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THEME:

EXPOSANT: THAIMI SAMIR

EXAMINATEUR: MR. ELWAHIDI FARID


Une évolution rapide

Evolution des volumes d’eaux usées rejetées (Mm3/an)


Naissance du PNA en 2005

Programme National d’Assainissement Liquide


et d’Epuration des Eaux Usées
Objectifs et cibles

Rattraper le retard dans le domaine de


l’assainissement et de l’épuration des
eaux usées

Atteindre un taux de
Réduire la pollution Horizon raccordement global au
engendrée par les eaux
2020 réseau d’assainissement
usées d’au moins 60%.
de 80% en milieu urbain

Hisser l’assainissement liquide au rang de


priorité gouvernementale
Consistance :

Réhabilitation
et extension des Renforcement du
réseaux et réseau pluvial
branchements

Renouvellement
330 Stations
des
d’épuration
équipements
• C’est quoi
l’assainissement???
Diapositive 11

t1 L’assainissement se présente effectivement comme un système qui inclut les éléments suivants :
- Le pollueur « point d’émission de la pollution »
- La collecte des effluents pollués « eaux usées »
- Le transfert de ceux-ci « transport »
- La réduction de la pollution « épuration »
touhghb; 25/01/2017
LA NATURE DES EAUX À EVACUER

LA NATURE DES EAUX A EVACUER


LES DIFFÉRENTS TYPES (SYSTÈMES ) DES RÉSEAUX D’ASSAINISSEMENT

1.Le réseau collectif

1) Réseau unitaire;

2) Réseau pseudo
pseudo--séparatif;

1) Réseau Séparatif.
1)Le réseau unitaire :
C’est l’héritier du « tout
tout--à-l’égout », c'est-
c'est-à-dire rejeté dans le réseau d’assainissement.

Ce système que tout et n’importe quoi peut être évacue dans les mêmes canalisations les eaux usées domestiques et les
eaux pluviales.

Il cumule les avantages de l'économie (un seul réseau à construire et à gérer) et de la simplicité (toute erreur de branchement
est exclue, par définition) ; mais nécessitent de tenir compte des brutales variations de débit des eaux pluviales dans la
conception et le dimensionnement des collecteurs et des ouvrages de traitement.
2)Le réseau pseudo-séparatif:
Ce système est conçu pour recevoir uniquement des eaux usées, admet une partie des eaux pluviales qui
proviennent des parkings, placette,…
3)Le réseau séparatif:
Il collecte les eaux domestiques dans un réseau et les eaux pluviales dans un autre.
Ce système a l'avantage d'éviter le risque de débordement d'eaux usées dans le milieu naturel lorsqu'il
pleut. Il permet de mieux maîtriser le flux et sa concentration en pollution et de mieux adapter la capacité
des stations d'épuration.
Compostion :
Les ouvrages en matière d’assainissement comprennent :
i. Des ouvrages principaux qui correspondent au développement de l’ensemble du réseau jusqu’à l’entrée
des effluents dans la station d’épuration.
ii. Des ouvrages annexes qui constituent toutes des constructions ayant pour but de permettre
l’exploitation rationnelle et correcte du réseau (bouches d’égout, regards de visite ,branchements ,etc.)

Ouvrages principaux :
L’ensemble des conduites constituant le réseau d’assainissement ,on distingue entre:
Conduites en béton vibré :
Ces conduites sont utilisées surtout pour la réalisation des branchements particuliers de Ø200 et les
raccordements des bouches d’égout de diamètre Ø300 .
Conduites en béton armé:
Parmi les conduites en BA fabriquées et largement utilisées au Maroc dans le domaine d’assainissement, on
trouve:
conduites en béton vibré armé: Ces conduites se présentent suivant des longueurs de
2,50 m en 4 diamètres (Ø 300 à Ø 600)
conduites en béton centrifuges armé ordinaire (CAO):
la centrifugation apporte trois facteurs essentiels : compacité , résistance et étanchéité.
Les éléments fabriqués présentent des diamètres de Ø 300 à Ø 2000
.
conduites en béton précontraint:
L’utilisation de ce type conduite au Maroc est encore très limitée, il est utilisé principalement dans les
tronçons de refoulement.
Conduites en PVC : Ces conduites sont commercialisées au Maroc avec une bonne résistance
aux charges statiques et dynamiques et avec des joints souples. Leurs diamètres s’arretent au Ø 500.
Leur seul inconvénient est qu’elles ne résistent pas aux rejets d’eaux usées dont la température dépasse
40°C.
Ces types des conduites s’adaptent bien aux rejets domestiques et résistent bien aux rejets corrosifs .
Ajoutons à ces ouvrages des émissaires d’évacuation; ces ouvrages concernent surtout les grandes villes et
sont souvent placés juste en amont des STEP, précédés de bassins de dessablement afin d’éviter les
dépôts de matières solides comme les sables et les graviers.

Les formules de calcul pour le dimensionnement des collecteurs seront de forme


Manning Strickler comme suit :
Pour conduite en béton
- Eaux pluviales ou en unitaire : V = 60.R 3/4 . I½
- Eaux usées : V = 70.R 2/3 . I½
Pour conduite en PVC et PEHD
V = 100.R 2/3 . I½
ouvrages annexes:

Égout: est une canalisation ou une conduite en maçonnerie destinée à collecter et à évacuer les
différentes eaux,
Branchement:
Regards de visite: Les Regards de visite sont des ouvrages permettant l’accès du personnel d’entretien au
réseau et l’aération des ouvrages enterrés.
L’espacement entre regards de visite est limité à 100m pour les regards sur canalisations visitables et à
80m pour les regards sur des canalisations non visitables.
Le système autonome ou individuel
- Regroupe les systèmes individuels et semi-collectifs .

- Affecte la collecte, le traitement, l’infiltration et le rejet des eaux usées domestiques des ménages non

raccordés au réseau public d’assainissement.

Contexte d’utilisation:
• Dans le milieu rural, les habitations sont souvent dispersées (une distance moyenne entre les habitations
de 20 à30 m)et la densité de population faible.
• En milieu urbain lorsque les habitations à assainir se trouvent topographiquement basses par rapport au
réseau d’assainissement existant.

• Les différents systèmes pratiqués:


1) Latrine sèche:
Ce système est composé d’une fosse creusée dans un sol perméable au dessus du niveau
piézométrique. Des blocs de galets sont posés verticalement autour des parois pour servir de
filtre. La fosse est munie d’une dalle en ciment pour fermeture et inspection. Les conditions
nécessaires pour réaliser un tel système sont :

perméabilité du sol > 5 mm/h


niveau piézométrique de la nappe >2m.
Le problème majeur posé par ce genre de système est l’odeur qu’il dégage ainsi que les insectes
qu’il peut attirer.
2) Latrine à fosse étanche :

Ce système est souvent pratiqué dans les zones se trouvant à une côte topographique
plus basse par rapport à un réseau d’assainissement existant. Les parois de la fosse
sont étanches, une pompe à l’intérieur est branchée au réseau d’assainissement et
permet de refouler les effluents collectés vers le réseau d’assainissement ou vers un
camion vidange lors du vidange périodique. Mais on peut l’utiliser dans le milieu
périurbain .
3) Le puits perdu:

Ce système est pratiqué en zone perméable, il est constitué d’une fosse à


parois naturelles et comblée de gros graviers jouant le rôle de filtre.
4) La fosse septique :
La fosse septique est une fosse étanche, généralement en béton ou en matériaux préfabriqués (polyéthylène),
disposant de deux compartiments, dans laquelle les eaux usées séjournent afin d’y subir une décantation
et une digestion anaérobie partielle de la charge biodégradable.
• Ce système est de loin le plus efficace et moderne pour l’évacuation des eaux usées. Il se compose
principalement de :
une fosse compartimentée (2/3 ; 1/3 du volume total).Le compartimentage est important à deux
niveaux :
la décantation des particules en suspension.
La fermentation due aux micro-organismes utilisant les matières organiques biodégradables.

Le volume des boues dans la fosse septique ne doit pas dépasser les 2/3 de son volume utile pour éviter
le colmatage des dispositifs d’épuration –évacuation.
Normes:
La Fosse septique toutes eaux n’assure qu’un prétraitement éliminant partiellement les polluants (de 30%
à 40%). C’est pour cela qu’on prévoit à sa sortie :

A-Des tranchées et lits d’infiltration:( épandage souterrain)

L’eau provenant de la fosse septique est distribuée, via une chambre de répartition, dans différentes conduites

perforées qui rejettent l’eau sur toute leur longueur. L’eau percole ensuite sur un massif de cailloux avant

d’atteindre le sol. Ce système de distribution vise à assurer une répartition uniforme de l’eau sur toute la

surface de sol.

L’eau ainsi répartie s’infiltre lentement dans le sol où elle subit une épuration biologique de type aérobie.
Domaine d’application:
L’épandage souterrain est possible lorsque la perméabilité varie entre 15 et 500 mm/h.

Type de sol Vitesse d'infiltration mm/h


Argile inférieur à 25 mm/h
Limoneux entre 15 et 30 mm/h
Limoneux sableux entre 30 et 100 mm/h
Sableux entre 100 et 500 mm/h
Vitesse d'infiltration pour chaque type de sol

Profondeur (m) Aptitude à l’assainissement


>5 Favorable
2<P<5 Moyennement favorable
P<2 Défavorable à très défavorable
Mise en place d'ANC en fonction du niveau de la nappe
Pente (%) Aptitude à l’assainissement
P<8 Favorable à moyennement favorable
8 < P < 15 Favorable à défavorable
≥ 15 défavorable à très défavorable

B- Des tertres d’infiltration et filtre à sable (drainés et non drainés).

Le tertre s’utilise principalement lorsque la nappe est peu profonde (moins de 2 mètres)
et qu’elle risque d’interférer avec la zone épuratrice du sol.

Les filtres à sable sont utilisés lorsque le sol ne dispose pas des caractéristiques
nécessaires pour assurer l’épuration. Lorsque le sol n’est pas assez filtrant, on utilisera
un filtre à sable non drainé et lorsque le sol est trop peu perméable, on utilisera un filtre
à sable drainé suivi d’un rejet en surface ou d’un puits d’infiltration.
Dimensionnement d’une fosse toutes eaux
Selon les recommandations de l’OMS, une fosse septique doit remplir les critères suivants :

Temps de rétention des EU= 1 à 3 jours


Le volume des boues dans la fosse septique ne doit dépasser les 2/3 de son volume utile pour éviter le
colmatage des dispositifs d’épuration-évacuation.

Le volume utile est donné par la formule suivante :

Vu=P.T.D.Cr+Vb

Avec:
• Vu: Volume utile en litres
• P:Nombre de personnes desservies par la fosse
• T: Temps de rétention en j
• Cr: coefficient de restitution
• Vb: volume d’accumulation des boues et de l’écume
Le volume Vb est donné par la formule suivante:

Vb=P.N.F.S
• Vb: capacité d’accumulation des boues et de l’écume en litres
• P: le nombre des personnes desservies par la fosse
• N: Nombre d’années entre deux vidanges consécutives des boues
• F: facteur qui relie la vitesse de digestion à la température et à la périodicité des vidanges.
• S: quantité des boues et d’écume accumulée. estimée à 25l/personne/an ou 40l/personne/an

Application:
Supposons que l’administration a décidé de réaliser une fosse septique pour reçevoir les eaux usées de
l’internat .
Les données de base de dimensionnement de la fosse de l’internat sont à l’horizon 2030:

Nombre des personnes desservies de la fosse= Nombres des élèves internes: P=70
Dotation en EP: D=50l/j/élève
Nombre d’années entre deux consécutives=2 ans
Facteur de digestion des boues :1,15(T>10° C toute l’année et vidange en 2 ans)
Quantité des boues:40l/personne/an
Temps de rétention: T=3jours
Coefficient de restitution: Cr=1,33
Ainsi :

Veu=P.T.D.Cr

Veu=70*3*50*1.33
Veu=13965 litres
Soit V=14 m³
C’est le volume des eaux usées rejetées par jour.

Le volume des boues est de :

Vb=P.N.F.S
Vb=70*1/2*1,15*40=1610 litres
soit Vb=2 m³
D’où le volume utile de la fosse est de : Vu=7+14= 21 m³
Avantages:
• Supporte les fortes variations de charge saisonnière ;

• Faible coût d’investissement, comparé au système collectif

Inconvénients:
• Mise en œuvre tributaire de la typologie du sol (perméabilité, pente, surface, …)

• Surface nécessaire importante de 25 m ² à 400 m ²

• durée de vie limitée de 10 à 20ans.

• efficacité du traitement non contrôlable


TRAITEMENT DES EAUX USEES D’UN RESEAU PUBLIC:
Collectées par le réseau d'assainissement d'une agglomération, les eaux usées urbaines contiennent de
nombreux éléments polluants, provenant de la population (eaux ménagères, eaux de vannes, etc.) et des
activités commerciales et industrielles. Elles sont acheminées vers une station d'épuration où elles
subissent plusieurs phases de traitement.
Les Stations d'Epuration (STEP):
Une station d’épuration est installée généralement à l’extrémité d’un réseau de collecte. Elle
rejette l'eau épurée dans le milieu naturel (très souvent une rivière ou la mer). Elle rassemble une
succession de dispositifs, empruntés tour à tour par les eaux usées. Chaque dispositif est conçu
pour extraire au fur et à mesure les différents polluants contenus dans les eaux.

De ces différents traitements est de diminuer suffisamment la quantité de substances polluantes


contenues dans les eaux usées pour que l'eau finalement rejetée dans le milieu naturel ne
dégrade pas ce dernier. Le "nettoyage" des eaux usées obéit donc à une logique de
préservation des ressources en eau et de protection de l'environnement.
La collecte des eaux usées

La collecte s'effectue par l'évacuation des eaux usées domestiques( éventuellement industrielles
ou pluviales) dans les canalisations d'un réseau d'assainissement appelés aussi collecteurs.

Le transport des eaux usées dans les collecteurs se fait en général par gravité, c'est-à-dire sous
l'effet de leur poids. Il peut parfois s'effectuer par refoulement.

Dégrillage:

Il s'agit de faire passer l'eau à travers des barreaux plus ou moins espacés (souvent de l'ordre de
2cm). Le dégrillage a pour effet de retenir les objets les plus volumineux afin de faciliter
l'évacuation des matières retenues. Ces grilles sont souvent équipées d'un râteau pour nettoyage.

Le dessablage:

Cette opération s'effectue dans des bassins de dessablement où l'on assure à l'effluant un
écoulement calme à faible vitesse (quelques décimètres/ par seconde) ceci permet le dépôt des
particules sableuses.
Le dessablage est indispensable lorsque les eaux à traiter viennent d'un réseau unitaire
Déshuilage et dégraissage :

Les huiles et graisses ont tendance à flotter au repos ou à faible vitesse d'écoulement à la surface
de l'effluent. On les sépare en utilisant leur plus faible densité par une opération de décantation.

Le traitement biologique:
Le but recherché est d'atteindre l'abattement maximal en matière de DBO5 et de DCO pour

éviter la sous oxygénation du milieu récepteur. Le principe de ce traitement consiste à

oxyder la matière organique de l'effluent par l'intermédiaire de bactéries. Il s'agit donc

d'une épuration biologique, les réactions aérobies (en présence d'oxygène) qui sont

beaucoup plus rapides auront la préférence. Les traitements biologiques fonctionnent tous

selon le même principe : la dégradation de la matière organique par la faune bactérienne.


Clarification et rejet des effluents:

À l'issue des traitements, une ultime décantation permet de séparer l'eau épurée et les
boues(bactéries). Cette décantation est opérée dans des bassins spéciaux, les clarificateurs. L'eau
épurée peut alors être rejetée dans le milieu naturel.
CONCLUSION:
L’assainissement commence à être considéré comme une priorité nationale en
matière de développement. Il est indispensable de consacrer des investissements
aux installations sanitaires et au traitement des eaux usées, ainsi qu’au renforcement
des capacités et au transfert de technologies. Il faudra donc probablement mobiliser
d’importantes ressources supplémentaires, qui devraient aussi permettre aux
établissements chargés des eaux d’améliorer leurs services et de les étendre aux
populations non desservies.