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Cours de Droit fiscal
Par coursdedroit dans Droit fiscal le 8 Décembre 2014 à 03:07
DROIT FISCAL
Le droit fiscal contient toutes les règles gouvernant l'imposition de l'activité économique des particuliers et des entreprises.
Le droit fiscal général est composé de diverses branches :
- la fiscalité des personnes (impôt sur le revenu) ;
- la fiscalité des affaires ;
- la fiscalité immobilière (impôt des transactions immobilières) ;
- la fiscalité patrimoniale (impôt de la détention et de la transmission d'un patrimoine) ;
- les procédures fiscales (relations contentieuses entre l'administration fiscale et les particuliers.
Il a pour objet de procurer des recettes pour le financement des dépenses de l'Etat ou des collectivités locales (l'impôt, la taxe, la
redevance...). Le système fiscal français comporte près de 200 impôts et taxes différents.

Voici le plan du cours de droit fiscal :  Thème II – LE SYSTÈME FISCAL FRANÇAIS


 INTRODUCTION  Chapitre n°1 – L'impôt sur le revenu des particuliers
 Section I – LA NOTION D’impôt  INTRODUCTION
 §1. Définition classique de l’impôt  Section I – LE CHAMP D’APPLICATION DE L’impôt
 §2. La notion d'impôt dans le droit positif SUR LE REVENU
 Section II – LES BUTS DE L’impôt  §1. Le contribuable
 Section III – LES SOURCES DU DROIT FISCAL  §2. Le revenu imposable
 §1. Les sources internes  Section II – LA DETERMINATION DU REVENU
 §2. Sources internationales IMPOSABLE
 Section IV – LES GRANDS PRINCIPES DE VALEUR  §1. La détermination des revenus catégoriels
CONSTITUTIONNELLE DU DROIT FISCAL  §2. Détermination du revenu global net
FRANÇAIS  Section III – LE CALCUL DE L’impôt SUR LE
 §1. La légalité de l'impôt REVENU
 §2. L’égalité devant l'impôt  §1. Le calcul de l’impôt brut
 §3. L’annualité de l'impôt  §2. Le calcul de l'impôt net
 §4. La progressivité de l’impôt  Section IV – LE PAIEMENT DE L’impôt SUR LE
 Thème I - TECHNIQUE GÉNÉRALE DE L’impôt REVENU
 Chapitre n°1 – L’assiette de l’impôt  Chapitre n°2 – L’impôt sur les bénéfices des sociétés
 Section I – LES DIFFERENTES MATIÈRES  INTRODUCTION
IMPOSABLE (CAPITAL, REVENU, DÉPENSE)  Section I – LES CONTRIBUABLES A L’impôt SUR LES
 §1. L’imposition sur le patrimoine SOCIÉTÉS
 §2. L’imposition sur le revenu  §1. Les organismes entrant dans le champ d’application de
 §3. L’imposition sur la dépense (impôt sur la l'impôt sur les sociétés
consommation)  §2. Les organismes exclus du champ d’application de
 Section II – L’OPPOSITION ENTRE LES IMPOTS l'impôt sur les sociétés
DIRECTS ET INDIRECTS  Section II – LE RÉSULTAT IMPOSABLE AU TITRE DE
 §1. Les critères de distinction L’impôt SUR LES SOCIÉTÉS
 §2. Les grandes évolutions des impôts directs et indirects  §1. Les grandes caractéristiques du résultat imposable au
 §3. Les controverses relatives aux impôts directs et titre de l’impôt sur les sociétés
indirects  §2. La consistance du résultat imposable
 Section III – IMPOTS REELS ET PERSONNELS  §1. La détermination du résultat imposable
 Chapitre n°2 – La liquidation et le recouvrement de  Section III – LES MODALITÉS DE L’IMPOSITION
l’impôt  Chapitre n°3 – L’imposition sur la dépense
 I. LA LIQUIDATION DE L’impôt  Section I – LA TAXE SUR LA VALEURE AJOUTÉE
 Section I - L’EVALUTATION DE LA (TVA)
MATIERE IMPOSABLE  §1. Les opération imposables au titre de la TVA
 §1. L’évaluation directe de la matière imposable  §2. Fait générateur et exigibilité de la TVA
 §2. L’évaluation indirecte de la matière imposable  §3. Le calcul de la TVA
 Section II – LE TARIF DE L’impôt  §4. Le paiement de la TVA
 §1. Impôt spécifique et impôt ad valorem  Section II – LES IMPOTS PARTICULIERS SUR LA
 §2. Impôt de répartition et impôt de quotité DEPENSE
 §3. Impôt proportionnel et impôt progressif  Chapitre n°4 – Les impôts sur le patrimoine et les
 II – LE RECOUVREMENT DE L’impôt impôts sociaux
 Section I – LES DIFFERENTS SYSTEMES DU  LES IMPOTS SUR LE PATRIMOINE
RECOUVREMENT DE L’impôt  Section I – LES DROITS D’ENREGISTREMENT
 Section II – LES MODALITÉS DE RECOUVREMENT  §1. Présentation général
DE L’impôt  §2. Les différentes catégories de droit d’enregistrement

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 Section II – L’impôt DE SOLIDARITÉ SUR LA  Section I – LES FORMES GENERALES DE CONTROLE
FORTUNE  §1. La demande d’information ou de renseignements
 §1. Définition des impôts sur la fortune  § 2. Le droit de communication
 §2. Les controverses relatives à l’institution de l’impôt sur  §3. Les demandes d’éclaircissements et de justifications
la fortune  §4. Le droit de visite et de saisie
 §3. L’imposition de la fortune en France  Section II – LES MESURES DE CONTROLE
 §4. Le régime juridique de l’impôt de solidarité sur la PARTICULIERES
fortune  Sous section n°1 / Le droit d'enquête
 Section III – LA FISCALITÉ IMMOBILIÈRE LOCALE  Sous section n°2 / Mesures de lutte contre la fuite
 §1. Les taxes foncières internationale
 §2. La taxe d’habitation  §1. Définition de l’évasion et de la fraude fiscale
§3. La contribution économique territoriale internationale
 LES IMPOTS SOCIAUX  §2. La lutte contre l’évasion et la fraude fiscales
 §1. La contribution sociale généralisée (CSG) internationale
 §2.La contribution au remboursement de la dette sociale  §3. La diversité des mesures de lutte
(CRDS)  Section III – LES VERIFICATIONS FISCALES
 Thème n°3 : L’APPLICATION TERRITORIALE DE  §1. La vérification de comptabilité
L’impôt  §2. L’examen contradictoire de la situation fiscale des
 LES REGLES D’APPLICATION TERRITORIALE DES personnes physiques (ESFP)
IMPOTS FRANCAIS  §3. Les garanties offertes au contribuable objet d’une
 Section I – L’APPLICATION TERRITORIALE DE vérification
L’impôt SUR LE REVENU  Chapitre n°2 – Les procédures fiscales (II)
 §1. La détermination du domicile fiscal  LES CONSEQUENCES DES CONTROLES DE
 §2. L’étendue de l’obligation fiscale en fonction du L’ADMINISTRATION FISCALE
domicile fiscal  Section I – LA RECTIFICATION DE L’IMPOSITION
 Section II – LES RÈGLES D’APPLICATION  §1. Les procédures de rectification contradictoires
TERRITORIALE DE L’impôt SUR LES SOCIÉTÉ  §2. Les procédures d’imposition d’office
 Section II – LES SANCTIONS
 Section III – LES REGLES D’APPLICATION  §1. Les sanctions fiscales
TERRITORIALES DES IMPOTES SUR LE §2. Les sanctions pénales
PATRIMOINE  LE CONTENTIEUX FISCAL
 §1. Les règles d’application territoriale des droits  Section I – LE CONTENTIEUX DE L’IMPOSITION
d’enregistrement  §1. La phase préalable de réclamation auprès de
 §2. Les règles d’application territoriales de l’impôt de l’administration
solidarité sur la fortune  §2. La phase proprement contentieuse
 LE PROBLEME DE LA DOUBLE IMPOSITION  Section II – LE CONTENTIEUX DU RECOUVREMENT
INTERNATIONALE ET SES SOLUTIONS
 §1. Le domaine du contentieux du recouvrement
 §1. Le phénomène de double imposition internationale
 §2. Le déroulement du contentieux du recouvrement
 §2. Le mouvement de lutte contre la double imposition  Section III – LES CONTENTIEUX FISCAUX
internationale
SPECIAUX

 §1. Le contentieux de l’annulation en matière fiscale
 Thème IV – LES PROCÉDURES FISCALES  §2. Le contentieux de la responsabilité en matière fiscale
 Chapitre n°1 – Les contrôles exercés par
l’administration fiscale

INTRODUCTION
Le droit fiscal regroupe l’ensemble des règles juridiques relatives a l’organisation et le fonctionnement du prélèvement fiscal =
l’impôt.
Branche du droit public qui règle le droit du fisc et ses prérogatives d’exercice. Il organise l’activité de l’administration et l’exercice
de ses PPP dans ses rapports avec les contribuables. Ce droit régie l'établissement et le recouvrement des prélèvements ayant le
caractère de recettes publiques.
Droit fiscal matériel: détermination des impôts.
Procédures fiscales: règles relatives aux prérogatives de l’administration et aux garanties des contribuables, règles du contentieux.
Ces règles sont enrichies et le corpus du Droit fiscal contient : Code général des impôts + 4 annexes + livre des procédures fiscales +
conventions internationales + doctrine. Cet ensemble comprend des règles complexes. Le Droit fiscal est perçu comme un droit
technique et difficile.
Le Droit fiscal se caractérise par une grande proximité de chaque personne entretient avec lui.
L'expérience de l‘impôt est quotidienne. Elle accompagne tous les moments de l'existence. Proximité, familiarité de chacun d'entre
nous avec le domaine fiscal et ses enjeux, car les questions de fiscalité occupe une place central dans le domaine politique, et les
choix effectués en matières fiscal ne sont pas que techniques, ils expriment plus profondément des options essentiels tel que la place

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de l’Etat dans la société, la solidarité sociale etc.

Section I – LA NOTION D’impôt


§1. Définition classique de l’impôt
A. La définition classique de Jèze ou Vedel
L’impôt consiste en une prestation pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité à titre définitif est sans contrepartie
déterminée en vue d’assurer la couverture des charges publiques. Toujours pertinente, cette conception relève des caractéristiques
fondamentale de l'impôt :
1) Cette définition indique que l’impôt est une prestation pécuniaire
En principe l'impôt est payé sous forme pécuniaire. Le prélèvement s’effectue sous forme d'argent, ne donnant pas lieu à un
paiement en nature ou par service.
Le paiement non pécuniaire est exceptionnellement admis en cas de dation en paiement: procédé particulier qui permet de s’acquitter
de sa dette fiscale en remettant une œuvre, une collection. Technique est limitée à certains impôts (droit de mutation à titre gratuit,
ISF, droit de partage).
L’impôt sous la forme de prestation de service/ en nature a été abandonné au profit du prélèvement pécuniaire a la Révolution
française, car ces systèmes ont des défauts:
- Inefficacité : dépend de l'aptitude de chacun.
- Injustes : le paiement d’impôt par la fourniture d’un bien ne tient pas compte de la fortune de chacun, et le paiement en
service ne tient pas compte de la capacité de l'individu.
2) Le prélèvement s’effectue par voie d’autorité
L’impôt est la manifestation essentielle de la souveraineté de l’État, étant établi unilatéralement et prélevé en utilisant la contrainte.
L’existence d’une contrainte n’est pas en contradiction avec le principe du libre consentement à l’impôt (art. 14 DDHC) librement
consenti par le Parlement.
3) Prélèvement effectué à titre définitif
L’impôt constitue pour les collectivités publiques une ressource définitive qui ne peut pas faire l’objet d’une restitution ou d’un
remboursement (≠ emprunt). L'impôt ne peut être remis en cause que s’il a été établi et perçu légalement.
4) Prélèvement sans contrepartie déterminée
Il n’existe pas de contrepartie immédiate, directe et personnelle de la part des collectivités en guise de rétribution.L’impôt n’est pas
un prix payé par le contribuable en échange d’un service rendu. Il n’y a pas de corrélation entre une dépense publique et l’impôt
versé.
5) Prestation destinée à assurer la couverture des charges publiques
L’impôt est limité à l’alimentation des caisses du trésor. Dans cette optique, l’impôt doit rester neutre : il ne doit être ni moralisateur
ni protecteur mais être le pourvoyeur des besoins du trésor qui permette a l’Etat de d’exercer ses fonctions régaliennes.
B. Les limites de la conception classique de l'impôt
Cette conception de l’impôt de nombreux aspects de l’impôt qui existent depuis le 20ième siècle.
- pas de progressivité de l’impôt
- pas de l’égalité devant l’impôt
- conception réductrice des buts de l’impôt.
- contractualisation des rapports entre l’administration fiscale et les contribuables.
- les prélèvements effectués par voie d’autorité ne se limitent plus à l’impôt. L’impôt est un prélèvement obligatoire parmi
d’autres. Pour parvenir à distinguer l’impôt des autres prélèvements obligatoires la définition classique n’est pas exhaustive.
§2. La notion d'impôt dans le droit positif
A. Les impositions de toute nature : une catégorie résiduelle
Selon l’art 34C, la loi fixe les règles concernant l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toute
nature (ITN). Pas de définition de ces impositions.
Il apparaît par la jurisprudence que constituent des ITN les prélèvements obligatoires qui n’entrent dans aucune des autres catégories
de prélèvements obligatoire identifié par la loi.
L'impôt ⇒ le prélèvement obligatoire qui n’appartient a aucune autre catégorie de prélèvement obligatoire identifié (ni les
redevances et les cotisations sociales).
La définition de l’impôt n’est pas positive et pour savoir ce qu’est une ITN il faut savoir ce qu’elles ne sont pas. Le Juge
Administratif et le Conseil Constitutionnel ont précisé les caractéristiques des prélèvements obligatoire définies et ainsi, ont peut
d’identifier a contrario certains caractères des ITN. Les ITN se définissent de façons résiduelles, ce ne sont ni les redevances ni les
cotisations sociales.
B. Redevance ou rémunération pour services rendus
C’est une catégorie de prélèvement obligatoire ancienne, régie par l’article 4 de la LOLF.
Selon le CE 1958, Syndicat national des transporteurs aériens, présente le caractère de RPSR toute redevance demandée à des
usagers en vue de couvrir les charges d’un SP déterminé ou les frais d’établissement et d’entretien d’un ouvrage public et qui trouve
sa contrepartie directe dans les prestations fournies par le service ou dans l’utilisation de l’ouvrage.

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Une redevance ⇒ désigne un prélèvement à caractère non fiscal perçu à l’occasion de la fourniture d’un service à un
usager d’un SP ou à un usager d’un ouvrage public en contrepartie du service rendu. Le prélèvement est une redevance à
condition :
- qu’il y ait une proportionnalité entre cette redevance et la valeur du service rendu
- la somme soit exclusivement affectée au service.
- le prélèvement opéré sur les usagers doit constituer une contrepartie directe et immédiate d’un service rendu.
C. Cotisations sociales
Catégorie de prélèvements obligatoires, les cotisations sociales désignent les versements opérés par un groupe social déterminé en
vue de percevoir en contre partie des prestations. Apports versé par les personnes bénéficiaires de la protection sociale instituée aux
organismes chargés d’octroyer des prestations. But : acquérir / maintenir le droit à ces prestations. Se distingue donc des redevances
puisqu’elles n’ont pas pour objet de rémunérer un service préalablement rendu.
La notion d’impôt est difficilement synthétique. L’impôt présente des spécificités au regard des deux grandes catégories de
prélèvement obligatoire (qui sont positivement définies en droit).
- L’impôt n’est pas versé dans un but précis.
- Le paiement de l’impôt ne donne pas lieu à une contrepartie déterminée.
Section II – LES BUTS DE L’impôt
Dans la société contemporaine l’impôt poursuit plusieurs objectifs et ne se limite pas à la couverture des dépenses publique, objectif
purement financier.
Les économistes ont renoncé au concept de la neutralité fiscal pour une conception plus souple de l’impôt. Aujourd’hui l'impôt est
instrumentalisé à des fins économiques et sociales.
- Buts économiques des mesures fiscales: lutte contre l’inflation, favoriser l’investissement sur certaines portions du
territoire, encourager l’augmentation des dépenses de recherche des entreprises.
- Buts sociaux des mesures fiscales: atténuations de disparités ou d’inégalités sociales (détaxer les TVA sur les produits de
première nécessité, augmenter le taux des produits de luxe). Perspective de justice social: impôt progressif (contribuables + riches =
taux de prélèvement + élevé). Perspective de santé publique: taxe sur les clopes, sur l’alcool.
Développement d’une fiscalité qui protège l’environnement, la famille.
Section III – LES SOURCES DU DROIT FISCAL
§1. Les sources internes
A. La loi
La loi fut longtemps la principale source de l’impôt (légicentrisme et principe et du libre consentement à l’impôt).
Aujourd’hui la loi a perdu de sa suprématie en matière fiscal et recul en tant que source étant subordonné aux exigences
constitutionnelles et à la conformité aux normes de Dommages et Intérêts.
B. La Constitution
Depuis les années 70, la Constitution est une source ascendante du droit fiscal, avec :
- l’élargissement du bloc de constitutionnalité (le Préambule de 1946 + DDHC), ces normes concernent potentiellement le
domaine fiscal.
- le développement du contrôle du Conseil constitutionnel : l’autorité effective de ses normes sur la loi a été garantie.
C. Les règlements
Source réel du Droit fiscal. Le pouvoir réglementaire peut édicter les mesures nécessaires à la mise en œuvre des règles fixé par le
législateur. Les règlements doivent se conformer aux normes supérieures (loi et Constitution). Le législateur peut habiliter le
gouvernement à agir par voie d’ordonnance.
D. La jurisprudence
Si le Droit fiscal est un droit d’interprétation stricte, il y’a toujours matière a interprétation, ce qui laisse une marge de création au
juge.
E. La doctrine administrative
Recouvre un ensemble de textes (instructions, circulaire, notes) que les chefs de services adressent a leur agent afin d’expliquer le
sens des textes qu’ils sont chargé d’appliqué.
En matière fiscal la doctrine administrative est une véritable source de droit. L’article L.80A et L.80B du LPF offre une garantie aux
contribuables en cas de changement de doctrine.
Le contribuable qui suivait les prescriptions antérieures de l’administration ne peut se voir pénaliser suite à un changement intervenu
dans la position de l’administration.
§2. Sources internationales
Selon l’article 55 de la Constitution, les traités/ accords ratifié ont autorité supérieurs a celle des lois.
- Les traités internationaux conclus par la France: conventions bilatérale pour lutter par exemple contre les doubles
impositions internationales.
- Conventions bilatérales conclues pour favoriser des pays en voie de développement. Ex: en orientant les placements de
capitaux dans ces pays.
- Conventions multilatérales n’ayant pas objet spécifiquement fiscal mais ayant des répercutions dans ce domaine : CEDH,
le droit communautaire (originaire et dérivé).
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L’influence de ces normes peuvent être (TVA) ou indirecte (les grandes libertés).
Section IV – LES GRANDS PRINCIPES DE VALEUR CONSTITUTIONNELLE DU DROIT FISCAL FRANÇAIS
La dimension technique ne doit être négligée mais on ne saurait réduire le Droit fiscal à des règles techniques, il prend l’appui sur un
ensemble de grands principes et qui apporte au système fiscal une stabilité.
§1. La légalité de l'impôt
Ce principe qui a deux sources : l’article 34 de la Constitution (la loi fixe les règles) et l’article 14 de la DDHC.
Deux significations au principe:
- c’est au législateur et à lui seul de fixer les règles en matière fiscale: le taux, l’assiette et la modalité de recouvrement de
l’impôt. Le pouvoir règlementaire prend les mesures d’application nécessaire.
- incompétence négative: le législateur ne doit pas renoncer à sa compétence, laissant au pouvoir réglementaire d’édicter des
normes.
Ce principe concerne tous les impôts, y compris locaux qui doivent être fixé par la loi.
Ce principe est limité en raison de la protection accordée au contribuable (L80A et B du LPF): on fait primer l’interprétation de la loi
retenue par la doctrine administrative sur la loi.
§2. L’égalité devant l'impôt
Le principe d’égalité est essentiel et multiple. Il arrive qu’on parle des principes d’égalité (égalité devant la loi, l’impôt, les charges
publiques).
Ces principes trouvent leurs sources dans l’art 1 de la Constitution (égalité des citoyens devant la loi), l’article 13 DDHC (la
contribution commune doit être également répartie entre les citoyens à raison de leurs faculté), et l’article 1 DDHC (les hommes
naissent et demeurent libres et égaux en droit. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune).
A. Principe d’égalité devant la loi
En principe, la loi est la même pour tous. Or, l’égalité devant la loi ne consiste pas à soumettre tous les contribuables aux mêmes
règles. Le principe d’égalité impose seulement qu’à des situations semblables soient appliquées des règles identiques. Par
conséquent, à des situations non semblables peuvent être appliquées des règles différentes.
Le législateur peut traiter de façon différente des situations différents et il peut déroger a l’égalité pour des raisons d’intérêt général,
du moment que la rupture d’égalité est en rapport avec l’objet de la loi qu’il établit.
B. Égalité de l'impôt et égalité des charges publiques
Les différences de traitement fiscal doivent répondre à certaines exigences constitutionnelles :
- Le législateur qui instaure des différences de traitement doit s’appuyer sur des critères objectifs et rationnels en
fonction du but qu’il doit attendre. Corrélation entre les moyens/buts. Le Conseil Constitutionnel contrôle la rationalité des choix du
législateur au regard de sa logique de différentiation.
- Les différences de traitement ne doivent pas apporter une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges
publiques : tous les impôts s’opèrent en fonction des revenus des contribuables.
- Respect de l’exigence de progressivité dans le revenu des personnes physique.
§3. L’annualité de l'impôt
Corollaire du principe de consentement à l’impôt et du principe de l’annualité budgétaire.
Ce principe implique que la perception de l’impôt soit autorisée chaque année pour une durée de un an. Le Parlement délivre
annuellement une autorisation de perception de l’impôt, art 1 de la loi de finance de l’année. Les textes fiscaux demeurent valides
d’une année à l’autre mais la perception de l’impôt est régulière que si elle est autorisée chaque année.
§4. La progressivité de l’impôt
L’impôt progressif se caractérise par le fait que le taux d’impôt augmente à mesure que la matière imposable est plus importante.
Ainsi, le taux d’imposition est adapté aux facultés contributives de chaque contribuable.
Thème I - TECHNIQUE GÉNÉRALE DE L’impôt
Chapitre n°1 – L’assiette de l’impôt
L’assiette de l’impôt désigne l’ensemble des opérations administratives ayant pour but d’évaluer la matière imposable.L’assiette de
l'impôt est la matière imposable.
Le législateur doit effectuer des choix essentiels : déterminé la matière imposable (Section I), choisir entre impôts directe ou
indirecte (Section II), et entre un impôt qui ne prend compte que de l’assiette du contribuable ou aussi d’autres éléments afférant a
sa situation personnelle (Section III).
Section I – LES DIFFERENTES MATIÈRES IMPOSABLE (CAPITAL,REVENU, DÉPENSE)
Le législateur a le choix et il peut combiner ces différentes possibilité ou privilégié une part rapport aux autres. Tout impôt constitue
un prélèvement sur la richesse. Or la richesse peut prendre des formes économiques variés, et ont peut choisir d’imposer la richesse
sous une forme plutôt que sous une autre :
- impôt quand la richesse est consolidé dans le patrimoine du contribuable : impôt du capital.
- impôt au moment ou la richesse pénètre dans le patrimoine du contribuable : revenu.
- impôt quand la richesse sort du patrimoine du contribuable, lorsqu’elle se manifeste sous la forme de dépense, de
consommation : impôt sur la dépense.
Le choix du législateur est guidé par les grandes caractéristiques et les conséquences techniques et économiques de chacune de ces
catégories d’impôts.
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§1. L’imposition sur le patrimoine
Cet impôt peut prendre deux formes : impôt au moment de la détention du patrimoine (§1), ou imposition du patrimoine au moment
de sa transmission (§2).
A. L’impôt sur la détention du patrimoine
1) L’impôt permanent sur la détention du patrimoine
Ce type d’impôt est assis sur le capital est a un tarif modéré afin qu’il puisse être payé par le contribuable au moyen du revenu dont
il dispose. Il s’agit d’imposer le capital pour atteindre le revenu.
Les avantages
Justice fiscal: cet impôt introduit une discrimination fiscale légitime entre les revenus du travail et du capital (acquis en dormant).
Ainsi, les revenus du travail ne sont imposés qu’une fois alors que les revenus du capital sont frappés deux fois par l’impôt (impôts
des revenus effectifs que produisent ce capital et l’imposition de la détention du capital).
Economique: inciter les détenteurs de patrimoine à affecter leurs richesses a des fins productives dans le but de pouvoir payer
l’impôt grâce aux revenus dégagé de l’usage du capital.
Cet impôt atténue certains effets néfastes de l'impôt du revenu, quand les agents choisissent de réduire leurs activités plutôt que
d’avoir une activité plus soutenue et de voir le surplus de leurs activités prélevées par le fisc. Elle incite au contraire à ce procuré
davantage de revenus.
Technique: l’administration fiscale devra recenser le patrimoine contribuable, ce qui permet un contrôle des déclarations de
revenus.
Les inconvénients
Le recensement des biens est nécessaire, or il est difficile à réaliser pour certains biens.
L’évaluation des biens peut être délicate.
Cet impôt incite à l’évasion fiscale.
2) L'impôt exceptionnel sur la détention du patrimoine
L’Etat y recours lorsqu’elle fait face à des difficultés financières insurmontable en temps de crises (inflation). Exemple: Europe en
1945 ⇒ impôt de solidarité.
Cet impôt a pour assiette la détention du patrimoine et qui n’est pas acquitté par le contribuable grâce a ses revenus car les taux
d’imposition ici sont beaucoup plus élevés. Pour payer l’impôt, le contribuable doit vendre une partie de son capital.
L’inconvénient de cet impôt est que la ponction sur les particuliers se fait au détriment des entreprises qui auraient pu bénéficier des
investissements des détenteurs de patrimoine. Cet impôt compromet le rendement des rentrées futures. Ce type d’impôts risque de
provoquer des ventes et donc une augmentation donc une baisse des prix, la valeur du patrimoine va baisser.
B. L'impôt sur la transmission du patrimoine
Ce type d’impôt présente un taux élevé et entraine amputation d’une partie du capital. Imposition occasionnelle, le patrimoine peut
se reconstituer entre deux impositions.
1) Impôts des mutations titre gratuit
Frappe les successions et les donations. Connue et controversée.
Les avantages
personnalisation de l’impôt car le taux d’imposition est variable en fonction de la situation et des liens existant entre le défunt et
les héritiers/ le donataire et le bénéficiaire.
Ne présente pas le risque de détruire le capital du contribuable car cette taxe intervient au moment où le capital de celui qui
bénéficie de cette donation augmente.
Justice fiscale : permet de limiter la concentration des richesses entre quelques uns.
Les inconvénients
Impôts à faible rendement, mécanismes lourd. Lorsque le capital est une entreprise, les donataires peuvent difficilement mettre en
vente une partie de l’entreprise. Inciter les contribuables à fuir et situer leur patrimoine sous d’autres cieux, aménager sa situation
internationale pour qu’elle échappe à un État.
2) L’imposition des mutations à titre onéreux
Biens immobiliers : seules les ventes publiques peuvent être entièrement contrôlées par l’administration fiscale. Les mutations des
biens immobiliers sont facile à recenser car il y a des actes, qu’il est difficile de les soustraire à la vue du fisc. Cet impôt rencontre
une limite dans le fait que les personnes qui prennent part à la mutation peuvent chercher à dissimuler la valeur des biens (en sous
évaluant leur patrimoine objet de la transmission). De plus, cet impôt risque de figer le marché de l’immobilier.
Biens mobiliers : Le marché des valeurs mobilières s'accommode mal d’un impôt trop lourd car c’est un marché qui doit être fluide.
Le taux doit être faible.
§2. L’imposition sur le revenu
A. La définition du revenu objet de l’imposition
1) Définition civiliste
Le revenu est une somme d’argent qui provient d’une source permanente, de manière périodique : loyer, salaire, dividendes. Le
revenu a trois caractéristiques :
Le revenu est monétaire et est susceptible d’être convertie directement en argent.
Cette richesse doit provenir d’une source permanente (la production du revenu ne tarit pas sa ressource).
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Ce revenu est périodique : (≠régulier) le revenu est susceptible de revenir, de se présenter à nouveau.
De cette approche ressort une conception étroite de la notion de revenus.
2) Définition économique
Constitue un revenu tout produit effectif, périodique ou non, qui se traduit par un enrichissement réel.
Ce revenu n’est pas forcément un revenu monétaire (avantages en nature).
La distinction entre la source et le revenu s’estompe. Par exemple, l’enrichissement lié à l’augmentation de la valeur du capital
constitue un revenu.
Le revenu n’est plus périodique, il peut s’agir d’une plus-value réalisée sur la vente d’un seul bien même si ce type de revenu ne
reviendra pas.
Cette conception du revenu présente un véritable intérêt pour l’État car elle permet d’élargir l’assiette de l’impôt sur le revenu que le
législateur souhaiterait instituer.
B. La question de l’imposition des plus-values
Plus-value : augmentation de la valeur d’une chose qui n’a subi aucune transformation matérielle. Exemple : un tableau qui jadis
n’avait aucune valeur devient soudain une œuvre très prisée.
Dans la conception civiliste, les PV ne sont pas constitutif de revenus puisqu’elle constitue des gains exceptionnelles, elles ne
peuvent donc pas être imposables.
Dans la conception économique les plus values peuvent être soumis à l’impôt.
Plusieurs problèmes aboutissent au fait que l’imposition de la PV n’est pas fréquemment recherchée :
1) A partir de quel moment la plus-value est imposable ?
En principe, dès qu’elle est enregistré, dès qu’elle est certaine. Or, vu que la seule constatation d’une PV ne procure pas
forcement au contribuable les disponibilités pour s’acquitter du paiement de l’impôt du a la PV et qu’apprécier l’existence du PV
suppose une connaissance fine du patrimoine du contribuable….
En pratique la PV est imposé au moment où le bien est cédé par le contribuable. La différence entre la valeur originelle et
actuelle donne lieu au versement d’un impôt.
2) Comment déterminer l’existence d’une plus-value ?
Il faut prendre en compte de la dépréciation monétaire car la PV peut n’être d'apparente. Des systèmes de correction doivent être
mis en place.
3) L’assimilation du la plus-value a un revenu
Cette assimilation conduit a un accroissement de la base d’imposition du contribuable.
L’administration fiscale va être conduite à mettre en place des systèmes de paiement étalé de l’impôt ce qui va compliquer la
perception de l’impôt.
C. Les modalités d’impositions des revenus
1) Les impôts particuliers sur le revenu
Il existe une série d'impôt sur le revenu, chacun frappant une catégorie de revenu distingué par le législateur.
Un contribuable peut être imposé sur une catégorie déterminée alors que sur l’ensemble de ses activités, il n’a réalisé aucun profit.
Brutalité de l’impôt contre lequel le législateur a du mal à lutter. Ce type d’imposition ne se prête pas à la personnalisation de
l’impôt.
2) L’impôt général sur le revenu
Soumettre à impôt unique la somme de l’ensemble des différentes catégories de revenu que l’on peut distinguer.
Cette solution permet de saisir l’ensemble de la situation d’un contribuable (mieux connaître ses facultés contributive) et de
personnaliser son impôt.
En revanche, cet impôt permet difficilement d’instaurer des discriminations en fonction de la catégorie de revenu. Il est difficile de
faire varier l’impôt en fonction du type de revenu.
D. Critique de l’imposition du revenu
L’impôt sur le revenu est considéré comme une incitation à travailler moins dans la mesure où un surcroît d’activité entraîne une
augmentation de revenus mais aussi d’impôts.
Imposition du revenu présente souvent un caractère progressif (elle fait peser la charge de l'impôt sur les revenus les + élevés, en les
empêchant investir dans l’activité économique).
Mais la progressivité de l’impôt est un élément de justice fiscale, et l’impôt sur le revenu peut être personnalisé et atténuer certains
effets pénalisant de cette progressivité.
§3. L’imposition sur la dépense (impôt sur la consommation)
L’impôt sur la dépense frappe la richesse quand elle sort du patrimoine du contribuable, lorsqu’il l’emploi pour consommer.
Cet impôt est plus indolore que les autres et sont recouvrement est facilité, car a partir du moment où l'impôt s’incorpore au prix
du produit, le contribuable ne l’isole pas du prix et en supporte facilement la charge. Les modalités d’application sont diverses : il
peut être calculé sur la base d’une unité de mesure ou du prix objet de la consommation. Il peut être aussi calculé au stade de la
fabrication de l’objet ou de sa consommation. Il existe deux grandes techniques d'impôts sur la dépense :
A. Les impôts particuliers sur la dépense
Ces impôts frappent certaines dépenses choisies par le législateur. Il peut s’agir :
1) Sur les dépenses portant sur les produits de premières nécessité
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Assiettes très larges, dont la consommation s’impose à tous et même lorsqu’ils ont un taux faible, ces impôts offrent un bon
rendement. Impôt injuste frappant des produits dont on ne peut pas éviter la consommation. Existent surtout dans les systèmes
fiscaux anciens qui sont plus préoccupé par la productivité de l’impôt que par la justice fiscal.
2) Sur la consommation des produits de luxe
Cet import pèse sur les contribuables + riches. Il semble plus justes et ne restreint pas la liberté des contribuables de dépenser, car il
est subi que par ceux qui choisiront de s’y soumettre, on peut s’abstenir d’une dépense de luxe. La notion de luxe est imprécise et
variable dans le temps et l’espace.
Cet impôt est de faible productivité (frappe une infime partie de la consommation) et ce type d’imposition peut avoir des effets
économiques négatifs dans la mesure où ils se répercutent sur les acheteurs et indirectement sur les producteurs.
3) Sur les produits de la consommation courante
Ex: Alcool, café. Rendement élevé car consommation est importante. La matière imposable étant significative, cet impôt permet au
trésor public de se procurer des recettes importantes. L’imposition de ces dépenses est équitable car elle porte sur des dépense ni de
luxe ni nécessaire à la vie quotidienne et elle est proportionnelle au ressources. Un taux d’imposition trop élevé à des effets négatifs
sur la consommation.
B. L'imposition générale sur la dépense
Le législateur peut choisir un impôt qui frappe toutes les dépenses. Cet impôt peut prendre plusieurs formes.
Exemple : un fabriquant de caoutchouc qui cède pour 100 € euros du produit à un fabriquant de bottes, qui cède les bottes à un
grossiste pour 200 € et le grossiste pour 300 € le vend à un commerçant qui lui le vend 400 €. Analyse des différentes modalités
existante d’aménagement de l’impôt général sur la dépense :
1) La taxe unique à la production
L'impôt sur la dépense prend la forme d’une taxe perçue à un seul stade du circuit économique: celui de la production.
Si l’Etat veut prélever 100 euros il lui faut taxer à 100% au stade de la fabrication. Cette taxe sera incorporée dans le prix de vente
des intéressés et le montant va se répercuter sur le consommateur.
Imposition relativement simple. Inconvénient: inciter les fabricants à soustraire de déclaration une partie de leur activités
(=institution de mécanismes de contrôle). De plus, cet impôt exige une définition précise d’un acte de production, ce qui peut être
malaisé (textile).
2) La taxe unique a la consommation
L’impôt est prélevé chez le commerçant. Si l’État veut 100 euros, il crée un impôt au stade de la consommation au taux de 25%.
Inconvénient: les commerçants sont plus nombreux que le producteur, le fisc effectuer beaucoup de contrôles pour lutter contre la
dissimulation de ventes.
3) Taxe cumulative sur la dépense
Cet impôt frappe en cascade chacune des transactions intervenant tout au long du circuit économique de la production a la
vente. L’Etat peut imposer des taux d’imposition + faible. La fraude est moins redoutable car une imposition aura été payée aux
autres étapes.
Inconvénient: l’impôt est cumulatif, ce qui risque d’augmenter les prix. Pénalise les circuits longs : plus il y’a de stade de circulation
plus l'impôt va trouver d’occasion à s’appliquer. Un tel impôt aboutit à une sur-taxation des investissements.
4) Impôts sur la valeur ajouté
Chaque fois qu’un produit passe par un intermédiaire, celui-ci ajoute de la valeur au produit. L’idée est d’imposer cette
augmentation de valeur apportée au produit.
Dans le calcul de la TVA, l’assiette de l’impôt à chaque stade est uniquement la valeur ajoutée a ce stade.
Avantage: pas d’incitation à la fraude, car pour pouvoir déduire de la taxe que l’on a supporté il faut prouver qu’elle été payé a
l’étape précédente. Pas de distorsion fiscale entre circuits courts et longs. Favorisation des investissements: l’entreprise qui investie
dans une machine va pouvoir déduire la taxe qu’elle a supporté au moment de l’achat de l'impôt qu’elle doit reverser au trésor.
C. Les difficultés de l’imposition de la dépense
Ce type d’impôt est intéressant pour l’Etat mais il s’expose a un certains nombre de critiques :
Le rendement est lié à la conjoncture économique. Bon rendement en temps de croissance et recul en période de crise quand la
consommation s’atténue.
Justice fiscale: injuste car ne tiens pas en compte des facultés contributive de chacun. Non progressif. La justice fiscale se traduit
par des taux différencié (taux + faibles frappant produits de première nécessité). Critiques économiques: facteur de hausse des
prix = réduit la consommation, facteur de déflation. Elle incite également à l’épargne car la richesse est taxée uniquement lorsqu’elle
est dépensée.
Section II – L’OPPOSITION ENTRE LES IMPOTS DIRECTS ET INDIRECTS
§1. Les critères de distinction
A l’ origine, les impôts directs étaient ceux qui frappaient directement la terre, les personnes, le domicile et les impôts indirects
portaient sur les objets de consommation ou les services rendus. Suite a la complication de la technique fiscale cette distinction a
perdu de sa valeur.
Détermination de ce caractère a longtemps revêtu un réel intérêt du point de vue juridique vu que seul le contentieux des impôts
directs relevait du Juge Administratif.
Aujourd’hui l’intérêt est d’ordre économique, ces différents impôts ne produisant pas les mêmes effets économiques.
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La distinction s’opère sur fondement de 2 critères :
A. Le critère juridique
Distinction selon le mode de recouvrement, élément de procédure
Impôt direct : perçus par voie de rôle nominatif (c’est une liste de contribuables, pour les événements ayant une périodicité
régulière).
Impôt indirect : sont perçus à l’occasion d’événements se produisant sans régularité. Il faut déterminer la dette du contribuable
au moment où l’événement survient.
Cependant, ce critère pratique est simpliste car il ne répartit par le classement de l’impôt en fonction de sa nature mais en fonction
d’un élément de procédure.
Cette qualification n’a plus beaucoup d’intérêt et elle ne commande plus la juridiction compétente.
B. Le critère économique
1) Le critère du Doyen Alix: la stabilité des éléments d’imposition
Impôt direct : frappe des situations stables.
Impôt indirect : frappe des faits occasionnels de production ou de consommation.
Cette approche est difficile à adopter car elle est très subjective. Frontière mouvante.
2) Le critère de l’incidence de l’impôt
Impôt direct : est celui qui est effectivement supporté par celui qui le paie. Par exemple, le salarié qui paye un impôt sur son
salaire ne peut répercuter le poids de cet impôt sur une tierce personne.
Impôt indirect : n’est pas supporter par celui qui le paye, car celui qui le paye a la possibilité de le répercuter directement sur une
autre personne. Fort succès malgré les difficultés de mise en œuvre (la répercussion de l’impôt étant un phénomène complexe et
aléatoire).
Cette distinction à été vidé de sa portée, la recherche d’un critère valable pour l’établir étant mal aisé.
Malgré tout cette notion subsiste dans le CGI et elle reste un cadre d’analyse pour aborder certains problèmes.
§2. Les grandes évolutions des impôts directs et indirects
A. Les impôts directs
1) Les caractéristiques des impôts directs du 19ième siècle
impôts indiciaires : établis à partir des signes extérieurs de richesse.
Impôts réels : qui ne prenaient pas en compte la personne mais la matière imposable.
Impôts proportionnel : le taux non variable en fonction de l’importance de la matière imposable.
2) Les caractéristiques actuels des impôts directs
impôts déclaratifs : établis à partir d’une déclaration des contribuables et non pas sur la base d’indices.
Impôts personnels : prennent en considération la situation des contribuables.
Impôts progressifs : augmente selon l’importance de la matière imposable).
B. Les impôts indirects
Jadis, ces impôts étaient centrés sur des produits en particuliers. Aujourd’hui, l’imposition général de la dépense est prépondérante
et ce sont des impôts ad valorem, un pourcentage est appliqué à une assiette.
§3. Les controverses relatives aux impôts directs et indirects
L’impôt direct est considéré comme juste (personnalisé au contribuable) mais à faible rendement (perçu avec retard, diminué avec
des modalités de personnalisation d'impôts : réductions, abattements).
Il est connu au contribuable, à une mauvaise réputation et est vécu douloureusement.
L’impôt indirect est moins juste mais plus productif. Il intervient a l’occasion d’une transaction ne tient pas compte de la situation
du contribuable.
Cet impôt apparaît plus lourd si les moyens du contribuable ne sont pas élevés. Mais c’est un impôt très efficace et productif avec un
rendement qui suit l’activité économique. De plus, le recouvrement de cet impôt est facilité car les vendeurs le collecte.
Le débat sur les mérites et les défauts de ces grandes catégories d’imposition et l’évolution des techniques fiscales a modifié les
termes de la controverse sur les intérêts comparé des impôts in/directes.
L’impôt direct est devenu un impôt au rendement convenable grâce à la déclaration de la base d’imposition par des tiers, mécanisme
de la retenue à la source, à la liquidation de l’impôt par les contribuables eux-mêmes. Le décalage entre l’enrichissement du
contribuable et le paiement de l’impôt a été réduit. Personnalisé. Frappe toutes les dépenses, dans le cadre duquel ont peut pratiquer
plusieurs taux.
L’impôt indirect a été un peu personnalisé avec des changements de taux. Faibles sur les produits importants.
Aujourd’hui, l’idée est d’équilibrer la part respective de ces 2 types d’impôts: compenser les faiblesses des uns par les avantages des
autres.
Section III – IMPOTS REELS ET PERSONNELS
Lorsqu’il crée un impôt, le législateur peut décider si l’assiette de l’impôt prend uniquement en compte la matière imposable (nature,
quantité) ou que seront pris en compte des éléments de la situation personnelle du contribuable.
Les impôts réels: frappe la matière imposable en ignorant le contribuable (ne tient pas compte de la situation personnelle du
contribuable). Cet impôt ne prend en compte que la quantité de richesse de chacun. Ceci contrairement aux impôts personnels (2

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conceptions).
Les impôts personnels:
- Définition étroite: l’impôt personnel désigne un impôt établit sur la personne du contribuable. Il atteint l’homme en raison
de sa seule existence et de sa résidence sur le territoire de l’État.
- Définition large : impôt frappant une matière imposable déterminé mais fera intervenir dans le calcul de l’impôt des
éléments attaché a la situation individuelle du contribuable, dans la mesures ou ces éléments peuvent faire varier les facultés
contributives du contribuable.
L’impôt personnel ne s’oppose pas à l’impôt réel car un impôt personnel est d’abord un impôt réel. Il va devenir personnel si la loi
prévoit qu’après la détermination de la matière imposable le montant varie selon les facultés contributives.
Le droit fiscal moderne tend vers la personnalisation de l’impôt pour des raisons de justice fiscale (payer selon ses capacités).
L’égalité de sacrifices peut être atteinte par la prise en compte de la situation perso de chaque contribuable.
Les procédés de mise en œuvre de la personnalisation de l’impôt sont nombreux et combinables : exemption a la base, abattements,
déductions sur l’assiette de l’impôt, âge, santé.
Ces mesures visent à se rapprocher de l’objectif de justice fiscale.
Chapitre n°2 – La liquidation et le recouvrement de l’impôt
I/ LA LIQUIDATION DE L’IMPOT
La liquidation de l’impôt est une opération qui consiste, une fois la matière imposable déterminé, à calculer le montant de la dette
du contribuable.
Section I - L’EVALUTATION DE LA MATIERE IMPOSABLE
Une fois choisi l’assiette de l’impôt, il faut définir les conditions de sa liquidation et dans ce domaine l’État possède aujourd’hui de
nombreuses possibilités que ce soit sur l’évaluation de la matière imposable ou le tarif de l’impôt.
L’évaluation de la matière imposable doit répondre à deux exigences :
- Exactitude : la méthode d’évaluation doit être exact autrement le montant de l’impôt sera sur ou sous évalué. Garantie de
justice fiscal afin qu’il y’ait une équité d’imposition. Ce principe évite que certains types de richesses soient surévalués
contrairement à d’autres.
- Discrétion des procédés: la méthode d’évaluation ne doit pas conduire à l’inquisition fiscale. Les procédés doivent être les
moins gênants possibles et éviter que le fisc ne s’immisce dans des affaires personnelles.
Ces deux exigences sont contradictoire car si on cherche à être précis dans l’évaluation on va créer des contrôles qui empiète sur la
vie privé du contribuable. Et si on privilégie la discrétion, le degré de précision de l’évaluation de la matière imposable risque de ne
pas être très satisfaisant. Le législateur doit trouver un point d’équilibre entre ces 2 exigences et il a la possibilité de solliciter
plusieurs techniques d’évaluation :
§1. L’évaluation directe de la matière imposable
A. La déclaration
Ceux qui connaissent le montant de la matière imposable doivent faire connaître ce chiffre à l’Administration fiscale.
1) Déclaration par un tiers (employeur): Une tierce personne que sa situation met au courant de la situation exacte
du contribuable va déclarer le montrant de la MI a l’Administration fiscale. Délation fiscal.
Avantages: le tiers n’a pas d’intérêt à dissimuler des chiffres et il s’expose à de lourde sanction en cas de dissimulation.
L’organisation d’une fraude est difficile car elle supposerait une entente organisé entre le contribuable et le tiers déclarant.
Inconvénient: il est difficile de trouver des tiers qui sont dans la situation de connaître exactement la matière imposable. De plus,
cette technique risque de créer deux catégories de contribuables : ceux qui peuvent dissimuler leurs matière imposable et ceux qui ne
le peuvent pas.
2) Déclaration par le contribuable lui-même: L’évaluation de la matière imposable est faite par le particulier qui
connait mieux que quiconque le montant de ses revenus.
Avantage: meilleur justice fiscal ⇒ la déclaration par le contribuable rend possible la personnalisation de l’impôt et il peut aussi
donner des détails sur sa situation individuelle. Assure d’assurer une meilleur exactitude d’évaluation de la matière imposable.
Inconvénient : risque de fraude. C’est pourquoi il faut combiner a cette méthode des mécanismes de contrôle (par exemple : la
déclaration du contribuable peut s’ajouter celle d’un tiers à titre complémentaire)
B. Évaluation directe par l’administration
1) L’évaluation libre
Selon ce système l’Administration fiscale peut utiliser tout procédé ou élément pour évaluer le montant de la matière
imposable. Grande facilités de travail à l’Administration fiscale. Peu favorable au contribuable car en cas de surévaluation, il est
difficile d’apporter la preuve d’une erreur. Cette méthode est rarement utilisée, elle apparaît surtout dans le cadre de la procédure de
taxation d’office (sanction).
2) L’évaluation suivant des procédures préétablis
La loi fixe précisément les conditions dans lesquelles se fera l’évaluation de la matière imposable. Cette procédure offre des
garanties au contribuable. L’inconvénient est que ces méthodes sont peu discrètes.
§2. L’évaluation indirecte de la matière imposable
A. L’évaluation indiciaire
Des éléments extérieurs à la matière imposable vont être retenus comme indice de la valeur de cette matière.
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L’ADMINISTRATION FISCALE se remet à des indices qui vont lui révéler la valeur de la base d’imposition (éviter de pratiquer
l’inquisition fiscale). Caractéristique de la fiscalité des régimes à l’époque révolutionnaire en France. Ex : nombres de portes et
fenêtres renseignait sur la matière imposable.
Technique qui garantit la discrétion, mais atteint de façon imparfaite et inexact la matière imposable (fonder l’impôt sur les
apparences a des effets peu fiables). Peu pratiqué aujourd’hui.
B. L’évaluation forfaitaire
L’ADMINISTRATION FISCALE renonce à évaluer le montant exact et se contente d’une évaluation approximative.
L’ADMINISTRATION FISCALE va prendre pour appui un élément attaché à la matière imposable et elle ne se fonde pas sur des
éléments extérieurs.
1) La méthode du forfait légal
Les éléments d’appréciation de la MI sont fixé par la loi et étroitement liées à la matière imposable. Le législateur fixe une
présomption légale comme quoi la présence de certains éléments implique l’existence d’une matière imposable.
2) La méthode du forfait conventionnel
Cette méthode retient un forfait qui résulte d’une discussion entre l’administration fiscale et le contribuable. Les deux parties
conviennent que la matière imposable est d’une certaine valeur.
Ce forfait est individuel. Le contribuable fournit des éléments détaillés sur sa situation propre qui sera pris en considération par
l’Administration fiscale pour fixer les sommes a payé. Accord limité dans le temps.
Ce système est avantageux pour le fisc car il sait qu’il peut compter sur une telle somme dans une période déterminéeet pour le
contribuable car pendant une certaine période, le fisc ne pourra pas majorer son imposition en faisant valoir que la MI a augmenté.
L’impôt est stable même si sa situation varie.
La méthode du forfait permet une évaluation commode de la MI et évite aux contribuables les désagréments d’une technique
inquisitoriale. Cette méthode peut être mal supportée lorsque la matière imposable du contribuable chute.
Section II – LE TARIF DE L’IMPOT
Une fois la matière imposable déterminée il faut calculer le montant de l’impôt (tarif). Le taux de l’impôt est le pourcentage de la
matière imposable. C’est la part du prélèvement effectué sur la MI. Choix du tarif :
§1. Impôt spécifique et impôt ad valorem
A. Impôt spécifique
C’est un impôt dont le taux est exprimé en unité monétaire par unité d’assiette.
Ex: les droits fixes perçus pour un document soumis à une formalité d’enregistrement, les impôts qui prévoient le prélèvement d’un
montant de 100 euros par tonne de tel matériau produit.
Avantage : simplicité lorsque la matière imposable peut être facilement mesurée.
Inconvénient: toutes les formes de richesses ne sont pas mesurables. Cet impôt manque de souplesse, il n’est pas variable lorsque la
valeur de la matière imposable varie. Le législateur doit intervenir pour modifier le taux. Ce type d’impôt a été abandonné au profit
de :
B. Impôt ad valorem
Le taux de l’impôt est exprimé en pourcentage de l’assiette. Ex: 10% de la valeur du bien transmis.
§2. Impôt de répartition et impôt de quotité
A. Impôt de répartition
Le montant de l’imposition qui sera recouvré est déterminé à l’avance. Cette somme sera ensuite répartie entre les différentes
circonscriptions de l’Etat. L’Etat fixe la contribution de chaque département, arrondissement, commune.
Au sein de chaque commune, la part des contribuables sera déterminée en divisant la contribution de la commune par la matière
imposable recensée en son sein. On obtient ainsi le taux d’imposition qui s’applique aux contribuables.
Le montant de l’impôt attendu au niveau national va déterminer le taux de l’impôt pour chaque contribuable.
Avantages : L’Etat est assuré du rendement de l’impôt. La fraude est impossible car dans une commune ou une partie de la matière
imposable est dissimulée, cette dissimulation se traduira par une augmentation de l’impôt pour que la commune puisse atteindre le
montant de contribution qu’on lui a assigné.
Inconvénients : manque d’élasticité : cet impôt ne suit pas suffisamment l’évolution de la matière imposable, les contribuables vont
subir les augmentations de manière collective et donc risquent de se révolter collectivement.
Cet impôt ne peut s’appliquer qu’aux impôts qui frappent une matière imposable que l’on peut connaitre à l’avance (pour fixer un
rendement déterminé il faut que ce rendement soi en rapport avec la réalité des richesses produite). Il y a uneinégalité des taux entre
chaque département.
B. Impôt de quotité
Le législateur détermine le taux applicable à la quantité de matière imposable. Le taux de l’impôt est défini à l’avance mais pas
le produit de l’impôt. Les gouvernants vont accepter une part de risque, la matière imposable peut s’avérer plus faible mais les
contribuables ont de plus grandes sécurités, ils connaissent à l’ avance le taux de l’impôt. Technique fiscal moderne, fréquemment
mis en œuvre.
§3. Impôt proportionnel et impôt progressif
A. Impôt proportionnel: frappe la matière imposable à un taux constant et invariable. Ex: 17 %.

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B. Impôt progressif: le taux de l’impôt varie avec la matière imposable. Plus la matière imposable est importante plus le
taux d’imposition augmente.
1) Les fondements de la progressivité de l’impôt
Ce principe est lié a la recherche de justice fiscale
Pour certains, l’égalité devant l’impôt est atteinte à partir du moment où les contribuables sont tous soumis à l’impôt au même taux,
car les impôts au même taux frappent plus lourdement les contribuables modestes et vice-versa. L’impôt proportionnel n’assure pas
une égalité de sacrifice.
Impôt progressif apparaît comme un moyen de personnaliser l’impôt et d’aboutir à une égalité de sacrifice. Cette technique est
rentable, les contribuables les plus riches paient plus d’impôts.
2) Les modalités de la progression de l’impôt
Il existe différentes manières de mettre en œuvre le principe de la progressivité de l’impôt :
Progressivité par classe : la MI est taxée selon un barème qui a contient plusieurs classes. Chaque classe a un taux qui augment
quand la classe renvoie a une matière imposable plus élevé.
Cette progressivité est brutale, car si la matière imposable augmente d’un euro seulement, c’est l’ensemble de la matière imposable
qui se voit imposer du taux relatif la classe supérieur. Ce système dissuade les contribuables de s’enrichir et encourage la fraude
fiscale.
Progressivité par tranches : la matière imposable est divisée en tranche. Chaque tranche se voit appliquer un taux d’imposition
différents, taux qui s’élève à mesure que l’on atteint les tranches supérieures. Chaque fraction de la matière imposable relevant des
tranches se voit appliquer le taux de chacune des tranches. (Ce qui va subir le taux de la tranche supérieure c’est le montant qui
dépasse).
Impôt dégressif : Plus la matière imposable est faible plus le taux est réduit. L’impôt est proportionnel à la MI, et des taux réduits
s’appliquent lors de l’imposition des contribuables les plus modestes. L’effet est le mais la progressivité est moins apparente. Il y’a
un taux général qui s’applique a tous et un taux dérogatoire applicables aux contribuables modestes.
Progressivité par abattement : l’impôt est formellement proportionnel mais grâce à des abattements, on parvient à la
progressivité. Système qui assure une progressivité continue.
II – LE RECOUVREMENT DE L’IMPOT
Ensemble des procédures par lesquelles les espèces des contribuables sont transportées vers les caisses de l’État. Procédures par
laquelle l’impôt est transféré du patrimoine du contribuable aux caisses du trésor.
Section I – LES DIFFERENTS SYSTEMES DU RECOUVREMENT DE L’IMPOT
§1. Système de la collecte
Pour assurer le recouvrement de l’impôt, les contribuables élisent des délégués qui sont chargés du recouvrement de
l’impôt. Ce procédé existait dès l’empire romain, sous l’ancien régime et il est utilisé aujourd’hui dans des cantons suisses. Ce
mécanisme ne produit pas de résultat satisfaisant : les collecteurs ne sont pas impartiaux, peut d’autorité, efficace uniquement pour
les impôts de répartition.
§2. Système de la ferme
Une convention est conclue entre le fisc et le fermier qui s’engage à verser annuellement à l’État une certaine somme en
contrepartie de son droit à recouvrer et conserver l’impôt. Le fermier convient à l’avance avec l’État de la somme qu’il doit lui
remettre, il recouvre l’impôt et se rémunère grâce à la différence entre le montant versé et les sommes qu’il a retiré de l’impôt.
L’Etat est déchargé de préoccupation sur le recouvrement de l’impôt mais il se prive de plus values de rentrées fiscales. Le fermier
s’enrichit aux dépends du contribuable et du trésor public. Le fermier exerce une prérogative de puissance publique. En France, la
ferme générale employa jusqu’à 30.000 personnes sous l’Ancien régime et ce système fut supprimé lors de la Révolution française.
§3. Système de la régie
L’impôt est recouvré par les agents de l’État lui-même. Agents publics qui pour le compte de l’Etat assure les fonctions d’assiette
et de recouvrement de l’impôt. Institué sous la Révolution française.
Section II – LES MODALITÉS DE RECOUVREMENT DE L’IMPOT
§1. Les moyens de paiement
Il existe une distinction traditionnelle entre :
Les impôts quérables: ceux que le comptable public pouvait venir prélever au domicile.
Les impôts portables: payés par le contribuable à la caisse du percepteur.
Aujourd’hui, tous les impôts sont portables. La législation fiscale moderne prévoit que le contribuable peut se libérer de sa dette par
des procédés bancaires: chèques ou virements, et on ne limite plus au paiement de l’impôt par le recours en espèce. Il existe d’autres
moyens de paiement :
A. Le paiement par compensation
Lorsque 2 personnes sont débitrices l’une de l’autre, les deux dettes peuvent s’éteindre par compensation.
B. Le paiement en nature
S’acquitté de sa dette d’impôt en nature était familier au Moyen Age. Aujourd’hui ce procédé a disparu sauf dans des cas marginaux
comme la dation en paiement.
§2. Les procédures de recouvrement

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Recouvrement est une opération réalisé par le comptable public. Paiement peut être effectué par le contribuable de
manière spontané (TVA) ou être payé sur réception d’avis d’imposition. Il existe des procédures de recouvrement forcées :
contribuable n’ayant pas acquitté sa dette, avec des poursuites.
§3. La distinction du contribuable et du redevable
Contribuable: personne au nom de laquelle la dette de l’impôt a été établie. Or le contribuable légal n’est pas forcement le
contribuable réel. Il peut répercuter la charge de l’impôt sur d’autres personnes (par exemple le commerçant en matière de TVA
répercute la charge de l’impôt sur le consommateur, on le considère plus comme un assujettis a la TVA qu’un contribuable).
Redevable: la personne à laquelle le fisc peut réclamer le paiement de l’impôt. Contribuable et redevable sont usuellement les
mêmes mais ils peuvent être dissociés et avoir d’autres de redevables.
A. La solidarité en matière de recouvrement de l’impôt
Un tiers peut être tenu solidairement responsable de la dette fiscale du contribuable, si le contribuable ne peut pas payer, le tiers
le fera pour lui. (Ex : liens familiaux entre le contribuable et le redevables, contrats liant les intéressés).
B. L’avis à tiers détenteur
Dans cette hypothèse un tiers détenteur des deniers d contribuable sera redevable de l’impôt. Le fisc va pouvoir obliger le
redevable à verser les fonds du contribuable qu’il détient (par exemple le banquier, l’employeur). Ce procédé obliger le tiers
détenteur à payer le montant dû par le contribuable.
C. La retenue à la source
Il est demandé au débiteur du revenu (=l’employeur) du contribuable de prélevé lui même l’impôt du par le contribuable sur ce
revenu, et de le reverser au trésor.
Avantage : rapide, diminution du coût de la perception de l’impôt, travail allégé, prise en compte rapides changements dans l’état
du contribuable et ce dernier est dispensé de tout paiement (retraite, chômage).
Inconvénient : porte atteinte au secret fiscal (atteinte à la vie privé puisque l’employeur doit avoir connaissance de l’ensemble des
revenus de son employé et de sa situation personnel). De plus, ce système impose de lourdes obligations aux employeurs qui
deviennent collecteur d’impôts.
Ce système ne fonctionne bien que pour les professions dépendantes, les salariés.
Thème II – LE SYSTÈME FISCAL FRANÇAIS
Chapitre n°1 – L'impôt sur le revenu des particuliers
INTRODUCTION
Les impôts directs sur le revenu jusqu’au 19ième siècle en France
L’impôt sur le revenu constitue en France l’un des principaux impôts direct en France, deuxième ressource fiscale de l’État (18 %
des recettes fiscales). Connu et mal aimé, c’est une création récente (1910).
Au 19ième siècle, il existait 4 formes de contribution fiscal directe : contribution foncière (revenu net des immeubles), la
contribution personnelle mobilière, la patente (déclaration d’un négociant à la mairie commerce/industrie), la contribution sur
les portes et fenêtres.
Cette fiscalité regroupait des impôts analytiques, il n’existait pas un impôt frappant les revenus globaux du contribuable. La matière
imposable était évaluée par constatation de l’Administration fiscale.
C’était des impôts de répartition (le législateur fixait à l’avance le montant de l’impôt) et non pas de quotité. Il n’y avaitpas de
personnalisation de l’impôt. Le taux de l’impôt était proportionnel: taux constant et non variable fonction de la matière
imposable.
La fiscalité directe avait de sérieux inconvénients: certains revenus n’étaient pas imposés (les salaires et les professions libérales).
L’impôt direct sur le revenu avait de faible rendement. Manque de souplesse, il était difficile d’augmenter les impôts des
contribuables dont les revenus variaient à la hausse.
Ce système était injuste vu la sur taxation de certains revenus ou et de certaines circonscriptions.
Le recours intensif à cet impôt était difficile car il signifiait une augmentation d’injustice (ce qui soulevait beaucoup de
contestation). A la fin du 19ième siècle la fiscalité sur le revenu était en déclin.
Ce recul de l’impôt sur le revenu dans la part des ressources fiscales a été contrecarré par la mise en place d’un impôt unique sur le
revenu global.
L’institution progressive d’un impôt unique sur le revenu global
Initié progressivement par Joseph Caillot, cette institution a remis en cause le système fiscal:
Nécessité de personnalisé l'impôt adapter la charge fiscal à la capacité contributive des contribuables.
Assurer la discrimination de l’impôt : le taux est variable en fonction de la nature des revenus des contribuables.
Progressivité de l’impôt : l’évaluation de la matière imposable devait se faire selon le mécanisme de déclaration contrôlé pour
obtenir une meilleure estimation des revenus des contribuables.
Le projet de Joseph Caillot comportait deux éléments fondamentaux :
Création des impôts cédulaires: impôts frappant chacun une catégorie de revenu, le taux est fixé à l’avance (quotité) et il est
variable selon le type de revenu.
Création d’un impôt général sur le revenu: cet impôt porterait sur l’ensemble des revenus, impôt personnel ayant un caractère
progressif.

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Le projet de Joseph Caillot fut présenté au Parlement en 1907, adopté en 1909 puis rejeté pour après la guerre. Suite à
l’accroissement des dépenses de l’État avec la guerre, le projet Caillot fut partiellement adopté. Une loi de 1914 créa l’imposition
progressive sur l’ensemble des catégories de revenus mais ce n’est qu’en 1917 que les impôts cédulaires furent institués. Les 4
contributions d’antan ont cessé d’être des impôts d’état. Ce dispositif va être encore modifié.
Après des tentatives en 1934 et en 1948, c’est la loi de 1959 qui apporte des nouvelles modifications qui conduisent àl’unification
de l’impôt sur le revenu qui prend la forme d’un document unique annuel global des personnes physiques. A partir de la, le
système fiscal français connait un impôt unique sur le revenu global des personnes physique, impôt qui est à la fois progressif et
personnel.
Article 1 du CGI : il est établit un impôt annuel unique sur le revenu de la personne physique. Frappe le revenu net global du
contribuable.
Section I – LE CHAMP D’APPLICATION DE L’impôt SUR LE REVENU
§1. Le contribuable
Cet impôt frappe seulement les personnes physiques, s’il frappe les bénéfices d’une personne morale il est établit au nom de leurs
membres.
Tout contribuable à l’impôt sur le revenu est assujetti à cet impôt dans le cadre du foyer fiscal. Le foyer fiscal est une entité à
géométrie variable qui reflète la structure et les évolutions du foyer.
Il regroupe l’ensemble des bénéfices et revenus de toute catégorie réalisés par le contribuable ou les autres membres de son foyer
fiscal qui sont cumulés pour être soumis à une imposition unique. Il est fait somme de l’ensemble des revenus imposable des
membres du foyer fiscal et l’avis d’imposition est établi au nom d’un et les époux sont solidairement tenus au paiement de l’impôt.
Dérogation facultative : Le contribuable peut néanmoins demander des impositions distinctes concernant son enfant mineur
célibataire à condition que les enfants concernés aient des revenus.
Dérogation obligatoire : les époux doivent faire l’objet d’imposition séparé s’ils sont séparés de biens, s’ils ont été autorité à avoir
des résidences séparées étant en instance de divorce, ou en cas d’abandon du domicile conjugal.
§2. Le revenu imposable
A. La notion de revenu imposable
Un gain réalisé est considéré comme un revenu dans 3 hypothèses :
Si le gain se rattache à une profession ou activité et relève de l’une des catégories que frappe l’impôt sur le revenu.
Si le gain constitue une plus-value qui rentre dans l’un des cas prévu par la législation fiscale relative à l’impôt sur le revenu.
Gain provenant d’une activité non commerciale.
Exonérés: libéralités ou subsides, gains provenant de jeux, de prix attribués lors d’une distinction (concours, JO), ainsi que les
sommes qui viennent compenser un appauvrissement (indemnités).
B. Les caractères du revenu imposable
N’a pas à être perçu en espèce. Il peut s’agir d’avantages en nature (logement ou nourriture) à condition que ces avantages
soient appréciables en argent.
Revenu réel: pour imposer un montant exact, il faut une base exacte : la déclaration de revenus.
Revenu global: cet impôt frappe le total des revenus du contribuable. Pour le déterminer il faut d’abord déterminer le montant du
revenu pour chacune des catégories que distingue la loi fiscale et le revenu global s’obtint ensuite par addition de ces revenus.
Le revenu net: le revenu est déterminé en tenant compte des montants dépensés en vue de son acquisition et de sa conservation.
(Ex : déduction de 10% pour frais professionnel).
Revenu annuel: revenu obtenu au cours d’une année civile.
Revenu disponible: le revenu imposable est le revenu dont le contribuable dispose. C’est la disposition du revenu qui constitue le
fait générateur de l’impôt. Pour qu’il soit imposable il ne suffit pas qu’il ait été gagné ou perçus. Le revenu doit avoir été à la
disposition du contribuable (libre accès bancaires).
Exception : bénéfices industriels et commerciaux même si ils n’ont pas été encaissé.
Section II – LA DETERMINATION DU REVENU IMPOSABLE
§1. La détermination des revenus catégoriels
L'impôt sur le revenu frappe le revenu net global du contribuable constitué par le total des revenus nets des différentes catégories de
revenus. Impôt unique sur les résultats d’ensemble. Il est nécessaire d’évaluer dans chaque catégorie de revenus ce dont le
contribuable a bénéficié au cours de l’année écoulée. Il existe des différentes catégories et l’évaluation du revenu obéit à des règles
propres dans chaque catégorie de revenu :
Traitement, salaires, pensions et rentes viagères:
Traitements et salaires: sommes perçues en exécutant un contrat de travail ou de louage de service de droit privé ainsi que les
traitements des fonctionnaires en tant qu’agent public ou plus généralement les émoluments et les avantages en argent ou en nature
reçus par ceux qui se trouvent en situation de subordination vav de la personne qui les rémunère. Représente 60 % des revenus
frappées par l’IR. Pensions: désignent les allocations représentant la contrepartie de droits acquis à raison d’une activité exercée
antérieurement ou d’une réduction-perte de capacités, allocations versées au titre de secours envers certaines personnes: retraite, de
vieillesse, de veuvage, d’invalidité, alimentaires.
Rentes viagères: rente versé jusqu’au décès du bénéficiaire.

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Les revenus fonciers: revenus retirés de la location d’immeuble ou de ses accessoires (affichage). Redevances très foncières :
versés par un exploitant agricole au propriétaire, location toit pour antenne.
Bénéfices industriels et commerciaux: proviennent d’une profession commerciale ou d’une activité assimilée lorsque cette
profession, que cette activité soit exercée par une personne physique ou par une société qui ne relève pas de l’impôt sur les sociétés.
Bénéfices non commerciaux: des bénéfices retirés de l’exercice des professions libérales, revenus provenant descharges et
offices (avocats au CE, notaire, huissiers,) + les profits qui ne relèvent d’aucune autre catégorie de revenus:catégorie résiduels.
Bénéfices agricoles: revenus procuré par l’exploitation de biens ruraux. Comprennent les revenus tirés de la vente des produits
des terrains propres à la culture, de la production forestière etc.
Revenus de capitaux mobiliers: produits des placements financiers des particuliers.
Les plus value: accroissement de la valeur d’un bien au cours d’une période déterminée sans intervention de son propriétaire.
Plus value professionnel: produits à caractère exceptionnel réalisé par les entreprise issus de la cession d’éléments de l’entreprise
ou d’actifs immobilisés en cours d’exploitation.
Rémunérations des dirigeants de société: rémunération des gérants de société commandite par action, de personnes, des
membres des sociétés en participation lorsque ces sociétés ont opté pour le régime fiscal des sociétés capitaux.
On recherche d’abord la MI par catégorie de revenus et ensuite, on parvient a un revenu global net.
§2. Détermination du revenu global net
L’addition des catégories de revenus permet d’obtenir son revenu global brut. Pour obtenir le revenu net, certaines sommes sont
déductible du revenu global but:
- Charges déductibles: pensions alimentaires (ascendants, descendants, divorce), frais d’accueil des personnes âgées de + de
75 ans (LE montant des avantages en nature procurés par le contribuable a cette personne en dehors de toute obligation alimentaire).
- Les déficits : les déficits constatés dans l’une ou l’autre des catégories de revenu sont déductible du RGB. Dans une
catégorie, la détermination du revenu peut faire apparaître des charges déductibles plus élevées que les revenus obtenus. Le déficit
constaté pour une année dans une catégorie de revenus se déduit du revenu global but. Report du déficit pour les années suivantes.
Section III – LE CALCUL DE L’IMPOT SUR LE REVENU
Une fois le revenu global net imposable déterminé, il faut procéder a la liquidation de l’impôt, procédure qui s’effectue en deux
temps:
§1. Le calcul de l’impôt brut
Ce processus de détermination du montant de l’impôt fait intervenir de façon combiné deux mécanismes :
A. Le barème progressif de l'impôt sur le revenu
La progressivité de l’impôt est un outil de la justice fiscale (frappé le MI a un taux qui augmente avec l’augmentation de la MI).
Cette progressivité peut être assurée selon des modalités diverses, la progressivité par tranches est appliqué en France a l’impôt sur
le revenu. Chacune des tranches est objet d’un taux propre qui augmente suivant la valeur de la matière imposable.
Lorsque le revenu s'accroît, le niveau d’imposition augmente mais de façon modéré puisque ce n’est que la fraction de revenu qui
relève d’une tranche supérieur qui est exposé a un taux plus élevé.
La progressivité de l’impôt s’applique en principe à l’assiette de l’impôt sur le revenu c’est-à-dire à la somme des revenus du
contribuable provenant de toutes les catégories de revenus.
Il existe des exceptions et certains revenus sont soustrait à la progressivité de l’impôt et soumis à un taux proportionnelle: les plus
value réalisée à l’occasion de la cession de valeurs mobilières (19%).
B. Le quotient familial
Apparue dès Caillot, au nom de la justice fiscal, il faut tenir compte au moment du calcul de l’impôt des charges familiales qui
pèsent sur le contribuable. Le quotient familial est aussi un outil incitatif utile et relativement efficace au service d’une politique
familiale.
La prise en compte des charges familiales a d’abord pris la forme d’un mécanisme de déduction: retranché du revenu imposable
une somme arbitrairement définit représentative des charges.
En 1945, fut mis en place un mécanisme de quotient familial spécifique permettant une prise en compte plus prononcé de la
situation familial du contribuable. Le quotient familial est une fraction : le revenu global net du contribuable est divisé par le nombre
de parts qui traduisent la situation familiale.
Ces deux éléments sont variables en fonction de la situation. Un célibataire a droit a une part. Un couple marié a 2 pour le couple
+0,5 pour les deux premiers enfants et une part pour les suivants.
Certains contribuables bénéficie d’une majoration spéciale du quotient familial sous la forme d’une demi-part en plus (personne dans
une situation difficile : invalide, + 75 ans, carte du combattant).
C. L’application combinée du barème de l’impôt et du quotient familial
Le barème progressif de l’impôt et le quotient familial sont deux éléments nécessaires pour calculer l’impôt. Le calcul de l’impôt
s’opère en plusieurs étapes :
Déterminer le nombre de part.
Déterminer le revenu net imposable
Calculer le quotient familial en divisant le revenu global net par le nombre de parts fiscales.
On applique le barème de l’impôt à ce quotient.

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Le quotient permet de personnaliser l’impôt en fonction de la situation de famille du contribuable. L’association du quotient familial
au barème de l’impôt se traduit par l’application du barème à un montant inferieur au revenu globale net : permet de bénéficier d’un
taux d’imposition plus faible.
Atténue la progressivité de l’impôt : Un contribuable qui a beaucoup de revenu et beaucoup d’enfants à charges peut se trouver en
situation de payer un montant d’impôts égal à celui d’un contribuable plus modeste mais célibataire.
Le législateur a cherché a limité la portée du quotient:
- Le quotient est plafonné par la loi: montant maximum procuré par les parts.
- Le quotient ne tiens pas compte de l’ensemble des membres du foyer fiscal: dans le cas du rattachement au foyer fiscal
de leurs parents des enfants mariés, aucune part n’est accordée.
Cependant, un abattement sur le revenu imposable qui est offert aux parents (au moment du calcul de la base d’imposition).
§2. Le calcul de l'impôt net
Certains éléments doivent encore être pris en compte après le calcul de l’impôt brut pour obtenir le montant de l’impôt net que doit
acquitter le contribuable. Ce sont des réductions d’impôts ou des crédits d’impôts.
Mesures qui se traduisent par l’imputation de certaine dépense sur le montant de l’impôt.
Certaines des dépenses supportées par le contribuable font diminuer le montant de son impôt brut pour obtenir l’impôt net.
Crédit d’impôt: c’est une réduction d’impôt sur le revenu pouvant donner lieu à un remboursement. Il a pour vocation
d’encourager certaines activités. Le montant est accordé en réduction de l’impôt brut. Si ce montant est supérieur au montant l’impôt
brut, il donnera lieu au remboursement de la différence. (Si vous deviez payer 1.500 euros d'impôt sur le revenu et que des dépenses
pour la production de film en France vous donnent droit à un crédit d'impôt de 2.000 euros, alors non seulement vous n'avez plus
d'impôt à payer mais le Trésor public va vous verser 500 euros).
Réduction d'impôt: sommes déductibles des revenus, avant le calcul de l’impôt. Si le montant de la réduction dont bénéficie le
contribuable est plus élevé que le montant de l’impôt brut qu’il devait verser, il n’aura pas d’impôts à verser mais on ne lui
remboursera pas la différence.
Concerne certaines dépenses : cotisations versées aux organisations syndicales représentatives de salariés et de fonctionnaires,
emploi d’un salarié à domicile ou bien les dons effectués au profit de fondations ou d’associations reconnues d’utilité publique,
fondations universitaires.
Section IV – LE PAIEMENT DE L’IMPOT SUR LE REVENU
Une fois l’impôt calculé, le contribuable doit payer sa cotisation. L’impôt sur le revenu est recouvré par voie de rôle, sur la base
d’une liste nominative des contribuables soumis à l’impôt. Pour chacun d’eux cette liste comporte la base d’imposition et le montant
à payé.
Chaque contribuable reçoit un avis d’imposition qui mentionne le montant de la MI, le montant de l’impôt acquitté et la date de
l’impôt du. En principe réglé l’année qui suit celle au titre de laquelle le contribuable est imposé. Le contribuable a le choix en
deux manière de paiement :
Le contribuable doit verser deux acomptes provisionnel égaux chacun au â…“ de l’impôt acquitté l’année précédente (le 15
février, 15 mai). Un troisième versement intervient par la suite pour régler les différences entre l’impôt du au titre de l’année
considéré et les sommes qui ont déjà été versé et dont le montant s’inspirait du montant de l’année antérieur. Si elle excède :
remboursement. Inférieur : troisième versement. Système délicat.
Le paiement mensuel de l’impôt : le paiement est étalé. Régularise les rentrées fiscales de l’Etat. De nombreux contribuable
choisissent pour ce mode de paiement.
Chapitre n°2 – L’impôt sur les bénéfices des sociétés
INTRODUCTION
La notion d’entreprise recouvre des réalités diverses. Les bénéfices réalisés sont imposés selon des modalités distinctes. Variable
selon la structure juridique l’entreprise (entreprise individuelle, société).
Entreprise individuelle: n’ont ni personnalité juridique, ni patrimoine propre. C’est une réalité économique et seul l’exploitant
de l’EI est doté de la personnalité juridique, l’entreprise est l’uns des éléments de son propre patrimoine. L’EI n’est pas reconnut
comme contribuable, et c’est l’exploitant qui va déclarer au titre de son impôt sur le revenu, les bénéfices qu’elle lui a permis de
réalisé.
Société: leurs régime fiscal est différent. Distinction entre :
Sociétés de personnes : société en nom collectif, sociétés civiles.
Les associés sont responsables des dettes sociales sur leurs patrimoines personnels. Régime proche des EI. En principe elles devront
acquitter l’impôt au titre de l’impôt sur le revenu.
Sociétés de capitaux : groupements d’intérêt éco. La responsabilité des associés est limitée à leurs apports. Ces sociétés
sont des entités juridiques distinctes de leurs associés et c’est des contribuables a part entière. Ces sociétés doivent payer elle-même
l’impôt sur le bénéfice qu’elles réalisent.
Justification de l’impôt des sociétés:
- les profits réalisés peuvent être considérés comme provenant en partie de la collectivité tout entière, l’Etat opère un
prélèvement sur une richesse qu’il a contribué à créer.
- cet impôt est intéressant en termes de recettes publiques : il est possible de frapper les bénéfices à des taux plus élevés que
les revenus des individus. Elévation du taux d’imposition est justifiée par la + grande puissance économique des sociétés. Peuvent
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réunir de + grandes masses de capitaux.
Créé tardivement en 1948. En termes de rendement il constitue 20 % des recettes fiscales de l’Etat.
Section I – LES CONTRIBUABLES A L’IMPOT SUR LES SOCIÉTÉS
§1. Les organismes entrant dans le champ d’application de l'impôt sur les sociétés
A. Les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés par obligation
Ces sociétés ne peuvent opter pour l’impôt sur le revenu. Sociétés par actions, les commandite par actions, entreprises
unipersonnelles à responsabilité limité, les sociétés en commandite simple, SARL.
Des textes sont venus atténuer cette soumission obligatoire à l’impôt sur les sociétés pour certaines d’entre elles: le CGI prévoit
que certaines catégorie de sociétés peuvent opter pour l’IR à des conditions qui restent très étroites (non cotées, créées au cours
d’une période de 5 ans, moins de 50 salariés, chiffre d’affaire inferieur a 10 million, sociétés doit exercer à titre principal une
activité industrielle et commerciale… sauf pour la gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier).
B. Les sociétés soumis à l’impôt des sociétés par option
Si les sociétés de personnes qui en principe ne sont pas soumises à cet impôt y trouvent intérêt, elles peuvent décider de se placer
dans son champ d’application.
Souvent, lorsque le bénéfice atteint un niveau élevé il est intéressant pour les sociétés de personne d’opter pour l’impôt des sociétés.
Cette option est irrévocable.
C. Les organismes soumis à l’impôt des sociétés en raison de leur activité commerciale
Des personnes morales sont soumis à cet impôt malgré leurs structures juridiques en raison de leur activité commerciale.
Sociétés civiles: si elles se livrent à des opérations commerciales. Réalisme du Droit fiscal qui ne s’arête pas a la structure
juridique apparente mais s’attache à imposer l’activité en raison de sa nature réelle.
Tolérance de l’Administration fiscale : la société n’est pas imposable si la part commerciale de l’activité d’une société civile ne
représente pas plus de 10% du ses revenus totaux.
Les associations: si elle réalise des opérations a caractère lucratif.
L’association n’est pas à but lucratif si sa gestion doit être désintéressée et l’activité de l’association ne doit pas rentrer en
concurrence avec le secteur commercial dans des conditions de gestion similaires.
Ne sont pas imposés les sociétés ou les bénéfices provenant d’une activité lucrative n’excède pas un certain seuil (60.000 euros par
an) et dans la mesure où cette activité lucrative présente un caractère accessoire par rapport à l’objet de l’association et aux activités
principales non lucratives.
DF témoigne d’un réalisme : on soumet au fond à un même régime fiscal des activités économiques comparables quelque soi
l’habillage juridique retenu.
Organismes publics: sont passible d’impôts sur la société les EP, les organismes de l’État jouissant de l’autonomie financière, les
organismes des départements et des communes à partir du moment où ils se livrent à une exploitation ou des opérations à caractère
lucratif. Cas : EPIC, EPA (selon l’activité).
§2. Les organismes exclus du champ d’application de l'impôt sur les sociétés
Ces exemptions sont dictées par des motifs d’ordre économique ou social et concerne plusieurs catégories de personnes morales. Ex:
Syndicats professionnels et leurs unions pour les activités qui portent sur l’étude et la défense des droits et des intérêts collectifs
matériel ou moraux de leurs membres, certains organismes agricoles comme les sociétés coopératives de production, de
transformation, de conservation ou de vente de produits agricoles, les sociétés coopératives agricoles d’approvisionnement et
d’achat. Organismes d’HLM et des organismes publics qui échappent par définitions : régions, départements, communes,
établissement public intercommunal à fiscalité propre, les syndicats de commune, les syndicats mixtes. EP de recherche et EP
d’enseignement supérieur.
Section II – LE RÉSULTAT IMPOSABLE AU TITRE DE L’impôt SUR LES SOCIÉTÉS
Jusqu’en 1948, les revenus des sociétés étaient soumis à l’imposition des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
Et même si on est passé a une imposition est distincte (IS), la détermination du résultat imposable est restée très proche de la
détermination des BIC de l’impôt sur le revenu.
§1. Les grandes caractéristiques du résultat imposable au titre de l’impôt sur les sociétés
Résultat annuel : le résultat imposable doit être déterminé chaque année.
Résultat sur un exercice seulement : le résultat ne saurait être remis en cause suite à un événement ultérieur à la clôture de
l’exercice.
Résultat comptable : mais la comptabilité établie par la société ne lie pas le législateur fiscale.
Résultat hors taxe en Euros : les opérations pris en compte sont les opérations hors TVA.
Résultat déterminé selon la méthode de la comptabilité d’engagement, il doit prendre en compte les créances acquises et
intégrer les dettes certaines.
§2. La consistance du résultat imposable
A. La conception du résultat imposable retenue par la loi
Il existe en France deux conceptions du bénéfice imposable (du résultat), deux conceptions opposées :
1) La théorie du compte d’exploitation
Il s’agit de prendre en considération l’ensemble des opérations de toute nature réalisées au cours d’un même exercice et retracer
dans le compte d’exploitation. Ce compte restitue les opérations commerciales et industrielles de la société, le résultat est la
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différence entre les achats et la vente (=bénéfice ou déficit).
2) La théorie du bilan
Le bilan d’une entreprise évalue tout les éléments de son actif et de son passif. Cette théorie repose sur la comparaison des bilans
successifs. Toute variation positive de l’actif net entre 2 bilans successif est considérée comme dégageant un bénéfice imposable.
Autrement dit, toute plus-value entre deux bilans sera considérée comme la source d’un bénéfice imposable, quelque soit son
origine.
Dans l’article 38 du Code Général des Impôts, le législateur a tranché en faveur de la théorie du bilan.
B. Les éléments déterminant le résultat imposable
Ce résultat imposable va correspondre à la différence entre les produits imposables et les charges déductibles compte tenu des
éventuels déficits.
1) Les produits imposables les éléments positifs du résultat de la société
Les produits d’exploitation : c’est les bénéfices issu de l’activité propre de la société, le prix total des ventes moins la somme
des achats. Ventes enregistrées au cours de l’exercice considéré.
Les produits d’exploitation = (vente + valeur du stock de sortie) – (achats + valeur du stock d’entrée).
Les produits accessoires : produits non issus de l’activité de l’entreprise : revenus fonciers, agricoles, produits financiers,
subventions (subventions de fonctionnement: imposables immédiatement, subventions d’équipementimpositions échelonné dans le
temps), indemnités (DI, expropriation, remises de dettes, amendements de créances…).
2) Les charges déductibles article 39 du CGI
Pour parvenir au résultat imposable il faut soustraire du produit imposable les charges déductibles.
Frais généraux : charges réelles, assorties de justification suffisante (factures).
Frais de personnel (rémunération, les indemnités pour frais d’emploi, les primes de natalité, les avantages en nature ou en argent). La
rémunération doit correspondre à un travail effectif et ne doit pas être excessive. Dépenses de mécénat, les frais de procès ou encore
les loyers des locaux ou du matos.
Primes d’assurances, contrat d’assurance-décès, frais de développement et les intérêts versés pour des emprunts ou des agios versés
en raison d’un découvert, intérêt en raison de prêt.
Certains fait générateur ne sont pas admis en déduction: les dépenses de caractère somptuaire (chasse, pêche, location ou achat de
résidence d’agrément à moins que ces dépenses aient été fait dans le cadre de services sociaux de l’entreprise), et les frais anormal
de gestion.
Amortissement : la constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de l’usage, du
temps, du changement de technique ou de toute autre cause dont les effets sont jugés irréversibles.
Cette perte de valeur constitue une charge déductible à certaines conditions : doit concerner une immobilisation (bien propriété de
l’entreprise, inscrit a l’actif de son bilan et servant de façon durable à l’activité de l’entreprise), doit être susceptible d’une
dépréciation avérée et définitive (comptabilisée sur un relevé spécial).
Se présente sous la forme d’annuités forfaitaires et le total de ces annuités représentent la valeur perdue par le bien au cours des
années d’utilisation de ces biens. Le montant d’annuité est le même en principe mais la technique de l’amortissement dégressif peut
être choisie.
Provisions : vise à prémunir l’entreprise contre certaines charges d’avenir. La provision est une somme d’argent mise de côté
dans le but de faire face provisoirement à une charge probable.
Ces sommes peuvent être déduites du résultat imposable a certaines conditions cumulative :
- La provision est constitué en vue de faire face à une charge qui serait déductible du résultat imposable si elle se réalisait au
cours de l’exercice.
- Elle doit correspondre à des pertes ou des charges nettement précisées (individualisée et susceptible d’être évaluée avec une
approximation suffisante).
-La perte ou charge à laquelle elle correspond doit être probable et non éventuelle.
- Doit être motivé par des événements qui proviendraient durant l’exercice et non après la clôture.
- La provision doit être inscrite dans la comptabilité.
Si la perte ou charge en vu duquel on avait provisionné la somme se réalise => la provision est admise définitivement en tant que
charge. Si non : somme réintégrée au résultat du bilan.
Imputation des déficits : c’est l’opération qui consiste à déduire des produits imposables les charges que représentent les frais
généraux, l’amortissement et les provisions, cette opération permet de déterminer le bénéfice net de la société et pour obtenir le
bénéfice imposable, on impute sur ce montant les déficits constatés lors d’autres exercices.
Section III – LES MODALITÉS DE L’IMPOSITION
§1. La détermination du résultat imposable
Les différentes étapes de l’imposition des sociétés rendent compte de l’importance du contribuable car c’est lui qui est chargé de la
détermination du résultat imposable en se conformant à la définition du résultat imposable qui ressort de la loi. Une fois ce montant
déterminé, le contribuable doit alors déposer sa déclaration devant l’Administration fiscale et la déclaration peut être effectuée soit
selon le régime normal (entreprise à résultats importants), sinon selon le régime du réel simplifié qui concerne les entreprises dont
les résultats sont moins élevées.
§2. La liquidation de l’impôt
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Cet impôt est proportionnel, il ne connait qu’un seul taux de 36,33%.
§3. Le paiement de l’impôt
Le contribuable doit verser des acomptes provisionnels à des dates déterminées (15 mars, juin, septembre, décembre) et le solde est
acquitté à l’expiration d’un délai de 3 mois qui suit la clôture de l’année.
Chapitre n°3 – L’imposition sur la dépense
Section I – LA TAXE SUR LA VALEURE AJOUTÉE (TVA)
La TVA est un impôt qui frappe la valeur ajoutée par chaque intermédiaire au cours de la production de biens et services.
Place centrale en droit fiscal, c’est un impôt moderne qui porte sur une base imposable dynamique et ne perturbe pas l’activité
économique. Fruit d’une évolution rapide.
Première recette fiscale de l’État (45%), importance accentuée. Il est délicat de faire de la TVA un véritable instrument de la
politique économique en France car les éléments fondamentaux de cet impôt sont définis par des directives communautaires.
Cet impôt connaît du succès car il est indolore, aisé à prélever et très productif. Seul les USA n’ont pas recours à la TVA. Les pays
émergeant ont souvent recours à la TVA.
Les origines de la TVA
Après la première guerre mondiale, se développe en Europe l’idée de remplacer les diverses contributions existantes qui frappaient
des produits en particulier par un impôt unique frappant l’ensemble des dépenses.
En Allemagne, dès 1916 fut crée un impôt général sur le chiffre d’affaires et en France une taxe sur les paiements est instauré en
1917 mais abrogé en 1920, remplacé par une taxe sur le CA. Elle était perçue à tous les stades du processus de production lors de
chaque revente.
Plus le circuit était long, plus le produit était imposé.
Ce système présentait pas mal d’inconvénients : les circuits étant long, il conduit à une augmentation de l’impôt(pénalise certains
secteurs).
C’est pourquoi il fut décidé en 1936 de créer d’autres taxes pour certains produits, des taxes uniques à la production.Cette taxe est
moins pénalisantes pour les longs circuits car elle était perçu une fois et au seul stade de la production du produit.
Or, la détermination du producteur étant malaisé et le retard du recouvrement de cette taxe (paiement qu’au terme du circuit de
production) conduit a abandonné ce système. De plus, ce mécanisme facilitait la fraude car il suffit de dissimuler une étape du
processus pour échapper à l’impôt.
Pour faire face aux besoins financiers de l’État, un mécanisme cumulatif va être établi dès 1939, après la création d’une taxe
d’armement.
En 1948, on institue le système des paiements fractionnés : on maintient le mécanisme de la taxe unique mais à la façon des taxes
cumulatives, cette taxe unique était perçue à chaque transaction, à tous les stades successifs du processus de production. Ce n’est pas
une taxe cumulative puisqu’à chaque étape le contribuable ne versait qu’une fraction de la taxe perçue mais ce système présentait
encore pas mal de limite vu sa complexité.
En 1952, Maurice Lauré théorie la taxe sur la valeur ajoutée. Dans cet ouvrage, il suggère de remplacer les taxes sur le CA par la
TVA et celle-ci est introduite par la loi du 10 avril 1954, puis simplifiée, généralisée dans sa portée sous l’influence des directives
communautaires du 11 avril 1967 et 1977 concernant l’harmonisation des législations des États membres relative aux taxes sur le
CA.
Les caractéristiques essentielles de la TVA
Elle s’applique à la quasi totalité des biens et des services consommés en France et est collecté par les entreprises pour le compte
de l’État.
Les entreprises facturent la taxe à leurs clients sur leur vente de biens ou autres et payent la taxe sur leurs achats. Ensuite, les
entreprises versent à l’Administration fiscale la différence entre la TVA reçue et celle qu’elles ont eu à supporter elles même a
l’occasion de leurs achats.
Une fraction du prix facturé au client correspond à l’impôt, cet impôt est prélevé par le fournisseur sur le client. Le prélèvement se
reproduit tout au long du circuit de production, a chaque fois.
Le vendeur va reverser au trésor public l’impôt qu’il a prélevé à chaque fois. Or le vendeur a du acquérir des biens auprès de ses
fournisseurs et une fraction du prix qu’il a déjà payé aura été de la TVA. Il va pouvoir déduire cette TVA supporté du montant de
l’impôt qu’il a prélevé et qu’il doit verser.
Pour calculer l’impôt qu’il doit verser au trésor : Calcul du montant de la TVA qu’il a collecté (TVA brute exigible), calcul du
montant de TVA qu’il a du supporter auprès de ses fournisseurs (TVA déductible). TVA brut exigible - TVA déductive => montant
d’impôt qu’il doit reverser au trésor.
Le paiement est mensuel. Ce sont les entreprises qui assurent la collecte pour l’État mais l’impôt est bien plus supporté par les
consommateurs. Puisque les consommateurs se trouvent au bout de la chaine de production, il n’a rien à vendre et ne peut facturer de
la TVA qui va supporter le poids de cet impôt.
Les entreprises peuvent décider de prendre en charge certaines parties de la TVA au profil des consommateurs.
§1. Les opération imposables au titre de la TVA
A. Les 3 critères d’identification des opérations imposable de TVA (art. 256 CGI)
1) Il doit s’agir d’une livraison de biens ou d’une prestation de service
La livraison de biens est le transfert du pouvoir de disposer d’un meuble corporel comme un propriétaire
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Les biens meubles incorporels échappe à la TVA. Les biens immeubles ne relève également pas de la TVA mais donnent lieu au
paiement de droit d’enregistrement.
Sont considérés comme des prestations de services la cession ou la concession de biens meubles incorporels, les travaux
immobiliers, les opérations portants sur les devises, les opérations qui portent sur les actions, parts de sociétés, les obligations et les
autres titres à l’exclusion des titres représentatifs de marchandise et des parts d’intérêt dont la possession assure en droit ou en fait
l’attribution en propriété ou en jouissance d’un bien immeuble ou d’une fraction de celui-ci.
2) Il doit s’agir de livraison/ prestations effectués à titre onéreux
Lorsque les livraisons de biens ou la prestation de service ne sont l’objet d’aucune contrepartie, ces opérations échappent à la TVA.
Le caractère onéreux de l’opération est déterminant.
Selon l’arrêt CJUE 1988 Apple and Pier Development Council, il ressort qu’une prestation service est regardée comme effectuée à
titre onéreux à condition qu’il existe un lien direct entre le service rendu et la contrepartie reçue.
3) Effectué par un assujetti agissant en tant que tel
Sont assujettis à la TVA les personnes qui effectuent de manière indépendante une activité économique quelque soit leur statut
juridique, la forme et la nature de leurs intervention. La définition de l’activité économique est large (les activités de producteur, de
commerçant ou de prestataire de services y compris les activités extractives, agricoles et celles des professions libérales ou
assimilées).
Les salariés (=> situation de subordination) : ne relèvent pas du domaine d’application de la TVA.
B. Les opérations soumises à la TVA par détermination de la loi (art.257 CGI)
Opérations qui échapperaient à la TVA si on s’en fiait au critère de l’article 256.
1) Les opérations concourant à la production ou à la livraison d’immeubles
Droits réels immobiliers, droits relatifs aux promesses de vente, les parts d’intérêt et actions dont la possession assure l’attribution
en propriété ou en jouissance d’un bien immeuble et les droits au titre d’un contrat de fiducie représentatif d’un bien immeuble.
2) les livraisons à soi-même
Opérations par lesquelles une personne obtient un bien ou une prestation de service à partir de biens, d’éléments ou de moyens qui
lui appartiennent. (Opération réalisé par un assujetti a la TVA qui a la double qualité de fournisseur et de consommateur).

C. Les opérations imposables par options


Certains agents économiques qui échappent en principe à la TVA se voient proposer la possibilité d’opter pour l’assujettissement à
cet impôt. L’intérêt qu’ils peuvent y trouver :
Il peut déduire de la TVA qui grève ses couts, ses acheteurs lui rembourse la TVA d’amont qu’il a supporté auprès de ses
fournisseurs
Échappe à la taxe sur les salaires.
Les clients d’une personne assujettie à la TVA peuvent déduire la taxe supportée.
Peuvent opter pour un assujettissement à la TVA : personnes qui donnent en location des locaux nus à usage professionnel, les
collectivités locales, EP, collectivités concernant leurs opérations relatives au service de l’assainissement, aux abattoirs publics et au
marché d’intérêt national, opérations relatives à l’enlèvement des ordures, traitement des déchets. Les professionnels de la finance.
Les exploitants agricoles. Option pour plusieurs années (10, 5).
Le législateur tend ainsi à procurer un champ d’application étendu et stable afin d’assurer le meilleur rendement possible.
D. Les opérations expressément exclues du champ d’application de la TVA
1) L’activité entière qui est exonérée
Activité d’enseignement, prestation de services et livraisons de biens qui leur sont étroitement liées dans le cadres de
l’enseignement. Cours ou leçons de sports, artistes qui sont directement rémunérés par leurs élèves. Opération du secteur des
assurances (autre imposition), les prestations médicales et paramédicales, les opérations des organismes d’utilité générale.
Opérations faites au bénéfice de toute personne par des œuvres sans but lucratif lorsque les prix ont été homologués par l’autorité
publique.
2) Certaines opérations sont exonérées
Portant sur les devises, billets de banque et les opérations sur les monnaies. Les opérations concernant les dépôts de fonds, les
comptes courants, dépôts, virements, créances, octroi de crédits. Cas de certaines locations immobilières comme les locations de
bâtiments et de terres à usage agricole et les locations occasionnelles ou saisonnières, permanentes pour les logements meublés à
usage d’habitation.
L'intérêt de l’exonération : pour le client, opération est satisfaisante car il fait des économies. Pour l’entreprise, pas très
intéressante et elle ne peut récupérer la TVA qu’elle a payé auprès de ses fournisseurs. Ne pouvant pas facturer de TVA a ses clients
elle ne peut déduire celle qui greffe ses achats, elle doit la supporter comme un consommateur final.
De plus, l’entreprise non assujetti à la TVA sera soumise à un impôt particulier, la taxe sur les salaires à raison de son régime
exonératoire.
§2. Fait générateur et exigibilité de la TVA
Le fait générateur l’événement qui donne naissance à la créance fiscale du trésor public.
Exigibilité événement qui donne au trésor le droit de réclamer le paiement de sa créance d’impôt au contribuable. Pas
d’exigibilité de l’impôt sans fait générateur, les événements vont en général coïncider.
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En matière de TVA, cette coïncidence est seulement fréquente, elle n’est pas générale :
Pour les livraisons de biens meubles corporels, le fait générateur et l’exigibilité se confondent, ils sont constitués par le même
événement qui est la livraison du bien. A la date de livraison (Fait Générateur) la créance du trésor public prend naissance
(exigibilité). La date de livraison détermine le mois au cours duquel l’assujetti doit acquitter la TVA.
Pour les prestations de services, il peut y avoir dissociation entre le fait générateur et l’exigibilité. Le fait générateur est
l’exécution des prestations et l’exigibilité n’intervient qu’au moment de l’encaissement du prix. Si le prix est payé en une seule fois,
la TVA exigible est payée en un bloc et lorsque le prix est payé sous la forme de plusieurs acomptes, chaque acompte rend la TVA
exigible à chaque fois.
§3. Le calcul de la TVA
A. La détermination de la TVA brute
Chaque assujetti facture a ses clients un certain montant de TVA (=brut) et pour déterminé le montant de cette TVA brut exigible il
prend en compte plusieurs éléments :
1) La base d’imposition de la TVA
Le prix : tout le prix mais rien que le prix des ventes et des services. Frappent l’ensemble des éléments qui constitue le prix c'est-
à-dire le prix de base + éléments accessoires (frais de transport, frais fiscaux).
Le prix auquel on applique la TVA est le prix après l’imputation des rabais, ristournes, escomptes (qui viennent en diminution de la
base imposable).
Eléments extérieurs au prix exclus de la base imposable : les reprises (vente d’un bien neuf à un prix diminué de la valeur du
bien ancien du client que reprend le marchand), étant considérés comme des doubles ventes (sauf si l’objet repris n’a aucune valeur
marchande), elles ne sont pas inclus dans la base imposable.
Débourres des mandataires: frais qu’un mandataire a exposé pour le compte de son client et dont il demande le remboursement. Le
montant des débourres n’est pas inclut dans le prix.
Dépôts de garantie: cautionnements qui sont des sommes perçues par les loueurs d’immeubles ou de véhicule sans qu’il devienne
propriétaire, afin de couvrir d’éventuel manquement a ses obligations. Le dépôt de garantie est rendu à celui qui l’avait versé. Le
dépôt de garantie n’est pas taxable à la TVA.
2) Le taux de la TVA
La détermination du montant de TVA exigible nécessite la connaissance du taux de TVA. A la base imposable il faut appliquer un
taux déterminé pour obtenir le montant exigé. Il existe 4 différent taux, modulés selon le type de consommation => justice fiscal.
Taux réduit pour les produits de 1er nécessité, et taux plus élevé pour les produits de luxe. L’appréciation est difficile au niveau de la
collectivité.
Le taux normal: 20 %, c’est le taux de droit commun, il vise toutes les opérations imposables pour lesquelles un autre taux n’est
pas prévu.
Taux intermédiaire : 10 % pour les opérations d’achats, ventes, importations, acquisition, livraison, prestations de service définis
pas la loi. Ex: médicaments non remboursables, alimentation animal, bois de chauffage, usage agricole, transport de voyageurs,
fourniture de logement en hôtel, restauration.
Taux réduit : 5 % : produit de première nécessité comme l’eau, produits alimentaire, repas à la cantine, gaz, livres, spectacles. Le
taux est plus faible pour favoriser l’accès à ses prestations.
Taux particulier : 2,1%: presse.
B. La détermination de la TVA exigible
Les assujettis sont redevables de la TVA nette après imputation d’un montant de TVA qui correspond à celui qu’ils ont supporté
lors de leurs achats.
1) Les conditions du droit à déduction
Seules peuvent bénéficier du droit a déduction les assujettis redevables de la TVA non exonéré de cet impôt. Lesbiens concernés
doivent être affectés à la production ou au fonctionnement de l'exploitation.
Les assujettis à la TVA bénéficient de la possibilité de déduire la TVA qu'ils ont supportée sur leurs achats de biens ou de
services nécessaires à leurs activités.
La dépense doit figurer sur un document justificatif (facture) .Toute TVA facturée lui ouvre droit à déduction. La TVA qui a
grevé les éléments du prix d’une opération imposable est déductible de la TVA de cette opération.
2) Biens et services exclus du droit à déduction
Certaines opérations donnent lieu au prélèvement d’une TVA qui ne sera pas déductible: les frais exposés par une entreprise
pour loger à titre gratuit ses dirigeants ou salariés. Dépenses relatives aux véhicules de transport de personnel.
Dépenses pour l’acquisition d’un bien cédé sans rémunération (fabricants de boissons qui offrent gratuitement des parasols aux
exploitants de bar). Cadeau d’affaires ou avantages en nature pour le salarié.
Déduction est admise lorsque ces biens sont d’une très faible valeur.
3) Modalités de la déduction
Le montant de TVA déductible est déduit par imputation sur le montant de la TVA collecté.
Si le résultat de l’opération TVA collecté -TVA déductible est positif, le montant est versé au trésor. Négatif : crédit d’impôt pour
l’entreprise. Ce crédit d’impôt sera pris en compte dans le calcul de la TVA que cette entreprise devra verser au Trésor les mois
suivant.
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Si le crédit ne peut être totalement résorbé, la TVA déductible peut faire l’objet d’un remboursement.
Cela concerne l’assujetti qui en raison de ses activités va devoir acquitter beaucoup de TVA mais en collectera peu. Si TVA collecté
- TVA déductible = négatif de façon habituelle : Entreprises qui vendent des produits soumis à un faible taux de TVA et qui doivent
nécessairement supporter sur leurs achats un taux de TVA plus élevés que celui qu’elle pratique sur leurs vente.
Peut également conduire au remboursement de TVA est l’hypothèse dans laquelle ponctuellement, l’entreprise bénéficie d’un
important crédit d’impôts. La situation se présente quand l’entreprise réalise d’importants investissements dans son appareil
productif.
Elle doit alors acquitter un montant de TVA très élevé. Le remboursement de la TVA déductible qui n’a pas pu être imputée
intervient en principe de façon annuelle et lorsque l’assujetti est en situation créditrice à la fin de l’année civile, il bénéficie de plein
droit du remboursement de l’excédent de la TVA déductible dès lors que celui-ci atteint au moins 150 euros au 31 décembre de
l’année concernée.
Le remboursement peut aussi être annuel, mensuel ou trimestriel.
§4. Le paiement de la TVA
Une fois que la TVA exigible est déterminé l’assujetti doit régler le montant qu’il doit au trésor : 3 régimes
A. Régime du réel normal
Applicable aux entreprises qui ne sont placées ni sous le régime des micros-entreprises ni sous le régime du réel simplifié. Sont
soumises de plein droit à ce régime les entreprises dont le CA excède les limites légales (appréciée hors TVA).Régime applicable
aux entreprises les plus importantes. La TVA est payable mensuellement et doivent adresser à l’Administration fiscale une
déclaration qui détaille le CA réalisé au cours du mois écoulé ainsi que la TVA déductible.
B. Le régime du réel simplifié
S’applique de plein droit aux entreprises exclues du régime des micro-entreprises en raison de leur CA, de leur forme juridique, de
la nature de leurs activités et dont le CA n’excède pas la limite légal.
Doivent verser leur TVA en 4 fois sous forme d’acomptes : tous du même montant.
C. Régime des micro-entreprises
Si les recettes annuelles hors taxes n’excèdent pas 80.000 euros pour les services de vente, hôtel, café et 32.000 euros pour les
prestataires de services et professions libérales. Dispense ce qui relève de ce régime de payer la TVA => procurait peu de recettes.
Section II – LES IMPOTS PARTICULIERS SUR LA DEPENSE
À côté de la TVA, le système fiscal français connaît d'autres impôts sur la dépense qui présentent une portée bien plus limitée.
Impôts anciens, champs d’application + spécifique et + étroits.
Les droits d’excises : ce sont des impôts qui ont connu de nombreuses modifications genre le droit sur le cidre, vin et bière, sur le
tabac, sur les produits pétroliers. Imposition archaïques, grand nombre, hétérogène, fréquemment perçus à un taux spécifique.
La TVA connait un taux ad valorem, en pourcentage de l’assiette, ces impôts comportent souvent un taux défini en unités monétaires
pour unité d’assiette. Percevoir X euros par tonne de X produit. Impôt non pas calculé d’après la valeur des produits mais de la
quantité objet de l’opération.
Intérêt: maintenu car présente de réel avantage. Anciens, et mieux acceptés par les contribuables, relativementrentables (la taxe
intérieure sur les produits pétroliers a procuré au trésor vers 1 milliard de boules en 2010). Représentent des instruments de
politiques publiques plutôt efficaces car ils permettent d’agir sur l’équilibre des secteurs économique déterminés ou sur la
consommation de tel type de produit.
Chapitre n°4 – Les impôts sur le patrimoine et les impôts sociaux
I. LES IMPOTS SUR LE PATRIMOINE
Ce n’est pas une des sources de recettes les plus importantes de l’État. Ce type d’imposition trouve sa justification dans des
considérations économiques et sociales plus que dans la recherche de financement.
Impôts locaux sur les patrimoines : ¾ de la recette fiscal aux CT (différente catégorie).
Section I – LES DROITS D’ENREGISTREMENT
§1. Présentation général
La plupart des impôts français sur le patrimoine frappent la transmission (droit d’enregistrement). Ce régime d’origine ancienne,
avait jadis le caractère de taxe en échange d’un service comme l’inscription de certains actes juridiques.
Cette inscription procurait l’avantage de bénéficier d’actes ayant une date certaine et jouissant d’une publicité utile ou nécessaire à la
validité des actes.
Aujourd’hui, l’impôt acquitté n’a pas de mesure avec le service procuré au contribuable. Le contribuable doit parfois acquitter des
droits sans qu’aucun acte ne soit rédigé. Les droits d’enregistrement présentent un caractère archaïque et leur régime juridique n’a
pas nettement évolué depuis l’an VII.
Les droits d’enregistrement sont impôts occasionnels, lors de certains événements/ actes énumérés.
Quelles sont les opérations que frappent les droits d'enregistrement ?
Actes objet d’un enregistrement (235 CGI) : actes notariés, actes des huissiers, actes portant transmission de propriété ou
d’usufruit de biens immeubles, les actes constatant un partage de biens, les certificats de propriété, cessions d’action, inventaires de
meubles.
Les particuliers peuvent en outre requérir spontanément l’enregistrement d’actes qui ne sont pas soumis obligatoirement à cette
formalité (pour conféré a ces actes une date certaine).
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Mutation objet d’un droit d’enregistrement : les transferts de biens d’un patrimoine à un autre. Imposé du seul fait de leurs
existence, soumises à l’impôt même en l’absence d’actes qui les constate : mutations de propriété, d’usufruit, cessions d’actions,
cession de fond de commerce.
Il existe différentes catégories de droits d’enregistrement en fonction du type de tarif :
Caractère proportionnel : calculé en appliquant un pourcentage déterminé à la valeur des biens concernés par l’acte ou la
mutation. Le taux est variable en fonction de l’action, son objet, son caractère pécuniaire. Concerne : actes d’apport en société et les
mutations d’immeubles à titre onéreux, actes constatant un partage de biens meubles ou immeubles ainsi qu’aux inscriptions
d’hypothèque.
Paiement d’actes progressifs: droits dont le taux va augmenter avec l’augmentation des valeurs des biens auxquelles il
s’applique. Portée relativement réduite en matière de droits d’enregistrement, elle existe en matière de donations ou de successions
en ligne directe ou entre époux. Aussi présente dans les transmissions entre frères et sœurs et les transmissions de FDC.
Droits fixes : impôt dont la quotité est invariable pour les actes classés dans une catégorie déterminé. C’est le régime de droit
commun, il s’applique à tout acte n’entrant pas dans les catégories précédentes.
Le paiement des droits d’enregistrement doit se faire préalablement à l’enregistrement de l’acte, en numéraire, chèque, valeur du
trésor ou par la dation en paiement.
§2. Les différentes catégories de droit d’enregistrement
A. Les droits de mutation à titre gratuit
Droits d’enregistrements qui frappent les mutations dont le bénéficiaire ne fournit aucune contrepartie :
1) Les droits de succession
Frappent les biens qui font partie du patrimoine du défunt lors de son décès et qui sont transmis à ses héritiers en raison du décès.
L’assiette de ce droit répond a deux principes :
tous les bénéficiaire d’une part successorale supérieure au minimum imposable sont assujetti dans les mêmes conditions au
paiement des droits de succession.
Le fait générateur de l’impôt est le décès, on se place donc à la date du décès. Pour déterminé le montant de l’impôt il faut
déterminer l’actif successoral (la valeur des biens imposable objet de la mutation) et retrancher de ce montant le passif de la
succession (les dettes).
On obtient ainsi l’actif successoral net, la valeur nette des biens imposables qui donne lieu à a mutation.
Le calcul de l’impôt est effectué pour chaque part successorale nette, la part qui dans cet actif successoral (diminué du passif) qui
revient à chaque ayant droit.
On fait alors application de l’abattement prévu par la loi (importance varie selon le degré de parenté), ce qui permet aux héritiers
d’être moins taxés car la taxation intervient au delà des abattements.
Sont exonéré de droit de successions : le conjoint survivant, collatéraux sous condition.
Après l’application de l’abattement prévu par la loi l’impôt est calculé par l’application d’un taux qui varie en fonctions des liens qui
existait entre le défunt et l’héritier.
Liens - étroit => taux proportionnel progressif. Parents (4 degré) => 55 % et au delà 60 %.
Le calcul des droits d’enregistrement peut donner lieu à certaines réductions d’impôts: prise en compte des charges de famille du
bénéficiaire de la mutation, mutilés de guerre.
2) Les donations
Contrat par lequel le donateur décide de transférer a titre définitif et sans contrepartie la propriété d’un bien a un autre. En principe
soumises aux mêmes règles fiscales que les successions. Les tarifs et les réductions d’impôt sont identiques.
Différences : il n’existe pas de passif déductible à prendre en compte lors d’une donation. Les dons entre époux ou partenaires d’un
PACS sont imposables à un barème progressif.
En plus des réductions de droits pour charges de famille et la déduction de droits pour mutilés de guerre, les donations entraînent
l’application d’une déduction de droits dont le taux varie selon l’âge du donateur et selon la nature des biens transmis
B. Les droits de mutations à titre onéreux
Droit du a raison de transmission de biens ou droit qui donnent lieu (de la part du nouveau possesseur) à la remise d’une contrepartie
à l’ancien possesseur.
Concerne : ventes d’immeubles (taux proportionnel de 3,6%), les cessions de FDC (soumise à un taux progressif), lescessions de
droits sociaux. Le taux peut aussi être un droit fixe : frappent les actes non expressément assujetti au taux proportionnel ou
progressif.
Section II – L’IMPOT DE SOLIDARITÉ SUR LA FORTUNE
§1. Définition des impôts sur la fortune
Créé par la loi de finances en 1989 succédant l’impôt sur les grandes fortunes. Impôt direct, concerne un nombre limité de
personnes, et leur imposition procure des recettes non négligeables mais limité.
Cette contribution apparaît modeste, suscite un tumulte dans le débat public.
Appartient à une catégorie particulière. Délicat de définir à partir de leur objet, à savoir la fortune.
Le capital ne désigne que les biens productifs de revenus tandis que la fortune comprend tous les biens du contribuable, productifs
ou non. Frontière non aisé a délimité. [Ex - tableau peut être considéré comme productif de revenu (flux de satisfaction)].
Les particularités et caractéristiques de cet impôt réside les modalités de ce type d’imposition. Cette imposition se distingue par
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son fait générateur et par son assiette.

A. Le fait générateur de l’ISF


Les biens d’un contribuable peuvent avoir 3 fait générateur (= peuvent être taxés à 3 moments différents).
- au moment de la transmission des biens ⇒ droits de mutation
- lors de l’accroissement de la valeur de ses biens (la PV réalisé) ⇒ impôt de revenu.
- à raison de la simple détention des biens ⇒ impôts sur la fortune.
Constitue un impôt sur la fortune tout impôt résultant de la détention d’un bien à une date donnée. L’impôt sur la fortune peut
frapper le propriétaire mais aussi l’usufruitier. Les impôts dont le fait générateur est la détention d’un bien est un impôt sur la
fortune.
B. L’assiette de l’ISF
Les impôts sur la fortune se distinguent des autres par le fait qu’ils sont assis sur la valeur d’un bien.
Si l’on retient ces deux critères, l’impôt sur la fortune ⇒ Toute imposition dont l’assiette est la valeur d’un bien et dont le fait
générateur est la détention de ce bien à un moment donné par le contribuable.
§2. Les controverses relatives à l’institution de l’impôt sur la fortune
L'institution de ce type d'impôt suscite des réserves et des débats qui s’articulent autour de 4 questions :
La surimposition des revenus du capital: l’ISF représente un moyen d’imposer les revenus du capital plus lourdement que le
revenu du travail. Car le contribuable qui reçoit des revenus du capital se trouve dans une situation plus favorable que celui qui
perçoit des revenus de son travail. Justice sociale. Il peut aussi être soutenu que le détenteur d’un capital peut effectivement le
liquider en cas de besoin, il n’est pas assuré d’un obtenir un prix décent. Par comparaison, les revenus du travail peuvent sembler
plus stables.
L’ISF : permettent une meilleure prise en compte des facultés contributives de chacun. Dans le cas par exemple d’un
maharadja qui a des montagnes d’or et de diamants.
L’ISF incite le détenteur du capital à affecter ses ressources à des fins productives pour payer le montant d’impôt grâce au
revenu qu’il obtient. Favorable à la croissance économique => pousse à investir. Gestion plus productive des patrimoines, qui grâce
a l’ISF serait réintroduit dans le circuit économique.
Pour les adversaires de cet impôt, l’ISF incite les contribuables à effectuer ces placements à l’étranger et dans des revenus non
monétaires pour inviter l’imposition de ses revenus.
L’ISF comme un moyen de contrôle : cet impôt implique que les contribuables fassent une déclaration de l’ensemble de leurs
biens, la création d’un tel impôt va permettre à l’Administration fiscale d’effectuer des recoupements. AF va acquérir la possibilité
de rapprocher la déclaration de revenus et la déclaration de biens et d’identifier des revenus du capital non déclarés, et des revenus
qui ont permis l’acquisition de biens.
§3. L’imposition de la fortune en France
Loi de 1982 met en place un impôt sur la fortune (projet dès Caillot, 1914 => IF général progressif, personnalisé et déclaratif, portant
sur la fortune mobilière et immobilière, taux modéré [0,25%]).
1953 : proposition de loi a été déposée dont le dispositif est inspiré du projet Caillot.
1970 : propositions déposés tous les ans par parlementaire du PS / PC.
1979: le PM charge une commission pour la possibilité de créer un IF.
1982-1986 : impôt sur les grandes fortunes.
But : prise en compte des facultés contributives des contribuables possédant un important patrimoine. Devait favoriser la réduction
des inégalités excessives de patrimoine. Permettre de compenser les insuffisances des autres impôts.
1988 : impôt de solidarité sur la fortune.
Objectifs : obtenir des contribuables riches des moyens destinés à favoriser l’aide aux plus défavorisés => moyen de financer une
large part du revenu minimum d’insertion. Globalement accepté.
Inconvénient :
La suppression de cet impôt est réclamée sur base que cela incite à la fraude fiscale et a la relocalisation du patrimoine sous des
cieux fiscaux plus clément.
IF => singularité du système fiscal français.
Faible rendement de cet impôt, assez modeste en termes de recette (4 milliard d’euros).
L’instauration d’un bouclier fiscal en 2006 a atténué le rendement de l’ISF. Il s’agirait d’abandonner cet impôt en le remplaçant par
une nouvelle taxation permettant d’atteindre les revenus les + hauts a défaut d’imposer les patrimoines les + élevés.
§4. Le régime juridique de l’impôt de solidarité sur la fortune
A. Personnes assujetties et les biens imposables
Les personnes physiques dont le patrimoine imposable excède le seuil prévu par la loi (790.000 €).
L’impôt a pour base le patrimoine des membres du foyer du fiscal.
Tous les biens appartenant aux contribuables, quelque en soit la nature (meuble ou immeuble) entre dans le champ de l’ISF.
Sont exclus : les biens professionnels, les objets d’antiquité, d’arts ou de collection, les droits de propriété littéraire ou artistiques.
B. La liquidation de l’impôt de solidarité sur la fortune

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L’assiette de cet impôt est constituée par la valeur nette de l’ensemble des biens, droits et valeurs de l’ensemble des membres du
foyer fiscal.
Évaluer sa fortune brute : c’est-à-dire la valeur de ces biens imposables. Déterminée par la déclaration détaillée et estimative
souscrite par le contribuable sous réserve du contrôle de l’Administration fiscale.
Pour les immeubles occupés par les propriétaires, on admet un abattement de 30%.
Déterminé la fortune nette : imputation sur la fortune brute du passif déductible. (Déduire de la fortune brut les dettes grevant le
patrimoine, les impôts, les emprunts, découvert bancaires, dépôts de garanties reçus des locataires).
1) Les modalités générales de calcul de l’ISF
Une fois la valeur nette (base imposable) déterminée : on procède au calcul de l’impôt. On fait application du barème progressif de
l’impôt. (Le calcul de l’ISF évoque celui de l’IR). Les taux du barème vont de 0% à 1,8%.
2) Les réductions d’impôts
Dons à des organismes d’intérêt général, charge de famille, investissements effectués dans les PME.
3) Le plafonnement
Quand le total de l’ISF et le total des impôts du au titre des revenus excède 75 % de ses revenus son impôt est réduit. Pour calculer le
plafond : le montant cumuler de l’impôt et le montant cumuler des revenus de cette même année. On compare pour voir si le seuil de
75 % est atteint. Si oui, réduction de l’excédent.
4) L’influence du bouclier fiscal sur le montant de l’ISF
Le bouclier fiscal qui permettait au contribuable d’obtenir en plusieurs année la restitution de la fraction des impôts directes qui
excédait 50 % de leurs revenus et supprimé depuis 2013 (mais ces effets s’éteignent lentement a mesure que s’épuise les créances
constitué les années précédentes par les contribuables).
Section III – LA FISCALITÉ IMMOBILIÈRE LOCALE
Cette imposition est annuelle. Le produit de ces impôts est destiné aux collectivités territoriales qui peuvent dans le cadre de la loi
fixer le taux de ces impositions.
Afin qu’il n’y ait pas de différences trop importantes entre les contribuables sur les différentes circonscriptions, la loi limite le
pouvoir des collectivités territoriale en établissant que le taux de la taxe foncière et de la taxe d’habitation ne peut pas dépasser 2,5
fois la moyenne nationale de l’année précédente.
§1. Les taxes foncières
Tout propriétaire d’un immeuble bâti ou non est soumis à la taxe foncière.
A. La taxe foncière sur les propriétés bâties
Cet impôt frappe toutes personnes qui possèdent une propriété bâtie en France. Propriété bâties toute construction fixée au sol à
perpétuelle demeure, qu’il n’est pas possible de déplacer sans démolir. Cette construction doit être achevée. Elle est considérée
comme achevé lorsqu’elle peut être utilisée conformément à sa destination. (= éviter que les contribuables se soustrait à l’impôt en
se contentant de maintenir perpétuellement en travaux une construction).
Cet impôt ne concerne pas seulement les constructions destinées à l’habitation : terrains utilisés pour la pub, voies de communication
non publiques, bateaux aménagé en habitation.
Exonéré de la taxe foncière : a titre permanent (propriété appartenant à une collectivité publique, bâtiments ruraux servant à
l’exploitation rurale, édifices affectés à l’exercice public du culte, bâtiments diplomatiques et bâtiments des organisations
internationales). Ou temporaire (constructions nouvelles, reconstruction => 2 ans).
La base d’imposition : la valeur locative cadastrale du bien concerné, le rendement théorique de ladite propriété si elle était louée.
On applique le taux de l’impôt à cette valeur (après d’éventuels abattements).
B. La taxe foncière sur les propriétés non bâties
Cet impôt est établit annuellement sur les propriétés non bâties de toute nature situées en France. Frappe les propriétaires de terrains
sans constructions.
Propriétés exonérés : à titre permanent : les voies publiques, fleuves et rivières, jardins affectés à l’hospitalisation des mutilés de
guerre. Exonération temporaire : terrains ensemencés.
La base d’imposition de cette taxe est la valeur locative de la propriété.

§2. La taxe d’habitation

Du par toutes les personnes qui ont a quelque titre que ce soit la disposition ou la jouissance de certains locaux. Peu importe que ces
personnes occupent effectivement les locaux ou non.
Locaux imposable : locaux meublés affectés à l’habitation ou a des sociétés.
Exonération : établissement publics scientifiques d’enseignement et d’assistance, membres du corps diplomatiques et consulaire.
Calculé sur la base de la valeur locative du bien en cause. Il existe des abattements.
§3. La contribution économique territoriale
Remplace l’ancienne taxe professionnelle, en 2010. Cet impôt était considéré comme antiéconomique. Il pénalisait l’investissement
dans les moyens de production (achat de machine et construction d’usine), il entravait la croissance.
Cet impôt est composé de 2 cotisations
La cotisation foncière des entreprises, assise sur la valeur locative foncière des biens passibles d’une des deux taxes foncières, et
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dont le contribuable dispose pour les besoins de sa profession.
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.
II. LES IMPOTS SOCIAUX
Difficultés financières de la sécurité sociale => créé des impôts sociaux. Caractéristique : but social. Servent au financement de la
protection social. CSG et la CRDS: le produit sert à l'apurement des déficits de la sécu. Il existe aussi d’autres prélèvements
sociaux : 2% destinés aux caisses d’assurance vieillesse. Contribution additionnelle affectée au truc de sécurité pour l’autonomie 0,8
%. Contribution additionnelle qui finance le RSA 1,1%.
§1. La contribution sociale généralisée (CSG)
Prélèvement créé en 1990 afin de faire face aux besoins de financement de la sécu : la CSG => catégorie des impositions de toute
nature (art. 34 de la Constitution).
La CSG participe à une politique de fiscalisation de certaines dépenses sociales au sens où un nouvel impôt est créé qui vient se
substituer en partie aux cotisations salariales.
La CSG est proche de l’IR: Impôt sur les personnes physiques. Différence : non progressif mais proportionnel. Prélevé à la source.
Une fraction de la CSG est déductible des montants imposables au titre de l’IR. Rendement de la CSG est meilleur que celui de l’IR
(1er prélèvement fiscal sur le revenu des personnes physiques).
Assiette large : salaires, revenus non salariés et revenus de remplacement (pensions de retraite, allocations de chômage). Revenus du
capital. Revenus qui entrent dans les BIC. Certains revenus comme les plus-values de cessions de titre de jeunes entreprises
innovantes. PV pro à long terme réalisées dans le cadre d’un départ à la retraite.
Taux proportionnel variable en fonction des catégories de revenus.
§2.La contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)
Créer en 1996: prélèvement au début à titre exceptionnel et temporaire dans le but d’apurer le déficit général de la sécu.
Créé pour alimenter directement la caisse d’amortissement de la dette sociale CADES (créé en 1996), but : venir a bout de la dette
social. Initialement prévue pour une durée de 13 ans.
1998: prolongé de 5 ans. 2004 : supprimer la date limite, n’est plus un impôt exceptionnel et temporaire.
Assiette très proche de la CSG puisqu’elle porte sur les revenus d’activité de remplacement, produits de placement, revenus de
patrimoine, mais elle frappe aussi les cessions à titre onéreux de métaux et objets précieux. Taux de 0,5%. Aucune fraction de la
CRDS n’est déductible pour l’IR.
Thème n°3 : L’APPLICATION TERRITORIALE DE L’IMPOT
I/ LES REGLES D’APPLICATION TERRITORIALE DES IMPOTS FRANCAIS
La situation des contribuables peut comporter une dimension international, la loi détermine alors les conditions dans lequel vont
s’appliquer les différents impôts. Aucune question ne se pose face a une personne qui réside en France et qui a pour revenus
imposables des salaires français. Certains cas on des éléments d’extranéité : personne qui vit au USA, envoyé en France (une partie
de ses revenus reviennent d’une activité exercé en France). Comment appliquer l'impôt à des situations a dimension internationale ?
Le Droit fiscal veut régler l’application de l’impôt à travers les règles d’application territoriale des impôts.
Section I – L’APPLICATION TERRITORIALE DE L’IMPOT SUR LE REVENU
Ces règles traduisent l’affirmation de la souveraineté fiscale de l’État et de faire en sorte que la rentabilité de l’impôt n’en soit pas
limitée en raison des frontières.
§1. La détermination du domicile fiscal
Une personne dont le domicile fiscal se situe en France sera imposée au titre de l’impôt sur le revenu sur l’ensemble de ses revenus
mondiaux => l’ensemble de ses revenus.
Personnes non domiciliées en France => imposées sur leurs revenus de source françaises.
Non domiciliés en France / pas de revenus de sources française => ne sont pas redevable de l’IR français.
La question centrale est donc celle de la détermination du domicile fiscal étant donné que sa localisation détermine l'assujettissement
à l’impôt.
A. Les critères d’identification du domicile fiscal
Définition du domicile fiscal (art. 4B CGI) : les personnes qui ont en France leur foyer ou lieu de séjour principal, les personnes
qui exercent en France une activité professionnelle à moins que cette activité soit exercée à titre accessoire, les personnes qui ont un
France le centre de leurs intérêts économiques.
1) Deux critères personnel : se rapporte aux personnes du contribuable
Le foyer : a ne pas confondre avec le foyer fiscal (=famille).
Le foyer à une signification matérielle c’est le lieu ou se trouve le centre des intérêts familiaux du contribuable, sa résidence
habituelle. Lieu ou le contribuable habite normalement. S’il est marié c’est le lieu ou réside son conjoint/ enfant. Quand la situation
comporte un élément d’extranéité la question de la localisation de son foyer se pose.
Lorsque le contribuable marié réside a l’étranger plusieurs mois mais sa famille vit en France, il faut rechercher le lieu ou il habite et
ou il a le centre de ses intérêts familiaux sans tenir compte des séjours effectué ailleurs en raison de sa profession / circonstance
exceptionnels. Ce n’est pas la durée des séjours effectué qui est pris en considérations mais le lieu de résidence normal, lieu ou se
situe le centre de la vie personnel du contribuable.
Le lieu de séjour principal du contribuable : doit y avoir eu séjour en France. Ce séjour doit avoir été à titre principal :
s’apprécie à partir de la durée du séjour.
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2) Deux critères réels : se rapporte a sa situation économique
Le lieu de l’exercice d’une activité professionnelle à titre principal : Un contribuable aura son foyer fiscal en France s’il
exerce une activité professionnelle en France à la condition que cette activité soit exercée à titre principal (et non pas accessoire). Le
caractère principal est apprécié en fonction du temps consacré à l’activité et si nécessaire en fonctions des revenus.
Centre des intérêts économiques du contribuable : la loi ne précise pas sa signification. Selon l’Administration fiscale certain
élément permettent d’identifier le centre d'intérêt économique du contribuable : lieu des investissements, siège de ses affaires, lieu
ou il administre ses biens, lieu où il a le centre de ses activités professionnels, lieu d’où il tient la majeure partie de ses revenus.
Élément dominant : source de la majeure partie des revenus du contribuable.
B. L’articulation des critères de la domiciliation fiscale
Ce sont des critères alternatifs et non pas cumulatif. La jurisprudence précise que le critère du lieu du séjour principal a un caractère
subsidiaire. Le critère du lieu de séjour principal est examiné que si le foyer du contribuable n’a pas pu être localisé ni en France ni
ailleurs.
§2. L’étendue de l’obligation fiscale en fonction du domicile fiscal
La localisation du domicile fiscal détermine l’étendu de l’obligation fiscal du contribuable.
A. L’obligation fiscale des contribuables domiciliés en France
Les domicilié fiscalement en France sont soumis à l’IR sur l’ensemble des revenus mondiaux (art. 4).
B. Les obligations fiscal des contribuables domiciliés hors de France
Les contribuables domiciliés hors France paie des impôts sur le revenu que pour leurs revenus de source française.
Sont considérés comme revenus de source française (art. 146B) :
en raison de leurs origine : capital, activité, cession d’un bien sur le territoire français.
En raison de leur débiteur : la personne qui en est débitrice est domiciliée ou établie en France (rente viagère, revenu non
commerciaux).
Le montant du par le contribuable vivant hors de France ne peut pas représenter moins que 20 % de son revenu globale net
imposable. S’il est inférieur à 20 % => un taux de 20 % est appliqué automatiquement à la base imposable. Justification :
l’application pure et simple du barème de l’impôt aux revenus de source française du contribuable se traduirait par une atténuation
de la progressivité de l’impôt à leurs profits. Or ces contribuables ne sont imposés que sur leurs revenu de source française, se ne
sont pas tout leurs revenu. Visent à assurer une égalité entre les contribuables domicilié en ou hors France.
C. L’imposition de personnes domiciliées hors de France en raison de la disposition d’une habitation en France
Selon l’art. 164 du CGI les personnes qui n’ont pas leur domicile fiscal en France mais qui ont a leur disposition en France d’une ou
plusieurs habitations sont assujetties en France à l’IR sur une base égale à 3 fois la valeur locative de l’habitation.
Conditions : il ne doit pas avoir disposé de revenus de source française, et s’il en a disposé, ces revenus ne doivent pas être d’un
montant supérieur ou égal à celui de la base d’imposition.

Section II – LES RÈGLES D’APPLICATION TERRITORIALE DE L’IMPOT SUR LES SOCIÉTÉ


Ces règles détermine l’imposition des sociétés françaises exerçant une activité à l’étranger et vice-versa.
Ce n’est pas la notion de domicile qui prévaut car l’application territoriale de l’IS est dominée par le principe de territorialité.
Art 209 : les bénéfices passibles de l’IS sont déterminés en tenant compte des bénéfices exploités en France. Une société étrangère
qui développe une activité commerciale en France doit payer l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices qu’elle retire à condition que
cette activité soit exercée dans le cadre d’une entreprise exploitée en France.
Société française qui va hors du territoire peut voir les bénéfices échapper à l’IS à condition que l’activité soit réalisée hors de
France dans le cadre d’une entreprise exploitée hors France.
Le critère déterminant est celui du lieu d’exploitation (territoire) d'où proviennent les bénéfices.
Il existe 3 critères pour identifier la notion « d’entreprise exploitée en France ou hors de France ».
Une société exploite un établissement (exerce une activité commercial dans le cadre d’un établissement). Activité réalisé par
un représentant pourvue d’une personnalité distinct de celle de la société.
Réalise un cycle complet d’opération commercial.
Une société française qui développe une activité commerciale aux USA si c’est dans le cadre d’un établissement, ses bénéfices ne
seront pas imposés en France par l’IS. Si elle développe ses activités en dehors de tout établissement, sans représentant, sans cycle
commercial complet, les bénéfices réalisés hors France seront imposés au titre de l’impôt des sociétés.
Section III – LES REGLES D’APPLICATION TERRITORIALES DES IMPOTES SUR LE PATRIMOINE
§1. Les règles d’application territoriale des droits d’enregistrement
Longtemps régi par le principe de territorialité, reconnaissant à l’État le pouvoir d’imposer les opérations réalisées sur son territoire.
Ce principe se justifiait facilement car les droits d’enregistrements ne sont pas personnels (la situation des contribuables est
indifférente). De plus, l’indépendance et la souveraineté des États s’opposent à ce qu’un Etat perçoive un impôt sur les biens qui sont
situés sur le territoire d’un autre Etat.
On ne peut imposer une donation faite par l’un des ses résidents quand elle concerne des biens qui se trouvent sur le territoire d’un
autre État.
Aujourd’hui on ne ce limite plus a l’application territoriale des droits d’enregistrement, les règles plus complexes. Principe de

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mondialité. Il faut distinguer 2 cas :
A. Les droits de mutation a titre gratuit
Comporte la fourniture d’aucune contrepartie par leur bénéficiaire (successions, donations entre vifs).
Après avoir longtemps été régie par le principe de territorialité, l’application territoriale des droits de mutation à titre gratuit avait été
en 1976 rapproché les règles a celles applicables pour l’IR :
- Domicile fiscal du défunt/ donateur en France biens objet de la transmission imposé en France.
- Hors France : seuls les biens situés en France était passible des droits de mutation a titre gratuit.
Défaut majeure : indifférente au bénéficiaire du bien. Effet : incitation a la délocalisation fiscale pour transmettre leurs biens situés
à l’étranger à des personnes domiciliées en France.
Ce dispositif fut corrigé par la loi de finance pour 1999 : le CGI distingue plusieurs hypothèses :
- Le donateur a/avait son domicile fiscal en France: les biens transmis sont soumis aux droits d’enregistrement pour les
mutations a titre gratuit, que ces biens soient situés en France ou non et quelque soit le domicile fiscal du bénéficiaire de la
transmission.
- Le bénéficiaire a son domicile fiscal en France: les biens transmis sont soumis au droit de mutation a titre gratuit, que ces
biens ce situe en France ou hors de France, indépendamment du domicile fiscal du donataire/défunt. Répond au phénomène de
délocalisation de domicile fiscal. Il est inutile aujourd’hui de délocalisé son domicile fiscal. Bénéficiaire en France => impôt
français.
- Le défunt/donateur et le bénéficiaire sont domiciliés hors France: les droits de mutations frapperont le bien situé en France.
B. Droits de mutation a titre onéreux
Ici les règles sont moins précises, étant issu de la doctrine.
1) Droits dus a raison de l’accomplissement d’une opération
Ces opérations peuvent être la cession de Fonds de Commerce, d’actions… Dès lors que le bien est en France, il est imposable en
France. L’unique critère d’application est le territoire.
2) Droits dus à raison d’un acte juridique
Ce sont les droits qui ont pour fait générateur la rédaction d’actes juridiques qui ont pour objet de constater la réalisation de
certaines opérations. Édictions de ces actes est soumise à imposition comme les procès verbaux des actes comme les actes qui
constatent un échange d’immeubles, les actes qui constatent un partage de bien à quelque titre que ce soit. Pour ces droits,
application est territoriale. Impôt français est dû dès lors que l’acte juridique est édicté en France.
§2. Les règles d’application territoriales de l’impôt de solidarité sur la fortune
Le critère central est le domicile fiscal. Les personnes fiscalement domiciliées en France sont soumises à l’impôt, en raison de tous
leurs biens, ce ces biens soient en France ou à l’étranger, elle porte sur tous ses biens, ou qu’ils soient situés.
Pour les personnes HF, il est prévu l’obligation fiscale est limitée aux biens situés en France, que si leur patrimoine français est
imposable à l’ISF, c’est à dire s’il dépasse le seuil de 790.000 euros.
III. LE PROBLEME DE LA DOUBLE IMPOSITION INTERNATIONALE ET SES SOLUTIONS
§1. Le phénomène de double imposition internationale
C’est une difficulté à laquelle sont confrontés les systèmes fiscaux en raison de leur insertion dans un environnement ou coexiste
d’autre souveraineté fiscale.
Définition : Le fait pour un même contribuable d’être soumis a raison d’une même matière imposable et au titre d’une même période
a des impôts appliqué par plusieurs entités fiscales, dans des conditions tel qu’il en résulte pour lui une surcharge fiscale. Ce
phénomène peut se produire a plusieurs niveau :
Double imposition à l’échelon nationale : au sein d’un même Etat, 2 ou plusieurs autorités fiscal (Etat, Collectivités
Térritoriales), oppose a un même contribuable et sur une même matière imposable et au titre d’une même période.
Double imposition au plan international : 2 ou plusieurs souverainetés fiscales. Le contribuable est assujetti à plusieurs systèmes
fiscaux. Plusieurs Etats veulent l’imposer au titre de la même période, à raison de la même matière.
Une double imposition peut être fréquente dans la mesure où chaque Etat exerce librement son pouvoir d’imposé. Aucun principe
juridique impose au Etats de se préoccupé de la situation d’un contribuable imposé aussi par d’autres Etats. Il n’y a pas de PGDI qui
prohibe la double imposition, il faut donc une entente conventionnelle des états pour remédier à cette situation.
§2. Le mouvement de lutte contre la double imposition internationale
Mesure pour réduire / éliminer les doubles impositions internationales. Apparu au lendemain de la première guerre mondiale.
Certains Etats ont cherché à prévenir ce risque en adoptant des mesures unilatérales. Ex: exemption d’impôts pour les revenus à
l’étranger. Ces solutions présentaient des intérêts mais aussi des limites : laissent persister des éléments de double imposition.
Pour éliminer le phénomène de double imposition, il est préférable d'emprunter la voie conventionnelle. Développement de ce type
de convention en 1920 (convention internationales bilatéral visant à éliminer les doubles impositions). Pour la SDN : la solidarité
économique entre les Etats devait réduire les risques de nouveaux conflits meurtriers. Pour développer les échanges internationaux et
favoriser cette situation moins propice au conflit, la SDN considéra que la double imposition internationale était un obstacle majeur,
la SDN encouragea donc le développement des conventions international limitant ce phénomène, il a proposé des modèles de
conventions fiscales. Modèle proposé au Etats pour qu’elle s’en inspire.
§3. Les mesures de lutte contre la double imposition internationale
Lutte prenant appui sur des conventions fiscales internationales, qui n’ont pas pour objet de remplacer les dispositions nationales par
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un système supranational dont elles formeraient la source.
Le rôle est de corriger dans certaines situations les dispositions des lois fiscales internationales. Elle s’applique quand la mise en
œuvre des lois internes aura pour effet de générer une double imposition.
Apportent des réponses variées a la situation de double imposition:
- déterminer l’Etat de résidence du contribuable.
- qualifier les bénéfices ou revenus en cause au regard des différentes catégories que distingue la convention (les règles fixé
par les conventions varient en fonction de la nature des revenus ou bénéfices en cause).
- localisation de la source des revenus du contribuable => identifié l’État dans lequel les bénéfices du contribuable trouvent
leurs origines. Règle qui fixe la détermination de la source varient d’une catégorie a une autre.
- On fait application des règles qui définissent l’attribution du pouvoir d’imposer. Ces règles sont variables en fonction de la
nature des revenus concernés. Plusieurs solutions peuvent être données pour répartir le pouvoir d’imposer.
Méthode de l’exemption : on attribue le droit d’imposer à un seul des 2 états.
Imputation : le pouvoir d’imposé est partagé. Aucun des 2 ne renonce au pouvoir d’imposer. Mais l’un des Etat (souvent de
résidence) permet au contribuable de déduire de son impôt un montant en rapport avec l’impôt qu’il a eu à supporter dans l’autre
Etat.
Thème IV – LES PROCÉDURES FISCALES
Chapitre n°1 – Les contrôles exercés par l’administration fiscale
Les impôts sont établis à partir des déclarations faites par les contribuables => tentative de dissimulation. Or, la nécessité de l’impôt
est reconnue de valeur Constitutionnelle, élément nécessaire de l’organisation sociale => rend légitime que l’Administration fiscale
ait le pouvoir de forcer les contribuables qui veulent se soustraire à l’impôt.
Le phénomène de fuite risque de fausser l’équilibre du système fiscal puisque certains vont échapper à l’impôt alors que d’autres le
supporteront. Autre conséquence : la fuite diminue les rentrées fiscales.
Certains moyens sont donnés à l’Administration fiscale pour s’assurer du respect des obligations fiscale par les contribuables.
Section I – LES FORMES GENERALES DE CONTROLE
Contrôle de bureau => contrôle de forme qui permet de relever les erreurs matérielles évidentes (adresse, nom, situation). Examen
critique de tous les points des déclarations souscrites à l’aide des renseignements et documents qui figurent au dossier.
L’ADMINISTRATION FISCALE confronte la déclaration aux éléments que le dossier du contribuable lui permet de connaître. A
lui seul le contrôle de bureau ne permet pas de lutter efficacement contre les erreurs et les fuites. Complété par des formes de
contrôle plus élaboré, l’Administration fiscale aura la possibilité de rechercher des renseignements voire de mener des
investigations.
§1. La demande d’information ou de renseignements
Pour obtenir des renseignements, l’Administration fiscale peut avoir recourir aux procédures spécialement organisées par des textes
déterminés. Mais en dehors de ces moyens qui concernent certains impôts ou personnes, l’Administration peut toujours demander
au contribuable des renseignements, justifications ou éclaircissement relatifs aux déclarations. Quand l’administration relève
une anomalie ou une irrégularité dans la déclaration du contribuable, elle peut le demander pour contrôler l'impôt. La demande peut
porter sur les points de déclaration du contribuable ou sur des actes passés par le contribuable. Cette demande n’a pas de caractère
contraignant, il n’est pas tenu d’y répondre. Pas de sanction juridique.
§ 2. Le droit de communication
Permet aux agents de l’Administration fiscale pour l’établissement de l’assiette et pour le contrôle des impôts d’obtenir
communication de certains documents et renseignements.
Peut s’exercer sur le contribuable ou un tiers. A la différence d’autre forme de contrôle, il y a peu de garanties offertes aux
contribuables pour le droit de communication.
L’ADMINISTRATION n’est pas tenue d’informer préalablement le contribuable qu’elle va exercer ce droit. Le droit de
communication peut être exercé plusieurs fois au niveau des même impôts ou pour la même période.
Droit non enfermé dans un délai et n’implique pas de dialogue contradictoire. Les personnes assujetties à ce droit sont énumérées de
manière limitative par la loi.
Les renseignements demandés concernent des documents divers: relevés de compte, des factures, livre d’inventaire, copies de
chèques, lettres…
Concernant les organismes publics : documents de service, sur des données conservées et traitées. Secret professionnel ne constitue
pas en principe une limite au droit de communication (exception: secret médical, avocat, enquêtes statistiques).
Les personnes soumis à ce droit doivent fournir une réponse sous peine d’amende de 1500 euros.
Si l’Administration fiscale adresse cette demande à des personnes qui ne sont pas soumises au droit de communication, elles ne sont
pas légalement tenues de répondre.
Droit qui s’exercer sur place et la régularité de cette forme de contrôle est importante parce que les modifications d’imposition sur ce
fondement seront régulières uniquement si le droit de communication a été exercé de façon régulière. Régularité aisé => contrôle
n’obéissant à aucune formalité particulière.
L’agent qui opère se contrôle doit s’abstenir de tout examen critique concernant les documents dont il demande la communication.
Juste recueillir juste des informations. Éviter que sous couvert du droit de communication l’Administration se livre à une vérification
fiscale.
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§3. Les demandes d’éclaircissements et de justifications
Cette forme de contrôle qui était limité à l’IR fut ensuite étendue à l’ISF puis aux taxes sur le CA.
Ces demandes constituent plus que la simple demande de renseignement sans pour autant constituer des vérifications fiscales.
Procédures d’information qui doivent permettre à l’Administration fiscale d’obtenir des renseignements et d’effectuer
éventuellement des recoupements.
Demande d’éclaircissement: objet non délimité par la loi (peut porter sur tous les points de la déclaration obscur, sur la forme /
le fond), et l’Administration fiscale va demander au contribuable des explications concernant les discordances entre différents
éléments.
La justification: vise à obtenir des éléments de preuve ou de commencement de preuves et est plus contraignante et c’est la
raison pour laquelle la loi énumère limitativement les points sur lesquels la demande de justification peut porter.
Elle peut concerner la situation et les charges de famille du contribuable, avoirs et revenus d’avoir à l’étranger, si des éléments qui
lui permettent de dire que le contribuable peut avoir un revenu plus important que le revenu déclaré
Si l’objet de la demande d'éclaircissement et de justification diffère, elle obéissent toutes les deux à des règles de mise en œuvre
communes qui ont pour objet de protéger le contribuable.
- doit ainsi être adressée par écrit sous plis recommandé avec accusé de réception.
- doit fixer un délai de réponse
- doit préciser les points sur lesquels elle porte. Assez précise pour permettre au contribuable d’apporter une réponse utile.
- doit préciser qu’un défaut de réponse a pour conséquence la mise en œuvre de procédure de taxation d’office (réponse
insuffisante => considéré comme abstenu de répondre).
§4. Le droit de visite et de saisie
Procédure exceptionnelle qui permet à l’Administration fiscale de pénétrer dans le domicile du contribuable et en tous lieux
(publics / privé) afin de rechercher et de saisir des documents qui permettent d’établir une fraude fiscale présumée. La
procédure peut concerner les impôts directs ou TVA et permet de rechercher la preuve d’agissements frauduleux lorsqu’il existe des
présomptions qu’un contribuable se soustrait à l’établissement ou au paiement de l’impôt.
Sont visés les hypothèses dans lesquels le contribuable est présumé frauder (= achats / ventes sans factures, en utilisant des factures
qui ne se rapportent pas à des opérations réelles, en faisant passer sciemment des écritures inexactes ou fictive des dans documents
comptable).
En pratique, l’Administration fiscale va engager cette procédure que sur des affaires présumées portées sur des fraudes d’un
volume important et d’une gravité significative.
Droit soumis a des contraintes afin d’assurer la protection du contribuable (=permettre la répression de la fraude fiscal en ménageant
le respect de la liberté individuelle). Décisions de procéder a des visites / saisies apparient a l’autorité judiciaire sur saisine de l’A.
Juge des libertés et de la détention qui va vérifier le bien-fondé de la demande, s’assurer que les soupçons relèvent de l’une des
hypothèses définit par la loi, et contrôler le sérieux de ces soupçons.
Demande bien fondé => le juge autorise la demande de visite. Cette visite s’effectue sous le contrôle du JJ. Une fois la visite / saisie
réalisé, un procès verbal sera dressé qui fera état du déroulement de la visite et qui comportera le cas échéant une annexe détaillant
les documents saisis qui vint permettre une restitution dans un délai de 6 mois à l’issue de la visite.
Section II – LES MESURES DE CONTROLE PARTICULIERES
Sous section n°1 / Le droit d'enquête
Procédure qui concerne la TVA. Procédure d’enquête administrative destinée à rechercher si des assujettis à la TVA ontméconnu les
règles de facturation auxquelles ils sont soumis. Permet de découvrir des absences de facturations, des facturations omettant
certaines mentions obligatoires, erronées, fausses.
Ce droit permet à l’Administration fiscale d’intervenir inopinément dans les locaux du professionnel assujetti à la TVA dans un but
précisément délimité par la loi. Peut se faire présenter la plupart des documents. Vérifier la réalité des mentions, opérations.
Dans ce contrôle, l’Administration ne peut procéder qu’à des constatations matérielles et a l’inventaire des ressources utilisées pour
l’exploitation des ressources de l’entreprise.
L’enquête se conclue par la rédaction d’un procès verbal qui consigne les manquements constatés aux règles de la facturation et
comporte en annexe la liste des documents dont une copie a été délivrée aux enquêteurs.
L’ADMINISTRATION FISCALE peut uniquement exploiter les éléments relevé lors de l’enquête et consignés au procès verbal
dans le cadre d’une vérification fiscale => importance de cette formalité.
Sous section n°2 / Mesures de lutte contre la fuite internationale
§1. Définition de l’évasion et de la fraude fiscale internationale
La fraude fiscal est un détournement illégal d’un système fiscal afin de ne pas contribuer aux charges publiques (évasion => légale,
utiliser les failles du système afin de réduire les charges d’imposition).
Les comportements de fuite devant l'impôt ont souvent une dimension internationale, tirant profit des situations qu’offrent certains
territoires (paradis fiscaux). Des entreprise ou particuliers vont se livrer a des pratique d’évasion ou de fraude fiscal international =>
dizaine de milliards de perte. Le droit s’efforce d’apporter des réponses a ses comportements, plus par des mesures unilatérale qu’a
travers des conventions.
A. L’évasion fiscale internationale

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Démarche consistant à rechercher le bénéfice d’un avantage fiscal, ou a tenter de se soustraire d’un régime fiscal international, en
ayant recours a des procédés qui consiste à déguiser la réalité de certaines opération sous une apparente dont est induite la
qualification fiscal produisant l’effet recherché.
Il y’a évasion fiscal si le contribuable effectue cette démarche sans pour autant enfreindre ouvertement une disposition légal. Sans
enfreindre ouvertement la loi, on recherche le bénéfice d’un avantage fiscal, on essaie d’échapper à une règle qu’on estime
préjudiciable en déguisant la réalité de telle sorte qu’on va bénéficier de la règle favorable.
Planification / optimisation fiscal : recherché la voie la moins imposé en ce plaçant dans la voie qui permet d’échapper a une règle
fiscal. A la différence de l’évasion, le régime fiscal appliqué est justifié par la situation de fait. Aménager sa situation pour bénéficier
d’une règle désiré. Rien n’est méconnut : ni la réalité des faits, ni l’intention du législateur. Stratégie de fuite licite devant l’impôt.
B. La fraude fiscal internationale
Le fait d’enfreindre directement et délibérément les règles relatives a l’établissement et au paiement de l'impôt. Ex- une société
étrangère va omettre de déclarer les bénéfices provenant de l'établissement qu’elle exploite en France. Infraction directe et délibéré
des règles fiscal. Cette infraction est réprimée pénalement.
§2. La lutte contre l’évasion et la fraude fiscales internationale
Engagé après la première guerre mondiale un mouvement de lutte contre l’évasion et la fraude fiscal internationale.Causes:
- l’essor des échanges internationaux offrait de nouvelles opportunités de se soustraire à l'impôt.
Les contribuables ont commencé à multiplier les comportements de fuite devant l'impôt.
- développement des entreprises multinationales: groupes constitué d’entreprise privés reliée entre elles par des liens
juridique de dépendance, obéissant à une stratégie commune mais répartis sur des territoires différents avec des souverainetés
étatiques distinctes. Cherché à profiter de leurs implantations territoriales diversifiées pour développer des stratégies de soustraction
à l’impôt.
Réponse des États => développement de mesures de lutte contre la fuite internationale devant l'impôt.
- de + en + de professions sont susceptible de recourir a l’évasion fiscal international.
- développement des paradis fiscaux : forme d’incitations à des pratiques fiscal illicite au profit de ses territoires.
§3. La diversité des mesures de lutte
Présente surtout un caractère unilatéral. Même si les conventions ont de + en + souvent des stipulations qui organisent l’assistance
entre les états signataires en cas de fraude ou d’évasion international. Ces conventions comprennent des clauses qui visent
à dissuader les contribuables de faire un usage abusif des conventions internationales à des fins d’évasion.
Il peut s’agir de mécanismes à portée générale (AAG, abus de droit), comprend aussi des mesures de contrôle qui visent
spécialement à lutter contre évasion et fraude fiscale.
A. Le texte de base : l’article 57 du CGI
Les groupes internationaux ont un intérêt propre qui dépasse les intérêts des groupes qui les composent. Peuvent développer des
stratégies de fuite devant l’impôt qui ne se comprennent qu’au niveau du groupe pris dans sa globalité.Ces groupes peuvent diminuer
les bénéfices dégagés en France par une entreprise, tout en gonflant les bénéfices dans un autre Etat. Peut notamment jouer sur les
prix pratiqués à l’occasion des échanges de biens et de services au sein du groupe (=prix de transfert).
Des prix sont convenus entre 2 entreprises membres d’un même groupe alors que ce prix n’aurait pas pu être retenu si les entreprises
n’avaient pas été liées et si elles avaient pratiqué les prix de pleine concurrence. Redevances pour des services inexistants, vente à
des prix insuffisants, acheté à des prix excessifs. Des avances avec peu d’intérêts, abandons de créances…
Effet : diminuer artificiellement les bénéfices imposables en France.
Article 57 => prévoit l’incorporation du résultat d’une entreprise imposable en France des bénéfices qu’elle pourrait avoir transférer
a une entreprise dont elle dépend ou possède le contrôle, situé HF. Il réintègre les sommes en question dans la somme imposable
(transfert indirectes de bénéfice).
B. Les mesures destinées à lutter contre l’exploitation des pays à fiscalité privilégiée
1) Lutte contre le transfert de bénéfice hors de France
Consiste pour un contribuable domicilié ou établi en France à verser certaines sommes à des personnes qui sont domiciliées ou
établies dans un territoire à fiscalité privilégié (régime fiscal avantageux). Sommes versés sans contrepartie. Intérêt :
- les sommes versé sont considéré comme des charges (donc déductible de sa base d’imposition).
- transférer hors de France une partie de ces bénéfice ou revenus vers un État fiscalement plus clément ou ils resteront a sa
disposition.
Pour lutter contre cela, dès qu’il y’a un échange avec un pays a fiscalité privilégié ont présume que l’échange n’est pas établit dans
sa réalité, il est déséquilibré et que cette opération vise à couvrir une démarche de soustraction a l’impôt.
Présomption qui affaiblit le contribuable français et qui renforce l’Administration fiscale. Présumer que ce type de paiement présente
un caractère fictif, et si le contribuable qui a versé les sommes veut pouvoir déduire ces charges de sa base d’imposition, il devra
prouver que ces dépenses correspondent à des opérations réelles et que l’opération ne présentent pas un caractère anormal ou
exagéré.
2) Bénéfices des paradis fiscaux imposables en France
Une part des bénéfices réalisés dans des paradis fiscaux par les filiales de sociétés françaises ou succursales établies dans ces
pays sont imposable en France. C’est une exception au principe de territorialité.

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3) Lutte contre un procédé employé dans le monde du spectacle et sport pro
Les sommes destiné a rémunéré les prestations qu’un sportif / artiste exécute en France, sont parfois versées à un tiers établit hors
de France.
Cet intermédiaire va restituer une partie des sommes à l’artiste sous forme d’un salaire. Le contribuable (artiste) est imposable en
France avec un revenu plus faible que la somme qui est venue réellement rémunérée sa prestation artistique (l'intermédiaire se sert).
Ainsi, les sommes versées a l’intermédiaire sont présumé destiner a l’artiste, et elles sont donc imposables en France. On peut s’y
soustraire à condition d’apporter des preuves contraires.
Section III – LES VERIFICATIONS FISCALES
Ici, l’Administration fiscale ne se contente pas de s’informer, elle va confronter les documents qu’elle détient à ceux du contribuable
et apprécier leur conformité ou leur cohérence. Deux formes principal :
§1. La vérification de comptabilité
A. Présentation générale
L’objet du contrôle : examiner la comptabilité d’une entreprise et de confronter cette comptabilité aux éléments d’exploitation et
aux renseignements obtenus par l’Administration fiscale.
But : vérifier si les déclarations du contribuable étaient sincères et exhaustives.
Concerne : les personnes soumises à l’obligation de tenir une comptabilité pour l’activité (commerçant, professions libérales,
agricoles). Peut concerner l’impôt sur le revenu, impôt des sociétés et taxe sur le chiffre d’affaire.
Contrôle sur place : effectué chez le contribuable, chez son expert comptable. Le contrôleur ne peut emporter de documents à
l’issue de ce contrôle à moins que le contribuable en ait fait la demande par écrit.
A la demande des vérificateurs, les contribuables doivent présenter tous les documents comptables que la loi fiscale leur prescrit de
tenir. L’agent du fisc va procéder à une vérification de portée variable (générale, simple, complète, limitée, étendue).
B. Le déroulement de la vérification de comptabilité
1) Phase de préparation précédent la vérification
Le vérificateur va recueillir le plus de renseignements possible (documents détenus par l’A, recherche en utilisant son droit de
communication).
2) Phase de la vérification
L’administration adresse au contribuable un avis de vérification qui indique les années soumises au contrôle et qui mentionne
expressément sous peine de nullité la faculté de se faire assister par un conseil au cours de la vérification. Le contribuable doit être
informé de la date de début de la vérification par un avis reçu au moins 2 jours plus tôt.
La prise de contact: 1er entretien, contrôleur visite l’entreprise pour avoir connaissance de ses activités réelles et des moyens mis
en œuvre. Il tente d’obtenir des informations sur l’entreprise. Se fait expliquer l’objet essentiel de l’exploitation, les activités
secondaires, nature de la clientèle, personnel, territorialité de l’activité, situation financière… Procède à un examen des mécanismes
et moyens comptables utilisés par l’entreprise et il se fait communiquer les procès verbaux des conseils et assemblées, rapports des
commissaires aux comptes, les registres des titres, le rapport de gestion, les contrats avec les principaux clients et les conventions
relatives notamment à la rémunération des dirigeants…
3) Le contrôle formel
Porte sur la tenue de la comptabilité. Il s’agit de déterminer si tous les livres et tous les documents comptables qui doivent être tenus
sont effectivement tenus et s’ils sont cohérents.
On examine alors les comptes, l’agent vérifie la conformité des comptes au regard des règles générales comptables et fiscales.
L’agent va contrôler les points qui présentent des anomalies en priorité.
- Le vérificateur peut proposer au contribuable une réunion informelle au cours de laquelle il va lui exposer la nature et le fondement
juridique des rectifications qu’il a l’intention de retenir.
Sert à clarifier les arguments.
- Ensuite, l’Administration fiscale porte a la connaissance du contribuable le compte-rendu du contrôle. Si aucune insuffisance/
anomalies n’a été constatée il reçoit un avis d’absence de rectification. En cas d’anomalie : l’Administration fiscale procède aux
rectifications des bases d’imposition par rapport aux chiffres déclarés. Elle informera le contribuable du montant des droits, taxes et
pénalités qui résultent de es rectifications dans une proposition de rectification.
§2. L’examen contradictoire de la situation fiscale des personnes physiques (ESFP)
A. Présentation général
Personne physique, tout contribuable passible de l’impôt sur le revenu.
Objet: contrôler la sincérité et l’exactitude de la déclaration des revenus. Vise surtout les contribuables ou une disproportion est
apparu entre le revenu déclaré et les dépense.
Intervient souvent en complément de vérification de comptabilité pour vérifier les revenus individuels des exploitants ou dirigeants
d’une entreprise.
Consiste dans un contrôle de cohérence entre les revenus déclarés et la situation patrimoniale, de trésorerie et les éléments du train
de vie des membres du foyer fiscal.
B. Le déroulement de l’ESFP
Le contribuable objet d’un examen doit être informé de la date de début de l’examen par un avis reçu 2 jours plus tôt.

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À la date prévue, la procédure est engagée, a lieu dans les locaux de l’Administration mais peut aussi se dérouler en tout lieu
(entreprise, chez son conseil, a son domicile du contribuable).
1) La phase préparatoire
Examen complet du dossier du contribuable et des recherches extérieures. Le vérificateur effectue un contrôle formel et de
cohérence des déclarations souscrites par le contribuable pour déterminer les recherches extérieurs qu’il faudra entreprendre.
Le vérificateur se met en relation avec différents services afin de recouper les informations essentielles à la poursuite du contrôle.
En consultant les services d’assiette, de contrôle, et de recouvrement, il peut découvrir si le contribuable a auparavant respecté ses
obligations déclaratives, sa situation, des anciens contrôles et de leurs résultats. Peut appeler des services spécialisés pour identifier
les comptes bancaires du contribuable et les comptes bancaires des personnes qui habitent sous son toit ou le lieu d’exercice de leurs
activités.
2) Les recherches extérieurs
Pour compléter les éléments recueillis à ce stade, le contrôleur effectue ensuite des recherches extérieures, en utilisant le droit de
communication et peut obtenir des éléments précis auprès des banques ou de l’administration publiques.
Si ce premier contrôle permet au vérificateur de douter de la sincérité des déclarations du contribuable, il va engager un
dialogue avec le contribuable afin d’obtenir des explications sur les points qui laissent présumer que les revenus perçus sont
supérieurs à ceux déclarés. L’agent établit alors une balance de trésorerie, qui retrace l’ensemble des encaissements et
décaissements. On essaie de déterminer si au cours de la période donnée, le montant des dépenses du contribuable s’équilibre avec
celui de ses ressources.
Lorsque les dépenses sont d’un montant supérieur à celui des ressources, on peut alors penser que certaines ressources ont été
dissimulées.
3) Le dialogue contradictoire
Lorsqu’il établit cette dissimulation, et que le vérificateur envisage de rectifier les bases d’imposition, il doit faire une entrevue
contradictoire avec le contribuable sur les points qu’il envisage de retenir avant de clore la procédure.
4) La notification de rectification
Enfin, l’Examen de la Situation Fiscale Personnelle s’achève avec l’envoi d’une notification de rectification si le vérificateur a
constaté une insuffisance non justifié des ressources par rapport aux dépenses
L’Examen de la Situation Fiscale Personnelle constitue une synthèse du contrôle fiscale qui concentre la plupart des moyens de
contrôle : contrôle de bureau, droit de communication, demande d’éclaircissement. Présente en outre pour le contribuable le risque
d’aboutir à une procédure de taxation d’office.
§3. Les garanties offertes au contribuable objet d’une vérification
Le contribuable objet d’une vérification doit en avoir été informé. Cet avis de vérification doit contenir certaines informations :
l’année soumises à vérification, possibilité de se faire assister par un conseil, la date à laquelle doit débuter la vérification.
Avant l’engagement d’une vérification fiscale, l’Administration fiscale doit faire parvenir la charte du contribuable vérifié. Ce
document est un guide pratique et un corpus de règles qui sont opposable à l’Administration fiscale dans le domaine des procédures
fiscales.
Le contribuable ne doit pas être privé de la possibilité d’un débat oral et contradictoire avec le vérificateur.
La loi limite la durée des vérifications qui ne peut excéder 3 mois pour les contribuables dont le Chiffre d’Affaire ou le montant
annuel des recettes brutes n’excède pas la limite d’admission au régime simplifié d’imposition.
Examen de la Situation Fiscale Personnelle = 1 ans maximum.
Certaines garanties concernent la période postérieure à la vérification: si l’Administration fiscale a procédé à une vérification de
comptabilité ou un Examen de la Situation Fiscale Personnelle, elle doit porter les résultats à la connaissance du contribuable.
Dans la proposition de rectification, on doit indiquer le montant des droits, montants des taxes et pénalités et certaines dispositions
législatives tendent à donner un caractère définitif à la vérification fiscale.
Quand elle est achevée, interdiction de procéder à nouveau à ce contrôle pour la même période pour les mêmes impôts et la loi limite
le droit de reprise de la procédure.
Chapitre n°2 – Les procédures fiscales (II)

I/ LES CONSEQUENCES DES CONTROLES DE L’ADMINISTRATION FISCALE


Quand le contrôle fiscal permet d’identifier des dissimulations de la part du contribuable ce contrôle donne lieu a la rectification des
bases d’imposition et a la réclamation de la somme du par le contribuable.
Vu l’importance de ces modifications, l’Administration fiscale possède un droit de reprise : faculté de corriger les omissions/
insuffisances/ erreurs commise dans l’établissement de l’impôt dans un délai de 3 ans.
Section I – LA RECTIFICATION DE L’IMPOSITION
Le paiement par le contribuable des suppléments des droits exigible ne peut être réclamé qu’après une procédure de rectification des
bases d’imposition.
§1. Les procédures de rectification contradictoires
Si le contribuable s’est conformé à ses obligations en termes de déclarations, l’Administration fiscale met en œuvre la PRC.

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A. La procédure de droit commun
Régie par les articles L55 du LPF et fait l’objet d’une application générale.
Concerne: tous les impôts pour lesquels le contribuable est tenu à une obligation déclarative et l’Administration peut y avoir recours
lorsqu’elle souhaite modifier les déclarations du contribuable (du a une insuffisance, dissimulation, omission concernant les
éléments qui servent de base au calcul de l'impôt).
Cette procédure trouve à s’appliquer quelque soit le contrôle qui a révélé le manquement.
Elle ne s’applique pas aux erreurs matérielles qui concernent le calcul même de l’impôt effectué par l’administration (ex- erreur sur
le nombre de parts ou sur le quotient familial).
Cette procédure de droit commun débute par la notification d’une proposition de rectification adressée au contribuable qui intervient
au plus tard le 31 décembre de la 3ème année suivant celle au titre de laquelle l’impôt est du.
Proposition de rectification doit être motivée de manière à permettre au contribuable de formuler ses observations ou de faire
connaître son acceptation. Il dispose d’un délai de 30 jours pour faire connaître son avis. En cas de silence du contribuable
l’Administration fiscale peut procéder a l’imposition dans les termes qu’elle a prévu a la fin du délai.
Si le contribuable produit des observations (critiques), et que ces propositions semblent fondées, l’Administration fiscale va modifier
son projet ou l’abandonner.
En cas de rejet des observations du contribuable, l’Administration fiscale doit l’informer et peut procéder à l’imposition au terme
d’un délai de 30 jours.
B. Procédure de règlement particulière
Cette procédure vise à faciliter la conclusion des vérifications de comptabilités menées dans des petites ou moyennes entreprises. Et
sur ce fondement les contribuables qui sont l’objet d’une vérification de comptabilité ont la possibilité dedemander à régulariser
spontanément les erreurs, inexactitudes, les omissions relevées au cours du contrôle. Demande expresse avant proposition de
rectification.
Ces contribuables bénéficient alors d’un taux d’intérêt de retard réduit de moitié. Le contribuable accepte les conclusions du
vérificateur et s’engage à payer son rappel d’impôt à brève échéance en échange d’une minoration des intérêts de retard.
La régularisation ne peut concerner que des erreurs qui ne remettent pas en cause la bonne foi de contribuable. Il doit déposer une
déclaration complémentaire dans les 30 jours de sa demande. Doit régler l’intégralité des suppléments de droit ou des intérêts de
retard au moment du dépôt de cette déclaration.
C. La procédure d’abus de droit
S’applique à tous les impôts et permet à l’Administration fiscale d’écarter tous les actes constitutifs d’abus de droit. Dans certaines
hypothèses, les actes du contribuable ne sont pas opposables à l’administration. L’Administration peut restituer à ces actes leur
caractère véritable et en tirer les conclusions en matière d’imposition.
En cas d’abus de droit s’applique une augmentation équivalente à 80% de l’imposition ainsi rectifiée. Procédurerépressive et très
sévère.
Concerne les actes qui ont un caractère fictif et concerne aussi d’autres actes inspirés par le motif d'éluder ou d'atténuer les charges
fiscales que l'intéressé aurait du supportées.
En présence de tels actes, l’Administration va leur restituer leur véritable caractère et en tirer les conclusions qui s’imposent sur le
plan fiscal concernant le montant de l’impôt. L’ADMINISTRATION peut écarter ses actes et prend en considération la situation réel
du contribuable et non pas le montage qu’il a réalisé. L’Administration notifie une proposition de rectification qui mentionne le fait
qu’elle compte donc faire application de la procédure d’abus de droit, les rectifications envisagées sont notifiées. Notification
motivée pour permettre au contribuable de présenter des observations / acceptation (30 Jours).
En cas de désaccord entre l’administration et le contribuable => le comité de l’abus de droit fiscal peu être saisie pour un avis
consultatif.
§2. Les procédures d’imposition d’office
Le contribuable peut s’exposer dans certaines hypothèses à des procédures d’imposition d’office (=> évaluation d’office, soit
taxation d’office).
Procédures pénalisantes car elles ne présentent pas de caractère contradictoire. L’administration fiscale va pouvoir imposer le
contribuable à partir des éléments dont elle dispose sans que le contribuable soit invité à expliquer sa position, sans qu’il ait la
possibilité de saisir un organisme consultatif.
L’ADMINISTRATION est seulement tenue d’informer par écrit des bases de l’imposition d’office et de leurs modalités de
détermination et cela 30 jours au moins avant la mise en recouvrement des impositions.
Cette procédure implique que le contribuable devra ultérieurement supporter la charge de la preuve s’il conteste devant les tribunaux
l’imposition dont il est l’objet.
Procédures prévus dans plusieurs situations : quand le contribuable n’a pas produit ou a produit tardivement une déclaration
concernant l’impôt, quand le contribuable n’a pas répondu à une demande d’éclaircissements ou de justifications ou encore quand le
contribuable ne résidant pas en France n’a pas satisfait à son obligation de désigner un représentant en France malgré la demande de
l’Administration.
Section II – LES SANCTIONS

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§1. Les sanctions fiscales
Peuvent prendre la forme de majoration de droit ou d’amendes fiscales. Sont assorties d’un intérêt de retard qui vise à réparer le
préjudice subi par l’État. L’intérêt n’est donc pas une sanction c’est une réparation.
Les sanctions fiscales sont prévues par la loi dans trois hypothèses :
Faire suite à des insuffisances de déclaration : en cas d’inexactitude ou d’omission => majoration de 40% en cas de manquement
délibéré.
Défaut de production d’une déclaration ou de retard dans sa production.
Défaut total ou partiel de paiement ou en cas de retard
§2. Les sanctions pénales
Prononcées par le tribunal correctionnel, essentiellement afin d’assurer la répression de délits pénaux.
Quiconque s’est frauduleusement soustrait (ou tentative) à l’établissement ou le paiement des impôts (omission volontaire de
déclaration, ou dissimulation, organisé son insolvabilité), est passible indépendamment des sanctions fiscale d’une sanction
pénale (amende/ prison).
Sont aussi incriminé pénalement d’autres comportements qui ont en commun l’intention de leur auteur d’échapper à l’impôt en
enfreignant la loi : délits commis par les agents d’affaires, les experts-comptables qui participent à l’établissement de documents
comptable falsifié, le délit de rébellion collectif à l’égard de l’impôt, certaines fraudes sur la TVA, aider quelqu’un a déplacé sa
fortune à l’étranger.
II/LE CONTENTIEUX FISCAL
Section I – LE CONTENTIEUX DE L’IMPOSITION
Le contentieux fiscal survient quand un litige entre le contribuable et l’administration ne trouve pas d’autre issue, et il renvoie
principalement au contentieux de l’imposition (contentieux de l’assiette).
Ce contentieux représente, avec le contentieux du recouvrement, le contentieux fiscal de droit commun et la majorité des litiges.
Le contribuable a la possibilité de demander la décharge ou la réduction de son impôt. Pour cela, il peut faire valoir deserreurs dans
la détermination de l’assiette, des erreurs dans la liquidation de l‘impôt ou soutenir que la règle appliquée n’était pas conforme à une
règle de droit supérieure.
Les deux grandes caractéristiques du contentieux de l’imposition :
Avant de saisir le juge, le contribuable doit exposer avant devant l’Administration fiscale sa requête et les moyens qu’il veut
soutenir. Cette réclamation offre à l’Administration l’occasion de porter un regard neuf sur la situation et les arguments du
contribuable. Cette tentative de solution amiable donne la possibilité d’éviter une contestation contentieuse de la créance
fiscal surcharge la juridiction.
Si le désaccord persiste, le contribuable saisie le juge fiscal.
Le contentieux de l’imposition se caractérise par l’absence d’une juridiction unique spécialement compétente pour statuer dans
ce domaine. Il aurait pu sembler normal ce contentieux relatif au service public relève du Juge Administratif mais en réalité il se
partage en Juge judiciaire et Juge Administratif.
Ce partage ancien apparaît dès la loi des 6 et 11 septembre 1790. Il est ensuite précisé par la jurisprudence et la loi et il repose sur le
critère de la nature de l’impôt.
Juge Administratif => impôts directs + taxes sur le Chiffres d’Affaire.
Juge Judiciaire => impôts indirects + impôts qui ne sont pas perçus par voie de rôle nominatif (droits d’enregistrement).
Cette répartition est source de complications, le contribuable est pénalisé par la double juridiction car il existait des différences
notables entre Juge judiciaire et Juge Administratif du point de vue du pouvoir du juge mais compte tenu des évolutions, des
pouvoirs importants sont des deux côtés.
Le contentieux fiscal ce déroule en différentes phases:
§1. La phase préalable de réclamation auprès de l’administration
A. Formes de la réclamation et délais
Avant la saisine du juge, une phase de réclamation auprès de l’Administration fiscale est prévue (si le contribuable souhaite
contester l’imposition dont il est l’objet il doit d’abord le faire auprès de l’administration directement).
Cette réclamation est formulée par écrit, envoyée au service des impôts du service d’imposition. Elle peut prendre la forme d’une
simple lettre sur papier libre et doit mentionner l’imposition contestée mais aussi exposer sommairement lesfaits, moyens et
conclusions du contribuable. Assez substantielle pour permettre à l’administration d’apporter une contestation sur ses propos.
Signature manuscrite de son auteur. Elle doit contenir les documents suivants : avis d’imposition, avis de mise en recouvrement, une
pièce justifiant le montant de la retenue.
Etre déposée au plus tard le 31 décembre de la seconde année suivant celle de la mise en recouvrement.
Le paiement est l’élément à partir duquel est calculé le délai de dépôt de la réclamation.
Un contribuable à l’IR qui souhaite contester l’IR acquitté en 2010 sur ses revenus de 2009, peut le faire jusqu’au 31 décembre
2012. Néanmoins, le délai est parfois raccourci ou rallongé (s’il est objet d’une procédure de reprise ou de rectification).
Le dépôt d’une réclamation ne suspend pas le paiement de l’impôt. S’il ne veut pas acquitter l’impôt, le contribuable doit assortir sa
réclamation d’une demande de sursis en paiement.
B. La décision de l’administration des impôts
Une fois la réclamation déposée, elle est instruite par l’administration fiscale.
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Seul le directeur du service qui a établi les bases d’imposition ou assuré la liquidation de l’impôt a le pouvoir de statuer sur la
réclamation et dispose de six mois pour procéder à cette appréciation à compter de la présentation de cette réclamation. Il peut
arriver que l’Administration ne s’estime pas en mesure de statuer dans ce délai et donc elle doit avant expiration des six mois,
informer le contribuable en précisant le terme du délai complémentaire qu’elle juge nécessaire pour prendre sa décision, en sachant
que ce délai ne peut excéder 3 mois. Au terme du délai, l’Administration doit rendre sa décision et la notifier au contribuable par
lettre recommandée. Il peut décider d’admettre totalement ou partiellement la demande du contribuable, ou de rejeter la réclamation.
Le silence gardé pendant 6 mois est regardé comme une décision de rejet. Quand la décision n’admet pas intégralement la
réclamation du contribuable, lors de rejet, l’Administration fiscale doit indique les motifs.
En cas de rejet, total ou partiel, le contribuable possède un délai de 2 mois pour saisir le juge.
§2. La phase proprement contentieuse
A. La première instance
Le juge saisi est, selon l’imposition en cause le Juge judiciaire ou le Juge Administratif. TGI pour Juge judiciaire et prend la forme
d’une assignation signifiée à l’Administration par ministère d’un huissier de justice. Si le litige relève de la compétence du Juge
Administratif, le recours n’est soumis a aucun formalisme => lettre adressée au Tribunal Administratif. Recours est dispensé du
ministère d’avocat.
B. L’appel
Les décisions rendues en première instance peuvent être contesté en appel.
Juge Judiciaire : recours formé dans le délai d’un mois qui suit la notification du jugement, devant la Cour d’Appel compétente.
L’appel est non suspensif et est nommé par voie de déclaration aux greffes de la Cour d’Appel.
Juge Administratif : le contribuable peut interjeter appel devant la Cour Administrative d’Appel, dans un délai de 2 mois à
compter de la notification de jugement, ce recours n’est pas suspensif. Obligatoirement présenté par un avocat.
De son coté, l’Administration fiscale bénéficie aussi de la possibilité de faire appel sur un jugement du TA dans un délai de 2 mois.
Pour l’Administration fiscale, ce délai s’écoule à compter de la date d’expiration du délai de deux mois imparti au directeur des
services fiscaux pour transmettre le jugement et le dossier au ministre ou bien à compter de la date à laquelle le contribuable a fait
signifier le jugement du TA au ministre par exploit d’huissier.
C. La cassation
Quand la CA rend son arrêt, on peut se pourvoir en cassation. Recours non suspensif. Ce pourvoi peut être formé devant la Cour de
cassation dans les 2 mois qui suivent la signification de l’arrêt de la CA.
Les jugements de la CCA peuvent être contestés en cassation devant le Conseil d’Etat dans un délai de 2 mois.
Le pourvoi suppose dans les deux cas la constitution d’un avocat.
Section II – LE CONTENTIEUX DU RECOUVREMENT
Comme toutes les créances publiques, l'impôt donne lieu à une procédure de paiement (recouvrement).
Une fois l’impôt établi, il reste à obtenir le paiement du contribuable mais celui-ci peut contester les poursuites engagées à son
encontre par le trésor public en vue de parvenir au recouvrement de cet impôt. Ici l’Administration fiscale et le juge fiscal ne sont
donc pas saisis d’une demande qui met en cause l’assiette ou la liquidation de l’impôt, c’est le recouvrement de l’impôt qui est
contesté. (Recouvrement => encaisser une recette ou percevoir le montant d’un impôt ou d’une taxe).
§1. Le domaine du contentieux du recouvrement
Délimité étroitement. Le contribuable peut tenter de s’opposer aux poursuites en faisant valoir certains arguments seulement :
Opposition a l’acte de poursuite : contester la validité en la forme des actes de poursuite (régularité des poursuites). Soutenir
que l’acte de poursuite est entaché d’une irrégularité de forme qui ne respecte pas certaines exigences posées par la loi (ex : la
méconnaissance des délais ou le fait qu’un acte ne présente pas toutes les caractéristiques requises).
Opposition a contrainte : remettre en cause l’existence même de l’obligation de payer. Le contribuable va invoquer par exemple
la prescription de l’action en recouvrement, il peut mettre en évidence que la somme qui lui est réclamée n’est pas encore exigible ou
bien n’est plus exigible. Le contribuable peut invoquer d’autres motifs pour autant qu’ils ne mettent pas en question l’assiette de
l’impôt ou la liquidation de l’impôt. Il peut ainsi soutenir par exemple que le montant est excessif dans la mesure où il ne tient pas
compte du paiement partiel qu’il a déjà effectué.
§2. Le déroulement du contentieux du recouvrement
Quelque soit le motif, le contribuable est tenu de former au préalable un recours administratif.
Il doit adresser à l’Administration fiscale une réclamation préalable dans un délai de 2 mois et le chef de service compétent dispose
de 2 mois pour répondre à compter du dépôt de la demande pour statuer sur ce recours. Silence 2 mois = rejet.
Alors, le contribuable dispose de 2 mois pour saisir le juge fiscal. La juridiction compétente varie en fonction des moyens
développés de la contestation.
Juge Judiciaire : contestations qui mettent en cause la validité formelle des actes de poursuites.
Juge Administratif : contestation sur l’existence du paiement de l’impôt, son montant, son exigibilité. Le Juge Administratif est
compétent pour les impôts directs et les taxes sur le CA alors que le Juge judiciaire est compétent pour le reste.
Section III – LES CONTENTIEUX FISCAUX SPECIAUX
§1. Le contentieux de l’annulation en matière fiscale

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Désigne l’hypothèse dans laquelle le contribuable va rechercher l’annulation pour illégalité d’un acte administratif qui interfère
avec le statut fiscal. Forme un Recours pour excès de pouvoir devant le Juge Administratif.
Le Recours pour excès de pouvoir occupe une place réduite dans le contentieux fiscal en raison de la mise en œuvre de l’exception
de recours parallèle. À partir du moment où une mesure de plein contentieux existe, le Recours pour excès de pouvoir a été écarté.
Mais atténuation par la jurisprudence et la théorie des actes détachables. Le Conseil d’Etat a fini par admettre de tels recours.
Jurisprudence Administrative : si un acte administratif est détachable de la procédure d’imposition le Recours pour excès de pouvoir
est recevable. Les actes règlementaires sont détachables et peuvent faire l’objet d’un Recours pour excès de pouvoir. Pour les actes
non règlementaires la détectabilité est plus rare.
§2. Le contentieux de la responsabilité en matière fiscale
Le contribuable peut rechercher la responsabilité de l’administration et demande réparation d’un préjudice subi par l’activité de
l’administration.
Le contribuable qui obtient un dégrèvement total ou partiel de son imposition ne bénéficie pas de plein droit d’un dédommagement
sauf pour intérêts moratoires. Il doit engager une nouvelle procédure sur le plan du droit commun de la responsabilité.
Suite à un revirement jurisprudentiel (CE 2011, Krupa), l’exigence de faute lourde est abandonnée pour une faute simple.
Cette faute simple est assortie d’exigences : démonstration que la décision illégale d’imposition ou de recouvrement a eu pour lui
directement des conséquences matérielles ou troubles dans ses conditions d’existence.
La répartition des compétences entre Juge judiciaire et Juge Administratif, obéit en outre à des règles relativement complexes.
Juge Administratif : Pour les fautes intervenues lors des opérations d’assiette, quand le litige concerne impôt direct/CA. Même si la
faute est détachable des opérations d’assiette.
Juge Judiciaire : Pour les fautes intervenues lors des opérations de recouvrement, si la faute a été commise dans l’exécution des
poursuites, le Juge judiciaire est seul compétent, si la faute réside dans la décision d’engager les poursuites, le juge compétent est
celui qui est compétent pour statuer sur les contestations de même nature.
Pour la réparation de services fiscaux pour les dommages causés en dehors de toute contestation relative à l’assiette ou à la
perception de l’impôt, le Juge Administratif est en principe seul compétent à moins que le litige se rattache à une procédure suivie au
pénal.
Actions en réparation contre les agents du fisc sur une faute personnelle relève du Juge judiciaire lorsque cette faute est détachable
du service.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t
Impôt
L'impôt constitue un des prélèvements obligatoires effectué par voie d’autorité par la puissance publique (l'État et les collectivités
territoriales) sur les ressources des personnes vivant sur son territoire ou y possédant des intérêts. Sans contrepartie directe pour le
contribuable, ce prélèvement est destiné à être affecté par l'intermédiaire des budgets publics aux services d'utilité générale. Dans les
États démocratiques, le pouvoir de fixer, de lever et d'affecter l'impôt est de la compétence exclusive du pouvoir législatif. Trois
paramètres essentiels permettent de caractériser un impôt : l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement1.
Historiquement, l'impôt est un élément important qui n'a cessé de conditionner l'existence, la gestion et la puissance des États :
constituant généralement une part importante, pour ne pas dire la plupart du temps essentielle, des recettes publiquesavec
les cotisations sociales, les impôts alimentent le budget de l'État ou d'une subdivision nationale ou fédérale (comme une province,
une région, un territoire, un département, un district, etc.), et dans une moindre mesure des organismes à compétence spécialisée (par
exemple en France, les chambres de commerce).
 1Histoire de l'impôt o 4.2Sous l’angle économique  6L'impôt et l'État
o 1.1Les sociétés sans impôt  4.2.1Nature de l’élément taxé o 6.1Les politiques fiscales
o 1.2L'apparition de l'impôt  4.2.2Contribuable  6.1.1Impôt et citoyenneté
o 1.3Antiquité o 4.3Selon les techniques de taxation  6.1.2L'impôt indolore
o 1.4Moyen Âge  4.3.1Impôts réel et personnel  7Collecte des impôts
o 1.5Époque moderne  4.3.2Impôts directs et indirects o 7.1Contribuables
o 1.6Époque contemporaine  4.3.3Progressivité fiscale o 7.2Détermination de l'assiette
 2Nature de l'impôt  4.3.4Impôts synthétique et o 7.3Liquidation
o 2.1Définition classique analytique  7.3.1Plafonds et plancher
o 2.2Limites  4.3.5Impôts de quotité et de  7.3.2Dérogations fiscales
o 2.3Une définition fluctuante répartition o 7.4Recouvrement
 3Fonctions  4.3.6Impôts spécifique et ad o 7.5Contrôle fiscal
o 3.1Fonctions de base valorem o 7.6Contentieux fiscal
o 3.2Compensation des externalités  5Doctrines fiscales  8Étude économique des impôts
o 3.3Régulation de l'activité o 5.1Justice fiscale o 8.1Impôt et activité
économique o 5.2Neutralité fiscale o 8.2Impôts et croissance
o 3.4Outil du pouvoir politique o 5.3Consentement à l'impôt o 8.3Incidence
 4Classification des impôts  5.3.1Impôt-prix o 8.4Sensibilité et élasticité
o 4.1Sous l’angle administratif  5.3.2Impôt solidaire o 8.5Analyse utilitariste
 4.1.1Selon le bénéficiaire o 5.4Impôt idéal  9Contestation de l'impôt
 4.1.2Selon le collecteur o 5.5Secret fiscal o 9.1Motivations
37
 9.1.1Critiques  9.2.2Évitement  12Voir aussi
de l'État o 9.3Alternatives o 12.1Bibliographie
 9.1.2Modalités  10L'impôt par pays o 12.2Articles connexes
o 9.2Pratiques  11Notes et références o 12.3Webographie
 9.2.1Révoltes
Histoire de l'impôt[ | ]
Dans la mesure où l'impôt est un prélèvement obligatoire, récurrent, et sans contrepartie, sur une quantité de
biens, il a toujours existé, sous une forme ou une autre, et ce depuis l'existence de l'homme en communauté.
Les sociétés sans impôt[ | ]
On a longtemps considéré que les sociétés primitives étaient des sociétés de disette. Les hommes parvenant tout juste à assurer leur
subsistance, ils ne pourraient produire l'excédent nécessaire au paiement d'un impôt.
Mais Marshall Sahlins a montré que d'une part ces sociétés produisaient du surplus, utilisé sous forme d'offrandes aux divinités ou
pour des transactions du type don et contre-don, et que d'autre part elles limitaient volontairement leur production2.
L'absence d'impôt n'est donc pas due à des contraintes économiques mais au mode d'organisation sociale de ces populations. [citation
nécessaire]

L'apparition de l'impôt[ | ]

Stèle funéraire, dite du « paiement des impôts », IIe siècle av. J.-C.IIIe siècle av. J.-C., Metz.
On présente traditionnellement deux origines possibles à l'impôt3.
La première est politique. L'impôt serait né avec la sédentarisation et le développement de l'agriculture. L'existence de surplus de
production aurait permis à certains groupes sociaux de se livrer au pillage, d'abord de façon épisodique puis de plus en plus
régulièrement. L'impôt serait donc à l'origine un tribut, versé à une classe de guerriers qui en défendait le monopole, moins
destructeur pour l'activité des paysans et des artisans que les razzias qui l'avaient précédé.[réf. souhaitée]
La seconde est religieuse. La pratique du sacrifice, des offrandes faites au dieu, est extrêmement répandue. Quand les clercs, puis les
souverains, se sont présentés comme les intermédiaires entre le dieu et les hommes, ils sont devenus tout naturellement les
récipiendaires de ces dons.
Antiquité[ | ]
L'impôt coexiste longtemps avec des pratiques proche du pillage : réquisition, corvées, esclavage… Il repose surtout sur l'impôt
foncier et la capitation, c'est également l'apparition des droits de douane.
La fiscalité dans l'Égypte antique touchait lourdement les paysans.
La fiscalité de la Grèce antique est principalement indirecte. Elle introduit le système de la ferme dans certaines cités. Les plus riches
devaient s'acquitter de la liturgie, c'est-à-dire de l'entretien d'un service public. Cypsélos introduit la dîme à Corinthe et Pisistrate à
Athènes4.
Dans la Rome antique, l'impôt est utilisé pour financer l'effort de guerre et notamment la solde de l'armée de métier. Elle connaîtra
plusieurs réformes fiscales par exemple sous Auguste ou sous Maximien Hercule en 297.
Moyen Âge[ | ]
Le système n'était pas unifié et les impôts n'étaient pas les mêmes partout. Parmi les plus connus on peut citer : la corvée, un impôt
en nature correspondant à l'échange d'un temps de travail contre la protection du seigneur (de ce point de vue, la corvée se situe à la
limite de la notion d'impôt) ; la taille qui se payait en espèce et tend à remplacer la corvée à partir du XIe siècle ; la dîme, autre impôt
en nature qu'on devait à l'Église ou au seigneur ; la gabelle, impôt indirect payé sur un certain nombre de denrées comme les draps,
le vin ou sel ; les droits d'octroi de péage ou de douane ; les banalités…
La plupart des levées d'impôts étaient exceptionnelles, pour répondre à un emprunt contracté par le roi, qui délivrait alors à son
créancier le droit de lever l'impôt. Si le créancier était efficace dans sa levée, il était remboursé, sinon, les rois estimaient que ce
n'était plus de leur ressort.
En droit féodal français, le roi ne pouvait lever l'impôt qu'après convocation des états généraux, et uniquement pour payer une
rançon, financer une guerre ou un mariage. Au XIVe siècle, sous le règne de Charles V apparaît l'impôt permanent, avec la gabelle et
le fouage5. L'obligation de convoquer les états généraux pour lever l'impôt est abolie le 2 novembre 1439 par Charles VII6.
Dans le même temps, celui-ci met en place la taille de façon permanente mais non uniforme dans le royaume. En effet, elle se paie
uniquement par la roture dans le Nord du Royaume mais se paie sur les biens roturiers (ferme, moulin...) dans le Sud, ce qui fait que
certains nobles possédant ce genre de biens sont appelés a payer la taille.
La mise en place de l'impôt royal entraîne des insurrections comme la révolte des Maillotins en France ou la révolte des paysans en
Angleterre.

38
Époque moderne[ | ]

Le Collecteur d'impôts, Jan Matsys. Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde.


Les taxes et impôts seront au cœur de l'affirmation de la monarchie et la centralisation que
les rois de France essaient de mettre en place à partir de François Ier. Les monarques
tenteront d'uniformiser le système fiscal à l'échelle de tout le pays et de le rendre
permanent.
Le Trésor de l'Epargne, fondé en 1523 (sous François Ier), dessine les Généralités, les
provinces fiscales. Il se chargera d'augmenter toujours plus les impôts. Ainsi, les levées
d'impôts rapporteront 2 millions de livres tournois en 1515, le double en 1530 et 12
millions en 1560. Sur quarante-cinq ans, les recettes fiscales ont été multipliées par six.
La taxe « des aisés », mise en place en 1542 vise particulièrement les riches.
Mais la fiscalité reste encore variable selon les régions. Ainsi, la Bretagne dispose d'une fiscalité avantageuse, qui étaient une des
conditions de rattachement au Royaume.
En Angleterre, Charles Ier est obligé de lever des impôts pour financer la guerre et par conséquent de convoquer son Parlement avec
lequel il était en opposition (pour des raisons religieuses et de clientèle). Cette convocation permettra aux parlementaires de
s'affirmer face au pouvoir royal, lever une armée et déclencher la guerre civile.
Époque contemporaine[ | ]
Le développement de l'impôt sur le revenu entraîne un renforcement des contributions directes. La taxe sur la valeur ajoutéeest
introduite en 1954.
Nature de l'impôt[ | ]
Selon la doctrine fiscale (Ibn Khaldûn, 1378 ; A. Smith, 1776 ; R. Stourm, 1905 ; G. Jèze, 1936 ; E. Allix, 1936 ; G. Ardant, 1965 ;
P. Amselek, 1967 ; P.-M. Gaudemet, 1969 ; M. Duverger, 1976 ; P. Beltrame, 1987; A. Barilari, 1992 ; M. Bouvier, 2004 ; J.
Chabih, 2007 ; etc.) l’impôt est un prélèvement financier obligatoire, généralement pécuniaire, exigé des particuliers, en fonction de
leurs capacités contributives, par la puissance publique (État, collectivités locales, établissements publics), autoritairement, d’après
une procédure et des règles fixes, à titre définitif, et sans contrepartie immédiate, en vue de la couverture des charges publiques, et de
la poursuite de politique économique et sociale.

Définition classique
Gaston Jèze a défini dans la première moitié du XXe siècle l’impôt de la manière suivante7 :
« L’impôt est une prestation pécuniaire requise des particuliers par voie d’autorité, à titre définitif et sans contrepartie, en vue de la
couverture des charges publiques. »
Sauf quelques exceptions comme la dation en paiement, cette charge est acquittée sous forme monétaire, ce qui en exclut les
contributions comme le service national.
Elle est obligatoire, contrairement à une souscription, et sans contrepartie directe donc non commerciale. Enfin, il ne s'agit pas d'un
emprunt, mais d'un prélèvement définitif. Les impôts ont aussi un caractère récurrent qui les différencient des expropriations et
des réquisitions.
Il faut donc distinguer les impôts des recettes non fiscales d’un État moderne telles que :
 les redevances, telles que la redevance audiovisuelle, les frais universitaires etc., qui sont la contrepartie d’un service
effectivement rendu ;
 le revenu tiré des possessions de l'État : redevances domaniales tirées de l’occupation du domaine public, produits des
participations de l'État dans les entreprises publiques, ressources géologiques, etc. ;
 les revenus des activités industrielles et commerciales de l'État ;
 le produit des amendes qui, bien qu’inclus dans le budget prévisionnel8, ne naissent pas d’un prélèvement obligatoire mais de la
constatation d’une infraction ;
 l'emprunt.
Quelques contributions se trouvent à la marge de ce genre de définition et peuvent être, selon les points de vue, considérées ou non
comme des impôts9.
L'État peut par ailleurs rendre obligatoires des services qui, bien que coûteux, ne sont pas des prélèvements obligatoires, ni a
fortiori des impôts (assurances automobiles, participations aux frais des copropriétés, cotisation ordinale, etc.).
Limites[ | ]
Avec le développement de l'État-providence, les prélèvements obligatoires concourent au financement de nombreuses missions ou
activités. Il devient plus difficile de distinguer les prélèvements concourant au financement des missions de l'État de ceux institués
au profit d'un autre service d'intérêt général.
Dans la tradition de l'assurance bismarckienne les cotisations sociales ne sont pas des impôts car elles comportent une contrepartie
directe : les prestations sociales. À la suite de la multiplication des dispositifs sociaux, par exemple en France la CMU et le RMI ou
le minimum vieillesse, et donc la progression de leurs coûts, le modèle de Beveridge qui intègre les prestations sociales au budget
général de l'État tend à rendre de moins en moins évidente la distinction entre cotisation sociale et impôt.

39
Ce problème s'est posé par exemple au sujet de la CSG, second impôt en valeur en France. Si le Conseil constitutionnel considère la
CSG comme un impôt10, la Cour de cassation a émis un avis contraire11 dans un arrêt du 18 octobre 2001, reprenant la position de
la Cour de justice des communautés européennes qui avait considéré la CSG comme une cotisation sociale12.
Une définition fluctuante[ | ]
En raison de contraintes légales ou administratives, l'impôt peut avoir une définition différente d'un pays à l'autre voire d'une
administration à l'autre dans un pays donné.
Par exemple en France, les taxes font partie des impôts, mais pas les cotisations sociales. Cette distinction est juridiquement
importante car l'impôt fait l'objet d'une loi votée par le Parlement alors que les cotisations sociales sont fixées par décret du
gouvernement. Les impôts, avec les cotisations sociales effectives, forment les « prélèvements obligatoires13 ». Les prélèvements
obligatoires, avec les autres recettes fiscales et non-fiscales, forment les recettes publiques14.
Fonctions[ | ]
Fonctions de base[ | ]
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Le premier « coup » est, déjà, de financer les institutions qui en perçoivent le produit. Les impôts en sont souvent la principale
source de revenu, sauf en cas de ressources géologiques exceptionnelles par rapport à la taille de l'État. L'usage qui en sera fait est à
la discrétion du pouvoir politique, avec un impact sur le consentement à l'impôt.
Article connexe : dépense publique.
Le second « coup » (et les suivants) est adaptable à l'infini, en fonction de la cible fiscale.
Les impôts peuvent être modulés en fonction de caractéristiques de la population, ce qui permet de les faire peser plus ou moins sur
différente parties de la population. Il est ainsi possible d'appauvrir une partie de la population, ce qui, par contraste, constitue un
enrichissement relatif pour le reste de la population (par rapport au niveau moyen d'imposition, tout se passe pour elle comme si on
lui versait de l'argent).
Pourquoi appauvrir une partie de la population ? Les raisons peuvent en être innombrables. On citera seulement :
 des politiques racistes ou assimilatrices, visant une population d'ethnie, de race, de religion, de profession, etc. qui déplaît ;
 des politiques égalitaires, visant une population dont les revenus ou le patrimoine dépasse de façon jugée excessive la norme
sociale ;[citation nécessaire]
 des politiques économiques, visant à mettre au travail des individus qui, en l'absence d'impôts, auraient de quoi vivre oisif ;
 des politiques politiciennes, l'argent étant un outil essentiel de la politique, il est avantageux pour le pouvoir en place d'assécher
l'opposition actuelle ou potentielle (n'importe quel groupe ou individu capable de réunir assez de fonds pour se lancer en
politique), ou de rappeler le lien entre le « bon » vote et tel élément fiscal qui pourrait être supprimé ou accordé en fonction des
résultats électoraux ;[citation nécessaire]
 des politiques d'influence comportementale, cherchant, par l'augmentation du prix TTC de certains biens ou services, à en
réduire la diffusion (alcool, tabac et autres drogues) ;
Enfin, l'impôt peut être la façon la plus pratique de traiter certaines situations économiques et sociales :
Compensation des externalités[ | ]
Une externalité est une situation où le comportement d'un agent économique influe positivement ou négativement sur l'utilitéd'un
autre agent, sans que cette influence se traduise par une compensation entre agents.
L'impôt autorise le financement des biens publics en évitant le phénomène du passager clandestin. Il permet aussi de compenser les
externalités négatives, c'est l'objectif des taxes pigouviennes comme le principe du pollueur-payeur.
La théorie des biens sous tutelle (merit good) introduite par Richard Musgrave en 195715 justifie l'intervention de l'État pour un
certain nombre de secteurs, par exemple la santé et la culture, parce que les consommateurs ne sont pas considérés comme
suffisamment rationnels ou compétents pour faire un choix optimal.
Régulation de l'activité économique[ | ]
Selon le néokeynésianisme, la fiscalité est un des outils permettant de limiter l’ampleur des cycles économiques. En phase de
récession, les rentrées fiscales diminuant automatiquement, l'État peut maintenir inchangées ses dépenses et recourir à la dette
publique pour les financer16; en phase haute de cycle, l’État rembourse ce surplus de dette en augmentant les impôts. La synthèse
néoclassique conteste l’efficacité de ce mécanisme, en raison du phénomène d’équivalence ricardienne.
Outil du pouvoir politique[ | ]
Pour les libéraux, l'État est le siège de la recherche de rentes financées par l'impôt, réminiscence des offices de l'Ancien Régime. Il
permet donc aux personnes qui ont le pouvoir de lever l'impôt de se constituer et d'entretenir un réseau d'influence.
Les impôts sont aussi un outil de la communication politique, pour acquérir ou conserver des soutiens qui accordent une importance
à tel ou tel impôt auquel on prête différentes vertus (justice sociale, efficacité écologique, efficacité économique, financement d'une
action particulière, etc.). C'est ainsi qu'un impôt au rendement médiocre pourra par exemple être maintenu s'il véhicule l’image
d’une certaine solidarité entre contribuables, et à l’inverse un autre, bien que rémunérateur, pourra être réduit voire supprimé en
raison de sa perception injuste, liée à son mode de prélèvement. Par exemple, l'Institut Montaigneavance que l’impôt de solidarité
sur la fortune (ISF) en France coûte à l’État plus qu’il ne rapporte mais qu'il est maintenu pour des raisons idéologiques17

40
Il reste ainsi fréquent, notamment lorsqu'il s'agit de lever un nouvel impôt, que l'autorité prétende affecter un impôt à un but précis
(louable ou reconnu comme nécessaire), mais, compte tenu des possibilités pratiques de substitution d'une ressource à une autre, il
ne s'agit que d'un artifice de présentation politique. Cette pratique est permise par la règle de non affectation de l'impôt, apparue en
France à la Restauration, qui lors du vote du budget de l'État interdit d'affecter une ressource à une dépense18.
Classification des impôts[ | ]
Les impôts peuvent être classés de différentes manières (nb : les exemples d’impôts donnés sont des noms d’impôts français).
Sous l’angle administratif[ | ]
Selon le bénéficiaire[ | ]
 Les impôts fédéraux, lorsque l'État est une fédération ou une confédération.
 Les impôts d’État, c’est-à-dire ceux qui alimentent directement le budget de l'État (exemples en France : la TVA, l’IRPP…).
 Les impôts locaux, c’est-à-dire ceux qui alimentent le budget des collectivités territoriales (en France : régions, départements,
municipalités, intercommunalités) (exemples : la taxe d'habitation, la taxe professionnelle…).
 Les impôts sociaux, c’est-à-dire ceux qui alimentent les caisses des organismes de protection sociale (exemples : la CSGet
la CRDS) et viennent compléter les cotisations sociales.
 Les taxes parafiscales : perçues au profit d’une personne morale autre que l’État ou les collectivités locales.
Selon le collecteur[ | ]
En Suède et aux Pays-Bas les cotisations sociales doivent être payées à l'administration de la même façon que les impôts19.
En France les cotisations sont recouvrées par les URSSAF et les impôts par les deux réseaux comptables de l'État :
 les postes comptables de la Direction générale des Finances publiques, issues de la fusion de la Direction générale des
Impôts (DGI) et de la Direction générale de la Comptabilité publique (DGCP) le 4 avril 2008 ;
 les services de la direction générale des douanes et droits indirects.
Sous l’angle économique[ | ]
On distingue deux types de classification économique :
Nature de l’élément taxé[ | ]
 Les impôts sur les revenus, sur les salaires, ou sur les bénéfices de sociétés : par exemple l’IRPP pour les personnes physiques et
l’impôt sur les sociétés ;
 Les impôts sur la consommation : par exemple la TVA ou la TIPP, ou la taxe sur la vente aux États-Unis ;
 L'impôt sur la dépense ( proposition faite par l'économiste James Meade)
 Les impôts sur le capital et sur le patrimoine ; ils sont de deux sortes :
 Les impôts sur la détention du capital : par exemple l’ISF, la taxe foncière ;
 Les impôts sur la transmission du capital (donation ou succession) : par exemple les droits de succession ou de donation ;
 Les impôts sur les opérations financières : taxe Tobin, impôt sur les opérations de bourse, droits d'enregistrement ;
 Les impôts sur la production : taxe professionnelle, remplacée en France en 2010 par la Contribution économique territoriale.
Contribuable[ | ]
Selon le type d’agent économique :
 Les impôts sur les ménages : IRPP, CSG, CRDS ;
 Les impôts sur les entreprises : essentiellement la taxe professionnelle et l’impôt sur les sociétés ;
 Les impôts sur les administrations : taxe sur les salaires ;
Certains impôts qui pèsent sur plusieurs des agents, donc dont la classification n’est pas aisée car l’on ne peut savoir précisément sur
qui pèse l’impôt, par exemple la TVA ou les droits indirects.
Selon les techniques de taxation[ | ]
Cela ouvre une série de plusieurs choix de classification.
Impôts réel et personnel[ | ]
On distingue impôts réels et personnels, selon que l'administration module ou non l'impôt selon la situation apparente du
contribuable.
Les impôts réels (qui frappent ratione materiæ), sont assis sur un objet (ou une transaction, etc.). Ce sont les impôts les plus
importants, en nombre et en valeur, et notamment : les impôts sur la dépense, les impôts sur le patrimoine, l’impôt sur les opérations
de bourse, etc. Dans ce cas, pour éviter de trop taxer le contribuable, le fisc laisse le choix au contribuable de posséder ou non l'objet
taxé (réaliser ou non la transaction, etc.) et, éventuellement, applique un taux modulé selon le type d'objet (taux réduit de TVA pour
les biens de première nécessité, taux majoré pour les produits de luxe).
Les impôts personnels sont au contraire ceux qui prennent en compte la situation et la capacité contributive du contribuable pour
évaluer l’impôt dû. L’exemple le plus représentatif est l’IRPP.
Impôts directs et indirects[ | ]
On distingue impôt direct et impôt indirect selon que le payeur de l'impôt est le contribuable effectif ou qu'il répercute le montant de
l'impôt sur un tiers, généralement un client.
Les impôts directs touchent le contribuable nommément, et sont assis sur une assiette constante (revenu, capital...). Il en est ainsi de
l’IRPP, la CSG, l’ISF, etc. La théorie de l'incidence fiscale montre qu'il peut cependant exister, même pour ce type d'impôt, des
mécanismes de reports de la charge fiscale sur des tiers qui ne sont pas prévus par le législateur.

41
Les impôts indirects sont ceux qui touchent une matière imposable quel que soit le contribuable. Ils reposent sur une assiette
irrégulière, intermittente, tout au long de l'année. Les impôts indirects tels que la TVA sont souvent qualifiés d'impôts indolores car
le redevable réel tend à percevoir les taxes comme une part du prix normal des biens.
Progressivité fiscale[ | ]
La progressivité fiscale mesure l'évolution du montant de l'impôt en fonction de la valeur de l'élément taxé, appelée base
d'imposition ou assiette. Le montant des impôts personnels est fixe quel que soit le montant de l'assiette. Aujourd'hui très rare, c'était
le cas par exemple pour la capitation ou le fouage.
Pour les impôts dont la valeur change avec l'assiette, il est d'usage de considérer le taux d'imposition c'est-à-dire le rapport montant
de l'impôt/valeur de l'assiette.
 Les impôts proportionnels sont ceux dont le taux ne varie pas quelle que soit l’étendue de la matière imposable. Il en est ainsi
par exemple de l’impôt sur les sociétés qui, quelle que soit la hauteur des bénéfices de la société, est de 1/3 de ceux-ci.
 Les impôts progressifs, dont le taux croît avec la valeur de l'assiette, il en est ainsi de l'impôt sur le revenu des personnes
physiques en France, dont le taux (marginal) varie en fonction de la hauteur du revenu du contribuable de 0 à 41 %.
 Les impôts régressifs possèdent un taux décroissant avec l'assiette.
Les impôts progressifs sont en général mis en œuvre selon un système de « tranches » : la première tranche n'est pas taxée, la
deuxième est taxée à un taux faible (par exemple 10 %), la suivante un peu plus (20 % par exemple), etc. Noter que, contrairement à
la croyance naïve, le taux le plus élevé ne s'applique pas à l'ensemble de l'assiette, mais seulement à la tranche qui le concerne, il n'y
a donc pas de saut de l'impôt total payé lors du changement de tranche. Une variante plus récente et plus rare rajoute une tranche
avant la première, qui non seulement n'est pas taxée, mais donne même droit à un crédit d'impôt : c'est le système de l'impôt négatif
sur le revenu.
Impôts synthétique et analytique[ | ]
On dit qu'un impôt est synthétique ou analytique selon qu'il prend en compte un élément isolé ou plusieurs éléments et qu’il les taxe
globalement.
 Les impôts synthétiques sont ceux qui prennent en compte un ensemble d’éléments pour les taxer de manière globale : par
exemple l’ISF ou l’IRPP.
 Les impôts analytiques sont ceux qui ne prennent en compte qu’un élément : par exemple la TIPP.
Un impôt cédulaire est l'agrégat de plusieurs impôts analytiques auxquels sont appliqués des taux différents selon leurs natures. Par
exemple la contribution sociale généralisée est un impôt cédulaire sur les revenus, appliquant des taux différents pour les salaires, les
retraites, les revenus du patrimoine...
Impôts de quotité et de répartition[ | ]
Les impôts de répartition sont les impôts pour lesquels le taux est fixé en fonction de la somme à percevoir (typiquement, le montant
imposé par le souverain ou le suzerain, éventuellement le montant nécessaire pour un projet collectif tel qu'un nouveau pont). En
effet pour ce type d’impôts l’important était de savoir combien l’on voulait récolter, ce montant étant ensuite réparti sur l’ensemble
des contribuables. Ces impôts ont disparu du système fiscal français, comme de pratiquement tous les systèmes fiscaux modernes.
Les impôts de quotité sont ceux dont le taux est déterminé à l’avance, quel que soit le budget dont aurait besoin la collectivité qui le
perçoit. L’ensemble des impôts du système fiscal français actuel est de ce type.
Impôts spécifique et ad valorem[ | ]
Les impôts spécifiques s'obtiennent en appliquant un montant fixe par unité de produit. Par exemple la Taxe intérieure de
consommation sur les produits énergétiques (anciennement nommée « TIPP ») valait 0,6069 euro pour un litre de super sans plomb
en 2007 ou la taxe sur les emplacements publicitaires fixes qui est calculée selon la superficie de l'emplacement, sans considération
du prix de location final.
Les impôts ad valorem, plus répandus, sont calculés en appliquant un taux au montant de l'élément taxé. C'est par exemple le cas de
la taxe sur la valeur ajoutée.
Doctrines fiscales[ | ]
Un certain nombre de grands principes guident les politiques fiscales.
Justice fiscale[ | ]
Le principe d'équité demande un effort équivalent à tous les contribuables. Il peut prendre deux formes :
 L'équité verticale module l'imposition en fonction de la « capacité contributive », exigeant un impôt plus important aux
personnes les plus aisées. Il motive le principe de l'impôt progressif ;
 L'équité horizontale impose un traitement équivalent à une situation équivalente. Il s'oppose aux exonérations catégorielles.
A contrario des considérations comme celles du pollueur-payeur ou de l'usager payeur, cherchent à moduler les contributions
financières selon la jouissance d'un service ou la production d'une nuisance. La taxe à l'essieu des années 1960 a ainsi longtemps été
citée comme modèle de vérité des prix : un camion usant les routes proportionnellement à la cinquième puissance de son poids par
essieu, la taxe était proportionnelle aussi à cette cinquième puissance. Pour des raisons d’uniformisation européenne, ce n’est plus le
cas aujourd’hui et la taxe n’est donc plus proportionnelle à cette usure.
Neutralité fiscale[ | ]
L'impôt doit influer a minima sur le comportement des acteurs économiques. Par exemple le mécanisme de la TVA, qui taxe
la valeur ajoutée et non la production, permet de ne pas favoriser les entreprises intégrées.

42
Cette considération était très importante à l'époque classique, où l'impôt n'était pas considéré comme un sujet économique20. Elle est
aujourd'hui largement remise en cause et au contraire, la politique fiscale est souvent utilisée pour agir sur les comportements des
consommateurs (taxes sur le tabac très élevées, justifiées par la lutte contre le tabagisme) ou pour influencer le marché lorsque le
pouvoir estime qu'il y a un dysfonctionnement.
Consentement à l'impôt[ | ]
Article détaillé : Consentement à l'impôt.
L'État tire sa légitimité de son aptitude à lever l'impôt sur toutes les catégories de citoyens21. En régime démocratique le
contribuable-citoyen étant censé consentir librement à l'impôt, deux grandes doctrines théorisent l'acceptation de l'impôt et la
légitimité du pouvoir fiscal.
Impôt-prix[ | ]
Proche des théories du contrat social et portée notamment par le courant libéral, la thèse de l'impôt-prix ou de l'impôt-échange
présente l'impôt comme le prix payé par le contribuable pour les services rendus par l'État.
Cette idée que l'impôt est légitime si l'utilité des services rendus par l'État est supérieure au sacrifice de la pression fiscale, a été par
exemple défendue en France par Émile de Girardin22 :
« Tout impôt qui n’est pas la garantie d’un risque, le prix d’une marchandise ou l’équivalent d’un service est un impôt qui doit être
abandonné. »
Impôt solidaire[ | ]
Issu notamment des travaux socialistes réformistes, la thèse de l'impôt solidaire présente le prélèvement fiscal comme un sacrifice
nécessaire à l'entretien du lien social23. Elle repose sur la promotion d'une identité collective, l'impôt servant au financement des
charges communes mais aussi, par la redistribution, à la cohésion du corps social.
Impôt idéal[ | ]
De nombreux auteurs ont tenté de construire un impôt unique qui présenterait les avantages d'être simple à percevoir, équitable, et
transparent.
Les physiocrates prônaient ainsi un impôt universel sur le foncier. Émile-Justin Menier ou Émile de Girardin ont créé des impôts
uniques sur le capital. Plus récemment le prix Nobel James Meade a proposé en 1978 un impôt sur la dépense. Aux États-Unis, des
économistes défendent le principe d’une fair tax unique.
L'hypothèse d'un impôt unique est récusée par d'autres, avec l'idée que la multiplication des sources de prélèvement permettrait de
limiter les inégalités, en répartissant et diluant les opportunités de fraude entre les contribuables. Selon l'adage attribuée à
Voltaire, « impôt unique, impôt inique », chaque impôt compense les défauts des autres.
Secret fiscal[ | ]
Le secret fiscal est le fait que les déclarations d'impôts individuelles ne soient une information publique. Certains pays ou régions
divulguent néanmoins certaines informations privées.
En Suisse, « le secret fiscal est un secret de fonction qualifié qui oblige toutes les personnes chargées de l’application de la
législation fiscale à garder le secret »24. Dans certaines conditions, des informations peuvent être transmises aux autorités, en
particulier à la justice pénale. Le Canton de Vaud permet à tout contribuable vaudois de demander « le revenu net et la fortune nette
imposables » et « le bénéfice net et le capital imposables » d'autres contribuables de la région25.
L'impôt et l'État[ | ]
Randall G. Holcombe (en) a proposé de définir l'État comme le seul acteur économique qui a le potentiel d'opérer régulièrement un
prélèvement contraint sur les biens de l'ensemble des individus présents sur un territoire donné26.
Pour faciliter la perception des impôts, l'État doit avoir une légitimité à lever l'impôt. Les États respectueux des droits individuels
peuvent ainsi se permettre d'imposer lourdement leur citoyens alors que les États despotiques doivent modérer la pression fiscale
pour éviter les insurrections. C'est la thèse défendu par Montesquieu : « Il y a, dans les États modérés, un dédommagement pour la
pesanteur des tributs : c’est la liberté. Il y a dans les États despotiques un équivalent pour la liberté : c’est la modicité des tributs. »27
La collecte et le contrôle de l'impôt permettent l'affirmation du pouvoir de l'appareil d'État. Ainsi l'impôt révolutionnaire peut être
vu, selon que l'on se place du point de vue du pouvoir en place ou de celui des contestataires, comme le racket d'un groupe criminel
ou une contribution légitime aux institutions qui concourent à un nouveau modèle de société.
L'impôt négatif est un autre exemple, en creux cette fois, du lien entre État et impôt. Consistant, comme d'autres formes d'aide
sociale à exercer la solidarité par l'attribution d'un pouvoir d'achat plutôt que la fourniture de services publics, il conduit à confier à
des institutions privées des prestations qui auraient été gérées par l'administration28.
La mondialisation économique, qui consiste en partie en une libéralisation des mouvements de capitaux, renforce la concurrence
fiscale qui existe entre États.
Les politiques fiscales[ | ]
Article détaillé : Politique fiscale.
L'impôt marque la frontière entre l'économie planifiée et économie de marché. L'acceptation ou le rejet de l'impôt reflète donc une
préférence pour l'action collective pilotée par les instances politiques ou pour l'initiative privée. Pour les uns comme pour les autres,
moduler les ressources des collectivités politiques est aussi une façon d'ajuster leur place relative dans la société par rapport aux
autres agents : individus, associations, entreprises…
Impôt et citoyenneté[ | ]

43
On présente souvent le paiement de l'impôt comme un devoir civique29. Il existe pourtant des citoyens non taxés, les expatriés par
exemple, et des contribuables non citoyens comme les immigrés.
Dans les systèmes de suffrage censitaire, le droit de vote est conditionné au paiement de l'impôt.
L'impôt indolore[ | ]
On attribue à Colbert le bon mot selon lequel :
« l'art de lever l'impôt consiste à plumer les oies sans trop les faire crier. »
Le pouvoir politique a en effet toujours eu pour préoccupation de s'assurer que ses prérogatives fiscales n'étaient pas contestées. Cela
l'a conduit à multiplier impôts indirects et taxes de toutes natures qui tendent à rendre l'impôt invisible car totalement intégré aux
prix des biens et services.
Mais en démocratie, le contribuable est avant tout un citoyen. Invité à prendre part à la gestion des affaires publiques, il est en droit
d'exiger la transparence fiscale conformément à l'article 14 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 178930 :
« Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la
consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée. »
Collecte des impôts[ | ]
L’existence, la répartition et le type des prélèvements sont spécifiques à chaque pays. Une des caractéristiques des
pays démocratiques est que ce sont les organes politiques qui, au nom du peuple, doivent « consentir librement [à l’impôt] [...], en
déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée. »30. Ces organes sont, pour les impôts nationaux, le parlement, et pour
les impôts levés au niveau local, les conseils municipaux, les cantons… Ceux-ci fixent le montant global des ressources fiscales de
l'État, les assiettes fiscales qui seront taxées, et le montant qu'elles supporteront. Ces organes politiques, assistés d'institutions
chargées du contrôle des comptes publics comme la Cour des comptes en France, sont par ailleurs garants de l'utilisation des fonds
levés.
Contribuables[ | ]
Le contribuable est l'individu, le ménage ou toute personne morale (entreprise, associations) qui est assujetti à un impôt et paie de ce
fait une contribution au fonctionnement de l'État et de ses services.
Le nombre de contribuables ne dépend donc pas que de ceux qui paient l'impôt sur le revenu. Environ 50 % des citoyens français ne
paient pas d'impôt sur le revenu (IR), alors que tous paient des taxes indirectes (taxe intérieure sur les produits pétroliers et taxe sur
la valeur ajoutée, notamment, qui représentent environ 50 % des recettes fiscales en France).
Des mouvements de défense des contribuables ont vu le jour dans les dernières décennies, d'abord dans les pays anglo-saxons puis
repris en France. On peut citer Contribuables associés en France et contribuables d'Aubagne en France ou le Rassemblement des
contribuables français de Nicolas Miguet.
Par ailleurs, il peut être mis en place un impôt volontaire, qui permet à certains contribuables de soutenir financièrement par l'impôt
un projet seulement s'ils le souhaitent.
Détermination de l'assiette[ | ]
Déterminer l’assiette de l’impôt c'est évaluer la quantité de matière fiscale sur laquelle va porter l'impôt. Il existe trois grandes
méthodes31 :
 Évaluation directe utilisant une déclaration d'impôt ;
 Méthode forfaitaire estimant les revenus d'un contribuable en fonction de paramètres qu'on estime corrélés, par exemple la
superficie et le type de culture pour le chiffre d'affaires d'une exploitation agricole ;
 Méthode indiciaire basée sur les signes extérieurs de richesse.
Liquidation[ | ]
La liquidation est le calcul de l'impôt dû par les contribuables. Elle dépend de l'assiette mais aussi de la situation du contribuable, par
exemple le nombre de personnes composant un foyer pour l'IRPP.
Plafonds et plancher[ | ]
Un plafond ou bouclier fiscal est une limite maximale d'imposition, en valeur absolue ou en taux. En France, le bouclier fiscal
limitait les impôts directs de chaque contribuable à 50 % maximum de ses revenus.
Un plancher est un seuil minimal. En France un projet d'impôt minimum a été évoqué lors de l'examen de la loi sur le bouclier
fiscal32. Aux États-Unis l'alternative minimum tax a été introduite en 1969.
Dérogations fiscales[ | ]
Une niche fiscale, ou dérogation fiscale, ou abri fiscal, peut être, soit une disposition fiscale qui permet de payer moins d'impôts
lorsque certaines conditions sont réunies, soit une lacune ou un vide législatif permettant d'échapper à l'impôt sans être en infraction.
Elle peut concerner :
 Les revenus les plus faibles qui sont alors exonérés ;
 Certaines corporations, en compensation d'obligations, pour soutenir l'activité ou sous la contrainte des pressions catégorielles ;
 Une incitation à investir dans tel ou tel secteur économique.
En France le SNUI estime entre 32 et 35 milliards d'euros (60 % des recettes de l'impôt sur le revenu) le coût budgétaire de ces
différentes niches fiscales pour 200732.
Au Canada, le régime enregistré d'épargne-retraite (REER), le régime enregistré d'épargne étude (REEE), le régime de pension agréé
(RPA) et le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) sont des abris fiscaux.

44
Recouvrement[ | ]
Le recouvrement est la perception de l'impôt. Souvent présentée comme une fonction régalienne, la collecte des prélèvements
obligatoires peut aussi être prise en charge par des institutions privées bénéficiant de prérogatives de puissance publique.
Le système de la régie est aujourd'hui le plus courant. Il affecte à des comptables du ministère des Finances la responsabilité du
recouvrement.
Il a remplacé celui de la ferme, où la collecte était une concession. Elle était ainsi confiée aux publicains dans la Rome antique ou
aux fermier généraux et aux décimateurs sous l'Ancien Régime. Il existe aujourd'hui encore un certain nombre de missions de
recouvrement confiées à des institutions privées de sécurité sociale. L'inspection avant expédition consiste à recourir à des sociétés
privées pour vérifier, pour le compte des douanes, la quantité et la valeur des marchandises exportées. Aux États-Unis, l'Internal
Revenue Service sous-traite certaines de ses activités de recouvrement à des sociétés comme Linebarger Goggan Blair & Sampson,
LLP ou Pioneer Credit Recovery Inc.. On peut aussi citer la société Capita Group en Grande-Bretagne.
La retenue à la source permet également à l'administration de réduire ses coûts de collecte, au détriment certes des opérateurs privés.
La doctrine, en France, repose toujours sur le principe de séparation des ordonnateurs et des comptables. Mais cette doctrine est en
pratique attaquée en ses bases par les outils informatiques intégrés qui se développent.
Le coût de l'assiette et du recouvrement de l'impôt (dit « taux d'intervention ») est très variable d'un pays à l'autre. Pour les pays
industrialisés, il s'échelonnait en 1997 de 0,5 % aux États-Unis et en Suède jusqu'à 1,6 % en Allemagne33. Le coût en France est
actuellement de 1,20 %34. Cette variation s'explique principalement par les différences de mode d'imposition. Le coût de gestion est
en effet très variable d'un impôt à l'autre, allant par exemple en France pour l'année 2005 de 5,38 % pour la vignette automobile à
0,06 % pour la taxe sur les conventions d'assurances35.
Contrôle fiscal[ | ]
Dans les systèmes d'évaluation directe de l'assiette, la déclaration des revenus est réalisée par le contribuable lui-même. Il est alors
nécessaire, pour s'assurer de la véracité des déclarations, que l'administration exerce, de façon aléatoire ou en fonction d'indices
de fraudes fiscales, un contrôle des déclarations de situation du contribuable.
C'est cette crainte de l'« inquisition fiscale » ou aussi « secret des coffre-forts violés » selon les paroles de Thiers, droit de regard
discrétionnaire de l'administration sur les finances des citoyens, qui aurait fait rejeter le principe de l'évaluation directe, dans de
nombreux pays et cela jusqu'à l'issue de la Seconde Guerre mondiale.
En France, quand la Direction générale des Finances publiques suspecte une fraude, elle peut procéder à une rectification, c'est-à-
dire signifier l'obligation de payer une somme due supplémentaire correspondant au moins perçu assortie d'intérêts de retard et/ou
de pénalités. En France les droits rappelés et les pénalités appliquées en 2009 se sont élevés à 14,7 milliardsd'euros. Cependant,
compte tenu du recouvrement particulièrement faible des créances issues du contrôle fiscal : « objectif DGFIP, 43 % au bout de deux
ans », et du coût du contrôle : 1,3 milliard d'euros environ, le rendement budgétaire est de l'ordre de 5 milliards.
Certains redressements par ailleurs n'entraînent souvent qu'une imposition plus rapide et un gain de trésorerie ponctuel pour l'État.
Ils sont toutefois comptabilisés pour leur valeur brute dans les statistiques du contrôle36.
Contentieux fiscal[ | ]
Le contribuable a la possibilité de présenter un recours à l'administration fiscale, puis si elle est rejetée, devant les tribunaux pour
obtenir la restitution d'un impôt payé en trop. Un contentieux présenté directement devant les tribunaux sera rejeté.
Étude économique des impôts[ | ]
Les caractéristiques et les impacts des impôts sont étudiés en détail par les sciences économiques, en particulier l’économie
publique. Les économistes étudient l'effet du niveau relatif d'imposition, et des politiques fiscales, sur la croissance économique.
Plus largement, la théorie économique étudie la manière dont le système fiscal s'intègre au sein de l’activité économique,
les distorsions économiques dont il est la cause ou l'effet, et sa façon d'influencer les agents dans leur comportement à l'égard
du revenu et de l’épargne.
Impôt et activité[ | ]
Les systèmes fiscaux génèrent des « comportements d’évitement » de la part des contribuables, particuliers et entreprises (fraude
fiscale, travail au noir, évasion fiscale ou simple désincitation au travail)37.
Il reste cependant difficile de prévoir les conséquences d'une augmentation des impôts sur l'activité. Les contribuables ont en effet
deux options antagonistes38 :
1. Diminuer leur quantité de travail parce qu'ils n'estiment que le revenu qu'ils en tirent ne correspond plus aux efforts
consentis. C'est l'effet de substitution ;
2. Augmenter leur activité pour conserver leur niveau de vie. C'est l'effet de revenu.
Impôts et croissance[ | ]
Les économistes ont étudié l’ampleur à différentes échéances de l’impact récessif d’une hausse des impôts sur la croissance
économique. Les économistes ne sont pas unanimes sur l'importance de cet impact négatif, qui dépend du type d’impôt considéré.
Par exemple, Christina D. Romer et David H. Romer ont estimé cet impact sur des données américaines, et montrent qu’une hausse
des impôts de 1 dollar provoque une diminution du PIB de 3 dollars, essentiellement du fait d'une diminution de l'investissement39.
Les deux auteurs tentent de séparer l’impact purement fiscal des autres impacts économiques, pour mieux isoler son effet, ce qui leur
donne une latitude importante, pour « retraiter » la corrélation historique entre le taux d’imposition et la croissance. Ce retraitement
vise aussi à neutraliser les variations fiscales liées à des contraintes macro-économiques (augmentation des dépenses ou relance de la
conjoncture) pour se concentrer sur celles qui visent à promouvoir la croissance à long terme. Pour y parvenir, ils ont analysé les
45
discours politiques. Leur travail montre qu'une hausse d’impôts accompagnant un discours de réduction du déficit budgétaire ont un
impact économique meilleur que les autres.
Il n’existe pas de relation simple entre niveau d’imposition et niveau du PIB ; en revanche un niveau d’imposition élevé tend à
réduire la croissance du PIB, et donc le PIB futur. De manière plus globale, le niveau d'imposition dépend des politiques
sociales mises en œuvre et de l’efficacité du secteur public ; dans tous les cas, le secteur public doit être efficient, c’est-à-dire
accroître l’utilité de ses citoyens pour un coût minimal. Les évolutions au sein des pays développés à partir des années 1980 visaient
à répartir la charge fiscale de manière optimale entre les différents modes de prélèvement (rôle de la politique fiscale).
Par ailleurs, moduler l’imposition en fonction de la conjoncture économique par la politique conjoncturelle est recommandé par une
partie des économistes, si les incertitudes sur les prévisions et les impacts de long-terme sont correctement pris en compte. Alberto
Alesina et Roberto Perotti ont étudié ces ajustements dans une étude sur tous les pays de l’OCDE40.
Incidence[ | ]
L'incidence fiscale mesure la différence entre le redevable et le payeur réel. C'est-à-dire la possibilité de reporter la charge de l'impôt
sur un tiers: client, fournisseur, locataire, salarié...
Par exemple en France les restaurateurs ont milité au début des années 2000 pour bénéficier d'une TVA à taux réduit. Or l'objectif
affiché n'était pas de baisser le montant des additions payées par les convives mais d'augmenter les marges du restaurant, pour
pouvoir par exemple proposer des salaires d'embauche plus élevés41. Pourtant la TVA est traditionnellement présentée comme un
impôt indirect sur la consommation. Elle est censée être payée par le consommateur final, le commerçant ne servant que
d'intermédiaire lors de l'opération d'encaissement. Alors que la logique aurait voulu que ce soit le prix payé par le client qui baisse,
tout le monde raisonnait donc comme si la TVA était en réalité un impôt sur les revenus du restaurateur.
Ce phénomène est connu depuis très longtemps, déjà à l'époque classique Adam Smith et les physiocrates croyaient que tout impôt
était équivalent à une taxe sur la propriété foncière. On considère aujourd'hui que le problème est plus complexe et que la possibilité
de transférer la charge de l'impôt dépend beaucoup de l'élasticité de l'offre et de la demande.
C'est un problème politiquement très important, car mal maîtrisé il peut pervertir radicalement les initiatives de justice fiscale. Par
exemple une hausse de l'impôt sur le revenu est beaucoup plus facile à transférer pour une profession libérale que pour un salarié, du
fait de la rigidité des salaires. C'est pourquoi certains considèrent qu'au final la TVA est peut être plus juste que l'IRPP42.
Sensibilité et élasticité[ | ]
La sensibilité est la façon dont le montant d'un impôt suit les fluctuations économiques. Les impôts spécifiques, qui s'appliquent sur
les montants, sont plus sensibles que les impôts ad valorem qui ont des montants fixes. Les impôts prélevés à la source sont eux
aussi plus sensibles que les impôts calculés en fonction de revenus passés.
L'élasticité d'un impôt détermine la possibilité pour le pouvoir politique de moduler son rendement. Bien utilisés, les impôts les plus
élastiques permettent au politique de lisser les fluctuation économiques20. Ils peuvent aussi provoquer un effet désincitatif pour
l'investissement dans certains secteurs économiques devant l'incertitude de les voir plus lourdement taxés à l'avenir. Selon l'adage
« tout vieil impôt est bon, tout nouvel impôt est mauvais »43: la réforme fiscale a un coût, non seulement pour l'administration qui
doit construire de nouveaux mécanismes de perception et de contrôle, mais pour tous les agents économiques du fait des
perturbations qu'entraîne le nouvel impôt sur les équilibres commerciaux.
Analyse utilitariste[ | ]
Article connexe : Utilitarisme.
Un adage courant énonce que : « Trop d’impôts tue l’impôt ».
Cette formule a été théorisée par Arthur Laffer, économiste américain de l'école de l’offre. Cet auteur de la courbe de Lafferqui
modélise les rentrées fiscales en fonction du taux d’imposition et qui estime qu'au-delà d'un certain niveau d'imposition, l'optimum,
les recettes fiscales diminuent car la baisse d'activité ne compense plus l'augmentation d'imposition (ces recettes étant nulles pour les
taux d’imposition 0 ou 100 %).
Lorsque la pression fiscale augmente trop, les acteurs économiques cherchent des moyens de la compenser :
 En cherchant dans la complexité des règles du système fiscal des dispositifs fiscaux plus favorables à leur cas ;
 En émigrant vers des pays où la fiscalité est moindre (comme les paradis fiscaux) : c’est l’évasion fiscale ;
 En fraudant ;
 En réduisant leur activité pour payer moins d'impôt, ou en l'augmentant pour garder le même niveau de vie malgré l'impôt.
Florin Aftalion en donne une illustration au début des années 2000 aux États-Unis : la réduction des taux d'imposition des plus-
values et des dividendes appliquée en 2003 est allée de pair avec une hausse des recettes fiscales de 8 % en 2004 puis 9 % en 200544.
L'Institut Montaigne adopte également une position utilitariste et estime que la suppression de l'ISF permettrait de « faire payer les
riches en France ». Devant les effets pervers de l'imposition excessive comme l'expatriation fiscale, il convient selon l'Institut de
baisser les taux d'impôts pour augmenter à terme les recettes fiscales. Ainsi, dans le cas de l'ISF, pour des recettes de 3,6
milliards d'euros, il chiffre à 15,9 milliards le total des pertes fiscales17.
Contestation de l'impôt[ | ]
La contestation de la pression fiscale est probablement aussi vieille que l'impôt lui-même. Mais, alors qu'on a assisté au cours
du XXe siècle à une progression régulière du poids de l'impôt dans les économies, la contestation s'est progressivement structurée
dans un certain nombre de doctrines politiques. Cette théorisation a accompagné l'effacement des utopies sociales et l'avènement
d'une société considérée comme plus individualiste.

46
Motivations[ | ]
L'impôt ou certaines de ses modalités sont critiqués sur le plan moral par des philosophes ou économistes.
Critiques de l'État[ | ]
La « révolution conservatrice » a fait de la réduction d'impôt le moyen de provoquer la diminution de l'emprise de l'appareil d'État
sur la société. C'est Ronald Reagan qui a popularisé cette politique consistant à « affamer la bête » (starving the beast) lors d'un
débat avec John Anderson durant les élections présidentielle américaine de 198045.
La position libertarienne et plus particulièrement anarcho-capitaliste considère que « l'impôt, c'est le vol » puisqu'il va à l'encontre
du principe de non-agression défini par Murray Rothbard. Ce dernier a ainsi écrit : « L'impôt est un vol, purement et simplement,
même si ce vol est commis à un niveau colossal, auquel les criminels ordinaires n’oseraient prétendre ». Avant lui, Lysander
Spooner écrivait par exemple que « le fait est que, tel un voleur de grand chemin, le gouvernement vous dit : la bourse ou la vie ! Il
est vrai qu'il ne vous attaque pas dans un lieu désert, au bord de la route, vous braquant un pistolet sur la tête pour vous vider les
poches. Mais le vol n'en est pas moins un vol, et il n'en est que plus lâche et honteux. »46
S'opposant à tout impôt « exagéré », des économistes comme Adam Smith, Jean-Baptiste Say ou Frédéric Bastiat en ont dénoncé les
effets pervers et ont défendu le droit de résistance du citoyen contribuable. Ainsi, Bastiat d'écrire que « la Spoliation est un principe
de haine et de désordre, et si elle revêt une forme plus particulièrement odieuse, c'est surtout la forme légale. »47 Dans ses Leçons de
jurisprudence, Smith défendait pour sa part que « il ne fait pas doute qu'un impôt exorbitant, équivalant par exemple, en temps de
paix comme en temps de guerre, à la moitié ou même au cinquième de la richesse de la nation, justifierait, comme tout abus
caractérisé de pouvoir, la résistance du peuple. »
L'administration rompt tout lien entre le contribuable et le bénéficiaire. Reposant sur des normes et des procédures préétablies, elle
est incapable, voire combat cette idée au nom de l'égalité des droits, de prendre en compte les différences et les subjectivités
individuelles des personnes impliquées dans cet échange. En les concurrençant, les mécanismes de redistribution par l'impôt
détruisent donc les liens sociaux de nature communautaires ou familiaux, fondés sur les échanges de type don et contre-don48.
Modalités[ | ]
La progressivité ou la proportionnalité de l'impôt ont été également sévèrement critiquées par des auteurs
comme Proudhonou Ludwig von Mises. Proudhon a écrit dans Qu'est-ce que la propriété ?49 que « la taxe n'est pas répartie en raison
de la force, de la taille, ni du talent : elle ne peut l'être davantage en raison de la propriété. Si donc l'État me prend plus, qu'il me
rende plus, ou qu'il cesse de me parler d'égalité des droits ; car autrement la société n'est plus instituée pour défendre la propriété,
mais pour en organiser la destruction. L'État, par l'impôt proportionnel, se fait chef de bande ; c'est lui qui donne l'exemple du pillage
en coupes réglées ; c'est lui qu'il faut traîner sur le banc des cours d'assises, en tête de ces hideux brigands, de cette canaille exécrée
qu'il fait assassiner par jalousie de métier. » L'économiste de l'école autrichienne Ludwig von Mises a avancé pour sa part
dans L'Action humaine, traité d'économie que « l'impôt progressif est un mode exagéré d'expropriation. » Friedrich Hayek, autre
représentant de l'école autrichienne et « prix Nobel » d'économie, a souligné par ailleurs que la progressivité et plus généralement un
système fiscal fondé sur les exceptions ne faisaient que permettre aux puissants de favoriser arbitrairement certains. Et Hayek de dire
que « la progressivité n'est rien de plus qu'une invitation ouverte à la discrimination »[réf. souhaitée]. À un impôt progressif, les critiques
proposent de substituer un impôt à taux unique(flat tax) ou la capitation (même montant payé par tous).
Pratiques[ | ]
Les manifestations de l'antifiscalisme peuvent prendre des aspects politiques et sociaux ou plus individuels.
Révoltes[ | ]
En France le XVIIe siècle voit éclater de nombreuses jacqueries antifiscales : guerre des sabotiers en Sologne, révolte des va-nu-
pieds en Normandie, Jacquerie des croquants dans le Sud-Ouest, Révolte de Roure dans le sud-est...
La guerre d'indépendance des États-Unis a des causes fiscales, symbolisées par le Stamp Act (loi sur le timbre) de 1765. Les états
généraux de 1789 qui entraîneront la Révolution française avait également été réunis pour des problèmes fiscaux.
En France, la contestation fiscale a été régulièrement portée par des groupes politiques plus ou moins influents. On peut citer la
Fédération des contribuables de Jacques Lemaigre Dubreuil dans les années 1930, puis après guerre l'UDCA de Pierre Poujade,
la CIDUNATI de Gérard Nicoud, la ligue des contribuables dans les années 1980, le rassemblement des contribuables
français de Nicolas Miguet...
Les États-Unis ont connu une importante mobilisation dans les années 1970. Des groupes comme American Tax Reduction
Movement ont promu des initiatives qui ont abouti, par exemple, à la proposition 13 dans l'État de Californie.
Les manifestations antifiscales sont le plus souvent des mouvements catégoriels visant à défendre des intérêts sectoriels. Ils ont plus
de chance d'aboutir puisque la perte de recettes peut être répercutée sur l'ensemble des autres contribuables. Par exemple en France
les journalistes se sont mobilisés avec succès entre 1995 et 1997 pour défendre leurs abattements d'impôts 50.
La grève fiscale est assez rare et souvent partielles, revenant à ne payer que ce qui est considéré comme légitime. L'extrême gauche
italienne des années 1970 à ainsi prôné une « auto-réduction de l'impôt ». En France, où l'incitation à la grève fiscale est illégale 51,
une grève a été proposée par l'Action française lors des commémorations de 1989 et plus récemment par des mouvements
antinucléaires et antimilitariste, sans grand succès52.
Évitement[ | ]
La fraude fiscale est une infraction à la loi, commise intentionnellement, dans le but d'échapper totalement ou partiellement à
l'impôt. La fraude est parfois prise en compte par l'administration, par exemple il existait dans l'IRPP français un abattement de 20 %
pour les salariés destiné à compenser leur moindre possibilité de fraude. L'amélioration des contrôles, quand elle n'est pas
47
accompagnée d'une suppression des surtaxations, peut entraîner des situations conflictuelles comme le poujadismedans les années
195053.
L'économie souterraine regroupe toutes les activées dont les revenus ne sont pas déclarés à l'administration fiscale. Il s'agit donc d'un
continuum qui va de l'échange de bons procédés entre voisins au réseau mafieux. On peut néanmoins spécifier que l'économie
informelle cesse lorsque la non déclaration n'est pas due à la seule volonté d'échapper à l'impôt mais aussi à la nécessité de cacher
des activités délictuelles. L'économie grise représente donc des activités comme le travail clandestin, la vente à la sauvette, la sous
location... Traditionnellement considérée comme contraire à l'éthique sociale, elle a cependant été présentée comme un exemple de
liberté de marché par des économistes comme Milton Friedman 54
Dans un pays comme la France, le montant de l'ensemble des fraudes pourrait représenter de 15 à 20 % de montant des recettes
fiscales52.
Assez proche de la fraude par ses motivations, l'ingénierie fiscale s'en distingue par son caractère légal. Elle consiste à optimiser son
activité économique ou financière (placements, rémunération des collaborateurs...) pour minimiser le poids de l'impôt. Elle repose
sur l'exploitation de failles législatives ou de régimes dérogatoires. L'évasion fiscale consiste à transférer des capitaux, des activités
économiques ou des foyers fiscaux dans des lieux où la fiscalité est plus avantageuse. L'anachorèse fiscale était déjà connue en
Égypte antique, à Rome le code Théodosien punissait ceux qui se retirent de la cité et gagnent le désert pour échapper à l'impôt.
Le renoncement à l'activité économique est une dernière forme d'échappatoire à l'impôt. Elle consiste à effectuer un arbitrage quand
la pression fiscale est trop démotivante. La France a ainsi connu dans les années 1960-1980 une vague de renoncement de la part des
professions libérales qui changèrent de mode de vie car elles considéraient que leur revenu après impôt ne correspondait plus à leurs
efforts54.
Alternatives[ | ]
Le recours à l'emprunt permet de déplacer et étaler un besoin de financement dans le temps, ce qui se justifie bien pour un
investissement nouveau. Mais il augmente la dette publique, vient en concurrence de l'endettement privé, et n'est pas gratuit (il
faudra rembourser et payer les intérêts). Comme les revenus du domaine public, cette ressource n'est pas extensible à l'infinie.
La manipulation monétaire (création monétaire, dévaluation, etc.) se paye également par des perturbations économiques (inflation)
et une destruction de confiance. C'est une forme d'impôt qui touche la monnaie thésaurisée et les revenus les plus rigides. Les
montants des prélèvements fiscaux étant eux-mêmes assez rigides, votés par la loi et s'appliquant souvent sur des revenus de l'année
précédente, cette politique peut aboutir à une baisse du rendement de la fiscalité. Paradoxalement, les impôt progressifs peuvent voir
eux leur rendement augmenter, les seuils réel des tranches fiscales diminuant avec la valeur de la monnaie: c'est ce qu'on appelle
l'effet multiplicateur de l'inflation55.
Les revenus du domaine public (ressources minières par exemple) ne sont pas illimités, il est difficile de compter sur leur
augmentation pour venir en remplacement d'un impôt.
L'impôt est une réponse au financement des biens publics, c'est-à-dire de biens soumis au paradoxe du passager clandestin(individu
qui profite du bien sans y contribuer). La technique évoluant, il devient parfois possible de rendre ces services excluables, et donc de
facturer leur usage. Par exemple, on peut passer de la télévision publique à une télévision cryptée, regardable seulement par ceux qui
la financent. Un autre exemple est le système « pay as you drive » de la société Norwich Union, cette boîte noire intégrant un GPS
pourrait être utilisée pour répartir précisément les coûts d'entretien des routes sur leurs usagers réels. Dans ces conditions, l'impôt
n'est plus nécessaire : on peut avoir recours à la taxe, c'est-à-dire une contribution fondée sur l'usage constaté et qui équilibre le coût
du service. Dès lors, en ayant recours au service alors qu'il en connaît le prix l'usager manifeste à la fois son consentement à l'impôt
et la reconnaissance du fait que le prix en est juste, tandis qu'il paye la contribution avec la facture. On peut même privatiser le
bien : si on n'est plus en présence d'un bien public, on peut laisser le secteur privé réunir le financement et percevoir le prix du
service.
La souscription publique, le parrainage (sponsoring), les dons, etc. permettent de rendre facultatif la contribution. Ils nécessitent
cependant que l'action ainsi financée soit assez attirante, et d'autre part qu'elle ne soit pas trop dépendante de l'humeur du public : ce
type de financement peut convenir à une aide d'urgence à la suite d'une catastrophe naturelle suscitant l'émotion, pas à une dépense
militaire stable dans le temps. De plus, les financeurs revendiquent un droit de regard et de contrôle sur le projet, avec les contraintes
que ça implique pour ses promoteurs. Le don du sang ou d'organes est un exemple de prélèvement non contraint, reposant
uniquement sur l'altruisme en début de chaîne puis généré par des structures administratives ou commerciales56. Accessoirement, si
l'État laisse les « bonnes causes » au financement privé et ne conserve le financement que d'actions impopulaires, son image et le
consentement à l'impôt pourront en souffrir.
Pour toutes ces raisons, en pratique, plutôt que de demander une contribution volontaire à une action qu'il souhaite mener, l'État
préférera offrir une contribution (sous forme de subvention, de défiscalisation, etc.) à des actions menées par le secteur privé
auxquelles il reconnaît « utilité publique », en exigeant au passage un droit de regard et de contrôle.
Le financement peut enfin être intégré au système de prise de décision. On a donc un système de marché, ou plusieurs propositions
sont en concurrence, chacun indiquant le prix qu'il est prêt à payer pour la voir adoptée. La Clarke Tax est exemple de mécanisme de
ce type.
L'impôt par pays[ | ]
Belgique · France · Cameroun · Canada · Côte d'Ivoire · Suisse · Union européenne
Notes et références[ | ]
1. ↑ CD Echaudemaison, Dictionnaire Économique et social, Nathan Paris 1993
48
2. ↑ (en) Marshall Sahlins, Stone age economics, 1972 [lire en ligne [archive]] [PDF]. Traduction française Âge de pierre, âge d'abondance : Économie
des sociétés primitives, préface de Pierre Clastres, NRF Gallimard, 1976 (ISBN 2-0702-9285-1)
3. ↑ Bouvier p. 136.
4. ↑ Claude Mossé, Dictionnaire de la civilisation grecque, Éditions Complexe, 1998 (ISBN 2-87027-703-2), p. 226 [présentation en ligne [archive]]
5. ↑ Naissance de la politique monétaire ? [archive] - Bibliothèque nationale de France
6. ↑ 2 novembre 1439 : Naissance de l'impôt permanent [archive] - André Larané, Herodote.net, 17 mars 2012
7. ↑ Cours de finances publiques 1935-1936, LGDJ, Paris, 1936, p. 39.
8. ↑ Projet de loi de finances pour 2008, Évaluation des voies et moyens, p. 82. [archive]
9. ↑ Un exemple parmi d’autres : le prélèvement sur le pari mutuel, mentionné ibidem [archive] p. 83.
10. ↑ Décision n° 90-285 DC [archive] du 28 décembre sur la loi de finances pour 1991
11. ↑ 18 octobre 2001 Arrêt no 4278 cassation sans renvoi. Pourvoi no 00-12.463 [archive]
12. ↑ Affaire C 169/98 : Commission des communautés européennes et République française [archive] - Arrêt du 15 février 2000, CLEISS
13. ↑ Les prélèvements obligatoires : France et pays occidentaux [archive] - Vie-publique.fr, 7 juin 2013
14. ↑ Rapport sur les prélèvements obligatoires et leur évolution : Art. 52 de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de
finances [archive] - Ministère de l'Économie et des Finances, 2013, pp. 53–54 [PDF]
15. ↑ À la recherche des Merit Goods [archive] Brahic, V. Clément, N. Moureau1, M. Vidal, université Montpellier septembre 2007
16. ↑ Impôts pourquoi être impatients de les payer [archive] Jean-Benoît Dujol 2001
17. ↑ a et b Supprimer l'ISF pour faire payer les riches (en France !) [archive] - Amicus Curiae de l'Institut Montaigne, novembre 2007 [PDF]
18. ↑ Cette règle n'interdit pas au gouvernement, s'il le souhaite, d'ajuster exactement a posteriori telle dépense au montant de telle recette, mais il ne peut se
lier ni être lié a priori par le Parlement sur ce point.
19. ↑ Le recouvrement des cotisations sociales en Europe [archive] - CLEISS (voir archive)
20. ↑ a et b Bouvier p. 166
21. ↑ Philippe Simonnot, 39 leçons d'économie contemporaine, Gallimard, 1998 (ISBN 978-2-0704-0536-7), p. 159
22. ↑ Biographie d'Émile de Girardin [archive] - Société française de finances publiques (SFFP) (voir archive)
23. ↑ Pourquoi nous, soussignés, consentons à l'impôt [archive] in Libération du 6 février 2007
24. ↑ « Glossaire relatif au droit pénal fiscal actuel », Administration fédérale des contributions, Département fédéral des finances.
25. ↑ Arrêté relatif à la consultation du résultat de la taxation des contribuables assujettis aux impôts directs cantonaux [archive], législation du Canton de
Vaud, 16 décembre 2002 (page consultée le 8 novembre 2015).
26. ↑ Simonnot p. 152
27. ↑ De l'esprit des lois, livre XIII chapitre XII : Rapport de la grandeur des tributs avec la liberté [archive], Montesquieu, 1748
28. ↑ Michel Bouvier, Introduction au droit fiscal général et à la théorie de l'impôt, LGDJ, 2007 (ISBN 978-2-275-03096-8), p. 227
29. ↑ Pourquoi est-on obligé de déclarer ses revenus et de payer ses impôts ? [archive] - Vie-publique.fr, 9 octobre 2013
30. ↑ a et b Article 14 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789
31. ↑ Introduction au droit fiscal Rémunérations Hors Charges ingénierie [archive]
32. ↑ a et b Vers un impôt plancher pour les hauts revenus [archive] L'Expansion 29 août 2007
33. ↑ Politique économique p. 469, Agnès Débasy-Quéré, 2009, (ISBN 978-2-8041-5854-5)
34. ↑ Projet annuel de performance [archive] annexé au PLF 2008 (bleu budgétaire), Mission 156 - Gestion fiscale et financière de l'État et du secteur public
local, indicateur 4.1 pour 2007
35. ↑ Rapport annuel de performance 2002 - Mieux connaître les coûts pour mieux éclairer les décisions [archive]
36. ↑ Les méthodes et les résultats du contrôle fiscal [archive] - Rapport de la Cour des comptes, février 2010 [PDF]
37. ↑ La baisse des impôts [archive] - Vie-publique.fr, 30 mai 2006
38. ↑ Bouvier p. 212
39. ↑ (en) The Macroeconomic Effects of Tax Changes: Estimates Based on a New Measure of Fiscal Shocks [archive] -, National Bureau of Economic
Research (NBER]), juillet 2007, p. 42 [PDF]
40. ↑ (en) Fiscal Adjustments in OECD Countries: Composition and Macroeconomic Effects [archive] - Alberto Alesina et Roberto Perotti, National
Bureau of Economic Research (NBER), août 1996 [PDF]
41. ↑ Taux réduit de TVA pour le secteur de la restauration traditionnelle [archive]
42. ↑ Bouvier p. 38
43. ↑ Principes d'économie politique p. 197 Nicolas-François Canard 1801
44. ↑ L'économie de l'offre se porte bien [archive] - Florin Aftalion, Liberté chérie, 17 mai 2006 (voir archive)
45. ↑ Don't Feed the Beast: Bush Should End This Tax-cut Myth [archive], Mallaby, Sebastian in The Washington Post, 8 mai 2006
46. ↑ Lysander Spooner, Outrage à chefs d'État, [lire en ligne [archive]]
47. ↑ Frédéric Bastiat, Spoliation et loi, [lire en ligne [archive]]
48. ↑ L'Esprit du don p. 86, Jacques T. Godbout et Alain Caillé Boréal (coll. Compact), 1995
49. ↑ Pierre-Joseph Proudhon, Qu'est-ce que la propriété, Garnier frères, 1849, chapitre 2, p. 34 (lire sur Wikisource).
50. ↑ Abattement fiscal des journalistes : premier succès, pression maintenue [archive], L'Humanité 6 décembre 1996
51. ↑ Article 1747 du code général des impôts [archive]
52. ↑ a et b Bouvier p. 156
53. ↑ La Fiscalité en France : LES CENTRES DE GESTION [archive]
54. ↑ a et b Bouvier p. 158
55. ↑ Bouvier p. 167
56. ↑ Godbout p. 76
Voir aussi[ | ]
Sur les autres projets Wikimedia :
 Impôt, sur Wikiquote
Bibliographie[ | ]
 Thomas Berns, J. C. K. Dupont et M. Xifaras (direction), Philosophie de l'impôt, Éditions Bruylant, collection « Penser le droit », 2006.
 Michel Bouvier, Introduction au droit fiscal général et à la théorie de l'impôt, Librairie générale de droit et de jurisprudence, 2014 (12e édition).
 Albert Bovigny, Gestion et Prévention Fiscale des PME, PUF, collection « Que sais-je ? », numéro 2929.
 Pascal Broulis, L'impôt heureux, Éditions Favre, Lausanne, 2011 (ISBN 978-2-8289-1248-2).
 Liêm Hoang-Ngoc, Vive l'impôt !, Éditions Grasset, 2007.
49
 Jean Lamarque, Olivier Négrin et Ludovic Ayrault, Droit fiscal général, collection « Manuel », Litec, 2009, 1132 pages.
 Alain Laurent, Théories contre l'impôt (anthologie), Éditions Les belles lettres, 2000.
 Jean-Marie Monnier, « La politique fiscale : objectifs et contraintes » [archive], sur Centre d'économie de la Sorbonne - Archives ouvertes, 5 mai
2008 (consulté le 19 février 2013).
 Herbert Spencer, Le Droit d'ignorer l'État (1850), traduit de l'anglais par Manuel Devaldès, La brochure mensuelle, numéro 10, octobre
1923, disponible [archive] sur Gallica, Éditions Les belles lettres, collection « Iconoclastes », 1993.
 Revue française de finances publiques, Fondafip [présentation en ligne [archive]].
Articles connexes[ | ]
 Histoire de la fiscalité
 Prélèvements obligatoires

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fiscalit%C3%A9_dans_l%27Union_europ%C3%A9enne
Fiscalité dans l'Union européenne
Au sein de l'Union européenne, la politique fiscale fait partie des compétences réservées des États membres. Cependant, une
harmonisation est en cours, au moins sur les impôts indirects. L'intégration déjà réalisée sur le plan des biens et de la concurrence, en
rendant plus flagrants les déséquilibres de fiscalité, montre la nécessité de telles mesures, mais il reste à en fixer les moyens.
Les pays européens en général se caractérisent par une fiscalité élevée. À titre de comparaison certains pays européens non membres
de l'Union européenne seront étudiés par la suite.
 1État des lieux des politiques fiscales en  1.2.2La taxe sur la valeur ajoutée  3.1.1Impôt sur le revenu
Europe (TVA)  3.1.2Impôt sur les sociétés
o 1.1Les impôts directs  2La concurrence fiscale o 3.2Fiscalité indirecte
 1.1.1Impôt sur le revenu o 2.1Les petits pays favorisés  3.2.1Droits d'accises
 1.1.2Impôt sur les sociétés o 2.2Les effets de la concurrence  3.2.2TVA
o 1.2Les impôts indirects  3L'harmonisation  4Notes et références
 1.2.1Les droits d'accises o 3.1Fiscalité directe  5Liens externes
État des lieux des politiques fiscales en Europe[ | ]
Les impôts directs[ | ]
Impôt sur le revenu[ | ]
Régimes d'impôt sur le revenu dans les pays de l'Union européenne
Taux Nombre Impôt sur la
Seuil
Pays d'imposition de fortune Recette nationale & commentaires
d'imposition
(min/max) tranches (min/max)
Non, supprimé en
Allemagne 15/45 % 8 Env. 7 600 €
1997
Non, supprimé en
Autriche 21/50 % 5 Env. 3 600 €
1994
Imposition faible sur les revenus du
patrimoine, peu importe le revenu de la
personne: 30 %, prélevés à la source, des
dividendes et des montants d'intérêts
perçus (sauf dépôts d'épargne : 15 % au-
Belgique 25/50 % 5 6 800 € Non
delà de 1 830 €), et inexistante sur les
plus-values (sauf sur titres à revenus fixes
détenus au sein d'un fonds dont le
compartiment détient plus de 25 % de ce
type de titres).
Bulgarie 10 %
Chypre 0/35 % 5
Croatie 12/40 % 3
8 % supplémentaires sont prélevés sur le
salaire brut avant déduction de l'impôt sur
le revenu sous la forme d'une
Non, supprimé en
Danemark 37/59 % 2 Env. 5 300 € « aide/participation au marché du
1996
travail » (trad. libre de
« arbejdsmarkedsbidraget »). L'impôt sur
le revenu est prélevé à la source, et est

50
Régimes d'impôt sur le revenu dans les pays de l'Union européenne
Taux Nombre Impôt sur la
Seuil
Pays d'imposition de fortune Recette nationale & commentaires
d'imposition
(min/max) tranches (min/max)
constitué en grande partie d'impôts au
bénéfice des communes (env. 24 %).
Non, supprimé en
Espagne 24/52 % 7 2008 puis rétabli
pour 2011 et 2012
Taux unique depuis 1994 qui n'a cessé de
baisser (26 % en 1994, 24 % en 2005,
Estonie 20 % 1
23 % en 2006, 22 % en 2007 et 21 % en
2008).
Non, supprimé en
Finlande 25/53 %
2006
Impôt supplémentaire de 3 % si revenu
supérieur à 250.000 euros pour un
célibataire et 500.000 euros pour un
couple, soit 48 %.
Impôt supplémentaire de 4 % si revenu
supérieur à 500.000 euros pour un
célibataire et 1.000.000 euros pour un
France 14/45 % 5 9 700 € Oui (0,50/1,50 %) couple, soit 49%1.
Imposition de tous les revenus (y compris
ceux normalement exonérés, comme
intérêts de livret d'épargne) à 75 % pour
les foyers soumis à l'ISF, dans la limite
du plafonnement 2
74 360 M€ en 20143 Première tranche
supprimée dès 20154
0 - 20 000 : 22 %
Pas de seuil Non, supprimé en 20 000 - 30 000 : 29 %
Grèce 22/45 % 4
d'imposition 2009 31 000 - 40 000 : 37 %
plus de 40 000 : 45%5
Non, supprimé en Taux unique porté de 16 % à 15 %
Hongrie 15 % 1
2010 au 1er janvier 2016
Non, supprimé en
Irlande 21/44 % 2
1997
Oui et non,
supprimé en tant
que tel en 1992
mais remplacé en
partie par un impôt
Italie 23/45 % 5 sur les biens
immobiliers, à
l'exception de la
résidence
principale et des
terrains agricoles
Lettonie 25 % 1 Taux unique
Lituanie 15 % 1 20 % sur les dividendes
Non, supprimé en Fiscalité intéressante des plateformes
Luxembourg 8/40 % 17 11 275 €
2006 financières. À l’exception des SIF, elles
51
Régimes d'impôt sur le revenu dans les pays de l'Union européenne
Taux Nombre Impôt sur la
Seuil
Pays d'imposition de fortune Recette nationale & commentaires
d'imposition
(min/max) tranches (min/max)
bénéficient des conventions préventives
de double imposition
Les différents seuils d'imposition varient
Malte 0/35 % 4 Non en fonction que la personne est mariée ou
célibataire
Oui et non,
supprimé en tant Pays d'imposition élevée sur le revenu ;
que tel en 2001 les transmissions de patrimoine entre
Pays-Bas 1/52 % 4 mais remplacé en générations sont laminées par un impôt
partie sous la forme successoral important; le pays dispose de
d'un impôt sur les conventions intéressantes
revenus du capital
Pologne 18/32 % 2
Portugal 12/40 % 6 Non
République
15 % 1 15.000 CZK
tchèque
Roumanie 16 % 1 Taux unique
Royaume-
10/45 % 3 10.000 GBP Non 155 155 MMGBP en 2013/46
Uni
Slovaquie 19 % 1
Slovénie 16/41 % 3
Non, supprimé en
Suède 29/59 % 3
2007
Régimes d'impôt sur le revenu dans les autres pays européens
Impôt sur la
Taux d'imposition Nombre de Seuil Recette nationale &
Pays fortune
(min/max) tranches d'imposition commentaires
(min/max)
Taux unique depuis
Liechtenstein 10 % 1 Oui, taux de 0,07 %
2007
Taux unique depuis
Macédoine 10 % 1
2007
Oui, taux compris
Norvège De 30 % à 60 %
entre 0,9 et 1,1 %
Russie 13 %7 1
max : 22,4 à 42,3 % suivant Oui, selon les
Suisse les cantons (0/11,5 % fédéral 12 ou plus 13 600 CHF cantons
inclus) 8
(max 4,5 ‰)
Impôt sur les sociétés[ | ]
Une étude complète sur les taux de taxation effectifs pratiqués par les pays membres de l'Union européenne a été publiée par
la Commission européenne en 20139. Voici l'état des lieux au 13 janvier 2014 concernant les États membres.

52
Régimes d'impôt sur les sociétés dans les pays de l'Union européenne
Taux
Pays d'imposition Taux spéciaux Déductions
normal
30,2 % dont 15,8 %
prélevés par l’état et
Allemagne
14,4 % prélevés par
les Länder10
Autriche 25 %
Déduction des intérêts
notionnels (1,63 % des fonds
Belgique 33,99 % 24,98 % à 35,54 % en fonction du bénéfice propres - 2,13 % pour les PME)
et pour les bénéfices affectés à la
recherche scientifique.
Bulgarie 10 %
Chypre 12,5 %
Croatie 20 %
Danemark 22 %
Pour les frais de R&D, la création
De 25 à 35 % en fonction du bénéfice, 15% à une de succursales, la formation
Espagne 30 %
société à CEUTA, 4% aux ILES CANARIES professionnelle. Avantages pour
les PME.
En Estonie, il n'y a pas d'impôt
sur les sociétés mais tous les
Estonie 25 %11 28 % pour les plus-values
profits distribués sont taxés à
20/80 % (25 %)12
Finlande 26 % 28 % pour les plus-values
Taux réduit 15 % jusqu'à 38 120 € de bénéfice puis
33,1/3 % pour le reste des bénéfices, pour les
Exonération totale pour les SIIC
entreprises dont le CA < 7 630 000 € et le capital
(Société d'Investissement
entièrement versé par les associés et détenu pour 75 %
Immobilier Cotée). Exonérations
au moins par des personnes physiques (ou par une autre
dégressives possibles pour les
France 33 1/3 % société répondant aux mêmes conditions). Contribution
nouvelles entreprises et dans les
sociale supplémentaire de 3,3 % si bénéfice supérieur à
zones franches, crédits d'impôt
763.000 Euros. Contribution exceptionnelle de 10,3 %
notamment en faveur de la
si le chiffre d'affaire est supérieur à 250 millions
recherche.
d'Euros.Contribution additionnelle de 3 % sur les
montants distribués.13
Grèce 23 %
Hongrie 19 % 10 % si résultat fiscal inférieur à 500 millions de forints
Exonération des revenus de
Irlande 12,5 % 10 et 25 %
brevets (Patent Box)
Italie 27,5 %
Lettonie 15 %
Lituanie 15 %
Entre 27,75 % et
Exonération des dividendes reçu
30 % dont 20 % est
et versés en application de la
Luxembourg prélevé par l'état et
directive européenne mère-fille
le reste par la
(détention de 10 % minimum
commune14

53
Régimes d'impôt sur les sociétés dans les pays de l'Union européenne
Taux
Pays d'imposition Taux spéciaux Déductions
normal
dans une participation pendant
une période de minimum 1 an).
5 % en cas de distribution de dividendes aux non
Malte 35 % 0% pour les profits hors malte
résidents
Pour certains investissements.
de 20 % à 25 % en Grand concurrent du
Pays-Bas
fonction du profit15 Luxembourg dans le domaine des
holdings financier.
Pologne 19 %
Portugal 23 %
République
19 %
tchèque
Roumanie 16 %
Royaume- 20 % pour les petites entreprises. Régime fiscal Taux réduit sur les revenus de
22 %
Uni particulier à Jersey, Guernesey et Gibraltar brevets (Patent Box)
Slovaquie 23 %
Slovénie 17 %
Suède 22 %
Régimes d'impôt sur les sociétés dans les autres pays européens
Taux
Pays Taux d'imposition normal Déductions
spéciaux
Albanie 15 %
Biélorussie 18 %
Islande 20 %
Les profits réinvestis sont exonérés, les entreprises du
10 % pour les entreprises locales et 18 %
secteur technologique sont exemptées pendant 10 ans,
Macédoine pour les entreprises étrangères, selon le
et ont une déduction de 50 % sur le bénéfice pendant 5
bénéfice
ans.
Moldavie 12 %
Monténégro 9 %
Norvège 28 %
Serbie 15 %
32 % dont 8,5 % d'impôt fédéral et 23,5 % Pour les versements à des institutions de prévoyance en
Suisse d'impôt cantonal (calcul en dedans = faveur du personnel ou à des organismes d'utilité
24,2 % effectif). <15 % selon cantons. publique.
Turquie 20 %
D'autres impôts sont parfois perçus sur les sociétés :
 la taxe professionnelle : en Allemagne (de 12 à 20 % sur les bénéfices - déjà inclus dans le taux d'imposition normal),
en France (remplacée en 2010 par la contribution économique territoriale), en Italie (de 15 à 30 % selon les régions) et
en Suisse (prélevée au niveau communal)
 la taxe communale : en Autriche (de 3 % sur le montant des salaires), au Luxembourg (de 6 à 10,5 % selon les communes - déjà
inclus dans le taux d'imposition normal) et en Suisse.
 l'impôt sur la fortune, au Luxembourg, est de 0,5 % (minimum 25 EUR pour des S.à r.l et 61 EUR pour des S.A.), calculé sur
l'actif net réévalué au 1er janvier.
54
 la taxe régionale : en Italie existe un impôt régional sur l'activité productive de 4,25 %
 des cotisations sociales : en Autriche, une cotisation aux allocations familiales est prélevée (3 % sur le montant des salaires),
en France existe une Contribution sociale de solidarité des sociétés (0,13 % du chiffre d'affaires), semblable à la Contribution
sociale généralisée prélevée en Italie (0,13 % du chiffre d'affaires également)
 un impôt sur la propriété commerciale est prélevé au Royaume-Uni
 des droits de timbres sur la création de sociétés sont prélevés en Suisse
Les impôts indirects[ | ]
Dans l'Union européenne, la fiscalité est régie par les articles 110 (ex-90) à 113 (ex-93) du traité sur le fonctionnement de l'Union
européenne (TFUE) interdisant toute discrimination, l'article 111 (ex-91) limitant les crédits d'impôt à l'exportation par exemple.
Enfin, la fiscalité doit respecter les libertés de circulation des travailleurs, d'établissement de prestation de services et de mouvement
des capitaux : à égalité de situation, les discriminations fiscales sont interdites.
Les droits d'accises[ | ]
248 milliards d'euros ont été levés en 1997 via les droits d'accise.
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)[ | ]
Régimes de la TVA dans les pays de l'Union européenne
Taux super Taux Taux
Pays Taux zéro Taux réduit
réduit normal parking
7 % : produits agricoles, distribution d'eau, livres,
Allemagne journaux, objets d'art, transports en commun, 19 %16
matériel médical, activités culturelles
Transports
10 % : produits alimentaires, livres, journaux, objets
Autriche transfrontaliers, 20 % 12 %
d'art, énergie, transport de passager
exports hors UE
12 % : phytopharmacie, margarine, pneus à usage
Journaux, matériaux
agricole, charbon / 6 % : produits alimentaires,
Belgique17 et produits de 21 % 12 %
œuvres d'art, services agricoles, travaux de
récupération
réhabilitation de logements privés
Bulgarie 9 % : hôtels 20 %
9 % : certains services de tourisme / 5 % : livres,
Chypre journaux, gaz, alimentation, médicaments et offre de 19 %
nouveaux logements
Croatie 13 % : journaux, services d'hébergement 25 %
Danemark Journaux 25 %
4 % : produits
alimentaires,
10 % : produits alimentaires, nettoyage public,
médicaments,
spectacles, radio, télévision, eau, habitations, fleurs
Espagne matériel pour 21 %18
et plantes, coiffure, foires et expositions, transport de
handicapés,
voyageurs, hôtellerie...
livres et
journaux...
Estonie 9% 20 %
14 % : produits alimentaires / 10 % : médicaments,
Finlande 24 %
transport de passagers, livres
2,1 % :
médicaments
10 % : transports de voyageurs, produits agricoles
remboursables,
non transformés, bois de chauffage, travaux de
journaux,
rénovation, médicaments non remboursables /
France19 billetterie de 20 %20
5,5 % : alimentation, livres, travaux de rénovation
certains
énergétique, abonnement de gaz et d'électricité,
spectacles,
repas dans les cantines scolaires
redevance de
télévision
13 % : produits alimentaires, médicaments, transport
Grèce 24 %21
de passagers restauration / 6,5 % : livres, théâtres...

55
Régimes de la TVA dans les pays de l'Union européenne
Taux super Taux Taux
Pays Taux zéro Taux réduit
réduit normal parking
18 % : produits alimentaires, hôtels... / 5 % :
Hongrie 27 %
médicaments, livres, journaux...
Vêtements pour
enfants, produits
4,8 % : produits 13,5 % : restauration, services culturels, télévision
Irlande alimentaires de 23 % 13,5 %
alimentaires payante, hôtellerie, chauffage, électricité… / 9 %
base, médicaments,
semences...
4 % : produits
agricoles,
produits de
première
Livraison de terrains
nécessité, livres, 10 % : prestations hôtelières, restauration, certains
Italie non susceptibles 22 %
journaux, produits alimentaires
d'être bâtis
résidence
principale,
redevance de
télévision...
Services éducatifs,
culturels, jeux de
12 % : eau, produits alimentaires, produits médicaux,
Lettonie hasard, services 21 %
livres, journaux, hôtels
bancaires et
d'assurance
Certaines activités
9 % : certaines constructions / 5 % : médicaments,
Lituanie d'organisations non 21 %
livres, évènements culturels ou sportifs
lucratives
3%:
médicaments,
livres, 12 % : combustible, vin, imprimés publicitaires, garde
Luxembourg 17 % 12 %
vêtements pour et gestion de titres / 6 % : gaz liquéfié, électricité
enfants,
nourriture
Produits
alimentaires, eau,
Malte 5 % : produits alimentaires, médicaments / 7 % 18 %
semences,
médicaments...
6 % : alimentation, prothèses, médicaments, art,
Pays-Bas transport de passagers, livres, journaux, réparation 21 %
de vêtements et de chaussures, coiffure...
8 % : eau, médicaments, livres, hôtels... / 5 % :
Pologne 23 %
produits alimentaires non transformés
13 % : restauration, produits alimentaires
transformés ; 6 % : produits alimentaires, services
Portugal 23 % 13 %
touristiques, médicaments, livres et journaux, eau,
électricité...
République 15 % : produits alimentaires, livres, certains produits
20 %
tchèque de santé...
9 % : médicaments, livres, journaux, hôtels, cinéma,
Roumanie 24 %
musées, zoos... / 5 % : matériaux de construction
Nourriture,
5 % : gaz et électricité, restauration d"édifices
Royaume-Uni vêtements pour 20 %
religieux
enfants, semences,

56
Régimes de la TVA dans les pays de l'Union européenne
Taux super Taux Taux
Pays Taux zéro Taux réduit
réduit normal parking
éducation, terrains,
assurance, services
postaux, pompes
funèbres, loterie,
livres, journaux, or,
transports, maisons
d'habitation,
déchets,
médicaments, billets
de banque...
Slovaquie 10 % : médicaments 20 %
9,5 % : eau, denrées alimentaires, médicaments,
Slovénie 22 %
hôtels, livres, journaux...
12 % : produits alimentaires, hôtels, campings,
Suède importation d'œuvres d'art... / 6 % : journaux, 25 %
transport de personnes, évènements culturels...
Régimes de la TVA dans les autres pays européens
Taux
Pays Taux zéro Taux réduit
normal
Albanie Médicaments 20 %
10 % : certains produits alimentaires, réparations,
Biélorussie Services liés à l'éducation 20 %
coiffure, blanchisserie...
Biens exportés, construction, services 5 % : informatique, produits alimentaires, eau,
Macédoine 18 %
financiers, assurances, santé et éducation presse, équipement industriel, transports publics.
7 % : produits alimentaires de base, médicaments,
Monténégro 19 %
livres, presse quotidienne...
14 % : produits alimentaires / 8 % : transport de
Norvège 25 %
passagers, hôtels, cinéma...
10 % : alimentation de base, journaux, services
Serbie 20 %
communaux
Santé, éducation, culture, assurances, majorité 2,5 % : eau, produits alimentaires et boissons,
des services bancaires, loteries, location semences, médicaments, livres et journaux, radio et
Suisse 8%
durable, transport aérien, transport de télévision, protection des plantes / 3,8 % :
marchandises... hébergement
Ukraine Manuels pour étudiants, médicaments... 17 %
La concurrence fiscale[ | ]
Article détaillé : Concurrence fiscale.
L'adhésion au marché unique et à l'Union économique et monétaire augmente la concurrence fiscale, la fiscalité restant un des seuls
instruments aux mains des États, qui établissent leur taux d'imposition en fonction de celui des voisins.
Les petits pays favorisés[ | ]
Ce taux est souvent plus bas dans les petits pays. En effet, pour une même diminution du taux d'imposition, les capitaux attirés sont
plus importants en valeur relative pour un petit pays. En outre, les petits pays ont moins de besoins: par exemple en ne prétendant
pas au statut de grande puissance.
Les effets de la concurrence[ | ]
Les effets de cette concurrence sont déjà visibles. L'impôt sur la fortune tend à chuter ou à être supprimé dans la plupart des pays
européens. L'impôt sur les sociétés a eu tendance à diminuer et la TVA à augmenter. Celle-ci taxe en effet autant les biens importés
que ceux produits localement, alors que la baisse de l'impôt sur les sociétés favorise la production locale. Mais ces tendances ne sont
pas régulières : ainsi en France, l'impôt sur les sociétés a parfois remonté (contribution additionnelle en 1995 par exemple) alors que
les taux de TVA de certains services locaux ont été réduits (travaux sur bâtiments anciens, restauration). La chute des recettes

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fiscales pose la question du financement des biens publics et des dépenses publiques en générales, ainsi que, en corollaire, la
question de l'efficience des ces dites dépenses. La concurrence fiscale à par contre l'avantage de freiner l'appétit des états et d'inciter
à considérer avec attention les dépenses publiques, tant dans leur montants que dans leurs allocations.
L'harmonisation[ | ]
Les décisions en matière fiscale se prennent à l'unanimité au niveau du Conseil des ministres, d'où les faibles avancées en la matière.
La question est de savoir si cette harmonisation se fera par le haut ou par un processus de concurrence, et de savoir si une
harmonisation est véritablement souhaitable, chaque état ayant des spécificités propres, tant culturelles qu'économiques.
Fiscalité directe[ | ]
Impôt sur le revenu[ | ]
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Impôt sur les sociétés[ | ]
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L'impôt sur les sociétés demeure une compétence nationale exercée par chaque état membre de l'Union européenne, encourageant la
concurrence entre états, spécialement quand il s'agit d'attirer des investissements étrangers.
Les taux nominaux en vigueur sont très variés, d'un état membre à l'autre, de 10 % (Bulgarie) à 37,1 % pour la France (cf : étude
TAXUD/2008/CC/099 rapport final).
Pour le transfert des dividendes d'une société fille vers sa société mère, une directive européenne de 199022 a pour but d'éliminer les
obstacles fiscaux à la distribution de dividendes à l'intérieur des groupes de société dans l'Union. Cette directive est communément
appelée directive mère-fille. Le conseil a élargi son champ d'application en 200323.
Plusieurs autres directives ont néanmoins un impact direct ou indirect sur la matière, comme, la directive fusions.
Pour le reste il est utile d'évoquer de conduite sur les pratiques fiscales dommageables (qui n'est pas directement contraignant pour
les états-membres, mais constitue un instrument politique et symbolique important).
L'OCDE publie le 12 février 2013 un rapport qui recommande aux autorité européenne de développer un plan d´action, afin
s´attaquer de manière détaillée à l´érosion de la base d´imposition et du transfert de bénéfices des entreprises 24.
Fiscalité indirecte[ | ]
Droits d'accises[ | ]
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TVA[ | ]
D'origine française, cet impôt a été élargi en 1960 à tous les États membres par les directives TVA 1 et 2. Une assiette commune a
été fixée. En 1988, la Commission a proposé la mise en œuvre du principe de taxation à l'origine. En 1996, un nouveau système a été
proposé par la Commission.
Notes et références[ | ]
1. ↑ « En quoi consiste la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus ? | service-public.fr » [archive], sur www.service-public.fr(consulté le 13 avril
2017)
2. ↑ « PAT - ISF - Calcul de l'impôt - Plafonnement » [archive], sur bofip.impots.gouv.fr (consulté le 13 avril 2017)
3. ↑ Budget 2014 [archive]
4. ↑ http://www.bforbank.com/epargne/fiscalite/actualites/impot-2015-bareme-impot-revenu.html [archive].
5. ↑ Επιστημονική ομάδα TAXHEAVEN, « Κλίμακες φορολογίας εισοδήματος για το 2016 » [archive], sur Taxheaven (consulté le12 juillet 2017)
6. ↑ (2008) Budget 2013 [archive]
7. ↑ http://geopolis.francetvinfo.fr/russie-la-flat-tax-au-coeur-du-systeme-fiscal-11681 [archive]
8. ↑ taxrates.cc [archive]
9. ↑http://ec.europa.eu/taxation_customs/resources/documents/common/publications/studies/effective_levels_company_taxation_final_en.pdf [archive]
10. ↑ http://www.lopinion.fr/7-octobre-2013/impot-societes-convergence-franco-allemande-s-eloigne-peu-plus-4823 [archive]
11. ↑ « Taxation of profits in Estonia | Estonian Tax and Customs Board » [archive], sur www.emta.ee (consulté le 18 novembre 2016)
12. ↑ « Taxation of profits in Estonia | Estonian Tax and Customs Board » [archive], sur www.emta.ee (consulté le 24 novembre 2016)
13. ↑ « Impôt sur les sociétés : entreprises concernées et taux d'imposition - professionnels | service-public.fr » [archive], sur www.service-
public.fr (consulté le 13 avril 2017)
14. ↑ « Impot commercial Luxembourg » [archive], sur www.guichet.lu
15. ↑ (en) Ministerie van Algemene Zaken, « Corporation tax - Taxation and businesses - Government.nl » [archive], sur www.government.nl(consulté le 18
novembre 2016)
16. ↑ depuis le 1er janvier 2007
17. ↑ http://www.belgium.be/fr/impots/tva/taux/ [archive]
18. ↑ au 1er août 2012
19. ↑ http://www.economie.gouv.fr/cedef/taux-tva-france-et-union-europeenne [archive]
20. ↑ taux spécifique pour les départements d'outre-mer et la Corse
21. ↑ Επιστημονική ομάδα TAXHEAVEN, « Υπενθύμιση - Αναπροσαρμογή συντελεστών Φ.Π.Α. από 1.1.2017 στα νησιά στα οποία δεν παραμένει η
μείωση » [archive], sur Taxheaven (consulté le 12 juillet 2017)
22. ↑ Directive du Conseil 90/435/CEE
23. ↑ http://ec.europa.eu/taxation_customs/taxation/company_tax/parents-subsidiary_directive/index_fr.htm [archive]
24. ↑ G20: Berlin, Londres et Paris appellent à mieux taxer les multinationales [archive], 20 Minutes, 16 février 2013

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