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Argument​; Jean-José Baranés e Paul Denes

ao inconsciente Freud opõe o sistema percepção-consciencia;

a relação investimento-percepção está no coração da teoria psicanalítica;

Serge Lebovici: ​o objeto é investido antes de ser percebido;

René Riaktine: ​a percepção é a perversão da alucinação​;

André Green: ​a questão da alucinação negativa

a noção de realidade em psicanálise pode ter outro sentido, não metafísico se nós
evitamos de nos apoiar sobre uma teoria da percepção?

a clínica dos casos limites, do fetichismo, de todas as distorções na


apreensão da realidade, convidam a considerar a gênese e as desarmonias do
sistema percepção consciência

o problema do superinvestimento do registro da sensação, da passagem ao ato e do


comportamento em relação ao superinvestimento da percepção

Poderíamos considerar que o desenvolvimento dessas duas direções


perceptivas, em direção ao mundo exterior e em direção ao espaço
endopsíquico se desenvolvem necessariamente numa relação recíproca entre
eles?

a percepção seria um forma de criação (Marion Milner) - Cf. in ​Revue;

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La surréalité de l’objet perdu​; Jean-Claude Arfouilloux

le rencontre avec l’objet est à la foi une trouvaille, ou mieux, une retrouvaille, une
création (p._.).

Pouvez-vous dire quelle a été la rencontre capitale de votre vie? Jusqu’à quel point
cette rencontre vous a-t-elle donné, vous donne-t-elle l’impression du fortuit? Du
nécessaire?
le hasard se réduit à “la rencontre d’une causalité externe et d’une finalité interne,
forme de manifestation de la nécessité extérieure qui se fraie un chemin dans
l’inconscient humain (Bréton, ​Nuit de Tournesol​)

o terreno em que figura o conflito entre princípio de realidade e princípio do


prazer, da confrontação com a prova de realidade que condiciona o ‘equilibrio’
entre o processo primário e o processo secundário

Para Breton, no encontro, é o desejo que é determinante e não a realidade,


povoada apenas por objetos-fetiche dotados de um pouco de realidade (peu de
réalité - Cf. Bréton, ​Introduction au discours sur le peu de réalité​, ​1924). Para
Freud, ao contrário, o objeto perdido jamais poderá coincidir com o objeto sonhado,
tampouco com aquele encontrado na realidade, ​o objeto da necessidade se perde
irremediavelmente no instante mesmo em que constitui como objeto do
desejo​.

o objeto perdido não tem a mesma natureza do objeto do desejo. Essa tensão
originária entre necessidade e desejo torna todo objeto encontrado ou reencontrado
na realidade fundamentalmente insatisfatório;

a prova de realidade é decisiva​, ela implica a experiência de solidão​, ​o retorno


ao próprio corpo e ​a exploração​, já trilhada pelos cuidados maternos, ​dos
recursos autoeróticos que ele engloba​, ​antes que uma redescoberta do objeto
seja possível.

Cf. Rapport du Congrés de 1987 - ​A la recherche de l’objet perdu​, in Revue_., LIII, I,


1989.

Cf. ainda, Diderot, ​Lettre sur les aveugles​ [...];

o que seriam, em definitivo, os traços evanescentes do objeto perdido sem as


palavras que lhes dão sentido? ​É nesta passagem, problemática a bem dizer,
das representações-coisa a representações-palavra, que o objeto perdido
pode ser reencontrado ou recriado​. Esse ​encontro com as palavras da língua
está no centro de nossa prática e de nossa reflexão de analistas. Ele ​não é
dissociável do encontro com o objeto materializável do sonho, nem daquele
com o objeto amoroso, que porta sempre a marca do objeto perdido originário​.
É sempre nas palavras da língua materna, esta que banhou o ​infans em sua
vinda ao mundo, que esse objeto pode ser, senão, reencontrado, ao menos
aproximado, ​cercado de perto​ (Arfouilloux, p. 348).
o encontro dos poetas com as palavras é um pouco uma experiência amorosa, “les
mots font l’amour’, diziam os surrealistas.

O bouches, l’homme est à la recherche d’un nouveau language,


auquel le grammairien d’aucune langue n’aura rien a dire; cf_;

“les pensées se forment dans la bouche” (Tristan Tzara - poeta, um dos fundadores
do dadaísmo).

“l’architecture de la vie sera intra-utérine” (Tristan Tzara)

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La perception est kinesthésie, le verbe est action​, ​Ilse Barande

não parece improvável que o interesse de Freud pela auto-percepção dos


pequenos movimentos do corpo esteja na origem do que será tomado como
decisivo quanto à linguagem​, à verbalização;

Cf. Freud, ​Aus den Anfangender Psychoanalyse​, Fischer Verlag, 1950, p. 572 -
Penser en investissant les manifestations verbales est la forme la plus haute et la
plus sûre de la perception du processus de pensée​._

Dessa representação-palavra, ele sublinha ​a vertente articulatória, perceptível


enquanto tal​, pela ​motricidade ligada a vocalização e também à
sub-vocalização ​(Cf. Séglas; ​alucinação verbal-motora​). Essa ​encarnação da
palavra não é imagem, ​é cinestesia​. ​Materialidade sobre o caminho da
“representação-coisa”​, essa percepção pôde convencer Freud d​a restituição
inclusa nos fenômenos delirantes e alucinatórios​ (Barande, p. 375).

a percepção, o conhecimento e a memorização são ligados à atividade motora.

Effectuée dans un ​environnement externe et dans le contexte interne du


moment​, cette ​mobilité vécue contribue à constituer les possibilités ultérieures
de reconnaissance et de souvenirs en dépit de la modification des paramètres
(ibid., p. 376) - [Cf. Merleau-Ponty, ​os movimentos do orgão explorador; a
incorporação do bastão do cego​];

Le réel demeurera à jamais « non reconnaissable » (Das Reale wird immer «


unerkennbar » bleiben) (S. Freud, Abrégé de psychanalyse (Abriss der
Psychoanalyse, GW XVII, chap. 8, p. 127, juillet 1938).
Au terme de sa vie « d'aventurier », Freud avance qu'il en va de même du
psychanalyste. ​Quelque chose d'insaisissable s'est produit, qui consciemment
ne peut être décrit que de telle ou telle façon​. Peut-on le suivre lorsqu'il considère
qu'à l'instar de l'expérimentation pour le physicien, « ​nos moyens techniques nous
permettent de combler les lacunes de nos phénomènes de conscience » ? ​Ce
serait négliger la proximité et l'aliénation conjuguée qui entravent ou
illuminent d'une façon propre lorsque le sujet et l'objet sont confondus​. Mais
Freud avait déjà répondu, écrivant à la page précédente : « ​Celui-ci (l'état de
chose même), nous n'espérons pas pouvoir l'atteindre car, nous le constatons,
tout ce vers quoi nous nous sommes frayés un accès nouveau exige d'être
traduit dans la langue de nos perceptions, dont nous sommes inaptes à nous
libérer. » (ibid., p. 377; Cit. ‘Abrégé[...]’, Freud, Cp. VIII - “​L'appareil psychique et le
monde extérieur”).

Mais ​le « réel » de notre intuition sensible​, cette « ​traduction dans la langue de
nos perceptions​ » est, elle aussi,​ obérée​ (idem.).

En m'attachant aux kinesthésies et ​à l'activité qui est l'incarnation du verbe​, j'ai


voulu traiter de ​ce qui, peu reconnu, fait partie du connaissable lorsque nous
consentons à nous libérer des vues et des points de vue dont ​la raideur assure une
identité d'apparat, au détriment de la mobilité en exercice de notre perception
(idem).

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Le réel, le perçu et l’halluciné​ - Claude Janin

Pour le dire simplement, ​la Chose, c'est le Réel de l'Objet, c'est-à-dire ce qui, de lui,
résiste à toute représentation​. Pour le dire autrement, ​l'Objet est le résultat et le
produit de l'hallucination négative de la Chose​ (Janin, p. 403).

Le reste​, ​le résidu de cette opération est peut-être ce qui se donnerait parfois
comme ​pure perception​, avec ce qu'elle pourrait avoir d'insupportable éclat (idem).

La perception viendrait donc signer, à l'intérieur même du Moi, ​l'échec de la


constitution psychique de l'expérience​, qui, ​dans son aspect « séducteur », «
réel »​, resterait enclavée en lui ; de ce point de vue, la «pure » perception, ce
serait l'hallucination​ ​(idem).

le noyau traumatique du Moi c'est le réel de cet objet qui est appelé à s'inscrire
psychiquement, après avoir été halluciné négativement​; ceci a une
conséquence tout à fait capitale : ​tout objet inscrit psychiquement contient sa
part de réel qui est, à mon sens, cette ombre de l'objet dont parle Freud​; (Ibid.,
pp. 403-404).

les liens conflictuels​, jusqu'au meurtre, ​entre le Réel de l'objet et sa


Représentation​ (ibid., p. 404).

qu'est-ce qui, dans le développement de l'​infans permet ​l'inscription de ce « grain


» de sable que j'évoquais plus haut​, inscription qui le conduira à investir son
mode d'existence selon ce rapport subjectif si particulier entre le monde
interne et l'extérieur​, puisque cet antagonisme entre ces deux mondes serait
tellement insoluble (...) ? (ibid., p. 406).

« Le seul suspense qui reste, c'est de savoir ​jusqu'où le monde peut ​se déréaliser
avant de succomber à son ​trop peu de réalité​, ou bien jusqu'où il peut
s'hyperréaliser​, avant de succomber à son ​trop de réalité (c'est-à-dire lorsque ​le
monde, devenu plus vrai que le vrai, tombera sous le coup de la simulation
totale​)​. » (Baudrillard cité par Janin, ibid., p. 408).

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