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Grammaire

Analyse logique de la phrase (aide-mémoire) : les propositions

 La proposition est organisée autour d'un noyau verbal.


o Les propositions non dépendantes :
 indépendantes : ce sont les propositions qui ne dépendent d'aucune autre et dont
aucune autre ne dépend : Il pleut.
 principales : ce sont les propositions qui ne dépendent de rien mais dont dépend
au moins une subordonnée : Je crains tout de même que cela l'impressionne
trop.
o Les propositions subordonnées : elles dépendent d'une proposition principale. Une
proposition subordonnée rectrice régit elle-même une subordonnée : La femme qui a vu
l'homme qui était assis sur le banc.
 les subordonnées complétives : elles ne peuvent être effacées ou déplacées.
Elles ont les fonctions du nom.
 les conjonctives pures :
 introduites par « que » : Je souhaite que tu viennes.
 introduites par « ce que » : Je m'attends à ce qu'il pleuve.
 les propositions interrogatives indirectes :
 totales (toujours avec « si ») : J'ignore s'il viendra.
 partielles :
 introduites par un déterminant interrogatif : Je me
demande quelle heure il est.
 introduites par un pronom interrogatif : Je ne sais pas
qui est venu.
 introduites par un adverbe interrogatif : J'ignore
pourquoi il n'est pas venu.
 les propositions infinitives : J'entends les oiseaux chanter. (Fonction :
complément d'objet direct)
 les subordonnées circonstancielles : ces propositions peuvent être effacées et
déplacées. Les mots subordonnants peuvent être une conjonction de
subordination (si, quand, lorsque, etc.), une locution conjonctive (dès que, afin
que, etc.) ou que.
 les circonstancielles temporelles : Quand je travaille, j'écoute de la
musique.
 les circonstancielles finales (ou « de but ») : Nous parlerons doucement
de façon que vous puissiez travailler.
 les circonstancielles consécutives (ou « de conséquence ») : Elle parle si
vite que personne ne la comprend.
 les circonstancielles causales : Il est allé au cinéma parce qu'il voulait
absolument voir cette actrice.
 les circonstancielles concessives : Bien qu'il soit un orateur malhabile,
il est écouté.
 les circonstancielles comparatives : Pierre est plus courageux que son
frère ne l'était.
 les circonstancielles hypothétiques : Quand Alice serait milliardaire, je
ne l'épouserais pas.
 les autres cas :
 les propositions mixtes :
 comparaison + hypothèse : Elle crie comme si on
l'écorchait vive.
 concession + hypothèse : Même si elle le disait, je ne
la croirais pas.
 le cas de la proposition participiale : Alice amoureuse, elle
s'habilla mieux. Ou encore : Le chat parti, les souris dansent.
La proposition participiale est une proposition non conjonctive :
elle a la valeur d'une circonstancielle. Elle a un sujet propre,
lequel est distinct de la proposition principale. La fonction du
participe est centre de proposition dans la participiale.
 les subordonnées relatives : elles sont introduites par un pronom relatif, lequel
a un antécédent.
 les relatives adjectives (avec antécédent) :
 déterminatives : Les enfants qui dormaient n'ont rien entendu.
 explicatives : Les enfants, qui dormaient, n'ont rien entendu.
 attributives : Je le vois qui sort.
 les relatives substantives (sans antécédent) :
 Qui vivra verra. (Sujet)
 Je parle à qui me plaît. (Complément d'objet indirect)
 les autres cas :
 les propositions couplées (comparatives) : Tel père, tel fils.
 la subordination inverse : Tu crierais qu'on ne t'entendrait pas. (= « Si tu
criais... »)
 la parataxe : Il a beau travailler sa grammaire, il ne réussit pas ses
devoirs.
 les tours d'extraction c'est qui / c'est que : C'est hier que j'ai rencontré
Alice.
 l'incise : Je viendrai, dit-il, dès que j'aurai fini de réviser ma grammaire.
 etc.

Remarques :
 Il y a autant de propositions que de verbes (à un mode conjugué).
 La proposition est organisée autour du noyau verbal. S'agissant de la fonction syntaxique du verbe,
on dit qu'il est base ou pivot ou noyau ou centre de la proposition.
 ! Il ne faut pas confondre la proposition subordonnée complétive avec la relative :
 Relative : J'ai la certitude que m'ont transmise mes parents. (« certitude » est
l'antécédent, « que » est un pronom relatif et il a une fonction dans la relative.)
 Complétive : J'ai la certitude que tu viendras me voir. (« que » est une conjonction de
subordination qui n'a pas de fonction dans la complétive.)