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Le routage

1
Généralités
 Router un paquet d’une source vers une
destination.
 Critères :
 L’exactitude “correctness”.
 ✳❉❍❐●❉❃❉▼➩ simplicity”.
 La robustesse “robustness” : même en présence de
pannes.
 La stabilité “stability” : converge.
 L’équité “fairness” : avec possibilité d’avoir des
priorités.
 L’optimalité “optimality” : minimiser les coûts.
 QoS : routes choisies en fonction des applications.

2
Généralités
 Au niveau de la couche réseau.
 Le routage statique : non adaptatif
 Algorithme du plus court chemin.
 Algorithme fondé sur le flux.
 Routage par inondation «flooding».
 Le routage dynamique :
 Routage à vecteur de distance «distance
vector».
 Routage à état de lien «link state».

3
Généralités
 Routage hiérarchique
 Afin de simplifier le calcul des routes, de
réduire la taille des tables de routage et le
trafic généré pour le calcul de ces tables.
 ISO
 Une aire : groupe de réseaux contigus sous
une même administration.
 Un domaine : ensemble d’aires connectés

entre eux.

4
Généralités
 Routage

 Intra aire (niveau 1) : ES-IS (ISO 9542), IS-IS (ISO


10589)
 Inter aires (niveau 2) : IS-IS.
IS-IS « Intermediate System to Intermediate
System : intra-domain routing information
exchange protocol for use in conjunction with
CNLP ».
 Inter domaines : IDRP « Interdomain Routing
Protocol » (ISO 10747), entre Is appartenant à
différents domaines.

5
Généralités
 Internet
 Système autonome (AS) : domaine administratif
(entreprise, AS de transit)
 Routage (développé dans la suite) :

 IGP « Interior Gateway Protocol » : différent d’un AS à


un autre, RIP (RFC 1058), OSPF (RFC 1131) …
 EGP « Exterior Gateway Protocol » : dépend de décision
stratégique, politique ou économique , EGP, BGP (RFC
1105).
 NB. Le protocole ARP « Address Resolution Prot. » RFC
826 pourrait être.

6
Généralités

 Comparaison ISO/internet
 ISO : intradomain routing protocol
 Internet : interior gateway protocol -- IGP
 ISO : interdomain routing protocol -- IDRP
 Internet : exterior gateway protocol – EGP
ou BGP.

7
Généralités

8
Généralités

9
Généralités
 Routage de session pour les réseaux
de type circuit virtuel.
 Routage pour la diffusion
«broadcast».
 Routage multidestinataire
«multicast».
 Routage pour les ordinateurs
mobiles.

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Routage ES-IS

11
Routage ES-IS
 ES : End System; IS :
Intermediate System.
 Routage ES-IS : Permet aux ES et IS de
découvrir les uns les autres : processus
de configuration.
 Il est ainsi possible de maintenir des
tables pour la traduction (adjacence)
d’une adresse réseau en une adresse
sous-réseau (SNPA, NSAP).

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Routage ES-IS
 A cet effet est utilisé le protocole « hello »
 ES hello (ESH) : envoyé par chaque ES à tous les IS
du sous-réseau afin d’annoncer périodiquement sa
présence ; véhicule la correspondance (SNPA,
NSAP) du ES.
 IS hello (ISH) : envoyé par chaque IS à tous les ES
du sous-réseau afin d’annoncer périodiquement sa
présence ; véhicule la correspondance (SNPA,
NSAP) du IS.
 Sur un LAN sont utilisées des adresses multicast
une pour les ES et une autre pour les IS.
 Sur des réseaux WAN où la diffusion est coûteuse,
les informations de configuration ne sont pas
transmises.

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Routage ES-IS
 Implémentation sur ES
 Maintient de deux caches
 Cache des routeurs <NSAP, SNPA> (voir ISH)
 Cache des destinations <NSAP, SNPA ou NSAP d’un

routeur proposé par un message de redirection>


 Transmission à une destination D
 Si D est dans le cache des destination : …
 Si le cache des routeurs n’est pas vide (choisir au

hasard) : …

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Routage ES-IS
 Si pas de routeurs sur le sous-réseau
 transmission sur groupe multicast pour ES.
 Un ES ayant reçu le paquet avec adresse réseau
correspondante à D, transmet un ESH vers adresse
SNPA (source)
 L’ES source ajoute la destination D au cache

 Quand un ES veut envoyer un paquet, il le


passe à un IS appartenant à son sous réseau,
ce dernier le redirige suivant la meilleure
route.

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Routage ES-IS
 Si la destination est sur le même sous-réseau
que la source, L’IS envoie un message de
redirection vers la source pour signaler que la
destination est accessible directement.

 D’une façon générale, un tel message peut


être envoyé à la source pour annoncer une
meilleure route (il existe des messages ICMP
équivalents dans le cas des réseaux IP).

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Routage ES-IS

 Chaque type de message contient un time-out


(« holding time »).
 La fréquence de retransmission des ESH et ISH
dépend du « holding time ».

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Le protocole ARP
 Le protocole ARP : (Address Resolution
Protocol)
 Protocole de résolution d’adresse.
 Permet de retrouver une adresse MAC à
partir d'une adresse IP.
 Si une station émet sur un autre réseau
que le sien, elle envoie le datagramme
vers le routeur (gateway).

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Le protocole ARP
 Si une station émet sur son réseau, elle doit
trouver l’adresse physique (MAC) pour acheminer
le datagramme
 ARP consiste à envoyer en diffusion (niveau MAC et IP)
sur le réseau un datagramme d’interrogation à toutes les
autres stations (Qui a cette adresse IP ?)
 La station qui se reconnaît renvoie un datagramme
d’identification avec son adresse MAC.
 Le datagramme à envoyer est alors encapsulé dans la
trame avec les bonnes adresses MAC (destination et
source).

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Le protocole ARP
 Pour éviter de recommencer à chaque trame,
les stations mémorisent dans un «cache MAC»
l’information.
 Les entrées dans le cache sont généralement
temporisées et rafraîchies.
 Une entrée de cette table (cache) est éliminée
au bout d’un certain délai si aucun trafic n’est
observé à partir de la station correspondante;

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Le protocole ARP
 Plutôt que de faire la résolution quand on a besoin
d’envoyer une trame, chaque station peut envoyer
une « trame de présentation » au démarrage qui
permet à toutes les autres stations de mettre la
relation IP/MAC dans leur propre cache (refaire en cas
de changement de carte !).
 Proxy ARP : le routeur peut prendre à son compte la
demande d’identification (la station source mettra
l’adresse physique du routeur en face de l’adresse IP
destination). Chaque routeur « représente » un
ensemble de machines physiquement liées à un autre
LAN.
 Beaucoup de variantes ARP existent.

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Le protocole RARP
 Le protocole RARP : (Reverse Address
Resolution Protocol)
 Permet de déduire l’adresse IP à partir de
l’adresse MAC.
 Ce protocole est utile pour les stations sans
disque qui, au moment de l’amorçage, ne
connaissent pas leurs adresses IP.
 À cet effet une requête RARP est diffusée et est
traitée par un serveur bien déterminé.

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Comparaison ES-IS et ARP
 ARP : les hôtes sont obligés de recevoir et de répondre
aux requêtes ARP (perte de temps CPU)
 Choix de la valeur de temporisation (time-out) d’une
entrée dans le cache !
 ES-IS : dans le cas d’un LAN sans routeur il est
préférable insérer un pseudo routeur
 ARP : pour le routage hors du réseau/sous-réseau
auquel on est connecté il faut recourir à d’autres
mécanismes (route par défaut, routage statique, RIP
…)
 ES-IS : permet de déterminer les IS pour aller à
d’autres sous-réseaux.

23
Routage à vecteur
de distance

24
Routage à vecteur de
distance
 Deux routeurs sont adjacents s’il existe
une liaison directe entre eux.
 Basé sur l’échange d’informations entre
les routeurs adjacents.
 Chaque routeur maintient sa propre table
de routage.
 Un vecteur indiquant le meilleur coût vers
chaque destination et la ligne de sortie
correspondante.

25
Routage à vecteur de
distance
 Le coût utilisé (métrique) peut être :
 Le nombre de sauts,
 Le délai d’acheminement (en ms),
 Le nombre total de paquets en file d’attente, …

 Initialement, chaque routeur ne connaît que le coût


de ses propres liaisons.
 Les routeurs diffusent vers les nœuds adjacents
leur table de routage rudimentaire.
 Voisins accessibles+coût de la liaison.
26
Routage à vecteur de
distance
 Quand un routeur reçoit une nouvelle table il
effectue l’algorithme de Bellman-Ford (1957),
pour chaque entrée reçue :
 Si l’entrée n’est pas dans la table, il la rajoute.
 Si le coût de la route proposée par la table + le coût de
la route pour venir est plus petit que celui de la route
stockée, la table de routage est modifiée.
 Sinon, Pas de changement.
 Les échanges continue jusqu’à ce que l’algorithme
converge.

27
Routage à vecteur de
distance
 La modification d’une entrée dans la table
d’un routeur engendre l’émission de la
nouvelle table vers tous les routeurs
adjacents.
 La table de routage doit être périodiquement
diffusée à tous les voisins.
 À la réception de ces informations, chaque routeur
met à jour sa table de routage.
 À chaque changement, les informations de routage
correspondantes sont annoncées aux voisins.

28
Routage à vecteur de
distance

29
Routage à vecteur de
distance

30
Routage à vecteur de
distance
 Problème de la valeur à l’infinie :

A B C D E
Tous les
routeurs
sont 1 2 3 4 Initialement
initialement
A ou la liaison entre A et B tombe en panne
actifs
3 2 3 4 Après un échange

3 4 3 4 Après 2 échanges

5 4 5 4 Après 3 échanges

5 6 5 6 Après 4 échanges

7 6 7 6 Après 5 échanges

7 8 7 8 Après 6 échanges

┆ ┆

31
Routage à vecteur de
distance
 Une première solution consiste à
diminuer la valeur de l’infinie.
 Réduire le temps de convergence !!!

 Exemple dans RIP, la valeur 16


indique que la station n’est pas
accessible.

32
Routage à vecteur de
distance
 Split
horizon (horizon coupé, clivage
d’horizon) :
 Une solution complémentaire pour
réduire le temps de convergence.
 Interdire au routeur d’envoyer une
route, quand cette route passe par la
destination.
 Cette solution ne résout pas tous les
problèmes de convergence.

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Routage à vecteur de
distance
 Problème avec le « split  A et C n’envoient pas
horizon » pour B des routes vers
D (split horizon).
A
 C voit que
 A offre un coût 2 pour
atteindre D.
B D
 B offre un coût infini
pour atteindre D.
 C modifie sa table de
C routage. Et envoie vers
B.
 D devient inaccessible, B le  B croit que C peut
détecte et met le coût vers atteindre D avec un
D à l’infini. coût de 3.
34
Routage à vecteur de
distance
 Solution « retenue du chemin » :
 Interdire à un routeur de prendre en compte les
modifications sur une route jugée inaccessible.
 Utilisation de temporisateurs.
 Une fois la période transitoire passée, si l’un des
routeurs de la boucle permettait de joindre
effectivement cette destination, alors insérer
cette entrée dans la table de routage.
 Boucle de taille importante, cette solution peut
être inefficace !!!

35
Routage à vecteur de
distance
 Solution « poison reverse », les routes
empoisonnées.
 Le principe de cette technique indique que le
routeur ne doit pas prendre en considération des
annonces où le nombre de routeurs pour atteindre
une destination a augmenté de manière trop
importante!!
 Les mises à jour de routage poison reverse
appliquent une métrique «infinie» aux routes
transmises par l'interface d'émission.

36
Routage à vecteur de
distance
 « Triggered update »
 Dés qu’un routeur détecte un changement sur
le réseau, il envoie immédiatement une mise à
jour aux routeurs voisins.
 Ces voisins doivent notifier immédiatement leurs
voisins adjacents de ce changement.
 Une panne est immédiatement diffusée sans
attendre le prochain cycle de diffusion des
tables.

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Routage à vecteur de
distance
 Avantage :
 Simple à mettre en œuvre.
 Inconvénients :
 Performance limitée.
 Résistance limitée au facteur d’échelle.
 La non prise en compte de la capacité des
liens.
 Temps de convergence.

38
Routage à vecteur de
distance
 Temps de convergence
 Accélération : clivage d’horizon «split horizon»,
 m-à-j en mode retour «poison reverse update»,

 Temporisateur de maintien d’état de la route coupée

«hold-on timer» ...).

 Exemples :
 RIP,
 IGRP / EIGRP (cisco).

39
R.I.P et ses évolutions
 RIP «Routing Information Protocol», RFC
1058
 Routage IGP «Interior Gateway Protocol»
interne à un système autonome (AS)
 RIP utilise le protocole UDP pour
transporter les données :
 Le port 520 est réservé au protocole.
 Les Messages sont échangés toutes les 30s.

40
R.I.P et ses évolutions
 D’autres temporisateurs sont utilisés :
 D’indisponibilité «Timeout*/invalid
timer**» :
 Si le message d’un voisin n’est pas reçu au bout
de 180s, le routeur annonce l’indisponibilité du
voisin aux autres.
 À Chaque réception d'un vecteur de distance

déjà présent dans la table, le compteur est


réinitialisé. Mais si jamais ce compteur atteint
zéro, la route est considérée comme invalide.

41
R.I.P et ses évolutions
 D’éffacement «garbage collection*/ flush
timer**» :
 Si rien ne vient infirmer l’indisponibilité au bout de
120s*/270s**, l’entrée est supprimée de la table de
routage.
 Une entrée invalide est conservée pendant la durée

d'un temporisateur de «maintien» (garbage collect)


puis est supprimée.

 * RFC 2453 / ** Cisco.

42
R.I.P et ses évolutions
 A servi de base pour AppleTalk, IPX, …
 RIP v 2, RFC 1387 et RFC 1388 :
 Permet le routage des sous-réseaux (véhicule le
netmask).
 Identifie les routes externes utilisées par un EGP.
 Interopère "raisonnablement" avec RIP v 1.
 Diffusion multicast (224.0.0.9) plutôt que broadcast.
 Authentification :
 Empêcher un équipement de participer par erreur au
processus de routage.

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Format d’un message RIP
Command : 1 o

version : 1 o

AFI : 1 o = 2 pour IP

address: 14 o 25 x

Metric : 4 o

 Version : indique la version du RIP utilisée


 1 ou 2

44
Format d’un message RIP
 Command :
 Requête :
 Demande d’information sur toute ou une partie de la
table de routage.
 Concernant une destination ou toutes les
destinations.
 Initialisation de routeurs, lorsqu’une information
devient âgée concernant une ou plusieurs
destinations.

45
Format d’un message RIP
 Command
 Réponse :
 Un message contenant des tables de routage,
 L’émission de cette trame peut être due à :

 La réponse à un message requête.


 L’envoi périodique des tables de routage (toutes les
30s),
 L’envoi des tables de routage suite à une
reconfiguration du réseau.
 Adresse 0.0.0.0 : route par défaut.

46
Routage à état de
lien

47
Routage à état de lien
 Chaque routeur :
 surveille activement l'état de tous ses liens
 Détermine ses voisins (HELLO)
 Mesure les coûts vers chacun de ses voisins

(ECHO).
 La prise en compte de la charge des liens risque

de créer des oscillations.


 Les coûts peuvent aussi être assignés
statiquement.

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Routage à état de lien
 Construit un message traduisant l’état des
liens (LSA : «Link State Advertisements»)
 Adresse du routeur source.
 Numéro de séquence et durée de vie (âge).

 Liste des voisins et les coûts d’acheminement


associés.
 Diffuse ce message LSA à tous les autres
routeurs via ses voisins.
 Construit une carte topologique et calcule les
plus courts chemins (algorithme de Dijkstra).

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Routage à état de lien
 Calcul des routes :
 PATH : (ID, coût, direction) liste des nœuds avec chemin
définitif.
 TENT : liste des nœuds avec chemins.
 Algorithme :
 Placer (my ID, 0, 0) dans PATH.
 Prendre N derniers nœuds placés dans PATH :
 Développer les voisins de N (voir base des LSP).
 Ajouter les voisins de N à TENT (si pas dans PATH) ou mettre à
jour leurs coûts si déjà dans TENT.
 Prendre le nœud avec le moindre coût de TENT et l’ajouter
à PATH.

50
Routage à état de lien
 Une liaison LAN est assimilée à un
nœud dans le graphe représentant la
carte du réseau
 Avantages :
 Chaque routeur calcule indépendamment
la carte du réseau, ainsi l’algorithme
converge plus rapidement que le routage à
vecteur de distance.

51
Routage à état de lien
 Inconvénients :
 Nécessite un espace mémoire plus important
pour le stockage de la carte du réseau,
 Les calculs sont assez complexes.

 Exemple :
 OSPF (Internet),
 IS-IS (DECnet, CLNP, Internet, Netware).

52
OSPF
 OSPF : Open Shortest Path First.
 RFC 1247, 1583.
 Routage IGP «Interior Gateway
Protocol» interne à un système
autonome (AS).
 Le routage est hiérarchisé : un système
autonome (AS) est découpé en zones
ou aires «area».

53
OSPF
 Une zone est un ensemble de réseaux
contigus.
 Chaque zone se comporte comme un réseau
indépendant,
 Elle ne connaît que l'état des liaisons internes à la
zone.
 La zone 0 est l’épine dorsale d’un système
autonome.
 Deux niveaux de routage :
 Intra-zone et inter-zone.

54
OSPF
AS Y AREA 0

AREA 4
AREA 1 AREA 2 AREA 3

AS X

routeur inter-zones «Area Border Router» .


routeur intra-zone fédérateur «Backbone Router».
routeur intra-zone interne «Internal Router».
routeur inter-systèmes autonomes «Autonomous System
Boundary Router».
55
OSPF
 Routeur désigné « Designated Router »
 Plusieurs routeurs peuvent être connectés à un
réseau multi-accès (ex. LAN),
 L’un d’entre eux est retenu pour servir
d’intermédiaire pour l’échange des LSA entre
les routeurs du LAN et les autres routeurs dans
la zone.
Réduire les surcoûts dus aux échanges
de LSA : passage de n*(n-1)/2 à (n-1)/2.

56
OSPF
 En plus un routeur de secours « Backup
Designated Router ».
 Adresse multicast DR et BDR (224.0.0.6) les
autres (224.0.0.5).
 224.0.0.5 utilisé par le routeur désigné (DR) pour
envoyer les informations d’état de liens à tous
les autres routeurs sur le segment.
 224.0.0.6 utilisé par tous les routeurs pour

envoyer les informations d'état de liens vers les


routeurs désignés (DR et BDR).

57
OSPF
 A l’intérieur d’une zone :
 Chaque routeur dispose d’une base de
données topologique (informations d’état
des liens)
 Un routeur au moins connecté à l’épine
dorsale;
 Si un routeur est connecté à deux zones, il
doit exécuter l’algorithme du plus court
chemin pour les deux zones séparément.

58
OSPF
 Trois types de chemins :

 Chemin intra-zone.
 Chemin inter-zone, il nécessite 3 étapes :
 Aller de la source vers l’épine dorsale (dans la zone source).
 Transiter à travers l’épine dorsale jusqu’à la zone de
destination.
 Transiter dans la zone destination jusqu’à la destination.

 Chemin inter-systèmes autonomes :


 Nécessite un protocole particulier (BGP).

59
OSPF
 Bases de données maintenues sur un
routeur :

 « Adjacencies Database » => les voisins;


 « Topology Database » => toutes les routes;
 « Forwarding Database » => les meilleures
routes;

60
OSPF
 Relations avec les voisins
 Découverte des routeurs voisins (adjacents), du DR et du
BDR
 Message de type Hello envoyé par un routeur à ses
voisins donnant une vision sur le voisinage du routeur :
 Identité (adresse IP la plus élevée parmi les adresses
de ses interfaces),
 priorité,
 Période du hello (par défaut sur les LAN 10s),
 Temporisation de panne « dead interval » (par défaut
5*périodicité du hello),
 DR, BDR,
 Identités des voisins qui ont envoyé des paquets hello
pendant l’intervalle « dead int »,
 Identité de la zone …

61
OSPF
 Ces informations servent à l’élection du DR
et BDR en fonction de l’identité et un champ
priorité :
 Plus haute priorité,
 S’ils sont égales, identité plus élevée.
 L’insertion d’un nouveau routeur de plus
haute priorité ne déclenche pas une nouvelle
réélection.

62
OSPF
 Initialisation d’un lien :
 Établissement d’une relation de type
« Maître/esclave » (le maître a l’identité la plus
élevée);
 Le maître envoi un message DBD (« Database
Description ») qui représente un résumé de l’état
des liens, sous forme d’un ou plusieurs paquets,
chaque paquet possède un num. de série;
 L’esclave acquitte les paquets DBD (« Link State
Acknowledgment ») et envoi un message DBD;
 Le maître acquitte les paquets DBD;
 Une fois les DBD échangés, si un routeur constate
que certaines entrées sont moins récentes, il envoie
une requête LSR « Link State Request » à laquelle
répond le routeur adjacent (ayant l’info. La plus
récente) par un message LSU « Link State
Update »;
63
OSPF

 Maintient de l’information de routage


 Envoie un LSA (« Link state Announcement ») quand
l'état d'une ligne change ou toutes les 30 minutes;

64
OSPF
Est-ce Même
LSU Oui Oui Réinitialisé le
que l’entrée LSA num. de séq. ? temporisateur
(LSA) existe ?

Demander des compléments Oui


d’info. (LSR, LSU)
Plus récent ?
M-à-j la BDD topo.

Inonder LSU
Envoyer un LSU avec info.
M-à-j la table de routage Récente à la source

65
OSPF
 Il existe 5 types de messages LSA /

 Type 1 « router link » : information concernant


l’état des liens envoyée par tout routeur
interne,
 Inondée dans la zone;
 Type 2 « network link » : description de la liste
des routeurs sur LAN envoyée par le DR,
inondée dans la zone;

66
OSPF
 Type 3 «  Summary link » : description des
destinations en dehors de la zone (mais dans
le même AS) envoyée par tout routeur ABR
(inter-zone), vers tous les routeurs de la zone.
 Type 4 « AS border router link »: description
des routeurs ASBR envoyée par les ABR, vers
tous les ABRs et ensuite inondée dans les
zones respectives (à ces ABR).
 Type 5 « AS external link » : description des
destinations en dehors du AS envoyée par les
ASBR, inondée dans le AS.

67
OSPF
 Autres propriétés
 Variété de métriques (délai, distance physique, débit ...),
mais pas utilisé.
 Supporte le routage par type de service.
 Réalise l’équilibrage de la charge (jusqu’à 6 routes de
même coût).
 Sait router les sous-réseaux.
 Inclut un système d'authentification des messages
échangés : chaque paquet contient un mot de passe;
chaque lien est configuré par un mot de passe.

68
OSPF
 Liaison point à point :

69
+
| 3+---+ N12 N14
N1|--|RT1|\ 1 \ N13 /
| +---+ \ 8\ |8/8
+ \ ____ \|/
/ \ 1+---+8 8+---+6
* N3 *---|RT4|------|RT5|--------+
\____/ +---+ +---+ |
+ / | |7 |
| 3+---+ / | | |
N2|--|RT2|/1 |1 |6 |
| +---+ +---+8 6+---+ |
+ |RT3|--------------|RT6| |
+---+ +---+ |
|2 Ia|7 |
| | |
+---------+ | |
N4 | |
| |
| |
N11 | |
+---------+ | |
| | | N12
|3 | |6 2/
+---+ | +---+/
|RT9| | |RT7|---N15
+---+ | +---+ 9
|1 + | |1
_|__ | Ib|5 __|_
/ \ 1+----+2 | 3+----+1 / \
* N9 *------|RT11|----|---|RT10|---* N6 *
\____/ +----+ | +----+ \____/
| | |
|1 + |1
+--+ 10+----+ N8 +---+
|H1|-----|RT12| |RT8|
+--+SLIP +----+ +---+
|2 |4
| |
+---------+ +--------+
N10 N7

70
Figure 2: A sample Autonomous System
**FROM**

|RT|RT|RT|RT|RT|RT|RT|RT|RT|RT|RT|RT|

OSPF
|1 |2 |3 |4 |5 |6 |7 |8 |9 |10|11|12|N3|N6|N8|N9|
----- ---------------------------------------------
RT1| | | | | | | | | | | | |0 | | | |
RT2| | | | | | | | | | | | |0 | | | |
RT3| | | | | |6 | | | | | | |0 | | | |
RT4| | | | |8 | | | | | | | |0 | | | |
RT5| | | |8 | |6 |6 | | | | | | | | | |
RT6| | |8 | |7 | | | | |5 | | | | | | |
RT7| | | | |6 | | | | | | | | |0 | | |
* RT8| | | | | | | | | | | | | |0 | | |
* RT9| | | | | | | | | | | | | | | |0 |
T RT10| | | | | |7 | | | | | | | |0 |0 | |
O RT11| | | | | | | | | | | | | | |0 |0 |
* RT12| | | | | | | | | | | | | | | |0 |
* N1|3 | | | | | | | | | | | | | | | |
N2| |3 | | | | | | | | | | | | | | |
N3|1 |1 |1 |1 | | | | | | | | | | | | |
N4| | |2 | | | | | | | | | | | | | |
N6| | | | | | |1 |1 | |1 | | | | | | |
N7| | | | | | | |4 | | | | | | | | |
N8| | | | | | | | | |3 |2 | | | | | |
N9| | | | | | | | |1 | |1 |1 | | | | |
N10| | | | | | | | | | | |2 | | | | |
N11| | | | | | | | |3 | | | | | | | |
N12| | | | |8 | |2 | | | | | | | | | |
N13| | | | |8 | | | | | | | | | | | |
N14| | | | |8 | | | | | | | | | | | |
N15| | | | | | |9 | | | | | | | | | |
H1| | | | | | | | | | | |10| | | | |

Figure 3: The resulting directed graph

Networks and routers are represented by vertices.


An edge of cost X connects Vertex A to Vertex B iff
the intersection of Column A and Row B is marked
with an X. 71
RT6(origin)
RT5 o------------o-----------o Ib
/|\ 6 |\ 7
8/8|8\ | \
/ | \ 6| \
o | o | \7
N12 o N14 | \
N13 2 | \
N4 o-----o RT3 \
/ \ 5
1/ RT10 o-------o Ia
/ |\
RT4 o-----o N3 3| \1
/| | \ N6 RT7
/ | N8 o o---------o
/ | | | /|
RT2 o o RT1 | | 2/ |9
/ | | |RT8 / |
/3 |3 RT11 o o o o
/ | | | N12 N15
N2 o o N1 1| |4
| |
N9 o o N7
/|
/ |
N11 RT9 / |RT12
o--------o-------o o--------o H1
3 | 10
|2
|
o N10

Figure 5: The SPF tree for Router RT6

Edges that are not marked with a cost have a cost of


of zero (these are network-to-router links). Routes
to networks N12-N15 are external information that is 72
considered in Section 2.3
Destination Next Hop Distance
__________________________________
N1 RT3 10
N2 RT3 10
N3 RT3 7
N4 RT3 8
Ib * 7
Ia RT10 12
N6 RT10 8
N7 RT10 12
N8 RT10 10
N9 RT10 11
N10 RT10 13
N11 RT10 14
H1 RT10 21
__________________________________
RT5 RT5 6
RT7 RT10 8

Table 2: The portion of Router RT6's routing table listing local


destinations.
73
OSPF
Destination Next Hop Distance
__________________________________
N12 RT10 10
N13 RT5 14
N14 RT5 14
N15 RT10 17

Table 3: The portion of Router RT6's


routing table
listing external destinations.

74
OSPF

75
**FROM**

|RT|RT|RT|RT|RT|RT|
|1 |2 |3 |4 |5 |7 |N3|
----- -------------------
RT1| | | | | | |0 |
RT2| | | | | | |0 |
RT3| | | | | | |0 |
* RT4| | | | | | |0 |
* RT5| | |14|8 | | | |
T RT7| | |20|14| | | |
O N1|3 | | | | | | |
* N2| |3 | | | | | |
* N3|1 |1 |1 |1 | | | |
N4| | |2 | | | | |
Ia,Ib| | |15|22| | | |
N6| | |16|15| | | |
N7| | |20|19| | | |
N8| | |18|18| | | |
N9-N11,H1| | |19|26| | | |
N12| | | | |8 |2 | |
N13| | | | |8 | | |
N14| | | | |8 | | |
N15| | | | | |9 | |

Figure 7: Area 1's Database.

Networks and routers are represented by vertices.


An edge of cost X connects Vertex A to Vertex B iff
the intersection of Column A and Row B is marked
with an X.

76
77
OSPF

78
OSPF

79
BGP «Border Gateway
Protocol»
 Trafic : local ou en transit
 AS : « stub», « multihomed » ou « Transit »
 RFC 904 et 911 (EGP)
 routage externe entre AS (afin de supporter des décisions
stratégiques politiques ou économiques)
 «Neighbor acquisition» : entre routeurs configurés pour
accepter d’être voisins
 «Neighbor reachability»: utilise des messages de type Hello (2
modes passif ou actif)
 «Routing information» : un routeur fourni des informations
d’accessibilité, les coûts ne sont utilisés que pour comparer
des routes au sein d’un même AS. Ne supporte pas les boucles.
 remplacé par BGP.

80
BGP «Border Gateway
Protocol»
 BGP-1 RFC 1105, BGP-2 RFC 1163, BGP-3 RFC
1267, BGP-4 RFC 1654 1655
 Ni vraiment « distance vector » ni vraiment « link state».
 Entre routeurs configurés pour accepter d’être voisins
 Transmet le "chemin d’AS" en entier ce qui permet la
détection simple et efficace des boucles (adapté à des
topologies complexes maillées).
 Échange des informations de routage par une connexion
TCP afin d’assurer la fiabilité des échanges.

81