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METHODE D’ECHANTILLONAGE EN

VUE D’UNE ANALYSE GRAIN PAR


GRAIN
Réf. : BE 103 D 8909

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DIRECTIVE ANALYTIQUE
BE – 103 – D/8909

METHODE D’ECHANTILLONAGE EN VUE


D’UNE ANALYSE GRAIN PAR GRAIN

M. BERGER - J. LE BRUN

ARCAM ITCF

SEPTEMBRE 1989

Bureau Inter Professionnel d’Etudes Analytiques


BIPEA – 6/14 avenue Louis Roche 92230 GENNEVILLIERS Tél. : 01.47.33.54.60

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Table des matières

1. INTRODUCTION ………………………………………………………………….. 5

2. DIVISEURS ET HOMOGENEISEURS ………………………….…………….. 6

2.1. LEURS UTILISATIONS


2.2. LEURS CARACTERISTIQUES ET LIMITES

3. SCHEMA DE PRINCIPE …………………………………………………………. 8


4. PROCEDURE ET COMMENTAIRES …………………………………………… 9
4.1. HOMOGENEISATION DE L’ECHANTILLON INITIAL
4.2. CALCUL DE LA MASSE DE LA FRACTION DU SOUS ECHANTILLON A
OBTENIR
4.3. OBTENTION DU SOUS-ECHANTILLON
4.3.1. Exemple d’un calcul de division avec échantillonneur à rifles
(division en fraction)
4.3.2. Exemple d’un calcul de division avec le diviseur tournant
Retsch (division en 8 fractions)
4.4. OBTENTION DE L’ECHANTILLON FINAL PAR PRELEVEMENT DE
1 GRAIN SUR 10
5. CONTROLE DES DIVISEURS …………………………………………………. 11
5.1. CONSTITUTION DE L’ECHANTILLON DE REFERENCE
5.1.1. Obtention de grains de différents calibres
5.1.2. Coloration des grains
5.1.3. Constitution du mélange
5.2. PROCEDURE DE CONTROLE (exemple d’une division en 2 fractions)
5.2.1. Du sous-échantillonnage
5.2.1. Echantillon final

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AVERTISSEMENT

Ce travail a été réalisé à la demande des membres de la Commission Electrophorèse


du BIPEA. Il fait suite à la directive analytique BV 51 M 8601 (J. LE BRUN et
Y. BEAUX) applicable à la méthode en gel d’amidon.

Bien que rédigé à l’intention des utilisateurs de l’électrophorèse en gel de


polyacrylamide, ce document peut trouver des applications dans toute méthode qui
fait appel à une réduction importante d’échantillon (sensibilité à l’eau, test de
germination, mitadinage, voire détermination des impuretés dans le cas des diviseurs
tournants).

Ce document n’a pour but que d’attirer l’attention sur les différentes précautions à
prendre en matière d’échantillonnage. Bien que détaillé, il ne peut couvrir tous les
problèmes ponctuels que seule une bonne compréhension des mécanismes relevant
avant tout du bon sens et l’emploi de méthodes de calculs statistiques simples
arriveront à résoudre.

M. BERGER - ARCAM - GRANDS MOULINS DE PANTIN

Président de la Commission et du Groupe d’Experts Electrophorèse du BIPEA

J. LE BRUN - ITCF

Expert Electrophorèse du BIPEA

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1. INTRODUCTION

Le but de l’électrophorèse est d’identifier et de quantifier les variétés présentes dans


un lot de blé par une analyse grain par grain. Compte tenu des contraintes de ces
techniques, ce travail ne peut être réalisé que sur un nombre limité de grains. Il est
donc nécessaire de disposer d’une procédure assurant à tout moment la réalisation
d’un échantillonnage représentatif, c’est-à- dire juste et fidèle.

Il est évident que quelles que soient les précautions prises au niveau du laboratoire, la
validité des résultats obtenus ne pourra être étendue au lot commercial que si
l’échantillon reçu est lui-même parfaitement représentatif du camion, du wagon, de la
péniche ou du silo dont il provient.

Pratiquement, on est obligé de procéder en deux étapes, car il n’existe pas


actuellement d’appareil pouvant, à partir d’un échantillon de grains de l’ordre du
kilogramme, fournir directement une fraction de quelques dizaines de grains
représentatifs du lot initial.

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2. DIVISEURS ET HOMOGENEISEURS
2.1. LEURS UTILISATIONS
1 Kg ≈ 30000 grains
COMMENT ?

HOMOGENEISER : Eviter des Plusieurs passages successifs dans un


phénomènes de classement. diviseur Homogénéiseur à rifles ou
conique.

PESER : Connaître la masse totale de BALANCE


l’échantillon nécessaire au schéma de
division. Détermination de la masse de 1000
grains → NORME AFNOR NF V 03 702

ESTIMER LE POIDS DE 500 (400) Réaliser la division de l’échantillon selon


GRAINS : calculer la masse intermédiaire le schéma qui permettra d’obtenir ces X
d’où l’on prélèvera les 50 (40) grains. grammes.

DIVISER : Obtenir la fraction


intermédiaire des 500 (400) grains X
grammes.

PRELEVER 50 (40) GRAINS : Réaliser Prélever 1 grain sur 10 au moyen du


l’analyse de l’électrophorèse. Numigral micro-diviseur.

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2.2. CARACTERISTIQUES ET LIMITES

TYPES A FENTES MULTIPLES TOURNANTS

MODELES Diviseur à rifles Jones Conique HD Conique Carrousel PT – PTZ- PK


22 Boerner PTL PK2

CONSTRUCTEURS / TRIPETTE ET MINEMET TRIPETTE ET TRIPETTE ET MINEMET LABO LABO


DISTRIBUTEURS RENAUD RENAUD RENAUD MODERNE MODERNE
Nombre de sous-
2 2 2 2 6 ou 8 8 1
échantillons
Masse possible des
échantillons

Limite supérieure 0,5 kg 2 kg 10 kg 2 kg 1 kg 2 kg


Limite inférieure 400 grains 1 à 10 kg 0,5 kg 0,5 kg 0,25 kg 400 grains 0,2 kg
Vitesse
Réglages et Vitesse alimentation Vitesse
précautions d'emploi Néant Néant Néant Néant
alimentation repère alimentation
(70-90)
Veiller à Veiller à ce que le cône de Ecart entre la Vitesse rotation
l'étalement répartition soit bien centré trémie et la
régulier des par rapport à la trémie rampe vibrante Ouverture
grains sur toute d'alimentation 0,6 cm pour le curseur
la longueur du blé
bac

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3. SCHEMA DE PRINCIPE
L’organigramme ci-dessous résume les différentes étapes permettant de réaliser cette
opération.

Echantillon initial

Homogénéisation (A)

Pesée échantillon

P M G (AFNOR V03 – 702)

Poids impuretés

Poids des grains propres

Calcul de la masse de la fraction du sous-échantillon à obtenir (B)

Obtention du sous-échantillon (C)

Echantillon final (D)

ELECTROPHORESE

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4. PROCEDURE ET COMMENTAIRES
4.1. HOMOGÉNÉISATION DE L’ÉCHANTILLON INITIAL (A)
Matériel préconisé diviseur à rifles ou diviseur conique (voir § 2 – Diviseurs et
Homogénéiseurs : 1 – Leurs utilisations).
Echantillon initial

Diviseur à rifles ou conique

1 2 Répéter l’opération
5 - 7 fois
Réunir les 2 fractions

NOTA : Bien que non indispensable, il est toujours préférable de réaliser un prémélange du
lot reçu dans un appareil à vis ou autre.
Après homogénéisation, peser l’échantillon pour estimer la masse totale de l’échantillon
en g.

4.2. CALCUL DE LA MASSE DE LA FRACTION DU SOUS-ÉCHANTILLON À


OBTENIR (B)
Formule générale : m = (P * n) / 1000
P = poids de mille grains estimé
n = nombre de grains * 10 à prélever pour réaliser l’électrophorèse (30, 40, 50…).

4.3. CALCUL DU SOUS-ÉCHANTILLON (C)


4.3.1. Exemple d’un calcul de division avec échantillonneur à rifles (division en 2
fractions)
Masse totale de l’échantillon = 1000 grammes
Poids théorique de la fraction à obtenir = 32,3 g ou 500 grains
1000
493 507
249 257
127 130
64 66
31 33 32,5 33,5
= 64,5 g
32,1 32,4
Conserver ces deux échantillons.
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Il faut obtenir avant la division finale une fraction ayant un poids le plus proche
possible du double du poids théorique à obtenir soit, dans cet exemple : 64,6 g.
- Ceci n’est qu’un exemple tendant à montrer que dans la plupart des cas il est
nécessaire de procéder par recombinaison de la totalité des sous-fractions pour
obtenir la masse d’échantillon la plus proche de la théorie.
Ne jamais procéder en complétant directement par prélèvement partiel sur une autre
fraction.
4.3.2. EXEMPLE D’UN CALCUL DE DIVISION AVEC LE DIVISEUR TOURNANT RETSCH
(DIVISION EN 8 FRACTION)
Poids total de l’échantillon = 991 g
Poids théorique de la fraction à obtenir = 23,72 g ou 500 grains
 Schéma théorique de division
991 g : 8 = 123,9 * 6 = 743 : 8 = 92,9 * 2 = 185,8 : 8 = 23,23 g
 Schéma réel
La dernière masse à mettre en division doit être égale à 23,72 * 8 soit 185,6 g.
991 g
124,5 120,0
125,9 125,7
124,3 124,2
127,7 123,9
748,5 g
93,9 94,4
94,4 90,0
93,2 94,2
92,4 96,0
190,4 g
23,1 23,8
24,9 23,8
24,8 23,4
23,2 23,2

4.4. OBTENTION DE L’ÉCHANTILLON FINAL PAR PRÉLÈVEMENT DE 1 GRAIN


SUR 10 (D)
Matériel NUMIGRAL modifié permettant la séparation par comptage d’un grain sur dix.

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5. CONTROLE DES DIVISEURS
Les erreurs d’échantillonnage peuvent être minimisées si toutes les règles pour obtenir un
bon échantillon sont respectées :
- Utiliser les échantillonneurs adéquats en tenant compte de leurs limites d’utilisation.
- Vérifier les qualités demandées à un bon diviseur à savoir :
- La fidélité
- Bonne répartition quantitative
- Conservation des proportions.
RAPPELS :
On appelle :
Fidélité d’un appareil : la fidélité = reproductibilité de la mesure. On vérifie que les
résultats obtenus à partir d’un même échantillon passé plusieurs fois en division sont
peu différents.
Bonne répartition quantitative entre les fractions obtenues sur une même division.
Cette qualité peut être vérifiée d’une manière générale par une analyse de variance
ou dans le cas spécifique du diviseur à rifles par la méthode dite des couples.
Conservation des proportions en sous-lots de l’échantillon initial. Le test statistique
qui permet de vérifier qu’il y a concordance entre les valeurs observées et les
valeurs théoriques est le test de Χ².
Pour réaliser le contrôle de ces différentes qualités, il est nécessaire de constituer un
échantillon de référence. Celui-ci sera obtenu à partir du mélange en proportion
connue de grains sains, colorés, de tailles différentes.

5.1. CONSTITUTION DE L’ÉCHANTILLON DE RÉFÉRENCE

5.1.1. Obtention de grains de différents calibres


- Passer au crible (tamis) une quantité de grains.
- Récupérer le refus de 2,8 mm = gros grains PMG > 40 g.
- Récupérer les fractions comprises entre 2,2 et 2,4 mm = petits grains PMG
d’environ 30 g.
5.1.2. Coloration des grains
- Immerger les grains triés, ainsi obtenus, dans une solution aqueuse de bleu
de méthylène ou de rouge de méthyle pendant 24 heures.
- Mettre à sécher à l’air libre en couche mince.
- Déterminer les poids de mille grains de chaque fraction ainsi préparée pour
pouvoir exprimer les proportions du mélange en nombre de grains.

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DIVISEUR A RIFLES
Valeurs théoriques obtenues à partir d’un échantillon de 1 kg et écarts maximaux
admissibles entre 2 fractions

Ecart maximal admissible


par rapport à la théorie

1000

500 500 20 g

250 250 10 g

125 125 125 125 5g

62,5 62,5 62,5 62,5 62,5 62,5 62,5 62,5 3g

31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25 31,25

5.1.3. Constitution du mélange

Exemple d’un échantillon de 1000 g composé de :

70 % de gros grains non colorés

15 % de gros grains colorés en bleu

15 % de petits grains colorés en rouge.

- Peser 700 g de grains incolores, 150 g de grains bleus et 150 g de grains


rouges.

- Mélanger et homogénéiser suivant procédure 4.1.

- Conserver ce lot ainsi constitué dans un flacon à fermeture hermétique à


basse température (chambre froide) pour une utilisation ultérieure.

5.2. PROCÉDURE DE CONTRÔLE (exemple d’une division en 2 fractions)

5.2.1. Du sous-échantillonnage (C)

Les manipulations proposées ont pour but de vérifier la bonne utilisation du


matériel en suivant le principe de l’exemple ci-après.

- Diviser successivement l’échantillon de référence suivant le schéma page 12.


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- Relever les masses obtenues à chacune des étapes.

- Répéter en totalité cette opération 3 fois.

- Comparer les valeurs expérimentales aux valeurs théoriques au regard


d’écarts maximum tolérables.

- Sur les 2 sous-échantillons présentant les écarts maximaux de poids,


compter à l’issue de chacune des 3 manipulations le nombre de grains des 3
catégories. Vérifier la concordance avec les valeurs théoriques à l’aide du test
du Χ ².

Χ ² = somme des (valeurs observées – valeurs théoriques) ²


valeurs théoriques

Comparer la valeur obtenue avec la valeur limite considérée comme admissible


au seuil de 20 %, à savoir pour 2 ddl = 3,22.

Un résultat supérieur permet, si aucune valeur aberrante n’a été relevée dans
le poids des fractions, de présumer une homogénéisation initiale insuffisante.

Remarque : Cette procédure peut être appliquée au cas du répartiteur Retsch.

5.2.2. Echantillon final

Réaliser sur 6 autres échantillons (2 par manipulation) une réduction


supplémentaire avec le diviseur pour obtenir des échantillons élémentaires
d’environ 15,6 g (ceci pour faciliter le comptage des grains colorés sur une
petite quantité).

Effectuer la micro-division au NUMIGRAL.

Comparer les nombres de grains de chaque catégorie de couleur obtenue aux


valeurs de la théorie à l’aide du test du Χ², comme ci-dessus.

La présence d’une valeur supérieure à la valeur limite indique, si aucune


défaillance n’a été observée sur le sous-échantillonnage, un mauvais
fonctionnement du NUMIGRAL (réglage de la vitesse de montée des grains,
etc…).

Nota : Compte tenu des expérimentations menées par le Service des Etudes
Statistiques de l’ITCF, qui montrent que cet appareil réalise une ségrégation
des grains en fonction de leur taille et de leur poids, il est impératif que,
dans la pratique, le nombre de grains mis dans le bol soit compris entre :

10 fois le nombre de grains à mettre en analyse – 5 grains


et
10 fois le nombre de grains à mettre en analyse + 5 grains
Exemple : pour 50 grains entre 495 et 505 grains.

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Il est évident que dans le cas de la valeur inférieure, le dernier grain sur la
rampe sera pris en compte.

Micro - diviseur

ANNEXE 1
14
ECHANTILLONNEURS ET DIVISEURS

15
16
17
18
19
20
21
22
ANNEXE 2

EXEMPLE DU TEST DE X²

ANNEXE 2
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COMPARAISON D’UNE REPARTITION OBSERVEE A UNE REPARTITION THEORIQUE
TEST DU X²

Soit la composition d’un lot parfaitement connu : 5 variétés (V₁ - V₂ - V₃ - V₄ - V₅) dans les
proportions (grains) suivantes :

V₁ 37 %

V₂ 29,9 %

V₃ 16,8 %

V₄ 9,5 %

V₅ 6,8 %

Si on tire au hasard un échantillon parfaitement représentatif, on doit théoriquement


obtenir en effectifs sur 50 grains :

18,5 – 14,95 – 8,4 – 4,5 – 3,4 : effectifs théoriques (1)

Un laboratoire trouve les effectifs suivants :

14 – 20 – 14 – 0 – 2 : effectifs observés

On peut se demander si ces effectifs observées (0) sont significativement différents des
effectifs théoriques (T), autrement dit les écarts (observés-théoriques) peuvent être
attribués à des fluctuations d’échantillonnage, ou si au contraire il s’agit d’une “erreur”.
D’où deux manières de poser cette question :

- Quel est le risque qu’un tel écart se réalise ?

- Cet écart observé est-il supérieur ou inférieur à une valeur donnée,


correspondant à un niveau de risque choisi à priori ?

Il est d’abord nécessaire de chiffrer les écarts, puis de créer un indice exprimant l’ensemble
de ces écarts (somme des carrés de ces écarts relatifs). On cherchera enfin la probabilité
correspondante α dans la table du Χ² (voir annexe) pour le nombre de degrés de liberté
ddl = nombre de variétés – 1.

Si α > 5 %, la différence n’est pas significative.

Si α < 5 %, la différence est significative et α mesure son degré de signification dans


l’ensemble choisi :

V1 V2 V3 V4 V5
Proportion % 37,0 29,9 16,8 9,5 6,8
24
Effectifs théoriques 18,5 14,95 8,4 4,75 3,4
Effectifs observés 1 14,0 20,0 14,0 0 2,0
Ecart (0 – T) 4,5 5,05 5,6 4,75 1,4
(0 −T ) 2 1,09 1,71 3,73 4,75 0,58
T
2
0-T 
x² = ∑   1,09 + 1,71 + 3,73 + 4,75 + 0,58 = 11,86
 T 
Le Χ² suit une loi de probabilité qui dépend du nombre de degrés de liberté, ici (5 – 1) =
4 ddl.

En regardant la table de Χ², on voit que la valeur du Χ ² observé (11,86) pour 4 ddl
donne une probabilité de réalisation comprise dans l’intervalle suivant :

0,01< P < 0,02

Ce qui peut s’interpréter de la façon suivante :

- On a entre 1 et 2 chances sur 100 d’observer de tels écarts entre les effectifs observés
et les effectifs théoriques.

- Si on consent un risque d’erreur de 5 % (5 chances sur 100 de se tromper), la valeur du


Χ ² soit être inférieure à 9,49 (ce qui n’est pas le cas).
- On dira alors que les valeurs observées sont significativement différentes des valeurs
théoriques.

M.F. BEAUX

(1) En théorie, le test du Χ ne devrait pas s’appliquer lorsqu’un composant est présent à
moins de 10 %. Dans l’exemple cité, on pourrait respecter cette règle en considérant
(V₄+V₅) comme un seul composant.

TABLE 4 : TABLE DU X² DE PEARSON


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(1) La table permet de trouver la valeur du Χ ² àν degrés de liberté qui a une probabilité
α d’être dépassée.
Exemple :

Avec un ν = 3 degrés de liberté et un seuil α = 0,05, la valeur du Χ ² est de 7,815

Si le Χ ² calculé est supérieur, le test est “significatif” au seuil α = 0,05, il est “non
significatif″ dans le cas contraire.

(2) La table permet de trouver la probabilité α pour que Χ ² égale ou dépasse une valeur
donnée, en fonction du nombre ν de degrés de liberté.

Exemple :

Avec ν = 3 degrés de liberté, pour Χ² = 0,584, la probabilité est de α = 0,90

Remarque : Quand le nombre de degrés de liberté est élevé, suit


approximativement une loi Normale de moyenne et de variance 1.

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BIBLIOGRAPHIE
* M.F. BEAUX – 1978

L’échantillonnage au laboratoire d’un lot de grains pour déterminer sa composition


variétale par la méthode d’électrophorèse des gliadines.

Service des Etudes Statistiques et Informatique de l’ITCF BOIGNEVILLE

* M.F. BEAUX

La réduction d’un échantillon de grains

Expérimentation et statistique – Publication ACTA N° 5 – p. 33/48 (1977)

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