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Notre étude a eu pour but la mise en question de l’impact du consumérisme sur le

comportement du consommateur marocain. A travers notre revue de littérature et après avoir


mené une enquête auprès de deux professionnels, présidents de deux associations de la
protection du consommateur sur Casablanca, et à l'aide d'un entretien semi-directif, l'analyse
qualitative a montré qu’il existe un impact très faible voire même inexistant de ses
associations sur le consommateur marocain, et ce dans la mesure où ce dernier demeure
toujours pas conscient de l’ampleur et l’importance des actions consuméristes, vu le nombre
minimes des réclamations reçues ainsi que le manque d’interaction au niveau des moyens de
communication (réseaux sociaux …) chose qui démontre à quel point les acteurs
consuméristes trouvent du mal à passer leurs messages aux consommateurs entre autres.
Quant à l’Etat Marocain, il n’est toujours pas en mesure de rivaliser les enjeux du
consumérisme malgré les lois déjà précitées, l’Etat ne fournit toujours pas de subventions aux
associations, ce qui fait que le travail est fait d’une manière 100% bénévole, entrave qui rend
la résolution des problèmes des consommateurs de moins en moins possible. Aussi avons-
nous procédé à une analyse verticale suivie d’une analyse horizontale qui nous a permis de
relever nos deux construits principaux qui sont « le comportement du consommateur
marocain » et « les actions consuméristes », et générer un maximum d’items pour construire
notre questionnaire qui a pour objectif de décortiquer le sujet et de nous éclaircir les points les
plus complexes et ainsi de généraliser les résultats.

Après s’être familiarisés avec le vocabulaire de notre domaine de recherche, nous sommes
passés à l’étape quantitative. Nous avons suivi les étapes du paradigme de Churchill, tout en
spécifiant le domaine de notre construit, et ce en extrayant les deux principaux cités
préalablement, pour générer après un échantillon d’items. Nous avons ensuite procédé à une
première collecte de données auprès de soixante personnes, nous leur avons envoyé le
questionnaire par voie électronique, afin de toucher des personnes de différentes zones
géographiques pour pouvoir généraliser nos résultats au niveau du royaume. Aussi avons-
nous adopté une échelle de Likert allant de 1 jusqu’à 5 pour la majorité des questions. Par la
suite nous avons épuré notre échelle de mesure à travers le logiciel SPSS. La mesure de la
validité a été réalisée à travers tout d’abord le calcul de l’indice KMO et Bartlett pour chaque
construit afin de savoir si les données sont factorisables, et puis l’extraction à travers l’analyse
en composantes principales, ce qui nous a permis de calculer la communalité de chaque item,
et relever la composante principale qui explique la plus grande partie de chaque construit.
Nous avons procédé donc à l’élimination des items de faible communalité, ainsi que les items
les moins corrélés à la composante principale qui explique la plus grande partie de la variance
totale, pour ne garder que 29 Items sachant qu’ils étaient 41 avant le pré-test. Apres avoir
finalisé les étapes de ce dernier, nous nous sommes attaqués à la construction de la deuxième
collecte de données du nouveau questionnaire qui ne contiendra que les items gardés lors de
l’étape précédente. Cela a eu pour objectif de garder les items les plus corrélés afin d’avoir
des résultats précis et pointus qui nous ont aidé par la suite à mesurer notre phénomène d’une
façon meilleure. Une deuxième purification a bien évidemment eu lieu, elle consiste à
mesurer la validité et la fiabilité de notre échelle de mesure finale. Cette étape est très
importante vu que c’est l’étape finale qui nous a permis de déterminer les facteurs les plus
fiables expliquant notre phénomène. La validation des échelles de mesure est une condition
nécessaire de la qualité des résultats de la recherche.

La régression linéaire simple nous a permis d’accepter l’hypothèse nulle qui stipule qu’il
n’existe pas de relation entre le comportement du consommateur marocain et le
consumérisme.

D’après l’analyse quantitative, la majorité des consommateurs marocains n’ont jamais


entendu parler du consumérisme. Une faible part est dédiée à ceux qui le connaissent et qui
par conséquent ont jugé les associations de protection des droits des consommateurs comme
peu actives ce qui peut, peut-être, expliquer la méconnaissance de la majorité. Ces
associations ont été perçues également comme étant faiblement voire moyennement efficaces,
crédibles et accessibles, cela peut être expliqué par le fait que ces associations ne soient pas
vraiment à leur écoute. L’Etat étant également un acteur qui œuvre pour la protection du
consommateur marocain répond moyennement aux enjeux du consumérisme et est venu en
2ème rang vu que les consommateurs ont une préférence plutôt vers les associations pour
défendre leurs intérêts quoique la majorité soit neutre à cet égard. Ces résultats confirment ce
que nous avons pu retenir à travers nos entretiens et notre revue de littérature.

Après être passés par toutes les étapes des études qualitatives et quantitatives, nous avons jugé
nécessaire de présenter quelques recommandations pour améliorer l’impact du consumérisme
sur le comportement du consommateur dont notamment l’organisation de campagnes de
sensibilisation et des séminaires et portes ouvertes pour rappeler aux consommateurs leurs
droits et obligations en matière de consommation, la promotion à travers les médias, les
acteurs et les leaders d’opinions susceptibles de toucher le consommateur, l’implantation de
nouvelles associations dans les différentes villes au Maroc vu leur insuffisance.

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