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Université Hassan II Casablanca

Faculté des Sciences et Technique Mohammedia

Numérisation des signaux

Projet
Sous le thème

Réalisé par :
Zineb MOUHIB
LST Génie des Télécommunications

Année universitaire: 2016-2017


Numérisation des signaux

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Numérisation des signaux

Table de matières
Introduction générale :..........................................................................................3

Chapitre I : description d’un signal .....................................................................4


I. Définition ................ ............................................................................4
II. Analogique / Numérique ......................................................................4
1. Analogique ............... ................................................................................4
2. Numérique .................................. ..............................................................5

Chapitre II : Echantillonnage ..............................................................................7


1. Echantillonnage idéal...........................................................................7
2. Echantillonnage pratique ....................................................................8
3. Echantillonnage naturel ......................................................................9
4. Echantillonnage
instantané ................................................................10

Chapitre III : convertisseur CNA – CAN ...........................................................12

I. Convertisseur analogique-numérique .......................................................12


1. Convertisseur à simple
rampe ............ ................................................12

2. Convertisseur à double rampe ............................................................12


3. Convertisseur Sigma-
delta ..................................................................13

4. Convertisseur à approximations successives ......................................14


II. Convertisseur numérique-analogique .......................................................14
1. Convertisseur potentiomètrique ..........................................................15
2. Convertisseur à résistances pondérées ..............................................15
3. Convertisseur à réseaux R-2R à échelles inversées.............................16

Conclusion
générale ...........................................................................................17

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Numérisation des signaux

Introduction générale:
Les phénomènes qui nous entourent sont quasiment tous continus, c'est-à-dire que lorsque ces
phénomènes sont quantifiables, ils passent d'une valeur à une autre sans discontinuité.
Ainsi, lorsque l'on désire reproduire les valeurs du phénomène, il s'agit de l'enregistrer sur un
support, afin de pouvoir l'interpréter pour reproduire le phénomène original de la façon la plus
exacte possible. Lorsque le support physique peut prendre des valeurs continues, on parle
d'enregistrement analogique. Par exemple une cassette vidéo, une cassette audio ou un disque
vinyle sont des supports analogiques.
Par contre, lorsque le signal ne peut prendre que des valeurs bien définies, en nombre limité,
on parle alors de signal numérique.
La représentation d'un signal analogique est donc une courbe,
tandis qu'un signal numérique pourra être visualisé par un
histogramme.

De cette façon, il est évident qu'un signal numérique est


beaucoup plus facile à reproduire qu'un signal analogique (la
copie d'une cassette audio provoque des pertes...).

Afin d’avoir des meilleurs résultats et de faciliter le travail, on utilise les signaux numériques
et pour le faire on utilise la numérisation des signaux pour passer des signaux analogiques aux
numériques

Alors c’est quoi les étapes principales pour numériser un signal ?

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Numérisation des signaux

Chapitre 1 : description d’un signal :


I- Définition :
Un signal est un message codé de façon à pouvoir être communiqué à distance.
Traditionnellement, les signaux sont classés en 3 grands types :
– signaux analogiques ;
– signaux numériques ;
– signaux de puissance ;
Suivant la manière dont on considère ce signal et l’usage que l’on souhaite en faire
Dans ce projet on s’intéressera aux signaux analogiques et numériques.

II- Analogique/Numérique :
1. Analogique :
Le terme analogique désigne les phénomènes, appareils électroniques, composants
électroniques et instruments de mesure qui représentent une information par la variation d’une
grandeur physique (ex. une tension électrique). Ce terme provient du fait que la mesure d’une
valeur naturelle (ou d’un élément de signal électrique ou électronique) varie de manière
analogue à la source.
Ainsi, un thermomètre indique la température à l’aide d’une hauteur de mercure ou d’alcool
coloré sur une échelle graduée. Ceci est un système analogique.
L’électronique analogique est la discipline traitant des systèmes électroniques opérant sur des
grandeurs (tension, courant, charge) à variation continue. On emploie le terme « analogique »
car les grandeurs électriques utilisées sont à l’image du signal à traiter (analogues).
FI
G
U
RE
1

Signal analogique : analogue à la variation de l’intensité lumineuse courant la journée (par ex.)

 Exemple :
– Le signal en sortie d’un microphone analogique est "analogue" à la vibration de l’air
produit par la voix.
– Le signal en sortie d’une caméra de surveillance analogique est "analogue" à l’intensité
lumineuse des points constituant l’image que capte la caméra.

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Numérisation des signaux

FIGURE 2 – Signal de sortie d’un micro


mesuré par un oscilloscope
FIGURE 3– Signal de sortie d’une caméra N/B,
filmant une mire, mesuré par un oscilloscope

2. Numérique :
Pour éviter que le bruit électromagnétique perturbe le signal analogique pendant la
transmission ou le traitement, la numérisation est utilisée.
La numérisation consiste à convertir le signal analogique en une suite de nombres dont
chacun représente l’amplitude instantanée du signal originel. Ces nombres sont représentés,
durant la transmission ou le stockage, par des états haut ou bas d’un signal : c’est une
représentation binaire (0 ou 1)

FIGURE 4 – 2 signaux numériques ->


2 "états" possibles (0 ou 1) F IGURE 5 – Signal numérique bruité

Les avantages des signaux numériques sont : – Il permet de bénéficier des développements et
progrès informatique. – Il est moins coûteux. – L’enregistrement numérique est beaucoup plus
tolérant que son équivalent analogique vis-à-vis d’un support de qualité médiocre. – De
rendre indépendant le signal de la distance : lorsqu’un signal analogique est transporté sur un
canal de transmission, il subit de nombreuses modifications, comme l’atténuation ou l’ajout
de bruit, qui affectent la qualité de cette transmission. A l’arrivée, après amplification, le
signal originel est mêlé à du bruit, ce qui dans certains cas, rend difficile la compréhension du
message. Les signaux numériques ne prenant que deux valeurs, « 0 » ou « 1 », le bruit
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Numérisation des signaux

occasionné par les canaux de transmission peut être enlevé de manière simple et efficace. Le
signal arrivant est une réplique exacte du message d’origine, d’où une qualité sans équivalent.

FIGURE 6 – Le bruit ajouté au signal numérique n’affecte pas l’information

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Numérisation des signaux

Chapitre 2 : échantillonnage
L’échantillonnage est un élément important en traitement numérique de signaux - il constitue
la première opération à effectuer lors d’une conversion analogique à numérique (A/N)

Figure 7 : Conversion Analogique - Numérique

Théorème de l’échantillonnage

Soit un signal m(t) à bande limitée, de fréquence maximale fm et dont la transformée de


Fourier est M(f). On prend des échantillons m(nTs) à intervalle régulier Ts = 1=fs.

On peut reconstituer un signal m(t) à bande étroite et de largeur de bande fm par un


filtrage passe-bas idéal si fs ≥ 2fm.

Trois types d’échantillonnage : Idéal, Naturel, Instantané.


La démonstration du théorème se fait en considérant un échantillonnage idéal.

1- Echantillonnage idéal

Le train d’impulsions δTs (t) s’écrit : Tsδ (t) = ∑ δ(t − nTs)


Ainsi, la sortie de l’échantillonneur idéal est ys(t) = m(t) ∑ δ(t − nTs) = ∑ m(nTs)δ(t − nTs)
son spectre est : Ys(f) = M(f) ∗ T F{(δTs)} = 1/Ts ∑ M(f − kfs)

Résultat : Le spectre de ys(t) est celui de m(t) décalé à kfs, k = ..., − 2, − 1,0,1,2,...

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Numérisation des signaux

Sur-échantillonnage : fs > 2fm

Sous-échantillonnage : fs < 2fm

– Si fs = 2fm, (fréquence de Nyquist) les spectres sont juxtaposés; un filtrage idéal permet de
récupérer parfaitement le spectre M(f)
– Si fs > 2fm, les répétitions des spectres s’éloignent, laissant une bande de garde Bg = fs − 2fm
entre les spectres

– Si fs < 2fm, les spectres se chevauchent (aliasing) et la récupération complète du signal n’est
plus possible. En pratique les signaux ne sont pas à bande strictement limitée. Un préfiltrage
adéquat (avant échantillonnage) du signal est généralement effectué

2- Echantillonnage pratique :
Au lieu d’utiliser un train d’impulsions (non-réalisable), on utilise un train de créneaux étroits dont la
durée de chaque créneau est τ Deux cas possibles :
– La forme du créneau suit le signal m(t): Échantillonnage Naturel
– La forme du créneau n’est pas déformée par m(t), seule l’amplitude du créneau change en fonction
de l’échantillon m(nTs): Échantillonnage Instantané (Flat Top Sampling)

3- Echantillonnage Naturel :

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Numérisation des signaux

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4- Echantillonnage instantané :

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Chapitre 3 : conversion CNA – CAN


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Numérisation des signaux

I- Convertisseur analogique – numérique ( CAN) :


Un convertisseur analogique-numérique (CAN,
parfois convertisseur A/N, ou en
anglais ADC pour Analog to Digital Converter ou plus
simplement A/D) est un montage électronique dont la
fonction est de traduire une grandeur analogique en une
valeur numérique (codée sur plusieurs bits),
proportionnelle au rapport entre la grandeur analogique d'entrée et la valeur maximale du
signal.
Le signal converti est le plus souvent une tension électrique.
Il existe plusieurs techniques pour convertir un signal analogique en signal numérique. Elles
sont classées ici dans l'ordre de la moins rapide à la plus rapide.
1- Convertisseur à simple rampe :

On réalise au moyen d'un compteur et d'un convertisseur numérique-analogique une rampe de


tension. Un comparateur arrête le compteur lorsque la tension créée par le CAN atteint la
tension à convertir. Le compteur indique alors le résultat sur N bits, qui peut être stocké ou
traité.
Ces convertisseurs ont les mêmes performances en termes de stabilité que les convertisseurs à
approximations successives, tout en étant nettement plus lents que ces derniers. De plus, leur
temps de conversion qui évolue avec la tension à convertir les rend totalement absents du
monde de l'électronique.
2- Convertisseur à double rampe :
Cette évolution des convertisseurs à simple rampe permet de s'affranchir de la dérive naturelle
des composants qui le composent. Son fonctionnement repose sur une comparaison entre une
référence et le signal à convertir.
La conversion se déroule en trois étapes :
 on charge une capacité avec un courant proportionnel au signal à convertir pendant un
temps fixe (le temps du comptage complet du compteur) ;

 on décharge ensuite la capacité, avec un courant constant issu de la tension de


référence, jusqu'à annulation de la tension à ses bornes. Lorsque la tension devient nulle, la
valeur du compteur est le résultat de la conversion ;

 on annule enfin la tension aux bornes de la capacité par une série convergente de
charges et de décharges (l'objectif étant de décharger totalement la capacité pour ne pas
fausser la mesure suivante). On parle en général de phase de relaxation.
Ces convertisseurs sont particulièrement lents (quelques dizaines de millisecondes par cycle, et
parfois quelques centaines), mais très précis (plus de 16 bits). Ils dérivent peu (dans le temps,
comme en température).

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Numérisation des signaux

Fonctionnement d’un convertisseur à double rampe

3- convertisseur sigma delta :

Ce type de convertisseur est basé sur le principe du sur-échantillonnage d'un signal


d'entrée.

Schéma de principe d'un convertisseur Delta-Sigma

Un comparateur est en général utilisé pour convertir sur un bit (c'est-à-dire 0 ou 1) la


différence (delta) entre le signal d'entrée et le résultat de la conversion (0=plus petit,
1=plus grand).
Le résultat de la comparaison est alors entré dans un filtre appelé le décimateur, qui
somme (sigma) les échantillons du signal d'entrée. Cela revient à calculer l'intégrale de la
différence entre l'entrée et la sortie.
Cela crée un système asservi (la sortie est rebouclée sur l'entrée) qui fait osciller la valeur
de l'intégrale du signal à convertir autour d'une valeur de référence (le résultat de la
conversion).
La sortie numérique du comparateur est sur 1 bit à haute fréquence (la fréquence
d'échantillonnage), qui est filtrée par le décimateur qui augmente le nombre de bits en
réduisant la pseudo fréquence d'échantillonnage.
L'intérêt de ce genre de convertisseur réside dans sa grande résolution de sortie possible
(16, 24, 32 bits voir plus) pour des signaux d'entrée avec une bande passante modérée.

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Numérisation des signaux

Ces convertisseurs sont adaptés à la conversion de signaux analogiques issus


de capteurs dont la bande passante est souvent faible (par exemple les signaux audio). Les
convertisseurs Sigma/Delta sont, par exemple, utilisés dans les lecteurs de CD dans le cas
d'une conversion numérique-analogique.
Les technologies Sigma-Delta ont quasi totalement remplacé les technologies à simple ou
double rampe.
4- Convertisseur à approximations successives :
Très proches en termes de composition des
convertisseurs à simple rampe, les convertisseurs à
approximations successives (aussi appelées pesées
successives) utilisent un processus
de dichotomie pour traduire numériquement une
tension analogique.
Un séquenceur (généralement nommé SAR
pour Successive Approximation Register) (en),
couplé à un CNA, produit une tension analogique, qui est comparée au signal à convertir.
Le résultat de cette comparaison est alors introduit dans le SAR, qui va le prendre en
compte, pour la suite du processus de dichotomie, jusqu'à complétion.
Le convertisseur réalise donc sa conversion en positionnant en premier le bit de poids fort
(MSB) et en descendant progressivement jusqu'au LSB.
Les convertisseurs à approximations successives ont des temps de conversion de l'ordre de
la dizaine de microsecondes, pour des résolutions d'une douzaine de bits environ.
Le modèle capacitif (à redistribution de charge) est sans doute le plus fabriqué car il est
plus facile à intégrer donc moins cher qu'un R2R. Il est de par sa structure rapide pour sa
consommation.

II- Convertisseur numérique-analogique :

Un convertisseur numérique-analogique (CNA, de N/A pour numérique vers


analogique ou, en anglais, DAC, de D/A pour Digital to Analog Converter) est
un composant électronique dont la fonction est de transformer une
valeur numérique (codée sur plusieurs bits) en une valeur analogique proportionnelle à la
valeur numérique codée. Le plus souvent, la valeur codée sera une tension électrique.

1- Les convertisseurs potentiométriques :

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Numérisation des signaux

2- Convertisseur à résistances pondérées :

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3- Convertisseur à réseaux R-2R à échelles inversées :

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Numérisation des signaux

Conclusion générale :
La numérisation ,donc , est la conversion des informations d'un support (texte, image, audio,
vidéo) ou d'un signal électrique en données numériques que des dispositifs informatiques ou
d'électronique numérique pourront traiter. Les données numériques se définissent comme une
suite de caractères et de nombres qui représentent des informations. On utilise parfois le
terme franglais digitalisation (digit signifiant chiffre en anglais).

Elle comporte deux activités parallèles : l'échantillonnage (en anglais sampling) et


la quantification. L'échantillonnage consiste à prélever périodiquement des échantillons d'un
signal analogique. La quantification consiste à affecter une valeur numérique à chaque
échantillon prélevé.
La qualité du signal numérique dépendra de deux facteurs :
 la fréquence d'échantillonnage (appelé taux d'échantillonnage) : plus celle-ci est
grande (c'est-à-dire que les échantillons sont relevés à de petits intervalles de temps) plus
le signal numérique sera fidèle à l'original ;
 le nombre de bits sur lequel on code les valeurs (appelé résolution) : il s'agit en fait du
nombre de valeurs différentes qu'un échantillon peut prendre. Plus celui-ci est grand,
meilleure est la qualité.
Ainsi, grâce à la numérisation on peut garantir la qualité d'un signal, ou bien la réduire
volontairement pour :
 diminuer le coût de stockage
 diminuer le coût de la numérisation
 diminuer les temps de traitement
 tenir compte du nombre de valeurs nécessaires selon l'application
 tenir compte des limitations matérielles

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