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RAPPORT DE STAGE

2éme année Financier Comptable

2017

Réalisé par : SOUSSI Imane


Encadré par :

ROYAUME DU MAROC |[Adresse de la société]


REMERCIEMENT

Toute ma gratitude à Monsieur EL MIRI MOULAY EL HACHEMI


Directeur de la planification et des ressources financières, de m’avoir accordé un
stage au sien de son Etablissement.

Mes vifs remerciements à Monsieur abd rahim beraki chef de service


budget, Madame Rach
INTRODUCTION

Dans le but de prendre connaissance, côtoyer le milieu professionnel et


approfondir mes connaissances en Gestion des Entreprises, j’ai commencé un
stage à la Direction de la planification et des ressources financières du Ministère
de la Santé suite à ma demande. Par le biais de ce stage j’ai pu découvrir le
travail en groupe qui m’a fait distinguer des lacunes et insuffisances concernant
ma formation. C’est la raison pour laquelle mon intérêt dans le domaine m’a fait
constater la rigueur du métier qui nécessite beaucoup d’attention et persévérance
de ma part. Bien entendu le début de mon voyage administratif m’a donné envie
d’emprunter ce chemin certes sinueux mais intéressant. Donc les étapes par
lesquelles je suis passé lors de mon stage sont :

 Budget : Préparation du budget et gestion des opérations budgétaires


 Comptabilité : Gestion des opérations comptables
 Suivi : Exploitation des données budgétaires et comptables pour des
besoins de suivi et d’évaluation.

En conséquence cette expérience me permettra de consolider mes connaissances


et développe de nouvelles perspectives qui couronneront surement d’un trophée
ma carrière.
Présentation du ministère de la santé

Ministére de la Santé

Direction de la
Planification et des
Ressources Financiéres

Division Financiére
I. Ministère de la santé
1. HISTORIQUE :
L'origine du ministère de la Santé remonte au ministère de l'Hygiène, de
l'Assistance et de la Prévoyance sociale le 13 juillet 1920, à partir de la direction
de l'Assistance et de l'Hygiène publique qui dépendait alors du ministère de
l'Intérieur et de la direction de la Prévoyance sociale rattachée au ministère du
Travail depuis la création de ce dernier en 1906. Le ministère de la Santé
publique est créé à partir de ce dernier par la loi du 4 avril 1930.

Il devient de 1934 à 1936 la ministère de la Santé publique et de l'Éducation


physique. Pendant la Guerre, il se trouve rattaché à la Famille ou disparaît. Fin
1946, il fusionne avec le ministère de la Population, sous le nom de ministère
de la Santé publique et de la Population, avant de prendre le nom de ministère
des Affaires sociales en 1956, récupérant les attributions de Sécurité sociale
rattachées précédemment au Travail. Le rattachement des fonctions sanitaires
a beaucoup varié sous la Cinquième République, le mot de « Santé »
n'apparaissant parfois dans le titre d'aucun des ministères, au profit
d'« Affaires sociales » ou de « Solidarité ».

2. Mission principale :

Le ministère de la Santé est le département ministériel du gouvernement


marocain chargé de veiller au bon fonctionnement du système de la santé
publique à travers le royaume.
3. Organigramme du Ministère de la santé :
II. La Direction de la Planification et des
Ressources Financières :
1. Mission de La DPRF :
La Direction des ressources financières assure la coordination du
processus budgétaire et des opérations financières du Ministère, de même que
l'analyse financière. Elle procède à des vérifications diverses notamment en
vue d’établir la fiabilité et la conformité des opérations de nature budgétaire et
financière et la présence de mécanismes pour gérer les ressources d’une
manière économique, efficiente et efficace; elle assure à ce titre le soutien
approprié aux clientèles du Ministère. Elle représente le Ministère auprès du
Vérificateur général du Québec et du contrôleur des Finances.

La Direction est organisée en quatre Divisions : Division de la Planification


et des Etudes, la Division Financière, la Division de la Coopération et la division
du RAMED. Chaque division est constituée de plusieurs services.
L’organigramme suivant la structure de la direction de la planification et des
ressources financières.
2. L’organigramme de la direction de la planification et des
ressources financières DPRF :
III. LA DIVISION FINANCIERE DE LA DPRF :
1. MISSIONS DE LA DIVISION FINANCIERE :
 Coordonner l’action du Ministère de la Santé dans le domaine
budgétaire par la mise au point à partir des propositions des
directions et des délégations des projets de loi de finances du
département ;
 Gérer – le cas échéant et en fonction des décisions prises en
matière de localisation des dépenses – certaines dépenses
communes de matériel ;
 Mettre en place les crédits en les déléguant aux sous
ordonnateurs ;
 Assurer le rôle d’observatoire des ressources en suivant
l’utilisation des moyens budgétaires et extra -budgétaire en
liaison avec les réalisations physique du département ;
 Coordonner, animer, encadrer et évaluer l’activité des services
de la Division ;
 Tenir la comptabilité du département ;
 Veiller à la formation continue des cadres et agents de la
Division ;
 Assurer le suivi des relations de la Division avec les autres
entités (internes ou externes du MS) et en particulier, suivre le
traitement du courrier de la Division.
2. L’ORGANIGRAMME DE LA DIVISION FINANCIERE :
Partie II :
Terminologie et concept clés
I- Notion de budget :
1. Définition :
Le budget est l’acte par lequel sont prévues et autorisées, les recettes et dépenses de la
collectivité pour une année. De cette définition, il ressort que :
Le budget est une autorisation : Aucune recette ne peut être perçue, ni aucune dépense
faite sans autorisation budgétaire (c’-à-dire sans que la dépense ou la recette ne soit inscrite au
budget) ;

2. Typologies :
On distingue à ce niveau, plusieurs types de budgets dont :
A. le budget général
Il s’agit de l’ensemble des comptes qui décrivent, pour une année civile, toutes les ressources
et toutes les dépenses permanentes de l’Etat.
B. Les comptes spéciaux du trésor
Ce sont les comptes ouverts dans les écritures du trésor en vue d’affecter certaines recettes à
certaines dépenses.
C. Les budgets SEGMA
Constituent des services de l’Etat gérés de manière autonome, les services de l’Etat non dotés
de la personnalité moral, dont certaines dépenses, non imputées sur les crédits du budget
générale, sont couvertes par des ressources propres. L’activité de ces services doit tendre
essentiellement à produire des biens ou à rende des services donnant lieu à rémunération
D. le budget de fonctionnement
Il est destiné à faire face aux besoins courants d’une année budgétaire, il est composé
uniquement de crédits de paiement.
E. Le budget d’investissement
Destiné à financer les grands projets prévus par le plan de développement, il est constitué de
crédits de paiement mais également de crédits d’engagement.
3. Les principes budgétaires :
Ces principes ne sont évidemment pas exempts d’exceptions qui sont expressément
prévues par la loi afin de pouvoir adapter le budget à l’expansion continue du champs des
finances publiques en rapport avec l’évolution du rôle de l’Etat sur les plans économique et
social et la diversification de ses instruments d’intervention, ce qui implique une certaine
souplesse au niveau de l’exécution
A. Principe de l’annualité :

Principe selon lequel les recettes et les dépenses autorisées par la loi de finance ne sont valables que
pendant une année.
Les Recettes Les Dépenses
Les recettes sont prises en compte Les dépenses sont prises en compte au titre de
au titre de l’année budgétaire au l’année budgétaire au cours de laquelle les
cours de laquelle elles sont ordonnances ou mandats sont visés par les
encaissées par un comptable comptables assignataires, elles doivent être
public. payées sur les crédits de ladite année, quelle
que soit la date de la créance

Cependant Compte tenu de la multiplicité des interventions de l’Etat et de leur diversité, il


est devenu difficile de les contenir dans le cadre étroit de l’année. Au niveau de la loi
organique des finances, les exceptions autorisées au principe de l’annualité se présentent
comme suit :
Les crédits d’engagement :
Les crédits d’engagement sont ouverts au titre des années suivant l’année budgétaire
considérée et s’ajoutent aux crédits de paiement inscrits au titre de cette dernière année.

Les crédits d’engagement concernent aussi bien les dépenses d’investissement que les
dépenses de fonctionnement, bien que ce soit à des degrés très différents.
Les crédits de rapport :
Toutefois, et sauf dispositions contraires prévues par la loi de finances, les crédits de
paiement disponibles au titre des dépenses d’investissement sont reportés selon les
modalités fixées par voie réglementaire. Ils s’ajoutent aux crédits de paiement ouverts par
la loi de finances de l’année. Dans tous les cas, les crédits de paiement augmentés, le cas
échéant, des crédits reportés et des fonds de concours prévus constituent la limite
supérieure des dépenses susceptibles d’être ordonnancées dans le cadre de l’année
budgétaire.

B. Principe de l’antériorité de l’autorisation :


Ce principe consiste dans l’obligation faite à l’appareil exécutif de n’entamer la mise en
œuvre du budget qu’après son approbation par le pouvoir législatif, ce qui revient
évidemment à conférer à la loi la force qui doit lui revenir.

C. Principe de l’unité :
Principe selon lequel les recettes et les dépenses sont imputées au budget général, il exige
réunir dans un seul et unique document, l’ensemble des opérations de recettes et de dépenses,
ce principe tend à éviter tout fractionnement des comptes publics en plusieurs documents
épars, qui rendaient ainsi malaisé, tant l’exercice des contrôles parlementaires que
l’appréciation des équilibres budgétaires.

D. Principe de l’universalité :
Il faut que les ressources et les charges soient comptabilisées chacune de son côté de façon à
ce qu’il n’y ait pas de compensation entre les recettes et les dépenses. Il est fait recette du
montant intégral des produits, sans contraction entre les recettes et les dépenses, l’ensemble
des recettes assurant l’exécution de l’ensemble des dépenses ».
E. Principe du non affectation des recettes :
Le principe du non affectation des recettes est directement lié au principe précédent dans ce
sens que, en vertu de ce principe, des recettes définies ne devraient pas être affectées à la
couverture de dépenses déterminées. Ainsi, l’ensemble des recettes devrait servir à la
couverture de l’ensemble des dépenses.

F. Principe de la spécialisation des crédits :


L’obligation de respecter la spécialité des crédits ouverts par la loi de finance à un service
particulier et à une catégorie déterminée de dépenses. Elle consiste, pour le budget général, à
répartir les crédits par titre et à l’intérieur d’un même titre, par chapitres, subdivisés en
articles, paragraphe et lignes.

II. L’exécution du budget :


La procédure d’exécution des dépenses publiques traverse deux
grandes phases :
1. La phase administrative :
a) L’engagement :
L’engagement est l’acte de naissance des dépenses publiques : C’est l’acte juridique ou le fait
matériel d’où résultent les dettes des organismes publics, cause nécessaire des dépenses. Les
engagements de dépenses doivent se contenir dans la limite des crédits budgétaires.
Cette limite est double, quant à l’objet de la dépense, l’engagement doit être imputé sur le crédit
correspondant, quant au montant de la dépense, l’engagement ne peut excéder le crédit restant
disponible, compte tenu des engagements antérieurs. Cependant, s’il doit être contenu dans la
limite des autorisations budgétaires, il faut qu’il soit étroitement contrôlé. C’est ainsi que les actes
d’engagement faits par les ordonnateurs ou les sous-ordonnateurs sont au visa
b) La constatation du service fait et la liquidation :
Elle consiste à s’assurer de la réalité des faits sur lesquels sont fondés les droits des créanciers,
mais aussi de leur conformité aux actes d’engagement.
La liquidation a pour objet de vérifier la réalité de la dette et d’arrêter le montant de la
dépense…elle est faite par le chef de service compétent sous sa responsabilité au vu des titres
établissant les droits des créanciers’’. Ceci dit, les opérations matérielles de constatation et de
liquidation peuvent être faites par des agents publics qui ne sont pas ordonnateurs.
c) L’ordonnancement :
La liquidation rend les dettes publiques certaines, mais elle n’a pas force exécutoire.
Celle-ci résulte de l’ordonnancement des dépenses. « L’ordonnancement est l’acte administratif
donnant conformément aux résultats de la liquidation, l’ordre de payer la dette de l’organisme
public, cet acte incombe à l’ordonnateur » L’ordonnancement des dépenses est fait soit
directement par les ordonnateurs, soit par les sous-ordonnateurs dans la limite des crédits qui leur
ont été délégués.
Les dépenses ne peuvent être régulièrement ordonnancées que dans les limites posées par les
autorisations budgétaires.
Les titres d’ordonnancement ou de paiement émis par les ordonnateurs sont adressés par eux aux
comptables assignataires, qui sont seuls chargés du paiement des dépenses publiques.
Service comptabilité
1. Mission de la fonction comptabilité :

Le service comptabilité (SC) constitue le noyau central de la fonction comptabilité. Il est


chargé de la tenue de la comptabilité des crédits et des engagements du ministère.

La mission de la fonction comptabilité est assurée par :

 Le SC en tant que coordinateur et entité responsable des opérations comptables qui


concernent l’ensemble des sous ordonnateurs centraux et extérieurs ;
 Le SC et les autres entités en tant qu’exécutant des opérations comptables relatives
aux engagements, émissions et paiements des dépenses pour leurs comptes
respectifs ;

Il est à signaler que dans le cadre de la gestion des opérations comptables, la fonction
comptabilité prend en charge le processus de programmation du compte spécial (CS). La
première phase de la programmation est gérée, bien entendue, par la fonction budget au titre de
la préparation budgétaire.

La réalisation et la gestion des programmes d’emploi tombent, par contre, sous la


responsabilité de la fonction comptabilité.

Notons, par la même, que le compte spécial est une particularité du ministère de la santé qui
dispose en plus du budget de fonctionnement et d’investissement d’un compte d’affectation
spécial intitulé «Fond spécial de la pharmacie centrale».

Outre ces opérations, la fonction comptabilité intègre la gestion des :

 Reports du budget d’investissement ;


 Dépenses par voie de régie ;
 Consolidations des crédits ;
 …

2. Liste des attributions :

Les activités du service comptabilité concernent toutes les opérations d’exécution du budget.
Les attributions sont nombreuses. Nous en listons les grandes composantes :

 La Centralisation des demandes d’ouverture de délégation établies par les directions


centrales ;
 Prise en charge des délégations de crédits pour les sous-ordonnateurs ;
 L’Exécution des dépenses communes des différentes directions ;
 L’Acheminement des dossiers d’engagement relatifs aux dépenses communes au CED
(pour engagement) et à la TGR (pour mandatement) ;
 La Programmation du compte spécial et des programmes d’emploi ;
 La Réalisation des opérations de report et de consolidation
3. les documents réglementaires :
Au niveau du SC un grand nombre de documents est reçu et/ou envoyé vers les autres
entités du ministère de la Santé, vers le CED ou vers la TGR. A titre indicatif, nous énumérons les
documents suivants :

 Les documents réglementaires communiqués au Contrôle des Engagements à l’occasion


d’un engagement (Modèle D, Etat d’engagement, …) ;
 Les documents réglementaires communiqués à la TG à l’occasion d’une émission (Ordre
de paiement, Bordereau d’émission, …)
 Les situations mensuelles des engagements,
 Les situations mensuelles des émissions,
 Les comptes administratifs,
 Les états de report.
4. Liste des procédures :
Les procédures qui concernent la fonction comptabilité peuvent être classées comme suit :

A. Délégation
 Engagement Délégation
 Retrait Délégation
 Réduction Délégation
 Report sur Crédits Délégués
B. Engagement de dépenses
 Engagement
 Annulation Engagement
C. Mandatement de dépenses
D. Dépenses par voie de régie
 Création Régie
 Alimentation Régie
 Paiement Régie
 Demande Dérogation
 Report Régie
E. Fond spécial
 Transfert
 Programmes Emploi
 Reports Ordonnateurs *** A ajouter
 Engagement Délégation Crédits
 Engagement Délégation Crédits valant notification au comptable assignataire
 Réduction Délégation Crédit
F. Reports
 Report Ordonnateur Principal
 Reports Sous Ordonnateurs
 Annulation Report
G. Consolidations
 Consolidation Crédits - Directions centrales
 Consolidation Crédits - Services extérieurs
Les sections ci-après décrivent les procédures de gestion liées à la fonction
comptabilité selon le détail précité. Chaque fois qu’on fait référence à l’Ordonnateur Principal on
le désignera par l’OP ou le SC (service comptabilité).
A. PRECEDURES DE DELEGATION DE CREDIT
Procédure Engagement Délégation

Les engagements de délégations pour les sous-ordonnateurs centraux et extérieurs suivent


les mêmes étapes comptables. Rappelons toutefois que dans le cas des directions centrales, une
procédure de demande de délégation prend place préalablement à la délégation proprement
dite. Ladite procédure de demande a été décrite précédemment.

Le processus de délégation suit le cheminement suivant :

 Le service comptabilité (SC) prépare les ordonnances de délégation (OD) et


leurs bordereaux (BD) respectifs d’envoi ;
 Les documents d’engagement ainsi élaborés (OD et BD) sont envoyés au CED
pour visa ;
 Le CED examine ces documents. S’il y a rejet, il est consigné par le CED et
renvoyé au SC afin qu’il y soit donné suite. Le processus continue tant qu’il y
a encore des motifs de rejets ;
 Après visa d’une délégation par le CED, le SC notifie l’opération à la TGR et
au bénéficiaire ;
 Le bénéficiaire notifie à son tour aux instances du ministère des finances au
niveau de sa région.

La procédure d’engagement de délégations constitue un transfert de crédits de


l’ordonnateur principal (OPR) vers les sous-ordonnateurs centraux et extérieurs. L’objectif est de
permettre à ces derniers d’exécuter le budget qui leur a été alloué au titre de la loi de finances
en cours. Ledit transfert est concrétisé par le biais d’écritures comptables qui modifient le crédit
disponible pour l’OPR (diminution) comme pour les sous-ordonnateurs (augmentation).

Attirons l’attention finalement, que l’engagement d’une délégation est équivalent à


l’engagement et le mandatement des crédits délégués d’où l’intervention du CED et de la TGR
dans la procédure.

Procédure Retrait Délégation

Le retrait d’une délégation est la procédure qui prend place pour annuler une délégation
déjà engagée et visée mais non encore notifiée ni à la TGR ni au bénéficiaire (sous-ordonnateur).
Cette procédure de retrait qui peut être due à différentes raisons, se fait selon les étapes
suivantes :

 Le service comptabilité élabore une demande d’annulation (retrait) faisant référence


à une délégation déjà visée. Ce document est ensuite envoyé en joignant
l’ordonnance de délégation en question vers le CED central pour visa ;
 Une fois la demande validée par le CED, le SC reçoit le document d’annulation visé ;

L’opération de retrait remet la ou les lignes budgétaires concernées par la délégation à leur
état initial c.à.d. avant la procédure d’engagement de la délégation. Ceci engendre, en effet, une
annulation d’écritures comptables au niveau du CED et du SC.
Procédure Réduction Délégation

La réduction d’une délégation est la procédure permettant de réduire les crédits d’une
délégation visée et notifiée à la TGR au bénéficiaire d’un sous-ordonnateur. Cette procédure de
réduction peut être initiée par le SO ou l’OP pour différentes raisons, est effectuée selon les
étapes suivantes :

 Le SO élabore un état de réduction faisant référence à une délégation déjà visée. Ce


document est ensuite envoyé vers le CED préfectoral ou provincial pour visa ;
 Une fois l’état de réduction visé, il est adressé au Trésorier Régional, préfectoral ou
provincial pour examen et visa ;
 Après visa de l’état, il est envoyé à l’OP qui le signe puis l’envoie au CED central ;
 Pour les réductions sur crédit d’engagement (CE), le CED remet l’état visé à l’OP qui
envoie une copie au SO et au CED préfectoral ou provincial. Pour les réductions
relatives au crédit de paiement le CED remet l’état à la TGR en avisant l’OP. Le
Trésorier Général vérifie l’état avant de le viser et de l’adresser à l’OP.
 Aussitôt après l’OP avise le SO, le CED central et le CED préfectoral ou provincial en
envoyant des copies de l’état de réduction.

L’opération de réduction met à jours les comptabilités tenues auprès des différentes entités
concernées (CED, TG, OP, SO) afin de prendre en compte la modification engendrée par la
réduction effectuée.

Procédure Report sur Crédits Délégués

Ce qui nous intéresse dans cette partie est la procédure de report relative aux crédits
délégués. La procédure y afférente sera détaillée plus tard dans la section intitulée Reports de
Crédits.

Signalons néanmoins que le report se fait sur budget d’investissement pour tous les crédits
de l’exercice échu engagés mais non payés. Le report se fait, en outre, pour le budget géré dans
le cadre du compte spécial qui n’a pas été consommé au cours de l’exercice précédent

B. PROCEDURES D’ENGAGEMENT DE DEPENSES


Procédure Engagement

L’engagement des dépenses opérées au niveau de l’ordonnateur principal et des sous


ordonnateurs centraux ou extérieurs est régi par les mêmes règles et suit la même logique
globale. Toutefois, les opérations et les documents utilisés varient selon la nature de la dépense
(personnel, convention, bon de commande, …).

La procédure d’engagement peut être présentée sous la forme générale suivante :

 Après expression d’un besoin de dépense par un service donné et acceptation de


l’autorité responsable de la procédure d’engagement (ordonnateur ou sous-
ordonnateur), un dossier relatif à la dépense est constitué. Les documents d’un tel
dossier dépendent de la nature de la dépense en question ;
 Un état d’engagement ou un document équivalent est élaboré. Une fiche modèle D
est ensuite réalisée. Ces documents portent les informations relatives à la nature de
la dépense, l’imputation budgétaire, le montant de la dépense,… bref toutes les
informations permettant aux différentes parties de vérifier la pertinence de la
dépense et sa conformité à la réglementation.
 Ces documents sont signés par l’ordonnateur ou le sous-ordonnateur puis adressés
dans un dossier au CED en joignant toute pièce apportant un complément
d’information ou constituant un justificatif exigé par la réglementation.
 Le dossier d’engagement est examiné par le CED. Si l’engagement est réglementaire
il est visé (n° et date de visa). Sinon il est retourné à l’entité du ministère de la santé
qui a engagé la dépense pour répondre aux motifs de rejets consignés par le CED sur
la fiche modèle D. Le cycle rejet – réponse persiste tant que les motifs de rejets
n’ont pas eu de réponse satisfaisante.
 Le visa d’une dépense engendre des écritures comptables chez le CED (central ou
régional) et chez l’ordonnateur ou le sous-ordonnateur qui engagé ladite dépense.
En effet, le montant des engagements sur la ligne budgétaire sur laquelle la dépense
a été imputée, est augmenté du montant de la dépense alors que le disponible à
l’engagement est diminué du même montant.
 Après visa d’une dépense, le service qui a fait l’engagement avise l’entité concernée
par la dépense.
Précisons que pour les dépenses du personnel, l’engagement peut être fait au nom du
bénéficiaire (individuel) ou pour tous les bénéficiaires (collectif) au nom de l’agent billeteur. Dans
le premier cas un état d’engagement personnalisé portant les données du bénéficiaire est
élaboré et joint au dossier d’engagement. Dans le deuxième cas, un état d’engagement collectif,
portant les données de tous les bénéficiaires ainsi qu’un état billeteur sont édités. Ces deux
documents sont joints au dossier d’engagement.

Rappelons, enfin, que pour les autres types de dépense (convention, décision, bon de
commande, marché, …), la procédure reste la même, seuls les documents constituants le dossier
d’engagement varient.

Procédure Annulation Engagement

Le service chargé d’engager les dépenses peut procéder à l’annulation de l’engagement


d’une dépense pour une raison ou pour une autre. La demande d’annulation émane, en général,
de l’entité concernée par la dépense.

Dans une situation d’annulation une procédure est déclenchée afin de réduire le total des
engagements du montant de l’engagement à annuler et d’ajouter le même montant au
disponible à l’engagement de la ligne objet de l’engagement. L’annulation peut être totale ou
partielle (diminution ou réduction).

La procédure d’annulation d’engagement comporte les étapes ci-après :

 Elaboration du dossier d’annulation constitué d’une demande d’annulation signée


par l’autorité compétente du ministère de la santé (ordonnateur / sous-
ordonnateur), d’une copie de l’engagement visé et des documents justifiant
l’annulation conformément à la réglementation en vigueur ;
 Le dossier est adressé au CED qui l’étudie puis le vise ou le rejette. En cas de rejet le
demandeur d’annulation est appelé à satisfaire le ou les rejets consignés.
 Une fois l’annulation visée, le CED et le demandeur d’annulation procèdent aux
mises à jour comptables engendrées par l’opération d’annulation.
 Le service demandeur avise, enfin, l’entité intéressée que l’annulation de
l’engagement a bien aboutie.

C. PRECEDURE DE MANDATEMENT DE DEPENSES

Procédure Mandatement

Le mandatement est la dernière phase du processus d’exécution d’une dépense. Le


processus de mandatement est déclenché par la réception ou la justification d’un service fait.

La procédure de mandatement commence par la préparation d’un dossier de mandatement


qui se compose des éléments suivants :

 Ordre de paiement (OP) ;


 Bordereau d’émission (BE) relatif à un ou plusieurs OP ;
 Autres documents complémentaires selon la nature de la dépense ;

Tous les documents préparés sont envoyés à la TG (générale ou régionale) après avoir été
signés par l’autorité compétente du ministère de la santé (ordonnateur / sous-ordonnateur).

La TG examine des dossiers de paiement. Les mandats acceptés sont payés aux bénéficiaires.
Les paiements se font généralement par voie de virement. Toutefois, certaines dépenses
notamment celles du personnel sont payées par encaissement au profit du bénéficiaire
directement ou indirectement par le biais d’un agent billeteur.

Les mandats rejetés sont retournés au service comptabilité pour faire l’objet d’un autre BE
avec leurs OP respectifs nouvellement générés.

Les mandats retenus et payés par virements sont notifiés par un état de virement adressé
par la TG au service comptabilité concerné.

Précisons enfin, que le paiement d’une dépense occasionne des écritures comptables auprès
de la TG et du service comptabilité concerné. En effet, le montant des paiements (émissions) est
augmenté et le montant disponible au mandatement est diminué et ce pour la ligne budgétaire
affectée du paiement.

D. PRECEDURES DE DEPENSES PAR VOIE DE REGIE

Procédure Création Régie

La procédure de dépense par voie de régie a été instaurée afin de faire face aux besoins
imprévus qui ne peuvent pas être satisfaits dans le cadre de la procédure classique
d’engagement et de paiement de dépenses.
Avant de pouvoir profiter de la souplesse inhérente à la procédure de dépense par voie de
régie il faut au préalable créer une régie. Le processus de création se déroule selon le détail ci-
après :

 Etablissement par le service comptabilité d’un arrêté d’institution de la régie


signé par l’ordonnateur ou le sous-ordonnateur. Cet arrêté renferme les
données réglementaires de la régie à créer notamment les lignes qui
l’alimentent et son plafond,
L’arrêté instituant la régie est ensuite remis aux fins de signature aux instances
du ministère des Finances.
 Etablissement par le service comptabilité de l’arrêté conjoint de nomination du
régisseur signé par l’ordonnateur ou le sous-ordonnateur. Cet arrêté présente
toutes les données nécessaires sur le régisseur à nommer et son suppléant. En
fait, la nomination est conjointe entre le Ministère de la Santé et le Ministère
des finances car le régisseur et son suppléant relèvent des deux ministères.
L’arrêté de nomination conjoint est ensuite remis aux instances du ministère
des Finances afin qu’il soit signé. Une fois l’arrêté de nomination signé par le
ministre des finances, le service comptabilité le notifie au régisseur et à son
suppléant.

Procédure Alimentation Régie

L’alimentation d’une régie doit se faire à partir des lignes du budget qui ont été désignées
lors de la procédure de création. Le processus d’alimentation se fait en suivant la logique
engagement-paiement mais présente la particularité d’appartenir à la catégorie communément
appelée «dépenses sans ordonnancement préalable».

La procédure d’alimentation d’une régie suit les étapes ci-après :

 Une Demande d’Autorisation de Paiement (DAP) et une fiche modèle D sont établies
en premier.
 Après signatures des documents d’engagement par l’ordonnateur ou le sous-
ordonnateur et le régisseur, ils sont envoyés vers le CED pour visa.
 Le CED assure la vérification des documents et vise ou rejette le dossier. En cas de
rejet le cycle : consignation de rejets - satisfaction de rejets, est enclenché jusqu’à ce
que le dossier soit conforme à la réglementation et donc visé.
 Après visa de la DAP, le régisseur aura le droit de rapatrier les fonds à concurrence
du montant de la DAP sans toutefois que le disponible non justifié ne dépasse le
plafond de la régie. Pour ce faire, un dossier de demande de fonds est préparé et
signé par les autorités habilitées du ministère de la santé. Ledit dossier comporte un
document appelé reçu qui indique le montant désiré.
 Le dossier est présenté à la TG (générale ou régionale) qui vérifie les documents en
faisant référence à la situation des encaissements et des justificatifs remis par le
régisseur. Si tout se passe bien, un chèque d’un montant dû reçu est rédigé au nom
du régisseur à tirer sur un compte de la TG.
 Après encaissement dudit chèque, le régisseur ramène les fonds à son bureau pour
les ranger dans une caisse ou coffre-fort. Ces fonds seront utilisés pour payer les
dépenses réglables par voie de régie.
Procédure Paiement Régie

Le paiement de dépenses par voie de régie se fait selon les étapes suivantes :

 Chaque fois qu’un paiement est opéré par voie de régie, un dossier de paiement est
préparé ; les documents essentiels sont dans le cas d’une :
o Dépense de personnel : l’état des sommes dues, l’ordre de mission et
l’ordonnance de paiement ;
o Dépenses de matériel : la facture certifiée par le service bénéficiaire de la
prestation puis par l’ordonnateur ou le sous ordonnateur.
 Chaque dossier est contenu dans un bordereau d’émission. Les documents du
dossier sont signés par les responsables habilités (régisseur / Ordonnateur ou S.O /
Chef de service concerné par la dépense / …).
 Le régisseur peut à tout moment remettre le ou les dossiers de paiement
(justificatifs) à la TG. Les dossiers complets et conformes engendrent la mise à jour
de la situation tenue par la TG relativement à la régie en question.

Indiquons ici que le processus de justification des dépenses par voie de régie auprès de la TG,
permet d’augmenter le disponible au mandatement. En d’autres termes, le régisseur par le biais
des justificatifs aura la possibilité d’encaisser des fonds à hauteur au moins des justificatifs
présentés et acceptés par la TG tant qu’il y a un disponible engagé dans le cadre d’une DAP.

Procédure Demande Dérogation

Les dépenses par voie de régie présentent un caractère d’urgence et d’imprévision d’où la
nécessité de les gérer selon un système de comptabilité souple et flexible. Seulement, cette
souplesse n’est pas sans limite. En effet, les dépenses payées par le régisseur sont plafonnées à
deux mille dirhams. Ce qui constitue une précaution voir un contrôle de sécurité implicite induit
par la réglementation.

Cependant, ce plafond constitue pour des dépenses urgentes et imprévues dont le montant
dépasse cette barrière des deux mille dirhams, une difficulté pour l’Administration. Aussi la
réglementation prévoit-elle une solution à ce genre de situation et ce par le biais d’une
procédure de dérogation relative au plafond associé à une nature de dépense.

La procédure commence par l’établissement d’une demande de dérogation signée par les
entités habilitées du ministère de la santé. Ladite demande est adressée, dans un dossier
comportant d’autres documents, aux instances du ministère des finances pour visa. Si la
demande est justifiée, elle est visée permettant ainsi de relever le plafond des dépenses de
même nature que celle objet de la demande de dérogation.

Procédure Report Régie

En fin d’exercice les montants engagés c.à.d. ceux qui ont fait l’objet de DAP visées par le
CED sont reportés vers le nouvel exercice à condition que les lignes qui les alimentent
appartiennent au budget d’investissement ou au compte spécial.
La procédure de report est similaire à celle d’un crédit d’investissement. Par conséquent,
nous allons attendre d’arriver à la section réservée au report du budget d’investissement pour
détailler la procédure de report.

Mais qu’en est-il des liquidités disponibles dans la caisse du régisseur en fin d’exercice ? Il
s’agit là d’approvisionnement en argent qui n’a pas pu être consommé au titre de l’exercice
précédent. La procédure adoptée dans ce cas de figure consiste à établir une DAP pour le
montant disponible dans la caisse. Une fois l’engagement visé, les fonds sont utilisés selon la
procédure normale.

E. PROCEDURES DU COMPTE SPECIAL

Procédure Transfert

Cette procédure consiste à transférer le budget prévu dans le cadre de la loi de finances pour
le Compte Spécial (CS). En effet, la préparation budgétaire permet de centraliser les besoins
exprimés par les différentes entités pour aboutir à une enveloppe globale dont le détail est
connu par la division financière. Le montant global est affecté à une ligne du budget de
fonctionnement en l’occurrence la ligne 121212.00.10.70 sensée alimenter le CS.

La procédure de transfert est assurée par le SC. Elle est opérée en deux temps :

 Engagement du montant à transférer selon la procédure normale d’engagement. Un


dossier d’engagement est préparé, signé puis envoyé vers le CED pour visa.
 Après visa une opération de mandatement prend place conformément à la
réglementation en matière de mandatement. Un dossier d’émission est établi
contenant les documents classiques à savoir un OP et un BE. Une fois le dossier
accepté par la TGR, un virement est effectué au profit d’un compte bancaire tenu par
la TGR au profit du Ministère de la Santé pour gérer les dépenses et recettes du CS.

Procédure Programme Emploi

Au titre d’un exercice budgétaire, la division financière élabore plusieurs programmes


d’emploi. Le premier programme concerne le crédit ouvert par la loi de finances. Il est déclenché
une fois la procédure de transfert achevée.

La procédure de programmation est assurée par le chef de la division assisté par les services
qu’il coiffe. L’élaboration du premier programme comporte les étapes suivantes :

 Affectation du montant transféré à l’entrée de la colonne recette réservée à cet


effet ;
 Répartition du solde du CS (pour le 1er programme = montant du transfert) sur les
lignes de dépense conformément au détail du CS préparé à l’occasion de la loi des
finances ;
 Envoie du programme après signature aux instances du Ministère des Finances pour
visa ;
 Une fois le programme d’emploi PE visé il devient exécutoire. Des notifications de
crédit sont envoyées aux services concernés et les délégations de crédits sur CS
peuvent être enclenchées.
Les PE élaborés par la suite passent tous par les mêmes étapes ci-dessus. En fait, un PE est
élaboré chaque fois que le besoin se fait sentir. Il peut s’agir juste d’un redéploiement de fonds
comme il peut question de la répartition de nouvelles recettes (Etat récapitulatif de Reports, Etat
de produits, …).

Rappelons que le montant global d’un PE ne doit pas dépasser le plafond fixé dans le cadre
de la loi de finances. Au besoin, la division financière formule une demande adressée à la
direction du budget afin de relever ce plafond. La concrétisation du relèvement se fait par
décision du Ministre des Finances.

Procédure Engagement Délégation sur CS

La procédure d’engagement de délégation sur CS est subordonnée à l’établissement d’un


programme d’emploi. Aussitôt qu’un PE est visé par la Direction du Budget, le SC peut entamer la
procédure d’engagement de délégation sur CS. Pour les directions centrales la délégation est
faite à la suite d’une demande formulée par la direction. Pour les services extérieurs la
délégation est, généralement, automatique.

Nous attirons l’attention sur le fait que les PE ne présentent pas le détail des crédits à
déléguer. En fait, c’est le détail des lignes par SO qui a permis d’établir les PE. La division
financière utilise donc cette information détaillée gérée par le service budget dans le cadre de
ses attributions.

La procédure suit la logique générale d’une délégation de crédit du budget général avec
certaines précisions que nous détaillons comme suit :

 Etablissement du dossier de délégation de crédit (ordonnance de délégation, …) et


signature de l’ordonnateur principal ;
 Envoi du dossier au CED central pour visa ;
 Etude du dossier par le CED à la lumière du PE. Si le dossier est rejeté, il est renvoyé
vers le SC pour satisfaction du rejet ou des rejets consignés.
 Après visa de la délégation de crédits sur le CS, le SC envoie les copies conformes des
ordonnances de délégation visées par le CED général aux destinataires ci-après :
o Le sous ordonnateur concerné ;
o Le contrôleur des engagements préfectoral ou provincial concerné ;
o Le Trésorier Général du Royaume pour information

Pour les entrées (recettes) réalisées sur le compte spécial une autre procédure, appelée
Délégation de crédit valant notification du comptable assignataire, est engagée. Le détail d’une
telle procédure est présenté dans le paragraphe suivant.

Procédure Engagement Délégation de crédit sur CS valant notification du


comptable assignataire

 Le SC établi les documents de la délégation de crédits notamment l’ordonnance de


délégation de crédits valant notification au comptable assignataire (OD) et le
bordereau récapitulatif des ordonnances de délégation (BROD) pour visa de la TGR ;
 Après vérification de l’exactitude des recettes, le Trésorier Général du Royaume vise
les documents de la délégation de crédits puis envoie une copie visée :
o de l’OD au Comptable assignataire concerné valant notification afin qu’il
puisse la prendre en charge dans sa comptabilité ;
o du BROD à l’Ordonnateur concerné.

Il est à signaler que l’ordonnateur concerné doit, en fin d’exercice, comparer le montant
global des ordonnances de délégation de crédits avec le total des crédits délégués valant
notification afin d’éviter tout retard dans la procédure de reports de crédits.

Procédure Report sur CS

Le compte spécial présente l’avantage de permettre le report, vers le nouvel exercice, de la


totalité du crédit qui n’a pas été émis au cours de l’exercice qui s’achève. Excepté cette
particularité, la procédure de report se fait exactement comme cela a été décrit précédemment.

Chaque service procédera au report des crédits qu’il gère. Une fois la situation de reports
visée, elle est envoyée vers la DPRF qui centralise et collationne toutes les situations pour
produire un état récapitulatif de reports lequel état sera ensuite remis, pour visa, aux instances
des finances. Le visa de ce document a pour effet l’alimentation de la ligne de recette du CS
correspondante.

A ce niveau, il faut mentionner qu’un sous ordonnateur ne peut faire d’émissions sur le CS
qu’après avoir visé sa situation de reports. C’est une rigidité propre à la gestion du CS (pour le
budget d’investissement, les émissions sont possibles au cours du premier semestre de
l’exercice). Au niveau central, les mandatements ne sont permis qu’après visa de l’état
récapitulatif de reports sur CS.

Procédure Réduction Crédits Délégués sur CS

Dans le cas du compte spécial, il faut distinguer deux cas pour la réduction de crédits
délégués :

 Si la réduction ne concerne pas une ordonnance de délégation valant notification au


comptable assignataire, l’état de réduction des crédits délégués sera signé par le sous-
ordonnateur puis soumis au visa :
 du CED préfectoral ou provincial ;
 de l’Ordonnateur concerné ;
 du CED Central.
 Si le montant de la réduction des crédits délégués est inférieur au montant de
l’ordonnance de la délégation de crédits valant notification au comptable assignataire, le
sous ordonnateur (SO) prépare et signe un état de réduction de crédits délégués qui sera
remis au visa :
 du CED préfectoral ou provincial ;
 du Trésorier Régional, préfectoral ou provincial (comptable assignataire) ;
 de l’Ordonnateur concerné ;
 du CED Central (remis par l’ordonnateur) ;
 du Trésorier Général du Royaume (remis par l’ordonnateur).
F. PRECEDURES DE REPORT
Il faut distinguer ici entre la procédure de report pour l’ordonnateur principal et celle pour un
sous ordonnateur.

Procédure Report Ordonnateur Principal

Le cas de l’Ordonnateur Principal (OP) peut être décrit comme suit :

Etablissement de l’état récapitulatif de reports relatifs aux crédits (CP et CE)


directement gérés par l’OP ;
 Envoi de l’état récapitulatif de reports (ERR) ainsi établi à la TGR pour visa ;
 Remise de l’ERR visé à l’OP ;
 Envoi de l’ERR vers le CED central pour visa ;
 Visa du CED et remise de l’ERR à l’OP ;
 Mise à jour de l’OP de sa comptabilité en :
o réduisant les crédits et les engagements dans sa comptabilité d’engagement
de l’année achevée ;
o augmentant les crédits et les dépenses engagées dans sa comptabilité
d’engagement de l’année en cours ;
o Augmentant les crédits de paiement dans sa comptabilité des émissions de
l’année en cours
 Envoi de l’ERR à la TGR
Procédure Report Sous Ordonnateur

Le report de crédits au niveau du Sous Ordonnateur (SO) suit les étapes ci-après :

 Etablissement de l’état récapitulatif de reports relatifs aux crédits (CP et CE) délégués
au SO ;
 Envoi de l’état récapitulatif de reports (ERR) ainsi établi au comptable assignataire
pour visa ;
 Remise de l’ERR visé au SO ;
 Envoi de l’ERR vers le CED régional pour visa ;
 Visa du CED régional et remise de l’ERR au SO ;
 Mise à jour du SO de sa comptabilité en :
o réduisant les crédits et les engagements dans sa comptabilité d’engagement
de l’année achevée ;
o augmentant les crédits et les dépenses engagées dans sa comptabilité
d’engagement de l’année en cours ;
o Augmentant les crédits de paiement dans sa comptabilité des émissions de
l’année en cours
 Envoi de l’ERR à la TGR et au comptable assignataire ;
 Envoi de l’ERR à l’OP (SC) afin qu’il puisse préparer sa situation globale de reports
(englobant les reports de tout le Ministère de la Santé). Et mettre à jour sa
comptabilité des crédits et dépenses déléguées.
Vers la fin d’exercice, les sous ordonnateurs du ministère de la santé, préparent leur
situation provisoire de reports. Cette situation n’est définitive que lorsque l’OP établit la
situation complète de toutes les dépenses en cours d’engagement et de mandatement chez les
instances du Ministère des Finances. Lorsque cette situation est visée, elle est communiquée à la
DPRF. Le SC central peut, à ce moment-là, récapituler l’ensemble des reports (le sien et celui des
SO) afin d’établir l’état des reports définitif à faire viser auprès de la TG et du CED.
Signalons que le budget de fonctionnement, à l’inverse du budget d’investissement et le CS,
n’est pas concerné par la procédure du report.

Procédure Annulation Report

L’annulation d’un crédit reporté entend libérer un montant déjà engagé au cours d’un
exercice précédent puis reporté sur l’exercice courant. La demande d’annulation est formulée
par le service comptabilité. Elle est adressée au CED pour vérification et visa. Une fois la
demande visée, elle est adressée à la TGR pour signature puis retournée au SC pour alimentation
du crédit neuf.

G. PRECEDURE DE CONSOLIDATION
La procédure de la consolidation est déclenchée chaque fin d’exercice afin d’affecter les
crédits d’engagement (CE) de l’exercice achevé aux crédits de paiement (CP) correspondants du
nouvel exercice. On peut distinguer entre la procédure de consolidation faite par les directions
centrales et la consolidation relative aux services extérieurs.

Procédure Consolidation Crédits – niveau direction centrale

La procédure se déroule selon les étapes suivantes :

 Envoi d’un état de consolidation au service comptabilité par les directions centrales à
la fin de l’exercice comptable.
 Préparation et édition d’un état de consolidation et d’une fiche modèle D qui seront
envoyés au CED pour visa en plus des copies des engagements visés.
 Le CED vérifie les documents envoyés ainsi qu’une copie de l’engagement visé avant
de viser cette consolidation.

Procédure Consolidation Crédits – niveau service extérieur

La procédure de la consolidation sur CE des services extérieurs se déroule selon les étapes
suivantes :

 Les services extérieurs envoient l’état de consolidation au service comptabilité d’une


part et au contrôleur provincial des dépenses et des engagements pour visa d’autre
part.
 Au niveau de service comptabilité il y a préparation et édition d’un état de
consolidation qui sera envoyé au CED pour visa.
 Le CED vérifie les documents envoyés avant de viser cette consolidation.
 Les états de consolidation visés par le CPED sont envoyés au SC pour la préparation
du budget de l’exercice suivant.

5. La liste des documents manipulés par procédure :


Intitulé du document Procédure

Demande de délégation Engagement d’une délégation pour les directions centrales

Ordonnance de délégation de Engagement d’une délégation pour les directions centrales


crédit CP (cas budget général)

Ordonnance de délégation de Engagement d’une délégation pour les directions centrales


crédit CP (cas budget général)

Bordereau récapitulatif de Engagement d’une délégation pour les directions centrales


délégation de Crédits CP

Fiche de Notification Engagement d’une délégation pour les services extérieurs

Demande d’ouverture de Notification de crédit


Crédit

Etat d’engagement collectif Engagement ordonnateur principal (personnel)

Etat d’engagement individuel Engagement ordonnateur principal (personnel)

Fiche modele D Engagement ordonnateur principal (personnel)

Dossier de la dépense Engagement ordonnateur principal (matériel)

Ordonnance de paiement Mandatement

Bordereau d’émission Mandatement

Arrêté conjoint d’institution Régie : création d’une régie


d’une régie

Arrêté conjoint de nomination Régie : création d’une régie


d’un régisseur

Demande d’autorisation de Régie : alimentation d’une régie.


paiement

Fiche modele D Régie : alimentation d’une régie.

Reçu Régie : alimentation d’une régie.

Demande de fond Régie : alimentation d’une régie.

Demande de dérogation Régie : demande de dérogation

Facture Régie : paiement

Etat des sommes Dues Régie : paiement


Ordre de mission Régie : paiement

Bordereau d’émission Régie : paiement

Ordonnance de paiement Régie : paiement

Etat e report (régie) Régie : report

Ordonnance de délégation de Compte spécial : préparation Budget


crédit Valant notification au
comptable assigna taire

Situation des opérations Compte spécial : les reports


retracées

Etat de report Compte spécial : les reports

Programme emploi Compte spécial : les programmes emploi

Bilan final des crédits de Compte spécial : report des ordonnateurs


paiement et d’engagement
reportés

Fiche model D (consolidation) Les consolidations

Etat de consolidation Les consolidations

Etat récapitulatif des reports Les reports


des CP et CE
Bibliographie :
Bibliographique :

Loi organique de la finance Maroc.

Mission et activité du Service de la Comptabilité.

http://srvweb.sante.gov.ma/Pages/Accueil.aspx

Webographie :
Www. sante.gov.ma

www.google.com

http://srvweb.sante.gov.ma/Pages/Accueil.aspx