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RAPPORT ANNUEL

GROUPE BCP

2015
SA MAJESTÉ LE ROI MOHAMMED VI, QUE DIEU LE GLORIFIE
SOMMAIRE

8
MOT DU PRESIDENT

14
LE GROUPE BANQUE
CENTRALE POPULAIRE

60
GOUVERNANCE
D'ENTREPRISE

98
FONCTIONS SUPPORT :
ACTIVITE 2015
10 16 Présentation du Groupe
ENVIRONNEMENT 20 Dates clés
ÉCONOMIQUE
22 Faits marquants
INTERNATIONAL ET
NATIONAL 24 Chiffres clés

28 Stratégie du Groupe :
Elan 2020

32 35 Une Banque de détail


mutualiste profondément
ACTIVITÉ DU ancrée dans ses régions
GROUPE
48 Une Banque de Financement et
d’Investissement de référence
au Maroc

55 Une Banque universelle multi-


métiers à l’échelle du continent
africain

66 100 Des moyens et plateformes


GESTION mutualisés au cœur des enjeux
stratégiques du Groupe
DES RISQUES
103 La Communication Groupe

104 Le Capital Humain, facteur de la


performance du Groupe

107 Poursuite du déploiement de la

108 politique RSE

ETATS
FINANCIERS
RAPPORT ANNUEL 2015

MOT DU PRESIDENT
Durant les cinq dernières années, le Groupe développement des entités dédiées au financement
Banque Centrale Populaire a connu une évolution des Grandes Entreprises, au conseil financier et
remarquable, portée par trois accomplissements aux marchés des capitaux, qui ont atteint sur cette
majeurs : le renforcement du leadership du période des positions de référence en matière de
Groupe sur le marché de la Banque de Détail, parts de marché.
l’enrichissement de son offre destinée aux
entreprises et l’affirmation de sa dimension Parallèlement, le Groupe Banque Centrale
africaine. Populaire a consolidé sa dimension africaine par
l’extension de son développement sur le continent
En matière de Banque de Détail, notre stratégie (il est désormais présent dans 11 pays africains)
de conquête commerciale a permis de consolider et par le renforcement de sa participation dans
l’ancrage régional à travers un rythme soutenu la holding Atlantic Business International, une
d’ouvertures d’agences, portant leur nombre à participation portée aujourd’hui à 75% du capital.
près de 1400, faisant du Groupe Banque Centrale
Populaire le premier réseau du secteur bancaire Le raffermissement du positionnement continental
national au service de plus de 5 millions de clients. du Groupe s’est également traduit par de nouvelles
Ce maillage territorial renforce la dimension acquisitions, ainsi que par la création de nouvelles
régionale de notre Groupe et accompagne le projet filiales : Atlantic Microfinance for Africa (Amifa) qui
national de régionalisation avancée aux enjeux est dédiée au développement du microcrédit en
socio-économiques forts. Afrique ou encore Payment Center for Africa (PCA)
qui se positionne d’ores et déjà comme leader dans
Notre Groupe a également étoffé son offre le domaine des services monétiques.
destinée aux entreprises, en accélérant le
RAPPORT ANNUEL 2015

« Les efforts considérables déployés par notre


Banque ont permis de réaliser d’excellentes
performances qui ont conforté notre position
de premier collecteur de dépôts et de premier
distributeur de crédits à l’échelle nationale en 2015.

En dehors du continent, le GBCP, déjà présent financier universel à vocation régionale, avec une
en Europe, au Moyen-Orient et au Canada, a stratégie articulée autour de trois axes prioritaires
renforcé sa présence en Amérique du Nord à qui constituent le ciment de notre développement
travers l’ouverture d’un Bureau de représentation pour les années à venir ainsi que les fondements
à Washington D.C. de notre nouvelle organisation managériale : une
banque de détail mutualiste profondément ancrée
Les efforts considérables déployés par notre dans les régions, une banque de financement et
Banque ont permis de réaliser d’excellentes d’investissement de référence au Maroc et une
performances qui ont conforté notre position banque universelle multi-métiers à l’échelle du
de premier collecteur de dépôts et de premier continent.
distributeur de crédits à l’échelle nationale en 2015
et permis à notre groupe d’être élu « African Bank Cette dynamique de conquête sera engagée via de
of the Year » lors des African Banker Awards. nombreux projets de grande envergure permettant
de renforcer notre présence sur nos marchés-
Je tiens, à ce titre, à rendre un hommage cibles, d’améliorer notre efficacité opérationnelle,
appuyé à l’ensemble de nos collaborateurs au et de réaffirmer notre ambition d’être pionniers
Maroc, en Afrique subsaharienne, en Europe, au dans l’innovation technologique au service de notre
Moyen-Orient et en Amérique du Nord, pour leur clientèle.
engagement et leur fidélité.
C’est donc un nouveau défi qui se profile à l’horizon
Fort de ces accomplissements, notre Groupe pour notre Groupe et qui nous engage à renforcer
souhaite aujourd’hui amorcer un nouveau cycle notre implication et notre dynamisme pour un élan
de croissance dont les orientations stratégiques d’envergure à l’échelle nationale et internationale.
majeures ont été baptisées plan « Elan 2020 ». Il appelle donc à une mobilisation certaine des
femmes et des hommes qui contribuent à l’essor
Dans le cadre de cette nouvelle vision, notre
de notre Groupe mus par les valeurs distinctives
institution prendra la dimension d’un groupe
du Groupe Banque Centrale Populaire : Solidarité,
Proximité, Citoyenneté et Performance.

Mohamed BENCHAABOUN

9
ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIQUE INTERNATIONAL
ET NATIONAL
RAPPORT ANNUEL 2015

ENVIRONNEMENT ÉCONOMIQUE INTERNATIONAL


ET NATIONAL

MONDE : UNE ACTIVITÉ QUI PEINE A REPRENDRE


Croissance économique annuelle
Quoique soutenue par la baisse des cours du pétrole et
Zone Euro
par le maintien de politiques monétaires extrêmement Etats-Unis

accommodantes, l’activité économique mondiale aura 7,3


Emerg & en dév

finalement été peu favorable en 2015 : elle a été caractérisée 6,4 6,2
Afrique subsaharienne

par un ralentissement du commerce international et par une 5,3


4,9
5,1
4,9 5 5 4,6
5

décélération du rythme de croissance. 4


3,5
2,8 2,4 2,4 2,5
En lien avec une contraction imprévue de la production aux 2
1,5
1,8 2,3 2,2
1,5
0,9
Etats-Unis, notamment durant le premier trimestre 2015
(hiver assez rigoureux, fermetures de ports, baisse des -0,4
-0,7
dépenses d’équipement dans les activités pétrolières...), et
un PIB des pays émergents & en développement en perte
-3,5
de vitesse, l’activité économique mondiale s’est achevée, -4,3
d’après le FMI, sur un ralentissement à 3,1%, contre 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
3,4% en 2014.
Aux Etats-Unis, la croissance s’est stabilisée à 2,5%, contre
2,4% en 2014, du fait d'une consommation des ménages Evolution du cours du pétrole en moyenne annuelle
(USD/baril)
toujours solide, notamment en investissement résidentiel.
En revanche, elle a souffert d’un affaiblissement des
échanges extérieurs, sur fond d’appréciation du dollar. 111,66
111,22
104,07
Pour sa part, la zone euro semble maintenir plus ou moins 96,99 96,25

en bonne voie sa reprise économique estimée à 1,5% en 79,44


2015, contre 0,9% en 2014, profitant d’un environnement 72,45
61,48
économique particulièrement propice (faiblesse du 52,36
prix du pétrole et de l’euro et politique monétaire très
accommodante). Par principaux pays, la France a
enregistré une nette reprise de son PIB à 1,1% (Vs. 0,2% en
2014), alors que l’Espagne a réussi à doper son PIB à 3,2%
(Vs. 1,4% en 2014). L’activité s’est inscrite, par ailleurs,
en léger ralentissement en Allemagne à 1,5% (Vs. 1,6%
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
un an auparavant), et en amélioration pour l’Italie à 0,8%
(Vs. -0,4% en 2014). Sources : Statistiques du Fonds Monétaire International et Bloomberg

S’agissant des pays émergents & en développement (qui représentent 70% de la


croissance mondiale), le PIB a ralenti pour la cinquième année consécutive pour se
situer à 4,0%, au lieu de 4,6% en 2014, en raison notamment des répercussions du
recul des cours des produits de base, de la baisse de la confiance des investisseurs
et de la hausse de la volatilité sur les marchés financiers.
Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l’activité économique s’est affichée
en décélération avec une hausse limitée de 2,5% en 2015, contre 2,8% un an
auparavant, en lien particulièrement avec la décrue brutale des prix du pétrole, le
repli des cours des autres produits de base et les tensions géopolitiques et conflits
internes qui touchent de nombreux pays.
En Afrique subsaharienne, la croissance a sensiblement ralenti pour se situer à
3,5% en 2015, soit le taux le plus faible observé au cours des six dernières années.
Une situation qui s’explique principalement par la chute des prix pétroliers ayant
lourdement pesé sur quelques-unes des plus importantes économies de la région
(Nigéria, Afrique du Sud et Angola).
RAPPORT ANNUEL 2015

MAROC : BONNE ORIENTATION D’ENSEMBLE DE L’ ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE


En dépit d’un contexte marqué par une reprise modérée de
Evolution de la croissance du PIB l’activité au sein de la zone euro et par une gestion macro-
(% en volume) économique prudente, dictée par la nécessité de poursuivre
les réformes structurelles, l’économie marocaine continue
7,8 de générer de la croissance.
6,3 Au terme de l’exercice 2015, le PIB national a crû de 4,4%
5,6 selon le HCP, contre 2,4% en 2014. Cette performance
4,8 5,2
4,8 4,7
4,4
s’explique principalement par une campagne agricole très
3,3
3,8 favorable couplée à une baisse importante des prix des
3
2,7
3
matières premières, notamment du pétrole. Néanmoins,
2,4
la reprise des activités non agricoles (1,7% au lieu de 2%
en 2014) reste limitée, en raison d’une reprise économique
plus lente que prévue dans la zone euro (notre principal
partenaire commercial) et du ralentissement de la
demande intérieure.
2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

Par principaux secteurs, les industries de transformation


ont enregistré une légère reprise de 1,5% (Vs. 1% en 2014),
Evolution du solde de la balance courante
en lien particulièrement avec l’évolution favorable des
(en% du PIB)
industries chimiques & para-chimiques et des industries
3,5 3,7
4,2 alimentaires. A contrario, une fragilité a été relevée dans
2 les secteurs du textile et de la métallurgie.
1,4
S’agissant des activités du BTP, elles ont marqué une
croissance modeste de 1,3%. Une morosité qui trouve son
-0,9
origine dans le ralentissement de l’activité du bâtiment
-4,3
-2,3 (recul de l’investissement privé).
-5,4
-5,8
Dans la même tendance, le secteur tertiaire a affiché
-7,7 -7,6
une décélération de son rythme de progression avec une
hausse de 1,9% (Vs. 2,2% en 2014), attribuable notamment
-9,9
au recul de 1,9% du tourisme, contre une hausse de 5% en
moyenne durant la période 2007-2014.
2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

Pour ce qui est du secteur minier, il a accusé un


Source : Statistiques du Haut-Commissariat au Plan
fléchissement de 3,1%, au lieu de 4,2% en 2014, en lien
avec le repli de la production des phosphates bruts (baisse
de la demande mondiale sur les fertilisants).
Par ailleurs, l’inflation reste maîtrisée (1,6%), le déficit de la balance courante
continue de se réduire pour atteindre 2,3% du PIB en 2015 (5,8% en 2014), les
réserves en devises s’affermissent à près de 6,8 mois d’importations (5,3 mois
d’importations à fin 2014) et le déficit budgétaire continue de se réduire à près de
4,4% du PIB (4,6% en 2014). Toutefois, le taux d’endettement du Trésor a atteint
64,2% du PIB, contre 63,4% en 2014, et la progression du crédit bancaire demeure
modérée (plus de 2%).
Il convient de souligner, en définitive, que la configuration économique reste
globalement positive, confirmant la bonne orientation des principaux secteurs
d’activité, notamment les métiers mondiaux du Maroc. Outre ces transformations
sectorielles, le Royaume s’est inscrit également dans une dynamique régionale
visant à compenser l’essoufflement relatif des régions qui ont porté par le passé
l’effort productif national. Une dynamique confirmée par la mise en place de la
régionalisation avancée et son corollaire, à savoir la spatialisation des politiques
publiques.

13
LE GROUPE BANQUE
CENTRALE POPULAIRE

Présentation du Groupe

Dates clés

Faits marquants

Chiffres clés

Stratégie du Groupe
RAPPORT ANNUEL 2015

LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE


PRÉSENTATION

Le Groupe Banque Centrale Populaire (GBCP) Ces particularités du Groupe prennent source
tire sa force de ses valeurs de solidarité et de dans le caractère tridimensionnel de la structure
mutualité, et également de son organisation et de organisationnelle du Crédit Populaire du Maroc
son fonctionnement unique au Maroc. Il se compose (CPM), formée par le Comité Directeur – organe
de Banques Populaires Régionales (BPR) à vocation suprême du Groupe–, la BCP et les BPR. Une triple
coopérative, de la Banque Centrale Populaire en tant dimension coopérative, capitalistique et fédérale,
qu’organe central de forme de société anonyme cotée avec des fondements reposant sur une gouvernance
en Bourse, de filiales spécialisées, de fondations partenariale entre les clients-sociétaires et les
et de banques et représentations à l’étranger. Cet actionnaires.
ensemble opère en synergie.

BANQUES POPULAIRES
FONDATIONS
RÉGIONALES

Fondation Banque Populaire Banque Populaire du Centre Sud

Fondation Création d’Entreprises Banque Populaire d’El Jadida-Safi

Fondation Attawfiq Micro-Finance Banque Populaire de Fès-Taza

Banque Populaire de Laâyoune

Banque Populaire de Marrakech-Béni Mellal

Banque Populaire de Meknès

Banque Populaire de Nador-Al Hoceima

Banque Populaire d’Oujda

Banque Populaire de Tanger-Tétouan

Banque Populaire de Rabat-Kénitra


RAPPORT ANNUEL 2015

Les Banques Populaires Régionales sont de forme Cotée en Bourse depuis le 8 juillet 2004, la Banque
coopérative. C’est cette dimension qui marque Centrale Populaire (BCP) agit notamment en qualité
la différence institutionnelle du CPM au sein du de compensateur central du Groupe, gère les
système bancaire marocain, notamment du fait des excédents de trésorerie des Banques Populaires
particularités suivantes : Régionales et assure le refinancement ainsi que
la gestion des services d’intérêt commun pour le
- Le capital des BPR est détenu par leurs clients- compte des organismes du Crédit Populaire du
sociétaires et par la Banque Centrale Populaire ; Maroc.

- La collectivité des sociétaires est représentée par le


Conseil de Surveillance chargé de suivi et du contrôle
des activités de la BPR.

COMITÉ DIRECTEUR DU
CRÉDIT POPULAIRE DU MAROC

BANQUE CENTRALE POPULAIRE

EXTERNALISATION ET
METIÈRS SPECIALISÉS FILIALES INTERNATIONALES
SOUS-TRAITANCE

BP SHORE GROUP VIVALIS ABI BPMC

BP REM MAROC LEASING BABF BPMG

BP SHORE BACK-OFFICE DAR ADDAMANE BABN CHAABI BANK

CHAABI DOC NET CHAABI LLD BACI AMIFA (HOLDING MAROCAIN)

MAROC ASSISTANCE BAML AMIFA CI


PAYMENT CENTER FOR AFRICA
INTERNATIONALE

MAROC TRAITEMENT DE ATTA’MINE CHAABI BANE AMIFA MALI


TRANSACTIONS (M2T)

CIB OFFSHORE BASN

UPLINE GROUP BATG

MÉDIA FINANCE AA CI IARDT

CHAABI CAPITAL INV AA CI VIE

BANK AL AMAL GTA-C2A IARDT

GTA-C2A VIE

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RAPPORT ANNUEL 2015

LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE


VALEURS D’UN MODÈLE BANCAIRE UNIQUE

Solidarité, Proximité, Citoyenneté et


Performance sont les valeurs qui caractérisent
le Groupe Banque Centrale Populaire. Ces
valeurs trouvent leur source dans le
modèle coopératif et mutualiste
du Groupe, proclament ses atouts
identitaires, reflètent sa culture,
portent sa vision, renforcent la cohésion
entre ses différentes entités et traduisent
ses engagements pour le développement
économique et social de notre pays.
RAPPORT ANNUEL 2015

Elle est ancrée dans l’histoire du Groupe Banque Centrale


Populaire et constitue l’une de ses valeurs fondamentales. Elle
permet au Groupe d’assurer sa mission d’intérêt général de
La solidarité bancarisation et de développement socioéconomique, à travers
des actions à fortes retombées sociales et économiques en faveur
des régions et des différents secteurs d’activité.

La structure régionale du Groupe Banque Centrale Populaire, la


densité de son réseau et sa forte présence lui permettent d’être
en contact permanent avec les réalités et spécificités locales.
Cette proximité lui permet de contribuer grandement et
La proximité efficacement à la mobilisation de l’épargne, à son utilisation au
profit du développement des régions où elle est collectée et à la
promotion des activités bancaires à l’échelle locale et régionale.

Le Groupe Banque Centrale Populaire veille à mettre en œuvre


des actions qui s’inscrivent dans une démarche globale de
développement durable.
L’engagement citoyen du Groupe est essentiellement porté par
ses trois fondations. La Fondation Banque Populaire promeut la
culture et la scolarisation – notamment celle des filles – dans
le monde rural. La Fondation Création d’Entreprises encourage
l’esprit entrepreneurial aussi bien pour la clientèle locale que
La citoyenneté pour les MDM. Attawfiq Micro-Finance, quant à elle, contribue
à l’inclusion bancaire et financière en accompagnant les micro-
entrepreneurs.

Le Groupe veille à la promotion de la culture de l’efficacité, du


professionnalisme, de la satisfaction du client et de l’innovation
tout en améliorant ses modes de fonctionnement. C’est ainsi que
La performance le Capital humain et le Système d’information ont été érigés en
piliers de l’organisation du Groupe.

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RAPPORT ANNUEL 2015

LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE


HISTOIRE DU GROUPE EN QUELQUES DATES

2000
Réforme du Crédit Populaire
du Maroc portant sur :
• la valorisation de la dimension
régionale des BPR ;
• l’élargissement des prérogatives
du Comité Directeur.

2004

1972 Introduction en Bourse


de la Banque Centrale Populaire.
Ouverture à l’international,
avec la création de la Banque 1990
Chaabi du Maroc (BCDM) à
Paris (devenue Chaabi Bank).
Création de filiales
25 mai métiers spécialisées.

1926
Dahir portant création 2 février
du modèle organisationnel
de la Banque. 1961

Refonte du CPM.
RAPPORT ANNUEL 2015

2014
• Désengagement de l’Etat
du capital de la BCP.
• Obtention de l’agrément pour 2015
la création de Atta’mine Chaabi.

• Prise de participation de la Banque 2010


Centrale Populaire dans des Banques • Prise de participation majoritaire de
internationales : British Arab Commercial
Bank (Royaume-Uni), Union des Banques
2012 la BCP dans les BPR.
• Augmentation de capital réservée
Arabes et Françaises (France) et Banca UBAE aux salariés.
(Italie).
• Fusion de la Banque Centrale Populaire et
de la Banque Populaire de Casablanca.

• Ouverture du capital à la BPCE et IFC


(filiale de la Banque Mondiale).
• Prise de contrôle de Banque
Atlantique dans sept pays de l’Union
• Prise de contrôle de la Économique et Monétaire
2008 banque d’affaires Upline Group.
• Obtention du passeport
Ouest-Africaine.
européen pour Chaabi Bank
2009

• Participation minoritaire croisée OCP/BCP.


• Fusion entre la Fondation Banque
Populaire pour le Micro-Crédit et la
Fondation Zakoura Micro-Crédit.
• Prise de participation majoritaire de 53 %
dans le capital de Maroc Leasing.

21
RAPPORT ANNUEL 2015

LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE


FAITS MARQUANTS

Mise en place d'une nouvelle structure


organisationnelle
Afin d’accompagner sa nouvelle ambition de
développement tracée par le nouveau plan stratégique
«Elan 2020» et faire face aux nouveaux enjeux, le Groupe
Banque Centrale Populaire a procédé à une refonte de son
organigramme.
La nouvelle organisation mise en place permettra de jeter
les bases d’un développement accéléré du Groupe aussi
bien sur le plan national qu’international.

Concrétisation de la prise de contrôle croisée


majoritaire BCP-BPR
Le Comité Directeur du CPM et le Conseil d’Administration
de la BCP ont décidé de porter la participation de la BCP
dans le capital de chaque BPR à hauteur de 52%. Cette
augmentation de capital des BPR par la BCP, de l’ordre
de 11,4 milliards de dirhams, est de nature à renforcer
la cohésion, la solidarité et les capacités financières des
entités composant le Groupe Banque Centrale Populaire.

Participation au capital de la holding ABI portée


à 75%
Le Groupe Banque Centrale Populaire (GBCP) a conclu en
2015 la transaction d’acquisition de 10% supplémentaires
du capital de la holding ABI. Cette nouvelle montée dans
le capital de sa filiale subsaharienne intervient après celle
de 15% opérée en octobre 2014 et qui lui avait permis de
contrôler majoritairement ABI. Aujourd’hui, avec cette
nouvelle participation de 10%, le GBP passe de 65% à
75 % dans le tour de table du groupe ABI présent dans
7 pays d’Afrique de l’Ouest. Le Groupe réaffirme ainsi sa
politique de développement sur le continent africain, plus
particulièrement en Afrique subsaharienne.

Inauguration d'un bureau de représentation à


Washington
Le GBP a inauguré un bureau de représentation à
Washington, dont l’objectif majeur est de servir de trait
d’union entre les Marocains du monde et leur pays
d’origine, d’une part, et de contribuer au renforcement
des relations d’affaires entre le Maroc et les Etats-Unis,
d’autre part.
RAPPORT ANNUEL 2015

DISTINCTIONS ET TROPHÉES

African Banker Awards 2015


• Trophée « Banque Africaine de
l’Année » décerné au Groupe Banque
Centrale Populaire.
• « Trophée de l’Inclusion financière »
remporté par la filiale Attawfiq Micro-
Finance.

Cartes Afrique Awards 2015


Obtention du trophée « Best Innovative
Card Programme » attribué à
«  GlobalCard », une carte monétique
prépayée destinée aux voyageurs de
passage au Maroc et qui constitue un
moyen de substitution à la monnaie
fiduciaire.

Morocco MasterCard Customers


Meetings 2015
Le Groupe Banque Centrale Populaire
a remporté à cette occasion le trophée
de champion national d’activation des
cartes de paiement TPE « Pos Usage
Activation Champion ».

23
RAPPORT ANNUEL 2015

LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE


CHIFFRES CLÉS

PERFORMANCES FINANCIERES CONSOLIDEES


PRODUIT NET BANCAIRE 15,3 MILLIARDS DE DH + 4%
RESULTAT NET PART DU GROUPE BCP 2,5 MILLIARDS DE DH + 14,4 %
RESULTAT NET SOCIAL DE LA BCP 1,8 MILLIARD DE DH + 6,1 %
RENFORCEMENT DE LA SOLIDITE FINANCIERE DU GROUPE
FONDS PROPRES CONSOLIDES 38,8 MILLIARDS DE DH + 11,9 %
TOTAL BILAN 328,8 MILLIARDS DE DH + 6,2 %
CONCRETISATION DE LA PRISE DE PARTICIPATION MAJORITAIRE DE LA BCP DANS LE CAPITAL
DES BANQUES POPULAIRES REGIONALES
ACTIVITE COMMERCIALE BIEN ORIENTEE
FORTE CAPACITE DE MOBILISATION DE L’EPARGNE
DEPOTS DE LA CLIENTELE CONSOLIDES 250,3 MILLIARDS DE DH + 8,9 %
BANQUES POPULAIRES MAROC : + 7,8 % AVEC UNE PART DE MARCHE DE 27 %
INTERNATIONAL : + 15,6 %

MEILLEURE MOBILISATION DU FINANCEMENT AU SERVICE DE L’ECONOMIE


CREANCES SUR LA CLIENTELE CONSOLIDEES 210,1 MILLIARDS DE DH + 2%
BANQUES POPULAIRES MAROC : + 1,3 % AVEC UNE PART DE MARCHE DE 24,6 %
INTERNATIONAL : + 13,6 %
RECRUTEMENT CLIENTELE EN 2015 : + 420 000 RELATIONS
RESEAU DE PROXIMITE : 3 770 POINTS DE DISTRIBUTION
RESEAU BANCAIRE LE PLUS DENSE AU MAROC : 1 396 AGENCES
POINTS DE DISTRIBUTION ADDITIONNELS : 2 374
RATING & DISTINCTIONS
MEILLEUR RATING BANCAIRE MAROCAIN ET MAGHREBIN ATTRIBUE PAR STANDARD AND POOR’S
TROPHEE « BANQUE AFRICAINE DE I’ANNEE » DECERNE LORS DE LA 9EME EDITION DES AFRICAN BANKER AWARDS

Le 9 mars 2016, le Comité Directeur du Crédit Populaire du Maroc et le Conseil d’Administration de la Banque Centrale
Populaire, sous la présidence de Monsieur Mohamed BENCHAABOUN, ont examiné l’évolution de l’activité & des
résultats et arrêté les comptes du Groupe au 31 Décembre 2015.
Le Groupe, clôture l’exercice 2015 avec de bonnes performances commerciales et financières, dans un environnement
économique peu porteur pour l’activité de crédit.

PERFORMANCES FINANCIERES SOUTENUES


PRODUIT NET BANCAIRE : 15,3 milliards de DH ≥ +4,0% PRODUIT NET
Le produit net bancaire a enregistré une progression de 4,0% à 15,3 milliards de DH, BANCAIRE
illustrant la capacité du business-model Banque Populaire à créer de la valeur ajoutée
aussi bien sur le plan national qu’international. Cette amélioration est tirée par une En millions de DH
15 341

+ 4%
14 747

contribution vigoureuse de toutes les filiales du Groupe, notamment celles opérant en


Afrique Subsaharienne. En effet, notre filiale ABI a vu sa contribution dans la valeur
ajoutée du Groupe s’accroître à 14,4% contre 14,1%, un an auparavant. Déc 2015 Déc 2014
RAPPORT ANNUEL 2015

RESULTAT NET PART DU GROUPE BCP : 2,5 milliards de DH ≥ +14,4%


RESULTAT NET
Le résultat net part du Groupe BCP s’est inscrit en net accroissement de 14,4% à 2,5 PART DU
milliards de DH, performance soutenue par les réformes institutionnelles du Groupe. GROUPE BCP
Quant au résultat net consolidé, il s’est maintenu à plus de 3 milliards de DH, en dépit
de l’effort de provisionnement suite à l’augmentation des risques à l’échelle du secteur En millions de DH

+ 14,4 %

2 511

2 195
bancaire.
Sur une base sociale, le résultat net de la BCP affiche une amélioration de 6,1% à 1,8
milliard de DH. Déc 2015 Déc 2014

RENFORCEMENT DE LA GESTION PRUDENTIELLE


Le Groupe a poursuivi en 2015 sa politique volontariste et prudente de couverture des risques visant à sécuriser ses
engagements et ses sources de rentabilité. Il a ainsi constitué une provision pour risque pays relative à la zone UEMOA et
affecté une provision additionnelle pour risques généraux de 105 millions de DH, portant son encours à 2,4 milliards de DH. Le
taux de couverture consolidé est près de 73%.
Par ailleurs, le GBCP dispose d’un fonds de soutien dont l’encours s’élève à 2,6 milliards de DH, permettant le renforcement de
sa solidité financière et la consolidation de la cohésion intra-groupe.

RENFORCEMENT DE L’ASSISE FINANCIERE : Fonds propres ≥ +11,9%


FONDS La dimension du Groupe a été davantage renforcée avec un total bilan en augmentation de
PROPRES 6,2% à 328,8 milliards de DH. Les fonds propres consolidés, pour leur part, ont atteint
En millions de DH 38,9 milliards de DH en progression de 11,9%, conférant au Groupe une assise financère
38 840

+ 11,9 % solide. Signalons à ce niveau que l’année 2015 a été caractérisée par l’augmentation
34 724

de capital réservée au personnel de 1,7 milliard de dirhams, en vue de faire participer


davantage le capital humain du Groupe aux fruits de la croissance.
Déc 2015 Déc 2014

BANQUE DE PROXIMITE AVEC FORTE CAPACITE DE MOBILISATION DE L’EPARGNE


Collecte des depots : 250,3 milliards de DH ≥ +8,9%
1er collecteur des dépôts au Maroc 27% de part de marché
L’encours de dépôts de la clientèle a atteint 250,3 milliards de DH à fin 2015, en
progression de 20,5 milliards de DH par rapport à 2014, témoignant de la forte capacité du DEPOTS DE
Groupe à mobiliser de l’épargne, tirant profit de la densité de son réseau de distribution, LA CLIENTELE
tant au Maroc qu’à l’étranger, et de son image de marque. La contribution de la banque
250 313

en Afrique subsaharienne dans l’encours des dépôts se situe à 10,2% contre 9,5% un En millions de DH
229 821

an auparavant. + 8,9 %
Sur le marché national, le Groupe consolide son statut de premier collecteur de dépôts, Déc 2015 Déc 2014
améliorant son positionnement de 15 points de base avec une part de marché de 26,7%.
Cette dynamique de collecte a permis au Groupe de recruter 420 000 nouveaux clients
en 2015, portant son portefeuille à près de 5,2 millions de relations. La banque bénéficie d’une large base de dépôts non
rémunérés qu’elle continue à optimiser en vue de préserver la meilleure structure des ressources de la place, soit 63,3% de
ressources non rémunérées.

NOMBRE
Dans le cadre de sa politique de proximité, engagée depuis plusieurs décennies, le
D’ AGENCES Groupe continue d’étendre son réseau de distribution au service de la bancarisation du
pays et de l’inclusion financière, avec l’implantation de 70 agences bancaires au Maroc,
portant leur nombre à 1 396. Ce réseau est soutenu par 2 374 points de distribution
+ 70 Agences
1 396

1 326

additionnels, dont 2 135 au Maroc et 239 à l’international. Rappelons que le Groupe a


acquis, courant 2015, la société M2T (Maroc Traitement de Transactions) lui permettant
Déc 2015 Déc 2014 d’étendre sa gamme de produits et services offerts à sa clientèle. Par ailleurs, le Groupe
met à la disposition de la clientèle un large réseau de guichets automatiques bancaires
(1 911 GAB) et des services innovants via les canaux de la banque digitale.

25
RAPPORT ANNUEL 2015

LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE

Depots des particuliers locaux : ≥ +12% avec une part de marché de 21,8%
La consolidation du leadership du Goupe en matière de mobilisation des dépôts des particuliers locaux continue de constituer
un axe prioritaire majeur. Au terme de cet exercice, le Groupe a renforcé son positionnement de 104 points, portant sa part de
marché à 21,8%, avec une collecte additionnelle de 9,9 milliards de dirhams. Cette performance confirme la pertinence de ses
choix et la vigueur de son action commerciale.

Annee remarquable en matiere de depots des Marocains du Monde : collecte additionnelle de 4 milliards de dirhams
portant l’encours a 83,1 milliards de DH, avec 51% de part de marche
Sur le marché des Marocains du Monde, le Groupe a réalisé des performances remarquables avec une collecte additionnelle de
4 milliards de dirhams, soit +5%, lui permettant de consolider son positionnement dominant, avec un volume de dépôts de 83,1
milliards de DH et une part de marché de 51%. Ces réalisations sont sous-tendues par une multitude de canaux de distribution
et de transfert ainsi que par le dynamisme commercial du réseau de proximité.

GESTION
Gestion d’actifs : 32,5 milliards de DH ≥ +4,6% D’ACTIFS
Toujours en matière de mobilisation de l’épargne au plan national, le Groupe a poursuivi
en 2015 le développement de la gestion d’actifs, à travers sa filiale - métier Upline Group. En millions de DH

32 542

31 013
L’encours des actifs sous gestion s’est amélioré de 4,6% à 32,5 milliards de DH. Au plan + 4,6 %
de l’intermédiation boursière, notre filiale a enregistré un volume de transactions de 16
Déc 2015 Déc 2014
milliards de DH, en progression de 12,8%.

ENGAGEMENT REAFFIRME EN FAVEUR DU FINANCEMENT DE L’ECONOMIE ET DE


SES REGIONS
Creances sur la clientele : 210,1 milliards de DH ≥ +2,0%
CREANCES SUR
LA CLIENTELE 24,5% de part de marché
Au cours de l’année 2015, notre Groupe a réaffirmé son engagement en faveur du
financement du tissu productif à l’échelle du Maroc et de l’Afrique subsaharienne.
210 134

206 082

En millions de DH

+ 2% L’encours des créances sur la clientèle a ainsi été porté à 210,1 milliards de dirhams
contre 206 milliards un an auparavant. La répartition de cet encours fait apparaître une
Déc 2015 Déc 2014 montée de la part de l’Afrique subsaharienne dans le total des crédits à l’économie,
passant à 10,6% contre 9,6% en 2014.
Au niveau national, la banque a conquis une place de choix en matière de financement de l’économie affichant une part de marché
de 24,5%. Par catégorie de contrepartie, l’année 2015 a été décrétée « Année de la PME » à travers le renforcement de l’innovation
et l’accompagnement dédié à cette clientèle en matière d’information, de recherches d’opportunités d’investissement et de
financement (offres à taux préférentiels, crédit TVA, …). Le Groupe a, par ailleurs, contracté un prêt de 100 millions d’euros auprès
de la BERD destiné à financer les PME industrielles dans le cadre de leur expansion, avec l’assistance technique nécessaire. Le
Groupe a aussi participé de manière soutenue au Fonds de Soutien aux PME, programme pour la restructuration des entreprises
en difficulté, en contribuant à plus de 45% aux encours dédiés à soutenir cette catégorie d’entreprises. Dans la lignée de sa
stratégie, la TPE constitue également un axe stratégique prioritaire pour le Groupe qui a mis en place, en 2015, un réseau expert
dédié aux TPE afin de leur procurer un accompagnement ciblé.

DEVELOPPEMENT SOUTENU EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE


L’exercice 2015 a été marqué par la poursuite de la croissance enclenchée depuis deux ans en Afrique subsaharienne visant la
bancarisation et l’inclusion financière des populations, avec notamment la création de deux entités de microfinance et la prise
de contrôle de quatre compagnies d’assurance. En matière d’activité, le Groupe ABI a enregistré une progression remarquable
des dépôts de la clientèle (16,5%) et des crédits (11,8%).
RAPPORT ANNUEL 2015

LE TITRE BCP RÉSISTE AU MOUVEMENT BAISSIER DE LA PLACE


MASI : Une reprise avortée en 2015

EVOLUTION DU MASI EN 2015


Malgré un début d’année prometteur, la
11 300,00
place casablancaise a  clôturé l’exercice
2015 sur une contreperformance de
Phase I : +9,4% Plus haut de l'année 2015 : 10 527,3 pts
10 800,00 -7,22% à 8 925,71 pts. En effet, à partir
Phase II : -15,8% de la mi-mars, le MASI a entamé un
10 300,00
mouvement baissier consécutif à la
9 800,00 publication des résultats annuels (baisse
IPO d'AFMA
Retrait de de la masse bénéficiaire de -11,8%
9 300,00 MEDIACO
en 2014) et accentué par l’évolution
8 800,00 IPO de TOTAL
MAROC défavorable de quelques valeurs qui
Retrait
de la CGI
pâtissent d’une conjoncture sectorielle
8 300,00 Plus bas de l'année
2015 : 8 796,7 pts difficile, en l’occurrence l’immobilier et
7 800,00 le raffinage.
janv.-15 févr.-15 mars-15 avr.-15 mai-15 juin-15 juil.-15 août-15 sept.-15 oct.-15 nov.-15 déc.-15

Sources : Bourse de Casablanca et Division Analyses et Recherches

En ce qui concerne les flux, la Bourse de Casablanca a réalisé en 2015 un volume de 40,5 MMDH, soit une progression
de 2,8% par rapport à une année auparavant. Au 31 décembre 2015, la capitalisation du marché boursier marocain
ressort à 453,2 MMDH, soit 19,8 fois la masse bénéficiaire des sociétés cotées.

La BCP semble avoir bien résisté au FORCE RELATIVE BCP VS MASI VS INDICE DES BANQUES EN 2015
mouvement baissier qui a caractérisé le 130
marché boursier marocain en 2015. En effet, Plus haut de l'année
2015 : 238 Dhs
le titre BCP est le seul du secteur bancaire 120
coté à avoir clôturé l’exercice sur une note BCP : +0,8%
110
positive, soit une croissance de 0,8% à 215
DH contre une baisse de -2,7% pour l’indice 100
des banques et une contraction de -7,22% Banques : -2,7%
pour le MASI. 90
Plus bas de l'année
MASI : -7,2% 2015 :208,3 Dhs
Côté volumes, la BCP demeure parmi 80
les valeurs les plus dynamiques de la
place casablancaise en 2015 : elle s’est BCP MASI Banques
classée 3ème valeur la plus active de
l’année après avoir enregistré 9,2% des
échanges sur le marché central, soit
2 646,6 MDH.
Principaux ratios boursiers au 31/12/2015
Elle s’est également classée 3ème en termes de
PE 2014 PB 2014 DY 2014
valorisation (avec une valeur de 39,2 MMDH), soit un
gain d’une place au classement des capitalisations BCP 17,8x 1,5x 2,44%
boursières, grâce notamment à l’augmentation de Banques 17,8x 1,8x 2,89%
capital de 1,7 MMDH réservée au personnel.
MASI 19,8x 2,2x 4,5%
Sources : Bourse de Casablanca et Division Analyses et Recherches

27
RAPPORT ANNUEL 2015

LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE


STRATÉGIE DU GROUPE : ÉLAN 2020
Durant les cinq dernières années, le Groupe Banque Centrale Populaire a connu une évolution remarquable marquée par
trois accomplissements majeurs.
• Le renforcement du leadership sur le marché de la Banque de Détail, à travers la consolidation de l’ancrage régional
du Groupe et un rythme soutenu d’ouvertures d’agences dont le nombre avoisine 1400. Le Groupe Banque Centrale
Populaire est ainsi le premier réseau bancaire national, au service d’environ 5 millions de clients à fin décembre 2015.
• L’enrichissement de l’offre destinée aux entreprises, à travers le développement des entités dédiées aux financements
structurés, au conseil financier et aux marchés des capitaux, qui ont atteint sur cette période des positions de
référence.
• Le raffermissement de la dimension panafricaine en synergie avec le Groupe Banque Atlantique.
En 2015, le Groupe Banque Centrale
Populaire a adopté une nouvelle vision
stratégique baptisée plan « Elan 2020 »,
qui consacre son entrée dans un nouveau
cycle de croissance faisant écho aux
avancées significatives réalisées sur les
cinq dernières années.
En effet, le Groupe ambitionne
d'améliorer sensiblement ses principaux
indicateurs financiers et de consolider
durablement son poinds stratégique de
reférence.
Par ailleurs, le Groupe veillera à
conserver une solidité et une attractivité
financières de premier ordre, et ce, dans
le cadre d’une gestion équilibrée de
ses différentes activités, notamment à
l’international.
La vision Elan 2020 est soutenue par
quatre axes stratégiques majeurs :

I. Renforcer la banque de détail mutualiste, profondément ancrée dans les régions et moteur de liquidités pour le
Groupe :
• Mettre les atouts coopératifs du Groupe au service de la nouvelle politique de régionalisation ;
• Consolider sa position de référence dans ses métiers bancaires classiques ;
• Renforcer son positionnement sur les métiers spécialisés ;
• Devenir leader national en matière d’innovation, grâce notamment au digital.
II. Poursuivre le développement d’une banque de financement et d’investissement de référence au Maroc, moteur
de rentabilité et d’emploi des ressources
• Consolider les positions du Groupe en tant que Banque de Financement de référence pour les Grandes Entreprises ;
• Poursuivre le développement sur les activités de marché et de banque d’affaires.
III. Devenir un acteur financier de référence en Afrique subsaharienne
• Etendre et renforcer l’implantation africaine du Groupe ;
• Consolider l’activité Corporate de ses filiales africaines ;
• Développer la banque de détail en Afrique.
RAPPORT ANNUEL 2015

IV. Renforcer les fonctions support et régaliennes


• Optimiser l’approche globale des risques ;
• Œuvrer pour une gestion mobilisatrice et valorisante du Capital humain ;
• Renforcer le socle de moyens et les plateformes mutualisées.

Plan Élan 2020

1 3
Une Banque de détail 2 Une Banque Universelle
mutualiste, profondément multi-métiers à l’échelle
ancrée dans ses régions et Une Banque de financement du continent, véritable
moteur de liquidités pour et d’investissement de relais de croissance du
le Groupe. référence au Maroc, moteur Groupe
de rentabilité et d’emploi
des ressources

4
Fonctions support et régaliennes renforcées

I. RENFORCER LA BANQUE DE DETAIL MUTUALISTE, PROFONDEMENT ANCRÉE DANS SES RÉGIONS


ET MOTEUR DE LIQUIDITÉS POUR LE GROUPE

a) Mettre les atouts coopératifs au service de la nouvelle service de la nouvelle politique de régionalisation avancée,
politique de régionalisation dans l’objectif de contribuer activement à la réussite de ce
Le plan Elan 2020 consacre la dimension citoyenne et chantier institutionnel.
régionale de la Banque des Particuliers et de la TPME Le Groupe prévoit dans ce sens d’impliquer davantage
en cohérence avec sa mission originelle de proximité au les sociétaires dans la vie de leur région et renforcer leur
service du tissu économique régional. sentiment d’appartenance et leur statut particulier au
En effet, le Groupe mettra ses atouts coopératifs au sein de leurs banques régionales respectives.

29
RAPPORT ANNUEL 2015

LE GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE


b) Consolider la position de référence dans les métiers A cet effet, le plan Elan 2020 prévoit notamment de
bancaires classiques renforcer les offres destinées aux Marocains du Monde
» Marché des particuliers aussi bien au sein des marchés historiques (Europe) que
dans ceux des pays d’émigration récente (Moyen-Orient,
Le Groupe vise, dans le cadre du plan Elan 2020, à
Amérique du Nord).
consolider son leadership concurrentiel sur les segments
de la Banque des Particuliers, à travers notamment c) Renforcer le positionnement sur les métiers
un renforcement de ses offres et un positionnement spécialisés
différencié sur les différents segments de clientèle. Dans le cadre du plan Elan 2020, le Groupe entend
» Marché de la TPME et des Professionnels poursuivre le développement de ses métiers et filiales
spécialisés. Dans ce sens, la bancassurance et la finance
L’accompagnement intégré et une capture maîtrisée du
participative ont été identifiées comme des relais de
potentiel TPME régional constituent un axe majeur du
croissance majeurs.
plan Elan 2020. En effet, le segment global TPME est
identifié comme un contributeur clé aux performances de Concernant les métiers du leasing et du crédit à la
la banque. A ce titre, il continuera de faire l’objet d’une consommation, un projet d’approfondissement de
politique adossée à différents leviers portant sur l’offre de l’intégration avec le réseau bancaire sera déployé en
produits et services et le modèle distributif. synergie avec les filiales.

» Marocains du Monde d) Devenir leader national de l’innovation client

Le plan Elan 2020 consacre l’importance des Marocains Le plan Elan 2020 comporte un important volet digital qui
du Monde, un segment sur lequel le Groupe entend consacre l’ambition du Groupe de se hisser à la position
réaffirmer son leadership historique. de leader de l’innovation client.

II. DÉVELOPPEMENT D’UNE BANQUE DE FINANCEMENT ET D’INVESTISSEMENT DE RÉFÉRENCE


AU MAROC
La Banque de Financement et d’Investissement constitue Différents leviers ont été identifiés pour soutenir cet
un important moteur d’emploi des ressources et de objectif autour notamment de la politique de distribution
profitabilité pour le Groupe. C’est à ce titre que, dans le et le développement du cross-selling.
cadre du plan Elan 2020, une stratégie de développement b) Poursuivre le développement sur les activités de
ambitieuse lui a été consacrée. marché et de banque d’affaires
a) Consolider les positions sur le marché des Grandes La Banque de Financement et d’Investissement poursuivra
Entreprises son développement sur les marchés de capitaux dans le
La Banque de Financement et d’Investissement prévoit cadre de l’inflexion stratégique déjà entamée.
de consolider son activité de financement des Grandes En outre, le plan Elan 2020 s’appuiera sur
Entreprises en portant une attention particulière à la l’approfondissement des synergies entre la Banque de
valorisation de sa base de clientèle d’une part, et d’autre Financement et d’Investissement et la filiale dédiée aux
part à une maîtrise des risques de premier ordre. activités de banque d’affaires et de gestion d’actifs :
Upline Capital Management.
RAPPORT ANNUEL 2015

III. DEVENIR UN ACTEUR FINANCIER DE IV. RENFORCER LES FONCTIONS RÉGALIENNES


RÉFÉRENCE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE ET LES PLATEFORMES MUTUALISÉES DU
GROUPE
Le développement international est un relais de a) Optimiser l’approche globale des risques
croissance majeur sur les cinq prochaines années. Pour accompagner le développement maîtrisé du Groupe,
Ainsi, le Groupe envisage un développement maîtrisé la gestion des risques bénéficiera d’un renforcement
de son empreinte stratégique en Afrique subsaharienne global des outils et des processus.
en s’appuyant particulièrement sur la synergie avec la
A ce titre, un important volet du plan Elan 2020 est
Banque Atlantique et les autres entités.
consacré au renforcement des outils de prévention et de
Et pour permettre un développement maîtrisé des gestion des risques, dans le respect total des normes
activités du Groupe en Afrique subsaharienne, un plan de prudentielles de Bâle III.
renforcement des outils informatiques et de gestion des
b) Œuvrer pour une gestion mobilisatrice et valorisante
risques sera déployé.
du Capital humain
a) Etendre et renforcer l’implantation africaine
Les Ressources humaines bénéficieront également d’une
Le Groupe envisage, dans le cadre du plan Elan 2020, attention particulière dans le cadre du plan Elan 2020,
d’étendre sa présence régionale tout en développant avec notamment le développement d’une politique de
au sein de ses différentes implantations en Afrique formation innovante.
subsaharienne une offre complète de produits et services.
c) Renforcer le socle des moyens et plateformes
b) Consolider l’activité Corporate des filiales mutualisés
subsahariennes
Dans le cadre de l’accompagnent des choix et ambitions
Dans le cadre du plan Elan 2020, le Groupe entend stratégiques du Groupe, Elan 2020 consacre un volet
consolider et rentabiliser ses positions acquises sur le important au renforcement des moyens et plateformes
segment Corporate en mettant à profit la forte synergie mutualisés.
intragroupe. A ce titre, une plateforme de partage de
Constituant le principal moteur des différents chantiers
compétences sera notamment mise en place.
support, l’innovation s’appuiera sur deux leviers
c) Développer la banque de détail principaux :
Le développement continental du Groupe prévoit • l’alignement des outils et infrastructures
également d’explorer le potentiel important que présente la informatiques sur les ambitions du plan Elan 2020 ;
bancarisation croissante des pays d’implantation. Le Groupe
• l’excellence opérationnelle appliquée à l’ensemble
entend aussi développer et déployer des offres ciblées et
des processus clés du Groupe.
adaptées localement.

31
ACTIVITÉ DU GROUPE

Une Banque de détail mutualiste


profondément ancrée dans ses régions

Une Banque de Financement et


d’Investissement de référence au Maroc

Une Banque universelle multi-métiers à


l’échelle du continent africain
RAPPORT ANNUEL 2015

ACTIVITE DU GROUPE
Une nouvelle organisation managériale pour porter les nouvelles ambitions
Trois axes prioritaires constituent le ciment de la stratégie de développement du Groupe pour les années à venir : une
banque de détail mutualiste profondément ancrée dans les régions, une banque de financement et d’investissement de
référence au Maroc et une banque universelle multi-métiers à l’échelle du continent.
Ces piliers sont aujourd’hui ancrés au sein de deux Pôles stratégiques et exécutifs qui portent la nouvelle organisation
managériale.

SOCIÉTAIRES

INSTITUTIONNELS FLOTTANT

BANQUES POPULAIRES
RÉGIONALES

BCP S.A.

PSE BPMP PSE BFII


BANQUE DE FINANCEMENT ET D’INVEST. BANQUE DE L’INTERNATIONAL
Pilier I : Banque de Détail
Pilier II : Banque de Financement et Pilier III : Une Banque Universelle
d’Investissement de référence au Maroc multi-métiers à l’échelle du continent
Banque des Particuliers
Financement Grandes Entreprises Banque de détail en Afrique
Banque de la Petite et Moyenne
ACTIVITÉS

Entreprise et des Professionnels


Financement de Projets
Métiers Spécialisés en Afrique
Banque des Marocains du Monde
Banque d’Affaires

Banque d’Affaires en Afrique


Banque Privée Banque Transactionnelle

FINANCEMENT BANQUE D’AFFAIRES BANQUES & ASSURANCES

BANE
• Gestion d’actifs
ASSURANCE
FILIALES

• Conseil et ingénierie financière BATG BABN


• Intermédiation boursière GTA Togo
BPMG
BPMC

• Capital investissement BABF BAML


• Courtage en assurance BACI BASN C2A Togo

MAROCAINS DU MONDE BANQUE OFFSHORE MICROFINANCE

BANQUE D’AFFAIRES
DISTRIBUTION
AFIN
RAPPORT ANNUEL 2015

BCP S.A.

UNE BANQUE DE DÉTAIL MUTUALISTE


PSE BPMP PSE BFII
BANQUE DE FINANCEMENT ET D’INVEST. BANQUE DE L’INTERNATIONAL
Pilier I : Banque de Détail
Pilier II : Banque de Financement et Pilier III : Une Banque Universelle
d’Investissement de référence au Maroc multi-métiers à l’échelle du continent
Banque des Particuliers
Financement Grandes Entreprises Banque de détail en Afrique
Banque de la Petite et Moyenne
ACTIVITÉS

Entreprise et des Professionnels


Financement de Projets
Métiers Spécialisés en Afrique
Banque des Marocains du Monde
Banque d’Affaires

PROFONDÉMENT ANCRÉE DANS SES RÉGIONS


Banque d’Affaires en Afrique
Banque Privée Banque Transactionnelle

FINANCEMENT BANQUE D’AFFAIRES BANQUES & ASSURANCES

BANE
• Gestion d’actifs
ASSURANCE
FILIALES

• Conseil et ingénierie financière BATG BABN


• Intermédiation boursière GTA Togo
BPMG
BPMC

• Capital investissement BABF BAML


• Courtage en assurance BACI BASN C2A Togo

MAROCAINS DU MONDE BANQUE OFFSHORE MICROFINANCE

BANQUE D’AFFAIRES
DISTRIBUTION
AFIN

Le plan « Elan 2020 » consacre la dimension citoyenne et régionale de la Banque des Particuliers et de la TPME, et met
l’accent sur le renforcement du leadership du GBP sur les différents segments de clientèle : particuliers, professionnels
et entreprises. Le développement de la banque de détail repose sur 3 leviers prioritaires:
• l’approfondissement des bastions historiques que sont la clientèle des Particuliers résidents et non-résidents ;
• l’accompagnement intégré de la TPE et PME régionale ;
• la mise à l’échelle et l’optimisation des infrastructures soutenant le service bancaire.

Renforcement de la position du Groupe sur la Banque de Détail


La Banque de Détail a progressé de manière importante • Repositionnement sur le financement acquéreur
sur l’ensemble de ses lignes métiers affichant une En matière de distribution des crédits, la Banque confirme
progression notable de ses indicateurs d’activité et de son implication continue dans le financement des prêts
rentabilité. En effet, 2015 consacre le rôle moteur de aux particuliers. Tirant bénéfice du bon comportement
liquidités et de mobilisation de ressources de la Banque des prêts immobiliers.
de Détail et confirme sa position de leader avec plus de
175 milliards d’encours1. En effet, la production du crédit acquéreur a atteint
une enveloppe de 5,7 milliards de DH et son encours a
BANQUE DES PARTICULIERS ET DES progressé de 6,1% à 43 milliards de DH, renforçant ainsi
PROFESSIONNELS la position du Groupe sur cette activité avec une part de
marché de 24,2%.
Dynamique commerciale affirmée de la Banque des
Particuliers & des Professionnels • Premier émetteur de cartes de paiement
Le Groupe confirme la vigueur de son action commerciale Acteur majeur du paysage monétique national, le Groupe
sur le marché domestique, en préservant son statut de a mis en œuvre un ensemble de dispositifs techniques,
premier collecteur de dépôts avec une part de marché organisationnels et commerciaux pour assurer un
dépassant les 27%. développement continu et pérenne de cette activité. Le
Groupe a émis pour le compte des particuliers résidents
• Premier contributeur à la collecte d’épargne
plus de 3,2 millions de cartes mvonétiques, dont plus de
En 2015, les dépôts de la clientèle des particuliers 320 000 cartes en 2015. Ce dynamisme sur le marché
résidents ont totalisé 92 milliards de DH, enregistrant monétique a été récompensé à l’occasion de la première
une progression de près de 12%. Cette performance est édition du « Morocco MasterCard Customers Meetings ».
particulièrement portée par le concours actif du réseau
• Amélioration et enrichissement de la gamme de
de proximité et l'élargissement de la base clientèle avec le
produits et services
recrutement en 2015 de plus de 365 000 nouveaux clients.
En 2015, la Banque a poursuivi sa stratégie de proximité à
En 2015, le Groupe a étoffé son réseau à l’échelle nationale
travers notamment la mise en place de nouveaux produits
à travers l’ouverture de 70 agences bancaires au Maroc,
et services. Cette mise à niveau de l’offre packagée,
portant leur nombre à 1396. Ce réseau est soutenu par
ainsi que la dynamique commerciale soutenue qui l’a
415 branches de la Fondation Attawfiq Micro-Finance et
accompagnée, ont permis de toucher près de 2 millions
par 1698 guichets automatiques bancaires.
de clients.
Le développement de ces réseaux de distribution témoigne
de l’engagement du Groupe à renforcer la proximité et
l’inclusion financière.

1
Inclut les encours auprès de la clientèle Particuliers et Professionnels Résidents et Marocains du Monde.

35
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE DE DÉTAIL MUTUALISTE PROFONDÉMENT


ANCRÉE DANS SES RÉGIONS

RESTRUCTURATION DE L’OFFRE DESTINÉE AUX Chaabi Bank, le Groupe Banque Centrale Populaire a
FONCTIONNAIRES « PACK PUBLIC » lancé une nouvelle offre packagée destinée aux jeunes
étudiants Marocains en Europe, à travers le réseau Chaabi
L’offre à destination des fonctionnaires se décline en trois
Bank : « Pack Chaabi Bank Etudiant ».
types de packages :
Il s’agit d’un bouquet de produits et services bancaires
• Pack Public Essentiel ; 100% Groupe Banque Centrale Populaire, proposés à un
• Pack Public Plus ; tarif préférentiel, pour mieux accompagner les étudiants
et répondre à leurs besoins à l’étranger comme au Maroc.
• Pack Public Premium.
L’offre « Pack Chaabi Bank Etudiant » donne aux clients
Chaque package offre une gamme complète de services l'accès à un compte au Maroc et à un compte auprès des
regroupant deux grandes catégories de prestations : agences Chaabi Bank en Europe.

• La Banque au quotidien qui propose à la clientèle Dans l’optique de renforcer son positionnement sur
des fonctionnaires différents services pour optimiser le marché des jeunes, la Banque a conclu plusieurs
conventions de partenariat avec les universités et grands
la gestion de leur compte (compte chèque, carte de
établissements publics et privés de l’Enseignement
paiement, opérations de caisse et banque à distance) ;
supérieur au Maroc. A travers ces conventions, plus
• Les solutions de financement qui englobent le crédit de 85 000 étudiants bénéficient du « Pack 18-25 », une
à la consommation et le crédit immobilier à des taux offre qui propose une panoplie de services bancaires et
avantageux. d’avantages para-bancaires à travers divers partenariats
et conventions.
Par ailleurs et dans le cadre de la stratégie nationale
L’offre monétique a été enrichie par la mise en place
d’intégration de la jeunesse, la Banque a lancé en 2015
d’une carte prépayée « GlobalCard » co-brandée « Groupe
de nouveaux produits d’assistance. Cette nouvelle offre
Banque Centrale Populaire » et « Global Exchange », qui
vient enrichir la gamme
permet à son porteur d’avoir la provision résultante d’une
des produits et services à
opération de change manuel en dirhams directement sur
destination des jeunes et
cette carte. Elle est destinée aux voyageurs de passage au
renforcer le positionnement
Maroc et constitue un moyen de substitution à la monnaie
du Groupe sur un segment de
fiduciaire. Cette carte a été récompensée par le Trophée
marché à fort potentiel. Elle
« Best Innovative Card Programme » lors de la dixième
se décline en deux nouveaux
édition des Cartes Afrique Awards 2015.
produits d’assistance :
• Mise en marche de la transformation digitale JAYLE-E et JAYLE-E Junior
Un ensemble de programmes a été engagé dans • Nouvelle dynamique
l’objectif d’élargir le spectre fonctionnel des canaux pour la conquête
digitaux. Cette mise à niveau a été couronnée par des du marché de la
innovations bancaires aussi bien à l’échelle nationale bancassurance
qu’internationale.
La publication au Bulletin
Les services de banque à distance se sont ainsi étoffés Officiel de l’arrêté ministériel
sur tous les canaux : internet, mobile, guichets bancaires portant sur l’agrément de
automatiques et centre de relation client, affichant un l’entreprise d’assurances et
niveau d’activité important. de réassurance « Mutuelle
Au titre de l’exercice 2015, le nombre de clients en ligne Atta'mine Chaabi » marque
a dépassé les 2,9 millions avec un taux de croissance de un nouveau tournant pour
17%, générant ainsi plus de 50 millions de transactions, le Groupe Banque Centrale
soit une progression de 11%. L’ambition du Groupe étant Populaire.
de préparer la transition vers une offre omnicanale Cette nouvelle entité
optimisée. intervient dans les domaines
• Renforcement de la position sur le marché des de l’assurance-vie et de
jeunes l’épargne , en s’appuyant sur
un réseau d’agences dense
Dans le cadre de l’enrichissement de l’offre destinée aux
et efficace, privilégiant la
jeunes et afin de consolider sa synergie avec le réseau
proximité et la qualité de
RAPPORT ANNUEL 2015

service. Elle a pour ambition d’optimiser le bénéfice portant le portefeuille global à environ 1,6 million de
client, notamment à travers la garantie d’une prestation clients.
aux meilleurs standards du marché, et la maîtrise de En 2015, le Groupe Banque Centrale Populaire a élargi
l’ensemble des traitements liés aux différents événements son réseau d’intermédiaires en opérations bancaires
qui jalonnent le cycle de vie d’un contrat d’assurance. à travers le partenariat avec le réseau de proximité de
En plus des produits d’épargne et de retraite existants, le Maroc Traitement des Transactions - M2t (Point service
Groupe se positionne sur de nouveaux produits porteurs, Proximo-Tasshilat).
notamment ceux de la prévoyance. L’année 2015 a été Compte tenu de la capillarité de leur réseau, les points
ainsi marquée par le lancement de la nouvelle gamme services de M2t permettent un accès de forte proximité
des produits de prévoyance Atta’mine Chaabi. Cette offre aux produits et services financiers et la prise en charge
englobe les trois nouveaux produits déclinés ci-après : des opérations bancaires de base, facilitant l’inclusion
− Atta’mine Chaabi Hissab : assurance décès liée au financière des populations les plus défavorisées.
compte ; En outre, conscient que l’éducation financière constitue
− Atta’mine Chaabi Ousra : assurance prévoyance un des mécanismes incontournables pour la promotion
famille ; d’une finance plus inclusive, le Groupe Banque Centrale
− Atta’mine Chaabi Hayat : assurance décès Populaire a contribué à la 4e édition des Journées de la
accidentel. Finance pour les Enfants, organisée du 09 au 17 mars 2015
par la Fondation Marocaine pour l’Education Financière,
• Contribution continue à l’inclusion financière des en partenariat avec Bank Al-Maghrib.
populations les plus défavorisées
La stratégie Low Income Banking développée par le
Groupe s’est traduite par la captation en 2015 d’une
nouvelle clientèle estimée à plus de 260 000 individus,

37
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE DE DÉTAIL MUTUALISTE PROFONDÉMENT


ANCRÉE DANS SES RÉGIONS

Réaffirmation du positionnement sur le marché des MDM

Dans un contexte économique marqué par une relance timide dans les principaux pays d’accueil, le Groupe Banque
Centrale Populaire a repris l'initiative sur le marché des Marocains du Monde et accentué son positionnement en matière
de flux de transferts et de collecte des ressources. Cette évolution traduit une montée en puissance de l’activité du réseau
sur les différents compartiments du marché.
Grâce à la nouvelle organisation commerciale du réseau à l’étranger et à la densification des partenariats internationaux,
le Groupe renforce sa présence de proximité auprès de la clientèle des Marocains du Monde.
Par ailleurs, l’année 2015 a été marquée par l’ouverture d’un Bureau de Représentation à Washington, le lancement de
l’offre de bi-bancarisation avec la Caisse Desjardins (Canada) ainsi que la mise en place du programme de fidélité Bladi
F’bali, en collaboration avec l’Office National Marocain du Tourisme.

Consolidation des dépôts de la clientèle MDM


La dynamique commerciale du réseau a permis
Dépôts de la clientéle MDM en MMdhs
d’enregistrer, au terme de 2015, un accroissement
de +4,8% des dépôts MDM, portant ainsi l’encours à + 4,8 %
83 milliards de dirhams, soit un additionnel de 3,8 milliards
de dirhams. Avec une part de marché de 51%, le Groupe
conforte ainsi sa position de leader.
L’encours global des crédits s’est élevé à 8 milliards de
dirhams dont l’essentiel est destiné au financement de
l’acquisition ou à la construction de logements. 83
Enfin, le portefeuille clients s’est apprécié de 3,5% par 79,2
rapport à l’exercice 2014 avec près de 50 000 nouvelles
relations, portant le total à 940 000 clients.
Cet élargissement de la base clientèle du Groupe est
le fruit de sa stratégie de proximité aussi bien dans les
pays d’accueil traditionnels que dans ceux d’émigration 2014 2015
récente.

Raffermissement du volume des transferts


Transferts en MMdhs
Les flux de transfert canalisés par le réseau du Groupe
Banque Centrale Populaire se sont élevés à 26,6 milliards
de dirhams, portant ainsi la part de marché du Groupe + 4,5 %
à 36,5%, en amélioration de 91 points de base par
rapport à 2014.
Cette performance s’inscrit dans la continuité de la
mobilisation de la force de vente au Maroc et à l’étranger,
le lancement de nouvelles offres de transfert, la promotion 25,5 26,6
des canaux de rapatriement de l'épargne, ainsi que le
développement de nouveaux partenariats à l’international.

2014 2015
RAPPORT ANNUEL 2015

Lancement de nouveaux services de transfert


Les Marocains résidant en Italie ont désormais à leur
disposition un nouveau canal de transfert rapide et
sécurisé : Bladi Postale, qui vient s’ajouter à la panoplie
des services assurés par la succursale Chaabi Bank. Cette
solution de transfert, fruit de la collaboration avec la Poste
Italienne, met à leur disposition des titres de transfert
précompilés et personnalisés selon leurs exigences,
permettant d’envoyer des montants prédéfinis à un compte
Banque Populaire au Maroc.
Développement de nouveaux partenariats
L’année 2015 a été marquée par la signature de nouvelles
conventions de partenariat avec des intermédiaires de
transfert de fonds pour développer davantage les flux
en provenance de l’ensemble des pays d’accueil, en
particulier ceux du Moyen-Orient.

Offre de bi-bancarisation avec la Caisse


Desjardins au Canada
Dans le cadre de la politique de renforcement de l’offre
à destination des pays d’immigration récente, le Groupe
a lancé, en 2015, d'un commun accord avec la Caisse
Desjardins, une offre à destination des MDM et des
étudiants marocains au Canada. Cette offre propose,
en sus des services bancaires, certains avantages
complémentaires répondant aux attentes de cette
catégorie de clients. Ainsi, au-delà des services bancaires
proposés, l’offre s’étend à l’accompagnement juridique
pour les MDM, et à l’assurance santé pour les étudiants
Marocains au Canada.

Des offres de fidélisation à destination de la clientèle MDM


Soucieus de pérenniser les liens entre les Marocains du Monde et leur
pays d’origine, le Groupe Banque Centrale Populaire, en partenariat
avec l’ONMT, a mis en place un programme de fidélité destiné à ses
clients MDM : Bladi F’BALI.
Le Groupe Banque Centrale Populaire met ainsi à l’honneur sa clientèle
tout en contribuant au développement d'un secteur stratégique tel
que le tourisme.

39
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE DE DÉTAIL MUTUALISTE PROFONDÉMENT


ANCRÉE DANS SES RÉGIONS

Accompagnement des MDM désireux d’investir


au Maroc
Le Groupe, fidèle à sa vocation de banque de référence
de la diaspora marocaine et de partenaire bancaire de
l’entrepreneuriat, a reconduit le produit Bladi Invest,
une solution destinée aux Marocains du Monde désireux
d’entreprendre des projets au Maroc.
Cette nouvelle formule tient compte des améliorations
introduites par le fonds étatique, notamment la possibilité
pour le MDM porteur de projet d’investir au Maroc, seul
ou associé à des Marocains ou à des étrangers, tout en
bénéficiant à titre gracieux de l’assistance et du conseil de
la Fondation Création d’Entreprises.

Nouvelle organisation commerciale à l’étranger pour mieux servir la clientèle MDM


En droite ligne de sa position de premier partenaire bancaire des MDM dans le monde, le groupe assoit la nouvelle
organisation de son réseau commercial qui, outre la France, couvre à présent l’Espagne et la Belgique également.

Proximité renforcée par l'implantation de points de vente à l'étranger


L’année 2015 a été marquée par l’ouverture d’un bureau de représentation à Washington, positionnant ainsi le Groupe
Banque Centrale Populaire comme étant le seul Groupe Marocain présent sur le marché américain.
Enfin, le réseau d’implantation en Europe a été étoffé par l’ouverture de trois points de vente en France, à Orléans, et en
Italie, à Modène et à Padoue.

Approche multicanale et large dispositif de communication


En plus du large dispositif d’accueil mis en place pour accueillir les MDM pendant les mois de fortes affluences, le Groupe
a été présent aux différents événements organisés au Maroc et à l’étranger, notamment à travers la participation à la
« Semaine du Maroc en Allemagne » en collaboration avec le Ministère Chargé des Marocains Résidant à l'Etranger et
des Affaires de la Migration.
RAPPORT ANNUEL 2015

Banque de la PME : 2015 décrétée « Année de la PME » par le Groupe


La sphère économique nationale a été marquée, industrielles dans le cadre de leur expansion, tout en leur
en 2015, par le déploiement opérationnel du Plan permettant de bénéficier d’une assistance technique pour
National d’Accélération Industrielle ainsi que par l’optimisation de leur compétitivité.
l’avancée technologique pour la facilitation des
Écosystèmes industriels : priorité du
échanges internationaux à travers le lancement de
« Portnet », guichet unique virtuel visant à renforcer la développement économique national
dématérialisation des procédures de commerce extérieur Véritable levier de la stratégie industrielle nationale,
et à améliorer la compétitivité des entreprises. le développement des écosystèmes industriels a été
Durant cette année, la Banque Populaire a poursuivi marqué par la signature de deux conventions sectorielles.
sa politique de soutien à l’économie, ce qui s’est Ainsi, les secteurs du textile et de l’automobile bénéficient
traduit notamment par un encours de crédit dépassant désormais d’un accompagnement privilégié de la part du
120 milliards de dirhams consacrés au financement des Groupe Banque Centrale Populaire en vue d’atteindre les
entreprises. objectifs économiques assignés
à l’horizon 2020.
Dans un contexte où les PME
marocaines évoluent dans un Dans le même sens, le Groupe
environnement de plus en plus a soutenu l’organisation
concurrentiel et en mutation rapide, d’événements pour le compte
la Banque Populaire se démarque PME, le secret de la réussite des opérateurs précités. Cet
par une stratégie différenciée c’est de savoir jouer les bonnes cartes. accompagnement a concerné
pour apporter à ces entreprises le salon de la sous-traitance
un soutien aussi bien en matière de l’AMICA et celui du Textile «
d’information qu’en matière de Maroc in Mode ». Ce dernier a
recherche d’opportunités, et de été l’occasion pour la Banque
leur permettre ainsi de se me de provoquer des rencontres
mettre à niveau sur le plan de la inter écosystèmes (automobile-
compétitivité et du développement. textile) dans le but de contribuer
au développement de leur
Ainsi, le Groupe Banque Centrale complémentarité.
Populaire a décrété 2015
« année de la PME », à travers le Cela a été également une
renforcement de l’innovation et de opportunité pour le Groupe
l’accompagnement dédié. Banque Populaire de proposer
les services de l’ensemble des
Un Soutien renforcé à la PME lignes métiers notamment pour
La consécration de la PME s’est le développement des activités
accompagnée, dès le mois de des entreprises faisant partie
janvier, d’une première mesure des écosystèmes , aussi bien au
visant à favoriser l’investissement Maroc que dans les autres pays
à travers une offre de taux promotionnel pour l’ensemble de présence du Groupe.
des crédits à moyen terme. Par ailleurs, la Banque Populaire a également participé
D’autres actions, en phase avec les évolutions et attentes à plusieurs évènements, dont le salon « ELECTRITEC »
immédiates des PME tant sur le plan de l’offre bancaire consacré aux technologies de l’électricité.
que sur celui de l’accompagnement, ont suivi. Enfin, en novembre 2015, la Banque Populaire a
Face au resserrement de la trésorerie des entreprises, accompagné le 1er Congrès africain des Transports et de
et en réponse aux besoins des PME industrielles la Logistique en étant le sponsor exclusif du Salon Africain
et exportatrices de disposer plus rapidement du des Transports et des Infrastructures Economiques.
remboursement de leur crédit TVA, la Banque Centrale
Accompagnement à l’échelle régionale
Populaire a innové en lançant, en mars 2015, un
financement relais. 2015 confirme la contribution effective du Groupe Banque
Centrale Populaire au chantier de la régionalisation
Par ailleurs, le Groupe Banque Populaire a contracté un
avancée dans son volet économique. La tenue à Laâyoune
nouveau prêt de 100 millions d’euros auprès de la Banque
du Forum de l’Investissement dans les Régions du Sud,
Européenne pour la Reconstruction et le Développement
à l’initiative du Ministère de l’Intérieur et de la CGEM,
(BERD). Ce montant est destiné à financer les PME
a constitué, à cet égard, un temps fort en ce sens que
41
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE DE DÉTAIL MUTUALISTE PROFONDÉMENT


ANCRÉE DANS SES RÉGIONS
ce forum a permis à la Banque Populaire Régionale énergétique. Cette offre, qui s’inscrit dans le cadre
d’organiser des rendez-vous commerciaux qualifiés entre de la nouvelle Ligne Marocaine de Financement de
les opérateurs du Sud et ceux du Nord et en les assistant l’Energie Durable (MorSEFF), est destinée à financer les
pour le financement de leurs projets. équipements et projets liés à l'efficacité énergétique et
aux énergies renouvelables.
Développement international
Parallèlement, et dans une optique d’amélioration
L’accompagnement à l’international n’a pas été en reste :
continue, les offres et services existants ont été enrichis
plusieurs actions ont été menées en faveur des clients
par de nouvelles fonctionnalités et ce dans l’objectif
exportateurs, dont la deuxième édition de la mission

B to B in Africa, qui est une mission commerciale avec d’accompagner les besoins évolutifs des entreprises.
pour objectif d’ouvrir de nouvelles opportunités aux Enfin pour appuyer le positionnement de la BCP sur le
entreprises marocaines en leur permettant de rencontrer marché de l’entreprise et mettre en avant toutes ses
les opérateurs clés à chaque étape et d’intensifier les forces et ses atouts, une campagne institutionnelle a été
échanges entre le Maroc et les pays visités. Le Sénégal, lancée fin mai 2015.
le Mali et le Burkina Faso ont été les trois destinations de
l’édition 2015. Accélération de la stratégie en faveur des TPE
Dans cette même ligne, la participation à la Foire Le développement de la TPE dans les différentes régions
Internationale d’Abidjan est venue réaffirmer du Maroc constitue également un axe stratégique pour le
l’engagement du Groupe en matière d’accompagnement Groupe.
des entreprises sur les marchés internationaux. C’est dans ce cadre que la Banque a défini un dispositif
Renforcement de l’offre complet afin de répondre précisément aux besoins de
ces entreprises qui constituent une pépinière pour la
Partenaire de référence des PME, le Groupe Banque multiplication des PME.
Centrale Populaire s’est également attaché à déployer de
nouveaux services innovants en phase avec leurs besoins. Ainsi, en 2015, la Banque Centrale Populaire s’est
distinguée par la mise en place d’un réseau expert dédié
Le dispositif d’accompagnement a été enrichi pour aux TPE afin de leur procurer un accompagnement ciblé
apporter des solutions aux différentes thématiques permettant de soutenir les entreprises justifiant des
d’actualité impactant la croissance, la pérennité et la projets porteurs.
compétitivité de l’entreprise marocaine, notamment via
le lancement du crédit TVA et de l'offre de transmission. L’année aura également connu le lancement de la 1ère
édition du programme "ISTITMAR CROISSANCE".
Par ailleurs, la Banque Centrale Populaire a renforcé
son engagement en faveur du développement durable La Banque s’est imposée en étant leader pour cette
en lançant une offre sur mesure et complète pour première édition lancée en partenariat avec Maroc PME,
accompagner les investissements des entreprises puisqu’elle a accompagné plus de 50% des dossiers de
dans leur démarche d’optimisation de leur efficacité candidature de TPE.
RAPPORT ANNUEL 2015

Private Banking
Par ailleurs, 2015 a été marquée par le lancement de Le Private Banking : partenaire de choix dans
l’enregistrement des auto-entrepreneurs. A travers son l’accompagnement de ses clients pour l’après
réseau regroupant des ressources dédiées et expertes, la
«Contribution Libératoire »
Banque a accompagné le projet de mise en œuvre du statut
de l’auto-entrepreneur, à la fois par la sensibilisation Suite à l’opération « contribution libératoire » en 2014,
de cette population aux avantages du statut et par leur l’équipe du Private Banking s’est fixé un nouvel objectif :
intégration au registre national de l’auto-entrepreneur. l’accompagnement de ses clients dans le placement des
avoirs rapatriés, le conseil relatif aux déclarations fiscales
nécessaires et la gestion des autorisations spécifiques
demandées à l’Office des Changes.
Le Private Banking : partenaire dans le
développement des activités du Groupe Banque
Centrale Populaire en Afrique.
Depuis le renforcement de la présence du Groupe
Banque Centrale Populaire sur le continent africain avec
l’acquisition de la Banque Atlantique (ABI), le Private
Banking a pour mission de créer une synergie effective
avec les entités concernées afin de servir au mieux la
clientèle patrimoniale d’ABI.
Une série de missions ont été effectuées au Sénégal et
en Côte d’Ivoire entre les différents représentants de la
banque privée BCP et les responsables de la clientèle VIP
d’ABI afin de mettre en place une collaboration efficace
et efficiente.
En effet, le potentiel du marché de la gestion de
patrimoine au niveau du continent africain présente une
opportunité stratégique pour le Groupe, et le Private
Banking a aujourd’hui pour objectif prioritaire d’assister
notre partenaire bancaire ABI dans la mise en place d’une
filière banque privée.
Le Private Banking : partenaire expert pour
l’optimisation du patrimoine de ses clients
Toujours à la recherche de la satisfaction client,
l’ingénierie patrimoniale du Private Banking a mis en
place une panoplie d'outils d'aide à la décision spécifique
au métier de « gestion de patrimoine ».
En effet, à l’image des banques privées internationales,
des outils ont été conçus afin de munir les conseillers
patrimoniaux des meilleurs moyens pour répondre avec
célérité et efficacité aux requêtes des clients.
• Le "KYC" (Know Your Client), également connu sous le
nom de « Risk Profile », a pour objectif de déterminer
Participation significative au fonds de soutien
le degré de sensibilité du client au risque par rapport
aux TPME à son horizon de placement, une étape importante
Dans le cadre du programme conjoint de Bank Al-Maghrib préalable à tout choix d’investissement financier.
et du GPBM pour la restructuration des entreprises
• Le « bilan patrimonial » recense les données
rencontrant des difficultés conjoncturelles, le Groupe
complètes du client, ses ressources et objectifs
s'est fortement impliqué dans ce nouveau programme.
financiers, actuels et futurs. Il permet aussi d’effectuer
Sa participation soutenue dans l'ensemble des régions
des simulations sur des éléments d’investissement,
du Maroc lui a permis de contribuer à plus de 45% aux
d’optimisation fiscale, d’assurance-vie et d’héritage.
encours dédiés à la restructuration des TPME.
Les résultats de cet outil se présentent sous forme
d’une proposition de placement spécifiquement
dédiée au client.
43
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE DE DÉTAIL MUTUALISTE PROFONDÉMENT


ANCRÉE DANS SES RÉGIONS

FILIALES :
La Banque de Détail, des Marocains du Mondes et de la TPME offre à ses clients particuliers et entreprises une palette
de produits et services complète et à très forte valeur ajoutée. Elle s’appuie à ce titre sur ses filiales spécialisées qui
constituent de réels centres d’expertises dédiées dans différents domaines :
- Sociétés de Financement : Vivalis SALAF, Maroc Leasing, Dar Addamane ;
- Assistance : Maroc Assistance Internationale ;
- Marocains du Monde : Chaabi Bank ;
- Société de location longue durée : Chaabi LLD.

VIVALIS SALAF a été créée en 1989 pour répondre à une demande de plus en plus accrue du marché national du
crédit à la consommation.
Avec pour principale mission de mettre à la disposition de sa clientèle des offres de crédit variées et répondant aux
attentes immédiates des bénéficiaires.
Les produits commercialisés par VIVALIS SALAF sont :
• Prêt Personnel
• Crédit Auto
• Location avec Option d’Achat
Dans un contexte de mutations profondes et rapides, où le secteur du crédit à la consommation connaît une
stagnation de ses principaux indicateurs d’activité, Vivalis Salaf a opéré des réalisations appréciables et a consolidé
sa position sur son marché.
Ainsi et malgré le resserrement des conditions d’octroi, la production brute a enregistré une croissance de 7,1% à
2.601 millions de dirhams, tandis que l’encours brut s'est établi à 5.427 millions de dirhams.
Quant aux indicateurs de résultat, Vivalis Salaf a vu son PNB progresser de 8,1% en une année en se situant à
305 MDH.
Animée par la volonté d’un développement soutenu et le souci de consolider les bases d’une croissance saine,
rentable et durable, Vivalis Salaf œuvre pour la construction d’un centre d’expertise métier et de savoir-faire
industriel qui vise à créer de la valeur et à contribuer de façon significative aux résultats du Groupe.
Sur le plan du Capital humain, Vivalis Salaf consolide l’adoption d’une politique Ressources Humaines de plus en
plus valorisante des compétences et alliant la performance à l’efficacité.
Dans le cadre des actions citoyennes visant l’accompagnement par notre Groupe d’un programme pilote d’insertion
socio-professionnelle au profit des jeunes en situation de handicap mental, Vivalis Salaf a versé un don au profit de
la fondation de gestion du centre national Mohammed VI des handicapés pour la construction et l’aménagement
d’un centre dédié à leur insertion.
Grâce au développement d'un pôle d’expertise et de savoir-faire et s’appuyant sur une éthique forte, Vivalis Salaf
consolide sa position sur son marché et s’affirme comme un acteur référent en se projetant dans l’avenir avec
sérénité et responsabilité.
RAPPORT ANNUEL 2015

Pionnier du crédit-bail au Maroc avec une expérience de plus de 45 ans,


Maroc Leasing accompagne les entreprises marocaines dans la réalisation
de leurs projets d’investissement.
Contrôlée par le Groupe Banque Centrale Populaire à hauteur de 53,11%,
Maroc Leasing dispose du premier réseau de distribution au Maroc constitué par les agences de la BCP et des
Banques Populaires Régionales.
Sur le plan de l’activité, Maroc Leasing a poursuivi son développement en accentuant la synergie développée avec
le réseau BP et en organisant auprès des cibles professionnelles des missions pour le financement en crédit-bail
mobilier et immobilier.
Concernant les indicateurs d’activité et de résultats, il y a lieu de préciser que l’encours financier de la société se
situe à 10,90 milliards de DH à fin décembre 2015. Le crédit-bail mobilier représente 54% du total et le reste pour
le crédit-bail immobilier.
Maroc Leasing a amélioré le niveau de sa rentabilité en dépit d’une conjoncture jugée difficile en 2015. Le PNB à
fin décembre 2015 a affiché une progression de près de 11% pour s’établir à 296,3 millions de DH.

Filiale du groupe Banque Populaire, DAR ADDAMANE est une institution de garantie
créée en 1989 par l’ensemble des établissements bancaires.
Société Anonyme de droit privé, membre de l’association professionnelle des
sociétés de financement «APSF», sa mission principale est :
- Faciliter à l’entreprise, la PME et la TPE en particulier, l’accès au financement en garantissant : les
crédits d’investissement bancaires et de leasing, ainsi que les crédits de fonctionnement finançant le cycle
d’exploitation ;
- Accompagner l’entreprise dans chacune des étapes de son existence, à savoir de sa création à son
développement ou sa mise à niveau.
Ses principaux produits sont :
- Force Leasing : garantie du crédit –bail finançant les opérations d’extension et de mise à niveau ;
- Attahfiz Leasing : garantie du crédit –bail finançant les opérations de création.
L’année 2015 a été globalement marquée par une évolution de la production et du chiffre d’affaires en ligne avec
les objectifs fixés.
Ainsi, en termes de production, les garanties affectées s’élèvent à près de 600 MDH.

Créée en 1976, Maroc Assistance Internationale (M.A.I) occupe une position de leader sur
le marché de l’assistance au Maroc.
Considérée comme une des filiales stratégiques du Groupe Banque Centrale Populaire,
M.A.I s’inscrit dans une stratégie d’amélioration continue de la qualité de ses produits et
services, à travers une politique d’innovation constante.
Son objectif premier est d’apporter à ses assurés une assistance humaine, médicale et
technique, dans leur quotidien et lors de leurs voyages dans le monde entier, à travers un réseau de prestataires
qualifiés.
Pour ce faire, les missions de Maroc Assistance Internationale s’articulent autour de quatre volets :
• assister et accompagner le client face aux aléas de la vie en temps réel, 24h/24 et 7j/7 ;
• écouter pour mieux comprendre et évaluer la situation dans laquelle se trouve l’assuré ;
• agir vite et avec efficacité, grâce à une équipe de professionnels ;
• intervenir dans le monde entier grâce à un réseau de prestataires rigoureusement sélectionnés.
Les principaux produits de M.A.I sont :
• marocains du monde : injad achamil et injad salama ;
• particuliers : injad monde, schengen visa… ;
45
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE DE DÉTAIL MUTUALISTE PROFONDÉMENT


ANCRÉE DANS SES RÉGIONS
• groupes et institutionnels : al amane plus, contrats spécifiques à la demande des entreprises et des
institutionnels... ;
• clientele bancaire locale : injad chaabi, injad al moumtaz… ;
• compagnies d'assurance : MAMDA/MCMA/maem auto.
En ce qui concerne les indicateurs, le chiffre d’affaires 2015, y compris les acceptations en réassurance, s’est
élevé à 442 MDH contre 433 MDH à fin décembre 2014, soit une évolution de 2%. Cette amélioration est due
essentiellement au marché local, lequel est passé de 155 MDH en 2014 à 169 MDH à fin décembre 2015, soit une
hausse de 9%.

CHAABI BANK est une filiale du GBP créée en 1972 en France. Elle assure une présence
du Groupe dans les principaux pays d’accueil des Marocains en Europe, à savoir : France,
Belgique, Espagne, Italie, Allemagne, Pays Bas et Grande Bretagne.
Jusqu’au début de la décennie 1990, la mission de Chaabi Bank consistait en la promotion
des opérations de collecte et de transfert de l’épargne des MDM vers le Maroc, cette mission
a été ensuite élargie à l’exercice d’autres activités de banque commerciale en vue de mieux
accompagner cette clientèle.
L’obtention du passeport européen en 2007 et le déploiement de la marque « Chaabi Bank » en Europe ont mis cette
filiale au centre du plan stratégique du Groupe. Ces faits constituent en effet une étape majeure dans l'évolution
de Chaabi Bank.
Par ailleurs, l’année 2015 a été marquée pour cette filiale par :
• l’obtention de l’agrément de la BCP auprès de l’ACPR pour la commercialisation de l’offre MDM en France ;
• Le développement du réseau et le déploiement de la nouvelle démarche commerciale au niveau des
succursales ;
• La poursuite des efforts de recrutement de la clientèle pour le compte du Groupe qui a permis d'enregistrer
une évolution remarquable de 24 % par rapport à la même période de l’année précédente ;
• La poursuite de la promotion des transferts via le réseau Chaabi Bank vers le Maroc, ce qui a permis d’assurer
une progression positive en montant et en volume ;
• Depuis le lancement des activités avec le réseau Banque Atlantique à fin mai 2014, on enregistre une évolution
des transferts de 65% en valeurs et de 157% en nombre.

CHAABI LLD est une filiale du Groupe Banque Centrale Populaire qui opère dans la location
longue durée et offre des solutions flexibles associant l'acquisition de véhicules et leur gestion.
Elle offre une panoplie de prestations et de services avantageux moyennant un loyer mensuel
forfaitaire calculé selon une durée et un kilométrage initialement déterminés.
Les produits commercialisés par Chaabi LLD sont :
• la location longue durée ;
• la location moyenne durée ;
• le fleet management.
Les performances régulières et ascendantes de Chaabi LLD lui ont permis de renouer avec la rentabilité, de
consolider ses fonds propres et d’asseoir une bonne image auprès de ses clients et de ceux du Groupe.
En adaptant son offre aux exigences de sa clientèle, de plus en plus intéressée par une solution à forte valeur
ajoutée, Chaabi LLD clôture l’exercice 2015 avec un chiffre d’affaires en augmentation de 21% par rapport à
l’exercice 2014.
Déjà certifiée ISO 9001 version 2008, Chaabi LLD a pu passer avec succès l’audit de suivi pour le maintien de sa
certification pour l’ensemble de ses activités.
Résolument tournée vers l’amélioration continue de son système de management de la qualité, Chaabi LLD
envisage de passer à une version plus récente de certification de ses activités.
RAPPORT ANNUEL 2015

Créée en 1989, Bank Al-Âmal (BAA) a pour mission de contribuer à la concrétisation


des projets portés par les entrepreneurs MDM, au Maroc, en leur assurant le conseil,
l’assistance et le financement adéquats.
Ses équipes de seniors bankers constituent une task-force dédiée à cette catégorie de clientèle exigeante.
Depuis sa création, la banque a contribué à la création et au développement de 1200 entreprises initiées par des
entrepreneurs MDM. Cela a permis de créer plus de 26 400 emplois directs.
Les principaux produits de BAA sont :
- les crédits d’investissement à moyen et à long termes, destinés à assurer le financement partiel des projets
d’investissement présentés par les entrepreneurs MDM ;
- les prêts à la promotion immobilière pour le financement partiel des projets immobiliers initiés par les promoteurs
immobiliers MDM ;
- l’assistance-conseil et ingénierie financière au profit des entrepreneurs MDM.
Au terme de l’exercice 2015, les principales activités de la banque font ressortir :
- l’activité de conseil, d’assistance et d’accompagnement a concerné plus de 300 entrepreneurs MDM. La majorité
des clients ont sollicité un accompagnement juridique et administratif ;
- plus de 130 projets ont été étudiés, et une grande partie de ces projets a bénéficié du financement partiel de la
banque.

Le Groupe Banque Centrale Populaire a pris le contrôle de la société Maroc Traitement de


Transactions (M2T) en 2015 en vue de renforcer le partenariat industriel entre le CPM et
M2T qui porte, entre autres, sur les services de bancarisation (commercialisation des offres
Hissab Chaabi et cartes associées).
Pour rappel, Maroc Traitement de Transactions est la première entreprise marocaine à avoir mis en place au
Maroc un concept unique et breveté de gestion déléguée de services.
Aujourd’hui, M2T est le leader spécialisé dans les services d’encaissement de factures sur des réseaux propres
et tiers. Elle se positionne comme un partenaire incontournable pour plus de 150 entreprises, réparties dans des
secteurs importants, au Maroc, en France et au Sénégal, en tant que prestataire multiservices, multicanal, tels
que l’encaissement de factures et de billets de transport, le transfert d’argent, la recharge télécoms et de cartes,
l'émission et l'acceptation de moyens de paiement privatifs, etc....
M2T agit également en tant qu'éditeur et fournisseur de solutions monétique classiques et de solutions de nouvelle
génération axées sur l'internet, le mobile et le NFC.
En 2009, M2T, SARL a été transformée en SA, avec une centaine de collaborateurs, d'experts et de professionnels
dont l'objectif est d'offrir des solutions performantes et sécurisées. M2T est en passe de devenir un maillon
incontournable de la chaîne de valeur de l’industrie de la monétique au Maroc.
Son réseau «Proximo-Tasshilat» reste un véritable point fort, reposant sur une expertise des processus
opérationnels et des compensations, ainsi que sur une solution technologique d’avant-garde, développée en
interne et certifiée «ISO 27001 et PCI-DSS».
Avec plus de 3000 points de paiement, la franchise opère dans plus de 310 villes et villages au Maroc, et plus d'une
centaine au Sénégal et en France, et gère aujourd’hui plus de 100 millions de transactions annuelles pour quelque
2,5 millions de clients par mois.

47
RAPPORT ANNUEL 2015

BCP S.A.

UNE BANQUE DE FINANCEMENT ET


PSE BPMP PSE BFII
BANQUE DE FINANCEMENT ET D’INVEST. BANQUE DE L’INTERNATIONAL
Pilier I : Banque de Détail
Pilier II : Banque de Financement et Pilier III : Une Banque Universelle
d’Investissement de référence au Maroc multi-métiers à l’échelle du continent
Banque des Particuliers
Financement Grandes Entreprises Banque de détail en Afrique
Banque de la Petite et Moyenne
ACTIVITÉS

Entreprise et des Professionnels


Financement de Projets
Métiers Spécialisés en Afrique
Banque des Marocains du Monde
Banque d’Affaires

D’INVESTISSEMENT DE RÉFÉRENCE AU MAROC


Banque d’Affaires en Afrique
Banque Privée Banque Transactionnelle

FINANCEMENT BANQUE D’AFFAIRES BANQUES & ASSURANCES

BANE
• Gestion d’actifs
ASSURANCE
FILIALES

• Conseil et ingénierie financière BATG BABN


• Intermédiation boursière GTA Togo BPMG
BPMC

• Capital investissement BABF BAML


• Courtage en assurance BACI BASN C2A Togo

MAROCAINS DU MONDE BANQUE OFFSHORE MICROFINANCE

BANQUE D’AFFAIRES
DISTRIBUTION
AFIN

Ayant connu un développement significatif de ses activités, la Banque de Financement et d’Investissement constitue
aujourd’hui un important moteur d’emploi des ressources et de rentabilité pour le Groupe. Elle porte à ce titre, dans
le cadre du plan Elan 2020, une stratégie de développement ambitieuse qui accorde une attention particulière à la
valorisation de sa base de clientèle d’une part, et d’autre part à une maîtrise des risques de premier ordre.
La Banque de Financement et d’Investissement prévoit par ailleurs de poursuivre son développement sur les marchés de
capitaux dans le cadre de l’inflexion stratégique déjà entamée.
L’exercice 2015 a conforté les importantes réalisations de la Banque de Financement et d’Investissement qui consolide
ainsi sa position de financeur de référence des Grandes Entreprises (GE) au Maroc.

Banque Corporate et d’Investissement charbon d’une puissance cumulée nette de 1 250


MW pour un coût de 2,6 milliards USD. En qualité de
Durant l’exercice 2015, la Banque Corporate et
co-arrangeur mandaté et d’agent de sûreté, la BCP
d’Investissement (Corporate & Investment Bank - CIB) a
a financé ce projet à hauteur de 2,25 milliards MAD ;
poursuivi l’accompagnement des besoins de financement
des Grandes Entreprises, en leur proposant des solutions • Energie Eolienne du Maroc « EEM » : financement
sur mesure, grâce à l’expertise sectorielle des Senior du projet d’extension du parc éolien d’Akhfennir situé
Bankers et des équipes de financements structurés. dans la région sud du pays, permettant de porter la
capacité installée d’EEM de 200 MW à 300 MW pour un
Ainsi, la CIB a confirmé sa vocation d’acteur de référence
coût de 1,4 milliard MAD. En qualité de co-arrangeur
dans le financement des Grandes Entreprises, notamment
et co-chef de file mandaté, la BCP a financé ce projet
à travers :
à hauteur de 600 millions MAD ;
• la mise en place de nouveaux crédits d’investissement
• Office Chérifien des Phosphates : financement du
et de trésorerie en faveur des grandes entreprises ;
projet d’extension de la capacité de production à
• la concrétisation de 40 nouvelles entrées en relation hauteur de 2 milliards MAD ;
dont le potentiel de crédits additionnels dépasse
• ONEE et ONCF : accompagnement dans la
les 2 milliards MAD ;
structuration de crédits de TVA et mise en place de
• le déblocage de financements relatifs aux projets lignes de 1,4 milliard MAD afin de relayer la créance
énergétiques. TVA envers l’Etat marocain.
Financement structures Cash management
En 2015, la CIB a renforcé son positionnement stratégique Rehaussant sa qualité de service, la CIB a étoffé
en project finance en décrochant de nombreux mandats sa chaine de valeur avec une offre technologique
d’arrangeur en tant que chef de file pour des projets répondant aux besoins spécifiques de ses clients
d’envergure nationale. corporate. L’activité de Cash Management de la CIB s’est
La CIB a réussi à concrétiser d’importantes opérations, illustrée en 2015 par la mise sur le marché d’un portail
principalement dans les secteurs de l’énergie et d’e-banking - BP E-corporate - taillé sur mesure pour la
de l’industrie. Elle a ainsi joué un rôle actif dans le clientèle Grande Entreprise (GE). Conçu pour répondre
financement des grands projets suivants : aux besoins de consultation et de transaction les plus
pointus, il ambitionne de devenir un outil bancaire
• Safi Energy Company : financement du projet de
incontournable pour les trésoriers des GE de la place.
construction et d’exploitation de deux centrales à
RAPPORT ANNUEL 2015

Parmi les fonctionnalités phares du portail, notons le Correspondent Banking


service E-valeurs, la navigation multicanale, et la matrice
L’activité de Correspondent Banking s’est illustrée par
de signature.
le renforcement des relations avec les correspondants
Avec le module E-valeurs, BP E-corporate offre un service étrangers et la consolidation de la visibilité internationale
de consultation des valeurs et des impayés. Ce module de la banque, notamment à travers son implantation en
riche en informations permettra aux clients adhérents de Afrique subsaharienne.
visualiser un ensemble de données pertinentes de leur
Ainsi, la Banque Centrale Populaire a été la seule
portefeuille de valeurs, et ce, dans des délais.
banque d’Afrique du Nord à exposer cette année au
Tirant parti des dernières technologies web et mobile, BP SIBOS, le plus grand salon bancaire mondial tenu en
E-corporate offre également une navigation multicanale octobre 2015 à Singapour. Cette présence permet à la
(Web, smartphone, tablette tactile) et assure une sécurité BCP d’insuffler un nouvel élan à ses relations d’affaires
accrue des transactions, par le biais d’un Token digital de avec ses correspondants internationaux. Elle témoigne,
signature distribué à chaque signataire. De fait, les délais par ailleurs, du dynamisme de l’institution sur la scène
d’initiation et de transmission des ordres à la banque africaine et internationale.
sont sensiblement améliorés, et tout collaborateur est
L’année 2015 a également été marquée par la mise en
en mesure de se connecter et de suivre ses comptes de
application des accords de coopération signés en 2014
manière optimale
avec ICBC Chine et Alfa-Bank en Russie.
Un accent particulier a été mis sur la matrice de signature
2015 a connu aussi la reconduction, pour une année, du
des transactions, qui permet de définir différentes
prêt syndiqué d’un montant équivalent à 227 millions
combinaisons de signataires, pour chaque type
USD, consenti par un pool de banques internationales
d’opération et par montant plafond. Avec cette matrice
de premier ordre avec comme chef de file Standard
paramétrable, le portail s’adapte à tout type de structure
Chartered Bank, témoignant de la confiance des acteurs
organisationnelle.
de la finance internationale à l’égard du Groupe.
Toujours dans une optique d’amélioration des
A l’instar des années précédentes, le Groupe Banque
services de gestion de flux, la CIB a doté ses clients
Centrale Populaire s’est vu décerner des prix de
« Grands Remettants » d’une solution innovante
performance « STP Excellence Award Clearing », par
de dématérialisation de chèques et effets. Outre
Deutsche Bank pour les transferts en euro, et « STP
l’amélioration des délais d’encaissement inhérente à ce
Excellence Trade Award » par Commerzbank, pour les
produit, les clients bénéficient d’un reporting complet par
transactions trade, couronnant la qualité du partenariat
point de vente, participant à l’amélioration de la gestion
avec le Groupe.
des impayés.
L’activité Trade Finance continue sur sa lancée
progressive, en corrélation avec l’évolution de la demande
globale du marché. Elle s’est inscrite durant l’exercice
2015 dans une tendance haussière, réaffirmant son rôle
dans l’accompagnement des entreprises marocaines
dans leur développement à l’international.
Animée par la mise en œuvre de sa stratégie orientée
client et grâce à ses professionnels dédiés et à son
offre sur mesure, le Groupe a réussi à enregistrer de
bonnes performances en financements des opérations
d’importation et d’exportation.
Dans cette perspective, et en dépit de l’impact de la
baisse du prix du baril de pétrole et des cours des
matières premières, l’activité Trade Finance a enregistré
des progressions remarquables aussi bien à l’import qu’à
l’export.

49
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE DE FINANCEMENT ET


D’INVESTISSEMENT DE RÉFÉRENCE AU MAROC

Marché des Capitaux Marché obligataire


Marché des changes L’année 2015 a été marquée par une évolution mitigée
des rendements souverains sur les marchés primaire
L’année 2015 a été caractérisée par la poursuite de la
et secondaire. En effet, après une baisse importante des
baisse des prix des matières premières, notamment ceux
taux obligataires en 2014, l’année 2015 a été marquée par
de l’or noir qui ont chuté à plus de 40% depuis fin 2014.
une consolidation des niveaux sur la partie courte et une
Les Etats-Unis ont pu tirer profit de cette conjoncture avec poursuite de la baisse concernant la maturité 5 ans et 15
des perspectives de croissance qui devraient s’établir à ans. Néanmoins, la maturité 10 ans s’est inscrite dans
2,6%, un taux d’inflation de 0,5% et une vigueur du marché une tendance haussière.
de l’emploi s’établissant à 5%. Alors que la zone euro
Ainsi, les rendements sur le marché secondaire des
reste pour sa part confinée dans une phase de stagnation
maturités 5 ans et 15 ans ont connu une baisse moyenne
caractérisée par la faiblesse de sa croissance (1,5% selon
de 13 pbs pour se situer respectivement à 3,10% et 3,92%.
les données du FMI), le recul de l’inflation à 0,20% et la
Quant aux maturités 10 ans et 20 ans, celles-ci ont connu
persistance d’un niveau de chômage élevé à 10,7%.
une hausse respective de 10 pbs à 3,54% et 2 pbs à 4,37%.
Face à cette conjoncture, la Réserve Fédérale Américaine
Les montants proposés lors des adjudications des bons
a procédé, le 16 décembre, à une hausse des taux
du Trésor se sont inscrits en légère baisse en 2015 pour
directeurs de 25 points de base dans une fourchette
s’établir à 521 MMDH contre 553,2 MMDH une année
allant de 0,25% à 0,5%, alors que la Banque Centrale
auparavant. La répartition des soumissions fait ressortir
Européenne a maintenu sa politique d’assouplissement
une prédominance des maturités courtes et moyennes et
monétaire avec notamment un abaissement du taux des
ce à hauteur de 41.5% et 44.3%.
facilités de dépôts à -0,30% et un prolongement de la
durée de son programme d’achat d’actifs à mars 2017 Les montants adjugés ont enregistré, quant à eux, une
avec son élargissements à d’autres actifs. hausse de plus de 14% pour se situer à 124,8 MMDH en
2015. Le segment moyen terme s’accapare 49,1%, suivi
Dans ce contexte, le dollar US a poursuivi son appréciation
du court terme avec 29,2%.
se hissant à 1.0450 pour un euro après avoir débuté
l’année à 1.2130, et le baril de Brent s’est inscrit sur une A l'image des années précédentes, le GBCP demeure un
tendance baissière touchant un plus bas à 36,5 USD/BBL acteur incontournable sur le marché obligataire local
en décembre contre un pic de 66 USD/BBL en avril. en réalisant 14% des adjudications des bons du Trésor
sur le marché primaire et un volume négocié
Marché monétaire
de 140,9 MMDH sur le marché
A l’instar de 2014, le marché monétaire a été marqué secondaire.
en 2015 par l’amélioration de la situation de liquidité
en raison notamment d’un fort soulagement du déficit
commercial et d’une progression des transferts MDM et
des IDE.
Cette situation s’est traduite par une baisse de la
pression sur la liquidité illustrée par la dégringolade
du financement central. Ainsi, le montant moyen des
avances BAM à 7 jours est passé de 36 MMDH à environ
19 MMDH en 2015. A noter que cette moyenne a frôlé les
7 MMDH durant les deux derniers mois de l’année. Quant
au refinancement des banques par les prêts garantis, le
montant est passé 18,9 MMDH en 2014 à 13,5 MMDH en
2015.
RAPPORT ANNUEL 2015

FILIALES :
La Banque de Financement et d’Investissement s’appuie sur l’expertise significative développée au sein de ses filiales
afin de délivrer à ses clients un service à très forte valeur ajoutée. A ce titre, la BFI dispose de trois filiales spécialisées
leaders dans leurs domaines :
- Upline Groupe ;
- Chaabi International Bank Offshore ;
- MEDIAFINANCE.

Désignée, depuis début 1997, comme Intermédiaire en Valeurs du Trésor (IVT), MEDIAFINANCE est un intervenant
confirmé sur les marchés primaire et secondaire de la dette publique négociable.
Disposant du statut de banque agréée, l’activité de cette filiale se focalise sur l’intermédiation en valeurs de Trésor
(IVT) :
- Gestion pour compte propre de tous les instruments offerts sur le marché ;
- Market-making de la dette publique dans le cadre du statut d’IVT ;
- Conseil et assistance en placement et gestion pour compte de tiers ;
- Corporate : conseil et ingénierie pour le compte d’émetteurs privés ;
- Conseil en placement sur les produits de taux ;
- Intermédiation sur le marché secondaire des BDT ;
- Tenue de comptes.
Par ailleurs, la conjoncture du marché de taux durant l’année 2015 a été marquée par :
- Le maintien par Bank Al-Maghrib du taux directeur stable à 2,50% ;
- La croissance devrait ressortir à 4,5% avec une hausse de 14,6% de la valeur ajoutée agricole et une progression
du PIB non agricole limitée à 3,3% pour l’ensemble de l’année 2015 ;
- L’allègement de l’insuffisance de liquidité du système bancaire de 14,2 milliards DH durant le quatrième trimestre
de l’année 2015. Ce déficit étant intégralement financé par la Banque Centrale. Ainsi, le taux interbancaire s’est
situé à 2,52% et les taux Repos ont traité dans une fourchette de [2.40% - 2.60%] ;
- Une hausse significative des levées brutes du Trésor qui se sont chiffrées à 127 milliards DH en 2015 contre 79
milliards DH un an auparavant, soit un croissement de 61%. L’essentiel de ces levées a porté sur les maturités
du moyen terme (48%) suivies de celles du court terme (29%) ;
- Un léger repli de l’activité sur le marché secondaire des bons du Trésor enregistrant un volume transactionnel à
fin 2015 de 177 milliards DH contre 184 milliards DH en 2014, soit une baisse de 4%.
Dans ce contexte, Mediafinance s’est adjugé sur le marché primaire un volume de souscriptions de 341 millions DH.
Sur le marché secondaire, la banque a réalisé un volume transactionnel de près de 2 milliards de DH.

51
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE DE FINANCEMENT ET


Upline.pdf 2/12/10 15:47:52

D’INVESTISSEMENT DE RÉFÉRENCE AU MAROC

Filiale du Groupe Banque Centrale Populaire depuis 2009, Upline Group


M

CM

MY

regroupe les métiers de la banque d’investissement.


CY

CMY

Upline Group contrôle plusieurs filiales et participations dans différents


secteurs d’activités :
• Ingénierie financière ;
• Intermédiation boursière ;
• Gestion d’actifs ;
• Capital investissement ;
• Courtage en assurances.
GESTION D’ACTIFS
Le marché de la gestion collective sous la forme d’OPCVM a clôturé l’année 2015 avec un encours sous gestion de
330,09 milliards DH, en progression annuelle de +9,84% avec 405 fonds commercialisés et 18 sociétés de gestion.
Les encours des OPCVM Diversifiés, Obligataires Court Terme et Moyen Long Terme ont connu les plus fortes
évolutions avec des progressions respectives de +18,10% à 12,85 milliards DH, +10,96% à 48,34 milliards DH et
+16,87% à 175,11 milliards DH.
La répartition par classification d’OPCVM fait ressortir une part prépondérante des OPCVM Obligataires Moyen
Long terme (OMLT) à hauteur de 53%, suivi des OPCVM Monétaires et Obligataires Court Terme (OCT) pour
respectivement 22% et 15%. Les OPCVM Actions, Diversifiés et Contractuels restent limités avec des contributions
respectives de 6%, 4% et 0,5%.
Les actifs gérés par la société de gestion UPLINE Capital Management atteignent 32,45 milliards DH à fin décembre
2015, en progression annuelle de +4,64%.
En matière de répartition, les OPCVM OMLT drainent 65% du total encours, suivi des OPCVM Monétaires et OCT
respectivement à hauteur de 17% et 14% ; faisant ressortir la contribution des OPCVM investis en produits à 95%
de l’encours global géré.
L’année 2015 aura été marquée par une nouvelle adjudication d’un fonds dédié à un grand institutionnel de la
place dans la catégorie OMLT ainsi que l’obtention de la notation Fitch (AAAmmf) pour le fonds Alistitmar Chaabi
Trésorerie dans la gamme monétaire. Il s’agit de la plus haute note pouvant être attribuée à un fonds monétaire
sur le marché marocain.
CONSEIL & INGENIERIE FINANCIERE
L’année 2015 a été marquée par :
• Un marché action caractérisé par de faibles volumes, une contre-performance et peu d’opérations sur capital
(opérations de taille moyenne : Total et AFMA) ;
• Un marché de la dette privée limité : peu d’émissions, notamment celles réalisées par les banques et des
opérateurs de signature reconnue ;
• Un marché de titrisation fortement impacté par celui de la dette privée ;
• Un marché marqué par des opérations de restructuration financière essentiellement chez les banques
d’affaires adossées aux groupes bancaires ;
• Des opérations liées au régime dérogatoire du Code Général des Impôts concernant les Holdings (article
247 - XXIV) afin de profiter de l’avantage fiscal ;
• Des appels d’offres restreints caractérisés par de faibles rémunérations ;
• Quelques opérations d’implantation d'investisseurs marocains en Afrique pour l’essentiel en Greenfield.
Néanmoins, Upline Corporate Finance (UCF) a connu une année soutenue en termes d’activité. Elle a réalisé avec
succès différentes missions de conseil, malgré le contexte difficile.
L’évolution de l’activité est le fruit des stratégies qui s’appuient essentiellement sur :
• Un travail d'origination soutenu, permettant à UCF de signer des mandats dans différents types d'opérations
et dans différents secteurs d'activité ;
• Un accompagnement personnalisé de sa clientèle dans leurs opérations stratégiques.
En 2015, Upline Corporate Finance a été marquée par :
• Poursuite de la stratégie Afrique de UCF, à travers l’accompagnement de ses clients marocains dans des
opérations d’acquisitions de cibles en Afrique subsaharienne ainsi que le conseil de clients locaux ;
• Diversification sectorielle : finances, énergie, BTP, immobilier, agro-alimentaire, industrie et services ;
• Diversification transactionnelle : M&A, ECM, DCM et conseil financier.
RAPPORT ANNUEL 2015

INTERMEDIATION BOURSIERE
Après un début d’année haussier, le marché boursier marocain à enregistré à fin novembre 2015 une baisse de
8,85%. Cette tendance baissière à partir de la mi-mars fait suite à la publication de résultats annuels en baisse
(contraction de la masse bénéficiaire de 11,8% en 2014), tendance confirmée également après la publication des
résultats semestriels.
Sur le plan transactionnel, le volume quotidien moyen enregistré sur le marché à fin novembre 2015 est de l’ordre
de 282 millions DH, en baisse 12,97% par rapport à la même période de l’année dernière. Ce recul s’explique
essentiellement par la baisse sur les opérations de capital ainsi que du volume enregistré sur le marché de blocs
(près de -70%).
Notons que l’exercice 2015 a enregistré l’introduction des valeurs TOTAL MAROC et AFMA qui ont levé 7,1 Mrd MAD
sur le marché Actions.
Quant à la capitalisation boursière, elle a atteint 458,36 Mrd. MAD en baisse de 7.2%.
A fin novembre 2015, Upline Securities a réalisé un volume transactionnel de l’ordre de 5,5 Mrd MAD.
S’agissant de l’activité « Bourse en ligne » du Groupe Banque Centrale Populaire, elle a enregistré, au terme
de l'exercice 2015, une progression par rapport à 2014 et a pu doubler sa part de marché. Le nombre d’ordres a
enregistré également une évolution de 43%.
La plateforme d’intermédiation Boursière en Ligne du Groupe Banque Centrale Populaire a poursuivi ses efforts
d’amélioration offrant des fonctionnalités en phase avec les technologies d’information. A ce titre, les clients ont
pu participer via cette plateforme aux introductions en Bourse de TOTAL MAROC et d'AFMA via le module Offre
Publique de Vente du site.
Il y a lieu de souligner par ailleurs que la plateforme Bourse en Ligne du Groupe Banque Centrale Populaire est
en harmonie avec la nouvelle plateforme V6 de Maroclear et la nouvelle plateforme de cotation de la Bourse de
Casablanca.
CAPITAL INVESTISSEMENT
En 2015, l’activité du Capital Investissement a été marquée par les éléments suivants :
• Accroissement constant de la taille moyenne des fonds suite à l’émergence de fonds transrégionaux et attrait
de plus en plus important des institutions financières multilatérales internationales (BEI, SFI, BERD, BAD etc.)
pour le financement des activités des fonds en private equity opérant au Maroc ;
• Intérêt croissant des opérateurs pour l’investissement/accompagnement des entreprises en Afrique ;
• Aucun désinvestissement par cession sur les marchés financiers ;
• Prémices d’une dynamique de la demande relative aux fonds immobiliers locatifs, suite à l’intérêt manifesté
par plusieurs multinationales dans le secteur automobile pour s’installer à Tanger (TFZ), Kénitra (AFZ) et
l’Agropole de Meknès ;
• Dynamisme lié à la stratégie énergétique nationale et son impact sur l’investissement en infrastructure.
Pour accompagner la dynamique économique que connaît le Maroc, le Groupe Banque Centrale Populaire (GBCP) a
mis en place et contribué à la structuration de plusieurs fonds d’investissement généralistes et sectoriels couvrant
tous les secteurs porteurs de l’économie marocaine : Industrie, Agriculture, Infrastructure, Tourisme, Immobilier
Industriel, Nouvelles Technologies, etc.
L’activité de ces fonds est gérée par plusieurs sociétés de gestion de fonds affiliées à « Upline Alternative
Investments », avec un actif sous gestion d’environ 6,5 milliards de dirhams à fin 2015.
COURTAGE EN ASSURANCE
Pour Upline Courtage, l’assureur-conseil du Groupe, l’année 2015 a été marquée par la consolidation de la synergie
développée avec la BCP et les BPR. A la faveur des conventions de co-courtage signées avec des assureurs-conseil
leaders de la place, d’importants groupes industriels ont fait confiance à Upline Courtage pour la couverture de
leur patrimoine et de leur personnel.
L’effort commercial du réseau du Groupe, conjugué à l’innovation avérée des équipes d’Upline Courtage,
particulièrement en matière de la bancassurance, ont été à l’origine d’une augmentation de 61% et 76%
respectivement du montant global des primes émises et du chiffre d’affaires au cours de la période 2009 à 2015.
Avec un montant global des primes émises en 2015 de l’ordre de 522 millions DH, Upline Courtage consolide son
positionnement en tant que challenger sur le marché.

53
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE DE FINANCEMENT ET


D’INVESTISSEMENT DE RÉFÉRENCE AU MAROC

CIB Offshore, en tant que plateforme offshore du groupe Banque Centrale Populaire, aspire à devenir un acteur de
premier plan dans le segment du marché des zones franches, contribuer au rayonnement du Groupe à l’étranger
et suivre sa stratégie consistant à promouvoir la coopération Sud-Sud via ses filiales en Afrique.
Pour ce faire, les missions de CIB Offshore s’articulent autour de quatre volets :
- accompagnement des investisseurs en zones franches en matière de services financiers et concours bancaires
en devises ;
- constitution d’un levier de développement de l’activité de commerce extérieur du Groupe du fait de son statut de
banque à vocation internationale ;
- extension de la gamme des produits à l’International du Groupe BCP par la mise en place de solutions de
financements en devises défiscalisées ;
- renforcement de la synergie intra-groupe en matière de financements et opérations à l’international.
CIB Offshore propose une multitude de produits, à savoir :
- ouverture et gestion des comptes en devises, opérations de transfert et de rapatriement de fonds, opérations de
placement en devises et de couverture des risques de change, opérations de forfaiting, mobilisation des créances
à l’exportation ;
- financement en devises des opérations de commerce international, émission des garanties, cautions et avals ;
- assistance, conseil et financement des investissements et de l’exploitation des entreprises en zones franches ;
- clearing, financement des opérations de trade, forfaiting, placements, refinancements, co-financements et risk-
sharing pour le compte des filiales bancaires en Afrique subsaharienne.
Par ailleurs, l’année 2015 a été marquée par le lancement de plusieurs chantiers structurants afin d’accompagner le
développement et la diversification de l’activité de CIB Offshore :
- lancement et suivi du projet d’extension et de rénovation du siège social de la Banque ;
- implémentation du nouveau système d’information ;
- lancement du projet de refonte de l’organisation de CIB Offshore pour accompagner le développement des
opérations du Groupe à l’International et aligner son activité sur les meilleures pratiques et sur les standards
internationaux ;
- lancement du processus de mise en conformité aux directives FATCA ;
- renforcement de l’effectif de la Banque par de nouveaux collaborateurs répondant à différents profils.
RAPPORT ANNUEL 2015

BCP S.A.

UNE BANQUE UNIVERSELLE MULTI-MÉTIERS


PSE BPMP PSE BFII
BANQUE DE FINANCEMENT ET D’INVEST. BANQUE DE L’INTERNATIONAL
Pilier I : Banque de Détail
Pilier II : Banque de Financement et Pilier III : Une Banque Universelle
d’Investissement de référence au Maroc multi-métiers à l’échelle du continent
Banque des Particuliers
Financement Grandes Entreprises Banque de détail en Afrique
Banque de la Petite et Moyenne
ACTIVITÉS

Entreprise et des Professionnels


Financement de Projets
Métiers Spécialisés en Afrique
Banque des Marocains du Monde
Banque d’Affaires

À L’ÉCHELLE DU CONTINENT AFRICAIN


Banque d’Affaires en Afrique
Banque Privée Banque Transactionnelle

FINANCEMENT BANQUE D’AFFAIRES BANQUES & ASSURANCES

BANE
• Gestion d’actifs
ASSURANCE
FILIALES

• Conseil et ingénierie financière BATG BABN


• Intermédiation boursière GTA Togo
BPMG
BPMC

• Capital investissement BABF BAML


• Courtage en assurance BACI BASN C2A Togo

MAROCAINS DU MONDE BANQUE OFFSHORE MICROFINANCE

BANQUE D’AFFAIRES
DISTRIBUTION
AFIN

Le plan Elan 2020 consacre le développement international du Groupe comme un relais de croissance majeur sur les cinq
prochaines années. Le Groupe Banque Centrale Populaire ambitionne de se hisser au rang de Groupe financier universel
à l’échelle du continent africain à travers l’extension accrue de ses activités de banque et d’assurance.
Sa stratégie de développement africain s’appuie fortement sur l’élan de développement porté par le Groupe Banque
Atlantique et la dynamisation des synergies avec ses autres entités. Le développement africain est érigé en pilier de la
nouvelle organisation du Groupe Banque Centrale Populaire avec une structure dédiée au développement international.

La holding Atlantique Business International, détenue à 75% par la BCP, a vocation à fédérer les activités du Groupe
dans les métiers de la banque, de l’assurance et de l’ingénierie financière dans 7 pays d’Afrique de l’Ouest
ATLANTIC BUSINESS INTERNATIONAL est une holding financière, de contrôle et de développement portant les
participations majoritaires dans :

ATLANTIC BUSINESS INTERNATIONAL

Banques d'affaires et
Assurances
Banques

Atlantique Asset Management Atlantique Assurances Côte d’Ivoire

Atlantique Finance Atlantique Assurances Vie Côte D’Ivoire

Banque Atlantique Burkina Faso GTA-C2A IARD

Banque Atlantique Bénin GTA-C2A VIE

Banque Atlantique Côte d’Ivoire

Banque Atlantique Mali

Banque Atlantique Niger

Banque Atlantique Sénégal

Banque Atlantique Togo

55
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE UNIVERSELLE MULTI-MÉTIERS


À L’ÉCHELLE DU CONTINENT AFRICAIN

1. Principaux faits marquants du Groupe ABI au titre de l’exercice 2015


- Acquisition par la BCP d’une participation supplémentaire de 9,6% dans le capital d’ABI.
- Finalisation de la prise de participation d’ABI dans les compagnies d’assurance ;
- Accord de la Commission Bancaire-UEMOA pour l’ouverture d’une succursale de la BACI en Guinée Bissau
(BAGB) ;
- Début de l’arrimage opérationnel avec les filiales du Groupe Banque Centrale Populaire, BPMG et BPMC ;
- Poursuite des chantiers de transformation au sein du Groupe ABI initiés au début du dernier trimestre 2012 et
couvrant l'ensemble des fonctions ;
- Refonte du système d’information ;
- Migration de la plateforme monétique sur Powercard à Casablanca via la filiale du Groupe Payment Center for
Africa (PCA).

2. Activités 2015 des filiales bancaires du Groupe Banque Atlantique


Le Groupe Banque Atlantique est implanté dans 7 pays pour ses activités bancaires : Côte d’Ivoire, Burkina Faso,
Bénin, Mali, Niger, Sénégal et Togo.
L’exercice 2015 a été particulièrement dynamique sur le plan de l’activité commerciale, avec un portefeuille de clients
en hausse de 12%, un encours de ressources collectées en hausse de 22%, et un encours des crédits accordés à la
clientèle en hausse de 16%.
Activités commerciales
Les filiales bancaires du Groupe Banque Atlantique à travers leurs 7 pays d’implantation ont connu une activité
commerciale soutenue lors de l’exercice 2015.
En effet, le recrutement net de nouveaux clients s’est élevé à 56 800 portant le portefeuille à
542 300 relations, en hausse de 12% sur un an.
A l’image du recrutement de clients, le nombre de cartes bancaires actives a progressé de 20% pour dépasser 420 000
unités. Enfin, le nombre d’offres packagées distribuées à la clientèle a plus que doublé depuis 2014 pour dépasser les
38 000 packs.

Stock de clients déc-14


Stock de clients déc-15
250 000

200 000
Nombre de clients

150 000

100 000

50 000

0
BABF BABN BACI BAML BANE BASN BATG

BABF : Burkina Faso BAML : Mali BATG : Togo


BABN : Bénin BANE : Niger
BACI : Côte d'Ivoire BASN : Sénégal

Collecte de ressources
Les performances commerciales du Groupe ont permis de réaliser une collecte additionnelle nette de FCFA 280
milliards, soit une croissance de plus de 22% de l’encours des dépôts de la clientèle qui ont atteint FCFA 1 567
milliards à fin 2015.
RAPPORT ANNUEL 2015

Crédits à la clientèle
Les crédits accordés à la clientèle ont connu une croissance vigoureuse de +16% en glissement annuel. L’encours
brut progresse de FCFA 193 milliards, dont FCFA 123 milliards pour les crédits à court terme avec un additionnel de
FCFA + 110 milliards réalisé par la BACI , et 45 milliards FCFA pour les crédits à moyen et long termes.

3. Activités 2015 des filiales en assurance


Le Groupe Banque Atlantique est implanté dans 2 pays pour ses activités d’assurance : filiales d’assurance non- vie
et d’assurance vie en Côte d’Ivoire (Atlantique Assurance Vie et IARD) et au Togo (GTA C2A Vie et IARD).
Les primes collectées en assurance non-vie en Côte d’Ivoire ont atteint 8,2 milliards FCFA et ont connu une hausse
de 36% par rapport à l’exercice précédent, avec des progressions importantes sur les branches automobile (+24%),
accident corporel (+35%) et incendie (+63%).
Les primes collectées en assurance non-vie par la filiale togolaise GTA C2A IARD ont atteint 2,9 milliards FCFA.
Les primes collectées en assurance vie ont atteint 12,1 milliards FCFA, en hausse de 10% par rapport à l’exercice
précédent, avec des progressions de 20 % en Côte d’Ivoire et de 7% au Togo.

4. Responsabilité Sociale de l’Entreprise


Atlantic Business International a pu concrétiser au cours de l’année 2015 plusieurs actions citoyennes à fort impact
sur son environnement :
- sponsoring du dîner de gala de collecte de fonds pour prise en charge de 3000 enfants en détresse du programme
SOS Village d’enfants de Côte d’Ivoire par la BACI, ABI et AACI, AAVIE ;
- distribution de vivres et journée d’activités en faveur de l’orphelinat de l’ONG AVENIR ENFANCE TOGO par la
BATG ;
- don de médicaments, vivres, moustiquaires, aide financière et journée d’activités à l’orphelinat la Fontaine Divine
par la BABN ;
- dons et journée d’activités en faveur des pensionnaires de l’Institut National des Aveugles du Mali par la BAML ;
- prise en charge par la BASN de 2 athlètes mondialistes vivant avec une déficience intellectuelle lors des jeux
mondiaux d’été de Spécial Olympics.

57
RAPPORT ANNUEL 2015

UNE BANQUE UNIVERSELLE MULTI-MÉTIERS


À L’ÉCHELLE DU CONTINENT AFRICAIN

La Banque Populaire Maroco-Guinéenne est une société coopérative de banque et de crédit


à capital variable de droit guinéen, créée en 1991, elle compte à ce jour huit agences dont
deux à l'intérieur du pays. La BPMG a été créée dans le cadre du développement des relations
sud-sud, notamment, la participation à la promotion de l’économie de la République de Guinée, mais également
pour soutenir les échanges commerciaux entre le Royaume du Maroc et la République de Guinée.
La stratégie du Groupe Banque Centrale Populaire pour sa filiale guinéenne est axée sur le transfert de son
savoir-faire avéré dans les domaines de la bancarisation de la population, du financement de la PME / PMI, de
l’artisanat et de la pêche.
Par ailleurs, l’exercice 2015 a été marqué par les éléments cités ci-après :
- ralentissement et non éradication de l’épidémie Ebola, et fermeture des frontières par certains pays voisins ;
- morosité du climat d’affaires suite au retrait de grandes sociétés minières du pays ;
- baisse considérable des recettes liées à l’exportation de l’or suite à la chute des prix sur le marché international ;
- arrivée sur le marché guinéen de certaines entreprises marocaines ayant bénéficié d’un accompagnement du
Groupe ;
- financement d’importants projets en faveur de grandes sociétés locales et étrangères.
En matière d’activité, les principaux indicateurs d'activité et de résultat de la banque ont affiché une nette amélioration
par rapport à 2014 :
- augmentation de 19,2% des dépôts ;
- hausse des emplois productifs de 56% portés par les crédits accordés à des clients importants et garantis par la
Banque Centrale de la République de Guinée ;
- baisse des créances en souffrance de 14,3% ramenant leur taux à 2,90% contre 6,50% un an auparavant,
attribuable à l'effort de recouvrement ;
- progression du PNB de 31,5%, en liaison avec l’évolution de l’activité de la banque.
RAPPORT ANNUEL 2015

De droit centrafricain, la Banque Populaire Maroco-Centrafricaine (BPMC) est née d’un protocole d’accord signé le 13
février 1989 entre le Royaume du Maroc et la République Centrafricaine en vue de renforcer les liens économiques
et financiers entre les deux pays.
La BCP assure, en sa qualité d’actionnaire de référence, la gestion de la banque par le redéploiement de cadres
qualifiés auprès de sa filiale.
Avec pour principale mission de bancariser la population et de participer au développement de la PME-PMI, la BPMC
axe ses interventions essentiellement sur les secteurs de l'artisanat, de l'agriculture, du commerce extérieur…
Compte tenu de la crise militaro-politique que connait le pays depuis 2012, la conjoncture socio-économique
centrafricaine a été marquée au cours de l’année 2015 par la persistance des effets de cette crise avec une légère
reprise des activités économiques qui reste toutefois insuffisante pour la relance effective de l’économie.
Le système bancaire a continué à subir les effets de la crise à travers l’augmentation des frais généraux sous l’effet
des charges inhérentes à la sécurité ainsi que l’aggravation du volume des créances en souffrance comme corolaire
aux difficultés rencontrées par les différents acteurs économiques.
La BPMC a poursuivi la mise en œuvre du plan d’urgence visant la restructuration de la Banque, l’assainissement du
portefeuille et le respect des normes prudentielles réglementaires.

Amifa est une holding créée par le groupe Banque Populaire pour piloter son ambitieux programme de microfinance
en Afrique. Sa création est consécutive à la convention conclue entre le groupe, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Gabon et la
République de Guinée, portant sur le développement des activités de microfinance dans ces pays.
Pour ce faire, le groupe entend tirer parti de l’expérience réussie de sa filiale marocaine Attawfiq Micro-Finance – qui
est une référence en la matière – et aligner les activités d’Amifa sur les meilleures pratiques mondiales en matière
de microfinance et de microcrédit.
Atlantic Microfinance For Africa a pour principales missions de:
- favoriser la création de à travers le financement des activités génératrices de revenus ;
- soutenir et accompagner les micro-entrepreneurs en facilitant leur passage progressif de l’informel vers le
secteur organisé de l’économie ;
- participer à l’inclusion financière des populations non bancarisées en proposant des produits d’épargne adaptés ;
- participer à la concrétisation d’actions citoyennes au profit de la clientèle.
Les principaux faits marquants d’Amifa au titre de l’année 2015 concernent :
- la création de deux filiales en Côte d’Ivoire et au Mali suite à l’obtention de l’accord de Bank Al-Maghrib ;
- l’obtention du statut CFC ;
- l’inauguration de l’agence pilote Yopougon-Impôt en Côte d’Ivoire ;
- le lancement des activités des premières agences en Afrique.

59
GOUVERNANCE
D'ENTREPRISE
RAPPORT ANNUEL 2015

GOUVERNANCE D'ENTREPRISE
SYSTEME DE GOUVERNANCE AU NIVEAU DU CPM

Le Crédit Populaire du Maroc (CPM) est un groupement de • M. Ahmed ZERKDI : Président du Conseil de
banques constitué par la Banque Centrale Populaire et les Surveillance de la Banque Populaire du Centre Sud ;
Banques Populaires Régionales. Il est régi par la loi 12-96 • M. Larbi LARAICHI : Président du Conseil de
portant réforme du Crédit Populaire du Maroc. Surveillance de la Banque Populaire de Meknès ;
La Banque Centrale Populaire (BCP) est une société • M. Abdelhadi BERRADA EL AZIZI : Président du Conseil
anonyme cotée à la Bourse de Casablanca à conseil de Surveillance de la Banque Populaire de Marrakech-
d'administration et à capital fixe. Elle est habilitée à effectuer Beni Mellal ;
toutes les opérations susceptibles d'être pratiquées par
les banques. La BCP est l'organisme central bancaire des • M. Abdellah BOURKADI : Président du Conseil de
Banques Populaires Régionales. A ce titre, elle est chargée Surveillance de la Banque Populaire de Fès-Taza ;
de gérer les services d'intérêt commun aux organismes du • M. Noureddine BELMAHJOUBI : Président du
Crédit Populaire du Maroc. Directoire de la Banque Populaire de Tanger - Tétouan.
Les Banques Populaires Régionales (BPR) sont des
banques de forme coopérative à capital variable, à
directoire et à conseil de surveillance. Les BPR peuvent
effectuer toutes les opérations de banque dans leurs
circonscriptions territoriales respectives.
Le CPM est placé sous la tutelle d'un Comité Directeur du
Crédit Populaire du Maroc.

I. Le Comité Directeur du CPM


Le Comité Directeur est l’organe suprême du Crédit
Populaire du Maroc (CPM). Il est composé de manière
paritaire de représentants des conseils de surveillance des
Banques Populaires Régionales (BPR) et de représentants
du Conseil d’administration de la Banque Centrale
Populaire (BCP).
Le Comité Directeur a pour mission de :
• définir les orientations stratégiques du Groupe ;
• exercer un contrôle administratif, technique et financier
sur l’organisation et la gestion des organismes du
CPM ;
• définir et contrôler les règles de fonctionnement
communes au Groupe ;
• prendre toutes les mesures nécessaires au bon
fonctionnement des organismes du CPM et à la
sauvegarde de leur équilibre financier.

Composition du Comité Directeur du CPM


• M. Mohamed BENCHAABOUN : Président du Comité
Directeur du CPM ;
• M. Jalil SEBTI : Président du Directoire de la Banque
Populaire de Rabat-Kénitra ;
• M. Abdelhadi BENALLAL : Président du Conseil de
Surveillance de la Banque Populaire de Tanger-
Tétouan ;
RAPPORT ANNUEL 2015

II. Système de gouvernance au niveau de la BCP


Règles de fonctionnement du Conseil d’Administration
Le Conseil d’Administration détermine les orientations de l’activité de la société et veille à leur mise en œuvre. Il se saisit
de toute question intéressant la bonne marche de la société et règle par ses délibérations les affaires qui la concernent. Il
procède aux contrôles et vérifications qu’il juge opportuns.
Composition du Conseil d’Administration de la BCP:

NOM ET PRENOM FONCTION AUTRES MANDATS

Président du Conseil d'Administration de :


• VIVALIS SALAF
• MAROC LEASING
• MAROC ASSISTANCE INTERNATIONALE
• CHAABI BANK (BCDM)
• ATLANTIC MICROFINANCE FOR AFRICA (AMIFA)
• AMIFA MALI
• AMIFA COTE D'IVOIRE
• ATTAWFIQ MICRO-FINANCE
M. Mohamed Président Directeur
• UPLINE GROUP
BENCHAABOUN Général de la BCP
• CHAABI CAPITAL INVESTISSEMENT (CCI)
Administrateur de :
• OCP SA
• UBAF
• UBAE
• CASABLANCA FINANCE CITY AUTHORITY
• FONDS AM INVEST MOROCCO (AMI)
• ATLANTIC BUSINESS INTERNATIONAL (ABI)
• BANQUE ATLANTIQUE COTE D'IVOIRE (BACI)
Chef de la division de l’activité bancaire et de la stabilité
M. Aziz ALOUANE Représentant de l’Etat financière à la Direction du Trésor et des Finances
Extérieures au Ministère de l’Economie et des Finances
Président Directeur Général de l’OCP S.A.
Il est administrateur ou Président du Conseil
d’Administration de plusieurs sociétés dont notamment :
M. Mostafa TERRAB Représentant de l’OCP S.A
• MAROC PHOSPHORE (MP)
• PHOSBOUCRAA
• JACOBS ENGINEERING SA (JESA)
Président du Conseil d’Administration de
• Natexis
• Crédit Foncier de France.
Président de la SAS + Administrateur de CE Holding
Promotion
Représentant de la BPCE Représentant permanent de BPCE, Président de SCI
MAROC PONANT
M. François PEROL Président du Directoire Président du Groupement Européen des Caisses d’Epargne
de la Banque Populaire et (ESBG)
Caisse d’Epargne Administrateur de
• CNP Assurances,
• Musée d’Orsay
• Sopassure
Vice-président de FBF

Administrateur
M. Mohamed BELGHAZI Administrateur indépendant
indépendant

63
RAPPORT ANNUEL 2015

GOUVERNANCE D'ENTREPRISE

NOM ET PRENOM FONCTION AUTRES MANDATS

Membre du Conseil de Surveillance de


• Privredna banka Zagreb
Administrateur • Croatie et VUB Banka Slovakie
M. Adriano ARIETTI
indépendant Membre du Conseil d’Administration de
• ATB Asia Pacific Bank – Russie
• Banca Intesa Beograd, Serbie
Membre du Conseil de Surveillance de :
•Crédit Agricole du Maroc
• Risma
Administrateur de :
Représentant de la • CAT
Mutuelle Centrale • Maghrebail
M. Hicham BELMRAH
Marocaine d’Assurances • Alliance Développement Immobilier
Président du Directoire • Lesieur
• Sonasid
• Afriquia SMDC
• Resort Co
• Medi1Sat…
Président du Directoire BP Rabat-Kénitra
Administrateur de :
• Vivalis Salaf,
• Bank Al Amal,
• Chaabi Doc net,
• BP Shore Group,
• BP Shore Back Office,
Représentant de la Banque
M. Jalil SEBTI • BP Shore Immo,
Populaire de Rabat-Kénitra
• Attawfiq Micro-Finance,
• Fondation Banque Populaire,
• Fondation Création d’Entreprises,
• Heuler Hermès (ACMAR),
• Banque Atlantique Niger,
• UPLINE CAPITAL MANAGEMENT (UCM)
• CHAABI CAPITAL INVESTISSEMENT (CCI)
Président du Directoire BP Marrakech-Béni Mellal
Administrateur de :
• VIVALIS SALAF
• CHAABI DOC NET
Représentant de la Banque
M. Abdelkhalek • BP SHORE GROUP
Populaire de Marrakech-
BENDRISS • BP SHORE BACK OFFICE "BPSBO"
Béni Mellal
• BP SHORE IMMO "BPSIMMO"
• ATTAWFIQ MICRO-FINANCE
• FONDATION CREATION D’ENTREPRISES
• CHAABI CAPITAL INVESTISSEMENT (CCI)
Président du Directoire BP Tanger-Tétouan
Administrateur de :
• VIVALIS SALAF
• CHAABI INTERNATIONAL BANK OFFSHORE (CIB)
Représentant de la Banque
M. Noureddine • CHAABI DOC NET
Populaire de Tanger-
BELMAHJOUBI • BP SHORE GROUP
Tétouan
• BP SHORE BACK OFFICE "BPSBO"
• BP SHORE IMMO "BPSIMMO"
• FONDATION CREATION D’ENTREPRISES
• FONDATION BANQUE POPULAIRE
Président du Directoire BP d’El Jadida-Safi Administrateur de :
Représentant de la Banque • BP SHORE GROUP
M. Mohamed ADIB
Populaire d’El Jadida-Safi • BP SHORE BACK OFFICE "BPSBO"
• BP SHORE IMMO "BPSIMMO"
RAPPORT ANNUEL 2015

Critères d’indépendance Composition du Comité des Risques

En application des critères d’indépendance retenus par Nom et prénom Qualité


la directive de Bank Al-Maghrib N° 1/W/2014 relative à M. Hicham BELMRAH Président
la gouvernance au sein des établissements de crédit, le M. Noureddine BELMAHJOUBI Membre
Conseil d’Administration de la Banque Centrale Populaire M. Mohamed ADIB Membre
comprend en son sein deux Administrateurs indépendants.
Il s’agit de :
• Monsieur Mohammed BELGHAZI
3- Comité des Nominations et de Rémunération
Le Comité des Nominations et de Rémunération est chargé
• Monsieur Adriano ARIETTI.
d’accompagner le Conseil d’Administration dans :
Processus de sélection • la conception et le suivi du bon système de
Les membres du Conseil d’Administration sont désignés rémunération ;
par l’Assemblée Générale Ordinaire. • le processus de nomination et de renouvellement des
Le processus de nomination et de renouvellement des membres du Conseil d'administration et des membres
membres du Conseil d'administration est pris en charge de la Direction Générale de la Banque (Directeurs
par le Comité des Nominations et de Rémunération qui Généraux et Directeurs Généraux Adjoints).
soumet ses propositions au Conseil d’Administration, et Composition du Comité des Nominations et de
à charge pour ce dernier de les soumettre à l’Assemblée Rémunération
Générale Ordinaire.
Nom et prénom Qualité
Comités spécialisés M. Mohamed BENCHAABOUN Président
Le Conseil d’Administration de la BCP a procédé à la mise M. François PEROL Membre
en place des comités techniques suivants : M. Adriano ARIETTI Membre

1- Comité d’Audit :
Le Comité d’Audit assure notamment la surveillance et
l’évaluation de la mise en œuvre des dispositifs du contrôle III. Système de gouvernance au niveau des
interne de la Banque ainsi que la conduite de l’activité de BPR
l’Audit.
Le CPM compte 10 Banques Populaires Régionales qui
Composition du Comité d’Audit sont dotées d’un mode de gouvernance dualiste avec un
Conseil de Surveillance et un Directoire.
Nom et prénom Qualité
M. Mohammed BELGHAZI Président Le Conseil de Surveillance de la BPR est chargé de
Mme Ghizlaine GUEDIRA contrôler la gestion, de participer à la définition des
Membre orientations stratégiques de la Banque en cohérence
représentant l’OCP S.A
M. Jalil SEBTI Membre avec la stratégie globale du Groupe, et d’exercer certaines
attributions spéciales arrêtées par les statuts.
2- Comité des Risques
Il vérifie et présente à l’Assemblée Générale Ordinaire
Le Comité des risques est chargé notamment d’assister annuelle ses observations sur le rapport du Directoire et
le Conseil d’Administration dans son rôle de surveillance sur les comptes de l’exercice.
des risques auxquels la Banque Centrale Populaire
est exposée, du respect de la stratégie et des politiques La gestion de la BPR est assurée par un Directoire
générales de gestion des risques et de la conformité à la responsable collégialement des réalisations et des
réglementation relative au risque. performances de la Banque.

BPR Président du Conseil de Surveillance Président du Directoire


Rabat - Kénitra Abdelhai BESSA JALIL SEBTI
Centre - Sud Ahmed ZERKDI Mohamed BOULGHAIR
Tanger - Tétouan Abdelhadi BENALLAL Mouna LEBNIOURY
Fès - Taza Abdellah BOURKADI AHMED REDA TADILI
Marrakech - Béni-Mellal Abdelhadi BERRADA EL AZIZI Noureddine BELMAHJOUBI
Nador - Al Hoceima Mohamed BOUAMARA BENYOUNES HAJJI
El Jadida - Safi Jamal BEN RABIA MOHAMED ADIB
Meknès Larbi LARAICHI Khalid TAZI
Oujda El Bachir HOUCHI Samir KLAOUA
Laâyoune Mohamed Salem EL JOUMANI Ahmed EL JAMRI
65
GESTION DES RISQUES

La gestion des risques érigée en outil de


planification stratégique

Contrôle Permanent

Le respect de la conformité
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES


LA GESTION DES RISQUES ÉRIGÉE EN OUTIL DE PLANIFICATION
STRATÉGIQUE
La gestion des risques constitue un pilier fondamental de la En matière de provisionnement, en plus du respect des
stratégie du Groupe, soutenant sa trajectoire de croissance règles édictées par la circulaire 19/G relative aux créances
pérenne et maîtrisée. Les ressources considérables, en souffrance, la Banque applique une politique prudente
investies depuis 2008 dans ce domaine, ont permis de et proactive pour l’anticipation et la couverture des
répandre au sein de l’ensemble de ses entités une culture risques non avérés à travers, d’une part, l’activation des
solidement ancrée à l’égard des risques et d’asseoir un mécanismes de solidarité propres au Groupe, et d’autre
dispositif de gestion des risques efficient et robuste. Le tout part, le renforcement continu du matelas de provisions
s’intégrant dans une politique efficace et un programme pour risques généraux. Cette politique procure plus de
d’actions soutenu, suivi par les organes de gouvernance et résilience face aux situations de crise ou de dégradation
de direction au plus haut niveau. de conjoncture.
Compte tenu de l’ampleur des défis et malgré un Pour soutenir les ambitions futures, le Plan Elan 2020
environnement peu favorable, le Groupe a réussi à maintenir consacre un volet significatif au renforcement des outils de
une assise financière solide et un niveau élevé de maîtrise gestion des risques et à leur harmonisation à l’échelle du
et de couverture des risques. Les ratios prudentiels de Groupe. Les changements de dimension et de périmètre
solvabilité sont au-delà des minimas exigés. Le ratio des escomptés rendent nécessaire le rehaussement à un
créances en souffrance, malgré sa dégradation, reste niveau d’excellence la gestion des risques afin d’atteindre
parmi les plus bas de la place. les ambitions attendues sur des bases pérennes.

Le Groupe ambitionne de déployer un plan


de risque management construit autour des
principes directeurs suivants

L’année 2015 a été placée sous le signe de Eriger le Risk


la poursuite des chantiers structurants Management
engagés par le Groupe et répondant aux comme outil de
enjeux prioritaires en matière de gestion des
planification
risques :
stratégique
• la pérennité de la culture de gestion des Accroître l'efficacité
risques à tous les échelons du Groupe ; Renforcer les outils du Groupe
du dispositif de
de gestion des
• le maintien de l’indépendance et de risques sur les
gestion des risques et

l’efficacité du processus d’examen et de l'utilisation des outils


activités de marché
d'aide à la décision
surveillance des risques ;
• le perfectionnement de l’infrastructure
de gestion des risques et des
plateformes technologiques ;
• l’uniformisation et la mise à niveau Accélérer la capacité
des pratiques de risques à l’échelle du d'anticipation et
Renforcer le dispositif de
Groupe, conformément aux meilleures de réaction lors de la mise
surveillance des
pratiques et standards internationaux ; en oeuvre de la
engagements
politique Risque
• la mise en place d’un dispositif de
gestion du risque pays ; Converger le dsipositif
• une gestion efficace des risques du Risk Management

réglementaires. des filiales avec


celui du CPM
RAPPORT ANNUEL 2015

STRUCTURE DE GOUVERNANCE

Le GBP est doté d’une organisation en ligne avec les meilleures pratiques et les meilleurs standards internationaux. Sa
structure de gouvernance intégrée lui permet de repérer les risques auxquels il est confronté, de mettre en œuvre un
système de contrôle interne adéquat et efficace, et d’établir enfin un système de suivi et de réajustements.
La responsabilité du contrôle, de la mesure et de la supervision des risques est partagée entre :

• les instances de gouvernance et de pilotage (Comité Directeur, Conseil d'Administration, Comité d’Audit, Comité
Gestion des Risques, Comité de Surveillance des Engagements, Comité Placement...) ;

• la Direction Générale Risques Groupe et les autres fonctions dédiées et/ou impliquées dans le suivi des risques
(crédit, marché, liquidité et opérationnel) ;

• les instances relevant du dispositif de contrôle interne.

Comité Directeur Comité d’Audit et


des Risques
Du Crédit Populaire du Maroc

Inspection Générale

Comité d’Audit
Conseil d’Administration de la BCP

Comité des Risques

Top Management

Comité de gestion Comité Comité de


Comité coordination Commission
des risques et de surveillance pour l’audit
Placement de contrôle interne
de la conformité des engagements et les comptes

Gestion Risques Groupe


Une gestion par nature du risque

Risques Risques de crédit Risques


financiers et de marché opérationnels

Business units opérationnelles

69
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES

I- PRINCIPALES RÉALISATIONS DE L’EXERCICE PAR NATURE DE RISQUE

La politique de gestion des risques s’est concrétisée par de nombreuses réalisations


ayant trait principalement à :

La gouvernance des risques : nouvelle loi organisant le CPM n°77-14 modifiant et


complétant la loi n°12-96, et consacrant définitivement l’orientation mutualiste du Groupe,
donnant lieu à des participations croisées et majoritaires entre la BCP et les BPR. Ainsi,
les attributions des Comités et organes de gouvernance ont été revisitées afin de les
aligner sur l’esprit de la nouvelle loi tout en respectant les dispositions de la nouvelle
circulaire de Bank Al-Maghrib régissant le contrôle interne des établissements de crédit.

La gestion du risque pays : renforcement du dispositif global de gestion du risque pays


aussi bien sur les aspects qualitatifs que quantitatifs. En plus, la nouvelle organisation
du Groupe consacre une entité dédiée au suivi des risques des filiales subsahariennes.

Mise à niveau des dispositifs risques des filiales africaines : accompagnement des
filiales africaines dans la construction et l’amélioration de leur dispositif de gestion des
risques, pour leur permettre de se mettre au niveau des standards du Groupe. Cela passe
par la mise en place d’outils d’aide à la décision (notation et scoring), l’élaboration d’un
reporting de surveillance intégré, et le pilotage du recouvrement des risques sensibles et
des créances douteuses et litigieuses.

Respect des nouvelles exigences réglementaires Bâle III : adoption définitive des
normes Bâle III et mise à niveau de l’ensemble des outils de gestion des risques en
conformité avec ces normes. Pour la gestion des fonds propres, le Groupe continue à
renforcer ses fonds propres de base qui, en 2015, représentent plus de 90% du total de ses
fonds propres. La gestion de la liquidité, quant à elle, reste un sujet prioritaire d’évolution
à l’horizon 2019 et la Banque respecte amplement les minimas réglementaires.
RAPPORT ANNUEL 2015

I.1 Risques de crédit et surveillance des et risques sensibles est opérée d’une manière très
rapprochée au niveau central.
engagements
• Le renforcement du dispositif de gestion des
Le risque de crédit représente une composante principale risques majeurs, avec le déploiement de nouvelles
de l’activité de la Banque, compte tenu de ses impacts versions des outils de gestion de ces risques avec
significatifs. Au cours de l’année 2015, le Groupe a (i) une version améliorée de la gestion des groupes
poursuivi ses efforts visant à renforcer ses politiques de contreparties liées, (ii) une version enrichie du
et à se doter des outils et normes lui permettant de moteur de notation, et la base de gestion des projets
disposer d’un bon niveau de maîtrise de ses risques. Les immobiliers. Cela permet d'une part, de disposer
principales réalisations pour cette année sont : de données pertinentes sur l'état d'avancement des
• La finalisation des modèles EAD (exposition en cas projets et des promoteurs et d'autre part, de réaliser
de défaut) pour la clientèle retail et l’engagement un suivi rapproché de la qualité du portefeuille.
du projet d’implémentation de l’ensemble des • Le renforcement du dispositif de surveillance des
paramètres de risque sur cette clientèle au niveau du engagements et la détection des créances sensibles.
système d’information. Ce projet structurant répond Des travaux de revue de portefeuille sont réalisés
à un double objectif de qualification des risques et et permettent de passer au crible les expositions
de développement d’une stratégie retail orientée par sur les principaux secteurs d’activité, en vue de
segment de marché et profil de risque. Il permettra définir des politiques de crédit appropriées (mesures
dans une seconde phase de mieux allouer les fonds d’accompagnement, désengagement…). Cette
propres à ce périmètre de clientèle. démarche constitue une étape importante pour la
• La poursuite des travaux engagés pour asseoir construction de notre modèle d’appétence au risque.
un dispositif efficace de gestion du risque pays et • La production régulière des reportings relatifs
de surveillance des engagements sur nos filiales aux exercices réglementaires de stress-test sur le
subsahariennes. Des limites d’exposition par pays portefeuille crédit et quantification des impacts sur
de risque final ont été ainsi définies, des processus les provisions, les fonds propres, et la politique du
de remontée d’informations ont été instaurés et Crédit.
une surveillance particulière des grands risques
I.2 Risques financiers et de marché
Le Groupe a continué à élargir son infrastructure de
gestion des risques financiers et de marché en veillant
à l’amélioration constante des outils d’analyse et de
surveillance conformément aux meilleures pratiques en
la matière.
En ce qui concerne la gestion actif-passif, une plateforme
de données et un moteur de calcul ont été mis en place
(en pré-production); ce qui permettra à la Banque de
mieux piloter le risque global de taux et de liquidité. En
parallèle, les méthodologies relatives aux conventions
d’écoulement ont été revues, et la modélisation des
principales options cachées a été finalisée.
Les principaux projets et actions réalisés sont relatifs à :
• La poursuite du projet de convergence visant
l’intégration des modèles internes dans le dispositif
de gestion des risques de marché. Dans ce cadre,
les différents contrôles des paramètres de marché
opérés au jour le jour ont été formalisés.
• L’élaboration d’une méthodologie pour la
détermination des limites des nouveaux produits,
permettant ainsi de gérer de manière appropriée les
niveaux de tolérance au risque et les expositions.
• La poursuite du projet d’implémentation de l’outil
ALM. Ce projet, dont la partie récupération des

71
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES


données des SI a été finalisée, permettra à la Banque - l’accompagnement des filiales dans la mise en
de disposer d’outils d’analyse automatiques et place du PCA en accord avec la stratégie du Groupe :
performants tenant compte de la nature des activités présentation de la démarche pour Maroc Leasing,
et des traitements effectués. accompagnement d’Upline pour la réalisation des
• La participation aux travaux de mise en place des tests et poursuite de l’encadrement des filiales d’ABI
nouvelles normes Bâle III avec Bank Al-Maghrib. pour la mise en place du PCA Métier,
Pour les fonds propres, des études d’impact ont - la mise en place d’une nouvelle politique générale
été menées. Elles portent sur l’adaptation des et de gouvernance du PCA avec la formalisation
dispositions transitoires des discrétions nationales. du corpus documentaire et la désignation et
Quant au nouveau ratio de liquidité réglementaire (le l’équipement du site de repli métier. La phase de
LCR) entré en vigueur le 1er juillet 2015, le minimum test de ce site a été lancée pour le processus valeurs
réglementaire est largement respecté. mobilières, donnant lieu à une coordination entre les
• L’implémentation des stress tests relatifs aux risques différentes parties prenantes de l’activité (Métiers,
de marché au niveau de la plateforme. Systèmes d’Information, Risques Opérationnels).
• Le renforcement de l’outil Groupe « Front Risk » de
I.3 Risques opérationnels gestion des risques opérationnels via :
A l’image de l’année précédente, 2015 a connu la poursuite - L’industrialisation des reportings avec l’intégration
de la revue de la cartographie des risques pour la majorité et la mise en place du module Front Report,
des processus opérationnels et supports critiques. Les - La poursuite de la généralisation de l’outil au sein
nouvelles cartographies des risques permettent de se des filiales spécialisées (Attawfik Micro Finance,
concentrer sur les évènements de risques critiques pour Chaabi Bank, …) permettant à celles-ci de gérer de
lesquels le dispositif de maîtrise doit être amélioré en façon indépendante les cartographies des risques et
accordant la priorité aux plans d’action à mettre en place de collecte des incidents.
par les métiers afin de réduire le niveau des risques.
• L’élaboration et la finalisation des cartographies
L’année 2015 a vu l’aboutissement de 3 principaux axes. de risques liées aux macro-processus Support
• La gestion du Plan de Continuité d’Activité (PCA) Comptabilité et Logistique. La cartographie du
avec : macro-processus Ressources Humaines est en cours
de finalisation.
RAPPORT ANNUEL 2015

II. DISPOSITIF DE GESTION DES RISQUES

II.1 - Risques de crédit à l’octroi des crédits aux particuliers ;


• séparation entre les fonctions de vente de crédit et
II.1.1 Stratégie risques celles de l’appréciation et du contrôle des risques ;
La maîtrise du risque de crédit constitue une composante • collégialité des décisions se traduisant par
majeure de la stratégie de développement du Groupe. l’instauration des comités à tous les niveaux de la
Cette maîtrise passe par le renforcement du dispositif filière ;
d’identification, de mesure et de suivi des risques à • détection précoce des risques de défaillance des
travers les axes ci-après : contreparties ;
• la maîtrise et la fiabilisation du processus de prise de • réactivité dans le recouvrement.
risque de crédit ;
La mise en pratique de la politique de crédit repose
• le suivi permanent et rapproché des conditions sur un corpus réglementaire interne étoffé conforme
d’utilisation des concours accordés ; aux meilleures pratiques en la matière. Celui-ci couvre
• une attention particulière portée à la qualité et à la l’intégralité du processus de gestion des risques de
fiabilité des données ; crédit, à travers des circulaires, des lettres circulaires et
• un système de reporting riche et une remontée des normes fixant l’étendue et les conditions d’exercice
d’informations périodique ; des activités de maîtrise et du suivi des risques.

• le renforcement des contrôles des conditions d’usage II.1.3 Processus de prise de risque
du système de notation des entreprises ;
L’entrée en relation
• un suivi adapté des risques majeurs et de
concentration ; Le Groupe fait de la connaissance du client une condition
préalable à tout nouvel engagement. Cette exigence est
• une plus grande réactivité face aux signes précurseurs
couverte par la directive BAM du 1er avril 2005 portant
de défaut.
sur les éléments d’informations devant être requis dans
La stratégie du Groupe en matière de risque de crédit se le cadre de l’instruction des dossiers de crédit. A ceux-
traduit par une définition des objectifs par profil de risque là, s’ajoutent les dispositions liées aux risques de non-
et par niveau de risques sensibles, notamment pour les conformité qui exigent le respect des mêmes termes.
entreprises. Cela devrait engendrer une amélioration
Conformément à ces exigences, la Banque a mis en place
continue de la qualité du portefeuille du Groupe et de
un ensemble de processus permettant d’assurer à la fois
réduire le nombre et le volume des expositions sensibles
une bonne sélection des prospects, une connaissance
de manière à atténuer l’impact des provisions sur bases
approfondie des clients lors de l’entrée en relation et
collectives et les pertes potentielles.
un suivi régulier pendant toute la durée de la relation
II.1.2 Politiques et procédures commerciale.

La politique générale de gestion du risque de crédit, L’instruction des dossiers de crédit


adoptée par le Groupe et approuvée par ses organes L’instruction des dossiers de crédit repose sur l’analyse et
d’administration et de gestion, a pour objet de définir un l’appréciation de :
cadre global pour les activités générant les risques de • la solvabilité des contreparties et leur notation ;
crédit.
• l’évolution du comportement bancaire du client ;
Ses principes sont appliqués pour assurer au Groupe un
• l’analyse des types de concours demandés, leurs
développement serein de ses activités. La politique de
justifications économiques et leurs couvertures ;
crédit s’articule autour des principes suivants :
• les conditions de remboursement des engagements
• diversification des risques ;
présents et futurs ;
• normalisation de la gestion des risques de crédit au
• la rentabilité globale des opérations effectuées avec
niveau de l'ensemble des organismes du CPM ;
le client.
• sélection stricte des dossiers lors de l’octroi ;
Chaque demande de crédit obéit à des critères d’éligibilité
• établissement d’un dossier pour toute opération de explicités dans les circulaires y afférentes et suit un circuit
crédit et sa revue au moins une fois par an pour les décisionnel (agence, succursale/centre d’affaires, BPR et
entreprises ; BCP) jusqu’à l’instance dont la compétence permet de
• notation des Entreprises et Professionnels et scoring statuer en dernier ressort sur le dossier. Afin d’assurer le

73
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES

double regard et une meilleure célérité dans la décision, traduisant la collégialité de la décision ;
la demande de crédit doit préalablement faire l’objet d’une • un schéma délégataire à plusieurs dimensions qui
étude de faisabilité au niveau de l’entité commerciale en assure une adéquation entre le niveau du risque et
charge du dossier et d’une deuxième lecture du risque au celui requis pour la décision ;
niveau de la fonction Contre-étude.
• exclusion des pouvoirs des BPR des crédits au profit
Organisation des circuits de décision des apparentés, quels que soient leurs montants. Ces
L’organisation des circuits de décision repose sur un derniers sont soumis aux comités internes de crédit
schéma délégataire en adéquation avec la structure et tenus au niveau de la BCP ;
l’organisation du Groupe. Ce schéma est décliné selon les • des limites de compétences établies par groupe de
trois niveaux suivants : bénéficiaires liés ;
• pouvoirs délégués par le président du Comité • la séparation des tâches entre les entités
Directeur en faveur des Comités BCP et des présidents commerciales et celles chargées de l’évaluation, du
de Directoire des Banques Populaires Régionales ; suivi et de la gestion des risques liés au crédit, tant
• pouvoirs subdélégués par les présidents des BPR en au niveau de la BCP qu’au niveau des BPR.
faveur des centres d’affaires et succursales relevant La prise de décision
de leurs périmètres ; Le processus de décision s’appuie sur :
• pouvoirs subdélégués par les responsables des
• le désengorgement des comités à travers un filtrage
succursales aux responsables d’agences relevant de
en amont des dossiers par la contre-étude ;
leurs entités.
• la prévention du risque à travers un rôle plus
Ces pouvoirs, qui sont exprimés selon plusieurs
déterminant de la fonction Contre-étude. Son avis,
paramètres (nature de la demande, nature du crédit
signé et motivé, est obligatoire pour l’instruction de
et sa maturité, notation du client…), sont inversement
toute demande de crédit et il est déterminant dans la
proportionnels au niveau des risques (plus le risque est
prise de décision ;
élevé, moins la délégation est importante).
• la suprématie des Comités de crédit qui, moyennant
S’agissant des filiales du Groupe, les compétences sont
motivation de leurs décisions, peuvent agréer des
définies en montant de risques. En cas de dépassement
dossiers revêtus de l’avis défavorable ou réservé de la
de seuil, un processus d’escalade est mis en place pour la
Contre-étude.
prise de décision finale.
Le suivi de la relation
Le dispositif décisionnel de la Banque est basé sur les
principes suivants : La notation du client ainsi que la revue du dossier de
crédit est obligatoire au moins une fois par an et à
• analyse des dossiers par les entités commerciales
chaque évènement significatif intervenu sur la situation
initiatrices des demandes et deuxième lecture de
du client. Cette revue est exigée quelle que soit la nature
risque faite par les entités risques au niveau des BPR
des concours accordés. Les business plans initiaux des
et de la BCP ;
contreparties bénéficiant uniquement de crédit moyen et
• prévention du risque à travers un rôle plus déterminant long termes sont confrontés aux réalisations en vue de
de la fonction Contre-étude dans le filtrage des la mise en place de mesures correctives dans le cas de
dossiers et dans la prise de décision ; divergences importantes relevées.
• exercice des pouvoirs dans le cadre de comités
RAPPORT ANNUEL 2015

Le suivi rapproché de la relation se fait également par à la réglementation en vigueur matérialisée par la
le biais de visites périodiques sur site ainsi que par la circulaire 19/G/2002 de BAM définissant la classification
consultation de la documentation comptable annuelle et des créances en souffrance. L’élargissement de cette
états de synthèse intermédiaires. Le réseau communique définition au défaut bâlois a été réalisé dans le cadre d’un
à la fonction Risque tout élément décelé, par lui, jugé projet d’identification et d’historisation visant à préparer
alarmant sur la situation du client, et cela sans attendre la le passage aux méthodes internes.
revue annuelle du dossier. De même, le fonctionnement du L’évaluation et le suivi de la qualité des risques
compte (dépassements répétitifs ou chroniques, difficulté
d’honorer les engagements bancaires ou fournisseurs…) L’évaluation et la gestion des risques de crédit sont
est suivi par les entités concernées, chacune dans son assurées tant pour les contreparties individuelles
périmètre, dans le but d’un suivi permanent et rapproché (entreprises et particuliers) que pour celles liées aux
des risques. portefeuilles.

II.1.4 Dispositif de gestion des risques de crédit Le système de notation

Le dispositif de suivi et de gestion des risques de crédit La Banque a mis en place un système de notation en ligne
est structuré autour des éléments suivants : avec les exigences réglementaires en termes d'utilisation
et d'usage. Ce système de notation couvre la clientèle des
• une architecture de contrôle déployée au sein de toute
entreprises et professionnels, ainsi que les projets liés à
la filière Crédit ;
la promotion immobilière. La clientèle des particuliers est
• une évaluation et un suivi indépendants de la qualité assujettie au scoring à l’octroi applicable aux crédits à la
des risques encourus ; consommation et aux crédits immobiliers.
• un suivi particulier des risques majeurs et des risques Par ailleurs, la Banque est engagée dans un projet
de concentration ; structurant visant la construction d'un système de notation
• un suivi permanent et rapproché des créances sensibles Retail qui servira à fonder sa deuxième tranche encore
(dépassements sur les lignes de crédit, autorisations nécessaire au passage aux approches notation interne.
échues et non renouvelées, impayés, etc.) ; Pour les « Project Finance », la Banque envisage de couvrir
• une filière Risques Crédit, à travers les fonctions cette catégorie d'exposition par un nouvel outil de notation
Risques au sein des Banques Populaires Régionales et compte tenu de l'ampleur que commence à prendre ce
la Direction Générale Risques Groupe de la BCP. type de financement dans le portefeuille de la Banque.
La définition du défaut utilisée en gestion est conforme Le système actuel de notation constitue le cœur du
dispositif de gestion des risques de crédit. En effet, la

75
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES


notation est un élément essentiel dans l’appréciation du Par ailleurs, la Banque dispose d’importants outils lui
risque et l’approbation du crédit. De plus, une attention permettant de cerner ses risques de concentration, dont
est accordée à la cohérence entre les décisions prises et un outil dédié à la gestion des groupes de contreparties
le profil du risque dégagé par chaque note ainsi que ses liées, et une base de données des promoteurs et projets
composantes, en l’occurrence les différentes informations liés au secteur de la promotion immobilière.
qualitatives et quantitatives que la grille comprend. Revue du portefeuille
Le suivi des expositions est assuré à travers l’analyse du Des revues périodiques de portefeuille par entité ou
portefeuille noté et l’évolution de sa distribution. A cet métier étoffent le processus de surveillance et permettent
effet, des rapports périodiques sont établis par la fonction de mieux identifier les dossiers qui se dégradent, d’opérer
Risk Management au niveau BCP et BPR, et sont destinés le suivi des stratégies risques adoptées et de surveiller
aux différents Comités dédiés au suivi des risques. l’évolution des concentrations.
Un suivi particulier est assuré, par ailleurs, pour les
contreparties présentant une détérioration de la qualité Ce système, qui constitue un élément essentiel de
du risque (notes G et H) qui font l’objet d’un examen au l'appréciation de la qualité des portefeuilles pour les
niveau des Comités Risques et/ou Engagements. instances de décision et de contrôle, s’appuie sur les
paramètres d’usage en matière d’appréciation du risque
En 2015, la Banque a mis en place une nouvelle version de crédit (données propres aux secteurs, éléments
de l'outil de notation de la promotion immobilière, qualitatifs et quantitatifs liés à la contrepartie et au
via l’enrichissement de la base tiers par de nouveaux groupe d’appartenance, etc.).
attributs, ainsi que l’évolution de score à l’octroi vers un
modèle de notation périodique prenant en compte le cycle A travers l’analyse globale et simultanée du portefeuille
de vie du projet. aboutissant à une classification homogène des
contreparties, une définition de limites individuelles est
En outre et dans le cadre des travaux de maintenance opérée. La convergence recherchée entre les avis de la
continue de l’outil de notation des entreprises, le Groupe ligne commerciale et des risques permet aux instances
a défini une batterie de tests permettant de jauger la supérieures de disposer de la visibilité nécessaire à la
performance des modèles de notation en matière de prise de décision, notamment en ce qui concerne la
discrimination, de prédiction de la défaillance et de politique commerciale à adopter (développement des
stabilité. Ces tests, connus sous le nom de backtesting, relations, maintien, désengagements, etc.) vis-à-vis d’un
sont opérés annuellement afin de s’assurer de la viabilité secteur donné.
des modèles de notation et de mettre en place des actions
correctives le cas échéant. Suivi des risques sensibles

Le suivi des risques de concentration L’objectif du dispositif de suivi des risques sensibles est
d’identifier le plus tôt possible les signaux de détérioration
La concentration individuelle des risques fait l’objet d’un potentielle du portefeuille sain, afin de pouvoir le traiter
suivi minutieux par la Banque pour, d’une part, obéir aux promptement, alors que des actions de protection des
règles prudentielles imposées par l’exigence de la division intérêts de la Banque, peuvent encore être assez efficaces
des risques et, d’autre part, assurer la diversification des et peu onéreuses.
contreparties nécessaire à la dilution des risques. A ce
titre, le Groupe a mis en place un processus d’examen des L'identification et le suivi de ces créances s’opèrent
100 premiers risques au sens contrepartie ou groupe de conjointement par les fonctions risques et les lignes
contreparties liées (environ 500 contreparties hors filiales). métiers à cadence mensuelle.
Ledit processus est dupliqué au niveau de chaque BPR. Le mécanisme mis en place consiste à échanger en
Parallèlement, une attention particulière est accordée permanence, avec les gestionnaires de la relation, des
aux engagements dès que leur niveau dépasse 5% des informations sur l'état de la créance en vue d’entamer
fonds propres. les négociations qui s’imposent pour sa régularisation
éventuelle.
En outre, la Banque dispose d’un dispositif de gestion et
de suivi du risque de concentration sectorielle s’articulant Les cas réapparus de façon récurrente et n’enregistrant
autour de règles et normes quantitatives et qualitatives. pas une évolution favorable de la situation sont
Ce suivi s’appuie sur des reportings périodiques, d’études inscrits dans la « Watch List », après décision des
sectorielles et de fiches de suivi. Quant au processus de comités compétents. Cette « Watch List » qui constitue
suivi opérationnel des expositions par secteur, il repose l’aboutissement de toutes les actions de surveillance fait
sur des indicateurs et limites dont le non-respect entraîne elle-même l’objet d’un dispositif de suivi, pour permettre
l’application de mesures adaptées. à la Banque de préserver, dans le temps, son potentiel de
recouvrement.
RAPPORT ANNUEL 2015

La « Watch List » constitue le cœur du dispositif de dimensionnement à la fois des provisions sur base collective (IFRS) et
celles pour risques généraux (comptes sociaux). Cela permet de faire converger parfaitement le système de gestion des
risques et celui de provisionnement.
Processus de surveillance et de gestion du Risque Pays
Le risque pays est le risque que les conditions économiques, financières, politiques, juridiques ou sociales d’un pays
affectent les intérêts financiers de la Banque. Il ne constitue pas une nature de risques différente des risques “élémentaires”
(crédit, marché, opérationnel) mais une agrégation des risques résultant de la vulnérabilité à un environnement politique,
social, macroéconomique et financier spécifique.
Le dispositif de mesure et de surveillance des risques pays repose sur les principes suivants :
• une organisation dédiée capable d’opérer les choix importants et d’effectuer les arbitrages nécessaires (Comité de
suivi des activités des Banques à l'international au niveau de la BCP, Comités de la Holding) ;
• une architecture de décision et de délégations de pouvoirs (filiale, holding, BCP) aussi bien en termes d’octroi de
crédit que d’investissement ;
• des comités de portefeuille dédiés au suivi et à la surveillance des contreparties et secteurs sensibles de chaque
filiale, avec un monitoring centralisé au niveau ABI et BCP ;
• enfin, une revue des risques pays lors des différents conseils d’administration et Comités d’Audit et Risques du
Groupe.
Sur le plan méthodologique, la BCP s’est dotée d’un dispositif de gestion du risque pays basé sur un modèle de notation
interne permettant de quantifier le risque sur les pays à partir de données et indicateurs économiques, financiers,
politiques et réglementaires. Cette notation est déclinée selon quatre types de risques différents : le risque de défaut
souverain, le risque de non-transfert, le risque corporate assimilé au risque de choc macroéconomique généralisé ainsi
que le risque de système bancaire. Pour chacun de ces types de risque, des notations distinguent le risque à court terme
(moins de 12 mois) et le risque à moyen terme (au-delà de 12 mois).

77
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES


II.1.5 Evolution des expositions et du profil de risque
Au-delà des aspects réglementaires, le risque de crédit, à fin décembre 2015, peut être évalué à la lumière de trois
principaux indicateurs :
• la structure du portefeuille selon les différentes classes de risques (en nombre et en encours) ;
• l’évolution de la concentration des risques par secteur et pour les cent premiers risques ;
• le suivi des créances sensibles.
Portefeuille noté
L’usage de la notation couvre, au 31 décembre 2015, le portefeuille CPM éligible sur la base des critères retenus
(contreparties à engagements à l’exception des sociétés financières ou immobilières à activité non récurrente, et les
entreprises en création). L’encours global des clients notés s’élève à prés de 96 milliards de dirham (hors PNU) dont 74.3
milliards par décaissement.
Au 31 décembre 2015, la distribution du portefeuille noté se présente comme suit :

Distribution des GE en nombre et en encours Distribution des PME en nombre et en encours

% Encours % Encours
37% 37% % Nombre
% Nombre
32% 30%
29% 27%
25%
21% 20% 20%
19%
17%
14%
11%
8% 6% 7% 8% 8%
5% 5%
4% 4%
2% 1%
0% 0% 0% 0% 0% 0% 0%

A B C D E F G H A B C D E F G H

L’analyse du portefeuille du segment PME-GE affiche


Distribution des TPE/PRO
une distribution rassurante des risques. En effet, le
en nombre et en encours
portefeuille, en nombre et en encours, est concentré sur
les notes se situant entre les classes A et E.
41%
% Encours
Les notes A, B et C concentrent 70% des entreprises 38%
% Nombre
GE notées en nombre, correspondant à 70% d’encours
en décembre 2015. Pour les PME, les classes B, C, D
représentent 64% en nombre et 55% en encours en
22%
décembre 2015. 15%
18%
L’analyse de la distribution des TPE/PRO fait ressortir 12% 11% 12%
9%
une concentration sur les classes de notation B-E, ce 7%
5% 6%
qui révèle un niveau de risque maîtrisé pour ces deux 1% 1% 1% 1%
segments.
Les classes B-E concentrent 87% des TPE/PRO avec 82% A B C D E F G H

de l’encours total sur ce segment.


RAPPORT ANNUEL 2015

Concentration Le marché de l’entreprise représente 68% des engagements


du CPM et celui des particuliers contribue à hauteur de
En termes de concentration individuelle, les 100 premiers
32% dont 71% sous forme de prêts hypothécaires.
risques du CPM (hors engagements directs vis-à-vis des
filiales) regroupent 500 contreparties et totalisent un Les crédits se rapportant aux activités financières, portés
encours de 88,6 milliards de DH (hors PNU), dont 74,2 à hauteur de 59% sur les filiales du groupe, représentent
milliards par décaissement. 14% contre 12% à fin 2014. En ce qui concerne le secteur
de l’Energie, sa contribution est portée à 11%, traduisant
ainsi la politique de la Banque dans l’accompagnement de
l’Etat Marocain au niveau du financement de ce secteur
stratégique.
Distribution des 100 premiers risques
en nombre et en encours Pour le secteur de la Promotion Immobilière, son niveau
de concentration a été réduit de 1,3 pts par rapport à
l’année dernière pour se situer au-dessous de 11%.
% Encours

% Nombre
Reflétant la concentration du tissu économique du
Royaume, la répartition géographique du portefeuille
27%
reste dominée par une forte représentativité de la
25% Banque Centrale Populaire et la Banque Populaire de
23% 22% 23%
20% Rabat-Kenitra, qui continuent de concentrer plus de 64%
15% 15%
13%
des emplois globaux.
7%
4% 5%
Répartition du portefeuille Entreprise
1% 0% 0% 0%
par zone géographique

A B C D E F G H
BCP 55%

BP RABAT - KENITRA 9%
BP MARRAKECH - BENI-MELLAL 6%
BP CENTRE SUD 5%
BP FES - TAZA 5%
En matière de concentration par secteur et par marché, la BP TANGER - TETOUAN 4%
répartition du portefeuille se présente comme suit : BP EL JADIDA - SAFI 4%
BP OUJDA 4%
BP MEKNES 4%
Répartition du portefeuille Entreprise BP NADOR - AL HOCEIMA 2%
par secteur d’activité BP LAAYOUNE 1%

Activités financières 14%


Promotion immobilière 11%
Electricité, Gaz et Eau 11%
Commerce 9%
Autres 6%
Transports et communication 3%
BTP 3%
Industries diverses 2%
Hôtels et restaurants 2%
Industries alimentaires 2%
Industries (IMMEE) 2%
Agriculture 1%
Industries chimiques 1%
Industries extractives 1%
Industrie textile 0%
Prêts Habitat 23%
Prêts à la consommation 9%

79
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES


II.2. Risques de marché II.2.2 Politiques et procédures

Les risques de marché représentent les risques de La politique de gestion des risques de marché définit le
perte ou d’exposition sur le portefeuille de négociation cadre global de la gestion des risques liés aux activités
résultant d’une évolution défavorable des paramètres de de marché. Elle intègre, au sein d’un dispositif cohérent,
marché (taux de change, taux d’intérêt, prix des titres de l’ensemble des outils/processus de gestion des risques
propriété, coûts des matières premières, volatilité des ainsi que les principes et lignes directrices adoptés par la
instruments financiers dérivés). Banque pour orienter son exposition aux risques sur les
activités de marché. Cette politique prend appui sur un
La Banque, établissement financier de premier plan et
corpus réglementaire interne comprenant un ensemble
intervenant important en matière de produits financiers,
de circulaires, de procédures et de normes encadrant la
est dotée d’un dispositif de gestion des risques de
prise de risques sur les activités de marché.
marché qui couvre l’ensemble des activités sur les
opérations du portefeuille de négociation ou destinées La politique de gestion des risques de marché met
à la couverture de ses éléments. Les risques de marché l’accent sur :
issus du portefeuille bancaire font l’objet d’un suivi et d’un • les rôles et les responsabilités des organes de
encadrement adaptés dans le cadre de la gestion des gouvernance et de gestion ainsi que les missions des
risques structurels de taux et de liquidité. entités opérationnelles impliquées dans la gestion
des risques de marché ;
II.2.1 Stratégie risques
• la détermination et la revue des limites
En vue de sécuriser le développement des activités de opérationnelles ;
marché, le Groupe a développé, dans le cadre de sa stratégie
globale de gestion des risques, une culture de maîtrise et • la revue des expositions et des risques ;
• la définition des méthodologies de mesure des
risques et validation des modèles de valorisation ;
• les outils de suivi et de reporting.
Cette politique est déclinée à travers des circulaires et des
dispositifs régissant les activités de marché, notamment :
• un dispositif de séparation des portefeuilles
traduisant, les prérogatives des circulaires 26/G/2007
et 8/G/2010 relatives au calcul des exigences en fonds
propres au titre des risques de marché en un dispositif
formalisé de séparation des activités de négociation
de celles à caractère bancaire ;
• un système de délégation de pouvoirs encadrant les
attributions déléguées aux responsables des activités
de surveillance rigoureuse des risques de marché. de marché en vue de :

les principes directeurs de la stratégie risques du Groupe › sécuriser les opérations et limiter les risques ;
permettent de : › se conformer à la réglementation bancaire
• maîtriser les risques sur les expositions ; en matière de contrôle interne et de gestion
prudentielle ;
• sécuriser le développement des activités de
marché du Groupe dans le cadre des orientations › optimiser les circuits décisionnels ;
stratégiques du plan moyen terme et des dispositions › améliorer la rentabilité.
réglementaires ; • une politique de gestion des produits dérivés
• adopter les meilleures pratiques sur le plan de la décrivant le processus de lancement, de suivi et de
gestion des risques pour l’ensemble des activités de gestion d’un produit dérivé. Elle encadre ainsi les
marché. attributions déléguées aux différentes fonctions
Ces principes directeurs sont traduits en fonction du intervenant dans ce processus et les principales
niveau de tolérance de la Banque face aux risques de limites auxquelles cette activité est assujettie.
marché. Ils sont déclinés à travers une politique de
gestion prudente et un dispositif structuré.
RAPPORT ANNUEL 2015

II.2.3. Dispositif de gestion des risques de marché « Les Risques de contrepartie et Surveillance des
risques » : la gestion du risque de contrepartie relatif aux
Acteurs et entités impliqués dans la gestion des risques opérations de marché est encadrée par une circulaire
de marché spécifique impliquant l’ensemble des entités y compris
Le processus de gestion des risques de marché implique les BPR. Chaque entité agit dans le cadre des délégations
l’intervention d’un certain nombre d’acteurs ainsi que les qui lui sont conférées sur la base des normes régissant le
instances de gouvernance ad-hoc. risque de crédit. Les fonctions ''Risques de Contrepartie''
et ''Surveillance des risques'' interviennent sur les aspects
Les principaux acteurs du dispositif de gestion des risques
méthodologiques relatifs aux risques de contreparties en
de marché sont les suivants :
concevant et implémentant les normes du Groupe.
« La Banque des marchés » : constitue la première ligne
Dispositif de gestion des risques de marché
d’autocontrôle. Ses responsables doivent :
En vue d’encadrer les risques sur les activités de marché
• proposer une limite de risque pour chacun des
et d’en assurer la surveillance, la Banque est dotée d’un
portefeuilles sous gestion en fonction des objectifs de
dispositif organisé autour de quatre axes :
rendement et de la tolérance au risque. Ces limites
de risque sont soumises par le Risk Management au • un système de délégation des pouvoirs définissant le
Comité Placement pour validation ; processus de demande, de validation des limites et
d’autorisation des dépassements ;
• soumettre, pour approbation, suivant un dispositif
de délégations de pouvoirs régi par une circulaire • une activité de pilotage et d’arbitrage entre les
interne, les transactions qui dépassent leur niveau de différentes activités de marché via le Comité
compétence. Placement ;

« Le Middle Office » : réalise le contrôle de premier niveau • une activité de suivi et de surveillance des indicateurs
et exerce quotidiennement des actions de suivi en toute de risque par les entités et les organes de contrôle
indépendance par rapport aux opérationnels des activités des risques de marché ;
de marché. Ses principales attributions consistent en : • un ensemble d’outils de gestion et de contrôle des
• un suivi et contrôle des opérations de marché (mise à risques de marché.
jour des données, suivi des positions, conformité des Limites applicables
opérations, analyse et correction des écarts…) ;
Le dispositif des limites est développé autour des
• une analyse des résultats des activités de marché : principaux critères suivants :
rapprochement, réconciliation et suivi des profits et
• la limite de taille maximale du portefeuille de
pertes (P&L)... ;
négociation obligataire, de change à terme, des
• un suivi des risques : surveillance des limites, analyse options de change et des matières premières ;
et suivi des opérations de couverture… ;
• les limites de Duration et de sensibilité pour le
• une optimisation et développement des moyens de portefeuille de négociation obligataire ;
traitement (participation et accompagnement lors
• les limites de Stop-Loss par tranche de position
des développements des systèmes d’information, des
relatives aux positions de change ouvertes et aux
nouveaux produits, des référentiels internes et des
transactions intraday pour compte propre ;
procédures de gestion…).
• la limite courte de position de change ;
« Les risques financiers et de marché » : définit les
méthodologies de mesure de risque, instruit les limites • les limites de position par devise ;
et assure le suivi de l’ensemble des risques de marché • les limites de sensibilité au risque de taux par time-
de la Banque. Cette fonction est en charge du contrôle de buckets pour les opérations de change à terme,
deuxième niveau. Ses principales missions consistent à : swaps de change et de trésorerie en devises ;
• assurer un suivi des positions, des limites et des • les limites par indicateurs de sensibilité (Delta, Gama)
risques engendrés par les activités de marché ; pour le portefeuille des options de change.
• définir les méthodologies de mesure des risques et Le dispositif des limites est basé sur une grille de
de détermination des limites ; délégation de pouvoirs fixant les limites par instrument,
• assurer le développement et l’optimisation des outils par marché et par intervenant. Le processus de proposition
et systèmes de mesure des risques ; et de validation des limites est encadré par une circulaire
interne.
• produire les reportings réglementaires et internes
destinés aux différents comités et instances de
gouvernance du Groupe.
81
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES

Système de suivi des indicateurs de risque permettent d’encadrer les risques potentiels.
Le suivi des risques de marché est effectué La Banque a adopté une structure de gestion et de
quotidiennement par le Middle-Office et par le Risk suivi des risques de marché qui inclut le recours à une
Management. Le Comité de Gestion des Risques (CGR) approche VaR pour le portefeuille de négociation.
s’assure, via un reporting trimestriel des niveaux La VaR est définie comme étant la perte théorique
d’exposition, des rendements, des risques adossés maximale que peut subir un portefeuille en cas de
aux activités de marché, du respect des exigences mouvements défavorables des paramètres de marché,
réglementaires et de la conformité aux dispositifs de sur un horizon de temps et pour un intervalle de confiance
limites. donné. La Banque retient un intervalle de confiance de
Le reporting présenté au CGR comprend également 99% et un horizon de temps d‘un jour, en s’appuyant sur
l’analyse de la sensibilité des portefeuilles et les deux ans d’historique de données. Cela permet de suivre,
simulations dans le cas de scenarios extrêmes tenant au jour le jour, les risques de marché pris par la Banque
compte à la fois de la structure des portefeuilles et des sur les activités de trading.
corrélations entre les différents facteurs de risque. La méthode retenue pour le calcul de la VaR est celle d’un
Le système de reporting des risques au sein du GBP revêt modèle historique basé sur les scénarios historiques des
deux formes : facteurs de risques inhérents au portefeuille trading. Ce
modèle prend implicitement en compte les corrélations
• un système de reporting interne de gestion sur le
entre les différents facteurs de risques. Une VaR globale
processus de surveillance des risques, le contrôle
est calculée pour l’ensemble des activités de négociation
interne et la conduite du projet Bâle II ;
et par nature d’instrument.
• un système de reporting réglementaire périodique
Consciente des limites du modèle de VaR, la Banque
vers le superviseur et les autorités de tutelle,
incorpore dans son dispositif de surveillance, des analyses
Le système de reporting réglementaire est connu et des limites de sensibilité. Ainsi, des impacts en termes
et standardisé pour toute la profession. Concernant de P&L à partir de scénarios standards ou de scénarios
le reporting interne, il porte notamment sur la de stress sont estimés pour l’ensemble du portefeuille
communication des éléments suivants : de négociation. Ces scénarios sont choisis parmi trois
• le suivi des niveaux d’avancement des chantiers catégories, à savoir des scénarios historiquement avérés,
relatifs aux outils du système d’information des des scénarios hypothétiques et des scénarios adverses.
risques et des plans de convergence des filiales du Les principaux scénarios retenus sont :
Groupe ;
• une variation des taux de +/-1 bp, +/-10 bps, +/- 25
• des indicateurs de surveillance des risques par bps, +/-50bps et +/- 100bps (indicateur global et par
compartiment ; tranche de maturité) ;
• des chantiers de concertation et d’études d’impacts • une variation extrême des taux de 200 bps ;
menés avec le superviseur et/ou avec la profession.
• une variation des cours de change de +/- 1%, 5%
Outils de contrôle et de gestion des risques de marché tenant compte de la corrélation entre l’EUR et l'USD
dans la composition du panier MAD ;
L’évaluation des risques de marché repose sur la
combinaison de deux groupes de mesures : le calcul de la • des variations extrêmes calculées sur la base d’un
Value at Risk (VaR) d’une part, et l’utilisation des mesures historique des taux, des cours des différentes devises
de sensibilité et des scénarios de stress d’autre part, qui et de l’indice MASI.
RAPPORT ANNUEL 2015

II.1.4. Evolution des expositions et du profil de risque d'autre part, des caractéristique de la dette du trésor en
circulation en 2015, et la volatilité accrue de la courbe des
Le tableau ci-dessous présente la VaR globale des activités
taux sur le long terme.
de négociation. Le risque des cours des actions, le risque
de taux d’intérêt et le risque de change représentent La VaR pour l’activité trading obligataire y compris le
les trois catégories de risque auxquelles la Banque est portefeuille OPCVM Obligataire en direct, à fin Décembre
exposée. 2015, s’est élevée à 43,48 millions de MAD.

Compartiment actions et OPCVM


Fin
Min Max Moyenne
décembre L’encours du portefeuille Actions et OPCVM s'affiche à
9,7milliards de MAD au 31 décembre 2015.
VaR (millions DH) 36,7 60,1 50,8 54,8
La VaR pour l’activité de trading sur les titres de propriétés
VaR/MtM (bps) 13 23 15 13 Actions, à fin Décembre 2015, s’est située à 4,1 millions
de MAD.

La VaR globale (1 Jour à 99%) hors effet de corrélation II.3. Risques structurels de taux et de
du portefeuille global, à fin décembre 2015, est de 54,8
liquidité
millions DH, soit 0,13% de la Valeur marchande du
portefeuille. Dans le cadre de ses activités, le Groupe est exposé à
des risques structurels de taux et de liquidité issus des
La VaR est concentrée principalement sur le portefeuille
mécanismes de transformation des dépôts en crédit et de
obligataire et celui du change à terme et accessoirement
refinancement des activités bancaires. Ces risques sont
sur les opérations de trésorerie devises et dérivés et sur
considérés comme le cœur du métier. A ce titre, le Groupe
les titres de propriété.
attache une importance particulière à leur suivi et à leur
Cela est dû à la taille de ces portefeuilles, à la volatilité contrôle.
des facteurs de risques et à leurs poids par rapport aux
autres éléments dans le portefeuille de négociation. II.3.1. Stratégie risques
Compartiment de change La stratégie de gestion du risque global de taux et de
liquidité obéit à l’objectif de maîtrise des risques inscrit
Les portefeuilles de change à terme et de swaps de dans le processus de développement planifié et adopté
change ont enregistré des fluctuations entre 64 millions par le Groupe.
et 3,3 milliards DH courant 2015.
Cette stratégie repose sur les principes directeurs
La position de change nette a enregistré une augmentation suivants :
par rapport à l’année 2014 pour atteindre 3,2 milliards
de MAD au 31 décembre 2015. Cette évolution provient • orienter les activités de développement dans le cadre
en partie de l’amélioration des positions de toutes les du Plan Moyen Terme en tenant compte du risque de
devises. Il est à noter qu’au cours de l’année 2015, Bank taux et des possibilités de refinancement ;
Al-Maghrib a procédé à un changement des pondérations • maintenir une structure stable et variée des dépôts
de cotation du dirham de « 80% Euro - 20% Dollar » à avec une maîtrise du potentiel de croissance des
« 60% Euro - 40% Dollar ». engagements ;
Néanmoins, les limites réglementaires par rapport au • améliorer progressivement le gap global de taux en
niveau des fonds propres, pour la position globale et vue de maintenir l’équilibre des différentes activités
les positions par devise, ont été respectées au cours de en termes de profil de risque ;
l’exercice 2015. • développer les actifs à taux variables pour immuniser
La VaR pour l’activité trading de change a atteint 5,3 la marge d’intérêt suite à une évolution à la hausse
millions de MAD en fin d’année. Le compartiment change des taux d’intérêt.
à terme représente le contributeur de VaR dans le
portefeuille de change avec 4 millions de MAD. II.3.2. Politiques et procédures
La politique globale des risques fait partie des plans de
Compartiment obligataire
développement et du suivi des activités classiques de la
Courant l’année 2015, les limites obligataires en encours Banque. Elle est approuvée périodiquement par les organes
de duration et sensibilité ont été rehaussées compte d’administration et de direction dans le cadre des comités
tenu d’une part, de la stratégie risque de la Banque, et et réunions habituels de gestion. Son fondement est traduit

83
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES


par des textes de réglementation interne à travers des La gestion de la liquidité s’appuie sur :
circulaires et des normes cadrant l’étendue et les conditions • le suivi du ratio réglementaire de liquidité, le LCR
d’exercice des activités de maîtrise et de suivi des risques. (Liquidity Coverage Ratio) et des ratios de liquidité
Pour le cas spécifique des risques structurels, les organes de définis en interne ;
gouvernance sont directement impliqués dans la définition • l’élaboration d’un échéancier de liquidité sur la base
de la politique globale lors de la présentation de la note de scénarios dynamiques sur l’horizon du PMT ainsi
d’orientation stratégique adressée au Comité Directeur. Ces que l’échéancier de liquidité statique donnant des
orientations permettent de fixer des objectifs en matière de indications sur la situation de la liquidité de la Banque

risques en accompagnement des plans de développement. à moyen et long terme ;


Le risque de liquidité a fait l’objet d’une politique formalisée • le suivi du portefeuille d’investissement et la
qui présente les principales composantes du dispositif projection des flux de trésorerie ;
d’identification, de normalisation et de suivi du risque de • le maintien d’un éventail varié de sources de
liquidité aussi bien dans le cadre d’activités normales que financement et le suivi de la concentration des dépôts
dans le cadre d’un plan de relève en cas de survenance par nature de produits et de contrepartie avec un
d’une crise de liquidité. suivi régulier de la concentration des 10 plus grands
II.3.3. Dispositif de gestion du risque de liquidité déposants ;
• le maintien des rapports privilégiés avec les
Risque de liquidité investisseurs institutionnels et les grandes Corporate.
Ce risque découle de la structure du bilan en raison des Les dépôts à vue de la clientèle (comptes courants et
décalages entre les échéances réelles des éléments comptes d’épargne) constituent une part importante du
de l’actif et du passif, des besoins de financement des financement global du Groupe, une part qui s’est révélée
activités futures, du comportement des clients ou d’une stable au fil des ans. En outre, le programme d’ouverture
éventuelle perturbation dans les marchés ou de la d’agences s’est prolongé en 2015 et compte se poursuivre
conjoncture économique. tout au long de la période du PMT (2016-2018), contribuant
La gestion du risque de liquidité vise à garantir au à renforcer le rythme de collecte des dépôts de la clientèle.
Groupe l’accès aux fonds nécessaires afin d’honorer Par ailleurs, le Groupe est un intervenant important sur
ses engagements financiers lorsque ceux-ci deviennent les marchés monétaire et obligataire, par l’intermédiaire
exigibles. La gestion de ce risque se traduit par de ses activités de marché. Sa position lui permet de
le maintien en permanence d’une réserve d’actifs recourir, occasionnellement et à court terme auprès de
liquides (principalement des bons du Trésor) et un BAM, des banques et d’autres institutions financières, aux
approvisionnement en fonds stables et diversifiés. opérations de pension.
RAPPORT ANNUEL 2015

Risque global de taux • un système de limites en termes d’impacts des RGT,


par rapport au PNB et aux fonds propres, défini par
La gestion du Risque Global de Taux a pour but
le Comité Gestion des Risques & de la Conformité et
d’optimiser, de stabiliser la marge nette d’intérêt, et de
validé par le Comité Directeur.
préserver la valeur économique de la Banque. En effet,
la marge d’intérêt peut se réduire suite à une variation II.3.4. Evolution des expositions et du profil de risque
défavorable des taux d’intérêt du marché. De même, la
valeur économique de la Banque est susceptible d’évoluer Risque de liquidité
en raison de la sensibilité de la valeur actuelle nette des
Le total des actifs du CPM s’est établi à 280 milliards de
flux de trésorerie des éléments du bilan à une variation
dirhams à fin décembre 2015 contre 266 en décembre
des taux d’intérêt.
2014, soit une augmentation de 5.2%. En décembre 2015
Le GBP est essentiellement concerné par le risque de et par rapport à décembre 2014, les dépôts de la clientèle
refixing provenant des décalages dans les conditions de
ont progressé plus vite que les crédits. De ce fait, la
fixation des taux de son activité clientèle. Le risque de base
situation de liquidité du CPM s’est nettement améliorée
(qui résulte d’une corrélation imparfaite dans l’ajustement
compte tenu des évolutions suivantes :
des taux sur des produits différents) reste marginal étant
donné la faible proportion des produits à taux variables et • augmentation des dépôts à vue de la clientèle (à
le nombre restreint d’indices de référence sur le marché hauteur de 8,1 milliards de dirhams), des comptes
marocain. d’épargne (+2,1 Mrd DH) et des DAT (+4,6 Mrd DH) ;
La mesure du Risque Global de Taux (RGT) est assez
• amélioration de la liquidité en provenance du marché :
complexe, en raison de la nécessité de formuler
hausse de 1,2 Mrd DH des emprunts financiers et
des hypothèses relatives au comportement de la
clientèle. En effet, les contrats de crédit contiennent baisse de 1 Mrd DH des bons du Trésor suite au non
des options implicites qui induisent une modification renouvellement des tombées du PTF investissement ;
des caractéristiques des crédits telles que les • augmentation des capitaux propres due notamment
remboursements anticipés, les changements de durée ou
à l’augmentation de capital de la BCP dédiée aux
de rémunération (passage du taux fixe au taux variable et
agents du CPM (à hauteur de 1,7 Mrd DH).
vice-versa). D’autre part, l’échéance effective des dépôts
à vue est modélisée à partir d’un historique donnant lieu Ces excédents de liquidité ont permis de :
à des conventions d’écoulement.
• financer la progression des crédits s’élevant à 2
Le processus d’évaluation et de calcul du niveau général milliards de dirhams ;
du risque global de taux s’opère :
• ne plus avoir recours aux REPO sur le marché
• une fois par trimestre à l’arrêté des états de synthèse
du Groupe ; monétaire (-7,5 Mrd DH) notamment avec Bank Al-
Maghrib.
• deux fois par an, en adossement au processus
de planification (phase de la Note d’Orientations Le reste de liquidité a été prêté sur le marché monétaire
Stratégiques et phase de cadrage du plan financier à sous forme de prêts de trésorerie ou de Reverse REPO
moyen terme), et ce en tant que dispositif de validation avec les établissements de crédit et la clientèle financière.
définitive du PM. Les ressources du CPM collectées auprès de la clientèle
Ce dispositif de surveillance repose sur : ont augmenté de 7,8%, passant de 207,4 milliards de
DH en décembre 2014 à 223,5 milliards de DH à fin
• une méthodologie d’évaluation basée sur l’approche
décembre 2015. Cette hausse concerne les comptes
des gaps (impasses). Cela se traduit par une
sur carnet (+8,9%) et les dépôts à vue (+7,6%) alors que
classification des actifs et passifs selon leur profil
le refinancement, via le marché monétaire, a baissé
d’échéance et de taux (fixe ou variable), en tenant
(pensions BAM). Ainsi, la part des ressources rémunérées
compte des facteurs de durée résiduelle et de
par rapport à la structure globale des ressources a connu
comportement futur (approche prévisionnelle sur un
une légère baisse entre 2014 et 2015.
horizon triennal et selon les hypothèses du PMT) ;
Le coefficient de transformation du Groupe s’est situé à
• un système de reporting trimestriel à l’attention du
86% en décembre 2015 contre 91% un an auparavant du
Comité Gestion des Risques et de la Conformité sur
fait du développement plus important des dépôts de la
les niveaux d’exposition au RGTL, les stress tests en
clientèle par rapport à l’activité de crédit.
termes d’impact sur le PNB, et les fonds propres et
l’évolution prévisionnelle des ratios prudentiels ;

85
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES


Risque global de taux
Au 30 juin 2015, le profil des actifs et des passifs à court terme est à peu près le même que celui à fin décembre 2014. Les
principaux changements ayant un impact sur le risque de taux sont les suivants :
• la baisse des prêts de trésorerie en dirhams d’environ 800 millions de dirhams ;
• la hausse du portefeuille obligataire à hauteur de 3,7 milliards de dirhams ;
• la baisse de la durée résiduelle des dépôts à terme, qui est passée de 6,1 mois en décembre 2014 à 5,8 mois en juin
2015.
Ces opérations ont eu pour effet une baisse des actifs à court terme et une hausse des passifs à court terme, ce qui s’est
traduit par une inversion du profil de risque. Ainsi, en cas de hausse des taux de 100 points de base, le bénéfice varie de
-65 millions de dirhams contre +56 millions de dirhams en décembre 2014. Cependant, la sensibilité des bénéfices à une
variation des taux reste bien en dessous des limites des objectifs de risque du Groupe.
A fin décembre 2015, le profil de risque est redevenu positif en raison de :
› la hausse des actifs à court terme avec principalement la hausse des pensions reçues (suite à une liquidité
excédentaire) ;
› la baisse des actifs à court terme compte tenu du non renouvellement des pensions données ;
› dans une moindre mesure la baisse des engagements de financement à court terme (3,9 milliards) et la baisse des
engagements de garantie de 5 milliards sur le court terme.
Le tableau suivant présente l’incidence potentielle d’une hausse des taux de 100 points de base, sur une période de 12
mois (court terme), sur le revenu net d’intérêt et sur la valeur économique de la Banque en 2014 et 2015. L’impact d’une
telle variation représente moins de 2% du PNB et 1,5% des fonds propres.

Juin Décembre
Décembre 2014
2015 2015

Impact sur le bénéfice


(en millions de dirhams)
56 -65 132

par rapport au produit net bancaire 0,53% -0,59% 1,20%


Impact sur la valeur économique sur le CT
(en millions de dirhams)
-235 -241 -153

par rapport aux fonds propres réglementaires -0,95% -0,85% -0,54%


RAPPORT ANNUEL 2015

II.4. Risques opérationnels de gestion des risques opérationnels pour permettre


d’externaliser une activité de la Banque, et les moyens
II.4.1- Stratégie Risques à mettre en œuvre pour assurer un niveau de contrôle
sur la gestion des risques liés aux prestataires ;
Contrairement aux risques de marché et de crédit, les
risques opérationnels sont subis. Afin de maîtriser ces • Politique Générale et Gouvernance du Plan de
risques, le GBP a mis en place une politique de gestion Continuité d'Activité du Groupe: elle définit la politique
des risques opérationnels dont les principaux fondements de continuité d’activité adoptée par le Groupe afin de
sont les suivants : lui permettre d’honorer ses engagements envers ses
clients et ses fournisseurs en cas de sinistre grave.
• être en mesure de détecter le plus tôt possible les
risques ou les incidents opérationnels pouvant avoir Selon la définition adoptée par Bank Al-Maghrib, les
des conséquences financières et/ou sur l’image du « risques opérationnels » sont des pertes résultant de
Groupe ; carences ou de défauts attribuables à des procédures,
à des personnels, à des systèmes internes ou à des
• analyser les risques (potentiels) et /ou les incidents
événements extérieurs. Cette définition inclut le
(avérés), apprécier et/ou quantifier leurs impacts ;
risque juridique mais exclut les risques stratégiques
• alerter les principaux responsables concernés par et de réputation. Néanmoins, la Direction des Risques
lesdits incidents ; Opérationnels recense les risques d’image lors des
• disposer d’outils et d’indicateurs de pilotage à cartographies des risques et prévoit aussi, dans son outil
destination de la Direction Générale, du Management de collecte d’incident lors de leur évaluation, la possibilité
dirigeant, des métiers et des différents acteurs du de préciser s’il y a un impact d’image associé à la perte
dispositif afin que tous puissent apprécier leurs brute.
expositions aux risques opérationnels et les réduire La typologie des risques opérationnels suit la définition
(coût du risque) ; retenue par le comité de Bâle et correspond aux 7
• faire engager les actions préventives et correctives qui catégories ci-dessous :
s’imposent pour réduire les impacts et la probabilité 1. fraude interne ;
de survenance des incidents et éventuellement
2. fraude externe ;
adapter les organisations et les SI.
3. pratiques en matière d'emploi et sécurité sur le lieu
II.4.2- Politiques et procédures du travail ;
Les politiques et les procédures de gestion et de suivi des 4. clients, produits, pratiques commerciales et
risques opérationnels sont formalisées en tenant compte réglementation ;
des entités impliquées dans le processus d’évaluation de 5. dommage aux actifs corporels ;
suivi et de contrôle des risques.
6. dysfonctionnements de l'activité et des systèmes ;
Compte tenu de la nature des risques opérationnels,
les dispositions réglementaires internes impliquent un 7. exécution, livraison et gestion des processus.
nombre important d’acteurs intervenant dans : Cette typologie est utilisée comme référence dans
• l’identification et l’auto-évaluation des risques ; le dispositif de gestion des risques opérationnels
(cartographie, collecte des incidents…) et permet à la
• la collecte et le contrôle des incidents ; Banque de connaître son profil de risque à tout moment.
• la sensibilisation et l’animation de la filière des Les zones de risques couvertes par ce dispositif
risques opérationnels ; correspondent à tous les risques opérationnels relatifs
• l’utilisation des cartographies des risques dans le aux processus de la Banque avec un focus sur les
cadre des activités de contrôle et d’audit. processus opérationnels et supports les plus critiques.
Les principales circulaires internes qui régissent les Ils sont évidemment recensés lors des revues régulières
risques opérationnels sont les suivantes : des cartographies des RO avec les métiers qui sont les
garants de leur maîtrise.
• Politique de gestion des risques opérationnels
Groupe : elle définit la politique générale de gestion de II.4.3- Dispositif de gestion des risques opérationnels
ces risques opérationnels aussi bien au sein du CPM,
qu’au sein des filiales du Groupe ; Organisation de la filière risques opérationnels

• Gestion des risques liés aux activités externalisées L’organisation de la filière Risques Opérationnels au sein
du GBP : elle définit la politique générale en matière du Groupe s’articule autour de :

87
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES


• la fonction centrale au niveau du siège (BCP), d'autre part, de piloter les risques critiques.
chargée de la conception et du pilotage des outils En outre, l’industrialisation des reportings avec la mise
méthodologiques et informatiques, en place du module « Front Report » facilite la remontée
• un réseau animé de gestionnaires de risques d’informations telles que les incidents par BPR, les
dans leurs périmètres respectifs (BCP, BPR). Ils risques critiques par macro-processus ou par processus
participent à la mise à jour de la cartographie des majeurs…
risques opérationnels et assurent la mise en place
Cartographie des risques opérationnels
des plans d’actions pour le renforcement du dispositif
de maîtrise des risques ; L’année 2015 a connu la poursuite de la revue des
• des correspondants désignés par métier dans le cartographies des risques opérationnels des macro-
cadre du protocole de collecte des pertes et qui ont processus majeurs de la Banque et qui a permis
pour mission de recenser les pertes opérationnelles d’atteindre des objectifs en lien avec :
et de les « historiser » dans l’outil de gestion des • la mise en place d’une démarche d’évaluation des
risques ; risques plus qualitative permettant de se concentrer
• des correspondants au niveau des filiales (contrôleurs sur les plans d’action couvrant les risques les plus
internes ou autres), qui veillent à la mise en place de critiques ;
la méthodologie et des outils risques opérationnels en • l’harmonisation de l’évaluation des risques entre
synergie avec le dispositif adopté au sein du Groupe. les Banques Populaires Régionales permettant une
meilleure visibilité sur l’exposition au risque pour le
Outils de gestion du risque opérationnel
Groupe ;
Depuis plus de 6 ans, un outil informatique dédié permet à • la concentration des efforts des Banques Régionales
la BCP, à chaque Banque Régionale, ainsi qu’à la majorité dans l’identification des risques spécifiques et les
des filiales, d’avoir une vue, en temps réel, des risques propositions de plans d’action pouvant servir tout le
des différents macro-processus. Il permet par la même Groupe ;
occasion de disposer d’une remontée, en temps réel,
des incidents survenus dans chacun des processus de la • la mise à jour de la cartographie des risques moins
Banque à l’aide d’un workflow dont les principaux acteurs fastidieuse pour se concentrer sur les vrais enjeux
sont les correspondants risques opérationnels au sein relevés par les experts métiers.
des services opérants. Ce sont leurs responsables qui Les cartographies des risques opérationnels des
valident l’incident, tandis que les gestionnaires risques domaines support (Comptabilité et Logistique) ont été
sont garants de la cohérence de tout le dispositif. A ce réalisées et validées courant le quatrième trimestre 2015.
titre, ils s’assurent du rattachement des incidents aux Les principaux plans d’action seront présentés début
évènements de risque identifiés dans la cartographie des 2016 aux organes de gouvernance afin de mettre en place
risques opérationnels, ainsi que la catégorie bâloise et la un planning de réalisation. La cartographie de l’activité
ligne métier associée. des Ressources Humaines est en cours de finalisation.
Cet outil est suivi au niveau central par la BCP pour Concernant les filiales, l’accompagnement à la réalisation
s’assurer de son évolution, de la possibilité d’en faire de leur cartographie des risques opérationnels s’est
bénéficier un maximum de filiales, mais aussi afin poursuivi en 2015. En effet, la Direction Risques
d’obtenir une vue consolidée des risques opérationnels à Opérationnels a présenté l’approche Groupe aux
l’échelle du Groupe. filiales Attawfiq Micro-Finance, Chaabi Bank, Maroc
L’année 2015 a été marquée par la poursuite du Assistance Internationale et Média Finance. Les travaux
déploiement de cet outil dans les filiales spécialisées d’accompagnement via la réalisation d’un processus
Chaabi Bank, Attawfiq Micro-Finance et par le lancement pilote démarreront dès le début de 2016 pour Attawfiq
du projet au sein de Maroc Assistance Internationale et Micro-Finance, et courant l’année pour les autres filiales.
Média Finance. L'outil permet à chaque filiale de gérer Pour rappel, la démarche de cartographie des risques se
sa propre carthographie et de collecter d'une manière déroule selon les phases suivantes :
indépendante les différents incidents. • Analyse détaillée du processus : analyse des
De plus, les efforts de renforcement de l’outil Groupe dispositifs mis en place pour la gestion de l’activité en
« Front Risk » se sont poursuivis courant 2015. En effet, termes de procédures, d’acteurs, d’outils ;
l’intégration des plans d’actions dans l’outil permet aux • Identification des événements de risques : en partant
BPR et aux filiales d’avoir, d'une part, une visibilité et une des différents métiers de la Banque, l’identification
flexibilité dans la gestion courante de leur cartographie et des événements de risques se réalise à travers un
RAPPORT ANNUEL 2015

balayage des principaux risques potentiels encourus • l’utilisation d’autres outils internes comme celui de la
dans l’exercice d’une activité. Ce recensement est résolution des incidents informatiques afin de collecter
affiné ensuite progressivement au fil des réunions les incidents risques opérationnels associés aux
avec les experts métiers ; dommages aux actifs et aux dysfonctionnements SI.
• Mesure et évaluation des événements de risques  : L’animation permanente des acteurs de ce processus a
pour chaque événement, le risque est évalué en permis d’améliorer la qualité des déclarations et d’avoir
termes de «probabilité d’occurrence» et d’«Impact/ une meilleure visibilité sur le profil de risque de la Banque.
perte» encourus en cas de survenance à l’aide d’une De plus, l’outil de gestion des risques opérationnels
grille de score adaptable aux BPR et aux filiales ; Groupe a été élargi à plusieurs filiales, dont Chaabi Bank,
• Appréciation des moyens de surveillance et de Attawfiq Micro-Finance, Maroc Assistance Internationale
couverture des risques : il s’agit de l’évaluation de ou encore Média Finance, qui y ont été formées afin de
la qualité des dispositifs de contrôle existants pour favoriser une collecte consolidée des incidents, tout en
chaque événement de risque. Cette cotation est accordant une indépendance à l’administration locale.
réalisée sur la base de deux critères : la pertinence
Dispositif de suivi des activités externalisées
du contrôle et son application.
Conformément aux recommandations de la circulaire
Processus de collecte des incidents
29/G/2007 de BAM traitant des activités externalisées,
Il existe un système de collecte des incidents risques le dispositif de suivi y afférent a été renforcé par la mise
opérationnels basé sur un mécanisme déclaratif à double en application d’une méthode d’évaluation spécifique
regard accessible aux différents acteurs des processus comportant les éléments principaux ci-dessous :
opérationnels majeurs de la Banque. • un recensement et une localisation des prestations
Des Correspondants Risques Opérationnels (CRO) ont été externalisées sur le périmètre CPM en séparant entre
désignés au sein des BPR et de la BCP, avec pour mission les prestations centralisées (monétique, éditique,
de déclarer tout incident répondant aux critères définis confection des chéquiers…) et les prestations en
par la procédure de collecte indépendamment de l’entité régions (tri et conditionnement de billets, transport
de survenance. de fonds, gardiennage…) ;
Les CRO des différents métiers saisissent directement • une analyse à l’aide de scores permettant de
dans l’outil informatique dédié. Le workflow est prévu pour hiérarchiser les domaines par niveau de risque et les
permettre aux responsables hiérarchiques de contrôler la prestataires par niveau de maîtrise des risques ;
pertinence des informations remontées par leurs
collaborateurs et d’être avertis en temps réel des
événements intervenus dans leur périmètre.
Etant basé sur un principe déclaratif,
l’exercice connaît des insuffisances en matière
d’exhaustivité et de régularité. Afin de remédier
à cette situation, plusieurs actions ont été
engagées. Elles concernent :
• le focus d’abord sur la déclaration des
incidents ayant un impact financier important ;
• la formalisation d’un guide méthodologique
détaillé sur la qualification et l’évaluation des
incidents ;
• des rapprochements entre les incidents
déclarés et les pertes comptables
enregistrées ;
• des recoupements sont effectués également
avec les fonctions en charge de la Qualité et
du suivi des Affaires Juridiques ;

89
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES


• des visites effectuées par des équipes mixtes • La proposition de revue ou d’évolution des processus :
opérationnelles et risques pour évaluer le niveau de certains risques identifiés dans le cadre de la
maîtrise des risques par le prestataire sur les volets cartographie ou/et la collecte peuvent révéler des
qui lui ont été confiés par la Banque ; problèmes structurels et, de ce fait, exiger une revue
• des plans d’action pour permettre une meilleure structurelle des processus ou de l’organisation des
maîtrise des risques liés à l’externalisation (suivi de métiers et pas seulement des actions correctives
la santé financière de la société, communication sur ponctuelles. Exemple : les risques inhérents aux
leurs plans de continuité d’activité, sur la qualité du activités de la salle de marché qui ont nécessité la
suivi de l’activité…). séparation entre les opérations, les traitements et
les contrôles par la mise en place des desks (Front,
Les travaux effectués en 2015 ont montré que les niveaux Middle et Back-office) ;
de criticité des activités externalisées ont connu de légers
ajustements sans pour autant modifier sensiblement • La restitution de la revue des cartographies des
la zone de criticité. Seule l’activité « Recouvrement » risques.
a uniformisé la convention relative à son activité par En sus des comités cités ci-dessus, la commission de
l’intégration des clauses relatives à la confidentialité, des contrôle interne, permet de :
clauses PCA (plan de continuité d’activité), SLA (accords • traiter toute question liée à l’amélioration du dispositif
sur les niveaux de service), des clauses de visites et de contrôle interne ;
d’audit. Ainsi, l’activité est passée d’un niveau de criticité
fort à un niveau moyennement critique. • proposer et suivre tous les plans d’action provenant
de dysfonctionnements repérés par la cartographie
La criticité de certaines activités a diminué grâce à des risques, la collecte des incidents de pertes, les
l’homogénéité des contrats au niveau de toutes les indicateurs de suivi…
régions. En effet, plusieurs nouveaux contrats ont été
mis en application durant l’exercice 2015 intégrant les • suivre l’état d’avancement des actions à effectuer
clauses relatives à la gestion des activités externalisées, suite aux recommandations faites par l’Inspection
et concernent le transport de fonds, le tri et le Générale ou les fonctions d’audit.
conditionnement des billets de banque, la confection des Reporting externe :
LCN, le gardiennage, le nettoyage…
Le canevas réglementaire de reporting pour la collecte
Cette diminution est liée également à la hausse du nombre
est adressé à Bank Al-Maghrib chaque semestre, et les
de prestataires ayant amélioré leur dispositif de PCA.
incidents sont consolidés suivant le canevas à partir de
Sensibilisation aux risques opérationnels la remontée effectuée par les correspondants des BPR.
Un exercice complémentaire d’assainissement et de
Une campagne de sensibilisation aux risques rapprochement avec les pertes comptables est opéré
opérationnels est réalisée pour toutes les fonctions de la manuellement afin d’affiner la synthèse des pertes
Banque depuis l’agence au top management en adaptant consolidées.
le contenu des supports à la population. Par ailleurs,
le domaine risques opérationnels est introduit dans les II.4.3. Evolution des expositions et du profil de risque
différents cycles de formation réalisés pour différentes
Le profil de risque du CPM en 2015 maintient une cadence
filières dont celles dédiées aux agents commerciaux,
uniforme en termes de nombre d’incidents déclarés,
aux directeurs d’agence, aux chargés de clientèle des
essentiellement concentrés sur des incidents usuels
particuliers et aux auditeurs.
relevant des « erreurs d’exécution ».
Portée et nature des systèmes de reporting En ce qui concerne la répartition des incidents en lignes
Un système de reporting est élaboré pour les besoins de métiers, la Banque de détail représente plus de 99% en
pilotage des activités risques opérationnels. Il est destiné montant en 2015 (contre près de 90% en 2014) et près de
d’une part au top management en interne, et d’autre 90% en nombre en 2015 (contre plus de 86% en 2014).
part aux fins de communication externe et au régulateur En outre, la poursuite du déploiement de l’outil Groupe de
central. gestion des risques opérationnels « Front Risk » au niveau
des filiales a permis à Upline d’intégrer le processus
Reporting interne
de collecte des incidents au même titre que d’autres
Les deux instances qui sont le Comité de Gestion des filiales. En termes de montant, celui-ci a baissé en 2015,
Risques et les Comités Risques BPR sont les meilleurs du fait notamment de la diminution des montants des
canaux d’information et d’alerte où sont examinés les détournements survenus entre les deux années au niveau
différents reportings internes qui permettent la diffusion d’ABI.
de la culture et la maîtrise des risques.
RAPPORT ANNUEL 2015

III. RATIOS PRUDENTIELS


L’objectif de la surveillance du risque de solvabilité Depuis 2007, le Groupe calcule ses fonds propres selon
est de maintenir un niveau adéquat de fonds propres, les normes Bâle II. Par conséquent, en plus de couvrir
correspondant au profil de risque du Groupe, afin de les risques relatifs au Pilier I portant sur les risques de
soutenir ses activités tout en contribuant à la création de crédit, les risques de marché et les risques opérationnels,
valeur pour les actionnaires et les sociétaires. l’adéquation des fonds propres couvre également d’autres
Les fonds propres mettent en évidence le niveau de risques importants du Pilier II, notamment le risque de
solvabilité et la capacité du GBP à couvrir les risques non taux d’intérêt sur le portefeuille bancaire et le risque de
avérés, tout en offrant aux déposants et aux créanciers concentration.
la protection nécessaire. Le Groupe détient des capitaux A partir de 2014, les nouvelles normes Bâle III concernant
suffisants qui lui procurent la flexibilité nécessaire pour les fonds propres ont été adoptées par Bank Al-Maghrib.
renforcer son envergure tant par la croissance interne Cette nouvelle réglementation, en plus de maintenir des
que par des acquisitions stratégiques. Ses ratios de fonds minimas élevés pour les ratios Tier1 et Tier2 (9% et 12%
propres élevés sont attribuables principalement au report respectivement), instaure des critères d’éligibilité plus
quasi-systématique des résultats dégagés. sévères, notamment pour les augmentations de capital
Le processus d’évaluation de l’adéquation des fonds financées par le Groupe, les participations croisées avec
propres fait partie intégrante des analyses de cohérence de les établissements de crédit, les intérêts minoritaires…
nos plans stratégiques qui interviennent au minimum une Néanmoins, le Groupe a été en mesure de respecter ces
fois par an lors de l’examen des impacts du Plan Moyen exigences en agissant de façon proactive pour se conformer
Terme sur les fonds propres et les ratios prudentiels. aux standards réglementaires.

III.1. Fonds propres


Le Groupe calcule les fonds propres réglementaires sur la base des données consolidées en IFRS avec application des filtres
prudentiels, conformément aux directives fixées en la matière par Bank Al-Maghrib.
En application de Bâle III, ses fonds propres ont atteint 33 950 millions de DH en décembre 2015 contre
32 106 millions de DH en décembre 2014, soit une progression de 5,7%.

Composition des Fonds Propres réglementaires (en MDH) Déc. 2015 Déc. 2014

FP DE BASE Capital social 1 731 1 731


Réserves et primes liées au capital 26 556 23 574
Capital non éligible - 1 964 - 367
Intérêts minoritaires 3 356 2 200
Ecart de conversion 66 113
Résultat net non distribué 1 866 2 034
Fonds spéciaux de garantie (part stable du FS) 2 500 2 500
Plus values latentes sur titres de placement 1 144 920
Actifs incorporels nets - 714 - 469
Ecart d'acquisition débiteur - 1 253 - 1 025
Retraitements prudentiels - 2 173 - 2 123
Autres déductions - 64 - 58
TOTAL FP DE BASE 31 051 29 030
FP COMPLEMENTAIRES Fonds spéciaux de garantie 142 219
Réserves latentes 336 333
Dettes subordonnées 1 515 1 750
Retraitements prudentiels 1 191 923
Déduction des participations - 281 - 150
TOTAL FP COMPLEMENTAIRES 2 899 3 075
TOTAL FONDS PROPRES 33 950 32 106

91
RAPPORT ANNUEL 2015

GESTION DES RISQUES


Les fonds propres réglementaires sont constitués en majorité par les fonds propres de base (91%). Ces fonds propres de
base (avant déductions) sont répartis comme suit :

Répartition des fonds propres de base


(avant déductions)

Réserves et primes liées au capital 70%


Intérêts minoritaires éligibles 10%
Fonds spéciaux de garantie ( par stable de FS ) 7%
Résultat net non distribué 5%
Capital social 5%
Plus values latentes sur titres de placement 3%

Les réserves et primes liées au capital représentent la partie la plus importante des fonds propres de base en raison de
notre politique de capitalisation et de distribution qui s’appuie sur notre dynamique interne et notre structure coopérative.
A noter que les fonds propres de base ont été renforcés par la part stable du fonds de soutien (2,5 milliards de DH)
conformément aux nouvelles dispositions réglementaires.
Les fonds propres complémentaires qui s’élèvent à 3,1 milliards de DH, soit 9% du total des fonds propres, sont
principalement constitués des éléments suivants :
• dette subordonnée à hauteur de 1,5 milliard DH ;
• fonds de soutien (hors part stable) à hauteur de 142 MDH ;
• retraitements prudentiels à hauteur de 1 191 MDH.
RAPPORT ANNUEL 2015

III.2 Ratio de solvabilité


Le ratio de solvabilité est un indicateur qui permet de mesurer la santé financière et la résilience d’un établissement
bancaire. Il est calculé conformément aux circulaires et les directives édictées par Bank Al-Maghrib. Celles-ci reposent
sur les règles en matière d’adéquation des fonds propres initiées par le Comité de Bâle.
Les normes Bâle II/III définissent deux principaux ratios d’adéquation des fonds propres comme suit :
• le ratio des fonds propres de base est défini comme étant le rapport entre les fonds propres de première catégorie
réglementaires et les actifs pondérés en fonction des risques. Bank Al-Maghrib exige que les banques respectent un
ratio de 9% pour leurs fonds propres de base.
• le ratio du total des fonds propres est défini comme étant le rapport entre le total des fonds propres réglementaires et
les actifs pondérés en fonction des risques. Bank Al-Maghrib exige que les banques respectent un ratio de 12% pour
le total de leurs fonds propres.
Sur Base Sociale, le ratio des fonds propres de première catégorie de la Banque et son ratio du total des fonds propres
seraient, à fin décembre 2015, respectivement de 11,7% et 13,3%. Le ratio du total des fonds propres reste stable par
rapport à décembre 2014 confirmant ainsi la solidité financière de la Banque.
La répartition des actifs pondérés se présente comme suit :

Répartition des actifs pondérés

Risque de crédit 81%

Risque opérationnels 10%

Risque de marché 9%

Pour les risques de crédit et de marché, l’approche adoptée est la méthode standard. Le risque de crédit demeure le
grand consommateur des fonds propres. En effet, les actifs pondérés au titre du risque de crédit, ressortent autour de
167,6 milliards de DH, soit 81% du total des actifs pondérés. Au titre des risques de marché, les actifs pondérés sont
de 18,2 milliards de DH au 31 décembre 2015 (soit une baisse de 3% par rapport au 31 décembre 2014). Ils concernent
principalement le risque de taux d’intérêt (14,7 milliards de DH) puis le risque sur titres de propriété (2,1 milliards de DH)
et le risque de change (1,4 milliards de DH). La diversification des actifs et l’adossement en termes de maturité fait en
sorte que le risque de marché contribue faiblement dans la consommation des fonds propres.
Pour les risques opérationnels, l’approche adoptée est l’approche « indicateur de base ». Les actifs pondérés au titre des
risques opérationnels sont de 20,2 milliards de DH au 31 décembre 2015.
A noter qu’il n’y a pas d’exigence en fonds propres additionnelle au titre du pilier II (risque de concentration, risque global
de taux et de liquidité…) vu le respect des limites réglementaires.

93
RAPPORT ANNUEL 2015

CONTRÔLE PERMANENT
Afin d’accompagner la dynamique de croissance et de transformation que connaît le Groupe et de répondre aux nouvelles
dispositions réglementaires sur le Contrôle Interne régi par la circulaire « 4/W/2014 » de Bank-Al-Maghrib, l’année 2015 a
connu le renforcement du contrôle permanent par la mise en place d’une filière dédiée et pilotée par une fonction centrale
rattachée à la Direction Générale des Risques.

Principales réalisations
Le contrôle permanent vient s’insérer dans le schéma global du système de contrôle interne du Groupe rappelé ci-
dessous :

Gouvernance & Acteurs

Dispositifs de surveillance & Les niveaux de contrôles


maîtrise des risques
Niveau 3
Contrôles
Risques opérationnels
périodiques

Risques de non conformité Niveau 2


Contrôles permanents
continus par des agents
Risques de crédits dédiés exclusivement au contrôle

Risques de marché Niveau 1


Contrôles permanents continus par les
attributaires des tâches opérationnels :
Autres risques financiers Auto-contrôle, contrôle des 4 yeux contrôle de supervision

Informations et communications

Cette nouvelle approche a pour objectif de tendre vers Le Groupe s’est aussi employé à mettre en place des
plus de précision quant au niveau de maîtrise des activités ajustements organisationnels adaptés aux enjeux
du Groupe. d’indépendance et d’efficacité de la nouvelle filière de
Ainsi, au-delà des tâches de contrôles opérationnels contrôle permanent. Il a ainsi été décidé :
attribuées à chaque agent dans le cadre de l’exercice • la création d’une entité centrale dénommée Division
de ses fonctions, un contrôle a posteriori, réalisé par Contrôle Permanent au sein de la BCP, rattachée
des fonctions dédiées et indépendantes, vient donner à la Direction Générale des Risques Groupe. Cette
l’assurance raisonnable quant à la maîtrise des processus fonction a pour principales attributions de superviser
selon le niveau d’acceptation des risques par l’organe et d’animer le fonctionnement de la filière Contrôle
exécutif, approuvé par l’organe délibérant. Permanent sur le périmètre Groupe, d’établir les
Les plans d’action retenus pour répondre aux normes et méthodes y afférentes, mais aussi de
dysfonctionnements détectés auront pour objectif de réaliser les contrôles à posteriori sur certains
favoriser un environnement propice à la réalisation des périmètres d’activités de la BCP ;
performances attendues par le plan stratégique Elan • l’élargissement, au sein des Banques Populaires
2020. Régionales, du périmètre d’intervention de la fonction
initialement dédiée au contrôle a posteriori des
Organisation de la filière Contrôle Permanent engagements aux autres activités ;
Le Groupe a mis en place une charte de contrôle • la création de nouvelles fonctions dédiées au contrôle
permanent reprenant les principes fondamentaux du a posteriori au sein de la filiale de traitement BP
dispositif de contrôle permanent des activités. Celle-ci a Shore Back-Office ;
été diffusée à tous les niveaux de responsabilité.
RAPPORT ANNUEL 2015

• la création d’une fonction Contrôle Permanent au Déploiement de la filière de contrôle permanent


sein de la holding ABI, qui sert d’interface entre
Le Groupe a entrepris plusieurs actions au cours de
les fonctions de contrôle permanent de ses filiales
l’année 2015 afin de répondre au mieux aux exigences du
bancaires subsahariennes et la fonction centrale à la
plan de déploiement du dispositif de contrôle permanent
BCP.
retenu par l’organe de direction et en rapport avec les
Il existe en outre un suivi particulier concernant domaines suivants :
l’avancement des chantiers de contrôle permanent
aussi bien par les organes de direction dans les comités
appropriés (comités de Gestion, comités Risques) que par • Moyens de paiement et monétique
les organes d’administration (comités d’Audit). Les travaux de contrôle sur les moyens de paiement ont
été orientés essentiellement vers le contrôle des travaux
Normes et outils méthodologiques
de l’agence, les traitements des valeurs et des incidents
En tant que fournisseur du référentiel technique et de paiement.
méthodologique, la Division Contrôle Permanent a veillé
A cet effet, un premier passage sur site des contrôleurs
à normaliser le dispositif sur un périmètre pilote composé
au niveau de toutes les agences du réseau pilote a permis
des activités opérationnelles suivantes :
de faire un diagnostic sur la réalisation des tâches de
• les moyens de paiement ; contrôle instituées au niveau du dispositif réglementaire
• les engagements entreprises et particuliers ; interne.

• les opérations internationales; Par la suite, il a été établi un plan de contrôle régulier à
distance dont les résultats mensuels sont partagés avec
• la monétique ;
les différentes strates du management, dans le cadre de
• les valeurs mobilières. comités d’animation, pour une amélioration continue de
A ce titre, un référentiel de contrôle de niveau 1 et de l’activité.
niveau 2 a été élaboré. La démarche de formalisation s’est Pour le volet monétique, suite à la filialisation de ses
basée sur une analyse du corpus réglementaire interne, traitements, le référentiel des contrôles a été finalisé et
des cartographies des risques et des rapports d’audit, fera l’objet d’un déploiement selon un calendrier qui sera
étayée par le résultat d’ateliers avec les experts métiers. défini avec la filiale dans le courant de 2016.
Notons que le référentiel de contrôle de niveau 1 est
constitué de tous les contrôles opérationnels qui sont
• Opérations Internationales
documentés et mis en œuvre au sein de chaque fonction,
le but étant de garantir la régularité, la sécurité et la Au terme de l’année 2015, le déploiement du dispositif
validité des opérations réalisées. de contrôle sur le domaine opérations internationales
a permis de couvrir l’ensemble de l’activité de la
Le référentiel de contrôle de niveau 2 est l’ensemble des
Banque Populaire Régionale (BPR) pilote et de s’étendre
contrôles a posteriori qui visent à apporter l’assurance
progressivement à un périmètre plus large.
raisonnable que les contrôles de niveau 1 sont réalisés
et adaptés aux risques. Chaque contrôle de niveau 2 fait
l’objet d’une formalisation permettant d’identifier son • Valeurs Mobilières
périmètre, ses modalités techniques de mise en œuvre et
Au-delà des dispositions règlementaires imposées par
la traçabilité de son exécution.
le CDVM, le dispositif de contrôle permanent est venu
Afin de compléter le corpus du référentiel de contrôle, des accompagner le chantier de transformation SI qui borde
fiches de définition de mission des entités de contrôle, l’activité valeurs mobilières.
des fiches de postes/ emploi, des processus de contrôle
Les contrôles clés positionnés, qui viennent seconder le
et des canevas de reportings ont été formalisés.
contrôle dépositaire, ont permis de gérer cette transition
Des travaux de normalisation des sources dans la sécurité et la maîtrise de l’activité.
d’échantillonnage et des démarches de contrôle ont été
Le déploiement des travaux de contrôles a débuté au
lancés.
cours du deuxième semestre 2015 pour couvrir les volets
Par ailleurs, un chantier a été initié auprès de la holding suivants : OPCVM, bourses, tenue de compte et opérations
ABI afin d’arrimer le dispositif de contrôle permanent de sur titres.
ses filiales bancaires aux pratiques instaurées au sein du
Groupe BCP.

95
RAPPORT ANNUEL 2015

LE RESPECT DE LA CONFORMITÉ

Le Groupe Banque Populaire a toujours inscrit son action dans le respect des dispositions légales et réglementaires qui
lui sont applicables, ainsi que des normes professionnelles et déontologiques.
La fonction Conformité est le garant du respect des dispositions sus-mentionées par toutes les composantes du Groupe
Banque Populaire. Elle contribue de manière active à la sécurisation de ses activités ainsi qu’à la préservation de son
image et de sa réputation.
A cet égard, et en application de la charte de conformité, le périmètre d’action de la gestion de la conformité porte sur
toutes les entités du Groupe. La politique du Groupe en la matière est organisée de façon centralisée selon les mêmes
normes et les mêmes règles de gestion, qui sont adaptées à la spécificité, à la nature de l’activité et aux exigences
réglementaires de chacune de ses entités.
La conformité réglementaire, la déontologie et l’éthique, le contrôle de gouvernance, la lutte contre le blanchiment des
capitaux et le financement du terrorisme, la protection des consommateurs et la protection des données personnelles
sont autant d’axes prioritaires pour la fonction Conformité Groupe.

SUIVI ET ANTICIPATION DES LA DÉONTOLOGIE ET L’ÉTHIQUE


CHANGEMENTS RÉGLEMENTAIRES Les valeurs de déontologie et d’éthique du Groupe ont
Le Groupe Banque Populaire a mis en place un dispositif fait l’objet de sensibilisation et de formation tout au long
de veille réglementaire lui permettant de garantir un suivi de l’exercice 2015 au profit des collaborateurs, y compris
régulier des nouvelles lois et réglementations, ainsi que ceux des filiales subsahariennes. En plus du Code de
des modifications et amendements pouvant intervenir Déontologie et d’Ethique GBP, la fonction Conformité a
dans les textes applicables à ses activités. mis en place des codes de déontologie métiers (Salle des
marchés, Banque privée, Banque d’affaires…).
A travers ce dispositif, la fonction Conformité assure,
notamment : Au-delà des valeurs fondamentales contenues dans le
Code de Déontologie et d’Ethique GBP (intégrité, loyauté,
• La surveillance continue de l’environnement législatif
professionnalisme, qualité, transparence, solidarité), la
et réglementaire encadrant les activités du Groupe.
préservation du secret professionnel, la lutte contre la
• L’information du management sur les nouveautés corruption, la lutte contre le harcèlement sexuel ainsi que
réglementaires, via le système d’alerte « Veille la prévention des conflits d’intérêt et des délits d’initié
réglementaire ».
• La réalisation des études de veille sur les principaux
textes de loi et de règlement en relation directe avec
les activités du Groupe.
RAPPORT ANNUEL 2015

font partie d’un dispositif opérationnel dont le contrôle est Pour l’exercice 2015, les principales évolutions et actions
assuré par les entités relais de la conformité au niveau de ont porté sur :
toutes les structures du Groupe. • la définition d’un nouveau modèle organisationnel de
Un comité d’éthique traite les questions de déontologie l’activité LAB/FT ;
et d’éthique qui lui sont soumises par les organismes du • la refonte de la stratégie LAB/FT du Groupe (approche
Crédit Populaire du Maroc, les filiales et les fondations par les risques, mise en place d’une cartographie des
du Groupe et arrête la stratégie déontologique du Groupe. risques LAB/FT, nouvelle politique de surveillance
des opérations, etc.) ;
LUTTE ANTI-BLANCHIMENT ET
• la poursuite du développement du système
FINANCEMENT DU TERRORISME (LAB/FT)
d’information LAB/FT à travers la mise en
En application de sa politique LAB/FT et en conformité à la place de nouvelles solutions (filtrage, profilage,
réglementation nationale et aux standards internationaux dématérialisation des échanges avec l’UTRF, etc.) ;
en la matière, les entités du Groupe veillent au respect
• le renforcement et la mise à jour du référentiel interne
des règles et principes définies par la fonction Conformité
du Groupe encadrant l’activité LAB/FT (politique LAB,
Groupe. Cette dernière définit le dispositif LAB/FT du
circulaires et procédures…) ;
Groupe (référentiel Interne, stratégie de surveillance,
système d’information) et s’assure de sa déclinaison par • la promotion de la culture de sécurité financière à
l’ensemble des entités au Maroc et à l’étranger. travers des actions de formation et de sensibilisation.

La politique LAB/FT du Groupe se décline en règles • l’accompagnement des fonctions chargées de l’activité
de gestion et en dispositifs opérationnels et mesures LAB/FT au sein des Banques Populaires Régionales,
visant à prévenir et à gérer tout risque de blanchiment des filiales et Fondations ;
de capitaux et de financement du terrorisme, et s’inscrit • l’assistance et l’accompagnement des différentes
dans un processus de revue et d’adaptation périodique à entités du Groupe dans la réalisation de leurs plans
l’évolution du contexte réglementaire et des activités du de développement, en conformité avec les règles de
Groupe. sécurité financière.

97
FONCTIONS SUPPORT :
ACTIVITE 2015

Des moyens et plateformes mutualisés au


cœur des enjeux stratégiques du Groupe

La Communication Groupe

Le Capital Humain, facteur de la performance


du Groupe

Poursuite du déploiement de la politique RSE


RAPPORT ANNUEL 2015

FONCTIONS SUPPORT : ACTIVITE 2015


DES MOYENS ET PLATEFORMES MUTUALISÉS AU CŒUR DES ENJEUX
STRATÉGIQUES DU GROUPE
Porteuse d’enjeux stratégiques significatifs, l’action du dans le but de maximiser leur niveau de performance et
pôle Moyens et Plateformes mutualisés (MPM) s’inscrit de sécurité. Les initiatives menées dans ce domaine ont
dans le cadre de la nouvelle trajectoire stratégique du permis le lancement avec succès de plusieurs projets
Groupe portée par le plan Elan 2020. structurants tels que :
En ligne avec les aspirations stratégiques du Groupe, le • La mise en place de la classification des données ;
pôle MPM poursuit quatre objectifs principaux : • Le renforcement des outils de contrôle, d’accès et de
• L’innovation et la création de valeur au service des filtrage.
différents métiers ; En outre, des chantiers d’envergure ont été initiés afin
• La rationalisation des processus et des d’optimiser les processus internes du Groupe ainsi que
infrastructures ; l’infrastructure les supportant. Aussi, le pôle MPM a
• La sécurité, la disponibilité et l’intégrité des données ; déployé, en 2015, au niveau de la plateforme Workflow,
des processus clés pour mieux servir l’efficacité
• La prise en charge dynamique des besoins du Groupe opérationnelle des différents métiers. Par ailleurs
dans le cadre d’une approche agile et évolutive. plusieurs chantiers d’optimisation des processus ont été
A ce titre, l’année 2015 a connu le lancement de grands lancés visant essentiellement à :
chantiers visant à améliorer la compétitivité du Groupe • Optimiser les processus métier ;
et garantir une meilleure qualité de service à ses clients.
Ainsi, plusieurs projets structurants ont été initiés, • Améliorer les modes opératoires et les procédures de
notamment autour du renforcement des systèmes traitement ;
d’information et de l’efficacité opérationnelle. • Dématérialiser les échanges ;
En effet, 2015 a été marquée par la réalisation de • Automatiser les chaines de décision risques et le
nombreux projets ayant trait à l’infrastructure du système traitement Front to Back.
d’information et plus particulièrement au Core Banking Enfin, dans un souci de cohérence technique et
System visant notamment à harmoniser les plateformes d’optimisation de l’exploitation des outils et infrastructures,
du traitement à l’intérieur du Groupe. le Groupe a lancé un projet d’approfondissement de la
Par ailleurs, l’année 2015 s’est conclue par la finalisation mutualisation des plateformes avec ses filiales. A ce titre,
de projets diversifiés portant sur l’ensemble des activités une task-force d’assistance a été mise en place pour
de la Banque et qui reflètent la mobilisation des équipes et accompagner les filiales en vue d’assurer un partage
la consécration d’une vision ciblée et novatrice en termes d’outils et de compétences.
d’amélioration des SI du Groupe et de son patrimoine
applicatif. En effet, des réalisations significatives ont
permis notamment :
• D’enrichir l’offre monétique ;
• D’enrichir l’offre de bancassurance ;
• De développer des services de e-valeurs.
D’autre part, les projets de renforcement des plateformes
de distribution ont permis d’étoffer l’offre de la banque
multicanale notamment à travers :
• La mise en place d’un système multicanal de
paiement des vignettes (GAB, Chaâbi net, agence) ;
• L’enrichissement des produits de Chaâbi Net par
l’intégration de nouveaux partenaires et l’ouverture
du service de virement pour le compte sur carnet et
le virement confrère.
Par ailleurs, le Groupe a lancé de nombreux projets
de consolidation et de renforcement des différentes
plateformes télécoms et online, ainsi que des Data Centers
RAPPORT ANNUEL 2015

FILIALES :
Le Pôle moyens et Plateforme mutualisés a pour mission de supporter les différentes structures du Groupe en
apportant des moyens et des plateformes misent en commun pour un fonctionnement optimisé.

Le Groupe BP SHORE a pour mission de gérer les activités relatives à l’offshoring et


l’outsourcing, aussi bien en interne du Groupe Banque Centrale Populaire qu’en externe.
Son objectif est de contribuer à l’amélioration de la qualité des services, de la productivité,
de la maîtrise des risques ainsi que la création de la valeur pour le Groupe.
Il est structuré en quatre entités à savoir :
- BP Shore GROUP (Holding) ;
- BP Shore BACK OFFICE ;
- BP Shore IMMO ;
- Payment Center for Africa « PCA ».
L’exercice 2015 a été caractérisé par la création de la société Payment Center For Africa «PCA» détenue à 100%
par BP Shore Group, la prise de participation à hauteur de 20% dans le capital de BPS IMMO, le renforcement des
activités Back Office et la poursuite de l’extension des périmètres couverts, la consolidation de la synergie entre la
BPS IMMO et les BPR et l’enrichissement des processus de support et de gestion assurés par la holding pour le
compte des entités du Groupe.
BP SHORE GROUP (HOLDING)
L’activité de la Holding a été axée essentiellement sur la gestion des services et activités support, pilotage et audit
mutualisées de ses filiales, ce qui a permis à ces dernières de se recentrer sur les aspects opérationnels de leurs
cœurs de métiers.
L’année 2015 a été marquée par le renforcement des structures organisationnelles et la poursuite de l’automatisation
des processus de support et de gestion et ce à travers :
- la réorganisation de la filière Ressources Humaines qui a permis de prendre en charge les traitements
administratifs des ressources humaines d’entités autres que celles relatives au Groupe BP Shore, développant
ainsi une nouvelle niche génératrice de valeur ajoutée pour le Groupe ;
- accompagnement de la BP SHORE BACK OFFICE pour la mise en place d’une démarche qualité en vue d’une
certification ISO-9001.
BP SHORE BACK OFFICE
A travers un périmètre couvrant la prise en charge des activités Flux domestiques, Crédits, Epargne et Compte et
Trade Finance, l’année 2015 est marquée par une progression d’environ 7% des valeurs traitées et des actes liés à
la prise en charge des dossiers de crédit.
Par ailleurs les actés pris en charge liés au Trade Financer ont augmenté de 17%.
BP SHORE IMMO
L’année 2015 a été marquée par la réalisation et la prise en charge directe des opérations de construction ou
d’aménagement de siège, de sites centraux ou d’agences, de centres de vacances.

101
RAPPORT ANNUEL 2015

FONCTIONS SUPPORT : ACTIVITE 2015

L’activité d’archivage des documents prend de plus en plus une place de choix dans le
paysage professionnel de plusieurs acteurs économiques, administrations …
Le Groupe Banque Centrale Populaire dispose depuis plusieurs années déjà d’une filiale
spécialisée dénommée CHAABI DOC NET qui a pour principales missions :
- l’archivage et la conservation de tous documents, supports informatiques ou autres contenants d’information ;
- la Numérisation, l’indexation et le transfert physique, analogique ou numérique de tous documents ou support
d’archivage ;
- l’étude, le conseil et la gestion des documents et d’espaces d’archivage ;
- l’exploitation de tous systèmes informatiques optimisant la gestion de la recherche des dossiers par les clients
à distance.
Au titre de l’exercice 2015, les faits marquants ayant caractérisé la vie de Chaabi Doc Net peuvent être cités comme
suit :
- la mise en place d’une politique de baisse tarifaire pour une meilleure compétitivité sur le marché ;
- la certification Qualité ISO 9001 Version 2008 attribuée par le cabinet Veritas.
- le renforcement du dispositif de sécurité sur l’ensemble des sites d’exploitation de la société ;
- la prise en charge de l'archivage de nouveaux clients, hors groupe, permettant d’élargir la base clientèle de la
société.

Payement Center for Africa (PCA) se positionne comme leader dans le domaine des services monétiques à l’échelle
du continent africain.
Acteur industriel monétique de premier rang sur le continent africain, PCA accompagne les établissements de
crédit (banques, sociétés de crédit, institutions de microfinance) ainsi que les opérateurs télécom dans 3 principaux
domaines :
- le processing de transactions ;
- le Back-Office ;
- le développement et l’intégration de solutions mobiles et internet.
Pour ce faire, cette filiale dispose d’une plateforme sécurisée à la pointe de la technologie, qui permet à ses clients de
proposer, dans des délais très rapides, une offre riche, innovante, répondant aux meilleures pratiques internationales
de l’industrie monétiques.
PCA accompagne aujourd’hui pas moins de vingt banques de renom dans 11 pays d’Afrique, avec plus de 1 900 GAB
raccordés, 2 millions de clients mobiles, 4 millions de cartes monétiques et plus de 160 000 000 de transactions
monétiques traitées annuellement.
RAPPORT ANNUEL 2015

COMMUNICATION GROUPE

L’année 2015 a été marquée, sur le plan de la résultats annuels 2014 et semestriels 2015 ont été autant
communication institutionnelle, par la confirmation du d’occasions indiquées pour mettre en exergue son rôle
positionnement du Groupe Banque Centrale Populaire d’acteur majeur dans le développement national.
en tant qu’acteur financier national et régional de tout
La présentation des résultats annuels a été marquée,
premier plan, pleinement engagé dans des projets pour la première fois dans le secteur bancaire marocain,
de développement et de dynamique d’économies en par la distribution in situ du rapport d’activité 2014.
mouvement. Cette publication précoce a
Durant cet exercice, le Groupe été hautement appréciée
a continué à déployer sa par l’ensemble des acteurs
campagne de communication un nouvel elan financiers et médiatiques.
institutionnelle « Je suis pour une croissance durable Du fait des changements
populaire » à travers continus des comportements
l’habillage de l’espace Porte des consommateurs de
d’Anfa et de certaines façades plus en plus présents
des sièges des Banques et actifs sur Internet, la
Populaires Régionales, communication digitale s’est,
réaffirmant ainsi ses quant à elle, inscrite dans
fondamentaux et sa vocation l’accompagnement de cette
de banque universelle et de dynamique en contribuant
proximité. à optimiser la visibilité
Il a également soutenu de la marque, à travers
l’organisation de grands notamment la production
évènements (économiques, de capsules humoristiques
culturels, sportifs) de « Jazirat EL JEM » qui ont
portée à la fois nationale et enregistré un franc succès
internationale, et apporté un auprès des internautes.
appui majeur aux différents Les performances du Groupe,
organismes publics et privés ses réalisations en matière
opérant dans des domaines de soutien aux économies
variés, et ce, parallèlement des pays de présence,
aux nombreuses actions ainsi que sa place de plus
que mènent ses différentes en plus prépondérante sur
fondations en matière de Responsabilité Sociale et l’échiquier bancaire et financier africain, relayées et
Environnementale (RSE). mises en valeur par une communication efficace, lui ont
Les performances ont, quant à elles, fait l’objet d’une valu de nombreuses distinctions internationales, parmi
communication financière grand public mettant en valeur lesquelles le trophée de la « Meilleure Banque Africaine »,
la place prépondérante du Groupe sur la scène bancaire décerné lors de l’édition 2015 des African Banker Awards
marocaine et continentale, tandis que les annonces de qui s’est tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

103
RAPPORT ANNUEL 2015

FONCTIONS SUPPORT : ACTIVITE 2015


LE CAPITAL HUMAIN, FACTEUR DE PERFORMANCE
Le Groupe construit sa performance sur la qualité de son capital humain. Facteur de compétitivité, celui-ci est un élément
clé de notre modèle de croissance.
Attirer, développer et valoriser le capital humain, aussi bien sur le plan individuel que collectif, représentent des objectifs
déterminants dans la stratégie RH du Groupe.

Profil du Capital Humain


Durant les trois dernières années, à savoir de 2013 à fin 2015, l’effectif du CPM a enregistré un accroissement de 6,9%, soit
un additionnel de 576 agents. Il est ainsi passé de 8 361 collaborateurs en 2013 à 8 937 en 2015. 25% de cet effectif – soit
2 218 agents – sont affectés au siège, 75% aux succursales et centres d’affaires, soit 6 719 agents.

8 937 collaborateurs
48 %
dont
des effectifs sont des femmes

65%
dont près de
des cadres et
70%
11%
des collaborateurs sont des cadres
des managers

Cadres
La part des cadres représente près de 70% de l’effectif en 2015.
Effectif féminin
La part de l’effectif féminin représente 48% des collaborateurs en 2015, dont 65% sont des cadres.
Les agents de sexe féminin relevant du front-office (agences et centres d’affaires) sont au nombre de 3 145, soit 74%
de la population féminine, et 51% de l’effectif total du front-office. 288 d’entre-elles occupent des postes de directeurs
d’agences ou de centres d’affaires.
Pyramide des âges

35 % des effectifs ont 30 ans et moins

L’âge moyen de l’effectif CPM est de près de 37 ans. Au niveau du front office, (agences
et centres d’affaires), il est d’environ 34 ans.
La pyramide des âges est répartie comme suit :

ans
s Ho
mme 55 +
mm
Fe es
2% 6%
55
8% 15 %
45
6% 8%
35
22 % 18 %
25
9% 5%
% %
25 20 15 10 5 0 0 5 10 15 20 25
RAPPORT ANNUEL 2015

• La population ayant moins de 30 ans représente 32% de l’effectif, soit 2 839 agents. On note une concentration au
niveau du front office (agences et centres d’affaires), avec un taux de 88 %.
Pyramide d’ancienneté :
• L’ancienneté moyenne Ho
e s mm
de l’effectif CPM est ans
mm es
de près de 12 ans. Au Fe
niveau du front-office
(agences et centres 10 % 20 %
20
d’affaires), elle se situe
autour de 10 ans. 16
4% 5%
• La population ayant plus
de 20 ans d’ancienneté 12
représente 30% de
l’effectif global, soit 2 8
16 % 15 %
662 agents.
4
10 % 6%
7% 6%
% 0 %
25 20 15 10 5 0 0 5 10 15 20 25

Une politique de recrutement renforcée


L’effectif du CPM a enregistré un accroissement de 7% durant les 3 dernières années. En 2015, 613 nouveaux collaborateurs
ont intégré le Groupe (dont 331 femmes), soit 54% des effectifs recrutés.
Dans le cadre de son Plan « Élan 2020 », le Groupe cherche à se doter d’expertises très pointues pour gagner en
performance et en parts de marché principalement à l’international.
Par ailleurs, des actions de repérage et d’identification mais aussi de recrutement et d’accompagnement de compétences
subsahariennes à destination des filiales du réseau Banque Atlantique ont été conduites.
L’égalité entre les hommes et les femmes fait de plus en plus l’objet d’une attention particulière en matière de politique
de recrutement. Elle se traduit aussi en possibilité d’accès à des postes d’encadrement et de direction. 65% des effectifs-
femmes sont représentés dans l’encadrement. Cette représentation est en progression continue depuis trois années.

Une politique d’intégration et de formation au service du développement des compétences

40 600 58 %
des formations
dans le domaine
J/H de formation commercial

En 2015, les nouvelles recrues de moins de 25 ans représentent plus de 60% de l’ensemble des recrutements, faisant de
l’intégration des jeunes un véritable enjeu. En matière de prise en charge des jeunes recrues, des programmes spécifiques
de formation fondamentale métiers dénommée « Cycle Générique Agence » ont été déroulés. La transmission des
savoirs entre collaborateurs est également garantie grâce à un système d’accompagnement au sein même des agences
du réseau des succursales.

105
RAPPORT ANNUEL 2015

FONCTIONS SUPPORT : ACTIVITE 2015


Parallèlement, un programme « Open-Accès » à l’adresse la rémunération réfléchie mise en place permet de mettre
du réseau de détail de Casablanca a été lancé au profit de en avant les valeurs et la stratégie du Groupe, de fédérer
la promotion 2013-2014. L’objectif de ce programme est et d’impliquer les collaborateurs autour des axes de
de développer le niveau de compétences en renforçant les développement tracés.
connaissances acquises en agence : 328 collaborateurs En effet, à la fois équitable, compétitif, flexible et
ont participé à huit rencontres thématiques assurées par motivant, le système de rémunération du Groupe
des animateurs internes. appuie sa politique sur des règles de rétribution basées
Des opérations de coaching centrées sur le non seulement sur les appréciations annuelles mais
développement personnel ont également été organisées également sur le positionnement en interne et par rapport
au profit d’une centaine de personnes. Afin d’identifier les à l’environnement externe. Afin de garantir la cohésion
potentiels d’évolution au regard des orientations futures, des équipes, la valorisation de la performance s’appuie
un assessment center a été organisé en faveur de 166 désormais sur les résultats individuels mais également
collaborateurs recrutés en 2012. et principalement sur les objectifs collectifs.
Le plan de formation du CPM durant l’exercice 2015 a Enfin, l’actionnariat des salariés mis en place permet
connu une concentration à l’endroit des emplois de la également d’associer les collaborateurs aux performances
filière commerciale. C’est ainsi que 58 % (soit 23 560 j/h) et à la stratégie du Groupe. L’opération d’augmentation de
de l’effort formation déployé, concerne le domaine capital de la BCP réservée exclusivement au personnel
commercial. du CPM s’est ainsi déroulée en décembre 2015. Cette
Le plan de formation du CPM durant l’année 2015 a connu opération a connu un franc succès et un fort engouement
une concentration des efforts dans les formations relevant auprès de l’ensemble du personnel avec un taux de
du domaine commercial. participation atteignant les 91%.

Outre les cursus du cycle générique agence ciblant la Politique sociale de proximité
préparation des acquis professionnels des emplois au
niveau du réseau d’agences des succursales et des centres En matière de politique sociale, la priorité est de consolider
d’affaires, des programmes d’envergure de montée en les acquis sociaux et de les faire évoluer notamment par :
compétence des acteurs de la filière « professionnels », • le renforcement de la cohésion du Groupe à travers
à travers la formation des formateurs des Banques la mise en œuvre du plan de développement social,
Populaires Régionales, ont été conduits. Un programme • la poursuite de l’amélioration de notre système « Vie
spécifique a également été déployé en accompagnement sociale »,
des administrateurs du Groupe à travers un cursus
certifiant portant sur la gouvernance des institutions • la réalisation de nouveaux centres de vacances
financières : le programme Hakama. avec le développement du niveau de la qualité de
existent ;
Parallèlement, de nouveaux outils et modes
d’apprentissage basés sur l’intégration de capsules vidéo • le développement de l’animation de la vie sociale
comme outils pédagogiques ont été initiés. Des capsules au profit des collaborateurs du Groupe, de leurs
vidéo sur « la qualité de service » ont été ainsi produites familles et des retraités,
pour accompagner l’animation du réseau.
Dialogue social performant
L’Université d’Entreprise BCP Academy a poursuivi, en
partenariat avec l’ESSEC, le programme de formation en En complément aux importantes actions sociales
mode e-learning dédié à 40 cadres. engagées en 2014 par le Groupe, qui consistent à assurer
un mieux-être aux agents actifs ainsi qu’à leurs familles,
Enfin et afin de mesurer l’efficience et la perception étaient associées en 2015 les préoccupations suivantes :
des acteurs de la formation (formateurs, participants et
managers) de la qualité de l’offre formation, une enquête • le maintien du dialogue social, garant de la cohésion
satisfaction formation a été menée en 2015. Le plan et de la stabilité sociale au sein de la Banque
d’action qui en découle sera déployé à partir de 2016. et l’accompagnement des différents comités
impliquant les partenaires sociaux,
La politique de rémunération • le développement des canaux de communication
Non indépendante de la performance, la politique et d’assistance destinés aux agents retraités
salariale a toujours été essentielle pour le Groupe. Offrant notamment dans leurs relations avec les services
une grande stabilité à ses collaborateurs, la politique de internes et les organismes sociaux.
RAPPORT ANNUEL 2015

POURSUITE DU DÉPLOIEMENT DE LA POLITIQUE RSE


Le Groupe Banque Populaire poursuit le déploiement de sa politique de Responsabilité Sociale et environnementale
(RSE) en s’appuyant sur les trois piliers de la stratégie nationale de développement durable à savoir, l’amélioration du
cadre de vie des citoyens, le renforcement de la gestion durable des ressources naturelles et la promotion des activités
économiques respectueuses de l’environnement. Pour ce faire, le Groupe œuvre dans le cadre d’enjeux et de thématiques
de développement durable pertinents au regard de ses activités.
Le schéma ci-dessous recense l’ensemble des enjeux et thématiques de développement durable du Groupe Banque
Populaire :

ÊTRE UN EMPLOYEUR
AGIR POUR
RESPONSABLE
L’ENVIRONNEMENT
• Conditions de travail favorables à la santé et
à l’épanouissement des collaborateurs • Réduction de l’empreinte environnementale
• Développement des compétences et propre du Groupe
carrières motivantes • Education à l’environnement
• Mixité Femmes-Hommes dans les directions • Financement des énergies renouvelables
• Transfert des savoirs aux plus jeunes • Impact environnemental et social des
• Rémunération de la performance financements
• Rétention des talents

GOUVERNANCE
&
CONFORMITÉ

RÉPONDRE À TOUTES
LES ATTENTES DE NOS CLIENTS ÊTRE SOLIDAIRE DE
NOS COMMUNAUTÉS
• Ethique commerciale
• Protection et satisfaction des clients • Accès à l’éducation
• Inclusion financière des populations • Actions sociales auprès des
défavorisées et des régions populations défavorisées
• Accompagnement au développement • Mécénat culturel et sponsoring
• Démocratisation des innovations • Responsabilité vis-à-vis
• Qualité et Sécurité des produits des fournisseurs
• Offre de produits responsables

Dans le cadre de ses enjeux RSE, et afin de mieux maitriser les impacts sociaux et environnementaux des financements,
Le Groupe a mis en place à partir de 2014, un Système de Gestion Sociale et Environnemental (SGES). En 2015, le
déploiement d’une application informatique dédiée au SGES au niveau du CPM, a permis de fluidifier les étapes de
vérification de non exclusion, de catégorisation et d’analyse des risques environnementaux et sociaux avant le traitement
des dossiers de financement par le Comité de Crédit, tout en facilitant le reporting.
L’année 2015 a aussi vu la réalisation du premier bilan du Groupe Banque Centrale Populaire sur sa démarche de
Responsabilité Sociale et Environnementale. Un premier Rapport RSE* portant sur les politiques et les actions menées
et permettant de mettre en exergue l’ensemble des initiatives et des programmes déployés par le Groupe, à travers ses
différentes composantes.
Dans le sillage de cette politique, le Groupe Banque Populaire a pris part à la 21ème Conférence sur les changements
climatiques (COP21) qui a eu lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.
Cet évènement, ayant réuni 195 pays ainsi que des acteurs économiques de divers horizons, avait pour objectif d’obtenir
un engagement de la part de toutes les parties prenantes concernant le maintien du réchauffement mondial en deçà
de 2°C.
Par ailleurs, Une participation aux activités sectorielles, mais aussi des contributions propres au GBP sont prévues à
l’occasion de la COP 22 qui se tiendra du 07 au 18 Novembre 2016 à Marrakech.

*
Le Rapport RSE du Groupe Banque Centrale Populaire est disponible sur le site www.gbp.ma 107
ETATS
FINANCIERS
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE


COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS AU 31 DECEMBRE 2015

1. CADRE GENERAL 1.6 FAITS MARQUANTS


La loi N 77-14 modifiant et complétant la loi 12-96 portant
1.1. BANQUE CENTRALE POPULAIRE réforme du Crédit Populaire du Maroc a été publiée le 20
juillet 2015. La nouvelle loi prévoit des dispositions visant le
La Banque Centrale Populaire (BCP) est un établissement renforcement de la cohésion de l’ensemble des composantes
de crédit, sous forme de société anonyme à Conseil du CPM à travers notamment une nouvelle configuration du
d’Administration. Elle est cotée en bourse depuis le 8 juillet capital. Ainsi, suite à la promulgation de cette loi, la BCP a
2004. porté sa participation dans le capital de chaque BPR à hauteur
La BCP assure un rôle central au sein du Groupe. Elle est de 52%.
investie de deux missions principales : Le Groupe Banque Populaire continue à renforcer sa position
• Etablissement de crédit habilité à réaliser toutes les dans la zone UEMOA. Au cours de l’exercice 2015, la BCP
opérations bancaires ; a procédé à l’acquisition de 9,6% du capital d’ABI portant
• Organisme central bancaire des Banques Populaires ainsi sa participation à 74,6%. Par ailleurs la BCP, à travers sa
Régionales. filiale ABI, a élargi son périmètre en intégrant quatre filiales
d’assurances implantées en Côte d’Ivoire et au Togo.
La BCP coordonne la politique financière du Groupe, assure le
refinancement des Banques Populaires Régionales et la gestion La Banque Centrale Populaire a réalisé une augmentation
de leurs excédents de trésorerie ainsi que les services d’intérêt de capital à hauteur de 5% en faveur du personnel pour un
commun pour le compte de ses organismes. montant de 1,7 milliards de DH.

1.2. BANQUES POPULAIRES REGIONALES 2. RESUME DES PRINCIPES


Les Banques Populaires Régionales (BPR), au nombre de 10,
COMPTABLES APPLIQUES PAR
sont des établissements de crédit habilités à effectuer toutes les LE GROUPE BANQUE CENTRALE
opérations de banque dans leurs circonscriptions territoriales POPULAIRE
respectives. Elles sont organisées sous la forme coopérative à
capital variable, à Directoire et Conseil de Surveillance.
2.1. CONTEXTE
1.3. CREDIT POPULAIRE DU MAROC
Les normes comptables internationales (International Financial
Le Crédit populaire du Maroc (CPM) est un groupement de Reporting Standards - IFRS) ont été appliquées aux comptes
banques constitué par la Banque Centrale Populaire et les consolidés du Groupe Banque Centrale Populaire à compter du
Banques Populaires Régionales. Il est placé sous la tutelle d’un 1er janvier 2008 avec bilan d’ouverture et au 1 janvier 2007,
comité dénommé Comité Directeur du Crédit Populaire du conformément aux prescriptions énoncées par la norme IFRS
Maroc. 1 « Première application des normes d’information financière
internationales », et par les autres normes du référentiel IFRS,
1.4. COMITE DIRECTEUR en tenant compte de la version et des interprétations des
normes telles qu’elles ont été adoptées par l’International
Le Comité Directeur est l’instance suprême exerçant Accounting Standards Board (IASB).
exclusivement la tutelle sur les différents organismes du CPM. L’objectif primordial des autorités réglementaires est de
Ses principales attributions sont: doter les établissements de crédit d’un cadre de comptabilité
• Définir les orientations stratégiques du Groupe et d’information financière conforme aux standards
• Exercer un contrôle administratif, technique et financier internationaux en termes de transparence financière et de
sur l’organisation et la gestion des organismes du CPM qualité de l’information fournie.
• Définir et contrôler les règles de fonctionnement 2.2. NORMES COMPTABLES APPLIQUEES
communes au Groupe
• Prendre toutes les mesures nécessaires au bon 2.2.1. PERIMETRE DE CONSOLIDATION
fonctionnement des organismes du CPM et à la sauvegarde
de leur équilibre financier. Les comptes consolidés de la Banque Centrale Populaire
regroupent l’ensemble des entreprises sous contrôle exclusif,
1.5. MECANISME DE GARANTIE contrôle conjoint ou sous influence notable hormis celles
dont la consolidation présente un caractère négligeable pour
Le Crédit Populaire du Maroc dispose d’un fonds de soutien l’établissement des comptes consolidés de la BCP. Une filiale
destiné à préserver la solvabilité de ses organismes. Ce fonds est consolidée à partir de la date à laquelle le CPM obtient
de soutien est alimenté par la BCP et les BPR par le versement effectivement son contrôle. Les entités temporairement
d’une contribution fixée par le Comité Directeur. contrôlées sont également intégrées dans les comptes
consolidés jusqu’à la date de leur cession. Il est à noter que
les BPR sont intégrées, à partir de 2010, dans le périmètre de
consolidation de la BCP.
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

Entreprises contrôlées : Filiales 2.2.2. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE


CENTRALE POPULAIRE
Les entreprises contrôlées par le CPM sont consolidées par
intégration globale. Le CPM contrôle une filiale lorsqu’elle est 2.2.2.1. Définition du périmètre
en mesure de diriger les politiques financières et opérationnelles
Afin de définir les sociétés à intégrer dans le périmètre de
d’une entité afin de bénéficier de ses activités. Le contrôle
consolidation, les critères suivants doivent être respectés :
est présumé exister lorsque le CPM détient, directement ou
indirectement, plus de la moitié des droits de vote de la filiale. • Le CPM doit détenir, directement ou indirectement, au
moins 20 % de ses droits de vote existants et potentiels.
Il est attesté lorsque le CPM dispose du pouvoir de diriger • L’une des limites suivantes est atteinte :
les politiques financières et opérationnelles de l’entité en
− Le total du bilan de la filiale est supérieur à 0,5% du
vertu d’un accord, ou de nommer, de révoquer ou de réunir
total bilan consolidé.
la majorité des membres du conseil d’administration ou de
l’organe de direction équivalent. − La situation nette de la filiale est supérieure à 0,5% de
la situation nette consolidée.
La détermination du pourcentage de contrôle prend en compte − Le chiffre d’affaires ou produits bancaires de la filiale sont
les droits de vote potentiels qui donnent accès à des droits supérieurs à 0,5% des produits bancaires consolidés.
de vote complémentaires, dès lors qu’ils sont immédiatement
exerçables ou convertibles. Les titres de participation sur lesquelles la BCP n’a aucun
contrôle ne sont pas intégrés au niveau du périmètre même si
2.2.1.1. Entreprises sous controle conjoint : Co-entreprises leur contribution remplit les critères présentés ci-avant.
Les entreprises sous contrôle conjoint sont consolidées par Il est à noter que le CPM a choisi la consolidation selon l’optique
intégration proportionnelle ou par mise en équivalence. Le de la maison mère.
CPM possède un contrôle conjoint lorsque, en vertu d’un
2.2.2.2. Exception
accord contractuel, les décisions financières et opérationnelles
nécessitent l’accord unanime des parties qui se partagent le Une entité ayant une contribution non significative doit
contrôle. intégrer le périmètre de consolidation si elle détient des actions
2.2.1.2. Entreprises sous influence notable : Associées ou parts dans des filiales qui vérifient un des critères ci-dessus
décrits.
Les entreprises sous influence notable sont mises en
2.2.2.3. La consolidation des entités ad hoc
équivalence. L’influence notable est le pouvoir de participer
aux décisions de politique financière et opérationnelle d’une La consolidation des entités ad hoc et plus particulièrement
entité, sans en détenir le contrôle. des fonds sous contrôle exclusif a été précisée par le SIC 12. En
Elle est présumée si le CPM détient, directement ou application de ce texte, la Fondation Banque Populaire pour le
indirectement, 20 % ou plus des droits de vote dans une micro crédit a été intégrée dans le périmètre de consolidation.
entité. Les participations inférieures à ce seuil sont exclues La présidence du conseil d’administration de la fondation
du périmètre de consolidation, sauf si elles représentent un est assurée par le Président Directeur Général de la Banque
investissement stratégique, et si le CPM y exerce une influence Centrale Populaire suite à la modification de ses statuts.
notable effective. Les exclusions du périmètre de consolidation :
Les variations de capitaux propres des sociétés mises en Une entité contrôlée ou sous influence notable est exclue
équivalence sont comptabilisées à l’actif du bilan sous du périmètre de consolidation lorsque dès son acquisition,
la rubrique « Participations dans les entreprises mises en les titres de cette entité sont détenus uniquement en vue
équivalence » et au passif du bilan sous la rubrique de capitaux d’une cession ultérieure à brève échéance. Ces titres sont
propres appropriée. comptabilisés dans la catégorie des actifs destinés à être cédés,
L’écart d’acquisition sur une société consolidée par mise en et évalués à la juste valeur par résultat. Les participations (hors
équivalence figure également sous la rubrique « Participations participations majoritaires) détenues par des entités de capital-
dans les entreprises mises en équivalence ». risque sont également exclues du périmètre de consolidation
dans la mesure où elles sont classées en actifs financiers à la
Si la quote-part du CPM dans les pertes d’une entreprise mise
juste valeur par résultat sur option.
en équivalence est égale ou supérieure à ses intérêts dans cette
entreprise, le CPM cesse de prendre en compte sa quote-part 2.2.2.4. Les méthodes de consolidation
dans les pertes à venir. La participation est alors présentée pour Les méthodes de consolidation sont fixées respec tivement par
une valeur nulle. Les pertes supplémentaires de l’entreprise les normes IAS 27, 28 et 31. Elles résultent de la nature de
associée sont provisionnées uniquement lorsque le CPM a contrôle exercé par le Groupe Banque Populaire sur les entités
une obligation légale ou implicite de le faire ou lorsqu’elle a consolidables, quelle qu’en soit l’activité et qu’elles aient ou
effectué des paiements pour le compte de l’entreprise. non la personnalité morale.
2.2.1.3. Intérêts minoritaires Les acquisitions d’intérêts minoritaires sont comptabilisées en
Les intérêts minoritaires sont présentés séparément dans le utilisant la « parent equity extension method », par laquelle la
résultat consolidé, ainsi que dans le bilan consolidé au sein des différence entre le prix payé et la valeur comptable de la quote-
capitaux propres. part des actifs nets acquis est comptabilisée en goodwill.

111
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

2.3. IMMOBILISATIONS 2.3.5. PLUS OU MOINS-VALUES DE CESSION

Les immobilisations inscrites au bilan du Groupe comprennent Les plus ou moins values de cession des immobilisations
les immobilisations corporelles et incorporelles d’exploitation, d’exploitation sont enregistrées au compte de résultat dans le
hors exploitation ainsi que les immeubles de placement. poste « Gains nets sur autres actifs ».

Les immobilisations d’exploitation sont utilisées à des fins de Les plus ou moins values de cession des immeubles de
production de services, ou administratives. Elles incluent les placement sont enregistrées au compte de résultat dans le
biens autres qu’immobiliers, donnés en location simple. poste « Produits des autres activités » ou « Charges des autres
activités »
Les immeubles de placement sont des biens immobiliers
détenus pour en retirer des loyers et valoriser le capital investi. 2.3.6. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE
CENTRALE POPULAIRE
2.3.1. COMPTABILISATION INITIALE
Approche par composants
Les immobilisations sont enregistrées à leur coût d’acquisition
augmenté des frais directement attribuables, et des Dans les comptes sociaux, les constructions sont amorties
coûts d’emprunt encourus lorsque la mise en service des linéairement sur 25 ans, alors qu’elles Dans les comptes
immobilisations est précédée d’une longue période de sociaux, les constructions sont amorties linéairement sur 25
construction ou d’adaptation. ans, alors qu’elles sont constituées de plusieurs composants
qui n’ont pas, en principe, les mêmes durées d’utilité.
Les logiciels développés en interne, lorsqu’ils remplissent les
critères d’immobilisation, sont immobilisés pour leur coût La définition des composants standards des différentes
direct de développement qui inclut les dépenses externes et les catégories de constructions a été effectuée suite à une
frais de personnel directement affectables au projet. expéritise métier et à une étude réalisée auprès de certaines
BPR. La répartition par composants s’applique de manière
2.3.2. EVALUATION ET COMPTABILISATION ULTERIEURES différente selon la nature des constructions.
Après comptabilisation initiale, les immobilisations sont évaluées Ainsi, quatre familles de constructions ont été définies, et pour
à leur coût diminué du cumul des amortissements et des pertes chacune d’elle une répartition moyenne par composants a été
éventuelles de valeur.il est également possible d’opter pour la établie. Chaque composant a fait l’objet d’un amortissement
réévaluation postérieurement à la comptabilisation initiale. sur la durée d’utilité documentée en interne.
2.3.3. AMORTISSEMENT Evaluation

Le montant amortissable d’une immobilisation est déterminé Le Groupe a opté pour le modèle du coût, l’option de
après déduction de sa valeur résiduelle. Seuls les biens donnés en réévaluation prévue par IAS 16 n’a pas été retenue.
location simple sont réputés avoir une valeur résiduelle, la durée Après sa comptabilisation en tant qu’actif, une immobilisation
d’utilité des immobilisations d’exploitation étant généralement corporelle doit être comptabilisée à son coût diminué du cumul
égale à la durée de vie économique attendue du bien. des amortissements et du cumul des pertes de valeur.
Les immobilisations sont amorties selon le mode linéaire sur la Toutefois, selon IFRS 1, une entité peut décider d’évaluer une
durée d’utilité attendue du bien pour l’entreprise. Les dotations immobilisation corporelle à la date de transition aux IFRS à
aux amortissements sont comptabilisées sous la rubrique sa juste valeur et utiliser cette juste valeur en tant que coût
« Dotations aux amortissements et provisions pour dépréciation présumé à cette date. Cette option a été retenue pour les
des immobilisations corporelles et incorporelles » du compte terrains qui ont fait l’objet de réévaluation par des experts
de résultat. externes.
Lorsqu’une immobilisation est composée de plusieurs éléments
pouvant faire l’objet de remplacement à intervalles réguliers, 2.4. CONTRATS DE LOCATION
ayant des utilisations différentes ou procurant des avantages
Les différentes sociétés du Groupe peuvent être le preneur ou
économiques selon un rythme différent, chaque élément est
le bailleur de contrats de location.
comptabilisé séparément et chacun des composants est amorti
selon un plan d’amortissement qui lui est propre. 2.4.1. LE GROUPE EST LE BAILLEUR
2.3.4. DEPRECIATION Les locations consenties par une société du Groupe sont
analysées comme des contrats de location-financement (crédit-
Les immobilisations amortissables font l’objet d’un test de
bail, location avec option d’achat et autres) ou en contrats de
dépréciation lorsqu’à la date de clôture, d’éventuels indices
location simple.
de perte de valeur sont identifiés. Les immobilisations non
amortissables ainsi que les écarts d’acquisition font l’objet d’un 2.4.1.1. Contrats de location financement
test de dépréciation au moins une fois par an. S’il existe un
Dans un contrat de location-financement, le bailleur transfère
tel indice de dépréciation, la valeur recouvrable de l’actif est
au preneur la quasi-totalité des risques et avantages de l’actif.
comparée à la valeur nette comptable de l’immobilisation.
Il s’analyse comme un financement accordé au preneur pour
En cas de perte de valeur, une dépréciation est constatée l’achat d’un bien.
en compte de résultat. La dépréciation est reprise en cas
La valeur actuelle des paiements dus au titre du contrat,
d’amélioration de la valeur recouvrable ou de disparition des
augmentée le cas échéant de la valeur résiduelle, est enregistrée
indices de dépréciation.
comme une créance.
Les dépréciations sont comptabilisées dans le poste «
Le revenu net de l’opération pour le bailleur ou le loueur
Dotations aux amortissements et provisions pour dépréciation
correspond au montant d’intérêts du prêt et est enregistré
des immobilisations corporelles et incorporelles » du compte
au compte de résultat sous la rubrique « Intérêts et produits
de résultat.
assimilés ». Les loyers perçus sont répartis sur la durée du contrat
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

de location-financement en les imputant en amortissement du rendement effectif du prêt.


capital et en intérêts de façon à ce que le revenu net représente Les prêts et créances sont évalués ultérieurement au coût
un taux de rentabilité constant sur l’encours résiduel. Le taux amorti, et les intérêts, ainsi que les coûts de transaction et
d’intérêt utilisé est le taux d’intérêt implicite du contrat. commissions inclus dans la valeur initiale des crédits concourent
Les dépréciations constatées sur ces prêts et créances, qu’il à la formation du résultat de ces opérations sur la durée du
s’agisse de dépréciations individuelles ou collectives, suivent crédit, calculée selon la méthode du taux d’intérêt effectif.
les mêmes règles que celles décrites pour les prêts et créances. Les commissions perçues sur des engagements de financement
2.4.1.2. Contrats de location simple préalables à la mise en place d’un crédit sont différées, puis
intégrées à la valeur du crédit lors de son attribution. Les
Un contrat de location simple est un contrat par lequel, la
commissions perçues sur des engagements de financement
quasi-totalité des risques et avantages de l’actif mis en location
dont, la probabilité qu’ils donnent lieu au tirage d’un prêt est
n’est pas transférée au preneur.
faible, ou dont les utilisations sont aléatoires dans le temps et
Le bien est comptabilisé à l’actif du bailleur en immobilisations dans leur montant, sont étalées linéairement sur la durée de
et amorti linéairement sur la période de location après avoir l’engagement.
déduit, le cas échéant, de son prix d’acquisition l’estimation de
sa valeur résiduelle. 2.5.2. ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT
Les loyers sont comptabilisés en résultat pour leur totalité de Les engagements de financement sont comptabilisés à leur
manière linéaire sur la durée du contrat de location. juste valeur, qui est généralement le montant de la commission
d’engagement perçue. Elles sont comptabilisées conformément
Ces loyers et ces dotations aux amortissements sont enregistrés
aux règles énoncées ci-dessus.
au compte de résultat sur les lignes « Produits des autres
activités » et « Charges des autres activités ». Une provision pour risque est constatée, le cas échéant, s’il
apparaît que cet engagement se traduira par une perte
2.4.2. LE GROUPE EST LE PRENEUR probable du fait notamment de la défaillance du bénéficiaire
Les contrats de location pris par une société du Groupe sont de l’engagement.
analysés comme des contrats de location-financement (crédit- 2.5.3. ENGAGEMENTS DE GARANTIES DONNEES
bail et autres) ou en contrats de location simple.
2.4.2.1. Contrats de location financement
Les engagements de garantie sont comptabilisés à leur juste
valeur, qui est généralement le montant de la commission de
Un contrat de location-financement est considéré comme un garantie perçue. Ces commissions sont ensuite comptabilisées
bien acquis par le preneur et financé par emprunt. en résultat prorata temporis sur la période de garantie.
L’actif loué est comptabilisé pour sa valeur de marché à l’actif Une provision pour risque est constatée, le cas échéant, s’il
du bilan du preneur ou si celle-ci est inférieure, pour la valeur apparaît que cet engagement se traduira par une perte
actualisée des paiements minimaux au titre du contrat de probable du fait notamment de la défaillance du débiteur.
location déterminée au taux d’intérêt implicite du contrat.
En contrepartie, une dette financière d’un montant égal à la 2.6. DETERMINATION DE LA JUSTE VALEUR
valeur de marché de l’immobilisation ou à la valeur actualisée
des paiements minimaux est constatée au passif du preneur. 2.6.1. PRINCIPES GENERAUX
Le bien est amorti selon la même méthode que celle applicable Tous les instruments financiers sont évalués à la juste valeur,
aux immobilisations détenues pour compte propre, après avoir soit au bilan (actifs et passifs financiers à la juste valeur par
déduit, le cas échéant, de son prix d’acquisition l’estimation de résultat, y compris les dérivés, et actifs financiers disponibles à
sa valeur résiduelle. la vente), soit dans les notes aux états financiers pour les autres
actifs et passifs financiers.
La durée d’utilisation retenue est la durée de vie utile de l’actif.
La dette financière est comptabilisée au coût amorti. La juste valeur est le montant pour lequel un actif peut être
échangé, un passif éteint, entre deux parties consentantes,
2.4.2.2. Contrats de location simple
informées et agissant dans le cadre d’un marché concurrentiel.
Le bien n’est pas comptabilisé à l’actif du preneur. Les La juste valeur est le prix coté sur un marché actif lorsqu’un
paiements effectués au titre des contrats de location simple tel marché existe ou, à défaut, celle déterminée en interne
sont enregistrés dans le compte de résultat linéairement sur la par l’usage d’une méthode de valorisation, qui incorpore le
période de location. maximum de données observables du marché en cohérence
avec les méthodes utilisées par les acteurs du marché.
2.5. PRETS ET CREANCES, ENGAGEMENTS DE
FINANCEMENT ET DE GARANTIE 2.6.2. PRIX COTES SUR UN MARCHE ACTIF
Lorsque des prix cotés sur un marché actif sont disponibles,
2.5.1. PRETS ET CREANCES ils sont retenus pour la détermination de la juste valeur de
La catégorie « Prêts et créances » inclut les crédits à la clientèle marché. Sont ainsi valorisés les titres cotés et les dérivés sur
et les opérations interbancaires réalisées par le Groupe, les marchés organisés comme les futures et les options.
participations du Groupe dans des crédits syndiqués.
2.6.3. PRIX NON COTES SUR UN MARCHE ACTIF
Les prêts et créances sont comptabilisés initialement à leur
juste valeur qui est, en règle générale, le montant net décaissé Lorsque le prix d’un instrument financier n’est pas coté sur un
à l’origine, et comprend les coûts d’origination directement marché actif, la valorisation est opérée par l’usage de modèles
imputables à l’opération ainsi, que certaines commissions généralement utilisés par les acteurs du marché (méthode
perçues (frais de dossier, commissions de participation d’actualisation des flux futurs de trésorerie, modèle de Black-
et d’engagement), considérés comme un ajustement du Scholes pour les options).
113
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

Le modèle de valorisation incorpore le maximum de données 2.7.2. ACTIFS FINANCIERS DISPONIBLES A LA VENTE
observables du marché : prix de marché cotés d’instruments ou
La catégorie des « Actifs financiers disponibles à la vente »
de sous-jacents similaires, courbe des taux d’intérêt, cours des
comprend les titres à revenu fixe ou à revenu variable qui ne
devises, volatilité implicite, prix des marchandises.
relèvent pas des deux autres catégories.
La valorisation issue des modèles est effectuée sur des bases
Les titres classés dans cette catégorie sont initialement
prudentes. Elle est ajustée afin de tenir compte du risque de
comptabilisés à leur juste valeur, frais de transaction inclus
liquidité et du risque de crédit, afin de refléter la qualité de
lorsque ces derniers sont significatifs.
crédit des instruments financiers.
En date d’arrêté, ils sont évalués à leur juste valeur et les
2.6.4. MARGE DEGAGEE LORS DE LA NEGOCIATION DES changements de juste valeur, hors coupon courus pour les
INSTRUMENTS FINANCIERS titres à revenu fixe, sont présentées dans le poste des capitaux
La marge dégagée lors de la négociation de ces instruments propres « Gains ou pertes latents ou différés ».
financiers (day one profit) : Les règles d’évaluation des titres à revenus fixe ou variable non
• Est immédiatement constatée en résultat si les prix sont cotés sur un marché réglementé sont formalisées en interne et
cotés sur un marché actif ou si le modèle de valorisation respectées d’un arrêté à l’autre.
n’incorpore que des données observables du marché ; Lors de la cession des titres, ces gains ou pertes latents
• Est différée et étalée en résultat sur la durée du contrat, précédemment comptabilisés en capitaux propres sont
lorsque toutes les données ne sont pas observables sur le constatés en compte de résultat dans le poste « Gains ou
marché ; lorsque les paramètres non observables à l’origine pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente ».
le deviennent ; la part de la marge non encore reconnue est
alors comptabilisée en résultat. Les revenus comptabilisés selon la méthode du taux d’intérêt
effectif sur les titres à revenu fixe de cette catégorie sont
2.6.5. ACTIONS NON COTEES présentés dans le poste « Intérêts et produits assimilés » du
compte de résultat.
La juste valeur des actions non cotées est déterminée par
comparaison avec une transaction récente portant sur le capital Les dividendes perçus sur les titres à revenu variable sont
de la société concernée, réalisée avec un tiers indépendant présentés dans le poste « Gains ou pertes nets sur actifs
et dans des conditions normales de marché. En l’absence financiers disponibles à la vente » lorsque le droit du Groupe à
d’une telle référence, la valorisation est opérée, soit à partir les recevoir est établi.
de techniques communément utilisées (actualisation des flux
2.7.3. PLACEMENTS DETENUS JUSQU’A L’ECHEANCE
futurs de trésorerie), soit sur la base de la quote-part d’actif
net revenant au Groupe calculée à partir des informations La catégorie des « Placements détenus jusqu’à l’échéance »
disponibles les plus récentes. comprend les titres à revenu fixe ou déterminable, à échéance
Les actions dont la valeur comptable est inferieure à 1 million fixe, que le Groupe a l’intention et la capacité de détenir
de dirhams ne font pas objet d’une réévaluation. jusqu’à leur échéance.
Les opérations de couverture du risque de taux d’intérêt
2.7. TITRES éventuellement mises en place sur cette catégorie de titres ne
sont pas éligibles à la comptabilité de couverture définie par la
Les titres détenus par le Groupe sont classés en trois catégories : norme IAS 39.
• Actifs financiers à la juste valeur par résultat ;
Les titres détenus jusqu’à l’échéance sont comptabilisés au
• Actifs financiers disponibles à la vente ; coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif, qui
• Placements détenus jusqu’à l’échéance. intègre l’amortissement des primes et décotes correspondant
à la différence entre la valeur d’acquisition (y compris les frais
2.7.1. ACTIFS FINANCIERS A LA JUSTE VALEUR PAR
de transaction s’ils présentent un caractère significatif) et la
RESULTAT
valeur de remboursement de ces titres. Les revenus perçus sur
La catégorie des actifs financiers à la juste valeur par résultat ces titres sont présentés sous la rubrique « Intérêts et produits
comprend : assimilés » du compte de résultat.
• Les actifs financiers détenus à des fins de transaction ;
2.7.4. OPERATIONS DE PENSIONS ET PRETS / EMPRUNTS
• Les actifs financiers que le Groupe a choisi par option de
DE TITRES
comptabiliser et d’évaluer à la juste valeur par résultat dès
l’origine, car cette option permet une information plus Les titres cédés temporairement dans le cas d’une mise en
pertinente. pension restent comptabilisés au bilan du Groupe dans leur
portefeuille d’origine. Le passif correspondant est comptabilisé
Les titres classés dans cette catégorie sont initialement
sous la rubrique de «Dettes» appropriée. Néanmoins, pour les
comptabilisés à leur juste valeur, les frais des transactions étant
opérations de pension initiées par les activités de transaction,
directement comptabilisés en compte de résultat.
le passif correspondant est comptabilisé en « Passifs financiers
En date d’arrêté, ils sont évalués à leur juste valeur et les à la juste valeur par résultat ».
changements de juste valeur, coupon couru inclus pour les
Les titres acquis temporairement dans le cas d’une prise en
titres à revenu fixe, sont comptabilisées en résultat dans le
pension ne sont pas comptabilisés au bilan du Groupe. La
poste « Gains ou pertes nets sur les instruments financiers à la
créance correspondante est comptabilisée sous la rubrique «
juste valeur par résultat ». De même, les dividendes des titres à
Prêts et Créances », à l’exception des opérations de pension
revenu variable et les plus et moins-values de cession réalisées,
initiées par les activités de transaction, pour lesquelles la
sont comptabilisés dans ce poste. L’évaluation du risque de
créance correspondante est comptabilisée en « Actifs financiers
crédit sur ces titres est comprise dans leur juste valeur.
à la juste valeur par résultat ».
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

Les opérations de prêts de titres ne donnent pas lieu à 2.8.2. ACTIFS NON MONETAIRES LIBELLES EN DEVISES
la décomptabilisation des titres prêtés et les opérations
Les écarts de change relatifs aux actifs non monétaires libellés
d’emprunts de titres ne donnent pas lieu à la comptabilisation
en devises et évalués à la juste valeur (Titres à revenu variable)
au bilan des titres empruntés, à l’exception des cas où les titres
sont comptabilisés de la manière suivante :
empruntés sont ensuite cédés par le Groupe. Dans ce cas,
l’obligation de livrer les titres à l’échéance de l’emprunt est Ils sont constatés en résultat lorsque l’actif est classé dans la
matérialisée par un passif financier présenté au bilan sous la catégorie «Actifs financiers à la juste valeur par résultat»
rubrique « Passifs financiers à la juste valeur par résultat ». Ils sont constatés en capitaux propres lorsque l’actif est classé
2.7.5. DATE DE COMPTABILISATION ET DE dans la catégorie « Actifs financiers disponibles à la vente »,
DECOMPTABILISATION à moins que l’actif financier ne soit désigné comme élément
couvert au titre du risque de change dans une couverture de
Les titres sont comptabilisés au bilan à la date de règlement valeur en juste valeur ; les écarts de change sont alors constatés
et de livraison. Durant ces délais, les conséquences des en résultat.
changements de juste valeur sont prises en compte en
Les actifs non monétaires qui ne sont pas évalués à la juste
fonction de la catégorie dans laquelle ces titres seront classés.
valeur demeurent à leur cours de change historique.
Ces opérations sont maintenues au bilan jusqu’à l’extinction
des droits du Groupe à recevoir les flux qui leur sont attachés
ou jusqu’à ce que le Groupe ait transféré substantiellement
2.9. DEPRECIATION DES ACTIFS FINANCIERS
tous les risques et avantages qui leur sont liés. Ils sont alors
décomptabilisés et les plus ou moins-values de cession sont 2.9.1. DEPRECIATION SUR PRETS ET CREANCES ET
constatées en résultat sous le poste approprié. ASSIMILES
Périmètre : Prêts et créances, actifs financiers détenus jusqu’à
2.7.6. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE
l’échéance et engagements de financement et de garantie.
CENTRALE POPULAIRE
Des dépréciations sont constituées sur les crédits et sur les
Les options retenues pour la classification des différents actifs financiers détenus jusqu’à l’échéance dès lors qu’il
portefeuilles de titres sont les suivantes : existe une indication objective de perte de valeur mesurable
Actifs Financiers à la juste valeur par résultat liée à un événement survenu postérieurement à la mise
• Titres de transaction en place du prêt ou à l’acquisition de l’actif. L’analyse de
• Produits dérivés l’existence éventuelle d’une dépréciation est menée d’abord
Actifs financiers disponibles à la vente au niveau individuel puis au niveau d’un portefeuille.
• Bons du trésor classés en titres de placement
• Obligations marocaines non cotés
2.9.1.1. Dépréciation sur base individuelle
• Titres d’OPCVM détenus (titrisation)
• OPCVM et actions Les provisions relatives aux engagements de financement et de
• Bons du trésor reclassés des titres d’investissement garantie donnés par le Groupe suivent des principes analogues.
Placements détenus jusqu’à l’échéance Au niveau individuel, la dépréciation est mesurée comme la
• Titres d’investissements (hors bons du trésor reclassés en différence entre la valeur comptable avant dépréciation et la
AFS) valeur, actualisée au taux d’intérêt effectif (TIE) d’origine de
• Bons du trésor habitat économique classés en titres de l’actif, des composantes jugées recouvrables notamment des
placement. garanties et des perspectives de recouvrement du principal et
des intérêts.
2.8. OPERATIONS EN DEVISES
La dépréciation est enregistrée dans le compte de résultat, dans
le poste « Coût du risque ». Toute réappréciation postérieure
2.8.1. ACTIFS ET PASSIFS MONETAIRES LIBELLES EN
du fait d’une cause objective intervenue après la dépréciation
DEVISES
est constatée par le compte de résultat, également dans le
Les actifs et passifs monétaires correspondent aux actifs et poste « Coût du risque ».
aux passifs devant être reçus ou payés pour un montant en À compter de la dépréciation de l’actif, la rubrique « Intérêts
numéraire déterminé ou déterminable. Les actifs et passifs et produits assimilés » du compte de résultat enregistre la
monétaires libellés en devises sont convertis dans la monnaie rémunération théorique de la valeur nette comptable de
fonctionnelle de l’entité concernée du Groupe au cours de l’actif calculée au taux d’intérêt effectif d’origine utilisé pour
clôture. actualiser les flux jugés recouvrables.
Les écarts de change sont comptabilisés en résultat, à l’exception 2.9.1.2. Dépréciation sur base collective
des écarts de change relatifs à des instruments financiers
désignés comme instruments de couverture de résultats futurs Les actifs non dépréciés individuellement font l’objet d’une
ou de couverture d’investissement net en devises qui sont, analyse du risque par portefeuilles homogènes.
dans ce cas, comptabilisés en capitaux propres. Cette analyse permet d’identifier les groupes de contreparties
Les opérations de change à terme sont évaluées au cours du qui, compte tenu d’événements survenus depuis la mise en
terme restant à courir. Les écarts de conversion sont constatés place des crédits, ont atteint collectivement une probabilité de
en résultat sauf lorsque l’opération est qualifiée de couverture défaut à maturité qui fournit une indication objective de perte
en flux de trésorerie. Les écarts de conversion sont alors de valeur sur l’ensemble du portefeuille, sans que cette perte
constatés en capitaux propres pour la partie efficace de la de valeur puisse être à ce stade attribuée individuellement aux
couverture et comptabilisés en résultat de la même manière différentes contreparties composant le portefeuille.
et selon la même périodicité que les résultats de l’opération Cette analyse fournit également une estimation des pertes
couverte.
115
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

afférentes aux portefeuilles concernés en tenant compte de pour la société du Groupe émettrice de ces instruments de
l’évolution du cycle économique sur la période analysée. Les délivrer du numéraire ou un actif financier au détenteur des
modifications de valeur de la dépréciation de portefeuille sont titres.
enregistrées dans le compte de résultat, dans le poste « Coût Il en est de même dans les cas où le Groupe peut être contraint
du risque ». à échanger des actifs ou des passifs financiers avec une autre
En application des dispositions des normes IFRS, il est possible entité à des conditions potentiellement défavorables, ou de
de faire appel à son jugement d’expert pour corriger les flux de livrer un nombre variable de ses propres actions.
recouvrement issus des données statistiques et les adapter aux Les dettes émises représentées par un titre sont enregistrées
conditions en vigueur au moment de l’arrêté. à l’origine à leur valeur d’émission comprenant les frais de
2.9.2. DEPRECIATION DES ACTIFS FINANCIERS DISPONIBLES transaction, puis sont évaluées à leur coût amorti selon la
A LA VENTE méthode du taux d’intérêt effectif.

Les « actifs financiers disponibles à la vente » sont dépréciés Les obligations remboursables ou convertibles en actions
individuellement par contrepartie du compte de résultat propres sont considérées comme des instruments hybrides
lorsqu’existe une indication objective de dépréciation durable comprenant à la fois une composante dette et une composante
résultant d’un ou plusieurs événements intervenus depuis capitaux propres, déterminées lors de la comptabilisation
l’acquisition. initiale de l’opération.

En particulier, concernant les titres à revenu variable cotés sur 2.10.2. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE
un marché actif, une baisse prolongée ou significative du cours CENTRALE POPULAIRE
en deçà de son coût d’acquisition constitue une indication Selon la réglementation interne des BPR, celles-ci se réservent
objective de dépréciation. le droit inconditionnel de répondre favorablement aux
Une dépréciation constituée sur un titre à revenu fixe est demandes de remboursement des porteurs de parts sociales.
constatée en « Coût du risque » et peut être reprise en compte Cette disposition a pour effet de ne pas reclasser une quote-
de résultat lorsque la valeur de marché du titre s’est appréciée part du capital des BPR en passifs financiers.
du fait d’une cause objective intervenue postérieurement à la
dernière dépréciation. 2.10.3. ACTIONS PROPRES

Une dépréciation sur un titre à revenu variable est constituée Les actions propres détenues par le Groupe sont portées en
sous le poste « Gains ou pertes nets sur actifs financiers déduction des capitaux propres consolidés quel que soit
disponibles à la vente » et ne peut être reprise en compte de l’objectif de leur détention et les résultats afférents sont
résultat, le cas échéant, qu’à la date de cession du titre. En éliminés du compte de résultat consolidé.
outre, toute baisse ultérieure de la valeur de marché constitue
une dépréciation reconnue en résultat. 2.11. DERIVES ET DERIVES INCORPORÉS
2.9.3. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE Tous les instruments dérivés sont comptabilisés au bilan à leur
CENTRALE POPULAIRE juste valeur.

• Pour la provision individuelle des crédits (créances 2.11.1. PRINCIPE GENERAL


individuellement significatives) :
Les dérivés sont comptabilisés à leur juste valeur au bilan dans
Toutes les créances en souffrances qualifiées de « gros les postes « Actifs ou passifs financiers à la juste valeur par
dossiers » sont revues au cas par cas pour déterminer les résultat ». Ils sont comptabilisés en actifs financiers lorsque la
flux de recouvrement attendus sur un horizon de 5 années et valeur est positive, en passifs financiers lorsqu’elle est négative.
calculer par conséquent la provision IFRS par différence entre le
Les gains et pertes réalisés et latents sont comptabilisés au
montant brute de la créance et la valeur actualisée de ces flux
compte de résultat en « Gains et pertes nets sur instruments
au TIE d’origine.
financiers à la juste valeur par résultat ».

Pour la provision individuelle des crédits (créances
individuellement non significatives): 2.11.2. DERIVES ET COMPTABILITE DE COUVERTURE
Les créances en souffrances qualifiées de « petits dossiers » font Les dérivés conclus dans le cadre de relations de couverture
l’objet d’une modélisation statistique (modélisation des flux de sont désignés en fonction de l’objectif poursuivi.
recouvrement historiques) par classe homogène de risque. • La couverture en juste valeur est notamment utilisée pour
• Pour la provision collective : couvrir le risque de taux d’intérêt des actifs et passifs à taux
fixe.
Le Groupe a défini des critères d’identification des créances
sensibles et a développé des modèles statistiques pour •
La couverture en flux de trésorerie est
calculer les provisions collectives sur la base des historiques notamment utilisée pour couvrir le risque de taux
de transformation des créances sensibles en créances en d’intérêt des actifs et passifs à taux variables et le risque
souffrance. de change des revenus futurs hautement probables en
devises.
2.10. DETTES REPRESENTEES PAR TITRE ET Lors de la mise en place de la relation de couverture, le
ACTIONS PROPRES Groupe établit une documentation formalisée : désignation de
l’instrument et de risque couvert, stratégie et nature du risque
2.10.1. DETTES REPRESENTEES PAR UN TITRE couvert, désignation de l’instrument de couverture, modalités
d’évaluation de l’efficacité de la relation de couverture.
Les instruments financiers émis par le Groupe sont qualifiés
d’instruments de dettes s’il existe une obligation contractuelle Conformément à cette documentation, le Groupe évalue, lors
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

de sa mise en place et au minimum semestriellement, l’efficacité dégradation inacceptable des relations avec le personnel.
rétrospective et prospective des relations de couverture mises Typologie des avantages au personnel :
en place.
Les avantages consentis au personnel du Groupe Banque
Les tests d’efficacité rétrospectifs ont pour but de s’assurer que Populaire sont classés en quatre catégories :
le rapport entre les variations effectives de valeur ou de résultat
des dérivés de couverture et celles des instruments couverts se • Les avantages à court terme tels que les salaires, les congés
situe entre 80 et 125 %. annuels, l’intéressement, la participation... l’abondement ;
Les tests prospectifs ont pour but de s’assurer que les variations • Les avantages à long terme qui comprennent notamment
de valeur ou de résultat des dérivés attendues sur la durée les primes liées à l’ancienneté et au départ à la retraite ;
de vie résiduelle de la couverture compensent de manière • Les indemnités de fin de contrat de travail ;
adéquate celles des instruments couverts.
• Les avantages postérieurs à l’emploi constitués notamment
Concernant les transactions hautement probables, leur par la couverture médicale des retraités.
caractère s’apprécie notamment au travers de l’existence
d’historiques sur des transactions similaires. 2.13.1. AVANTAGES A COURT TERME
En cas d’interruption de la relation de couverture ou lorsque Le Groupe comptabilise une charge lorsque les services rendus
celle-ci ne satisfait plus aux tests d’efficacité, les dérivés de par les membres du personnel ont été utilisés en contrepartie
couverture sont transférés en portefeuille de transactions et des avantages consentis.
comptabilisés selon les principes applicables à cette catégorie.
2.13.2. AVANTAGES A LONG TERME
2.11.3. DERIVES INCORPORES
Les avantages à long terme désignent les avantages, autres que
Les dérivés incorporés à des instruments financiers composés les avantages postérieurs à l’emploi et les indemnités de fin
sont séparés de la valeur de l’instrument hôte lorsque les de contrat de travail, qui ne sont pas dus intégralement dans
caractéristiques économiques et les risques de l’instrument les douze mois suivant la fin de l’exercice pendant lequel les
dérivé incorporé ne sont pas étroitement liés à ceux du contrat membres du personnel ont rendu les services correspondants.
hôte. Sont notamment concernées les primes liées à l’ancienneté et
Les dérivés sont comptabilisés séparément en tant que dérivés au départ à la retraite. Ces avantages sont provisionnés dans les
et le contrat hôte selon la catégorie dans laquelle il est classé. comptes de l’exercice auquel elles se rapportent. La méthode
d’évaluation actuarielle est similaire à celle qui s’applique
Néanmoins, lorsque l’instrument composé est comptabilisé
aux avantages postérieurs à l’emploi à prestations définies,
dans son intégralité dans la catégorie « Actifs et passifs
mais les écarts actuariels sont comptabilisés immédiatement.
financiers à la juste valeur par résultat », aucune séparation
En outre, l’effet lié à d’éventuelles modifications de régime
n’est effectuée.
considérées comme afférent à des services passés est comptabilisé
immédiatement.
2.12. COMMISSIONS SUR PRESTATIONS DE
SERVICES 2.13.3. INDEMNITES DE FIN DE CONTRAT DE TRAVAIL
Les indemnités de fin de contrat de travail résultent de l’avantage
Les commissions sur prestations de services sont comptabilisées accordé aux membres du personnel lors de la résiliation par
de la manière suivante : le Groupe du contrat de travail avant l’âge légal du départ en
• Commissions qui font partie intégrante du rendement retraite ou de la décision de membres du personnel de partir
volontairement en échange d’une indemnité. Les indemnités de
effectif d’un instrument financier : commissions de dossier,
fin de contrat de travail exigibles plus de douze mois après la date
commissions d’engagement, etc. De telles commissions
de clôture font l’objet d’une actualisation.
sont traitées comme un ajustement du taux d’intérêt
effectif (sauf lorsque l’instrument est évalué en juste valeur 2.13.4. AVANTAGES POSTERIEURS A L’EMPLOI
par résultat).
Le Groupe distingue les régimes à cotisations définies et les
• Commissions qui rémunèrent un service continu : locations régimes à prestations définies. Les régimes à cotisations définies
de coffres forts, droits de garde sur titres en dépôt, ne sont pas représentatifs d’un engagement pour le Groupe et
abonnements télématiques ou cartes bancaires, etc. Elles ne font l’objet d’aucune provision. Le montant des cotisations
sont étalées en résultat sur la durée de la prestation au fur appelées pendant l’exercice est constaté en charges.
et à mesure que le service est rendu. Seuls les régimes qualifiés de « régimes à prestations définies » sont
• Commission rémunérant un service ponctuel : commissions représentatifs d’un engagement à la charge du Groupe qui donne
de bourse, commissions d’encaissement, commissions de lieu à évaluation et provisionnement. Le classement dans l’une ou
change, etc. Elles sont comptabilisées en résultat lorsque le l’autre de ces catégories s’appuie sur la substance économique
service a été rendu. du régime pour déterminer si le Groupe est tenu ou pas, par les
clauses d’une convention ou par une obligation implicite, d’assurer
les prestations promises aux membres du personnel. Le principal
2.13. AVANTAGES DU PERSONNEL
régime à prestations définies identifié par le Groupe est celui de la
L’entité doit comptabiliser non seulement l’obligation juridique couverture médicale des retraités et de leur famille.
ressortant des termes formels du régime à prestations définies, Les avantages postérieurs à l’emploi à prestations définies font
mais aussi toute obligation implicite découlant de ses usages. l’objet d’évaluations actuarielles tenant compte d’hypothèses
Ces usages génèrent une obligation implicite lorsque l’entité démographiques et financières.
n’a pas d’autre solution réaliste que de payer les prestations Le montant provisionné de l’engagement est déterminé en
aux membres du personnel. Il y a, par exemple, obligation utilisant les hypothèses actuarielles retenues par le Groupe et
implicite si un changement des usages de l’entité entraîne une en appliquant la méthode des unités de crédit projetées. Cette

117
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

méthode d’évaluation tient compte d’un certain nombre de 2.14.1. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE
paramètres tels que des hypothèses démographiques, de CENTRALE POPULAIRE
départs anticipés, d’augmentations des salaires et de taux
Les provisions pour risques et charges supérieures à 1 MDH ont
d’actualisation et d’inflation. La valeur des actifs éventuels de
été analysées, afin de s’assurer de leur éligibilité aux conditions
couverture est ensuite déduite du montant de l’engagement.
prévues par les normes IFRS.
Lorsque le montant des actifs de couverture excède la valeur
de l’engagement, un actif est comptabilisé s’il est représentatif 2.15. IMPOTS COURANT ET DIFFERE
d’un avantage économique futur pour le Groupe prenant
la forme d’une économie de cotisations futures ou d’un 2.15.1. IMPOT COURANT
remboursement attendu d’une partie des montants versés au
régime. La charge d’impôt sur le bénéfice exigible est déterminée
sur la base des règles et taux en vigueur dans chaque pays
La mesure de l’obligation résultant d’un régime et de la valeur d’implantation des sociétés du Groupe, sur la période à laquelle
de ses actifs de couverture peut évoluer fortement d’un se rapportent les résultats.
exercice à l’autre en fonction de changements d’hypothèses
actuarielles et entraîner des écarts actuariels. 2.15.2. IMPOT DIFFERE
A partir du 30/06/2013, et conformément à la norme IAS Des impôts différés sont comptabilisés lorsqu’existent des
19 révisée, le Groupe n’applique plus la méthodologie dite « différences temporelles entre les valeurs comptables des actifs
du corridor » pour comptabiliser les écarts actuariels sur ces et passifs du bilan et leurs valeurs fiscales. Des passifs d’impôts
engagements. différés sont reconnus pour toutes les différences temporelles
La charge annuelle comptabilisée en frais de personnel au titre taxables à l’exception :
des régimes à prestations définies est représentative des droits •
Des différences temporelles taxables générées par la
acquis pendant la période par chaque salarié correspondant au comptabilisation initiale d’un écart d’acquisition ;
coût des services rendus, du coût financier lié à l’actualisation

Des différences temporelles taxables relatives aux
des engagements, du produit attendu des placements.
investissements dans des entreprises sous contrôle exclusif
Les calculs effectués par le Groupe sont régulièrement examinés et contrôle conjoint, dans la mesure où le Groupe est
par un actuaire indépendant. capable de contrôler la date à laquelle la différence
temporelle s’inversera et qu’il est probable que cette
2.13.5. OPTIONS RETENUES PAR LE GROUPE BANQUE
différence temporelle ne s’inversera pas dans un avenir
CENTRALE POPULAIRE
prévisible.
Conformément à l’option prévue dans IFRS 1, le montant Des actifs d’impôts différés sont constatés pour toutes les
cumulé des écarts actuariels à la date de transition a été imputé différences temporelles déductibles et les pertes fiscales
sur les capitaux propres. reportables, dans la mesure où il est probable que l’entité
Lors du passage aux IFRS, les engagements significatifs de concernée disposera de bénéfices imposables futurs, sur
couverture médicale aux retraités et de départ volontaire lesquels ces différences temporelles et ces pertes fiscales
anticipé ont été provisionnés pour la première fois. pourront être imputées.
Afin de réaliser les évaluations actuarielles, les hypothèses de Les impôts différés actifs et passifs sont évalués selon la
base des calculs ont été déterminées spécifiquement pour méthode du report variable au taux d’impôt, dont l’application
chaque régime. est présumée sur la période au cours de laquelle l’actif sera
réalisé ou le passif réglé, sur la base des taux d’impôt et
Les taux d’actualisation retenus sont obtenus par référence au
réglementations fiscales qui ont été adoptés ou le seront avant
taux de rendement des obligations émise par l’Etat marocain,
la date de clôture de la période. Ils ne font pas l’objet d’une
auxquels une prime de risque est ajoutée, pour estimer les taux
actualisation.
de rendement des obligations des entreprises de premières
catégories de maturité équivalente à la durée des régimes. Les impôts différés actifs ou passifs sont compensés quand ils
trouvent leur origine au sein d’un même groupe fiscal, relèvent
Les actifs de couverture du régime de couverture médicale
de la même autorité fiscale, et lorsqu’existe un droit légal de
sont investis exclusivement en bons du trésor émis par l’Etat
compensation.
marocain. Le taux de rendement des placements est donc celui
des ces dernières. Les impôts exigibles et différés sont comptabilisés comme un
produit ou une charge d’impôt dans le compte de résultat, à
2.14. PROVISIONS AU PASSIF l’exception de ceux afférents aux gains et pertes latents sur
les actifs disponibles à la vente et aux variations de valeur des
Les provisions enregistrées au passif du bilan du Groupe, instruments dérivés désignés en couverture de flux de trésorerie
autres que celles relatives aux instruments financiers et aux futurs, pour lesquels les impôts différés correspondants sont
engagements sociaux concernent principalement les provisions imputés sur les capitaux propres.
pour litiges, pour amendes, pénalités et risques fiscaux. Une
Les crédits d’impôt sur revenus de créances et de portefeuilles
provision est constituée lorsqu’il est probable qu’une sortie
titres, lorsqu’ils sont effectivement utilisés en règlement
de ressources représentative d’avantages économiques sera
de l’impôt sur les bénéfices dû au titre de l’exercice, sont
nécessaire pour éteindre une obligation née d’un événement
comptabilisés dans la même rubrique que les produits
passé et, lorsque le montant de l’obligation peut être estimé
auxquels ils se rattachent. La charge d’impôt correspondante
de manière fiable. Le montant de cette obligation est actualisé
est maintenue dans la rubrique « Impôt sur les bénéfices » du
pour déterminer le montant de la provision, dès lors que cette
compte de résultat.
actualisation présente un caractère significatif.
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

2.16. CAPITAUX PROPRES RECYCLABLES ET NON 2.19. INFORMATION SECTORIELLE


RECYCLABLES
Le Groupe Banque Populaire est organisé autour de trois pôles
Les ajustements FTA ont été inscrits dans les comptes consolidés d’activité principaux :
de la banque en contrepartie des capitaux propres. • Banque Maroc comprenant le Crédit populaire du Maroc,
Les impacts des corrections de valeur sur les capitaux propres Média Finance, Chaabi International Bank Off Shore,
peuvent être définitifs ou temporaires : Chaabi Capital Investissement (CCI), Upline Group, Maroc
Assistance Internationale, Bank Al Amal, Attawfiq Micro
Si l’ajustement FTA a pour origine une écriture IFRS qui aurait Finance, BP Shore, FPCT Sakane et Infra Maroc Capital
du impacter le résultat, l’écart de valeur est définitivement (IMC).
gelé en capitaux propres, à travers l’utilisation d’un compte de • Sociétés de financement spécialisées comprenant Vivalis,
capitaux propres non recyclables. Maroc Leasing et Chaabi LLD.
Si l’ajustement FTA a pour origine une écriture IFRS impactant • Banque de détail à l’international comprenant Chaabi
les capitaux propres, le recyclage en résultat est possible lors de Bank, Banque Populaire Marocco-Centrafricaine,
la cession ou lors de la matérialisation de la couverture, à travers Banque Populaire Marocco-Guinéenne et Atlantic Bank
l’utilisation d’un compte de capitaux propres recyclables. International
Chacun de ces métiers enregistre les charges et produits, ainsi
2.17. TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE que les actifs et passifs qui lui sont rattachés après élimination
des transactions intragroupe.
Le solde des comptes de trésorerie et assimilés est constitué
des soldes nets des comptes de caisse, banques centrales, 2.20. UTILISATION D’ESTIMATIONS DANS LA
offices des chèques postaux, ainsi que les soldes nets des prêts
PREPARATION DES ETATS FINANCIERS
et emprunts à vue auprès des établissements de crédit.
Les variations de la trésorerie générée par l’activité La préparation des états financiers du Groupe exige de la
opérationnelle enregistrent les flux de trésorerie générés par Direction et des gestionnaires la formulation d’hypothèses
les activités du Groupe, y compris ceux relatifs aux immeubles et la réalisation d’estimations, qui se traduisent dans la
détermination des produits et des charges du compte de
de placement, aux actifs financiers détenus jusqu’à l’échéance
résultat, comme dans l’évaluation des actifs et passifs du bilan
et titres de créances négociables. Les variations de la trésorerie et dans la confection des notes associées.
liées aux opérations d’investissement résultent des flux de
trésorerie liés aux acquisitions et aux cessions de filiales, Cet exercice suppose que les gestionnaires fassent appel
entreprises associées ou co-entreprises consolidées, ainsi que à l’exercice de leur jugement et utilisent les informations
disponibles à la date d’élaboration des états financiers pour
ceux liés aux acquisitions et aux cessions d’immobilisations,
procéder aux estimations nécessaires. Les résultats futurs
hors immeubles de placement et immeubles donnés en définitifs des opérations pour lesquelles les gestionnaires
location simple. ont recouru à des estimations peuvent à l’évidence s’avérer
Les variations de la trésorerie liées aux opérations de différents de celles-ci et avoir un effet significatif sur les états
financement comprennent les encaissements et décaissements financiers. Ce qui est notamment le cas pour :
provenant des opérations avec les actionnaires et les flux liés • Des dépréciations opérées pour couvrir les risques de
aux dettes subordonnées et obligataires, et dettes représentées crédit ;
par un titre (hors Titres de créances négociables). • De l’usage de modèles internes pour la valorisation
des instruments financiers qui ne sont pas cotés sur des
2.18. ACTIFS NON COURANTS DESTINES A ETRE marchés actifs ;
CEDES ET ACTIVITES ABANDONNEES • Du calcul de la juste valeur des instruments financiers non
cotés classés en « Actifs disponibles à la vente » ou en
Lorsque le Groupe décide de vendre des actifs non courants, et « Instruments financiers à la juste valeur par résultat » à
lorsqu’il est hautement probable que cette vente interviendra l’actif ou au passif, et plus généralement du calcul des
dans les douze mois, ces actifs sont présentés séparément valeurs de marché des instruments financiers pour lesquels
au bilan dans le poste « Actifs non courants destinés à être cette information doit être portée dans les notes aux états
cédés ». financiers ;
Les passifs qui leur sont éventuellement liés sont présentés • Des tests de dépréciation effectués sur les actifs incorporels  ;
séparément dans le poste « Dettes liées aux actifs non courants • De la détermination des provisions destinées à couvrir les
destinés à être cédés ». risques de pertes et charges.

Dès lors qu’ils sont classés dans cette catégorie, les actifs non 2.21. PRESENTATION DES ETATS FINANCIERS
courants et groupes d’actifs et de passifs sont évalués au plus
bas de leur valeur comptable et de leur juste valeur minorée 2.21.1. FORMAT DES ETATS FINANCIERS
des coûts de vente. Les actifs concernés cessent d’être amortis.
En l’absence de format préconisé par les IFRS, les états
En cas de perte de valeur constatée sur un actif ou un groupe financiers du Groupe sont établis conformément aux modèles
d’actifs et de passifs, une dépréciation est constatée en résultat. prescrits par Bank Al-Maghrib.
Les activités abandonnées incluent à la fois les activités destinées
2.21.2. REGLES DE COMPENSATION DES ACTIFS ET PASSIFS
à être cédées, les activités arrêtées, ainsi que les filiales acquises
exclusivement dans une perspective de revente. L’ensemble Un actif financier et un passif financier sont compensés et un
des pertes et profits relatifs à ces opérations est présenté solde net est présenté au bilan, si et seulement si le Groupe a
séparément au compte de résultat, sur la ligne « Résultat net un droit juridiquement exécutoire de compenser les montants
d’impôt des activités arrêtées ou en cours de cession ». comptabilisés et s’il a l’intention soit de régler le montant net,
soit de réaliser l’actif et de régler le passif simultanément.
119
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE


COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS AU 31 DECEMBRE 2015

BILAN IFRS CONSOLIDE


(en milliers de DH)

ACTIF IFRS 31/12/15 31/12/14

Valeurs en caisse, Banques Centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 9 666 234 7 707 057
Actifs financiers à la juste valeur par résultat 25 335 277 22 299 294
Instruments dérivés de couverture
Actifs financiers disponibles à la vente 26 512 233 28 390 362
Prêts et créances sur les Etablissements de crédit et assimilés 19 798 216 11 689 460
Prêts et créances sur la clientèle 210 134 275 206 081 804
Ecart de réévaluation actif des portefeuilles couverts en taux
Placements détenus jusqu’à leur échéance 16 104 743 17 402 448
Actifs d’impôt exigible 730 719 817 624
Actifs d’impôt différé 480 251 287 558
Comptes de régularisation et autres actifs 8 913 120 4 833 927
Actifs non courants destinés à être cédés
Participations dans des entreprises mises en équivalence 43 186 54 121
Immeubles de placement
Immobilisations corporelles 9 120 136 8 502 909
Immobilisations incorporelles 737 025 537 754
Ecarts d’acquisition 1 253 301 1 025 418
TOTAL ACTIF IFRS 328 828 716 309 629 736
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

(en milliers de DH)

PASSIF IFRS 31/12/15 31/12/14

Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 550 175 69 716
Passifs financiers à la juste valeur par résultat 53 207
Instruments dérivés de couverture
Dettes envers les Etablissements de crédit et assimilés 25 804 021 32 414 027
Dettes envers la clientèle 250 313 094 229 821 368
Dettes représentées par un titre
Titres de créance émis 224 113 269 924
Ecart de réévaluation passif des portefeuilles couverts en taux
Passifs d’impôt courant 1 100 045 1 126 644
Passifs d’impôt différé 436 310 996 122
Comptes de régularisation et autres passifs 5 720 565 5 643 327
Dettes liées aux actifs non courants destinés à être cédés
Provisions techniques des contrats d’assurance 846 810 126 172
Provisions pour risques et charges 2 318 107 1 748 166
Subventions, fonds publics affectés et fonds spéciaux de garantie 2 642 489 2 719 018
Dettes subordonnées 2 675 911 2 637 424
Capital et réserves liées 19 775 674 17 344 131
Actions propres
Réserves consolidées 11 847 209 10 101 197
- Part du groupe(*) 3 699 622 3 294 220
- Part des minoritaires 8 147 587 6 806 977
Gains ou pertes latents ou différés 1 551 414 1 303 547
- Part du groupe(*) 1 230 798 1 333 413
- Part des minoritaires 320 616 -29 866
Résultat net de l’exercice 3 022 779 3 255 745
- Part du groupe(*) 2 511 387 2 195 480
- Part des minoritaires 511 392 1 060 265
TOTAL PASSIF IFRS 328 828 716 309 629 736

(*)
Suite à la prise de participation majoritaire par la Banque Centrale Populaire dans le capital des Banques Populaires Régionales, la BCP consolide les BPRs par intégration globale.
121
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

COMPTE DE RESULTAT IFRS CONSOLIDE


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14

Intérêts et produits assimilés 14 967 103 14 785 469


Intérêts et charges assimilés -4 477 642 -4 772 302
MARGE D’ INTERETS 10 489 461 10 013 167

Commissions perçues 2 183 458 2 242 500


Commissions servies -231 081 -325 597
MARGE SUR COMMISSIONS 1 952 377 1 916 903

Gains ou pertes nets sur instruments financiers à la juste valeur par résultat 1 752 478 2 158 220
Gains ou pertes nets sur actifs financiers disponibles à la vente 609 147 232 599
RESULTAT DES ACTIVITES DE MARCHE 2 361 625 2 390 819

Produits des autres activités 1 112 544 715 022


Charges des autres activités -575 117 -289 351
PRODUIT NET BANCAIRE 15 340 891 14 746 560

Charges générales d’exploitation -6 666 521 -6 064 826


Dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations
-835 096 -804 449
incorporelles et corporelles
RESULTAT BRUT D’EXPLOITATION 7 839 274 7 877 285

Coût du risque -3 253 131 -3 027 408


RESULTAT D’EXPLOITATION 4 586 142 4 849 877

Quote-part du résultat net des entreprises mises en équivalence -7 937 -2 050


Gains ou pertes nets sur autres actifs 105 771 16 059
Variations de valeurs des écarts d’acquisition
RESULTAT AVANT IMPOTS 4 683 976 4 863 886

Impôts sur les bénéfices -1 661 198 -1 608 141


RESULTAT NET 3 022 779 3 255 745

Résultat hors groupe 511 392 1 060 265


RESULTAT NET PART DU GROUPE BCP(*) 2 511 387 2 195 480

Résultat par action (en dirham) 13,78 12,68


Résultat dilué par action (en dirham) 13,78 12,68

(*)
Suite à la prise de participation majoritaire par la Banque Centrale Populaire dans le capital des Banques Populaires Régionales, la BCP consolide les BPRs par intégration globale.
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

TABLEAU DE FLUX DE TRESORERIE


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14

Résultat avant impôts 4 683 976 4 863 886


+/- Dotations nettes aux amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles 740 000 830 032
+/- Dotations nettes pour dépréciation des écarts d’acquisition et des autres immobilisations 30 005 -472
+/- Dotations nettes pour dépréciation des actifs financiers 2 166 959 2 917 009
+/- Dotations nettes aux provisions 207 397 108 734
+/- Quote-part de résultat liée aux sociétés mises en équivalence 959 2 232
+/- Perte nette/(gain net) des activités d’investissement -1 490 243 -1 050 700
+/- Perte nette/(gain net) des activités de financement
+/- Autres mouvements 176 877 231 655
Total des éléments non monétaires inclus dans le résultat net avant
1 831 954 3 038 490
impôts et des autres ajustements
+/- Flux liés aux opérations avec les établissements de crédit et assimilés -18 372 328 5 247 931
+/- Flux liés aux opérations avec la clientèle 14 868 699 11 065 449
+/- Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs financiers 525 565 -11 826 468
+/- Flux liés aux autres opérations affectant des actifs ou passifs non financiers -3 107 525 1 343 456
- Impôts versés -2 163 313 -1 774 917
Diminution/(augmentation) nette des actifs et des passifs provenant des
-8  248  902 4 055 451
activités opérationnelles
Flux net de trésorerie généré par l’activité opérationnelle -1  732  972 11 957 827
+/- Flux liés aux actifs financiers et aux participations 129 551 -282 528
+/- Flux liés aux immeubles de placement
+/- Flux liés aux immobilisations corporelles et incorporelles -1 176 938 -1 694 669
Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement -1  047  387 -1  977  197
+/- Flux de trésorerie provenant ou à destination des actionnaires 1 138 872 -398 496
+/- Autres flux de trésorerie nets provenant des activités de financement -199 670 -7 040 366
Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement 939  202 -7  438  862
Effet de la variation des taux de change sur la trésorerie et équivalent de trésorerie 15  488 11  964
Augmentation/(diminution) nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie -1  825  669 2 553 732

Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture 11 936 137 9 382 405


Caisse, Banques centrales, CCP (actif & passif) 7 637 341 6 697 389
Comptes (actif & passif) et prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit 4 298 796 2 685 016
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture 10 110 468 11 936 137
Caisse, Banques centrales, CCP (actif & passif) 9 116 059 7 637 341
Comptes (actif & passif) et prêts/emprunts à vue auprès des établissements de crédit 994 409 4 298 796
Variation de la trésorerie nette -1  825  669 2 553 732

123
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

ETAT DU RESULTAT NET ET DES GAINS ET PERTES COMPTABILISES


DIRECTEMENT EN CAPITAUX PROPRES
(en milliers de DH)
31/12/15 31/12/14
Résultat net 3 022 779 3 255 745

Ecarts de conversion -24 010 -1 123


Réévaluation des actifs financiers disponibles à la vente 285 916 332 501
Réévaluation des instruments dérivés de couverture 37 101
Réévaluation des immobilisations
Ecarts actuariels sur les régimes à prestations définies 22 418 -60 528
Quote-part des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux
propres sur entreprises mises en équivalence
Total gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 284  324 307  951
Résultat net et gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres 3 307 103 3 563 696

Part du groupe(*) 2 445 222 2 539 906


Part des minoritaires 861 881 1 023 790

(*)
Suite à la prise de participation majoritaire par la Banque Centrale Populaire dans le capital des Banques Populaires Régionales, la BCP consolide les BPRs par intégration globale.
(en milliers de DH)
Gains ou Capitaux
Réserves Réserves Intérêts
Actions pertes propres
Capital liées au et résultats minori- Total
propres latents ou part
capital consolidés taires
différés Groupe(*)
Capitaux propres clôture 31.12.2013 1 731 421 14 813 707 7 822 212 1 020 967 25 388 307 9 077 353 34 465 659
Opérations sur capital 7 265 7 265 368 494 378 788
Paiements fondés sur des actions -
Opérations sur actions propres -2 310 285 -2 310 285
Affectation du résultat 1 685 271 -1 685 271 -
Dividendes -822 424 -822 424 45 140 -777 284
Résultat de l’exercice 2 195 480 2 195 480 1 060 267 3 255 745
Immobilisations corporelles et incorporelles : Réévaluations
-
et cessions (A)
Instruments financiers : variations de juste valeur et
335 720 335 720 -26 645 309 074
transferts en résultat (B)
Ecarts de conversion : variations et transferts en résultat (C) 31 981 -23 274 8 707 -9 830 -1 123
VARIATION DES CAPITAUX PROPRES

Gains ou pertes latents ou différés (A) + (B) + (C) 31  981 312  445 344  426 -36  475 307  951
Variation de périmètre -243 611 -243 611 -314 075 -560 714
Autres variations -63 844 80 662 16 818 -53 042 -36 223
Capitaux propres clôture 31.12.2014 1 731 421 15 612 710 8 208 718 1 333 413 26 886 261 7 837 377 34 723 637
Opérations sur capital 91 126 1 585 617 -14 364 1 662 379 - 1 662 379
Paiements fondés sur des actions -
Opérations sur actions propres -645 116 -645 116
Affectation du résultat 1 725 620 -1 725 620 -
Dividendes -908 995 -908 995 60 276 -848 719
Résultat de l’exercice 2 511 387 2 511 387 511  392 3 022 779
Immobilisations corporelles et incorporelles : Réévaluations
-
et cessions (D)
Instruments financiers : variations de juste valeur et
-56 227 -56 227 364 562 308 334
transferts en résultat (E)
Ecarts de conversion : variations et transferts en résultat (F) 36 451 -46 388 -9 937 -14 073 -24 010
Gains ou pertes latents ou différés (D) + (E) + (F) 36  451 -102  615 -66  164 350  488 284  324
Variation de périmètre -99 245 -99 245 854 496 755 251
Autres variations -61 825 -63 832 -125 657 10 681 -114 976
Capitaux propres clôture 31.12.2015 1 822 547 17 953 127 8 853 498 1 230 797 29 859 969 8 979 595 38 839 564
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015
RAPPORT FINANCIER

125
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

3.1 ACTIFS ET INSTRUMENTS FINANCIERS DERIVES EN VALEUR DE MARCHE


PAR RESULTAT
(en milliers de DH)
31/12/15 31/12/14
Portefeuille Portefeuille
Portefeuille évalué en Portefeuille évalué en
de valeur de Total de valeur de Total
transactions marché sur transactions marché sur
option option

Titres de transaction 25 247 543 25 247 543 22 291 363 22 291 363


Bons du Trésor et valeurs 14 555 840 14 555 840 11 478 916 11 478 916
assimilées
Autres titres de créance 293 931 293 931 26 198 26 198

Titres de propriété 10 397 772 10 397 772 10 786 249 10 786 249


Instruments financiers
87  734 87  734 7  931 7  931
dérivés de transaction
Instruments dérivés de 87 734 87 734 7 931 7 931
cours de change
TOTAL DES ACTIFS
FINANCIERS EN VALEUR 25 335 277 25 335 277 22 299 294 22 299 294
DE MARCHE PAR
RESULTAT

3.2 ACTIFS FINANCIERS DISPONIBLES A LA VENTE


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14

Titres de créance négociables 12 154 130 16 502 802

Bons du Trésor et autres effets mobilisables auprès de la banque centrale 11 476 612 16 356 161

Autres titres de créance négociables 677 518 146 641

Obligations 3 997 725 2 362 020

Obligations d'Etat 3 105 012 2 151 862

Autres Obligations 892 713 210 158

Actions et autres titres à revenu variable 10 971 211 10 093 256

dont titres cotés 895 157 1 131 878

dont titres non cotés 10 076 054 8 961 378

TOTAL DES ACTIFS DISPONIBLES A LA VENTE AVANT DEPRECIATION 27 123 066 28 958 078

dont gains et pertes latents 1 955 807 1 938 157

Provisions pour dépréciation des actifs disponibles à la vente 610  833 567  716

TOTAL DES ACTIFS DISPONIBLES A LA VENTE, NETS DE DEPRECIATIONS 26 512 233 28 390 362


RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

3.3 PRETS ET CREANCES SUR LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT


(en milliers de DH)

3.3.1. Prêts et créances sur les établissements de crédit 31/12/15 31/12/14

Comptes à vue 4 320 857 5 684 840

Prêts 9 004 153 6 098 494

Opérations de pension 6 600 859 41 877


TOTAL DES PRETS CONSENTIS ET CRÉANCES SUR LES
19 925 869 11 825 211
ÉTABLISSEMENTS DE CREDITS AVANT DEPRECIATION

Dépréciation des prêts et créances émis sur les établissements de crédit 127 653 135 751
TOTAL DES PRETS ET DES CREANCES SUR LES ETABLISSEMENTS DE
19 798 216 11 689 460
CREDITS NETS DE DEPRECIATION

(en milliers de DH)

3.3.2. Ventilation des prêts et créances sur les établissements de 31/12/15 31/12/14
crédit par zone géographique

Maroc 16 713 207 8 877 152

Zone off shore 814 802 892 604

Afrique 1 766 968 1 455 388

Europe 630 892 600 068

TOTAL DES PRETS ET CREANCES SUR LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT


19 925 869 11 825 212
AVANT DEPRECIATION

Provisions pour dépréciation 127 653 135 752

TOTAL DES PRETS ET CREANCES SUR LES ETABLISSEMENTS DE


19 798 216 11 689 460
CREDIT NETS DE DEPRECIATION

127
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

3.4 PRETS ET CREANCES SUR LA CLIENTELE


(en milliers de DH)

3.4.1 Prêts consentis et Créances sur la Clientèle 31/12/15 31/12/14

Comptes ordinaires débiteurs 25 346 263 27 327 656


Prêts consentis à la clientèle 182 161 545 176 001 246
Opérations de pension 1 638 334 251 165
Opérations de location-financement 12 858 609 12 919 227
TOTAL DES PRETS ET CREANCES SUR LA CLIENTELE AVANT
222 004 751 216 499 294
DEPRECIATION
Dépréciation des prêts et créances sur la clientèle 11 870 476 10 417 490
TOTAL DES PRETS ET CREANCES SUR LA CLIENTELE NETS DE
210 134 275 206 081 804
PROVISIONS POUR DEPRECIATION

(en milliers de DH)

3.4.2. Ventilation de prêts et créances sur la clientèle par zone géographique 31/12/15 31/12/14

Maroc 185 047 921 183 999 592


Zone off shore 2 007 792 1 534 698
Afrique 22 240 398 19 884 445
Europe 838 164 663 069
TOTAL DES PRETS ET CREANCES SUR LA CLIENTELE 210 134 275 206 081 804

(en milliers de DH)

3.4.3 Détail des créances sur la clientèle 31/12/15 31/12/14


Encours sain 205 687 341 202 553 924
Encours en souffrance 16 317 410 13 945 370
Total encours 222 004 751 216 499 294
Provision individuelle 9 579 040 8 617 993
Provision collective 2 291 436 1 799 497
Total provisions 11 870 476 10 417 490
TOTAL PRETS ET CREANCES SUR LA CLIENTELE NETS DE DEPRECIATIONS 210 134 275 206 081 804
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

3.5 PLACEMENTS DETENUS JUSQU’ A L’ECHEANCE


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14
Titres de créance négociables 15 199 944 16 270 076

Bons du Trésor et autres effets mobilisables auprès des banques centrales 15 097 770 16 148 231
Autres titres de créance négociables 102 174 121 845
Obligations 904  799 1 132 372

Obligations d’Etat 135 656 279 191


Autres Obligations 769 143 853 181
TOTAL DES PLACEMENTS FINANCIERS DETENUS JUSQU’A LEUR ECHEANCE 16 104 743 17 402 448

3.6 IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES


(en milliers de DH)
31/12/15 31/12/14
Cumul des Cumul des
Valeur brute amortissements Valeur Valeur
amortissements Valeur nette
nette brute
comptable et pertes de et pertes de comptable
comptable comptable
valeur valeur
IMMOBILISATIONS
15 418 937 6 298 801 9  120  136 14  242  463 5 739 554 8 502 909
CORPORELLES

Terrains et constructions 8 292 235 2 638 147 5 654 088 7 513 102 2 297 592 5 215 510


Equipement, Mobilier,
3 181 834 2 071 335 1 110 499 3 169 948 2 024 840 1 145 108
Installations
Biens mobiliers donnés
en location
Autres immobilisations 3 944 868 1 589 319 2 355 549 3 559 413 1 417 122 2 142 291

IMMOBILISATIONS
1 356 663 619  638 737  025 1 122 539 584  785 537  754
INCORPORELLES

Droit au bail 302 458 302 458 285 971 285 971

Brevets et marque 11 858 11 858 11 373 11 373


Logiciels informatiques
756 748 619 638 137 110 696 745 584 785 111 960
acquis
Logiciels informatiques
produits par l'entreprise
Autres immobilisations
285 599 285 599 128 450 128 450
incorporelles
TOTAL DES
16 775 600 6 918 439 9  857  161 15  365  002 6 324 339 9 040 664
IMMOBILISATIONS

129
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

3.7 ECART D’ACQUISITION


(en milliers de DH)
Variation Ecart de Autres
31/12/14 31/12/15
périmètre conversion mouvements
Valeur Brute 1 025 418 243 738 -15 855 1 253 301
Cumul des pertes de valeur
Valeur nette au bilan 1 025 418 243  738 -15  855 1 253 301

3.8 DETTES ENVERS LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14

Comptes à vue 3 326 448 1 386 044

Emprunts 20 878 945 20 299 104

Opérations de pension 1 598 628 10 728 879


TOTAL DES DETTES ENVERS LES ETABLISSEMENTS
25 804 021 32 414 027
DE CREDIT

3.9 DETTES ENVERS LA CLIENTELE


(en milliers de DH)

3.9.1 Dettes envers la clientèle 31/12/15 31/12/14

Comptes ordinaires créditeurs 151 470 760 141 417 639


Comptes à terme 56 993 402 52 495 435
Comptes d'épargne à taux administré 30 319 848 27 698 664
Bons de caisse 3 913 925 2 052 165
Opérations de pension 850 257 1 133 218
Autres dettes envers la clientèle 6 764 902 5 024 247
TOTAL DES DETTES ENVERS LA CLIENTELE 250 313 094 229 821 368

(en milliers de DH)


3.9.2 ventilation des dettes sur la clientèle par zone
31/12/15 31/12/14
géographique
Maroc 223 233 005 206 386 061
Zone Off Shore 485 806 443 122
Afrique 25 509 244 21 891 272
Europe 1 085 039 1 100 913
Total en principal 250 313 094 229 821 368

Dettes rattachées
Valeur au bilan 250 313 094 229 821 368
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

3.10 PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES


(en milliers de DH)

Montant Gains ou
Variation de Autres Montant au
au pertes latents Dotations Reprises
périmètre mouvements 31/12/15
31/12/14 ou différés
Provisions pour
riques d'exécution
159 425 357 522 10 684 28 860 535 123
des engagements par
signature
Provisions pour
884 457 -35 775 80 610 929 292
engagements sociaux

Autres provisions
pour risques et 704 284 -9 071 184 844 102 338 75 973 853 692
charges
PROVISIONS
POUR RISQUES ET 1  748  166 -44  847 622  976 113  022 75  973 28  861 2 318 107
CHARGES

4.1 MARGE D’INTERET


(en milliers de DH)
31/12/15 31/12/14
Produits Charges Net Produits Charges Net
OPERATIONS AVEC LA
12  788  629 3 395 163 9 393 466 12  773  850 3 384 773 9 389 077
CLIENTELE

Comptes et prêts/emprunts 12 016 123 3 347 050 8 669 073 11 957 328 3 325 285 8 632 043

Opérations de pensions 20 312 19 988 324 6 155 10 395 -4 240

Opérations de location-
752 195 28 125 724 070 810 367 49 093 761 274
financement
OPERATIONS INTERBANCAIRES 550  311 929  064 -378  753 557  732 1 063 810 -506  078

Comptes et prêts/emprunts 380 172 536 041 -155 869 422 035 502 240 -80 205

Opérations de pensions 170 139 393 023 -222 884 135 697 561 570 -425 873

Emprunts émis par le Groupe 146  505 -146  505 319  388 -319  388

Actifs disponibles à la vente 904  422 6  910 897  512 667  665 667  665

Actifs détenus jusqu’à échéance 723  741 723  741 786  222 4  331 781  891

TOTAL DES PRODUITS ET


CHARGES D’INTERETS OU 14 967 103 4 477 642 10 489 461 14  785  469 4 772 302 10 013 167
ASSIMILES

131
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

4.2 COMMISSIONS NETTES


(en milliers de DH)
31/12/15 31/12/14
Produits Charges Net Produits Charges Net

Commissions sur titres 177 538 1 033 176 505 227 269 1 721 225 548


Produits nets sur moyen de
414 419 36 594 377 825 355 903 55 053 300 850
paiement
Autres commissions 1 591 501 193 454 1 398 047 1 659 328 268 823 1 390 505

PRODUITS NETS DE COMMISSIONS 2 183 458 231  081 1 952 377 2 242 500 325  597 1 916 903

4.3 COUT DU RISQUE


(en milliers de DH)
31/12/15 31/12/14
DOTATIONS AUX PROVISIONS 4 951 726 4 122 668

Provisions pour dépréciation des prêts et créances 4 298 180 3 835 689


Provisions pour dépréciations des titres détenus jusqu'à l'échéance (hors
2
risque de taux)
Provisions engagements par signature 357 522 29 823

Autres provisions pour risques et charges 296 024 257 154

REPRISES DE PROVISIONS 2 645 100 1 604 291

Reprises de provisions pour dépréciation des prêts et créances 2 481 443 1 450 926


Reprises de provisions pour dépréciations des titres détenus jusqu'à
1 016
l'échéance (hors risque de taux)
Reprises de provisions engagements par signature 10 684 6 359

Reprises des autres provisions pour risques et charges 152 973 145 990

VARIATION DES PROVISIONS 946  505 509 031


Pertes pour risque de contrepartie des actifs financiers disponibles à la
vente (titres à revenus fixes)
Pertes pour risque de contrepartie des actifs financiers détenus jusqu'à
l'échéance
Pertes sur prêts et créances irrécouvrables non provisionnées 270 865 78 078

Pertes sur prêts et créances irrécouvrables provisionnées 737 588 510 395

Décote sur les produits restructurés

Récupérations sur prêts et créances amorties 61 948 79 442

Pertes sur engagement par signature

Autres pertes

COUT DU RISQUE 3 253 131 3 027 408


RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

INFORMATION SECTORIELLE
(en milliers de DH)
BANQUE
SOCIETES DE BANQUE DE DETAIL
MAROC &
5.1 Bilan BANQUE
FINANCEMENT & ASSURANCE A ELIMINATIONS TOTAL
SPECIALISEES  L’INTERNATIONAL
OFF SHORE

TOTAL BILAN 284 402 290 17 372 193 45 801 406 -18 747 173 328 828 716

dont

ELEMENTS D'ACTIFS

Actifs financiers disponibles à 26 512 233


17 122 077 7 777 12 619 770 -3 237 390
la vente
Prêts et créances sur les
Etablissements de crédit et 32 884 530 135 827 2 840 591 -16 062 731 19 798 216
assimilés
Prêts et créances sur la
170 860 386 16 410 767 23 078 695 -215 574 210 134 275
clientèle
Placements détenus jusqu'à 16 104 743
16 061 610 1 43 132
leur échéance

ELEMENTS DU PASSIF
Dettes envers les
Etablissements de crédit et 15 700 377 13 325 861 12 928 962 -16 151 180 25 804 021
assimilés
Dettes envers la clientèle 222 891 587 827 223 26 595 362 -1 078 250 313 094

CAPITAUX PROPRES 36 742 389 1 780 625 2 580 751 -2 264 201 38 839 564

(en milliers de DH)


BANQUE SOCIETES DE BANQUE DE DETAIL
MAROC &
5.2 Compte de résultat FINANCEMENT & ASSURANCE À ELIMINATIONS TOTAL
BANQUE
OFF SHORE SPECIALISEES  L’INTERNATIONAL

Marge d'intérêt 8 547 220 606 119 1 336 312 -190 10 489 461


Marge sur commissions 1 221 771 26 345 1 155 675 -451 413 1 952 377

Produit net bancaire 12 507 610 780 226 2 733 673 -680 619 15 340 891


Résultat Brut d'exploitation 6 566 048 456 010 817 215 7 839 274

Résultat d'exploitation 3 839 081 421 402 325 659 4 586 142

Résultat net 2 448 084 271 282 303 413 3 022 779


RESULTAT NET PART DU
2 121 322 184  984 205  082 2 511 387
GROUPE

133
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

6. PERIMETRE DE CONSOLIDATION DU GROUPE BANQUE CENTRALE


POPULAIRE
% INTERET % CAPITAL SOCIAL METHODE DE
PARTICIPATION
BCP CONTRÔLE EN MILLIERS CONSOLIDATION

BANQUE CENTRALE POPULAIRE 100,00% 100,00% 1 822 547 Top


BP CENTRE SUD 51,60% 100,00% 1 082 352 IG
BP EL JADIDA SAFI 54,74% 100,00% 901 771 IG
BP FES TAZA 52,75% 100,00% 1 123 122 IG
BP LAAYOUNE 52,71% 100,00% 583 861 IG
BP MARRAKECH BENI MELLAL 52,21% 100,00% 988 800 IG
BP MEKNES 52,53% 100,00% 838 303 IG
BP NADOR AL HOCEIMA 52,63% 100,00% 857 389 IG
BP OUJDA 52,47% 100,00% 748 844 IG
BP TANGER TETOUAN 52,44% 100,00% 993 758 IG
BP RABAT KENITRA 52,51% 100,00% 1 881 534 IG
CHAABI BANK (EN KEURO) 100,00% 100,00% 37 478 IG
BPMC (EN KCFA) 62,50% 62,50% 10 000 000 IG
MAI 77,43% 77,43% 50 000 IG
CCI 72,95% 72,95% 600 000 IG
IMC 45,60% 50,34% 34 240 IG
VIVALIS 74,96% 87,28% 177 000 IG
MEDIA FINANCE 89,95% 100,00% 206 403 IG
CHAABI LLD 83,76% 83,76% 31 450 IG
CIB ( EN KUSD) 80,37% 100,00% 2 200 IG
BPMG (EN KGNF) 77,25% 77,25% 100 784 480 IG
BANK AL AMAL 29,24% 35,97% 600 000 IG
ATTAWFIQ MICRO FINANCE 100,00% 100,00% IG
UPLINE GROUP 86,67% 100,00% 46 784 IG
UPLINE SECURITIES 86,67% 100,00% 30 000 IG
UPLINE CAPITAL MANAGEMENT 86,67% 100,00% 10 000 IG
UPLINE CORPORATE FINANCE 86,67% 100,00% 1 000 IG
UPLINE REAL ESTATE 86,67% 100,00% 2 000 IG
MAGHREB MANAGEMENT LTD 22,32% 25,75% 90 MEE
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

CAPITAL
% INTERET % METHODE DE
PARTICIPATION SOCIAL EN
BCP CONTRÔLE CONSOLIDATION
MILLIERS
MAGHREB TITRISATION 20,80% 24,00% 5 000 MEE
UPLINE ALTERNATIVE INVESTMENTS 86,67% 100,00% 300 IG
UPLINE VENTURES 28,60% 33,00% 97 087 MEE
AL ISTITMAR CHAABI 86,67% 100,00% 44 635 IG
ICF AL WASSIT 86,67% 100,00% 29 355 IG
UPLINE COURTAGE 86,67% 100,00% 1 500 IG
UPLINE INVESTEMENT FUND 31,80% 36,00% 100 000 MEE
UPLINE GESTION 86,67% 100,00% 1 000 IG
UPLINE INVESTEMENT 86,67% 100,00% 1 000 IG
UPLINE MULTI INVESTEMENTS 86,67% 100,00% 300 IG
UPLINE REAL ESTATE INVESTEMENTS 86,67% 100,00% 300 IG
UPLINE INTEREST 78% 90,00% 300 IG
ZAHRA GARDEN 43,34% 50,00% 50 MEE
CHAABI MOUSSAHAMA 86,67% 100,00% 5 000 IG
ALHIF MANAGEMENT 34,67% 40,00% 5 000 MEE
EMERGENCE GESTION 28,89% 33,33% 300 MEE
MAROC LEASING 53,11% 53,11% 277 677 IG
BP SHORE 72,94% 100,00% 176 250 IG
FPCT SAKANE 49,00% 100,00% IG
ATLANTIC BANQUE INTERNATIONAL (En
74,52% 100,00% 113 964 700 IG
KCFA)
ATLANTIQUE FINANCE (En KCFA) 74,45% 100,00% 360 000 IG
BANQUE ATLANTIQUE DU BURKINA FASSO
41,75% 100,00% 6 000 000 IG
(En KCFA)
BANQUE ATLANTIQUE DU BENIN (En KCFA) 39,89% 100,00% 6 500 000 IG
BANQUE ATLANTIQUE DE LA COTE D'IVOIRE
73,78% 100,00% 14 963 330 IG
(En KCFA)
BANQUE ATLANTIQUE DU MALI (EN KCFA) 40,93% 100,00% 5 000 000 IG
BANQUE ATLANTIQUE DU NIGER (EN KCFA) 57,84% 100,00% 7 500 000 IG
BANQUE ATLANTIQUE DU SENEGAL (En
49,65% 100,00% 13 570 053 IG
KCFA)
BANQUE ATLANTIQUE DU TOGO (En KCFA) 62,81% 100,00% 8 752 876 IG
ATLANTIQUE ASSURANCE COTE D'IVOIRE_
33,53% 100,00% 1 666 670 IG
IARD (EN KCFA)
ATLANTIQUE ASSURANCE COTE D'IVOIRE_VIE
48,93% 100,00% 2 320 190 IG
(EN KCFA)
GROUPEMENT TOGOLAIS ASSURANCE VIE (En
17,09% 100,00% 1 000 000 IG
KCFA)
GROUPEMENT TOGOLAIS ASSURANCE_IARD
26,08% 100,00% 3 500 000 IG
(EN KCFA)
135
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

Deloitte Audit Mazars Audit et Conseil


288, Boulevard Zerktouni 101, Boulevard Abdelmoumen
Casablanca, Maroc Casablanca, Maroc

GROUPE BANQUE CENTRALE POPULAIRE (GBCP)


RAPPORT D’AUDIT SUR LES ETATS FINANCIERS CONSOLIDES
EXERCICE DU 1er JANVIER AU 31 DECEMBRE 2015

Aux actionnaires de la
BANQUE CENTRALE POPULAIRE S.A
Casablanca

RAPPORT D’AUDIT SUR LES ETATS FINANCIERS CONSOLIDES


EXERCICE DU 1ER JANVIER AU 31 DECEMBRE 2015
Nous avons effectué l’audit des états financiers consolidés ci-joints de la BANQUE CENTRALE POPULAIRE et ses
filiales, comprenant le bilan au 31 décembre 2015, ainsi que le compte de résultat, l’état du résultat global, l’état
de variations des capitaux propres, le tableau des flux de trésorerie pour l’exercice clos à cette date, et des notes
contenant un résumé des principales méthodes comptables et d’autres notes explicatives. Ces états financiers
font ressortir un montant de capitaux propres consolidés de 38.839.564 KMAD dont un bénéfice net consolidé de
3.022.779 KMAD.

Responsabilité de la direction
La Direction est responsable de l’établissement et de la présentation sincère de ces états financiers, conformément
aux Normes Internationales d’Information Financière (IFRS). Cette responsabilité comprend la conception, la mise en
place et le suivi d’un contrôle interne relatif à l’établissement et la présentation des états financiers ne comportant
pas d’anomalie significative, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs, ainsi que la détermination d’estimations
comptables raisonnables au regard des circonstances.
RAPPORT FINANCIER
COMPTES CONSOLIDES AUX NORMES IFRS 31 DECEMBRE 2015

Responsabilité des auditeurs


Notre responsabilité est d’exprimer une opinion sur ces états financiers sur la base de notre audit. Nous avons
effectué notre audit selon les Normes de la Profession au Maroc. Ces normes requièrent de notre part de nous
conformer aux règles d’éthique, de planifier et de réaliser l’audit pour obtenir une assurance raisonnable que
les états de synthèse ne comportent pas d’anomalie significative.
Un audit implique la mise en œuvre de procédures en vue de recueillir des éléments probants concernant les
montants et les informations fournis dans les états de synthèse. Le choix des procédures relève du jugement de
l’auditeur, de même que l’évaluation du risque que les états financiers contiennent des anomalies significatives,
que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs. En procédant à ces évaluations du risque, l’auditeur prend
en compte le contrôle interne en vigueur dans l’entité relatif à l’établissement et la présentation des états
financiers afin de définir des procédures d’audit appropriées en la circonstance, et non dans le but d’exprimer
une opinion sur l’efficacité de celui-ci. Un audit comporte également l’appréciation du caractère approprié des
méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction,
de même que l’appréciation de la présentation d’ensemble des états financiers.
Nous estimons que les éléments probants recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.

Opinion sur les états de synthèse


À notre avis, les états financiers consolidés cités au premier paragraphe ci-dessus donnent, dans tous leurs
aspects significatifs, une image fidèle de la situation financière de l’ensemble constitué par les entités comprises
dans la consolidation au 31 décembre 2015, ainsi que de la performance financière et des flux de trésorerie
pour l’exercice clos à cette date, conformément aux Normes Internationales d’Information Financière (IFRS).

Casablanca, le 09 Mars 2016


Les Commissaires aux Comptes

Deloitte Audit Mazars Audit et Conseil


Fawzi BRITEL Abdou Souleye DIOP
Associé Associé

137
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

BANQUE CENTRALE POPULAIRE


COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

Les établissements de crédit sont tenus d'établir à la fin de


chaque exercice comptable des états de synthèse aptes à • Les reprises de provisions pour créances en souffrance
donner une image fidèle de leur patrimoine, de Leur situation sont constatées lorsque celles-ci ont connu une évolution
financière, des risques assumés et de leurs résultats. favorable (remboursement effectif ou restructuration de la
Dans le cas où l'application de ces principes et de ces créance avec un remboursement partiel ou total).
prescriptions ne suffit pas à obtenir des états de synthèse une 3.2 Dettes envers les établissements de crédit et la
image fidèle, l'établissement de crédit doit obligatoirement clientèle :
fournir dans l'état des informations complémentaires (ETIC) Les dettes envers les établissements de crédit et la clientèle
toutes indications permettant d’atteindre l'objectif de l'image sont présentées dans les états de synthèse selon leur durée
fidèle. initiale ou la nature de ces dettes :
A1.2 PRESENTATION : • Dettes à vue et à terme envers les établissements de crédit
Les états financiers contiennent les comptes du siège social et • Compte à vue créditeurs, comptes d’épargne, dépôts à
les agences du réseau Casablanca. terme et autres comptes créditeurs.
Sont incluses dans ces différentes rubriques, en fonction
A1.3 PRINCIPES GENERAUX :
de la nature de la contrepartie, les opérations de pension,
Les états financiers de la Banque Centrale Populaire respectent les matérialisées par des titres ou des valeurs.
principes comptables généraux applicables aux établissements de
crédits. Ils sont présentés conformément au Plan Comptable des Les intérêts courus sur ces dettes sont enregistrés en compte
Etablissements de Crédit. de dettes rattachées en contrepartie du compte du résultat.
3.1 Créances et engagements par signature : 3.3 Portefeuille titres :
• Présentation générale des créances • Présentation générale
Les créances se présentent principalement en deux catégories ; Les opérations sur titres sont comptabilisées et évaluées
les créances sur les établissements de crédits et les créances sur conformément aux dispositions du Plan Comptable des
la clientèle ; elles sont ventilées selon leur durée initiale et leur Etablissements de Crédit.
objet économique. Les titres sont classés d’une part, en fonction de la nature
Les créances sont ventilées comme suit : juridique du titre (titre de créance ou titre de propriété), d’autre
• Créances sur les établissements de crédit et assimilés à vue part, en fonction de l’intention (titres de transaction, titres
et à terme ; d’investissement, titres de placement, titres de participations).
• Crédits de trésorerie et de consommation, crédits à • Titres de transaction
l’équipement, crédits immobiliers et autres crédits ; Sont des titres acquis en vue de leur revente à brève échéance
• Créances acquises par affacturage. et dont le marché de négociation est jugé actif.
Les engagements par signature comptabilisés en hors bilan Ces titres sont enregistrés à leur valeur d’achat, frais de
correspondent à des engagements irrévocables de financement transaction exclus, coupon couru inclus. A chaque arrêté
et à des engagements de garantie. comptable, la différence résultant des variations de prix de
Les opérations de pension, matérialisées par des titres ou des marché est portée au compte de produits et charges.
valeurs, sont enregistrées sous les différentes rubriques de • Titres de placement
créances concernées (Etablissements de crédit, clientèle).
Sont considérés comme des titres de placement, les titres à
Les intérêts courus sur les créances sont portés en compte de revenu fixe ou à revenu variable détenus dans une optique
créances rattachées en contrepartie du compte de résultat. de placement pour une période indéterminée et que
• Créances en souffrance sur la clientèle l’établissement peut être amené à céder à tout moment.
Les créances en souffrance sur la clientèle sont comptabilisées Aucune condition n’est exigée pour classer les titres dans cette
et évaluées conformément à la réglementation bancaire en catégorie
vigueur.
Les titres de créances sont enregistrés au pied de coupon. La
Les principales dispositions appliquées se résument comme différence entre le prix d’acquisition et le prix de remboursement
suit : est amortie sur la durée résiduelle du titre.
Les créances en souffrance sont, après déduction des quotités Les titres de propriété sont enregistrés à leur valeur d’achat
de garantie prévues par la réglementation en vigueur, hors frais d’acquisition.
provisionnées à hauteur de :
A chaque arrêté comptable la différence négative entre la
-20% pour les créances pré-douteuses ;
valeur de marché et la valeur d’entrée des titres fait l’objet
-50% pour les créances douteuses ;
d’une provision pour dépréciation. Les plus-values latentes ne
-100% pour les créances compromises.
sont pas enregistrées.
Les provisions relatives aux risques crédits sont déduites des
• Titres d’investissement
postes d’actifs concernés.
• Dès le déclassement des créances saines en créances Sont les titres à revenu fixe acquis avec l’intention de les détenir
compromises, les intérêts ne sont plus décomptés et de façon durable, en principe jusqu’à la date de leur échéance.
comptabilisés. Ils sont constatés en produits à leur A leur date d’acquisition, ces titres sont enregistrés à leur prix
encaissement. d’acquisition frais inclus et coupon couru inclus.
• Les pertes sur créances irrécouvrables sont constatées A chaque arrêté comptable, les titres sont maintenus pour leur
lorsque les chances de récupération des créances en valeur d’acquisition quel que soit la valeur de marché du titre. En
souffrance sont jugées nulles. conséquence, la perte ou le profit latent ne sont pas enregistrés.
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

• Titres de participation amorties sur les durées suivantes :


Sont classés parmi ces valeurs, les titres dont la possession
Durée
durable est estimée utile à l’activité de la banque, permettant Nature
d’amortissement
ou non d’exercer une influence notable, un contrôle conjoint
Terrain non amortissable
ou un contrôle exclusif sur la société émettrice.
Immeubles d’exploitation
Ces titres sont ventilés selon les dispositions préconisées par le
Mobilier de bureau 10 ans
plan Comptable des Etablissements de Crédit en :
Matériel informatique 5 ans
- Titres de participation
Matériel roulant 5 ans
- Titres de participations dans les entreprises liées
Agencements, aménagements et 10 ans
- Titres de l’activité du portefeuille installations
- Autres emplois assimiles Parts des sociétés civiles non amortissables
Seules les moins-values latentes donnent lieu, au cas par cas,
selon la valeur d’utilité de la participation à la constitution de 3.6. Charges à répartir
provisions pour dépréciation. Les charges à répartir enregistrent des dépenses qui, eu égard
• Pensions livrées à leur importance et leur nature, sont susceptibles d’être
Les titres donnés en pension sont maintenus à l’actif du bilan rattachées à plus d’un exercice.
et le montant encaissé représentatif de la dette à l’égard du 3.7 Provisions
cessionnaire, est enregistré au passif du bilan. Les titres cédés
Ce poste recouvre les provisions destinées à couvrir des risques
continuent d’être évalués suivant les règles applicables à leur
et des charges directement liés ou non à des opérations
catégorie.
bancaires.
Les titres reçus en pension ne sont pas inscrits au bilan, mais le • Les provisions pour risques et charges : sont constituées
montant décaissé représentatif de la créance sur le cédant est en cas d’une obligation envers un tiers à la clôture et à
enregistré à l’actif du bilan. Aucune provision n’est constatée l’absence de contrepartie équivalente attendue.
en cas de dépréciation des titres reçus mais les intérêts courus • Provisions pour risques généraux : Ces provisions sont
sur la créance sont constatés. constituées, à l’appréciation des dirigeants, en vue de faire
3.4 Opérations libellées en devises face à des risques futurs relevant de l’activité bancaire,
Les créances et les dettes ainsi que les engagements par signature actuellement non identifiés et non mesurables avec précision.
libellés en devises étrangères sont convertis en dirhams au cours Les provisions ainsi constituées font l’objet d’une
de change moyen en vigueur à la date de clôture. réintégration fiscale.
La différence de change constatée sur les emprunts en devises • Les provisions réglementées  : sont constituées en
couverts contre le risque de change est inscrite au bilan dans la application des dispositions législatives ou réglementaires,
rubrique autres actifs ou autres passifs selon le sens. La différence notamment fiscales.
de change résultant de la conversion des titres immobilisés acquis 3.8 Prise en compte des intérêts et commissions dans le
en devises est inscrite en écart de conversion dans les postes de compte de produits et charges
titres concernes. • Intérêts
La différence de change sur les comptes tenus en devises est Sont considérés comme intérêts les produits et charges calculés
enregistrée en compte de résultat. sur des capitaux effectivement prêtés ou empruntés.
Les produits et les charges en devises étrangères sont convertis au Sont considérés comme intérêts assimilés les produits et charges
cours du jour de leur comptabilisation. calculés sur une base prorata temporis et qui rémunèrent
3.5 Immobilisations incorporelles et corporelles un risque. Entrent notamment dans cette catégorie, les
Les immobilisations incorporelles et corporelles figurent au commissions sur engagements de garantie et de financement
bilan à la valeur d’acquisition diminuée des amortissements (caution, crédit documentaire …).
cumulés, calculés selon la méthode linéaire sur les durées de Les intérêts courus sur les capitaux effectivement prêtés ou
vie estimées. empruntés sont constatés dans les comptes de créances et
Les immobilisations incorporelles ventilées en immobilisations dettes rattachées les ayant générés par la contrepartie du
d’exploitation et hors exploitation sont amorties sur les durées compte de résultat.
suivantes : Les intérêts assimilés sont constatés en produits ou en charges
dès leur facturation.
Durée
Nature • Commissions
d’amortissement
Les produits et charges qui rémunèrent une prestation de
Droit au bail non amortissable service, sont constatés en tant que commissions dès leur
Durée de protection facturation.
Brevets et marques des brevets Les commissions sont enregistrées selon la nature de la
Immobilisations en recherche et
1 an prestation.
développement
3.9 Charges et produits non courants
Logiciels informatiques 5 ans
Ils représentent exclusivement les charges et les produits à
Les immobilisations corporelles ventilées en immobilisations caractère extraordinaire et sont par principe rares puisque de
d’exploitation et hors exploitation sont composées et sont nature inhabituelle et de survenance exceptionnelle.

139
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

BANQUE CENTRALE POPULAIRE


COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

BILAN
(en milliers de DH)

ACTIF 31/12/15 31/12/14

Valeurs en caisse, Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 2 945 799 2 261 158
Créances sur les établissements de crédit et assimilés 35 472 240 23 925 503

A vue 8 655 445 4 336 303


A terme 26 816 795 19 589 200
Créances sur la clientèle 87 473 989 86 619 015

Crédits de trésorerie et à la consommation 30 986 635 33 748 401


Crédits à l'équipement 19 499 760 18 166 755
Crédits immobiliers 23 667 922 24 024 996
Autres crédits 13 319 672 10 678 863
Créances acquises par affacturage 1 580 174 2 310 802
Titres de transaction et de placement 30 806 706 29 980 994

Bons du Trésor et valeurs assimilées 16 672 823 17 365 678


Autres titres de créance 293 929 36 943
Titres de propriété 13 839 954 12 578 373
Autres actifs 2 234 175 1 872 918
Titres d'investissement 15 750 398 16 788 733

Bons du Trésor et valeurs assimilées 15 049 161 16 053 200


Autres titres de créance 701 237 735 533
Titres de participation et emplois assimilés 19 279 439 8 673 940
Créances subordonnées 636  195 797  513
Immobilisations données en crédit-bail et en location - -
Immobilisations incorporelles 322  102 208  472
Immobilisations corporelles 2 748 341 2 529 528
TOTAL DE L’ACTIF 199 249 558 175 968 576
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

(en milliers de DH)

PASSIF 31/12/15 31/12/14

Banques centrales, Trésor public, Service des chèques postaux 5 10


Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 107 455 464 92 436 741

A vue 90 123 717 67 328 291


A terme 17 331 747 25 108 450
Dépôts de la clientèle 59 712 798 54 510 056

Comptes à vue créditeurs 32 546 978 31 673 865


Comptes d'épargne 4 954 875 4 504 047
Dépôts à terme 18 454 264 16 129 442
Autres comptes créditeurs 3 756 681 2 202 702
Titres de créance émis - -

Titres de créance négociables - -


Emprunts obligataires - -
Autres titres de créance émis - -
Autres passifs 2 704 524 2 262 635
Provisions pour risques et charges 2 573 762 2 416 048
Provisions réglementées - -
Subventions, fonds publics affectés et fonds spéciaux de garantie 2 641 317 2 717 317
Dettes subordonnées 2 555 814 2 556 019
Ecarts de réévaluation - -
Réserves et primes liées au capital 17 524 031 15 192 850
Capital 1 822 547 1 731 419
Actionnaires. Capital non versé (-) - -
Report à nouveau (+/-) 429  096 419  861
Résultats nets en instance d'affectation (+/-) - -
Résultat net de l'exercice (+/-) 1 830 200 1 725 620
TOTAL DU PASSIF 199 249 558 175 968 576

141
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14
PRODUITS D'EXPLOITATION BANCAIRE 10 576 967 10 024 451
Intérêts et produits assimilés sur opérations avec les établissements de crédit 782 486 750 438
Intérêts et produits assimilés sur opérations avec la clientèle 4 207 059 4 319 461
Intérêts et produits assimilés sur titres de créance 923 737 880 286
Produits sur titres de propriété 402 373 412 772
Produits sur immobilisations en crédit-bail et en location - -
Commissions sur prestations de service 424 234 444 098
Autres produits bancaires 3 837 078 3 217 396
CHARGES D'EXPLOITATION BANCAIRE 5 279 595 4 823 099
Intérêts et charges assimilées sur opérations avec les établissements de crédit 2 450 800 2 568 664
Intérêts et charges assimilées sur opérations avec la clientèle 786 735 675 456
Intérêts et charges assimilées sur titres de créance émis - 201 331
Charges sur immobilisations en crédit-bail et en location - -
Autres charges bancaires 2 042 060 1 377 648
PRODUIT NET BANCAIRE 5 297 372 5 201 352
Produits d'exploitation non bancaire 2 039 063 1 409 690
Charges d'exploitation non bancaire 3 586 71 582
CHARGES GENERALES D'EXPLOITATION 2 490 286 2 369 877
Charges de personnel 852 587 820 316
Impôts et taxes 81 882 40 662
Charges externes 1 281 535 1 216 819
Autres charges générales d'exploitation 70 402 64 098
Dotations aux amortissements et aux provisions des immobilisations 203 880 227 982
incorporelles et corporelles
DOTATIONS AUX PROVISIONS ET PERTES SUR CREANCES IRRECOUVRABLES 2 343 056 1 864 590
Dotations aux provisions pour créances et engagements par signature en souffrance 1 944 900 1 035 959
Pertes sur créances irrécouvrables 168 891 191 964
Autres dotations aux provisions 229 265 636 667
REPRISES DE PROVISIONS ET RECUPERATIONS SUR CREANCES AMORTIES 918  439 499  478
Reprises de provisions pour créances et engagements par signature en souffrance 502 506 373 779
Récupérations sur créances amorties 18 168 20 487
Autres reprises de provisions 397 765 105 212
RESULTAT COURANT 3 417 946 2 804 471
Produits non courants 3 308 2 754
Charges non courantes 571 377 48 015
RESULTAT AVANT IMPOTS 2 849 877 2 759 210
Impôts sur les résultats 1 019 677 1 033 590
RESULTAT NET DE L'EXERCICE 1 830 200 1 725 620
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

ETAT DES SOLDES DE GESTION


(en milliers de DH)

I-TABLEAU DE FORMATION DES RESULTATS 31/12/15 31/12/14

(+) Intérêts et produits assimilés 5 913 282 5 950 185

(-) Intérêts et charges assimilées 3 237 535 3 445 451

MARGE D’INTERET 2 675 747 2 504 734

(+) Produits sur immobilisations en crédit-bail et en location - -

(-) Charges sur immobilisations en crédit-bail et en location - -

Résultat des opérations de crédit-bail et de location - -

(+) Commissions perçues 424 332 445 325

(-) Commissions servies 30 930 98 227

MARGE SUR COMMISSIONS 393  402 347  098

(+) Résultat des opérations sur titres de transaction 964 470 1 533 997

(+) Résultat des opérations sur titres de placement 363 616 91 076

(+) Résultat des opérations de change 443 892 319 119

(+) Résultat des opérations sur produits dérivés 144 081 76 383

RESULTAT DES OPERATIONS DE MARCHE 1 916 059 2 020 575

(+) Divers autres produits bancaires 406 374 416 480

(-) Diverses autres charges bancaires 94 210 87 535

PRODUIT NET BANCAIRE 5 297 372 5 201 352

(+) Résultat des opérations sur immobilisations financières 579 942 -88 416

(+) Autres produits d’exploitation non bancaire 1 453 320 1 408 877

(-) Autres charges d’exploitation non bancaire 3 586 71 582

(-) Charges générales d’exploitation 2 490 286 2 369 877

RESULTAT BRUT D’EXPLOITATION 4 836 762 4 080 354

(+) Dotations nettes des reprises aux provisions pour créances et engagements par signature en souffrance -1 593 118 -833 657

(+) Autres dotations nettes des reprises aux provisions 174 302 -442 226

RESULTAT COURANT 3 417 946 2 804 471

RESULTAT NON COURANT -568  069 -45  261

(-) Impôts sur les résultats 1 019 677 1 033 590

RESULTAT NET DE L’EXERCICE 1 830 200 1 725 620

143
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

II- CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT 31/12/15 31/12/14

RESULTAT NET DE L’EXERCICE 1 830 200 1 725 620


(+) Dotations aux amortissements et aux provisions des immobilisations 203 881 227 982
incorporelles et corporelles
(+) Dotations aux provisions pour dépréciation des immobilisations financières 22 866 91 001

(+) Dotations aux provisions pour risques généraux 176 405 496 424

(+) Dotations aux provisions réglementées - -

(+) Dotations non courantes - -

(-) Reprises de provisions 317 066 67 128

(-) Plus-values de cession sur immobilisations incorporelles et corporelles 109 904 112 362


(+) Moins-values de cession sur immobilisations incorporelles et 3 587 10
corporelles
(-) Plus-values de cession sur immobilisations financières 585 743 813

(+) Moins-values de cession sur immobilisations financières - -

(-) Reprises de subventions d’investissement reçues - -

(+) CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT 1 224 226 2 360 734

(-) Bénéfices distribués 908 995 822 424

(+) AUTOFINANCEMENT 315  231 1 538 310

HORS BILAN
(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14

Engagements donnés 42 022 103 44 515 164


Engagements de financement donnés en faveur d'établissements de crédit et
1 624 403 1 406 628
assimilés
Engagements de financement donnés en faveur de la clientèle 24 077 877 24 258 681
Engagements de garantie d'ordre d'établissements de crédit et assimilés 8 369 922 7 645 159
Engagements de garantie d'ordre de la clientèle 7 949 901 11 204 696
Titres achetés à réméré - -
Autres titres à livrer - -
Engagements reçus 14 124 937 8 341 006

Engagements de financement reçus d'établissements de crédit et assimilés 7 056 3 700


Engagements de garantie reçus d'établissements de crédit et assimilés 13 982 067 8 306 386
Engagements de garantie reçus de l'Etat et d'organismes de garantie divers 135 814 30 920
Titres vendus à réméré - -
Autres titres à recevoir - -
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE


(en milliers de DH)
31/12/15 31/12/14
1. (+) Produits d'exploitation bancaire perçus 9 916 696 9 210 108
2. (+) Récupérations sur créances amorties 18 168 20 487
3. (+) Produits d'exploitation non bancaire perçus 1 270 724 1 299 269
4. (-) Charges d'exploitation bancaire versées (7 259 967) (6 072 568)
5. (-) Charges d'exploitation non bancaire versées (571 376) (48 015)
6. (-) Charges générales d'exploitation versées (2 286 406) (2 141 895)
7. (-) Impôts sur les résultats versés (1 019 677) (1 033 590)
I. Flux de trésorerie nets provenant du compte de produits et charges 68  162 1 233 796
Variations des :
8. (+/-) Créances sur les établissements de crédit et assimilés (11 546 737) (1 445 798)
9. (+/-) Créances sur la clientèle 207 668 (2 330 494)
10. (+/-) Titres de transaction et de placement 1 494 068 1 950 312
11. (+/-) Autres actifs (363 771) (385 217)
12. (+/-) Immobilisations données en crédit-bail et en location - -
13. (+/-) Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 15 018 723 7 014 576
14. (+/-) Dépôts de la clientèle 5 140 918 3 244 678
15. (+/-) Titres de créance émis - (7 660 000)
16. (+/-) Autres passifs 441 889 (3 855 645)
II. Solde des variations des actifs et passifs d'exploitation 10 392 758 (3 467 588)
III. FLUX DE TRESORERIE NETS PROVENANT DES ACTIVITES D'EXPLOITATION (I+II) 10 460 920 (2  233  792)
17. (+) Produit des cessions d'immobilisations financières 3 722 959 1 998 131
18. (+) Produit des cessions d'immobilisations incorporelles et corporelles 195 812 148 112
19. (-) Acquisition d'immobilisations financières (14 996 914) (658 499)
20. (-) Acquisition d'immobilisations incorporelles et corporelles (625 817) (504 826)
21. (+) Intérêts perçus 866 412 1 001 003
22. (+) Dividendes perçus 402 373 357 185
IV. FLUX DE TRESORERIE NETS PROVENANT DES ACTIVITES D' INVESTISSEMENT (10  435  175) 2 341 106
23. (+) Subventions, fonds publics et fonds spéciaux de garantie reçus - 76 061
24. (+) Emission de dettes subordonnées - 1 000 000
25. (+) Emission d'actions 1 676 743 -
26. (-) Remboursement des capitaux propres et assimilés - -
27. (-) Intérêts versés (108 847) (75 000)
28. (-) Dividendes versés (908 995) (822 424)
V. FLUX DE TRESORERIE NETS PROVENANT DES ACTIVITES DE FINANCEMENT 658  901 178  637
VI. VARIATION NETTE DE LA TRESORERIE (III+IV+V) 684  646 285  951
VII. TRESORERIE A L'OUVERTURE DE L'EXERCICE 2 261 148 1 975 197
VIII. TRESORERIE A LA CLÔTURE DE L'EXERCICE 2 945 794 2 261 148
145
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

CREANCES SUR LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET ASSIMILES


(en milliers de DH)
Autres
Bank Al-Maghrib,
établissements Etablissements
Trésor Public Banques au
CREANCES de crédit et de crédit à 31/12/15 31/12/14
et Service des Maroc
assimilés au l'étranger
Chèques Postaux
Maroc
COMPTES ORDINAIRES
2 945 799 396  717 61  555 1 490 329 4 894 400 5 483 617
DEBITEURS
VALEURS REÇUES EN PENSION - 6 905 711 - - 6 905 711 -
- au jour le jour - 5 600 114 - - 5 600 114 -
- à terme - 1 305 597 - - 1 305 597 -
PRETS DE TRESORERIE - 3 600 000 11 377 814 14 977 814 8 714 462
- au jour le jour - 1 100 000 - - 1 100 000 400 000
- à terme - 2 500 000 11 377 814 13 877 814 8 314 462
PRETS FINANCIERS - 1 149 768 9 639 130 - 10 788 898 10 962 916
AUTRES CREANCES - 724  959 2 418 725  379 203  168
INTERETS COURUS A RECEVOIR - 9  266 90  306 26  265 125  837 122  460
CREANCES EN SOUFFRANCE - - -
TOTAL 2 945 799 12 786 421 21 168 807 1 517 012 38 418 039 25 486 623

CREANCES SUR LA CLIENTELE


(en milliers de DH)
SECTEUR PRIVE
Secteur
CREANCES
public Entreprises Entreprises Autre 31/12/15 31/12/14
non
financières financières clientèle
CREDITS DE TRESORERIE 2 433 466 124  697 25  935  621 254  837 28  748  621 31  748  600
- Comptes à vue débiteurs 1 615 298 124 692 14 287 455 121 718 16 149 163 17 944 456
- Créances commerciales sur le
880 - 2 359 654 12 048 2 372 582 3 186 391
Maroc
- Crédits à l'exportation - - 35 433 - 35 433 76 442
- Autres crédits de trésorerie 817 288 5 9 253 079 121 071 10 191 443 10 541 311
CREDITS A LA CONSOMMATION - - - 1 995 493 1 995 493 1 745 299
CREDITS A L'EQUIPEMENT 2 202 924 1 197 353 15  755  422 81  341 19  237  040 17  884  021
CREDITS IMMOBILIERS 11  350 - 11  681  969 11  791  090 23  484  409 23  820  279
AUTRES CREDITS 1 177 016 6 208 054 945  827 2 692 257 9 148 124
11  023  154
CREANCES ACQUISES PAR AFFACTU-
520  444 - 1 043 170 - 1 563 614 2 283 407
RAGE
INTERETS COURUS A RECEVOIR 69  549 84  109 509  255 160  439 823  352 826  620
CREANCES EN SOUFFRANCE 137 95 1 930 187 248  061 2 178 480 1 473 467
- Créances pré-douteuses - - 33 337 77 526 110 863 111 789
- Créances douteuses 4 1 1 383 784 65 970 1 449 759 453 347
- Créances compromises 133 94 513 066 104 565 617 858 908 331
TOTAL 6 414 886 7 614 308 57  801  451 17  223  518 89  054  163 88  929  817
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

VENTILATION DES TITRES DE TRANSACTION ET DE PLACEMENT ET DES TITRES


D’INVESTISSEMENT
(en milliers de DH)
Valeur Valeur actuelle Valeur de Plus-values Moins-values Provisions
comptable brute remboursement latentes latentes
TITRES DE TRANSACTION 25 247 539 25 247 539 13 994 373

Bons Du Trésor Et Valeurs Assimilées 14 555 839 14 555 839 13 717 152


Obligations 293 929 293 929 277 221
Autres Titres De Créance - - -
Titres De Propriété 10 397 771 10 397 771
TITRES DE PLACEMENT 5 607 160 5 559 166 1 938 700 - 47  994 47  994

Bons Du Trésor Et Valeurs Assimilées 2 116 983 2 116 983 1 938 700 - -


Obligations - -
Autres Titres De Créance - -
Titres De Propriété 3 490 177 3 442 183 - 47 994 47 994
TITRES D'INVESTISSEMENT 15 750 399 15 750 399 14 842 758

Bons Du Trésor Et Valeurs Assimilées 15 049 161 15 049 161 14 161 200


Obligations 622 761 622 761 605 830
Autres Titres De Créance 78 477 78 477 75 728
TOTAL GENERAL 46 605 098 46 557 104 30 775 831 - 47  994 47  994

VENTILATION DES TITRES DE TRANSACTION ET DE PLACEMENT ET DES TITRES


D’INVESTISSEMENT PAR CATEGORIE D’EMETTEUR
(en milliers de DH)

Etablissements EMETTEURS PRIVES


de Emetteurs 31/12/15 31/12/14
crédit et assi- publics Financiers Non
milés financiers

TITRES COTES 120  459 139  438 66 433  458 693  421 429  370
Bons Du Trésor Et Valeurs Assimi-
- - - -
lées
Obligations - 139 438 433 179 572 617 279 045
Autres Titres De Créance - - -
Titres De Propriété 120 459 - 66 279 120 804 150 325
TITRES NON COTES 246  862 31 743 418 11  380  298 2  493  105 45 863 683 46  340  357
Bons Du Trésor Et Valeurs Assimilées 31 721 983 31 721 983 33 418 816
Obligations 168 385 21 435 154 253 344 073 397 765
Autres Titres De Créance 78 477 78 477 95 727
Titres De Propriété - 11 380 298 2 338 852 13 719 150 12 428 049
TOTAL 367  321 31 882 856 11  380  364 2  926  563 46 557 104 46  769  727
147
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

DETAIL DES AUTRES ACTIFS


(en milliers de DH)

RUBRIQUE 31/12/15 31/12/14

Instruments optionnels 12  741 40  607

Opérations diverses sur titres (débiteur) - -

Sommes réglées à récupérer auprès des émetteurs - -

Autres comptes de règlement relatif aux opérations sur titres - -

Débiteurs divers 1 322 060 1 193 967

- Sommes dues par l’Etat 134 609 124 258

- Sommes dues par les organismes de prévoyance 1 169 644

- Sommes diverses dues par le personnel 6 541 6 315

- Comptes clients de prestations non bancaire - -

- Divers autres débiteurs 1 179 741 1 062 750

Valeurs et emplois divers 15  553 17  257

- Valeurs et emplois divers 15 553 17 257

Comptes d’ajustement de hors bilan (débiteur) 40  108 25  878

Comptes d’écart sur devises et titres (débiteur) - -

Pertes potentielles sur opérations de couverture non dénouées - -

Pertes à étaler sur opérations de couvertures dénouées - -

Charges à répartir sur plusieurs exercices 110  589 133  536

Comptes de liaison entre siège, succursales et agences au Maroc (débiteur) - -

Produits à recevoir et charges constatées d’avance 182  950 234  662

- Produits à recevoir 175 521 230 044

- Charges constatées d’avance 7 429 4 618

Comptes transitoires ou d’attente débiteurs 550  174 227  011

Créances en souffrance sur opérations diverses - -

Provisions pour créances en souffrance sur opérations diverses - -

TOTAL 2 234 175 1 872 918


RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

ETAT DES CHANGEMENTS DE METHODES


INFLUENCE SUR LE
JUSTIFICATION PATRIMOINE ,
NATURE DES CHANGEMENTS
DES CHANGEMENTS LA SITUATION FINANCIERE
ET LES RESULTATS

I-Changement affectant les méthodes

T
d' évaluation

ANT NEAN
II-Changement affectant les régles de
présentation NE

ETAT DES DEROGATIONS

INFLUENCE SUR LE
JUSTIFICATION PATRIMOINE ,
INDICATIONS DES DEROGATIONS
DES DEROGATIONS LA SITUATION FINANCIERE
ET LES RESULTATS

I-Dérogations aux principes comptables


fondamentaux

NT EANT
II-Dérogations aux méthodes d'évaluation

NEA N
III-Dérogations aux règles d'établissement
et de présentation des états de synthèse

149
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

TITRES DE PARTICIPATIONS ET EMPLOIS ASSIMILES

Valeur
Dénomination ou raison sociale de la société Capital Social Taux de
Secteur d’activité comptable
émettrice en milliers participation
brute
A) PARTICIPATION DANS LES E/SES LIEES 18 260 569
CHAABI INTER.BANK OFF SHORE (CIB) Banque offshore 2 200 USD 70,00% 15 247
CHAABI BANK Banque 37 478 EUR 100,00% 418 920
BPMC Banque 10 000 000 FCFA 62,50% 18 044
BPMG Banque 100 000 000 GNF 77,25% 142 094
ATLANTIC BUSINESS INTERNATIONAL (ABI) Holding 113 964 700 FCFA 74,60% 1 597 540
MEDIAFINANCE Banque 206 403 60,00% 141 052
VIVALIS SALAF Crédit à la consommation 177 000 64,06% 166 929
BP SHORE IMMO Immobilier/ Aménagement 150 000 51,00% 76 500
CHAABI LLD Services Financiers 31 450 73,62% 23 152
MAROC ASSISTANCE INTERNATIONALE Assurance 50 000 77,43% 71 267
DAR ADDAMANE Services Financiers 75 000 5,71% 4 319
STE H. PARTNERS GESTION Fonds d'invest 5 000 50,00% 2 500
UPLINE GROUP Banque d'affaires 46 784 74,87% 760 375
GENEX PARTICIPATIONS services divers 1 250 100,00% 1 360
SCI OASIS YVES Immobilier 15 99,67% 3 282
SCI AL MASSIRA Immobilier 10 95,00% 1
SCI OASIS PAPILLONS Immobilier 8 99,33% 814
SCI OASIS JEAN Immobilier 15 99,67% 1 936
CHAABI CAPITAL INVESTISSEMENT Fonds d'invest 600 000 49,00% 294 000
BANQUE PARTICIPATIVE DU MAROC Banque 340 000 80,00% 272 000
BANQUE POPULAIRE PATRIMOINE Immobilier/ Aménagement 300 99,87% 300
AL AKARIA INVEST Immobilier/ Aménagement 300 99,87% 300
MAROC TRAITEMENT DE TRANSACTIONS (M2T) Services Paiements 15 000 54,74% 75 343
CHAABI DOC NET Gestion des archives 36 626 31,84% 11 439
BANK AL AMAL Banque 600 000 24,11% 144 070
SIBA Immobilier 3 333 90,10% 59 200
FONDS MOUSSAHAMA 2 Fonds d'invest 400 000 60,00% 240 000
MAROC LEASING Crédit bail 277 677 53,11% 493 623
SCI DAIT ROUMI II Immobilier 10 90,00% 9
BP SHORE GROUP Holding 5 000 52,00% 2 600
ATLANTIC MICROFINANCE Holding 110 000 99,95% 110 000
INFRA MAROC CAPITAL (IMC) Fonds d'invest 34 240 41,34% 1 241 000
BP CENTRE SUD Banque 1 082 352 51,60% 1 707 075
BP EL JADIDA-SAFI Banque 901 771 54,74% 953 630
BP FES-TAZA Banque 1 123 122 52,75% 1 016 186
BP LAAYOUNE Banque 583 861 52,71% 515 799
BP MARRAKECH-B MELLAL Banque 988 800 52,21% 950 718
BP MEKNES Banque 838 303 52,53% 1 059 959
BP NADOR-AL HOCEIMA Banque 857 389 52,63% 1 527 084
BP OUJDA Banque 748 844 52,47% 1 220 009
BP TANGER-TETOUAN Banque 993 758 52,44% 1 059 427
BP RABAT-KENITRA Banque 1 881 534 52,51% 1 861 466
B) AUTRES TITRES DE PARTICIPATION 102  789
ATPS Services divers 300 100,00% 2 351
SOGEPOS Immobilier/ Aménagement 35 000 13,20% 4 622
CENTRE MONETIQUE INTERBANCAIRE Services 98 200 13,24% 12 853
CABLANCA FINANCE CITY AUTORITY Financier 400 000 12,50% 50 000
CASABLANCA TRANSPORTS Services 4 000 000 0,38% 15 000
AUTRES 17 964
C) TITRES ACTIVITE DE PORTEFEUILLE 103  209
AWB MOROCCO MAURITANIE Holding 14 940 EUR 33,03% 53 209
UNIVERSITE INTERNATIONALE DE RABAT Enseignement 131 000 000 38,17% 50 000
D) EMPLOIS ASSIMILES 1 098 252
UBAF Banque 250 727 EUR 4,99% 134 870
BACB Banque 79 453 £.S 8,26% 71 885
BACB Banque 120 980
UBAE Banque 159 861 EUR 4,66% 89 099
BMICE Banque 150 000 USD 4,00% 59 405
AUTRES 622 013
Total Général 19 564 819
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

(en milliers de DH)


Extrait des derniers états de synthèse de PRODUITS
Ecart de Provisions Valeur comptable la sté émettrice
conversion cumulées Date de clôture Situation nette INSCRITS AU
nette Résultat net Devise
de l’exercice CPC
-52 463 272 107 18 040 925 300 334
2 358 12 890 30-juin-15 30 144 6 404 USD 74 549
-10 762 429 682 30-juin-15 46 992 527 EUR
1 765 16 279 30-juin-15 9 664 729 -1 682 270 FCFA
124 141 970 30-juin-15 111 268 288 7 133 787 GNF 6 406
-45 948 1 643 488 31-déc-14 165 675 000 23 885 000 FCFA 77 553
- - 141 052 30-juin-15 220 388 2 718 MAD
- - 166 929 30-juin-15 511 039 48 658 MAD 47 598
- - 76 500 30-juin-15 177 884 129 MAD
- - 23 152 30-juin-15 41 601 2 915 MAD
- - 71 267 30-juin-15 226 862 30 177 MAD 20 132
- - 4 319 30-juin-15 228 872 -25 944 MAD
- - 2 500 30-juin-15 12 171 2 676 MAD
- - 760 375 30-juin-15 405 376 19 412 MAD 47 171
- 75 1 285 31-déc-14 1 285 -9 MAD
- - 3 282 31-déc-13 -1 483 -198 MAD
- - 1 31-mars-15 -3 -13 MAD
- - 814 31-déc-14 -440 -23 MAD
- - 1 936 31-déc-14 -103 -16 MAD
- 150 557 143 443 30-juin-15 280 323 -34 152 MAD
- - 272 000 MAD
- - 300 MAD
- - 300 MAD
- - 75 343 MAD
- - 11 439 30-juin-15 52 624 2 838 MAD 1 516
- - 144 070 30-juin-15 852 014 7 996 MAD
- - 59 200 31-déc-14 10 056 176 MAD
- 121 475 118 525 30-juin-15 172 842 7 209 MAD
- - 493 623 30-juin-15 808 658 38 621 MAD 22 120
- - 9 31-déc-10 80 -2 MAD
- - 2 600 30-juin-15 52 782 42 324 MAD
- - 110 000 31-juil-15 33 675 -5 436 MAD
1 241 000 30-juin-15 2 449 640 -9 156 MAD
1 707 075 31-déc-15 4 581 447 252 183 MAD 328
953 630 31-déc-15 2 010 884 113 022 MAD 1 859
1 016 186 31-déc-15 2 904 364 73 887 MAD 107
515 799 31-déc-15 1 288 092 53 202 MAD 43
950 718 31-déc-15 2 755 696 82 732 MAD 115
1 059 959 31-déc-15 2 671 510 54 849 MAD 4
1 527 084 31-déc-15 4 961 031 147 704 MAD 336
1 220 009 31-déc-15 3 224 200 100 004 MAD 28
1 059 427 31-déc-15 3 025 887 65 666 MAD 395
1 861 466 31-déc-15 4 312 694 233 779 MAD 75
- 10  280 92 509 5  907
- - 2 351 MAD
- - 4 622 31-déc-14 50 447 5 640 MAD 707
- - 12 853 31-déc-14 169 113 40 260 MAD 5 200
- 7 785 42 215 31-déc-14 337 721 -32 251 MAD
- 2 411 12 589 31-déc-14 3 356 058 -184 528 MAD
- 84 17 880 MAD
-2  434 - 105  643 -
-2 434 55 643 31-juil-15 14 605 -33 EUR
- - 50 000 30-juin-15 45 771 3 746 MAD
20  710 37  181 1 040 361 60  883
-6 007 140 878 31-déc-14 313 196 2 896 EUR
9 963 61 922 31-déc-14 202 169 5 341 LS
19 950 101 030 $
-3 969 93 068 31-déc-14 217 867 9 553 EUR
2 451 56 954 $
-1 678 37 181 586 510 60 883
-34  188 319  568 19 279 439 367  124 151
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

CREANCES SUBORDONNEES
(en milliers de DH)
APPARENTES
Montant Ets. De
Eses Eses Non Autres 31/12/15 31/12/14
Global Cred.
Financières Financières Apparentes
& Assim.

Créances subordonnées 636  195 120  000 - - - 636  195 797  513

Titres subordonnés des


établissements de crédit et 636 195 120 000 - - - 636 195 797 513
assimilés

Titres subordonnés de la
clientèle

Prêts subordonnés aux


établissement de crédits et
assimilés

Prêts subordonnés à la
clientèle

Créances subordonnées en
souffrance

Agios réservés sur créances


subordonnées

(-) Provisions pour créances


subordonnées en souffrance
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ET CORPORELLES


(en milliers de DH)
Montant AMORTISSEMENTS ET/OU PROVISIONS
Montant Montant des des ces- Montant Montant
brut au
Montant des
acquisitions sions ou brut à la fin amortissements Dotations des amor- Montant net
IMMOBILISATIONS début de au cours de retraits au de l’excer- et/ou provisions au titre de tissements à la fin de
Cumul l’exercice
l’exercice l’exercice cours de cice au début de l’exercice sur immo-
bilisations
l’exercice l’exercice sorties
IMMOBILISATIONS
565 972 150 130 16 782 699 319 357 500 32 934 13 216 377 218 322 102
INCORPORELLES
Droit au bail 105 021 10 980 - 116 001 - - - - 116 001
Immobilisations en re-
- - - - - - - - -
cherche et développement
Autres immobilisations
460 951 139 150 16 782 583 319 357 500 32 934 13 216 377 218 206 101
incorporelles d’exploitation
Immobilisations incorpo-
- - - - - - - - -
relles hors exploitation
IMMOBILISATIONS
4 291 267 476 176 99 588 4 667 855 1 761 738 170 946 13 171 1 919 514 2 748 341
CORPORELLES
IMMEUBLE
1 198 712 37 091 3 647 1 232 156 557 794 43 499 3 431 597 862 634 294
D’EXPLOITATION

Terrain d’exploitation 189 596 3 864 - 193 459 - - - - 193 459

Immeubles d’exploitation
1 009 116 33 228 3 647 1 038 697 557 794 43 499 3 431 597 862 440 835
bureaux
Immeubles d’exploitation
- - - - - - - - -
logement de fonction
MOBILIER ET MATERIEL
592 920 22 651 5 569 610 001 449 570 36 686 5 462 480 794 129 207
D’EXPLOITATION
Mobilier de bureau
174 088 5 176 5 115 174 149 121 044 9 436 5 112 125 367 48 782
d’exploitation
Matériel de bureau
28 964 2 998 13 31 949 22 550 1 272 13 23 808 8 141
d’exploitation

Matériel informatique 292 375 13 918 222 306 070 251 529 17 921 118 269 332 36 738

Matériel roulant rattaché à


2 929 8 - 2 937 2 532 196 - 2 728 209
l’exploitation
Autres matériels d’exploi-
94 564 551 218 94 896 51 915 7 862 218 59 559 35 337
tation
AUTRES IMMOBILISA-
TIONS CORPORELLES 501 011 118 730 72 639 547 103 313 433 34 470 1 289 346 614 200 489
D’EXPLOITATION
IMMOBILISATIONS
CORPORELLES HORS 1 998 623 297 704 17 733 2 278 594 440 940 56 291 2 989 494 243 1 784 351
EXPLOITATION

Terrain hors exploitation 939 390 155 954 14 385 1 080 959 - - - - 1 080 959

Immeubles hors
830 023 88 007 1 977 916 053 337 124 34 583 1 644 370 063 545 991
exploitation
Mobilier et matériel hors
72 812 5 213 939 77 085 38 590 5 773 913 43 451 33 634
exploitation
Autres immobilisations
corporelles hors 156 399 48 530 432 204 497 65 226 15 935 432 80 730 123 767
exploitation

TOTAL 4 857 238 626 306 116 370 5 367 174 2 119 238 203 880 26 387 2 296 731 3 070 443

153
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

CESSIONS DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ET CORPORELLES


(en milliers de DH)
Cumul des
Valeur amortissements Valeur
Produit de plus-value moins-value
comptable et/ou des comptable
la cession de cession de cession
brute provisions pour nette
dépréciation
IMMOBILISATIONS
INCORPORELLES 16 782 13 216 3 566 - - -3 566

- Droit au bail - - - - - -
- Immobilisations en recherche - - - - - -
et développement
- Autres immobilisations 16 782 13 216 3 566 - - -3 566
incorporelles d'exploitation
- Immobilisations incorporelles - - - - - -
hors exploitation
IMMOBILISATIONS 99 075 13 147 85 928 195 812 109 904 -20
CORPORELLES
- IMMEUBLE D'EXPLOITATION 3 407 3 407 - 71 71 -

Terrain d'exploitation - - - - - -
Immeubles d'exploitation 3 407 3 407 - 71 71 -
bureaux
Immeubles d'exploitation - - - - - -
logement de fonction
- MOBILIER ET MATERIEL 5 465 5 462 3 226 223 -
D'EXPLOITATION
Mobilier de bureau 5 115 5 112 3 218 215 -
d'exploitation
Matériel de bureau 13 13 - 0 0 -
d'exploitation
Matériel informatique 118 118 - 3 3 -
Matériel roulant rattaché à - - - - - -
l'exploitation
Autres matériels d'exploitation 218 218 - 5 5 -
- AUTRES IMMOBILISATIONS
CORPORELLES 72 470 1 289 71 180 134 726 63 545 -
D'EXPLOITATION
- IMMOBILISATIONS CORPO- 17 733 2 989 14 744 60 789 46 065 -20
RELLES HORS EXPLOITATION

Terrain hors exploitation 14 385 - 14 385 58 725 44 340 -

Immeubles hors exploitation 1 977 1 644 333 2 030 1 697 -

Mobilier et matériel hors 939 913 27 24 17 -20


exploitation
Autres immobilisations 432 432 - 10 10 -
corporelles hors exploitation

TOTAL 115 857 26 363 89 494 195 812 109 904 -3 587


RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

DETTES ENVERS LES ETABLISSEMENTS DE CREDIT ET ASSIMILES


(en milliers de DH)
Etablissements de crédit et
assimilés au Maroc
Etablissements
DETTES Bank Al Maghrib, Autres de crédit 31/12/15 31/12/14
Trésor Public Banques établissements à l’étranger
et Service des au Maroc de crédit et
Chèques Postaux assimilés au Maroc

COMPTES ORDINAIRES CREDITEURS - 87 945 359 2 448 668 72  692 90 466 719 67 721 732

VALEURS DONNEES EN PENSION - - - - - 7 545 615

- au jour le jour - - - - - -

- à terme - - - - - 7 545 615

EMPRUNTS DE TRESORERIE 2 320 000 455  366 5 053 677 2 966 533 10 795 576 12 431 015

- au jour le jour - 455 366 237 226 - 692 592 700 000

- à terme 2 320 000 - 4 816 451 2 966 533 10 102 984 11 731 015

EMPRUNTS FINANCIERS 2  505 - 1 164 208 2 147 042 3 313 755 3 263 167

AUTRES DETTES 538 1 820 571 - - 1 821 109 556  913

INTERETS COURUS A PAYER 13  944 995  340 29  864 19 162 1 058 310 918  299

TOTAL 2 336 987 91 216 636 8 696 417 5 205 429 107 455 469 92 436 741

DEPOTS DE LA CLIENTELE
(en milliers de DH)
SECTEUR PRIVE
Secteur
DEPOTS public Entreprises Entreprises Autre 31/12/15 31/12/14
non
financières financières clientèle

COMPTES A VUE CREDITEURS 655 352 652 013 13 507 899 17 728 576 32 543 840 31 669 825

COMPTES D'EPARGNE - - - 4 929 260 4 929 260 4 470 994

DEPOTS A TERME 1 644 688 2 825 354 4 139 353 9 612 258 18 221 653 15 981 937

AUTRES COMPTES CREDITEURS 4 483 162 204 420 897 3 168 882 3 756 466 2 202 574

INTERETS COURUS A PAYER 21 059 36 140 54 168 150 212 261 579 184 725

TOTAL 2  325  582 3 675 711 18 122 317 35 589 188 59 712 798 54 510 055

155
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

DETAIL DES AUTRES PASSIFS


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14

Instruments optionnels vendus 14  402 41  714


Comptes de règlement d’opérations sur titres - -
Dettes sur titres - -
Versement à effectuer sur titres non libérés 120  494 46  113
Provisions pour service financier aux émetteurs - -
Sommes réglées par la clientèle à reverser aux émetteurs - -
Créditeurs divers 1 520 152 1 163 778

- Sommes dues à l’Etat 403 969 564 540


- Sommes dues aux organismes de prévoyance 79 768 80 260
- Sommes diverses dues aux actionnaires et associés 35 35
- Sommes dues au personnel - -
- Fournisseurs de biens et service 2 651 2 797
- Divers autres Créditeurs 1 033 729 516 146
Comptes d’ajustement de hors bilan 18  978 93  313
Comptes d’écart sur devises et titres 20 3  351
Gains potentiels sur opérations de couverture non dénouées - -
Gains à étaler sur opérations de couvertures dénouées - -
Comptes de liaison entre siège, succursales et agences au Maroc (créditeur) 170  019 358  273
Charges à payer et produits constatés d’avance 453  988 543  557

- Charges à payer 402 509 492 589


- Produits constatés d’avance 51 479 50 967
Comptes transitoires ou d’attente créditeurs 406  471 12  536
TOTAL 2 704 524 2 262 635
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

PROVISIONS
(en milliers de DH)

31/12/14 Dotations Reprises Autres 31/12/15


variations
PROVISIONS DEDUITES DE L'ACTIF 3 938 988 1 690 049 525  277 27  215 5 076 545
Créances sur les établissements de crédit 128 820 - 6 000 - 122 820
et assimilés
Créances sur la clientèle 3 467 479 1 642 405 496 506 27 215 4 586 163
Titres de placement et d'investissement 28 922 24 778 5 705 - 47 995
Titres de participation et emplois assimilés 313 767 22 866 17 065 - 319 568
Immobilisations en crédit-bail et en location - - - - -
PROVISIONS INSCRITES AU PASSIF 2 416 048 508  895 380  701 -29  520 2 573 762
Provisions pour risques d'exécution 75 639 302 496 -29 520 407 654
d'engagements par signature
Provisions pour risques de change 74 176 - 2 029 - 72 147
Provisions pour risques généraux 2 003 185 176 405 300 000 - 1 879 591
Provisions pour pensions de retraite et 33 845 33 845
obligations similaires
Provisions pour autres risques et charges 229 203 29 993 78 672 180 525
Provisions réglementées
TOTAL GENERAL 6 355 036 2 198 943 905  978 -2  305 7 650 307

SUBVENTIONS, FONDS PUBLICS AFFECTES ET FONDS SPECIAUX DE GARANTIE


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14

SUBVENTIONS ET FONDS PUBLICS AFFECTES -

Subventions d’investissement reçues -


- Subventions d’investissement reçues -
- Subventions d’investissement reçues inscrites au CPC -
Fonds publics affectés -
- Fonds publics affectés -
FONDS SPECIAUX DE GARANTIE 2 641 317 2 717 317

Fonds de garantie à caractère mutuel - -


- Fonds de garantie à caractère mutuel - -
- Autres fonds spéciaux de garantie - -
- Fonds de soutien CPM 2 641 317 2 717 317

157
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

TITRES DE CREANCES EMIS AU 31/12/2015


(en milliers de DH)
CARACTERISTIQUES
NATURE DES TITRES date de date valeur mode de 31/12/15
jouis- d’échéance nominale taux remboursement
sance
Certificats de dépôt

Intérêts courus à payer NEANT


TOTAL

IMMOBILISATIONS DONNEES EN CREDIT-BAIL ET EN LOCATION SIMPLE AU


31/12/2015

NEANT
IMMOBILISATIONS DONNEES EN CREDIT BAIL ET EN LOCATION SIMPLE

DETTES SUBORDONNEES
(en milliers de DH)
APPARENTES
MONTANT NON AP- ETS. DE ESES AUTRES
ESES 31/12/15 31/12/14
GLOBAL PARENTE CRED NON
FINAN- APPA-
FINAN- RENTES
& ASSIM CIERES CIERES
DETTES 2  555  814 2  435  414 - 120  400 - - 2  555  814 2 556 019
SUBORDONNEES
DETTES
SUBORDONNEES A 2  500  000 2  379  600 - 120  400 - - 2  500  000 2 500 000
DUREE DETERMINEE
Titres subordonnés à - - - - - - - -
durée déterminée
Emprunts subordonnés
à durée déterminée 129 200 129 200 - - - - 129 200 129 200
auprès des établisse-
ments de crédit
Emprunts subordonnés
à durée déterminée 2 370 800 2 250 400 - 120 400 - - 2 370 800 2 370 800
auprès de la clientèle
DETTES
SUBORDONNEES - - - - - - - -
A DUREE
INDETERMINEE
Titres subordonnés à - - - - - - - -
durée indéterminée
Emprunts subordonnés
à durée indéterminée - - - - - - - -
auprès des établisse-
ments de crédit
Emprunts subordonnés
à durée indéterminée - - - - - - - -
auprès de la clientèle

INTERETS COURUS A 55  814 55  814 - - - - 55  814 56  019
PAYER
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

CAPITAUX PROPRES
(en milliers de DH)
Encours Affectation du Autres Encours
31/12/14 résultat variations 31/12/15
Réserves et primes liées au capital 15 192 850 745  566 1 585 615 17 524 031
Réserve légale 173 142 173 142
Autres réserves 5 538 777 745 566 6 284 343
Primes d'émission, de fusion et d'apport 9 480 931 1 585 615 11 066 546
Capital 1 731 419 - 91  128 1 822 547
Capital appelé 1 731 419 91 128 1 822 547
Capital non appelé -
Certificats d'investissement -
Fonds de dotations -
Actionnaires. Capital non versé -
Report à nouveau (+/-) 419  861 9  235 429  096
Résultats nets en instance d'affectation (+/-) -
Résultat net de l'exercice (+/-) 1 725 620 -1  725  620 1 830 200
Total 19 069 750 -970  819 1 676 743 21 605 874

VALEURS ET SURETES REÇUES ET DONNEES EN GARANTIE


(en milliers de DH)
Rubrique de l'actif
Montants des
ou du hors bilan
VALEURS ET SURETES REÇUES EN créances et des
Valeur comptable enregistrant les
engagements par
GARANTIES nette créances ou les
signature donnés
engagements par
couverts
signature donnés
Bons du trésor et valeurs assimilées 154 799 - -
Autres titres 20 244 248 - -
Hypothèques 5 163 226
Autres valeurs et sûretés réelles 67 372 337 - -
TOTAL 92 934 610 - -
Rubrique du
passif ou du hors Montants des dettes
VALEURS ET SURETES DONNEES EN Valeur comptable bilan enregistrant ou des engagements
GARANTIES nette les dettes ou les par signature reçus
engagements par couverts
signature reçus
Bons du trésor et valeurs assimilées 399 000 - -
Autres titres - - -
Hypothèques -
Autres valeurs et sûretés réelles - - -
TOTAL 399  000 - -

159
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT ET DE GARANTIE


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14
ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT ET DE GARANTIE DONNES 42 797 629 44 626 848
Engagements de financement en faveur d'établissement de crédit et assimilés 1 624 403 1 406 628
Crédits documentaires import - -
Acceptations ou engagements de payer - -
Ouvertures de crédit confirmés 1 624 403 1 221 628
Engagements de substitution sur émission de titres - -
Engagements irrévocables de crédit-bail - -
Autres engagements de financement donnés - 185 000
Engagements de financement en faveur de la clientèle 24 077 878 24 258 681
Crédits documentaires import 6 833 577 11 512 122
Acceptations ou engagements de payer 1 766 772 2 071 052
Ouvertures de crédit confirmés 15 477 529 10 675 507
Engagements de substitution sur émission de titres - -
Engagements irrévocables de crédit-bail - -
Autres engagements de financement donnés - -
Engagements de garantie d'ordre d'établissements de crédit et assimilés 8 369 922 7 645 159
Crédits documentaires export confirmés 951 472 1 920 426
Acceptations ou engagements de payer - -
Garanties de crédits données - -
Autres cautions, avals et garanties donnés 7 418 450 5 724 733
Engagements en souffrance - -
Engagements de garantie d'ordre de la clientèle 8 725 426 11 316 380
Garanties de crédits données 1 197 325 229 736
Cautions et garanties en faveur de l'administration publique 3 100 435 2 647 617
Autres cautions et garanties données 3 652 141 8 327 343
Engagements en souffrance 775 525 111 684
Autres titres à livrer
ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT ET DE GARANTIE REÇUS 14 124 937 8 341 005
Engagements de financement reçus d'établissements de crédit et assimilés 7  056 3  699
Ouvertures de crédit confirmés 7 056 3 699
Engagements de substitution sur émission de titres - -
Autres engagements de financement reçus - -
Engagements de garantie reçus d'établissements de crédit et assimilés 13 982 067 8 306 386
Garanties de crédits - -
Autres garanties reçues 13 982 067 8 306 386
Engagements de garantie reçus de l'Etat et d'organismes de garantie divers 135  814 30  920
Garanties de crédits 135 814 30 920
Autres garanties reçues - -
Autres titres à recevoir
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

VENTILATION DES EMPLOIS ET DES RESSOURCES SUIVANT LA DUREE


RESIDUELLE
(en milliers de DH)

D < 1 mois 1 mois < D <3mois 3 mois < D < 1 an 1 an < D< 5 ans D >5 ans TOTAL
ACTIF
Créances sur les
établissements de crédit et 5 715 192 4 393 051 7 622 395 6 249 991 1 991 681 25 972 310
assimilés
Créances sur la clientèle 3 107 121 11 681 819 10 493 734 24 460 535 17 680 952 67 424 161

Titres de créance 665 094 1 156 356 6 373 990 11 487 182 22 898 885 42 581 507

Créances subordonnées 509 500 120 007 629 507

Crédit-bail et assimilés
TOTAL 9 487 407 17 231 226 24 490 119 42 707 208 42 691 525 136  607  485
PASSIF
Dettes envers les établissements
4 014 996 4 267 478 2 934 170 163 028 2 037 068 13 416 740
de crédit et assimilés
Dettes envers la clientèle 2 434 429 4 578 436 10 432 027 776 772 18 221 664
Titres de créance émis -
Emprunts subordonnés 1 500 000 1 000 000 2 500 000
TOTAL 6 449 425 8 845 914 14 866 197 939  800 3 037 068 34 138 404

VENTILATION DE L’ ACTIF, PASSIF ET HORS BILAN EN MONNAIES ETRANGERES


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14
ACTIF
Valeurs en caisse,Banques centrales,Trésor public, Service des chèques postaux - 142 187
Créances sur les établissements de crédit et assimilés 10 037 508 9 491 543
Créances sur la clientèle 4 787 554 4 346 079
Titres de transaction et de placement 780 803 449 828
Autres actifs 13 516 45 687
Titres d'investissement 107 830 109 695
Titres de participation et emplois assimilés 2 830 443 2 583 480
Créances subordonnées -
TOTAL ACTIF 18 557 654 17 168 498
PASSIF
Dettes envers les établissements de crédit et assimilés 11 837 792 8 979 618
Dépôts de la clientèle 2 071 191 1 044 628
Autres passifs 4 648 671 7 144 252
TOTAL PASSIF 18 557 654 17 168 498
HORS-BILAN
ENGAGEMENTS DONNES 8 312 605 13 654 836
ENGAGEMENTS RECUS 7 405 439 5 185 202
161
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

ENGAGEMENTS SUR TITRES


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14
ENGAGEMENTS DONNES
Titres achetés à réméré
Titres à livrer
- Marché primaire
- Marché gris

NT
NT
- Marchés réglementés
- Marché gré à gré

NEA
NEA
- Autres
ENGAGEMENTS REÇUS
Titres vendus à réméré
Titres à recevoir
- Marché primaire
- Marché gris
- Marchés réglementés
- Marché gré à gré
- Autres

OPERATIONS DE CHANGE A TERME ET ENGAGEMENTS SUR PRODUITS


DERIVES
(en milliers de DH)
Opérations de couverture
31/12/15 31/12/14
OPERATIONS DE CHANGE A TERME 17 886 818 37 027 748
Devises à recevoir 6 238 780 15 798 427
Dirhams à livrer 1 730 094 1 249 890
Devises à livrer 7 135 448 17 237 043
Dirhams à recevoir 2 782 496 2 742 388
Dont swaps financiers de devises -
ENGAGEMENTS SUR PRODUITS DERIVES 166  089 249  775
Engagements sur marchés réglementés de taux d'intérêt -
Engagements sur marchés de gré à gré de taux d'intérêt - -
Engagements sur marchés réglementés de cours de change - -
Engagements sur marchés de gré à gré de cours de change 88 339 50 479
Engagements sur marchés réglementés d'autres instruments -
Engagements sur marchés de gré à gré d'autres instruments 77 750 199 296
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

MARGE D’INTERET
(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14
INTERETS PERCUS 5 913 282 5 950 185

* Intérêts et produits assimilés sur opérations avec les établissements de crédit 782 486 750 438
* Intérêts et produits assimilés sur opérations avec la clientèle 4 207 059 4 319 461
* Intérêts et produits assimilés sur titres de créance 923 737 880 286
INTERETS SERVIS 3 237 535 3 445 451

* Intérêts et charges assimilées sur opérations avec les établissements de crédit 2 450 800 2 568 664
* Intérêts et charges assimilées sur opérations avec la clientèle 786 735 675 456
* Intérêts et charges assimilées sur titres de créance émis - 201 331
MARGE D'INTERET 2 675 747 2 504 734

PRODUITS SUR TITRES DE PROPRIETE


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14
PRODUITS SUR TITRES DE PLACEMENT (DE PROPRIETE) 35  248 55  463

- Dividendes sur titres OPCVM - -


- Dividendes sur autres titres de propriété 16 267 34 709
- Autres produits sur titres de propriété 18 981 20 754
PRODUITS SUR TITRES DE PARTICIPATION ET EMPLOIS ASSIMILES 367  124 357  309

- Dividendes sur titres de participation 5 907 15 815


- Dividendes sur participations liées 300 334 183 416
- Autres produits sur titres de propriété 60 883 158 078

163
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

CHARGES GENERALES D’EXPLOITATION


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14
CHARGES GENERALES D'EXPLOITATION 2 490 286 2 369 877
CHARGES DE PERSONNEL 852  587 820  316
Salaires et appointements 265 354 253 156
Primes et Gratifications 343 720 330 211
Autres rémunérations du personnel 13 644 14 759
Charges d'assurances sociales 48 931 44 976
Charges de retraite 161 097 154 483
Charges de formation 18 805 20 981
Autres charges de personnel 1 036 1 750
IMPOTS ET TAXES 81  882 40  662
Taxe urbaine et taxe d'édilité 5 031 5 904
Patente 17 356 14 217
Taxes locales - -
Droits d'enregistrement 39 508 -
Timbres fiscaux et formules timbrées 79 41
Taxes sur les véhicules - 7
Autres impôts et taxes, droits assimilés 19 908 20 493
CHARGES EXTERIEURES 306  472 301  754
Loyers de crédit-bail 43 315 49 054
Loyers de location simple 34 773 43 947
Frais d'entretien et de réparation 159 783 135 676
Rémunérations du personnel intérimaire 344 339
Rémunérations d'intermédiaires et honoraires 39 121 43 480
Primes d'assurance 6 223 6 725
Frais d'actes et de contentieux 786 1 494
Frais électricité, eau, chauffage et combustible 22 127 21 039
CHARGES EXTERNES 975  063 915  064
Transport et déplacement 33 661 34 417
Mission et réception 6 479 7 387
Publicité, publication et relations publiques 109 941 109 617
Frais postaux & de télécommunication 94 170 86 201
Frais de recherche et de documentation 14 226 14 330
Frais de conseil et d'assemblée 1 200 928
Dons et cotisations 35 904 31 385
Fournitures de bureau et imprimés 12 261 10 668
Autres charges externes 667 221 620 131
AUTRES CHARGES D'EXPLOITATION 70  402 64  098
Frais préliminaires -
Frais d'acquisition d'immobilisation -
Autres charges à répartir sur plusieurs exercices 61 823 59 721
Pénalités et délits
Rappels d'impôts autres qu'impôts sur les résultats
Dons libéralités et lots
Subventions d'investissement et d'exploitation accordées
Charges générales d'exploitation des exercices antérieurs 8 579 4 377
Diverses autres charges générales d'exploitation
DOTATIONS AUX AMORTISSEMENT ET AUX PROVISIONS DES
203  880 227  982
IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET INCORPORELLES
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

PASSAGE DU RESULTAT NET COMPTABLE AU RESULTAT NET FISCAL


(en milliers de DH)
REINTEGRATIONS DEDUCTIONS

I - RESULTAT NET COMPTABLE 1 830 200


. Bénéfice net
. Perte nette
II - REINTEGRATIONS FISCALES 1  617  650
1- Courantes 1  024  123
- charges sur exercices préscrits 64
- TVA / crédits immobiliers au personnel 1 454
- excédents d'amortissements 38
- dons non déductibles 150
- abandons de créances 857
- assainissements non déductibles des petites créances 39
- dotation de prime fin de carrière 1 844
- impôts sur les sociétés 1 019 677
2- Non courantes 593  526
- amendes et pénalités de toutes nature et majorations non déductibles 291
- divers 593 235
III - DEDUCTIONS FISCALES 672  856
1- Courantes 372  856
Abattement sur les produits de participation 371 205
Reprise provisions ayant fait objet de réintegrations 1 651
2- Non courantes 300 000
Autres déductions 300 000
Subvention fonds de soutien
TOTAL 3 447 850 672  856
IV - RESULTAT BRUT FISCAL
. Bénéfice brut si T1 > T2 (A) 2 774 993
. Déficit brut fiscal si T2 > T1 (B)
V - REPORTS DEFICITAIRES IMPUTES (C) (1)
. Exercice n-4
. Exercice n-3
. Exercice n-2
. Exercice n-1
VI - RESULTAT NET FISCAL
. Bénéfice net fiscal ( A - C) 2 774 993
OU
. Déficit net fiscal (B)
VII - CUMUL DES AMORTISSEMENTS FISCALEMENT DIFFERES
VIII - CUMUL DES DEFICITS FISCAUX RESTANT A REPORTER
. Exercice n-4
. Exercice n-3
. Exercice n-2
. Exercice n-1
(1) Dans la limite du montant du bénéfice brut fiscal (A)
165
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

COMMISSIONS REÇUES ET VERSEES


(en milliers de DH)

COMMISSIONS 2015 COMMISSIONS 2014


E. CREDIT CLIENTELE E. CREDIT CLIENTELE

COMMISSIONS REÇUES 26  553 397  779 25  253 420  072

Commissions sur fonctionnement de compte - 34 616 - 40 713

Commissions sur moyens de paiement 26 455 141 765 24 026 131 725

Commissions sur opérations de titres - 6 707 - -

Commissions sur titres en gestion/en dépôt - 6 648 - 3 707

Commissions sur prestations de service sur crédit - 45 296 - 71 805

Produits sur activités de conseil et d'assistance - - - -

Autres produits sur prestations de service - 162 747 - 172 122

Commissions de placement sur le marché primaire - - - -

Commissions de garantie sur le marché primaire - - - -

Commissions sur produits dérivés 98 - 1 227 -

Commissions sur opérations de change virement - - - -

Commissions sur opérations de change billet - - - -

COMMISSIONS VERSEES - 30  930 98  227

Charges sur moyens de paiement - 5 104 - 7 990

Commissions sur achat et vente de titres - - - -

Commissions sur droits de garde de titres - - - -


Commissions et courtages sur opérations de
- 257 - 4 547
marché
Commissions sur engagements sur titres - - - -

Commissions sur produits dérivés - - - -

Commissions sur opérations de change virement - - - -

Commissions sur opérations de change billets - 16 779 - 82 261

Autres charges s/prestations de services - 8 790 - 3 429


RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

RESULTAT DES OPERATIONS DE MARCHE


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14

Gains sur titres de transaction 1 266 395 1 963 147

Pertes sur titres de transaction 301 925 429 150

RESULTAT SUR TITRES DE TRANSACTION 964  470 1 533 997

Plus-values de cession sur titres de placement 383 790 53 701

Reprises de provision sur dépréciation des titres de placement 5 705 71 743

Moins-values de cession sur titres de placement 1 101 29 403

Dotations aux provisions sur dépréciation des titres de placement 24 778 4 965

RESULTAT SUR TITRES DE PLACEMENT 363  616 91  076

Produits sur engagement sur titres

Charges sur engagement sur titres

RESULTAT SUR ENGAGEMENTS SUR TITRES

Produits sur engagement sur produits dérivés 874 712 321 837

Charges sur engagement sur produits dérivés 730 631 245 454

RESULTAT SUR ENGAGEMENTS SUR PRODUITS DERIVES 144  081 76  383

Produits sur opérations de change 1 302 377 802 032

Charges sur opérations de change 858 485 482 913

RESULTAT SUR OPERATIONS DE CHANGE 443  892 319  119

167
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

AUTRES PRODUITS ET CHARGES


(en milliers de DH)

31/12/15 31/12/14
AUTRES PRODUITS BANCAIRES 3 837 078 3 217 396
Plus values sur cession de titres de placement 383 790 53 701
Commissions sur produits dérivés 98 1 227
Gains sur produits dérivés de cours de change 870 851 321 837
Produits sur opérations de change 1 302 377 802 033
Divers autres produits bancaires 1 274 257 1 966 855
Quote-part sur opérations bancaires faite en commun - -
Produits des exercices antérieurs 3 994 3 699
Divers autres produits bancaires 1 270 263 1 963 156
Reprise de provisions pour dépréciation des titres de placement 5 705 71 743
AUTRES CHARGES BANCAIRES 2 042 060 1 377 648
Moins values sur cession de titres de placement 1 101 29 402
Charges sur moyens de paiement 5 104 7 990
Diverses charges sur titres de propriété - -
Frais d'émission des emprunts - -
Autres charges sur opérations sur titres 301 925 429 150
Pertes sur produits dérivés de cours de change 730 631 245 455
Autres charges sur prestations de services 9 047 7 976
Charges sur opérations de change 875 264 565 174
Diverses autres charges bancaires 94 210 87 535
Quote-part sur opérations d'exploitation bancaires - -
Cotisation au fonds de garantie des déposants 94 203 85 202
Produits rétrocédés - -
Charges des exercices antérieurs 7 2 333
Diverses autres charges bancaires - -
Dotations aux provisions pour dépréciation des titres de placement 24 778 4 966
PRODUITS D'EXPLOITATION NON BANCAIRES 2 039 062 1 409 690
Produits sur valeurs et emplois assimilés - -
Plus-values de cession sur immobilisations financières 585 742 813
Plus-values de cession sur immobilisations corporelles et incorporelles 109 904 112 362
Immobilisations produites par l'entreprise pour elle même - -
Produits accessoires 1 330 692 1 293 264
Subventions reçues - -
Autres produits d'exploitation non bancaires 12 724 3 251
CHARGES D'EXPLOITATION NON BANCAIRES 3  587 71  582
Charges sur valeurs et emplois assimilés - -
Moins-values de cession sur immobilisations financières - -
Moins-values de cession sur immobilisations corporelles et
3 587 10
incorporelles
Fonds de soutien CPM - 71 572
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

DETERMINATION DU RESULTAT COURANT APRES IMPOTS


(en milliers de DH)
I.DETERMINATION DU RESULTAT MONTANTS
. Résultat courant d'après le compte de produits et charges (+ ou -) 3 417 947

. Réintégrations fiscales sur opérations courantes (+) 4 446

. Déductions fiscales sur opérations courantes (-) 372 856

. Résultat courant théoriquement imposable (=) 3 049 536

. Impôt théorique sur résultat courant (-) 1 128 328

. Résultat courant après impôts (=) 1 921 208


II. INDICATIONS DU REGIME FISCAL ET DES AVANTAGES OCTROYES PAR LE CODE DES
INVESTISSEMENTS OU PAR DES DISPOSITIONS LEGALES SPECIFIQUES

DETAIL DE LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE


SOLDE AU OPÉRATIONS DÉCLARATIONS
TVA DE SOLDE FIN
DÉBUT DE COMPTABLES
NATURE D'EXERCICE
L'EXERCICE DE L'EXERCICE L'EXERCICE (1+2-3=4)
1 2 3

A. TVA collectée

B. TVA à récupérer
EN RAISON DE L'UNICITE
. Sur charges FISCALE LE TABLEAU EST
DISPONIBLE AU NIVEAU CPM
. Sur immobilisations
C. TVA dûe ou crédit de
TVA = (A-B)

REPARTITION DU CAPITAL SOCIAL DE LA BCP


Nombre de titres détenus
Nom des principaux actionnaires Part du capital
Adresse Exercice
ou associés Exercice actuel détenue %
précédent
BANQUES POPULAIRES REGIONALES 90 149 952 93 083 115 51,07%
TRESORERIE GENERALE RABAT 1 1
PERSONNEL 3 019 241 10 897 674 5,98%
OCP 7 289 626 2 408 548 1,32%
SFI 8 657 096 8 657 096 4,75%
DIVERS 64 026 007 67 208 222 36,88%
Total 173 141 923 182 254 656 100,00%

169
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

AFFECTATION DES RESULTATS INTERVENUE AU COURS DE L’EXERCICE


(en milliers de DH)

MONTANTS MONTANTS
A. ORIGINE DES RESULTATS AFFECTÉS B. AFFECTATION DES RESULTATS
Décision de l’A.G.O du 21/05/2015

Report à nouveau 419 861 Réserve légale

Résultats nets en instance


Autres réserves 745 566
d'affectation

Résultat net de l'exercice 1 725 620 Dividendes 908 995

Prélèvements sur les bénéfices Autres affectations 61 824

Autres prélèvements Report à nouveau 429 096

TOTAL A 2 145 481 TOTAL B 2 145 481

RESULTATS ET AUTRES ELEMENTS DES TROIS DERNIERS EXERCICES


(en milliers de DH)

Exercice 2015 Exercice 2014 Exercice 2013

CAPITAUX PROPRES ET ASSIMILES 26 803 005 24 343 086 22 354 741

OPERATIONS ET RESULTATS DE L'EXERCICE

1- Produit net bancaire 5 297 372 5 201 352 4 243 982

2- Résultat avant impôts 2 849 877 2 759 210 2 412 761

3- Impôts sur les résultats 1 019 677 1 033 590 727 490

4- Bénéfices distribués 908 995 822 424 822 424

5- Résultats non distribués ( mis en réserve ou


745 566 793 176 514 547
en instance d'affectation)

RESULTAT PAR TITRE (en dirhams)

Résultat net par action 10 10 10

Bénéfice distribué par action année N-1 5 5 5

PERSONNEL

Montants des rémunérations brutes de l'exercice 852 587 820 316 798 462

Effectif moyen des salariés employés pendant l'exercice 2 581 2 536 2 455
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

RESEAU
(en nombre)

RESEAU 31/12/2015 31/12/2014

Guichets permanents 263 248

Guichets périodiques
Distributeurs automatiques de banque et guichets automatiques 295 279
de banque
Succursales et agences à l'étranger 44 42

Bureaux de représentation à l'étranger 6 5

COMPTES DE LA CLIENTELE
(en nombre)

COMPTES DE LA CLIENTELE 31/12/15 31/12/14

Comptes courants 41 572 39 818

Comptes chèques des marocains résidant à l'étranger 121 717 117 064

Autres comptes chèques 570 998 527 267

Comptes d'affacturage 198 172

Comptes d'épargne 168 777 144 916

Comptes à terme 11 969 11 582

Bons de caisse 8 9

Autres comptes de dépôts 24 263 23 953

DATATION ET EVENEMENTS POSTERIEURS


I- DATATION
• Date de clôture de l’exercice : 31/12/2015
• Date d’établissement des états de synthèse : MARS 2016
II- EVÉNEMENTS POSTÉRIEURS AU 31/12/2015 NEANT

171
RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

EFFECTIFS
(en nombre)

31/12/2015 31/12/2014
Effectifs rémunérés 2 581 2 536
Effectifs utilisés 2 581 2 536
Effectifs équivalent plein temps 2 581 2 536
Effectifs administratifs et techniques (équivalent plein temps) 1 344 1 347
Effectifs affectés à des tâches bancaires (équivalent plein temps) 1 237 1 189
Cadres (équivalent plein temps) 1 946 1 865
Employés (équivalent plein temps) 635 671
dont effectifs employés à l'étranger 23 24

TITRES ET AUTRES ACTIFS GERES OU EN DEPOTS


(en milliers de DH)

NOMBRE DE COMPTES MONTANTS


31/12/15 31/12/14 31/12/15 31/12/14

Titres dont l'établissement est dépositaire 4529 3822 147 879 920 130 550 903

Titres gérés en vertu d'un mandat de gestion 9 6 5 641 196 4 583 637

Titres d'OPCVM dont l'établissement est dépositaire 38 36 31 535 004 26 886 680

Titres d'OPCVM gérés en vertu d'un mandat de gestion NEANT NEANT NEANT NEANT

Autres actifs dont l'établissement est dépositaire NEANT NEANT NEANT NEANT

Autres actifs gérés en vertu d'un mandat de gestion NEANT NEANT NEANT NEANT

ETAT DU CHIFFRE D’ AFFAIRES


(en milliers de DH)

31/12/15 30/06/15 31/12/14

CHIFFRE D'AFFAIRES 10 576 967 5 934 760 10 024 451

ETAT DES CREANCES EN SOUFFRANCE ET DES PROVISIONS


CORRESPONDANTES
(en milliers de DH)
MONTANT AU 31/12/15
Par décaissement Par signature

CREANCES 6 887 464 775 525

PROVISIONS 4 708 983 407 654


RAPPORT FINANCIER
COMPTES SOCIAUX AU 31 DECEMBRE 2015

BANQUE CENTRALE POPULAIRE (BCP) S.A


RAPPORT GENERAL DES COMMISSAIRES AUX COMPTES
Deloitte Audit
288, Boulevard Zerktouni
EXERCICE DU 1er JANVIER AU 31 DECEMBRE 2015 Mazars Audit et Conseil
101, Boulevard Abdelmoumen
Casablanca, Maroc Casablanca, Maroc

Aux actionnaires de la
BANQUE CENTRALE POPULAIRE S.A
Casablanca

RAPPORT GENERAL DES COMMISSAIRES AUX COMPTES


EXERCICE DU 1ER JANVIER AU 31 DECEMBRE 2015
Conformément à la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée Générale, nous avons effectué l’audit des états de synthèse ci-joints de
la BANQUE CENTRALE POPULAIRE, comprenant le bilan, le compte de produits et charges, l’état des soldes de gestion, le tableau des flux de
trésorerie, et l’état des informations complémentaires (ETIC) relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2015. Ces états de synthèse font ressortir
des capitaux propres et assimilés de 26.803.005 KMAD dont un bénéfice net de 1.830.200 KMAD.
Responsabilité de la direction
La direction est responsable de l’établissement et de la présentation sincère de ces états de synthèse, conformément au référentiel comptable
admis au Maroc. Cette responsabilité comprend la conception, la mise en place et le suivi d’un contrôle interne relatif à l’établissement et la
présentation des états de synthèse ne comportant pas d’anomalie significative, ainsi que la détermination d’estimations comptables raisonnables
au regard des circonstances.
Responsabilité des auditeurs
Notre responsabilité est d’exprimer une opinion sur ces états de synthèse sur la base de notre audit. Nous avons effectué notre audit selon les
Normes de la Profession au Maroc. Ces normes requièrent de notre part de nous conformer aux règles d’éthique, de planifier et de réaliser l’audit
pour obtenir une assurance raisonnable que les états de synthèse ne comportent pas d’anomalie significative.
Un audit implique la mise en œuvre de procédures en vue de recueillir des éléments probants concernant les montants et les informations
fournis dans les états de synthèse. Le choix des procédures relève du jugement de l’auditeur, de même que l’évaluation du risque que les états
de synthèse contiennent des anomalies significatives. En procédant à ces évaluations du risque, l’auditeur prend en compte le contrôle interne
en vigueur dans l’entité relatif à l’établissement et la présentation des états de synthèse afin de définir des procédures d’audit appropriées en la
circonstance, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité de celui-ci.
Un audit comporte également l’appréciation du caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des
estimations comptables faites par la direction, de même que l’appréciation de la présentation d’ensemble des états de synthèse.
Nous estimons que les éléments probants recueillis sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Opinion sur les états de synthèse
Nous certifions que les états de synthèse cités au premier paragraphe ci-dessus sont réguliers et sincères et donnent, dans tous leurs aspects
significatifs, une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la BANQUE
CENTRALE POPULAIRE au 31 décembre 2015 conformément au référentiel comptable admis au Maroc.
Vérifications et informations spécifiques
Nous avons procédé également aux vérifications spécifiques prévues par la loi et nous nous sommes assurés notamment de la concordance des
informations données dans le rapport de gestion du Conseil d’Administration destiné aux actionnaires avec les états de synthèse de la Banque.
Conformément aux dispositions de l’article 172 de la loi 17-95 telle que modifiée et complétée par la loi 78-12, nous portons à votre connaissance
les principales prises de participation effectuées par la BANQUE CENTRALE POPULAIRE au cours de l’exercice 2015 :
• BP Régionale Centre Sud : Prise de participation à travers la souscription à des parts sociales privilégiées représentant 52% du capital de
la BPR. A fin 2015, la participation de la BCP est de 51,60% ;
• BP Régionale El Jadida : Prise de participation à travers la souscription à des parts sociales privilégiées représentant 52% du capital de la
BPR. A fin 2015, la participation de la BCP est de 54,74% ;
• BP Régionale Fès : Prise de participation à travers la souscription à des parts sociales privilégiées représentant 52% du capital de la BPR.
A fin 2015, la participation de la BCP est de 52,75% ;
• BP Régionale Laâyoune : Prise de participation à travers la souscription à des parts sociales privilégiées représentant 52% du capital de la
BPR. A fin 2015, la participation de la BCP est de 52,71% ;
• BP Régionale Marrakech : Prise de participation à travers la souscription à des parts sociales privilégiées représentant 52% du capital de
la BPR. A fin 2015, la participation de la BCP est de 52,21% ;
• BP Régionale Meknès : Prise de participation à travers la souscription à des parts sociales privilégiées représentant 52% du capital de la
BPR. A fin 2015, la participation de la BCP est de 52,53% ;
• BP Régionale Nador : Prise de participation à travers la souscription à des parts sociales privilégiées représentant 52% du capital de la
BPR. A fin 2015, la participation de la BCP est de 52,63% ;
• BP Régionale Oujda : Prise de participation à travers la souscription à des parts sociales privilégiées représentant 52% du capital de la
BPR. A fin 2015, la participation de la BCP est de 52,47% ;
• BP Régionale Tanger : Prise de participation à travers la souscription à des parts sociales privilégiées représentant 52% du capital de la
BPR. A fin 2015, la participation de la BCP est de 52,44% ;
• BP Régionale Rabat : Prise de participation à travers la souscription à des parts sociales privilégiées représentant 52% du capital de la
BPR. A fin 2015, la participation de la BCP est de 52,51% ;
• Atlantic Bank International (ABI) : Prise de participation complémentaire représentant 9,6% de son capital social portant ainsi le taux de
participation à 74,60%.
• Maroc Traitement de Transactions (M2T) : Prise de participation de 54,74% de son capital social ;
• Création de la société Africa Transaction Processing & services Group (ATPS) détenue à 100% ;
• Création de la société Al Akaria Invest détenue à 99,87% ;
• Création de la société Banque Populaire Patrimoine détenue à 99,87% ;
• Création de la société Banque Participative Du Maroc détenue à 80,00%.

Casablanca, le 09 Mars 2016


Les Commissaires aux Comptes
Deloitte Audit Mazars Audit et Conseil
Fawzi BRITEL Abdou Souleye DIOP
Associé Associé
173
www.gbp.ma