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I.

Les propriétés mécaniques


1. Déformations admissibles dans les vitrages

La déformation d'un verre sous l'effet d'une charge qui lui est appliquée crée des contraintes
qui, lorsqu'elles deviennent trop importantes, vont provoquer la casse du vitrage.
Pour un verre en appui simple sur sa périphérie et soumis la flexion sous l'effet d'une charge
répartie, la valeur de la contrainte maximale est donnée par la formule :

avec :
=contrainte maximale dans le verre, en Pa,
= un coefficient dépendant du rapport de la longueur à la largeur du vitrage,
P = la charge uniformément répartie qui s'exerce perpendiculairement à la surface du
vitrage, en N,
l = la largeur (ou petite dimension) du vitrage en m,
e = l'épaisseur du vitrage en m.

Avec

Pour ce même verre, la déformation prise par le centre du vitrage est :


Dans ces formules :
f = flèche du vitrage en son centre, en m,
= un coefficient dépendant du rapport de la longueur à la largeur du vitrage,
P = la charge uniformément répartie qui s'exerce perpendiculairement à la surface du
vitrage, en N,
l = la largeur (ou petite dimension) du vitrage en m,
D = rigidité du verre en N.m,
E = module d'élasticité du verre (7,2.106 Pa),
e = épaisseur du vitrage en m,
= coefficient de Poison du verre (0,2).
En pratique, les déformations admises dans les vitrages, selon les normes françaises,
sont les suivantes :
• en vitrage isolant, la flèche au bord des vitrages est limitée à l/150 avec l = la dimension
du bord fléchi du vitrage,
• pour les vitrages installés en VEC (verre extérieur collé), la flèche au centre des
vitrages est limitée à 1/60 de la petite dimension sous la charge à l'ELS (état limite de
service),
• pour les vitrages installés en VEA (Verre extérieur attaché), la flèche des vitrages
simples est limitée, au centre, à 1/50 de la petite dimension et, entre deux appuis
successifs, à 1/100 sous la charge à l'ELS.

2. La résistance à la flexion du verre


Un vitrage plan soumis à un effort de flexion (effet du vent, de la neige, ...) a une face en
compression et une face en extension.

La contrainte à la rupture est de l’ordre de :

1
- 4 daN/mm² (40 Mpa) pour un vitrage courant recuit.
- 12 à 20 daN/mm² (120 à 200 Mpa) pour un vitrage trempé

La valeur élevée de la résistance à la flexion du verre trempé est due au fait que le traitement
de trempe, thermique ou chimique, met les faces du vitrage en compression.

Les contraintes de travail prises en compte dans les calculs d’épaisseurs sont les contraintes à
la rupture minorées par des coefficients de sécurité qui prennent en compte la probabilité de
présence de micro-fractures provoquées par les manipulations, le transport et l’agression de
l’environnement du vitrage posé.
Les contraintes de travail habituellement retenues pour les applications les plus courantes
sont :
Type de vitrage Vitrages Vitrages
verticaux horizontaux
90>= ß >60° 30> = ß >=0°
Verre recuit 20Mpa 10Mpa
Verre semi trempé 35Mpa 17,5Mpa
Verre trempé thermique 50Mpa 25Mpa
Verre armé 16Mpa 8Mpa
Verre recuit d'aquarium 6Mpa 6Mpa
Verre trempé d'aquarium 30Mpa 25Mpa

Les contraintes de surface :


Verre recuit < 35Mpa
Verre semi trempé 35 à 55 Mpa
Verre trempé thermique > 80Mpa
II. La mise en oeuvre du verre dans le bâtiment

1. Mise en œuvre des vitrages en châssis (En feuillure)


a. Feuillure à verre

Conception
La feuillure à verre est conçue de manière à :
• maintenir le verre dans le châssis pour assurer une prise en feuillure minimale,
• transmettre au châssis les charges qui sont appliquées par les
remplissages (poids propre des remplissages, charges de vent et de
neige, efforts de manœuvre),
• assurer l’étanchéité à l’air et à l’eau.

Règles
Pour une mise en oeuvre correcte des vitrages, il faut qu’il y ait
compatibilité entre le jeu périphérique (jp) qui doit être réservé

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pour réaliser les calages nécessaires, la cote de prise en feuillure (a) et la hauteur de feuillure
utile (Hu).
Les tableaux ci-après donnent les valeurs minimales à respecter.
• Hauteur des feuillures (Hu) en mm :
Châssis
vitrage
dimension du demi-périmètre p en m
épaisseur en
nature p 2,5 2,5< p 5 5< p 7 p > 7
mm
Vitrages intervenant dans la sécurité contre la
toutes 20 20 25
chute des personnes
Autres vitrages simples e 15 12 16 20 25
e > 15 16 16 20 25
Autres doubles vitrages e 20 16 20 25 30
e > 20 20 20 25 30

• Prise en feuillure
Hauteur (a) minimale de prise en feuillure en mm :

Châssis
Type de garniture dimension du demi-périmètre p en m
intérieure et extérieure p 2,5 2,5< p 5 5< p 7 p > 7
profilés en caoutchouc 6 6 9 12
mastic obturateur sur fond de joint 8 8 10 12
bandes préformées 8 8 10 12
• Jeu périphérique
Jeu (jp) minimal périphérique en mm :
Châssis
dimension du demi-périmètre p en m
p 2,5 2,5< p 5 5< p 7 p>7
Jp 3 4 5 6

b. Drainage des feuillures à verre


Principe

Le drainage doit permettre d’obtenir une feuillure, la plus sèche


possible même dans les cas défavorables :
• en équilibrant les pressions partielles de vapeur d’eau entre l’air
extérieur et l’air dans la feuillure,
• en équilibrant les pressions d’air pour éviter des pénétrations
d’eau par différence de pression entre l’extérieur et la feuillure,
• en évacuant vers l’extérieur l’eau qui pénétrerait
accidentellement dans la feuillure (condensations, défaillances
éventuelles de la garniture d’étanchéité),
Règles

Ceci implique les dispositions suivantes :


• de respecter les sections minimales des orifices de drainage,
• d’assurer une étanchéité à l’air côté intérieur,
• et, pour les menuiseries en bois, d’avoir une gorge de drainage d’au moins 6 x 6 mm en fond
de feuillure.

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c. Calage des vitrages
Principe
Le rôle du calage est de :
• assurer un positionnement correct du vitrage dans les châssis,
• transmettre au châssis, en des points préférentiels, le poids propre du
vitrage ainsi que les efforts qu’il supporte
• éviter une déformation éventuelle de certains châssis mauvais calage
• éviter que le verre ne vienne en contact du châssis

d. Etanchéité des vitrages


Conception

Le système d’étanchéité à mettre en œuvre dépend :


• de la classe d’exposition du vitrage à la pluie ;
• de la nature du châssis ;
• des dimensions du châssis.

Définitions
On distingue :
• la garniture principale qui est celle disposée entre la joue de Défaut d’étanchéité
feuillure et le vitrage
• la garniture secondaire qui est celle disposée entre le vitrage et la parclose,
• les systèmes mixtes dans lesquels la garniture secondaire est différente de la garniture
principale.
2. Installations en verre trempé avec vitrages fixés ponctuellement

Installations suspendues
De telles installations nécessitent, pour des raisons de sécurité, l'emploi de verre
trempé. Ces verres sont maintenus en place par serrage à l'aide de pièces métalliques assurant
la liaison des éléments verriers entre eux et entre ceux-ci et le support de l'installation.
Pour obtenir un bon comportement de ces installations, il est nécessaire de respecter les règles
suivantes :
Jeux

• Règles

En raison des mouvements possibles des bâtiments (principalement sur les grandes portées),
des jeux suffisants sont à respecter entre les vitrages et les fonds de feuillure de fixation au
gros-œuvre ainsi qu'entre les volumes eux-mêmes. Ces jeux devront permettre d'absorber au
moins les déformations normalement prévisibles.

Maintien

L'installation doit être conçue et réalisée de manière que :


la stabilité de chaque volume, recuit ou trempé, soit assurée vis-à-vis du gros-œuvre ;
les divers volumes soient reliés entre eux de façon à donner à l'ensemble une rigidité

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suffisante
la disparition de certains d'entre eux ne supprime pas la stabilité des autres.
L'expérience a montré qu'il fallait respecter les principes suivants :

• Règles

1. La fixation des divers éléments d'une installation en produit trempé doit être telle que :
Pour une hauteur n'excédant pas la hauteur d'un étage normal, c'est-à-dire environ 3 mètres,
la rupture d'un volume ne doit pas entraîner la chute de tout ou partie du reste de l'installation
Pour une hauteur supérieure à celle d'un étage normal, soit 3 mètres environ, la rupture
simultanée de 2 vitrages, ne doit en aucun cas entamer la chute de tout ou partie du reste de
l'installation.
2. Tous les organes de maintien sur le gros œuvre doivent être suffisamment résistant pour ne
pas se déformer ou céder.
3. Les portes et les fenêtres en produit trempé ouvrant vers l'extérieur doivent être conçues de
façon à buter sur une pièce prévue à cet effet avant de parvenir en fin de course ou avant de
forcer le frein de fermeture.

Façonnage

• Règle

Tous les façonnages doivent être exécutés avant le traitement de trempe. Après ce traitement,
il est interdit de procéder à quelque façonnage que ce soit : découpe, onglets de coulisseau,
trou, encoche, etc.
Contreventement des installations
• Règles

1. Chaque fois qu'il sera nécessaire, on utilisera des contreventements trempés ou des appuis
équivalents pour assurer la résistance, la rigidité et la stabilité de tout ou partie de
l'installation.
2. Chaque point fixe d'un volume en glace trempée devant être étudié pour résister aux
sollicitations dans les divers plans, les divers contreventements utilisés seront dimensionnés et
placés pour supporter les efforts prévisibles sans se déformer ni céder.
3. Les contreventements en glace recuite sont interdits.

3. Verre extérieur collé


Généralités
• Définition
Le VEC est une technique de mise en oeuvre de produits verriers, constituant l'enveloppe
extérieure de bâtiments, par collage sur un cadre. Le collage transmet aux éléments d'ossature
les charges climatiques et éventuellement le poids des vitrages.

Conditions générales de conception


• Généralités
Le système de façade VEC doit satisfaire aux exigences de la norme XP P28-004 qui définit
les spécifications et méthodes de détermination du point de vue résistance mécanique,
résistance aux chocs, sécurité, habitabilité.
• Règles relatives à la sécurité

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Stabilité - Dimensionnement
les règles de calculs définies ci-après s'appuient sur la théorie des états limites.
Actions à considérer
On distingue :
- les états limites de service (E.L.S.) qui correspondent à l'apparition de flèches ou de
déformations excessives affectant l'aspect ou l'exploitation normale de l'ouvrage.
- les états limites ultimes (E.L.U.) associés à toute forme de ruine pouvant mettre en danger la
sécurité des personnes.
Pour ces états limites ultimes sont définies des combinaisons des actions (poids propre, vent,
neige ...) sous lesquelles doivent être respectés les critères associés à cet état limite (efforts,
contrainte maximale, etc ...)
Les valeurs caractéristiques des actions envisagées sont données ci-après :
- Actions permanentes (poids du verre)
Poids du verre par m2 de surface : G = e x 24,5 (N/m2) où e est l'épaisseur nominale du verre
en mm.

Sécurité des usagers


Dispositifs de retenue
Les dispositions de fabrication et de contrôle interne réunies lors de la réalisation du collage
permettent de considérer le risque de défaillance de la liaison verre-support comme
suffisamment faible mais ne permettent pas de l'exclure totalement.
En conséquence, il convient de prévoir des dispositifs propres à maintenir un vitrage décollé
ou à en provoquer la fragmentation en petits éléments (verre trempé) ce qui limitera le risque
de blessure grave.
Les exceptions à cette exigence sont les suivantes :
• En VEC bordé, la mise en place de dispositifs de retenue n'est pas obligatoire lorsque, par
rapport à l'AEA (AEA = aire extérieure d'activité selon la définition de la norme P08-302), la
traverse basse du cadre vitré est située à une distance de 1 m et la traverse haute est située à
une distance 3 m.
• En VEC non bordé, la mise en place de dispositifs de retenue n'est
pas obligatoire lorsque la traverse haute est située à une distance x2
1,50 m par rapport à l'AEA.
En paroi inclinée sur l'intérieur (verrière), la mise en place de
dispositifs de retenue n'est pas obligatoire lorsque la composante
normale à la paroi du poids des verres (G cos } est supérieure ou
égale à la charge de vent ascendante pondérée (1,5 W), soit G cos ^
1,5 W { étant l'angle d'inclinaison par rapport à l'horizontale)
Les dispositions habituellement utilisées sont de deux types :
- les pattes de retenue disposées sur le cadre à la périphérie du vitrage,
- les dispositifs traversants les verres trempés et dits «de
fragmentation». Dispositifs
de fragmentation

Sécurité des intervenants


Les chants accessibles des vitrages pendant les opérations
d'entretien ou de maintenance ne doivent présenter ni arête
ni état de surface susceptible de causer des blessures.
La circulation des intervenants directement sur les vitrages
sans élément de protection des produits verriers et de
répartition des charges est prohibée.

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4. Pose de verres trempés sans châssis avec des pièces métalliques ponctuelles

Pour éviter le contact verre-métal, on interpose une feuille de


liège aggloméré butyle entre verre et métal permettant un
serrage énergique.
Le problème à résoudre est de fermer une surface donnée
délimitée par le gros œuvre ; il faudra donc :
- relier les glaces trempées au gros œuvre en assurant la
stabilité de chaque volume
- relier les glaces entre elles et donner à l'ensemble une
rigidité suffisante garantissant la bonne tenue mécanique
sous les divers efforts qui sollicitent l'installation.

Pour cela, on devra tenir compte : Porte en verre trempé

- des pressions dues au vent


- des mouvements dus au bâtiment ou du sol
- du poids de la glace
- des efforts imposés des éléments mobiles (portes, impostes, châssis basculants…)

Ces installations peuvent comporter éventuellement des raidisseurs en verre trempé.


Ainsi, des parois transparentes peuvent être réalisées :
- dans le cadre de façades extérieures, entrées d'immeubles
- en cloisons intérieures
- en vitrines ou présentoirs
- pare-douches, guichets de banque…
Epaisseurs des glaces trempées

• les épaisseurs des glaces trempées montées en ensemble ne comportant pas d'encadrement
sont généralement de 10 mm.
• les portes à penture et à ferme porte au sol : épaisseur au moins égale à 10 mm (porte
extérieure)
• les portes à paumelles ou impostes pivotantes : épaisseur au moins égale à 8 mm (porte
intérieure).

Nécessité de contreventer

Produits trempés montés en partie fixe (sans porte)


Qu'elles soient fixées en feuillures ou par pièces à serrage, les glaces trempées doivent être
contreventées lorsque AP + BP est supérieur à 3500 mm.

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Les contreventements peuvent se présenter sous plusieurs types :
- sur toute hauteur en applique
- sur toute hauteur à cheval (de chaque côté)
- contreventement haut en applique
- contreventement bas en applique

Imposte en plusieurs éléments avec porte


Mode de fixation Nécessité de contreventement
Serrage sous parcloses métalliques
si AP + BP > 1400mm
Fixation par pattes à scellement apparentes
Fixation par engravure dans
si AP + BP < 1600 mm
Maçonnerie ou serrage par trous

Sécurité

La fixation des différents éléments composant une installation Sécurit doit être telle que :

- pour une hauteur n'excédant pas la hauteur d'un étage normal (environ 3 m), la rupture d'un
volume quel qu'il soit ne doit pas entraîner la chute de tout ou partie du reste de l'installation
(sauf dans le cas de portes repliables ou de portes sous toit).

- pour une hauteur supérieure à celle d'un étage normal (3 mètres), la rupture simultanée de 2
vitrages quels qu'ils soient ne doit en aucun cas entraîner la chute de tout ou partie du reste de
l'installation.

Etanchéité
La pose des vitrages devra être effectuée de telle manière que l'étanchéité
à l'eau, à l'air et au bruit soit satisfaisante eu égard aux matériaux verriers
utilisés, à leur destination et aux prescriptions du maître d'œuvre.
L'étanchéité des vitrages fixes pourra être assurée par l'emploi
d'élastomère du type silicone.
L'étanchéité entre fixes et mobiles peut être améliorée par l'adjonction de
joints rapportés sur les bandes des portes. Silicone
III. Les fonctions du verre dans le bâtiment.
1. Vision et éclairement
La lumière naturelle est essentielle à notre bien-être et notre santé.
L'Architecte l'apprivoise grâce à un filtre magique : le verre.
L’Architecte doit respecter quelques principes afin de tirer profit des
bienfaits de la lumière. Sa démarche conceptuelle chemine par les quatre
étapes suivantes :

1 – créer des ouvertures


2 – choisir le vitrage adapté
3 – équiper les fenêtres d'un système de protection solaire
4 – tenir compte de l'orientation de la construction
Créer des ouvertures
Les rubriques principales à retenir sont les suivantes :
• dimensionner les ouvertures en tenant compte du bilan énergétique de la fenêtre
• positionner les vitrages le plus haut possible

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• augmenter le champ de vision vers le bas afin de favoriser la continuité de l'espace entre
l'intérieur et l'extérieur
• bien positionner la fenêtre dans l'épaisseur du mur

Choisir le vitrage
• utiliser un verre à Isolation Thermique Renforcé
(ITR).
Ces verres possèdent une température de surface plus
élevée, ce qui entraîne une diminution de sensation de
froid et élimine les risques de condensation.
• employer des verres semi-réfléchissants permettant de
diminuer "l'effet de serre" et de jouer avec les reflets de
ces verres à couches d'oxydes métalliques.
• tirer profit de la transparence du verre : si on dispose
d'une quantité importante de la lumière en utilisant un
verre de transmission lumineuse élevée, on doit s'orienter vers des verres teintés dans la masse
pour éviter les risques d'éblouissement.
• utiliser des verres opalescents. Les verres dépolis, sablés ou imprimés laissent pénétrer la
lumière tout en obstruant la vue.
Système de protection solaire
L'utilisation du verre teinté ne suffit pas à garantir une protection totale contre le soleil.
Une bonne protection combinée avec une ventilation appropriée peut éviter la mise en place
d'une climatisation.
En plus des vitrages de contrôle solaire (contre les surchauffes), on place un système de
protection solaire (store, volet…) à l'extérieur du vitrage.
Une protection solaire efficace arrête 80 à 85 % de l'énergie transportée.
Tenir compte de l'orientation de la construction
Il faut tirer profit de chaque façade.

• Façade SUD : c'est l'orientation privilégiée pour augmenter les gains thermiques en hiver. En
été, ne pas oublier des protections par balcons ou auvents.
• Façade NORD : la quantité de lumière y étant constante, l'utilisation des vitrages à Isolation
Thermique Renforcée permet d'augmenter la surface vitrée tout en maîtrisant les déperditions
thermiques.
• Façades EST et OUEST : ces façades reçoivent un maximum d'énergie en été (le matin, à
l'est, le soir à l'ouest).Un équipement de protection solaire est indispensable pour réduire
surchauffe et éblouissement.

2. Vitrage et bruit
Un son est le résultat d'une vibration qui se propage sous la forme
d'une onde de pression acoustique.
Un bruit est un mélange désordonné de sons.
Le comportement d'un vitrage vis-à-vis du bruit est caractérisé, de
manière conventionnelle, par une valeur qui rend compte son
aptitude à s'opposer au passage des bruits. Cette valeur est appelée
indice d'affaiblissement acoustique.
Indice d'affaiblissement Rw
Cet indice constitue la référence européenne pour exprimer l'affaiblissement acoustique d'un
composant du bâtiment.
A partir de cette valeur de référence, la norme NF EN ISO 717-1 défini deux termes

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d'adaptation à des conditions différentes d'exposition au bruit:
- le terme C qui correspond à un spectre de bruit pondéré
- le terme Ctr qui correspond à un spectre de bruit de trafic urbain pondéré
Indice d'affaiblissement RA, tr
Cet indice rend compte, en particulier, de la protection apportée par les vitrages vis-à-vis d'un
bruit de trafic routier.
RA,tr = Rw + Ctr
Indice d'affaiblissement RA
Cet indice rend compte, en particulier, de la protection apportée par les vitrages vis-à-vis des
bruits intérieurs aux bâtiments ou des bruits de trafic aérien. RA = Rw + C.

3. Protection des biens et des personnes


La notion de protection s'impose de plus en plus : pour répondre aux
réglementations en vigueur, aux critères d'assurance des locaux, au réel
besoin de protection contre les risques de blessures et contre le
vandalisme et l'effraction.
Une gamme de produits feuilletés répond à ces exigences, selon le
niveau de performance et de leur utilisation :
• protection contre les blessures
• protection contre la chute d'objets
• protection contre la chute des personnes
• protection contre le vandalisme et l'effraction
• protection contre les tirs d'armes
• protection contre les explosions

4. Protection vis-à-vis de l’incendie


Classement
Le règlement de sécurité contre les incendies considère :
• La réaction au feu des matériaux
• La résistance au feu des éléments de construction

Réaction au feu des matériaux

Ce classement dépend de la nature intrinsèque du matériau :


• M0 : incombustible par nature ou par essai
• M1 : non inflammable
• M2 : difficilement inflammable

Le verre est classé M0.


Le verre feuilleté PVB est classé M2.

Produits utilisés

1/ Les produits utilisés pour le classement pare-flammes PF sont :


• les verres armés
• les verres borosilicatés
• certains verres trempés spéciaux.
2/ Pour le classement coupe feu CP, on utilise des vitrages composites : 2 produits trempés ou
feuilletés enveloppant un produit ordinairement transparent qui s'opacifie avec l'augmentation

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de température et qui, après disparition de la vitre exposée au feu, a le comportement d'une
barrière thermique (gels intumescents).

IV. Pathologie du verre dans le bâtiment


1. Qualité du verre

Origine des irrégularités


La qualité de l'aspect d'un vitrage est déterminée par l'analyse des irrégularités susceptibles
d'engendrer une gêne, d'altérer la vision, d'entraîner des distorsions optiques.
On distingue deux types d'irrégularités :
• les irrégularités de pâte
• les irrégularités de surface
2. Quelques aspects du comportement mécanique du verre plat
La sécurité des biens et des personnes apportée par le verre dépend essentiellement de sa
résistance mécanique et du type de rupture. Ceux ci dépendent de la nature du verre et de son
mode de transformation.
Les produits de base
La glace « Float » recuite, la plus couramment utilisée,
est, après élaboration, refroidie lentement afin d’en
éliminer toutes les contraintes internes.
Ainsi elle peut être découpée et façonnée.
En cas de bris les morceaux sont de grandes dimensions et
très vulnérants. Ce n’est pas un produit de sécurité

La glace ou verre armés sont également soumis à un


refroidissement lent afin de les libérer de toutes contraintes
mécaniques internes.
En cas de bris les morceaux sont importants mais sont
retenus par l’armature de fils métalliques. Ainsi les risques
de blessure graves sont très faibles.
C’est pour cela qu’ils sont considérés des produits de
sécurité

Les produits transformés

La glace durcie est une glace recuite qui a subit un


traitement thermique afin de lui conférer une résistance
mécanique et au choc thermique accrue. Sa rupture est
semblable à celle de la glace recuite.
Ce n’est pas un produit de sécurité

La glace trempée thermiquement est une glace recuite


qui a été réchauffée et brusquement refroidie afin de
mettre la peau du verre en précontrainte de compression.
En cas de bris sa fragmentation est fine et non
contondante.
C’est un produit de sécurité

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La glace trempée chimiquement est obtenue par
immersion du verre dans du nitrate de potassium fondu.
cela lui confère une résistance mécanique et au choc
thermique remarquable.
Ce n’est pas un produit de sécurité

Le vitrage feuilleté est un assemblage de glace recuite,


trempée ou durcies à l’aide d’un ou plusieurs intercalaires
plastiques en Butyral de Polyvinyle ou de résine à base de
méthacrylate.
En cas de bris l’intercalaire plastique retient les morceaux
de verre, les risques de blessures sont alors réduits.
C’est un produit de sécurité

3. Les casses d’origine thermique


Quand un vitrage est placé dans son châssis il peut être
partiellement ensoleillé.

La partie ensoleillée va donc s’échauffer plus fortement


que la partie à l’ombre.

Si l’écart de température est trop important il peut y avoir


une casse dite « casse d’origine thermique ».

Le risque de casse est fonction de la nature :


- du verre : traitement thermique, absorption énergétique,
façonnage ...
- de la menuiserie: bois, PVC, métal ....
- de l’environnement météorologique.

La surface du verre échauffée par le soleil va se dilater beaucoup plus que la partie
froide.
Cela va engendrer dans la partie à l’ombre une contrainte de traction qui, si elle est supérieure
à le contrainte de rupture, va générer une casse à partir du point le moins résistant

On reconnaîtra une casse thermique pure, c’est à dire sans


autres sollicitations mécaniques, si le départ de casse est
perpendiculaire au bord et aux faces du verre.

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IV. Entretien du verre dans le bâtiment
Les vitrages mis en œuvre dans le bâtiment peuvent être agressés de diverses façons :
• mécaniquement
• chimiquement
et nécessitent par conséquent un entretien périodique et des précautions sont à prendre
durant :
• leur fabrication
• leur transport
• leur mise en œuvre
• leur durée d’exposition (leur durée de vie)
1. L’agression mécanique 1 talc
Tout produit dont la dureté est supérieure à celle du verre peut 2 gypse
provoquer des rayures superficielles. Aussi il est nécessaire de se 3 calcite
souvenir de la position du verre dans l’échelle de dureté. 4 fluorine
Chaque corps raye les précédents et n’est pas rayé par les suivants. Le 5 apatite
verre, quant à lui, se situe entre l’orthose (6) et le quartz (7). 6 orthose
Le frottement sur la surface du verre d’un produit dont la dureté est 7 quartz
supérieure à celle du verre peut provoquer des « griffes » ou « rayures », 8 topaze
mais plus ou moins marquées, rectilignes ou curvilignes, continues ou 9 corindon
discontinues, d’aspect mat ou brillant. 10 diamant
2. L’agression chimique
Dans certains cas, la surface du verre peut être altérée par l’atmosphère (pollution), les eaux
de lessivage chargées de composants chimiques issus des matériaux de construction (plâtre,
ciment, enduit…), les produits de nettoyage des éléments environnants…, ainsi que les
produits de nettoyage du verre si ces derniers sont mal adaptés.
3. Précautions à prendre
- lors de sa transformation
En ce qui concerne les vitrages isolants, lors de leur fabrication en atelier spécialisé l’attention
sera portée en particulier sur l’opération de découpe, celle-ci pouvant laisser sur le verre des
traces d’huile utilisée pour la lubrification des outils de découpe.
Par ailleurs le lavage du verre peut être la cause de dépôts après séchage, provenant du
manque de pureté de l’eau de rinçage et, ou de l’air de séchage

Découpe du verre
- lors de sa mise en œuvre
Mis en œuvre en atelier ou sur chantier, les produits verriers demeurent encore fragiles
et peuvent être soumis à des agressions mécaniques ou chimiques.

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Sur chantier il y a nécessité de veiller à la protection des vitrages jusqu’à la fin de
travaux.

Appareil facilitant la mise en oeuvre palettes pour le transport

4. Le nettoyage

Produits conseillés – Produits interdits


Pour le bon entretien des verres dans le bâtiment, le meilleur produit sera l’eau claire à
laquelle l’on peut ajouter des produits courants du commerce non alcalins.

Par contre, il est formellement interdit d’utiliser, pour effectuer le nettoyage des produits
verriers de la soude et de l’acide fluorhydrique, ces produits provoquant des agressions
chimiques irréversibles.
Il y a lieu de s’assurer de la compatibilité du produit verrier avec les produits de nettoyage des
éléments environnants.

Produits de nettoyage

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