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Libertés

Journal de l’Action Sociale Corporative


n°35
n°33

L’ILLUSION
FRANCE/ÉTATS-UNIS
DÉMOCRATIQUE
L’ALLIANCE IMPOSSIBLE
Printemps | 2018
Libertés n°35
Journal de l’Action Sociale Corporative

L’ILLUSION
DÉMOCRATIQUE

LA LANGUE L’ILLUSION MONARCHIE ORDONNANCES


ÉNERGIE
FRANÇAISE DÉMOCRATIQUE ET MÉMOIRE MACRON
LIBRE...
NATIONALE
SOMMAIRE

4 L’énergie libre, ce qu’il faut savoir.

9 La langue française

DOSSIER

12 L’illusion démocratique

20 Monarchie et mémoire nationale.

24 Ordonnances Macron. Qu’en dire pour l’instant.

«TOUTE PENSÉE QUI NE SE TRADUIT PAS


EN ACTE EST UNE DÉFAILLANCE»

R. de la TOUR DU PIN

2 LIBERTÉS n°35
édito
Certains se diront mais qu’importe et que puis-je faire
en ces temps de confusion où l’ordinaire se couche et
subit dans un silence approchant la pire des soumissions dans
un esclavage librement consenti. Laissons-faire souffle à nos
oreilles des médias aux ordres d’un prêt à penser et dépensons
notre énergie dans les stades olympiques où là seulement reste
encore un peu de jus patriotique. Ce jus galvaudé où des milliers
de gens viennent applaudir des produits de pub friqués nageant
dans les alcôves médiatiques où baignent tant de superficialité
politiques. Ces temps de confusion d’un monde du spectacle
permanent, cette fin d’un monde qui, pourtant fut celui de la
pensée et de l’élévation ne doit pas nous faire fléchir ! C’est en
conscience que nous avons décidé, il y a aujourd’hui presque
10 ans, de reprendre le flambeau de la tradition des pères. Ce
flambeau est une permanence intemporel, il est réel et vivant,
il traverse l’histoire. Il est un sang qui irrigue nos veines, tel un
feu. Aucun doute ne doit traverser notre esprit car si tel était
le cas se serait une emprise matériel telle une maladie qui
contaminerait notre être dans son entier. Qu’importe les autres,
qu’importe les attirance superficielles et momentanées dont
nos frères sont abreuvés et tributaires, nous avançons avec les
siècles.

Nous sommes cette fidélité, qui chaque jour nourri


de la sève des Du Guesclin, Jeanne et Baudouin, comme tant
d’autres, nous interdit tout doute et fléchissement mais pas
seulement. C’est aussi une question de survie pour nos proches
comme pour ceux à naître demain, que nous avançons dans
nos certitudes conquérantes. Fier d’un passé, d’une terre qui
a vu naître la chevalerie et dont la langue fut et reste celle de
la magnificence, nous savons où reste l’essentiel. Alors que
jamais, en cette nouvelle année, le doute nous atteigne car si
tel était le cas, nous aurions alors failli, c’est un peu comme
si, à Montgisard nous avions laissé nos frères pieux, notre Roi
lépreux et ses leudes chevaliers devant le danger de la défaite.
Oui mes amis, seule la détermination donnera la victoire. Seule
la connaissance, les lectures, comme notre implication de
chaque jour, rassemblera autour de nous, les indécis. Le temps
qui passe voit finir la superficialité marchande de la ripoublique
antisociale, qui sème sur notre chemin les derniers esprits libres
qui seront les bâtisseurs de demain.

Notre jour viendra !

LIBERTÉS n°35 3
P-P BLANCHER

L’ÉNERGIE LIBRE,
CE QU’IL FAUT SAVOIR...
Définissons d’abord ce que nous appelons « Énergie
libre ». L’énergie libre est pour nous une énergie convertible
en forme utilisable depuis une source inépuisable. C’est une
énergie parfaitement décentralisée, permettant à chaque
foyer d’avoir sa propre source, sans que l’énergie ne soit
acheminée par câbles, depuis une source centralisée la pro-
duisant. Le but étant l’autonomie citoyenne et le retour des
libertés réelles…
Nous précisons également que l’énergie libre n’a absolument
rien à voir avec le mouvement perpétuel. Ce dernier est sou-
vent associé à mauvais escient à l’énergie libre, dans le seul
but de discréditer toute possibilité d’engendrer cette forme
d’énergie. Nous l’affirmons clairement : le mouvement per-
pétuel est tout simplement impossible techniquement, nous
ne traiterons donc pas de ce sujet inutile.
Regardons maintenant concrètement ce qui a été fait communication sans fil. Il engagea un
pour la création de cette énergie libre. architecte pour la fabrication d’une
tour de bois de 47 mètres de haut,
Revenons aux activités de l’ingénieur Nikola Tesla. coiffée d’une électrode de cuivre en
En 1899, Tesla emménagea dans son laboratoire à Colorado forme de champignon. Elle devait ser-
Springs, dans l’état du Colorado aux Etats-Unis, et entama vir d’énorme émetteur. Tesla appela ce
ses expériences sur les ondes terrestres et atmosphériques projet « Wardenclyffe », et envisagea
afin de trouver de nouvelles formes d’énergie gratuites que la station enverrait aussi bien de
comme illimitées entre autres. Il eut alors l’idée d’utiliser un l’énergie que des informations sur les
phénomène connu sous le nom de « résonance de Schumann ». canaux de toutes les fréquences radio.
La construction de la tour était presque
Il existe autour de la Terre une cavité qui résonne a terminée en 1902, mais Wardenclyffe
une fréquence d’environ huit cycles par seconde. Cette cavi- ne fut jamais achevé. A partir de 1905
té est comprise dans l’espace entre le sol que nous foulons Tesla n’eut plus les moyens de financer
et l’ionosphère. Cette bande, qui fait environ 60 kilomètres son projet et la tour de Wardenclyffe
est une caisse de résonance tridimensionnelle dans laquelle fut démolie en 1917.
on peut transmettre de l’énergie électromagnétique de 8 Hz,
sans presque aucune atténuation. La résonance de Schu- En ce début du 21ème siècle,
mann tire ses mégawatts d’énergie des éclairs qui se pro- deux physiciens Russes : Leonid et Ser-
duisent plusieurs fois par seconde partout dans le monde. gey Plekhanov, ont créé leur propre
Sachant qu’une cavité résonante peut être excitée et que centre de recherche sur l’énergie libre :
l’énergie peut être transmise dans cette cavité, il devrait Global Energy Transmission (GET). Ils se
être possible d’engendrer une résonance puis de transférer sont donnés pour objectif de reprendre
l’énergie via la cavité à n’importe quel point de la Terre. Ce les travaux de Tesla et de recréer entre
qui résulterait à toute fin pratique en une transmission sans autre, un prototype modèle réduit de la
fil d’énergie électrique. Tour de Wardenclyffe afin de montrer
au-delà de toute théorie la possibilité
C’est donc dans son laboratoire de Colorado Springs d’engendrer de l’énergie libre par ce
que Tesla mit au point la technologie qui lui permit de pro- procédé… Affaire à suivre…
duire des courants à très haute tension. Le laboratoire abri-
tait une gigantesque bobine Tesla et un mât télescopique Au-delà des activités menées
permettant d’élever une boule de cuivre à une hauteur de 43 par Tesla, regardons maintenant les
m. Lorsqu’il met l’interrupteur en marche, les éclairs qui ap- travaux d’autres chercheurs et inven-
paraissent dans son laboratoire sont retransmis à l’antenne teurs sur le développement de l’énergie
et à la boule de cuivre qui la surmonte. D’immenses éclairs libre.
bleus s’échappent alors vers le ciel et atteignent plus de 30m.
Le tonnerre provoqué par ces éclairs s’entend à 25 km à la Citons le cas de Viktor Schauber-
ronde. Pour Tesla, c’est un couronnement : de la foudre fabri- ger : Viktor Schauberger (30 juin 1885
quée par l’homme ! - 25 septembre 1958) était un garde-fo-
Tesla en conclue restier autrichien, un naturaliste, un
que le courant philosophe et un inventeur.
d’énergie de la Il inventa ce qu’il désigna comme la
Terre peut être « technologie d’implosion ». Les ma-
utilisable pour chines de Schauberger fonctionnaient
transmission de selon le principe d’un mouvement spi-
l’électricité n’im- ralé vers l’intérieur, ou d’implosion.
porte où sur la pla- Bref, il avait découvert comment pro-
nète. duire de l’énergie électrique d’une
manière radicalement différente, en
Il retourna à New travaillant en harmonie avec les mou-
York en janvier vements créatifs de la nature. Le mo-
1900, satisfait de teur à implosion de Schauberger était
savoir qu’il pou- un moteur rotatif et à propulsion par
vait maintenant générateur autonome sans alimenta-
mettre en pra- tion par combustion, l’exact contraire
tique son rêve de du moteur à explosion. Il rejetait le mo-
LIBERTÉS n°35 5
teur à explosion car il soutenait qu’il
contredisait les lois naturelles, étant
donné que c’est un phénomène des-
tructeur. Le moteur fut développé du-
rant la Seconde Guerre mondiale par le
Troisième Reich. Il comportait un circuit
fermé avec un mélange d’eau et d’air,
mu par un moteur électrique fourni par
l’aviation allemande, celui-ci atteignait
20 000 tours/minute. Le modèle A fut
mis en marche sans l’autorisation de
Schauberger, les amarres le retenant
se rompirent, faisant s’écraser et se dé-
truire l’engin contre le toit du hangar. Se
basant sur la résistance des vis, Schau-
berger estima la force ascensionnelle
à 228 tonnes. Schauberger développa
également ses propres théories basées nauté scientifique ne s’y intéresse-t-elle
sur les vortex fluidiques. pas ? Une des raisons est que Keely
n’utilisait pas une terminologie scien-
Schauberger voua sa vie à démontrer combien la tifique pour décrire son travail – il ne
désacralisation de notre environnement procède de notre parlait pas le langage de la science. Et
ignorance totale de la manière dont la nature opère sur le aussi, il était tellement en avance sur la
plan énergétique. Sa conviction était que l’humanité doit science de son temps que, comme pour
commencer avec humilité à étudier ce que la nature nous Tesla, ses travaux étaient tout bonne-
enseigne au lieu d’essayer de la corriger. Nous faisons nôtre ment ignorés par beaucoup de scien-
également ce principe ! tifiques. La Pond Science Institute de
Dale Pond poursuit à ce jour les travaux
L’ingénieur allemand William Baumgartner avait re- de Keely entre autre…
pris les travaux de Schauberger. Vers la fin des années 70,
Baumgartner commença à développer ce qu’il appela des Walter Russell (1871-1963) est un
Tubes à Tornade – sa propre version de l’équipement de autre chercheur en énergie dont les tra-
Schauberger. En utilisant intelligemment les connaissances vaux sont réétudiés. Selon les archives
en néguentropie, l’humanité peut se passer de détruire la de la fondation Walter Russell, Nikola
matière et de dissiper l’énergie, et entrer dans un futur où Tesla aurait été tellement impressionné
l’énergie s’écoule de manière harmonieuse, sans nuire à l’en- par les théories de Walter Russell, qu’il
vironnement comme sans problèmes de pénurie. lui conseilla d’enfermer ses connais-
Parlons maintenant d’un pionnier antérieur à Nikola Tesla. sances au Smithsonian pendant mille
John Ernst Worrell Keely (1827-1898) de Philadelphie. ans, en attendant que l’humanité soit
devenue capable de les utiliser de ma-
À en croire les documents historiques, Keely aurait nière responsable.
réussi d’autres exploits incroyables : Walter Russel fit des travaux sur com-
• Il aurait construit une machine capable de creuser un ment produire de l’hydrogène bon mar-
tunnel dans la roche en pulvérisant la pierre. Son inven- ché.
tion avait l’air de faire fondre la roche aussi vite que la
machine avançait. Des chercheurs modernes ont
• Il libéra l’énergie dans l’eau d’une manière similaire à été en mesure de confirmer les travaux
celle des chercheurs d’aujourd’hui, à savoir en créant avec de Russell. Dans les années 90, trois
des ondes sonores de toutes petites bulles dans l’eau, qui, hommes du Colorado – le chercheur
lorsqu’elles éclatent, libèrent de l’énergie. Des observa- en chimie, Ron Kovac, l’ingénieur en
teurs ont vu un moteur fonctionner avec l’énergie libérée électricité, Toby Grotz, et le médecin
par cet appareil que Keely appelait son Libérateur. naturopathe, Tim Binder – procédèrent
à des recherches approfondies en labo-
Parfois, il est difficile de se rappeler que ces travaux ratoire, pour voir si les théories comme
datent du dix-neuvième siècle. Pourquoi ne connaît-on pas les expériences de Russell tenaient la
plus les travaux de Keely aujourd’hui, et pourquoi la commu-
6 LIBERTÉS n°35
vint ingénieur en électricité et poursuivit son rêve
– l’idée que l’humanité pourrait exploiter l’énergie
du cosmos en stimulant comme en amplifiant les
oscillations existantes dans l’espace. Moray, non
seulement croyait en cette idée, mais il l’a prouvée
publiquement. Il découvrit les écrits de Nikola Tes-
la en 1900, mais s’est aussi inspiré des travaux du
Français, le Dr Gustave Le Bon, auteur de « l’Evo-
lution de la Matière « et de « l’Evolution des Forces
«. Son Appareil à Énergie Radiante marchait pen-
dant des jours sans s’arrêter, convertissant l’éner-
gie de l’espace en électricité utilisable, preuves
et témoignages d’autorités respectables à l’ap-
pui. Cet appareil, posé sur le coin d’une table, ne
contenait aucune pièce mobile, et produisait
une étrange sorte d’électricité qui alluma des
ampoules, chauffa un fer à repasser comme fit
route. La réponse fut oui. Le trio tourner un moteur. Mais l’appareil de Moray fut
a répété l’expérience que Rus- détruit, et sa famille subit toutes sortes de harcèlements, probable-
sell avait faite en 1927 – et qui ment par ceux qui ne voulaient pas qu’un tel appareil fût disponible
fut en ce temps déjà vérifiée par pour le grand public. Aujourd’hui, ses fils essaient de reprendre le
les laboratoires Westinghouse travail là où il l’a laissé.
– qui démontrait une méthode
bon marché et efficace de pro- Nous pourrions parler aussi de ken shoulders et de ses amas
duction d’hydrogène. Ceci per- de charge. De floyd sweet qui inventa un générateur d’énergie ré-
mettait le développement d’une volutionnaire à aimants permanents. Sa technologie était un Tube
économie basée sur l’hydrogène Triode Amplificateur du Vide (Vacuum Triode Amplifier = VTA). L’as-
comme carburant, qui serait pra- pect le plus surprenant de l’appareil de Sweet, était qu’il produisait
tiquement non polluante, fondée beaucoup plus d’énergie qu’il n’en consommait. Citons également
sur l’abondance et non sur une Bruce de Palma et sa N-Machine. De Palma s’inspira des expériences
rareté. de Faraday, sauf que lui utilisait des matériaux modernes comme
des aimants superpuissants, pour obtenir de l’électricité. De Palma
Russell a aussi construit nomme son appareil la N-Machine, N signifiant « à l’énième degré
un appareil qu’il a nommé Géné- », parce qu’il considère que la machine a un potentiel de rendement
rateur Optique à Dynamo-Rus- presque illimité. Citons le bolivien Francisco Pacheco et son géné-
sell, qui captait selon lui l’éner- rateur d’hydrogène. Le 27 juillet 1974, à Point Pleasant dans le New
gie libre. Toby Grotz a entrepris Jersey, Pacheco fit marcher pendant neuf heures un bateau de huit
des recherches pour retrouver mètres, avec l’eau de l’océan comme combustible. Son invention sé-
les plans originaux de cet appa- parait l’hydrogène de l’eau de l’océan au fur et à mesure du besoin,
reil, et le 10 septembre 1961, cet pour en utiliser l’énergie. Les implications étaient énormes : voici
appareil était opérationnel. un réservoir à combustible de la taille d’un océan, rempli d’énergie
gratuite. Alors qu’habituellement la fumée des gaz d’échappement
Toutefois sa découverte se propageait au-dessus de l’océan, ici, les « déchets » du généra-
n’a attiré l’attention de personne, teur n’étaient que de l’eau claire. Mais Pacheco, comme beaucoup
si ce n’est celle du NORAD (Nor- d’autres inventeurs, s’est heurté à un mur de silence et d’indiffé-
th American Aerospace Defense rence à l’égard de son invention…
Command), et il n’existe aucune Etc. Etc. Etc…
source officielle qui dise ce que Il y aurait encore tant de chercheurs, inventeurs et découvreurs à
le NORAD en a fait. citer ainsi que leurs inventions pour l’énergie libre, mais ça serait
bien trop long…
Beaucoup de personnes
perdent l’intérêt pour les choses Bref ! Ce que l’on peut en conclure c’est que lorsque l’on voit
qui les captivaient quand elles tout ce qui a été fait pour le développement de l’énergie libre, on ne
étaient plus jeunes. Mais Moray, peut nier l’évidence de la possibilité d’une telle énergie, si difficile
fils d’un homme d’affaires, de- puisse être son accessibilité à ce jour ! Car malheureusement, les
quelques chercheurs, inventeurs que nous venons de citer dans cet
LIBERTÉS n°35 7
exposé, ont pour la plupart subit de violentes répressions Mais comme nous défendons
dû à leur découvertes. Laboratoires saccagés ou incendiés, la décentralisation du pouvoir dans le
comme pour Tesla, menaces de mort, mais aussi des coups cadre d’une Monarchie représentative,
de feu comme pour Moray ou des suicides ou accidents il est donc tout naturel pour nous de
étranges. La plupart furent souvent discrédités et critiqués défendre également la décentralisa-
par « les experts », comme les pionniers l’ont été dans le tion énergétique de notre pays avec
passé, de Galilée à Max Planck ! Et pour cause : énergie libre les avantages écologiques que cela im-
= liberté individuelle. plique. Quand on sait que le nucléaire a
Comme nous l’avons déjà dit, l’énergie libre désigne avant bénéficié de 85 à 90% des ressources
tout une énergie décentralisée, permettant à chaque foyer publiques. Et les énergies renouvelables
d’avoir sa propre source d’énergie. Et qu’il y a-t-il de plus ré- ? Moins de 2% ! Nous préconisons d’in-
pugnant pour des financiers que la liberté individuelle, eux verser la tendance et qu’un pourcen-
qui veulent tout contrôler et tout faire payer pour s’enrichir, tage élevé de ces ressources aillent à
ainsi que les régimes politiques travaillant pour eux ?… On la recherche et au développement de
comprend dès-lors que cette énergie libre puisse être un l’énergie libre, sur la base des travaux
fardeau pour ces gens-là… Mais Viktor Schauberger ne les qui ont été amorcés depuis plus d’un
rendait pas seulement responsables. Son aversion était plu- siècle déjà, par tous les chercheurs et
tôt contre « les grands domaines scientifiques pour leur ar- inventeurs qui ont œuvré pour sa réali-
rogance et leur esprit de caste. Il fustigeait également les sation.
chercheurs en raison de leurs œillères et de leur incapacité
à faire des recoupements. Contrairement à ce que nous fai- Les énergies fossiles ont fait
sons souvent aujourd’hui, il ne tenait pas la hiérarchie poli- leur temps, le nucléaire aussi, place à
tique pour responsable des malheurs du monde. Il pensait la révolution énergétique qui couron-
que les dirigeants politiques sont foncièrement opportunistes nera de succès l’avènement d’un futur
au point d’être les jouets du système. C’est à ses propres ad- serein et le bien-être de nos généra-
versaires, qualifiés par lui de scientifiques « techno-universi- tions futures, reposant sur les ruines
taires », qu’il reprochait l’état pitoyable du monde. » d’un monde basé sur l’orgueil et l’esprit
« Le Génie de Viktor Schauberger : Et si la pénurie d’eau et mercantile.
d’énergie était un faux problème ? » de Alick Bartholomew - Le jour de notre libération n’est pas
Editeur : Le Courrier du Livre – p19 loin, lorsque le citoyen reprendra son
véritable pouvoir de décision, alors
notre jour viendra !

8 LIBERTÉS n°35
Victor LE RESTE

LA LANGUE
FRANÇAISE
Aux néologismes, aux anglicismes et autres bar-
barismes existe une justification qui fait horreur
au défenseur du français que je suis, royaliste de
surcroît : « Une langue qui n'évolue pas est une
langue malade ».

LIBERTÉS n°35 9
Deux questions peuvent être soulevées : 2. Comment être en mesure de décréter
que notre langue est malade, voire mo-
1. Comment affirmer que notre langue n'évolue pas ? ribonde ?
Le choix du verbe est intéressant. Selon le dogme en vigueur,
« évoluer » ne signifie pas, comme tout bon dictionnaire le Si la langue est souffrante, c'est à
stipule, « changement progressif de position ou de nature », cause de toutes les blessures qu'elle su-
mais « amélioration ». Les penseurs modernes, pour qui cette bit, telles qu'elles sont décrites ci-dessus.
définition s'applique donc, considèrent non seulement que
l'homme a pour destin de progresser inexorablement (l'homme Si la langue peut sembler malade,
du passé étant de facto dépassé ou ringard) mais aussi que c'est qu'elle est âgée, et soyons fiers
tout statu quo est un handicap, voire une régression. Ainsi ces de cette longévité, qui fortifie l'union
amants morbides du changement désirent que la langue soit entre Français, et entre francophones.
changeante, au risque de ne plus être chantante comme jadis. Notre langue fait vieille France, image
d'un passé révolu, moqué, inférieur à la
Pour "évoluer", des mots voient leur signification gâtée. France d'aujourd'hui (selon leur règle de
Cette pratique-là existe depuis la révolution française, période l'évolution) utilisée pour rabaisser nos
aux moult changements désastreux, et fut alors dénoncée par anciens et enorgueillir les nouvelles gé-
Laharpe, voltairien repenti après un séjour en prison pendant nérations ? Époque pas si lointaine, où
lequel la traduction de nombreux psaumes lui fit comprendre il faisait bon vivre, et qui possédait plus
qu'il se fût fourvoyé : ainsi il dénonce le cas du mot « fana- de valeurs qu'aujourd'hui... Il faut jeter
tisme » qui, à cause des vaniteux appelés Lumières et de leurs bas cette manie inconsciente de regar-
enseignements équivoques, fut non seulement déformé, mais der d'un œil suspect ce qui est ancien.
idéologisé pour devenir la tunique de Nessos des adversaires Reprenons-nous, et reprenons pour nos
que se désigna le pouvoir en place (croyants, prêtres, fidèles). yeux et nos oreilles des mots rares, des
Cette pratique existe toujours (ex. : jeune, république, mariage, expressions inusitées, des proverbes un
évolution !, etc, sans oublier la devise de notre pays !), sans peu poussiéreux, et montrons à notre
conséquence aussi macabre qu'à la fin du XVIIIe siècle, certes, entourage, notamment aux enfants, sans
mais pareil glissement sémantique parvient à la fois à troubler fatuité, que notre langue est remuante,
chez beaucoup la perception de la réalité et à réduire l'intelli- colorée, riche ! « Le respect de l'âge ca-
gence, individuelle comme collective. ractérise le raffinement du cœur » écri-
vit un jour avec justesse Vladimir Volkoff,
De telles évolutions ont-elles leur place dans un proces- dans sa Prière à Jeanne d'Arc.
sus de guérison de la langue ?
Si la langue est moribonde, c'est
Ainsi, à côté des mots pervertis apparaissent de nou- une conséquence de son "évolution"
veaux mots indignes, quand d'autres ont le malheur de quitter récente et décrétée. L'évolution de na-
le dictionnaire, quelle que soit leur pertinence dans la pensée... ture est d'essayer d'atténuer, voire de
Ces derniers laissent leur place au besoin maladif de nouveau- faire disparaître des défauts, ce sans l'in-
tés, de gadgets, d'effets de mode ; au besoin d'une jeune géné- fluence d'une force extérieure et manipu-
ration de s'identifier à de nouvelles références... La mode avant latrice. Or forcer l'évolution est contraire
la raison, telle est une des lois de notre civilisation malade. Et aux lois naturelles. Le système politique
tel est le lot de la société de consommation, dans laquelle les qui affaiblit la France rejette ces lois et
gens accumulent les choses nouvelles tout en dénigrant celles veut "régénérer" ce qui lui déplaît : les
qu'elles possèdent déjà et qui fonctionnent. On ne peut décem- chantres de l'évolution et du mondia-
ment prétendre revigorer notre langue avec des éléments dis- lisme cherchent à réformer notre langue.
gracieux comme taf, kiffer, next-step ou « Ça l'fait », quand se Ce serait une façon d'en faciliter l'ap-
font trop rares brimborion, mademoiselle, fi ou « battre la bre- prentissage chez les étrangers – afin de
loque ». Outre les mots, les tournures de phrase souffrent aussi respecter l'égalité, deuxième larron du
d'une américanisation de la langue, en craignant son islamisa- brelan mensonger bien connu en France
tion... – et encore en sous-main d'offrir sa pré-
férence à l'étranger plutôt qu'à l'autoch-
La langue française évolue, c'est exact, mais s'améliore- tone de longue date... Méfiez-vous, après
t-elle vraiment ? "nénufar", certains énergumènes veulent
que "chevals" soit un pluriel autorisé de
"cheval" !
Aussi ce serait encore pour ces vision-
naires myopes une manière de prôner
la méfiance envers les règles qu'ils ne

10 LIBERTÉS n°35
contrôlent pas, en contaminant batte sa coulpe, et non l'opprimé, victime a priori et d'autant plus inno-
grammaire, conjugaison et l'or- cent (celui qui peine en français), quelle que soit sa part de responsa-
thographe comme ils ont souil- bilité dans l'affaire !
lé certaines valeurs essentielles Voilà le traitement fait au français, la langue des cours d'Europe du
à notre existence (dans la foi XVIIIe siècle notamment, outil majeur des traités pour sa précision, sa
comme dans la famille). clarté et son vocabulaire. La langue de Bossuet est suppliciée par le
Qu'il semble donc futile manque de curiosité, la langue de Corneille est assujettie au modèle
et fou d'énoncer la vérité sui- révolutionnaire, et la langue si hardiment défendue devant l'académie
vante : les règles ne s'adaptent de Berlin par Rivarol doit impérativement paraître contraignante et
pas aux personnes, c'est à elles de plus encore désuète.
s'adapter aux règles, de faire les
efforts nécessaires pour en user Ceux qui disent notre langue moribonde ne sont pas ceux qui la
du mieux possible. La personne font vivre.
ne peut décemment représenter
le but ultime de la société, quine Le français est notre langue maternelle, et par conséquent
peut lui être ordonnée... notre langue mère : par elle nous vivons, par nous elle survit ; elle nous
C'est une logique applicable dans a transmis un mode de réflexion, une logique, un héritage lexical et
bien des domaines, qui veut que grammatical qu'il faut respecter, et préserver. Puis transmettre ! À sa
l'oppresseur, ou présumé tel, naissance, si nul ne choisit sa langue, comme sa nation ou sa famille,
change (ici, la règle de français), chacun a le devoir de les défendre. Le royaliste doit s'inscrire dans ce
combat. Pas par simple chauvinisme ou par élitisme déplacé ! Par res-
pect. Par tradition et respect de la tradition.

Si le Français veut sauver son mode de vie, sa culture, sa civili-


sation, qu'il se réapproprie notamment sa langue, telle qu'elle est pro-
posée par Bloy, Troyat, Hugo, Daudet père et fils, Péguy, Giono, et par
tant d'autres talentueux écrivains encore. Qu'il s'exprime mieux, sans
se précipiter, à l'oral comme à l'écrit ; qu'il partage avec ses proches,
ou au travail, les atouts d'une langue qui, à l'instar de bien des arts
classiques, propose depuis des décennies des formes indignes des
réalisations des siècles passés. Qu'il puise dans notre Histoire, dans
sa culture régionale, dans la nature, dans le ciel, dans nos alliances,
pour mieux armer sa pensée contre la médiocrité moderne. Et que le
Français n'oublie pas de résister et de se rebeller contre les laideurs
récentes, les répliques tronquées, les faux-amis, les ingérences étran-
gères superfétatoires, les tics verbaux, les laides abréviations et autres
liaisons dangereuses. Pour cela, exigeons du Parlement, comme nous
le demanderons au roi des années à venir, une loi de défense du fran-
çais (et des langues régionales), telle qu'elle peut exister au Québec,
refuge fortifié de notre langue commune.
C'est ainsi qu'il pourra mieux répondre aux galimatias séditieux des
politicards et des tocards polis. C'est ainsi que nous guérirons une
langue diagnostiquée malade.

Au lieu d'éteindre le brasier sur lequel brûle notre langue, les


darwinistes de la linguistique nourrissent le feu et dansent autour, au
rythme effréné du tam-tam républicain...

Notre jour viendra.

LIBERTÉS n°35 11
DOSSIER
L’ILLUSION
DÉMOCRATIQUE

LETTRE
À ERIN

P-P BLANCHER
Frédéric WINKLER

« On ne comprend absolument rien à la civilisa-


tion moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle
est une conspiration universelle contre toute
espèce de vie intérieure. »
Georges Bernanos - La France contre les robots (1946)

12 LIBERTÉS n°35
Vous croyez au système républicain comme vous êtes persuadé qu’il peut
encore offrir des possibilités d’actions pour résoudre nos problèmes, voir sortir la
France du marasme dans lequel elle patauge depuis trop longtemps ? Et puis qu’im-
porte, n’hésitez pas, continuez à mettre votre bulletin dans l’urne avec le nom d’un
énième candidat inutile que la république vous impose. Ces candidats, vous ne les
connaissez ni d’Adam ni d’Eve, mais ce n’est pas grave, candidats quand même ! Ils
sont interchangeables, lavant tous plus blanc que le précédent aurait dit Coluche…

Maintenant si vous êtes sceptique quant à la viabilité de cette forme de pseu-


do-démocratie, scepticisme accentué par votre sens critique par exemple, alors ana-
lysons les choses : Ne croyez-vous pas que les problèmes des cités, de l’immigration,
du chômage, de l’insécurité, de l’éducation, du droit des femmes comme du salaire
maternel…etc. auraient pu être résolus depuis bien longtemps déjà ? En politique
tout est possible ! Mais est-ce dans la logique des partis, pour qui, ces problèmes en
sont le moteur. En conséquence, qu’attendre de plus de la part des partis politiques
? Croyez-vous réellement qu’un chef de parti au pouvoir, arborant de ce fait le titre
de président de la république, est réellement indépendant dans ses actions pour la
mise en œuvre de son programme politique pour lequel il fut élu ? (Sauf si sa victoire
et le fruit d’une punition contre un autre candidat…) Un président en république est

LIBERTÉS n°35 13
tout sauf indépendant. Il ne fait pas ce qu’il veut, mais doit au Et puis si on veut être puriste,
contraire se soumettre aux lobbies en tout genre qui dictent sa réellement démocrate où plutôt démo-
politique. phile, pourquoi les pères et mères de fa-
mille, n’auraient-ils pas le droit de voter
Danielle Mitterrand en fit l’aveu dans une interview : pour leurs enfants jusqu’à leur majorité.
« Après 1981, je demandais à François Mitterrand : Pourquoi Ils en sont les responsables, c’est eux
maintenant que tu as le pouvoir ne fais-tu pas ce que tu avais qui permettent à la retraite de tenir ses
promis ? Il me répondait qu’il n’avait pas le pouvoir d’affron- engagements. Il n’y a de richesse que
ter la Banque Mondiale, le capitalisme, le néolibéralisme. Qu’il d’hommes ! La société est représentée
avait gagné un gouvernement mais non pas le pouvoir. J’ap- de familles qui socialement font la diver-
pris ainsi qu’être le gouvernement, être président, ne sert pas sité vivante d’une nation.
à grand-chose dans ces sociétés sujette s, soumises au capita-
lisme. J’ai vécu l’expérience directement durant quatorze ans.
En France, on élit, et les élus font des lois qu’ils n’ont jamais
proposées et dont nous n’avons jamais voulu. »

On se souvient également du discours de François Hollande du


22 janvier 2012 au Bourget lorsqu’il annonçait que son principal
adversaire était la finance internationale. Au final après avoir
été élu, sa politique allait plus dans le sens de cette finance qu’à
son encontre ! Ce qui expliqua en partie son impopularité.

Sans oublier ce cher Jacques Chirac qui fit un semblant de dé-


monstration de force et d’indépendance, en refusant de s’asso-
cier à nos chers « amis » américains dans leur guerre en Irak.
Avec Dans le secret des présidents, le journaliste Vincent Nou-
zille raconte la manière dont l’administration Bush a fait payer
5,5 milliards de dollars (4 milliard d’euros) à la France comme
prix de sa « trahison » lors du déclenchement de la guerre en
Irak en 2003. Une somme lâchée sous pression par Jacques
Chirac lors de la renégociation de la dette irakienne, alors qu’il
l’avait initialement refusée. Un prix tenu quasiment secret et
qui n’a fait aucun débat en France. On imagine l’utilité qu’aurait
pu avoir ces 4 milliards d’euros pour notre pays, mais les inté-
rêts américains ont plus de valeurs…

Mais ça n’a rien d’étonnant, quelque-soit les présidents


qui viendront dans l’avenir, et ce, jusqu’à l’abolition de la cin-
quième république, ils seront tous soumis aux divers lobbies et
grandes puissances mondiales qui contrôlent en partie notre Pourquoi au XXIème siècle ne
pays. Il n’y a donc rien à attendre d’une république en France, permet-on pas d’organiser, de moduler le
envisager une VIè, VIIè, VIIIè république etc…, ne servira à rien travail pour les femmes qui le désirent,
! Ce système est trop faible et inadaptée. travailler selon leurs choix : 10, 20, 30,
50, 80% de leur temps ? Et d’ailleurs
Voter pour un candidat en république, c’est voter pour pourquoi ne reconnaît-on pas le droit aux
une marionnette qui ne sera que le valet des vrais puissances femmes de percevoir salaire et retraite
qui nous gouvernent réellement depuis bien trop longtemps associée pour celles qui désirent élever
déjà ! A force de lâcheté, de trahison et de soumission, c’est leurs enfants ? C’est cela la juste recon-
devenu une pratique constante ! Et c’est certainement pas les naissance pour les femmes, pour celles
candidats qui n’ont jamais été au pouvoir qui changeront la qui donnent la vie et se sacrifient bien
donne, justement parce que novice en la matière ils en seront trop souvent pour leur famille. On est loin
d’autant plus manipulables. La mascarade des présidentielles du désir de cantonner les femmes à la
n’est que du vent, un peu comme une mauvaise publicité, vous maison comme le droit romain le désirait
présentant une belle cabane de jardin pour enfants et lorsque mais plutôt dans l’esprit d’ouverture vers
vous la recevez chez vous, on est plus proche de la vieille niche un réel choix féminin libérateur. C’est aux
à chien ! femmes, à travers des référendums de
choisir leur destin loin des lobbys préten-
dant parler en leur nom !

14 LIBERTÉS n°35
Cette fenêtre pour ceux qui réfléchissent permettrait ne tient qu’à un fil ! Continuer à voter,
de régler nombre de difficultés éducatives, nombre d’abandons comme s’apprêtent à le faire beaucoup de
de personnes âgées, nombre de délinquances, comme agirait ceux qui se disent « antisystème », c’est
sur les taux de chômage, mais il est vrai, c’est trop socialement légitimer l’institution comme renforcer la
naturel. La république travaille plutôt à la déstructuration des république. Au final, ils se diront : « Les
familles afin de changer la nature de l’homme, toujours cette français y croient encore ! », donc autant
éternelle volonté totalitaire, comme l’endoctrinement des continuer ! Et pendant ce temps, le pays
jeunes esprits à l’école… s’effondre un peu plus chaque jour….

Bref revenons à notre sujet, alors pour qui faut-il voter ? Victimes de ce syndrome que l’on
Tout simplement pour personne ! Ce n’est pas d’un vote dit « rencontre si souvent dans les casinos,
où un joueur persuadé qu’il gagnera le «
Jackpot », met sa pièce dans la machine
à sous, tire sur le manche et….perd ! Mais
ce n’est pas grave, se dit-il, la prochaine
sera la bonne ! Il se motive à volonté, mais
la prochaine, il perd aussi ! Il ne voit pas
le temps passer puis au final, après s’être
littéralement ruiné, il constate qu’il a bel
et bien perdu ! Mais ce n’est pas grave,
se dit-il, la prochaine fois sera la bonne,
attendons la fin du mois, histoire de se
renflouer. Malheureusement ce genre de
scénario est très courant dans les jeux
d’argent des casinos, et nous savons perti-
nemment où peut mener ce sinistre cercle
infernal basé essentiellement sur l’espoir
éventuel d’un hypothétique « jackpot » !

Cette illusion dans le jeu est une


maladie comme le plaisir d’être systéma-
tiquement cocufié par le système parce
que l’on n’ose pas réfléchir et remettre
en cause ce que l’on pense définitif et
consensuel. La dictature fonctionne bien
dans ce « prêt à penser » que nos pères
auraient « vomi »… « L’homme qui va vo-
ter pour obtenir de bonnes lois est sem-
blable à l’enfant qui va au bois cueillir
utile » dont nous avons besoin, mais d’un réel changement de de bonnes verges pour se faire fouetter.
régime politique. Mais ce changement ne se fera que tardive- Les votards demandent la lune au candi-
ment si tous les contestataires cherchent encore vainement à dat qui s’empresse de la leur promettre.
mettre de l’essence pour alimenter le moteur d’une voiture qui Quand il est élu, il ne peut tenir sa pro-
n’a plus de roues… messe qu’en leur montrant son cul »
(Garnier - de la bande à Bonnot) Citation
L’abstention c’est faire le jeu du système disent cer- qui semble bien excessive pour les corni-
tains, car ça permet aux candidats traditionnels de perdurer. chons restant à l’abri des courants d’air,
Certes, mais entre nous, si c’est seulement 2 millions de per- aurait dit Bernanos.
sonnes qui votent pour un candidat accédant au pouvoir, sur
une population de 65 millions d’habitants, il est clair que sa Ce qui est d’autant plus triste
légitimité disparaîtra totalement, car on ne pourra plus parler dans ce symptôme d’addiction aux jeux,
de « loi de la majorité ». Et il suffira que le gouvernement de ce c’est qu’il apparaît également parmi les
candidat-président fasse passer une mauvaise loi pour que cela électeurs ! Ils se persuadent que le par-
tourne au vinaigre… ti pour lequel ils ont voté passera, ils
mettent alors leur bulletin en encoura-
L’abstention, lorsqu’elle est massive, fait perdre toute lé- geant un maximum de personnes autour
gitimité comme toute crédibilité au gouvernement au pouvoir. d’eux à en faire de même. Mais malheu-
Ce gouvernement devient de ce fait totalement fragilisé, et tout reusement, leur parti ne gagne pas ! Tant

LIBERTÉS n°35 15
pis se disent-ils, on remettra ça dans cinq ans ! Tout Si nous n’avons à ce jour aucune preuve
en se satisfaisant malgré tout du score élevé de leur concrète permettant de confirmer que les jeux
parti ! étaient faits avant même les élections, il n’en de-
meure pas moins qu’au-delà du constat des sou-
L’enseignement du vote « Macron » tiens improbables à Macron avant le premier tour,
plusieurs défaillances étranges sont apparues lors
Observons d’ailleurs ce que fut le vote de ces élections. Même s’il peut s’agir de simples
Macron. Emmanuel Macron est apparu du jour au incidents administratifs, comme ces 500.000 élec-
lendemain sur la scène politique au sein du gouver- teurs qui auraient reçu deux cartes de vote chacun,
nement Hollande, alors que personne n’en avait en- à la faveur d’un changement d’adresse. De ce fait, ils
tendu parler jusqu’à présent, du moins sur la scène pouvaient voter deux fois en deux lieux différents…
proprement politique. Le 6 avril 2016, il créé son De quoi susciter quelques soupçons de tricherie !
propre parti « En Marche », dont les initiales rap-
pellent celles de son nom. Et à peine un an plus tard, Sans oublier ceux qui ont été littéralement
lors d’une présidentielle 2017 qui semblait promise à radiés des listes électorales, sans avoir été averti et
d’autres, il passe le premier tour aux côtés de Marine qui l’ont su seulement le jour même de l’élection. À
le Pen, et est élu président au second tour ! Etrange Strasbourg, ils étaient 16.046 radiés, à Clichy 3.500,
et fulgurante ascension. Surtout lorsque l’on voit la au Havre 5.000… Aux quatre coins de la France, ce
campagne médiocre qu’il a fait. Lui qui qualifiait la phénomène fut observé, ce qui laisse un goût un peu
Guyane, « d’île », lui qui se disait un jour socialiste et amer à nombre de nos concitoyens privés de leur
le lendemain avouait qu’il ne l’était plus. Il n’a d’ail- possibilité de vote…Ainsi, quelques doutes peuvent
leurs aucune réelle expérience politique. Diplômé de légitimement planer…
l’ENA en 2004, il devient inspecteur des finances
avant de commencer en 2008 une carrière de ban- Néanmoins, si on considère qu’il n’y a pas eu
quier d’affaires chez Rothschild & Cie. Membre du tricherie, alors c’est peut-être encore plus grave car
Parti socialiste entre 2006 et 2009, il est nommé se- cela voudrait dire que les Français dans leur grande
crétaire général adjoint au cabinet du président de majorité ont bel et bien voté pour Macron… De ce
la République française auprès de François Hollande fait voilà un formidable argument contre la démo-
en 2012 puis ministre de l’Économie, de l’Industrie et cratie présidentielle car cela semble bien prouver
du Numérique en 2014 dans le gouvernement Ma- qu’il suffit que les médias officiels surmédiatisent
nuel Valls II. Bref, voilà un personnage qui ne connaît un candidat, leur préféré, pour qu’il soit élu contre
rien à la vie quotidienne des Français en général, de toute logique au regard du lourd héritage gouverne-
ce « pays réel » dont il semble être l’antithèse même. mental de l’ère Hollande qu’il pouvait représenter.
C’est pour cela que dans le monde médiéval, la publi-
Mais ce qu’il y a de particulièrement étrange cité était interdite comme à l’époque l’usure condam-
avec ce personnage, c’est le ralliement improbable née. On comprend facilement que dans une saine
qu’il a suscité avant les résultats du premier tour, société, le fait de faire de l’argent avec l’argent était
aussi bien de droite de gauche du centre que parmi mal accepté. On y voit toute l’injustice et l’inégali-
les bobos du show biz, ces éternels bien-pensants té que cela entraîne… Et puis comprenons bien, un
que, en son temps, dénonçait déjà le royaliste Ber- bon artisan comme un bon commerçant n’ont point
nanos… besoin de publicité pour créer et vendre. Seuls les
profiteurs mentent, à grand coup de publicité, afin
Sans oublier ce cher Manuel Valls qui, au lieu de faire passer leurs produits de pacotille pour des
de soutenir son clan politique en la personne de Benoît objets de qualité. C’est en cela que le monde médié-
Hamon, soutiendra plutôt lui aussi Macron. On aurait val, protecteur des consommateurs par souci de jus-
pu comprendre aisément ces soutiens après les résul- tice, refusait toute publicité. Aujourd’hui le système
tats du premier tour pour faire « barrage à la haine » se moque des « citoyens » car le monde marchand
comme ils aiment à le répéter depuis des décennies en règne et il faut « tondre » et mentir au contribuable !
se prenant pour les combattants d’une cause inexis-
tante … Mais ces soutiens à Macron se sont fait avant Bref c’est un peu comme le principe d’une
les résultats du premier tour. Comme s’ils avaient su publicité pour un produit quelconque qui tourne en
par avance qu’il allait gagner l’élection présidentielle. boucle à la télé, sur internet et les panneaux d’af-
Survivre est la devise de ces hommes qui ne sont pas fichage, pour avoir l’assurance qu’il se vende bien.
réputés pour leur courage politique, on comprend dès Macron a été particulièrement surmédiatisé, voi-
lors que Macron fasse office de bouée de sauvetage là un fait difficilement contestable. Le pire c’est
pour ce monde superficiel hors du quotidien réel des lorsque l’on demande à ceux qui le soutiennent, la
citoyens. Complotisme, penserez-vous ou allez-vous raison pour laquelle ils veulent voter pour lui. Les
nous dire ? Pas vraiment, à bien y regarder. réponses sont assez effarantes. Ils votent pour lui

16 LIBERTÉS n°35
parce qu’il est jeune, qu’il a du charme, parce que ça change connus. Nous entendons par conscience
de l’ancienne clique, etc. Le pire c’est lorsqu’on leur demande politique : « la présence chez un indivi-
de présenter les idées de Macron : là, c’est à l’image du pro- du d’une culture, d’une expérience et
gramme en question : le vide abyssal. En somme, ils votent pour d’une maturité politiques, autorisant,
lui pour des raisons futiles ou peu crédibles sans se soucier des notamment en matière électorale, des
conséquences que cela pourrait avoir dans les 5 années à venir. choix réfléchis. » Ce qui est une bonne dé-
Voilà qui rappelle la fameuse citation de Churchill : « Le meil- finition issue de l’encyclopédie universelle.
leur argument contre la démocratie est une conversation de Combien ne savent pas pour qui voter arri-
cinq minutes avec l’électeur moyen. » Force est bien de consta- vé à 18 ans et souvent bien au-delà ? Avoir
ter que le vieux massacreur de Mers el Kébir n’avait pas tout à une conscience politique ou une culture
fait tort sur ce point-là… politique n’apparait pas du jour au lende-
main. En cinquième république, les jeunes
Mais d’un autre côté, c’est aussi dans la logique du sys- n’ont que les cours d’éducation civique
tème qui veut qu’à l’âge de 18 ans nous ayons le droit d’aller vo- (l’EMC) pour les familiariser avec la poli-
ter, mais sans se soucier de savoir si oui ou non nous avons une tique. Mais ces cours-là visent plus à faire
réelle conscience politique ou si les enjeux mêmes nous sont d’eux de futurs citoyens dociles, à qui l’on
fait croire qu’ils s’expriment parce qu’ils votent pour Mais qui maîtrise réellement ces choses-là hormis
des représentants, comme ils sont souverains parce quelques érudits, quelques étudiants aux études
qu’ils votent pour un président tous les cinq ans : poussées, eux-mêmes très divisés sur les doctrines
éducation civique ne rime pas vraiment avec esprit évoquées et leur mise en pratique ?
critique !
Est-ce pour autant que nos « élites » s’en
Si l’on croit que la démocratie est le choix inquiètent ? Bien évidemment que non et on peut
des meilleures compétences (ce dont il est possible comprendre à quel point cela les arrange : le sys-
de douter, au regard de l’histoire), donner le droit tème électoral présidentiel n’est pas fait pour autre
de vote pour ce genre d’élection politicienne à une chose que pour légitimer ceux qui se servent du
personne qui n’a aucune conscience politique c’est système pour asseoir leur pouvoir, économique au-
comme donner le permis de conduire à une per- tant qu’idéologique. Pour conclure, dans cette pseu-
sonne n’ayant jamais passé les examens nécessaires do-démocratie républicaine, ce système qui nous
à cet effet. empêche de pouvoir décider de nos affaires locales
et professionnelles, qui veut nous obliger à confir-
Ainsi, avant d’avoir le droit d’aller voter mer un choix orienté et déjà fait par d’autres, qu’il
il faudrait que tous les votants arrivés à 18 ans y ait tricherie ou pas, dans les deux cas, ce système
connaissent toutes les idéologies, comme le libéra- est affligeant et obsolète.

lisme, le socialisme, le communisme, l’anarchisme, la La solution à tous nos problèmes institution-


doctrine sociale de l’église, le corporatisme, le natio- nels n’est pas et ne peut être dans les urnes prési-
nalisme, le royalisme, etc. Il faudrait étudier les dif- dentielles. En fait, il faut bien plutôt « verrouiller » la
férentes formes d’économies et sociétés sur lequel place suprême de l’Etat avec une institution stable
s’est forgée notre histoire ! Approcher les grands et responsable. Pour nous, cette institution c’est la
penseurs grecs qui ont testé, il y a bien longtemps Monarchie. Pourquoi la Monarchie ? Parce qu’un Roi
les différentes formes de régimes. Il faudrait égale- est un spécialiste, un professionnel de la politique
ment une culture historico-politique approfondie et sans être un politicien, car dès son plus jeune âge, il
également que chacun ait le réflexe de se renseigner est initié à tous les détails du métier qu’il doit exer-
sur chaque candidat, sur son passé et ses activités… cer un jour. Il est par là même beaucoup plus apte
Un vrai travail d’étude civique ! à gouverner que tous les politicards des partis poli-

18 LIBERTÉS n°35
tiques de la république, obligé par Il faut bien comprendre que nous sommes à un carrefour de
sa naissance et habitué par son notre destin. Les modes de communication moderne, l’évolution des
éducation à servir et non pas à se peuples par l’assujettissement naïf aux ordres d’un mondialisme plus
servir ! Il n’y a pas de régime idéal manipulateur que jamais, entraînent les peuples vers l’esclavage. Bref
mais plutôt une institution moins un monde tourné vers la numérotation des individus dans un marché
mauvaise que les autres. Une ins- planétaire.
titution composée des trois pou-
voirs, tel que les Grecs anciens Ce qui fait du Roi, l’homme le plus capable de gouverner, c’est
le définissait : la monarchie dans justement l’Hérédité dynastique qui est un apprentissage perpétuel de
l’Etat, l’aristocratie dans la pro- la fonction royale. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que l’Héré-
vince comme la démocratie dans dité dynastique lie le sort du Roi à la fortune de l’Etat. Assuré de lais-
la commune. Il faut contrebalan- ser à son fils l’administration du bien national, le Roi sent par la force
cer le pouvoir de l’argent, puissant des choses son intérêt particulier se confondre avec celui du pays ; il
dans toute forme de régime mais est ainsi intéressé à la prospérité publique comme le cultivateur est
en Monarchie contrebalancé par intéressé à la bonne culture de son champ, l’industriel au développe-
celui du sang, qui est le résultat ment de son industrie, etc. Le fils est très tôt au fait par l’expérience
du mérite. Les hommes n’ont rien de la gestion de l’Etat et non le fruit d’une école d’énarque. Il faut com-
trouvé de mieux et dans l’histoire prendre que cette recette vient de l’histoire et qu’elle est une savante

qui ne se réjouit pas des tirades réalisation dont les siècles témoignèrent du réalisme social. Le rôle de
de Molière, de La Fontaine comme l’Etat sera donc soulagé des taches ne le regardant pas, recentré sur
aussi dans Cyrano, désargenté ce que l’on appelle ses compétences régaliennes (de « rex », le roi, le
ridiculisant les riches parvenus… gouvernant l se consacrera à ce pourquoi il est indispensable, là où il
L’argent voulait prendre le pou- est bon, à sa juste place : la représentation diplomatique, la défense
voir et c’est pour cela qu’il y eut nationale, la grande justice et l’ordre public général, les grandes ré-
la Révolution, rien de plus. Il suffit glementations de protection (sanitaire par exemple), l’incarnation de
de se replonger dans l’ouvrage de l’unité française…
Kaplan pour s’en convaincre (Le
Pain, le peuple et le roi)

LIBERTÉS n°35 19
Quant à la démocratie, elle pourra d’Etat dans un foisonnement de libertés réelles et vivantes.
s’épanouir véritablement dans le cadre Cela redonne à l’homme toute sa dimension responsable pour
d’une vaste décentralisation du pouvoir, un épanouissement familiale, professionnel et citadin…
nécessaire et primordiale. Cette décen- Il est donc important qu’une libération comme d’une reprise
tralisation consistera à laisser les Fa- en main du pouvoir citoyen intervienne avant qu’il ne soit trop
milles, les Professions, les Communes et tard. Donc c’est au sein des petites communautés, où les gens
les Provinces (ou régions) s’organiser li- se connaissent que la démocratie reprend son efficacité pleine
brement dans la société et assurer tout et entière.
ce que l‘Etat tentaculaire (et souvent
kafkaïen) s’est arrogé : l’enseignement, la Ainsi toute nomination, toute décision locale devra-t-
formation professionnelle, la protection elle être décidé en direct par une convocation de la population
sociale, la gestion locale… Les collectivi- afin d’éviter toute lenteur administrative polluante et fatigante.
tés locales, communes et provinces, dé- Dans ce type de consultation, disparaitront naturellement les
cideront alors elles-mêmes de leur mode parasites politiques (droite et gauche) qui avant manipulaient
de représentation, de leurs compétences l’opinion. Ce qui n’empêchera nullement l’existence des par-
(sans que la loi votée à Paris dise ou in- tis politiques, qui deviendront plus des clubs ou associations
terdise), de leurs financements… politiques, et se cantonneront à une sphère d’influence éven-

tuelle dans la population. Pourquoi, parce que les citoyens dé-


Loin de restreindre toute démo- cideraient directement ce qui les concerne et ne seraient plus
cratie, au contraire son extension sera à choisir un programme politique restrictif et étouffant pour
démultipliée à l’infini dans tout ce qui plusieurs années. On déciderait du réel et non plus en fonc-
touche la citoyenneté vivante et quoti- tion d’une planification partisane. Le maire qui avant pouvait
dienne. Cette démocratie sera l’émana- être d’une tendance, se verrait alors renforcé par une considé-
tion de ce qui fut de tout temps chez les ration nouvelle, faite sur ses qualités, sur l’homme et plus sur
peuples libres, de la Grèce antique où sa couleur éphémère de carte partisane ! De cette organisation
naquirent toutes les réflexions sur les naturelle naitra une nouvelle aristocratie de valeur à tous les
systèmes humains de gouvernement au échelons de la société empêchant au monde de l’argent l’acca-
canevas historique de notre nation. C’est parement du pouvoir…
une forme d’anarchie avec un minimum

20 LIBERTÉS n°35
De ce fait des bulletins de doléances seront • Et un dernier bulletin pour les propositions
disponibles dans chaque Mairies (Ou téléchargeable à l’échelle nationale, pouvant aboutir à des référen-
sur internet sur le site de la mairie et devant être dums si besoin. Et ce qui est bon pour les régions
remis ensuite en main propre à la mairie). Nous pro- le deviendra pour les métiers et les grandes entre-
posons trois types de bulletin : prises en multipliant les participations comme dans
les autres associations, faisant la richesse et compo-
• Un bulletin pour les propositions à l’échelle sant le tissu de notre pays. Il est temps que le destin
de sa commune ou de son quartier ou son arron- revienne aux mains des acteurs et non des alcôves
dissement. du régime comme des lobbys. C’est cela l’écologisme
• Un bulletin à l’échelle de la région. Chaque ré- intégral humainement organisé dans le temps pour
gion sera représentée par une assemblée qui consti- le bien des peuples comme de la nature environ-
tuera une sorte de gouvernement régional décen- nante, préservée pour les générations de demain …
tralisé. Il y aura autant de régions que d’assemblées
régionales localisées dans les plus importantes Voilà en gros ce que pourrait être une vraie
villes de chaque région. (Lyon pour la région Rhô- démocratie dans notre pays au sein d’un Royaume.
ne-Alpes, Bordeaux pour la région Aquitaine…etc.) Plutôt que de voter inutilement pour un candidat à
Les régions de l’actuelle république, identités la haute fonction de l’état sur lequel on n’aura aucun
bureaucratiques et sans âmes, devront lais- contrôle une fois qu’il est au pouvoir !
ser place aux provinces réelles. Les départe-
ments, inventions de la Révolution et d’ailleurs ABSTENTION AUX PRESIDENTIELLES ET ABOLI-
aujourd’hui moribonds, devront être supprimés TION DE LA Vème REPUBLIQUE !
et remplacés par des « districts de régence »
regroupant les principales intercommunalités. Voilà ce qu’est être antisystème !
Enfin les communes, en nombre extravagant
(35 000 !) doivent être regroupées en fonction Notre Jour Viendra !
des actuelles communautés d’agglomération.
Tout l’actuel millefeuille politico-administratif
de la république doit être très sévèrement épu-
rés et réformés. Il faut alléger l’administration
devenue étouffante et finalement inefficace.
Des assemblée provinciales pourront être crées
sous le contrôle d’un intendant du Roi. Les pré-
fets, valets de la république, doivent être abolis.

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LIBERTÉS n°35 21
Jean-Philippe
CHAUVIN

MONARCHIE ET
MÉMOIRE NATIONALE

Quelques jours avant sa mort, qui surviendra le 1er septembre 1715, le


roi Louis XIV s’adresse au futur régent : « Vous allez voir un roi dans la
tombe et un autre dans le berceau. Souvenez-vous toujours de la mé-
moire de l’un et des intérêts de l’autre ». En quelques mots forts, le roi
mourant signale ainsi, pour l’éternité et pour les hommes qui savent entendre,
toute la particularité de l’histoire d’un pays et de la nature d’un Etat digne
de ce nom, et rappelle au duc d’Orléans les devoirs du magistrat suprême de
l’Etat, y compris en l’absence provisoire de roi d’exercice, alors trop jeune pour
régner (Louis XV n’a que cinq ans). Mais cette leçon est valable aujourd’hui
encore, malgré la République et souvent contre elle, et les royalistes comme
ceux qui ne le sont pas mais qui souhaitent la pérennité du pays et le bien-être
de ses citoyens, peuvent s’en souvenir et, mieux que cela encore, la mettre en
application.

« La mémoire de l’un », du prédécesseur, n’est pas une mémoire figée


mais doit être soumise à ce devoir d’inventaire qui n’est pas forcément des-
truction de ce qui a été fait, mais « tradition critique », c’est-à-dire défalcation
du passif et valorisation de l’actif utile et positif : il ne s’agit pas pour le sou-
verain du présent de défaire l’œuvre du précédent mais d’en poursuivre les
grandes politiques, avec son style personnel, et en n’hésitant pas, si le besoin
s’en fait sentir, de revenir sur certains échecs ou incompréhensions du règne
d’avant. Lorsque le chancelier prononce la formule rituelle qui finit un règne
pour en ouvrir, immédiatement, un autre, le fameux « Le Roi est mort, Vive
le Roi », il laisse déjà entendre que la politique du roi nouveau sera bien une
politique du vivant, du long moment présent et en cours, et à venir, et non la
redite froide du règne du feu roi. Tout règne est, en soi, unique.

Mais la transmission héréditaire de la magistrature suprême de l’Etat,


propre à la Monarchie royale française (mais pas à elle seule, bien sûr), permet
une continuité et pérennité de l’Etat, sans doute de plus en plus nécessaires
dans un monde qui, aujourd’hui, se presse et s’empresse, au risque de déséqui-
librer les sociétés et de leur faire perdre toute mesure et, parfois, toute raison
d’être par elles-mêmes. La Monarchie royale permet aussi d’incarner la nation
en une famille, et elle est ainsi, par son existence et son mode de succession
même, la gardienne de la mémoire nationale, constituée elle-même de multi-
ples mémoires locales, politiques, professionnelles, religieuses, familiales. Je

22 LIBERTÉS n°35
me souviens ainsi que, lorsque feu le comte de Paris était C’est d’ailleurs cette capacité à incarner la mé-
venu s’entretenir avec les étudiants de l’université de moire nationale qui permet à la Monarchie royale d’ou-
Rennes-2, en l’année du Millénaire capétien (1987), l’am- blier les offenses passées : Henri IV a connu la guerre ci-
phithéâtre était comble et respectueux (malgré les cris vile religieuse, il en a été partie prenante, mais, une fois
d’orfraie de l’Union des Etudiants Communistes locale, qui son pouvoir (r)établi, il n’a voulu connaître que les quali-
se voulait – pas trop fort tout de même - robespierriste…), tés des uns et des autres, amis comme adversaires, et il
et que le président de l’université avait accueilli le prince a représenté, aux yeux de tous et jusqu’à nos contempo-
comme le descendant bien vivant d’une histoire qui re- rains, le symbole de la réconciliation générale au-delà des
montait au Moyen âge et qu’il poursuivait, à sa manière : appartenances religieuses hier antagonistes.
la longue mémoire royale qui, tout ensemble, rappelle et
transcende toutes les mémoires du pays, y compris au-de- Mais un roi, ou quelque chef de l’Etat que ce soit
là même de la Révolution de 1789 et de ses avatars répu- digne de ce nom (même s’il n’est pas roi, mais c’est alors
blicains des années et siècles suivants. Le comte de Pa- plus difficile et parfois, par principe, impossible) ne doit
ris avait d’ailleurs souligné qu’il n’était pas là pour régler pas penser seulement à ce qui a été et à ce qui est ; il doit
des comptes avec l’histoire mais pour la poursuivre et la aussi se projeter dans l’avenir, autant que faire se peut,
transmettre à ceux qui lui succéderaient. « L’avenir dure et, dans tous les cas, préserver les intérêts de celui qui lui
longtemps », disait le général de Gaulle… succédera et des générations à venir, ce que rappelle là
encore Louis XIV au futur régent. Le roi, « père du peuple
», doit préparer l’avenir de ses enfants et particulière-
ment de son héritier putatif, tout en sachant que ceux-ci
ne lui ressembleront pas forcément et que les temps, les
mœurs, les enjeux ne seront peut-être pas les mêmes que
ceux qu’il connaît lui-même, au moment où il règne. L’édu-
cation du futur roi, c’est l’apprentissage de l’exercice de
l’Etat et de ses devoirs, de ses charges, de ses difficultés :
être roi, c’est bien un métier politique, et qui se transmet
de génération en génération, au risque de l’histoire et de
ses coups que le souverain doit apprendre à parer en veil-
lant toujours à préserver l’essentiel, l’intérêt du pays et
de ses habitants d’aujourd’hui et de demain sans oublier
« la mémoire de leurs pères » sans laquelle il n’y a pas de
fondations solides… Un intérêt qui n’est jamais aussi bien
défendu que lorsque la dynastie est effectivement solide
et sûre d’elle-même.

Dans une nation historique, la Monarchie fait


fonction de colonne vertébrale : elle permet au pays d’être
debout et de « se tenir » dans un monde tempétueux. Elle
est tout à la fois la mémoire longue et le trait d’union entre
les générations, elle est le souvenir sans être la rancune,
et elle ne retranche pas telle ou telle partie de la mémoire
nationale, fût-elle désagréable pour elle : il suffit de regar-
der au-delà des Pyrénées ou au-delà de la Manche pour
s’en convaincre… Cela ne signifie pas qu’elle est parfaite
ou toujours à l’aise avec le passé, voire avec le resurgis-
sement des anciennes conflictualités, mais qu’elle a sans
doute plus d’atouts, par sa propre nature politique, qu’une
République qui préfère la dissimulation (comme pour les
épisodes cruels de la Révolution dans les provinces de
l’Ouest) ou la confusion, parfois savamment entretenues
par l’Education nationale dans ses manuels scolaires ou
ses programmes d’histoire, voire de géographie…

A l’heure où l’histoire est parfois réduite à un en-


jeu « mémoriel », il n’est pas inutile de rappeler que la Mo-
narchie permet aussi d’apaiser les mémoires sans oublier
l’histoire ni les défis et promesses de l’avenir…

LIBERTÉS n°35 23
Frédéric
WINKLER

ORDONNANCES MACRON
QU’EN DIRE POUR L’INSTANT

Un monde Orwellien est en marche,


depuis quelques temps déjà, il était question
« Les républiques françaises, territoriales et profes- de réformer le Code du travail devenu effec-
sionnelles, ont besoin d’un fédérateur. On ne sauve tivement incompréhensible dans ses inextri-
une nation qu’en respectant, ou bien en retrouvant, cables articles. Le nouveau président Macron
le principe qui a présidé à sa naissance » avait annoncé qu’il gouvernerait par « Ordon-
nances », voilà qui est fait et tant pis pour les
Antoine Murat incrédules imaginant une justice dans un sys-
tème qui depuis bien longtemps est antisocial
(« Code du travail : Ce que contiennent les
cinq ordonnances, Alexia Eychenne, 31 août
2017, « Libération », http://www.liberation.
fr/france/2017/08/31/ce-que-contiennent-
les-cinq-ordonnances). Il est plutôt question
de faciliter les solutions expéditives concer-
nant les salariés comme leurs instances repré-
sentatives. D’ailleurs un formulaire type sera
fait pour les licenciements, plus pratique pour
se débarrasser des salariés en entreprise («
Bientôt un formulaire pour se faire licencier
? », Cécile Crouzel Publié le 30/06/2017,
le Figaro économie, http://www.lefigaro.fr/
emploi/2017/06/30/09005-20170630ART-
FIG00002-bientot-un-formulaire-pour-se-
faire-licencier.php) : « Cela va rassurer les
PME, désormais on va pouvoir maîtriser le
risque du licenciement » (François Asselin,
président de la CPME, « Confédération des
petites et moyennes entreprises »). Concer-

24 LIBERTÉS n°35
nant l’ancienneté : « Avec deux ans d’ancien- Le salarié à tout de même un droit majeur, celui de demander
neté, le plafond sera de trois mois de salaire, « pourquoi on le licencie », si malgré cela la réponse ne satisfait pas
augmenté à raison d’un mois par année d’an- celui-ci, et que l’on se rend compte qu’il n’y a pas de motif sérieux, la
cienneté, jusqu’à 10 ans. Puis en hausse d’un loi prévoit d’office que c’est une simple irrégularité de procédure, cela
demi-mois par an, pour atteindre 20 mois ne coûte rien, le salarié gagnera 1 mois…
maximum pour 30 années dans la même en-
treprise. Les salariés avec peu d’ancienneté Etre une femme en ce moment est encore plus dur, celles qui
sont pénalisés, car la loi accorde aujourd’hui travaillent à temps partiel, y-a-t-on pensé ? Les femmes de ménage,
au moins six mois de salaire après deux ans les caissières qui n’arrivent jamais à faire 35 heures en une semaine,
de maison dans des entreprises de plus de 10 quand elles arrivent à en faire 15 ou 20, en s’affairant partout, sans
salariés. Le juge ne gardera sa liberté d’ap- parler des soucis de garde pour les enfants. Elles se retrouvent avec
préciation qu’en cas d’atteinte aux libertés 500 euros par mois, plafonné à 20 mois, je vous laisse imaginer !
fondamentales (harcèlement, discrimina- On considère encore qu’il est moins grave pour une femme de perdre
tion, dénonciation de crimes et délits…) » son travail qu’un mari ! C’est la double peine car elle a souvent déjà
(« Code du travail : Ce que contiennent les un salaire inférieur ! Et je ne parle pas des responsabilités et divers
cinq ordonnances, Alexia Eychenne, 31 août métiers qu’en tant que femme ou mère, elle doit honorer pour servir
2017, « Libération », http://www.liberation. ceux qui l’entourent…
fr/france/2017/08/31/ce-que-contiennent- N’est-on pas dans un processus de licenciement abusif protégé par
les-cinq-ordonnances). la loi ? Et pas une ligne dans la presse comme le silence des officines
Voilà en guise de remerciement pour bons et syndicales ! Concertation ou complicité !
loyaux services !…
Lorsque l’on voit qu’en Allemagne il Les sociétés étrangères vont jubiler ! Tout est fait pour le Me-
y a de plus en plus de travailleurs pauvres et def, comme quoi les « naïfs », disons plutôt les « cocus » qui votent
que l’on nous présente ce pays en exemple ! pour ce système antisocial aiment bien « se faire avoir ! ». Cela me
Beaucoup s’imagine que les licenciés le sont rappelle une phrase de Garnier : « L’homme qui va voter pour obte-
parce qu’ils ne sont pas bons ou inutiles, cer- nir de bonnes lois est semblable à l’enfant qui va au bois cueillir de
tains même pensent que cela n’arrive qu’aux bonnes verges pour se faire fouetter. Les votards demandent la lune
autres. Pour les vraies petites sociétés, cela au candidat qui s’empresse de la leur promettre. Quand il est élu, il
pourrait être salvateur. Mais ce que l’on sait ne peut tenir sa promesse qu’en leur montrant son cul » (Garnier - de
aussi c’est que les grosses structures feront la bande à Bonnot)
de petites entités, les dommages intérêts se-
ront plafonnés à 20 mois. Par contre pour les Entre les salariés en limite de dépression (« burnout ») environ
petits ! 25% de la masse salariale (La Dépêche, publié le 16/02/2017 : « Burn-
Le XIXe siècle n’est pas si loin. Pour avoir 20 out : 3,2 millions de Français exposés à l’épuisement professionnel »,
mois il faut avoir 29 ans d’ancienneté ! Qui l’a ! Actu Santé, http://www.ladepeche.fr/article/2017/02/16/2518399-
Pour avoir 12 mois, ce qui n’est pas extraordi- burn-out-3-2-millions-francais-exposes-epuisement-professionnel.
naire, il faut 14 ans d’ancienneté ! Et personne html), ceux qui prennent des calmants, des antidépresseurs, comme
ne dit rien… en général les gens ont cinq à six les taux de suicide alarmant des petites professions et des jeunes.
ans d’ancienneté, ils auront alors 6 mois ! La loi ne prévoit rien pour les familles et ce n’est qu’un maximum, le
juge faisant ce qu’il veut ! Il n’y a pas de plan- mois, primes, pouvant être diminuées. Celles-ci pourront aussi aug-
cher. Si vous êtes une femme, les statistiques menter le temps de travail comme diminuer les salaires, imposer des
le prouvent, au prudhomme elle aura moins mobilités selon le critère de compétitivité. Les instances quant à elles,
qu’un homme… seront réduites à une structure (+ de 50 salariés) nommée « Comité
Bref les financiers mènent l’Etat et font les social et économique », comprenant les anciennes « Délégations du per-
lois, voilà ce qu’il faut comprendre depuis fort sonnel, Comité d’Entreprise et Comité d’hygiène et de sécurité » (DP, CE,
longtemps. CHSCT). Il sera par ce biais facile à la Direction des entreprises d’agir
les mains libres, je vous laisse imaginer l’opportunité pour les DRH !
Combien de gens avant d’être licen- La cerise sur le gâteau demeure que toute action en justice, comme
ciés sont mis à l’écart, déconsidérés tel des les expertises, demandera 20% des frais engagés à cette nouvelle
lépreux d’hier ! On les diminue en les quali- structure. La législation sociale devient une peau de chagrin…
fiants de non « proactifs », manque d’ima-
gination… faudrait-il parler des évaluations Les méthodes de travail dites « améliorations continuent »
dont certaines parlent de courage, considé- aussi subjectives que castratrices des réalités humaines avoisinent
rant les salariés comme des guerriers ! Les une robotisation plus que de raison. Prenons la secrétaire qui lors-
critères subjectifs dans lesquels on y met qu’elle va faire quelques mètres pour une photocopie, fait de la re-
tout et rien… Mais de qui se moque-t-on ? Et lation sociale en parlant avec ses voisins, en échangeant sur divers

ces pressions sur les lieux de travail ne sont- sujets dont certains d’ailleurs permettent d’arranger des problèmes
ils pas apparentés à du harcèlement. Avant organisationnels comme des informations diverses ou tout simple-
pour avoir 3 ans de chômage, il fallait avoir ment, peut être le besoin de parler d’autre choses, parce qu’elle est
plus de 50 ans désormais ce sera 55 ans. aussi humaine ! Mais des réactions parfaitement « débiles » vont ima-
Par une supercherie toute relative, on parle giner visser cette photocopieuse près d’elle, pour gagner du temps
de CDI (Contrat à durée indéterminée) pour et de l’argent parce que c’est toujours le mobile, le gain comme la
la durée d’un chantier ou d’une mission, au réduction du personnel. Mais voilà qu’elle va être dérangée par du
lieu de l’ancien CDD (Contrat à durée déter- passage parce que cette imprimante n’est pas que pour elle et que le
minée) c’est une manière de se moquer du bruit va la perturber infiniment. Elle deviendra peut-être dépressive,
monde en maintenant une masse salariale ne trouvant plus le temps, car il est compté, de discuter avec ses voi-
dans la promiscuité et l’instabilité profession- sins ou voisines, l’ambiance du service se dégradera, mais l’améliora-
nelle. Les entreprises pourront négocier ce tion continue, fruit de la pensée d’intellectuelles en mal d’inventions
qu’elles veulent : diminution de salaire, 13e aura fait un grand pas. Bref la pénibilité en prend aussi un coup, sont

26 LIBERTÉS n°35
supprimés des critères d’attentions : la manutention de Où se trouve l’égalité pour les femmes si nous
charges lourdes, les vibrations mécaniques comme les ne pouvons lui offrir, car donneuse de vie, cette faculté
risques chimiques et les postures pénibles : « Le bon sens de choisir sa vie et ses lendemains, en tant que mère. Au
a prévalu » (Alexandre Saubot, vice-président du Medef)… XXIe siècle nous ne sommes toujours pas capables de lui
Nous parlerons bientôt aussi des retraites … reconnaître ce droit essentiel d’être libre, de choisir sa vie
professionnelle, là serait la révolution ! Combien le chô-
Ceci n’est qu’une économie jalonnée de combats mage serait réduit d’autant si nous proposions à toute
sociaux, tous plus destructeurs les uns que les autres, femme, de choisir de travailler comme de rester chez elle,
résultat d’un libéralisme essaimant la guerre et la domi- où pourtant 20 métiers l’y attendent, avec le salaire ma-
nation, par le choix de toujours plus de gains financiers. ternel et la retraite qui en découle. Elle pourrait ainsi choi-
Le bon sens naturel quant à lui, est axé, sur l’entente sir de 10, 20, 50 à 100%, le temps au travail, comme celui
en vue de créations de qualité, au service des consom- de la « maison », c’est un droit essentiel comme la juste
mateurs, en protégeant les travailleurs, patrons, cadres reconnaissance de son état de femme. Tout le monde y
et employés comme ouvriers par des structures et lois trouverait son compte : moins de chômeurs, moins de
qu’eux-mêmes auraient décidés, sans que l’Etat n’est à personnes vieillissantes abandonnées, plus d’enfants, une
intervenir, sauf en cas d’abus : « Le capital n’est pas… présence accentuée auprès des jeunes souvent laissées
l’unique forme de propriété dont un homme puisse tirer seuls, un retour de la vie dans les communes… C’est aux
femmes de choisir et non aux hommes qui l’obligent, sous
prétexte d’une fausse liberté, de courir chaque jour, près
des crèches et gardes diverses, de faire une carrière pro-
fessionnelle, des formations et recyclages, en plus du mé-
nage, de la cuisine, des devoirs d’école, lavages comme
repassages, rangements, courses… Tout cela en courant,
chaque jour, stressées par la route et les transports dans
l’optique de tout bien faire et l’angoisse d’être en retard
pour son ou ses enfants. J’ai peur de lister les angoisses
de l’homme qui en comparaison seraient bien moindre
mais taisons nous, ne réveillons pas un peuple qui dort !

D’ailleurs l’être humain est un numéro et demain,


un robot vivant, bienvenue dans le « Meilleur des mondes
» d’Huxley. Nous savons, parce que nous sommes des hé-
ritiers, qu’il existe d’autres manières de gérer le travail et
que celui-ci doit être le fruit de concertations entre les
différents acteurs de chaque branche professionnelles
: « ... on ne saurait faire reposer un régime corporatif
un peu général sur des fondations qui sont l’exception ;
mais il est très aisé d’y suppléer par des Conseils mixtes
que nous appellerons Conseils corporatifs, composés de
délégués fournis par les associations professionnelles
d’ouvriers ou de patrons à nombre égal des uns et des
autres, comme cela se pratique déjà pour les Conseils
de prud’hommes. Leurs attributions seraient beau-
coup plus étendues que celles de ces derniers conseils,
puisqu’elles consisteraient à prévenir les conflits entre
leurs membres, en place de les résoudre seulement. Et
ces conseils seraient en effet beaucoup plus en état de
le faire, parce que leurs membres seraient des manda-
taires d’associations aptes à se former un sentiment et à
établir des cahiers » (La Tour du Pin, Jalons II, Economie
sociale). Qu’un programme sain d’économie doit reposer
légitimement avantage en vertu d’un droit propre. La pos- sur la justice sociale où tous doivent participer dans ses
session d’une carrière, d’un métier peut aussi revêtir le conseils respectifs afin de construire pour demain. Nous
caractère d’une propriété quand elle est garantie par la loi, vous invitons à consulter nos travaux tant historiques
c’est-à-dire quand elle constitue un droit propre à qui l’a qu’actuels qui proposent un chemin empirique détourné
acquise, qu’elle lui ouvre un privilège, et qu’elle ne peut lui du libéralisme financier fossoyeur des peuples. Il existe la
être enlevée que par jugement » (La Tour du Pin, Jalons, vie, que celle-ci est tournée vers la lumière de la création
II Economie sociale). C’est cela que nous dicte l’histoire em- et qu’au-delà des lois ou systèmes de gouvernement anti-
pirique et c’est d’une étonnante actualité, seule la guerre naturels comme antisocial, notre jour viendra !
sociale comme le profit d’une minorité sur la souffrance du
plus grand nombre est rétrograde. On nous parle de popula- « La fin de la politique est le bien humain »
tion vieillissante mais où se trouve la politique familiale qui, - Père de Pascal
hardie, pourrait multiplier les naissances, et donner cette
richesse à notre pays, par une forte jeunesse acquise…

LIBERTÉS n°35 27
Tu avais 16 ans en 1934 et 18 en Jehanne pour déposer les fleurs. Tout cela sans montrer au-
1936, puis ce fut la « Drôle de guerre », cune fatigue malgré ton âge avancé, fanion devenu lourd par la
mal préparée où les Français payèrent une longue marche mais déterminé dans le regard. Camelot parmi
nouvelle fois de leur sang les trahisons de les Camelots, doyen donnant l’exemple aux jeunes dont l’esprit
la ripoublique. Ce fut l’emprisonnement chevalier se reflétait en toi, suivant ton digne exemple dans les
pour toi dans les camps de concentration rangs. Tu accompagnas, nombre de nos banquets durant sept
Allemands où nombreux de tes compa- années sans faillir, t’amusant et partageant avec nos jeunes tes
gnons moururent. Guy Steinbach, ancien souvenirs et tes rires. Tu pris la parole quelquefois avec Guy
du 7e Bataillon des chars légers (BCL) de Steinbach, ton vieil ami qui aussi comme toi, nous accompagna
1940, disait qu’il était arrivé pour vous comme président d’honneur du GAR et doyen des Camelots du
délivrer, lorsqu’il vint à l’est avec l’armée Roi.
de Patton… Tu étais avec Guy, toujours de bon conseil et je suis
désormais votre route que vous avez bien voulue nous tracer.
Tu entras aux Camelots du Roi et Nous savons la tache difficile, en ces temps de superficialité
tour à tour dans la 27e équipes du Quar- et d’indifférence dans le manque d’engagement. Mais qu’im-
tier Latin, à la 37e du 8e Ardt de Pitard porte, nous continuons « Nous-mêmes », comme toujours
au 4e Groupe de Peret Gentil, la période humblement cette route dans la rénovation des idées. Du Che-
était chaude et tu faisais partie des vail- valier d’Orgeix approché aux longues discussions avec Maître
lants défendant les lys dans la rue. Antoine Murat, vieil ami sur le domaine social et économique,
Guy Steinbach fut l’animateur dans l’organisation, désignant la
Dès nos débuts du Groupe d’Ac- succession de l’esprit des Camelots du Roi pour continuer cette
tion Royaliste, tu fus présent à nos nom- tradition en notre sein. François Marie Algoud saluait en nous,
breux banquets où nous fêtons, cette larmes aux yeux les successeurs, tu fus Jean Marie le dernier à
année les 10 ans. Tu vins chez moi avec nous accompagner, doyen comme président, dans cette longue
Axelle ta fille, à notre « Table ronde ca- chaîne de tradition.
melot » de juin comme à l’enterrement de
Guy en 2013 (1917-2013). Tu devins notre Le départ d’Arielle en 2015 entraîna par la peine subit,
président d’honneur et comme Guy, les ton absence puis ton effacement, malgré nos conversations té-
jeunes vous réclamaient car votre pré- léphoniques et nos gars te réclamant. Notre seul souhait par
sence était toujours agréable de rires et empirisme nous désigne la monarchie comme salutaire pour
souvenirs. Tu n’as jamais manqué pour la France et nous donne l’espérance nécessaire car notre jour
chanter fièrement… viendra pour ceux à naître demain…

Lorsque nous avions célébré Tu resteras à jamais dans nos cœurs comme dans nos
Jehanne avec les cornemuses, tu vou- pensées, Camelot tu fus, chevalier de toujours, la foi bien an-
lus te tenir fièrement en tête, fanion crée. Je te sais bien entouré là-haut, autour des plus grands,
Camelot rivé entre tes mains sur cette précédemment désignés avec Jehanne, Du Guesclin et notre
longue marche du Carrousel à la statue bon roi Baudouin IV de Jérusalem, roi lépreux. Nous savons
de Jehanne, de la statue à l’Opéra puis notre place réservée près de vous…
de l’Opéra où nous avions rallié le cor-
tège royaliste à de nouveau la statue de F. WINKLER

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