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À LA DÉCOUVERTE DE PARIS
Cours pratique de langue française

Avant-propos
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L’idée d’élaborer un cours pratique de langue française axé sur la ville de Paris en tant
que phare de la culture et de la civilisation dont le français est le véhicule a pour origine le
concept de « langue-culture » qui s’est frayé un long chemin dans la didactique des langues.

En tenant compte du niveau des étudiants auxquels le cours s’adresse - des étudiants
qui possèdent déjà le niveau « interlangue », autrement dit un niveau moyen de français et qui
ont une spécialisation autre que les langues modernes – nous avons envisagé d’assurer leur
avancée vers un niveau supérieur en consolidant à la fois les connaissances de vocabulaire, de
grammaire, de culture et de civilisation françaises tout en développant des facilités de
communication en perspective pragmatique. Les échantillons de vocabulaire professionnel –
juridique, sciences humaines, etc. - que nous y avons prévus ont une fréquence d’usage assez
grande pour rendre service au quotidien à tout francophone.

Par le choix des sujets abordés, nous avons tenu à assurer une juste orientation du point
de vue géographique et historique dans la ville de Paris. Nous avons donc groupés les
principales zones parisiennes en fonction de la Seine - cours d’eau portant un nom gaulois -, qui
marque la séparation traditionnelle et inéluctable entre rive droite et rive gauche. Le rythme de
développement des quartiers, différencié par les circonstances historiques et les élans de
bâtisseurs des dirigeants de la France – rois, empereurs ou présidents de la
République française – nous ont fait insister sur l’heureux mariage entre l’architecture des vieux
temps et l’architecture moderne. Nous avons puisé aux guides touristiques les informations qui
nous permettent d’individuliser certains endroits de Paris en les accompagnant, pour aller plus
loin, d’incursions dans la littérature française où il figurent comme cadre et même de
perceptions très personnelles venant d’ écrivains roumains auteurs de journaux de voyage,
auteurs qui nous ont fourni de beaux fragments pour nos exercices de version et de thèmes.

Le schéma des leçons comporte une présentation des principaux monuments de la zone
circonscrite par le titre, des propositions d’extraction littéraire pour aller plus loin, des tableaux
de grammaire suivant une certaine progression suivis d’exercices adéquats, des questions de
vocabulaire usuel et professionnel – en fonction de la polysémie et des collocations qui peuvent
être embarrassantes pour le francophone roumain – et des propositions d’actes de parole d’un
usage très courant. Tout concourt à mieux fixer les connaissances de français, nouvelles ou déjà
acquises, et de découvrir la richesse que représentent Paris et ses monuments pour le Patrimoine
culturel français et mondial, richesse qui lui a valu d’ailleurs le nom de « ville lumière ».

Anca –Andreea Pavel


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LA RIVE DROITE
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1re Leçon

Petite histoire de Paris

La ville de Paris est depuis longtemps la capitale de la France. Dès le premier millénaire,
les rois mérovingiens, dont Clovis, le roi franc qui avait donné le nom Francia à la
Gaule romaine occupée, s’y était installé. Deux des rois de France ont eu un rôle particulier
dans l’affirmation du statut de capitale de Paris : Hugues Capet, le fondateur de la dynastie des
Capétiens (987-1328) et Philippe II Auguste (1180 – 1223). Avant le règne de ce dernier, la
Cour Royale était nomade. C’est lui qui a décidé de la stabiliser dans la capitale de ses
prédécesseurs, qui présentait l’avantage d’être située au carrefour des grandes voies
commerciales du temps. Animées par la présence permanente de la Cour à Paris, la vie
spirituelle, économique et culturelle de la capitale enregistre un essor particulier. La langue
parlée à Paris devient elle aussi la plus importante du nouvel Etat. Elle s’appelait le françoys,
aujourd’hui le français. C’était le dialecte parlé en Île-de-France, la province où se trouve la
ville de Paris et qui était le domaine du roi. À l’époque chaque province avait son seigneur,
parfois plus riche que le roi lui-même. Si la langue doit son nom à la province qui appartenait
au roi, le nom de la ville est plus ancien encore. On le doit à une tribu gauloise, les Parisii, que
les Romains ont trouvée à l’endroit actuel lors de la conquête du nord de la Gaule par Jules
Caesar en 52 av. J. C. Ils ont appelé la localité Lutetia Parisiorum, nom devenu Lutèce en
français. Les arènes de Lutèce, où l’empereur Julien a été consacré en 360, peuvent encore être
visitées.

Bien des monuments qui attirent les visiteurs d’aujourd’hui sont liés à la mémoire des
rois qui ont eu une contribution essentielle à leur construction. Par exemple, sous le règne de
Philippe Auguste, on a commencé la construction du Louvre et on a fondé l’Université. Sous le
règne de Louis IX (Saint-Louis), on a construit la Sainte Chapelle. François Ier y fait bâtir de
beaux édifices de style Renaissance qui embellissent la ville, en sorte que Henri IV décide de
se convertir au catholicisme en disant « Paris vaut bien une messe ». Il pacifie ainsi le royaume
de France et favorise la reprise des travaux de construction. Louis XIII fait tracer des quartiers
neufs et les boulevards qui vont de l’Eglise de la Madeleine à la Bastille. Louis XIV fait bâtir
son palais favori à Versailles, hors de la ville, mais il reste favorable au développement de Paris
qui continue de s’urbaniser. Sous Louis XV et Louis XVI la ville s’agrandit en sorte que la
construction d’une nouvelle enceinte devient nécessaire. La Révolution française abolit la
monarchie et détruit une partie de ces symboles, dont la Bastille. Après des années sanglantes,
de terreur et de destruction, Napoléon
Bonaparte, couronné empereur en 1804, recommence l’édification des monuments. L’Arc de
Triomphe de l’Etoile, la Colonne Vendôme, l’agrandissement du Louvre font la preuve de son
intérêt pour l’embellissement de la capitale. Sous la Restauration, sous les règnes de Charles X
et de Louis-Philippe, la ville continue de se développer pour répondre aux besoins de plus d’un
million d’habitants. On construit, par exemple, les fameux égouts de Paris de plus de 120 km,
rendus célèbres par le roman Les Misérables de Victor Hugo. Après la chute de ces deux
monarques, la deuxième République est née. Quand Napoléon III monte sur le trône, Paris se
métamorphose à nouveau. En 1853, le baron Haussmann, préfet de Paris, entreprend un vaste
projet de restructuration urbaine. De larges voies s’ouvrent, les Grands Boulevards sont
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modifiés, on construit les Halles, l’Opéra, on aménage le bois de Vincennes et le bois de


Boulogne, le Parc Monceau et les Buttes Chaumont, etc.

La Commune de Paris (18 mars -28 mai 1871) met un frein à l’élan des bâtisseurs et
provoque bien des dégâts. L’Hôtel de Ville et le Palais des Tuileries sont alors détruits. Les
nouveaux travaux reprennent sous la IIIe République. Trois grandes Expositions Universelles et
Internationales consacrent les efforts de ceux qui créent un nouveau style. La construction de la
Tour Eiffel, du Grand et du Petit Palais ainsi que celle de beaucoup d’autres édifices révèle les
progrès faits en art, en architecture et en technique.

La Ière Guerre Mondiale (1914-1918) constitue une période d’arrêt. C’est pendant
l’entre-deux-guerres que l’on voit apparaître des édifices cubiques très audacieux, de beaux
immeubles modernes et des aménagements pour les sports.

La Seconde Guerre Mondiale (1940-1944) endommage Paris qui est tombée aux mains
des Allemands. Depuis la libération, la ville évolue en gardant les trésors du passé en ajoutant
de nouveaux qui s’y intègrent même s’ils portent l’empreinte des temps actuels. Le quartier de
la Défense, la Tour Montparnasse, la Pyramide du Louvre en sont des exemples significatifs.La
renommée de Paris ne s’explique pas seulement par les monuments qui en ont fait l’une des
plus belles villes du monde, sinon la plus belle. Si on l’appelle la « Ville Lumière » c’est parce
que Paris a toujours attiré les esprits les plus avancés et les artistes de toute sorte qui y sont
venus en cherchant la consécration. Nommée par Péguy la villemonument, la capitale-
monument, le monument des monuments, Paris est une ville envoûtante, la capitale de l’esprit,
toujours inégalée. La variété des aspects présentés et l’attachement qu’elle ne cesse de nourrir,
nous font donner raison au chansonnier Maurice Chevalier qui nous assurait que « Paris sera
toujours Paris».
(A.- A. P.)
Pour aller plus loin

a) Lisez et traduisez en roumain les textes suivants :

a' « Si j’ai jamais goûté l’éclatante douceur d’être né dans la ville des pensées
généreuses, c’est en me promenant sur ces quais où, du Palais Bourbon à Notre-Dame, on entend
les pierres conter une des plus belles aventures humaines, l’histoire de la France ancienne et de
la France moderne. On y voit le Louvre, ciselé comme un joyau, le Pont Neuf, qui porta sur son
robuste dos trois siècles et plus, des Parisiens […] criant: ‘Vive le roi !’ au passage des carrosses
dorées, poussant des canons aux jours révolutionnaires ou s’engageant, en volontaires, à servir,
sans souliers, sous le drapeau tricolore, la patrie en danger; »
(Anatole France, Pierre Nozière)

a" « Le système a des pères dans toutes les époques, toutes les sciences et tous les pays,
et c’est pourquoi il est si difficile de cerner son avènement. Le mot, qui s’employait jadis en
philosophie, en cosmologie et en anatomie, déborde maintenant sur toutes les disciplines et en
suscite une nouvelle : 'la systémique', ou le 'systémisme'. Désormais, le système a ses
théoriciens, ces vulgarisateurs et ses poètes, en si grand nombre que je serais bien en peine d’en
citer la moitié. Quelle richesse, le système ! Quelle ivresse ! »
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(Jean-Marie Domenach, Enquête sur les idées contemporaines)

b) Remplacez les pointillés du texte ci-après pour obtenir un texte conforme aux
informations dont vous disposez :

À l’époque de la conquête romaine, quand il s’appelait ……, le village habitée par les
…… n’était qu’une petite île au …… des routes menant de la Loire vers la Belgique et de
Germanie en Bretagne. À la fin du Ve siècle, …… y installa sa capitale. Puis, au début du
XIIIe siècle ……. y installa définitivement la Cour royale. Depuis, les rois de France n’ont cessé
d’accroître son prestige. C’est ainsi que Paris est devenue la …. politique, plus généralement la
….. pensante de la nation.

c) Traduisez en français le texte suivant :

« Există oraşe care trăiesc o adevărată spaimă a frumuseţii lor. Spaima de a nu strica
prin viaţă istoria, spaima de a nu-şi pierde stilul, spaima de a nu distruge farmecul secolelor
trecute. În Leningrad, nu se construieşte decât la kilometri distanţă de oraşul ţarilor şi al
Revoluţiei. Praga se dezvoltă în cercuri concentrice protejând la mijloc oraşul de aur. Parisul nu
este un oraş muzeu. Parizianul nu are în el nimic de ghid aureolat de culoarea locală. De aici, o
anume lipsă de pietate, o formidabilă degajare în faţa istoriei trecute. Se demolează şi se
construieşte de secole într-o perfectă lipsă de inhibare. Grija pentru monument istoric nu
lipseşte, dar ea se manifestă fără ostentaţie […]. Ce poate fi mai ciudat decât a construi lângă la
Sainte Chapelle absudul şi frivolul eşafodaj care se numeşte Tour Eiffel? »
(Ana Blandiana, Oraşe de silabe)

Grammaire et exercices

L’ARTICLE

Les formes normales, élidées et contractées de l’article


Singulier Pluriel
Masculin Féminin Masculin Féminin
Défini normal le cahier la gomme les cahiers les gommes
Défini élidé l’avocat l’avocate
Défini contracté au chat à la dame aux chats aux dames
(à + le) (à + la) de (à + les) (à + les)
du pays la dame des pays des dames
(de + le) (de + la) (de + les) (de + les)
Indéfini un cahier une gomme des cahiers des gommes
Partitif normal boire du vin boire de la bière manger des gâteaux acheter des robes
Partitif élidé boire de l’eau

Emploi de l’article
Omission de l’article défini
L’article défini n’est pas utilisé dans les situations suivantes :
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o devant les noms propres de personne ou de ville, mais il est employé devant les
noms de peuples (écrits par majuscule) et de pays: Paris, Rouen, la France,la
Roumanie, les
Français, les Anglais; o devant les noms de pays féminins précédés par la préposition de ou
en: Il va
en France, Il revient de Tunisie; o devant le nom en apposition: Paris,
capitale de la France; o devant le nom à fonction d’attribut:
Il est ingénieur;
o dans les locutions verbales: avoir faim, prendre soin, faire attention; o dans
les proverbes: Pierre qui roule n’amasse pas mousse; o dans les
énumérations: Lycéens, lycéennes, enseignants, tous étaient là.
o dans les adresses: J’habite rue de Rivoli; o dans les titres: Grammaire
française.

Remarque : On emploie pourtant l’article devant les noms qui désignent:

o les familles et les dynasties: Les Thibault, les Bourbons o les œuvres d’un
artiste: les Rubens, les Matisses o les noms propres déterminés: le Paris de la
Révolution, la belle Provence

L’article indéfini est omis:

o devant un nom au pluriel précédé d’un adjectif qualificatif : de grandes


maisons o dans certaines formules et proverbes : en auto, à vélo, par avion; Chat échaudé
craint l’eau froide

L’article partitif est remplacé par la préposition de dans les cas suivants :

o après un adverbe de quantité (excepté bien des) : beaucoup de fruits, trop de


sucre o dans une phrase négative: Il ne boit pas d’alcool.
o devant un nom pluriel précédé d’un adjectif qualificatif: Il nous a offert de
beaux fruits.

Remarque : L’article partitif n’est pas utilisé après les prépositions avec et sans: Il travaille avec
enthousiasme; Elle mange sans appétit.

Exercices

a) Justifiez l’emploi de l’article défini devant les noms propres dans les
exemples
suivants :
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La Rome des Césars était très différente de la Rome d’aujourd’hui. Le Flaubert le plus
attachant est celui de la Correspondance. J’ai invité ce soir les Durand. C’est un descendant des
Bourbons.

b) Remplacez les points par la préposition ou l’article convenable en tenant


compte du fait que les noms de pays écrits par « e » à la fin sont féminins et les noms
terminés par une autre voyelle ou par consonne sont masculins :

Les grands Lacs …Amérique du Nord séparent …. Etats-Unis et… Canada. Cet été je
visiterai…France et…Portugal. Il rêve d’aller…. Pérou. ….Grèce, il y a beaucoup de vestiges
historiques. La capitale …..Egypte est …..Caire.

c) Remplacez les points par les articles indéfinis adéquats :

Cet accident a produit …. drame dans sa famille. Je me suis cassé…ongle. Mets les
fleurs dans …vase ! C’’est … dogme inacceptable. J’aimerais … côtelette de porc. Apporte …
chaise, s’il te plaît. J’ai …dilemme. Il faut éviter d’avoir …problème supplémentaire. Propose-
moi …thème pour mon mémoire de licence. J’entends …rossignol dans le feuillage. J’ai
perdu…gant.

d) Identifiez l’article partitif (exprimant la quantité indéterminée) dans les


phrases
suivantes :

Je peux vous offrir du pain. Ils ont apporté des conserves de poisson. Je vais acheter de
la viande. Ils ont aperçu des ruines dans la forêt. Les feuilles des arbres prennent des nuances
jaunâtres.

e) Mettez à la forme négative les phrases suivantes :

Il a reçu des nouvelles de sa fille. Vous faites du bruit. Il a de la fièvre. Il y a des ours
dans cette forêt.

f) Observez les changements produits par la postposition de l’adjectif dans


les
phrases suivantes en suivant le modèle :

Elle achète toujours de belles robes.


Elle achète toujours des robes belles.
Il donne d’habitude de sages conseils. Les locataires de cette maison appartiennent à de
modestes familles d’immigrés. On a vu de grands hommes mourir pauvres et ignorés.

LES ADJECTIFS NUMÉRAUX


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Les adjectifs numéraux cardinaux


Les adjectifs numéraux cardinaux sont :
a) des mots simples : un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze,
douze treize, quatorze, quinze, seize, vingt, trente, quarante, cinquante, soixante, cent etc.
b) des mots composés par addition : dix-sept, dix-huit, dix –neuf, vingt et un,
soixante-dix, etc.
c) Des mots composés par multiplication : quatre-vingt, deux cent etc.

Remarques o la consonne finale -t du mot vingt se prononce dans tous les numéraux
composés par vingt, de vingt et un à vingt- neuf.
o on fait la liaison par –n- entre le numéral un et le substantif suivant
commençant par voyelle : un an, vingt et un exemplaires ; o on fait la liaison par –z-
entre deux, trois, six, dix et le mot suivant commençant
par voyelle ; o on prononce le –q final de cinq lorsque le numéral cinq est employé seul ou il
précède un mot commençant par voyelle : Il est cinq heures. J’en ai acheté cinq.
o on prononce le –t final du numéral huit lorsqu’il est employé seul ou il
précède
un mot commençant par voyelle : Il est huit heures. J’en ai huit ; o le –f final de neuf se
prononce –v- devant les noms ans et heures : Il est neu –v-
ans. Il est neu-v- heures.
o on ne fait pas la liaison par –t- entre le numéral cent et un autre numéral
commençant par voyelle. En revanche, on fait cette liaison entre cent et le substantif
qu’il précède : cen – un mais cen-t- hommes ;

Les adjectifs numéraux ordinaux


Les adjectifs numéraux cardinaux sont :
o des mots simples ou composés formés avec le suffixe –ième : deuxième,
troisième, vingt et unième, onzième etc. ; o des mots
particuliers : premier, second.

Remarques

o les adjectifs numéraux ordinaux varient en genre et en nombre avec le nom


qu’ils déterminent : les premiers candidats, les premières visites o l’adjectif numéral cardinal
s’emploie avec le sens ordinal dans les situations
suivantes:
a) pour indiquer le jour, l’heure, l’année : nous sommes le 12
novembre
deux mille douze ;
b) pour indiquer le rang d’un souverain, d’un prince (excepté
premier) :
er
Louis XIV, Henri IV mais François I ;
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c) pour indiquer le numéro d’une maison, d’une page : Cherchez
page 12 ! Allez au 26, rue de Clichy.
o Employées seules, les formes des adjectifs numéraux sont des noms de
nombre : deux et deux font quatre

Exercices

a) Lisez à haute voix le texte suivant et écrivez en toutes lettres les numéraux
écrits entre parenthèses :
« […] Ils étaient (26) escadrons… Le matin, toute l’armée les avait admirés, quand à (9)
heures ils étaient venus, colonne épaisse, (1) de leurs batteries à leur flanc, l’autre à leur centre,
se déployer sur (2) rangs…. et pendre leur place de bataille dans cette puissante (2e) ligne si
savamment composée par Napoléon. »
(Victor Hugo, Les Misérables)

b) Lisez et ensuite racontez librement les anecdotes suivantes :

Mauvais calcul ?
Le patron : - Comment ! Je vous accorde 24 heures de congé et vous revenez 3 jours
plus tard ?
L’employé : - Eh bien, mais ça revient au même puisque je travaille 8 heures par jour.

En classe
Le maître d’école : - Voyons, votre père doit 500 euros à son propriétaire, 200 au
boucher et 100 euros à son boulanger. Ça fait ….
L’élève : - …Qu’il n’y a plus qu’à déménager.

Un chat bien précieux Un homme marchait dans la rue,


portant un magnifique chat qu’il caressait tendrement. Un passant l’arrête pour admirer
l’animal, puis il lui demande s’il accepterait de le lui vendre.
- Cinq mille euros, répond le propriétaire du chat.
- Cinq mille euros !?... s’exclame l’autre. Ne croyez-vous pas que ce soit
un peu cher ?
- Cinq mille euros ! C’est mon dernier mot.
Quelques jours plus tard, le passant rencontre le propriétaire du chat tout seul. -
Et votre chat ? demande-t-il.
- Vendu, répond l’autre. - Vendu ? Combien ?
- Cinq mille euros, comme je vous l’ai dit !
- Bravo ! mais dites-moi…on vous a payé comptant ?
- N-n-n-non …pas précisément. En échange de mon chat, on m’a donné
deux chiens à deux mille cinq cent euros chacun.
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LES GALLICISMES c’est….qui, c’est…..que


Le tour renforçateur c’est ….qui (sujet), c’est….que (complément) est une réminiscence
de la langue des Gaulois. C’est un présentatif utilisé pour mettre en évidence un élément de la
phrase. Il n’a pas d’équivalent lexical en roumain où l’on obtient le même effet par l’intonation
ou l’ordre des mots :
C’est Marie qui a téléphoné. C’est à Paris que nous resterons trois jours. C’est un
bijou que je lui ai offert.

Remarque
Si le terme encadré par c’est …qui (que) est un pronom personnel, on utilise la forme
tonique du pronom : C’est moi qui parle. Ce sont eux que j’attends.

Auprès d’un substantif ou d’un pronom au pluriel, on utilise ce sont, mais la tendance à
maintenir le singulier est très manifeste : C’est mes parents qui sont venus.

Exercices
Transformez les phrases suivantes en encadrant les mots ou les syntagmes écrits en
italiques par le gallicisme c’est…qui (que) :

Les rois Mérovingiens ont établi leur résidence à Paris. Le roi franc Clovis a donné le
nom Francia à l’ancienne Gaule romaine. Louis XIV a fait bâtir un somptueux palais à
Versailles. La Tour Eiffel est devenue l’emblème de Paris. Les jardins dessinés par Le Nôtre
représentent le prototype du jardin Français. Je dois l’attendre à la gare Montparnasse à 17
heures.

Vocabulaire français. Vocabulaire


professionnel
a) Dégagez du texte suivant les termes juridiques et donnez-en l’équivalent
roumain :
« Article 40
1. Les États parties au présent Pacte s’engagent à présenter des rapports sur les
mesures qu’ils auront arrêtées et qui donnent effet aux droits reconnus dans le présent Pacte et
sur les progrès réalisés dans la jouissance de ces droits :
a. dans un délai d’un an à compter de l’entrée en vigueur du présent Pacte, pour
chaque État partie intéressé en ce qui le concerne ;
b. par la suite, chaque fois que le comité en fera la demande.
2. Tous les rapports seront adressés au Secrétaire général de l’Organisation des
Nations Unies qui les transmettra au Comité pour examen. Les rapports devront indiquer, le cas
échéant, les facteurs et les difficultés qui affectent la mise en œuvre des dispositions du présent
Pacte. »
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(Les Nations Unies, Pacte international relatif aux droits civils et politiques)
b) Faites des phrases avec les syntagmes suivants : le cas échéant, faire la demande, la mise en
œuvre, la jouissance de ces droits, dans un délai d’un an, l’entrée en vigueur
c) En guise de dictionnaire (autour du mot droit)

Droit, s. m., 1.(Droit général) – Droit objectif :ensemble des règles régissant la vie en
société et sanctionnées par la puissance publique.

Droit subjectif : prérogative attribuée à un individu dans son intérêt lui permettant de
jouir d’une chose, d’une valeur ou d’exiger d’autrui une prestation. 2. (Droit financier) –
Synonyme d’impôts, souvent utilisé pour désigner certains impôts indirects les plus anciens. On
parle ainsi de droits de douane, de droits de timbre.
(R. Guillien et J. Vincent, Termes juridiques)

Politique (sciences du)

À la fin du XIXe siècle émerge cette nouvelle discipline dont les contours demeurent
imprécis. Par « politique », certains entendent désigner la science du gouvernement de l’État,
telle qu’elle est enseignée à l’École libre des sciences politiques. Pour d’autres, il s’agit
d’appeler ainsi une science doctrinale, qui se confond avec l’histoire des conceptions politiques,
quand elle n’entre pas en concurrence avec la philosophie sociale. Mais peu à peu, s’impose
l’idée qu’avant de songer à réformer la société, il faut la connaître. Et une véritable science des
questions politiques se constitue, qui privilégie l’étude du fonctionnement des institutions
républicaines, puis celle de la « question sociale » et du socialisme, enfin celle du colonialisme.
Aujourd’hui, on ne considère plus que l’étude de la politique relève de la compétence d’une
science unique. Aussi parle-t-on de sciences du politique, renvoyant par là à l’ensemble des
disciplines qui concourent à la connaissance des phénomènes politiques entendus au sens large
: comportemen électoral, opinion publique, administration et gestion des ressources publiques,
partis et systèmes de partis bien sûr ; mais aussi structure et forme de pouvoir, ainsi que
processus de mobilisation et modes de transformation historiques des systèmes de domination.
(François Gresle, Michel Perrin, Michel Panoff, Pierre Tripier,
Dictionnaire des Sciences Humaines)

Actes de parole : présentation, formules d’adresse

Dialogues

- Bonjour Monsieur / Madame ! Je suis Alin(a) Moldovan, étudiant (e) en droit en


Roumanie. Je cherche la Faculté de Droit de la Sorbonne.
- Bonjour Monsieur /Mademoiselle ! Allez droit devant vous, puis tournez à gauche
jusqu’au Panthéon. La Faculté de Droit est à côté de la Bibliothèque SainteGeneviève.
- Merci Monsieur/Madame ! /Je vous remercie de tout mon cœur. - Il n’y a pas de quoi /
Avec plaisir/ De rien.

Devant le Panthéon, un groupe de touristes écoute les explications du guide :


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- Approchez, Messieurs Dames ! Ici reposent quelques-unes des plus grandes


personnalités de la France. Lisez l’inscription du fronton : « Aux grands hommes, la
patrie reconnaissante. » Allons-y leur présenter nos hommages.
- Excellente idée ! dit une dame en robe rouge.
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2e Leçon

LES DEUX ÎLES DU CŒUR DE PARIS:


L’ÎLE DE LA CITÉ ET L’ÎLE SAINT- LOUIS

Notre-Dame, La Sainte Chapelle, Le Palais de Justice


La ville de Paris est divisée en deux par la Seine, fleuve qui part du plateau de Langres
pour se verser dans la Mer de la Manche par un large estuaire qui baigne les ports Le Havre et
Honfleur. Le second fleuve de France par sa longueur (776 km) - il traverse la majeure partie
du Bassin parisien - c’est le plus important du point de vue économique. Au cœur de Paris, il y
a deux îles d’une grande importance pour l’histoire de la capitale : l’Île de la Cité et l’Île Saint-
Louis. À vrai dire, Paris est né sur l’Île de la Cité, la plus grande de ces deux îles. Les premiers
habitants s’y sont installés au IIIe siècle avant Jésus-Christ. Au cours des siècles, l’Île de la Cité
a été le siège de l’Église et de l’État, représentés par Notre-Dame et le Palais de Justice. C’est
également le cœur géographique de la France car toutes les routes nationales sont mesurées à
partir du km zéro, un point métallique situés sur le parvis de Notre-Dame. Selon la tradition, les
visiteurs qui le touche du pied peuvent espérer de revenir un jour à Paris.

De taille et d’apparence plus modeste, l’Île Saint-Louis est de beaucoup plus tranquille.
Liée à l’Île de la Cité par le pont Saint-Louis, elle est parcourue d’un bout à l’autre par la rue
Saint-Louis en l’Île, bordée de boutiques, de galeries et de restaurants. Exclusivement
résidentielle, avec des rues et des quais où se côtoient des demeures privées bâties à différentes
époques, l’Île garde le souvenir des personnalités littéraires et artistiques qui y ont habité, entre
autres Théophile Gautier et Charles Baudelaire. C’est un endroit séduisant et plein de charme.

L’Île de la Cité est reliée au bord de la Seine par de nombreux ponts. À gauche, il y a le
Pont Neuf, le Pont Saint-Michel et le Pont au Double. À droite, le Pont au Change, le Pont
d’Arcole et le Pont Notre-Dame.

À la pointe de l’Île, se trouve le célèbre Pont-Neuf, le plus vieux de Paris, et le Square


du Vert Galant, surnom du roi Henri IV. La construction du pont a commencé en 1578, sous le
règne d’Henri III et a été achevée en 1606, sous Henri IV, dont la statue est au milieu, entre
deux élégantes arches. La solidité du pont a inspiré l’expression « se porter comme le PontNeuf
» pour dire que l’on a une excellente santé.

En longeant la Seine sur le Quai des Orfèvres, on dépasse le siège de la Police judiciaire
et on arrive, rue de la Cité, à la Place du Parvis. Au nord de la place, se trouve l’Hôtel-Dieu, le
célèbre hôpital fondé au VIIe siècle, l’un des plus vieux de l’Europe. À l’ouest, se trouve la
Préfecture de Police. Dans le square du côté sud, on est accueilli par la statue de Charlemagne.
Au centre, la cathédrale Notre-Dame domine toute la Place.

Notre-Dame
La construction de Notre-Dame a commencé en 1163 à l’initiative de l’évêque Maurice
de Sully et a duré jusqu’en 1345, quand toutes les façades ont été achevées. Pendant la
Révolution la cathédrale a failli être détruite, mais finalement elle a été dédiée à la
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Déesse de la Raison. En 1802, elle a été consacrée à nouveau, en sorte que le sacre de Napoléon,
représenté dans le tableau célèbre du peintre David, a pu y avoir lieu. Au XIXe siècle, elle a été
restaurée par l’architecte Viollet-le-Duc qui a rajouté sur le toit une flèche de 96 mètres.

Notre-Dame est le centre spirituel de Paris qui résume l’Histoire, l’Âme et la Foi de la
nation française. En outre, la cathédrale présente un grand intérêt artistique.

Sur la façade principale, trois grands portails représentent la Vie de la Vierge (à gauche),
le Jugement Dernier (au centre) et la Vie de Sainte Anne (à droite). Au-dessus, se trouve la
Galerie des Rois avec ses 28 statues représentant les rois d’Israël et de Juda, abattues pendant
la Révolution et remises à leurs places quand on a fait la restauration du monument. Au centre,
on admire la statue de la Vierge avec l’Enfant. Les deux tours sont reliées par une galerie avec
des arcatures entrecroisées.

Le restaurateur Viollet-le-Duc a fait des modifications tout en gardant l’esprit du Moyen


Âge. Il a rajouté dans la partie supérieure des chimères et des gargouilles, représentant des
monstres, des figures grotesques et étranges. C’est grâce à Victor Hugo, qui dans son roman
Notre-Dame de Paris, paru en 1831, déplore le mauvais état de la cathédrale, que l’on a entrepris
des travaux pour sauver l’édifice. La restauration a duré 23 ans. Les tours ont 68 mètres de haut.
L’une d’elle abrite la célèbre cloche Le Bourdon, qui pèse 13 000 kilos. On accède dans les
tours par un escalier latéral dont l’entrée se trouve à l’extérieur. Du haut, on peut admirer l’un
des plus beaux panoramas de Paris.

L’intérieur de la cathédrale a 35 m. de haut, 130 m. de long et 48 m. de large. 9000


personnes peuvent y entrer. Les chapelles latérales sont remplies d’œuvres d’art du XVIIe et du
XVIIIe siècle. Dans le Chœur, le sanctuaire est entouré de magnifiques boiseries du XVIII e
siècle, comportant 78 stalles ornées de bas-reliefs. À droite du Chœur, dans la Sacristie, on peut
visiter le Trésor contenant des reliques, des parures et des objets de culte ornés de pierreries
d’une valeur inestimable.

L’histoire tragique de l’amour que le bossu Quasimodo ressentait pour la belle


bohémienne Esméralda a eu pour toile de fond la cathédrale. Victor Hugo a créé une histoire
émouvante qui a été abordée dans plusieurs versions cinématographiques maintenant ainsi en
actualité le célèbre monument. À la fin du XXe siècle, plus précisément en 1998, le roman de
Victor Hugo a inspiré un musical - dû à Luc Plamondon et Richard Cocciante- , dont l’immense
succès est loin d’être agonisant.

Le Palais de Justice
En sortant de la Place du Parvis et en remontant sur le quai du Marché-Neuf jusqu’au
pont Saint-Michel, on arrive au Palais de Justice, vaste ensemble qui comprend le Palais
proprement dit, la Sainte-Chapelle et la Conciergerie. À cet endroit s’est trouvé le quartier
général des gouverneurs romains et la demeure royale des rois mérovingiens et capétiens. Au
XIIIe siècle, le roi Saint-Louis (Louis IX) y a fait édifier la Sainte-Chapelle. Philippe le Bel y a
fait bâtir la Conciergerie au siècle suivant. En 1358, le roi Charles V s’installe au Louvre et
laisse le palais au Parlement qui fonctionnait comme Cour suprême de la Justice du royaume.
L’organisation judiciaire a été bouleversée pendant la Révolution. C’est à ce moment-là que
l’ancien palais royal a pris le nom de Palais de Justice. Il abrite de nos jours les tribunaux de la
16
capitale. À droite, on remarque la Tour de l’Horloge du XIVe siècle. Devant la façade, une
haute grille dorée datant du XVIIIe siècle donne accès à la Cour du Mai, appelée ainsi parce
que l’on y plantait un arbre chaque année. Pendant la Terreur, les condamnés la traversaient
pour aller à la guillotine. À gauche, on entre par un passage voûté pour visiter la SainteChapelle.

L’aile nord du Palais de Justice est occupée par la Conciergerie. Construit à la fin du
XIIIe et au début du XIVe siècle, cet édifice, dont les tours sobres – la Tour d’Argent et la Tour
de César - se reflètent dans la Seine, est devenu prison d’État au XVIe siècle. Son nom vient
du nom du gouverneur royal nommé Concierge. On y entre par le Quai de l’Horloge. Au rez-
de-chaussée se trouve la Salle des Gardes et la Salle des Gens d’Armes, ancienne salle à manger
du roi.

Pendant la Révolution, la Conciergerie abritait un grand nombre de citoyens condamnés


à mort. Les plus connus sont la reine Marie-Antoinette, Madame Elisabeth, la sœur du roi,
Charlotte Corday, le poète André Chénier et finalement Robespierre lui-même. La plus visitée
des cellules et celle que Marie-Antoinette a occupé du 2 août au 16 octobre
1793, date à laquelle le Tribunal Révolutionnaire de Paris l’a condamnée à la peine capitale. La
reine, surnommée sans aucune trace de sympathie Madame Déficit ou plus couramment
l’Autrichienne, a été emportée dans une charrette jusqu’à l’échafaud.

La Sainte-Chapelle
La Sainte-Chapelle est un chef-d’œuvre de l’architecture gothique. Elle a été construite
e
au XIII siècle par Louis IX, le seul roi de France canonisé sous le nom de Saint-
Louis. Il voulait y déposer la couronne d’épines de Jésus-Christ et d’autres reliques qu’il avait
achetées : des fragments de la Vraie Croix, des clous de la Crucifixion et quelques gouttes du
sang du Christ.

L’architecte à qui le projet a été confié a réalisé deux chapelles superposées. La chapelle
basse mesure 7 m. de haut. Elle se caractérise par des arcatures trilobées et une riche décoration
polychrome. Un escalier étroit mène à la chapelle haute qui mesure 17m. de large et 20,50 m.
de haut. Les éléments architectoniques y sont réduits au minimum pour faire place à 15 grandes
verrières hautes de 15 m, représentant des scènes tirées de la Bible et de l’Evangile. Quand les
rayons du soleil pénètrent par les vitraux, l’intérieur de la chapelle ressemble à un écrin à
pierreries. On y remarque en particulier le vitrail de la Passion du Christ représentant la
Crucifixion et le vitrail des reliques relatant l’histoire de la découverte de la Sainte-Croix par
Sainte Hélène.

La chapelle est célèbre aussi par les statues des douze apôtres en bois sculpté qui sont
adossés aux piliers. Deux des niches profondes ouvertes dans la haute plinthe étaient réservées
au Roi et à sa famille. À la fin du XIVe siècle, Louis XI a aménagé un oratoire qui lui permettait
d’assister à la messe derrière une porte grillagée, sans être vu.
L’édifice est surmonté d’une flèche ajourée et très délicate qui surgit du toit en pente
raide. La flèche actuelle, due au restaurateur Viollet-le-Duc, atteint 75 m de haut et contribue à
l’allure élancé de cette chapelle tellement admirée.
(A.-A. P.)
17

Pour aller plus loin

a) Lisez le texte suivant et traduisez-le en roumain :


a' « Notre-Dame de Paris n’est point, du reste, ce qu’on peut appeler un monument
complet, défini, classé. Ce n’est plus une église romane, ce n’est pas encore une église gothique
[…]. D’ailleurs, ces édifices de la transition ne sont pas moins précieux à étudier que les types
purs. Ils expriment une nuance de l’art qui serait perdue sans eux. C’est la greffe de l’ogive sur
le plein cintre.
Notre-Dame de Paris est, en particulier, un curieux échantillon de cette variété.
Chaque face, chaque pierre du vénérable monument est une page non seulement de l’histoire
du pays, mais encore de l’histoire de la science et de l’art. […] Cette église centrale et
génératrice est parmi les vieilles églises de Paris une sorte de chimère : elle a la tête de l’une,
les membres de celle-là, la croupe de l’autre ; quelque chose de toutes. »
(Victor Hugo, Notre – Dame de Paris)

a" « L’humanisme français n’est donc pas un phénomène isolé, local et momentané. Il
s’insère dans le phénomène général de l’humanisme occidental. Mais peut-être est-ce chez nous
qu’il atteint son plus complet développement. […]
Il existe en France un humanisme médiéval à la fois dans une culture qui continue la
culture antique et dans les idées aussi bien politiques que philosophiques, celles-ci orientés pour
la plus grande partie vers l’aristotélisme. Le Moyen Âge toutefois est dominé par tout un
ensemble de conceptions non humanistes. Le but de la vie est situé dans l’au-delà, l’essentiel ce
sont les fins dernières, la réalisation des destinées surnaturelles, par suite l’existence terrestre
n’a pas de valeur en soi, elle n’est qu’un moyen si elle facilite cette réalisation, un obstacle si
elle la retarde. »
(Pierre Barrière, La vie intellectuelle en France du 16e s. à l’époque contemporaine)
b) Utilisez les informations de la présentation de la cathédrale Notre-Dame pour répondre à la
question de Victor Hugo : « Mais qui a jeté bas les deux rangs de statues ? qui a laissé les niches
vides ? »
c) Traduisez en français :

« Imaginaţi-vă o încăpere înaltă, foarte înaltă, de sticlă. Numai dalele pardoselii şi


arcadele gotice ale tavanului păstrează piatra. Pereţii de jur împrejur sunt formaţi din imense
vitralii, despărţite între ele de minuscule fâşii de marmură. Paradisul acestor culori transparente
nu este întrerupt la răsărit, deasupra altarului, care pare un mic animal speriat de atâta frumuseţe
[...]. Nu este un loc unde să meditezi. Este locul unde, intrat, te eliberezi brusc de orice povară,
ai o bizară senzaţie de imponderabilitate şi rămâi fascinat, plutitor, cu ochii fixaţi pe
circumferinţa apuseană, care începe, încet, încet, să se învârtă ca sub un vânt nesimţit de ceilalţi
muritori. Nimic mistic. Numai sufletul omenesc este cel care stăpâneşte aici.»
(Ana Blandiana, Oraşe de silabe)
d) Mettez en évidence le rôle de promoteur de la Justice de Saint-Louis en utilisant les fragments
suivants:
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« [...] Cet immense édifice bâti au coeur de la Cité fut, dès l’origine, la palais des
gouverneurs romains, puis des premiers rois de France. Et on continue de l’appeler comme
autrefois. C’est un monument chargé d’histoire. Saint-Louis y a vécu. Souvent, l’été, il allait
s’asseoir avec ses conseillers dans un jardin à la pointe de l’île et, au milieu de ses vignes, il
écoutait les plaideurs exposer leurs procès.
- Quel aimable visage ce bon roi donnait à la justice!»
(Gustave Mauger, Cours de langue et de civilisation française)

«Souvent en été, il (le roi) allait s’asseoir au bois de Vincennes après la messe, s’adossait
à un chêne et nous faisait asseoir autour de lui. Tous ceux qui avaient une affaire venaient lui
parler sans être empêchés par un huissier ni personne d’autre. Et alors il demandait de sa propre
bouche: ´Y a-t-il quelqu’un ici qui ait un litige?´Ceux qui avaient un litige se levaient, et il
disait: ´Taisez-vous tous et l’on vous jugera les uns après les autres.´»
(Joinville, Histoire de Saint-Louis) e) Saisissez les détails concernant le Palais

de Justice à l’heure actuelle à partir du

fragment suivant:

« Il est midi. C’est l’heure des audiences. Dans la Salle des pas perdus nous
rencontrerons les avocats en robe et les plaideurs. Et si vous le désirez, nous assisterons à une
audience de la Cour d’assises où se jugent les procès criminels, ou du tribunal correctionnel,
qui juge les simples délits.»
(G. Mauger, Cours de langue et de civilisation française)

Grammaire et exercices

LE FÉMININ DES NOMS

La formation du féminin

Règle générale: le féminin d’un nom est formé en ajoutant à l’écrit un –e à la forme du
masculin: un ami – une amie; un candidat – une candidate

Les noms masculins terminés par –e ne change pas au féminin: un artiste –une artiste;
le juge- la juge. Il y a quelques noms masculins en –e dont le féminin est en –esse: le nègre –
la négresse
Les noms masculins terminés par –er ont un féminin en –ère: le berger –la bergère, le
boulanger – la boulangère,le fermier-la fermière. Au masculin, la consonne finale – r n’est pas
prononcée. Elle se prononce au féminin.

Les noms masculins écrits au masculin par –oux change au féminin le x en – se,
prononcé z: un époux- une épouse.

Les noms masculins terminés –eur forment le féminin par –euse: le danseur –la
danseuse, le visiteur-la visiteuse,le coiffeur- la coiffeuse. Pourtant, certains nom en –eur font
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le féminin en –eresse: le vengeur – la vengeresse, le chasseur – la chasseresse. La plupart des


masculins en – teur ont le féminin en – trice: un acteur- une actrice, le présentateur- la
présentatrice,un auditeur- une auditrice.

Les noms masculin terminés en –el et –eau ont le féminin en –elle: le jumeau –la
jumelle, le chameau – la chamelle,Gabriel – Gabrielle.

Les noms masculins terminés par –n , non- prononcé, redouble le-n au féminin qui est
dans ce cas nettement articulé : le gardien –la gardienne,le lion –la lionne,le champion –la
championne, le paysan- la paysanne. Exceptions : le faisan- la faisane, Simon –Simone.

Les noms masculins terminés par –in, prononcé par „e” nasal, forment le féminin en –
ine, prononcé „in”: le voisin – la voisine, le cousin – la cousine.

Les noms masculins terminés par –f ou – p ont un féminin en –ve: le loup – la louve,
le veuf- la veuve.

Certains noms masculins terminés par –t, le redoublent au féminin: le chat – la chatte

Remarques sur le féminin de certains noms

Certains substantifs ont des formes indépendantes pour les deux genres: le serviteur –
la servante, le compagnon – la compagne, le mari- la femme, le parrain – la marraine, le fils-
la fille, un empereur une impératrice, un héros-une héroïne.

Certains noms désignant des professions n’ont pas de féminin. On ajoute le mot femme
devant le nom pour marquer le féminin: un écrivain – une femme écrivain, un peintre – une
femme peintre. On manifeste la tendance, très forte au Canada francophone, de créer des
féminins d’après les prototypes existants: un avocat –une avocate, un conseiller municipal –
une conseillère municipale, un maire-une mairesse.

Aux noms à forme unique on ajoute les mots mâle et femelle pour préciser le sexe: un
rossignol mâle – un rossignol femelle, un serpent mâle – un serpent femelle.

Certains noms hésitent entre le masculin et le féminin: un après-midi ou une après –


midi.

Le substantif gens est masculin mais il s’accorde au féminin avec un adjectif qui le
précède: de bonnes gens, de vieilles gens, de petites gens.
Certains noms ont un sens au masculin et un autre au féminin: la vase „ nămol” – le vase
„ vaza”, le crêpe „crep” – la crêpe „clătită”, le tour”strung; tur” – la tour”turn” etc.

LE PLURIEL DES NOMS

La formation du pluriel des noms communs

Règle générale : le pluriel des noms communs se forme en ajoutant un –s à la forme du


singulier : le livre – les livres, la demande –les demandes, un avocat – des avocats.
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Les noms terminés par –x, -s et –z ne changent pas : un ours –des ours, une noix – des
noix, un nez – des nez.

Les noms en –al ont le pluriel en –aux : un animal –des animaux, un cheval – des
chevaux. Exceptions : un bal –des bals, un carnaval – des carnavals, un festival –des festivals,
un récital – des récitals, un régal –des régals, un chacal – des chacals.

Les noms terminés par –eau, -au et –eu reçoivent un –x au pluriel : un tableau – des
tableaux, un lieu – des lieux, un tuyau – des tuyaux. Exceptions : un landau –des landaus, un
pneu – des pneus, un bleu - des bleus, un sarrau – des sarraus.

Les noms terminés par –ou forment généralement le pluriel en ajoutant un – s : un clou
– des clous, le cou – les cous, le trou –les trous. Il y sept substantifs qui reçoivent un –x au
pluriel: le bijou – les bijoux, le caillou – les cailloux, le chou – les choux, le genou – les genoux,
le hibou- les hiboux, le joujou – les joujoux, le pou –les poux.

Les noms terminés par – ail ont généralement le pluriel en –ails : le détail – les détails,
le chandail – les chandails, un éventail – des éventails. Il y a quelques exceptions qui ont le
pluriel en –aux : le bail –les baux, un corail – des coraux, un vitrail – des vitraux, un travail –
des travaux, un émail des émaux.

Les noms aïeul, ciel et œil ont des pluriels irréguliers : un aïeul – des aïeux, le ciel –
les cieux, un œil – des yeux. On dit pourtant les aïeuls dans le sens de « grands-parents », ciels
dans ciels de lit, lorsqu’il est question du ciel dans les tableaux – les ciels de Van Gogh – ou de
l’aspect du ciel – les ciels de Paris. Le mot œil a un pluriel normal dans œils-de-bœuf.

Certains noms ne s’emploient qu’au pluriel : les prémices,, les pierreries, les
représailles, les funérailles, les fiançailles, les doléances, les vivres.

Le pluriel des noms communs étrangers

Les noms étrangers reçoivent en général un – s au pluriel, selon la règle générale : un


référendum – des référendums, un agenda - des agendas, un bifteck – des biftecks.

Certains noms ont conservé le pluriel étranger, mais il est de plus en plus rare dans
l’usage courant : un gentleman – des gentlemen, un sportsman- des sportsmen, un maximum –
des maxima, un desideratum – des desiderata.
Le pluriel des noms propres

Les noms de personne prennent la marque du pluriel dans les cas suivants :
o quand ils désignent des familles illustres, des dynasties royales : les Bourbons,
les Condés o quand ils sont utilisés comme substantifs communs dans le sens qu’ils désignent
des œuvres artistiques par le nom de leurs auteurs : les Rembrandts, les Renoirs.

Exercices

a) Mettez au féminin les substantifs entre parenthèses et faites les modifications


nécessaires :
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L’(oncle) du roi. Le (neveu) de Jacques. Un (homme) cruel comme un (tigre). Le


(compagnon) de mon père. Le (conseiller) municipal. Le (chat) de mon fils. L’(acteur) principal.
Le (candidat) aux élections municipales. L’(empereur) autrichien. Le (boulanger) des Halles.
Le (cousin) de Martine. Les (chanteurs) des années ’60.

b) Mettez au pluriel les substantifs entre parenthèses :


Des milliers de (sportifs) et de (supporter) remplissent les (terrain) de jeu. Au Salon de
l’Automobile, les (Renault) et les (Peugeot) ont eu beaucoup de succès. Il y a dans ce musée
des (tableau) célèbres : des (Monet), des (Rembrandt), des (Picasso). Ce sont les plus beaux
(vitrail) de la cathédrale. Les (travail) de restauration ont commencé hier. J’ai mal aux deux
(œil). Ses (mal) de tête l’empêchent de travailler. Les (bal) de cet automne l’ont fatigué.

c) Ajoutez la marque du pluriel – x ou z- aux noms en italique :


« Ce sont les mères des hibou…
Qui désiraient chercher les pou…
De leurs enfants, leurs petits chou…
En les tenant sur les genou…
Leurs yeux d’or valent des bijou…
Leur bec est dur comme caillou…
Ils sont doux comme des joujou…
Mais aux hibou.., point de genou…
Votre histoire se passait où ? Chez
les Zoulou…, les Andalou… ?
Ou dans la cabane de bambou ? En
Anjou ou dans le Poitou ?
Au Pérou ou chez les Mandchou… ?
Pas du tout : c’était chez les fou… »
(Robert Desnos, Les Hiboux)

Vocabulaire français

Vocabulaire professionnel
a) Donnez l’équivalent roumain des termes en italique :
« Le droit de toute personne à la vie est protégée par la loi. La mort ne peut être infligée
à quiconque intentionnellement sauf en exécution d’une sentence capitale prononcée par un
tribunal au cas où le délit est puni par cette peine par la loi »
(Conseil de l’Europe, Convention de sauvegarde des Droits de l’homme)

b) Observez les définitions suivantes des termes justice, peine, Cour d’assises et
commentez-les : Justice
Dans le droit général, rendre la justice consiste essentiellement à dire ce qui est juste
dans l’espèce concrète soumise au tribunal. Le mot justice désigne aussi l’autorité judiciaire ou
l’ensemble des juridictions d’un pays donné. L’expression justice politique est employée pour
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désigner les juridictions spéciales instituées pour connaître des activités politiques contraires à
l’intérêt général de l’Etat (l’intérêt de la magistrature ordinaire exigeant qu’elle ne soit pas
mêlée aux controverses politiques).

Peine
Dans le domaine du droit pénal, le mot peine désigne les sanctions infligées aux
délinquants. Les peines principales sont les peines criminelles, les peines correctionnelles, les
peines de police, les peines accessoires, les peines complémentaires et les peines de
substitution. On dit : être passible d’une peine, peine capitale, peine de mort, prononcer,
infliger une peine, purger sa peine en prison, faire quelque chose sous peine de (Défense
d’afficher sous peine d’amende).

Cour d’assises
La Cour d’assises est un terme de procédure pénale qui désigne la juridiction répressive
compétente pour juger les crimes. Elle est composée de deux catégories de membres délibérant
ensemble, d’une part, trois magistrats professionnels qui forment la Cour, d’autre part, neuf
jurés non professionnels qui forment le jury, désignés par tirage au sort à partir des listes
électorales (roum. Curtea cu juri).
(R. Guillien – J. Vincent, Termes juridiques)

Politique (la)
Art ou science de gouverner. La politique a souvent été codifiée tant la situation
d’incertitude et le caractère très exhaustif et sûr des informations rend cet art délicat. C’est le
sens du « mot » de Clausewitw selon lequel la guerre est la politique par d’autres moyens.
Analyser la politique consiste à étudier l’engagement de ceux qui y consacrent leur
existence (Weber, 1919), la légitimité qui fonde leur action (Weber, 1922), les mécanismes qui
les conduisent à prendre une décision (Cyert & March 1963), les effets (attendus ou non) que
celle-ci produit (Selznick 1949), ainsi que les raisons de l’apparition d’effets pervers provoqués
par des décisions vertueuses.

Politique (le)
Domaine relatif à l’organisation et au gouvernement de la cité et de l’État. Le politique
se réfère à des actions et des décisions collectives, souvent centralisées, ayant un aspect coercitif
ou incitatif. Dans ce sens, le politique s’oppose à l’économique qui concerne en principe des
actions décentralisées, individuelles et libres. Cette oppostion a d’ailleurs tendance à se
polariser et recouper l’antinomie État / société civile. Les théories politiques, tout comme les
pratiques qu’elles inspirent, font une part plus ou moins grande au politique
[…]
(François Gresle et alii, Dictionnaire des Sciences Humaines)

Actes de parole : persuader


Complétez les phrases suivantes avec des arguments qui justifient l’intérêt que présente
l’Ile de la Cité :
23

Vous savez bien que…..


Vous n’ignorez pas que….
Tout le monde sait bien que….
Je peux vous dire ceci….
Je vais vous dire une chose : écoutez-moi bien….
Encore une fois, je vous le répète…

3e Leçon

DE L’HÔTEL DE VILLE AUX TUILERIES


L’Hôtel de Ville, la Rue de Rivoli, le Louvre, les Tuileries

L’Hôtel de Ville
En sortant de l’Île de la Cité vers la rive droite par le pont Notre-Dame ou le Pont
d’Arcole, on se retrouve dans un autre endroit chargé d’histoire de la capitale - l’Hôtel de Ville
qui donne sur la place ayant le même nom. Ce bel édifice de style Renaissance abrite la mairie
de Paris. Sa magnifique façade donne sur l’ancienne Place de Grève, l’actuelle Place de l’Hôtel
de Ville, qui était autrefois l’endroit où avaient lieu les exécutions. Centre administratif de Paris,
l’Hôtel de Ville est en même temps un véritable musée de la peinture et de la sculpture moderne.
On y organise de nombreuses expositions, on peut y visiter le célèbre Salon des Cariatides, la
Salle des Sciences, le Salon des Arts et la Salle des Séances. C’est le siège des conseillers
municipaux élus par les vingt arrondissements de Paris.
24
L’édifice actuel date de la fin du XIX siècle. Pendant la Commune, un incendie a dévoré
e

l’ancien bâtiment. Son architecture se distingue par ses pavillons surmontés de coupoles en
forme de tronc de pyramide. Les quatre façades du palais sont ornées de 136 statues. Sur une
terrasse, au bord du quai, se trouve la statue d’Etienne Marcel, le premier chef de la municipalité
parisienne.

La rue de Rivoli
Pour aller de la Place de l’Hôtel de Ville jusqu’au Louvre, on peut prendre la rue de
Rivoli, l’une des voies les plus longues de Paris, qui mène à la Place de la Concorde. Son nom
rappelle la victoire obtenue par Napoléon Ier contre l’Autriche à Rivoli. Au-delà des magasins
de la Samaritaine, on voit, à l’extérieur du Temple de l’Oratoire, la statue de l’Amiral de
Coligny, victime du massacre des protestants déclenché pendant la sanglante nuit de la
SaintBarthélemy. Le côté droit de la rue est bordé d’élégantes galeries, de magasins et d’hôtels
célèbres. Au n° 226, le salon de thé Angelina offre les meilleurs chocolats chauds de Paris.
Au centre de la petite Place des Pyramides, la statue équestre de Jeanne d’Arc, l’héroïne
nationale des Français qui a mis fin à la Guerre de cent ans, ne cesse d’attirer les regards des
visiteurs. Le 12 mai de chaque année, elle est le point final d’un pèlerinage en son honneur.
Une fois arrivés sur la Place du Louvre, nous découvrons vis-à-vis de la célèbre
Colonnade du Palais, l’Eglise Saint-Germain l’Auxerrois (XVe siècle), en style gothique
flamboyant. C’est du Campanile de gauche que l’on a donné le signal du début du massacre des
protestants.

Le Louvre
La construction du Palais du Louvre se lie au nom de Philippe - Auguste qui, avant de
partir en croisade, a décidé de faire bâtir sur la rive droite de la Seine une forteresse pour
protéger la ville contre les Saxons. Le roi a continué de vivre dans son palais de l’ le de la Cité.
C’est plus tard, au XIVe siècle, que le roi Charles V en a fait sa demeure. Au XVIe siècle,
François Ier a décidé d’abattre la vieille forteresse et de faire construire à sa place un palais
conforme aux goûts de la Renaissance. Louis XIV a embelli le palais par la construction de la
célèbre Colonnade faite par Claude Perrault (1667). Mais, c’est toujours lui qui, en décidant
d’installer sa cour à Versailles, l’a abandonné en l’exposant ainsi à la dégradation du temps.
Napoléon Ier a repris les travaux en construisant l’aile Nord, qui ne fut terminée que par
Napoléon III en 1852. Le Palais des Tuileries, construit par Henri II, qui était relié au Louvre
par un bras se prolongeant vers la Seine, a été détruit pendant la Commune. En grandes lignes,
le Louvre arrive à sa configuration actuelle, en forme de U, ayant au milieu la célèbre Cour
Carrée.
La dernière construction, qui a d’ailleurs soulevé bien des débats, est celle des trois
pyramides en verre, l’une ayant 21 m de haut, les deux autres plus petites, justifiées par la
nécessité de réaliser une liaison souterraine entre les différentes ailes du palais. C’est la nouvelle
entrée au Louvre depuis 1989. Le projet a été confié à l’architecte américain d’origine chinoise
Ieoh Ming Pei.
La célébrité du Louvre est due autant à son passé de résidence royale qu’à son existence
comme musée. Sa superficie, triple par rapport à celle du Vatican, le rend l’un des plus vastes
musées du monde. Le premier qui y ait installé au XVIe siècle une collection d’œuvres d’art est
François Ier. Par la suite, Louis XIII et Louis XIV l’ont enrichie au point que l’on a fini par y
25

organiser des expositions de peinture et de sculpture. Le 10 août 1793, le Louvre a été ouvert
au grand public. Ses collections sont devenues depuis de plus en plus riches. D’ailleurs,
Napoléon Ier exigeait que les pays vaincus donnent à la France un tribut en œuvres d’art.
Les pièces qui y sont exposées sont réparties en sept départements : Antiquités orientales
et Art islamique, Antiquités égyptiennes, Antiquités grecques, étrusques et romaines,
Sculptures, Objets d’Art (entre autres le Trésor Royal), Peintures et Arts graphiques. Les
départements sont distribués dans trois ailes auxquelles on a accès depuis le hall Napoléon, sous
la Pyramide : l’aile Denon, au long de la Seine, l’aile Richelieu, le long de la rue de Rivoli, et
l’aile Sully, autour de la Cour Carrée. Les trajets des visiteurs n’omettent pas d’inclure des chefs
d’ouvres tels la Vénus de Milo, la Joconde de Léonard de Vinci, la Victoire de Samothrace, les
différentes écoles de peinture – italienne, flamande, hollandaise, anglaise, espagnole etc.

L’Arc-de-Triomphe du Carrousel
L’emplacement où se trouvait l’ancien palais des Tuileries est occupé de nos jours par
la Place du Carrousel. L’Arc de Triomphe du Carrousel y a été bâti entre 1806 et 1808, en
souvenir des victoires de Napoléon Ier. Les architectes se sont inspirés de l’Arc de Septime
Sévère de Rome. Chacune de ses faces est richement ornée de bas-reliefs. Au sommet se trouve
quatre chevaux dorés, copie de ceux de la Basilique Saint - Marc de Venise, et un quadrige avec
la statue de la Paix.

Le jardin des Tuileries


Situé entre la Place du Carrousel et la Place de la Concorde, le Jardin des Tuileries,
jardin à la française, a été créé au XVIIe siècle, en même temps que le Palais des Tuileries. Les
promeneurs y admirent encore de belles statues, à l’ombre des tilleuls et des marronniers.
Un bassin occupe une place centrale, juste en face de la grille d’entrée, flanquée de deux statues
équestres. Deux terrasses montent à droite et à gauche de la grille, constituant une sorte de
balcon dominant l’une des plus belles promenades du monde, allant de la Place de la Concorde,
montant les Champs-Elysées pour arriver à l’Arc de Triomphe de l’Étoile. À droite de la sortie
se trouve le Musée dit le Jeu de Paume qui a longtemps abrité les toiles des peintres
impressionnistes, aujourd’hui exposées au Musée d’Orsay. À présent on y organise des
expositions temporaires. À gauche, l’autre rampe d’escaliers monte vers le Musée de
l’Orangerie où sont exposées les toiles de Claude Monet, les Nymphéas.
Lieu de promenade et de loisir, le Jardin des Tuileries constitue un lieu chargé d’histoire
qui a inspiré bien des personnalités artistiques amoureuses de Paris.
(A.-A. P.)

Pour aller plus loin

a) Composez un questionnaire sur le Louvre à partir du texte suivant :

« Ce fut avec respect, marchant le plus doucement possible, qu’ils entrèrent dans la
Galerie française.
Alors, sans s’arrêter, les yeux emplis de l’or des cadres, ils suivirent l’enfilade des petits
salons, regardant passer les images, trop nombreuses pour être bien vues. Il aurait fallu une
26
heure devant chacune, si l’on avait voulu comprendre. Que de tableaux !.... ça ne finissait pas.
[…] Puis, au bout, M. Madinier les arrêta brusquement devant le Radeau de la Méduse ; et il
leur expliqua le sujet. Tous, saisis, immobiles, se taisaient. »
(Emile Zola, L’Assommoir)

b) Faites une description du Jardin des Tuileries en utilisant les informations du

fragment suivant :
« Au Jardin des Tuileries, ce matin, le soleil s’est endormi tour à tour sur toutes les
marches de pierre.[…] Le souffle du vent charmé mêle au parfum du passé la fraîche odeur des
lilas. Les statues qui sur nos places publiques effraient comme des folles, rêvent ici dans les
charmilles comme des sages sous la verdure lumineuse qui protège leur blancheur […] Les
liserons débordent follement des vases couronnés de géraniums. Ardent de soleil, l’héliotrope
brûle ses parfums. Devant le Louvre s’élancent des roses trémières, légères comme des mâts,
nobles et gracieuses comme des jeunes filles. Irisés de soleil et soupirants d’amour, les jets
d’eau montent vers le ciel. Au bout de la terrasse, un cavalier de pierre lancé sans changer de
place dans un galop fou, les lèvres collées à une trompette joyeuse, incarne toute l’ardeur du
Printemps. »
(Marcel Proust, Les Plaisirs et les Jeux)

c) Traduisez en roumain le texte suivant :


« Qu’est-ce qu’un homme qui n’agirait point, et qui est supposé se contempler ? Non
seulement je dis que cet homme serait un imbécile, inutile à la société, mais je dis que cet
homme ne peut exister : car que contemplerait-il ?son corps, ses pieds, ses mains, ses cinq sens
? Ou il serait un idiot, ou bien il ferait usage de tout cela. Resterait-il à contempler sa faculté de
penser ? Mais il ne peut contempler cette faculté qu’en l’exerçant. Ou il ne pensera à rien, ou
bien il pensera aux idées qui lui sont déjà venues, ou il en composera de nouvelles :
or il ne peut avoir d’idées que du dehors. […]
Encore une fois, il est impossible à la nature humaine de rester dans cet engourdissement
imaginaire ; il est absurde de le penser ; il est insensé d’y prétendre.
L’homme est né pour l’action, comme le feu tend en haut et la pierre en bas. N’être point occupé
et n’exister pas est la même chose pour l’homme. »
(Voltaire, Lettres philosophiques)

d) Traduisez en français :
" Filozoful ia totul în deșert, negația e atât de puternică, încât de la un punct nu mai sunt
sensibil la adevărul pe care îl contestă, ci numai la jocul expresiei, la mecanismul paradoxului.
Un spectacol de insolită inteligență. Întâi negația, apoi afirmația, după care aștept cu emoție
propozițiunea care o va doborî...Filozofia devine o gimnastică superioară a spiritului,
indiferentă la obiectul ei. Mă gândesc, totuși, că vocația și rațiunea filozofiei nu pot fi străine
de adevăr. Frazele frumoase obosesc repede, cuvintele se ofilesc în imprecizia negației."
(Eugen Simion, Timpul trăirii, timpul mărturisirii)

Grammaire et exercices
27

L’EXPRESSION DE LA POSSESSION

Adjectifs et pronoms possessifs

a) Les formes de l’adjectif possessif

Les formes de l’adjectif possessif en fonction du genre et du nombre de l’objet possédé


et de la personne du possesseur
un possesseur plusieurs possesseurs
un objet plusieurs objets un objet plusieurs objets
1repers. masc. mon livre mes livres notre livre nos livres
fém. ma maison mes maisons notre maison nos maisons
e
2 pers. masc. ton livre tes maisons votre maison vos maisons
fém. ta maison tes maisons votre maison vos maisons
e
3 pers. masc. son livre ses livres leur maison leurs maisons
fém. sa maison ses maisons leur maison leurs maisons

Remarque : Devant les noms féminins commençant par voyelle ou « h » muet, on utilise
les formes du masculin mon, ton, son : mon avocate, ton amie, son action, son héroïne

b) Particularités de l’adjectif possessif


1. L’adjectif possessif est remplacé par l’article défini quand il s’agit de noms des
parties du corps ou de vêtement et que le possesseur est clairement désigné : Il a levé les yeux
vers moi. Il a mal à la tête. Il l’a attrapé par la manche.
2. Quand le possesseur est le pronom indéfini chacun, l’adjectif possessif utilisé
est son, sa, ses : Chacun avait son livre sur le pupitre.

3. L’adjectif possessif peut être remplacé par le pronom adverbial en quand le


possesseur est un nom de chose et il n’est pas dans la même proposition que l’objet possédé :
J’ai visité ce musée. J’en ai admiré les collections (en, du musée).

c) Les pronoms possessifs

Les pronoms possessifs remplacent un nom en ajoutant l’idée de possession: Mon idée
est meilleure que la tienne.

Les formes des pronoms possessifs


Pers. et genre Un possesseur Plusieurs possesseurs
Un objet Plusieurs objets Un objet Plusieurs objets
re
1 pers. masc. le mien les miens le nôtre les nôtres
fém. la mienne les miennes la nôtre les nôtres
2e pers. masc. le tien les tiens le vôtre les vôtres
fém. la tienne les tiennes la vôtre les vôtres
3e pers. masc. le sien les siens le leur les leurs
28
fém. la sienne les siennes la leur les leurs

d) Les verbes avoir, posséder, appartenir :

Il possède un petit appartement.


Cette auto m’appartient Ils
ont beaucoup d’argent.

e) La préposition à suivi d’un pronom personnel tonique : à moi, à toi, à lui, à


elle, à nous, à vous, à eux, à elles :

C’est un ami à moi. Ce terrain est à nous.

Exercices

a) Remplacez les articles définis par les adjectifs possessifs convenables en


supprimant les syntagmes entre parenthèses :

Modèle : Ma mère était là. J’examinais attentivement le visage (de ma mère) Ma


mère était là. J’examinais attentivement son visage.

J’ai loué un appartement. Les meubles (de cet appartement) sont anciens.
Il y a un verre sur la table. Le contenu (de ce verre) me semble suspect.
C’est une grande maison. La façade (de cette maison) est blanche.
Je viens d’acheter une nouvelle robe. Le modèle (de la robe) est très simple.
Les oiseaux chantent. Le chant (des oiseaux) est très agréable.
Les électeurs se sont présentés. Les attentes (des électeurs) sont archiconnues.
Vous allez prendre la parole. La voix (que vous avez) est chevrotante.
Je vous ai écouté attentivement. Les idées (que vous avez) me semblent bonnes.

b) Utilisez les adjectifs possessifs convenables à la place des pointillés :


« M. Hamel monta dans … chaire et nous dit : … enfants, c’est la dernière fois que je
vous fais la classe. L’ordre est venu de Berlin de ne plus enseigner que l’allemand dans les
écoles de l’Alsace et de la Lorraine. Aujourd’hui c’est … dernière leçon de français ! … dernière
leçon de français ! … livres que tout à l’heure je trouvais si ennuyeux, si lourds à porter,
…grammaire, …histoire sainte me semblaient maintenant de vieux amis […] »
(Alphonse Daudet, La dernière classe)

c) Transformez les phrases suivantes en exprimant la possession d’après le

modèle :
Ce cheval m’appartient. Il est à moi. C’est le mien.

Cette maison m’appartient. Nous avons une belle voiture. Il possède un tableau de
Grigorescu. Ils ont beaucoup de cassettes. Ces livres nous appartiennent. Elles possèdent de
belles revues de mode.
29

d) Utilisez le pronom adverbial en à valeur possessive d’après le modèle :


J’ai visité ce musée. J’ai admiré ses tableaux. / J’en ai admiré les tableaux.
C’est une grande maison. J’ai aimé ses meubles/………..
J’ai visité Notre-Dame. J’ai beaucoup aimé sa grande rosace/……….
Nous sommes allés au Luxembourg. Nous avons parcouru ses allées./………. Cette
ville est très belle. Vous avez déjà vu ses monuments les plus anciens./ ……
e) Reprenez l’anecdote suivante en faisant attention à l’emploi des possessifs :

Chez un antiquaire
Une dame très riche qui voulait acheter un vieux meuble arrêta son choix sur un grand
lit qu’elle trouvait magnifique. Le vendeur s’empressa d’en faire la présentation :
- Madame, dit-il, ce lit possède tout un passé historique. Louis XIV, Louis XV et
Louis XVI ont dormi dans ce lit….
Étonnée, la dame se tourna vers son compagnon :
- Tiens, c’est curieux ! dit-elle. Je pensais que des types si importants pouvaient
se payer le luxe de dormir chacun dans son lit.

Vocabulaire français
Vocabulaire professionnel (autour des termes droit administratif, administration,
médiateur de la République, mémoire, maire, conseil municipal)

a) Identifiez des structures et des termes juridiques dans le texte suivant. Trouvez
leurs équivalents roumains :
« La théorie de la voie de fait. – Sans reprendre ici l’exposé détaillé d’une question qui
relève du droit administratif, on rappellera que, d’après une jurisprudence traditionnelle, la
réparation des dommages causés à un particulier par les agissements de l’administration, qui
relève normalement de la compétence de la juridiction administrative en vertu du principe de la
séparation des pouvoirs, doit être demandée par la victime à l’autorité judiciaire lorsque sont
remplies les conditions suivantes :
o l’acte dommageable doit être vicié, non par une illégalité ordinaire, mais par une
irrégularité d’une gravité exceptionnelle; selon la formule jurisprudentielle, il doit être
‘insusceptible de se rattacher à un pouvoir légal de l’administration’; o D’autre part, et c’est le
point qui nous intéresse ici, l’acte doit avoir porté atteinte à la propriété ou à une liberté
fondamentale: liberté individuelle, mais aussi liberté du domicile […]. »
(Les libertés publiques, p. 27)

b) En guise de dictionnaire :
administration (écrit par minuscule) : le fait d’administrer
Administration (écrit par majuscule) : synonyme de Service public. Par extension,
synonyme de la Puissance publique.
Droit administratif
Au sens large, le droit administratif correspond à l’ensemble des règles du droit privé et
du droit public qui s’appliquent à l’Administration dans sa gestion des services publics et dans
ses rapports avec les particuliers. Dans un sens plus restrictif, communément admis, le droit
30
administratif se rapporte seulement à celles de ces règles qui dérogent au droit privé et qui sont
ainsi normalement appliquées par les juridictions administratives.
Médiateur de la République
Dans le domaine du droit administratif, c’est une personnalité indépendante chargée,
face à l’Administration, de simplifier et d’humaniser la protection et la défense des administrés,
sans se substituer aux tribunaux. Le Médiateur peut faire une recommandation, adresser à
l’administration une injonction de se conformer à une décision de justice. Mémoire
En Droit administratif, on distingue entre mémoire introductif et mémoire ampliatif.
Le mémoire introductif est une requête déposée devant une juridiction administrative en
exposant de façon succincte les moyens invoqués et présentant les conclusions du demandeur.
Le mémoire ampliatif peut faire suite au précédent pour développer les moyens éventuellement
présentés de façon trop sommaire. Par moyens, on comprend le soutien nécessaire de la demande
et de la défense qui forment le fondement de la cause. Devant les juridictions administratives,
la procédure se déroule sous forme d’échanges de mémoires.
Maire
Le maire est l’autorité communale élue par le Conseil municipal. Il exécute les
délibérations du Conseil municipal et possède des pouvoirs propres d’action ; il est placé alors
sous le contrôle de légalité du Préfet. À Paris, Lyon et Marseille, il y a des maires
d’arrondissement, élus par le conseil d’arrondissement.
En Belgique, le maire est appelé bourgmestre. Son adjoint est nommé échevin.
Conseil municipal
En droit administratif, le conseil municipal est une assemblée élue, chargée
d’administrer par ses délibérations les affaires de la commune.
(Raymond Guillien – Jean Vincent, Termes juridiques)

Action
Se dit de toute activité supposant un objectif et la conscience des moyens pour
l’atteindre. L’action s’oppose donc aux activités réflexes ou contraintes. La plupart des sciences
humaines se sont donné la tâche d’interpréter les actions particulières ainsi que les conditions
dans lesquelles elles se développent.
Si l’interprétation de l’action laisse une part importante à l’intelligence et à la créativité
et étudie l’activité humaine à partir de la volonté et de la conscience des individus, on parlera
plus volontiers d’acteur ; si elle met en place les schémas de causalité où les conditions de
développement de l’action expliquent son déroulement, on parlera alors d’agent.
Action collective
Agissements d’individus en vue d’un but. Ces agissements peuvent s’interpréter comme
une agrégation de conduite individuelle […] ou comme le résultat d’une mobilisation spontanée
ou organisée.
(François Gresle et alii, Dictionnaire des Sciences Humaines)

Actes de parole : donner son avis

Donnez votre avis sur l’opportunité de la construction de la Pyramide du Louvre en


utilisant les formules suivantes :
31

Moi, personnellement, je crois que……


Pour ma part, il me semble que……
Mon idée c’est que….
Mon sentiment, c’est que….
Mon opinion, c’est que….
À mon avis, il (ne) fallait (pas)…..
À mon point de vue……
Il me semble que……
Je suis convaincu que…..
Je suis persuadé /certain/ sûr/ que…..
Pour moi …..Telle est du moins mon opinion.

4e Leçon

DE LA CONCORDE À L’ÉTOILE

La Place de la Concorde, les Champs-Élysées, l’Arc de Triomphe de


l’Étoile

La Place de la Concorde
En sortant du Jardin des Tuileries, on débouche sur l’immense Place de la Concorde (84
000 m ), l’une des plus belles du monde. Son histoire suit de près une bonne partie de l’histoire
2

de France qui l’a fait d’ailleurs changer de nom à plusieurs reprises. Quand elle a été aménagée
en forme d’octogone entre 1757 et 1779, elle était dédiée au roi Louis XV dont la statue équestre
s’élevait dans son centre. Par conséquent, son nom était Place Louis XV.
Pendant la Révolution, la statue a été abattue pour y faire place à la guillotine. C’est à cet endroit
que l’on a vu périr Louis XVI, Marie-Antoinette, Danton, Robespierre et d’autres indésirables.
De Louis XV, elle est devenue Place de la Révolution et finalement Place de la Concorde en
1795.
L’aspect actuel date des années 1840. Au centre s’élève la silhouette haute et fine de
l’Obélisque provenu du temple de Louxor, que le Pacha d’Égypte Méhemet Ali a offert en 1831
au roi de France Louis-Philippe. Les hiéroglyphes qui le couvrent célèbrent le règne du pharaon
Ramsès II.
32
Les angles de la Place de la Concorde sont occupés par huit statues représentant
symboliquement les grandes villes de France. Deux élégantes fontaines, lumineuses le soir,
flanquent l’obélisque contribuant elles-aussi à l’harmonie de l’ensemble.
Sur le côté nord, deux palais à colonnes - conçus par l’architecte Gabriel, dont l’Avenue
Gabriel, parallèle aux Champs – Élysées, perpétue le nom – abrite le Ministère de la
Marine et l’Hôtel Crillon. La Rue Royale les sépare nous permettant d’apercevoir
l’impressionnante façade à colonnes de l’Église de la Madeleine, dont l’allure de temple grec
se fait tout de suite remarquer à l’autre bout de la rue. Au sud, le Pont de la Concorde assure
l’accès sur la rive gauche, devant la Chambre des Députés.

L’Avenue des Champs-Elysées


« Triomphale et immortelle », l’avenue des Champs –Élysées relie la Place de la
Concorde à l’ancienne Place de l’Étoile, nommée aujourd’hui Place Charles de Gaulle. L’entrée
dans l’avenue est signalée par les célèbres « Chevaux de Marly », faits par Guillaume Coustou.
Jusqu’au rond-point, la première partie de l’avenue se présente comme un parc –promenade.
Une fois arrivés à la Place Clémenceau, on voit sur la main gauche deux bâtiments remarquables
– le Petit Palais, musée des Beaux- Arts de la Ville de Paris, et le
Grand Palais, siège d’expositions annuelles - réalisés à l’occasion de l’Exposition Universelle
de Paris de 1900. Entre les deux, l’avenue Winston Churchill ouvre la perspective vers le pont
Alexandre III et le Dôme des Invalides. Sur la main droite, dans la zone du parc –promenade,
est situé le Palais de l’Élysée, ancienne résidence de Napoléon Ier et de Napoléon III, devenu
depuis 1873 la résidence du Président de la République.
Le rond-point des Champs-Élysées marque le bout de la zone de parc-promenade. C’est
de cet endroit-là que part la grande artère, comportant une chaussée de 27 m de large et des
trottoirs dont la largeur atteint plus de 22 m. Jusqu’au haut de la légère pente de l’avenue, se
succèdent des deux côtés des bureaux, des banques, des salons d’expositions, des restaurants et
des magasins de luxe.

L’Arc de Triomphe de l’Étoile


À l’autre bout des Champs-Élysées s’étale l’ancienne Place de l’Étoile, à présent Place
Charles de Gaulle. Vue à vol d’oiseau, elle se présente comme un vaste espace rond d’où
partent, comme des rayons, douze artères importantes de Paris rappelant des personnalités ou
des évènements de l’histoire. Outre les Champs-Élysées, l’avenue Friedland, l’avenue Hoche,
l’avenue de Wagram, l’avenue Mac-Mahon, l’avenue Carnot, l’avenue de la Grande-Armée,
l’avenue Foch, l’avenue Victor Hugo, l’avenue Kléber, l’avenue D’Iéna et l’avenue Marceau y
ont leur point de départ.
L’idée de dresser un Arc de Triomphe au milieu de la Place est venue de Napoléon Ier
qui voulait rendre hommage sous cette forme à la Grande Armée. Sa construction a commencé
en 1806 et a été terminée trente ans plus tard, en 1836. L’Arc de Triomphe a 50m de haut et
45m de large. Il est orné de bas-reliefs dont le plus connu représente le Départ des Volontaires
(la Marseillaise de Rude). Les parties du haut présentent les victoires de Napoléon. À l’intérieur,
un petit musée conserve l’histoire de sa construction et rappelle des évènements importants qui
y ont été célébrés.
33

Après la première guerre mondiale, en 1920, on a placé sous l’Arc le tombeau du soldat
inconnu, l’une des victimes innocentes du grand désastre. Une flamme éternelle y brûle encore,
ravivée chaque soir à 18h30.
De nos jours, l’Arc de Triomphe se situe sur le Grand Axe, long de 8 km, qui va de l’Arc
du Carrousel du Louvre jusqu’à la Grande Arche de la Défense. La promenade qui part du
Louvre pour arriver à l’Arc de Triomphe de l’Étoile est l’une des plus belles, des plus
majestueuses du monde.
(A.-A. P)

Pour aller plus loin

a) Identifiez dans le texte précédent les éléments qui justifient la perception d’un
visiteur canadien de la Place de la Concorde :
« Nous arrivons à la Place de la Concorde […]. Cette noble place m’était devenue ce
que Paris avait de plus précieux. […] Son ampleur au cœur de la ville resserrée m’était sujet
d’aise toujours. Tout à coup je respirais à fond. Peut-être ce grand espace libre l’était-il d’autant
plus qu’il se trouvait contenu entre des œuvres de pierre. Jamais je ne l’avais traversée sans me
mettre à rêver d’y voir tournoyer une des tourmentes de neige de mon pays (le Canada).
J’imaginais combien il serait beau d’y voir le déroulement de la blanche fureur. »
(Gabrielle Roy, La détresse et l’enchantement) b) Retirez du texte suivant quelques

détails sur le Palais de l’Élysée. Expliquez les

termes écrits en italiques :


« C’est là que réside le Président de la République. C’est là que sont prises les grandes
décisions gouvernementales.
'Chaque semaine, en effet, a lieu le Conseil des ministres ; il se tient dans le vaste salon
des ambassadeurs, ainsi appelé parce que les diplomates accrédités y remettent leurs lettres de
créance au Président de la République.
C’est le chef de l’État qui préside le Conseil des ministres, ayant à sa droite le Premier
ministre, à sa gauche le ministre de la Justice. Devant eux, une singulière petite pendule, munie
d’un cadran sur ses deux faces opposées, de sorte que l’heure peut être lue par tous les assistants
et que les débats ne risquent pas de s’éterniser. Napoléon Ier était agacé de voir ses ministres
tirer sans cesse leurs montres, énormes en ce temps-là… Alors il fit fabriquer pour eux cette
pendule. »
(Gustave Mauger, Le Palais de l’Élysée, in Cours de langue et de civilisation française)
c) Traduisez en français le texte suivant :
« Istoria n-are criterii, memoria ei este amorală. Ea înregistrează, cu uniformă fidelitate
faptele eroilor și faptele farsorilor. Este suficient o notă discordantă, o abatere de la normalitate
pentru a intra în istorie. Cine și ce asigură dreptul la durată, dreptul la memorie? În fața atâtor
exemple stupefiante, îți vine să crezi că istoria nu consemnează faptele celor care fac istoria, ci
faptele scandaloase ale celor care râd de istorie și o subminează prin fel de fel de comicării. »
(Eugen Simion, Timpul trăirii, timpul mărturisirii)
34

Grammaire et exercices

ADJECTIFS ET PRONOMS DÉMONSTRATIFS

Les adjectifs démonstratifs

Les adjectifs démonstratifs servent à montrer ou à préciser la proximité ou l’éloignement


d’un objet ou d’un être.

Formes des adjectifs démonstratifs

Formes simples
Masculin Féminin
Singulier Ce livre cet écrivain cette fille cette idée cette
Ce héros cet homme huée cette héroïne
Pluriel Ces livres ces écrivains ces filles ces idées
Ces héros ces hommes ces huées ces héroïnes

Formes renforcées

Les formes renforcées sont formées de l’adjectif démonstratif et des particules


adverbiales –ci, pour marquer la proximité, et –là pour marquer l’éloignement : cet arbre-ci,
cet arbre-là.
NB. Outre la position dans l’espace, les adjectifs démonstratifs peuvent indiquer la
personne, la chose ou l’idée dont on vient de parler ou dont on va parler – Cette attitude me
surprend -, le temps – Cette année il viendra te voir – ou d’autres nuances comme : le mépris –
Cet individu, je ne peux pas le sentir- , l’étonnement, l’indignation – Entrer sans dire bonjour
;cette jeunesse-, l’admiration – Mon grand-père, ce héros de la Grande Guerre.
Pronoms démonstratifs
Les pronoms démonstratifs remplacent un syntagme nominal formé d’un adjectif
démonstratif et d’un substantif :
Je cherche un autre appartement ; celui-ci (cet appartement) est trop petit.
Formes des pronoms démonstratifs
Les pronoms démonstratifs ont des formes simples ou des formes renforcées en ajoutant
–ci ou –là. Ces dernières indiquent la proximité ou l’éloignement de deux objets ou personnes.
Les formes simples ne sont pas employées seules ; elles sont accompagnées d’un nom
complément ou d’un pronom relatif :
Il a obtenu son accord et celui de ses parents
Il a répondu à ceux qui lui avaient écrit
Ceux qui vivent sont ceux qui luttent

Nombre Masculin Féminins Neutre


Singulier simple celui celle ce
Singulier renforcé celui-ci, celui-là celle-ci, celle-là ceci, cela, ça
Pluriel simple ceux celles
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Pluriel renforcé Ceux-ci, ceux-là celles-ci, celles-là

NB. Les pronoms indéfinis l’un ….l’autre, les uns….les autres, ni l’un … ni l’autre
peuvent avoir la même valeur que les pronoms démonstratifs :
L’un est arrivé, l’autre part = Celui-ci est arrivé, celui-là part

Exercices

a) Remplacez les pointillés par l’adjectif démonstratif convenable :


….. poète a été inspiré par la beauté du ciel de Paris. Je ne comprends pas … intérêt
pour les aspects morbides. …. avocat a fait un excellent plaidoyer. …. jeune fille attend depuis
deux heures. ….étudiants sont très assidus. ….jolies fleurs, richement colorées, attirent les
regards des promeneurs.

b) Traduisez en français les phrases suivantes : Acest text mi se pare dificil.


Omul acela te-a căutat la ora 8.
Copacul acela, cel de lângă bazin, are o sută de ani.
Aceste observa ii mi se par fără importan ă.
Po i să răspunzi la această întrebare?
c) Remplacez les syntagmes nominaux écrits en italiques par les pronoms
démonstratifs adéquats
Voici deux tableaux intéressants. J’aime bien ce tableau-ci. J’aime moins ce tableaulà.
Je ne sais pas quelle robe choisir. Cette robe-ci est trop étroite. Cette robe-là est trop
large.
J’ai examiné deux projets de construction. Regardez d’abord ce projet-ci et laissez pour
plus tard ce projet-là.
Je cherche des blouses blanches. Ces blouses-ci sont un peu usées. Ces blouses-là sont
sales.
Le livre que tu m’as demandé n’est sur aucun de ces rayons. Il n’est pas sur ces rayons-
ci, sur ces rayons-là non plus.

LE PRONOM INDÉFINI ON

Le pronom indéfini on est employé comme sujet d’un verbe à la IIIe personne du
singulier.
On indéterminé se rapporte à une personne ou à un ensemble de personnes. Il est
l’équivalent de quelqu’un, de n’importe qui ou d’un verbe à la voix passive:
On frappe à la porte (quelqu’un)
On s’est déplacé vers le stade (tout le monde)
On entendait des bruit sourds ( n’importe qui)
On m’a vu à l’entrée de l’immeuble (j’ai été vu)
36
On déterminé a une valeur personnelle. Il est l’équivalent d’un peronom personnel: je,
tu, il, elle, nous, vous, ils, elles. Son emploi a une valeur affective, exprimant de façon discrète
la modestie, le reproche, l’ironie, la familiarité, etc.:
On a de l’affection pour vous (je)
On a été sage? (tu)
Qu’a-t-on dit? (il, ils)
On a été très contentes (nous)

Quand il exprime la modestie de l’auteur, le pronom on est l’équivalent de je. On


a voulu présenter dans cette étude les résultats de l’enquête.

Après si, et, ou, où, qui, que, quoi, le pronom on est d’habitude précédé d’un l
euphonique: Si l’on insiste, je le dirai.

NB. Le pronom on est traduit en roumain par le pronom réfléchi se suivi du verbe ( on
dit = se spune), par la voix passive du verbe ( on l’a aperçu = a fost zărit), par le pronom indéfini
cineva ou le nom lumea ( on dit = lumea spune; on a frappé à la porte = cineva a bătut la ușă),
par la première ou la deuxième personne du pluriel ( si l’on demande, on est servi = dacă cereți,
veți fi serviți).

Exercices

a) Précisez la valeur du pronom indéfini on par une traduction adéquate :


„À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire” (Corneille) On
entendait des pas dans la rue.
À dix heures précises, on est parti vers la gare.
On l’a trouvé sans vie dans le parc.
On est tous d’accord sur ce sujet.
On reste jusqu’à la fin du spectacle.
Ça va, les enfants? On écoute de la musique?
On trouve tout ce qu’on veut dans ce supermarché.
On regardait à droite et à gauche de peur qu’on ne soit surpris. Sait-on
jamais ce qui va nous arriver?

b) Lisez l’anecdote suivante et reproduisez-là en faisant attention à l’emploi du


pronom indéfini on:

Appelé pour examiner le petit Jeannot dont l’aspect malingre inquiétait sa mère, le
docteur dit à celle-ci:
- Vous lui donnerez chaque matin une cuillerée d’huile de foie de morue. Et
comme il voit le petit faire la grimace, il ajoute:
- Si tu la prends, ta maman te donnera chaque fois 2 euros.
- Et qu’est-ce qu’on fera des deux euros? demande Jeannot. - On les mettra
dans une tirelire.
- Tous les jours?
37

- Tous les jours.


- Et quand elle sera pleine, on la cassera? - Sans doute.
- Mais qu’est-ce qu’on fera de l’argent?
- Eh bien, on l’emploiera pour acheter une autre bouteille d’huile de foie de morue,
répondit le médecin tout confus.

Vocabulaire français

Vocabulaire usuel

a) Expliquez l’emploi de la construction rendre + adjectif (rom. a face +


adj.) dans les exemples suivants: Cette robe te rend belle. Les applaudissements de la
salle la rendait très sûre d’elle. La mort de ses parents l’a rendu très malheureux.
b) Utilisez des synonymes de la structure être dépourvu de (rom. a fi lipsit
de)
dans la phrase: Il est dépourvu de bon sens.
c) La locution adverbiale dès lors marque une limite temporelle.
Remplacez-la
dans le texte ci-après par dès ce moment, à partir de ce moment, aussitôt.
d) Lisez et traduisez le texte suivant en faisant attention à l’emploi du
pronom
indéfini on et au vocabulaire professionnel:
„ On comprend dès lors pourquoi aucun enseignement distinct n’a longtemps été
consacré, en France, aux libertés publiques: du point de vue de la technique juridique, la matière
peut paraître dépourvu d’unité et de spécificité. On en étudiait les composantes dans le cadre de
la discipline à laquelle chaque liberté se rattache. C’est en 1954 que leur regroupement a été
décidé, et en 1962 que le cours des libertés publiques ainsi créé a été rendu obligatoire”
(Les libertés publiques)

En guise de dictionnaire professionnel


Libération conditionnelle – En droit pénal, c’est la mesure de libération anticipée d’un
condamné à l’emprisonnement, accordée à titre de faveur, lorsqu’il a subi une partie déterminée
de sa peine. Il doit présenter aussi des gages de réadaptation sociale et il doit avoir eu une bonne
conduité pendant une période qui ne peut pas être inférieure à la durée de la peine qui lui reste
à subir.
Liberté civile – En droit civil, la liberté juridique ou civile consiste dans le droit de faire
ce qui n’est pas interdit par la loi. C’est une sorte de prérogative assurant à son bénéficiaire un
accès inconditionnée aux situations juridiques qui se situent dans le cadre de cette liberté.
Libertés publiques – en droit public, ce sont les droits de l’homme reconnus, définis et
protégés juridiquement. Ils sont classés en trois catégories: droits individuels, droits politiques
et droits sociaux et économiques.
(Raymond Guillien – Jean Vincent, Termes juridiques)
Sociologie de l’action – On peut affirmer que toute sociologie est une sociologie de l’action.
Cependant certains auteurs ont cherché à faire des théories unificatrices qui interprètent dans
38
un même mouvement l’action individuelle, l’action collective (spontanée ou organisée), les
agissements des institutions et des nations et les ont qualifiées de sociologie ou théorie de
l’action. [...].
Actionnalisme - Cherchant à interpréter dans un même mouvement les actions
individuelle et collective, Touraine (1965) a appelé sa théorie „actionnalisme” en opposition au
fonctionnalisme et au structuralisme.
L’actionnalisme, tout comme le marxisme, reconnaît le rôle prépondérant de la création
de richesses dans les sociétés industrielles, donc la place cruciale qu’y tiennent le travail et les
modèles de développement de la production.[...]
( François Gresle et alii, Dictionnaire des Sciences Humaines)

Actes de parole: modaliser (la certitude)


Essayez de convaincre votre interlocuteur du fait que l’avenue des Champs-Élysées est
l’une des plus belles du monde en utilisant les formules suivantes pour marquer la certitude:
Il est certain /sûr /indubitable/ clair / incontestable/ évident que...............
Il ne fait pas de doute que........................
Il est hors de doute que............................
Je suis sûr/ certain/ persuadé / convaincu que..........

5e Leçon

BEAUBOURG ET LES HALLES

Le Centre Georges Pompidou. L’Atelier Brâncu i.


Les Halles, hier et aujourd’hui. L’Église Saint-Eustache

Le Centre Georges Pompidou


L’une des attractions incontournables de la rive droite est le Centre Georges Pompidou
ou Centre Beaubourg. Son modernisme excessif en fait l’une des constructions les plus
contestées. L’une des raisons est le contraste évident avec le cadre architectural où elle a été
placée: le plateau Beaubourg, près des anciennes Halles de Paris. La Rue de Rivoli constitue un
point de départ pour y accéder. On peut prendre la rue de Renard, si l’on est près de l’Hôtel de
Ville, la rue Saint-Martin, si l’on est à la Tour Saint Jacques où bien le Boulevard de Sébastopol,
qui y va à partir de la Place du Châtelet jusqu’à la rue Rambuteau où donne l’une des façades
du Centre.
Officiellement, son nom est Centre national d’art et de culture Georges Pompidou,
d’après le nom du président français qui, en 1969, a décidé de construire un centre culturel
moderne dans cette zone. Le nom Beaubourg est celui de la rue où aboutit la rue de Renard et
qui longe l’une de ses façades. Le projet gagnant appartient aux architectes Richard Rogers et
Renzo Piano.
39

Ce centre sensationnel a ouvert ses portes en 1977. Sa mission était de regrouper tous
les éléments de la culture moderne: le Musée national d’Art moderne, une bibliothèque, deux
cinémas, une boutique, une librairie, des salles de spectacle, etc. En assumant avec succès
l’objectif de donner une nouvelle vie à la zone, il a surpris pourtant par son architecture insolite,
en rupture totale avec l’aspect de l’un des plus vieux quartiers de Paris. On lui a reproché son
aspect qui fait penser plutôt à une usine, à une raffinerie de pétrole. D’immenses tuyaux
vivement colorés parcourent les façades. Avec ses 42 m. de haut, ses 166 m de façade, ses
poutres d’acier, cette construction est un véritable exploit technique.
L’esplanade du côté de la rue Saint-Martin – la piazza – est en pente raide. On y assiste
souvent à des spectacles forains improvisés où le cracheur de feu est présent. En bas, l’escalier
roulant, l’élément le plus frappant de la façade, vous mène jusqu’au dernier étage.
C’est un escalator géant, dans un tube de plexiglas, qui permet de voir un panorama changeant
au four et à mesure que l’on monte. Au bout, on découvre une magnifique vue de la capitale.
C’est au quatrième étage que se trouve le musée d’art moderne où l’on peut admirer des tableaux
de Braque, de Matisse, de Mirò, etc.
En harmonie avec l’ensemble, le restaurant Le Georges, orné d’éléments décoratifs
métalliques, attend au sixième étage ceux qui veulent connaître l’un des endroits à la mode de
Paris.
Entre la place Georges Pompidou et la rue du cloître Saint- Merri, une étrange fontaine
occupe la Place Igor Stravinsky, attirant les visiteurs par des oiseaux fantastiques, vivement
colorées, qui n’arrêtent pas de tourner.
Malgré la performance de réunir dans un seul et même endroit des activités artistiques
si diverses, les avis sont encore partagés sur l’architecture du Centre et son utilité. Pourtant,
personne ne peut nier qu’il a ranimé un quartier de Paris assez longtemps négligé, donnant de
façon implicite une impulsion remarquable à la vie culturelle de Paris.

L’Atelier Brâncu i
À côté du bâtiment du Centre Beaubourg, une construction beaucoup plus petite, à
aspect plutôt intime, abrite l’atelier du sculpteur roumain Constantin Brâncu i (1876-1957), l’un
des artistes les plus influents du XXe siècle. Il exerce l’abstraction sculpturale jusqu’à ce qu’il
saisisse l’essence même des choses et des êtres, enrobée dans des formes d’une surprenante
simplicité. L’élan de la Măiastra, longuement ciselée, n’est que l’un des ouvrages par lesquels
il fait parler d’une vraie révolution dans l’art du XXe siècle. Il a ouvert ainsi la voie à la sculpture
surréaliste et au courant minimaliste des années 1960.
L’atelier où il a travaillé pendant 40 ans dans l’Impasse Ronsin, près de Montparnasse,
a été d’abord reconstitué au Musée d’art moderne et transféré depuis 1997 dans le bâtiment
actuel de l’esplanade du Centre. On peut y voir, protégée par les vitres, une collection unique
au monde de 137 sculptures, 41 dessins, des peintures, des plaques photographiques, etc.,
illustrant toutes les facettes de la prodigieuse activité artistique du célèbre sculpteur. Après le
refus de ses legs par l’État roumain, qui le considérait « artiste décadent », Brâncu i a légué à
l’État français la totalité de son atelier : ses sculptures, ses matériaux, ses outils, ses
photographies, sa bibliothèque et sa discothèque, dont la valeur n’a cessé de croître avec le
temps.
40
Les Halles, hier et aujourd’hui
À partir de la fontaine Stravinsky, la rue Aubry Le Boucher et la rue Berger s’enfilent
pour nous mener au Forum des Halles. Si l’on est muni d’un guide des années '65, on est vite
perdu. Rien ne ressemble à la description qui s’y trouve :
« Les Halles Centrales comportent 12 pavillons en fonte couvrant 11 000 m2. On y
échange, à la même place depuis le règne de Louis-le-Gros (1108), tous les produits nécessaires
à l’alimentation de la capitale, ce qui a fait dénommer ce centre, par l’écrivain Emile Zola, Le
Ventre de Paris. L’activité s’accroît particulièrement dans les premières heures du jour, dans
une ambiance truculente. »
(Raymond Denaës, Guide illustré pour visiter Paris et ses environs)

La vivacité pittoresque des Halles a été transférée en 1969 en dehors de Paris, à


Rungis. C’est alors qu’une grande œuvre de transformation commence en faisant apparaître sur
la place vidée une nouvelle forme de culture et de commerce : Le Forum. Impressionnant par
ses 40 000 m2 de verre et d’aluminium, les escaliers roulants qui relient quatre niveaux
souterrains, le Forum offre une large gamme de magasins et de boutiques, ainsi que des
restaurants, des cinémas, des banques, etc.
Cet immense centre commercial inauguré en 1979 affiche la même modernité que le
Centre Beaubourg. Les galeries couvertes de baies vitrées de la terrasse supérieure laissent
pénétrer à l’intérieur la lumière du jour qui se propage à tous les niveaux. Elles abritent la
Maison de la Poésie et le Pavillon des Arts où l’on organise des expositions temporaires. La
controverse qui a opposé plus d’une fois les Anciens et les Modernes s’avère productive.
Intrigués, les touristes ne cessent d’y affluer. Pourtant, ce grand complexe culturel vit sous le
signe de l’éphémère. Avant 2015, il a commencé à changer de visage, en sorte que ceux qui
étaient déjà habitués à l’image du Forum seront surpris du nouvel aménagement de cet espace,
entrepris ces dernières années.

L’Église Saint-Eustache
À défaut de critères nets, tels le style, les dimensions, l’ancienneté, toute
hiérarchisation des églises de Paris semble sans fondements. Pourtant, les guides touristiques
n’hésitent pas à affirmer que l’Église Saint-Eustache, située au bord des anciennes Halles, est
l’une des plus belles, sinon la plus belle des églises de Paris, après Notre-Dame.
Sa construction enjambe deux siècles ; commencée au XVIe siècle (1532), elle est
terminée au XVIIe (1637). La caractéristique dans laquelle réside sa beauté est le mélange de
styles. Le gothique flamboyant est détecté dans sa structure, les voûtes de la nef, du chœur et
du transept, les éléments du style Renaissance sont présents dans les arcades de la nef centrale.
L’une des chapelles du chœur abrite le tombeau de Colbert, ministre des finances de
Louis XIV. D’autres chapelles renferment des œuvres de grands peintres, tels Rubens, Luca
Giordano, Manetti. L’Église Saint-Eustache offre encore aux visiteurs d’excellents concerts
d’orgue.
Son architecture, ainsi que le Forum des Halles ou le Centre Beaubourg, témoignent du
fait que des styles séparés par des siècles, finissent, qu’on le veuille ou non, par faire bon
ménage.
(A.-A. P)
41

Pour aller plus loin


a) Identifiez, en utilisant les informations du texte précédent, l’endroit décrit
par le texte suivant :
« La mère Chantemesse avait la spécialité des légumes épluchées ; elle tenait sur la table
[…] des alignements de pommes de terre, de navets, de carottes, d’oignons blancs, rangés quatre
par quatre, en pyramide, trois pour la base, un pour la pointe, tous prêts à être mis dans les
casseroles des ménagères attardées. Elle avait aussi des paquets ficelés pour le pot-au-feu,
quatre poireaux, trois carottes, un panais, deux navets, deux brins de céleri ; sans parler de la
julienne fraîche coupée très fine sur des feuilles de papier, des choux taillés en quatre, des tas
de tomates et des tranches de potiron qui mettaient des étoiles rouges et des croissants d’or dans
la blancheur des autres légumes lavés à grande eau. »
(Emile Zola, Le ventre de Paris)

b) Traduisez en roumain le texte suivant :


« En outre, de nombreux philosophes contemporains continuent de se nourrir des
découvertes scientifiques de leur époque. Au demeurant, il est stimulant que notre modernité
reformule les grandes questions philosophiques à partir des explorations des sciences
contemporaines. Voir des philosophes mathématiciens repasser par Héraclte, Parménide, des
physiciens relire Husserl, ou des économistes (relire) Aristote, c’est découvrir interfaces
fécondes. À l’épopée de la science ou de l’idéologie en marche vers le meilleur – bien entendu
– notre temps préfère les questions de l’ordre et du désordre, du simple et du complexe, du
désirable ou du non désirable. La ruine des grands systèmes philosophiques, accompagnée de
la débâcle de la philosophie spontanée des savants, s’avère féconde. »
(Christian Descamps, Interrogations philosophiques contemporaines en France)

c) Traduisez en français le texte suivant :


« Monumentele Parisului s-au integrat în viața modernă, omul stă în preajma lor și le
domină. Parisul n-are, din această cauză, un oraș vechi, desprins de viață, izolat în timp, și un
oraș nou, orașul în care trăiesc și mor oamenii. Vechiul și noul fuzionează aici, Parisul și-a
format stilul și personalitatea prin suprapunerea de civilizații și revitalizarea continuă a vechilor
stiluri. Nimic nu se pierde la Paris, totul se adaptează. Omul este pretutindeni stăpân, orașul
respiră prin toate celulele sale. Nicio capitală nu-ți dă, ca Parisul, un mai puternic sentiment de
continuitate a istoriei și de umanizare a ei.»
(Eugen Simion, Timpul trăirii, timpul mărturisirii)

Grammaire et exercices

ADJECTIFS ET PRONOMS INDÉFINIS

Les adjectifs indéfinis indiquent une idée vague de quantité, de qualité, de ressemblance
ou de différence. Ils accompagnent les substantifs qu’ils déterminent : certains amis, aucune
idée ; divers passages, chaque proposition, tout homme, etc.

Ils s’accordent en genre et en nombre avec le substantif déterminé.


42
Les pronoms indéfinis sont les substituts d’un syntagme nominal (le nom est absent). Ils
indiquent une chose, une personne ou une idée d’une manière vague, indéterminée: Nul n’est
venu; Certains sont contents; Chacun doit voter.

Formes des adjectifs indéfinis


Idée exprimée masculin féminin
Qualité certain, n’importe quel, je ne sais quel, certaine, n’importe quelle, je
quelque, quelconque ne sais quelle, quelque,
quelconque
Quantité aucun, pas un, nul, divers, chaque aucune, pas une, nulle,
différents, plusieurs, plus d’un, maint, diverses, chaque, différtentes,
quelques, tout plusieurs, plus d’une, mainte,
quelques, toute
Différence autre, quelque autre autre, quelque autre
Ressemblance même, tel même, telle

N.B. La forme quelque n’est pas le singulier du quantitatif quelques. Comme adjectif
indéfini exprimant la qualité, il a pour correspondant roumain vreo, vreun, ceva, ni te: Il a
rencontré probablement quelque ami. Il lui reste encore quelque nourriture.

Comme adverbe qui exprime l’aproximation (roum. vreo), il se trouve auprès d’un
numéral: Il y a quelque trente ans.

Formes des pronoms indéfinis


Masculin Féminin Neutre
aucun, nul, personne aucune, nulle, personne rien
n’importe qui, je ne sais qui n’importe qui, je ne sais qui n’importe quoi, je ne sais
quoi
certains, plus d’un, plusieurs certaines, plus d’une, plusieurs
l’un , l’autre, un autre l’une, l’autre, une autre
autrui
on, quelqu’un, chacun on, quelqu’une, chacune quelque chose
quelques-uns quelques-unes
tel, le même, tous telle, la même, toutes tout

N.B.

- Ni l’un ni l’autre signifie aucun des deux; l’un et l’autre signifie tous les deux; l’un l’autre
marque la réciprocité: Ils se détestent l’un l’autre.

- Personne et rien, précédés d’article, fonctionnent comme substantifs: Une personne est
venue me voir. Un rien m’ébranle, rien ne me tue.

- Tout peut fonctionner comme adjectif qualificatif quand il signifie:

a) „tout entier” : Toute la famille était là


43

b) „seul, unique” : Pour toute excuse, il invoqua la grève du métro.

- Tout est adjectif indéfini quand il signifie :

a)”chaque”, „n’importe lequel”: Tout homme a le droit à la défense.

b) „tous”, sans exception: Tous les spectateurs sont sortis.

- Tout est pronom indéfini quand il signifie:

a) „tout le monde”, „toutes les choses” : Tous sont entrés. Les feuilles étaient toutes
tombées.

Au masculin, le graphème „s” final de tous est prononcé.

b) ”n’importe qui”, „n’importe quoi”: Tout arrive à qui sait attendre.


- Tout est nom quand il est précédé d’article et signifie l’ensemble, la totalité: Je prends le
tout.

- Même est adverbe quand il a le sens de :

a) « aussi » : Même ses adversaires l’admiraient.

b) « bien que » + adjectif : Même malade, il est venu travailler.

c) « de plus », « en outre » + verbe : Il l’a écouté attentivement et même lui a donné


des conseils. Exercices

a) Traduisez les phrases suivantes observant la différence de sens entre les


syntagmes quelque + subst. et quelques + subst. :
Quand je me promène dans le parc, il m’arrive souvent de rencontrer quelque ami. Comme il
me restait encore quelque argent, j’ai pu acheter le livre dont j’avais besoin. La Seine a quelque
200 m. de large. Je me suis arrêté quelques instqnts pour admirer le soleil couchant.
Quelques amis m’attendaient déjà. Les quelques heures passées ensemble m’ont aidé à mieux
les connaître.

b) Indiquez si tel, même, tout, certain sont adjectifs ou pronoms indéfinis: Tel
maître, tel valet. Tel critique ses camarades qui ferait mieux de se taire. Tel le
nid, tel l’oiseau; telle la patrie, tel l’homme (Jules Michelet).
Ces deux frères n’ont ni les mêmes goûts, ni les mêmes aptitudes. Ils ont fait eux-mêmes leur
fortune. Il est la prudence même.
Tous les élèves doivent participer à ce concours. Ils étaient tous au stade. Toute la salle était
debout.Tout n’est pas perdu.
Cette dame a un certain âge. Certains préfèrent l’hiver. J’ai rencontré dans la rue un certain M.
Durand qui prétendait connaître mon père.

c) Remplacez les pointillés par les pronoms indéfinis personne, rien, pas un,
quiconque:
44
Ne dîtes à .... ce que nous venons de discuter.
.... n’est absent aujourd’hui. Y
a-t-il ....de plus beau?
.... ne m’a vu.
Il est parti sans.....dire.
Il ne sait....
Ce spectacle plaît à....
.... peut résoudre ce problème.
.... n’a bougé.
d) Observez l’emploi du pronom indéfini négatif dans l’anecdote suivante: Au
restaurant
- Garçon, combien coûte la sauce?
- Rien, monsieur, dit le garçon.
- Et le pain?
- Rien non plus, répond le garçon étonné.
- Eh bien! dit le client, donnez-moi du pain et de la sauce.

e) Commentez l’emploi du pronom indéfini quelqu’un dans les vers suivants.


Cherchez des formules de substitution:
„La porte que quelqu’un a ouverte
La porte que quelqu’un a refermée
La chaise où quelqu’un s’est assis
Le chat que quelqu’un a caressé
Le fruit que quelqu’un a mordu
La lettre que quelqu’un a lue
La chaise que quelqu’un a renversé
La porte que quelqu’un a ouverte
La route où quelqu’un court encore
Le bois que quelqu’un traverse
La rivière où quelqu’un se jette
L’hôpital où quelqu’un est mort.”
(Jacques Prévert, Le message, in Paroles)

f) Observez l’emploi des pronoms indéfinis dans le texte


suivant: Il était une fois quatre individus qu’on appelait Tout
le monde – Quelqu’un – Chacun et Personne.
Il y avait un important travail à faire,
Et on a demandé à Tout le monde de le faire.
Tout le monde était persuadé que Quelqu’un le ferait.
Chacun pouvait l’avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit.
Quelqu’un se fâcha car c’était le travail de Tout le monde! Tout
le monde pensa que Chacun pouvait le faire
45

Et Personne ne doutait que Quelqu’un le ferait...


En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun
Parce que Personne n’avait fait ce que Quelqu’un aurait pu faire
Moralité
Sans vouloir le reprocher à Tout le monde, Il
serait bon que Chacun
Fasse ce qu’il doit sans nourrir l’espoir Que
Quelqu’un le fera à sa place...
Car l’expérience montre que Là où
l’on attend Quelqu’un, Généralement
on ne trouve Personne!

g) Identifiez les adjectifs et les pronoms indéfinis dans les articles suivants de la
Déclaration universelle des droits de l’homme.Traduisez –les en roumain:
„ Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de
raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1) Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés
dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe,
de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou
sociale, de fortune, de naissance et de toute autre situation.
2) De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique
ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou
territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque
de souveraineté.
Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. Article
4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont
interdits sous toutes leurs formes.
Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants.
Article 6
Chacun a droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.
Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la
loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente
Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.”
(Nations Unies – Déclaration universelle des droits de l’homme)
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Vocabulaire français

Vocabulaire usuel

a) Expliquez le choix des mots en italiques dans les phrases suivantes, en les
rapportant au mot examen:
L’examen du cadavre a permis de conclure à un crime. Le médecin me fera un examen des
poumons. La police a fait une enquête minutieuse, mais il a bénéficié d’un non-lieu. Des
investigations dans l’immeuble ont révélé la cause de l’incendie. Une perquisition au domicile
de l’accusé a permis de découvrir des documents compromettants. Les recherches des savants
sur ce sujet vont continuer. Les géologues font la prospection des terrains pétrolifères. Il faudra
faire l’expertise du tableau pour savoir si c’est un faux.

b) Traduisez le texte suivant en roumain en faisant attention à la propreté des


termes correspondants aux mots en italiques :
« Tout État qui a fait une déclaration conformément au premier paragraphe de cet article peut,
à tout moment par la suite, déclarer relativement à un ou plusieurs des territoires visés dans
cette déclaration qu’il accepte la compétence de la Commission pour connaître des requêtes de
personnes physiques, d’organisations non gouvernementales ou de groupes particuliers
conformément à l’article 25 de la présente Convention »
(Conseil de l’Europe, Convention de la sauvegarde des Droits de l’Homme)

Vocabulaire professionnel

Garde à vue – en procédure pénale, c’est la mesure par laquelle un officier de police judiciaire
retient dans les locaux de la police toute personne qui doit rester à la disposition des services de
police pour les nécessités de l’enquête. La durée de la garde à vue est légalement déterminée.
Elle dépend de la nature de l’infraction.
Garde des Sceaux – ministre à qui sont confiés les sceaux de l’État; synonyme de Ministre de
la justice.
Garde judiciaire – surveillance légale d’objets saisis, mis sous scellés (cachet de cire) ou sous
séquestre.
Non-lieu – en procédure pénale, la décision par laquelle une juridiction d’instruction ne donne
aucune suite à l’action publique.
Loi-cadre – en droit constitutionnel, c’est la loi qui se borne à poser des principes généraux et
laisse au Gouvernement le soin de les développer en utilisant son pouvoir réglementaire.
Loi constitutionnelle – en droit constitutionnel, c’est une loi de révision de la constitution
adoptée selon la procédure prévue par cette dernière. (cette expression est aussi employée pour
désigner la constitution elle-même).
Ordonnance – en droit constitutionnel, c’est un acte fait par le Gouvernement, avec
l’autorisation du Parlement, dans les matières qui sont du domaine de la loi. Le pouvoir de faire
des ordonnances est limité dans sa durée et dans son objet. Avant sa ratification par le
Parlement, l’ordonnance a valeur de règlement ; après sa ratification, elle prend valeur de loi.
(v. Raymond Guillien et Jean Vincent, Termes juridiques)
Système – terme ambigu car il revêt trois significations qu’il ne faut pas confondre :
47

1) La première dérive de la paléontologie et exprime un agencement nécessaire : «


Tout être organisé forme un ensemble, un système unique et clos, dont les parties se
correspondent mutuellement, et concourent à la même action définitive par une réaction
réciproque. Aucune de ces parties ne peut changer sans que les autres ne changent aussi, et par
conséquent chacune d’elles prise séparément indique et donne toutes les autres. » (Cuvier,
1812) ;
2) La seconde ignore fermeture et nécessité : « Un système est un ensemble
d’éléments en interraction dynamique, organisés en fonction d’un but » (J. de Rosnay, 1975).
Dans cette définition, interaction dynamique signifie capacité adaptative du système à son
environnement, possibilité d’évoluer et de tendre vers l’homéostasie. Notons qu’une des
qualités implicites du système est le caractère contemporain de tous ses éléments (Von
Bertalanffy, 1968). […]
3) D’autres acceptions sont encore moins contraignantes et présupposent
simplement un état suffisamment stable d’interactions pour pouvoir être analysé et donner
naissance à des prévisions. […]
(François Gresle et alii, Dictionnaire des Sciences Humaines)

Actes de parole – Concéder (admettre)

Pour reconnaître la validité de certains arguments, on concède, c’est-à-dire on admet que


l’interlocuteur peut avoir raison sur certains points, mais on garde par la suite sa position
critique.

Exprimez-vous sur la majorité à 18 ans en observant les suggestions ci-après :


Il est vrai que / il est exact que/ il est certain que la majorité à 18 ans……….
Cependant, à cet âge………
Je dois l’admettre/ je l’admets volontiers / je dois l’avouer …… Mais,
reconnaissez-le, pour voter…….
D’accord sur ce point, on peut signer soi-même ses papiers administratifs…..
Mais tout de même /quand même, à cet âge, on n’a pas……

6e Leçon

DES TUILERIES À L’OPÉRA GARNIER

La Comédie Française, l’Opéra Garnier, Les Galeries Lafayette,


La Place Vendôme, l’Église de la Madeleine

La Comédie Française
La rue des Rivoli, qui longe le Louvre et le Jardin des Tuileries, offre bien des points de
départ pour des trajets qui montent vers les hauteurs de Montmartre et en redescendent. L’un
48
d’eux est dû à Napoléon III et à ses projets de restructuration de la ville mis en œuvre par le
baron Haussmann, préfet de la Seine. En évaluant le Second Empire, Pierre Goubert disait à
propos de l’Empereur : « Au fond, chez cet homme intelligent qui savait écouter et le plus
souvent comprendre, même quand il n’en avait pas l’air et que son regard semblait se perdre
dans de vagues rêveries, la faiblesse fut d’être et de vouloir rester un Bonaparte et de désirer
assumer un héritage que la légende avait rendu inaccessible »1. Les grands travaux entrepris à
Paris ont été l’une de ses plus grandes réalisations, rappelant celles de son illustre prédécesseur.
La construction d’un Opéra à Paris, qui est resté l’un des plus grands du monde (11 000 m 2),
sinon le plus grand, a été l’un de ses objectifs les plus chers. Mais, Napoléon III n’avait pas que
des amis. Il a failli être victime d’un attentat en janvier 1858, au croisement de la rue Lafayette
et la Rue Le Peletier. Pour éviter que cela ne se produise à nouveau, il a demandé à Haussmann
de percer, pour des raisons de sécurité, une avenue qui relie le Palais des Tuileries à l’Opéra.
Ce fut l’Avenue de l’Opéra qui part de la Place du Théâtre Français – la Comédie Française –
pour arriver à la Place de l’Opéra, où le bâtiment conçu par Garnier bouche la perspective pour
être mieux vu et admiré.
La ComédieFrançaise, théâtre inclus dans l’ensemble des édifices constituant le Palais-
Royal, ancienne demeure royale dont le premier propriétaire a été le Cardinal de Richelieu, qui
en fit don à Louis XIII, fournit un repère intéressant à tout promeneur qui veut se rendre le plus
rapidement possible du Louvre à l’Opéra. La Place du Théâtre Français porte aujourd’hui le
nom de la romancière Colette qui a habité dans l’un des immeubles qui occupent les trois côtés
du Jardin de la Cour. Dans la cour d’honneur se trouvent des œuvres d’art contemporain dont
les célèbres et très contestées colonnes de Buren et les sphères de Paul Bury, maintenant
classées monument historique.
Fondé en 1680, le théâtre nommé La Comédie Française est le plus ancien de Paris.
C’est le seul qui possède une troupe permanente, abordant un répertoire très varié, qui va des
auteurs classiques – Corneille, Racine, Molière, etc. – jusqu’aux dramaturges modernes. Sa
fondation est due à la fusion de la troupe de Molière et de celle de l’Hôtel de Bourgogne. Le
fauteuil dans lequel Molière est mort en 1673 en jouant le Malade imaginaire peut encore y être
vu comme témoin du passé.
La Cour du Palais Royal n’est pas la seule à choquer par l’intégration des éléments
modernes dans le vieux patrimoine. La bouche du métro Palais-Royal est l’une des plus insolites
de Paris, alliant le traditionnel et le moderne avec une désinvolture à laquelle nous nous sommes
déjà habitués. Le fameux Kiosque des Noctambules, inauguré en l’an 2000, s’inscrit dans une
architecture du futur, à valeur symbolique déclarée. C’est « un immense bijou posé sur le pavé
», dont les deux coupoles formées de perles de verre de Murano, représentant le jour – les teintes
chaudes – et la nuit –les teintes froides – forment un 8, symbole de l’éternité. Cette « touche
baroque », placé à côté de la Comédie Française, est due à Jean-Michel Othoniel, qui l’a conçue
pour marquer le centenaire du métro parisien.

L’Opéra Garnier
Depuis l’ouverture de l’Opéra Bastille en 1989, le nom Garnier est utilisé pour éviter la
confusion entre les deux théâtres lyriques parisiens. D’ailleurs, l’Opéra de Paris-Garnier ou le
Palais Garnier, n’est pas le premier, mais le treizième bâtiment destiné à accueillir l’opéra, les

1
Goubert, Pierre, Initiation à l’histoire de la France, Fayard -Tallandier, Paris, 1984, p. 333.
49

salles précédentes étant détruites par des incendies dévastateurs. Avec sa silhouette lourdaude,
souvent comparée à une « immense pâtisserie », l’Opéra Garnier a bien traversé le temps.
À la grande surprise des Parisiens qui s’attendaient à ce que le concours pour la
construction de l’Opéra fût gagné par Violet-le- Duc, c’est le jeune architecte Charles Garnier
qui en fût le gagnant. L’anecdote qui a longtemps circulé à propos de la présentation des projets
à l’empereur et à l’impératrice Eugénie, révèle le moment de la naissance du style Napoléon III
en architecture. Choquée par l’éclectisme du projet et favorable plutôt à Violletle-Duc,
l’Impératrice, dit-on, a demandé : « Quel est donc ce style ? Ce n’est pas du grec, ni du Louis
XV, ni du Louis XVI ! » La réponse du jeune Charles Garnier a été très inspirée :
« C’est du Napoléon III et vous vous plaignez ! »
La construction du nouveau bâtiment a duré 13 ans (de 1862 à 1873). Des éléments
architecturaux des plus divers s’y mêlent pour donner à l’édifice une identité bien particulière :
des frises, des colonnes, des statues, des marbres multicolores, un grand dôme en cuivre, etc.
Richement décoré, l’intérieur comporte un bel escalier d’honneur, un grand foyer orné de
mosaïques et une vaste salle qui peut accueillir 2000 spectateurs et 450 personnages sur la scène.
Le plafond a été peint en 1966 par Marc Chagall. Le sous-sol a inspiré le fameux roman de
Gaston Leroux Le Fantôme de l’Opéra (1910). C’est l’histoire fantastique d’un musicien d’une
laideur extrême qui vit dans le sous-sol de l’Opéra. Amoureux d’une cantatrice débutante, il
recourt à des subterfuges pour pouvoir l’approcher. Les lettres par lesquelles il fait du chantage
auprès du directeur portent la signature mystérieuse F de l’O
(Fantôme de l’Opéra). L’idée d’écrire ce roman a été déterminée par un fait divers, à savoir la
découverte d’un squelette lors des travaux dans le sous-sol de l’édifice.
Du point de vue institutionnel, l’Opéra de Paris est l’un des théâtres lyriques les plus
prestigieux du monde qui a consacré de nombreux interprètes célèbres dans le monde entier.

Les Galeries La Fayette


Une fois sur la Place de l’Opéra, on a la possibilité d’envisager plusieurs promenades
en fonction du repérage des monuments qui se trouvent aux alentours. Si l’on contourne le
bâtiment par la rue Scribe jusqu’au boulevard Haussmann, on découvre l’un des magasins les
plus représentatifs de la mode et du luxe parisiens : Les Galeries Lafayette. Son histoire
commence au début du XXe siècle (1912) et depuis il n’a cessé d’augmenter son chiffre
d’affaires –supérieur à celui de Harrod’s à Londres ou Bloomingdale’s à New York - et de se
diversifier. Depuis 2009, au 1er sous-sol, on a ouvert le deuxième des plus grands magasins de
chaussure pour femme du monde sur une superficie de 3000 m2.
Les Galeries Lafayette comportent 96 rayons, cinq étages, des balcons et une grande
coupole de 33 m de haut, avec des vitraux enserrés dans une armature métallique. Au sommet
du bâtiment, une belle terrasse offre un très beau panorama de Paris. Si sur le toit de l’Opéra
quelqu’un a eu l’idée d’installer des ruches, en 1919 on a vu un avion se poser sur la terrasse du
magasin. Emblème de l’industrie française de la mode, le magasin est tout entier dévoué à la
nouveauté.
À côté des Galeries, la rue de la Chaussée d’Antin monte en légère pente vers le square
et l’Église de la Trinité. À gauche de l’église, la rue de Clichy nous fait suivre les traces de l’un
des plus grands musiciens de la Roumanie. Au n0 26, une inscription nous signale que c’est dans
50
ce bâtiment-là que le compositeur et interprète George Enescu, dont la tombe est au cimetière
Père Lachaise, a passé les dernières années de sa vie.

La Place Vendôme
De la Place de l’Opéra, la rue de la Paix (ancienne rue Napoléon) nous permet d’accéder
à la Place Vendôme vers laquelle nous attire la colonne en bronze dont on aperçoit de loin la
silhouette élancée. La place de forme octogonale a été aménagée à l’époque de Louis XV, dont
la statue équestre devait dominer l’ensemble. Or, pendant la Révolution, un tel symbole de la
monarchie n’avait aucune chance d’y rester. Elle a été détruite et remplacée par une colonne,
érigée entre 1806 -1810, en l’honneur de Napoléon Ier. Nous avons l’impression du « déjà vu »
car elle a été faite d’après le modèle de la colonne Trajan de Rome. Pour réaliser les bas-
reliefs en spirale racontant les victoires de l’Empereur, on a fait fondre les canons pris dans la
bataille d’Austerlitz. La statue de Napoléon Ier, hissée à 43,50 m de haut, a eu à son tour une
histoire mouvementée. Elle a été deux fois abattue selon les vœux de l’histoire avant d’y être
réinstallée 3 ans après la Commune de Paris.
Épatante par son luxe et les fameux magasins des bijoutiers, la Place Vendôme est
surnommée « le salon parisien ». Au n0 15 se trouve le célèbre Hôtel Ritz et au n0 12, la maison
où Chopin est mort.
Pour en admirer les vitrines qui étalent des bijoux d’une grande beauté, destinées aux
plus riches gens de la planète, il faut absolument faire une promenade autour de la place. La rue
Castiglione nous arrache à l’univers brillant de la joaillerie pour nous ramener rue de Rivoli.

L’Église de la Madeleine
Si l’on se trouve devant l’Opéra, on peut avoir une option aussi attrayante que la
précédente. Le boulevard des Capucines s’enchaîne, après avoir dépassé le Musée de la
Parfumerie, au boulevard de la Madeleine qui débouche sur la Place de la Madeleine, juste
devant la célèbre église du même nom, dont l’originalité est unanimement reconnue. Entourée
de 52 colonnes corinthiennes de 20 m de haut, elle ressemble à la Maison carrée de Nîmes qui
a servi de modèle à l’architecte Vignon. Napoléon Ier l’a fait bâtir en 1806 pour servir de temple
en l’honneur de la Grande Armée. À l’inverse du Panthéon, qui d’église est devenu temple
laïque, le temple a été transformé en église dédiée à Sainte Marie-Madeleine. La grande frise
du fronton, ajoutée en 1834, représente le Jugement Dernier.
Devant l’Eglise de la Madeleine s’ouvre la rue Royale qui mène tout droit à la Place de
la Concorde. Au n0 8 se trouve le célèbre restaurant Maxim’s, remarquable par son décor Art
Nouveau. La Place de la Madeleine et la rue Royale constituent un périmètre où se côtoient des
épiceries de luxe et des boutiques des plus chics de Paris.
(A.-A. P.)

Pour aller plus loin

a) Lisez et traduisez les textes suivants :


a' « Les grands travaux, surtout à Paris, constituent une seconde grande réalisation (du
Second Empire), qui mobilisa également travailleurs et capitaux. Les vieux quartiers ont été
éventrés, d’immenses boulevards tracés bien droit, les halles et les égouts agrandis, tandis que
les grands magasins – en tête le Bon Marché –écrasaient le monde de la boutique, au moins
apparemment. Embellissements auxquels tenait Napoléon III ? Sans doute. Mais aussi parade
51

contre l’insurrectionnite parisienne : désormais canons et chevalerie pourront s’en donner à


cœur joie ; par surcroît, occasion de belles affaires de démolition et de reconstruction dans
lesquelles purent s’enrichir, outre Haussmann et l’entourage impérial, pas mal de banquiers,
d’architectes et de propriétaires […]. N’empêche qu’on se félicite aujourd’hui de ces larges
percées, souvent belles, et qui facilitent si bien la pollution automobile ».
(Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France2)

a" « Jamais ne fut peut-être un esprit plus sage, plus méthodique, un logicien plus exact
que M. Locke ; cependant il n’était pas grand mathématicien, il n’avait jamais pu se soumettre
à la fatigue des calculs ni à la sécheresse des vérités mathématiques, qui ne présente d’abord
rien de sensible à l’esprit ; et personne n’a mieux prouvé que lui qu’on pouvait avoir l’esprit
géomètre sans le secours de la géométrie. Avant lui, de grands philosophes avaient décidé
positivement ce que c’est que l’âme de l’homme ; mais puisqu’ils n’en savaient rien du tout, il
est bien juste qu’ils aient tous été d’avis différents. »
(Voltaire, Lettres philosophiques)

b) Traduisez en français :
« […] Francezul are simțul ironiei : ironia este statutul omului inteligent, o poartă ce
protejează gravitatea care nu trebuie confundată cu obstinația. Contrar a ceea ce se spune,
francezul ia lucrurile în serios, le duce până la capăt, construiește cetăți, încurajează arta, a creat
în jurul frumosului un cult, o religie : religia esteticului, cu o sferă largă : de la fustă și cratiță
până la catedrale.
[…] În fine, francezul are sentimentul permanenței. Filozofi, poate mai puțin în cărți, ei
sunt filozofi în viață : lucrează ca și când ar trăi o veșnicie, se roagă (cum spune Biblia) ca și
când ar muri mâine. Filozofie practică, sănătoasă.»
(Eugen Simion, Timpul trăirii, timpul mărturisirii)

Grammaire et exercices

LES PRONOMS ET LES ADJECTIFS RELATIFS

Les pronoms relatifs


Le pronom relatif relie une proposition principale, qui contient son antécédent, à une
proposition subordonnée relative qui complète ou explique l’antécédent.
L’antécédent est un nom ou un pronom remplacé par le pronom relatif de la
subordonnée. Dans la phrase La lettre que j’ai écrite était brève, le substantif la lettre est
l’antécédent et que est le pronom relatif à fonction de complément direct qui le remplace. Il
établit une relation entre les propositions La lettre était brève et que j’ai écrite ; cette dernière
propositions nous donne une information sur l’auteur de la lettre.

2
Ibidem, p.335-336.
52
Remarque. L’antécédent peut ne pas être présent, construction fréquente surtout dans
les proverbes :
Qui trop embrasse, mal étreint. Qui
dort, dîne.
Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage.
L’antécédent sous-entendu de qui est le pronom démonstratif celui : Celui qui trop
embrasse, mal étreint. Celui qui dort, dîne : Celui qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage.
Le pronom qui peut avoir un antécédent neutre : le démonstratif ce
La structure ce qui a la fonction de sujet : Ce qui l’intéresse, c’est la réussite. Ce
que a la fonction de complément : J’ignore ce que tu lui a promis.

Formes du pronom relatif


Formes Masculin Féminin Neutre
Simples qui, que, dont où qui, que, dont, où quoi, qui, que, dont, où
Composées lequel, lesquels laquelle, lesquelles de
duquel, desquels laquelle, desquelles
à laquelle, auxquelles
auquel, auxquels

Remarques
a) Dans la proposition relative, le pronom relatif a toutes les fonctions d’un nom. Par
exemple, les fonctions différentes de dont déterminent le choix attentif du correspondant
roumain :

Il raconta l’accident dont il avait été le témoin - dont est le complément du nom témoin
(al cărui martor a fost)
C’est une histoire dont il se souvient très bien – dont est complément d’objet indirect
(de care î i aminte te); Le tableau dont tu me parles est très beau – (tabloul despre care îmi
vorbe ti)
La maladie dont il est mort est inconnue – dont est complément circonstanciel de cause
(din cauza căreia)
Le garçon prit un bâton dont il frappa le chien – dont est complément de moyen ( cu
care lovi)
La famille dont je descends est originaire du Nord – dont est complément
circonstanciel de lieu qui indique l’origine ( din care descind)
Il a lu plusieurs romans dont Les Misérables – dont a pour antécédent un adjectif
indéfini (printre care)

b) Le pronom relatif dont s’emploie partout où son antécédent serait précédé de la


préposition de dans une phrase indépendante: la façon dont il agit = il agit de cette façon,
le couteau dont il m’a menacé = il m’a menacé de ce couteau, les gens dont je suis compris
= les gens de qui je suis compris

c) Le pronom relatif dont peut avoir comme antécédent le pronom démonstratif


neutre ce : Ce dont je doute c’est sa sincérité (lucrul de care mă îndoiesc)
53

d) Les formes composées s’emploient lorsque l’antécédent est un nom de chose et


le relatif est précédé d’une préposition:
Les papiers avec lesquels il a soutenu sa cause ont été suffisants
Si l’antécédent est une personne, on utilise le pronom qui après la préposition: L’homme
avec qui je suis arrivée est mon fils.
Pour éviter une équivoque, on peut utiliser le relatif composé qui, grâce à l’accord
grammatical, offre des possibilités d’identification supplémentaires:
Je connais le fils de ma voisine, lequel (le fils) m’accompagne souvent.

e) L’emploi du pronom relatif que comme complément d’objet direct (roum. pe


care) détermine l’accord du participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir dans la
subordonnée relative: la lettre que j’ai écrite, les amis que j’ai invités, les affiches que j’ai
collées.

f) À la différence du roumain,dans la phrase relative introduite par le pronom


relatif que le pronom personnel à fonction de complément d’objet direct n’est plus employé;
les pronoms –o, i-, le- des exemples scrisoarea pe care am scris-o, prietenii pe care i-am
invitat, afi ele pe care le-am lipit n’apparaissent pas en français (v. supra).

g) Le pronom relatif où est utilisé à la place du pronom relatif lequel précédé


d’une préposition. Il peut être :
- complément circonstanciel de lieu: le village où (dans lequel) il est né;
- complément circonstanciel de temps: la semaine où (pendant laquelle)
vous
êtes partis;
- complément circonstanciel de manière: dans la situation ( dans laquelle)
où vous vous trouvez.

h) Le pronom neutre quoi ne peut représenter que des noms de choses et il est toujours
précédé d’une préposition. Son antécédent est soit un pronom neutre –rien, quelque chose, une
chose, ce -, soit une proposition représentée par le neutre ce:
- Il n’y a rien de quoi il soit vexé.
- C’était une chose à quoi je n’avais jamais pensé.
- Ce à quoi je tiens beaucoup, c’est qu’il vienne me voir.

i) Lorsque l’on utilise le relatif qui comme sujet, l’accord du verbe est fait avec
l’antécédent du pronom: c’est moi qui ai dit cela, toi qui as vu tant de choses.

j) Les pronoms relatifs indéfinis quiconque, qui que ce soit qui, quoi que (orice)
sont employés sans antécédent avec le sens de tout homme qui, toute chose que: Quiconque
a rendu la copie, quittera la salle
54
Quoi que vous disiez, j’en ferai à ma tête
Qui que ce soit qui vienne, je ne peux pas le recevoir

Les adjectifs relatifs


L’adjectif relatif a la même forme que le pronom relatif lequel mais son emploi est rare.
Il est limité dans le langage juridique ou à l’expression auquel cas: Après avoir entendu les
témoins, lesquels témoins ont déclaré....; ne quittez pas la localité, auquel cas vous aurez des
problèmes. Exercices

a) Identifiez les pronoms relatifs des phrases suivantes :


« Art. 11. 1. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente
jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les
garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées. […]
Art. 27.2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de
toute production scientifique, littéraire et artistique dont il est l’auteur.[…]
Art. 29.1. L’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et
plein développement de sa personnalité est possible. »
(Déclaration universelle des droits de l’homme)

b) Traduisez les phrases suivantes en utilisant les pronoms relatifs qui, que, quoi :

Studentul care a scris această lucrare cunoaște bine subiectul. Textul pe care l-ai citat
este foarte interesant. Am primit o scrisoare de la vărul meu pe care nu l-am văzut de două luni.
Cei care au nevoie de informații suplimentare pot să-mi pună întrebări. Sinistrații au avut cu ce
să se hrănească mai multe zile. Nu ai de ce să te bucuri. Ceea ce mă preocupă este tăcerea
prietenului meu. Vreau să plec cât mai repede din acest loc, iată la ce mă gândesc. Vorbele pe
care mi le-ai spus mi se par foarte grave. De cine vă este frică ?

c) Identifiez les antécédents et remplacez les pointillés par les pronoms relatifs
convenables :
La persévérance avec ……. il a travaillé est admirable. Le sujet sur …….. je veux
insister est vraiment préoccupant. L’ouvrage (à)……… je fais allusion doit absolument figurer
dans la bibliographie. Les marchandises (de)………. je vous parle sont bon marché.
La loi (de)…….je viens de vous parler doit être modifiée. Nous sommes montés sur les tours
de Notre-Dame du haut (de)……… on voit tout Paris. À Avignon il y a des nuits pendant
…….. le mistral souffle avec violence. Cette odeur par……… nous sommes accueillis dans
l’escalier est insupportable.

d) Mettez le verbe avec le sujet qui au temps indiqué entre parenthèses après avoir
souligné l’antécédent : Modèle
:
C’est toi qui (être, passé composé de l’indicatif) le maître, c’est moi qui le (être, présent
de l’indicatif)
C’est toi qui as été le maître, c’est moi qui le suis à présent.
55

Toi qui (savoir, présent de l’indicatif) que je ne t’abandonnerai pas, tu dois être plus
tolérant à mon égard. C’est lui et moi qui (travailler, passé composé de l’indicatif) à ce projet.
C’est vous qui (protester, passé composé de l’indicatif) quand cette décision a été prise. Ce sont
eux qui (déclarer, passé composé de l’indicatif) que ce n’était pas vrai.

Vocabulaire français
Vocabulaire usuel (autour du verbe manquer)
Faites la traduction des phrases suivantes mettant en évidence les équivalents roumains
du verbe manquer :
Ces combattants vont manquer d’armes et de médicaments. Ces enfants aiment bien
manquer la classe. Vous manquez à vos devoirs de parents. Ma fiancée devait arriver hier soir,
mais elle a manqué l’avion. Pierre a manqué son exercice d’algèbre. Le lièvre courait toujours
; le chasseur l’avait manqué. J’aimerais lui parler, mais je manque de courage. « Quiconque
étudie la morale doit commencer à réfuter ton livre dans ton cœur, mais ton propre cœur te
réfutait encore davantage, car tu fus vertueux ainsi que Spinoza, et il ne te manque, comme à
lui, que d’enseigner les vrais principes de la vertu […] »
(Simone Goyard-Fabre, Le droit et la loi dans la philosophie de Thomas Hobbes)

Vocabulaire professionnel
Cession – en droit civil, la transmission d’un droit.
Cession de créance – convention par laquelle le créancier, appelé cédant, transmet sa créance
contre son débiteur (débiteur cédé) à un tiers appelé cessionnaire.
Cession de dettes – convention par laquelle un débiteur transmet sa dette à un tiers qui sera
désormais tenu à sa place envers le créancier.
Cession de droits successifs – convention par laquelle un héritier cède à un tiers sa quotepart
dans la succession.
Citation (en justice) – terme générique désignant l’acte de procédure par lequel on somme une
personne ou un témoin de comparaître devant un juge, un tribunal ou un conseil de discipline.
(Raymond Guillien et Jean Vincent, Termes juridiques)

Sociologie – Le terme apparaît pour la première fois dans le Cours de philosophie positive de
Comte, dont la publication s’échelonne de 1830 à 1842. La majorité des historiens des sciences
s’accordent pour penser que la sociologie est née au XIXe siècle non pas parce que s’offrait aux
regards un nouveau champ d’étude, mais parce que d’autres sciences – installées de longue date
-, ont éprouvé le besoin de s’appuyer sur des faits de société plus concrets, organisés de façon
à permettre des comparaisons dans le temps et l’espace. La sociologie aurait été « inventée »
pour compléter d’autres sciences de l’Homme (philosophie, histoire économie) et répondre aux
questions nouvelles qu’avaient réussi à poser sans les résoudre ces disciplines déjà anciennes.
Sociologisme – A priori épistémologique consistant à avancer que le social ne se réduit jamais
aux relations psychologiques des individus entre eux. Tout fait social (la société ellemême)
constitue une réalité extérieure et irréductible à l’individu. Le terme, de tonalité péjorative, est
habituellement au durkhémisme par ses adversaires.
56
Sociolinguistique – Comme toute science, la linguistique est organisée par des paradigmes,
influencés par les développements des autres disciplines. Le langage étant au cœur des échanges
sociaux, les découvertes des linguistes servent d’étude de la société mais, symétriquement, la
compréhension de celles-ci aide à la clarification des phénomènes linguistiques. Ce double
mouvement, le territoire, commun aux études sur la langue et sur la société est appelée
sociolinguistique.
(François Gresle et alii, Dictionnaire des Sciences Humaines)

Actes de parole (protester)

On vous reproche d’avoir affirmé que la construction de l’Opéra Bastille n’était pas
nécessaire, que les fonds auraient pu contribuer au développement de la province. Protestez en
utilisant les suggestions suivantes :

Protestation très forte :

Jamais de la vie je ne me suis opposé à …….


Rien de plus faux, je ne me suis absolument pas opposé…….. Mais
absolument pas ! Je n’ai jamais dit qu’il ………….
Ne me faites pas dire ce que je n’ai jamais dit ! Personne ne m’a entendu dire qu’un nouvel
Opéra…….
Protestation moins forte:

Je regrette, mais jamais je ne…….. Mais il n’en a jamais été


question. Bien au contraire, je crois que…. 7e Leçon

LA « BUTTE » MONTMARTRE

Le Moulin Rouge. Le Sacré-Cœur.


La Place du Tertre. Le Lapin agile et la Maison Rose

Le Moulin Rouge
La colline de Montmartre ou « la Butte » est le point le plus haut de la capitale (150,53
m). Le nom Montmartre est dérivé de « mont des martyrs ». L’histoire de la colline commence
par la décapitation de Saint Denis par les Romains en 250. Le souvenir de son martyre est
d’ailleurs perpétué par le nom donné à une rue du 9e arrondissement. La légende dit que Saint
Denis n’a pas succombé sur le champ, mais il a pris sa tête entre les mains et a marché quelques
kilomètres sur l’actuelle Rue des Martyrs. Il ne s’est écroulé qu’à l’endroit où allait être bâtie la
Basilique Saint-Denis.
Montmartre a longtemps existé comme commune indépendante. En 1860, elle a été
annexée à la ville de Paris constituant son 18e arrondissement. L’escalade de la colline peut
commencer à partir des boulevards qui la contournent en partie : le boulevard de Clichy et le
boulevard de Rochechouart.
57

La réputation de Montmartre est basée sur des caractéristiques bien distinctes : le


Montmartre des boîtes de nuit, le Montmartre pieux du Sacré-Cœur et le Montmartre de la
bohême.
Les longues ailes du Moulin Rouge, célèbre cabaret fondé en 1889, dominent la Place
Blanche. Son nom est lié à la bohême artistique du temps, en particulier au peintre Toulouse-
Lautrec qui a immortalisé dans ses toiles (exposées aujourd’hui au Musée d’Orsay) des
danseurs réputés tels Jane Avril, Valentin le Désossé, la Goulue. C’est le cabaret où l’on a dansé
pour la première fois le « french cancan », danse frénétique qui a scandalisé bien des défenseurs
des bonnes mœurs. Avec des plumes et des paillettes, les spectacles du Moulin Rouge
continuent de fasciner le public. En continuant le boulevard de Clichy, on arrive à la Place
Pigalle, endroit particulièrement animé le soir. De là part le boulevard de Rochechouart où, au
n° 84, se trouvait le fameux cabaret du Chat-Noir, fondé par Rodolphe Salis et chanté par
Aristide Bruant, chanteur qui a été lui aussi l’une des présences les plus actives de Montmartre.
De la Place Blanche, la rue Lepic monte vers le sommet de la colline et nous fait
connaître au autre moulin célèbre – le Moulin de La Galette -, le dernier des trente anciens
moulins à vent de Paris. Il a inspiré des peintres tels Renoir et Van Gogh. Ce dernier habitait
tout près, au n° 54, avec son frère Théo.

Le Sacré-Cœur
La Basilique du Sacré-Cœur couronne la butte avec ses coupoles blanches et son insolite
silhouette romano-byzantine. Longue de 100 mètres, large de 50 mètres, elle est surmontée d’un
dôme de 83 mètres et d’un campanile où se trouve l’une des plus grosses cloches du monde,
pesant 19 tonnes, nommée la Savoyarde d’après la région où elle a été fondue. Pour arriver
devant la basilique, on peut prendre l’immense escalier central ou bien le funiculaire placé à
gauche. Du haut de la terrasse, on a une vue à 50km à la ronde. Les nombreux monuments de
la ville y sont repérés grâce à leurs silhouettes, familières à bien des visiteurs, ou à l’aide des
indications creusées dans la rambarde même de la terrasse. Se retournant vers la façade de la
basilique, on découvre deux statues équestres représentant deux saints de l’histoire de France :
Saint-Louis (122661270) et Jeanne d’Arc (1412-1431). Dans une niche, au-dessus de l’entrée
principale, la statue du Christ donnant sa bénédiction domine les statues des deux saints. Le
portail en bronze est orné de bas-reliefs figurant des scènes de la vie de Jésus, dont La Cène.
La Basilique du Sacré-Cœur a été érigée en 1876 par suscription nationale et consacrée
en 1919. Elle a été bâtie à la mémoire des 50 000 victimes de la guerre franco - prussienne de
1871 et des Parisiens qui ont farouchement défendu Paris contre les occupants.
C’est ce qui justifie la présence d’hommes armés dans les fresques de l’intérieur, chose
contrariante à bien des égards. L’intérieur est très vaste et comprend de magnifiques mosaïques
et peintures. La galerie des vitraux et elle aussi remarquable. Mais, quel que soit le message de
dévotion de la France au Sacré-Cœur qu’elle porte, il faut reconnaître que bien des gens s’y
rendent en premier pour la beauté du panorama et pour goûter à la nostalgie de la vie de bohême
dont Montmartre a été longuement le centre, avant que celui-ci ne se déplace vers
Montparnasse.
58
La Place du Tertre
Le mot « tertre » signifie lui aussi « butte », « monticule ». Tout près du Sacré-Cœur,
on prend une ruelle à droite qui arrive dans la fameuse Place du Tertre où peintres et
caricaturistes s’empressent de faire la preuve de leur talent. C’est « le cœur de Montmartre » où
une foule cosmopolite se bousculé dans la gaîté, poussée par la curiosité et le désir d’en
emporter quelque précieux souvenir. De toute évidence, son ancien charme de place centrale
d’un village s’est dissipé. Tout près, l’Eglise Saint-Pierre, l’une des plus anciennes de Paris,
reste témoigner de l’existence d’une abbaye bénédictine désaffectée pendant la Révolution.

Le Lapin agile et la Maison Rose


Une promenade à pied dans les rues en pente de derrière le Sacré-Cœur vous plonge au
cœur même du quartier des artistes qui ont lié leur nom à la butte. Pablo Picasso a peint les
Demoiselles d’Avignon quand il vivait au Bateau - Lavoir, dans la placette Emile Goudeau.
Salvador Dali a eu aussi son atelier à Montmartre où une partie de son œuvre est exposée dans
l’Espace Montmartre-Salvador Dali de la rue Poulbot. Pierre-Auguste Renoir et Maurice Utrillo
ont vécu rue Cortot, là où se trouve aujourd’hui le Musée de Montmartre. Henri de Toulouse-
Lautrec, Edgar Degas, Vincent van Gogh ont eu dans leur vie des épisodes montmartrois
remarquables par leur côté bohême. La vie artistique très intense de « la Butte » a rendu célèbres
les restaurants que fréquentaient les peintres et les poètes. Le Lapin agile a été un lieu favori de
rencontre pour Renoir, Picasso et tant d’autres, mais aussi d’Apollinaire ou de Verlaine.

Le nom amusant de ce restaurant vient de son enseigne. Vu que la spécialité de la maison


était le lapin sauté à la casserole, l’humoriste André Gill a pensé à peindre un lapin bondissant
d’une casserole. Nommé d’abord Le Lapin à Gill, l’enseigne a mis à profit l’homophonie en
assurant sa célébrité sous le nom de Le Lapin agile. Ce petit cabaret présente encore des
spectacles où s’allient la chanson, l’humour et la poésie.

Lorsque l’on descend jusqu’au Lapin agile, il est impossible de ne pas s’arrêter pour
admirer le restaurant La Maison rose que Maurice Utrillo avait représenté dans un tableau
célèbre - La petite maison rose -, témoignage de l’attachement du peintre à son quartier. Tout
près, les vignobles de Montmartre que l’on a la surprise de découvrir en pleine ville, rappellent
le fait que dans la zone elles couvraient 20 000 hectares. Il en reste une parcelle en pente qui
produit un millier de bouteilles par an et qui est une occasion pour de belles vendanges au mois
d’octobre, parrainés par une personnalité, lorsque les vignerons organisent un défilé et
distribuent des verres de ce vin qui ressemble, dit-on, au bourgogne et aux bordeaux.

Les ruelles et les placettes de Montmartre offrent à tout instant un aspect à retenir : le
Mur des Je t’aime (Place des Abbesses), le Passe-Muraille (rue des Norvins), le buste de Dalida
(Place Dalida, près de son ancienne demeure), etc. Le Musée de Montmartre fait connaître
l’épatante histoire de Montmartre depuis le XIIe siècle, illustrée par des affiches, des photos et
des dessins, mettant l’accent sur la vie de bohême qui a fait de ce quartier le phare de la vie
artistique de Paris.
(A.-A. P.)

Pour aller plus loin

a) Lisez et traduisez les textes suivants : a'« ‘J’allais vous dire que ce Paris-ci ne m’est
familier que depuis ces dernières années […] La découverte que l’on fait quand on passe de
59

la rue à quelque appartement comme celui-ci, d’où l’on a une vue, sont étranges.’ D’un geste
du pouce il désigna l’extérieur : Franchement, pendant que je me promenais dans toutes ces
rues, je ne me suis jamais représenté cela, ni rien tout à fait de ce style….[…] Il faut avouer que
de cette terrasse, le Sacré-Cœur et toute la descente de Montmartre deviennent un ruissellement
bien
merveilleux…, une dégringolade serrée et blanche de ville arabe' »
(Jules Romains, Les hommes de bonne volonté)

a" « Un système social qui s’éteint, un nouveau système parvenu à son entière maturité
et qui tend à se constituer, tel est le caractère fondamental assigné à l’époque actuelle par la
marche générale de la civilisation. Conformémént à cet état de choses, deux mouvements de
nature différente agitent aujourd’hui la société : l’un de désorganitation, l’autre de
réorganisation. Par le premier, considéré isolément, elle est enchaînée vers une profonde
anarchie morale et politique qui semble la menacer d’une prochaine et inévitable dissolution.
Par le second, elle est conduite vers l’état social définitif de l’espèce humaine, le plus
convenable à sa nature, celui où tous ses moyens de prospérité doivent recevoir leur plus entier
développement et leur application la plus directe. C’est dans la coexistence de ces deux
tendances opposées que consiste la grande crise éprouvée par les nations les plus civilisées.
C’est sous ce double aspect qu’elle doit être envisagée pour être comprise. »
(Auguste Comte, Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société)
b) Traduisez en français le texte suivant :

« Cartierul Montmartre, așezat pe colina Montmartre, datorează geografiei farmecul


său rarisim. Zecile de stradele neverosimil de înguste și formate din sute de trepte care urcă spre
Moulin de la Galette duc gândul la imagini cunoscute poate din neorealismul italian ; casele
sunt, însă, mici, cuminți, cu perdele proaspete, cu un fel de orgoliu al modestiei lor
[…]. Există în fiecare lucru din Montmartre o solidaritate cu trecutul, un amor propriu de
'comună liberă', o naivă și sănătoasă sfidare a publicului de străini al metropolei de la poale.
Turiștii suie cu funicularul spre bizara Sacré-Cœur, iar băștinașii își urcă treptele străzilor spre
străvechea moară. Sunt două feluri diferite de a urca, iar montmartrezii nu uită niciodată să
sublinieze cu un zâmbet diferența de vârstă între imensa bazilică albă, de după 1900, și
monumentul cu aripi, numărând câteva secole.»
(Ana Blandiana, Orașe de silabe)

Grammaire et exercices

LES PRONOMS PERSONNELS

Les pronoms personnels sont des substituts du nom. Leur forme dépend du genre et du
nombre du nom remplacé. On distingue la 1re personne (qui parle), la 2e (à qui l’on parle) et la
3e (dont on parle). Les pronoms de la 1re et la 2e personne sont considérés des personnels purs,
alors que ceux de la 3e personne sont des représentants.
60
Les deux premières personnes du singulier et du pluriel ont des formes identiques pour
le masculin et le féminin. Seule la 3e personne a des formes différentes en fonction du genre :
il, elle pour le singulier et ils, elles pour le féminin. Le pronom de la 3e personne peut avoir une
valeur neutre quand il remplace soit un adjectif, soit toute une proposition :

- Es-tu sincère ?
- Je le suis. (Je suis sincère) - Il est arrivé.
- Je le sais. (Je sais qu’il est arrivé)

Formes et fonctions

On distingue par la forme les pronoms personnels atones (non-accentogènes) et les


pronoms toniques (accentogènes). Seules les syllabes finales du mot phonique (groupe
grammatical) peuvent être porteuses de l’accent tonique (dénivellement par le haut si
l’intonation est montante ou par le bas si elle est descendante). Le pronom personnel atone peut
porter l’accent du groupe seulement s’il se trouve en position finale : Je le fais (le atone). Fais-
le ! (le accentué)

Les pronoms personnels atones peuvent avoir les fonctions de sujet ou de compléments
d’objet direct ou indirect. Dans le premier cas, ils accompagnent régulièrement le verbe et
expriment la personne de la même façon que la désinence, généralement muette dans le code
oral : je parle, tu parles, il parle, etc. Dans la phrase affirmative, les pronoms compléments sont
intercalés entre le pronom personnel sujet et la forme verbale : Il me dit ; Il me voit ; Il nous
observe.

Tableau des formes

Les pronoms personnels accentués ou toniques mettent en évidence la personne et


peuvent être détachés du verbe :

- Qui est là ?
- Moi.
- Qu’est-ce que tu dis ? - Moi, je n’ai rien dit.

Tableau des formes


Personne Nombre
Singulier Pluriel
atones toniques atones toniques
sujet compléments sujet compléments
1re personne je me moi nous nous nous
2e personne tu te toi vous vous vous
3e personne il, elle le, la, lui, elle, ils, elles les, eux,
lui, soi leur, elles
Se se

Remarques :
61

- devant un verbe qui commence par voyelle ou h muet la forme du pronom


personnel est élidée : j’arrive, il m’écoute, elle l’humilie, s’humecter les lèvres ;
- le pronom personnel tonique peut avoir la fonction d’attribut : C’est moi qui ai
parlé ;
- le pronom personnel complément peut fonctionner comme complément d’objet
direct – Il me voit ; On nous appelle – ou comme complément d’objet indirect – il lui dit ; Il
m’a donné son avis. Les deux fonctions peuvent être exprimées auprès du même verbe. Aux
deux premières personnes du singulier et du pluriel, c’est le pronom complément d’objet
indirect qui occupe la première place : Je te (à toi) le donne (le livre) ; Je te (à toi) la donne
(la revue). À la troisième personne du singulier et du pluriel, l’ordre est inversé ; c’est le
complément d’objet direct qui occupe la première place : Je le lui donne (le livre), Je la lui
donne (la revue) ;
- le pronom neutre il introduit un verbe impersonnel, qui donne une information
météorologique – il pleut, il neige, il fait froid – ou qui annonce le sujet réel d’un verbe dont il
est le sujet apparent – Il nous vient une idée, il se fait une publicité énorme ;
- le pronom réfléchi se s’emploie comme complément seulement. Il représente le
fait que le sujet fait l’action sur lui-même. Il n’a des formes propres qu’à la 3e personne : se,
soi. Aux autres personnes, on utilise les formes du pronom complément : Je me lave ; Tu te
laves ;
- le pronom invariable en est l’équivalent d’un pronom personnel précédé de la
préposition de : de lui, d’elle, d’eux, de cela (neutre) : J’ai reçu un bel album et j’en suis content
(de cela, de lui) ;
- le pronom invariable y peut être l’équivalent d’un pronom personnel précédé de
la préposition à : Penses-tu à ton retour ?Oui, j’y pense (à cela, à lui).

Exercices

a) Remplacez les pointillés par les pronoms personnels convenables : Je viens de


feuilleter cette revue ; …. est très intéressante.
Ce juriste est très compétent ; … va te donner de bons conseils.
J’ai longtemps regardé ces tableaux ; …. sont vraiment beaux.
Les roses de ce jardin embaument l’air ; … sentent bon.
J’ai du mal à résoudre ce problème ; … est très difficile.
Je ne veux plus me rappeler ce drame ; … a laissé des traces dans ma vie.

b) Remplacez les pointillés par le pronom personnel atone correspondant au


pronom tonique exprimé :
Moi, ….vais te dire la vérité.
Toi, … n’es jamais allé à Paris.
Lui, …finit toujours le premier.
Elle, … n’a jamais dit non.
Nous, ….nous sortons en ville ce soir.
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Vous, …. oubliez toujours la clef.
Eux, …. sont très attentifs à mon exposé.
Elles, …. n’hésiteront pas à te donner la solution.

c) Remplacez les points par le pronom neutre le (l’) :


Les méchants seront punis ; la justice veut qu’ils … soient.
Il y a des gens qui sont instruits sans …être et d’autres qui sont instruits sans … paraître. Vous
êtes sa nouvelle secrétaire ? Non, je ne … suis pas.
Tous les enfants m’ont salué comme on …. leur avait dit.
Vous êtes étudiant et je … suis de même. J’ignore
s’il est le plus fort, mais on … croit.

d) Utilisez le pronom personnel complément d’objet direct à la place des mots en


italiques :
Modèle
Je vais jeter ce papier à la poubelle.
Je vais le jeter à la poubelle.

Tu vas lire cette lettre tout de suite.


J’ai cherché la revue à la bibliothèque.
Je ne vois plus le soleil.
Je connais cette jeune fille.
Je ne suis pas capable de traiter ce thème.

e) Dans un premier temps, remplacez les mots soulignés par le pronom personnel
complément indirect convenable. Dans un deuxième temps, remplacez les mots en italiques
par le pronom personnel complément d’objet direct correspondant : Modèle
Je donne ce livre à Marie.
Je lui donne ce livre.
Je le lui donne.

Je pose cette question à Pierre.


Je demande une explication à mes élèves.
Il a donné aux soldats l’ordre d’avancer.
Ils ont demandé de l’argent à leurs parents.

f) Identifiez la fonction des pronoms personnels compléments dans les phrases


ciaprès :
Ce livre, je te le donne avec plaisir.
Es-tu allé le voir ? Je te le demande encore une fois. C’est
un spectacle très réussi. Il me l’a répété plusieurs fois. Lui
as-tu dit de revenir ? Oui, je le lui ai dit.
Alexandre aime beaucoup ce tableau. Je le lui offre.
Mes enfants adorent ces contes. Je les leur raconte souvent.
63

g) Identifiez la nature des pronoms soulignés du dialogue suivant :


Le professeur. - Pouvez-vous me donner un exemple de la dilatation par la chaleur et de la
contraction par le froid ?
L’élève. – En hiver, quand il fait froid, les jours sont très courts et en été, quand il fait chaud,
les jours sont très longs.

Vocabulaire français
Vocabulaire usuel
Traduisez en roumain :
a) Autour des mots lumière et obscurité:
Allumez l’électricité, s’il vous plaît ! Les monuments de Paris sont illuminés la nuit.
L’Encyclopédie a été rédigée au siècle des lumières. Sa voiture a une panne d’allumage. Une
faible lueur a été aperçue dans le jardin. La clarté de la lune lui a permis de s’orienter. Une
belle lampe éclairait la petite chambre. Le despotisme éclairé a eu beaucoup d’adeptes. Il fait
noir, il fait nuit, il fait nuit noire à Paris, dit le poète. Le ciel est sombre. Je n’ai pas peur du
noir. On distinguait quelques objets dans l’obscurité. C’était une petite cour obscure, où le soleil
ne pénétrait jamais. J’aime les clairs-obscurs de ces tableaux.
b) Autour du mot détention :

« Article 5. -1. Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de liberté,
sauf dans les cas suivants et selon les voies légales :

a) S’il est détenu régulièrement après condamnation par un tribunal compétent ;


b) S’il fait l’objet d’une arrestation ou d’une détention régulière pour insoumission à une
ordonnance rendue, conformément à la loi, par un tribunal ou en vue de garantir
l’exécution d’une obligation prescrite par la loi. […]

2. Toute personne arrêtée ou détenue […] doit être aussitôt traduite devant un juge ou un autre
magistrat habilité par la loi à exercer des fonctions judiciaires et a le droit d’être jugée dans un
délai raisonnable, ou libérée pendant la procédure. La mise en liberté peut être subordonnée à
une garantie assurant la comparution de l’intéressé à l’audience. »

Vocabulaire professionnel
Plaidoirie – En procédure générale, c’est un exposé verbal des prétentions et des
arguments des parties. Ce sont les avocats qui jouissent devant les tribunaux de droit commun
du monopole de la plaidoirie.Il y a des procédures dans lesquelles les avocats peuvent déposer
leurs dossiers sans plaider. L’évolution de la procédure civile tend à réduire le rôle de la
plaidoirie. Devant les juridictions administratives, les plaidoiries ont moins d’importance que
devant les tribunaux judiciaires.Celui qui plaide est un plaideur. Si c’est une femme, c’est une
plaideuse ; on parle des plaideurs d’un procès. Ce terme est synonyme de plaidant,
respectivement plaidante utilisé auprès d’un substantif : les parties plaidantes, avocat plaidant
(opposé à avocat consultant).
Plaidoyer – Ce terme est synonyme de plaidoirie. Il désigne toujours le discours
prononcé à l’audience pour défendre le droit d’une partie : avocat qui prononce un plaidoyer
64
passionné, préparer un plaidoyer en faveur de l’accusé. Par extension du sens, on l’utilise pour
toute défense passionnée d’une ou de plusieurs personnes, d’une idée ou d’une grave affaire
publique. Dans le langage courant, le terme prend le sens d’apologie, éloge, défense : plaidoyer
en faveur du mariage, plaidoyer pro domo.
(Raymond Guillien – Jean Vincent, Termes juridiques)

Macrosociologie/ microsociologie – Opposition introduite par Gurvitch (1950),


révélant l’un des dilemmes des sciences humines : les régularités statistiques sont difficiles à
observer même si elles peuvent être expliquées par des causes ou des déterminations générales.
Quand les ennquêtes rigoureuses s’attachent à expliquer ces régularités, ce sont rarement les
causes présupposées qui apparaissent (Boudon, 1979). Cette difficulté conduit de nombreux
auteurs à pratiquer la microsociologie – ils respectent strictement les données de terrain, mais
s’attachent aux interactions et comportements individuels quotidiens - et à se méfier d’une
macrosociologie déductive, souvent fonctionnelle ou finaliste, analysant de préférence des
institutions, des structures et des phénomènes collectifs.
Machinisme – terme désignant le processus de remplacement d’hommes munis d’outils
par des machines.
(François Gresle et alii, Dictionnaire des Sciences Humaines)

Actes de parole : remercier

Construisez des dialogues dans lesquels vous utiliserez les formules propres au
remerciement :

- ………………………………………………..
- Je vous remercie beaucoup/très sincèrement/ de tout mon cœur.
- ……………………………………………………………….
- Merci bien/ beaucoup.
- ………………………………………………………………..
- Je ne sais comment vous remercier.
- ………………………………………………………………..
- C’est très gentil de ta part.
- ………………………………………………………………..
- Ça me fait vraiment plaisir.
- ………………………………………………………………..
- Nous vous remercions de votre aimable hospitalité.

Remarque. À la différence du roumain, le verbe remercier est transitif direct (construit


sans préposition) : Je remercie mon père de m’avoir aidé. Il l’a remercié avant de partir. Je te
remercie pour tout. Le client remercie l’avocat pour les services rendus.

……………………………

8e Leçon
65

LA BASTILLE ET LE MARAIS

Place de la Bastille, Place des Vosges, le Musée Carnavalet, le Musée Picasso

La Place de la Bastille
La fameuse rue de Rivoli qui jouxte le Louvre se prolonge par la rue Saint-Antoine qui
débouche sur la Place de la Bastille. Le nom de cette place est étroitement lié dans notre
mémoire à la Révolution de 1789 et au 14 juillet, jour de la fête nationale de la France.
L’ancienne forteresse bâtie au XVe siècle par Charles V, devenue par la suite Prison d’État, était
à l’époque le symbole de l’oppression du peuple par la monarchie absolue. La prise de la Bastille
a été l’œuvre de milliers de Parisiens révoltés à qui, en réalité, on avait opposé une faible
résistance. Elle n’était pas très bien défendue, ce qui facilita la victoire de la foule qui y pénétra,
tua le gouverneur et libéra les sept prisonniers qui s’y trouvaient. La démolition ne commença
pas tout de suite dans la joie et le bonheur comme on se serait attendue, mais elle fut faite le
lendemain ; on n’en laissa que les traces des fondations que l’on voit de nos jours encore.
Au centre de la place se dresse la colonne de Juillet, construite entre 1831 et 1840,
portant au sommet le Génie de la Liberté. C’est un lieu de mémoire en l’honneur de ceux qui
sont morts dans les révoltes populaires du XIXe siècle, de 1830 et de 1848, dont les corps se
trouvent à l’intérieur du socle de marbre et les noms peuvent être lus sur le fût de la colonne, à
l’extérieur.
Le Bicentenaire de la Révolution, fêté le 14 juillet 1989, a été marqué par l’inauguration
d’une nouvelle réalisation d’architecture parisienne moderne – l’Opéra Bastille
- , impressionnante par sa façade en verre et par ses dimensions. C’est l’un des opéras les plus
grands du monde, pouvant accueillir 2700 spectateurs.
En remontant la Rue de la Roquette, qui relie la Place de la Bastille et le Cimetière du
Père Lachaise, on peut visiter cette nécropole, la plus vaste de Paris, où reposent bien des
personnalités françaises et étrangères de tous les domaines, dont le grand musicien roumain
Georges Enesco.

La Place des Vosges


Au cœur du quartier du Marais se trouve la Place des Vosges. Une première question
est soulevée par le nom de cet endroit plein de charme, nom qui lui a été donné pour une raison
dépourvu de toute poésie. Le département des Vosges a été le premier qui ait payé ses impôts
en 1800 et c’est pour l’honorer que l’on a choisi ce nom auréolé alors de devoir civique. À part
ça, la place se singularise par plusieurs autres aspects : son ancienneté, sa forme, son style, la
variété des destinations des bâtiments qui l’entourent, etc.
C’est la plus ancienne place de la capitale française. Tracée à l’époque d’Henri IV, elle
fut inaugurée en 1612. Avant cette décision du « bon roi Henri », à son emplacement actuel on
organisait des tournois dont l’un, organisé pour le mariage de sa fille, a été fatal au roi Henri II
en 1559.
La Place des Vosges est un carré de 108 m. de côté, entourée par 36 palais en briques, à
deux étages, dont les rez-de-chaussée à arcades forment des galeries favorisant le passage
continu de l’un à l’autre. À l’origine, la nouvelle place a été destinée aux ouvriers d’une
manufacture de soie mais elle a vite fini par attirer la société galante du temps. Des noms
66
célèbres comme Richelieu, Molière, Mme de Sévigné sont liés à cet endroit. Au XIX e siècle,
c’est Victor Hugo qui a habité au n° 6, dans un angle du carré, pendant 16 ans. Sa maison abrite
le Musée Victor Hugo, l’un des endroits les plus visités par les touristes désireux d’entrer en
contact avec quelques-uns des témoignages de la vie de l’un des génies les plus importants de
la France à qui l’on doit un œuvre immense, fait de romans (Notre-Dame de Paris, Les
Misérables, Les travailleurs de la mer), de poésies ( Les Châtiments, Les Orientales, Les
Contemplations, Les Rayons et les Ombres) et de pièces de théâtre (Hernani,
Le Roi s’amuse, Ruy Blas), oeuvre qui a assuré sa célébrité en France et au-delà des frontières.
Le patrimoine des lieux de mémoire est fourni également par un autre témoignage de
l’histoire, la statue de Louis XIII, entourée d’arbres et de parterres, qui se trouve au milieu de
la place.

Le Musée Carnavalet
Tout près de la Place des Vosges, plus précisément au 23 rue de Sévigné, deux
immeubles reliés par un couloir constitue un précieux ensemble abritant l’histoire de la ville de
Paris : l’Hôtel Carnavalet (XVIe siècle) et l’Hôtel Le Peletier (XVIIe siècle).
Madame de Sévigné, célèbre épistolière du XVIIe siècle a habité l’Hôtel Carnavalet.
Bâti et décoré en style Renaissance, c’est l’un des plus beaux édifices de ce genre de Paris. Le
musée qui y est installé est consacré à l’histoire de Paris depuis le Moyen Âge aux temps
modernes. On y voit défiler des images de la vie parisienne à travers les siècles. Les vingt vues
de Paris peintes par Nicolas Raguenet sont remarquables par leur contribution inestimable à la
connaissance de l’évolution du paysage urbain parisien. Le souvenir de la Révolution est ravivé
par l’acte d’accusation de Louis XVI, la Clef du Temple où la famille royale a été emprisonnée,
des flacons de parfum ayant appartenu à Marie-Antoinette, une touchante miniature du Dauphin
réalisée par la reine elle-même, une maquette de la guillotine, etc. D’ailleurs, chacune des salles
fait revivre des éléments spécifiques à tel ou tel moment de l’histoire parisienne, facilitant ainsi
une incursion bénéfique à tous les amateurs de voyages dans le passé.

Le Musée Picasso
L’Hôtel Salé, construit au XVIIe siècle au n° 5 de la rue de Thorigny, expose depuis
1985 des sculptures, des tableaux, des desseins, des gravures et divers objets personnels ayant
appartenu au grand peintre Pablo Picasso. On y trouve l’Autoportrait bleu, les Trois femmes
sous un arbre, le Grand nu au fauteuil rouge, la Crucifixion, la Composition au papillon, etc.
Outre les toiles réalisées par Picasso, on peut admirer la collection personnelle du peintre où
Cézanne, Renoir, Braque, Modigliani, Matisse se côtoient pour le grand plaisir des yeux.
Les œuvres de Picasso exposés dans le Musée ont été cédées à l’État français par les
héritiers à la mort du peintre, survenue en 1973, pour régler de la sorte les droits de succession.
C’est la plus riche collection du monde qui met ensemble tant d’œuvres du célèbre artiste
d’origine espagnole qui avait tant aimé Paris et sa tumultueuse vie artistique. (A.-A. P.)

Pour aller plus loin

a) Détachez les détails de l’évènement historique qui fait l’objet de la relation


suivante et mettez-les en rapport avec le texte précédent :
67

« Ce matin- là, Paris sent la poudre. Des groupes excités se forment dans les rues, sur
les places. ‘ Citoyens, la liberté est menacée par les tyrans ; nous voulons des armes pour la
défendre !
- Oui ! Oui ! des armes ! Mais où les prendre ?
- À la Bastille ! La garde suisse y a transporté hier de la poudre et des munitions. '
Dans les jardins du Palais Royal, des orateurs populaires haranguent la foule : 'Citoyens,
il faut abattre le rempart du despotisme et sauver la liberté du peuple. Aux armes ! ' Brandissant
piques et fusils, traînant deux ou trois canons, la foule afflue faubourg
Saint-Antoine. Là-bas, les huit tours de la forteresse se détachent, énormes, sur le ciel. […]
Dès le lendemain, commence la démolition de la Bastille. Pour détruire le symbole du
despotisme, chacun tient à donner son coup de pioche : aristocrates et roturiers, femmes et
enfants…. Deux mois plus tard, l’altière forteresse est réduite à un petit mur de 50 cm. de
haut. Ses pierres serviront l’année suivante à construire le pont de la Concorde. » (Gustave
Mauger, Cours de langue et de civilisation française, vol. III, p.121-122)

b) Traduisez en roumain le texte suivant :


« Au XVIIe siècle la pensée et l’action politiques se développaient dans des ensembles
sociaux assez nettement définis et cohérents, noblesse, parlements, mais qui se sont combattus
et stérilisés. Au XVIIIe les Philosophes ne peuvent évidemment pas jouer le même rôle, d’abord
ils ne constituent pas un ensemble cohérent, homogène, appartenant à des milieux trop divers,
de tendances trop différentes ; ils ont, d’autre part, nous l’avons dit, à peu près les mêmes
intérêts et les mêmes ennemis que la Cour ; pas plus que les libertins du XVIIe siècle, ils ne
luttent contre elle comme luttent contre l’Église. Pour qu’il y ait donc l’esprit politique, il faut
que se crée une opinion, il faut une éducation de la bourgeoisie qui ne peut être que lente,
confuse, et par des moyens indirects [... ]»
(Pierre Barrière, La vie intellectuelle en France du 16e s. à l’époque contemporaine)

c) Traduisez en français le texte suivant:


«Țară a libertății; Franța este, în același timp, țara unei morale și a unei justiții ce ating
uneori cruzimi biblice. Iacobinismul nu este un fenomen izolat, teroarea face parte din morala
franceză și reprezintă, spunea Robespierre, garanția libertății. În 1973 oamenii nu mai sunt
trimiși atât de ușor la ghilotină, însă spiritul ghilotinei n-a dispărut, când și când Franța vrea
sânge. Există și un iacobinism spiritual [...], incompatibil, la prima vedere, cu ironia franceză.
N-are a face, ironia, nuanța, curtoazia [...] sunt lăsate deoparte, spiritul se delimitează radical,
opțiunea este absolută [...] Anarhiei franceze i se arată, din când în când, umbra ghilotinei pentru
a i se tempera zelul. »
(Eugen Simion, Timpul trăirii, timpul mărturisirii)

Grammaire et exercices

LE VERBE (1)

L’INDICATIF – formes et valeurs


a) Le présent
- Formes
68
Les formes du présent de l’indicatif diffèrent en fonction du groupe de conjugaison
auquel appartient le verbe:
- 1er groupe (l’infinitif en –er): je chante, tu chantes, il/elle chante, nous chantons,
vous chantez, ils/elles chantent
Remarque: Le verbe aller alterne deux radicaux hérités de deux verbes latins (ambulare
et vadere) au même sens: ja vais, tu vas il/elle va, nous allons, vous allez, ils/elles vont.
- 2e groupe (infinitif en – ir): je finis, tu finis, il/elle finit, nous finissons, vous
finissez, ils/elles finissent
Remarque: Les personnes du pluriel reçoivent le digraphe –ss- entre le radical et la
désinence.

- 3e groupe (infinitif en –oir, -re, -ir):


Voir: je vois, tu vois, il/elle voit, nous voyons, vous voyez, ils/elles voient
Descendre : je descends, tu descends, il/elle descend, nous descendons, vous descendez,
ils/elles descendent
Dormir: je dors, tu dors, il/elle dort, nous dormons, vous dormez, ils/elles dorment
Remarques: Les verbes offrir, souffrir, découvrir, couvrir, accueillir se conjuguent à
l’indicatif présent comme les verbes du 1er groupe: j’offre, je souffre, je découvre, je couvre,
j’accueille

Les verbes venir, tenir et leurs composés se conjuguent avec une alternance du radical
qui s’explique par l’évolution phonétique différente des voyelles des syllabes accentuées et
inaccentuées au cours du temps: je viens, tu viens, il/elle vient, nous venons, vous venez, ils/elles
viennent
Les verbes être, dire et faire finissent par –tes à la deuxième personne du pluriel: je suis,
tu es, il/elle est, nous sommes, vous êtes, ils/elles sont je dis, tu dis, il/elle dit, nous disons, vous
dites, ils/elles disent; je fais, tu fais, il/elle fait, nous faisons, vous faites, ils/elles font.

- Valeurs

Le présent de l’indicatif exprime un fait actuel (Il regarde la télé), un fait généralement
valable (La terre tourne), un fait futur (L’émission commence dans dix minutes), un fait futur
après si conditionnel (Si tu me donnes cette information, tu ne le regretteras pas), le présent
historique (Le 14 juillet 1789, la foule attaque la Bastille), un conseil, un ordre (Pour aller au
Père-Lachaise, vous prenez la rue de la Roquette)
b) L’imparfait
- Formes

On forme l’imparfait de l’indicatif en rattachant au radical du verbe les désinences: ais,-


ais,- ait, -ions,- iez, - aient: je chantais, tu chantais, il/elle chantait, nous chantions, vous
chantiez, ils/elles chantaient ; je voyais, tu voyais, il/elle voyait, nous voyions, vous voyiez,
ils/elles voyaient

On peut identifier le radical de l’imparfait en détachant la désinence de la 1 ère personne


du pluriel de l’indicatif présent: chant- de chantons, finiss – de finissons, voy- de voyons,
descend- de descendons, dorm- de dormons, etc.
69

- Valeurs

L’imparfait exprime une action qui dure ( Elle regardait la télé depuis deux heures), une
habitude dans le passé ( Elle se promenait dans le parc tous les dimanches), la description dans
le passé (Elle était grande et elle portait une robe bleue), la simultanéité dans le passé dans la
concordance des temps à l’indicatif ( Elle m’a dit qu’elle connaissait l’auteur de ce livre), après
si conditionnel lorsque le verbe de la proposition principale est au conditionnel présent (Si
j’avais l’argent nécessaire, j’achèterais cette maison)

c) Le passé composé -
Formes

Le passé composé est formé à l’aide des auxiliaires avoir et être à l’indicatif présent et
du participe passé du verbe à conjuguer: j’ai parlé, tu as parlé, il/elle a parlé, nous avons parlé,
vous avez parlé, ils/elles ont parlé; je suis venu(e), tu es venu(e), il est venu, elle est venue,
nous sommes venu(e)s, vous
êtes venu(e)s, ils sont venus, elles sont venues.
Remarque: Les grammaires indiquent des moyens qui aident à l’identification des verbes
qui se conjuguent avec l’un ou l’autre des deux auxiliaires.

Les verbes réfléchis (pronominaux) se conjuguent tous avec l’auxiliaire être. Le


participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet: Jean s’est levé; Jeanne s’est levée;
Ils se sont levés; Elles se sont levées.

Certains verbes de mouvement se conjuguent avec être: venir, aller, arriver, entrer,
monter, sortir, partir, descendre auxquels on ajoute les verbes naître, rester, mourir. Dire que
les verbes de mouvement se conjuguent généralement avec être est inexact. Les verbes bouger
ou danser se conjuguent avec avoir: Le petit a bougé tout le temps. J’ai dansé toute la soirée.

La majorité des verbes se conjuguent avec l’auxiliaire avoir.

Les auxiliaires avoir et être se conjuguent avec avoir: J’ai eu, tu as eu, il/elle a eu, nous
avons eu, vous avez eu; ils/elles ont eu; j’ai été, tu as été, il/elle a été, nous avons été, vous avez
été, ils/elles ont été
Le participe passé des verbes conjugués avec l’auxiliaire avoir s’accorde avec le
complément direct si celui-ci précède le verbe. Comparez les phrases: J’ai vu les enfants dans
le jardin. Les enfants que j’ai vus dans le jardin jouaient au ballon.

- Valeurs

Le passé composé exprime une action passée (J’ai acheté hier une robe bleue), un fait
futur qui sera achevé immédiatement (Encore une minute et j’ai fini)

d) Le plus que parfait


- Formes

Le plus que parfait est formé de l’indicatif imparfait de l’auxiliaire être ou avoir (cf.
supra) et du participe passé du verbe à conjuguer: j’avais connu, tu avais connu, il/elle avait
70
connu, nous avions connu, vous aviez connu, ils/elles avaient connu; j’étais arrivé, tu étais
arrivé, il était arrivé, elle était arrivée, nous étions arrivé(e)s, vous étiez arrivé(e)s, ils
étaient arrivés, elles étaient arrivées.

- Valeurs

Le plus que parfait de l’indicatif exprime une action passée, antérieure à une autre
action passée, à une distance assez longue dans le temps (Il avait beaucoup étudié et l’on
voyait maintenant les résultats), l’habitude dans le passé (Quand il avait trop pensé à ses
ennuis, il venait me voir accablé de tristesse), après „si” conditionnel lorsque le verbe de la
proposition principale est au conditionnel passé, le plus que parfait exprime une condition
mise à une action qui ne s’est pas réalisée (S’il avait été plus attentif, il aurait fait moins de
fautes).

e) Le passé simple

- Formes

Le passé simple est formé en ajoutant au radical des désinences qui diffèrent d’un
groupe de conjugaison à l’autre:

1er groupe (en –er): je parlai, tu parlas, il/elle parla, nous parlâmes, vous parlâtes,
ils/elles parlèrent
2e groupe (en – ir): je finis, tu finis, il/elle finit, nous finîmes, vous finîtes, ils/elles
finirent
3e groupe (en –ir, - re, -oir ):
Partir: je partis, tu partis,il/elle partit, nous partîmes, vous partîtes, ils/elles
partirent
Vendre: je vendis, tu vendis, il vendit, nous vendîmes, vous vendîtes, ils/elles
vendirent
Voir: je vis, tu vis, il/elle vit, nous vîmes, vous vîtes, ils/elles virent

Remarque: Les formes en -i – sont prédominantes au 3e groupe, même si le radical n’y


est que partiellement présent: faire, je fis, tu fis, il/elle fit, nous fîmes, vous fîtes, ils firent
La forme du participe passé du verbe à conjuguer peut être, surtout dans le cas des
verbes irréguliers, un indice pour la forme du passé simple : vivre, vécu> je vécus, tu vécus,
il/elle vécut, nous vécûmes, vous vécûtes, ils/elles vécurent ; recevoir, reçu >je reçus, tu
reçus…. ; résoudre, résolu> je résolus, tu résolus…

- Valeurs

Le passé simple exprime un fait produit à un moment déterminé du passé, achevé au


moment où l’on parle (Il termina de lire la lettre et se dirigea vers la sortie) ou parfois un fait
récent (L’entrevue fut brève).

Remarque : La fréquence du passé simple est réduite dans la langue parlée. Elle est plus
élevée à l’écrit (textes littéraires, divers documents écrits, langue des journaux). En roumain, le
71

passé simple est un régionalisme (propre à l’Olténie). Pour cette raison, les traducteurs utilisent
le passé composé à la place du passé simple dans les versions roumaines des textes français.

e) Le futur
- Formes

Le futur simple est formé en ajoutant à la forme de l’infinitif du verbe les


désinences spécifiques : -ai, -as, -a, -ons, -ez, -ont o 1er groupe (infinitif en –er) : je
parlerai, tu parleras, il/elle parlera, nous parlerons, vous parlerez, ils/elles parleront
Remarque : Les verbes aller et envoyer ont des formes irrégulières au futur :
aller>j’irai, envoyer>j’enverrai

o 2e groupe (infinitif en –ir) : je finirai, tu finiras, il/elle finira, nous finirons, vous
finirez, ils/elles finiront

o 3e groupe (infinitif en –ir) : je partirai, tu partiras, il/elle partira, nous partirons,


vous partirez, ils/elles partiront
Remarque : Les verbes venir, tenir et leurs composés ont des futurs irréguliers :
venir>je viendrai, revenir >je reviendrai, tenir>je tiendrai, maintenir>je maintiendrai.

o 3e groupe (infinitif en –re) : je prendrai, tu prendras, il prendra, nous prendrons,


vous prendrez, ils/elles prendront : je croirai, tu croiras, il/elle croira, nous
croirons, vous croirez, ils/elles croiront
Remarque : Le –e final de l’infinitif tombe et la désinence se rattache directement à la
consonne –r ; le verbe faire a la forme ferai au futur.

o 3e groupe : (infinitif en (-oir) : je déchoirai (ou je décherrai), tu déchoiras, il/elle


déchoira, nous déchoirons, vous déchoirez, ils/elles déchoiront
Remarque : La plupart des verbes terminés par –oir présentent des formes irrégulières
au futur : voir >je verrai, recevoir >je recevrai, apercevoir>j’apercevrai, mouvoir> je mouvrai,
émouvoir>j’émouvrai, vouloir>je voudrai, pouvoir>je pourrai, falloir >il faudra, devoir>je
devrai, s’asseoir > je m’assiérai (la forme je m’assoirai existe aussi)

Les verbes auxiliaires avoir et être ont des formes propres qui s’expliquent par la forme
d’origine du latin populaire : avoir>j’aurai, être>je serai.

Le futur proche (périphrastique) exprime une action qui aura lieu dans l’immédiat.

Il est formé de l’indicatif présent du verbe aller et de l’infinitif du verbe à conjuguer :


je vais partir, je vais lui dire, je vais vérifier, etc. L’emploi d’une structure adverbiale – tout de
suite, immédiatement, à l’instant même – est superflu. En revanche, dans la version roumaine
une précision temporelle est nécessaire : je vais te dire « î i voi spune imediat »

- Valeurs
72
Le futur exprime une action qui doit ou peut se passer dans l’avenir (Je prendrai une
décision demain), un conseil, un ordre (Vous serez demain à l’adresse indiquée), l’habitude
dans l’avenir (Il sera tous les jours sur le trottoir d’en face)

Exercices

a) Mettez à l’indicatif présent les verbes entre parenthèses :


Nous (parler) souvent de cet évènement. Vous (marcher) rapidement pour être à l’heure.
Ils (commencer) par s’inquiéter de son absence. J’(essayer) de le convaincre. Nous ne
(s’engager) pas dans cette voie.
Tu (finir) ta lecture. Les jeunes filles (applaudir) frénétiquement. Vous (rougir) de honte.
Au printemps, nous (rajeunir) en même temps que la nature. Les autos (ralentir) au carrefour.
Je (prendre) ces documents pour les étudier chez moi. Nous (rendre) à la bibliothèque
les livres empruntés il y a deux semaines. Il (descendre) à la prochaine. Les artistes - peintres
(vendre) leurs toiles dans les expositions.
Vous (voir) un paysage de rêve. J’ (apercevoir) de gros nuages gris à l’horizon. On
(s’asseoir) quelques minutes. Le directeur ne nous (recevoir) pas à cette heure.
Nous (partir) tous à la même heure. Il m’(offrir) un bon sujet pour ma dissertation. Les
chats (dormir) 16 heures sur 24. Il (venir) vers nous, mais nous sommes pressés. Tu (mentir) et
je n’aime pas ça.

b) Mettez à l’imparfait de l’indicatif les verbes soulignés :


Le printemps vient : les prés reverdissent, les oiseaux modulent de joyeuses chansons,
les ruisseaux babillent. Tout vit, tout chante de nouveaux. Les efforts qu’il fait le conduisent
vers la réussite. Certains de ces sports ne conviennent pas à des gens dont la santé est fragile.
L’infracteur craint le bras de la justice. Je ne veux pas vous importuner. Tu sais qui a fait ça.
Nous connaissons les vertus de cette plante.

c) Mettez au passé composé les verbes entre parenthèses des phrases


suivantes :
(auxiliaire « avoir ») : Vous (envoyer) un message à vos amis. Ils (essayer) de trouver
une solution. Ces jeunes filles (danser) toute la nuit. Les étudiants (écrire) les réponses à ce
questionnaire. Ils (poser) beaucoup de questions. Vous (mettre) vos bagages par terre.

(auxiliaire « être ») : Ils (se réunir) tous les vendredis. Le matin, ils (se laver) dehors.
Nous (aller) à ce spectacle plusieurs fois. Nous (entrer) dans cette salle par une porte secrète.
Tu (monter) sur ce tabouret. Vous (naître) pendant la guerre. Je (sortir) au premier appel et je
(descendre) dans la rue. Les prisonniers (mourir) à cause de leurs blessures.

d) Identifiez les infinitifs des verbes au passé composé du texte suivant et


traduisez-le :

La batteuse est arrivée


la batteuse est repartie
Ils ont battu le tambour
ils ont battu les tapis
73

ils ont tordu le linge ils


l’ont pendu ils l’ont
repassé
ils ont fouetté la crème et ils l’ont renversée
ils ont fouetté un peu leurs enfants aussi ils
ont sonné les cloches ils ont égorgé le
cochon ils ont grillé le café ils ont fendu le
bois ils ont cassé les œufs
ils ont fait sauter le veau avec les petits pois
ils ont flambé l’omelette au rhum ils ont découpé la
dinde ils ont tordu le cou aux poulets ils ont écorché
les lapins ils ont éventré les barriques ils ont noyé leur
chagrin dans le vin ils se sont donné un coup de main
ils se sont rendu des coups de pied ils ont basculé la
table ils ont arraché la nappe […] ils ont tapé des
pieds tapé des pieds tapé des mains ils ont crié et ils
ont hurlé ils ont chanté ils ont dansé ils ont dansé
autour des granges où le blé était enfermé Où le blé
était enfermé moulu fourbu vaincu battu.
(Jacques Prévert, La batteuse, in Paroles)

e) Identifiez les verbes au plus que parfait dans les extraits suivants :
« Jusqu’à Charles VII et Louis XI, les rois n’avaient pensé qu’à se défendre contre
les Anglais, à agrandir le royaume au dépens des seigneurs. La guerre de Cent ans était
maintenant terminée, le dernier des grands seigneurs, Charles le Téméraire, était vaincu »
[…] « Henri IV s’intéressait aux paysans qu’il connaissait bien. Enfant, il avait vécu parmi
eux, près de Pau. »
« Les réformes de Turgot avaient excité dans le peuple un enthousiasme
extraordinaire. […] Turgot reçut sa lettre de renvoi. Turgot répondit par une lettre telle que
jamais un ministre révoqué n’en avait écrit de semblable »
« Un jeune officier français, le chevalier d’Assas, capitaine au régiments
d’Auvergne, avait été envoyé en découverte, pendant la nuit, dans un bois qui bordait notre
camp ».
(Extraits de E. Audrin- M.L. Deschappe, Notre France, son histoire)

f) Identifiez les verbes au passé simple et indiquez la forme de l’infinitif de ces


verbes :
« Le roi, sans répondre une parole et sans quitter M. Crémieux de son regard fixe, ôta
son chapeau de général qu’il tendit à quelqu’un au hasard près de lui, puis il ôta son uniforme à
grosses épaulettes d’argent et dit, sans se lever du fauteuil où il était comme affaissé depuis
plusieurs heures : ` Un chapeau rond ! Une redingote !`
On lui apporta une redingote et un chapeau rond. Au bout d’un instant, il n’y avait plus
qu’un vieux bourgeois. »
74
(Victor Hugo, Choses vues)

g) Traduisez les phrases suivantes en utilisant la forme correcte du futur du verbe

indiqué :
Vei primi (recevoir) o recompensă pentru munca ta. Vei merge (aller) în capitală unde
îi vei întâlni (rencontrer) pe iniţiatorii acestui proiect. Dacă îţi vei pune această pălărie cu pene,
vei fi (être) ridicolă. Te voi invita (inviter) la această serbare în aer liber. Dacă nu vei veni
(venir), vei regreta (regretter). Vom avea (avoir) timp să ajungem la gară înaintea plecării
trenului. Sper că vei citi (lire) scrisoarea mea şi îmi vei răspunde (répondre) repede.

h) Traduisez en roumain en observant l’emploi des formes verbales dans le texte


suivant :
« LA LANGUE OFFICIELLE DU QUÉBEC
CHAPITRE III
LA LANGUE DE LA LÉGISLATION ET DE LA JUSTICE
7. Le français est la langue de la législation et de la justice au Québec sous réserve de ce
qui suit :
1° les projets de loi sont imprimés, publiés, adoptés et sanctionnés en français et en
anglais et les lois sont imprimées et publiées dans ces deux langues ;
2° les règlements et les autres actes de nature similaire auxquels s’applique l’article 133
de la Loi constitutionnelle de 1867 sont pris, adoptés ou délivrés, et imprimés et publiés en
français et en anglais ;
3° les versions française et anglaise des textes visés aux paragraphes 1° et 2° ont la
même valeur juridique ;
4° toute personne peut employer le français ou l’anglais dans toutes les affaires dont
sont saisis les tribunaux du Québec et dans tous les actes de procédure qui en découlent. »
(Loi 101, Charte de la langue française, 1977)

Vocabulaire français
Vocabulaire usuel
Guillotine (autour du mot), s.f.,
La guillotine est un instrument de supplice inventé par le médecin et homme politique
Joseph Ignace Guillotin. Il a eu l’idée de la création d’une machine pour trancher la tête des
condamnés à mort par la chute d’un couperet qui glisse entre deux montants verticaux. Cette
machine porte son nom malgré bien qu’il ait protesté. Les criminels étaient envoyés à la
guillotine. Le guillotineur est chargé de la décapitation des condamnés. Le cadavre d’un
guillotiné était exposé à la curiosité des badauds.
La fenêtre à guillotine est la fenêtre d’un bureau qui glisse verticalement entre deux
rainures (« ghişeu »)

Prendre (autour du verbe)


Trouvez l’équivalent roumain des expressions construites avec prendre :
Ses bottes prennent l’eau. Je prends une bière. Le petit Claude a pris un rhume. Les
arbres ont pris feu plusieurs fois dans cette zone. Mon avion prendra l’air à 15h15. Avezvous
pris un billet pour Paris ? Cet enfant n’a jamais pris le train. Il a longtemps hésité, mais
75

finalement il a pris son courage à deux mains. Il a pris à témoin ses parents qui avaient assisté
à la scène. Cette histoire l’a pris au dépourvu. Mon père a pris de l’âge ces derniers temps.

Vocabulaire professionnel
Considérant (s.m.) – terme juridique de procédure générale (synonyme d’attendu) ;
nom donné aux alinéas de la partie d’un jugement contenant sa motivation. Chacun commence
par : attendu que…Le terme considérant est souvent utilisé dans la rédaction des arrêts de la
Cour d’appel, du Conseil d’État et du Tribunal des conflits.
Témoin (s.m.) – terme de procédure pénale et de procédure civile désignant la personne
invitée à déposer dans une enquête sur les faits dont il a eu personnellement connaissance après
avoir prêté serment de dire la vérité. Les personnes frappées d’une incapacité de témoigner
peuvent être entendues sans prestation de serment.
L’acte par lequel la personne atteste l’existence d’un fait dont elle a eu personnellement
connaissance est désigné par le mot témoignage. Un faux témoignage est le témoignage inexact
d’un témoin de mauvaise foi.
À la différence du témoin oculaire, direct, qui a assisté à ce qui s’est passé, le témoin
indirect, médiat, ne le sait que par l’intermédiaire d’autres personnes.
(Raymond Guillien – Jean Vincent, Termes juridiques)

Culture – ensemble des connaissances et des comportements (techniques, économiques,


rituels, religieux, sociaux, etc.) qui caractérisent une société humaine. Il n’existe pas d’homme
sans culture : l’idée d’un homme à l’ « état de nature » correspond à une hypothèse
philosophique. Le mot culture est dans maints ouvrages ethnologiques compris comme
synonyme d’ethnie, de tribu, de société ou de civilisation.
Culturalisme – terme sous lequel on désigne une tendance d’anthropologie culturelle
qui, influencée par la psychologie et la psychanalyse, a privilégié l’étude des rapports entre «
culture » et « personnalité ». L’hypothèse fondamentale est que durant l’enfance s’élabore une
personnalité de base, considérée comme l’expression caractéristique de la culture envisagée
(constituant le « caractère ethnique » ou « national »…) ; l’individu serait « façonné » par la
culture.
Culturologie – terme repris par White (1949), puis tombé en désuétude, pour signifier
qu’une culture obéit à des lois propres et ne peut donc pas être totalement expliquée par les
sciences « élémentaires » telles l’écologie, la psychologie, la biologie, etc.
(François Gresle et alii, Dictionnaire des sciences humaines)

Actes de parole
Prendre à témoin, acte de parole par lequel on demande à ceux qui vous ont écouté de
prendre position sur le problème que l’on vient d’exposer.
Utilisez les éléments présentés en paradigme pour soutenir l’idée de l’accroissement de
la délinquance juvénile :

- Vous voyez/ les statistiques confirment….. -


Reconnaissez avec moi/ que les chiffres avancés… -
Admettez avec moi/ que depuis des années….
76

LA RIVE GAUCHE
9e Leçon
LE QUARTIER LATIN

Le Pont et le Boulevard Saint-Michel. Le Musée de Cluny. La


Sorbonne. Le Panthéon. Le Jardin du Luxembourg

Du Pont Saint-Michel au Quartier latin


Le Quartier latin intrigue et séduit à la fois. D’abord, on se pose des questions sur son
nom. Serait-il plus ancien que d’autres quartiers de la « Ville Lumière » ? Garderait-il
davantage de vestiges anciens ? Le latin y aurait-il été plus enraciné qu’ailleurs ? La réponse à
chacune de ces questions est affirmative bien qu’elle comporte de multiples nuances.
Le surplus de latinité annoncé par ce fameux quartier de la rive gauche se justifie, entre
autres, par sa proximité de l’Île de la Cité. Le Boulevard du Palais qui traverse l’Île (cf. supra)
77

s’arrête juste au Pont Saint-Michel, point de départ du Boulevard Saint-Michel, familièrement


appelé Boul’Mich’ qui est devenu depuis longtemps déjà le véritable axe du Quartier.
Dans le même arrondissement,(le 5e), se trouvent encore les Arènes de Lutèce,
monument gallo-romain construit au début du IIe siècle pour y organiser les combats de
gladiateurs ou d’animaux dont les soldats romains étaient friands même quand ils vivaient loin
de Rome. Abandonnées vers le IVe siècle, les Arènes ont fait l’objet d’une reconstruction
tardive qui les transforma en lieu de mémoire, en témoin irrécusable de la présence romaine
dans l’actuel quartier qu’on s’entête toujours à nommer latin.
Une deuxième couche de latinité est due au Moyen Âge qui en a fait le quartier du «
savoir » par la fondation de la première université à cet endroit. La langue de l’enseignement a
été le latin jusqu’au XVIe siècle quand on a commencé timidement à donner les premiers cours
en français, la nouvelle langue locale issue du latin parlé après une évolution de plus d’un
millénaire. Au XVIIe siècle, Descartes a écrit deux versions de son Discours de la Méthode,
l’une en français et l’autre en latin. La langue des amphithéâtres jouait aussi le rôle de langue
commune, qui permettait la communication entre les jeunes studieux venus des différentes
régions de la France, ayant pour langue maternelle le dialecte de chez eux, et ceux qui venaient
de divers pays étrangers. Faute de bien parler le dialecte de l’Ile-de-France, ce françoys qui est
devenu langue nationale par la suite, ils ont mis définitivement leur empreinte sur ce quartier
latinisant dans des proportions supérieures à d’autres quartiers parisiens.
Sous le Second Empire, le baron Haussmann a modifié radicalement le quartier
médiéval en traçant le Boulevard Saint-Michel, incontournable aujourd’hui. En le remontant à
partir de la Place Saint-Michel, avec sa fontaine et la statue de Saint-Michel terrassant le dragon,
on aura une alternance à la fois émouvante et incitante de vestiges romains et moyenâgeux.

Le Musée de Cluny
Du quai Saint-Michel, opposé à la Cathédrale Notre-Dame, où trône l’Église Saint-
Julien-le-Pauvre, contemporaine de la Cathédrale, jusqu’au boulevard Saint-Germain, un
enchevêtrement de petites rues médiévales attirent des foules de visiteurs par leur pittoresque
et la vie nocturne intense menée dans les « caves » et les restaurants méditerranéens qui s’y
côtoient. La Rue du Chat- qui- pêche, la plus étroite de Paris (1,80 à peine) vaut la peine d’être
vue, ainsi que la célèbre Rue de la Huchette qui abrite le plus petit théâtre de Paris, le Théâtre
de la Huchette, qui, depuis 1957, joue sans interruption deux des pièces les plus connues
d’Eugène Ionesco : La leçon et La cantatrice chauve.
Au carrefour du Boul’Mich’ et du Boulevard Saint-Germain subsistent encore un tiers
des Thermes édifiées au IIe siècle. Au XIVe siècle, l’abbé de Cluny a acheté les ruines et le
terrain avoisinant avec l’intention d’y faire bâtir un hôtel pour accueillir les abbés venus à Paris,
connu aujourd’hui sous le nom d’Hôtel de Cluny. Les très décoratifs éléments de l’architecture
médiévale sont toujours là : créneaux, tourelles, gargouilles, etc.
Les salles du Musée national du Moyen Âge abritent des collections artistiques
remarquables – vitraux médiévaux, couronnes, bijoux, etc.- dont la célèbre tapisserie La Dame
à la licorne. Les six tentures qui la composent sont conservées dans la salle dite la
Rotonde. Elles illustrent le genre des « mille fleurs », propre à l’art des tissus des Pays-Bas
(XVe-XVI-e siècles). Elles sont encore impressionnantes par le coloris, la grâce des personnages
et des animaux, le cadre naturel présenté. Cinq des tapisseries seraient des allégories des sens.
78
La sixième, intitulé À mon seul désir, symboliserait le renoncement des plaisirs offerts par les
sens. Ces tapisseries sont au centre d’une histoire fictive de la commande faite par un noble,
Jean de Viste, à un atelier bruxellois et de l’exécution qui bouleverse affectivement les membres
de la famille du maître tapissier. L’auteur, Tracy Chevalier, nous livre la clef des symboles par
le biais des discussions entre les personnages dame Geneviève, femme du seigneur Jean de
Viste, décidée d’entrer dans un monastère à la fin de sa vie, et le poète Nicolas des Innocents :
« La Dame pourrait séduire la licorne. Chaque tapisserie pourrait représenter une scène
où l’on verrait la Dame dans les bois, charmant si bien la licorne par de la musique, des
friandises et des fleurs qu’à la fin celle-ci poserait la tête sur les genoux de la Dame. C’est un
conte populaire. […] Il s’agirait non seulement d’une séduction dans une forêt, non seulement
d’une jeune fille vierge, mais d’une femme qui retrouverait sa virginité. Oui, ces tapisseries
auraient pour sujet toute la vie d’une femme, aube et crépuscule »3.
En sortant du Musée sous l’empire du charme de l’univers moyenâgeux, on replonge
dans la réalité du quartier en remontant la pente douce du boulevard pour s’arrêter à un autre
endroit mythique : la Place de la Sorbonne.

La Sorbonne
La célébrité du Quartier latin est assurée depuis plus de sept siècles par la première
université du pays, fondée en 1257 par Robert de Sorbon, dont elle porte le nom. C’était un
théologien d’extraction modeste devenu chapelain de Saint-Louis. « La maison de Sorbonne »
devait être un collège destiné aux futurs théologiens pauvres. L’Université s’y installe depuis
la fin du XIIIe siècle. De nos jours, on désigne du nom de Sorbonne l’ensemble des bâtiments
dans lesquels se trouve le siège de l’Université de Paris. Sa partie la plus ancienne, l’Église de
la Sorbonne, domine l’ensemble par sa coupole emblématique. À l’intérieur se trouve le
tombeau du cardinal de Richelieu qui, en tant que proviseur de la Sorbonne, a pris la décision
de reconstruire les bâtiments et l’Église qui tombait en ruine.
La Sorbonne a été impliquée dans les évènements les plus remarquables de l’histoire
parisienne. En 1470, on y a imprimé le premier ouvrage selon le procédé inventé par Gutenberg.
Au Moyen Âge, elle a été le principal centre théologique du pays grâce à des professeurs comme
Thomas d’Aquin, Roger Bacon, etc. Des personnalités aussi célèbres qu’eux – Dante, Ignace
de Loyola, Jean Calvin – y ont fait leurs études. Pendant la Révolution, la Sorbonne est fermée.
Napoléon 1er rouvre l’Université en 1806 la rendant « impériale ». Depuis, elle continue d’être
un haut lieu de la vie intellectuelle, l’une des universités les plus réputées de l’Europe
occidentale. Un tour dans les bâtiments nous fait découvrir 22 amphithéâtres, deux musées, 16
salles d’examens, 22 salles de conférences, 240 laboratoires, une bibliothèque, une tour de
physique, une tour d’astronomie, etc. Les salles, les galeries et les amphithéâtres sont décorés
de tableaux historiques ou allégoriques dont certains sont faits par le célèbre peintre Puvis de
Chavannes.
Plus près de notre époque, étant au cœur des émeutes de mai ’68 qui ont bouleversé
l’enseignement en France, la Sorbonne a encore une fois fermé ses portes pour se préparer à un
incontestable regain.
On ressort des couloirs de la Sorbonne imbu des idées généreuses que cette vieille
université peut encore fournir au monde moderne en matière de progrès.

3
Chevalier, Tracy, La Dame à la licorne, Quai Voltaire/La Table Ronde, 2006, Paris, p.36-37.
79

Le Panthéon
Mais quelle est cette colline au sommet de laquelle nous mène le Boul’Mich' ? C’est le
Mont Sainte-Geneviève, profondément ancré dans la mémoire des Parisiens, lequel n’a rien de
ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui une « montagne ». En remontant le boulevard, on
arrive à un autre endroit qu’aucun visiteur ne saurait ignorer : la Rue Soufflot nous ouvre la
voie vers la Place du Panthéon, où le Dôme du Panthéon domine carrément tout ce qui l’entoure.
Les librairies de la rue Soufflot et de la rue Cujas nous font pressentir, par les nombreux
titres du domaine du droit, la proximité de la Faculté de Droit. Celle-ci se trouve sur la main
gauche, à côté de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, réputée dans le monde entier pour les
trésors culturels qu’elle renferme. Sur son frontispice sont inscrits, en signe d’hommage à ceux
qui ont contribué à l’enrichissement du patrimoine de l’humanité, des noms de savants illustres
parmi lesquels nous avons la fierté de découvrir le nom de Dimitrie Cantemir.
Il faut dire que cette bibliothèque porte le nom de la patronne de Paris, Sainte Geneviève,
dont le souvenir est étroitement lié à cet endroit. C’était une jeune religieuse qui, comme Jeanne
d’Arc allait le faire plus tard, a encouragé les Parisiens à résister aux Huns pendant le siège de
451. Le roi Clovis y a fait bâtir une église qui a longtemps porté le nom de la sainte. Refaite à
la fin du XVe siècle, elle a été rebaptisée Église Saint-Étienne-du-Mont, qui abrite toujours les
reliques de Sainte-Geneviève. Ce qui assure son intérêt architectural, c’est le mélange de styles
dû aux différentes étapes de sa construction ou de sa réfection.
Mais, dans ce haut lieu d’histoire ancienne l’histoire moderne s’est installée avec des
atouts auxquels personne ne pourrait être insensible : l’imposant bâtiment surmonté d’un dôme
que l’on nomme le Panthéon. Si l’Église de la Madeleine (cf. supra) a été d’abord un monument
laïc et a fini par fonctionner comme monument religieux, le Panthéon a connu un cheminement
inverse. C’est pour remercier Dieu de l’avoir guéri que Louis XV s’est engagé à ériger un édifice
majestueux au point le plus élevé de la rive gauche, une église qui aurait dû remplacer la vieille
église très délabrée destinée à Sainte-Geneviève. Les plans ont été exécutés par Soufflot, dont
la mémoire est perpétuée par la rue reliant la Place du Panthéon au boulevard, rue qui ouvre une
inoubliable perspective aux promeneurs du Jardin du Luxembourg de vis-à-vis.
C’est que les dimensions du Panthéon sont gigantesques : 110 m. de long, 84 m. de
large, 84 m. de haut. Sa construction, ralentie parfois par des difficultés financières, a duré trente
ans (1758-1789). Pendant la Révolution, l’église a été fermée au culte étant destinée à accueillir
les cendres des grands hommes de la nation. Après avoir plusieurs fois changé de destination,
l’édifice devient définitivement temple laïc en 1885, quand les cendres de Victor Hugo y ont
été apportées. Dans la crypte, reposent encore J.J. Rousseau, Voltaire, Zola, Jaurès, Pierre et
Marie Curie, André Malraux et bien d’autres personnalités de différents domaines à qui la
France continue d’être « reconnaissante », conformément à l’inscription du fronton qui est plus
qu’une promesse: « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ».
Le Panthéon, (en grec temple consacré à tous les dieux) se fait remarquer par le dôme
et les colonnes qui soutiennent un fronton triangulaire, le premier de ce genre à Paris. En 1851,
Foucault a expérimenté son célèbre pendule sous la grande coupole où l’on voit une grosse
boule suspendue à un câble d’acier. Elle y a été installé assez récemment (en 1995) en souvenir
de la fameuse expérience par laquelle Foucault a fait la preuve de la rotation de la Terre.

Le Jardin du Luxembourg
80
En tournant le dos à l’imposante façade du Panthéon, on est attiré, de l’autre côté du
boulevard, par des grilles entourant un superbe îlot de verdure, souvent couvertes de panneaux
d’expositions temporaires de photos, dont l’une des plus mémorables présentaient La Terre vue
du ciel de Yann Artus-Bertrand, photos recueillies plus tard dans un bel album. C’est l’enclos
du Jardin du Luxembourg dont le nom rappelle un ancien propriétaire du domaine, François de
Luxembourg.
Dès l’entrée, l’allée centrale qui obéit aux rigueurs du jardin français, bien aligné et
richement fleuri, mène au bassin octogonal autour duquel les enfants regardent naviguer leurs
petits voiliers, tandis que les adultes se prélassent au soleil sur les chaises disposées tout autour,
regardant au loin la silhouette élancée de la Tour Montparnasse.
L’actuel Jardin du Luxembourg est le vestige de celui que Marie de Médicis, reine de
France (épouse d’Henri IV) avait fait aménager au XVIIe siècle pour servir de parc à son
nouveau palais qui abrite aujourd’hui le Sénat. Il en reste la Fontaine Médicis, avec ses belles
sculptures de marbres et de bronze représentant des scènes mythologiques. Au – delà du grand
bassin, les Serres gardent le souvenir du domaine des moines chartreux qui pratiquaient
l’arboriculture et l’apiculture.
La façade du Palais du Luxembourg donne sur la rue de Vaugirard, la plus longue rue
de Paris, la première pourvue de trottoirs. De l’autre côté de la rue, le Théâtre de l’Odéon peut
servir de point de départ pour se rendre, en prenant la rue de l’Odéon, au boulevard Saint-
Germain pour visiter l’Église Saint-Germain-des-Prés, dont l’origine remonte à l’époque
mérovingienne (VIe siècle), et pour plonger dans l’atmosphère de la vie littéraire du Paris de la
seconde moitié du XXe siècle, entretenue par les deux célèbres cafés – Les deux Magots et Le
Café de Flore – où résonne encore la voix de Juliette Gréco nous avertissant qu’ « il n’y a plus
d’après/ à Saint-Germain-des Prés ».
(A.-A. P.)

Pour aller plus loin

a) Lisez, traduisez et commentez les vers suivants :


Luxembourg
« Je dis Luxembourg, j’appelle Luxembourg
Feuilles fraîches, battements d’ailes, Reines
de pierre, vases de pierre,
Et ton dos de grange, étrange Odéon – Soleil
déjà chaud –
Sifflet d’un enfant, sifflet d’un agent- Sœurs
de charité, toutes en noir, qui passent Avec
une vieille demoiselle, en noir, elle aussi.
Luxembourg, jeunesse des autres,
Un jeune homme dort, en chemise de cow-boy, Face
au soleil, dort et se dore - […]
Des étudiants passent, vestes sur l’épaule,
Un enfant tombe : « Faut pas pleurer, coco ! »
Les fleurs des marronniers ont la couleur des feuilles –
Devant moi l’ombre
81

De mon chapeau, de mes épaules,


D’une fumée de cigarette –
En moi, des vers passés, des vers à nous,
Qui s’en reviennent.
Beau jour d’avril, jambes croisées. »
(Paul Aurousseau, Amour de Paris4)

b) Traduisez en roumain le texte suivant :


« Les hommes les plus heureux et les plus utiles sont faits d’un ensemble harmonieux
d’activités intellectuelles et morales. C’est la qualité de ces activités, et l’égalité de leur
développement qui donnent à ce type sa supériorité sur les autres. Mais leur intensité détermine
le niveau social d’un individu donné, et en fait un boutiquier, un directeur de banque, un petit
médecin ou un célèbre professeur, un maire de village ou un président des États-Unis. Le
développement d’êtres humains complets doit être le but de nos efforts. Sur eux seulement peut
s’édifier une civilisation solide. Il existe en outre une classe d’homme qui, quoique aussi
dysharmoniques que les criminels et les fous, sont indispensables à la société moderne. Ce sont
les génies. »
( Alexis Carrel, L’Homme, cet inconnu)

c) Traduisez en français le texte suivant :


« [...] oriunde te-ai găsi în Cartierul Latin simți prezența Sorbonei. Pentru a avea o
imagine exactă a ei, trebuie s-o privești de pe rue Saint-Jacques, din locul unde această stradă
întâlnește Bulevardul Saint-Germain. Sorbona se vede de aici solidă, solemnă, dominatoare.
Imaginea se schimbă dacă vii dinspre Bulevardul Saint-Michel. Sorbona pare asediată de
mașini. Și acolo unde nu ajung mașinile sunt afișele incendiare.[...] Unele rămase din mai `68
când Sorbona a fost inima revoluției studențești. Pe zidul dinspre Piața Sorbonei citesc
faimoasa propoziție [...] Il est interdit d`interdire. La numai câțiva metri, o altă chemare:
Joies sans entraves.Totuși bucuria nu este perpetuă. Mai sunt cursurile, examenele [...].
Examenele sunt polițienești, profesorii asasini. Asasini sau nu, profesorii vin totuși la cursuri,
studenții ascultă, iau notiţe și se prezintă la examen, aici ca peste tot în lume.»
(Eugen Simion, Timpul trăirii, timpul mărturisirii)

Grammaire et exercices

LE VERBE (2)

LE CONDITIONNEL – Formes et valeurs

4
Apud Mauger, Gustave, Cours de langue et de civilisation françaises, Hachette, Paris, 1959, vol.III, p. 135.
82
a) Le conditionnel présent
- Formes

Le conditionnel présent a des formes communes à la fois avec le futur de l’indicatif dans
la partie du radical et avec l’imparfait de l’indicatif dans la partie désinentielle: -ais, ais, -ait, -
ions, -iez, - aient. Pour cette raison, le conditionnel présent et le futur de l’indicatif sont
présentées dans les grammaires comme formes en " r”.

En général, les désinences de l’imparfait sont ajoutées à l’infinitif du verbe:

1er groupe: je parlerais, tu parlerais, il/elle parlerait, nous parlerions, vous parleriez,
ils/elles parleraient

2e groupe: je finirais, tu finirais, il/elle finirait, nous finirions, vous finiriez, ils/elles
finiraient

3e groupe:
Infinitif en –ir: je partirais, tu partirais, il/elle partirait, nous partirions, vous partiriez,
ils/elles partiraient
Infinitif en –re:je lirais, tu lirais, il/elle lirait, nous lirions, vous liriez, ils/elles liraient
Infinitif en –oir: je déchoirais, tu déchoirais, il/elle déchoirait, nous déchoirions, vous
déchoiriez, ils/elles déchoiraient
Remarques: Les verbes qui présentent des particularités de conjugaison au futur de
l’indicatif les gardent au conditionnel présent. faire>je ferai>je ferais; voire>je verrai>je
verrais; envoyer> j’enverrai>j’enverrais; aller>j’irai>j’irais, pouvoir > je pourrai>je pourrais,
vouloir>je voudrai>je voudrais, devoir >je devrai>je devrais, venir>je viendrai>je viendrais,
tenir>je tiendrai>je tiendrais, etc. Il en est de même des verbes auxiliaires:
avoir>j’aurai>j’aurais; être>je serai>je serais.
Tous les verbes en –cevoir se conjuguent de façon identique: apercevoir> j’apercevrais,
recevoir >je recevrais, concevoir >je concevrais.

 Valeurs

Le conditionnel exprime une action éventuelle, dont la réalisation dépend d’une


condition exprimée ou non par „si” (S’il ne pleuvait pas, j’irais aujourd’hui à la campagne;
Cette étude est bien écrite, autrement on ne la citerait pas si souvent ), la possibilité (Nous
lirions avec plaisir ce chapitre et nous irions nous promener plus tard), le souhait (J’aimerais
faire un long voyage), la politesse (J’aimerais que vous me montriez la robe bleue), la
supposition (Il viendrait ce soir pour partir demain), une affirmation atténuée avec les verbes
vouloir, savoir, pouvoir (Je voudrais le revoir), le potentiel, c’est-à-dire une action possible
dans l’avenir (Si vous reconnaissiez votre erreur, vous seriez peut-être pardonné) ou l’irréel du
présent, c’està-dire une action présentement impossible (Si vous étiez plus gentil, je vous
donnerais plus de détails), l’indignation ou l’étonnement ( Moi! J’achèterais un truc pareil!).

b) Le conditionnel passé

Le conditionnel passé est formé du conditionnel présent de l’auxiliaire avoir ou être et


du participe passé du verbe à conjuguer: j’aurais donné, tu aurais donné, il/elle aurait donné,
83

nous aurions donné, vous auriez donné, ils/elles auraient donné ; je serais venu, tu serais venu,
il serait venu, elle serait venue, nous serions venu(e)s, vous seriez venu(e)s, ils seraient venus,
elles seraient venues.

Le conditionnel passé a une deuxième forme, héritée du latin qui exprimait l’hypothèse
par le subjonctif. Elle est formée du subjonctif imparfait(sans la conjonction que) de l’auxiliaire
avoir (j’eusse,tu eusses il/elle eût, nous eussions, vous eussiez, ils/elles eussent ) ou être (je
fusse, tu fusses, il/elle fût, nous fussions, vous fussiez, ils/elles fussent) et du participe passé du
verbe à conjuguer. Par exemple: „ Si le nez de Cléopâtre eût été plus court, toute la face de la
terre eût été changée.” (Blaise Pascal)

J’eusse donné est l’équivalent de j’aurais donné, je fusse venu, de je serais venu.
il eût dit = il aurait dit; il fût venu = il serait venu
Cette forme est rare dans la langue parlée. On la trouve surtout dans les textes et il est
nécessaire de pouvoir l’identifier pour en faire une traduction correcte. Par exemple, la phrase
Jamais on n’eût pu se croire aussi près de Paris, se traduit par Niciodată nu ne-am fi putut
crede atât de aproape de Paris.

- Valeurs

Le conditionnel passé exprime l’irréel dans le passé, c’est-à- dire une action qui ne s’est
pas réalisée.

c) Le système du „si” conditionnel

Le conditionnel fait partie de structures syntaxiques où il est corrélé avec un verbe à


l’indicatif dans une phrase subordonnée introduite par „si”. Le temps du verbe de la
subordonnée dépend du temps du conditionnel dans la principale:

Si le verbe de la proposition principale est au conditionnel présent, le verbe de la


subordonnée de condition introduite par „si” est employé à l’imparfait de l’indicatif: Je le
reconnaîtrais facilement si tu l’invitais ce soir.

Remarque: La phrase peut être reconstruite en utilisant la locution conjonctive à


condition que + le verbe au subjonctif : Je le reconnaîtrais facilement à condition que tu
l’invites ce soir
Cette substitution nous permet de distinguer un „si” conditionnel d’un „si” dubitatif,
propre à une interrogation indirecte. Je me demandes s’il pourrait nous donner une réponse
correcte.Il lui demandait si cette affaire l’intéresserait.
Si le verbe de la proposition principale est au conditionnel passé, dans la subordonnée
commençant par „si” on utilise le plus que parfait de l’indicatif: Il serait venu sans doute s’il
avait su que tu étais invitée toi aussi.

d) La concordance des temps à l’indicatif

Lorsque le verbe de la proposition principale est à un temps passé, pour exprimer un


rapport de postériorité dans la subordonné on utilise le conditionnel présent qui a, dans ce cas,
84
la valeur d’un futur. Le futur il viendra de la phrase Il affirme qu’il viendra devient il viendrait
dans la phrase Il a affirmé qu’il viendrait, le rapport entre les deux verbes étant le même (la
postériorité).
Le conditionnel passé a la valeur d’un futur antérieur dans la subordonnée temporelle
introduite par dès que, aussitôt que: Il a affirmé qu’il viendrait dès qu’il aurait fini son
intervention.
Remarque: Cette concordance n’existe pas en roumain en sorte qu’elle constitue un
piège pour les traducteurs. Le conditionnel d’une telle phrase est traduit en roumain par le futur
: A afirmat că va veni.

Exercices

a) Transformez les phrases suivantes en mettant les verbes au futur de l’indicatif


écrits en italiques au conditionnel présent: Modèle:
Me ferez -vous l’amabilité de prévenir mes parents?
Me feriez-vous l’amabilité de prévenir mes parents?
Je vous prierai de m’accorder cette autorisation. On soldera les vêtements d’été. Une
fois là, il gardera les moutons du fermier. Le petit Pierre n’ira plus à l’école du village voisin.
Ce ne sera pas fatigant, on s’arrêtera toutes les deux heures. Ils viendront nous dire bonjour.
Par cette chaleur, vous vous jetterez dans la rivière la tête la première. Un tel travail demandera
plusieurs mois. Il faudra être plus précis à l’avenir. Je vous remercierai de tout mon coeur si
vous me répondez par retour de courrier. Ses parents auront l’argent nécessaire pour subvenir
à ses besoins.

b) Identifiez les verbes au conditionnel dans les exemples suivants et


commentez
la valeur de chaque emploi:
On supposait qu’il reviendrait au pays quand il aurait accompli son service militaire.
„Vous ne savez que ce que je vous ai appris, et ce que je vous ai appris n’est rien, comparé à ce
qui me resterait à vous apprendre” (Fénelon). „Si la nature a établi quelque autorité, c’est la
puissance paternelle: mais la puissance paternelle a ses bornes et dans l’état de nature elle
finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire” (Diderot). ”Si j’avais à soutenir
le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais [...]: Le sucre
serait trop cher si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des
esclaves”(Montesquieu). „Si cette enfant m’était confiée, je ferais d’elle, non pas une savante,
car je lui veux du bien, mais une enfant brillante d’intelligence et de vie et en laquelle toutes les
belles choses de la nature et de l’art se refléteraient avec un doux éclat” (Anatole France).

c) Traduisez les phrases suivantes en français:


După părerea mea, ar fi mai bine să discutăm cu el înainte de a lua o hotărâre. Aș merge
la acest spectacol, dar trebuie să termin acest referat până mâine. Ce ai face dacă ai câștiga la
loterie? Te-ai întreba dacă e drept să profiți de un asemenea câștig? Ai veni să mă vezi dacă
părinții tăi ar fi de acord? Dacă ar vorbi cu voce tare, ar auzi-o toți vecinii. Dacă ați ști viitorul
acestui verb, ați forma ușor condiționalul. Dacă ar fi mai ieftin, acest aparat mi-ar conveni de
minune. Pierre ar fi vrut foarte mult să vă facă o surpriză. Dacă m-aș fi născut la Paris, m-aș fi
85

considerat foarte norocos. Dacă aerul ar fi mai puțin poluat, grădina aceasta ar fi avut mai multe
flori. Dacă tu nu ai exista, spune-mi pentru cine aş exista?

d) Mettez le verbe de la proposition principale au conditionnel passé et


modifiez de façon adéquate le verbe utilisé après « si » : Modèle :
- Je dirais non s’il me le demandait.
- J’aurais dit non s’il me l’avait demandé.

Je lirais ce livre dans une semaine s’il me le prêtait.


Il conclurait un pacte avec son adversaire s’il ne craignait pas les qu’en dira-t-on.
J’entrerais dans ce jardin s’il était moins bien gardé.
Son chien serait mort de cet accident si le vétérinaire ne le soignait pas si bien.

e) Mettez le verbe entre parenthèses au conditionnel présent et expliquez-


en
l’emploi :
Elle m’a promis qu’elle (venir) me voir. Maman m’a dit qu’elle ne (manquer) jamais à
ce genre de spectacle. La maîtresse a affirmé qu’elle n’(oublier) jamais cette offense. Il criait
que jamais on ne l’(attraper). Les grands – parents disaient qu’ils (être) prêts à tout recommencer
dans un autre endroit.

f) Justifiez l’emploi du conditionnel dans les lettres diplomatiques 5:


« Son excellence souhaiterait vivement être reçue dès que possible par M. le Ministre
des Relations Extérieures pour présenter la copie figurée de ses Lettres de Créance et le texte
de l’allocution qu’elle se propose de prononcer lors de l’audience de M. le Président de la
République ».

« Le Service de Protocole serait obligé à l’Ambassade de lui faire retour, dûment


complétées, des deux fiches ci-annexées et de joindre quatre photographies de l’intéressé, en
vue de l’établissement de sa carte d’identité diplomatique ».

g) Traduisez en roumain le texte suivant en faisant attention à la forme


verbale
utilisée après « si » et expliquez son emploi :
« Il n’y a point encore de la liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la
puissance législative et de l’exécutrice. Si elle était jointe à la puissance législative, le pouvoir
sur la vie et la liberté des citoyens serait arbitraire : car le juge serait législateur. Si elle était
jointe à la puissance exécutrice, le juge pourrait avoir la force d’un oppresseur.
Tout serait perdu si le même homme ou le même corps des principaux, ou des nobles,
ou du peuple, exerçaient ces trois pouvoirs : celui de faire des lois, celui d’exécuter les
résolutions publiques et celui de juger les crimes ou les différends des particuliers »
(Montesquieu, L’Esprit des lois)

5
Dany, M., - Clément-Rondepierre, N. – Dollot, L., Poulet,C., Le français des relations internationales,
Hachette, Paris, 1983.
86
Vocabulaire français
Vocabulaire usuel

Monter (autour du verbe)

Précisez le sens des mots en italiques des phrases suivantes en donnant leurs équivalents
roumains :
Il a monté l’escalier quatre à quatre. Le soleil monte au – dessus de l’horizon. L’avion
monte à six mille mètres. Marianne est montée au haut de la tour. Maman a monté le vieux
tabouret dans le grenier. Elle aime monter à cheval. Elle ne ménage pas trop sa monture en lui
faisant parcourir de si longues distances. Je l’ai vue monter dans un taxi. À présent il est à
Marseille mais demain il montera sur Paris. C’est une vedette qui monte. Les prix ne cessent
de monter. À combien montera la dépense ? Il a l’intention de monter une pièce de théâtre.
J’étais terriblement monté contre lui. La sentinelle montera la garde la nuit durant.

Nourriture, s.f. (autour de la nourriture dans les expressions) Trouvez

l’équivalent roumain des expressions en italiques :

Le rêve de chacun est de manger à sa faim. C’est vraiment triste que tant de gens sont
contraints de manger de la vache enragée. Cette odeur de grillade me fait venir l’eau à la
bouche. Si nous nous aimons, alors pourquoi ça tourne toujours au vinaigre ? C’est de la
moutarde après dîner. Mon cousin est arrivé entre la poire et le fromage. Son ancien patron l’a
mis à toutes les sauces.

Vocabulaire professionnel

Alibi – (procédure pénale) –« Moyen de défense par lequel celui qui l’invoque fait
valoir qu’il ne peut être objectivement l’auteur d’une infraction, notamment en raison du fait
qu’il se trouvait dans un lieu autre que celui où elle a été commise ».

Aliénation – (droit civil) – « Transmission du droit de propriété ou constitution d’un


droit réel qui le démembre (aliénation partielle). »

Allocation – (Sécurité sociale) – « Prestation en argent attribuée à une personne pour


faire face à un besoin. » Par ex :

Allocation de chômage – (droit du travail) – Aides en espèces attribuée, sous certaines


conditions, aux chômeurs. On distingue :

-l’allocation unique dégressive, attribuée au titre de l’assurance chômage. Elle est


limitée dans le temps et son montant diminue de période en période. Elle est composée d’une
partie proportionnelle au salaire journalier de référence et d’une partie fixe ;

-l’allocation de solidarité spécifique, attribuée au titre de régime de solidarité et versée


pour l’essentiel aux chômeurs qui ont épuisé leurs droit résultant de l’assurance chômage. »
(Raymond Guillien – Jean Vincent, Termes juridiques)
87

Mythe, mythologie – Les mythes sont souvent considérés comme des récits sans
auteurs, que les sociétés de tradition orale supposent originels et fondateurs, et qui racontent
comment, à partir d’une époque d’indistinction les êtres humains se différencièrent des autres
éléments de la nature. Mais on qualifie aussi de mythes des formes très diverses de littérature
orale, dont on a souvent tenté de faire la typologie pour les distinguer des contes, des légendes,
etc. Une mythologie est un ensemble de mythes qui fondent, parfois à partir de prémisses
considérés comme faux du point de vue de la science occidentale (la pluie serait contrôlée par
un Dieu, l’éclipse serait une dévoration, etc.), un univers intellectuel cohérent, capable
d’expliquer ou de justifier tous les phénomènes, naturels ou non, qui marquent la vie d’une
société. La sociologie a manifesté récemment de l’intérêt pour les mythes de fondation. Dans
des milieux aussi différents qu’une entreprise industrielle, une discipline scientifique ou une
institution charitable, il apparaît que le mythe de fondation inspire les choix stratégiques majeurs
ainsi que les discours justificateurs de l’action.

Mythème – Mot forgé par Lévy-Strauss sur le modèle des unités linguistiques
minimales (phonèmes, morphèmes) pour désigner les unités constitutives d’un mythe,
lesquelles font système et peuvent se transformer en d’autres mythèmes selon les lois
fondamentales de la pensée mythique.
Actes de parole

Minimiser : - tentative de diminuer l’importance de certains faits trop évidents sans


espérer de convaincre son interlocuteur.

Utilisez la stratégie suggérée ci-après pour défendre les classes d’éducation physique à
l’école :

- admettre les faits en les limitant à des cas isolés : Il y a eu sans doute des gens
qui ont contesté l’utilité des activités sportives à l’école, mais ….
- s’adresser directement à l’interlocuteur : Il serait regrettable, malhonnête, de
généraliser, car, au contraire (donner un contre-exemple)
- déplacer le problème : S’il est vrai que l’on affirme…. On notera aussi…on
signalera que (l’attitude des profs, les horaires, les salles de sport).
88
10e Leçon

LE QUARTIER DES INVALIDES

Le pont Alexandre III. L’Hôtel des Invalides.


Le tombeau de Napoléon. Le Musée Rodin

Le pont Alexandre III


Chacun des points qui relient les deux rives de la Seine à une histoire propre,
commençant par le moment où sa construction s’est imposée comme une nécessité pressante.
C’est bien le cas du Pont Alexandre III, unique dans son genre, destiné à relier le Grand et le
Petit Palais de la rive droite aux nouvelles constructions qui avaient fait changer de visage la
rive gauche vers la fin du XIXe siècle : l’Esplanade des Invalides, le Dôme des Invalides et la
Tour Eiffel. Unique il l’est aussi par son nom qui célèbre un souverain étranger, le tsar
Alexandre III, père du tsar Nicolas II, le dernier des Romanov, qui l’a inauguré d’ailleurs pour
célébrer l’alliance de la France et de la Russie.
Bâti entre 1896 et 1900, il devait permettre aux visiteurs de l’Exposition Universelle (de
1900) de traverser la Seine pour pouvoir se rendre plus facilement aux Champs-Elysées. C’est
incontestablement une « prouesse technique » car il comporte une seule arche métallique,
longue de 107 m. et large de 40 m, structure qui facilite beaucoup la navigation. Son
architecture, typiquement Art Nouveau, reste encore insolite dans la série des ponts qui se
suivent au fil de l’eau. Sa décoration riche et variée, faite de gerbes, candélabres, chérubins,
génies marins et autres statues allégoriques assure son unicité et la brillance dorée d’un précieux
joyau. Les piliers qui soutiennent l’arche constituent un hommage à l’histoire de la France. Ceux
de la rive droite représentent la France médiévale et moderne ; ceux de la rive gauche, la France
de la Renaissance et celle de l’époque de Louis XIV. Les pylônes d’entrée sont des allégories
de la sororité de la Seine et de la Néva. Avec ses dorures et sa charge symbolique, ce pont est
l’un des monuments les plus représentatifs du XIXe siècle. Il ouvre une perspective magnifique
sur l’Esplanade des Invalides.

Les Invalides
Dans l’axe du pont Alexandre III, s’étend la vaste Esplanade des Invalides aménagée
entre 1704 et 1720. Cette immense place, dont la superficie est de 38 000 m2, comporte une
allée centrale bordée de pelouses et de mails de tilleuls argentés. C’est l’ancien champ de
manœuvre de la ville de Paris qui a permis la construction de bien des bâtiments provisoires
pour l’Exposition Universelle de 1889.
Au fait, le générique les Invalides désigne un ensemble d’édifices à différentes
destinations – l’Hôtel des Invalides, le Dôme des Invalides, l’Église Saint-Louis – situés entre
l’Esplanade et la Place Vauban. Ces édifices illustrent l’architecture classique et sont dus au
célèbre architecte Jules Hardouin Mansart dont les mansardes d’aujourd’hui perpétuent la
mémoire.
Dans la Cour d’honneur de l’Hôtel, derrière la grille, de nombreux canons pris à
l’ennemi rappellent les batailles que la France a livrées à ses ennemis au cours du temps. Le
Musée de l’armée conserve d’autres trophées de guerre, surtout des armes et des drapeaux, dont
la plupart font revivre l’époque napoléonienne. On y trouve l’une des premières collections du
monde dédiées à la technique militaire, formée de plus de 500 000 pièces.
89

L’Église Saint- Louis- des- Invalides a été conçue par le même Mansart, sur la demande
de Louis XIV. C’est une église destinée aux soldats et ornée de toutes sortes d’étendards et de
drapeaux de guerre pris à l’ennemi. La chapelle Napoléon conserve les souvenirs directement
liés à la mémoire de l’Empereur. L’Église du Dôme est annexée à l’Église Saint-Louis. Haut de
195m, le Dôme doré est devenu à la longue l’un des symboles de Paris, visible à des km à la
ronde. Le réaménagement du XIXe siècle a donné un nouvel aspect et une nouvelle destination
au monument d’origine. Depuis 1840, il abrite le tombeau de Napoléon 1er pour qui on a
construit une sépulture digne de sa gloire.

Le tombeau de Napoléon
Le tombeau de Napoléon demeure l’attraction principale des visiteurs, quels que soient
leurs sentiments à l’égard de Bonaparte. Au niveau du plancher, la crypte a une ouverture
circulaire dont les bords permettent de s’y accouder et de voir le sarcophage de porphyre rouge
qui est en bas, au niveau inférieur. On dit que cette disposition a été conçue expressément pour
que toutes les personnes soient obligées de se pencher, faisant ainsi une révérence à l’Empereur.
Deux grandes statues dont l’une porte le globe et l’autre le sceptre et la couronne impériale y
montent la garde. En bas, où l’on accède par les escaliers, 12 statues de marbre blanc, figurant
des Victoires, entourent le sarcophage. Pour réaliser à quel point la personnalité de napoléon
Bonaparte est devenue légendaire, il serait nécessaire de retracer son éclatante évolution depuis
le petit soldat corse à l’Empereur maître d’une grande partie de l’Europe. La montée de
Napoléon est conforme à son aphorisme incitant – « chaque soldat porte dans son sac un bâton
de maréchal ». La carrière du jeune lieutenant sorti de l’École Militaire de Paris prend son élan
sous le Directoire, qu’il a d’ailleurs aboli par un coup d’État.
C’est ainsi que l’ère révolutionnaire est close étant remplacée par le Consulat. Comme
Premier Consul, il réorganise les finances, l’administration, promulgue le code civil (Code
Napoléon) et se concilie avec les milieux catholiques. Tous ces mérites sont reconnus par sa
nomination comme consul à vie, faite en 1802. Deux ans plus tard, le Sénat le proclame
empereur des Français. Le sacre a lieu à Notre-Dame en 1804. Le peintre néoclassique David
l’a immortalisé dans une immense toile exposée au Louvre. Le peintre y présente le décor
somptueux et la solennité du rituel.
Les premières campagnes militaires, terminées par des victoires foudroyantes, révèlent
son génie militaire en assurant pour longtemps sa grande popularité. Cette ascension éclatante
à l’intérieur de la France fait de Napoléon un personnage important dans la politique
européenne. Son rêve, partagé par ses soldats, est de bâtir un Empire qui réunisse l’Europe et
l’Asie jusqu’aux Indes, un empire pareil par sa splendeur à celui de Rome. De ce fait, entre
1804 et 1815 les guerres ont été continues : Austerlitz (1805), Iéna (1806), Eylau et Friedland
(1807), Wagram (1809).Ce sont des noms qui se retrouvent sur les cartes des rues et des
monuments de Paris, noms donnés pour célébrer les victoires napoléoniennes et la gloire de la
France. L’Empire que l’Empereur a bâti au fil des années s’est effondré en trois ans seulement,
de 1812 à 1815. Une suite de défaites – en Russie dans l’hiver de 1812, de Leipzig en 1813 et
de Waterloo en 1815 – ont ramené la France à ses anciennes frontières. Il a connu deux fois
l’exil. Contraint d’abdiquer en 1813, il est envoyé à l’Île d’Elbe. Les Bourbons reprennent le
trône. Il revient en 1815 pour 100 jours seulement. Les Alliés (l’Autriche, l’Angleterre, la
Russie, la Prusse) ont écrasé l’armée française à Waterloo, en Belgique. Le général Wellington
90
commandant de l’armée alliée, est restée dans l’histoire comme « le vainqueur de Napoléon ».
Toute possibilité de retour est définitivement coupée par l’exil à Sainte-Hélène, petite île perdue
dans le sud de l’Atlantique. Il y resta jusqu’à sa mort, survenue en 1821, en alimentant par la
détresse qui a suivi sa gloire et son déclin bien des pellicules cinématographiques. C’est le 15
décembre 1840 que sa dépouille est ramenée en France pour être déposée au Dôme des
Invalides. À l’exhumation, son corps était parfaitement conservé. Le corps fut enfermé en six
cercueils : le premier en fer blanc, le second en acajou, le troisième et le quatrième en plomb,
le cinquième en bois d’ébène et le sixième en chêne. Ils ont été mis dans le grand sarcophage
de porphyre rouge du fond de la crypte. Victor Hugo a assisté au spectacle grandiose du retour
du corps et il l’a minutieusement décrit dans son livre Choses vues : coup de canons, immense
char doré, attelage de seize chevaux, acclamations de la foule, etc. Depuis, il accueille des
milliers de visiteurs du monde entier qui font le tour du sarcophage par une galerie circulaire
rappelant les services que Napoléon Bonaparte a rendu à la France, attirant pour toujours la
gratitude des Français qui sont ses adeptes.

Le Musée Rodin
Tout près des Invalides, l’Hôtel Biron, construit au XVIIIe siècle, abrite le Musée Rodin.
Le célèbre sculpteur Auguste Rodin y a vécu pendant les neuf dernières années de sa vie, ayant
succédé à un propriétaire aussi prestigieux que lui, le poète autrichien Rainer Maria
Rilke. Mais, c’est le dernier occupant qui a mis son empreinte sur le bel édifice de la rue de
Varenne.
Les œuvres de Rodin – 500 sculptures environ –sont réparties dans des salons aux murs
couverts de boiseries. Leur force d’expression, l’harmonie, la beauté du corps humain dans tous
ces détails, les valeurs accessoires qui s’en dégagent rendent le lieu particulièrement séduisant,
un vrai « incontournable » parisien. Aux fameuses sculptures telles La Cathédrale, Le Baiser,
La Main de Dieu, Saint-Jean Baptiste, La femme accroupie, que l’on admire à l’intérieur,
s’ajoutent celles qui peuplent le jardin et la cour d’honneur : Le Penseur, Les Bourgeois de
Calais, la Porte de l’Enfer, la statue de Balzac, etc. Une histoire d’amour des plus
bouleversantes s’y est déroulée entre Rodin et Camille Claudel, à la fois son élève et sa muse.
La réalisation de l’ensemble à sujet historique Les Bourgeois de Calais est due en grande partie
au talent de cette jeune artiste. C’est à côté de Rodin que Brâncuşi a voulu parachever sa
technique, ce à quoi il a renoncé en observant que rien ne pousse à l’ombre des grands arbres.

Pour aller plus loin

a) Dégagez le portrait de Napoléon des textes suivants :


« J’étais dans la galerie, lorsque Napoléon entra : il me frappa agréablement ; je ne
l’avais jamais aperçu que de loin. Son sourire était caressant et beau ; son œil admirable, surtout
par la manière dont il était placé sous son front et encadré dans ses sourcils. Il n’avait encore
aucune charlatanerie dans le regard, rien de théâtral et d’affecté. Le Génie du christianisme, qui
faisait en ce moment beaucoup de bruit, avait agi sur Napoléon. Une imagination prodigieuse
animait ce politique si froid : il n’eût pas été ce qu’il était si la Muse n’eût été là ; la raison
accomplissait les idées du poète ; tous ces hommes à grande vie sont toujours un composé de
deux natures, car il les faut capables d’inspiration et d’action ; l’une enfante les projets, l’autre
l’accomplit. »
(François- René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe)
91

b) Tout jeune Napoléon était très maigre


et officier d’artillerie plus tard il
devint empereur alors il prit du ventre et
beaucoup de pays
et le jour où il mourut il avait encore
du ventre mais il était
devenu plus petit.
(Jacques Prévert, Composition française, in Paroles)

c) Traduisez en français le texte suivant :


„Aici a lucrat Rodin, și o parte din opera lui poate fi urmărită în numeroase copii, schițe
etc. Impresia generală este aceea de a te afla în atelierul unei mari personalități situată la
frontiera dintre două epoci artistice [...]. O împletire de stiluri: academism, romantism
(Gânditorul, Fiul risipitor), simbolul unui patetism grandios în lupta dintre om și materie și,
mai presus de orice, o mitologie plastică ieșită dintr-o ambiție de Renaștere. Degete, (degete,
am zice, de zei) care se împreună pentru a da sugestia unei catedrale. Victor Hugo într-o
compoziție sofisticată, odihnindu-se pe o stâncă și supravegheat de o nimfă gânditoare și
frivolă. Rodin își intitulează o altă compoziție Mâna lui Dumnezeu și ea înfățișează, întradevăr,
o mână puternică ținând strâns o bucată de materie. Alegoria Creatorului care a insuflat lutului
viață?[...] Gânditorul, în jurul căruia literatura de specialitate a creat deja un mit, păstrează toate
caracteristicile stilului. Structură de atlet, mușchi pe punctul de a exploda, fizionomie
întunecată, impenetrabilă: un titan care se odihnește. Statuia se putea intitula foarte bine
Prometeu.”
(Eugen Simion, Timpul trăirii, timpul mărturisirii)

Grammaire et exercices

LE VERBE (3)

LE SUBJONCTIF – Formes et valeurs a) Le subjonctif présent


- Formes

Le subjonctif présent a une structure formée de la conjonction que, du radical et des


désinences spécifiques (que + R+d).
Généralement, le radical est identique à celui de la 1re personne du pluriel de l’indicatif
présent :
nous aimons > que j’aime, que tu aimes, qu’il/elle aime, que nous aimions, que vous
aimiez, qu’ils/elles aiment nous finissons > que je finisse, que tu finisses, qu’il/elle finisse,
que nous finissions,
que vous finissiez, qu’ils/elles finissent nous partons >que je parte, que tu partes, qu’il/elle
parte, que nous partions, que vous
partiez, qu’ils/elles partent nous disons > que je dise, que tu dises, qu’il /elle dise, que nous
disions, que vous
92
disiez, qu’ils/elles disent nous écrivons >que j’écrive, que tu écrives, qu’il/elle écrive, que nous
écrivions, que
vous écriviez, qu’ils/elles écrivent nous voyons > que je voie, que tu voies, qu’il/elle voie, que
nous voyions, que vous
voyiez, qu’ils/elles voient Remarques
:

- les verbes auxiliaires ne suivent pas ce modèle :


avoir (ind.nous avons) : que j’aie, que tu aies, qu’il/elle ait, que nous ayons, que vous
ayez, qu(ils/elles aient

être (ind. nous sommes) : que je sois, que tu sois, qu’il/elle soit, que nous soyons, que
vous soyez, qu’ils/elles soient

- certains verbes irréguliers présentent des alternances du radical :


venir (ind. nous venons) : que je vienne, que tu viennes, qu’il/elle vienne, que nous
venions, que vous veniez, qu’ils/elles viennent recevoir (ind.nous recevons) : que je reçoive,
que tu reçoives, qu’il/elle reçoive, que nous recevions, que vous receviez, qu’ils/elles reçoivent
(tous les verbes en –cevoir se conjuguent de la même manière)

- certains verbes ont des subjonctifs sans rapport avec le radical de


l’indicatif, mais une forme héritée du latin :
savoir (ind. nous savons) : que je sache, que tu saches, qu’il/elle sache, que nous
sachions, que vous sachiez, qu’ils/elles sachent faire (ind. nous faisons) : que je fasse, que tu

fasses, qu’il /elle fasse, que nous

fassions, que vous fassiez, qu’ils/elles fassent falloir (verbe

impersonnel, ind. il faut) : qu’il faille

vouloir (ind. nous voulons) : que je veuille, que tu veuilles, qu’il veuille, que nous
voulions, que vous vouliez, qu’ils/elles veuillent pouvoir (ind. nous pouvons) : que je puisse,

que tu puisses, qu’il/elle puisse, que nous

puissions, que vous puissiez, qu’ils/elles puissent


b) Les temps passés du subjonctif Le subjonctif passé

La forme du subjonctif passé est composée du subjonctif présent de l’auxiliaire avoir ou


être, selon le cas, et le participe passé du verbe à conjuguer :

Avoir :

Observer : que j’aie observé


Finir : que j’aie fini
Prendre : que j’aie pris
93

Dire : que j’aie dit


Rendre : que j’aie rendu

Etre :
Partir : que je sois parti(e)…que nous soyons parti(e)s
Arriver : que je sois arrivé(e)…que nous soyons arrivé(e)s
Entrer : que je sois entré(e)…que nous soyons entré(e)s
Remarque : Lorsque les verbes sont conjugués avec l’auxiliaire être, il faut observer
l’accord en genre et en nombre du participe passé.

Le subjonctif imparfait
Ce temps du subjonctif est fait sur le passé simple de l’indicatif du verbe à conjuguer en
ajoutant les désinences spécifiques :
chanter - passé simple : je chantai - subjonctif imparfait : que je chantasse, que tu
chantasses, qu’il/elle chantât, que nous chantassions, que vous chantassiez, qu’ils/elles
chantassent finir – passé simple : je finis- subjonctif imparfait : que je finisse, que tu finisses,
qu’il/elle finît, que nous finissions, que vous finissiez, qu’ils/elles finissent partir – passé simple
: je partis – subjonctif imparfait : que je partisse, que tu
partisses, qu’il/elle partît, que nous partissions, que vous partissiez, qu’ils/elles partissent vivre
– passé simple : je vécus – subjonctif imparfait : que je vécusse, que tu vécusses,
qu’il/elle vécût, que nous vécussions, que vous vécussiez, qu’ils/elles vécussent
Remarque : La voyelle qui précède les désinences est celle de la 3e personne du passé
simple. A la 3e personne du singulier de l’imparfait du subjonctif, cette voyelle est surmonté
d’un accent circonflexe : faire – il fit – qu’il fît ; voire –il vit, qu’il vît ; pouvoir – il put –qu’il
pût.
C’est la seule forme qui soit encore courante dans la communication. Pour les autres
personnes (en –ss-) on remplace l’imparfait du subjonctif par le subjonctif présent : Je voulais
qu’il vînt, mais Je voulais que tu viennes.

Le subjonctif plus que parfait


Ce temps est formé du subjonctif imparfait de l’auxiliaire avoir ou être et du participe
passé du verbe à conjuguer :
avoir : que j’eusse parlé, que tu eusses parlé qu’il/elle eût parlé, que nous eussions
parlé, que vous eussiez parlé, qu’ils/elles eussent parlé être : que je fusse venu(e), que tu fusses
venu(e), qu’il fût venu, qu’elle fût venue, que
nous fussions venu(e)s, que vous fussiez venu(e)s, qu’ils fussent venus, qu’elles fussent venues
Remarque : Les formes du subjonctif plus que parfait fournissent le conditionnel passé
deuxième forme en éliminant la conjonction que (valeur étymologique). On eût dit est
l’équivalent de on aurait dit et se traduit « s-ar fi spus ».
Les formes du subjonctif plus que parfait et le conditionnel passé deuxième forme
susmentionnée sont utilisées surtout dans la langue écrite. Il faut développer plutôt une
compétence d’identification dans ce cas.
94
c) Valeurs

Le subjonctif n’exprime pas une action réelle, mais une action voulue, souhaitée, un fait
éventuel.

Dans les propositions principales ou indépendantes, il est peu employé. On l’utilise


pour exprimer un ordre (Qu’il vienne à l’heure !), une interdiction (Que l’on ne commence pas
sans moi !), une supposition (Qu’il prenne la parole, tout le monde s’endormira), un souhait,
avec ou sans la conjonction que (Que vous ayez une bonne année et du bonheur en quantité !;
Vive la République !)

Dans les propositions subordonnées, le subjonctif est utilisé dans les cas suivants :

- Après des verbes de la proposition principale qui expriment :


- la volonté (Je veux que tu me rendes le livre aujourd’hui même)
- le doute (Je doute qu’il ait de bonnes intentions)
- la peur (J’ai peur qu’il ne vienne à l’heure)
- le sentiment (Mon fils est heureux que tu sois venue le voir)
- un verbe d’opinion à la forme négative ou interrogative (Crois-tu qu’il
soit capable de rédiger ce rapport ?; Je n’affirme pas que ma mère ait voulu l’inviter)
- un verbe ou locution impersonnelle (Il faut absolument qu’il prenne
connaissance du contenu de ce rapport ; Il est nécessaire que tu le voies demain ; Il est
bien qu’on choisisse attentivement le thème de la dissertation, il est douteux que) ;

Remarque : Si le sujet de la subordonnée et de la principale est le même, on utilise dans


la subordonnée l’infinitif. On dira Je suis content de revenir dans ce village, mais Je suis content
que tu reviennes dans ce village.

- Dans les phrases relatives le subjonctif est utilisé après des superlatifs et
des mots à valeur superlative intrinsèque, tels le seul, le dernier (C’est la plus belle
femme que j’aie jamais vue ; C’est le seul chef-d’œuvre qu’il ait réalisé). Dans la langue
courante, on utilise souvent l’indicatif dans ce cas ;
- Après des locutions conjonctives qui expriment le but (afin que, pour que), la
concession (bien que, quoique), la condition (à condition que, à moins que), le temps (avant
que, jusqu’à ce que, en attendant que) ;

- Dans la structure quelque …que exprimant la concession. Cette structure peut


encadrer un adjectif qualificatif et dans ce cas quelque est invariable (Quelque grands que soient
ces projets, nous te soutiendrons « oricât de mari »), un substantif et dans ce cas il s’accorde
avec celui-ci (Quelques projets qu’il ait proposés, nous le soutiendrons « oricâte, orice ») ou
un substantif déterminé par un adjectif. Dans ce dernier cas l’accord est en fonction de la
relation de la structure avec les mots encadrés. Si elle détermine le substantif, on fait l’accord.
Si elle se rapporte à l’adjectif, on ne fait pas l’accord. À comparer quelque bons moments que
nous ayons passés ensemble et quelques bons moments que nous ayons passés ensemble ;
- Dans la structure quel que suivie du verbe être (oricare ar fi), ce dernier est au
subjonctif. L’élément quel s’accorde en genre et en nombre avec le substantif : Quelles que
soient tes intentions, je t’héberge volontiers. Quel que soit son choix, je l’approuverai.
95

d) La concordance des temps

L’emploi du temps du subjonctif dans la proposition subordonnée dépend du temps du


verbe de la proposition principale. Le choix est déterminé par le rapport entre les deux verbes,
rapport qui peut être de simultanéité, de postériorité ou d’antériorité.

- Si dans la proposition principale le verbe est au présent ou au futur de l’indicatif,


on emploie dans la subordonnée le subjonctif présent pour une action simultanée ou postérieure
(Je veux qu’il me présente ses excuses. Je veux qu’il soit présent à la réunion de demain) et le
subjonctif passé pour une action antérieure (Je doute qu’il ait été présent à la réunion).
- Si le verbe de la proposition principale est à un temps passé de l’indicatif ou au
conditionnel, on utilise le subjonctif imparfait pour une action simultanée ou postérieure (Je
voulais qu’il fût présent à la réunion. Je voudrais qu’il eût le courage de renoncer) et le
subjonctif plus que parfait pour une action antérieure (Je doutais que tu eusses été présent à la
réunion). Vue la difficulté d’utiliser les formes en –ss- du subjonctif, cette concordance est
utilisée surtout à la 3e personne du singulier (Je doutais qu’il eût été présent). Les autres
personnes sont remplacées dans la langue quotidienne par le subjonctif présent et,
respectivement, le subjonctif passé (Je voulais que tu sois présent. Je doutais que tu aies été
présent.) Exercices

a) Mettez les verbes entre parenthèses au temps convenable du subjonctif :


Il est nécessaire que tu (faire) davantage attention à ces détails. Il est bien qu’ils (venir)
demain dans la matinée. Il faudra que vous (participer) à ce rallye. Il est possible que mes parents
(être) invités à cette fête. Il aurait fallu que ta mère (recevoir) cette lettre avant ton mariage.

b) Justifiez l’emploi du subjonctif dans les phrases suivantes :


Or, il eût été inconcevable qu’une formation juridique pût se passer d’une prise de
contact avec des législations qui sont d’application quotidienne […] (Les libertés publiques).
[…] il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que
l’homme ne soit pas contraint en suprême recours à la révolte contre la tyrannie et l’oppression
(Droits de l’homme en droit international).
Si je ne craignais pas de gâter la plus belle voix de basse que j’eusse jamais entendue,
je te mettrais en prison au pain et à l’eau pour quinze jours (Stendhal)
Ma grand-mère, elle, par tous les temps, même quand la pluie faisait rage et que
Françoise avait précipitamment rentré les précieux fauteuils d’osier de peur qu’ils ne fussent
mouillés, on la voyait dans le jardin vide et fouetté par l’averse, relevant ses mèches
désordonnées et grises pour que son front s’imbibât mieux de la salubrité du vent et de la pluie
(Proust).
Aux murs étaient accrochés de nombreux tableaux, mais il était difficile de savoir ce
qu’ils représentaient – non que leur école fût particulièrement surréaliste, mais parce qu’ils
étaient recouverts de papier journal (Daninos).

c) Traduisez en français les phrases suivantes :


96
Voiam să vină la mine și să-mi aducă documentele promise. Doresc să vedeți voi înșivă
frumusețea acestor peisaje. Suntem mulțumiți că toți invitații noștri au fost încântați de
petrecerea pe care am dat-o săptămâna trecută. Tinerii căsătoriți erau fericiți că părinții lor le-
au oferit o lună de miere în Caraibe. Acest profesor pretinde ca elevii să nu întârzie niciodată.
Mi-e teamă că trenul va veni cu întârziere. Mă îndoiesc că ne va spune tot adevărul.

Credeți că prietenii voștri vor fi supărați pe noi pentru că v-am reținut o noapte în plus
? Nu cred că nu vor înțelege dorința noastră de a mai rămâne împreună. Nu am afirmat că Pierre
a comis această greșeală din ignoranță.

Trebuie să-i consulți și pe prietenii tăi înainte de a hotărî ora plecării. Este bine să vă
faceți o mică rezervă de alimente în eventualitatea unui cutremur. Este important ca textul să
fie pus în valoare printr-o lectură expresivă. Este necesar sa stabiliți traseul cu ajutorul unei
hărți recente.

Trebuie ca el să-și continue munca până ce va găsi soluția problemei. Deși prietenii mei
au studiat zile și nopți pentru a obține un rezultat bun, nu au reușit să se concentreze suficient
la examen. Patronul pensiunii a făcut tot ce a putut pentru ca turiștii să fie cazați înainte de
începerea furtunii.

Îți voi dezvălui totul cu condiția să păstrezi secretul câteva zile. O să insist până ce îmi
va spune motivul plecării sale precipitate. Înainte ca tatăl lor să se trezească, cei doi frați se
jucau în grădină. Elevii stăteau liniștiți în bănci așteptând ca profesorul să scrie pe tablă
subiectul disertației.

Există cineva care vrea să plece din sală ? Dacă da, să o facă în cinci minute! Nu există
vreun motiv care să justifice o asemenea supărare. Nu există sfat pe care Jean să-l accepte fără
o analiză amănunțită.
Oricât de contrariat ar fi fost, reac ia sa nu trebuia să fie grosolană. Oricare i-ar fi
necazurile, el nu trebuie să-şi piardă speran a. E hotărâtă să plece oricâte motive valabile ar
avea să mai rămână. Nu va pleca la Paris oricare ar fi avantajele plecării în această perioadă.

d) Observez l’alternance subjonctif /infinitif à la suite du changement du sujet :


Modèle : Je veux que tu arrives au plus vite.
Je veux arriver au plus vite.
Je désire que tu fasses ce serment. Je suis heureux que tu obtiennes le premier prix. Nous
sommes contents que tu réussisses une si belle performance. Je veux que tu t’inscrives sur cette
liste.

Vocabulaire français
Vocabulaire usuel

a) Monde (autour du mot)

Cherchez des équivalents français et roumains pour les tours contenant le mot monde :
J’ai été surpris d’apprendre qu’il n’est plus de ce monde. Il est venu au monde en Bourgogne.
Les conflits entre les générations ont existé depuis que le monde est monde. Il faut bien choisir
97

son monde. C’est une voiture pour Monsieur Tout le Monde. Il y avait un monde fou dans la
salle. Rien qu’à les regarder, on se rendait compte qu’ils n’étaient pas du même monde. Ce
couple aime bien les mondanités. Le conférencier avait des idées d’un autre monde. Ma mère
m’a fait un signe discret qui voulait dire : « Il faut de tout pour faire un monde ». À sa place, je
ne ferais ça pour rien au monde.

b) Cochez la bonne réponse aux questions suivantes6 :


- Qu’est-ce que l’acculturation ?
A. La privation de toute culture intellectuelle.
B. La rencontre d’individus avec une culture différente. C. Laisser
la terre à l’abandon.
- Qu’est-ce que le consensus ?
A. Un ensemble de documents servant de base à la description d’un phénomène.
B. Un article restrictif, introduit dans un traité, une loi, un testament.
C. Un accord entre plusieurs personnes, plusieurs partis. - Un panel est-il ?
A. Un échantillon de population pris afin de réaliser un sondage.
B. Un groupe de personnes réunies pour effectuer une étude ou débattre un sujet.
C. Un ensemble d’éléments d’identification - La crédibilité est le nom donné à :
A. La totalité des crédits pouvant être accordés par les banques nationalisées.
B. Un système de location- vente.
C. L’ensemble des faits pouvant rendre vraisemblable une chose. Vocabulaire

professionnel

Juridiction – droit général – synonyme un peu vieilli d’autorité, de souveraineté. On dit


qu’une entreprise relève de la juridiction fiscale de tel ou tel État pour signifier que cet État peut
l’imposer.
En procédure générale, la juridiction est synonyme de tribunal. On distingue l’ordre
administratif (tribunaux administratifs) et l’ordre judiciaire (tribunaux répressifs, tribunaux
civils). On classe aussi les juridictions d’après leur nature en juridiction de droit commun et
juridiction d’exception. Une juridiction doit être située par le degré qu’elle occupe dans la
hiérarchie judiciaire.

Jurisprudence – droit général – Dans un sens ancien, la science du Droit. Dans un sens
plus précis et plus moderne, c’est la solution suggérée par un ensemble de décisions
suffisamment concordantes rendues par les juridictions sur une question de droit.
(Guillien, Raymond – Vincent, Jean, Termes juridiques)
Aliénation – « C’est avec Jean-Jacques Rousseau que l’aliénation entre dans le champ des
conceptions politiques. Identifiée au contrat, elle est l’acte par lequel chaque associé abandonne
tous ses droits naturels à la communauté et, « se donnant à tous, ne se donne à personne ».
Moment qui fait naître le corps politique, elle est le passage de l’état de nature à l’état de société.
Les lignes de force du concept se dessinent déjà : dépossession de soi et récupération. Cependant
il faut souligner que la problématique de Rousseau n’est pas sociologique, mais concerne la

6
v. Colignon, Jean-Pierre, Testez vos connaissances en vocabulaire, Hatier, Paris, 1979.
98
recherche, fondement de la société et sa norme. Nous retrouvons le concept chez Hegel. Il est
le produit de toute une tradition religieuse, de Plotin à Luther. Mais la fonction qu’il remplit
dans le système hégélien lui donne une radicale originalité. L’aliénation est le chemin, logique
et tragique, par lequel l’Esprit se fait sujet ; elle est le mouvement même de l’histoire. Avec
Feuerbach et Marx se fait la mutation anthropologique. Les analyes de Feuerbach portent sur «
l’aliénation religieuse » : Dieu est la projection, l’extériorisation par l’homme de son essence
» [...]
(Claude Zeltman et alii, Les théories de l’action)

Actes de parole

Modaliser (l’éventualité)
L’éventuel – l’impossible7

L’impossible représente la façon de modaliser par laquelle est exprimée la certitude de


la non-réalisation d’un fait. Utilisez les suggestions ci-après pour rejeter l’idée de la disparition
du livre dans les décennies à venir :
- Il est exclu que le livre disparaisse….
- Il est impossible que nous assistions à la disparition du livre…
- On ne saurait envisager la disparition du livre, mais l’appétit pour la
lecture diminue à cause du fait que….
- Il est absolument hors de question que les écrivains cessent
d’exprimer….

11e Leçon

LA TOUR EIFFEL

L’École Militaire. Le Champ-de-Mars, La Tour Eiffel, Le Palais de


Chaillot

L’École Militaire
La Tour Eiffel, la belle dame élancée, ne vit pas en solitaire. Elle s’inscrit dans l’une des
plus belles perspectives de Paris, allant de l’École Militaire, se faufilant sous la Tour Eiffel,
pour traverser la Seine sur le pont d’Iéna en remontant sur l’autre rive jusqu’au sommet de la
colline dominée par le Palais de Chaillot et ses Jardins du Trocadéro.
L’École Militaire est l’un de ces vieux repères de la zone marquée par l’Exposition
Universelle de 1889. Bâtie sur la demande de Madame de Pompadour, l’une des célèbres
maîtresses de Louis XV, elle était destinée à former 500 gentilshommes pauvres pour le service
du roi. C’est l’architecte Gabriel, connu déjà pour la Place de la Concorde et le Petit
Trianon de Versailles qui a été chargé de la réalisation de l’édifice. Construit entre 1751 et 1773,
celui-ci se remarque par sa façade formée de trois pavillons dont l’un – le pavillon central – est
orné de 10 colonnes corinthiennes, surmontées d’un fronton sculpté. C’est un bel exemple

7
v. Vigner, Gérard, Parler et convaincre, Hachette, Paris, 1979.
99

d’architecture classique dont la renommée est encore rehaussée par l’élève célèbre de l’École
Militaire qui allait devenir l’Empereur des Français. Napoléon Bonaparte y a été admis en 1784,
à l’âge de 15 ans. Sur l’un de ses compte-rendu d’examen se trouve une mention qui prouve
qu’il s’était déjà fait remarquer pour ses qualités : « Ira loin si les circonstances s’y prêtent » ;
et elles s’y sont prêtées. Le jeune lieutenant d’artillerie qu’il était en sortant de l’École a
pleinement confirmé cette prédiction.
Aujourd’hui, les bâtiments accueillent les Écoles supérieures de guerre et l’Institut des
hautes études de défense nationale. En face, se dresse la statue équestre du maréchal Joffre qui
a livré des batailles décisives pendant la Première Guerre mondiale. Le Mur pour la paix, inspiré
par le Mur des Lamentations de Jérusalem, a été construit pour marquer le passage vers l’an
2000. Grâce à ses écrans tactiles, il permet d’envoyer des messages de paix dans toutes les
langues, tout en permettant de lire ceux que les autres visiteurs y ont déjà laissés.

Le Champ-de-Mars
Suivant sa prédisposition patronymique - due à Mars, le dieu romain de la guerre-
l’espace compris entre l’École Militaire et le Quai Branly a servi plusieurs fois au cours de son
histoire à des fins militaires.
Tout d’abord, l’ancienne plaine de Grenelle était couverte de jardins maraîchers. À la
suite des nouvelles constructions dans la zone, les anciens jardins sont devenus champ de
manœuvre. À partir de 1780, l’espace est ouvert au public pour assister à divers évènements qui
faisaient affluer les foules, tels les débuts de l’aérostation (le lancement d’un ballon comportant
un système d’ailerons). À l’époque de la Révolution, il accueille les grands rassemblements
patriotiques, tels le premier anniversaire de la prise de la Bastille (1790) et la Fête de l’Être
suprême, fête introduite par Robespierre au temps de la Convention (1794). Après, Napoléon
choisit cet endroit pour la distribution des distinctions militaires. Pendant l’étape suivante, on
le voit de nouveau changer de destination. Devenu champ de foire, il accueille les Expositions
Universelles, en sorte que son sort est définitivement lié à la Tour
Eiffel, construite en 1889, pour célébrer l’anniversaire de la Révolution française.
Entre 1908 et 1928, le Champ-de-Mars est aménagé en jardin mi-anglais (aspect naturel,
sauvage), mi-français (parterres ordonnés, artistiquement tracés et diversement colorés),
entrecoupé d’allées et d’avenues (av. Anatole France, av. Gustave Eiffel, av. Joseph Bouvard,
etc.) qu’on parcourt habituellement ayant les yeux rivés sur l’imposante Tour qui clôt la
perspective. Il faut pourtant remarquer à droite les Marionnettes du Champ -de-Mars et, à
l’angle de l’allée Adrienne Lecouvreur et l’avenue Charles Risler, le joli ensemble en bronze
du monument du Bicentenaire de la Révolution de 1789. À l’autre extrémité, trois colonnes de
près de 6 mètres de haut appartiennent au Mémorial National de la Guerre d’Algérie et des
combats au Maroc et en Tunisie. On y voit défiler, par ordre alphabétique et année par année,
les noms des soldats morts entre 1952 et 1962, pendant la guerre d’Algérie et dans les combats
du Maroc et de la Tunisie.

La Tour Eiffel
« Paris c’est bien la Tour Eiffel / Avec sa pointe qui monte au ciel/ Qu’on la trouve
laide, qu’on la trouve belle/ Y a pas de Paris sans Tour Eiffel ». C’est un rapport d’équivalence
que Maurice Chevalier nous transmettait avec conviction dans l’une de ses chansons dédiées à
100
la ville de Paris. Malgré les polémiques suscitées au moment de son édification, la « dame de
fer », cette belle prouesse technique, que certains auraient aimé faire démolir, se tient encore là,
au bout du Champ-de-Mars, assumant incontestablement le rôle de « symbole de Paris ».
L’histoire mouvementée du fameux monument est liée à celle des expositions
universelles dont chacune a entrainé la décision de faire construire de façon plus ou moins
durable.
Pour celle de 1887, Napoléon III fait bâtir au Champ-de-Mars un Palais de l’Industrie et
fait aménager la colline de Chaillot d’en face pour illustrer l’architecture spécifique des pays
exposants.
En 1888, on y construit le Palais du Trocadéro, de style hispano-mauresque.
En 1889, lorsque l’Exposition célébrait le centenaire de la Révolution française, on a
vu se matérialiser le projet de l’ingénieur français Gustave Eiffel, originaire de Bourgogne (né
à Dijon en 1832), qui, construisant des ponts et des viaducs, s’était déjà affirmé comme grand
spécialiste des constructions métalliques, et qui propose le projet de la construction d’une tour.
En 1937, le Palais du Trocadéro a été rasé pour faire place au Palais de Chaillot.
De nos jours, on a du mal à imaginer Paris sans la Tour Eiffel. Cependant, elle aurait dû
disparaître au bout de 20 ans. La protestation dite des « 300 » a été signée par des personnalités
remarquables du temps, artistes et écrivains, qui, la considérant comme une injure à l’adresse
de l’architecture traditionnelle, ne voulaient que la voir disparaître au plus vite. On est surpris
de découvrir parmi les signataires les noms de Guy de Maupassant, Charles Gounod, Charles
Garnier, François Coppée, etc. Heureusement, d’autres représentants illustres des arts et des
lettres du temps – les poètes Jean Cocteau et Guillaume Apollinaire, les peintres Pissaro, Dufy,
Seurat, Utrillo, etc. - l’ont saluée comme symbole de la modernité, signe de la naissance de
l’art du nouveau siècle. Mais, elle n’a pas été sauvée par ses partisans, mais plutôt par son utilité
technique due à sa hauteur – 300 m, 324 avec la cabine de télévision -, à savoir la télégraphie
sans fil (TSF), les premiers essais radiotéléphoniques au début du XXe siècle, l’antenne de
télévision en 1957. Elle a gardé l’étiquette de monument le plus haut du monde jusqu’en 1931,
lorsque l’Empire State Building a été érigé à New York.
Réputé pour sa maîtrise de la construction métallique, Gustave Eiffel a réalisé un
chefd’œuvre de 10 000 tonnes, comportant 18 000 pièces, ayant une étonnante stabilité.
D’ailleurs, il a été récompensé par la Légion d’honneur et a gardé un bureau au haut de la tour
jusqu’à sa mort, survenue en 1923. Son buste, sculpté par Antoine Bourdelle, a été placé en
1930 près du pilier nord de son formidable prodige (réalisé entre 1887-1889).
Bien que l’image de la Tour Eiffel soit archiconnue, une description succincte pourrait
nous rappeler certains détails. Son poids s’appuie sur quatre piliers énormes. Elle est divisée en
trois étages marqués par des plates-formes. Le premier étage est à 57 m, le deuxième, à 115 m
et le troisième, à 274 m.
Émerveillé de la beauté des panoramas changeants au fur et à mesure que l’on monte,
le visiteur peut stationner sur les plates-formes dans les bars, les cafés, les restaurants et les
nombreuses boutiques où la silhouette en miniature de la Tour est omniprésente. On y accède
par l’ascenseur hydraulique, dont les machineries d’origine fonctionnent toujours, ou en
gravissant les marches (jusqu’au deuxième étage seulement). Mais aucune vue de Paris ne
rivalise avec celle du dernier étage. S’il fait beau temps, le regard peut porter jusqu’à 80 km.
Certes, c’est le meilleur observatoire de la capitale.
101

La nuit, la Tour scintille grâce aux illuminations mises en place en l’an 2000 à l’occasion
de l’entrée dans le nouveau millénaire. Leur immense succès auprès des admirateurs a déterminé
la mairie de Paris de les maintenir, ne fût-ce que partiellement, assurant ainsi un élément de plus
à la fascination que la Tour exerce de jour comme de nuit.

Le Palais de Chaillot
La meilleure vue sur la Tour Eiffel nous est offerte par un endroit situé sur l’autre rive,
endroit qui a été inclus lui aussi dans le déroulement des Expositions universelles. Le Palais du
Trocadéro, bâti sur la colline d’en face pour l’Exposition de 1878, a été remplacé en 1937 par
l’actuel Palais de Chaillot. De style néoclassique, ce dernier est fait de deux ailes courbes dont
les pavillons abritent le Musée de l’Homme, le Musée de la Marine et le Musée du Patrimoine
et de l’Architecture. La perspective ouverte entre les deux ailes donne sur une vaste terrasse
sous laquelle est aménagé le Théâtre National de Chaillot. Dans la journée, la terrasse est
envahie par les skateboarders et par les touristes qui, après avoir traversé la Seine sur le pont
d’Iéna, y montent par les allées situées en bordure des Jardins de l’ancien Palais du Trocadéro,
pour bénéficier d’une vue « imprenable », sur cette « audace magnifique », qualifiée par le
poète Leconte de Lisle de « témoin de fer dressé par l’homme vers l’azur, pour attester son
immuable résolution d’y atteindre et de s’établir »8.
(A.-A. P.)

Pour aller plus loin

a) Lisez le texte suivant et commentez-le en prenant position pour ou contre


les
détracteurs de la Tour Eiffel :
« Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la
beauté jusqu’ici intacte de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation au
nom du goût français méconnu […] contre l’érection, en plein cœur de notre capitale, de l’inutile
et monstrueuse Tour Eiffel, que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d’esprit
de justice, a déjà baptisée du nom de ‘Tour de Babel’. Sans tomber dans l’exaltation du
chauvinisme, nous avons le droit de proclamer bien haut que Paris est la ville sans rivale dans
le monde. Au-dessus de ses rues, de ses boulevards élargis, le long de ses quais admirables, du
milieu de ses magnifiques promenades, surgissent les plus nobles monuments que le génie
humain ait enfantés. […]
‘Allons-nous donc laisser profaner tout cela ? Car la Tour Eiffel, c’est, n’en doutez pas,
le déshonneur de Paris. Chacun le sent, chacun le dit, chacun s’en afflige profondément.[…]
Lorsque les étrangers viendront visiter notre Exposition, ils s’écrieront alarmés : Quoi ? C’est
cette horreur que les Français ont trouvée pour nous donner une idée de leur goût si fort vanté
?’ »9

b) Traduisez en roumain le texte suivant et soulevez-en la principale


difficulté grammaticale en perspective contrastive :

8
Apud Mauger, Gustave, Cours de langue et de Civilisation françaises, III, Hachette, Paris, 1959, p. 150.
9
Ibidem.
102
Annonce matrimoniale

« Jeune Tour, physique agréable, hauteur 300 mètres, constitution de fer, fonctionnaire
du gouvernement français, désire correspondre pour mariage avec monument ou construction
célèbre en rapport. Discrétion réciproque. »
(J. Roche-Mazon et V. le Campion, Le Mariage de la Tour Eiffel, album, 1931)

c) Traduisez en roumain le texte suivant :


« Aux grands systèmes d’allure poétique va s’opposer, peut-être non moins poétique
dans son essence, une conception positive fondée uniquement, du moins en théorie, sur
l’expérience et le fait dont le déterminisme nécessa ire s’applique aux actes humains comme à
tous les phénomènes, aucun de ceux-ci n’apparaissant privilégié. Ce qui n’était encore au XIIIe
siècle qu’une construction plus ou moins arbitraire de l’esprit va prendre, avec le
perfectionnement des appareils d’observation et de mesure, une apparence de vérité objective
et par conséquent indiscutable. L’homme ne se tient plus en dehors du monde, il s’intègre en
lui ; au lieu d’en être l’esclave, il prétendra même bientôt lui commander, mais à la condition
de ne pas le contredire […]»
(Pierre Barrière, La vie intellectuelle en France du 16e s à l’époque contemporaine)

d) Traduisez en français le fragment suivant :


« Până atunci să vedem ce este cu Parisul. […] Când ies pe stradă, mă întâmpină o ploaie
rece i oameni care se precipită spre gurile de metrou. Câmpul lui Marte este gol, lângă Tour
Eiffel câțiva turiști matinali privesc cu neîncredere (sau admirație mută, nu pot să deduc după
fețele lor întrebătoare) monstrul de oțel. […] Mai târziu mi-m dat seama că, de fapt,
Parisul nu este niciodată pustiu. […]
Intri în Paris cu oarecare idei și ieși, în mod sigur, cu altele, mai bogat. Este un oraș care
nu-ți distruge personalitatea, ți-o îmbogățește doar. […]
Parisul nu-i un oraș, este un univers. Trebuie să intri în el în vârful picioarelor, așa cum
merg dimineața ideile, după cum ne asigură un filosof foarte supărat pe Europa și pe morala ei
tolerantă. Deocamdată mă găsesc încă la porțile orașului, și Parisul nu face decât să-mi distrugă
iluziile pe care le luasem din cărți. Citesc undeva că istoria, creșterea Parisului ne aduc în minte
imaginea unei profane cepe. Dacă acceptăm simbolul, atunci trebuie spus că prima foaie, aceea
din care gustă străinul, picat în marea capitală la sfârșitul unei toamne dezolante, este foarte
usturătoare. Când ajung la miezul ei, Parisul este altceva. Nici eu nu mai sunt același.»
(Eugen Simion, Timpul trăirii, timpul mărturisirii)

Grmmaire et exercices

LE VERBE (4)

L’IMPÉRATIF Formes et valeurs


103

a) Formes de l’impératif présent

L’Impératif a deux temps : présent et passé. L’impératif présent a trois personnes : la


deuxième personne du singulier, la 1re personne du pluriel, la deuxième personne du pluriel.
Ces formes sont généralement les mêmes que celles de l’indicatif présent du verbe, mais elles
sont employées sans nom et sans pronom personnel comme sujet :

1er groupe
Indicatif présent impératif présent
Tu écoutes Écoute !
Nous écoutons Écoutons !
Vous Écoutez !
écoutez

Remarque : Les verbes du 1er groupe perdent la désinence –s de la deuxième personne


du singulier : Regarde ! Donne ! Mange ! S’ils sont suivis des pronoms adverbiaux en et y, la
désinence réapparaît et entraine le phénomène de liaison : Manges –en !, prononcé Mange-zen
! Penses-y !, prononcé Pense-z-y !

2e groupe
Indicatif présent impératif présent
Tu finis Finis !
Nous finissons Vous Finissons !
finissez Finissez !

3e groupe
Indicatif présent impératif présent
Tu finis Finis !
Nous finissons Finissons !
Vous finissez Finissez !
Tu viens Viens !
Nous venons Venons !
Vous venez Venez !
Tu prends Prends !
Nous prenons Prenons !
Vous prenez Prenez !
Tu vois Vois !
Nous voyons Voyons !
Vous voyez Voyez !

Remarques :

- Pour donner un ordre à une personne absente, on utilise la 3e personne du


subjonctif : Qu’il vienne me voir !
104
- La forme de l’impératif de certains verbes ne coïncide pas avec celle de
l’indicatif présent, mais avec celle du subjonctif présent. Il s’agit des verbes auxiliaires être et
avoir ainsi que des verbes irréguliers savoir, vouloir :
Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille ! (Baudelaire, Recueillement) Ayez
la bonté de remplir ce formulaire ! Sachez que je suis au courant de tout ! Veuillez m’indiquer
la bonne direction pour aller à la Concorde !;
- L’impératif des verbes pronominaux est construit avec les formes toniques du
pronom à valeur de complément, placées après le verbe : Réveille-toi !; Lave-toi ! ;
- Les autres pronoms personnels compléments présentent les formes toniques pour
re e
la 1 et la 2 personne et les formes lui, leur, le, la, les à la troisième personne : Regarde-moi
bien !; Offre-toi une chance !; Donne-lui ce livre ! Emprunte-le à la bibliothèque !; Regarde-
la droit dans les yeux !;
- Dans les phrases négatives le pronom complément est placé avant le verbe à la
forme atone : Ne te réjouis pas du malheur des autres !; Ne me regarde pas comme ça !; Ne te
lève pas encore !;

b) Formes de l’impératif passé

L’impératif passé est formé de l’impératif présent de l’auxiliaire et le participe passé


d’un verbe qui d’habitude exprime l’achèvement : Ayez fini dans une heure !

c) Valeurs de l’impératif

L’impératif présent exprime un ordre ou une défense rapportés au présent ou à


l’avenir : Ferme la porte !; Ne viens pas demain !.

Il peut exprimer aussi :


- le conseil : Patientez, on arrive !
- le souhait : Passez de bonnes vacances !
- la supposition : Considérons les obstacles !
- La prière : Notre Père qui êtes aux cieux/ Restez-y ! (J. Prévert, Pater
Noster)
- L’ironie, l’indignation : Dormez, ne vous gênez pas ! (même si ce n’est
ni le moment, ni l’endroit indiqué).

L’impératif passé exprime un ordre ou une défense qui devra s’accomplir à un certain
moment de l’avenir. C’est une sorte de passé antérieur dans le futur : Ayez arrêté le travail avant
huit heures !

Exercices

a) Expliquez la valeur des impératifs des phrases suivantes :


Attends-moi une minute ! Venez plutôt vers dix heures : vous éviterez la foule. Soyez
arrivés de bonne heure si vous ne voulez pas manquer le début du concert. Et moquez-vous de
moi, par-dessus le marché ! Tournez à gauche ! « Oui, c’est cela, achève, disait la voix.
Complète ce que tu fais ! détruis ces flambeaux ! anéantis ce souvenir ! oublie l’évêque ! oublie
tout ! perds ce Champmathieu !va, c’est bien. Applaudis-toi ! » (V. Hugo, Les Misérables).
105

Donnez-moi un verre d’eau et un comprimé d’aspirine ! « Prenez à pleine main la tige du


paratonnerre. Et maintenant respirez, regardez Paris. Écoutez aussi, car cette immense rumeur
laborieuse c’est le souffle et la respiration de Paris. […] Tâchez de regarder le fleuve, s’il ne
vous aveugle pas. Voyez toutes les églises, couchées le long de la Seine comme des vaisseaux
dans le sens du courant. »
(G. Duhamel, Chronique des Pasquier).

b) Faites des phrases avec l’impératif des verbes suivants : être, avoir, savoir, aller,
revenir, faire.

c) Identifiez les verbes à l’impératif des vers suivants en indiquant l’infinitif :


« Allons allons
Pressons
Allons allons
Voyons pressons
Il y a trop de voyageurs
Pressons pressons
Il y en a qui font la queue
Il y en a partout
Beaucoup
Le long du débarcadère
Ou bien dans les couloirs du ventre de leur mère
Allons allons pressons
Pressons sur la gâchette
Il faut bien que tout le monde vive
Alors tuez-vous un peu
Allons allons
Voyons
Soyons sérieux
Laissez la place
Vous savez bien que vous ne pouvez pas rester là
Trop longtemps […] »
(J. Prévert, Le contrôleur, in Paroles)

d) Transformez les phrases affirmatives qui suivent en phrases négatives :


Modèle : Dépêche-toi !
Ne te dépêche pas !
Adresse-toi à la dame en rouge ! Lève-toi! Habille-toi maintenant! Parle-lui de tes
problèmes!
Mettez-vous au travail! Méfions-nous de lui! Approchez-vous du feu! Donne-lui des
idées! Écoute-le si tu as du temps à perdre. Dis-moi ce qui s’est passé.

Vocabulaire français
Vocabulaire usuel
106
a) Autour des repères temporels
Choisissez de la colonne de droite les équivalents des mots et constructions en italiques
et procédez à la substitution:
1. Je serai là dans trois jours. toute la journée (3)
2. Il vient pour trois jours. à aucun moment de la nuit (5)
3. Il travaille du matin au soir. il est ici depuis trois jours (6) 4. Je viendrai d’ici trois
jours. il restera trois jours (2)
5. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. avant trois jours (4)
6. Il y a trois jours qu’il est ici. au bout de trois jours à partir de maintenant (1)
7. Je suis venu en trois jours. augmentation de la durée (9)
8. Il est là à longueur de la semaine. J’ai mis trois jours pour venir (7)
9. Il a demandé une prolongation du congé pendant toute la durée (8)

b) Histoire des mots; Lisez, traduisez et composez un questionnaire à partir des


présentationsss suivantes : Barricade
(s.f.)
« Farouche dans la tradition révolutionnaire. Souvent parisienne. On y tirait, on y
mourait ;[…]D’abord elle a été faite pour barrer, pour arrêter, pour bloquer. Ce n’est pas un
barrage filtrant. On s’y retranchait, en protection des attaques.
Les barres ne suffisant pas pour bloquer une rue, on eut recours à un mot venu
d’Aquitaine, terre de bons vins depuis l’Antiquité, et ce fut la barrique, barrica, détournée de
ses fins pour devenir l’élément d’un rempart provisoire. […] À Paris, on parle des barricades
de la Fronde ; deux siècles plus tard, celles de juillet 1830 sont à jamais mémorables, grâce à
Hugo et à son Gavroche sacrifié.
La barricade devint symbole du combat pour la liberté. Sort glorieux pour une
accumulation de tonneaux. »10

Titi (s.m.)
« Des gamins, ceux des rues, des voies – les voyous d’origine -, il y en a dans toute ville,
mais des titis, on n’en trouvait qu’à Paris.[…]
Au temps des titis, c’est Maupassant qui sait en livrer le secret.’ Une petite créature
fluette, vive, sautillante, blagueuse et pleine de drôlerie, de cette drôlerie qui tient lieu d’esprit
aux titis mâles et femelles éclos sur le pavé de Paris.’ Fleur de pavé, zoizeau de trottoir, c’est
vu ! Et c’est sans doute le cri des appeleurs de volatiles, p’tit, p’tit, qui est à l’origine de ce mot
enfantin […]
Au milieu du XIXe (siècle, pas arrondissement, bien qu’on soit à Paris) le titi partageait
son nom avec l’alouette, mais c’est au piaf qu’il faisait penser. Se moquant de tout et de tous, il
inspire une vaste littérature et son incarnation suprême, qui fournit un nom concurrent, ne peut
être que le Gavroche des Misérables, engendré par grand-père Hugo. »11

Vocabulaire professionnel

10
Rey, Alain, Les mots de la saison, Gallimard, Paris, 2008, p. 20-21. 11
Ibidem, p. 138-139.
107

Saisie (s.f.), - procédure civile, droit civil, droit commun- « voie d’exécution forcée par
laquelle un créancier fait mettre sous main de justice les bien de son débiteur, en vue de les faire
vendre aux enchères publiques et de se payer sur le prix. La saisie peut n’être que
conservatoire.v. séquestre
Saisie conservatoire – une saisie conservatoire est une procédure dont l’objectif est de
placer sous main de justice des biens du débiteur, afin que celui-ci n’en dispose pas ou ne les
fasse pas disparaître. » (en roumain « sechestru asigurator »)
Saisine (s.f.) – droit civil- « Prérogative reconnue à l’héritier de se mettre en possession
des biens successoraux et d’exercer les droits du défunt, sans qu’il ait besoin de solliciter une
autorisation préalable. – (procédure civile) – Formalité par laquelle un plaideur porte son
différend devant une juridiction afin que celle-ci examine la recevabilité et le caractère fondé
de ses prétentions. La saisine est normalement provoquée par le dépôt au secrétariat-greffe
d’une copie de la citation ou d’une requête conjointe. »
Sponsorisme ou sponsoring (s.m.) – droit privé – « Contrat par lequel un industriel –
le sponsor - finance une activité principalement sportive mais aussi culturelle, artistique ou
scientifique en échange d’une prestation publicitaire accomplie par le sponsoré pour le compte
de sa marque. Le financement peut revêtir différentes modalités (fourniture de matériel,
versement forfaitaire ou périodique) comme la publicité différentes formes (outre le port de la
marque sur tous les équipements, participation aux actions de promotion à la radiotélévision, à
telle ou telle épreuve ou manifestation correspondant à l’activité… Le sponsorisme est une
technique de publicité importée des U.S.A., qui se distingue du mécénat et du simple patronage.
(Raymond Gillien – Jean Vincent, Termes juridiques)

Altruisme (s.m) – « Amour du prochain, l’altruisme désigne, depuis Auguste Comte,


toute pensée et toute action désintéressée. Vers la fin de sa vie, le philosophe orienta ses travaux
autour de cette notion en tentant de tirer de sa philosophie une religion, ' vivre pour autrui',
devant être la devise de toute morale future. L’amour du prochain est une des valeurs éthiques
prônées par le christianisme, s’écartant de la valeur de base de la morale antique, l’équité, en
même temps qu’elle la dépasse par son contenu. Aimer son prochain signifie se comporter
envers autrui comme envers soi-même, sans égard au titre, au mérite et à la valeur de l’autre.
L’amour du prochain n’est pas quelque chose comme une manifestation accessoire de la pitié,
mais un sentiment et une aspiration à considérer la personne étrangère comme quelque chose
de précieux, d’unique, d’irremplaçable, et se fonde sur le concept essentiellement chrétien de
personne.
Les interprétations matérialistes de l’altruisme discernent en arrière plan l’attente
inconsciemment préméditée d’une récompense. L’altruisme peut être considéré comme un
'mode de conduite', un 'style' dans l’action qui s’oppose directement à la notion de profit. »
(Claude Zeltmann et alii, Les Théories de l’action)

Actes de parole

S’excuser / excuser
108
Engagez un dialogue qui fasse alterner la demande d’excuses et l’acceptation en
utilisant les suggestions suivantes :
Je vous demande pardon/Pardon / Veuillez m’excuser / Ne m’en voulez pas si/Je ne
voulais pas vous vexer/ Je m’excuse/ Je ne l’ai pas fait exprès/ Je l’ai fait sans penser à mal/
J’ai cru bien faire / Je ne le ferai plus/Je regrette de/J’ai honte de.

Je t’excuse / Je vous pardonne/ Il n’y a pas de mal/ Oublions cela/ N’en parlons plus/
Ce n’est pas grave/ Ne t’en fais pas/ Ce n’est rien/ Je ne vous en veux pas/Ne t’inquiète pas :
Vous êtes tout pardonné.

Références bibliographiques
Chevalier, Jean-Clayude – Blanche –Benveniste, Claire – Arrivé, Michel - Peytard,
Jean, Grammaire Larousse du français contemporain, Librairie Larousse, Paris, 1964.
Colignon, Jean-Pierre, Testez vos connaissances de vocabulaire, Hatier, Paris, 1979.
Dany, Max – Rondepierre, Clément –Noëlle-Dallot, Louis – Paulet, Claude, Le français
des relations internationales, Hachette, Paris, 1983.
Descamps, Christian, Interrogations philosophiques contemporaines en France,
Rendez-vous en France, Secrétariat d’État aux Relations culturelles internationales du ministère
des Affaires étrangères, Paris, s. a.
Dubois, Jean –Jouannon, Guy, Grammaire et exercices de français, Larousse, Paris,
1956.
Gresle, François - Perrin, Michel – Panoff, Michel – Tripier, Pierre, Dictionnaire des
sciences humaines. Sociologie. Psychologie sociale. Anthropolgie, Nathan, Paris, 1990.
Goubert, Pierre, Initiation à l’histoire de la France, Fayard-Tallandier, Paris, 1984.
Grevisse, Maurice, Le Bon usage. Grammaire Française avec des remarques sur la
langue française d’aujourd’hui, 8e édition, Editions Duculot-Hatier, Gembloux, 1964.
Guillien, Raymond – Vincent, Jean (sous la direction de), Termes juridiques, Dalloz,
Paris, 1995.
Jeanrenaud, Alfred, Langue française contemporaine. Morphologie et syntaxe, Polirom,
Iaşi, 1996.
Mauger, Gaston (sous la direction de), Cours de Langue et de Civilisation françaises,
vol. III, Hachette, Paris, 1959.
Mauger, Gaston (sous la direction de), Langue et Civilisation françaises. La France et
ses écrivains, vol. IV, Hachette, Paris, 1957.
Rey, Alain, Les mots de saison, Gallimard, Paris, 2008.
Saraş, Marcel – Ştefănescu, Mihai, Gramatica practică a limbii franceze, Editura
ştiinţifică şi enciclopedică, Bucureşti, 1976.
Vigner, Gérard, Parler et convaincre, Hachette, Paris, 1995.
109

Guides consultés
Denaës, Raymond, Pour visiter Paris et ses environs, Editions L’Indispensable, Paris,
s.a.
Gerrard, Mike – Dailey, Donna, Top 10, Paris, Collection « Les guides pour aller à
l’essentiel », Hachette, Paris, 2003.
Grimaud, Renée et alii, Paris, Collection « Le guide vert », Michelin Guides
touristiques, Paris, 2014.
Magi, Giovanna, Paris, « Collection Les Guides or, Casa editrice Bonechi, Florence,
2008.
Zeltmann, Claude et alii, Les Théories de l’action, Centre d’Étude et de Promotion de
la Lecture, Paris, 1972.

Corpus de textes
Barrière, Pierre, La vie intellectuelle en France du 16e s. à l’époque contemporaine,
Éditions Albin Michel, Paris, 1974.
Blandiana, Ana, Oraşe de silabe, Editura Sport-Turism, Bucure ti, 1987.
Carrel, Alexis, L’Homme, cet inconnu, Librairie Plon, Paris, 1935.
Comte, Auguste, Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société,
Éditions Aubier Montaigne, Paris, 1970.
Domenach, Jean-Marie, Enquête sur les idées contemporaines, Paris, Seuil, 1981.
Simion, Eugen, Timpul trăirii, timpul mărturisirii. Jurnal parizian, Editura Cartea
românească, 1979.
Prévert, Jacques, Paroles, Editions Gallimard, Paris, 1949.
Voltaire, Lettres Philosophiques, Garnier-Flammarion, Paris, 1964.
110

Tableaux de grammaire

l. L’Article………
2. Les adjectifs numéraux…………….
3. Les gallicismes C’est… que, C’….’est qui ………………..
4. Le féminin des noms……………………………………
5. Le pluriel des noms…………………………………………..
6. L’expression de la possession…………………………………….
7. Adjectifs et pronoms démonstratifs……………………………..
8. Le pronom indéfini « on »………………………………..
9. Pronoms et adjectifs relatifs……………………………………
10. Les pronoms personnels…………………………………….
11. Le verbe (1). Formes et valeurs de l’indicatif…………………….
12. Le verbe (2). Formes et valeurs du conditionnel………………. 13. Le verbe (3).
Formes et valeurs du subjonctif…………………… 14. Le verbe (4). Formes et
valeurs de l’impératif…………………..

Actes de parole

- Présentation. Formules d’adresse..........................;; -


Persuader..................................................
- Donner son avis....................................
- Modaliser (la certitude)........................
- Concéder.................................................
- Protester..............................................
- Remercier...............................................
- Prendre à témoin................................
- Minimiser............................................
- Modaliser (l’éventualité).......................
- Excuser/ s’excuser.......................................

Index des termes professionnels

Action (une)
Action collective (une)
111

Actionnalisme (un)
Administration (une)
Alibi (un)
Aliénation (une)
Allocation(une)
Cession (la)
Citation (la)
Culture (la)
Culturalisme (le)
Culturologie (la)
Conseil municipal (le)
Considérant (le)
Délit (le)
Droit administratif (le)
Détention (la)
Garde à vue (la)
Garde des Sceaux (le,la)
Garde judiciaire (la)
Infliger la mort (v.)
Justice (la)
Juridiction (la)
Jurisprudence (la)
Liberté civile (la)
Liberté conditionnelle (la)
Libertés publiques (les)
Loi-cadre (la)
Loi constitutionnelle (la)
Machinisme (le)
Macrosociologie(la)/microsociologie (la)
Maire (le, la)
Mémoire (le)
Mythe (le)
Mythologie (la)
Mythème (le)
Non-lieu (le)
Ordonnance (une)
Plaidoirie (la)
Politique (la)
Politique (le)
Politique (sciences du)(la)
Rendre la justice (v.)
Saisie (la)
Saisine (la)
112
Sociolinguistique (la) Sociologie
(la)
Sociologie de l’action (la)
Sociologisme (le)
Système (le)
Sponsoring (le)
Témoin (le)

TABLE DES MATIÈRES


Avant-propos...........................................
LA RIVE DROITE
1re Leçon. Petite histoire de Paris………………………………………………
2e Leçon. Les deux îles du cœur de Paris : l’ le de la Cité et l’ le Saint-Louis………
3e Leçon. De l’Hôtel de Ville aux Tuileries
4e Leçon. De la Concorde à l’Étoile…………………
5e Leçon. Beaubourg et les Halles………………………………………
6e Leçon. Des Tuileries à l’Opéra Garnier……………………………………… ..
7e Leçon. Montmartre……………………………………………………………….
8e Leçon. La Bastille et le Marais……………………………………………………. LA
RIVE GAUCHE
9e Leçon. Le Quartier Latin………………………………………..
10e Leçon. Le Quartier des Invalides…………………………….
11e Leçon. La Tour Eiffel………………………………………………………………
Bibliographie…………………………………………………………………..
Tableaux de grammaire……………………………………………………..
Actes de parole…………………………………………………….
Index des termes professionnels………………………………………………………