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Traitement des boues :

Le traitement des boues consiste à réduire le pouvoir fermentescible et les


odeurs des matières organiques présentes dans les boues brutes et, selon la
technique employée, à diminuer la quantité de micro-organismes pathogènes
ou de substances potentiellement toxiques.
Déshydratation

La déshydratation permet de donner aux boues une consistance physique


plus solide afin de faciliter le conditionnement, la manutention et le transport
du résidu final en utilisant divers systèmes mécanisés. On peut distinguer:
 Presse :
Dans les filtres-presses, la boue est comprimée entre deux plateaux creux
recouverts d'une toile métallique en acier ou en tissu synthétique à une
pression se situant typiquement entre 500 et 1500 kPa. Les plateaux sont
de forme carrée dont la dimension du côté varie de 0.3 à 1.5 m

La presse équipée d’éléments de drainage semi-solides


fonctionne par cycles (de 2 à 3 heures). Chaque cycle
comprend 3 phases entièrement automatisées : la
phase d’alimentation, la phase de pressage
/”morcellement du gâteau” et la phase de débâtissage.

 A bande (table de d'égouttage)
Dans les filtres à bandes, la suspension floculée est injectée directement
sur la toile filtrante. Une période d'égouttage gravitaire précède
généralement l'étape de compression puis de cisaillement de la boue. La
pression est exercée par des rouleaux, soit directement, soit par
l'intermédiaire d'une bande presseuse. Le procédé peut être mené à basse
(400 kPa), moyenne (500 kPa) ou haute pression (700 kPa).
filtres à bandes presseuses peut ainsi être proposée. Cette gamme a été conçue pour
traiter à la fois des boues de type hydrophile n’acceptant pas les fortes pressions et des
boues plus hydrophobes sur lesquelles de fortes pressions peuvent être exercées afin
d’atteindre des siccités importantes.
Ces filtres sont très répandus pour plusieurs raisons :

 grande facilité d’exploitation et bon contrôle visuel de la boue en cours de


déshydratation ;
 coût d’exploitation et d’investissement modérés ;
 conception de machines avec pré-épaississement intégré permettant de traiter
des boues très diluées tirées directement des bassins d’aération ;
 continuité du procédé et du lavage des bandes filtrantes ;
 simplicité de la mécanique ;
 production de boues pelletables
Par ailleurs, ils représentent le procédé quasi universel (tout type de boues) et le moins
énergivore des procédés de déshydratation :

 filtre à bandes : 10-25 kWh · t–1 de MES ;


 filtre-presse classique : 20-40 kWh · t–1 de MES ;
 centrifugeuse : 30-60 kWh · t–1 de MES.

Par contre, les gâteaux produits sont les plus humides.

FONCTIONNEMENT DE NOS FILTRES À BANDE


PRESSEUSE
Pour aider à la déshydratation et avant d’entrer dans la presse, les boues sont traitées
chimiquement à l’aide d’un polymère floculant en émulsion. Celui-ci aide également à
former des flocs plus résistants.

Après le conditionnement chimique, les boues sont transférées à l’aide d’une pompe sur une
bande de déshydratation préliminaire. Les molécules libres d’eau tombent par gravité dans
un bac de récupération.

À mesure que les boues sont transportées le long de la bande, une racle en forme de coin les
retourne sur elles-mêmes et aide à une meilleure évacuation de l’eau.

Avant l’étape suivante, des plaques latérales dirigent les boues vers le milieu de la bande,
afin d’empêcher les fuites par les côtés.

Une seconde zone d’épaississement par gravité répète le processus avant le transfert à la
zone de pressage.

Les boues sont enserrées entre deux filtres à bande à l’entrée de la zone de pressage. Le
tracé par-dessus-par-dessous des bandes sur les rouleaux presse les boues et l’excédant
d’eau est évacué à travers le maillage.

À la sortie de la presse, les boues épaissies sont raclées de la bande et recueillies dans un
bac. Les eaux de filtrage et de lavage sont recueillies et transférées à l’avant du système
d’eaux usées pour être traitées de nouveau.

 Centrifugation
La centrifugation sépare l'eau de la boue sous l'effet d'une accélération de
plusieurs milliers de g. Les centrifugeuses sont constituées d'un bol
tournant à grande vitesse et d'une vis racleuse hélicoïdale coaxiale au bol
qui permet l'extraction des boues déshydratées en continu. L'alimentation
peut être centrale ou tangentielle. La circulation de la suspension et de la
boue déshydratée peut s'effectuer à co- ou contrecourant.
Dans l’enceinte de centrifugation se forment deux phases distinctes :

 un culot de centrifugation (appelé sédiment). Ce culot n’a pas une structure


homogène car il y a classification des particules selon leur masse volumique ;
 un liquide surnageant (appelé centrat ou centrifugat). Ce liquide n’est pas
toujours bien clarifié (notamment en cas de présence de colloïdes). Il peut aussi
comporter deux phases en cas de présence d’une phase plus légère que l’eau
(huiles par exemple).

Figure 44. Séparateur à assiettes trois phases. Coupe schématiqu

Ce sont des machines tournantes à axe vertical pouvant créer des champs centrifuges
très élevés (3 000 à 8 000 g). Deux systèmes d’extraction des sédiments peuvent y être
utilisés :

 sortie continue par buses (Ø 1 à 2 mm) : l’effluent ne doit pas contenir beaucoup de
matières en suspension (volume du sédiment inférieur à 2-3 %) et surtout pas de
particules grossières (tamisage fin imposé) ;

 sortie discontinue par ouverture limitée de toute l’enceinte inférieure (on appelle
ces machines : à bol autodébourbeur). Elles peuvent traiter des suspensions
huileuses plus chargées en matières en suspension (volume de sédiment jusque 5
à 6 %) mais avec des débits modérés.

Le réglage de ces clarificateurs est parfois délicat lorsque la qualité des effluents (teneur
en huile) est variable. En effet l’intérêt économique de ce procédé dépend de la
revalorisation par recyclage des huiles récupérées, il faut donc en même temps une
huile sans phase aqueuse et une phase aqueuse peu chargée en huile (récupération
maximale).

L’application la plus répandue est le traitement des eaux résiduaires des industries
automobiles (huiles solubles), sidérurgie, industries agroalimentaires…
 Lit de séchage
Le séchage des boues s'effectue sur des lits de sable drainés en deux
étapes : le drainage puis l'évaporation-filtration. Dans les régions
tempérées, le temps de séchage varie habituellement entre trois semaines
et un mois et demi pour 30 cm à 40 cm de boues, et ce, selon les
conditions climatiques. Par ailleurs, ce procédé nécessite une emprise au
sol considérable, du personnel pour la maintenance (ce qui entraîne une
dépense en main-d'oeuvre).
- Avantages et inconvénients de la filière

Ils restent utilisés (avec éventuellement du polymère pour accélérer la phase de


drainage) dans les régions de faible précipitation. En moyenne, il faut cependant 3 à 4
semaines pour sécher une hauteur de boue liquide de 30-40 cm.

Ce procédé est de moins en moins répandu du fait des grandes surfaces à utiliser et la
nécessité de faire appel à beaucoup de main-d’œuvre pour le ramassage.
Quelques rares exemples existent en lit de séchage mécanisé (éléments de 20 m de
large pour 1 km de long avec arrivée des boues par pompage et dispersion, puis
ramassage par une herse automatisée).

les lagunes de déshydratation


Elles sont utilisées dans des pays de faible pluviométrie, ne voulant pas dépenser des
réactifs chimiques pour la déshydratation.

Ces lagunes (de faible hauteur : 1,8 m environ) ne fonctionnent que sur le principe
d’évaporation (donc fond étanché pour éviter la pollution du sol). Le séchage s’effectue
par petites couches successives de boues et il faut donc avoir plusieurs lagunes pour
assurer les rotations. Lorsqu’environ 1 m de boues asséchées (30 à 40 % de siccité)
sont au fond de la lagune, on procède à son évacuation par tracto-pelle vers une aire de
post-séchage.

Ce procédé est dimensionné selon la capacité évaporatoire du site (variation


saisonnière prise en compte). Il ne peut être appliqué que sur des boues parfaitement
stabilisées pour éviter les nuisances

les filtres sous vide à tambour rotatif


Ils ont quasiment disparu. Seules subsistent quelques applications sur des boues de
décarbonatation ou de lavage de gaz.

Ces filtres sous vide nécessitent en effet des boues de très bonne filtrabilité, donc avec
conditionnement poussé et consomment beaucoup d’énergie. De plus, leur maintenance
est soutenue. De ce fait, les filtres à bandes presseuses et les centrifugeuses les ont
supplantés.

les presses à vis


Ces presses permettent de développer de fortes pressions mais ne sont applicables qu’aux
seules boues de papeterie et à condition que le taux de fibres soit supérieur à 45-50 %. De
ce fait les cas d’applications restent rares.
Figure 53. Coupe schématique d’une presse à vis

La presse à vis est précédée d’un égouttage (GDD/GDE par exemple) de façon à
alimenter la partie presse avec une boue très épaisse. La vis tourne lentement dans un
cylindre perforé en comprimant progressivement la boue, compression rendue possible
par formation d’un bouchon de boue déshydratée en sortie de vis.

Lorsque les boues sont suffisamment fibreuses, des siccités de 45-55 % sont obtenues.
Les débits sont de l’ordre de 600-1 000 kg MES · h–1 pour des vis de diamètre 600-650
mm.

Ces presses à vis peuvent être également installées derrière un filtre à bandes pour
gagner 10 à 15 points de siccité. La maintenance de ces appareils est assez forte
(usure vis).

Problématiques des boues :


Le non utilisation de boue des stations de potabilisation et son jet dans la
nature, a influencé des différents risques et dangers pour l'homme et
l'environnement et aussi un coût important en cas de la mettre en
décharge. Pour cela nous avons essayé de trouver des solutions et des
modes de valorisation de cette boue afin de sauver la nature et aussi,
affaiblir la quantité mise en décharge, d'où on a proposé de faire les essais
qui suivent dans cette partie.

Loi 28-00 :
La présente loi a pour objet de prévenir et de protéger la santé de l'homme, la
faune, la flore, les eaux, l'air, le sol, les écosystèmes, les sites et paysages et
l'environnement en général contre les effets nocifs des déchets. A cet effet,
elle vise :

· La prévention de la nocivité des déchets et la réduction de leur production.

· L'organisation de la collecte, du transport, du stockage, du traitement des


déchets et de leur élimination de façon écologiquement rationnelle.

· La valorisation des déchets par le réemploi, le recyclage ou toute autre


opération visant à obtenir, à partir des déchets, des matériaux réutilisables ou
de l'énergie.

· La planification nationale, régionale et locale en matière de gestion et


d'élimination des déchets.

· L'information du public sur les effets nocifs des déchets, sur la santé
publique et l'environnement ainsi que sur les mesures de prévention ou de
compensation de leurs effets préjudiciables.

· La mise en place d'un système de contrôle et de répression des infractions


commises dans ce domaine.

Essais de traitement des solutions synthétiques d’eaux pluviales


brutes par des boues des eaux destinées à l’alimentation :

Schéma 2 : la valeur en matière sèche dans les boues de potabilisation.

Caractérisation de l'eau brute (eau pluviale) :

* pH : 7,8
* Turbidité : 46 FTU

* Conductivité : 1755 uS/cm

* Jar Test : Début de coagulation : Agitation rapide t = 4 min avec V= 200


tr/min

Coagulation : Agitation lente t= 20 min avec V= 50 tr/min


*1èr essai :
Tableau 2: Essais de coagulation avec différentes concentrations de boue sur
les eaux pluviales

Figure 1 : Illustration des résultats de coagulation avant et après décantation


Résultat du 1er Essai :

Les résultats de cet essai sont présentés sur les courbes au dessus.

Après caractérisation des échantillons vers la fin de la décantation (Fig.1.b),


nous avons conclu que le pH reste constant pour touts les béchers (Fig.2),
nous avons constaté pour tous une légère augmentation du pH de 0,51.

En terme de turbidité (Fig.3), nous avons constaté des résultats qui sont peu
concluants, car la turbidité n'a pas vraiment changé dans tous les essais
même après décantation.
En ce qui concerne la conductivité, la valeur initiale était de 1755uS/cm, les
essais ont montré une variation négligeable allant de 1743 à 1752 uS/cm
(Fig.4).

Nous avons donc conclu, après cet essai, qu'il est nécessaire de voir les
marges d'utilisation des boues pour un rendement plus efficace, nous avons
donc décidé, une première fois, d'augmenter la dose des boues pour espérer
un meilleur résultat que le premier, et aussi, diminuer les doses pour voir les
tendances du rendement.

*2ème essai :

Nous avons travaillé sur la même eau brute de départ, même caractéristiques,
même conditions opératoires. Toutefois, nous avons utilisé des volumes de
boues plus petits que dans le premier essai.

Tableau 3: Essais de coagulation avec différentes concentrations de boue sur


les eaux pluviales

Figure 5: Illustration des résultats de coagulation avant et après décantation


Résultats du 2ème essai :

Les résultats de cet essai sont présentés sur les courbes au dessus.
Pour cet essai, nous avons constaté des résultats comparables au premier.

Le pH reste constant, il marque une très légère diminution (Fig.6).

Pour la turbidité, les valeurs des résultats sont aussi comparables au premier
essai (Fig.7), même avec des concentrations moindres.

La conductivité reste variable entre les échantillons, mais d'une façon très
négligeable (Fig.8).

Nous concluons, contrairement à ce qu'il nous paraissait au début, ces essais


pour des concentrations petites en boue n'ont pas donné des résultats
concluants, il reste donc nécessaire de vérifier des concentrations plus
élevées.

3ème essai :

Nous avons décidé, dans ce qui suit, de faire des essais sur des doses
différentes de boues pour un nouvel échantillon plus turbide, et voir les
tendances d'évolution.

Nous avons ainsi suivi l'évolution de la coagulation par un ajout croissant de


boue en terme de concentration, les résultats vont nous mener à faire un autre
essai sur la même eau brute, mais cette fois avec le sulfate d'alumine
(coagulant utilisé par la société SEOER), et faire une comparaison entre les
deux résultats.

Caractérisation de l'eau brute (eau pluviale):

· Turbidité initiale : 96 FTU

· Conductivité initiale : 1766 uS /cm

· pH initiale : 8,11

· Jar Test : Début de coagulation : Agitation rapide t = 4 min avec V= 200


tr/min

Coagulation : Agitation lente t= 20 min avec V= 50 tr/min

· Utilisation de la boue seule comme coagulant.


Cette une boue concentrée : 820 ml comme volume utilisé de 1000 ml de
boue (après décantation).

Tableau 4: Essais de coagulation avec différentes concentrations de boue sur


les eaux pluviales.

Résultats du 3ème essai :

Résultat A :

Les résultats de cet essai sont présentés sur les courbes au dessus.

Pour cet essai, on a trouvé les résultats suivants :

Le pH reste constant, avec une très légère variation qui est négligeable
(Fig.10).
La turbidité, marque une diminution assez significative, elle est réduite de
moitié par rapport à la turbidité initiale avec un minimum dans le cas où la
masse en boue est de 0,060 g (Fig.12).

La conductivité reste peu variable, mais d'une façon très négligeable (Fig.11).

Nous concluons, dans cet essai que la turbidité a donnée un résultat où on a


un minimum, donc on va fixer cette dose en boue. Sachant la dose optimale
en sulfate d'alumine, on va essayer de réduire cette dernière afin d'avoir un
gain sur la quantité de sulfate d'alumine.

· Utilisation du Sulfate d'alumine (1,8 g/l) seul comme coagulant.

Tableau 5: Essais de coagulation avec différentes concentrations de


Al2(SO4)3 sur les eaux pluviales

Figure 13: Illustration des résultats de coagulation avant et après décantation

Résultat B :

Les résultats de cet essai sont présentés sur les courbes au dessus.
Pour cet essai, on a trouvé les résultats suivants :

Le pH a eu une légère variation qui est peu négligeable (Fig.16).

Pour la turbidité, elle diminue d'une manière beaucoup plus importante, et elle a eu
une valeur nulle dans le cas où la concentration de Al2(SO4)3 égale à 0,076 g/l, d'où
c'est la dose optimale (Fig.14).

La conductivité a eu une légère diminution, avec un écart de 14 uS/cm (Fig.15).

Nous concluons, dans cet essai que la dose optimale en sulfate d'alumine est de
0 ,076g/l.

Donc dans ce qui suit, on va fixer la dose en boue obtenue dans cet essai, et on va
essayer de faire varier la dose le sulfate d'alumine toute en restant à une limite
inférieure à la dose optimale.

? Utilisation du Sulfate d'alumine à une concentration de 1,8 g/l + la boue


comme pré coagulant sur l'eau brute.

1-Coagulation décantation de l'eau brute mélangée avec de la boue (0,060 g): 20 min
d'agitation et 20 min de décantation (même conditions de départ).

2-Le surnageant va subir une coagulation avec le sulfate d'alumine avec les mêmes
conditions de temps et d'agitation.

Tableau 6: Essais de coagulation avec différentes concentrations de Al2(SO4)3sur les


eaux pluviales prétraités à la boue

Concentration de sulfate d'alumine (g/l) 0,011 0,022 0,033 0,044 0,055 0,066
Concentration de boue (g/l) 0,349 0,349 0,349 0,349 0,349 0,349
Turbidité (FTU) 19 22 20 16 12 10
pH 7,54 7,54 7,53 7,54 7,54 7,54
Conductivité (us/cm) 1725 1732 1714 1721 1721 1742

Photo a : Coagulation avant décantation Photo b : Après decantation

Figure 17: Illustration des résultats de coagulation avant et après décantation

Résultat C :
Figure 18: Evolution de la turbidité pour le 3ème Essai

Figure 19: Evolution de la Conductivité pour le 3ème Essai

Figure 20: Evolution du pH pour le 3ème Essai

Les résultats de cet essai sont présentés sur les courbes au dessus.

Pour cet essai, on a trouvé les résultats suivants :

Le pH a eu une légère variation qui est peu négligeable (Fig.20).

Pour la turbidité, elle diminue d'une manière beaucoup plus importante, et elle a eu
une valeur minimale de 10 FTU avec une concentration en sulfate d'alumine égale à
0,066 g/l et une concentration de boue égale à 0,349 g/l. (Fig.18).

La conductivité a eu une légère diminution, avec un écart de 20 uS/cm (Fig.19).

Essais de traitement des eaux brutes par des boues des eaux destinées à
l’alimentation

Les eaux usées utilisées dans les essais ci-dessous ont été prélevés d'un
rejet émanant d'habitations d'un douar. Elles sont représentées par la photo
suivante :
Figure 21: représente les eaux usées domestiques d'une région à proximité
de la ville de Casablanca où il n'y a pas d'assainissement

Caractéristiques de l'eau brute :

* Turbidité: 600 FTU

* Conductivité: 8.14 mS/cm

* PH: 8.19

* Jar Test : t= 4 min avec V= 200 tr/min

t= 20 min avec V= 50 tr/min

*1èr essai :

Tableau 7: Essais de coagulation avec différentes concentrations de boue


sur les eaux usées
Concentration de boue (g/l) 0,031 0,061 0,090 0,119 0,147 0,17
4
Turbidité(FTU) 380 370 330 280 255 210
pH 8,23 8,26 8,27 8,27 8,26 8,27
Conductivité (mS/cm) 8,09 7,97 7,89 7,78 7,76 7,68

Photo a : Coagulation avant décantation Photo b : Après décantation

Figure 22: Illustration des résultats de coagulation avant et après


décantation

Résultat du 1er Essai :

Figure 23: Evolution de la turbidité pour le 1er Essai

Figure 24: Evolution du pH pour le 1er Essai


Figure 25: Evolution de la conductivité pour le 1er Essai

Les résultats de cet essai sont présentés sur les courbes au dessus.

Lors la coagulation, on a observé deux choses :

- la coloration change avec l'augmentation des masses en boue.

- L'odeur des EU brutes diminue avec l'augmentation des masses en boue.

Après caractérisation des échantillons vers la fin de la décantation


(Fig.22.b), nous avons conclu que le pH reste constant pour touts les
béchers (Fig.24), le pH initial étant de 8,19, nous avons constaté pour tous
une légère augmentation du pH de 0,04.

En terme de turbidité (Fig.23), nous avons constaté des résultats qui sont
concluants, car la turbidité a diminué plus que moitié dans tous les essais
même après décantation.

En ce qui concerne la conductivité, la valeur initiale était de 8,14 mS/cm, les


essais ont montré une diminution allant de 8,09 à 7,68 mS/cm (Fig.25).

Nous avons décidé donc, après cet essai, qu'il faut augmenter la
concentration en boue pour voir si ça peut réduire de plus la turbidité, et
aussi améliorer les valeurs de pH et la conductivité.

*2ème essai :

Tableau 8: Essais de coagulation avec différentes concentrations de boue


sur les eaux usées
Concentration en boue (g/l) 0,147 0,174 0,201 0,227 0,253 0,277
Turbidité(FTU) 205 190 170 155 150 135
pH 8,26 8,26 8,26 8,25 8,25 8,32
Conductivité (mS/cm) 7,78 7,69 7,67 7,57 7,54 7,45

Photo a : Coagulation avant décantation Photo b : Après décantation

Figure 26: Illustration des résultats de coagulation avant et après


décantation

Résultat du 2ème Essai :

Résultat A :

Figure 27: Evolution de la turbidité pour le 2ème Essai

Figure 28: Evolution de la conductivité pour le 2ème Essai


Figure 29: Evolution du pH pour le 2ème Essai

Les résultats de cet essai sont présentés sur les courbes au dessus.

Pour cet essai, nous avons constaté des résultats comparables au premier.

Le pH reste constant, il marque une très légère augmentation (Fig.29).

Pour la turbidité, elle a eu une diminution en augmentant la dose en boue


(Fig.27).

La conductivité est diminuée avec l'augmentation de la dose en boue, dans


un écart de 0,33 mS/cm (Fig.28).

Nous concluons, d'après cet essai qu'en augmentant la dose en boue la


turbidité diminue ainsi que la conductivité, donc on va essayer dans l'essai
qui suit, de conserver la dose en boue où on a la turbidité minimale et on va
ajouter avec elle des différentes dose en sulfate d'alumine.

· La boue avec le sulfate d'alumine (7,2 g/L) :

On fixe la masse en boue à 0,277 g/l et on varie la concentration en


sulfate d'alumine (7,2g/L) :

Ces essais sont faits comme suit :

· 1-Coagulation décantation après 20 min d'agitation et 20 min de


décantation (même conditions de départ).

· 2-Le surnageant qui va avoir la 2ème coagulation avec le sulfate d'alumine


avec les mêmes conditions de temps et d'agitation.
Tableau 9: Essais de coagulation avec différentes concentrations de
Al2(SO4)3 sur les eaux usées

Concentration en Al2(SO4)3 (g/l) 0,220 0,428 0,658 0,878 1,097 1,317


Turbidité(FTU) 56 44 26 26 18 12
pH 7,79 7,51 7,23 6,99 6,87 6,72
Conductivité (mS/cm) 7,57 7,56 7,38 7,27 7,17 7,07

Photo a : Coagulation avant décantation Photo b : Après décantation

Figure 30: Illustration des résultats de coagulation avant et après


décantation

Résultat B :

Figure 31: Evolution de la turbidité pour le 2ème Essai

Figure 32: Evolution de la conductivité pour le 2ème Essai


Figure 33: Evolution du pH pour le 2ème Essai

Les résultats de cet essai sont présentés sur les courbes au dessus.

Pour cet essai, on a trouvé les résultats suivants :

Le pH varie, avec une diminution remarquable et un passage vers l'acidité


(Fig.33).

Pour la turbidité, elle marque une diminution remarquable avec une


réduction de 98 % de la matière en suspension (Fig.31).

La conductivité reste variable, avec une diminution et d'un écart de 0,5


mS/cm entre échantillons (Fig.32).

Figure 34: représente la comparaison de la boue avant et après le pré traitement.

- Bécher à gauche: contient la boue issue de la station de potabilisation.

- Bécher à droite: contient même boue mais après un pré traitement des
eaux usées.

CONCLUSION GÉNÉRALE

D'après les essais qu'on a fait précédemment, on a conclut que :

La boue issue de station de potabilisation a donnée une efficacité


remarquable pour un pré traitement des eaux usées domestiques car elle a
pu réduire les MES à environ 98 % en présence de sulfate d'alumine, et des
résultats un peu moindre pour le pré traitement des eaux pluviales, car dans
ces dernières, l'utilisation des doses en sulfate d'alumine inférieure à la dose
optimale ont montré des résultats indiquant qu'il est nécessaire d'augmenter
la dose en coagulant. Donc on est obligé de dépasser la dose optimale en
sulfate d'alumine dans ce traitement. D'où on est besoin de suivre d'autre
paramètre espérant l'amélioration de ces résultats.

8-Perspectives

Aux cours des essais faites sur les eaux pluviales et les eaux usées
domestiques, nous avons conclus qu'on peut utiliser les boues issues de
station de potabilisation pour traiter les rejets domestiques, et aussi valoriser
le résidu qu'on va obtenir après le traitement pour une réutilisation dans des
différents domaines, on peut citer:

- La cimenterie (pour les résidus de traitement des eaux pluviales).

On peut aussi sécher cette boue, l'aérée, pour avoir une dégradation de la
matière organique, afin d'augmenter l'habilité de ces boues à bien capter les
MES, et donc améliorer la qualité du traitement de ces eaux et leur
utilisation dans des différents domaines.