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les antispasmodiques

ce sont des médicaments destinés à traiter les spasmes, ces spasmes étant principalement
digestifs ou génito-urinaires

il y’a 2 grandes classes d’antispasmodiques :


- les anticholinergiques
- les antispasmodiques musculotropes

1. les antispasmodiques anticholinergiques :


- agissent au niveau nerveux en bloquant les récepteurs de l’acétylcholine
- la musculature lisse ou involontaire est sous la dépendance du système parasympathique et un
blocage de celui-ci entraîne un relâchement des muscles et une levée du spasme
- possèdent des effets indésirables :
+ trouble de l’accommodation oculaire (maintien d’une pupille dilatée ou mydriase)
+ augmentation de fréquence cardiaque
+ sécheresse buccale, ect

ATROPINE (SULFATE) LAVOISIER 0,5 mg/ml Solution injectable


- traitement symptomatique des manifestations douloureuses aigues liées aux troubles
fonctionnelles du tube digestif et des voies biliaires
- spécialité administrée sous contrôle médical
- Antispasmodique (voie SC) :
+ chez l’adulte : 0,25 à 1 mg toutes les 6 heures; posologie maximale : 2mg/24h

Butylbromure de scopolamine (SCOBUREN 20 mg/ml)


- traitement symptomatique des manifestations douloureuses aigues liées aux troubles
fonctionnels du tube digestif et des voies biliaires
- adultes : 1 ampoule en perfusion intraveineuse

l’injection pourra être renouvelée dans la journée, par voie intraveineuse, intramusculaire ou sous
cutanée

les antispasmodiques musculotropes :


- ils ont moins d’effets secondaires que les antispamodiques cholinergiques car ils agissent
directement au niveau des muscles pour favoriser leur relâchement et lever le spasme
- les principaux représentants sont la papavérine et le phloroglucinol

1. papaverine :
- alcaloide isoquinoléique extrait de l’opium
- spasmolytique musculotrope par action périphérique sur les muscles lisses en général. sont
déprimés par la papavérine, ils se distendent sous son influence, surtout lorsqu’ils sont en spam
ou anormalement excitables

propriétés pharmacocinétiques :
- se lie dans le plasma à 90% environ aux protéines plasmatiques
- demi-vie plasmatiques = 1-2 heures avec des fortes variations individuelles
- est métabolisé au niveau hépatique et les métabolites obtenus sont excrétés au niveau urinaire
sous forme de dérivés glucuronoconjugués

indications thérapeutiques :
- proposé dans traitement des spasmes de la musculature lisse des systèmes digestifs et
urogénital

posologie et mode d’administration :


- administrer par voie im ou par voie iv en injection lente
- adultes : la dose habituelle est de 40 mg par prise, à répéter 3 à 5 fois par jour
- dose nécessaire peut cependant varier individuellement entre 30 et 120 mg par prise

effets indésirables :
- système nerveux :
+ vertige, mal de tête, somnolence
- affections cardiovasculaires :
+ possibilité de tachycardie et de bouffées vasomotrices, hypotension, hypertension
- tractus gastro-intestinal :
+ troubles digestifs, ralentissement du transit intestinal avec constipation éventuelle
+ nausée, vomissements, anorexie, diarrhée
- affections hépatobiliaires :
+ en cas de traitement prolongé, de rares cas d’atteinte hépatique ont été rapportés,
réversibles à l’arrêt du traitement

contre-indications :
- hypertension intracrânienne
- bloc atrio-ventriculaire complet
- syndrome parkinsoniens traités ou non par la lévodopa
- hypersensibilité à la paraphrénie ou à l’un des composants de la préparation

2. trimebutine :
- antispasmodique musculotrope
- modificateur de la motricité digestive
+ agoniste enképhalinergique périphérique
+ la trimébutine stimule la motricité intestinale (déclenchement d’ondes de phase III,
propagées du complexe moteur migrant) et l’inhibe lors d’une stimulation préalable

indications :
- traitement symptomatique :
+ douleurs liées aux troubles fonctionnels du tube digestif et des voies biliaires
+ douleurs, troubles du transit et de l’inconfort intestinal aux troubles fonctionnels
intestinaux

posologie :
- la posologie usuelle est de 1 comprimé (100 mg) 3 fois par jours
- exceptionnellement la posologie peut être augmentée jusqu'à 6 comprimés par jour

effets indésirables : rares réactions cutanées


Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin MICI

- MICI regroupent la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique


- elles se caractérisent toutes les 2 par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif
- dans la maladie de Crohn, elle peut être localisée dans tout le système digestif, de la bouche à
l’anus (le plus souvent au niveau de l’intestin) tandis que dans la rectocolite hémorragique; elle
est localisée au niveau du rectum et du colon
- ces maladies évoluent par poussées inflammatoires de durée et de fréquence extrêmement
variables en fonction des patients, alternant phases de rémission
- il n’existe pas de traitement curatif des MICI, mais les médicaments actuels permettent toutefois
un contrôle durable de la maladie et une qualité de vie satisfaisante
- comme toute maladie inflammatoire chronique, la prise en charge repose sur un traitement de
fond et un traitement de crise :
+ le premier est destiné à prévenir l’apparition des poussées et prolonger les phases de
rémission
+ le second permet d’écourter la durée des poussées inflammatoires et de limiter les
symptômes
- lors des poussées, les 5 aminosalicylés (ASA) sont les AI prescrits chez la majorité des patients
en raison de leur bonne tolérance
- les corticoides arrivent en deuxième intention en cas d’inefficacité des 5 ASA ou de poussées
sévères de la maladie. ils sont plus efficaces mais présentent un certain nombre d’effets
secondaires
- en traitement de fond, les immunomodulateurs sont utilisés pour réguler l’immunité des patients
et réduire l’inflammation à long terme
- il existe plusieurs molécules : azathioprine, mercaptopurine et méthotrexate

traitement de fond :
- les biothérapies arrivées en 1990 ont amélioré la prise en charge
- elles bloquent spécifiquement le TNF alpha, facteur d’inflammation présent dans la maladie
- deux molécules sont indiquées à ce jour dans la maladie de Crohn (infliximab, adalimumab) et
une dans la rectocolite hémorragique (infliximab)
- ces ttt sont réservés aux formes sévères et résistantes aux autres ttt

par ailleurs, la fréquence et importance des diarrhées peut entraîner une carence nutritionnelle :
- une supplémentation en fer, acide folique, zinc, magnésium, vitamines cet peut être nécessaire
par voie orale ou intraveineuse et chez l’enfant, le recours à la nutrition entérale, exclusive ou en
complément est parfois nécessaire

enfin, un traitement chirurgical est réservé aux malades résistants à un ttt bien suivi ou encore
suite à l’apparition de complications
- après 10 ans d’évolution, plus d’un malade sur 2 a subi une intervention chirurgicale permettant
d’enlever le segment le plus atteint du tube digestif

les objectifs du traitement sont :


- améliorer et de conserver le bien être général du patient (avec optimisation de la qualité de vie
subjective)
- de traiter la maladie aigue :
+ en éliminant les symptômes et en réduisant au minimum les effets secondaires et les
effets négatifs à long terme
+ en réduisant l’inflammation intestinale et en obtenant, si possible, une guérison de la
muqueuse
- de maintenir des rémissions sans utilisation de stéroïdes (en diminuant la fréquence et la
sévérité des rechutes et la dépendance aux stéroides)
- de prévenir les complications, les hospitalisations et le recours à la chirurgie
- de maintenir un bon état nutritionnel

les dérivés amino-salicylés ASA :


- agents anti-inflammatoires agissant au contact de la muqueuse intestinale
- spécialité disponibles :
+ sulfasalazine (salazopyrine)
+ mesalazine (fisava, pentasa, rosawa)
+ olsalazine
+ acide para aminosalicylique

mode d’action :
- anti-inflammatoire locale directe sur les muqueuses de l’intestin grêle et du côlon des patients
- n’ont aucun lien avec les médicaments de la famille de la cortisone ou avec les AINS classiques
utilisés pour les douleurs et les rhumatismes. également différents de l’acide acétylsalicylique
(aspirine)

indication :
- différent selon le type de MICI

rectocoliye hémorragique :
- traitement oral :
+ traitement d’induction des poussées d’intensité faible à modérée (4g/jour pendant 4 à 8
semaines)
+ traitement d’entretien en prévention des rechutes (2g/jour)
+ traitement en chimio-prévention du cancer colo-rectal (efficacité probable)
- traitement local :
+ rectite : suppositoires (1g/j)
+ recto-sigmoidite (lavement 1g/j)
+ atteinte plus étendue : en association avec la voie orale

maladie de crohn :
- traitement oral :
+ traitement d’induction des poussées d’intensité minime et de localisation colique
(efficacité controversée)
+ prévention de la récidive post-opératoire en l’absence de facteurs de risque (efficacité
faible)
- traitement prolongé en chimio-prévention du cancer colo-rectal en cas de colite étendue
(efficacité probable)
- traitement local : traitement complémentaire des formes distilles et réfractaires

effets secondaires potentiels :


- aminosalicylés sont le plus souvent très bien tolérés
- cependant, comme tous les médicaments, ils sont susceptibles dans de rares cas de provoquer
des effets secondaires
- en moyenne, à l’exception de la salazopyrine, ces effets sonderais ne sont pas plus fréquents
que ceux observés dans les études avec un placebo
- effets secondaires suivants :
+ maux de tête, nausées, vomissements (généralement en début de traitement et
disparaissent par la suite), perte de cheveux plus importante que d’habitude (mais jamais
sérieuse) et diarrhée. cette dernière est plus fréquemment observée avec le Dipentum et peut être
diminuée en prenant ce médicament au cours du repas
+ exceptionnellement des allergies sont possibles. peuvent se traduire par fièvre, une
pancréatite aigue, une hépatite, une myocardite, ou encore des pneumopathies
+ rares cas d’IR ont été rapportés (risque inférieur à 1/500); aussi une surveillance de la
fonction rénale par dosage de la créatinine sanguine et de la protéinurie est recommandée
+ par voie rectale on peut parfois également observer des réactions d’intolérance locale :
difficultés à introduire les suppositoires ou à garder les lavements, démangeaisons, douleurs
anales

cas particuliers de la salazopyrine :


- salazopyrine a plus d’effets indésirables que les autres aminosalicylés car elle contient une
autre molécule (un sulfamide : la sulphapyridine) en plus du 5-ASA. certains sont liés à la dose,
d’autres (allergiques) ne le sont pas :
+ liés à la posologie : perte de l’appétit, nausées, vomissements, céphalées, malaise,
coloration brune ou orangée des urines
+ non liés à la posologie (allergiques) : éruption cutanée, fièvre, hépatite, pneumopathie,
anémie, diminution des globules blancs ou des plaquettes sanguines
+ on peut aussi observer une diminution du nombre de spa responsable d’une baisse de
fertilité chez l’homme, régressive à l’arrêt du traitement
+ salazopyrine est contre indiquée en cas d’hypersensibilité connue aux sulfamides et de
déficit en enzyme G6PD (glucose 6-phosphate déshydrogénase)

grossesse et allaitement :
- les dérivés de l’acide aminosalicylique ne provoquent pas de malformations et n’entraînent pas
d’autres risques pour la grossesse. les données restent cependant limitées pour les fortes
doses. pour cette raison, on conseille donc de limiter leur utilisation à des doses inférieures ou
égales à 3g/j chez les femmes enceintes
- en cas de prise de sulfasalazine, une supplémentation en acide folique est conseillé au cours de
la grossesse
- il est éventuellement possible de poursuivre le traitement en cas d’allaitement

interactions médicamenteuses :
- globalement, les aminosalicylés ne modifient pas l’action d’autres médicaments à l’exception de
la salazopyrine qui a des interactions avec les anticoagulants de type antivitamines K, les
sulfamides hypoglycémiants utilisés dans le traitement du diabète (risque de potentialisation) et
la dioxine (réduction de la digoxinémie)

Sulfasalazine (Salazopyrine®), Orale à 500 mg


Mésalazine, Fivasa ®
▪ Orale à 400 et 800 mg
▪ Suppositoire à 500 mg
Mésalazine, Pentasa ®
▪ Orale à 500 mg, 1 g et 2 g
▪ Suppositoire à 1 g
▪ Solution pour lavement à 1 g
Mésalazine, Rowasa ®
▪ Orale à 250 et 500 mg
▪ Suppositoire à 500 mg
Olsalazine, Dipentum ®
▪ Orale à 250 mg et 500 mg
Acide para-aminosalicylé, Quadrasa ®
▪ Solution pour lavement à 2 g

les corticoides :
- spécialités disponibles
- corticoides systémiques :
+ méthylprednisolone (medrol), prednisolone (solupred) et prednisone (cortancyl)+ +
+ equivalences : 1mg prednisone = 1 mg prednisolone = 0,8 mg méthylprednisolone
- corticoides à libération intestinale :
+ budésonide (entocort, mikicort, budénofalk - non disponible en france) : la libération iléale
et colique droite
+ dipropionate de béclométasone (clipper) - non disponible en france : libération colique
gauche
- corticoides topiques : suppositoires (préparation magistrale de prednisolone), mousses
(colofoam) ou lavements (préparation magistrale ou betnesol)

indications :
- les corticoides sont utilisés en cures courtes dans le traitement de la poussée aigue
- les corticoides ne sont pas un traitement d’entretien des MICI
- utilisation selon la sévérité et la localisation de la maladie
- corticoides systémiques : maladie de crohn modérée à sévère et RCH modérée quel qu’en soit
la localisation
- remarque : la poussée sévère de RCH nécessite des coricides par voir IV

budénoside :
- préféré aux corticoides systémiques dans la maladie de Crohn légère à modérée de localisation
iléale et/ou colique droite
- traitements locaux par suppositoires (rectites) et lavements (rectosigmoidites) : RCH distille
légère à modérée
- aucune indication dans la maladie de Crohn fistulisante intestinale ou ano-périnéale

utilisation :
- dose initiale :
+ corticothérapie systémique : 1 mg/kg/j ou dose fixe de 40 mg/j d’équivalent prednisone
pendant 2 à 4 semaines
+ Budésonide : 9 mg/j en une prise pendant 4 semaines
- schéma de décroissance :
+ absence d’étude contrôlée
+ corticoides systémiques :
-> décroissance après 1 à 2 semaines de traitement « pleine dose » (maximum plus
de 4 semaines)
-> réduction par paliers hebdomadaires de 5-10 mg/j d’équivalent prednisone
jusqu’à la dose de 20 mg/j puis paliers hebdomadaires de 2.5 - 5 mg/j
+ budésonide :
-> réduction par paliers mensuels de 3 mg/j

corticodépendance :
- impossibilité de réduire la dose en deca de 10 mg/j pour les corticoides classiques ou de 3 mg/j
pour le budésonide ou récidive dans les 3 mois suivant le sevrage
- considérer d’autres options thérapeutiques

corticorésistance :
- absence de réponse dans les 2 à 4 semaines de traitement à pleine dose
- considérer d’autres options thérapeutiques

effets indésirables :
- observés avec les coricides systémiques dont le budésonide et topique
- infectieux : risque accru de mortalité en raison du risque risque d’infections sévères en
particulier post opératoires et opportunistes
- cosmétiques : prise de poids, oedèmes, faciès cushingoide, acné, vergetures, pourpres,
hirsutisme
- psychologiques : troubles du sommeil, de l’humeur, hyperphagie, accès maniaques ou délirants
- métaboliques : intolérance au glucose et diabète induit ou déséquilibré, rétention hydrosodée,
HTA, hypokaliémie
- ostéo-articulaires : fractures, ostéoporose, ostéonécrose aseptique de la tête fémorale/
humérale, myopathies
- oculaires : cataracte, glaucome
- pédiatriques : retard de développement staturo-pondéral

précautions d’emploi :
- prescription de cures rares et courtes à doses modérées. si impossibilité, considérer d’autres
options thérapeutiques
- après dépistage d’une carence en vitamine D, supplémentation calcique de préférence
alimentaire
- risque d’insuffisance cortico-surrénalienne secondaire à l’arrêt brutal ou à l’arrêt d’un traitement
prolongé (> 3 mois) :
+ symptômes : malaise myalgies, asthénie, arthralgies
+ dépistage : dosage effondré du cortisol sanguin matinal ou urinaire, ou un test de
stimulation au synacthène
+ traitement : hydrocortisone > 20 mg/j
les immunosuppresseurs :
- Azathioprine AZA et 6-mercaptopurine (6-MP) sont des immunosuppresseurs de la classe des
thiopurines; la 6MP est un dérivé méthoxylé de l’AZA
- azathioprine IMUREL
- 6)mercaptopurine PURINETHOL

indications :
- maladie de Crohn et la réctocolite hémorragique réfractaires (dépendance, résistance ou
intolérance aux corticoides) ou à risque de rechute élevé
- en monothérapie ou en association aux biothérapie

posologie habituelle :
- AZA : 2 à 2.5 mg/kg/j
- G-MP : 1 à 1.5 mg/kg/j

précautions d’emploi :
- anticipation des vaccinations avant de débuter le traitement qui contre-indique CI formellement
les vaccins vivants (fièvre jaune, BCG, varicelle, rougeole, rubéole, oreillons, polio buvable;
délai d’interruption de 3 semaines avant et 3 mois après l’arrêt du traitement à respecter
- sérologies virales avant de débuter le traitement : VZV (en cas de contage négatif), EBV, VHB,
VHC, et VIH
- association avec l’allopurinol est contre-indiquée : risque de toxicité hématologique
- surveillance hématologique rapprochée en cas d’association avec les 5-ASA
- grossesse : absence de contre-indication formelle en l’absence d’effet tératogène, poursuite du
traitement si bénéfices > risques
- allaitement : autorisé (faible passage dans le lait maternel)

effets secondaires et surveillance :


- hémogramme :
• NFS-Plaquettes 1x/sem pendant 1 mois, puis 1x/mois pendant 3 mois, puis 1x/3 mois
pendant toute la durée du traitement.
• Adaptation de dose selon les taux de leucocytes, PNN, lymphocytes, plaquettes, Hb
• Interruption du traitement si leucocytes < 1500/mm3 ou PNN < 1000/m m3 ou
lymphocytes < 200/mm3 ou plaquettes < 70000/mm3 ou Hb < 8 g/dl ; discuter au cas par
cas la reprise du traitement après correction des anomalies

- éactions immunologiques précoces :


* réactions immune-allergiques précoces ( <8 semaines) :
+ fièvre, éruption cutanée, douleurs articulaires, syndrôme pseudo-grippal
+ discuter au cas par cas la réintroduction en utilisant l’autre thiopurine après
correction des anomalies
* pancréatite aigue allergique précoce (3%) :
+ arrêt définitif sans possibilité de substitution par la 6 MP
* troubles digestifs spécifiques (diarrhée, douleurs abdominales, vomissements) : résolutifs à
l’arrêt, avec possibilité de prise fractionnée de l’AZA ou de substitution par la 6 MP
* toxicité hépatique (1 à 3%) :
+ transaminases, gammaGT, phosphatases alcalines 1x/mois pendant 3 mois puis
1x3/mois pendant toute la durée du traitement
* suspicion d’hyperplasie nodulaire régénération (HNR) du foie en cas de thrombopénie ou
d’élévation répétée des gamma GT
* ictère immune-allergique imposant l’arrêt définitif
* cytolyse et/ou cholestase précoce : réduction de dose ou passage à la 6 MP
* toxicité cutanée :
+ eviction des expositions solaires prolongées, protection efficace
+ surveillance dermatologique : risque accru de carcinome cutané non
mélanocytaire
+ alopécie
+ verrues et condylomes
* infections rares (1%) à CMV, EBV, HSV
* surveillance gynécologique : frottis (infection HPV)
* lymphome 1/1000 patients-année, risque multiplié par 5 (risque accru chez l’homme et le sujet
âgé)

Méthotrexate dans les MICI :


- le méthotrexate (méthotrexate, ledertrexate, metoject, novatrex, imeth) fait parti de la classe des
immunosuppresseurs

indications et efficacité :
- traitement d’induction de la maladie de Crohn cortico-dépendante (environ 40% de rémission
sans corticoides à 4 semaines)
- traitement d’entretien dans la maladie de Crohn
- association avec les anti-TNF en prévention de l’immunisation (données rhumatologique)
- aucune preuve d’efficacité dans la RCH à ce jour

modalité d’utilisation :
- efficacité démontrée par voie injectable (intra-musculaire ou sous cutanée) jamais établie par
voie orale dans cette indication
- dose d’induction de 25 mg/sem en une fois, pouvant par la suite être réduite à 15 mg/semaine
en entretien
- supplémentation orale systématique en acide folique à la dose de 10 à 15 mg, 24-48 heures
après la prise du traitement, afin d’améliorer la tolérance

contre-indications :
- insuffisance rénale sévère
- atteinte hépatique sévère (absence de contre-indication en cas d’hépatopathie compensée)
- grossesse et allaitement, femmes et hommes en âge de procréer et ne prenant pas de
contraception fiable

effets indésirables :
- troubles digestifs (fréquents) : diarrhée, nausées
- syndrôme post-injection : céphalées, fatigue, nausées et vomissements
- stomatite
- augmentation transitoire et habituellement réversible des transaminases (50%)
- effets indésirables graves (rares) : toxicité médullaire, infections opportunistes et pneumopathies
immuno-allergiques (à évoquer devant toux et dyspnée)
- fibrose hépatique : non démontrée (selon les études récentes avec le fibroscan), à l’exception
des malades à risque de fibrose hépatique (alcool, syndrôme métabolique)

inhibiteurs du Facteur Nécrosant des Tumeurs alpha (TNFalpha), INFLIXIMAB (Remicade)


- mécanisme d’action :
+ infliximab est un anticorps monoclonal chimérique humain/souris qui se lie avec
une grande affinité à la fois aux formes solubles et transmembranaires du TNF
alpha

- indications :
+ maladie de Crohn chez l’adulte : Remicade
-> traitement de la maladie de Crohn active, modérée à sévère, chez les patients
adultes qui n’ont pas répondu malgré un traitement approprié et bien conduit par un
coricide et/ou un immunosuppresseur, ou chez lesquels ce traitement est contre-
indiqué ou mal toléré
-> traitement de la maladie de Crohn active fistulisée, chez les patients adultes qui
n’ont pas répondu malgré un traitement conventionnel approprié et bien conduit
(comprenant AB; drainage et thérapie immunosuppressives)
-> Remicade est indiqué dans le traitement de la maladie de Crohn active, sévère,
chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans, qui n’ont pas répondu à un
traitement conventionnel comprenant un corticoide, un immunomodulateur, et un
traitement nutritionnel de première intention : ou chez lesquels ces traitements sont
mal tolérés ou contre-indiqués. Remicade a été étudié uniquement en association
avec un traitement conventionnel immunosuppresseur

+ rectocolite hémorragique :
-> remicade est indiqué dans le traitement de la rectocolite hémorragique active,
modérée à sévère chez les patients adultes qui n’ont pas répondu de manière
adéquate à un traitement conventionnel comprenant les corticoides et la 6-
mercaptopurine 6MP ou l’azathioprine AZA ou chez lesquels ce traitement est mal
toléré ou contre-indiqué

+ rectocolite hémorragique chez l’enfant :


-> remicade est indiqué dans le traitement de la rectocolite hémorragique active
chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans, qui n’ont pas répondu de
manière adéquate à un traitement conventionnel comprenant les coricides et la 6
MP ou l’AZA, ou chez lesquels ces traitements sont mal tolérés ou contre-indiqués

- posologie :
+ maladie de Crohn active, modérée à sévère : 5mg/kg administrés par perfusion
intraveineuse, suivis d’une perfusion supplémentaire de 5 mg/kg 2 semaines après
la première perfusion
+ rectocolite hémorragique : 5 mg/kg administrés en perfusion intraveineuse suivis
par des perfusions supplémentaires de 5 mg/kg aux semaines 2 et 6 après la
première perfusion, puis ensuite toutes les 8 semaines
- contre-indications :
+ patients présentants des antécédents d’hypersensibilité à l’infliximab
+ patients atteints de tuberculose ou d’autres infections sévères telles que le psis;
abcès et infections opportunistes
+ patients atteints d’insuffisance cardiaque modérée ou sévère (de classe III/IV
dans la classification NYHA)

- effets indésirables :
+ infections et infestations
+ très fréquent : infection virale (tel que grippe, infection par le virus herpès)
+ fréquent : infections bactériennes (tel que sepsis, cellulite, abcès)
+ peu fréquent : tuberculose, infections fongiques (par exemple candidose)
+ rare : méningite, infections opportunistes (telles qu’infections fongiques invasives
(pneumocystose, histoplasmose, aspergillose, coccidioidomycose, cryptococcose,
blastomycose), infections bactériennes (mycobactérie atypique, listériose,
salmonellose), et infections virales (cytomégalovirus), infections parasitaires,
réactivation de l’hépatite B
+ tumeurs bénignes, malignes et non précisées (inculant kystes et polypes)
-> rare : lymphome, lymphome non hodgkinien, maladie de hodgkin,
leucémie, mélanome
+ affections hématologiques et du système lymphatique : neutropénie, leucopénie,
anémie, lymphadénopathie
+ dépression, insomnie
+ céphalée, vertiges, étourdissement, hypoesthésie, paresthésie
+ conjonctivite
+ tachycardie, palpitation
+ hypotension, hypertension, ecchymoses, bouffées de chaleur, bouffées
vasomotrices
+ douleurs abdominales
+ fonction hépatique anormale, transaminases élevées
+ arthralgie, myalgie, dorsalgie

Adalimumab (humira) :
- est indiqué dans le traitement de la rectocolité hémorragique active à sévère chez les patients
qui n’ont pas répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel comprenant les
coricides et l’azathioprine ou la 6-mercaptopurine ou chez lesquels ce traitement est mal toléré
ou contre indiqué
- dans le traitement de la maladie de Crohn active, sévère, chez les patients qui n’ont pas
répondu malgré un traitement approprié et bien conduit par un corticoide et/ou un
immunosuppresseur; ou chez lesquels ce traitement est contre-indiqué ou mal toléré

Les antibiotiques :
- sont un traitement d’appoint des MICI
- de plus, deux d’entre eux occupent une place particulière dans la prise en charge des
localisations ano-rectales de la maladie de Crohn, ce sont le métronidazole et la ciprofloxacine
- métronidazole est également le traitement de base de la pochite (inflammation du réservoir iléal
après résection chirurgicale colique complète)
- il est quelque fois responsable d’un certain inconfort (goût métallique dans la bouche,
intolérance digestive); exceptionnellement de troubles neurologiques (qui disparaissent à l’arrêt
du traitement)
- ciprofloxacine comporte également quelques inconvénients (notamment pour les tendons)