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Techniques de l’Ingénieur
l’expertise technique et scientifique de référence
d3170
Convertisseurs continu-alternatif et
alternatif-continu
Date de publication : 10/09/1993
Par :
Henri FOCH
Professeur à l'Institut National Polytechnique de Toulouse, Directeur du LEEI (URA au CNRS)

Yvon CHÉRON
Responsable de l'Équipe de Recherche Convertisseurs Statiques

Raphaël ARCHES

Bernard ESCAUT

Pierre MARTY

Michel METZ
Ce dossier fait partie de la base documentaire
Convertisseurs électriques et applications
dans le thème Convertisseurs et machines électriques
et dans l’univers Énergies

Document délivré le 24/02/2013


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Convertisseurs continu-alternatif
et alternatif-continu

par Henri FOCH


Professeur à l’Institut National Polytechnique de Toulouse
Directeur du LEEI (URA au CNRS)
Yvon CHÉRON
Responsable de l’Équipe de Recherche Convertisseurs Statiques
et Raphaël ARCHES
Bernard ESCAUT
Pierre MARTY
Michel METZ
Enseignants Chercheurs de l’Équipe de Recherche Convertisseurs Statiques

1. Commutateur de courant ou onduleur de tension ......................... D 3 170 - 2


2. Caractéristiques ....................................................................................... — 3

our adapter la forme et les caractéristiques de l’énergie électrique, et


P satisfaire ainsi à la très grande diversité des applications, la nécessité de
la conversion statique de l’énergie électrique a été mise en évidence dans
l’introduction générale aux articles consacrés à l’Électronique de puissance
[D 3 000]. Les grandes familles de convertisseurs sont rappelées sur la figure 1.
Outre les modes de conversion directs, apparaissent également, sur cette
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figure, les modes de conversion indirects qui font appel à des associations de
convertisseurs directs.

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CONVERTISSEURS CONTINU-ALTERNATIF ET ALTERNATIF-CONTINU ___________________________________________________________________________

1. Commutateur de courant ou onduleur


de tension
■ Parmi les convertisseurs directs, en retenant uniquement ceux qui associent une source
continue et une source alternative, nous définissons le domaine de la conversion
continu-alternatif.

Figure 1 – Grandes familles de convertisseurs

Dans leur principe, les structures de ces convertisseurs continu-alternatif sont naturelle-
ment réversibles en puissance instantanée, donc en puissance moyenne, autorisant ainsi des
marches en onduleur, lorsque la source continue fournit une puissance moyenne non nulle à
la source alternative, mais aussi en redresseur, dans le cas contraire.
De ce fait, tout convertisseur continu-alternatif obéit au principe de la figure 2. Cette réve-
rsibilité est toujours effective dans un fonctionnement en onduleur ; cependant, dans le mode
redresseur, elle n’est pas toujours exploitée (redresseur à diodes, mixtes...).
■ Les structures de convertisseurs continu-alternatif sont relativement peu nombreuses ; elles
se distinguent principalement par la nature de l’étage continu et par le nombre de phases de
la source alternative :
— si l’étage continu est vu comme une source de courant, les convertisseurs
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continu-alternatif associés sont des commutateurs (ou onduleurs) de courant ;


— si l’étage continu est vu comme une source de tension, les convertisseurs
continu-alternatif associés sont des onduleurs de tension.
Le plus souvent, on utilise deux ou trois phases, mais dans les applications de grande puis-
sance, le nombre de phases peut être plus élevé (12, 24) par transformation de ce nombre.
Ces convertisseurs continu-alternatif sont des convertisseurs directs, ils ne sont composés
que d’interrupteurs semi-conducteurs, et la nature de la source continue impose la nature de
la source alternative :
— les commutateurs de courant sont connectés à une source de tension alternative
(figure 3a ) ;
— les onduleurs de tension sont connectés à une source de courant alternative (figure 3b ).

Figure 2 – Convertisseur continu-alternatif : principe

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___________________________________________________________________________ CONVERTISSEURS CONTINU-ALTERNATIF ET ALTERNATIF-CONTINU

Figure 3 – Convertisseurs continu-alternatif : les deux types fondamentaux

2. Caractéristiques
■ Selon la puissance visée, les caractéristiques et les performances recherchées, les
convertisseurs continu-alternatif se différencient également par les semiconducteurs utilisés
et par leurs modes de fonctionnement :
— les interrupteurs sont bidirectionnels en tension et unidirectionnels en courant dans les
commutateurs de courant qui, de ce fait, constituent le domaine d’application privilégié des
thyristors ;
— les interrupteurs sont bidirectionnels en courant et unidirectionnels en tension dans les
onduleurs de tension ; ces interrupteurs sont toujours constitués d’un semi-conducteur
commandable connecté en antiparallèle avec une diode et, pour cette raison, les onduleurs
de tension constituent le domaine d’application privilégié des semi-conducteurs de puissance
modernes, rapides, mais qui supportent peu (ou pas) de tension inverse.
■ La fréquence des ondes alternatives doit être égale à la fréquence de la commande du
convertisseur continu-alternatif pour permettre un échange de puissance à l’échelle des
composantes fondamentales. Deux modes de fonctionnement bien distincts peuvent d’ores et
déjà être envisagés :
— la fréquence des ondes alternatives et, par voie de conséquence, de la commande, est
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imposée par la source alternative ; le fonctionnement est qualifié de non autonome et la


commande du convertisseur continu-alternatif se fait par le réglage de phase ;
— la fréquence des ondes alternatives est imposée par la commande du convertisseur
continu-alternatif (réglage de fréquence) ; le fonctionnement est dit autonome et les phases
des ondes alternatives sont imposées par la charge.
Le réglage de phase constitue parfois l’unique moyen de régler le transfert de puissance,
comme dans le cas bien connu des redresseurs fonctionnant en commutation naturelle. Dans
les onduleurs à résonance, l’échange de puissance est contrôlé par la fréquence. Lorsque le
réglage de puissance ne peut être dissocié des réglages de phase ou de fréquence, ce handi-
cap est le plus fréquemment compensé par une amélioration sensible des conditions de
commutation des dispositifs semi-conducteurs : fonctionnement en commutation naturelle et,
plus généralement, en commutation douce.
■ En outre, à ces réglages de phase ou de fréquence se superpose souvent un réglage d’ampli-
tude.
Dans les onduleurs de tension, l’amplitude de la source de tension continue est générale-
ment imposée (batterie, réseau redressé...) et la commande permet le réglage de l’amplitude
de la tension alternative qui, comme dans les convertisseurs continu-continu et pour les
mêmes raisons, repose le plus souvent sur le principe de la Modulation de Largeur d’Impul-
sion (MLI ou PWM). La fréquence de découpage des interrupteurs est alors supérieure à la fré-
quence des ondes alternatives.
Dans les commutateurs de courant, le découpage est rarement compatible avec les carac-
téristiques de la source de tension alternative qui est le plus souvent inductive. Le réglage de
l’amplitude du courant alternatif s’effectue alors par le réglage du courant continu, parfois à
l’aide d’un autre convertisseur (redresseur, hacheur...).

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