle récent (moins de 15 jours) des inscriptions au RC ;
- BO et JAL portant publicité de la constitution de la société faisant mention de son
numéro d’immatriculation au RC ;
- Certificat d’inscription à l’impôt de patente et à l’IS.
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a-3) CCPEX Comptes convertible de promotion des exportation

Les exportateurs peuvent ouvrir librement auprès de leur banque un compte CCPEX.
Sur l’initiative de l’Office de change et afin d’encourager et promouvoir les
exportations marocaines, les exportateurs de biens et de services bénéficient d’une
dotation de 20% des devises rapatriées dans le but de régler les dépenses
professionnelles à l’étranger. L’ouverture de ce compte se fait après autorisation de
l’Office de Change. Pour se faire, la banque doit constituer un dossier comportant
des précisions sur le domaine d’activité de son client, son numéro d’immatriculation
au Registre de commerce, le chiffre d’affaires réalisé durant l’année écoulée et s’il
s’agit d’une société récemment créée, le chiffre d’affaires prévisionnel de démarrage.
Un exportateur peut détenir plusieurs comptes CCPEX avec un seul compte par
banque.

b) Les comptes de chèque ou comptes de dépôts

Il s’agit des comptes réservés aux particuliers, commerçants ou non, ouverts pour
leurs besoins personnels. Leurs soldes sont généralement créditeurs, toutefois, le
banquier peut tolérer des dépassements occasionnels, lesquels doivent être
remboursés rapidement.

Les formalités d’ouverture de ce compte sont identiques à celles pour l’ouverture


d’un compte courant au profit d’une personne physique.

Il existe deux types de clientèle : Particuliers haut de gamme et particuliers


intermédiaires grands publics.

b-1) Comptes avocat

Il s’agit des comptes ouverts à des avocats dans le cadre de la convention de la


banque avec la CDG et les différents barreaux du royaume. Par conséquent, outre
les formalités d'ouverture déjà citées pour l’ouverture d’un compte de chèque
ordinaire, un contrat prévu dans le cadre de cette convention s’impose. Ces comptes

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exonérés des frais et commissions liés à leur fonctionnement, ne peuvent bénéficier
d’un escompte et pas conséquent toutes les valeurs doivent être prises sous la base
d’encaissement. En outre, ce type de compte ne donne pas lieu à l’émission de
cartes bancaires et ne doit présenter un solde débiteur.

b-2) Comptes chèque pour les MRE

C’est un compte chèque en dirhams convertibles, dont les versements peuvent se


faire en devises ou en dirhams, mais les retraits ne peuvent se faire qu'en dirhams.
La détention de ce compte leur permet de solliciter des crédits auprès de leur
agence.

b-3) Comptes chèque en dirhams convertibles

Dans ce compte, aussi bien les versements que les retraits peuvent se faire en
devises.

b-4) Comptes chèque pour les ERM

Il s’agit des comptes ouverts pour les étrangers résidents au Maroc. Ce compte peut
être en devise ou ordinaire. Les versements se font en devise, par contre les retraits
se font en devises ou en dirhams.

b-5) Comptes chèque pour les étrangers non-résidents

C’est un compte chèque ordinaire ouvert aux touristes pour satisfaire leurs besoins.
Par mesure de sécurité, cette catégorie de client ne peut bénéficier ni de cartes ni de
chéquier. En outre, les versements et les retraits se font en devises.

c) Compte sur carnet

Les comptes sur carnets sont des comptes à vue rémunérés qui ne peuvent être
ouverts qu’à des personnes physiques, même mineures, fonctionnant sous la
signature d’un parent ou tuteur. En outre, chaque titulaire ne peut en disposer que
d’un seul compte dont le montant maximum en capital est limité à 300.000 Dhs. Le
montant minimum de chaque opération est fixé à 100 Dhs à l’exception des
versements d’intérêts effectués par la banque. Par ailleurs, leur solde ne peut être
ramené à un chiffre inférieur à 100 dirhams, sauf en cas de clôture du compte.

Les formalités d’ouverture de ce compte sont identiques à celles déjà vu pour


l’ouverture d’un compte chèque. Cependant, une déclaration sur l’honneur est
obligatoire par le biais de laquelle le particulier certifie ne pas être titulaire d'aucun
autre compte sur carnet.

Le compte sur carnet vert pour les MRE est destiné au Marocain Résident à
l’Etranger. L’ouverture de ce compte exige la présentation d’une carte de séjour.

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C’est un compte en dirhams convertibles, dont les versements peuvent se faire en
devises ou en dirhams, mais les retraits ne peuvent se faire qu'en dirhams.

La détention de ce compte leur permet de solliciter des crédits auprès de leur


agence.

En cas de décès du titulaire d'un compte, son solde est transféré sur un compte
succession dans l'attente du partage des héritiers.

II – les Comptes spéciaux

1. Compte de succession

C’est un compte destiné à enregistrer le transfert des soldes créditeurs de tous les
comptes d’un titulaire personne physique décédé et ce dès l’annonce de sa mort.

2. Compte en déshérence

Il s’agit des comptes dont le disponible ne fait plus l’objet de retraits pendant un
certain moment :

- 6 mois pour les comptes courants ;


- 12 mois pour les comptes chèques.

Ainsi, ces comptes non mouvementés sont transférés dans un premier temps dans la
catégorie compte en déshérence en attendant la reprise des mouvements ou la
clôture du compte. En outre, vulnérable aux fraudes, ce sont des comptes qui font
l’objet d’une surveillance particulière de la part des banques.

Par contre si le solde de ces comptes est créditeur et inférieur à 500 dhs, ils doivent
être clôturés.

III- les Comptes à terme et les bons de caisse

1- Les comptes à terme

Il s’agit des comptes qui reçoivent des dépôts à terme lesquels demeurent bloqués
jusqu’à l’échéance fixée au moment de l’ouverture du compte à terme. Il convient de
noter à cet effet que chaque opération de dépôt fait l’objet d’un compte distinct et que
celui-ci ne peut être ouvert pour durée inférieure à trois mois. Le paiement de leurs
intérêts se fait à terme échu. En cas d’avances, le client supporte des intérêts
débiteurs supérieurs de 2 points au taux d’intérêt créditeur appliqué.

Le client désirant ouvrir un compte DAT doit remplir une demande afin de préciser le
montant à bloquer, la durée de blocage et le taux d’intérêt créditeur appliqué.

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2- Les bons de caisse

Les bons de caisse sont des produits d’épargne proposés par les chargés de
clientèle.

Ce sont des créances sous forme d’un titre que la BMCE remet à son client. La
banque s’engage à rembourser, à l’échéance, la somme prêtée, majorée des intérêts
rapportés par cette somme pendant la durée du prêt.

Le montant des BDC varie entre 5000 et 1.000.000 de dirhams par titre. Huit valeurs
faciales sont prévues et ce afin de pouvoir constituer le montant à souscrire en
fonction des exigences de la clientèle.

Un BC peut être nominatif (à ordre), et dans ce cas 20% des revenus sont prélevés
par la banque et reversé au Trésor. En outre, le client est tenu de déclarer le revenu
de ses placements dans sa déclaration annuelle de l’IGR.

Par contre, si le BC est anonyme (au porteur), la banque prélève 30% des revenus et
les reverse au Trésor. Le client dans ce cas n’est pas obligé de déclarer ses revenus
dans sa déclaration annuelle de l’IGR.

En cas de perte, le client est tenu de faire une opposition sur le bon de caisse après
avoir déclarer sa perte auprès d’un poste de police.

Les intérêts des bons de caisse peuvent être précomptés, payés d’avance à la
souscription ou postcomptés payés à échéance.

Pour les personnes physiques, l’opérationnel réclame le numéro de CIN pour les
Marocains, et le numéro de certificat d’immatriculation pour les résidents de
nationalité étrangère, ainsi que le numéro de l’IGR. Par contre, pour une personne
morale, on demande le numéro de l’IS, le numéro de patente et le numéro du
registre de commerce.

Un bon de caisse est composé de deux feuillets ; la formule originale constitue le titre
à remettre au souscripteur, le deuxième feuillet qui est l’avis de souscription est
gardé par l’opérationnel et une copie est envoyée le jour même au Département
comptabilité.

VI- les Saisie arrêt

Tout compte est bloqué par la banque dès qu’il est affecté par une saisie-arrêt
notifiée par le Bureau des Notifications et Exécutions Judiciaires. Quand la somme
est indiquée sur le procès verbal de saisie, le blocage du compte est limité à hauteur
de celle ci.

Le déblocage peut intervenir par une mainlevée délivrée par le Bureau des
Notifications et Exécutions Judiciaires ou à la suite d’une décision du tribunal
ordonnant la remise de la somme saisie au créancier.

Le dossier saisie-arrêt doit comporter les éléments suivants :

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- Ordre de saisie-arrêt ;
- Ordre de tribunal ;
- Pièce comptable

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Aperçu général sur les opérations relevant de
l’ETRANGER

I – Aperçu Général

1) Domiciliation :

Toute importation de marchandises est subordonnée à la souscription d’un titre


d’importation préalablement domicilié auprès d’une banque agréée et accompagné
d’un contrat commercial. Par conséquent, aucune marchandise importée ne peut
être dédouanée avant l’obtention ou la souscription d’un titre d’importation.
Le titre d’importation permet le passage en douane de la marchandise et son
règlement financier. Il prend trois formes :

 L’engagement d’importation
 La licence d’importation
 Le certificat préalable à l’importation

La domiciliation d’un titre d’importation consiste :

 Pour l’importateur, à faire le choix d’une banque ayant la


qualité d’intermédiaire agréé chez laquelle ou par laquelle il s’engage à effectuer
ou à faire effectuer pour son compte les opérations et les formalités bancaires
prévues par la réglementation du commerce extérieur et des changes, relatives à
un même contrat d’importation.
 Pour une banque intermédiaire agréée, à effectuer pour le
compte d’un importateur les opérations et formalités prévues par la
réglementation du commerce extérieur et des changes et à réunir pour le
compte de l’office des changes les documents commerciaux et financiers
permettent de contrôler la régularité des opérations effectuées.

2) Mode de règlement :

Trois types de règlements sont en la possession de la banque.

a- Le virement international par SWIFT

Ce mode de règlement suppose une confiance totale entre acheteur et vendeur. Il


s’agit d’une transmission directe des documents entre l’importateur et son fournisseur.
Dans ce cas, le vendeur procède à l’expédition de la marchandise à l’ordre de son
client et lui adresse parallèlement et directement les documents nécessaires qui lui

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permettent de prendre livraison. Dés réception des documents, l’acheteur prend
possession de la marchandise. Et le paiement en faveur du vendeur sera exécuté
selon les instructions de l’importateur.

Quel que soit le mode de paiement convenu, le règlement peut être effectué soit au
comptant soit à échéance. Dans le premier cas, il s’agit d’un paiement à vue, aucun
délai de règlement n’est accordé à l’acheteur, dans le second cas, l’acheteur
bénéficie d’un crédit auprès de son fournisseur, il s’agit d’un paiement à usance (30
jours date de facture, 60 jours date de livraison, 90 jours date d’expédition…).On
peut parler aussi d’un paiement par l’acheteur, à une échéance déterminée.

Le virement simple suppose une confiance totale entre les deux parties
contractantes.

b- la remise documentaire :

Contrairement au virement international qui repose sur la confiance totale entre les 2
partenaires, la remise documentaire suppose une certaine méfiance du vendeur à
l’égard de l’acheteur. Le vendeur adresse la marchandise à destination de l’acheteur
et au lieu de lui renvoyer les documents lui permettant de la dédouaner, il les confie à
sa banque en demandant à celle-ci de ne s’en dessaisir que contre paiement ou
acceptation d’une traite par l’acheteur (avec l’aval de son banquier le cas échéant).

En acceptant le risque d’expédier la marchandise à son client, le vendeur préfère ne


pas se dessaisir des documents. Au lieu de les adresser directement à l’acheteur, il
préfère les faire transiter par sa banque en demandant à celle-ci de ne les remettre à
l’acheteur que contre paiement ou acceptation d’une traite.

Agissant en qualité de mandataire, la banque le fera intervenir son correspondant


étranger, situé dans le pays de l’acheteur pour réaliser cette opération.

Les parties intervenantes à cette opération se présentent de la manière suivante :


Le donneur d’ordre : c’est l’exportateur qui confie l’opération d’encaissement à sa
banque.

Le tiré : c’est l’acheteur à qui la présentation des documents doit être faite selon
l’ordre d’encaissement.

La banque remettante : c’est la banque de l’exportateur qui reçoit l’ordre


d’encaissement accompagné des documents.

La banque chargée de l’encaissement : c’est le correspondant de la banque


remettante, installé dans le pays de l’acheteur et mandaté par cette dernière pour
s’occuper de l’encaissement. Au cas où ce correspondant ne serait pas le banquier
de l’acheteur, il adressera les documents à la banque de celui-ci pour encaissement.

La banque présentatrice : c’est la banque domiciliataire du tiré chargée de


présenter les documents à son client pour encaissement.

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La remise documentaire peut concerner aussi bien des titres d’importation domiciliés
auprès des guichets de la BMCE BANK , comme elle peut porter sur des titres
domiciliés chez les confrères.

Selon les instructions de correspondant étranger, la remise documentaire peut être à


vue ou contre acceptation.

Au moment de la réception du courrier, le responsable procède à des vérifications


bien précises avant de mettre les documents à la disposition du client.

Il vérifie la concordance entre les documents cités sur la lettre d’envoi et leur
existence effective comme pièces jointes (facture, titre de transport, traites…).

Il confectionne un avis destiné à informer le client de l’arrivée des documents


concernant son titre d’importation en cours tout en précisant le détail de ces
documents, leur mode de règlement et toutes les instructions émanent de son
fournisseur.

b-1. Remise documentaire à vue

Lorsque le client se présente au guichet de l’agence, le responsable doit procéder à


des vérifications avant de remettre les documents au client :

Vérifier la régularité de l’ordre de paiement (le nom, le n° de compte, la


signature…).
S’assurer de l’existence de la provision ;
Faire signer au client une décharge déclinant toute responsabilité de BMCE Bank.

Le dossier est ensuite soumis au sectoriste pour visa par un « Bon à opérer ».

Si ce bon signé, le responsable procède au blocage de la provision et du titre


d’importation pour éviter la comptabilisation.
Les comptes 411.51 et 415.41 sont contre passés au moment de la délivrance des
documents au client.

Le dossier constitué de l’ordre de paiement, du papillon de blocage, de la copie de


l’ordre d’achat des devises ¨formule 1¨et un exemplaire de la facture définitive, et en
fin classer en attendant son apurement. Le transfert des devises en faveur des
fournisseurs étrangers est effectué au département étranger du siège, division
transferts émis. La comptabilité de règlement est aussi faite à ce niveau.

b- 2. La remise contre acceptation

concernant la remise documentaire contre acceptation la procédure et la


comptabilisation restant les mêmes que ci-dessus, sauf d’avant la remise des
documents au client, le responsable doit s’assurer que l’effet est signé et cacheté par
la société.

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Une fois l’effet est accepter le responsable doit respecter les instructions figurant sur
la lettre d’envoi de correspondant. En effet, l’effet peut être retourné accepté au
correspondant comme il peut être gardé par la BMCE jusqu’à la date de règlement
par le client.
Pour permettre au client de dédouaner sa marchandise, l’agence lui remet une
attestation de change mentionnant le cours provisoire de devis de règlement et le
numéro du titre d’importation concerné.

La remise documentaire à deux contractants de spays différents d’effectuer des


échanges commerciaux tout en sécurisant le moyen de paiement. Ils font appel aux
banques agrées de leurs pays pour la remise des documents contre paiement que
ce soit à vue ou à terme.

Toutefois, lorsque les parties ont développé une relation de confiance, ils peuvent
accomplir leurs transactions directement entre eux en recourant à une remise
documentaire simple. En effet, le fournisseur envoie directement les documents
commerciaux et le cas échéant l’effet de commerce à son client marocain, ce dernier
reçoit ses marchandises et rapporte à la banque le titre d’importation imputé par la
douane, la facture définitive et l’ordre de paiement ou l’effet accepté. Le responsable
procède immédiatement au blocage de titre d’importation et de la provision en compte.
Puis la saisie de l’ordre d’achat des devises et la transmission au département
étranger, division transferts émis pour le règlement de fournisseur étranger. La
transmission se fait automatiquement via un applicatif de saisie décentralisée d’achat
des devises

C- Le crédit documentaire :

C-1 Définition :

Les crédits documentaires ou lettres de crédit qualifient tout arrangement, qu’elle


qu’en soit la dénomination ou la description, en vertu duquel une banque ( banque
émettrice) agissant à la demande et sur instructions d’un client ( donneur d’ordre) ou
pour son propre compte :

- est tenu d’ effectuer un paiement à un tiers ( bénéficiaire ) ou à son ordre ou


de payer ou accepter des effets de commerce ( traites) tirés par le bénéficiaire
- ou autorise une autre banque à effectuer la dit paiement à un tiers
( bénéficiaires) ou à accepter et payer et négocier le dit effet de commerce
(traite) ,
- ou autorise une autre banque à négocier contre remise des documents
stipulés, pour autant que les termes et conditions du crédit soient respectés.

Les crédits documentaires permettent de satisfaire à la fois l’importateur et


l’exportateur tout en conférant au banquier une bonne garantie.

Sur le plan technique et dans la pratique, le crédit documentaire à l’importation reste


cependant une manière extrêmement délicate pour le banquier car il l’amène à

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prendre des engagements importants et difficiles en même temps vis à vis de
l’extérieur et qui sont d’ordre moral et matériel..

 L’engagement matériel se caractérise par le fait que le


banquier doit effectuer le paiement pour le compte de son client en vertu d’un
crédit documentaire quelle que soit la situation financière de ce dernier au
moment de paiement (engagement par signature).

 L ‘engagement moral pour un banquier est beaucoup plus


important que l’engagement matériel car il met en jeu sa crédibilité, voire son
avenir dans les milieux financiers internationaux. Ceci consiste pour le banquier
à honorer sa signature vis à vis de son correspondant, en vertu des règles et
usances internationales auxquelles il a souscrit et qui sont une simple convention
sans aucune force de loi, alors que son client pourrait se retrancher derrière les
lois nationales si un conflit venait à surgir avec son vendeur au sujet de la
marchandise qui, elle une opération contractuelle alors que les banques ne
travaillent que sur la base des documents prévus par un crédit documentaire.

C-2. Le crédit révocable :

Le CR n’est pas un véritable engagements. Il peut en effet « être amendé ou annulé


par la banque émettrice à tout moment et sans que le bénéficiaire en soit averti au
préalable. Il peut être assimilé à une simple promesse qui est faite par une banque
émettrice de régler les documents ou d’accepter l’effet objet d’une commande à
l’importation passée par le donneur d’ordre ( acheteur ) si l’exportateur satisfait aux
instructions figurant sur la lettre d’ouverture de crédit.

C-3 Le crédit irrévocable :

Ce type de crédit est un engagement ferme que prend la banque émettrice ( du


donneur d’ordre) de procéder à un paiement ou d’accepter des effets en faveur d’un
vendeur résidant à l’étranger. Ce crédit est toujours assorti de conditions de
réalisation (instructions de l’acheteur) auxquelles le vendeur doit se conformer ainsi
qu’une date limite de validité ( période au cours de laquelle aucune modification ou
annulation ne peut intervenir sans le consentement du bénéficiaire.

Parmi les conditions qui accompagnent généralement l’ouverture d’un crédit


irrévocable on peut retenir :

- l’énumération des documents exigés ;


- la désignation des marchandises devant être expédiées et la date limite de
cette expédition.
- L’interdiction éventuelle de réaliser des expéditions partielles ou le
transbordement des produits.

C- 4 Le crédit irrévocable confirmé :

le crédit irrévocable confirmé engage à la fois la banque émettrice et la banque


notificatrice. Par sa confirmation cette dernière est en effet tenu au même titre que la

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banque émettrice d’effectuer le paiement ou d’accepter les effets remis par le
vendeur lorsque les conditions de crédits sont respectés.

la CIC procure donc une grande sécurité à l’exportateur dans la mesure ou il est
assuré d’être payé par une banque locale et à la limite par la banque étrangère
émettrice ( en cas de défaillance de la banque locale notificatrice).

C- 5 le crédit irrévocable non confirmé

ici la banque notificatrice ne joue qu’un rôle d’intermédiaire en transmettant au


vendeur les conditions de réalisation du crédit puis à la banque émettrice ( engagée
fermement) les documents relatifs à l’expédition ( en vue du règlement ou de
l’acceptation).

3. L’Apurement

L’apurement consiste à ressembler toutes les pièces en relation avec l’opération


d’importation à savoir :
 Le titre d’importation imputé par la direction de la douane.
Les factures définitives dont le montant doit correspondre au montant du
titre d’importation.
 L’ordre de paiement conforme (nom du client, N° de compte, nom du
correspondant, l’ordre de virement…).

L’apurement se fait dans le treizième mois, au plus tard, pour chaque opération. Tous
les dossiers apurés sont archivés selon le numéro de la domiciliation des
engagements d’importation, et le numéro de visa pour les certificats d’importation et
les déclarations préalables d’importation.

Le service d’apurement doit adresse à l’office de change un compte rendu (répertoire


des titres domiciliés) des opérations apurées et celles qui ne le sont pas au plus tard
le treizième mois.

Lorsque la remise documentaire ne répond pas aux besoins de sécurité de


l’exportateur, il exige de sa relation marocaine l’ouverture d’un crédit documentaire
en son nom.

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CREDIT DOCUMENTAIRE- IMPORT

I. l’ouverture du Credoc :

Dès la réception de la demande d’ouverture d’un Crédit documentaire et après


consultation du solde disponible de la Ligne de crédits du client, l’agence est tenu
de :

▪ Envoyer la Demande d’Ouverture au Département Etranger du Siège (par


fax ou par courrier) ;
▪ Saisir l’Ouverture sur une MAP appropriée, étant entendu que le choix du
correspondant n’appartient à l’agence que si la valeur du Crédit
documentaire ne dépasse pas 1.000.000 DH (Petit risque), et le cas
échéant ce choix revient au siège (Gros risque) ;
▪ Contrôler et transmettre la saisie au siège.

Le traitement des opérations du Crédit documentaire- Import au niveau du


siège commence par l’ouverture d’un Dossier comportant toutes les informations
liées au Crédoc en question depuis l’Ouverture jusqu’à la Réalisation y compris
éventuellement les amendements qui peuvent être apportés au dossier au cours de
sa validité.

Sur la base de la Demande d’Ouverture reçue de l’agence, l’opérateur est


tenu de remplir ce dossier en mentionnant : la référence, le nom et N° de compte du
client, le destinataire, la validité, le montant,…

Cependant, en ce qui concerne les Crédits documentaires à grand risque, il y


a lieu de présenter le dossier à la Direction des Relations Commerciales (DRC)
laquelle est habilitée à désigner le correspondant qui offre à la BMCE les conditions
les plus intéressantes en terme de taux et de modalités de paiement.

II . LE TRATEMENT :

▪ L’opérateur consulte « la Liste des dossiers reçus des agences » qui comporte
toutes les Demandes d’Ouverture de Crédit documentaire saisies et transmises
par les agences ;
▪ A partir de cette liste, l’opérateur reporte sur un Registre les références des
Demandes d’Ouverture émanant uniquement des agences qui l’incombent ;
▪ Ensuite, sur la base de la Demande d’Ouverture préalablement reçue de l’agence
(par fax ou par courrier) et classée dans le dossier, l’opérateur complète les
informations sur le Registre : nom du client, nom du bénéficiaire, banque
notificatrice, devise, montant et contre-valeur en dirham. Pour les Crédits

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documentaires à grand risque, la banque notificatrice n’est connue qu’après
présentation du dossier à la DRI ;
▪ Après avoir pris connaissance de toutes les Demandes d’Ouverture envoyées par
les agences, l’opérateur procède à leur traitement informatique en distinguant les
Crédits documentaires à Petit risque et les Crédits documentaires à Grand
risque :

- S’agissant des Crédits documentaires à Petit risque, dès la transmission par


l’agence de la Demande d’Ouverture au Host, celui-ci procède
systématiquement à la comptabilisation des Commissions d’Ouverture sans
aucune validation au niveau du siège. Néanmoins, la transmission de la
Demande d’Ouverture au correspondant n’est effectuée qu’après validation
par l’opérateur au niveau central ;

- Par contre, en ce qui concerne les Crédits documentaires à Grand risque, la


comptabilisation des Commissions d’Ouverture n’est faite qu’après avoir
désigné la Banque notificatrice par la DRI. En effet, après avoir mentionné par
celle-ci la référence du correspondant sur le dossier, l’opérateur est tenu dans
un premier temps d’effectuer un « Redressement de la saisie » en saisissant
la référence du correspondant, les modalités de paiement (à vue ou par
acceptation). Dès la validation, le client est débité du montant des
Commissions d’Ouverture. Ensuite, en affichant la Demande d’Ouverture sur
une autre MAP spéciale, l’opérateur contrôle la conformité de la saisie avec
les termes et conditions de ladite Demande et valide la transmission par câble
au correspondant.

▪ Edition de 4 copies du SWIFT et de 4 copies de l’avis de débit client des frais et


commissions ;

▪ Envoi à l’agence de 2 copies du SWIFT + 2 copies de l'avis de débit ;

▪ Classement d’une copie du SWIFT + une copie de l'avis de débit + la Demande


d’Ouverture dans le Dossier bleu.

III . MODIFICATION DU CREDIT DOCUMENTAIRE

Une modification du CREDOC Import peut être demandé soit par le client
importateur ou par le correspondant.

Pour les demandes émanant des agences, elles doivent être revêtues de 2
signatures autorisées de l’agence. Quant aux demandes reçues des correspondants,
ils doivent être transmises aux agences concernés pour aviser leurs clients.

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Les modifications fréquentes sont les suivantes :

- la prorogation de la validité du CREDOC


- les documents à fournir
- la réduction ou l’augmentation du montant
- les modes et les conditions de paiement
- la date d’embarquement

notant qu’une modification n’est opérationnelle qu’une fois acceptée par toutes les
parties concernées par le crédit documentaire. Les messages de modification
adressés contiennent une clause demandant au correspondant de nous confirmer
l’acceptation de la modification par le bénéficiaire.

VI. LA REALISATION DU CREDIT DOCUMENTAIRE- IMPORT

Après réception des documents attestant l’expédition des marchandises par le


vendeur, la Banque confirmatrice procède à leur vérification pour s’assurer qu’ils sont
conformes aux termes et conditions du Crédit documentaire et les transmet par la
suite à la Banque émettrice. Après leur vérification, cette dernière les remet au
Donneur d’ordre contre paiement ou acceptation.

1. Documents conformes aux conditions du Crédit

a - Réalisation à vue

Dès la réception des documents et leur vérification qu’ils sont conformes aux
conditions du Crédit, l’opérateur procède à l’achat des devises en saisissant
l’opération sur une MAP spéciale et envoie les documents au Donneur d’ordre.

Après 2 jours, le compte du client est débité de la contre-valeur des devises


achetés et des commissions de réalisation.

Si le Crédit est confirmé, la Banque confirmatrice envoie un avis de


paiement et transmet les documents. Dans ce cas, la Banque émettrice procède à
l’achat des devises avant même la réception des documents étant entendu que le
paiement sera remboursé par la Banque confirmatrice ainsi que les intérêts et les
frais, si les documents s’avèrent par la suite non conformes aux conditions du Crédit.

En ce qui concerne le mode de règlement entre la Banque émettrice et le


correspondant, il se fait en créditant le compte de celui-ci domicilié à la BMCE ou en
débitant le compte de celle-ci domicilié chez le correspondant.

b- Réalisation par paiement différé ou à échéance

16
Quand il s’agit d’un Crédit documentaire contre acceptation, le vendeur
étranger envoie à la Banque émettrice, par l’intermédiaire de la Banque notificatrice,
non seulement les documents attestant l’expédition de la marchandise mais aussi
une traite tirée sur ladite Banque émettrice.

Après vérification de la conformité des documents avec les conditions du


Crédit, la banque accepte la traite et la retourne au vendeur étranger via la Banque
notificatrice.

Par la suite, la banque envoie les documents à l’acheteur contre acceptation


d’une autre traite tirée sur ledit acheteur.

Deux jours avant l’échéance, la banque procède à l’achat des devises après
consultation de la liste des tombées. Ainsi, tous les dossiers dont la référence figure
sur la liste doivent être présentés pour la saisie de l’achat des devises.

A l’échéance, le compte du client est débité du montant des documents ainsi


que des intérêts, frais et commissions de réalisation.

2. Documents non conformes

Le vendeur présente parfois, par l’intermédiaire de la Banque notificatrice, des


documents non conformes aux conditions du Crédit. Dans ce cas, la Banque
émettrice est tenue d’envoyer, dans les 7 jours suivant la réception des documents,
un avis de sort au correspondant lui informant la/les irrégularité(s) constatée(s).

Si le correspondant accepte la/les irrégularité(s), l’opérateur doit envoyer un


avis au client, lui informant la réception des documents non conformes et lui
demandant par l’occasion la levée de réserve.

Si le client présente la levée de réserve sous un délai de 7 jours, l’opérateur


doit procéder à l’achat des devises.

Si le client refuse la/les irrégularité(s) et si le paiement a déjà été effectué, il y


a lieu d’aviser le correspondant dans un délai de 7 jours afin qu’il puisse créditer
notre compte du montant des documents ainsi que des frais de télex et des frais
d’intervention.

17
CREDIT DOCUMENTAIRE – EXPORT

I. OUVERTURE DU CREDOC EXPORT

Contrairement au crédit documentaire import, le crédit documentaire export est


l’engagement donné par une banque (la banque émettrice) pour le compte de
l'acheteur étranger (donneur d'ordre), de payer au vendeur Marocain (bénéficiaire)
ou d’accepter et de payer contre la remise des documents stipulés dans le contrat
d’ouverture, sous réserve que les termes et conditions du crédit soient respectés.

L’ouverture, les modifications et la réalisation du crédit sont gérées au niveau du


Département Etranger.

la Direction de l’International doit enquêter sur la Banque émettrice et le


dossier doit être saisi sur une MAP spéciale afin de notifier la réception du Crédit
documentaire au client. Cette notification est éditée en 4 copies :

1 copie pour le client ;

1 copie pour accuser réception au correspondant ;

2 copies pour le dossier.

Après avoir reçu la lettre de notification accompagnée d’une copie du Swift, le


client doit examiner les termes et conditions du Crédit afin de s’assurer qu’ils sont
conformes au contrat de vente, et le cas échéant, il doit demander immédiatement
au donneur d’ordre de procéder aux amendements nécessaires.

II. NOTIFICATION

A la réception d’un message, de la banque émettrice, l’administratif procède à la


lecture technique du message en vue de détecter d’éventuelles anomalies et les
signaler à la banque émettrice pour procéder aux rectifications qui s’imposent.

Le responsable ouvre un dossier et lui affecte une référence. Outre la référence, ce


dossier reprend :

- La banque émettrice (banque de l’acheteur étranger) ;


- Son numéro de compte ;

18
- Le donneur d’ordre (l’acheteur étranger) ;
- Le bénéficiaire (le vendeur Marocain) ;
- Le montant du crédit et la monnaie de facturation ;
- Le mode de paiement qui peut être à vue, contre acceptation ou bien différé ;
- La date de validité du crédit et celle d’embarquement (à signaler que
l’embarquement doit s’opérer en cours de validité du Crédoc, dans le cas
contraire, le crédit sera considéré comme étant échu) ;
- L’accord du DCB ;
- La confirmation ou non dudit crédit ;
- Le visa du DCB.

Ce dossier est remis par la suite au DCB (Département Correspondant Banking)


pour accord et pour collecter des informations d’ordre commerciales sur le
correspondant. En effet, contrairement au crédit documentaire import, tous les crédits
documentaires, quelque soit leur montant, doivent impérativement transiter par le
DCB pour accord.

Ce département, DCB, a pour fonction d’apprécier les risques pays et d’insolvabilité


du correspondant, ainsi que les facilités et les avantages accordés par ce même
correspondant à la banque notificatrice. Le responsable de validation au niveau du
DCB doit apprécier :

 Le risque de payer : la solvabilité de la banque émettrice ;


 Le risque de correspondant : le pays d’origine de la banque
émettrice ;
 La relation banque - banque : les relations entre la banque émettrice
et la banque notificatrice.

En cas d’accord, l’opérationnel au niveau du Département Etranger, procède à la


saisie sur un applicatif spécifique les caractéristiques du crédit en vue d’éditer par la
suite une lettre de notification crédit documentaire.

En cas de modifications, le client doit en être avisées dans un délai de 24 heures


après réception du message de modification. Toutefois, si les modifications portent
sur la forme du crédit, sa date de validité, son montant ou le mode de règlement, le
DCB doit en être avisées également.

III. REALISATION

Pour être payé, le vendeur doit remettre à son banquier tous les documents
attestant l’expédition des marchandises, et ce conformément aux termes et
conditions du Crédit documentaire.

1. Crédit documentaire confirmé

19
Après la réception des documents, le banquier procède à une vérification
minutieuse ( cellule de vérification) en confrontant ces derniers avec les conditions
du Crédit documentaire. En cas d’irrégularité, il doit les retourner immédiatement au
client afin qu’il puisse procéder aux rectifications nécessaires dans les délais requis.

Si les documents sont conformes deux types de paiement s’imposent :

Paiement à vue : Après vérification des documents, le banquier procède à la cession


de devises, ensuite, le compte client est crédité du montant des documents.

La BMCE réclame par la suite le paiement de son correspondant ou,

Paiement à échéance : après la vérification de la conformité des documents, la


BMCE demande à son correspondant via un message Swift de créditer son compte à
la date d’échéance. 2 jours avant cette date, le chargé de dossier procède à la
cession de devises pour régler son client.

2. Crédit documentaire non confirmé

Contrairement au 1er cas, le banquier n’effectue pas de véritable contrôle des


documents reçus. En effet, c’est la Banque émettrice qui est tenue d’effectuer les
vérifications nécessaires :

Contrairement à la première situation, la BMCE ne procède pas à la vérification des


documents, c’est la banque émettrice qui s’en occupe.

Paiement à vue : après la réception des documents , la BMCE les envoie au


correspondant, et réclame la couverture de son compte. L’exportateur n’est réglé
qu’après réception des fonds.

Paiement à échéance : à la date d’échéance, la BMCE vérifie la couverture de son


compte puis crédite le client après la réception des fonds.

20
LES CAUTIONS

I. Les cautions administratives

La caution est acte par lequel la banque s’engage à payer en cas de défaillance de
son client . elle est matérialisé par un écrit et la banque se porte garante pour le
compte de son client.

1. Cautions émises pour le compte des résidents en faveur


des non résidents.

Les Cautions Provisoires

Elles ont pour objet de garantir la participation de Résidents à un marché à


l’étranger portant sur la fourniture de biens ou services. Ces cautions sont
généralement valables jusqu’à l’adjudication du marché.

Les Cautions définitives

Il s’agit de Cautions garantissant la bonne fin des marchés ayant pour objet la
fourniture de biens ou services à la charge de résidents. La durée de validité de ces
Cautions est limitée à la réception provisoire.

Les Cautions de Retenu de garantie en devises

Ces Cautions sont généralement prévues par un marché de fourniture de


biens ou de services, un contrat commercial ou une commande, passés avec des
Non-résidents.

Les Cautions de Restitution d’acomptes

Il s’agit de Cautions garantissant la restitution d’acomptes versés par des


acheteurs étrangers à des exportateurs de biens et services.

21
Les autres Cautions

Il s’agit des Cautions en garantie de prêts ou de toutes autres facilités


financières en devises consentis par un Non-résident à un Résident. Ces prêts ou
facilités financières doivent préalablement être soumis à l’autorisation de l’Office des
Changes.

Procédure

L’ordre d’émission parvient du correspondant étranger sous forme de télex


testé ou Swift authentifié. Il contient :

▫ Nom du donneur d’ordre ;


▫ Nom du bénéficiaire ;
▫ Montant de la garantie ;
▫ Objet de la garantie ;
▫ Date de validité ;
▫ Texte de garantie s’il y a lieu ;
▫ Texte de contre garantie par lequel la banque étrangère s’engage à rembourser la
caution en cas de défaillance du donneur d’ordre.

Après réception de ces instructions, le banquier procède à l’ouverture du


dossier qui doit reprendre toutes les instructions du SWIFT et être répertorié par une
référence.

Ensuite, ce dossier doit être présenté à la Direction de l’international qui doit


enquêter sur la banque étrangère.

Après accord de la Direction de l’international, l’opérateur doit procéder à la


saisie du dossier sur une MAP spéciale et éditer la caution en 5
exemplaires :l’original à transmettre au bénéficiaire ; 2 copies adressées au
correspondant comme avis de débit lequel doit indiquer le montant risqué s’ajoutant
à son encours ; 2 copies : pour le dossier.

L’engagement de la banque n’entre en action que pendant la date de validité ;


au-delà de cette date, la caution devient nulle.

2. Cautions émises pour le compte des non résidents en faveur des


résidents.

Les Cautions provisoires

Ces Cautions ont pour objet de garantir la participation d’entreprises non-


résidentes ( étrangères) à un marché public ou privé au Maroc. Elles sont
généralement valables jusqu’à l’adjudication du marché.

Les Cautions définitives

22
Il s’agit des Cautions garantissant la bonne fin des marchés de fourniture de
biens ou de services à la charge d’entreprises Non- résidentes. La durée de validité
de ces cautions est limitée à la réception provisoire.

Les Cautions de Restitution d’acomptes

Elles ont pour objet de garantir la restitution d’acomptes versés par un


Résident à un Non-résident. Le règlement de ces acomptes doit intervenir bien
entendu dans le cadre d’une autorisation générale ou particulière de l’Office des
Changes.

Les Cautions de Retenue de garantie

Il s’agit des cautions en substitution d’une retenue de garantie correspondant


à la quote-part payable en dirham au Maroc dans le cadre d’un marché attribué à un
Non-résident.

Les Cautions émises au profit de l’administration des douanes

Il s’agit des cautions d’Importation Temporaire, cautions d’Admission


Temporaire, Obligations cautionnées etc.…

Les autres Cautions

Il s’agit principalement des cautions garantissant les obligations financières ou


fiscales incombant à un Non-résident en contrepartie de prestations de biens ou de
services fournies par un Résident.

Toutefois, il convient de noter que toutes ces cautions émises pour le compte
d’un Non-résident en faveur d’un Résident, doivent être contre garanties par une
banque de premier rang établie à l’étranger.

Procédure

▪ Au niveau de l’agence, le client remplit un imprimé (contre- garantie) dûment


signé en mentionnant : son nom, le montant, la validité, le bénéficiaire, le texte
etc..
▪ L’agence transmet la demande au siège ;
▪ Ouverture d’un dossier avec une référence de classement ;
▪ Accord de la direction de tutelle ;
▪ Présentation du dossier à la Direction de l’international qui doit désigner le
correspondant ;
▪ Saisie du dossier ;
▪ Envoi du SWIFT au correspondant ;
▪ Réception de l’accusé de réception.

23
II. LES CAUTIONS DOUANIERES :

1. Les cautions en régimes économiques en douane

Les cautions à l’entrepôt :

les cautions à l’entrepôt permettent à la clientèle des banques d’entreposer des


marchandises dans des établissements soumis au contrôle de la douane
( entrepôt banal ou entrepôt privé). La durée du cautionnement à l’entrepôt est
généralement liée au séjour autorisé des marchandises en douane. Les délais
maximums y afférents sont fixés par la loi :

+ à 3 ans et plus en entrepôt public.

+ à 2 ans en entrepôt privé .

Les cautions à l’admission temporaire :

Concernent les marchandise importées ( en principe de la matière première qui


reste au Maroc pour être exporté par la suite sous forme de produits finis c’est
an ayant subis une transformation,

Les cautions à l’importation temporaire :

elles sont délivrées pour permettre l’importation et le séjour au Maroc, pendant


un certain temps, des marchandises et produits finis destinés : ( à être exposés
en foire, à servir de modèle, à être remplis ou servir d’emballage à l’exportation,
à permettre la réalisation de travaux…)

Les cautions à l’exportation temporaire :

Elles sont délivrées pour permettre l’exportation et le séjour à l’étranger


pendant un certain temps des marchandises et produits finis sans avoir la
possibilité de les commercialiser.

Le trafic de perfectionnement à l’export :

Elles sont délivrées pour permettre l’exportation et le séjour à l’étranger


pendant un certain temps des marchandises et produits finis pour perfection. Il
s’agit par exemple de d’export de machine défectueuse pour réparation.

2. Les caution en douane différent les paiements des droits

Le crédit d’enlèvement :

24
Ce sont des cautions qui ne rentre pas dans les deux grandes catégories. Le
crédit d’enlèvement permet de récupérer la marchandises avant de procéder au
payement des droits de douane. C’est une facilité accordé aux client pour une
période allant de 30 à 45 jours. Signalons que Le crédit d’enlèvement n’est pas
un paiement mais une ligne de crédit par signature.

En d’autres termes le crédit d’enlèvement assoupli les démarches


administratives pour ressortir facilement la marchandise et l’écouler sur le
marché.

L’obligation cautionnée :

l’obligation cautionnée permet de différer le payement des droits de douane


pour une durée allant de 2 à 6 mois pour un montant supérieur ou égale à 2000
DH. Ces cas sont répondu lorsque le client ne dispose pas d’assez de liquidité
au moment de la sortie de marchandises.

L’opération se déroule concrètement ainsi qu’il suit :

+ L’importateur transmet à sa banque les coordonnées du transitaire chargé


éventuellement du dédouanement de la marchandises.

+ Il souscrit une obligation cautionnée en y apposant sa signature s’engageant


ainsi à l’honorer à l’échéance .

+ Le banquier avalise l’obligation et fait parvenir l’original au receveur des


douanes.

25
LES TRANSFERTS

I – LES TRANSFERTS EMIS :

Ce service est chargé de l’exécution des ordres de transfert des devises provenant
de toutes les agences du réseau BMCE. Ces ordres de transfert peuvent être
occasionnées par des opérations de Remise documentaire import, des opérations de
portefeuille import, des opérations de change import commercial ou financier ou
encore des virements.

1. les opérations de l’agence

▪ Réception de l’ordre de paiement dûment signé par le client ;


▪ Authentification de la signature
▪ Blocage en compte de la contre-valeur du montant en dirhams si le client ne
dispose pas de ligne de crédits.
▪ Blocage du titre d’importation sur un registre : référence du transfert, n° du titre
d’importation, devise, montant …etc. Ce blocage permet, en effet, de s’assurer
que le titre ne va pas être réutilisé dans un Credoc par exemple.
▪ Saisi de l’ordre d’achat des devises.
▪ Contrôle et envoi de la saisie au siège.

2. les opérations du département étranger

▪ Réception de l’ordre de transfert envoyé par l’agence ;

26
▪ Contrôle de certains éléments dans la saisi effectuée par l’agence :
le choix judicieux du correspondant : voir s’il n’y a pas d’autres correspondants
proposant des commissions plus bas et des délais plus brefs pour le client.
le cours de change : voir si celui-ci a été bien négocié.
▪ Validation de la saisi.
▪ Le lendemain, envoi du transfert au correspondant.

3. les types de transferts

Le transfert peut être exécuté de 2 façons : SWIFT ou chèque.

a- le Transfert via le Swift :

les ordres de transfert de devises envoyé par SWIFT sont transmis au


correspondant lui donnant l’ordre de débiter notre compte du montant du transfert
avec comme date de valeur 2 jours ouvrables à partir de la date de l’ordre d’achat.

b- Le Transfert par chèque

Chaque banque étrangère a une formule de chèque. Selon la devise du


transfert, l’opérateur établit un chèque qui doit porter la signature de deux personnes
autorisées. Lorsque le montant du chèque dépasse 5 000 USD, un avis de tire par
SWIFT doit être envoyé au correspondant sous message authentifié.

Par ailleurs, le client peut acheter les devises auprès d’un confrère qui crédite
notre compte chez le correspondant. Après l’exécution de l’ordre d’achat, le service
« Transferts émis » reçoit l’avis de débit Lorsque le cours est négocié avec une salle
de marché confrère, Une note interne est reçue de l’agence pour informer le service
de l’opération.
Le service Transferts émis reçoit un Swift de la banque confrère qui l’informe du
crédit du compte de la BMCE chez la banque correspondante (la couverture) ;
Un Swift est envoyé à la banque correspondante pour un ordre de paiement au crédit
du bénéficiaire par le débit de notre compte chez lui.

II- LES TRANSFERTS RECUS

Ce service est chargé du traitement de tous les virements reçus soit en devise ou en
dirham convertible. Il assure ainsi les mêmes taches que le service précédent vis-à-
vis de transferts reçus cette fois, avec le traitement des ordres de cession de
devises. Ainsi, on a deux cas :

27
1. les Virements reçus en devises

Traitement des ordres de paiement reçus en devises : La BMCE reçoit un ordre de


virement par Swift en faveur d’un bénéficiaire au Maroc. On distingue deux
catégories : ordre en faveur des particuliers et ordre en faveur des sociétés. Les
deux aboutissent sur une session de négociation de devises. Cependant, pour les
particuliers le cours de devise est normal, tandis que pour l’entreprise une
négociation du cours a lieu à la salle des marchés de la BMCE ou d’un confrère.
Enfin, il y’a un dernier cas : le client peut avoir un compte en devises. Il sera donc
crédité du montant en devises avec déduction des frais et commissions.

2. Virements reçus en dirhams convertibles

Il s’agit des correspondants étrangers possédant des comptes en dirhams


auprès de la BMCE. La cession de devise n’a pas lieu et le compte du client est
crédité le lendemain. Le transfert est reçu :
▪ Soit sous forme d’un ordre de paiement (Swift) libellé en dirhams ;
▪ Soit sous forme de chèques provenant des correspondants libellés en dirhams
tirés sur les caisse de la BMCE ;
Le correspondant envoi donc un avis de tirage à la BMCE avec le n° de chèque ainsi
que le montant et demande à la banque de régler ce chèque.

28
LE FINANCEMENT EXTERIEUR

IL s’agit d’un crédit accordé par une banque étrangère au profit d’un client marocain,
moyennant un taux LIBOR par le biais de la BMCE BANK. Le montant de ce crédit
doit être supérieur à 200 000.00 DHS.

Après le dépôt de la demande du FINEX, le client est tenu de réunir les documents
nécessaires afin de prendre l’avis du sectoriste et du comité en cas de dépassement
sur la ligne. Ce dossier doit comporter la facture définitive, l’imputation douanière,
l’ordre de paiement et une demande de financement rédigé par le client.

Après acceptation, Le siège qui s’occupe de la relation : Agence client - Agence


Tanger zone franche (le représentant de la BMCE auprès des banques étrangères).
L’agence reçoit par la suite un écrit de la DRI (Direction des Relations
internationales) mentionnant la référence du dossier de financement, le montant
global à régler (principal et intérêts), la date d’échéance, le nom du correspondant.

La commission de la banque est comprise entre 1% et 2.5% ( dont la commission de


l’agence BMCE Tanger zone franche) du montant des intérêts prélevés sur le client.

Aucune écriture comptable ne s’opère au niveau de l’agence sauf pour le


financement d’une valeur inférieure à 500.000. Dans ce cas, l’agence débite le client
du montant des commissions de FINEX, du montant de 500 DHS et de la TVA y
afférente.

29
LE TRAITEMENT DES VALEURS

Ce département est un acteur fondamental dans la gestion des opérations


découlant de l’activité de la banque. Sa mission principale est d’assurer tout le
traitement back office des opérations bancaires qui se manifestent au niveau des
agences tels l’encaissement ou l’escompte, le traitement des virements à destination
des confrères, le traitement des valeurs payable sur la place reçues de notre réseau
intérieur…

I- Organisation

Ce département est constitué de deux divisions :

DTV

Division Chèques Division Effets


et Virements

II- Division Chèques et Virements :

Cette division assure le traitement des :

- Virements reçus et virements départ.

30
- Chèques reçus par les confrères.
- Chèques remis à l’encaissement par les agences de la place payable sur d’autre
place.
- Chèques remis à l’escompte par les agences de la place payable sur d’autre
place.
- Chèques remis à l’encaissement par les agences de l’intérieur payable sur Casa.
- Chèques remis à l’escompte par les agences de l’intérieur payable sur Casa.
- Chèques remis à l’encaissement par les agences de la place payable sur place.

Virement départ :

Ce sont les virements ordonnés par tous les clients de BMCE BANK en faveur
des clients des confrères.

Au niveau du département des valeurs, la réception, se fait, elle aussi, soit


automatiquement en éditant les avis de crédit après intégration de tout ce qui a été
saisi au niveau des agences sur applicatif soit en dénouant les liaisons relatives au
menu agence et qui doivent atterrir au niveau de ce département par courrier.

Virement reçus :

Ce sont tous les virements reçus par les confrères en faveur des clients BMCE
BANK. Ils sont matérialisés par des avis de crédits reçus à partir de la chambre de
compensation.

Chèques reçus par les confrères:

Ces chèques font partie des valeurs remises par les confrères à la chambre de
compensation. Ce sont des chèques dont les tireurs sont des clients de la BMCE.

Chèques remis à l’encaissement par les agences de la place payables sur


d’autres places:

Ces chèques proviennent de nos agences de la place pour être payés sur
d’autres villes, donc le traitement relatif est différent du fait qu’ils sont compensés
chacun dans la ville correspondante à leur domiciliation.

III - Division Effets :

Cette division assure le traitement des :


- Effets remis à l’encaissement par nos agences de la place payable sur
d’autres places.
- Effets remis à l’encaissement par nos agences de l’intérieur payable sur
Casa.

31
- Effets remis à l’encaissement par les agences de Casa payable sur Casa.
- Effets remis à l’escompte par nos agences de la place ou intérieur payable
sur d’autre place ou sur place.

Cette division est composée de 4 services :


 Service escompte
 Service encaissement
 Service compensation
 Service valeurs à recouvrir

a) - Service escompte :
L’escompte est un crédit accordé aux entreprises moyennant une remise des
effets en attente de règlement, l’octroi d’une ligne d’escompte donne lieu au
paiement des intérêts (agios+commissions+TVA).

La procédure de recouvrement des escomptes avant l’échéance se présente


comme suit :
- Reception des escomptes des différentes agences
- Saisie des données
- Calcul des intérêts en vigeur
- Envoi des avis de sort avec les effets aux différentes entités concernées
selon les cas suivants :
 Les effets payables sur casa chez les confrères sont transmis à la
compensation inter-bancaire ‘CIB ’de BAM
 Les effets payables sur casa chez les agences du réseau BMCE sont transmis
à la compensation inter-agences ‘CIA’
 Les effets payables hors casa dans une ville où BMCE est représentée sont
transmis à l’agence concernée. Celle-ci procédera elle-même à la
compensation
 Les effets payables hors casa dans une ville où BMCE n’est pas représentée
sont transmis à la cellule RVD 1. Celle-ci procéde elle-même à la compensation
avec la banque confrère
- Reception des avis de sort des effets payés et impayés (les avis de sort
impayés sont renvoyés avec leurs effets)
- Créditer le client ou remettre l’effet au client en cas d’impayé

b) - Service encaissement :

Le service encaissement suit plus ou moins la même procédure du service


escompte mais dans un sens inverse.

En effet, l’escompte est un crédit à la tresorerie par contre l’effet à


l’encaissement, contrairement à l’escompte, est un service rendu à la clientèle. Son
1

32
principe repose sur le crédit du client à l’échéance moyennant une comission.

Les effets à l’encaissement peuvent donner lieu à une prorogation de


l’échéance, le tiré dans ce cas sera débité du montant de l’effet plus les intérêts de la
prorogation. La prorogation est demandée par le bénéficiaire et remise à la banque
(le bénéficiaire et le tiré se mettent d’accord pour trouver un compromis de
prorogation).
Il faut préciser que seuls les effets à encaisser sur casa sont traités au niveau
du DTV .

c) - Service valeurs à recouvrir :

Ce service a pour mission de centraliser les effets à l’encaissement, ils sont


subdivisés à leur niveau en deux lots : effets à encaisser sur casa et les effets à
encaisser hors casa.

d ) -Service compensation :
Ce service assure le déroulement de la compensation pour les effets remis et
reçus ainsi que la gestion des effets impayés : repris et rendus.

33
LES CREDITS SPECIAUX :

I. LES CREDITS DE FONCTIONNEMENTS :

Les crédits de fonctionnements sont des lignes de crédit accordées aux entreprises
pour satisfaire leurs besoins temporaires en capitaux et soutenir ainsi le déroulement
normal de leur activité.

Leurs déblocage transite par le DGAC ( Département gestion administrative de


crédit) sous forme de virements ou de chèque au fournisseur en créditant le compte
client par le débit d’un compte avance.

Le déblocage se fait généralement par étape selon les besoins de financements et


en établissant un plan d’amortissement. La gestion du crédit se fait par système
automatisé de façon générale sauf des dossiers d’exceptions qui sont saisis
manuellement à l’avance suite à des problèmes de paramétrages ( cas de Mdia
Bus).

Lors du premier déblocage le responsable avise la comptabilité.

1.Les types du crédit de fonctionnements les plus répondus.

+Facilité de caisse :

La facilité de caisse est un crédit bancaire par trésorerie, qui a pour objet de
remédier aux besoins temporaires de la trésorerie des entreprises, découlant des
décalages entre les recettes et les dépenses.

+ Avance sur marchandises :

34
L’avance sur marchandises ( ASM ) est un crédit par trésorerie ayant pour objet de
procurer aux entreprises industrielles ou commerciales les capitaux complémentaires
sous forme d’avances, nécessaires aux financements de leurs besoins en stockage
de matières premières ou de produits finis.

+ Les spots :

Le Spot est un crédit à très court terme utilisé par les entreprises dont le risque tend
vers zéro, pour des besoins ponctuels et identifiés.

La mise en place du crédit spot se fait sur la base d’un support écrit du client et d’un
billet à ordre, qui est remis à la banque pour mobilisation et il est utilisable en un seul
tirage.

En principe, le crédit spot n’est pas cumulable avec la facilité de caisse. A titre
exceptionnel, les entreprises d’excellent rating peuvent utiliser le crédit spot sous
forme de découvert avec échéance courte et déterminée.

Vu le risque de la Mauvaise affectation du Spot (ex : Financement d’investissement)


Ce produit ne peut être proposé que s’il y’a une bonne relation commerciale entre
BMCE Bank et l’entreprise cliente et si l’assise financière de celle-ci est solide.

+ L’ avance sur droits constatés

L’avance sur droits constatés est un crédit par trésorerie qui permet à une entreprise
titulaire d’un marché nantissable, de mobiliser une créance reconnue par le maitre
d’ouvrage, pour se procurer de la trésorerie rapidement, au fur et a mesure de
l’avancement des travaux, dans l’attente du règlement de sa créance par ce dernier.
L’avance sur droit constatés peut également concerner un groupement d’entreprise,
cas ou deux ou plusieurs adjudicataires souscrivent un engagement unique qui peut
être soit conjoint et/ou solidaire à l’égard du maitre d’ouvrage.

+ Escompte papier commerciale Maroc

L’escompte est une convention par laquelle la banque accepte de payer par
anticipation à son client, le montant d’effet de commerce à échéance déterminée,
moyennant le prélèvement immédiat d’intérêts et commissions. Par cette opération la
banque devient propriétaire et porteuse de bonne foi des effets escomptés.
L’escompte d’effets de commerce est toujours réalisé par la banque sauf bonne fin
( ainsi, en cas d’impayé à l’échéance, le compte du cédant est débité du montant de
l’effet).

2.Mise en place et suivi des crédits spéciaux:

ASM:
 Vérification des garanties.
 Déblocage de la ligne tout en respectant les recommandations du comité.

35
 Demander le renouvellement de l’assurance incendie annuellement.
 Demande de l’état de stock périodiquement.
 Demande de contrôle de stock.
 Exiger le renouvellement du BO.

W.I.
 Vérification des garanties.
 Déblocage de la ligne tout en respectant les recommandations du comité.
 Veiller à la bonne tenue du dossier tout en s’assurant du renouvellement
des assurances, état de stock, contrôle de stock, renouvellement du BO.

Droits constatés:
 Vérification des garanties
 Déblocage de la ligne à chaque demande de la relation sur la base des
justificatifs tout en respectant le pourcentage de la base d’avance.
 Remboursement de l’avance une fois la facture réglée.

Crédit de campagne:
 Vérification des garanties
 Déblocage à hauteur de montant demandé par la relation.
 En cas de crédit en consortium, faire un appel de fonds auprès du
consortium tout en précisant la date de valeur, établir un état extra comptable
qui retracera le mouvement de toutes les opérations du consortium, ce dernier
est remis à la comptabilité pour le calcul des commissions revenants à chaque
membre.

Préfinancement à l’export:
 Vérification des garanties.
 Demander BO signé avant déblocage.
 Déblocage à hauteur de montant demandé par la relation sans
dépassement du montant autorisé
 A l’échéance le montant débloqué doit être remboursé.

3. Déblocage et suivi des crédits SPOT:

 Après accord du comité une demande est adressée au DGAC accompagnée


du BO.
 Réception de la liaison représentant le montant demandé.
 Dénouement de la liaison en créditant le compte du client.
 A l’échéance le compte de la relation est débité du principal + les agios.

4. Crédits d’investissement: ( crédits d’investissement,


personnels, immobilier, consolidation…)

 Après accord du comité et constitution des garanties une demande est


adressée au DGAC pour déblocage.
 Réception de l’instruction de déblocage, dans le cas où le crédit ne peut être
géré par le système EVOLAN (Problème de paramétrage, date de valeur

36
antérieure, crédits en consortium…) le dossier est géré manuellement au
niveau de l’agence.
 Établissement du plan d’amortissement,
 Informer la comptabilité des conditions et modalités de remboursement du
crédit.
 A l’échéance le client est débité s’il y a provision sinon demande de
dépassement au chargé de compte.

CENTRE D’AFFAIRE LALLA YACOUT

I - Point de vue Organisationnel

Le Centre d’Affaire (CA) est le résultat du projet « CAP Client ». Il est structuré suivant
l’organigramme suivant :

Directeur Centre d’Affaire

Guichet – Arrière Guichet Responsable Clientèle Guichet – Arrière Guichet


Opérations Etranger Entreprises Opérations Maroc
(Back-Office) (Front-Office) (Back-Office)

Chargé de Clientèle
Chargés de Comptes
Entreprises

1’Organisation du Centre d’Affaire

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Le Centre d’Affaire a un portefeuille de clientèles composé d’entreprises de taille
moyennes indépendantes ou faisant partie de grands groupes. Le but du CA est de
mettre en place une politique commerciale standard.

II – le Point de vue Métiers

1- Le marché :

Par sa spécificité, les produits qui sont présents au niveau du centre d’affaire ciblent
le marché des Entreprises.

2- Produits commercialisés au niveau du centre d’affaires :

Ce sont les produits dédiés aux entreprises comme les :

1) Produits de la bancassurance
2) Comptes et Moyens de Payement.
3) Services et Packages Entreprises.
4) Crédits de fonctionnement : cette gamme constitue la nouveauté spécifique à
ce marché. Elle est la plus consommée par les entreprises et comporte deux
types de crédits, par signature et par décaissement :
 La facilité de caisse.
 L’avance sur marchandises.
 L’avance sur droits constatés.
 L’escompte.
 Cautions.

III – la répartition des rôles au sein du centre d’affaire :

1. Le Directeur du Centre d’Affaire

Le directeur du centre d’affaire assure le suivi de la relation avec les entreprises


entretenue via les chargés de clientèles entreprises. Il préside également les comités
qui organisent le fonctionnement du centre d’affaire à savoir : le comité d’informations
et le comité de crédit.

2. Le Responsable Clientèle Entreprises

Son rôle est de manager l’équipe des chargés de clientèles dans l’esprit d’une
politique managériale et commerciale normalisée au niveau du centre d’affaires. Ceci
d’après les recommandations de projet « CAP CLIENT ».

3. Le Chargé de Clientèle Entreprises et le Chargé de Comptes

Le Chargé de Clientèle Entreprises et le Chargé de Comptes travaillent en binômes (4


binômes au niveau du CA LALLA YACOUT). Apres avoir été spécialisé par secteur

38
d’activité (pêche, textile, industrie…etc.), chaque binôme dispose actuellement d’un
portefeuille d’entreprises opérants dans des secteurs variés. A l’exemple du chargé
des chargés de clientèles particulier et professionnelle, le chargé de clientèles
entreprises traite les dossiers de crédits à octroyer aux entreprises. La procédure qui
organise le travail du centre d’affaires prévoit un nombre donné d’entreprises par
binôme comprenant les entreprises ayant des engagements (ayant des lignes de
crédits).

LA SALLE DES MARCHES

I. Département salle de change :

La salle des marchés est une Direction à part entière qui s’intègre dans le pôle
Banque d’affaires du groupe BMCE BANK et à laquelle sont rattachées entre autres
les activités de changes, de taux et de trésorerie de la banque.

La salle est organisée autour de 3 natures de fonctions :les fonctions de


Trading (change, monétaire, obligataire), les fonctions commerciales (vente et
distribution des produits de marché) et les fonctions de support( back-office et middle
office) .

1. Le Front office

Le Front Office est composé de cambistes chargés d’effectuer pour le compte


de la BMCE BANK et sa clientèle, les différentes opérations de change dans les
conditions arrêtées par les autorités monétaires et dans les limites fixés par les
dirigeants et le Directeur de la salle des marchés.

a- Les opérations de change au comptant (spot :j+2 jours ouvrés)

Pour les opérations de change au comptant ,on distingue entre les opérations
spot (ce sont les opérations de change de devises contre le dirham « MAD » ou le
contraire et les opérations de change devises contre devises.

 les opérations spot


Ce sont les achats, ventes ,arbitrages de toutes devises cotées par BANK al-
Marghrib en fonction des bornes de références (BID/ASK) .Pour les devises non
cotées ,les banques peuvent les traiter entre elles ou avec les banques étrangères.

 les opérations cross

39
Les opérations devises contre devises « cross » peuvent être traitées avec les
salles de change à l’étranger.
Les montants à traiter avec BAM doivent être supérieures à la contre-valeur de 1
million de dirhams.

En général, le front-office est responsable de tous les aspects opérationnels et


commerciaux : Négociation, gestion des risques( change, contrepartie et taux) ,
actions commerciales. Son rôle s’arrête dès qu’une transaction a été conclue et qu’il
a transmis au back-office le ticket de l’opération.

2. Le Back Office :

Le back-office prend logiquement le relais et il est responsable du traitement


administratif, financier et comptable de l’opération. Ceci, de la transmission jusqu’à
l’achèvement de l’opération.

Il y a lieu de distinguer les tâches ci-après :

a- Les Tâches Administratives

 Saisie du ticket de l’opération ;


 Vérification et contrôle de la conformité de la saisie ;
 Validation de la saisie ;
 La saisie déclenche en principe les traitements suivants :
Mise à jours des positions ;
Comptabilisation ;
Préparation des transferts (SWIFT, télex, virement…)
 Envoie des confirmations aux contreparties le jour même ;
 Vérification et rapprochement entre l’état de reporting qui retrace l’activité de la
salle (opérations de change) et l’état des ordres d’achat et de vente édités par le
Département étranger ;
 Distribution des tickets de transaction aux services concernés ;
 Réaction immédiate auprès du front office et de la contrepartie en cas de
désaccord sur les termes de la confirmation de la transaction ;
 Constitution des dossiers de transaction devant comprendre tous les documents
administratifs : tickets, confirmations reçues, document de paiement,
correspondance, divers.

b- Les Tâches Financières

 Préparation des règlements aux contreparties ;


 Suivi des règlements à recevoir des contreparties ;
 Suivi des soldes chez les correspondants : le principe est que ce solde soit réduit
au minimum ou au niveau décidé par la direction dans le cadre des accords entre
les banques .
 La trésorerie est gérée par le front-office. Le rôle du back-office est donc de
contrôler .

40
 Le rôle du back-office inclus le nivellement des correspondants consistant par
des transferts à équilibrer les soldes chez tous les correspondants de la même
devise ;
 Réception des relevés des correspondants (par Swift). Pointage immédiat de ces
relevés avec la comptabilité pour s’assurer que tous les montants ont été
correctement enregistrés par le correspondant et la comptabilité ;
 Contrôle des agios débiteurs ou créditeurs des correspondants en fonction des
conditions négociées par la Direction. Le back-office doit avoir un état des
conditions appliquées par chaque correspondant.

b.1 Les Tâches Comptables

. Contrôle des enregistrements comptables ;


. Justification périodique des comptes utilisés par le back-office ;
. Participation aux travaux d’inventaire lors des arrêtés comptables ;
. Justification et calcul périodique du résultat de change.

b.2 Les Tâches De Contrôle

. Contrôler chaque jour la position de change pour s’assurer :


. Que toutes les transactions ont été enregistrées.
. Que la position de change demeure dans les limites autorisées par les autorités
monétaires et par la direction générale.
. Contrôler chaque jour les limites de contreparties pour s’assurer qu’elles sont
respectées.

3. Le Contrôle Périodique du Résultat de Change

En conclusion, le back-office est un élément indispensable au bon


fonctionnement d’une salle des marchés. En effet, une erreur de paiement ou de
comptabilisation aura vite annulé le gain réalisé par le cambiste. Vu les tâches de
chaque entité, la séparation stricte entre front-office et back-office implique aux
termes du code déontologique une séparation aussi bien en terme de localisation
qu'en terme de relations hiérarchiques. Le back-office ne doit pas dépendre
hiérarchiquement du front-office.

Avec le développement de l’activité de change, un échelon intermédiaire est


plus en plus ajouté : le middle-office, cette entité est chargée de la surveillance des
RISQUES et particulièrement la surveillance des limites. Il forme également
l’interface entre front-office et back-office. Le middle-office peut jouer également
comme rôle d’assister les cambistes à la prise de position.

41
LA DIRECTION COMMERCIALE

Rappelons d’abord que la Banque Corporate est répartie en trois grandes directions :

BANQUE CORPORATE

Direction Commerciale Direction Financement Direction de


de Projets Développement et
Synergie

I- L’ORGANISATION

La Direction Commerciale a comme objectif principale d’assurer quotidiennement un


suivi personnalisé avec les Grandes Entreprises aussi bien marocaines
qu’étrangères. La Direction Commerciale est scindée en quatre départements en
plus du desk de Rabat.

o Les Groupes Privés : aux travers des Groupes de grande


envergure tels que :
Accor, Amhal, Akwa Group, Charaf Corporation, Chabbi, Finance.com,
Holmarcom, Karim Lamrani, Laraki, M’dina Bus, ONA, SNI, Senoussi, …
o Le Secteur Public : à travers les Offices suivants :

42
L’OCP, l’ODEP, l’ONE, l’ONDA, l’ONP, et des Entreprises telles que la RAM, la Régie
des Tabacs, Somathes, Fertima, …
o La Clientèle Institutionnelle : regroupe dans son portefeuille les
sociétés de financements, les assurances, les caisses de retraites, les mutuelles et
les fonds d’investissements. Cette clientèle est représentée par les Groupes et les
sociétés suivantes : Attijariwafa bank, Axa Assurance, Banques Populaires, BNP
Paribas, CDG, CDM, CFG, CIMR, CNIA, DIAC, Finance.com, Holmarcom, MATU,
Proparco, SCR, SGMB, SMAEX, Somed, …
o Les Multinationales : sont représentées à travers les Groupes
suivants :
Akzo, Atento, Bouygues, Castel, CIMAR, CFAO, Cobega, Gespac, Holcim, Lafarge,
Nexans, Philips, Renaut, Siemens, Total, Veolia, ainsi que les sociétés suivantes : Air
France, Aventis, Bayer, Beirsdorf, Berliet, Clariant, Carnaud, Fiat, Good Year, IBM,
Kraft, Majectic Limousine, Méditel, Mobil, Pfizer, Roca, Samir, Settavex, Shell, ST
Microelectronics, Telyco, Unilever Bestfoods, Volvo, Wincor Nixdorf, …

o Le Desk de Rabat : regroupe notamment :


Les Autoroutes du Maroc, Cellulose du Maroc, Groupe CDG, l’ONCF, ONT, Groupe
Holcim, Fruit of the Loom, Salam Gaz, …

Le Chargé de Clientèle constitue le noyau de la direction commerciale et représente


l’interlocuteur clé du client.

II – LA MISSION :

Développer le fonds de commerce, fidéliser la clientèle actuelle et conquérir de


nouveaux clients
Conseiller le client, lui proposer les solutions les plus adaptées à ses besoins,
l’équiper en produits et services de la Banque et du Groupe BMCE.
Assurer un niveau de qualité de service optimal en interface avec le réseau et
les services centraux.
Gérer le risque crédit.

Périmètre des produits et services :

Tous est en vente directe, hors les produits de synergie qui sont commercialisé
conjointement avec les chargés de clientèle Synergie.

43
LA DIRECTION FINANCEMENT DE PROJETS

I- APERCU GENERAL :

La Direction Financement de projet a été crée en 2002 pour répondre aux


exigences d’une clientèle Corporate de plus en plus avertie.

sa principale mission consiste à structurer des financements, en dirhams et en


devises, pour des projets d’investissements de grande envergure.

Fidèle à son rôle de pionnier sur le système financier marocain, la DFP s’investit
dans la maîtrise du métier des financements de projet, participant ainsi
activement à la majorité des opérations de Project finance au Maroc.

Elle s’est par ailleurs distinguée, encore une fois, en 2006, en étant la première
équipe de Financement de Projet certifiée ISO 9001 dans le secteur bancaire
marocain.

II- L’ORGANISATION :

La direction comporte 3 départements :

 Project Finance : Ce département cible les financements de projets en


infrastructure et les financements sont sans recours ou à recours limité
aux sponsors. Ce sont des dossiers où les seules garanties sont le
cash générés par le projet et les actifs appartenant à la société de
projet.

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 Financement Corporate : Ce département est dédié au financement
des projets bénéficiant, soit d’un support fort des actionnaires, soit
d’une excellente assise financière de ces derniers. On parle à ce
niveau du financement classique.

 Tourisme et Immobilier : Ce département a pour vocation de se


spécialiser dans le financement des projets touristiques et immobiliers
de grande envergure, en utilisant des outils de financements
spécifiques.

LA DIRECTION JURIDIQUE :

La direction juridique est structurée en deux grands départements qui sont


dénombrées ci-dessous :

I- DEPARTEMENT VIE SOCIALE ET ASSISTANCE RESEAU :

Ce département a pour mission principale d’assister le réseau de la banque dans


l’ensemble des opérations ayant trait à l’aspect juridique.

On y trouve quatre divisions :

a- Division incidents de dysfonctionnement de comptes

rappelons que les incidents qui peuvent entraver le fonctionnement normal d’un
compte bancaire sont de trois sortes.

 La saisie-arrêt ;
 L’avis à tiers détenteurs (ATD) ;
 Le décès du titulaire du compte.

Section Successions :

45
Le traitement de chaque incident diffère selon la nature de ce dernier et, par voie de
conséquence, l’intervention de la division Incidents de dysfonctionnement de compte
à chaque cas de figure diffère.

La section succession traite le cas du décès du titulaire du compte ou ce qui est


communément connu sous l’appellation « dossier de succession ».

Section Saisie-arrêt

Cette section s’occupe des avis de blocage qu’il envoie à l’agence pour initier les
opérations comptables avec le numéro de compte du client saisi, le montant de la
saisie-arrêt et le compte saisie-arrêt à créditer et pour en informer le client.

En cas de solde débiteur ou de provision insuffisante ou de compte clôturé ou soldé,


le juriste, après réception de la note interne de l’agence,

La saisie-arrêt prend fin dans deux cas de figure :

- Soit sur un jugement final de validation de la saisie-arrêt ordonné par le tribunal,


auquel cas le juriste ordonne l’établissement d’un chèque tiré sur Bank Al Maghrib au
nom du secrétaire greffier du tribunal ayant ordonné la saisie-arrêt ;

- Soit suite à un arrangement à l’amiable entre le créancier saisissant et le client


saisi, auquel cas le juriste responsable de la section exige obligatoirement la
production d’une main levée établi par l’avocat du créancier saisissant entre les
mains du débiteur saisi, à condition que la main levée soit notifiée à la section par un
huissier de justice.

Section Avis à Tiers Détenteurs (ATD)

Par différence à la procédure de la saisie-arrêt, l’Avis à Tiers Détenteurs ( qui a une


force exécutoire) concernent le recouvrement des créances de l’Etat, et sont émises
par des organismes étatiques tels que la direction des impôts, la CNSS, la trésorerie
générale, l’administration des douanes…etc.

b- Division affaires pénales et sociales et recouvrement des créances

La division affaires pénales et sociales et recouvrement des créances a pour


mission, comme son nom l’indique, de gérer les contentieux relatifs aux affaires
pénales se rapportant au personnel, en l’occurrence les détournements de fonds et
les malversations, et aux clients ou tiers eu égard aux opérations de falsifications des

46
documents bancaires, et de gérer le contentieux relatif aux affaires sociales et
d’assurer le recouvrement des créances auprès des ex-agents de la BMCE.

Section Affaires pénales

Par un rapport de faits établit par l’inspection générale, la division est prévenue en
premier lieu avant que le rapport soit transféré au président pour décision. Sur la
base de ce rapport et après avoir réuni l’ensemble des éléments justificatifs, le juriste
prend contact avec l’avocat pour porter plainte auprès du tribunal et déclare le
sinistre vol à l’assureur pour indemnisation, assistance aux expertises comptables et
suivi du dossier jusqu’au règlement. La section assure également un suivi rigoureux
des procédures judiciaires et un respect minutieux des délais légaux.

Section Affaires sociales

Cette section assure l’instruction des dossiers présentant des conflits sociaux (Cas
des licenciements, des démissions…etc.) en collaboration avec la direction des
ressources humaines en premier lieu, et avec le contrôle général et les services
concernés dans un second lieu.

Elle assure aussi un suivi des procédures judiciaires engagées et informe la direction
de l’état d’avancement de ces procédures.

c- Division consultations juridiques

Interlocuteur direct de l’ensemble des agences du réseau ainsi que toutes les
directions centrales, la division consultations juridiques assure l’assistance et
l’accompagnement juridique dans toutes leurs décisions importantes.

Un autre volet d’intervention de la division est l’instruction des réclamations de la


clientèle de la banque. Sur ce registre, la division relance les agences concernées
pour production de documents nécessaires et les informations complémentaires.

d- Division Gestion des immobilisations

Cette division assure le suivi des dossiers de loyers des locaux abritant les agences
ainsi que le suivi des procédures engagées par les propriétaires desdits locaux.

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II- Département Garanties

Le département garanties a pour mission principale le contrôle des garanties


constituées au niveau de l’agence, la vérification de leur validité et leur légalité,
l’établissement des contrats crédits et garanties y afférents.

Il est structuré en deux grandes divisions, et qui sont détaillées comme suit :

a- Division centrale des garanties

La division centrale des garanties assure l’initialisation et le suivi des garanties de la


banque et participe également à l’étude des engagements de la banque
conformément à la réglementation bancaire en vigueur.

Pour ce faire, la division procède à la saisie des garanties prévues par comité et
celles reçues des agences, à la suppression des garanties restituées par décisions
de comité et à la mise à jour des garanties.

b- Division contrats, consultations et garanties reçues

Cette division assiste l’ensemble des agences du réseau et les directions centrales
sur les aspects garanties en particulier et sur les aspects juridiques en général. On y
vérifie la validité des garanties reçues conformément à la législation en vigueur et
aux décisions d’octroi de crédits et en notifie la bonne constitution.

III – APERCU GENERAL SUR LES GARANTIES.

Toute garantie ou gage doit faire l’objet d’un écrit qui n’est valable que s’il obéit à
deux règles :

1 - La dépossession

Pour qu’un créancier (la banque) ait un privilège vis-à-vis des tiers, il faut qu’il
dépossède son débiteur (bénéficiaire du crédit) du bien, objet du gage (garantie).
Cette dépossession peut se faire soit entre les mains du créancier, soit entre les
mains d’un tiers dépositaire ou d’un organisme.

2 - La publicité

Certains biens ne peuvent être dépossédés de leurs propriétaires ; soit en


raison de leur utilité pour eux : (matériel, outillage, matière première…), soit en
raison de leur nature (immeuble, fonds de commerce). C’est pour cette raison que la
dépossession est remplacée par la publicité en inscrivant le gage à la conservation
foncière quand il s’agit d’un immeuble et au tribunal de Première Instance au
Registre du Commerce quand il s’agit des matières premières ou de l’outillage.

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3 - LES TYPES DE GARANTIES

Garanties particulières :
Cautionnement
Nantissement de marchés publics
Gages avec dépossession :

Nantissement de marchandises
Nantissement de titres et de bons de caisse
Nantissement d'espèces
Nantissement d’effets de commerce
Warrant commercial
Gages avec publicité :

Hypothèque
Nantissement immobilier
Nantissement du fond de commerce et du matériel
Warrant industriel
Hypothèque maritime
Nantissement de l’outillage et de matériel
Nantissement produits miniers

A - Garanties particulières

1 - Le cautionnement

C’est un contrat par lequel une personne « caution » s’engage à rembourser le


créancier (Banque) au lieu et place du débiteur, en cas de défaillance de ce dernier.
La caution peut être suivie sur l’ensemble de son patrimoine dans la limite de son
engagement.

Le cautionnement prend fin dans deux cas :

Dénonciation : quand la caution nous fait servir par écrit qu’elle n’a plus
l’intention de garantir notre client, toutefois elle reste engagé pour le montant de
notre créance arrêtée à cette date.

Mainlevée : si le banquier a été désintéressé la caution est libérée de son


engagement soit par restitution de l’acte de caution, soit par délivrance d’une
mainlevée.

2 - Le nantissement des marchés publics

Les marchés publics peuvent se définir comme des contrats passés entre une
administration ou une collectivité publique d’une part, et un entrepreneur ou
fournisseur d’autre part, en vue de l’exécution des travaux ou de livraison de
fournitures. Souvent, l’exécution du marché représente une lourde charge pour
l’entreprise. Celle-ci est donc amenée à solliciter un crédit pour l’exécution du

49
marché. Pour garantir cette opération, l’entrepreneur peut nantir en notre faveur (la
banque) le marché dont il est titulaire jusqu’au remboursement.

B - Gage avec dépossession

1 - Le nantissement de marchandises (A.S.M)

C’est un gage constitué par des marchandises affectées en garantie d’un crédit
destiné à financer les stocks d’une entreprise commerciale ou industrielle les
marchandises qui peuvent faire l’objet de ce nantissement sont soit des produits finis
soit des matières premières ne faisant pas partie de la liste des produits
warrantables. Parmi ces produits on cite : Sucre brut, Fer blac, Pâte de cellulose,
Peaux brutes de bovins, Coton brut, files de coton, Laine en masse de files de laine,
Jute brut, Chanvre, Fibranne et rayonne brutes et files, Graines, fruits oléagineux et
huiles végétales brutes, Cacao, Alfa, Produits miniers, Produits pétroliers et
lubrifiants.

Ce nantissement qui est par dépossession se fait de deux manières :

 Par le transfert des marchandises dans les locaux du banquier


 Par le dépôt des marchandises données en gage entre les mains d’un
tiers consignataire qui s’engage à assurer la garde de ces marchandises.

2 - Le nantissement de titres et de bons de caisse

Pour garantir des crédits consentis par le banquier, le client mis en gage ses
titres qui peuvent être soit des valeurs mobiliers (actions, obligatoires), soit des bons
de caisse.

a)- Nantissement des valeurs mobilières

Les titres peuvent être au porteur ou nominatif.

Les titres au porteur : la mise en gage de ces titres se fait par la dépossession
matérielle du débiteur, concrétisée par la mise effective des titres entre les mains de
la banque.

Les titres nominatifs : la mise en gage de ces titres se fait par la dépossession
matérielle et la modification de l’acte de nantissement à la société ayant émis les
titres.

 Les dividendes, intérêt que génèrent les titres doivent être logés dans un
compte indisponible.

50
 Pour les obligations, en cas de remboursement, le produit de ce
remboursement est affecté en gage espèces.

b)- Nantissement des bons de caisse

Les bons de caisse peuvent être au porteur ou nominatifs, ces derniers donnés
en gage devront être endossés à l’ordre de la banque (numéro du bon, montant,
échéance, le guichet émetteur etc.…). Cet acte est adressé au Service Conservation
des Titres.

3 - Le nantissement d’espèces

Le nantissement d’espèces où gage espèces consiste en la remise entre les


mains du banquier de sommes d’argent pour servir de garantie à un crédit octroyé
par la banque. Le client est dépossédé de cette somme qui sera entre les mains de
la banque ou les mains d’un tiers juste après un acte de nantissement écrit et
garanti.

Ce nantissement donne au créancier le droit de se faire rembourser


directement sur les sommes en gage.

4 - Le nantissement d’effets de commerce

C’est la mise en gage d‘effets de commerce en garantie des avances


consenties par le banquier à son client.

Les effets donnés en gage doivent être revêtus d’un endos précédé de la
mention « valeur en garantie » ou toute autre mention équivalente. Cet endos
confère au créancier nanti les mêmes droits que ceux du porteur par voie
d’escompte, seulement le banquier se peut transmettre l’effet.

Si l’effet arrive à son échéance et la durée des crédits n’est pas arrivée à sa fin,
le montant de l’effet est logé dans un compte indisponible, ce qui constitue pour la
banque un nantissement espèces.

5 - Warrant commercial

L’avance sur warrant commercial est une forme particulière de crédit garanti par
des marchandises déposées entre les mains d’un tiers consignataire. Ces
marchandises sont confiées à la garde des magasins généraux qui sont des
entrepôts par l’Etat.

51
Quand le client dépose des marchandises aux magasins généraux, il reçoit en
contre partie un récépissé-warrant composé de deux documents :

 Le récépissé, qui est un titre de propriété et dont la cession transfère la


propriété de la marchandise.
 Le warrant, que le propriétaire peut endosser à l’ordre du banquier pour
garantir le remboursement d’un crédit.

En cas de non paiement, le banquier procède au protêt du warrant dans les


deux jours qui suivent l’échéance. Huit jours après le protêt, la marchandise sera
vendue afin de se faire rembourser.

 La différence du nantissement des marchandises dans le cas du warrant


commercial, il n’ y a pas véritablement contrat de nantissement, c’est le fait
d’endosser le warrant en faveur du banquier qui constitue le nantissement des
marchandises.

C - Gage avec publicité

1 - Hypothèque

Les personnes physiques et morales ont droit de consentir une hypothèque.

Les personnes physiques : celui qui donne son bien en hypothèque peut ne pas
être le bénéficiaire du crédit. Dans ce cas il agit comme caution hypothécaire

Les personnes morales : une personne morale qui donne un hypothèque sur un
bien immatriculé (immeuble, droit immobilier) doit être représentée par des
personnes qui ont les pouvoirs pour le faire.

Après l’établissement des contrats d’hypothèque (rédaction, signature,


légalisation des signatures, enregistrement) ceux-ci doivent obligatoirement être
inscrits à la conservation foncière. Cette inscription donne toute sa force à
l’hypothèque, qui ne peut plus être contestée ni par celui qui l’a consentie ni par toute
autre personne.

L’hypothèque peut porter, soit sur un ou plusieurs immeubles ou droits


immobiliers, soit sur une partie d’immeuble en indivision ou en copropriété.

2 - Nantissement du fonds de commerce et du matériel

Il s’agit d’un gage donné par le propriétaire d’un fonds de commerce en


garantie d’un prêt. Le nantissement d’un fonds de commerce est un gage sans
dépossession qui devient valable dès que l’acte est inscrit au registre du commerce.
En cas de succursales, elles doivent être désignées dans le contrat ainsi qu’une liste
du matériel.

52
Le nantissement d’un fonds de commerce reste valable pendant une durée de 5
ans à partir de la date d’inscription au Greffe. Il est renouvelé par simple bordereau
signé par le créancier seul.

3 - Warrant industriel

C’est un gage constitué par des marchandises affectées à la garantie d ‘un


crédit destiné à financer des stocks de matières premières ou de produits semi-
ouvrés. La liste de ces produits est établie par arrêté du Ministère des Finances.

Tout produit ne figurant pas sur la liste est nanti sous forme de A.S.M.

Les produits warrantés restent entre les mains du client, dans ce cas le gage
est avec publicité et non dépossession en inscrivant le contrat sur un registre spécial
tenu au Secrétariat Greffe du Tribunal de Première Instance. Le warrant industriel
n’est valable que pendant un an. Il peut être renouvelé dans les trois mois qui
suivent.

Si à l’échéance le crédit n’est pas remboursé, la banque a le droit de faire


vendre les marchandises données en gage dans un délai de 10 jours et ce, sur
simple ordonnance du président du tribunal.

5 - Nantissement de l’outillage et du matériel d’équipement

Ce nantissement ne peut porter que sur un matériel nouvellement acquis. Il y’a


une durée de 10 ans renouvelable pour une période de 5 ans.

Pour que le nantissement soit opposable aux tiers, il faut que :

a) - Le contrat du nantissement soit établi dans le délai d’un mois à partir


de la date d’acquisition du matériel.
b) - Le contrat soit inscrit dans un délai de 15 jours à compter de sa date
d’établissement sur un registre spécial tenu au Greffe du Tribunal de Première
Instance.

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LE POLE ENGAGEMENTS ET RISQUES

La mission du pôle engagement et risques est de parvenir à la maîtrise des


risques de crédit, de marché et opérationnel en contribuant activement à :
 La définition de la politique des risques de la BMCE BANK ;
 La définition et la gestion des processus de prise et de suivi des
engagements ;
 La mise en place d’un système de contrôle des risques liés aux crédits,
aux marchés et opérationnels.

Le Pôle Engagement et Risques est composé de deux directions :


 Direction de Gestion Globale des Risques. DGGR
 Direction Analyse et Gestion des Crédits. DAGC

I - Activités de la DGGR :

Les activités de la Direction de Gestion Globale des Risques s’articulent autour de


deux axes de développement :
 Le renforcement continu du dispositif d’alerte sur les risques ;
 La participation active aux grands chantiers de la banque (Bâle 2).

II- L’organisation de la Direction de Gestion Globale des Risques :

La Direction de Gestion Globale des Risques a un rôle normatif critique et participe


activement à la définition de la stratégie d’intervention de la banque ainsi que les
conditions et les limites de cette intervention et ce à travers :

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 La proposition de la politique des risques de la banque ;
 Le suivi périodique de l’état du portefeuille de risque de la banque en
concordance avec la politique proposée.

Direction de Gestion
Globale des Risques

Département de Département Politique Département normes et


surveillance des risques et gestion des Risques outils

Risque de crédit Politique des risques Normes réglementaires

Risque de marché Suivi du portefeuille Normes de gestion

Quantification des
Les trois départements contribuent à la réalisation de la mission de la DGGR à
Risque opérationnel
risques
savoir :
 Le Département Normes et Outils qui a pour mission de définir les normes et
les outils permettant la mise en application concrète de la politique des
risques ainsi que la participation à la surveillance des risques de crédit, de
marché et opérationnels ;

 Le département Politique et Gestion des Risques qui a pour mission la


maîtrise globale d risque par l’étude de la composition du portefeuille de
crédits en fonction des critères de risques et à la définition et à la révision des
processus de suivi et de maîtrise des risques ;

 Le Département Surveillance des Risques qui a pour mission de proposer une


politique d’optimisation du risque et de contrôler la prise de risque
conformément à la stratégie des risques de la banque.

III- DIRECTION ANALYSE ET GESTION DE CREDIT

1. Département suivi des contreparties

Ce département a pour mission de

- traiter les demandes de dépassements

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- contrôler imoplus.
- contrôler la saisie des lignes de crédits
- suivre les de dépassements
- contrôler les dossiers des grands engagements
- traitement des crédits FOGALEF et FOGAREM

2. Département Analyse de Crédit

Ce département se décline sur la vérification du montage des dossiers de crédits de


fonctionnements et l’étude du risque correspondant.

Dans le cadre de la vérification des dossiers et en réponse à la demande des crédits


de fonctionnements le départements se charge de la vérification du

Dossier juridique qui doit comprendre :


- Les statuts
- Les PV des AG des 12 derniers mois
- Les Etats modèle 7
- Les rapports d’expertise
- La situation patrimonial.

Le Dossiers Techniques et financiers :

- Etats de Synthéses sur 3 ans


- Rapport du (des) états de synthèse et du rapport du ( des) commissaires
aux comptes au greffe du tribunal de commerce.
- Copie du récépissé des dépôts des états de synthèse et du rapport du
(des) commissaires(s) au greffe du tribunal de commerce.

Pour les SARL, SNC, et société en commandité simple :

- attestation de régularité et de sincérité des comptes délivrée par un


professionnel légalement habilité à cet effet, lorsque la société recourt aux
services d’un tel professionnel
- copie du récépissé de dépôt des état de synthèse au greffe du tribunal de
commerce
- états des stocks
- états des marchés ( cautions administratives et avances sur droits
constatés)

Lors du demarage de l’activité :

- Business plan ( Bilan Prévisionnel, Compte de résultat prévisionnel)

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DEPARTEMENT GESTION ADMINISTRATIVE DES CREDITS

Rappelons que ce département a pour mission de gérer l’ensemble des opérations


de back office liées à la mise en place des crédits après approbation par les
instances habilitées de la banque ou suite aux décisions prises dans le cadre des
délégations de pouvoir.
Les activités principales du départements sont :
- Mise à jour du fichier des autorisations de crédit.
- Déclaration des engagements à BAM.
- Mise à jour des conditions spéciales sur les tarifs de frais et commissions
applicables à la clientèle.
- Déblocage des crédits aux particuliers ( crédit immobilier, personnel et
immédiat).
- Gestion des crédits aux entreprises.
- Contrôle des déblocages des crédits d’investissement.
- Vérification des garanties constituées pour la mise en force de tous les
engagements décidés par les différents comité de la banque ou dans le cadre des
délégations de pouvoir.

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Compte tenu de la nature des différentes activités, le département est organisé ainsi :

Département Gestion Administrative des Crédits

Assistante

Division contrôle Division crédits Division crédits


et déblocage aux entreprises aux particuliers

I - Division contrôle et déblocage :

Une fois la division reçoit le dossier du crédit après l’accord du comité normal, elle
effectue un pointage minutieux des pièces justificatives composants le dossier de
crédit et elle procède à la vérification de la conformité des garanties constituées,
notifiées par le département juridique à celles du comité afin de localiser toute
anomalie qui doit être signalée au département juridique et à l’agence concernée.

Dans le cas où les garanties sont constituées conformément au comité, on procède à


la saisie des lignes de crédit avec la mention libre. Enfin les instructions de
déblocage sont envoyées aux entités concernées. Si le taux de financement via le
crédit octroyé atteint 25% du montant global, la division demande un rapport à
l’agence où a été faite la demande de crédit. Si ce taux atteint 75%, la division
demande un rapport à la Direction Analyse et Gestion des Crédits (DAGC).

Service mise à jour du fichier des autorisations de crédit

Ce service se charge de :
- La mise à jour du fichier des autorisations de crédits par les ajouts, les
modifications ainsi que la saisie des comités de suppression.
- Déclaration des engagements à BAM.
- Mise à jour des nomenclatures et indices d’activité pour les engagements déclarés
à BAM.
- Notification des comité de crédits aux entités concernées.

II- Division crédits aux Entreprises :

Cette division s’occupe des catégories de crédits accordés aux entreprises :

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 CMLTD (Crédit Moyen et Long Terme Direct) : Moyen » 5 ans et Long > 5ans.
 FPI (Financement des Promotions Immobilières) : ce crédit est conditionné par
une attestation d’un architecte qui soit validée par la Direction des Moyens
Généraux. C’est un crédit INFINE d’une durée de 2 à 3 ans. A la différence de
ce type de crédit, les intérêts sont capitalisés chaque trimestre.
 RENOVOTEL/FORTEX : Ce produit est dédié à la rénovation des hôtels et à
la mise à niveau des entreprises opérant dans le secteur Textile. Ce crédit suit
la même procédure que le crédit CMLT sauf que la banque attend un virement
de la part de la Caisse Centrale des Garanties (CCG) ou de « DAR
ATTAWFIR ».
 PRO BAIL, BMCE BAIL, CAMION BAIL : Ces produits proposent une location
avec option d’achat aux entreprises. « MAGHREB BAIL » finance le crédit, et
la BMCE cautionne le client à hauteur de 50%. Ainsi deux comptes rythment la
vie de cette ligne de crédit : Le compte du client bénéficiaire du crédit qui est
débité suivant l’échéancier convenu et un compte dit d’Avance contenant
initialement la caution (50% du montant). Pour un client donné, le compte
d’avance est débité au rythme de chaque échéance honoré par le bénéficiaire
(client) jusqu’à ce que le compte d’avance devienne vide. Il existe trois types
de comptes d’avances suivant le produit proposé :

III- Division crédits aux Particuliers :

Cette division s’occupe du suivi des dossiers des crédits à la consommation (ou
crédits immédiats), ainsi que les crédits au logement. Elle se charge des
dossier de Casablanca, ainsi que des dossiers hors Casablanca.
Cette division est subdivisé en deux cellule :
- Cellule crédit personnel
- Cellule crédit immobilier

- Cellule crédit personnel :


Comme il a été décrit dans la partie de la division contrôle et déblocage, une fois
que la notification des garanties parvient, le dossier est transmis à la cellule
concernée pour déblocage effectif.
A la réception du dossier de prêt contenant la notification des garanties, le
responsable
attend la décision du comité.
L’agent responsable de la cellule crédit personnel procède à la saisie du déblocage
sur l’application Evolan.

- Cellule crédit immobilier :


Le principe d’acheminement du dossier à partir de la division contrôle et
déblocage du prêt reste identique à celui du crédit personnel.
Le crédit immobilier concerne aussi bien les produits Immo Plus que les crédits
spéciaux :

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o Immo Plus Acquisition <standard>
o Immo Plus Construction <standard>
o Salaf Soukna <HBM>
o Salaf Arraha <HBM>
o Salaf Imtilak Acquisition <FOGALEF>
o Salaf Imtilak Construction <FOGALEF>
o Salaf Al BARAKA <FOGARIM>

Les crédits spéciaux sont de trois types :

HBM : ou Habitat Bon Marché, est conditionné par l’accord du ministère des finances
et est dédié aux revenus inférieurs à 3500 DHS/mois.
FOGARIM : pour les personnes ne disposant pas d’attestation de Salaire, de
CNSS…etc. (ex. les commerçants, fonctions libérales). Ce crédit est conditionné par
l’accord de la caisse centrale des garanties (CCG).
FOGALEF : ce produit est dédié aux enseignants. Pour un montant du crédit
inférieur à 200 KDHS, le taux accordé est 4,5%. La différence par rapport au taux en
vigueur (6,32%) est financée par la CCG. Un dépassement du crédit au delà de
200KDHS est octroyé suivant le taux du marché.

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