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Commission chargée

de formuler
des Avis Techniques
Groupe Spécialisé n° 14 « Installations de Génie Climatique
et Installations Sanitaires »

Systèmes de canalisations sous pression


à base de tubes en matériaux de synthèse :
tubes en couronnes et en barres

Cahier des prescriptions techniques communes


de mise en œuvre
Les Cahiers de prescriptions techniques (CPT) sont des parties intégrantes d’Avis
Techniques présentant des dispositions communes. Ces CPT ne sont donc pas des textes
à utiliser seuls, mais conjointement avec l’Avis technique qui y fait référence,
et qui peut les compléter ou les amender.

Ce document annule et remplace le document paru dans le cahier 2808,


Cahiers du CSTB, livraison 359 de mai 1995.

Secrétariat de la commission des Avis Techniques


CSTB, 84 avenue Jean Jaurès - Champs sur Marne
F-77447 Marne la Vallée Cedex 2
Cahier 2808_V2 - Novembre 2011 Tél. : 01 64 68 82 82
Acteur public indépendant, au service de l’innovation dans le bâtiment, le Centre Scientifique et
Technique du Bâtiment (CSTB) exerce quatre activités clés - recherche, expertise, évaluation,
diffusion des connaissances - qui lui permettent de répondre aux objectifs du développement
durable pour les produits de construction, les bâtiments et leur intégration dans les quartiers et
les villes. Le CSTB contribue de manière essentielle à la qualité et à la sécurité de la construction
durable grâce aux compétences de ses 850 collaborateurs, de ses filiales et de ses réseaux de
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Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées dans le présent
ouvrage, faite sans l’autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du droit de copie (3, rue Hautefeuille, 75006
Paris), est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à
l’usage du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les analyses et courtes citations justifiées par le
caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (Loi du 1er juillet 1992 - art. L 122-4 et
L 122-5 et Code Pénal art. 425).
© CSTB 2011
Systèmes de canalisations sous pression
à base de tubes en matériaux de synthèse :
tubes en couronnes et en barres

Cahier des prescriptions techniques communes de mise en œuvre

SOMMAIRE

1. Avant-propos .......................................................... 2 5.7 Fourreaux................................................................ 9


2. Objet – domaine d’application ............................. 2 5.8 Traversée de parois (murs et planchers) ............. 9
5.9 Canalisations placées dans l’épaisseur
3. Matériaux et produits ............................................ 2
d’une cloison ........................................................ 10
3.1 Tubes ....................................................................... 2
5.10 Pose en terre-plein .............................................. 10
3.2 Raccords ................................................................. 2
5.11 Pose en enterré .................................................... 10
3.3 Calorifugeage ......................................................... 3
6. Remplacement d’un tube.....................................11
3.4 Fourreaux................................................................ 3
7. Essais .....................................................................11
4. Éléments de dimensionnement ........................... 3
7.1 Canalisations de chauffage,
4.1 Tubes ....................................................................... 3 de conditionnement d’air
4.2 Fourreaux................................................................ 3 et de rafraîchissement ..........................................11
4.3 Dilatation/Contraction............................................ 4 7.2 Canalisations d’eau chaude
ou froide sanitaire .................................................11
5. Mise en œuvre ....................................................... 4
7.3 Essais d’étanchéité ...............................................11
5.1 Généralités ............................................................. 4
8. Annexes ................................................................ 12
5.2 Mise en œuvre sur support ................................... 6
8.1 Définitions ............................................................ 12
5.4 Vide sanitaire inaccessible .................................... 7
8.2 Liste des textes normatifs ................................... 13
5.5 Distances d’enrobage ............................................ 7
8.4 Prise en compte de la dilatation ......................... 14
5.6 Joints ...................................................................... 8

e-Cahiers du CSTB -1- Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


1. Avant-propos Les dispositions de ce Cahier des prescriptions techni-
ques sont applicables aux Avis Techniques formulés anté-
En raison du développement important de techniques rieurement à celui-ci, à compter de sa date de publica-
nouvelles du genre hydrocablé, il est apparu indispen- tion.
sable de procéder à la révision du Cahier des prescrip-
tions techniques communes (CPT) de mise en œuvre des
systèmes de canalisations à base de tubes en matériaux
de synthèse dont la dernière version remontait à 1995. 3. Matériaux et produits
De plus, l’introduction des familles de systèmes de Préambule :
canalisation dans les Avis Techniques a accentué cette
Par « système de canalisations » il faut entendre l’associa-
nécessité.
tion de tube(s) et de raccord(s) et d’éventuel(s) outillage(s)
L’annexe (§ 8.1) donne la définition de certains termes. permettant leur assemblage, tous ces éléments étant
Lorsque ces derniers sont utilisés dans le corps du texte, clairement identifiés, ainsi que des règles spécifiques de
ils font référence implicitement à cette annexe. conception et de réalisation des réseaux d’eau.
Note : c’est le cas, par exemple, des raccords démonta- Parmi les « systèmes de canalisations », on distingue les
bles et indémontables. Trois familles suivantes :
Différents organismes, ingénieurs-conseils, industriels et – famille A :
installateurs se sont réunis autour du CSTB pour établir ce
nouveau texte. Avis Technique formulé pour un type de tube associé à
des raccords sous Avis Technique ou Avis Technique
formulé pour un type de raccord associé à des tubes
sous Avis Technique ;
2. Objet – domaine d’application – famille B :
Le présent document a pour objet de définir les conditions Avis Technique formulé pour un système de canalisa-
générales de mise en œuvre des canalisations en maté- tions constitué d’un type de tube associé uniquement à
riaux de synthèse destinées à véhiculer de l’eau froide et un ou à des types de raccords spécifiques définis dans
de l’eau chaude sous pression à l’intérieur des bâtiments, le même Avis (l’association avec d’autres raccords ou
quelle que soit la destination de ces derniers. Des pres- tubes sous Avis Technique ou non, n’est pas visée) ;
criptions particulières peuvent être définies dans chacun – famille C :
des Avis Techniques.
Avis Technique formulé pour un type de tube associé
Par extension, il concerne également les canalisations
à des raccords spécifiques définis dans ce même Avis
d’eau froide sanitaire :
ainsi qu’à d’autres raccords sous Avis Techniques.
• pour les branchements (sauf la partie de branchement
régie par les réglementations relatives au service public Dans le cas de systèmes des famille B et C, des condi-
de distribution d’eau qui n’est pas concernée) ; tions particulières de mise en œuvre indiquées dans les
Avis Techniques pourront déroger au présent CPT.
• pour la jonction entre bâtiments ;
• pour l’alimentation de réseaux extérieurs d’arrosage ou 3.1 Tubes
de puisage.
Les matériaux des tubes visés sont notamment (le PVC-C
Il s’applique : n’est pas visé par ce document) :
– aux systèmes de canalisations utilisant des tubes en – le PB : polybutène ;
couronnes et en barres en matériaux de synthèse tels
que définis au paragraphe 3.1 et faisant l’objet d’un Avis – le PE-X : polyéthylène réticulé ;
Technique favorable pour les applications : – les tubes multicouches : tube comportant une
– chauffage haute température (radiateurs, convecteurs, couche métallique entre deux couches plastiques (au
ventilo-convecteurs,...) : classe 5 ; minimum).
– chauffage basse température (radiateurs, alimentation Les tubes doivent être titulaires d’Avis Techniques favora-
des collecteurs PCBT) : classe 4 ; bles pour au moins une des classes suivantes :
– classe 2 ;
– distribution d’eau chaude et froide sanitaire : classe 2 ;
– classe 4 ;
– canalisations « d’eau glacée » pour installations de
conditionnement d’air et de rafraîchissement. – classe 5 ;
Il ne s’applique pas aux canalisations en matériaux de – de classe « eau glacée » pour les installations de condi-
synthèse noyées dans le béton pour le chauffage par le tionnement d’air.
sol qui font l’objet du DTU 65.14.
Il ne s’applique pas aux canalisations à base de tubes en 3.2 Raccords
matériaux de synthèse préisolés (canalisations destinées
à la réalisation de réseaux de chaleur extérieurs aux bâti- Les raccords doivent être titulaires d’Avis Techniques
ments) dont la mise en œuvre est décrite dans les Avis favorables pour au moins une des classes suivantes :
Techniques spécifiques. – classe 2 ;
Il ne traite pas des équipements et appareils auxquels – classe 4 ;
sont raccordées les canalisations, tels que, par exemple,
– classe 5 ;
collecteurs, pompes, chaudières, échangeurs, ballons,
appareils sanitaires et leur robinetterie. – classe « eau glacée » pour les installations de condi-
tionnement d’air.

e-Cahiers du CSTB -2- Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


3.3 Calorifugeage 4.2 Fourreaux
Le calorifugeage doit être en matériau ne se dégradant Pour des commodités de lecture, nous utilisons la notion
pas aux températures d’utilisation et dont le vieillissement de « taux de remplissage » : on définit le taux de rem-
n’altère pas le fonctionnement du réseau. La canalisation plissage comme le rapport de la section des tubes à la
calorifugée devra de plus respecter les exigences de la section du fourreau ramené en %.
réglementation thermique actuellement en vigueur. La
mise en œuvre est décrite au paragraphe 5.1.7. 4.2.1 Cas d’un seul tube à l’intérieur
du fourreau
3.4 Fourreaux
a) Mise en place du tube après pose du fourreau
Dans le présent document, l’objectif principal de la pres-
cription d’un fourreau continu est d’éviter le contact direct On respectera un taux de remplissage maximal de 60 %.
entre les tubes (véhiculant un fluide à haute température)
et les matériaux d’enrobage. Il permet éventuellement une Tableau 1 – Fourreau non aiguillé ou montage a posteriori
pose du tube a posteriori et le remplacement des tubes en
cas de nécessité. Fourreau non aiguillé ou montage a posteriori (taux de 60 %)
Les fourreaux doivent remplir a minima les conditions D ext tube (mm) D int mini. fourreau
suivantes : 10 13,0
– tenue à l’écrasement 450 N pour les préfourreautés
12 15,6
et 750 N pour les fourreaux seuls selon les normes
NF EN 61386-1 et NF EN 61386-22 ; 14 18,1
– étanchéité (conduit étanche sur toute sa longueur). 16 20,8
Par exemple : 20 26,0
– les fourreaux cintrables ICT ayant une résistance mini- 25 32,5
male à l’écrasement de 750 N ;
26 33,6
– les conduits pour canalisations électriques enterrées
32 41,6
cintrables ou rigides (lisses) : TPC ayant une résistance
minimale à l’écrasement de 750 N.
b) Mise en place du tube avec fourreau (tube préfour-
reauté) ou dans un fourreau aiguillé
Commentaire :
On respectera un taux de remplissage maximal de 73 %.
Les plinthes et goulottes « type électrique » ne respec-
tent généralement pas ces deux critères d’écrasement
et d’étanchéité. Elles ne sont donc pas assimilées à des Tableau 2 – Fourreau aiguillé ou tube préfourreauté
fourreaux mais peuvent cependant être utilisées dans le
cas de pose en apparent. Fourreau aiguillé ou tube préfourreauté (taux de 73 %)
D ext tube (mm) D int mini. fourreau
10 11,7
4. Éléments de dimensionnement 12 14,1
14 16,4
4.1 Tubes 16 18,7
20 23,4
4.1.1 Canalisations de chauffage
25 29,2
Le diamètre minimal intérieur des canalisations est de 26 30,5
8 mm.
32 37,5
4.1.2 Canalisations d’eau chaude
et froide sanitaire Ces valeurs de taux de remplissage sont aussi applica-
bles au préfourreauté double.
Les diamètres sont choisis conformément au DTU 60.11.

4.1.3 Canalisations de conditionnement d’air


et de rafraîchissement
Le diamètre minimal intérieur des canalisations est de
8 mm.

e-Cahiers du CSTB -3- Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


4.2.2 Cas de deux ou trois tubes à l’intérieur vis-à-vis de la dilatation, car cette dernière est bloquée
du fourreau par la liaison au gros œuvre.
La libre dilatation des canalisations doit pouvoir se faire
Il s’agit uniquement de tubes introduits dans le fourreau sans entraîner de désordre aux supports, aux accessoires
après la mise en place de ce dernier. (en particulier robinetterie) et aux traversées de parois.
Les taux de remplissage maximaux à respecter sont Les coefficients de dilatations pour les différents systèmes
donnés ci-dessous (tableau 3). de canalisation traités dans le présent document peuvent
varier de 0,02 mm/m.K à 0,15 mm/m.K.
Tableau 3 – Taux de remplissage maximaux à respecter Des valeurs plus précises peuvent être présentées dans
les Avis Techniques, et il convient donc de vérifier leur
Nombre de tubes Taux de remplissage (%) éventuelle existence dans les documents correspon-
2 tubes 30 dants.
3 tubes 30 Dans le cas où ils ne sont pas directement engravés ou
encastrés, pour prendre en compte de ces phénomènes
de dilatation, il faut :
• Exemple 1 – soit assurer un guidage des tubes jusqu’au point fixe ;
Détermination du diamètre minimal du fourreau pour
– soit prévoir un libre mouvement des tubes entre deux
contenir deux tubes de diamètre extérieur de 12 mm et un
raccordements.
tube de diamètre extérieur de 16 mm.
Ce guidage éventuel sera assuré par un fourreau, par un
(12)2 (16)2 système de supportage, par une sortie de chape ou tout
Dtubes = 2 x ( Q x )+(Qx ) = 427 mm 2
dispositif équivalent.
4 4
La prise en compte de la dilatation est traitée au para-
Stubes graphe 8.4 du présent document.
Sfourreau = = 1 424 mm2
0,3 Exemple de coefficient de dilatation :
Matériau  Coefficient de dilatation thermique
(mm/m/K)
Dfourreau = 2 x 1 424 = 42.5 mm
PE-X 0,150
Q
PB 0,130
Dfourreau = 43 mm Multicouche métallique 0,020

• Exemple 2
Tableau exemple pour deux ou trois tubes de même 5. Mise en œuvre
diamètre (tableau 4).
5.1 Généralités
Tableau 4 – Exemple pour deux ou trois tubes de même
diamètre Les tubes ou fourreaux doivent se situer sous les four-
reaux électriques quand ces derniers existent.
D extérieure D intérieure minimale D intérieure minimale Il est rappelé que la présence d’un élément de canalisa-
du tube (mm) du fourreau avec taux du fourreau avec taux
tion en matériau de synthèse ne constitue pas une rupture
de 30 % pour deux de 30 % pour trois
tubes identiques (mm) tubes identiques (mm) au sens électrochimique du terme entre deux matériaux
de polarité différente. L’interdiction de cuivre en amont
10 26 32 d’acier galvanisé tel que décrite dans l’article 3.11 du
12 31 38 DTU 65.10, demeure donc.
14 37 45
5.1.1 Interdictions
16 41 51
20 52 63 5.1.1.1 Emplacements interdits
25 65 - Il est notamment interdit de faire passer les canalisations :
– dans les conduits de fumées et de désenfumage ;
26 68 -
– dans les conduits de ventilation ;
– dans les conduits d’ordures ménagères.
4.3 Dilatation/Contraction1 Les parois constituant ces trois types de conduits sont
Ce paragraphe concerne les canalisations posées en elles-mêmes interdites aux canalisations. Il est rappelé,
apparent ou sous fourreaux. en outre, que des textes réglementaires ou normatifs inter-
disent le passage de canalisations d’eau dans d’autres
Il ne concerne donc pas les canalisations directement parties du bâtiment ou le permettent sous réserve du
enrobées, encastrées, engravées dans le béton ou mortier respect de certaines prescriptions. Ils peuvent également
ou chape quand ce mode de pose est autorisé. Ces cana- interdire la présence, dans une même gaine, de canali-
lisations ne nécessitent pas de précautions particulières sations véhiculant des fluides différents ou imposer des
conditions. (exemples : postes de transformation élec-
1. Dans ce paragraphe, nous utiliserons le terme dilatation pour caracté- trique, gaine et machinerie d’ascenseur, gaines de cana-
riser les phénomènes de dilatation et de contraction. lisations de gaz et d’électricité,...).

e-Cahiers du CSTB -4- Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


5.1.1.2 Modes de pose interdits
Il est notamment interdit de poser des canalisations :
– dans le mortier de pose des carrelages scellés ou dans
les chapes à base de liants hydrauliques (cf. DTU 26.2
et 52.1) ;
Note : dans les bâtiments existants ou lorsque les pièces
sont de surface réduite (par exemple pièces humides), la
forme contenant les canalisations et le mortier de pose ou
la chape peuvent être réalisés en une seule opération.
– dans l’épaisseur d’un isolant de mur de façade. Toute-
fois, l’alimentation d’un robinet de puisage-arrosage y
est autorisée. Ce cas nécessite un robinet d’arrêt et la
possibilité de vidange de l’installation ;
– dans l’épaisseur d’une chape flottante ;
– dans l’épaisseur d’un isolant thermique d’une dalle
flottante désolidarisée (cf. NF P 61-203).
Note : cette disposition est valable au-delà des matériaux
traités dans le présent document.

Canalisation
> 20 mm

Mortier
de pose

Forme

Structure
porteuse

Figure 1 – Illustration de l’interdiction d’incorporation dans les mortiers de pose

5.1.2 Tubes 5.1.3 Fourreaux


Les fourreaux doivent être continus, étanches et mis en
Dans le cas des tubes livrés en couronnes, celles-ci
œuvre avec un rayon de courbure toujours supérieur ou
doivent être déroulées de façon régulière dans le sens
égal à celui admis sur le tube qui y est introduit.
inverse de l’enroulement, afin d’éviter des torsions éven-
tuelles. Dans le cas où plusieurs tubes y sont introduits, la valeur
à prendre en compte est celle du tube présentant le plus
Tout tube « croqué » (plié) doit être mis au rebut, excepté
grand rayon de courbure.
si le mode de raccordement permet la réparation de ce
dernier. Il convient de se reporter au dossier technique de
l’Avis Technique correspondant afin de vérifier les condi- 5.1.4 Assemblages
tions de réalisation de cette réparation.
5.1.4.1 Généralités
En l’absence de valeurs précises dans l’Avis Technique,
le rayon de courbure admissible, est au minimum de La réalisation des assemblages est décrite dans les Avis
dix fois le diamètre extérieur du tube. Techniques spécifiques au tube ou au raccord utilisé. Les
assemblages entre canalisations et appareils dont l’entre-
Pour réaliser des rayons de courbure inférieurs, se reporter
tien nécessite la dépose doivent permettre cette dépose.
aux instructions du fabricant concernant l’utilisation de
Les raccords démontables doivent être accessibles. L’ac-
moyens spécifiques tels que :
cessibilité peut être réalisée par exemple par des trappes
– ressort de cintrage ; de visite ou des panneaux démontables.
– coude de cintrage ; Pour que les canalisations soient réputées accessibles
– etc. dans une gaine technique verticale, cette dernière doit
comporter à chaque niveau une trappe de visite d’ouver-
Par temps froid, le réchauffage du tube est effectué, si ture minimale 0,40 m × 0,60 m.
nécessaire, avec une source de chaleur à une tempéra-
ture maximale de 80 °C.
Le réchauffage à la flamme est interdit.

e-Cahiers du CSTB -5- Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


5.1.4.2 Installation de distribution d’eau chaude et 5.1.7.2 Canalisations d’eau chaude et froide sanitaire
d’eau froide sanitaire les canalisations véhiculant de l’eau chaude doivent être
Les seuls assemblages inaccessibles autorisés sont les calorifugées conformément à la règlementation (ther-
piquages incorporés dans les éléments de gros œuvre mique et sanitaire) en vigueur.
ou assimilés (ravoirage, chape, forme ou dalle flottante) Ce calorifuge n’est pas obligatoire pour les canalisations
réalisés à partir de raccords indémontables 2. Ils sont qui sont encastrées, engravées ou enrobées.
situés à l’aplomb de la robinetterie des appareils sanitaires
(figure 2), ils doivent être protégés s’ils sont métalliques. Dans tous les cas, les boucles d’eau chaude sanitaire
doivent être calorifugées.
Il est recommandé de ne pas calorifuger les canalisations
d’eau chaude sanitaire non maintenues en température
en raison des risques sanitaires. Le calorifugeage sera
réalisé suivant le DTU 45.2.
5.1.7.3 Canalisations de conditionnement d’air
Dans tous les cas, les canalisations pour installation de
conditionnement d’air doivent être calorifugées. Le calo-
rifuge doit être pare-vapeur lui-même ou entouré d’un
Chape ou pare-vapeur externe. Le pare-vapeur doit être continu, y
ravoirage compris au droit des supports s’ils existent. Le calorifu-
geage sera réalisé suivant le DTU 45.2.

5.1.8 Limitation des effets de gel


Parmi les mesures possibles peuvent être cités :
Aplomb de la robinetterie – installation des canalisations dans des locaux main-
tenus hors gel ;
– le maintien d’une température positive de l’eau dans les
canalisations de chauffage grâce à un fonctionnement
minimal (ralenti) ;
– le calorifugeage des tuyauteries et éventuellement, un
apport de chaleur à la canalisation par ruban chauffant
électrique ;
Figure 2 – Piquages situés à l’aplomb de la robinetterie
des appareils sanitaires – l’utilisation d’antigel dans les canalisations de chauffage
et de conditionnement d’air ;
– le choix du parcours.
La protection peut être constituée d’une bande Pour les rubans chauffants, on se reportera à leurs Avis
adhésive, d’une bande imprégnée ou de tout autre Techniques.
dispositif figurant dans les documentations du
fabricant. 5.2 Mise en œuvre sur support
Dans les vides sanitaires et autres locaux humides, les
supports doivent être en matériaux résistants à la corro-
5.1.5 Accessoires de canalisations sion.
Les fixations (percements, scellement) doivent être
Les raccords flexibles, la robinetterie, les réducteurs de compatibles avec la nature des parois. Elles sont inter-
pression, les clapets, les disconnecteurs, les filtres, les dites dans les éléments en béton précontraint.
collecteurs, les manchons souples, les compensateurs
etc. doivent être accessibles.
Cette interdiction vise, en particulier, les poutrelles
et les prédalles précontraintes.
5.1.6 Peinture
En fonction du coefficient de dilatation des tubes, il peut Une canalisation ne peut pas servir de support à une
être envisageable de les peindre en respectant les préco- autre canalisation. Les supports des canalisations desti-
nisations du fabricant. nées à être calorifugées ou revêtues d’un gainage après
fixation doivent être prévus pour permettre ces opérations
5.1.7 Calorifugeages de calorifugeage ou de revêtement : les écartements des
canalisations entre elles ou avec une paroi doivent être
5.1.7.1 Canalisations de chauffage suffisants pour ces opérations.
Dans les volumes non chauffés, les canalisations doivent En sous-sol, local technique, vide sanitaire, galerie ou
être calorifugées conformément à la réglementation vide technique, les supports doivent être fixés au gros
thermique en vigueur. Il sera réalisé suivant le DTU 45.2. œuvre et l’espace minimal entre le revêtement extérieur
La mise en œuvre des isolants en PE est assimilée à celle de canalisations calorifugées d’allure horizontale et le sol
des mousses élastomères souples. est de 0,15 m.

Cette garde de 0,15 m permet le nettoyage du sol


et limite les risques d’humidification du calorifuge.
2. Un assemblage est considéré comme indémontable s’il n’est possible
de dissocier le tube du raccord que par coupure du tube et cette notion
est précisée dans l’Avis Technique correspondant.

e-Cahiers du CSTB -6- Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


5.2.1 Sur support continu figure 4. Cette hauteur libre peut être ramenée à
1,0 m sous des saillies linéaires du gros œuvre ne
Il faut prévoir un parcours permettant d’absorber les supportant pas, par en dessous, des canalisations.
dilatations du tube, par ondulations : La hauteur libre minimale de 1,30 m doit régner à
– sur chemin de câbles d’une largeur minimale de partir de l’accès du vide sanitaire sur un parcours
1,4 fois la somme des diamètres extérieurs des tubes permettant l’accès à toutes les canalisations.
pour éviter les déplacements verticaux, une barrette de
maintien doit être prévue tous les mètres ; 5.4 Vide sanitaire inaccessible
– sous fourreau rigide tel que défini au paragraphe 3.4 ; Les tubes et raccords indémontables sont autorisés en
Dans le cas d’une pose en caniveau, le tube ne doit pas vide sanitaire inaccessible.
reposer directement sur le fond de celui-ci. La pose se Le calorifugeage sera adapté au fonctionnement du
fera donc sous fourreau ou sur support discontinu. réseau.

5.2.2 Sur support discontinu 5.5 Distances d’enrobage


La mise en œuvre s’effectue sur équerre, corbeaux ou Dans les planchers, les canalisations peuvent être enro-
crochets en trajet horizontal. bées ou encastrées (figures 4 et 5).
Les supports et colliers métalliques doivent être munis
d’une protection sur leur face en contact avec le tube (par
exemple élastomère).
Les supports comportant des arêtes vives sont interdits.
En l’absence de valeurs spécifiquement définies dans les
Avis Techniques ou dans les documentations des fabri-
cants, les conditions suivantes sont applicables :
– la largeur des supports doit être d’au moins deux fois
le diamètre extérieur du tube.

5.3 Mise en œuvre en vide sanitaire accessible


> 20 mm
Voir la figure 3 ci-après.
Nu de la dalle brute
Canalisations
≥ 0,6 m

≥ 0,3 m x ≥ 0,3 m
> 20 mm
≥1m

≥ 1,3 m

Figure 4 – Cas de tube avec fourreau

Tranchée technique

Talus non éboulable

≥ x + 0,6 m

Diamètre extérieur
Figure 3 – Mise en œuvre en vide sanitaire accessible de la canalisation
> 20 mm
nu de la dalle
de compression
Note : est réputé accessible un vide sanitaire présentant
l’ensemble des caractéristiques suivantes :
– accès de surface minimale 0,60 m², la plus petite dimen-
sion étant au moins égale à 0,6 m ;
– hauteur libre minimale. On distingue les deux cas
suivants : entrevous poutrelle

- en maison individuelle, cette hauteur libre est de Figure 5 – Cas de canalisations incorporées dans une dalle
0,60 m minimum ; de compression
- en habitat collectif et autres bâtiments (tertiaire.
hôpitaux,...), la hauteur libre générale est de
0,60 m au minimum ; elle est de 1,30 m au droit
des canalisations et sur une certaine largeur
de part et d’autre (tranchée technique) selon la

e-Cahiers du CSTB -7- Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


Dans les autres éléments de gros œuvre, pris en compte Canalisation
dans la stabilité du bâtiment (poteaux, poutres, murs > 20 mm
porteurs, éléments précontraints, etc.), les canalisations
ne peuvent pas être qu’encastrées. Il est interdit de prati-
Mortier de pose
quer des saignées dans les éléments de gros œuvre
porteurs. Les saignées dans les éléments non porteurs ne
doivent pas compromettre la stabilité de ces derniers ; en
Forme
particulier, il ne doit pas y avoir de sectionnement d’arma-
tures. Les piquages et assemblages sont interdits à l’inté-
rieur de la dalle, à l’exception des piquages au droit des Structure porteuse
appareils sanitaires. Les tubes sont soit préfourreautés,
soit introduits dans des fourreaux après coulage de la
dalle.
Les tubes préfourreautés ou les fourreaux sont mis en Revêtement sol
place directement sur le ferraillage sur lequel ils sont fixés Mortier ou chape flottante

à l’aide de clips ou de liens non métalliques. Les acces- Isolant


soires de fixations des canalisations seront conçus et Ravoilage
réalisés de manière à ne pas blesser les canalisations.
Ils sont posés de telle sorte que leurs extrémités : Structure porteuse

– dépassent du nu de la dalle finie, en attendant leur


raccordement ;
– débouchent dans une réservation.
Figures 6 – Exemples de canalisation sous carrelage scellé
La dalle béton est coulée.

Commentaire : à la date de rédaction de ce document, 5.6 Joints


des travaux de révision des DTU 60.1 et 65.10 sont en
cours. Des modifications relatives aux distances d’enro-
bage sont possibles. 5.6.1 Joints de construction des bâtiments
Quand les canalisations reposent sur une dalle brute, Les joints de construction des bâtiments ne doivent pas
elles doivent être incorporées dans un ravoirage ou dans être franchis par des tubes ou des fourreaux.
une forme (cf. exemples figures 6). La distance entre la
génératrice la plus proche de la canalisation ou du four- 5.6.2 Joints de fractionnement des dalles
reau et le dessus de la forme ne doit pas être inférieure
à 20 mm. Il est admis que les tubes puissent passer sous un joint
de fractionnement, à condition que toutes les précautions
soient prises afin que les tubes et les fourreaux ne soient
Nu du sol fini pas endommagés.
> 20 mm Canalisation En cas de réalisation des joints de fractionnement après
Nu de la forme
coup, il est impératif, pour ne pas endommager les tubes
ou fourreaux, de respecter les profondeurs de sciage.
Ces profondeurs ainsi que le positionnement du tube
Forme ou revoirage ou du fourreau dans la dalle font partie des documents
à fournir.

5.6.3 Joints de dilatation des dalles


désolidarisées
Structure porteuse Dans la mesure du possible, il faut éviter de traverser les
joints de dilatation. Dans le cas contraire, le franchisse-
ment des joints de dilatation doit être réalisé de façon telle
que le fonctionnement mécanique de ce joint (mouvement
relatif des deux bords) soit possible sans détérioration de
Canalisation
> 20 mm
la canalisation ni du gros œuvre.
Selon le cas, on peut envisager :
Mortier de pose
– la mise en place d’éléments spéciaux de tuyauteries :
lyre, esse dans une réservation permanente ;
– la désolidarisation de la canalisation et du gros œuvre ;
Forme dans ce cas, le fourreau doit être protégé, sur une
longueur de 30 cm de part et d’autre du joint, soit par
un manchon en matériau compressible (par exemple :
Structure porteuse mousse alvéolaire), soit par un conduit, d’un diamètre
intérieur égal au moins à deux fois le diamètre extérieur
du fourreau ;
– en cas de présence d’eau, ces joints n’étant pas étan-
ches, les canalisations doivent pouvoir résister à l’humi-
dité au franchissement ;

e-Cahiers du CSTB -8- Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


– les règles parasismiques peuvent, dans certains cas, 5.7.4 Synthèse des règles d’utilisation
imposer des prescriptions particulières. des fourreaux
– la périphérie des dalles sur terre-plein peut, selon les
dispositions constructives, être de nature semblable à Tableau 5 - Utilisation des fourreaux
un joint de gros œuvre.
Usage : chape, ravoirage, dalle pleine

5.7 Fourreaux Type de canalisations


Sous fourreau ou
Nue
préfourreauté
OUI si T° < 60 °C
Chauffage OUI
NON si T° > 60 °C
Climatisation ou
OUI NON
Tube rafraîchissement
Carrelage
Fourreau Eau froide sanitaire OUI OUI
Chape flottante
Eau chaude sanitaire OUI OUI*
Isolant acoustique
et/ou thermique * : sauf dans le cas de réseau maintenu en température à plus
de 60 °C

5.8 Traversée de parois (murs et planchers)

Figure 7 – Exemple de tube avec fourreau


5.8.1 Généralités
Sauf s’il s’agit d’un point fixe, les traversées de paroi par
5.7.1 Canalisations de chauffage les canalisations doivent se faire avec fourreaux, ou d’une
bande compressible telle que définie par la NF P 61-203
Les tubes seront mis en œuvre : ou par le DTU 65.14.
– soit sous fourreaux ; Les fourreaux sont arasés au nu du plafond et dépassent
le nu du plancher comportant son revêtement de sol d’au
– soit directement enrobés si la température de service moins 30 mm.
du fluide est inférieure à 60 °C.
Le rebouchage des réservations dans les parois après
mise en place des canalisations ou fourreaux ne doit pas
5.7.2 Canalisations d’eau chaude modifier la position de ces derniers ni les endommager.
et froide sanitaire
Les tubes seront mis en œuvre :
Il est rappelé que la réglementation incendie peut
– soit sous fourreaux ; être contraignante sur ce point.
– soit directement enrobés sauf en cas de réseau bouclé
maintenu à plus de 60 °C.
5.8.2 Prescriptions particulières aux traversées
5.7.3 Canalisations de conditionnement d’air de chape ou dalle flottante

Les tubes seront mis en œuvre : Dans la traversée, la canalisation est entourée d’un four-
reau ou d’une bande compressible telle que définie par la
– soit sous fourreaux ;
NF P 61-203 ou par le DTU 65.14.
– soit directement enrobés. Un exemple est donné en figure 8 ci-après.
Il faut prendre en compte les effets de la condensation.
1) Ces dispositions ont pour objet la désolidarisation de
la chape ou dalle flottante.
2) Il est nécessaire que les fourreaux ou canalisations
soient mis en place avant l’exécution de la chape flot-
tante.

e-Cahiers du CSTB -9- Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


Canalisation 5.9.2 Cloison en panneau composite : plaques
de parement assemblées sur un cadre
Fourreau
Carrelage ou sur une âme ou une cloison
Chappe flottante à plaques de parement sur ossature
Isolant acoustique

Le passage direct (sans fourreau) des canalisations entre


les plaques de parement est autorisé.
L’accès aux assemblages avec raccord mécanique
et/ou démontable, aux compensateurs, aux robinets et
accessoires sur ces canalisations non accessibles doit
Sans point fixe
être assuré (par exemple, trappes de visite, panneaux
amovibles).
Canalisation
Si la cloison ne pouvait pas supporter la température du
Carreau ou gainage souple fluide véhiculé dans les tubes, il conviendrait d’utiliser des
Carrelage
fourreaux. De même, les zones de contact des tubes avec
Chappe flottante les éléments d’ossature métallique doivent être protégées
Isolant acoustique pour éviter les usures par friction.

5.10 Pose en terre-plein


Les canalisations sont disposées sur un lit de pose avec
fourreau. Le fond est dressé ou corrigé à l’aide d’éléments
Avec point fixe fins et homogènes (terre épierrée, sable) damés de façon
que les canalisations reposent sur le sol sur toute leur
Figure 8 – Canalisation entourée d’un fourreau longueur. Le remblayage de la fouille doit être exécuté
ou d’une bande compressible dans la traversée en éléments fins et homogènes (terre épierrée, sable)
jusqu’à 0,20 m au-dessus de la tuyauterie.
Au-delà, le remblayage est effectué en tout-venant par
5.8.3 Traversée de planchers comportant un couches successives et damées.
revêtement d’étanchéité sous carrelages
en locaux-intérieurs 5.11 Pose en enterré
Il faut suivre les prescriptions du DTU 52.1 « Revêtements Les canalisations de chauffage, de conditionnement d’air
de sol scellés ». et d’eau chaude sanitaire doivent être mises en œuvre
selon les prescriptions du NF DTU 65.9. Les canalisations
5.9 Canalisations placées dans l’épaisseur à l’intérieur d’un caniveau doivent être accessibles.
d’une cloison Pour les canalisations d’eau froide, celles-ci doivent être
disposées sur le lit de pose avec ou sans fourreau. Le fond
de fouille est dressé ou corrigé à l’aide d’éléments fins et
5.9.1 Cas des cloisons en carreaux de plâtre homogènes (terre épierrée, sable) damés de façon que
ou en briques plâtrières les tuyauteries reposent sur le sol sur toute leur longueur.
Le remblayage de la fouille doit être exécuté en éléments
L’engravement est autorisé aux conditions suivantes (résu- fins et homogènes (terre épierrée, sable) jusqu’à
mées dans le tableau 6 ci-après). Si la cloison ne pouvait 0,20 m au-dessus de la tuyauterie. Au-delà, le remblayage
pas supporter la température du fluide véhiculé dans les est effectué en tout-venant par couches successives
tubes, il conviendrait d’utiliser des fourreaux. et damées. Pour des tuyauteries à très faible profondeur,
il est admis de remblayer différemment : béton, macadam,
etc.
Tableau 6 – Conditions d’engravement

Cloisons
En carreau de plâtre épaisseur minimale En brique plâtrière épaisseur
Prescription
du carreau (mm) minimale de la brique (mm)
70 100 50 70
Diamètre extérieur maximal du fourreau (mm) 21 21 24 24
Épaisseur minimale d’enrobage (mm) 15 15 15 15
Tracé oblique Interdit Interdit Interdit Interdit
Tracé horizontal maximal (m) 0,40 0,40 0,40 0,40
Tracé vertical maximal (m) 1,20 1,50 1,20 1,50
Entre-axe minimal de deux canalisations (en mm)
700
entre deux appareils
Entre-axe maximal de deux canalisations (en mm) 150 en 2 saignées ou
pour un même appareil 50 mm en une saignée
Épaisseur minimale en fond de saignée (mm) 15 15
Du même côté Du même côté Du même côté Du même côté
Saignées multiples dans un même panneau
de la cloison de la cloison de la cloison de la cloison

e-Cahiers du CSTB - 10 - Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


Le parcours du réseau peut être signalé par un dispo- 7.3 Essais d’étanchéité
sitif tel qu’une bande de grillage placé à environ 0,20 m
au-dessus de la génératrice supérieure des tubes. La partie du réseau essayée est remplie d’eau froide
Dans le cas de remblayage particulier (voir ci-avant), et purgée. Les robinets d’arrêt situés dans cette partie
le repérage peut être réalisé différemment. sont maintenus ouverts.
L’essai peut être effectué en une seule fois sur l’ensemble
du réseau, ou en plusieurs fois, sur des parties pouvant
être isolées.
6. Remplacement d’un tube La procédure d’essai varie en fonction du type de maté-
• Remplacement riaux des canalisations
Pour faciliter l’éventuel remplacement du tube sous four-
reau, on utilise le tube endommagé en place comme tire-fil Tableau 7 — Procédure d’essai en fonction du type
pour guider le tube de remplacement. Le glissement du de matériaux des canalisations
tube à l’intérieur du fourreau est amélioré par l’utilisation
d’un lubrifiant approprié. Type de matériau Mode opératoire

Durant les opérations, il est nécessaire d’éviter l’introduc- Multicouches Mode opératoire 1
tion de particules diverses ou corps étrangers dans le PE-X DN < = 63 : Mode opératoire 1
fourreau, ceux-ci pouvant blesser le tube de remplace- PB DN > = 63 : Mode opératoire 2
ment lors de son introduction.
Systèmes mixtes (métaux et DN < = 63 : Mode opératoire 1
plastiques) DN > = 63 : Mode opératoire 2

7. Essais La pression d’essai est définie aux paragraphes 7.1


et 7.2. Elle est appliquée et maintenue à l’aide d’une
Les résultats des essais seront consignés de manière
pompe d’épreuve ou de tout autre système équivalent.
écrite et devront être conservés avec les différentes
notices des produits présents sur l’installation.
a) Mode opératoire 1
7.1 Canalisations de chauffage,
Mettre le système à l’air libre.
de conditionnement d’air
et de rafraîchissement Remplir le système d’eau, en s’assurant que tout l’air a
été évacué, et boucher tous les évents et les robinets de
Les canalisations doivent subir un essai d’étanchéité. puisage.
Cet essai est effectué à l’eau de ville du réseau. La pres- Appliquer la pression d’essai telle que spécifiée en 7.1
sion d’essai est égale à 1.5 fois la pression maximale en ou 7.2, au moyen d’une pompe pendant 10 mn.
service tout en étant au moins égale à 6 bars. La pression d’essai doit rester constante pendant ces
10 mn (p = 0). S’il y a une perte de pression, le système
7.2 Canalisations d’eau chaude doit être maintenu à la pression d’essai jusqu’à l’identifica-
ou froide sanitaire tion des fuites évidentes du système.
Les canalisations doivent subir un essai d’étanchéité. La figure 9 reprend les dispositions ci-dessus.
La pression d’essai est de 10 bars ou de 1,5 fois la pres-
sion de service si le résultat du calcul donne une valeur
supérieure à 10 bars.
Fait l’objet de cet essai, l’ensemble des canalisations de
distribution d’eau chaude ou d’eau froide.
En sont exclus :
– les parties apparentes des canalisations à usage privatif ;
– les parties inaccessibles des canalisations à usage
privatif ne comportant aucun assemblage ou compor-
tant un ou plusieurs assemblages réalisés après mise
en œuvre de la dalle ou de la paroi et situés au voisi-
nage de la ou les sorties ;
– les appareils protégés par une soupape dont la pres- Figure 9 – Mode opératoire 1
sion de tarage est inférieure à la pression d’essai ;
– les parties de canalisations modifiées ou ajoutées à une b) Mode opératoire 2
installation existante, si leur longueur développée est
inférieure ou égale à 3 m. Mettre le système à l’air libre.
Les parties de canalisation exclues ci-avant font l’objet Remplir le système d’eau, en s’assurant que tout l’air a
d’un essai d’étanchéité à la pression de distribution été évacué, et boucher tous les évents et les robinets de
générale de l’eau au moment de l’essai, après réglage puisage.
des surpresseurs et réducteurs éventuels, l’installation Appliquer la pression d’essai telle que spécifiée en 7.1
étant alimentée par les branchements définitifs en eau et ou 7.2, au moyen d’une pompe. Maintenir cette pression
en énergie. pendant 30 mn.

e-Cahiers du CSTB - 11 - Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


Noter la pression après 30 mn supplémentaires. Si la Canalisations enrobées
baisse de pression est inférieure à 0.06 MPa (0.6 bar), Canalisations noyées dans les éléments de gros œuvre
il est possible de considérer que le système ne présente (directement ou avec un fourreau).
pas de fuite évidente.
Continuer l’essai sans changer la pression pendant
2 heures. Canalisations enterrées
Noter la pression après ces deux heures. Si la pression a Canalisations placées dans le sol (sol naturel, remblai ou
baissé de plus de 0,02 MPa (0,2 bar) au cours de cette terre-plein), directement ou en caniveau.
période, cela signifie que le système présente une fuite.
Maintenir la pression et identifier la fuite. Canalisations non accessibles
La figure 10 reprend les dispositions ci-dessus. Canalisations dont l’accessibilité ne peut être obtenue
que par démolition d’éléments inamovibles.
Exemple de canalisations apparentes non accessibles :
canalisations situées dans l’espace en creux d’un poteau
ou d’une poutre en U.
Exemple de canalisations dissimulées non accessibles :
canalisations situées en gaines ou faux-plafond non
démontables, dans l’espace entre mur et contre-cloison.
Une longueur de canalisation inaccessible sur moins de
1 m est considérée comme une traversée de paroi.
Figure 10 – Mode opératoire 2
Chape ou dalle flottante
Ouvrage horizontal, complètement désolidarisé de
8. Annexes l’ouvrage sur lequel il repose et des parois verticales qui
le délimitent, par interposition d’une couche de désolida-
8.1 Définitions risation, de glissement ou d’isolation.
On distingue :
Accessoires
– chape flottante : ouvrage réalisé en mortier de ciment
Pièces complémentaires aux tuyauteries, à fonction avec ou sans armature ou de sulfate de calcium ;;
hydraulique (exemples : robinetterie en ligne, vannes,
clapets, appareils de protection contre les retours d’eau, – dalle flottante : ouvrage réalisé en béton armé ou non.
compensateurs, collecteurs, patères) ou mécanique.
Classes de température des tubes et raccords
Canalisations • Classe 2 : alimentation en eau chaude sanitaire et en
Ensemble constitué des tubes, raccords et de leurs eau froide sanitaire.
accessoires, de leur protection, calorifugeage et gainage • Classe 4 : radiateurs basse température, chauffage par
éventuels. le sol.
• Classe 5 : radiateurs haute température.
Canalisations accessibles
• Classe « Eau glacée ».
Canalisations qui peuvent être directement remplacées
ou réparées sans démolition d’obstacles ou d’habillages, Le marquage ou étiquetage des tubes et raccords
ou sans dépose d’autres canalisations. comporte l’indication des classes d’utilisations possibles.
La classe « eau glacée » n’est mentionnée que dans l’Avis
Canalisations apparentes Technique du système.
Canalisations non dissimulées.
Forme
Canalisations dissimulées Ouvrages de mise à niveau dont l’épaisseur peut être
variable d’un point à un autre et, permettant éventuelle-
Canalisations non visibles en raison de la présence d’un ment, d’y incorporer des canalisations. Ils sont destinés à
écran tel qu’habillage, faux-plafond, obstacle. Cet écran recevoir par exemple une chape, un carrelage scellé, un
peut être démontable ou non. revêtement d’étanchéité.

Canalisations encastrées
Fourreau
Canalisations mises en place (directement ou avec un
fourreau) dans un emplacement réservé dans le gros Enveloppe généralement cylindrique incorporée à un
œuvre, puis enrobées avec un matériau compatible. ouvrage de gros œuvre et réservant dans ce dernier un
vide dans lequel est (sont) placé(s) le (ou les) tube(s).

Canalisations engravées
Joint de construction
Canalisations mises en place (directement ou avec un
fourreau) dans une saignée réalisée après coup dans le Joint de gros œuvre où toute l’épaisseur de la dalle y
gros œuvre, puis enrobées avec un matériau compatible. compris l’armature est interrompue.

e-Cahiers du CSTB - 12 - Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


Joint de fractionnement 8.2 Liste des textes normatifs
Joint où, seule, une partie de l’épaisseur de la dalle est
interrompue.
NF DTU 45.2 – Mai 2006 - Travaux d’isolation - Isolation
thermique des circuits, appareils et accessoires de - 80 °C
Joint de dilatation des dalles désolidarisées à + 650 °C.
Les joints de dilatation servent à compenser les variations
dimensionnelles des dalles (dues essentiellement aux
DTU 60.11 – Règles de calcul des installations de plom-
variations de températures). Ils traversent toute l’épais-
berie sanitaire et des installations d’évacuation des eaux
seur de la dalle.
pluviales – Indice de classement : P40-202.

Assemblage indémontable
Un assemblage est considéré comme indémontable s’il DTU 60.31 – Travaux de bâtiment – Canalisations en
n’est possible de dissocier le tube du raccord que par chlorure de polyvinyle non plastifié : eau froide avec
coupure du tube. pression – Indice de classement : P41-211.

Assemblage démontable DTU 65.10 – Travaux de bâtiment – Canalisations d’eau


Tous les assemblages autres que ceux définis comme chaude ou froide sous pression et canalisations d’évacua-
indémontables. tion des eaux usées et des eaux pluviales à l’intérieur des
bâtiments - Règles générales de mise en œuvre – Indice
de classement : P52-305.
Raccord
Type de raccords existants
DTU 65.9 – Travaux de bâtiment – Installations de trans-
a) Raccord à compression : raccord par serrage manuel port de chaleur ou de froid et d’eau chaude sanitaire entre
avec mise en compression réversible d’un joint ou productions de chaleur ou de froid et bâtiments – Indice
d’une bague ; l’assemblage est dans ce cas démon- de classement : P52-304.
table.
b) Raccord à sertir
DTU 65.14 - Travaux de bâtiment – Exécution de plan-
• À sertissage radial
chers chauffants à eau chaude – Travaux de bâtiment –
Raccord destiné à être serti sur un tube. Le tube plastique Exécution de planchers chauffants à eau chaude – Indice
est alors comprimé de manière irréversible entre un insert de classement : P52-307.
cannelé et une bague (ou «douille»). Cette compression
est obtenue par la déformation mécanique de la bague à
l’aide d’une pince à sertir équipée de mâchoires adaptées DTU 60.1 - Travaux de bâtiment – Plomberie sanitaire pour
à la forme du raccord et à son diamètre. L’assemblage est bâtiments à usage d’habitation – Indice de classement :
dans ce cas indémontable. P40-201.
• À sertissage axial (ou à glissement)
Raccord destiné à être serti sur un tube. Le tube plastique DTU 14.1 – Travaux de bâtiment – Travaux de cuvelage –
est alors comprimé de manière irréversible entre un insert Indice de classement : P11-221.
cannelé et une bague (ou «douille»). Cette compression
est obtenue par glissement en force de la bague à l’aide
d’une pince équipée de mors adaptés à la forme du DTU 52.1 – Travaux de bâtiment – Revêtements de sol
raccord et à son diamètre. L’assemblage est dans ce cas scellés – Indice de classement : P61-202.
indémontable.
c) Raccord instantané (à emboitement)
NF EN 806-1 Juin 2001 – Spécifications techniques rela-
Raccord à emboitement manuel (sans outil) avec mise en tives aux installations pour l’eau destinée à la consomma-
compression d’un ou plusieurs joint(s). Les assemblages tion humaine à l’intérieur des bâtiments – Partie 1 : géné-
peuvent être démontables ou indémontables, cette notion ralités – Indice de classement : P41-020-1.
est précisée dans l’ATEC correspondant.
d) Raccord soudé (polyfusé ou électro-soudé)
NF EN 806-2 Novembre 2005 – Spécifications techniques
Raccord mis en œuvre par fusion de la matière entre le relatives aux installations d’eau destinée à la consom-
tube et le raccord. Il s’agit d’un raccord indémontable. mation humaine à l’intérieur des bâtiments – Partie 2 :
conception – Indice de classement : P41-020-2.
Ravoirage
Ouvrage réalisé sur un support permettant d’atteindre la NF EN 806-3 Juin 2006 - Spécifications techniques rela-
cote de niveau souhaitée et, éventuellement, d’y incor- tives aux installations d’eau destinée à la consommation
porer des canalisations. humaine à l’intérieur des bâtiments - Partie 3 : Dimen-
sionnement - Méthode simplifiéeIndice de classement :
Tube préfourreauté P41-020-3.
Ensemble tube plus fourreau. Le tube est introduit dans
un fourreau avant pose de l’ensemble. Cette mise sous
fourreau peut être effectuée en usine, en atelier ou
sur site.

e-Cahiers du CSTB - 13 - Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


NF EN 806-4 Juin 2010 - Spécifications techniques rela- 8.3.3 Installation de tubes permettant
tives aux installations d’eau destinée à la consommation les variations de longueur au moyen
humaine à l’intérieur des bâtiments - Partie 4 : installation
Indice de classement : P41-020-4. d’un bras flexible
Il convient que le bras flexible soit suffisamment long pour
8.3 Prise en compte de la dilatation éviter toute détérioration.
Il convient que les colliers permettent de conserver
un espace libre par rapport au mur, après variation de
8.3.1 Généralités
longueur. Cela s’applique aussi au cas où les tubes sont
Les tubes en matériaux de synthèse sont sujets à la dilata- maintenus sur toute leur longueur.
tion thermique, à laquelle il faut prêter attention pour éviter Des installations type sont présentées aux Figures B.2 et
tout endommagement. Il y a plusieurs manières d’aborder B.3.
ce problème.
La dilatation ou la contraction d’un tube thermoplastique
peut être calculée par l’équation suivante :
 L = T ×  × L (B.1)

L est la variation de longueur, en mm, due à la tempé-
rature ;
T est la différence de température, en K ; Légende
L est la longueur du tube, en m ; ΔL Variation de longueur
L Longueur du tronçon de tube
 est le coefficient de dilatation thermique, en mm/(m.K). LB Longueur du bras flexible

Figure B.2 - Compensation des variations de longueur ΔL


Tableau 6 — Valeurs de référence de la dilatation thermique par bras flexible

Matériau

mm/(m· K)
PE-X 0,15
PB 0,13
Multicouches avec une couche métallique 0,02

8.3.2 Positionnement des points d’ancrage


Légende
(aussi appelé points fixes) ΔL Variation de longueur
L Longueur du tronçon de tube
Le positionnement des points d’ancrage peut être utilisé LB Longueur du bras flexible
pour donner la direction et pour limiter l’importance de Figure B.3 - Compensation des variations de longueur ΔL'
la dilatation thermique. Des exemples sont donnés aux par bras flexible
Figures B.1 à B.3.
Ceci s’applique également aux conduites de distribution
dans une cave. La longueur du bras flexible, LB peut être calculée à l’aide
de l’équation suivante :
LB = C × de × L (B.2)

LB est la longueur du bras flexible, en mm ;
C est la constante du matériau ;
de est le diamètre extérieur, en mm ;
L est la variation de longueur due à la température
(déterminée en B.1), en mm.

Tableau 7 — Valeurs de C

Matériau C
Figure B.1 - Positionnement des points d'ancrage
(installation avec dérivations) PE-X 12
PB 10
Multicouches * 30
* Pour certaines constructions de tubes multicouches, différentes
valeurs de C doivent être utilisées. Le fabricant du système de
canalisation multicouches doit spécifier quelle valeur de C doit être
utilisée.

e-Cahiers du CSTB - 14 - Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


8.3.4 Installation de tubes permettant Tableau B.3 — Distance L1 (valeurs approximatives)
les variations de longueur au moyen
L1
d’une lyre de dilatation Diamètre extérieur du tube mm
mm
Une installation type est présentée à la Figure B.4. Eau froide Eau chaude
≤ 20 1 500 1 000
> 20 et ≤ 40 1 500 1 200
> 40 et ≤ 75 1 500 1 500
> 75 et ≤ 110 2 000 2 000

Tableau B.4 — Distance L2 (valeurs approximatives)

L2
Diamètre extérieur du tube mm
mm
Eau froide Eau chaude
≤ 20 500 200
> 20 et ≤ 25 500 300
Légende
Voir les explications de la formule (B.3) > 25 et ≤ 32 750 400
Figure B.4 - Compensation des variations de longueur > 32 et ≤ 40 750 600
par une lyre de dilatation
> 40 et ≤ 75 750 750
La longueur du bras flexible, LB peut être calculée à l’aide
de l’équation suivante : > 75 et ≤ 110 1 000 1 000

LB = C x 2 x %L
= 2 x l1 + l2

de x (B.3)
2 8.3.6 Installation de tubes permettant
les variations de longueur avec colliers

coulissants
LB est la longueur du bras flexible, en mm ;
C est la constante du matériau ; Les distances maximales entre colliers coulissants sont
de est le diamètre extérieur, en mm ; données dans le Tableau B.5.
L est la variation de longueur, en mm, due à la tempé-
rature ; Tableau B.5 — Distance L1 (valeurs approximatives)
l1 est la longueur de la lyre, en mm ;
L2
l2 est la largeur de la lyre, en mm. Diamètre extérieur du tube mm
Il est préférable de concevoir la lyre de sorte que mm
Eau froide Eau chaude
l2 = 0,5 l1.
≤ 16 750 400

La lyre de dilatation est calculée de la même manière > 16 ≤ 20 800 500


qu’en B.3. Dans ce cas, le bras flexible est : > 20 ≤ 25 850 600

LB = l1 + l1 + l2 > 25 ≤ 32 1 000 650


> 32 ≤ 40 1 100 800
8.3.5 Installation de tubes avec support > 40 ≤ 50 1 250 1 000
continu et colliers coulissants > 50 ≤ 63 1 400 1 200
permettant les variations de longueur > 63 ≤ 75 1 500 1 300
> 75 ≤ 90 1 650 1 450
> 90 ≤ 110 1 900 1 600

L2 L2
1
L1

Légende
1 Support continu
L1 Distance entre deux colliers coulissants ou entre un collier
coulissant et un point d'ancrage
L2 Distance entre deux attaches
Les distances maximales entre les colliers coulissants
et les attaches sont données dans les Tableaux B3 et B4

Figure B.5 - Support continu avec colliers coulissants


permettant les variations de longueur

e-Cahiers du CSTB - 15 - Cahier 2808_V2 - Novembre 2011


SIÈGE SOCIAL
84, AV E N U E J E A N JAU R È S | C H A M P S - S U R - M A R N E | 7 74 4 7 MA RN E - L A-VA L L É E CE DE X 2
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