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КАЛИНИНГРАДСКИЙ ГОСУДАРСТВЕННЫЙ УНИВЕРСИТЕТ

И.Ф. Абрамова
SYNTAXE
D’UNE PHRASE COMPLEXE
DANS LA LANGUE FRANÇAISE

Синтаксис
сложного предложения
во французском языке

Калининград
2000
КАЛИНИНГРАДСКИЙ ГОСУДАРСТВЕННЫЙ УНИВЕРСИТЕТ

И.Ф. Абрамова
SYNTAXE
D’UNE PHRASE COMPLEXE
DANS LA LANGUE FRANÇAISE

Синтаксис
сложного предложения
во французском языке
Учебное пособие

Калининград
2000
УДК 801.56:804.0 (072)
ББК 81.2Фр-2я7
А161

Рецензент
кандидат филологических наук,
доцент Калининградского государственного
технического университета
Л.В. Шкодич

Печатается по решению редакционного издательского Совета Калининград-


ского государственного университета.

Абрамова И.Ф.
А161 Syntaxe d’une phrase complexe dans la langue française. Cинтак-
сис сложного предложения во французском языке: Учеб. пособие /
Калинингр. ун-т. – Калининград, 2000. – 82 с.
ISBN 5-88874-156-6.

Учебное пособие для студентов IV курса специальности «французс-


кий язык и литература» содержит все необходимые сведения теоретиче-
ского характера по синтаксису сложного предложения во французском
языке, а также большое количество примеров, взятых из произведений
классиков литературы Франции ХVII – XX веков.
Кроме того пособие снабжено серией упражнений различных типов,
включая подстановочные и переводные, которые не только активизируют
полученные знания но, постепенно усложняясь, позволяют развить навы-
ки и умения при порождении иноязычной речи.

УДК 801.56:804.0 (072)


ББК 81.2Фр-2я7

© Калининградский государственный
университет, 2000
ISBN 5-88874-156-6 © Абрамова И.Ф., 2000
Учебное пособие

Ирина Федоровна Абрамова

SYNTAXE D’UNE PHRASE COMPLEXE


DANS LA LANGUE FRANÇAISE.
CИНТАКСИС СЛОЖНОГО ПРЕДЛОЖЕНИЯ
ВО ФРАНЦУЗСКОМ ЯЗЫКЕ

Редактор А.М. Соколова


Оригинал-макет подготовлен И.А. Хрусталевым

Лицензия № 020345 от 14.01.1997 г. Подписано в печать 10.03.2000 г.


Бумага для множительных аппаратов. Формат 60×90 1/16.
Гарнитура «Таймс». Ризограф. Усл. печ. л. 5,1. Уч.-изд. л. 3,7.
Тираж 150 экз. Заказ .

Калининградский государственный университет


236041, г. Калининград, ул. А. Невского, 14
Phrase

La phrase complexe est un systčme de deux ou plusieurs propositions


simples liées par le sens, l’intonation et formant un tout syntaxique dont la
cohésion peut ętre plus ou moins grande. Tout en étant une seule unité
communicative, la phrase complexe comporte deux (ou plusieurs) centres
prédicatifs. Donc, la différence essentielle entre la proposition simple et la
phrase complexe consiste en ce que la premičre est une unité monoprédicative,
alors que la seconde est une unité polyprédicative.
Selon les procédés formels, ŕ l’aide desquels les propositions simples sont
liées en une unité syntaxique plus complexe, on distingue trois types de phrases:
l. Les phrases comprenant deux ou plusieurs propositions simples
juxtaposées;
2. Les phrases comprenant deux ou plusieurs propositions simples
coordonnées;
3. Les phrases comprenant une proposition principale et une ou plusieurs
subordonnées.
Mais trčs souvent, dans la męme phrase, on se trouve en présence de
différents procédés: subordination, coordination, juxtaposition.

Juxtaposition (ou parataxe)

Les propositions juxtaposées peuvent avoir un sens ŕ peu prčs autonome: la


juxtaposition marque alors une simple série ou un ensemble de faits qui se
produisent simultanément ou qui se suivent.
Cela est fréquent dans les descriptions et exprime les rapports
d’énumération.

On fusilla des paysans sur une simple dénonciation, on emprisonna des


femmes, on voulut obtenir, par la peur, des révélations des enfants.
(Maupassant)

Ou bien la deuxičme proposition, et les suivantes, s’il y en a, précisent le


contenu de la premičre:

On parlait de l’amour, on discutait ce vieux sujet, on redisait des choses


qu’on avait dites, déjŕ bien souvent.
(Maupassant)

Mais il peut y avoir entre les propositions juxtaposées un lien plus étroit, une
dépendance logique plus compliquée, une coordination et souvent męme une

3
subordination implicites, marquées par l’intonation (dans la graphie, par la
ponctuation) et aussi, pour certains rapports, par la forme du verbe ou par l’ordre
des mots (l’inversion, simple ou complexe, du pronom sujet). Cela peute ętre:
a) l’opposition:
Cette mort fut pour le survivant un accablement. Il était sauvage, il devint
farouche.
(Hugo)
b) l’explication:
…l’air fraîchit un peu: on arrivait hors de la foręt aux pâturages du sommet.
(Cogniot)
c) la cause:
L’Espagnol était parti ŕ six heures du matin: avec ce soleil, il fallait profiter
des heures pas trop chaudes.
(Aragon)
d) la conséquence:
Gilliat était trčs jeune, sa plaie se cicatrisa.
(Hugo)
e) le temps:
On lui parle, il se fâche. On ne lui parle pas, il boude.
f) la condition:
On lui aurait dit de Fred qu’il volait, elle l’aurait cru sans étonnement.
(Aragon)

Ex. 1
Faites l’analyse syntaxique du texte qui suit. Relevez dans ce texte les
propositions indépendantes (ŕ un ou ŕ deux termes), les propositions
coordonnées, juxtaposées et subordonnées.
Une acre odeur chimique se répand dans la salle et quelqu’un crie, sur les
gradins: «Au feu!» Ce genre d’accidents est de ceux auxquels, toujours, je
m’attends. J’y avait donc pensé mille et mille fois, réglant la conduite ŕ tenir. Je
serais calme et résigné. Je monterais sur un banc et crierais, dominant les
clameurs de la foule: «Ne poussez pas. Ne craignez rien. Sortez en bon ordre.
Tout le monde sera sauvé». Je devais – encore mon programme – attendre avec
le plus grand sang-froid, protéger les femmes, me dévouer, sortir aprčs tous les
autres ou périr dans la fumée. Voilŕ comme, depuis lontemps, j’avais arrangé les
choses, dans ma tęte. Bon! Revenons aux faits. A peine eus-je entendu le cri, je
fis, par-dessus les banquettes, un bond dont je ne me serais jamais cru capable.
Un énorme cri confus s’éleva, et je m’entendis crier avec les autres, plus fort que
les autres, des paroles incohérentes: «Sortez! Sortez donc! plus vite! Poussez!
Poussez!». Je ne peux dire exactement ce qui se passa pendant les minutes qui
suivirent. Quelques souvenirs farouches: je trébuche dans un escalier, je perds

4
mes lunettes, j’enfonce mes coudes et mes genous dans une épaisse pâte
humaine…Mais j’avance, ŕ n’en pas douter, j’avance, je suis porté de couloir en
couloir et, tout d’un coup, l’air, humide et chaud, l’air du dehors, le trottoir gras,
une foule qui fuse et prend la course.
(D’aprčs G. Duhamel, «Journal de Salavin»)

Ex. 2
Analysez les propositions juxtaposées qui suivent. Dites quel rapport de
sens existe entre ces propositions.
I. On n’avait pas eu besoin de lui dire qu’elle était trčs belle, il y avait des
miroirs dans l’appartement d’Auteul (Aragon). 2. Lui faisais-je une réponse
exacte, trouvait-il dans mes devoirs une bonne expression, aussitôt son visage
trahissait une vive contrariété et ses lčvres tremblaient de colčre (France). 3.
Cependant, il fallait commencer: le public s’impatientait. 4. Le petit ne
comprenait pas. Il resta pensif. 5. Il faisait beau, le ciel bleu s’étendait sur la
ville qui semblait sourire (Maupassant). 6. On attend. On se fatigue d’ętre assis:
on se lčve (Barbusse). 7. Ils étaient partis trop tard, ils n’arrivčrent au village
qu’ŕ la nuit close. 8. L’herbe est chaude, l’air est chaud, le roseau que Paule
serre dans sa main est chaud (Vaillant-Couturier). 9. Elle rentra dans la maison,
monta jusqu’ŕ sa chambre (Sagan). 10. Maigret paya ses consommations, James
les siennes (Simenon). 11. Sur le carreau, glissčrent des pas mous: un élčve
dévisagea Antoine et passa (Martin du Gard). 12. Le repas fut silencieux: nous
étions mouillés, nous avions faim. 13. Aucun bruit ne montait de la rue: on se
serait cru dans la campagne (Martin du Gard). 14. Quand il m’arrive de passer
par lŕ, je n’ose plus entrer: j’ai le cśur serré. 15. Cette maison datait du XVIII-e
sičcle, elle était trčs vieille. 16. Antoine dominait bien son émotion, le métier
l’avait dressé: plus il rassemblait son énergie, plus il devenait insensible et
lucide (Martin du Gard). 17. L’entresol s’était entičrement dépeuplé: les joueurs
avaient été dîné, l’orchestre s’était tu (Martin du Gard). 18. …Emma se mit ŕ
fuir vers sa chambre, tout épouvantée. Charles y était, elle l’aperçut, il lui parla,
elle n’entendit rien…(Flaubert). 19. Leur amitié fut courte autant qu’elle était
rare. / Le sang les avait joints, l’intéręt les sépare (La Fontaine). 20. Le respect
et l’effroit lui fermaient la bouche: il gardait le silence. 21. Il savait votre
dessein, jugez de ses alarmes (Racine). 22. Annonçait-on, dans un journal, le
dégel? Ma mčre haussait les épaules (Colette). 23. L’homme ne criait, il ne
faisait aucun geste menaçant, il ne pouvait ętre dangereux. 24. Un orage
s’amassait. Dans leur colčre ils ne le virent pas venir (Rolland). 25. J’étais brisé
de fatigue. Je m’endormis presqu’aussitôt. 26. La pęche rapporte peu: les
pęcheurs sont pauvres, presque miséreux. 27. Les caprices et les erreurs du
langage sont innombrables. Les savants voient le mal, ils n’y peuvent remédier
(France). 28. Il pouvait ŕ peine se voir dans la glace, le jour était sombre. 29. On

5
voyait Gwynplaine, on se tenait les côtes; il parlait, on se roulait ŕ terre (Hugo).
30. Le langage s’est formé naturellement; sa premičre qualité sera toujours le
naturel (France). 31. Il aurait fallu une corde, Jean Valjean n’en avait pas
(Hugo). 32. Lui parlait-on, il écoutait froidement (Balzac). 33. M. Grégoire
faisait payer trčs cher ses tuniques. Il en avait le droit: il était sans rival
(France). 34. Vous iriez vingt fois chez Mme de Restaud, vingt fois vous la
trouveriez absente (Balzac). 35. Ils avaient envie de courir, leur vętements collés
par la pluie les empęchaient de marcher. 36. …elle pourrait, le voudrait-elle, se
souvenir… (Merle).

Ex. 3
Traduisez en français les propositions juxtaposées:
l. Я подошел к нему, окликнул его – он не отозвался (Тургенев). 2. Ус-
покойтесь: рана не опасна (Тургенев). 3. Мне стало совестно – я не мог до-
кончить начатой речи (Тургенев). 4. Полчаса спустя нас бы никто не узнал:
мы болтали и шалили, как дети (Тургенев). 5. Месяц взошел наконец; я его
не тотчас заметил: так он был мал и узок (Тургенев). 6. Осень и зиму Кор-
чагин не любил: они приносили ему много физических мучений (Остров-
ский). 7. Дверь открылась, появилась девушка (Доде). 8. Она осуждала
Туллио, она его не уважала (Роллан). 9. Она хочет высвободиться, она по-
гружается в вальс (Роллан). 10. Он хотел встать, он не мог этого сделать
(Коньо).

Coordination (ou parataxe conjonctionnelle)

La coordination de deux propositions, tout en leur réservant une certaine


indépendance, peut supposer entre elles des rapports divers: celui de simple
liaison (énumération), de concomitance, d’explication, d’opposition,
d’alternance, de cause, de conséquence. Les liens syntaxiques, dans ce type de
phrases, sont exprimés ŕ l’aide de l’intonation, des conjonctions de coordination
et des adverbes ou locutions adverbiales, employés en fonction de conjonctions.
On considčre comme faisant partie des propositions cooordonnées les
propositions explicatives, introduites par les conjonctions et les adverbes
explicatifs, tels que: C’est-ŕ-dire, d ’ ailleurs, du moins, du reste, au reste.
Les conjonctions de coordination, tout en liant les propositions, contribuent ŕ
exprimer les rapports de sens qui les unissent.
Ainsi, et, ni marquent l’union, l’énumération:
Dédaignant la blouse, il portait une sorte de veston de drap gris et il était
coiffé d’un chapeau melon ŕ large bords.
(Maupassant)

Je ne sais ce qu’elle dit, ni ce qu’elle chante.


6
(France)
Mais, pourtant, cependant, au contraire, néamoins, toutefois, par contre, etc.
expriment l’opposition:
Il apprit un peu d’anglais, mais il ne parlait gučre. En revanche, il buvait
avec excčs du rhum et du tafia.
(Mérimée)

Ou, soit… soit, tantôt…tantôt, ou bien, etc. marquent l’alternative:


Et tantôt nous étions plongés dans la fraîche obscurité des fonds de ravins,
tantôt au contraire,… nous nous baignions dans la claire lumičre de toute la
valée.
(Alain-Fournier)

Car exprime un rapport de cause:


Il n’avait pas ŕ ętre difficile: car il fallait vivre et payer ses dettes.
(Rolland)

Donc, aussi, ainsi, par conséquence, c’est pourquoi marquent la


conséquence:
Tu as bien travaillé, donc tu seras récompensé.
Le bonhomme avait froid; aussi dut-il s’aliter.
(Bazin)

Peuvent ętre coordonnées toutes propositions de męme nature:


1. Des propositions indépendantes:
On se mit ŕ table, mais nous étions un peu émus, surtout les jeunes.
(Maupassant)

2. Des propositions principales:


…enfin l’ouragan se calma comme le chalutier se trouvait en pleine mer, et,
bien que la vague fît encore forte, le patron commanda de jeter le chalut.
(Maupassant)

3. Une proposition principale et une proposition indépendante:


Quand il faisait trčs chaud, le vieux Krafft s’asseyait sous un arbre, et il ne
tardait pas ŕ faire un petit somme.
(Rolland)

4. Des propositions subordonnées:


On n’avait pas osé retirer du lycée le fils cadet, qui était premier de sa
classe et qui allait finir son bachot.
7
(Cognot)
Ex. 1
Précisez le caractčre de la coordination dans les phrases qui suivent;
dites si le mot conjonctif effectue une simple liaison ou marque un rapport
circonstanciel (de cause, de conséquence, d’opposition, etc.). Spécifiez la
nature du mot conjonctif.
1. Un loup n’avait que les os et la peau, tant les chiens faisaient bonne garde
(La Fontaine). 2. Un homme de moyen âge, et tirant sur le grison, jugea qu’il
était saison de songer au mariage. Il avait du comptant, et partant de quoi choisir
(La Fontaine). 3. Ledoux aurait voulu peut-ętre des mâts un peu plus solides;
cependant, tant qu’il commanda le bâtiment, il n’eut point ŕ s’en plaindre
(Mérimée). 4. On avait volé Mme Lefčvre! Donc, on volait dans le pays, puis on
pouvait revenir (Maupassant). 5. Elle avait eu un grand nombre d’enfants; mais
il n’en restait plus un seul ŕ la maison. Les uns étaient morts; les autres s’en
étaient allés au loin pour exercer dans les villes l’art du chanteur ou celui du
charron, car tous étaient doués d’un esprit ingénieux (France). 6. Une dame
entra…Elle n’était plus jeune; et pourtant, elle portait une robe claire avec des
manches larges (Rolland). 7. Sylvie n’était pas rentrée; ou elle était déjŕ
ressortie; on ne savait au juste (Rolland). 8. Aprčs cette lettre, Daniel ne revint
pas ŕ l’appartement pendant deux semaines, aussi Martine ne lui demanda-t-elle
plus rien (Triolet). 9. On savait que c’était Swann; néamoins tout le monde se
regarda d’un air interrogateur (Proust). 10. Il vit bien qu’elle pleurait, elle
essuyait ses larmes au fur et ŕ mesure, mais ça se voyait quand męme (Vercors).
11. Thérčse ne songeait pas ŕ quitter la place; elle ne s’ennuyait ni n’éprouvait
de tristesse (Mauriac).

Ex. 2
Composez des phrases complexes en coordonnant deux indépendantes ŕ
l’aide des conjonctions car, mais, ni, ou, sinon ou des adverbes cependant,
d’ailleurs, par conséquent, en revanche.

Ex. 3
Liez les propositions indépendantes au moyen d’un mot conjonctif
marquant la cause (car, tant, en effet) ou la conséquence (donc, aussi, s’est
pourquoi, par conséquent).
1. Cependant, il fallait commencer: le public s’impatientait. 2. Le petit ne
comprenait pas. Il resta pensif. 3. Ils étaient partis trop tard: ils n’arrivčrent au
village qu’ŕ la nuit close. 4. Le repas fut silencieux: nous étions mouillés, nous
avions faim. 5. Quand il m’arrive de passer par lŕ, je n’ose plus entrer: j’ai le
cśur serré. 6. Cette maison datait du XVIII-e sičcle: elle était trčs vieille. 7. Le

8
respect et l’effroi lui fermait la bouche: il gardait le silence. 8. L’homme ne
criait, il ne faisait aucun geste menaçant: il ne pouvait ętre dangereux. 9. J’étais
brisé de fatigue. Je m’endormis presque aussitôt. 10. La pęche rapporte peu; les
pęcheurs sont pauvres, presque miséreux. 11. Il pouvait ŕ peine se voir dans la
glace; le jour était sombre.

Ex. 4
Dans les phrases ci-dessous remplacez les points de suspension par de
divers mots conjonctifs marquant la restriction ou l’opposition de deux
faits.
l. Il était sans connaissance, …avait encore un souffle de vie. 2. J’étais
heureux, j’étais trčs heureux; … j’enviais un autre enfant. 3. I1 faisait encore
grand jour; …le commissaire avait allumé la lampe sur son bureau. 4. I1 ne
comprenait pas trčs bien; …il ne demanda pas d’explications. 5. Il ne réussit pas;
…il n’est pas sans mérite.

Ex. 5
Remplacez les points par les conjonctions qui conviennent ou les
adverbes employés en fonction de conjonctions de coordination. Précisez les
rapports exprimés:
l. La jeune fille s’abandonna d’abord au bonheur de respirer; …le repos de la
campagne la calma comme un bain frais (Maupassant). 2. Il se coucha, …il ne
put trouver le sommeil (Martin du Gard). 3. Elle n’était plus jeune, …elle
portait une robe claire, avec des manches larges (Rolland). 4. Je tressaille, …la
voix est proche (Maupassant). Elle était rétablie, …elle restait pâlotte (Rolland).
…elle avait de la peine ŕ s’exprimer, …elle s’exprimait avec une ardeur trouble
et imagée (Rolland). 7. Elle monta, trop vite, elle ne voulait pas se laisser le
temps de chercher des raisons pour rebrousser chemin (Rolland). 8. Sa voix
cherchait ŕ ętre douce, …elle ne parvenait qu’ŕ ętre basse (Hugo). 9. Il n’était
pas mort sur le coup, …il pouvait en revenir (Maupassant). 10. Les volets
étaient fermés encore, …elle voyait assez clair pour ne pas se heurter aux
meubles (Zola).

Ex. 6
Traduisez en français les phrases ci-dessous en employant de différants
moyens de coordination.
l. Ему можно было дать шесть или, по меньшей мере, пять лет. 2. Она
уже уснула, или же притворяется, что спит. 3. Вот уже два дня, как вы не
пьете и не едите. 4. Я не был ни удивлен, ни огорчен таким письмом. 5. Он
не только не остановился, но даже не ответил на мое приветствие. 6. Вы
можете говорить: никто нас не видит и не слышит. 7. Мальчик продолжал

9
молчать, настолько он был напуган грозным видом отца. 8. Он слышал мой
крик, тем не менее, он не обернулся. 9. Я скажу ему все, по крайней мере,
он будет в курсе дела. 10. Отправляйтесь в путь немедленно, иначе вы опо-
здаете. 11. Сарай был разрушен, зато дом почти не пострадал. 12. Она не
могла говорить, настолько она чувствовала себя подавленной. 13. Солнце
село, но в лесу еще светло. 14. Мы подолгу беседовали и подолгу молчали
или же она играла мне на рояле. 15. Я хотел было уже идти дальше, однако
он меня остановил.

Ex. 7
Traduisez en français les phrases ci-dessous en liant les propositions
juxtaposées par un mot de coordination ou de subordination.
1. Я увидел в вашем окне cвет, я решил зайти. 2. Он вошел не стучась,
мы были удивлены. 3. Я познакомился с этим французским ученым на кон-
грессе мира; мы были рады снова встретиться. 4. Она не могла говорить:
слезы сжимали ей горло. 5. Внезапно он обернулся; он почувствовал, что
за ним следят. 6. На дворе – зима, у дедушки же нет теплого пальто. 7.
Приди он, вы его встретите с распростертыми объятиями. 8. Посмей это
сделать, мы навсегда рассоримся. 9. Заболей он, что станется с его семьей.
10. Попробуйте идти без проводника, наверняка заблудитесь.

Subordination (ou hypotaxe)

La phrase de subordination comprend la proposition principale et une ou


plusieurs propositions subordonnées, réunies ŕ l’aide d’une conjonction de
subordination, ou d’un mot de relation. Les liens syntaxiques sont exprimés dans
ce type de propositions ŕ l’aide de l’intonation, de conjonctions de
subordination, des pronoms relatifs, des adverbes interrogatifs, ainsi qu’ŕ l’aide
des formes de mode et de temps employées dans la proposition subordonnée.

Les bouquinistes sont tous mes amis et je ne passe gučre devant leurs boîtes
sans en tirer quelque bouquin qui me manquait jusque-lŕ, sans que j’eusse le
moindre soupçon qu’ il me manquât.
(France)

Un nuage de poussičre s’élčve ŕ l’endroit oů la route sort de la foręt.


(Cogniot)

La proposition principale et la proposition subordonnée, qui constituent


ensemble ce type de phrase, ne pourraient ętre caractérisées comme
indépendantes: séparées l’une de l’autre, elles n’auraient pas l’intonation

10
achevée et ne seraient pas toujours grammaticalement pleines. Ainsi, les termes
proposition principale et proposition subordonnée sont des termes purement
conventionnels.
Les subordonnées peuvent remplir, relativement ŕ la principale, les męmes
fonctions que remplit un terme dans une proposition. Comparées aux termes, les
subordonnées présentent des constructions syntaxiques plus développées,
rendant plus exactement la pensée, les rapports modaux et temporels. Les
subordonnées ont leur propre centre prédicatif, leur propre sujet.
D’aprčs leurs fonctions syntaxiques on distingue parmi les subordonnées les
subordonnées sujets, attributs, compléments attributifs (subordonnées relatives,
selon la terminologie), compléments d’objet, compléments circonstanciels.

Subordonnée sujet

Le sujet de la proposition peut ętre exprimé par une subordonnée qui répond
ŕ la question qu’est-ce qui? Elle peut ętre introduite par:
1. un pronom relatif absolu:
Qui va ŕ la chasse perd sa place.
Qui langue a ŕ Rome va.
2. un pronom relatif qui suit un pronom démonstratif (ce, celui, celle, etc):
Ce que vous voulez faire est insensé.
Celui qui veut la voir doit me suivre.
3. la conjonction que, dans ce cas la proposition sujet est mise en apposition,
et son verbe est au subjonctif:
Qu’il soit en retard, c’est certain.
Qu’on disposât de lui sans sa permission, non, c’était indignant!
(Rolland)

Le mode dans les propositions sujet est soit l’indicatif ou le conditionnel,


soit le subjonctif. L’emploi du mode tient au degré d’objectivité ou de certitude,
que comporte la locution impersonnelle. L’indicatif (ou le conditionnel)
s’emploie quand, le fait énoncé est considéré comme réel, notamment aprčs les
locutions exprimant la certitude, l’évidence, la vraisemblance, la probabilité, le
résultat réel, telles que: il est certain, sűr, évident, clair, il va de soi, il est
incontestable, indiscutable, il est vrai, vraisemblable, probable, il paraît, il
résulte, il s’en suit, lorsque ces locutions sont employées ŕ la forme affirmative.

Il était évident qu’il trouvait notre question inconvenante.


(Mérimée)

11
Le subjonctif s’emploie:
a) aprčs les męmes locutions emploiées ŕ la forme négative, interrogative ou
conditionnelle, la certitude disparaissant alors;
Est-il vrai qu’il faille aimer les petits?
(France)

b) aprčs les locutions qui expriment la possibilité, le doute, la nécessité, un


sentiment, un jugement subjectif ou une appréciation, telles que: Il est possible,
impossible, il se peut, il est douteux, il n’est pas douteux, il n’y a pas de doute,
nul doute, il est contestable, il faut, il convient, il est nécessaire, il est important,
il importe, n ’ importe, peu importe; il est bon, juste, naturel, heureux, fâcheux,
rare, étonnant, étrange, utile etc.; il est temps, il suffit, il vaut mieux; il s’en faut,
c’est dommage, c’est assez, s’est beaucoup, c ’est peu, etc.

Il est inutile que nous nous dérangeions tous les deux.


(Rolland)

Dommage qu’elle n’ait pas connu ses arričre-petits enfants.


(Courtade)

Ex. 1
Traduisez en russe les phrases qui suivent. Analysez leur structure
syntaxique.
1. Qui veut mourir ou vaincre est vaincu rarement (Corneille). 2. Qui
m’aima généreux me haďrait infâme (Corneille). 3. Qui sert bien son pays n’a
pas besoin d’aďeux (Voltaire). 4. Quiconque est loup agisse en loup (La
Fontaine). 5. Quiconque lutte dans l’unique espoir de biens matériels, en effet,
ne récolte rien qui vaille de vivre (Saint-Exupéry). 6. Qui veut noyer son chien
l’accuse de la rage (Moličre). 7. Que son pčre eűt porté un nom retentissant, cela
ne l’empęchait pas de s’appelait Jacques (Daudet). 8. Qu’Abel n’ait pas réussi,
que tout tournât mal, c’était justement pour eux la bonne occasion de nous
couper l’herbe sous le pied (Stil). 9. Qu’il pűt avoir l’air heureux aprčs avoir
commis un crime pareil, me stupéfiait (Merle). 10. Que les chers yeux de Luce
s’appliquassent ŕ refléter, ses mains ŕ retracer l’image de ces moufles lui
semblait une profanation (Rolland).

Ex. 2

12
Mettez la subordonnée en tęte de la phrase et modifiez la forme du
verbe en conséquence.
1. C’est possible qu’il viendra lui-męme. 2. Cela me semble étrange qu’il
n’avait pas répondu ŕ ma lettre. 3. C’est vraiment surprenant que je ne vous ai
pas remarqué dans la foule. 4. Il ne lui importe pas que son ouvrage soit publié.
Cela l’irrite que son adversaire a été désigné pour un si haut poste.
Ex. 3
Construisez quelques phrases comportant une subordonnée sujet
introduite par que et reprise par un pronom démonstatif ce, cela, ça.

Ex. 4
Dans les phrases suivantes remplacez le nom ou le groupement du nom
– sujet par une proposition subordonnée. Modifiez la forme du verbe en
conséquence.
Modčle: Mon désir de partir vous étonne.
Que je désire partir, cela vous étonne.
1. Ma promesse de terminer ce travail sous peu vous semble incertaine. 2. La
réussite de cet étudiant ne surprendrait personne. 3. L’arrivée de vos parents est
peu probable. 4. Le choix de ce candidat nous frappa d’étonnement. 5. Ma
proposition de vous aider ne vous suffit-elle pas?

Ex. 5
Traduisez en français ce qui suit en plaçant la subordonnée en tęte de la
phrase.
l. То, что мои спутники гораздо старше меня, не имеет никакого значе-
ния. 2. То, что он смог солгать и обмануть всех нас, мне кажется невероят-
ным. 3. Вполне естественно, что вы не сможете сообщить им эту новость
сегодня. 4. То, что ваши родственники предупредят вас о своем приезде, в
этом нет никакого сомнения. 5. Очевидно, что ты потерял эту книгу и не
осмеливаешься в этом признаться. 6. Крайне важно, чтобы вы приехали
вовремя. 7. Меня нисколько не удивляет, что он забыл своих прежних дру-
зей. 8. Удивительно, что он смог заметить тебя в этой толпе. 9. Вполне ве-
роятно, что они уже встречались где-то и договорились обо всем. 10. То,
что наши товарищи живы, что они скоро вернутся и найдут нас, вселяло в
нас надежду на спасение.

Ex. 6
Traduisez en russe les phrases suivantes.
1. Ce qui me causa une peine sensible, fut de me voir dans la męme
hôtellerie oů je m’étais arręté avec Manon en venant d’Amiens ŕ Paris (Prévost).

13
2. Ce qui détermina Fabrice de rester, c’est que les hussards, ses nouveaux
camarades, lui faisaient bonne mine (Stendhal). 3. Surtout, ce que Tolstoď, ne
pardonnait point ŕ ces littérateurs, c’était de se croire une caste élue, la tęte de
l’humanité (Rolland). 4. Ce qu’il avait compris de cet argot commercial lui fit
deviner que, pour ces libraires, les livres étaient une marchandise ŕ vendre cher,
ŕ acheter bon marché (Balzac). 5. Tout ce que Esope put dire n’empęcha pas
qu’on le traitât comme un criminel infâme (La Fontaine).
Ex. 7
Traduisez en français ce qui suit en employant la subordonnée sujet
introduite par le groupement ce qui, ce que, etc.
l. То, что вас беспокоит, оставляет его равнодушным. 2. То, в чем об-
виняли нашего товарища, казалось нам чудовищным. 3. То, о чем я сейчас
думаю, не представляет для вас никакого интереса. 4. То, что меня особен-
но привлекало в ней, это живость ее ума. 5. То, что случилось вчера в этом
доме, было для нас всех неожиданностьюю. 6. То, что вы только что сказа-
ли, станет завтра известным всему городу. 7. То, что меня печалит больше
всего, это невозможность поговорить с ним откровенно.

Ex. 8
Traduisez en français ce qui suit en employant la subordonnée sujet
introduite ou par que, ou par le groupement ce qui, ce que, ce dont.
l. То, что вы хотите знать, остается пока тайной для всех. 2. То, что вы
страдаете, ему безразлично. 3. То, о чем говорили в тот день, является до
сих пор тайной. 4. То, что в тот день говорили о нашем деле, ни для кого не
является тайной. 5. То, что вы не хотите признаться, кажется мне безрас-
судным. 6. То, в чем он признался, поразило всех присутствующих. 7. То,
что эта новость меня огорчила, вас не трогает. 8. То, что все произошло
именно так, не подлежит сомнению. 9. То, что здесь произошло, меня не
касается. 10. То, что ты сейчас мне рассказала, мне напомнило одно забав-
ное происшествие, случившееся c моим отцом.

Ex. 9
Traduisez en russe les phrases suivantes. Dites de quoi dépend l’emploi
du mode dans chaque cas.
l. Il me semble que tu m’a déjŕ parlé de quelque chose de semblable
(Mérimée). 2. Il semble qu ’on voie couler le tempa (France). 3. Il est probable
que cette idée choquera profondément M. le duc de Modčne (Stendhal). 4. Il
était bien peu probable que la mčre se mît en travers du projet (Aymé). 5. Il ne
me paraît pas possible qu’on puisse avoir l’esprit tout ŕ fait commun si l’on fut
élevé sur les quais de Paris (France). 6. Il ne paraissait pas vraisemblable que

14
Mlle Grandet voulűt se marier durant son deuil (Balzac). 7. I1 n’y a pas de doute
que la famille ait joué sa partie dans les combats pour la France (Bazin). 8. Nul
doute qu’Augustin sentît monter l’orage (Mauriac). 9. Il était bien naturel que
rentré ŕ la maison, j’essayasse dans mes jeux l’imitation des scčnes que j’avais
observées pendant que ma mčre faisait ses emplettes (France). 10. Il s’en fallait
cependant de beaucoup que je fusse ŕ l’abri de tout danger (Nodier). 11. Aprčs
ma lettre «Sur la musique française», j’étais l’ennemi déclaré de la nation, il s’en
fallait peu qu’on m’y traitât en conspirateur (Rousseau). 12. La mer ébranlait
continuellement la falaise…et il arrivait, ŕ chaque saison, que des blocs énormes
se détachaient pour tomber dans l’eau avec un bruit épouvantable (Zola). 13. Il
arrivait parfois qu’un poisson volant entrât dans la cabine par le hublot (Carco).

Ex. 10
Mettez les verbes entre parenthčses aux temps et au mode qui
conviennent. Justifiez votre choix.
1. A premičre vue il nous apparut que toutes les mesures de précaution ne
(ętre) pas prises. 2. Il n’apparaît pas du tout qu’il y (avoir) préméditation dans ce
crime. 3. Il nous sembla peu probable que ce point de vue (triompher). 4. Un
moment il a semblé que l’orage (dévier) vers l’ouest. 5. Il ne me parut pas
possible qu’il (vouloir) m’induire en erreur. 6. Il ne lui semble pas qu’on
(pouvoir) agir différemment. 7. Il est hors de doute qu’il (prendre) le document
et (essayer) de le déchiffrer. 8. Il est bien dommage que nos compagnons ne
(pouvoir) revenir ŕ temps. 9. Il arrivait souvent qu’on ne (rentrer) qu’ŕ l’aube.
10. Un jour il arriva que cet homme me (aborder) dans la rue.

Ex. 11
Completez les phrases qui suivent. Justifiez l’emploi du mode et du
temps.

Il est évident que… Il était inutile…


Il va de soi… Il se peut…
Il est incontestable… Est-il probable…
Il vaudrait mieux… Serait-il vrai…
Il s’en suivait… Il n’y a pas de doute…
Il importe… Il serait naturel
Il s’en faut… Il est probable…

Ex. 12
Traduisez en français ce qui suit.

15
1. Мне показалось, что я уже бывал когда-то в этих местах. 2. Очевид-
но, ваш родственник уже приходил сюда в ваше отсутствие, но мало веро-
ятно, что он c кем-нибудь говорил. 3. По-видимому, вы твердо решили
больше сюда не возвращаться. 4. Нет сомнения, что вас уже ввели в курс
дела. 5. Часто случается, что путники, выбравшие эту тропинку, сбиваются
с пути и возвращаются назад. 6. Мне вспоминается, что я уже останавли-
вался в этой гостинице несколько лет тому назад. 7. Было бы лучше, если
бы мы пришли в эту деревню, пока было светло. 8. Жалко, что нам так и не
удалось увидеть заход солнца. 9. Вероятно, этот план будет одобрен всеми
вашими друзьями. 10. Возможно, что, не заметив нас, он решил вернуться
назад. 11. Неужели правда, что это случилось так близко от нашего дома?
12. Однажды случилось так, что отца задержали в городе до вечера.
13. Бывает, что она уходит рано утром из дома, вы можете ее не застать.
14. Как могло случиться, что он уехал, никого не предупредив? 15. То, что
вы не присутствовали на этой лекции, меня не удивляет. Меня не удивляет,
что вы не присутствовали на этой лекции. Нет ничего удивительного, что
вы не присутствовали на этой лекции.

Subordonnée attribut

La phrase comprenant une proposition introduite par que et accomplissant la


fonction de terme prédicatif peut commencer par un adjectif substantivé (au
positjf ou au superlatif) ou par les adverbes le mieux, le pis pris
substantivement. Cette proposition suit le verbe copule. Le mode employé dans
la subordonnée attribut dépend du sens de toute la phrase.

Le fait est que nous devons attendre.


Mon désir le plus ardent est que vous soyez heureux.
Le pire, c’est qu’on me rendit en quelque sorte la responsabilité de
l’aventure.
(Mérimée)

Ces propositions répondent ŕ la question que ’est-ce qui est…?

Ex. 1
Traduisez les phrases qui suivent. Trouvez la subordonnée attribut.
Dites de quoi dépend l’emploi du mode.
1. Le pis est que tous, instruits et élevés pour le professorat, ne restent pas
dans le professorat (Zola). 2. Le terrible était que le télégraphe ne marchait plus
(Aragon). 3. …mon avis est que tu dois le plus tôt possible te mettre au travail.
4. Un des grands avantages de la Redonne était que les automobiles n’y

16
descendaient pas. 5. Le terrible, c’est que tous ces gens se déttestaient, se
querellaient (Daudet). 6. Le mal est que dans l’an s’entremęlent les jours qu’il
faut chômer (La Fontaine). 7. Ma seule consolation, quand je montais me
coucher, était que maman viendrait m’embrasser quand je serais dans mon lit
(Proust). 8. Lorsque j’ouvris les yeux, mon premier soin fut de brűler ce que
j’avais écrit, parce que je ne parvenais pas ŕ en débrouiller le sens (Green). 9.
Mon avis au contraire est que vous vous retiriez promptement (Beaumarchais).
10. Son grand plaisir était que je me fasse belle pour sortir ŕ son bras.
Ex. 2
Complétez les phrases ci-dessous. Justifiez le choix du mode et du temps.

Mon avis est que… Sa crainte était que… L’évident c’est que…
L’étrange est que… Son désir serait que… Le bon est que …
Le pis est que… Le plus naturel est que… Le mal est que…

Ex. 3
Traduisez en français en employant une proposition attribut.
l. Мое самое горячее желание, чтобы вы были счастливы. 2. Самое худ-
шее то, что нам не хватило денег, чтобы купить провизии в дорогу. 3. Не-
счастье в том, что вы пришли слишком поздно. 4. Дело в том, что я не
люблю раскрывать свои планы преждевременно. 5. Самое любопытное то,
что соседи еще ничего не знают о ее отъезде. 6. Мое мнение, что вы долж-
ны уступить. 7. Самое страшное то, что буря может застигнуть рыбаков в
открытом море. 8. Самое простое было бы провести ночь в какой-нибудь
гостинице. 9. Необычным было то, что он встал на рассвете. 10. Моей пер-
вой заботой по утрам было то, чтобы ни письма, ни визиты не нарушали
очарование прекрасного дня.

Subordonnée complement d’objet (complétive)

Le complément d’objet peut ętre exprimé par une proposition subordonnée.


Elle complčte le prédicatif, ou un terme secondaire, exprimé par un verbe. Cette
subordonnée peut ętre introduite par:
1. la conjonction que:
Je croit que tu as tort.
Je trouve qu’il a beaucoup changé.
Le verbe de la subordonnée se met ŕ l’indicatif, au subjonctif ou au
conditionnel, selon le sens de toute la phrase.

17
Tu as peur que je t’aie trompé, que je t’aie fait revenir et que tu ne sois pas
libre comme tu l’espérais.
(Martin du Gard)

Mme Chębe savait, que si Sidonie avait pu venir, elle l’aurait fait encore
hier.
(Zola)
Que introduit d’habitude le discours indirect. Ces subordonnées peuvent se
rapporter aux verbes impersonnels.
Il sembla qu’une distance se fűt brusquement établie entre eux.
Les verbes de la principale auxquels se rapporte la subordonnée peuvent
exprimer:
a) une déclaration (dire, déclarer, affirmer, annoncer, assurer, prétendre,etc.);
b) une opinion (juger, estimer, reconnaître, trouver, trouver bon, etc.);
c) un acte de pensée, (croire, penser, doubler, se douter, s’imaginer, se
rappeler, se souvenir, se rendre compte, etc.);
d) un sentiment (se réjouir, ętre content etc., avoir peur, craindre, etc.);
f) une volonté (demander, ordonner, désirer, souhaiter, vouloir, permettre,
défendre, etc.).
Les points de syntaxe les plus importants pour l’emploi correct des
propositions complétives sont: a) le choix du mode et b) l’observation de la
concordance des temps.
2. La conjonction si, les pronoms qui, lequel, laquelle, etc., les locutions
pronominales ce que, ce qui, les adverbes interrogatifs oů, quand, pourquoi,
comment, combien, l’adjectif interrogatif quel, lorsque la subordonnée
comprend une question indirecte.
Il se demandait, s’il devait rester plus longtemps.
Il voulait savoir qui était venu en son absence.
Dites franchement lequel de ces livres vous voudriez avoir.
Je voudrais savoir ce qui a été décidé ŕ la réunion.
Il fallait qu’elle racontât d’oů elle était venue, quand elle était arrivée,
pourquoi ils ne l’avaient pas attendue, comment elle les avait trouvés.

Ex. 1
Traduisez les phrases suivantes. Justifiez l’emploi des modes et des
temps.
1. Nous ne savons rien, et nous voulons que vous contiez toute l’histoire
d’un bout ŕ l’autre (Mérimée). 2. Christophe cria plus fort que le piano était ŕ lui
et qu’il défendait qu’on y touchât (Rolland). 3. Annette, avertie de la
susceptibilité de Ruth, ne lui posait pas de questions, attendant qu’elle parlât. 4.

18
Il trouvait naturel qu’on se moquât de lui, naturel qu’elle ne l’aimât point,
naturel qu’elle se fűt marriée et qu’elle fűt heureuse avec un autre (Rolland). 5.
Mon ami, dit ma mčre, ne craignez- vous pas que, parmi ces enfants, il n’y en ait
de mauvais? 6. Il prétend que vous avez suivi son conseil. Il prétend que vous
lui obéissiez. 7. Je suppose que vous ętes venu ŕ bout de ces difficultés. Je
suppose qu’il ne revienne jamais. 8. J’entends que vous ne voulez pas me dire
tout. J’entends que vous le fassiez sans tarder. 9. Prenez garde que vous vous
adresser ŕ un enfant. Prenez garde qu’on ne vous aperçoive. 10. J’admets que
vous n’avez pas aimé ce film. Tu n’admets pas qu’il en soit ainsi. Admettez
qu’elle ait pu se tromper.
Les verbes douter et nier męme employés ŕ la forme négative sont suivis du
subjonctif. Ne confondez pas le verbe douter et se douter, aprčs le dernier on
met l’indicatif ou le conditionnel. Les verbes de pensée ou de croyance
n’amčnent le subjonctif qu’étant employés ŕ la forme négative ou interrogative.

Vous me dites qu’elle souffre, madame, mais croyez-vous qu’elle ait rien de
meilleur ŕ attendre de sa destinée que cette souffrance?
(Mauriac)

Je ne crois pas que ce silence ait dépassé quelques secondes.


(Vercors)

Elle n’imaginait pas qu’une passion ardente et douloureuse pűt tourmenter


cet homme.
(Maurois)

Mme Risler ne se doutait pas qu’il y avait lŕ, ŕ cette fenętre du rez-de-
chaussée, un ennemi de tous les instants qui guettait ses moindres actions.
(Daudet)

Ex. 2
Mettez le verbe de la subordonnée complétive ŕ la forme qui convient et
motivez votre choix.
1. Enfin il parla de sa valise, priant fort qu’on en (avoir) grand soin qu’on la
(mettre) au chevet de son lit (Courier). 2. Un capitaine nous apprit que notre
oncle (louer) une grande boutique et qu’il (faire) un commerce important
(Maupassant). 3. On devait craindre jusqu’ŕ la derničre minute que le docteur ne
(ętre) appelé auprčs d’un malade (France). 4. Je crus que, le jour de la
représentation, le soleil ne (se coucher) jamais! (France). 5. Angélique
n’approuvait pas que M. Bergeret (manquer) aux traditions, qu ’il (se décharger)
19
sur elle d’une fonction magistrale, qu’il n ’(accomplir) pas lui-męme son office ŕ
la table (France). 6. On sera peut-ętre surpris qu’ŕ six ans je (avoir) une idée si
peu exacte du monde (France). 7. Elle pensait que son fils (rester) toute sa vie
auprčs d’elle dans leur petite ville. Depuis des années, ils vivaient ensemble et
elle ne pouvait plus imaginait qu’il n’en (ętre) pas toujours de męme (Rolland).
8. Il vivait seul dans sa maison, ne soutirant pas que sa bru (mettre) le nez dans
ses affaires (Rolland). 9. Plusieurs s’étonnaient qu’il ne (répondre) pas au nom
de Jacquot, puisque tous les perroquets s’appellent Jacquot (Flaubert). 10. Il ne
croyait pas qu’un si grand désastre (pouvoir) jamais ętre reparé (France). 11. Il
défendit aussi d’une façon absolue qu’on me (laisser) aller au théâtre (Proust).
12. Le bonhomme attendait que sa cuisiničre le (prévenir) de la vétusté de son
chapeau pour le renouveler (Balzac). I3. Shaelley souhaitait que les brochures
(ętre) vendues six francs l’une, qu’on les (étaler) bien en vue dans sa boutique
(Maurois). 14. Je ne me flatte pas que ces pages (pouvoir) avoir beaucoup de
lecteurs (Henriot). 15. Au fond, Léonie ne doutait pas que son fils ne (ętre)
différent que les autres, mais elle niait qu’il (ętre) supérieur (Mauriac).

Ex. 3
Traduisez en français:
1. Отец написал мне, что он вернется через несколько дней. 2. Вы напи-
шите ему, чтобы он зашел навестить наших прежних соседей. 3. Он дал
мне понять, что его намерения вполне искренни. 4. Вы все время даете мне
понять, что я не должен говорить об этом деле. 5. Прохожий крикнул нам,
что мы пошли не той дорогой. 6. Скажи ему, чтобы он вернулся назад, что
он заблудится.

Ex. 4
Traduisez les phrases qui suivent en motivant le choix du mode et du
temps:
1. Мы не думаем, что ваши друзья скоро вернутся. 2. Знаете ли вы, что
он был тяжело ранен? 3. Предполагаю, что вы уже предупредили всех о
вашем отъезде. 4. Я не представлял себе, что все жители города были осве-
домлены об этом событии. 5. Мне кажется, что вы могли бы предупредить
меня о том, что вы приняли это предложение. б. Я не сомневаюсь, что они
найдут эти документы в нашем архиве. 7. Вы уверены, что он уже получил
ваше письмо? 8. Мало вероятно, что вы смогли сделать этот перевод, не
пользуясь словарем. 9. Преподаватель просил нам передать, чтобы мы вер-
нули ему наши работы не позже завтрашнего дня. 10. Путники решили, что
они двинутся в путь на заре, и попросили хозяина разбудить их. 11. Я рад,

20
что вы повидали много интересного во время этой поездки. 12. Вы ждете,
что он сам обратится к вам за помощью. Мне кажется, вы ждете напрасно.
13. Вы надеетесь, что закончите эту работу к концу будущего года? 14.
Мальчики огорчились, узнав, что их друзья еще накануне покинули лагерь.
15. Он не ожидал, что его спутники возвратятся так скоро. 16. На миг я
представил себе, что мои спутники заблудились, что они не вернутся до
наступления ночи. 17. Мы не уверены, что он сделает все возможное, что-
бы довести работу до конца. 18. Вы предполагаете, что в ближайшем бу-
дущем все будет улажено? 19. Ты не будешь отрицать, что мы должны вы-
полнить по отношению к ней некоторые обязательства. 20. Он рассказывал
торопливо, словно боясь, что его не успеют выслушать.

Ex. 5
Modifiez les phrases suivantes de telle maničre que la subordonnée
occupe sa place habituelle.
I. Que vous soyez venus, nous en sommes trčs heureux. 2. Qu’elle s’occupât
de lui, il le trouvait naturel. 3. Qu’il m ’ait reconnu sans peine, je le crois. 4.
Qu’on puisse agir sur lui par cette menace, j’en suis certain. Qu’elle soit égoiste,
je l’admets volontiers.

Ex. 6
Traduisez de deux maničres: a) en mettant la subordonnée en tęte de la
phrase; b) en gardant l’ordre des propositions traditionnel.
l. То, что он трудолюбив, я с этим согласен. 2. То, что это одаренный
ребенок, никто этого не отрицает. 3. Òо, что вы были разочарованы, я могу
понять. 4. То, что нас обманули, этому трудно поверить. 5. То, что она ос-
мелилась помешать ему в такой момент, он ей никогда не простит. 6. Что
ты не виноват, мне хорошо известно. 7. То, что он вам сказал тогда, я узнал
позже. 8. То, что ты говоришь, мне безразлично.

Ex. 7
Relevez les propositions complétives interogatives. Spécifiez la valeur
des mots conjonctifs.
1. Il ignorait quand il reviendrait (Moličre). 2. Je lui demandait ce qui
l’amenait ŕ Amiens et si elle y avait quelques personnes de connaissance
(Proust). 3. Je ne sais pas pourquoi il avait absolument fallu qu’ils vinssent dans
notre petite ville (Philippe). 4. Je me demande ce que j’allais devenir, oů me
mčneraient mes goűts de lecture et de solitude, ŕ quoi je serais bon si mon oncle
me laissait seul pour me tirer d’affaire. 5. Savez-vous d’ailleurs oů il vous a
conduits, et ce qui vous attend (Vallčs).
21
Ex. 8
Complétez les phrases par une subordonnée d’interrogation indirecte.

Je demande … Dites…
Je veux savoir … Racontez …
On ignore … Apprenez …
Nous ne savons pas… Demandez-lui …
Ex. 9
Remplacez les points de suspension par un mot conjonctif ou une
locution qui convient.
1. Je crains … vous ne manquiez votre train. 2. On croyait … il était parti
depuis longtemps. 3. Je ne sais pas …je reviendrai avant la tombée du jour. 4.
Dites-nous … d’habitants compte ŕ présent cette ville. 5. Laissez-le croire … il
voudra. 6. Ne croyez pas … il vous dit. 7. Elle se demanda … elle allait faire
maintenant. 8. Je ne voulais pas songer ŕ … viendrait aprčs. 9. On ne sait pas …
on l’accuse. 10. Je te demande … te gęne. 11. Veillez ŕ … tout soit en ordre. 12.
Parlez-moi de … vous intéresse. I3. Je voudrais savoir … est arrivé hier dans
cette rue. 14. Il s’attend ŕ… vous lui parliez de votre malheur. 15. On ignore …
cet écrivain est encore vivant. 16. Elle nie … elle ait pris part ŕ cette aventure.

Ex. 10
Traduisez en français ce qui suit.
1. Я oстановил прохожего и спросил его, что случилось и куда все бе-
гут. 2. Привратница не смогла сказать нам, кому раньше принадлежал этот
дом. 3. Он спросил меня, что со мной произошло, отчего у меня растерян-
ный вид. 4. В толпе шепотом спрашивали друг друга, что это за человек и
чего он хочет. 5. 3наете ли вы, что сталось с вашим другом, жива ли его
мать? б. Я не мог понять, о чем спорят, что хотят предпринять. 7. Я хочу
знать, что лежит в этом ящике. 8. Скажи мне, о чем ты сейчас думаешь, что
ты хочешь предпринять. 9. До сих пор не знают, чему следует приписать
это явление природы. 10. Я колебался, я не знал, с чего начать этот непри-
ятный разговор. 11. Спрашивается, что заставило вас так поступить. 12.
Mнe бы хотелось знать, что вы собираетесь делать в ближайшем будущем.
13. Было бы любопытно узнать, какую пользу принесет его работа, если он
доведет ее до конца. 14. Трудно сказать, какая из этих двух книг произвела
на меня большее впечатление. 15. Я не мог догадаться, говорит ли он серь-
езно или хочет посмеяться надо мной. 16. Преподаватель спросил меня,
что я думаю об этом романе, нахожу ли я его увлекательным. 17. Метеоро-
логическая станция только что объявила, что туман рассеется к полудню и
день будет таким же солнечным, как вчера. 18. В зале поднялся шум. Он не

22
понял, одобряют его или порицают. 19. Я не знал, что с ним станется, к
кому он сможет обратиться за помощью.

Tours équivalant ŕ des propositions complétives

Il y a, en français, des constructions qui ont ŕ peu prčs le męme sens qu’une
phrase complétive et qui permettent d’éviter la subordination conjonctionnelle.
Ce sont diverses constructions avec l’infinitif ou avec un participe ou bien avec
un adjectif.
1) Nominativus cum infinitivo: le sujet de l’infinitif est le męme que celui du
verbe régissant.

Je suis sűr que je l’ai vu. Je suis sűr de l’avoir vu.


Je crois que je vous ai vu quelque Je crois vous avoir vu.
part.
J’espčre que je réussirai. J’espčre réussir.
Elle dit (déclara, prétendit) qu’elle Elle dit avoir mal ŕ la tęte.
avait mal ŕ la tęte.
Nous regretons que nous n’ayons Nous regrettons de n’avoir pu
pu venir. venir.
Il se souvenait qu’il avait rencontré Il se souvenait d’avoir rencontré
cette femme. cette femme.

2) Accusativus cum infinitivo (avec l’infinitif prépositionnel, les sujets sont


différents).

Je vous remercie de ce que vous Je vous remercie d’ętre venu.


ętes venu.
On l’accusait de ce qu’il avait trahi On l’accusait d’avoir trahi ses amis.
ses amis.
J’entends qu’elle chante. Je l’entends chanter.
Il sentit que son cśur battait. Il sentit son cśur battre.

Le français moderne n’emploie la préposition infinitive qu’aprčs les verbes:


a) de perception: voir, écouter, entendre, regarder, sentir, plus rarement
apercevoir.
b) savoir, dire, croire, apprendre, prétendre, reconnaître.
Dans la proposition infinitive avec les verbes de perception on n’emploie
que l’infinitif présent de forme active ou réfléchi.

23
3) Accusativus cum adjectivo, cum adverbio, cum participo. On entend par
ces tours les propositions oů un adjectif, un adverbe ou un participe sont
employés aprčs des verbes tels que: dire, déclarer, savoir, deviner, vouloir,
croire, juger, estimer, trouver, sentir.

Je savais qu’il était malade. Je le savais malade.


Elle devinait qu’il était lŕ. Elle le devinait lŕ.
On disait qu’il travaillait. On le disait travaillant.
Il est ŕ noter que la plupart de ces constructions sont étrangčres ŕ la langue
russe.

Ex. 1
Modifiez les phrases qui suivent en remplaçant la subordonnée
conjonctionnelle par un tour infinitif équivalent.
1. Il se rappela parfaitement qu’il avait rencontré ŕ la derničre foire les deux
hommes qui étaient en face de lui. 2. Le frčre et la belle-sśur attelčrent leur
cheval, vers six heures, aprčs qu’ils avaient cassé la croűte. On se quitta, on
était, bien content tout de męme que l’on eűt eu l’occasion de se revoir. 3. A
mesure qu’il parlait avec si aimable franchise, je sentais une immense joie ŕ voir
que mes pires craintes de tout ŕ l’heure se dissipaient. 4. C’était pour lui une
sensation neuve de voir que des sourires répondaient ŕ son sourire. 5. Le témoin
prétendait qu’il avait entendu que son beau-pčre mettait la chaîne ŕ la porte,
aprčs qu’il l’avait reconduit ŕ dix heures et quart. 6. Les personnes qui m’ont dit
qu’elles ne se rappelaient rien des premičres années de leur enfance m’ont
beaucoup surpris.

Ex. 2
Modifiez la phrase en remplaçant le tour infinitif par une subordonnée
conjonctionnelle.
1. Ma mčre se rappela avoir déjŕ vu ce vagabond quelque part. 2. Il paraissait
me reconnaître du premier coup d’śil. 3. Nous crűment naďvement lui avoir fait
oublier ses malheurs. 4. J’espčre ętre admis. 5. Les passants affirmaient avoir
aperçu deux personnes tout prčs de la boutique. 6. Le garçon niait avoir jamais
taquiné son petit voisin. 7. On l’a empęché de me rejoindre, j’en suis sűr. 8.
Soudain il vit son iterlocuteur changer de visage. 9. Ce petit polisson se figurait
avoir trompé tout le monde. 10. J’étais au désespoir de m’ętre trahi si mal ŕ
propos. 11. J’allais chez moi, dans ma maison oů je savais retrouver ma femme
et ma fille. 12. La petite bergčre passait tout son temps ŕ compter ses moutons,
parce qu’elle avait peur d’en avoir perdu. 13. J’allais me lever quand je vis

24
quelqu’un s’approcher de moi. Je m’étonnai de ne pas l’avoir entendu
approcher. 14. Il donnait l’impression de venir chez moi ŕ contre cśur et de ne
pouvoir s’en empęcher.

Ex. 3
Traduisez les phrases qui suivent ŕ l’aide d’un tour infinitif ou d’une
proposition conjonctionnelle.
1. Я вспоминаю, что провел эту ночь под открытым небом. 2. Мне по-
казалось, что я слышу, как камни катятся по склону. 3. Казалось, моя собе-
седница потеряла способность владеть собой. 4. Начальнику экспедиции
казалось, что он принял вcе предоcторожноcти. 5. Oн утверждает, что на
него напали в лесу. 6. Свидетель отрицает, что когда-либо встречал этого
человека. 7. Вы никогда не пожалеете о том, что выбрали эту профессию.
8. Он забыл, что уже неоднократно рассказывал эту забавную историю. 9.
Мы были уверены, что выбрали самый короткий путь, и надеялись вер-
нуться домой до наступления сумерек. 10. Она не могла произнести ни
слова, чувствуя, что силы ее оставляют. 11. Вдруг он услышал, что в со-
седней комнате напевают знакомую мелодию. 12. Она стояла у окна и
смотрела, как падают хлопья снега. 13. Время от времени я чувствовал, что
мои глаза закрываются от усталости. 14. Когда мальчик глядел в воду, он
чувствовал, что у него кружится голова. 15. Я слышал, как он говорил, что
совершил кругосветное путешествие.

Subordonnée relative

La subordonnée relative remplie les fonctions d’un complimen attributif et


se rapporte toujours ŕ un terme de la proposition principale, éxprimant une
notion d’objet.
Les subordonées relatives sont introduites par les pronoms relatifs qui, que,
quoi, dont, oů, lequel, qui ont une fonction syntaxique dans la proposition:

L’appartement, dont toutes les portes étaient ouvertes, et qui était demeuré
tel, qu’on l’avait rangé au printemps, offrait un aspect sinistre.
(Martin du Gard)

Sa tunique et ses pieds avaient la couleur des chemins sur lesquels il errait
tant d’années.
(France)

Si la proposition relative se rapporte ŕ toute la proposition, elle est introduite


par ce qui:

25
Ils marchaient vite, ce qui n’empęchait pas Jolicourt d’entretenir la
conversation.
(Martin du Gard)

Parmi les subordonnées relatives on distingue:


1. les propositions relatives déterminatives, qui sont étroitement liées ŕ la
principale et n’en sont pas isolées par l’intonation:
Il entra du pas d’un homme qui n’a pas une minute ŕ perdre.
La proposition déterminative restreint la signification du substantif auquel
elle se rapporte. Elle ne pourrait ętre exclue de la proposition principale, sans en
changer sensiblement le sens.
2. Les propositions relatives explicatives. Celles-ci expriment un indice, une
propriété supplémentaire servant ŕ expliquer le mot auquel elle se rapporte. Elle
est moins étroitement liée ŕ la principale et peut en ętre facilement exclue. Les
propositions explicatives sont fréquemment mises en apposition:
Mon frčre, qui était timide, refusa de la suivre.
Le verbe d’une proposition relative peut ętre ŕ l’indicatif, au subjonctif et au
conditionnel:
Je te donne un livre qui t’intéressera.
Donne-moi un livre qui m’intéresse et que je puisse utiliser pour mon
rapport.
Je t’apporte un livre que tu pourrais utiliser pour ton rapport.

Ex. 1
Traduisez les phrases qui suivent en russe. Spécifiez les particularités de
leur structure.
1. Je ramenai la conversation sur des sujets que je savais l’intéresser. 2.
Parmi ces Résistants que vous dites avoir été dénoncés par un traître, se trouvait
mon frčre. 3. On trouva lŕ un chapeau rouge que les témoins affirmčrent avoir
appartenu au disparu. 4. Il m’adressa quelques mots dans un langage que
j’appris plus tard ętre l’un des dialectes du pays. 5. Cette expérience qu’on savait
avoir échoué allait ętre recommencée. 6. Depuis cinq ou six ans Marcel
travaillait a ce fameux tableau qu’il affirmait devoir représenter le passage de la
Mer Rouge. 7. Jacques et ses amis, jouant des coudes essayčrent de se frayer un
chemin ŕ travers cette marée humaine pour rejoindre les rédacteurs de
l’Humanité, que Jacques savait rassemblés au pieds du monument central. 8.
Nous étions en train de procéder ŕ la cueillette des fragments des roches les plus
typiques. Morhange s’y employait avec un discernement qui en disait long sur
ses connaissances en géologie, science qu’il s’était si souvent défendue de
posséder le moins du monde.

26
Ex. 2
Faites accorder le verbe de la subordonnée avec l’antécedent dans le cas
oů cela est nécessaire.
1. C’est moi qui (devoir) prendre soin de cet enfant. 2. Ce n’est que toi qui
(savoir) oů se trouve la source. 3. Je ne suis pas seul ici qui (en vouloir) ŕ cet
homme. 4. Vous et moi, qui (ętre) au courant, que devons-nous faire. 5. Je ne
suis pas de ceux qui (pouvoir) croire sur parole. 6. Vous ętes le seul qui ne
(avoir) pas approuvé cette démarche. 7. Et nous tous, qui (attendre) cet illustre
personnage, nous perdîmes enfin patience. 8. Ainsi, c’est ŕ moi, qui vous
(vouloir) du bien, que vous cachez votre réussite! 9. Vous qui le (savoir),
pourquoi ne pas m’avoir prévenu ŕ temps! 10. Et moi qui (savoir) ŕ quoi m’en
tenir, je ne soufflais mot.
Ex. 3
Traduisez en français ce qui suit.
l. Старик улыбался, думая о той радости, которую доставит девочке
этот неожиданный подарок. 2. B этот момент вошел крестьянин с охапкой
хвороста, которую он бросил на каменный пол. 3. Mоя тетушка, которую
раздражали грубые манеры гостя, решила удалиться на кухню. 4. Он не
захотел показать мне письмо, полученное им накануне. 5. Ничто не пред-
вещало в нем замечательного художника, которым он стал через несколько
лет. 6. Наконец мы нашли эту ценную рукопись, которую мы считали по-
терянной. 7. Я снова потребовал у него мою тетрадку, которую, по его сло-
вам, он потерял. 8. Я напомнил ей это имя, которое, как она призналась,
она забыла.

Ex. 4
Traduisez les phrases qui suivent. Spécifiez la nature de la subordonnée
introduite par dont (déterminative, explicative)
Tout ce que je vois jette les semences d’une révolution qui arrivera
immanquablement et dont je n’aurais pas le plaisir d’ętre témoin (Voltaire). 2.
Telle est, laissant ŕ part les visites imprévues et importantes, la maničre dont j’ai
passé mon temps, dans cette île, durant le séjour que j’y ai fait (Rousseau). 3. De
la barricade, dont il était encore assez prčs, on n’osait lui crier de revenir, de
peur d’appeler l’attention ŕ lui (Hugo). 4. Le pčre Porriqet mit une heure ŕ lui
raconter les persécutions dont il était devenu l’objet depuis la révolution de
juillet (Balzac). 5. Un petit homme venait d’entrer, chauve, ventru, des yeux
arrondis par un effarement dont il ne revenait jamais (Mauriac). 6. Jacques
sentait autour de lui le mécontentement grandir. Il percevait, dans l’indécision de
cette foule, une fičvre latente, généreuse, favorable ŕ l’action révolutionnaire, et
dont il était criminel de ne pas tirer profit (Martin du Gard). 7. Quel homme! Sa
laideur, qui m’avait tant déplu, finissait par m’ętre moins antipathique que la

27
maničre dont il s’y prenait pour la faire oublier (Carco). 8. Au printemps 1922,
j’eus une chance innouďe: je réussis ŕ me faire embaucher comme manśuvre
pour la construction d’un pont dont on prévoyait qu’il serait fini dans trois mois
(Merle). 9. Mais ce soir, il n’osait pas sortir avant le courrier, dont il espérait il
ne savait quel secours (Hériat). 10. Je montai ŕ ma chambre en toute hâte et
fouillai dans mes tiroirs: pour y trouver quelque chose, dont je pusse faire un
cadeau, mais je n’avais rien (Green). 11. Il était suivi de son officier
d’ordonnance, un grand lieutenant mince et brun, dont j’entendis mes voisines
murmurer le nom, un des plus illustre de France (Benoit). 12. Elle me racontait
souvent des légendes irlandaises dont quelques-unes me frappaient par leur
caractčre étrange (Green). 13. Alors, Robert voyait s’avancer celle dont il avait
eu le temps, durant ces vingt-quatre heures, d’oublier le vrai visage (Mauriac).
14. Claire avait toujours, dans ses dîners mondains, un ou deux Américains, un
ou deux Vénézuéliens dont elle prévenait ŕ l’avance qu’ils n’étaient pas drôles
mais qu’elle était en affaires avec eux (Sagan). 15. Il ouvrit le tiroir de la table
de nuit et en retira deux paquets de bonbons, dont le mien, qui était encore intact
(Bazin). 16. Il y avait des circonstances trčs singuličres dont on n’avait pu tenir
compte parce qu’on ne les connaissait pas, mais qui devaient mener ŕ une
conclusion toute différente de celle qu’on avait été sur le point d’adopter
(Green). 17. On parlait dans ces lettres de gens inconnus ŕ Jeanne, mais dont elle
se rappelait vaguement avoir entendu prononcer le nom, autrefois, dans son
enfance (Maupassant). 18. La voix énorme des sirčnes couvrait tout…Il n’y
avait que ce grand cri effrayant dont on ne pouvait dire s’il venait de la ville, de
l’eau ou du ciel (Gamarra).

Ex. 5
Traduisez en français les phrases ci-dessous en introduisant la
subordonnée au moyen du pronom relatif dont.
1. Мне дали роман одного немецкого писателя, имя которого я никак не
могу вспомнить. 2. На конференции было несколько африканских студен-
тов, двое из которых показались мне знакомыми. 3. Это изнурительная ра-
бота, конец которой невозможно предвидеть. 4. В музее этого города мы
видели замечательные гравюры, автор которых, к сожалению, неизвестен.
5. Вы достигли результатов, которыми вправе гордиться. 6. Мальчик заду-
мался; он не хотел говорить ничего такого, в чем не был бы совершенно
уверен. 7. Это сложная проблема, от решения которой зависит судьба на-
шего исследования. 8. Профессор обещал нам позже объяснить это явле-
ние, смысл которого мы не смогли понять. 9. Среди всех этих книг выбе-
рите те, без которых вы не сумеете обойтись. 10. Актриса, портрет которой
вы мне только что показали, пользовалась в свое время большим успехом.
11. Ничто не могло заставить его выдать этого человека, настоящее имя

28
которого знал только он один. 12. Ваш сын сделал успехи, которыми вы
вправе гордиться. 13. Мы приблизились к городу, первые дома которого
уже можно было заметить. 14. Вcю жизнь он собирал книги, ни одну из
которых, по-видимому, не прочел. 15. Это было решающее сражение, ис-
ход которого никто не мог заранее предвидеть. 16. У меня был ключ, кото-
рым пользовался мой отец, когда хотел выйти из дома незамеченным. 17.
Вокруг нее были только старые вещи, которые когда-то ей служили, но на-
значение которых она теперь забыла.

Ex. 6
Traduisez en russe les phrases suivantes:
l. Ce ŕ quoi il pense, il le taira. 2. C ’est ŕ quoi montait toute ma fortune. 3. Il
y a en elle de quoi faire une parfaite amie. 4. Il me sembla qu’elle le pressait
vivement de faire quelque chose ŕ quoi il montrait de l’hésitation (Mérimée). 5.
Autour de la chaumičre, quelques vignes, un petit jardin, et plus loin, quelques
grands châtaigniers, de quoi vivre enfin, une fortune pour ce pays pauvre
(Maupassant). 6. A vrai dire il y avait assurément quelque chose ŕ quoi la
personne de Libertad n’était pas étrangčre dans la fascination qu’il exerçait sur
Catherine. 7. Cependant Racine achčve une tragédie, «l’Amasie», ŕ quoi s’in-
téresse une comédienne, Mlle Roste, et qui faillit ętre représentée (Mauriac). 8.
Ce qui s’impose et ce ŕ quoi notre peuple aspire, c’est l’instauration d’un régime
de démocratie authentique.

Ex. 7
Traduisez en français ce qui suit.
l. Я не вижу, в чем я мог бы быть вам полезен. 2. Это как раз то, о чем
вам следует подумать. 3. Bот c чего я хотел бы начать свой рассказ. 4. Вот
то, чем вы могли бы заняться в ближайшие дни. 5. Вы никогда не догадае-
тесь, о чем он сейчас думает. 6. Трудно понять, о чем здесь идет речь. 7. Я
могу взять на себя только то, в чем я считаю себя сведущим.

Ex. 8
Traduisez en russe ce qui suit.
1. La source d’oů s’échappe ce grand fleuve est ŕ peine remarquée. 2. Dans
la situation désespérée oů nous nous trouvions, cette offre nous parut un salut. 3.
Le principe d’oů vous partez me semble faux. 4. Dans l’état oů je suis
impossible de souffler mot. 5. C’est la route par oů nous sommes arrivés. 6.
Solitaire dans cette montagne, j’aurai dissipé un peu l’affreuse ignorance oů je
suis de tant de choses qui occupent tous ces hommes de salon (Stendhal). 7.
Jacques ne lui avait jamais vu cette figure d’oů la tristesse avait disparu (Martin
du Gard). 8. Jacques, songeur, errait quelques instants ŕ travers ce quartier oů

29
maintenant l’animation croissait de quart d’heure en quart d’heure (Martin du
Gard).

Ex. 9
Traduisez en français ce qui suit.
l. Дом, в котором я живу, построен десять лет назад. 2. Источник, из ко-
торого получены эти сведения, заслуживает доверия. 3. Книги, из которых
мы черпаем знания, следует тщательно беречь. 4. Ситуация, в которой вы
находитесь, требует от вас решительных действий. 5. Фильм, из которого
взята эта музыка, довольно известен.

Subordonnée apposition

L’apposition qui est une espčce de complément attributif peut ętre exprimée
par une proposition subordonnée. Cette subordonnée se rapporte toujours ŕ un
terme de la proposition principale exprimant une notion d’objet. Elle est
introduite par la conjonction que et répond ŕ la question quel? quelle?:

La pensée qu’elle allait, introduire un étranger dans son existence de


chaque jour l’épouventait.
(Zola)

Le prédicat d’une subordonnée apposition peut ętre ŕ l’indicatif, au


subjonctif et au conditionnel, ce qui dépend du sens du substentif déterminé, et
de toute la proposition.

Ex. 1
Traduisez les phrases qui suivent. Dites de quoi dépend l’emploi du
subjonctif dans la subordonnée.
l. Il n’y a point de dépense que je ne fasse si par lŕ je pouvais trouver le
chemin de son cśur (Moličre). 2. L’un de ces hommes ŕ l’air le plus insolent
qu’on pűt voir, s’accoudait sur une assez grande charrette (Hugo). 3. Au-dessus
de toutes ses śuvres s’élčve, cime la plus haute de cette premičre chaîne de
montagnes, un des plus beaux romans lyriques que Tolstoď ait écrits, le chant de
sa jeunesse, le počme du Caucase, «Les Cosaques» (Rolland). 4. Je montai dans
ma chambre mettre une robe du soir, la seule d’ailleurs que je possédasse
(Sagan).

Ex. 2
Liez les deux propositions indépendantes en une seule phrase
comportant une principale et une subordonnée.

30
1. Elle me nommait ses amies, j’en connaissais quelques-unes. 2. Nous
aperçűmes au loin une maison; la toiture en avait été arrachée par le vent. 3. Il
racontait ŕ tout propos le naufrage de la «Méduse», il n’avait échappé de ce
naufrage qu’aprčs d’effroyables misčres. 4. C’est de ce malaise, sans doute, que
sortait son ręve, il essayait en vain de s’en rappeler les détails. 5. Il mesura des
yeux la muraille, au-dessus de cette muraille il voyait un tilleul. 6. Pour
Barbusse la littérature était une arme, il s’en servait pour aider le peuple ŕ
vaincre. 7. Prenez soin de ces documents, vous devriez répondre de leur perte. 8.
Cette gamine de huit ans avait la charge de deux mioches, des mômes de 3 et de
5 ans; elle devait veiller toute la journée. 9. J’avais une clef du parc, je m’en
servis pour ouvrir la porte et je la jetai aussitôt par-dessus la muraille. 10. Ce
savant a ŕ résoudre des problčmes importants; l’avenir d’une vie humaine en
dépend. 11. Voici ce fameux navire; vous avez assisté ŕ son lancement. 12.
Cherchez dans le dictionnaire ce mot, je vois que vous n’ętes pas sűr de sa
signification. 13. On parle beaucoup de ce remčde; on n’est pas d’accord sur son
efficacité. 14. Voici un fait important; je conclus de ce fait que vous avez raison.
15. Le cerisier tire son nom de la ville de Cérasonte; il a été importé de cette
ville en Europe par les anciens. 16. Suivons cette route; ŕ l’extrémité de cette
route se trouve un petit hameau; mon ancien instituteur y habite. 17. Trois ou
quatre fois par jour Marie leur apportait un seau d’eau; ils le cachaient sous les
branches. 18. Tolstoď a été trčs sévčre plus tard pour ses premiers récits; il a dű
cependant une partie de sa popularité ŕ ces récits.

Ex. 3
Traduisez en français ce qui suit.
Вы дали мне совет, * которым я не премину воспользоваться;
* за который я вам всегда буду признателен;
* над которым следует поразмыслить;
* который мне кажется очень ценным;
* который поможет мне выпутаться из беды;
* который, я надеюсь, будет одобрен моими
друзьями.

Ex. 4
Traduisez en français les phrases qui suivent.
l. Отсюда видна эта гора, у подножия которой расположена живописная
деревушка. 2. Трудности, на которые натолкнулись эти молодые ученые в
самом начале исследования, не обескуражили их. З. Этот ученик, успехами
которого я интересовался, обманул мои ожидания. 4. Он искал в словаре
слова, в правописании которых он не был уверен. 5. Ученик, рядом с ко-

31
торым меня посадили, украдкой сунул мне в руку записку. 6. Прохожий, к
которому он обратился, не смог сказать ему ничего путного. 7. Он все еще
надеялся, что несчастье, о котором он беспрестанно думал, не может про-
изойти. 8. В этот день отец обедал дома, что в последнее время случалось с
ним редко. 9. Он заговорил со мной доверительным тоном, что меня очень
удивило. 10. Я увидел, что взгляды гостей направлены на меня, что приве-
ло меня в замешательство.

Propositions subordonnées circonstancielles

Les circonstances dans lesquelles s’effectue l’action sont souvent exprimées


ŕ l’aide des subordonnées circonstancielles. D’aprčs les rapports exprimés, on
distingue les subordonnées circonstancielles de lieu, de temps, de cause, de
conséquence, de but, de maničre, de comparaison, de condition, de concession.
Les conjonctions de subordination et les locutions conjoncitives, ainsi que
les conjonctions de coordination, servent ŕ exprimer les liens syntaxiques entre
les propositions. Mais en męme temps elles contribuent ŕ exprimer plus
nettement les rapports de sens qui unissent les propositions. Aussi le choix des
conjonctions n’est-il pas arbitraire. Le sens de la conjonction doit correspondre
exactement au rapport de sens existant entre les propositions qu’elle réunit.
Certaines conjonctions peuvent exprimer différents rapports. Ainsi la
conjonction de subordination comme peut introduire une subordonnée de cause,
de temps, de maničre et de comparaison. De sorte que peut également introduire
différentes espčces de subordonnées.

Subordonnée circonstancielle de lieu (locative)

La subordonnée circonstancielle de lieu se rapporte au prédicat ou ŕ un terme


secondaire de la proposition principale exprimé par un verbe. Elle est introduite
par l’adverbe relatif (seul ou précédé des prépositions de, par, jusque; d’oů, par
oů, jusqu’oů ou de l’adverbe lŕ; lŕ oů). Elles ne sont pas d’un emploi fréquent.
Elles répondent aux questions: oů, d’oů, par oů, jusqu’oů?

Il t’a dit de l’attendre oů c’était convenu. Ils s’étaient laissés tomber oů ils
étaient.
(Hugo)

Il ne faut pas confondre les subordonnées circonstancielles de lieu avec les


subordonnées relatives et les subordonnées complétives. Les subordonnées
relatives se rapportent aux noms et répondent ŕ la question quel?

32
C ’ est une rue oů il passe beaucoup de monde.
Les subordonnées complétives se rapportent au verbe, mais contiennent une
question indirecte, et répondent ŕ la question quoi?

Dis-moi oů tu niches, gamin?


(Hugo)

La subordonnée locative peut précéder la principale ou la suivre.

Oů trônait hier la tristesse vraie et la gaité fausse, rčgne aujourd’hui le


tapage et l’abandon…
(Vallčs)

Ils continučrent ŕ marcher au bord extręme de la plage, lŕ oů mourait la


léchure obstinée des vagues.
(Troyat)
Ex. 1
Traduisez en russe les phrases suivantes et trouvez les propositions
subordonnées locatives, relatives et complétives.
1. Il voudrait savoir oů il avait egarré ses lunettes. 2. Les jours oů j’appris ŕ
le connaître ne s’effaceront point de mes pensées (Rolland). 3. Dans ce pays on
a porté les sciences au plus haut point oů elles puissent parvenir chez les
hommes (Voltaire). 4. Oů ne souffle aucun vent, oů ne coule aucune eau neuve,
la vie s’éteint (Ikor). 5. Personne ne savait jusqu’oů ses ambitions pouvaient le
mener. 6. Mais lŕ oů les uns voyaient l’abstraction, d’autres voyaient la vérité
(Camus). 7. Je ne savais plus oů diriger mes pas. 8. Elle se trouvera a l’heure
fixée lŕ oů deux chemins se croisent. 9. Demande-lui par oů il a passé pour
arriver jusqu’ici. 10. L’hiver oů il fit si froid on n’avait plus de bois pour
chauffer le poęle. 11. Oů se trouvait hier un petit village, calme et souriant, il n’y
avait aujourd’hui que des ruines. 12. Je m’arrętai un moment pour m’informer
d’oů venait le tumulte. 13. Un homme de forte carrure, s’est levé de table, oů il
était en train d’écrire, et s’est avancé la main tendue (Laffitte). 14. Tu vois
jusqu’oů va ma franchise.

Subordonnée circonstancielle de temps (temporelle)

Les conjonctions qui introduisent les subordonnées de temps peuvent ętre


groupées, selon le rapport de temps qu’elles expriment, en 3 groupes:

33
Conjonctions Conjonctions Conjonctions
introduisant des actions introduisant des actions introduisant des actions
simultanées ŕ l’action de antérieures ŕ l’action de postérieures ŕ l’action
la principale la principale de la principale
quand quand avant que
lorsque lorsque jusq’ŕ ce que
pendant que dčs que en attendant que
tandis que aussitôt que sans attendre que
alors que sitôt que
comme depuis que
au moment oů ŕ peine…que
tant que pas plus tôt …que
aussi longtemps que
ŕ mesure que
au fur et ŕ mesure que
chaque fois que
en męme temps que
Subordonnées temporelles marquant la simultanéité

Le mode dans la phrase de cette espčce est l’indicatif, ou, quand on veut
exprimer un fait éventuel, le conditionnel. Généralement il y a un équilibre entre
les deux actions, et les verbes sont au męme temps (présent-présent, imparfait-
imparfait, passé simple-passé simple, futur simple-futur simple), ou bien,si la
phrase se rapporte au passé, au cours d’une action qui dure (imparfait) une autre
intervient (passé simple ou passé composé).
La conjonction pendant que réunit deux actions simultanées, mais dont la
durée n’est pas nécessairement la męme:
Vous vous reposerez pendant que je lirai.
Tant que, aussi longtemps que introduisent deux actions simultanées qui
durent le męme laps de temps:
Tant que la guerre a duré, elle a travaillé ŕ l’hôpital.
Comme introduit toujours une action qui dure au monent oů une autre action
momentanée intervient:
Comme le frčre et la sśur allaient se lever de table, on frappa.
A mesure que et au fur et ŕ mesure que expriment ŕ la fois l’idée de durée et
de progression:

A mesure qu’il s’éloignait, les plaintes de 1’enfant lui semblaient diminuer.


(Martin du Gard)
34
Un bourdonnement sourd grandit au fur et ŕ mesure qu’on s’avance.
(Laffitte)

Tandis que, alors que expriment souvent ŕ la fois l’idée de temps et


d’opposition. L’idée de l’opposition ressort du contexte. Alors que s’emploie
plus fréquemment dans la langue livresque.

Tandis qu’il travaille, vous restez les mains dans les poches.
Alors que le prix de toutes choses montait irrésistiblement, on n’avait jamais
tant gaspillé d’argent.
(Camus)

Au moment oů permet de souligner nettement la simultanéité des actions:

La vieille femme a tout d’un coup froid, au moment oů l’eau lui entre dans le
cou par 1’échancrure de son caraco.
(Cogniot)
Chaque fois que fait ressortir l’idée de répétition:

Et dans le train de retour, ils éclataient de rire chaque fois qu’ils se


regardaient.
(Rolland)

Ex. 1
Relevez dans les phrases suivantes les propositions temporelles. Notez
les conjonctions et les locutions conjonctives qui marquent la simultanéité
de l’action principale et de l’action subordonnée. Caractérisez les deux
actions du point de vue de temps et de l’aspect.
1. Il fallait passer par le cimetičre, je le traversai gaillardement car, tant que
je me sentais en plein air, je n’eus jamais de frayeurs nocturnes (Rousseau). 2. A
mesure que les sangliers avançaient, je voyais la crosse de son fusil, peu ŕ peu,
implacablement, se rapprocher de son épaule (Benoit). 3. Alors qu’il ateignait le
milieu du pont, il eut la sensation que qeulqu’un le suivait et se retourna
vivement (Simenon). 4. La vivandičre s’était avancée et au moment oů le sergent
allait crier: «Feu!» cette femme cria: «Halte! Ne tirez pas, camarades!» (Hugo).
5. Lorsqu’il faisait noir, que les chiens de la ferme voisine commençaient ŕ
hurler et que le carreau de notre petite cuisine s’illuminait, je rentrais enfin
(Alain-Fournier). 6. Sa femme ne fut pas surprise. Depuis quatre ans qu’il était

35
parti, chaque fois que l’on avait frappé ŕ la porte, elle n’avait pu s’empęcher de
penser: «C’est peut-ętre lui qui revient» (Philippe). 7. Crainquebille prononçait
ces paroles étonnées, quand la madame Bayard, la cordonničre vint ŕ lui, les
quatorze sous ŕ la main (France).

Ex. 2
Construisez des phrases comportant une subordonnée de temps
introduite par des locutions conjonctives alors que, tandis que, tant que, ŕ
mesure que, chaque fois que, en męme temps que, au moment oů.

Ex. 3
Traduisez en français ce qui suit en employant de différentes
conjoctions et locutions conjonctives qui marquent la simultanéité.
1. Он просматривал только что полученные письма, когда вдруг услы-
шал, что кто-то тихонько стучится в дверь. 2. Теперь, когда вы закончили
это исследование, вы сможете подумать о том, чем заняться в ближайшем
будущем. 3. Когда они сошли на берег, они услышали, что на дальней
башне пробила полночь. 4. В ту минуту, когда я собирался сказать ему все,
он резко повернулся и вышел из комнаты. 5. Каждый раз, когда он слышал
это пение, щемящая тоска сжимала ему сердце. 6. Все то время, пока он
шел к калитке, она стояла у окна и провожала его взглядом. 7. По мере того
как мы оставляли за собой богатые кварталы столицы, улицы становились
все более узкими и темными, дома все более неприветливыми. 8. В то вре-
мя как я займусь решением этой проблемы, вы будете проводить опыты.

Subordonnées temporelles marquant l’antériorité

Le mode employé dans ces propositions est l’indicatif (ou le conditionnel).


Le verbe de la subordonnée devant marquer l’antériorité de l’action, il se met
généralement ŕ un des temps propres ŕ exprimer ce rapport, c’est-ŕ-dire: au passé
composé, si la principale est au présent, au passé composé ou au passé
surcomposé, si la principale est au passé composé; au passé antérieur, si la
principale est au passé simple; au plus-que-parfait, si la principale est ŕ
l’imparfait; au futur antérieur, si la principale est au futur.
Les conjonctions aussitôt que, dčs que, sitôt que accusent l’antériorité
immédiate des actions qu’elles introduisent:

Aussitôt que (sitôt que, dčs que) j’aurai fini, je vous dirai tout.

36
Dčs qu’il eut retiré son bras, elle revint achever le thé, puis s’éloigna de
nouveau.
(Martin du Gard)

L’antériorité immédiate peut ętre exprimée également par la locution


conjonctive ŕ peine …que, qui précčde la principale, le verbe de cette
subordonnée se met ordinairement ŕ la forme interrogative (inversion du pronom
personnel):

Mais ŕ peine eut-il fini, que la peur le reprit.


(Rolland)

Depuis que introduit une action antérieure, dont elle souligne le


commencement et les conséquences, car la deuxičme action n’est pas achevée et
continue encore:

Depuis qu’elle est arrivée ŕ Moscou, elle ne fait que courir les théâtres.
Depuis que le docteur avait pris la direction d’un hôpital, elle découvrait
sans cesse des raisons de voyager.
(Maurois)
Aprčs que introduit une action antérieure, dont on souligne l’achčvement:

Aprčs que tout fut décidé, on se sépara.


Dix minutes aprčs qu’on eut tourné la manette du chauffage, il fit trop
chaud…
(Simenon)

Ex. 1
Dans les phrases qui suivent relevez les conjonctions et les locutions
conjonctives qui marquent l’antériorité de l’action subordonnée par
rapport ŕ la principale. Caractérisez l’action de la subordonnée du point de
vue de temps et de l’aspect.
1. Dčs que l’empereur de la Chine eut appris que la princesse de Babylon
était ŕ une porte de la ville, il lui dépęcha quatre mille mandarins en robe de
cérémonie (Voltaire). 2. Puis, elle revenait ŕ sa place silencieusement aussitôt
qu’elle lui avait rendu la précieuse clef (Balzac). 3. Dčs qu’il entendait le pas de
sa mčre dans le couloir, Etienne rectifiait sa position, prenait un bouquin,
feignait de lire. Quand elle était partie, il se recouchait, fermait les yeux
(Troyat). 4. A peine eus-je fait une centaine de pas que la gorge s’élargissant
tout ŕ coup me montra une espčce de cirque naturel (Mérimée).
37
Ex. 2
Traduisez les phrases ci-dessous en français.
1. Как только он вышел на улицу, он почувствовал, что резкий ветер
пронизывает его насквозь. 2. Вам ответят немедленно, после того как ваше
письмо будет получено. 3. После того как мальчики миновали сторожевые
посты, они принялись бежать со всех ног. 4. Когда рассеялся туман, мы
увидели вершину горы, освещенную первыми лучами восходящего солнца.
5. Как только он пробежал глазами первые строчки письма, его лицо про-
сияло от радости. 6. Когда я с ним поговорю и выясню все обстоятельства
этого дела, я скажу вам свое мнение. 7. Когда ты прочтешь это письмо, ты
убедишься, что была неправа. 8. Как только день начал клониться к вечеру,
деревня опустела. 9. Едва только я закрыл глаза и приготовился уснуть, как
на улице послышались крики.

Subordonnées marquant la postériorité du temps

Le mode dans les subordornnées temporelles de cette espčce est le


subjonctif. La conjonction avant que introduit une action momentanée, qui
s’acomplira aprčs que celle de la principale aura pris fin. Il peut y avoir un
intervalle de temps entre les deux actions. Aprčs avant que le verbe peut ętre
parfois accompagné du ne explétif. Aprčs une principale négative, avant que
peut ętre remplacé par que suivi du ne explétif et d’un verbe au subjonctif.

Allez le voir avant qu’il ne parte.


Quelques minutes s’écoulčrent avant que Marc ne la rejoignît.
(Rolland)

Je ne te lâche pas que tu ne m’aies pardonné.


(Mérimée)

Jusqu’ŕ ce que introduit une action qui commence au moment oů finit celle
de la principale. La fin de l’action de la principale coďncide avec le
commencement de l’action de la subordonnée. Il n’y a pas d’intervalle de temps
entre les deux actions. On n’emploie jamais le ne explétif aprčs jusqu’ŕ ce que. Il
ne faut pas confondre jusqu’ŕ ce que avec tant que qui se traduit en russe de la
męme maničre, mais marque la durée, le déroulement parallčle des deux actions,
étant le synonyme de aussi longtemps que.

Reste ici jusqu’ŕ ce qu’on vienne te chercher.


Je travaillerai, jusqu’ŕ ce que j’aie tout fini.

38
Se penchant vers son sac, elle fit mine d’y fouiller jusqu’ŕ ce que Jérôme eűt
quitté la chambre.
(Martin du Gard)

Ex. 1
Dans les phrases qui suivent relevez les locutions conjonctives qui
marquent la postériorité de l’action subordonnée par rapport ŕ la
principale. Expliquez l’emploi du mode et du temps dans la subordonnée.
1. Je partais par le grand soleil, pressant le pas, dans la crainte que quelqu’un
ne vînt s’emparer de moi avant que j’eusse pu m’esquiver (Lesage). 2. Et le vieil
Homčre s’avança sur le haut promontoire jusqu’ŕ ce que la terre qui l’avait porté
si longtemps, manquât sous ses pas (France). 3. Il restait bien du temps encore
en attendant qu’il fűt quatre heures et que nous puissions rentrer comme des
enfants qui ont passé leur aprčs-midi ŕ l’école (Philippe). 4. Le fracas des roues
sur le pavé lui permit de se calmer peu ŕ peu avant que Pierrot se fűt aperçu de
rien (Mauriac). 5. Rose alors cueillit une herbe et lui chatouilla le nez, les coins
de la bouche, jusqu’ŕ ce qu’il eűt éclaté de ce rire frais qu’il avait gardé de son
enfance (Mauriac). 6. Il était d’usage que le počte couronné au Capitole
improvisât ou récitât une pičce de vers avant que l’on posât sur sa tęte les
lauriers qui lui étaient destinés. Quelques fois il faisait la lecture ŕ sa mčre…Elle
l’interrompait par des réflexions saugrenues jusqu’ŕ ce qu’un léger ronflement
avertît Nicolas que mieux valait continuer de lire seul (Mauriac).
Ex. 2
Traduisez les phrases ci-dessous en français.
1. Она следила за ним глазами до тех пор, пока он не скрылся в глубине
сада. 2. Еще до того, как я спустился по лестницу, я услышал, как захлоп-
нули дверь. 3. Ты не уйдешь отсюда, пока не признаешься мне во всем. 4.
Наше решение было принято задолго до того, как пришел приказ. 5. Преж-
де чем он успел позвать на помощь, его сбили с ног. 6. Прежде чем рас-
статься, он сказал мне несколько ободряющих слов. 7. Мальчику приказали
стеречь дом до тех пор, пока не вернется отец.

Ex. 3
Réliez les propositions ci-dessous par une conjonction de subordination
remplaçant les mots soulignés. Changez le temps du verbe, s’il le faut.
1. J’ouvris la porte de la cage, aussitôt l’oiseau s’envola. 2. On m’a appris la
vérité, avant j’avais toute confiance en cet homme. 3. Une cliente se présentait,
chaque fois la patronne s’avançait, l’air affable. 4. Il éteignit la lumičre, aussitôt
aprčs le moustique reprit son petit bourdonnement. 5. La pluie ne cessait pas, en
attendant, on fit une partie de cartes.

39
Ex. 4
Dites si l’action exprimée dans la subordonnée se passe avant l’action de
la principale, en męme temps, ou aprčs. Mettez le verbe ŕ la forme qui
convient.
1. Il est venu nous apporter cette bonne nouvelle une demi-heure aprčs que
le pčre (partir). 2. Dčs que les barques (dépasser) les balises, elles commençaient
ŕ louvoyer. 3. Un peu aprčs que minuit (sonner), un signal de la petite lampe
apparut. 4. Une effervescence inaccoutumée remuait la salle avant que la séance
(ętre) ouverte. 5. A mesure que chacun (raconter) son histoire, le vaisseau
avançait. 6. Du plus loin qu’il me (souvenir), on chassait le ličvre dans cette
foręt. 7. Gardez ces documents jusqu’au moment oů j’en (avoir) besoin. 8. Nous
aurons le temps d’atteindre l’autre bord avant qu’on nous (rejoindre). 9. Vous ne
bougerez point d’ici que vous ne lui (demander) pardon. 10. Je ne me reposerai
que quand je (finir) d’arracher toutes ces mauvaises herbes. 11. Derričre le
comptoir, le boulanger lissait sa moustauhe rousse, en attendant que Mlle
(apaiser) sa faim et que son compagnon (jeter) sur le marbre blanc une pičce de
vingt-cinq centimes. 12. Le vieillard répétait les męmes vers avec patience
jusqu’ŕ ce que les petits chanteurs les (retenir) exactement. 13. Lorsque ce grand
garçon me (apercevoir) et avant que personne (pouvoir) lui demander aucune
explication «Viens-tu dans la cour?» dit-il. 14. Ils allaient trčs vite et ne
s’arrętaient plus qu’ils ne (sortir) de l’ombre des arbres. 15. J’avais pris
l’habitude de lire tous les soirs dans mon lit, jusqu’ŕ ce que je (sentir) mes yeux
s’appesantir. 16. Sur le palier il introduisit sa clef dans la serrure et avant qu’il la
(faire) jouer, la porte s’ouvrit. 17. Avant męme que l’auto (atteindre) la porte
Champerret, elle avait senti renaître ce trouble profond et vague qui la rongeait
depuis quatre jours. 18. Il y avait une petite métairie dans le voisinage; la vieille
proposa ŕ Candide de s’en accomoder, en attendant que toute la troupe (avoir)
une meilleure destinée. 19. Tant que la maison ne (ętre) pas fermée, que l’on ne
(éteindre) pas les lumičres, le chien attendait, espérant encore que le maître
l’appelerait.

Ex. 5
En traduisant les phrases ci-dessous rendez l’idée de temps par des
locutions conjonctives qui conviennent (tant que, avant que, etc.)
1. Пока мой отец жив, я не покину родной город. 2. Пока друзья мои
спали, я наблюдал за дорогой. 3. Мы успеем добраться до леса, пока они
нас ищут. 4. Я буду стоять здесь, пока вcе не утихнет в доме. 5. Вам при-
дется удовольствоваться этими сведениями, пока не прибудут новые доку-

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менты. 6. Он шагал быстрым шагом, не останавливаясь, пока не почувст-
вовал, что силы его оставляют. 7. Он долго меня разглядывал, пока не уз-
нал. 8. Вы не добьетесь от него толку, пока не объясните ему цель вашего
прихода. 9. Он поднялся на утес и долго следил за лодкой, пока не потерял
ее из вида. 10. Нужно тихонько покачать малышку, пока она не заснет. 11.
Вы не сможете ничего предпринять, пока отец не вернется. 12. Мы успеем
добраться до другого берега, пока не начнется дождь.

Tours équivalant ŕ des subordonnées temporelles

Certains rapports temporels exprimés par des propositions subordonnées


peuvent ętre rendus également par d’autres moyens syntaxiques:
1) par le gérondif (≅quand, lorsque):

Quand (lorsque) il m’aperçut, il En m’apercevant, il poussa un cri


poussa un cri de surprise. de surprise.

2) par le gérondif, renforcé de tout (≅pendant que):

Pendant qu’il dînait il lisait le Tout en dînant, il lisait le journal.


journal.
3) par l’infinitif précédé de ŕ (≅quand, mais il s’y męle aussi une idée de
cause):

Quand on les voyait ainsi, leur A les voir ainsi leur ressemblance
ressemblance frappait frappait

4) par un infinitif construit avec aprčs (infinitif passé) et avant de (infinitif


présent), mais seulement si cet infinitif et le verbe principal ont sujet commun:

Quand (aprčs que) il eut lu le Aprčs avoir lu le journal il le replia


journal, il le replia avec soin. avec soin.
Je veux vous dire quelques mots Je veux vous dire quelques mots
avant que je m’en aille. avant de m’en aller.

5) par l’inversion du pronom personnel (forme interrogative) il s’agit


toujours d’une action habituelle, les deux propositions sont juxtaposées, le sens
est ŕ la fois temporel et conditionnel (quand, si):

41
Quand on lui parlait, il écoutait Lui parlait-on, il écoutait
froidement. froidement.

6) par un nom ou un adjectif détachés ŕ valeur prédicative, placés en tęte de


la phrase:

Quand j’étais enfant, je voulais Enfant, je voulais toujours jouer


toujours jouer avec les fillettes de mon avec les fillettes de mon âge…
âge…

7) par la proposition participe absolue:

L’heure de dormir étant arrivée, les deux jeunes filles se retirčrent dans leur
chambre.
(Mérimée)

= quand l’heure de dormir fut arrivée.

Freydet, sa visite faite, remontait lentement le quai d’Orsay.


(Daudet)

= aprčs que sa visite fut faite, aprčs qu’il eut fait sa visite, aprčs avoir fait sa
visite.
8) par le tour le temps de+ infinitif:

A peine le temps de casser trois assiettes, le déjeuner se trouva servi.


(Daudet)

Ex. 1
Traduisez en russe les phrases qui suivent. Caractérisez l’action énoncée
par le tour participial du point de vue de temps et d’aspect. Relevez les
propositions participes absolues et expliquez leurs particularités
syntaxiques.
l. En apercevant le marquis ŕ l’śil dévorant, au front chargé de pensées, il ne
put reconnaître l’élčve au teint frais et rose, aux membres juvéniles, dont il avait
gardé le souvenir (Balzac). 2. Quand nous fűmes de retour, je rendis ŕ mon pčre
ses clefs et son argent. En rentrant dans sa chambre, il vida la bourse sur la
cheminée, compta l’or et se tourna vers moi d’un air grave (Balzac). 3. En
tournant sous les guichets de l’institut, un mouvement fiévreux me saisit

42
(Balzac). 4. Les derniers invités partis, le rideau tombé, tante Emma cessa de se
contraindre, et il fallut qu’Agnčs l’aidât ŕ se mettre au lit, avant de rentrer elle-
męme place du Brésil (Hériat). 5. Dubreuilh donnait l’impression d’écrire
capricieusement, pour son seul plaisir, des choses tout ŕ fait gratuites; et,
pourtant, le livre fermé, on se retrouvait bouleversé de colčre, de dégoűt, de
révolte (de Beauvoir). 6. Sitôt le soleil levé, des milliers d’hommes virent un
immence bűcher dressé au milieu de la place (Thaurez). 7. On se racontait son
histoire ŕ l’oreille …En juin 1848, blessé sur les barricades, on l’avait laissé
pour mort dans les rangs des insurgés. Ramassé sur le pavé par un bourgeois, il
restait caché chez son sauveur, dont la famille le soignait, le remettait sur pieds.
Une fois guéri, il épousait la fille de la maison (Daudet). 8. Tout en se grisant de
ses discours, Christophe regardait la chčre figure de sa mčre …avec ses cheveux
blancs, ses yeux jeunes qui le couvaient d’amour (Rolland).

Ex. 2
Modifiez les phrases qui suivent en remplaçant la proposition participe
par une subordonnée de temps.
1. L’enfant reprit la sonatine au męme rythme que précédemment et la fin de
la leçon approchant, il la nuança comme on le désirait: «moderato cantabile»
(Duras). 2. En prononçant ces derniers mots, une lueur cruelle anima pour une
seconde les yeux clairs de notre ami (Mac Orlan). 3. Une heure aprčs, l’adjudant
du régiment passant a portée du bivouac, les soldats allčrent lui raconter
l’arrivée de cet étranger parlant mal français (Stendhal). 4. Nous découvrirons,
une fois sauvés, qu’aucune autre direction ne nous eűt permis de revenir (Saint-
Exupéry). 5. Parfois, ŕ peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite,
que je n’avais pas le temps de me dire: «Je m’endors» (Proust). 6. Ses journaux
une fois parcourus sans grande curiosité, il resta un certain temps, debout ŕ la
fenętre, ŕ regarder les gens qui revenaient de la messe (Simenon).

Ex. 3
Rendez par une proposition subordonnée complčte ou par un tour
participial l’idée de temps, exprimée par un nom ou un adjectif détachés ŕ
valeur prédicative.
1. Présente, je vous fuis; absente, je vous trouve…(Racine). 2. Enfant, il
avait été bercé par les récits des conteurs mendiants. Homme fait et écrivain
célčbre, il éprouvait une jouissance artistique ŕ causer avec ces paysans
(Rolland). 3. Emile était un journaliste…Franc et rieur, il disait en face mille
épigrammes ŕ un ami, qu’absent, il défendait avec courage et loyauté (Balzac).

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Ex. 4
En traduisant les phrases en français exprimez l’idée de temps ŕ l’aide
d’un participe détaché ou d’une proposition participe.
1. Путешественники, поднявшиеся на вершину холма, увидели вдали
огни большого города. 2. Оставшись один, я начал просматривать письма,
полученные накануне. 3. Узнав эту печальную новость, она разрыдалась. 4.
Как только я переступлю этот порог, мой страх пройдет сам собой. 5. Ко-
гда дверь закрылась, мы услышали взрывы смеха. 6. Едва только лодка ис-
чезла из виду, как ветер стал крепчать. 7. Когда наступила ночь, путники
вышли из своего убежища. 8. Когда я проходил мимо этого дома, мне
пришло в голову постучать в окно. 9. Как только прошло его волнение, он
сделал знак своему спутнику продолжать путь.

Ex. 5
Traduisez les phrases qui suivent. Dites si les tours infinitifs que ces
phrases comportent, expriment l’action simultanée, postérieure ou
antérieure par rapport ŕ la principale.
1. Le prieur, déjŕ un peu sur l’âge, était un trčs bon ecclésiastique, aimé de
ses voisins, aprčs l’avoir été autrefois de ses voisines (Voltaire). 2. Ils ne
parlčrent pas avant d’y ętre arrivés; c ’était l’usage, ils ne commençaient jamais
leurs conversations avant d’avoir mis le pied sur la derničre marche de l’escalier
(Triolet). 3. Et de voir cette honnęte figure d’Alsacien, cela le calma subitement
(Daudet). 4. Il relut son article d’un bout ŕ l’autre. A le voir ainsi imprimé, avec
les nombreux alinéas et les citations en italique, il lui parut bien meilleur que la
nuit précédente (Druon).
Ex. 6
Modifiez les phrases suivantes en remplaçant la subordonnée
conjonctionnelle par un tour participial ou un tour infinitif équivalent ou
par une proposition réduite.
1. Lorsqu’elle crut sa mčre endormie, elle sortit de la chambre ŕ pas de loup.
2. Quand le soir approchait, je descendais des cimes de l’île et j’allais m’asseoir
au bord du lac. 3. Dčs que l’arme fut ŕ sa portée il s’en saisit. 4. Lorsqu’elle fut
parvenue ŕ la place du Marché, la jeune fille s’arręta, saisie ŕ la vue du
changement que l’heure apportait ŕ cet endroit. 5. On ne s’ennuie pas quand on
l’écoute. 6. Une fois qu’elle fut bien établie ŕ cheval, elle se mit ŕ raconter ŕ
Fabrice tous les désastres de la nuit. 7. Aprčs qu’il eut constaté que la porte
extérieure était bien fermée, il se disposa ŕ regagner sa chambre. 8. Avant qu’il
eűt pu, de la voix et du geste, retenir l’agresseur, il était renversé, roulé sur le
plancher. 9. Aprčs que nous fűmes sortis dans le jardin, nous entendîmes le
chien aboyer.
44
Ex. 7
Précisez le rapport de temps qui existe entre les
propositions juxtaposées. Recherchez d’autres moyens d’exprimer ce
rapport (subordination, tour participial, etc.).
1. Le dernier coup de minuit sonna; la porte du salon s’ouvrit. 2. Je me
dégageais de l’avion, la tempęte me renversa. Je me rétablis sur mes pieds, elle
me renversa encore. 3. Lui parle-t-on de son avenir, il prend un air distrait. 4.
Vienne le moment d’agir, il hesite. 5. Vienne l’automne, tous les arbres sont de
l’or. 6. Le temps d’achever cette lettre, je vous rejoins. 7. Une fois dehors, il
prendra sa course ŕ travers les champs.

Ex. 8
Traduisez en français les phrases qui suivent ayant recours ŕ une
subordonnée conjonctionnelle, ŕ un tour infinitif ou participial, ŕ une
proposition ŕ forme réduite dans le cas oů c’est possible.
l. Прежде чем уйти, я хочу вам что-то сказать. 2. Не выходите на улицу.
Прeжде чем вы сделаете несколько шагов, вас остановят. 3. Когда с ним
говорили, он слушал рассеянно и как бы нехотя. 4. Как только вы получите
письмо, немедленно сообщите мне о вашем решении. 5. Как только придет
осень, ласточки улетят. 6. Пока мы спорили, наступил вечер. 7. Ты не сой-
дешь с этого места, пока я не вернусь. 8. По мере того как мы продвигались
вперед, чаща становилась все более непроходимой. 9. Как только ее реше-
ние было принято, она, не колеблясь, сообщила его родителям. 10. Нужно,
чтобы ты ушел до того, как часы пробьют полночь. 11. Они решили прово-
дить его до вокзала и не оставлять до тех пор, пока он не сядет в поезд. 12.
Когда я решился наконец отправиться домой и взглянул на часы, оказа-
лось, что было уже поздно. 13. Когда я был ребенком, я любил ходить с
няней в этот запущенный парк. 14. Когда тебя не будет, все в доме пойдет
по-иному. 15. Пока колонизаторы не оставят эту страну, мы не можем рас-
считывать на прочный мир. 16. В то время как я займусь решением этой
проблемы, вы будете проводить опыты.

Subordonnée circonstancielle de cause (causale)

La proposition subordonnée causale indique la cause, la raison, le motif du


fait énoncé dans la principale. Les subordonnées de cause peuvent ętre
introduites par les conjonctions et locutions conjonctives suivantes: parce que,
puisque, comme, du moment que, une fois que, attendu que, vu que, non que, ce
n’est pas que, soit que …soit que.

45
Parce que introduit l’explication du fait exprimé dans la principale. C’est
pourquoi la subordonnée introduite par parce que n’est presque jamais placée au
début de la phrase. Avec parce que c’est le contenu de la subordonnée qui est
présenté comme nouveau.

Je suis seul, parce que mon ami est parti en mission.


Il cherchait la solitude, parce qu’il se fatiguait vite et était de nature
ręveuse.
(Maurois)

Puisque donne les motifs, avec puisque, c’est le contenu de la principale qui
est présenté comme nouveau. La subordonnée introduite par puisque peut suivre
ou précéder la principale.
Du moment que …, une fois que … se rapprochent de puisque, mais
expriment en męme temps un rapport temporel et causal. Ils sont employés dans
le langage parlé, quelque peu familier.

Du moment que vous refusez, je n’insisterai pas.


Une fois que vous avez décidé quelque chose, soyez conséquent.

Attendu que, vu que, étant donné que appartiennent surtout ŕ la langue


d’affaires, au style judiciaire, mais s’emploient aussi, quoique rarement, dans la
langue commune.

L’homme n’est pas fait pour vivre seul, mais je ne voulais pas donner de
suivante ŕ ta mčre, vu que je lui avais promis ça.
(Maupassant)
Mais moi…et c’est tout différent, moi qui ne régnerai jamais, en France du
moins, attendu que j’ai deux aînés devant moi.
(Dumas)

D’autant plus que, d’autant moins que tout en marquant la cause comportent
une idée de degré, de mesure, de proportion.
Les locutions conjonctives énumérées ci-dessus sont suivies de l’indicatif ou
du conditionnel.
Non que, ce n’est pas que introduisent une cause négative et demandent le
subjonctif:

Je renonce ŕ ce travail non qu’il soit difficile, mais je ne vois pas l’ utilité.

46
On décida qu’on ne le chargerait pas de ce travail. Non que le courage lui
manquât, au contraire, il était pręt ŕ tout risquer…
(Rolland)

Les liens qui rattachent les propositions introduites par non que, ce n’est pas
que aux autres propositions sont assez lâches. La preuve est qu’on trouve
souvent ces conjonctions aprčs un point.
Soit que…soit que exprime ŕ la fois la cause et l’alternative. Le verbe de la
subordonnée se met au subjonctif:
Soit qu’il eűt oublié, soit qu’il ne comprît pas, il ne répondit rien.

Ex. 1
Traduisez les phrases suivantes. Relevez les mots conjonctifs qui
introduisent la subordonnée de cause et spécifiez leur nature.
1. Comme les ressources du ménage étaient modestes, Adčle fit des miracles
pour avoir un intérieur confortable sans trop dépenser (Zola). 2. Christophe se
croyait avili, et il devenait d’une susceptibilité maladive, dont il souffrait
d’autant plus qu’il n’osait pas la montrer (Rolland). 3. Je ne dois compte de mes
affaires ŕ personne, attendu que je ne cherche pas ŕ deviner celles que les autres
font la nuit (Balzac). 4. Ce mot «drame», il est nécessaire de l’employer ici: non
que cette histoire soit dramatique dans le sens vrai du mot, mais l’śuvre
accomplie, peut-ętre aura-t-on versé quelques larmes «intra muros» et «extra»
(Balzac). 5. Sa verve, il le sent bien, est intarissable. Non qu’il sűt beaucoup de
choses. Mais parce qu’il ne savait presque rien, tout est neuf ŕ ses yeux
(Maurois). 6. On se trouve en face d’une bourgeoisie qui avait la haine et la peur
du peuple, et qui ne songeait qu’ŕ se débarasser de lui, du moment qu’elle s’était
installée ŕ la place de l’Empire (Barbusse).
Ex. 2
Introduisez les subordonnées de cause ci-dessous par une des
conjoctions données: parce que, puisque, du moment que, une fois que, non
que, ce n’est pas que.
1. – Tu as bien travaillé, tu sais, Rose? – Pourquoi me dis-tu ça? – Je te le dis
… c’est vrai et aussi … j’en suis fier (Laffitte). 2. Gardez-le, … vous y tenez
tellement (Laffitte). 3. Porthos s’ennuie plus que les autres. D’abord, le vide
laissé par la mort des copains; … il ait peur. Au contraire l’inaction lui pčse
(Laffitte). 4. … nous sommes seules, ce soir, il y a une chose dont je voudrais te
parler (Martin du Gard). 3. Mais, …c’était sa derničre volonté, ŕ cette femme, il
me semble qu’il nous est bien difficile de refuser (Maupassant). 6. Elle lui
confessa qu’elle avait été assez heureuse de ce départ qui retardait l’heure des

47
explications, …elle craignît de se heurter ŕ une désapprobation. Mais elle
redoutait plus que tout d’avoir ŕ mettre ŕ nu ses sentiments (Martin du Gard). 7.
Que ce soit dans ta poche ou dans la mienne, qu’importe, …nous avons la męme
bourse (Maupassant). 8. …elle était dépourvue d’humour, elle ne sourit męme
pas ŕ ses mots (Vailland).

Ex. 3
Traduisez en français ce qui suit.
1. Так как поезд отходит в 7 часов 10 минут, из дому надо будет выйти
в 6 часов. 2. Сегодня вечером ты нас не застанешь дома, потому что у нас
собрание. – Поскольку вы заняты сегодня, можно будет собраться завтра.
3. Раз ты решила туда поехать, я не буду тебя отговаривать. 4. Так как ее
отец заболел, она не могла оставить его одного. 5. Поскольку он предло-
жил нам свою помощь, надо воспользоваться этим. 6. Раз она начала, она
доведет дело до конца. 7. Так как он должен уехать через несколько дней,
не надо больше откладывать этот разговор. 8. Раз ты это пообещал, надо
непременно сдержать слово. 9. Поскольку ты хочешь заняться этим вопро-
сом, я тебе советую прочесть эти книги. 10. Когда приходил Марсель, она
бывала довольна; не потому, чтобы он ей нравился, но он умел всех разве-
селить. 11. Даниель вынужден был отказаться от этого приглашения, пото-
му что у него не было соответствующего костюма. 12. Раз ты болен, нуж-
но, чтобы ты вызвал врача и лег в постель. 13. Так как идет проливной
дождь, придется отложить экскурcию. 14. Он не был доволен собою: не
потому, чтобы он жалел, что выступил на собрании, но ему казалось, что
он говорил не так, как нужно, и что он только испортил дело. 15. Посколь-
ку ты хочешь повидать его и поговорить с ним, приходи ко мне сегодня: он
обещал мне прийти. 16. Она им не писала. Не потому, что она не хотела с
ними переписываться, но потому, что у нее не хватало времени.
Tours équivalant ŕ des subordonnées causales

A certaines espčces de subordonnées causales correspondent des tours


infinitifs ou participiaux:
A celles qui sont introduites par parce que équivalent:
a) pour + infinitif passé, de + initif; mais l’emploi du tour infinitif n’est
régulier que lorsque les deux verbes ont un sujet commmun:

Elle connaissait les lieux pour y ętre Elle connaissait les lieux parce
venue, avec sa mčre, pendant les qu’elle y était venue, avec sa mčre,
vacances. pendant les vacances.

48
(Troyat)

… et de voir les grosses larmes qui … et parce que je voyais les


montaient dans ses yeux, j’avais envie de grosses larmes qui montaient dans ses
pleurer, moi aussi. yeux, j’avais envie de pleurer, moi
(Daudet) aussi.

b) le participe présent ou le participe passé composé; les deux verbes ont le


męme sujet:

Madame de Chaverny n’ayant pas Madame de Chaverny ne


peur du tonnerre, ne s’occupait gučre de s’occupait gučre de l’orage, parce
l’orage. qu’elle n’avait pas peur du tonnerre.
(Mérimée)

C’était le couteau du Borgne que C’était le couteau du Borgne que


j’avais pris, ayant cassé le mien. j’avais pris, parce que j’avais cassé le
(Mérimée) mien.

c) ŕ celles qui sont introduites par comme, correspondent les propositions


participes absolues, si la subordonnée et la principale ont des sujets différents;

Aprčs le dîner, la soirée étant belle Aprčs le dîner, comme la soirée


et le temps chaud, on se réunit dans le était belle et le temps chaud, on se
jardin… réunit dans le jardin…
(Mérimée)

d) de+infinitif correspond aux propositions introduites par pour que, que; les
deux verbes doivent avoir un sujet commun;

Etes-vous fous, de crier si fort? Etes-vous fous, que vous criez si


fort?

D’autres tours servent également ŕ exprimer la cause, sans ętre pourtant tout
ŕ fait équivalents ŕ des propositions subordonnées existantes, ils apportent ŕ
l’énoncé une nuance particuličre. Ce sont:

49
a) ŕ force de + initif, qui correspond ŕ peu prčs ŕ parce que…, mais implique
l’idée de la durée ou de répétition de l’action en question, les deux verbes ont un
sujet commun:

Le capitaine Beausire, un petit Le capitaine Beausire, un petit


homme tout rond ŕ force d’avoir roulé homme tout rond parce qu’il avait
sur la mer… longtemps roulé sur la mer…
(Maupassant)

b) faute de + infinitif, qui correspond ŕ une subordonnée causale négative:

Afin de marquer sa désapprobation Afin de marquer sa


il fermait ostensiblement les yeux, faute désapprobation, il fermait
de pouvoir se boucher les oreilles. ostensiblement les yeux, parce qu’il ne
(Dorgelčs) pouvait pas se boucher les oreilles.

c) les adverbes tant et tellement, placés en tęte d’une proposition en guise de


mots conjonctifs, tout en conservant leur valeur propre d’adverbes d’intensité:

Je ne tiens pas debout, tellement je Je ne tiens pas debout, car (parce


suis fatigué. que) je suis trčs fatigué.
On n’apercevait pas le plancher, tant On n’apercevait pas le plancher
les danseurs étaient nombreux. parce que (car) les danseurs étaient
(Troyat) trčs nombreux.

Une qualité, un caractčre d’un ętre ou d’une chose (grammaticalement


présenté par un adjectif ou un participe attribut) peuvent ętre la cause d’un fait
quelconque:
Rusé qu’il est, il saura se tirer d’affaire.
Plongé comme il était dans ses réflexions, il ne voyait rien autour de lui.
Les propositions relatives et juxtaposées elles aussi peuvent avoir une
nuance causale:
Les élčves, qui ont eu des notes satisfaisantes, sont passés dans la classe
supérieure (Tous les élčves sont passés dans la classe supérieure, car ils ont eu
des notes satisfaisantes).

Ex. 1

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Dans les phrases suivantes relevez les tours participiaux ŕ valeur
causale, traduisez les phrases en russe:
1. Sa mčre la vit avec plaisir s’enfermer pendant toute la journée pour
étudier. Mon piano étant le seul dont elle pűt se servir, elle profitait de mes
absences pour s’exercer (Balzac). 2. Les habitants de Saumur étant peu
révolutionnaires, le pčre Grandet passa pour un homme hardi, un républicain, un
patriote, pour un esprit qui donnait dans les nouvelles idées (Balzac). 3. Peu ŕ
peu, la décision du jury se faisant attendre, la fatigue générale commença ŕ jeter
du calme dans l’assemblée (Stendhal). 4. A partir de ce moment, il sembla
perdre tout sens d’orientation. La fatigue aidant, il suivit une rue aprčs l’autre
d’un pas incertain sans s’apercevoir qu’il tournait plusieurs fois autour du męme
pâté de maisons (Green). 5. Le gibier abondait dans la région, la chasse ayant été
interdite depuis le début de la guerre et restant ouverte pour les sangliers et
autres animaux considérés comme nuisibles (Benoît).

Ex. 2
Traduisez en français en rendant l’idée de cause au moyen d’une
proposition conjonctionnelle ou d’un tour participial.
1. Ввиду того, что наступили сильные холода, исследования этого края
пришлось отложить. 2. Так как дождь шел всю ночь, дороги стали непро-
ходимыми. 3. Боясь сбиться с пути, я остановился на перекрестке. 4. Я
провожу тебя до вокзала, поскольку ты на этом настаиваешь. 5. Поскольку
зал уже полон, бесполезно ждать опоздавших. 6. Слушание дела будет от-
ложено ввиду того, что следствию не хватает улик. 7. Поскольку обстанов-
ка в этом районе остается напряженной, необходимо послать подкрепле-
ние. 8. Новость никого не удивила, так как ее давно ждали. 9. Я боялся, что
меня не примут, тем более, что не было причин для моего опоздания. 10.
Зелень сохранила свою свежесть благодаря тому, что весной выпало много
дождей. 11. Уж раз мы встретились, то лучше договориться обо всем.

Ex. 3
Modifiez les phrases ci-dessous en liant les propositions indépendantes
coordonnées ou juxtaposées ŕ l’aide d’une conjonction de cause ou en
remplaçant l’une des propositions par un tour participial.
1. Le patron ne se décidait pas ŕ s’exprimer plus clairement, j’ai pris sur moi
de lui dire que je ne comprenais pas. 2. Evariste Gamelin vint prendre la queue,
il avait voulu éviter a sa mčre les fatigues d’une longue station. 3. M. Grégoire
faisait payer trčs cher ses tuniques. Il en avait le droit: il était sans rival. 4.
Aucun bruit ne montait de la rue; on se serait cru dans un lieu désert. 5. Le vent
s’était apaisé et la pluie tombait moins serrée; il décida de se remettre en marche.
6. Vers cette époque, j’éprouvai un cruel chagrin: Mélanie se faisait vieille. 7. La

51
pauvre femme était ŕ bout de force, une chaise se trouvait lŕ, elle s’y laissa
tomber.

Ex. 4
Dans les phrases suivantes relevez les tours infinitifs qui marquent la
cause. Remplacez ces tours par des subordonnées conjonctielles ou des
tours participiaux équivalents.
1. Il connaissait la Suisse, et spécialement Genčve, pour y avoir pris part,
plusieurs étés de suite, ŕ des régates (Martin du Gard). 2. A force d’aller en
avant, il parvint au point oů le brouillard de la fusillade devenait transparent
(Hugo). 3. A force d’avoir souffert et faire souffrir les autres, sa douleur
agressive et vengereuse s’était fatiguée comme une lame émoussée
(Maupassant). 4. Il se demandait s’il ne conviendrait pas qu’il se jetât dans le
fleuve, faute de pouvoir y jeter son ennemi (Rolland). 5. Le malheur l’avait
rendue sauvage. Sans doute, ŕ vivre avec Olivier, elle avait fini par subir la
contagion de sa timidité (Rolland).

Ex. 5
Modifiez les phrases en remplaçant les tours infinitifs par des
subordonnées conjonctionnelles.
1. En arrivant devant la porte de ma chambre, le cśur me battait si fort
d’avoir monté trop vite que je dus m’arręter un instant (Green). 2. Il ne l’avait
pas perdu, ce livre. Il l’avait caché dans le grenier, faute d’oser le détruire
(Simenon). 3. Il s’imagina que, s’il avait mal réussi auprčs de la reine, c’était
pour avoir manqué d’adresse (Thierry).

Ex. 6
Traduisez ce qui suit en recourant ŕ un tour participial ou infinitif.
1. B силу того, что он беспрестанно думал об этом деле, он потерял го-
лову. 2. Вы надоедаете ему из-за того, что спрашиваете по десять раз одно
и то же. 3. Поскольку вы испытали такие же трудности, вы сможете меня
понять. 4. Он испортил себе глаза, оттого что работал до поздней ночи. 5.
Я был в отчаянии из-за того, что совершил эту непростительную ошибку.
Ex. 7
Traduisez en russe ce qui suit:
1. Soit qu’il crűt que les choses n’étaient plus quand il ne les voyait pas, soit
qu’il évitât seulement un pénible spectacle, il pris soin de ne pas regarder du
côté de Pauline (France). 2. C’étaient de grandes disputes et des remortrances de
toute sorte ŕ chaque servante nouvelle. Puis, ou que ma mčre se lassât, ou que la

52
malheureuse qu’elle avait tant tarabustée, se fűt familiarisée avec les habitudes
de la maison, la vie devenait plus agréable, et un silence, tout relatif, succédait
aux injures et aux larmes (Carco). 3. Si le pianiste voulait jouer la chevauchée
de la Walkyrie ou le prélude de Tristan, Mme Verdurin protestait, non que cette
musique lui déplűt, mais parce qu’elle lui causait trop d’impression (Proust). 4.
Quand Paulette Blanchard ouvrit la porte, elle recula un peu. Ce n’était pas
qu’elle fűt timide ou qu’un homme lui fît peur, mais elle avait cru que c’était
Raoul qui rentrait (Aragon).

Ex. 8
Traduisez en français ce qui suit:
l. То ли оттого, что он хотел скрыть свои чувства, то ли оттого, что он
расставался с нами без особого сожаления, но лицо его в эти минуты не
выражало ни малейшего волнения. 2. Я должен был отказаться от этих по-
исков не оттого,что сомневался в успехе, а в силу некоторых обстоя-
тельств, которые вынудили меня на время отлучиться из города. 3. Обес-
покоенный тем, что дело принимает плохой оборот, учитель решил вме-
шаться. 4. Он останавливался на каждом шагу, настолько этот переход его
утомил. 5. Он жил один не оттого, что у него не было родных, но он пред-
почитал видеть их как можно реже. 6. За весь вечер она не проронила ни
слова, то ли оттого, что она была застенчива по природе, то ли ее смущало
присутствие гостей. 7. Нашу экскурсию беспрестанно откладывали: то по-
тому, что не все участники были свободны в одно и то же время, то пото-
му, что было слишком холодно. 8. Из-за того, что она провела всю жизнь в
уединении, она боялась людей и не доверяла им.

Subordonnée circonstancielle de conséquence


(conséquentielle ou consécutive)

Les propositions subordonnées consécutives n’expriment qu’assez rarement


la seule conséquence du fait énoncé dans la principale. A l’idée de conséquence
s’en ajoute générallement une autre, qui est celle de la maničre dont l’action de
la principale se produit, ou bien celle du degré d’intensité de cette action (ou
d’une qualité nommée dans la principale) ou bien, enfin, celle d’un but ŕ
atteindre.
La subordonnée circonstentielle de conséquence peut ętre introduite par:
1. De sorte que, de façon que, de maničre que, si bien que, etc., si la
principale n’exprime que l’idée de cause (présentée comme une simple
constatation):

53
La porte était ouverte, de sorte qu’on pouvait entendre tout ce qui se passait
dans la pičce voisine.
Je ne l’ai pas trouvé chez lui, de façon que j’ai perdu toute la soirée.
Les convives se mirent ŕ table. Grandet était grave, Gharles silencieux,
Eugénie muette, madame Grandet ne parla pas plus que de coutume, en sorte
que le dîner fut un véritable repas de condoléance.
(Balzac)

Elles n’avaient rien chez elles, si bien que les fournisseurs venaient chez le
consierge demander si vraiment on pouvait faire crédit.
(Aragon)

2. Si…que, parfois trop…pour que et assez …pour que, si dans la principale


l’idée de cause est liée ŕ l’idée d’intensité (avec les adjectifs et les adverbes):
La nuit était si noire qu’on ne voyait rien.
Il est si tard qu’il faut rentrer,
Il est déjŕ trop tard pour qu’on puisse commencer ce travail.
Le pičge était trop grossier pour qu’elle y tombât.

3. Tant…que, parfois trop…pour que et assez… pour que, si dans la


principale l’idée de cause est liée ŕ l’idée de quantité et d’intensité (avec les
noms et les verbes):
Il travaille tant qu’il sera bientôt le premier de la classe.
Il a tant de livres qu’il ne sait oů les mettre.

4. Au point que, ŕ ce point que…, si le degré est trčs haut et atteint quelque
limite:
Elle est distraite ŕ ce point qu’elle oublie tout.
Jacques montait peseamment…Antoine suivait, redevenu trčs maître de lui:
au point qu’il fut surpris de se sentir si peu ému en un pareil moment.
(Martin du Gard)

Le mode employé le plus souvent dans les subordonnées de conséquence est


1’indicatif, employées avec le conditionnel, ces subordonnées expriment des
actions éventuelles:
Elle leva alors sur lui ses yeux pâles, étonnés, si limpides, qu’il eűt donné
tout au monde ŕ cette minute pour effacer jusqu’au souvenir de sa question.
(Martin du Gard)

54
Aprčs les locutions conjonctives trop…pour que, assez…pour que, et aprčs
toutes les autres conjonctions, si le verbe de la principale est ŕ la forme négative
ou interrogative, on emploie le subjonctif.
Est-elle ŕ ce point myope qu’elle ne nous reconnaisse pas?
Il n’est pas si tard qu’on ne puisse travailler encore un peu.

Les subordonnées circonstantielles de conséquence, si leur sujet est le męme


que celui de la principale, peuvent ętre remplacées par des constructions
synonymiques – compléments circonstantiels de conséquence. Ces compléments
sont exprimés par des infinitifs introduits par les locutions prépositives
assez…pour, trop…pour, au point de, de façon ŕ, de maničre ŕ, etc.:

Elle est trop faible pour qu’elle Elle est trop faible pour pouvoir
puisse partir. partir.
Il crie de maničre qu’il fait trembler Il crie de maničre ŕ faire trembler
les murs. les murs.

…il me sembla que nous nous connaissions assez pour entamer


conversation, et je lui parlai.
(Maupassant)

Melchior avait ingénieusement combiné le programme, de maničre ŕ mettre


en valeur ŕ la fois la virtuosité du fils et celle du pčre.
(Ro1land)

Ex. 1
Dans les phrases suivantes relevez les différents moyens d’exprimer la
conséquence. Expliquez l’emploi du mode et du temps dans la subordonnée.
1. Suzanne, penchée sur la table, ouvrit les yeux tant et si bien qu’ils
devinrent tout ronds (France). 2. Cavaliers et piétons de la Maison étaient prčs
d’un millier sur cet étroit espace, si bien que les volontaires, qui arrivaient et
manquaient d’expérience se crurent 4 mille (Aragon). 3. Il était brun et dans son
visage, si figé et si basané qu’il donnait l’impression d’ętre en bronze, seuls ses
yeux vivaient, froids et tranchants comme des lames d’acier (Merle). 4. Jacques
avait si peu conscience de posséder quelque part, ŕ son nom, une fortune sans
emploi, que pas une seconde l’idée ne lui vint qu’il pourrait aider son ami
(Martin du Gard). 5. Il était tellement enfoncé dans ses pensées que c’est ŕ peine
s’il remarqua que pour la premičre fois depuis plusieurs jours, le soleil venait
d’apparaître (Simenon). 6. Le souvenir des souffrances endurées restait trop vif
pour qu’elle ne ressentît pas quelque soulagement d’ętre délivrée de ses

55
épreuves (Martin du Gard). 7. Ils étaient trop dissemblables, lui et Armandine, il
suffisait qu’elle pensât d’une façon pour qu’il se portât ŕ une décision inverse
(Aragon). 8. Les ressources de génie de Stendhal sont telles qu’il peut multiplier
indéfiniment les scčnes entre Julien et Mathilde sans que nous ayons jamais
l’impression non seulement d’une redite, mais męme d’une monotonie. Chaque
scčne a une présence si impérieuse qu’il semble toujours qu’elle soit la premičre
(Du Bos). 9. Elle était trop loyale pour ne pas reconnaître la justesse de ce
reproche. Au point que, ŕ cette minute, elle eűt été soulagée de pouvoir s’accuser
ŕ son tour (Martin du Grard). 10. Elle parut s’étonner quand j’insistai pour que
Robert gardât sa place pendant quelques semaines (Mauriac). 11. Elle le
regardait de ses prunelles fixes, sans broncher, au point qu’il se demanda si elle
entendait ses paroles ou si elle suivait son monologue intérieur (Simenon).12. Il
s’avança sur le trottoir de son ancienne maison, longeant les façades, de façon
qu’on ne pűt le voir d’une fenętre si quelqu’un, comme tout ŕ l’heure, y eűt été
posté (Hériat). 13. Est-ce que les causes du conflit ne sont pas en effet devenues
telles qu’il soit trčs difficile de les éliminer pacifiquement? (Romains). 14. A la
nuit, nous quittons le port, avec notre maigre paie, pour nous jeter sur la
nourriture, sur l’alcool, fourbus, englués de crasse, le cerveau vide, assomés de
fatigue au point d’ętre sans révolte (Martin du Gard). 15. Jaurčs avait dit ŕ
Stéfany: «La note autrichienne est effroyablement dure. A se demander si
Vienne n’a pas voulu, en brusquent l’attaque, rendre impossible toute action
préventive des puissances» (Martin du Gard). 16. Il n’était pas si sot que de ne
pas prévoir la lutte (Vercors). 17. Machinalement, avec le plus grand sérieux,
Maigret arrangeait les pipes sur son buvard de façon ŕ tracer des figures plus ou
moins géométriques, ou ŕ rappeler tel ou tel animal (Simenon).

Ex. 2
Introduisez les subordonnées de conséquence par la locution conjonctive
nécessaire:
1. La neige tombait … épaisse … on y voyait tout juste ŕ dix pas
(Maupassant). 2. Le cerveau du malade était …affaibli …il prît conscience de ce
qui se passait avec difficulté (Martin du Gard). 3. Il avançait peu ŕ peu, en
parlant, poussant Jacques devant lui, … ils se trouvčrent bientôt prčs d’une des
fenętres, seuls (Martin du Gard). 4. J’ai …songé ŕ elle…. j’ai fini par
comprendre: cette fille-lŕ, c’est Manon Lescaut revenue (Maupassant). 5. Nous
fűmes …stupéfaits …nous ne pouvions dire un mot (Maupassant). 6. Son pčre
croyait qu’il couchait chez un camarade: et Jean payait sa chambre du prix de
son déjeuner, …il ne déjeunait plus jamais (Aragon). 7. La chute d’Ursus était
…longue et …large …il pűt s’y coucher sur un coffre oů étaient ses hardes
(Hugo). 8. Elle était loyale…, ŕ cette minute, elle eűt été soulagée de pouvoir
s’accuser ŕ son tour (Martin du Gard). 9. Elles n’avaient presque rien chez elles,

56
…les fournisseurs venaient chez le consierge demander si vraiment on pouvait
faire crédit (Aragon). 1O. Son désespoir fut …terrible …ses cheveux devinrent
blancs en un mois (Maupassant).

Ex. 3
Traduisez en français ce qui suit:
1. Окна были открыты, так что шум улицы доносился до нас. 2. Река в
этом месте была такой широкой, что ee берега еле виднелись. 3. Я так ус-
тала, что предпочитаю вечером остаться дома. 4. Она столько работала, что
имеет право отдохнуть теперь. 5. Девушка была до такой степени взволно-
вана, что не нашлась, что сказать. 6. Он вчера так поздно лег, что я сомне-
ваюсь, встал ли он. 7. Мы не застали его дома, так что потеряли весь вечер.
8. Я был так очарован виденным, что в этот же вечер написал письмо отцу,
чтобы поделиться с ним моими впечатлениями. 9. Он меня так просил, что
я не смог отказать ему. 10. Он слишком слаб после болезни, чтобы пору-
чить ему это. 11. В комнате было так темно, что он в нерешительности ос-
тановился на пороге. 12. Так ли она близорука, что она никого не узнает.
13. У нас столько книг, что мы не знаем, куда их ставить. 14. Достаточно
ли хорошо ты ее знаешь, чтобы я могла ей доверить своего ребенка?

Subordonnée circonstancielle de but (proposition finale)

Les subordonnées circonstancielles de but se rapprochent des subordonnées


de conséquence: le but suppose une conséquence qui n’est pas encore réalisée,
qui est encore ŕ atteindre. Le verbe d’une subordonnée de but est toujours au
subjonctif.
Les subordonnées de but sont introduites ŕ l’aide des locutions conjonctives
de sorte que, de maničre que, de façon que, suivies du subjonctif et surtout par
les conjonctions pour que et afin que, qui expriment plus nettement le but:

Je te l’ai donc envoyé pour que tu lui apprennes convenablement ma mort et


son sort ŕ venir.
(Balzac)

Jean Valjean le soutenait de façon que la poitrine ne fűt pas gęnée.


(Hugo)

Les subordonnées circonstancielles de but sont généralement remplacées, si


leur sujet est le męme que celui de la principale, par des compléments
circonstanciels correspondants, exprimés par des infinitifs, introduits par pour,
afin de, en vue de, de peur de, de crainte de, etc.:
57
Prenons le métro afin que nous ne les Prenons le métro afin de ne pas les
fassions pas attendre. faire attendre.

Pour que, afin que marquent le but qu’on se propose ou qu’on a ŕ atteindre;
pour que est d’un usage plus courant, afin que appartient plutôt ŕ la langue
littéraire:

Toute sa vie était organisée avec soin pour qu’aucun soir ne demeurât
vacant.
(Mauriac)

Je répéterai sans cesse les męmes choses en d’autres termes, afin que nous
soyons bien d’accord.
(Stendhal)

De peur que, de crainte que s’emploient quand il s’agit de quelque chose que
l’on veut éviter; c’est ŕ dire qu’elles remplacent pour que introduisant une
subordonnée finale négative, le sens propre des mots peur, crainte étant plus ou
moins éfacé. Le verbe de la subordonnée dans ce cas est généralement
accompagné du ne explétif:

De peur que tu ne rompe ta corde, je vais t’enfermer dans l’étable, et tu y


resteras toujours.
(Daudet)

Meaulnes, caché derričre les sapins, de crainte qu’on ne l’aperçut,


examinait le désordre du lieu.
(Alain-Fournier)

Que ŕ valeur finale s’emploie dans le discours direct aprčs une principale
impérative:

Jeanne! … Peut-on ętre sauvage ŕ ce point! Venez qu’on vous gronde!


(France)

Histoire de apporte une nuance familičre:

58
Il n’y avait qu’Andrée qui lui tînt conversation, histoire de se faire raconter
les avantures de Mademoiselle.
(Aragon)

A dessein de, dans le dessein de, dans l’intention de, dans le but de
soulignent le projet prévu:

Dans le dessein de prendre le «Manuel» d’Ottfried Muller, M. Bergeret


quitte le fauteil.
(France)

…cette fois il ne l’avait fait que dans le but d’exaspérer son frčre.
(Montherlant)

Ex. 1
Dans les phrases suivantes relevez les différents moyens d’exprimer le
but. Notez l’emploi du mode et du temps dans la subordonnée. Traduisez
les phrases en russe.
1. Dans le coin oů je me rendais compte qu’on m’avait oublié, je faisais mon
possible pour qu’aucun bruit ne vînt rappeler ma présence (Benoit). 2. Mme
Verdurin tenait ŕ garder en évidence les cadeaux que les fidčles avaient
l’habitude de lui faire de temps en temps, afin que les donateurs eussent le
plaisir de les reconnaître quand ils venaient (Proust). 3. Elle ne discutait jamais
avec sa mčre et la taquinait peu, de crainte que cela ne tournât ŕ la dispute
(Hériat). 4. Elle ne pouvait pas articuler un son. Pour que, du moins, il ne se
méprît pas sur son silence, avec toute l’énergie qui lui restait, elle secoua
négativement la tęte (Martin du Gard). 5. Le compagnon veut le mener sur les
pas de deux hommes sortis de la maison, que Théodore voie ŕ quoi ils travaillent
(Aragon). 6. Depuis dix-sept ans il remplissait la fonction d’économe au lycée
de Refend sans qu’on lui connűt une seule colčre, une seule parole d’amertume.
Afin qu’on lui sourît, il souriait lui-męme (Green). 7. Ayant marché toute la
nuit, sans s’arręter, de peur d’ętre surpris par l’ardeur du jour, le vieillard
découvrit dans la clarté de l’aurore, la blanche Kymée, sa patrie (France). 8.
L’amiral s’avança męme dans la nuit et me regarda attentivement pour voir ce
que j’éprouvais ŕ mesure qu’il me parlait. Mais j’étais trop interdit pour lui
répondre (de Vigny). 9. Quand Victor eut dix ans, on se disputa ferme ŕ la
maison parce que Jeanne l’aurait bien envoyé au catéchisme, histoire de lui faire
faire sa communion, comme aux autres, mais le chauffeur criait que c’était une
honte et qu’il la quitterait, si elle faisait ça ŕ son gosse (Aragon). 10. Zamora se

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croyait le rival de Picasso, et cela l’avait jeté au dadaďsme, histoire de le
dépasser (Aragon).
Ex. 2
Introduisez les subordonnées ci-dessous par une des conjonctions
exprimant le but.
1. Il faut le faire …on puisse recommencer ŕ labourer et …cette rizičre
donne de nouveau du riz. 2. Il soulevait les belles boucles sur sa main grande
ouverte, … faire voir toute leur beauté (Stil). 3. On se mit ŕ table comme
toujours et le dîner s’acheva … on eűt dit rien ŕ retenir (Maupassant). 4. Elle
n’était pas jolie, et on le lui avait … répété … elle le sűt (Sand). 5. J’agitais mon
sac de voyage …un écolier agite, au sortir de la classe, le paquet sanglé de ses
livres. 6. Eugénie entrouvrit sa porte avec assez de précaution pour l’empęcher
de crier, mais …on pűt voir ce qui se passait dans le corridor (Balzac).
Ex. 3
Traduisez les phrases qui suivent, en recourant ŕ la subordination ou ŕ
un tour infinitif pour rendre la notion de but.
1. Я вам это рассказываю для того, чтобы вы были в курсе дела. 2. Он
сделает все возможное, чтобы мир был восстановлен. З. Он встал и подо-
шел к окну для того, чтобы никто не заметил, что его глаза полны слез. 4.
Тогда мальчик затаил дыхание и замер на месте, из опасения опрокинуть
что-нибудь. 5. Он обошел дом из страха, что его заметят. 6. Действуйте с
осторожностью, чтобы не вызвать подозрений. 7. Встань здесь, лицом к
свету, чтобы я мог тебя рассмотреть. 8. Пусть придут ко мне сегодня вече-
ром, чтобы можно было объясниться без свидетелей. 9. Не смотри вниз,
чтобы голова не закружилась. 10. Боясь выдать себя, она за весь вечер не
сказала ни слова. 11. В окрестности – ни одного источника для того, чтобы
утолить жажду. 12. Я искал убежища, укромного места для того, чтобы
спокойно провести ночь.
Ex. 4
Traduisez en français ce qui suit en employant le tour infinitif qui
exprime le but et la conséquence.
l. Îíè быстро шли, чтобы достичь деревни до наступления сумерек. 2. Я
пришел к вам не за тем, чтобы просить у вас помощи. 3. Он взял билеты
заранее, имея в виду уехать из города с первым поездом. 4. Она пошла к
двери, с намерением загородить ему дорогу. 5. Вы написали эту статью
только для того, чтoбы привлечь к себе внимание широкой публики. 6. Вы
должны говорить так, чтобы убедить судей в своей правоте. 7. Я был
взволнован до такой степени, что не заметил, как в комнату вошел посто-
ронний человек. 8. Она повернулась лицом к окну, боясь выдать свое вол-
нение. 9. Вы не окликнули его, боясь привлечь к нему внимание прохожих.

60
10. Для того чтобы добиться успеха, вам нужно потратить немало усилий.
11. Он приехал в эту захолустную деревушку с намерением провести там
весь свой отпуск.
Subordonnée circonstancielle de maničre

Il faut distinguer la subordonnée de maničre des subordonnées de


comparaison et de conséquence, qui sont souvent introduites par les męmes
conjonctions. La proposition subordonnée de maničre peut ętre introduite par:
l. la conjonction comme:

Je ferai comme il vous plaira.


Vous ne m’aidez pas comme vous me l’avez promis.
Elle le ferait comme elle le dit, cria Nanon.
(Balzac)

Dans tous ces cas, on désigne la maničre, et non les rapports de conformité
(ressemblance ou dissemblance), ce qui est caractéristique pour les
subordonnées de comparaison.

2. les conjonctions de sorte que, de maničre que, de façon que. Les rapports
de cause ŕ conséquence ne sont pas propres ŕ ce type de phrase. La principale
n’exprime pas la cause, elle ne contient que la constatation d’un fait, tandis que
la subordonnée précise la maničre, la façon dont s’effectue l’action de la
principale:
Cf.: Il parle lentement, de façon que tout le monde le comprend.
(subordonnée de conséquence)
Il parle de façon que tout le monde le comprend.
(subordonnée de maničre)

3. la conjonction sans que qui introduit une subordonnée de maničre au sens


négatif:

Elle l’épiait sans qu’il s’en rendît compte.


(Rolland)

Les subordonnées de maničre se mettent ŕ l’indicatif, ou au conditionnel,


sauf les subordonnées introduites par sans que, qui demandent le subjonctif.

Ex. 1
Traduisez en français les phrases qui suivent.
1. Почему вы не зашли за нами, как обещали? 2. Она вошла таким обра-
зом, что никто не заметил ее присутствия. 3. Лампа была задрапирована
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таким образом, что ее свет падал только на книгу, и вся комната была по-
гружена во мрак. 4. Мои соседи уехали так, что никто этого не знает.
5. Мне удалось выйти из дому так, что никто этого не заметил.
Ex. 2
Traduisez en français les phrases qui suivent. Distinguez les
subordonnées qui marquent la conséquence et la maničre de celles qui
marquent un but ŕ atteindre.
1. Он крикнул так громко, что все вздрогнули. 2. Кричите громче, что-
бы вас могли услышать. 3. Разве он кричал так громко, что соседи могли
его услышать? 4. Он изменился так, что его трудно было узнать. 5. Он не
так сильно изменился, что вы не сможете его узнать. 6. Я расположу листы
моей рукописи так, чтобы все заголовки были на виду. 7. Книги располо-
жены таким образом, чтобы посетители выставки могли видеть все загла-
вия. 8. Я сказал, не повышая голоса, но так, чтобы меня услышали в задних
рядах: «Помолчите минуту, чтобы я мог собраться с мыслями». 9. Ветер
дул с такой силой, что не возможно было устоять на ногах. 10. Он приво-
дит столь убедительные доводы, что вы должны будете уступить. 11. Дело
принимает такой оборот, что мы начинаем сомневаться в успехе. 12. Све-
дения, которыми я располагаю, слишком обширны для того, чтобы я смог
привести их в этой статье.

Subordonnée circonstancielle de comparaison

La comparaison peut porter sur la maničre d’agir, sur la qualité, sur la


quantité.
1. Les subordonnées de comparaison sont introduites par les conjonctions
comme et comme si, si la comparaison porte sur la maničre d’agir. Comme peut
introduire une action réelle ou éventuelle:
Il écrit comme il parle (action réelle).
Tu raisonnes comme raisonnerait un enfant (action éventuelle).
Le verbe d’une subordonnée de comparaison introduite par comme est ŕ
l’indicatif ou au conditionnel. Comme si introduit une action éventuelle:

Tu me parles et tu me regardes comme si tu m’en voulais.


Soudain, pendant la classe, quand le maître avait le dos tourné, un sourd
bourdonnement s’élevait, comme si une ruche d’abeilles avait envahi la classe.
(Vaillant-Couturier)

Il se raidit comme s’il eűt été piqué.


(Martin du Gard)

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Le verbe d’une subordonnée de comparaison introduite par comme si est ŕ
l’imparfait ou au plus-que-parfait de l’indicatif ou bien au conditionnel passé 2-e
forme.
On recourt d’habitude ŕ l’imparfait, pour exprimer une action éventuelle se
rapportant au présent, et au plus-que-parfait et au conditionnel passé 2-e forme,
pour exprimer une éventualité se rapportant au passé.
Pourtant, on emploie également l’imparfait pour exprimer une action
éventuelle au passé, si l’on veut insister sur la simultanéité des deux actions, sur
le caractčre inachevé de l’action de la subordonnée.

Le chasseur, avec effort, comme s’il déchirait le sol, arracha son corps de la
terre.
(Barbusse)

Elle restait dans l’encadrement de la porte, comme si au moment de la


laisser entrer, elle éprouvait quelque gęne.
(Martin du Gard)

Aussi, quand il s’agit d’actions éventuelles au passé, présentées comme


inachevées, au cour de leur accomplissement, plusieurs variantes sont possibles.
Le verbe d’une subordonnée introduite par comme si peut ętre aussi au passé
immédiat et au futur immédiat dans le passé. Le passé immédiat dans le passé
fait ressortir l’antériorité immédiate de l’action:

Il sortit tout ŕ fait troublé, comme s’il venait de commettre une sottise.
(Maupassant)

Le futur immédiat dans le passé exprime une action éventuelle, présentée


comme postérieure relativement au passé:
Sa voix s’étrangla et ses yeux se piqučrent, comme s’il allait éclater en
larmes.
(Martin du Gard)

2. Si la comparaison porte sur la qualité, sur le degré de cette qualité, les


subordonnées sont introduites par: aussi…que (dans les propositions
affirmatives), si…que (de préféresnce, dans les propositions négatives),
moins…que, plus…que, qui sont joints aux adverbes et aux adjectifs:

Il s’est montré aussi patient que je m’y attendais.


Le concert n’était pas si intéressant, qu’on avait espéré.
Tu es plus bęte que je n’aurais cru.
(Maupassant)

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Si le degré de la qualité comparée n’est pas le męme dans les deux
propositions, si c’est un rapport d’inégalité qu’on exprime, et que la premičre
proposition soit affirmative, on emploie dans la subordonnée un ne explétif:
Il est plus fort que vous ne le pensez.
Le concert était moins intéressant que je ne m’y attendais.

3. Si la comparaison porte sur un rapport de quantité, les subordonnées de


comparaison sont introduites par: autant que (dans les propositions affirmatives),
tant que (de préférence, dans les propositions négatives), plus que, moins que,
joints aux verbes et aux noms:

Il travaille plus que tu ne travailles.


Tu as autant de livres que j’en ai moi-męme.
Tu n’as pas tant de livres que j’en ai, moi.
S’il travaille autant qu’il mange, ce sera un rude homme.
(Zola)

4. On considčre comme des propositions de comparaison les propositions


juxtaposées, introduites par des adverbes corrélatifs plus…plus, moins…moins,
autant…autant, plus…moins, etc.:

Plus la poire est műre, plus elle est molle.


Plus le vin est vieux, meilleur il est.
Autant elle me plaisait auparavant, autant elle m’est indifférente
aujourd’hui.
Plus sa vie avait été tranquille, plus vivement la pitié féminine se déploya
dans son âme.
(Balzac)

Les modes employés dans ces types de subordonnées circonstancielles de


comparaison sont: l’indicatif, lorsqu’il s’agit d’une action réelle, et le
conditionnel, lorsqu’il s’agit d’une action éventuelle.

Ex. 1
Traduisez les phrases en russe, trouvez les propositions comparatives.
Expliquez l’emploi du mode et du temps.
1. Je retournai ŕ mon auberge, descendant les rues sur les pavés glissants
avec autant de rapidité que j’avais mis de lenteur ŕ les monter (Chateaubriand).
2. Il croyait que les lois étaient faites pour secourir les citoyens autant que pour
les intimider (Voltaire). 3. Géricault, pour mieux voir, s’approcha autant qu’il le

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put, autant que les fourrés le permirent, autant qu’il se sentit encore couvert
(Aragon). 4. On sentait de partout l’ennemi monter, de męme qu’on sentait
l’orage (Zola). 5. Et, subitement, elle, qui ne souriait jamais, elle sentit, elle vit
aussi nettement que si elle eűt été devant quelque miroir, un sourire hésitant se
dessiner sur ses lčvres (Martin du Gard). 6. Jacques se sentait beaucoup moins
révolté par la thčse d’Antoine, qu’il n’était ému, malgré lui, par l’accent humain,
confidentiel, qui frémissait sous ses affirmations dogmatiques (Martin du Gard).
7. Il parlait lentement, d’une voix triste, mais ferme, comme s’il avait depuis
longtemps préparé ce qu’il disait lŕ, et qu’il eűt volontairement saisi l’occasion
de le dire (Martin du Gard). 8. Miraut menaçait la pie sans lui faire le moindre
mal, ainsi qu’il agissait avec les enfants (Pergaud). 9. Dehors, il ouvrit un
parapluie qu’il tint au-dessus de sa longue personne, mais beaucoup plus haut
qu’il n’eűt fallu et comme s’il se fűt agi d’un étendard (Green). 10. Je lui ai vu
tordre un plat de vermeil, comme si c’eűt été de la cire (Balzac).

Ex. 2
Dans les phrases ci-dessous spécifiez la valeur de la conjonction comme
et précisez l’idée rendue par la subordonnée (comparaison, maničre, cause,
temps). Traduisez les phrases en russe.
l. «L’Espérance» partit de Nantes un vendredi, comme le remarqučrent
depuis des gens superstitieux (Mérimée). 2. Le pčre Balthazar n’était pas un ours
comme on eűt pu le croire. Mlle Lerondeau en fut surprise et éprouva le besoin
de lui parler comme elle le faisait non seulement avec les saints, mais encore
avec les hommes (Philippe). 3. Malade comme était la corvette, elle était peu
résistante aux secousses (Hugo). 4. Comme il me donnait cet avis, la cloche
sonna le déjeuner (France). 5. Je pris sa main, comme j’aurais fait ŕ un enfant
malheureux (Mauriac). 6. Il leur distribua de gros sourires, comme il eűt fait ŕ
des enfants (Dorgelčs). 7. Comme les couloirs sont longs, je suis dans ma
chambre avant męme que Folcoche ne soit ressortie (Bazin). 8. Il revint deux
jours aprčs, comme ils en étaient convenus, pour donner une leçon ŕ Minna
(Rolland). 9. Ne sachant point lire, elle prononçait les mots comme elle les avait
ouďs dans son enfance (France).

Ex. 3
Traduisez les phrases qui suivent. Dites si la proposition, ayant tel pour
mot corrélatif exprime la conséquence ou la comparaison.
1. Corneille peint les hommes tels qu’ils devraient ętre, Racine les peint tels
qu’ils sont (La Bruyčre). 2. Les ressources de génie de Stendhal sont telles qu’il
peut multiplier indéfiniment les scčnes entre Julien et Mathilde sans que nous
ayons jamais l’impression non seulement d’une redite, mais męme d’une

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monotonie (du Bos). 3. Et tel était l’enchaînement des faits dans ce bel ouvrage,
qu’on ne pouvait retrancher une page sans détruire tout le reste (France). 4. Cet
homme qui venait de perdre ce qu’il aimait le plus au monde, avait une telle
force de vie qu’elle rayonnait de ses yeux, de sa bouche, de ses gestes (Rolland).
5. Aprčs la mort de sa femme, il resta toujours habillé de la męme maničre, tel
qu’il était ŕ trente ans lorsqu’il travaillait ŕ la route (Chamson).
Ex. 4
Traduisez en français ce qui suit en employant comme mots
corrélatifs:aussi, moins, plus, tant, autant, tel.
l. Голос его показался мне более тихим и менее выразительным, чем в
тот день, когда я его слышал в первый раз. 2. Он шел так быстро, как толь-
ко мог, надеясь прибыть в деревню до наступления сумерек. 3. Я уверен,
что вы найдете его таким, каким вы его оставили. 4. Несомненно, он был
взволнован больше, чем можно было судить по выражению его лица. 5. Он
отвечал на вопросы с такой же быстротой, с какой решал задачи. 6. Этот
человек не такой уж нелюдим, как вам это показалось с первого взгляда. 7.
Хотя они сидят в последнем ряду, они слышат вас лучше, чем вы это ду-
маете. 8. Это сражение было менее кровопролитным, чем предыдущее. 9.
Комната, где жил старик, показалась мне при дневном свете еще более не-
приветливой, еще более запущенной, чем вчера.

Ex. 5
Traduisez en français ce qui suit en employant les propositions
introduites par: comme, de męme que, ainsi que, autant que. Employez
dans la subordonnée, au cas oů ce sera possible, le verbe substitut faire.
1. Вы должны говорить со мной откровенно, как вы говорили бы с ва-
шим отцом. 2. Он не любил своих игрушек и предпочитал, как это случает-
ся со всеми детьми, бегать по двoру, играть в прятки. 3. Я люблю природу
так же, как любите ее вы. 4. Он смотрел на меня так, как мог смотреть че-
ловек, впервые мeня увидевший. 5. Мы позавтракаем на траве, как это де-
лается в туристских походах. 6. Я чувствовал приближение врага подобно
тому, как охотник чувствует приближение дичи. 7. Она была дружна с со-
седским мальчиком так же, как были дружны их родители. 8. Она была
очень растроена, насколько можно было судить по ее внешнему виду. 9.
Насколько я помню, во времена своей молодости он обнаруживал неза-
урядные способности. 10. Насколько мы можем об этом судить, конфликт
повлечет за собой серьезные последствия. 11. Все произошло именно так,
как она предвидела. 12. Он смотрел на меня, когда я стоял у окна, как
смотрят на птицу в клетке. 13. Такой старый человек, как я, не сможет вы-
держать такого долгого путешествия.

66
Ex. 6
Traduisez en français les phrases qui suivent en employant la
proposition comparative introduite par comme si.
1. Старуха не упала, а опустилась на землю, как если бы у нее подкоси-
лись ноги. 2. Дверь внезапно открылась, как будто кто-то ее энергично
толкнул. 3. Она заботится об этом ребенке, как если бы он был ее собст-
венным сыном. 4. Словно угадав мои мысли, она вдруг бросила на меня
быстрый и пронзительный взгляд. 5. Журавли летели быстро-быстро и
кричали грустно, как будто звали с собой.

Ex. 7
Traduisez en français les phrases qui suivent en employant des
propositions juxtaposées.
1. Таким мой отец был в ранней молодости, таким он оставался до ста-
рости. 2. Насколько первая атака была стремительной, настолько вторая
была медленной и осторожной. 3. Чем раньше он уедет, тем скорее нала-
дятся наши дела. 4. Каким я представлял вас себе, таким вы и кажетесь мне
теперь. 5. Чем больше смотришь на эту картину, тем больше открываешь
интересных деталей. 6. Насколько ваш друг приятен в обращении с людь-
ми, настолько его брат кажется мне замкнутым и хмурым. 7. Чем больше я
думаю об этом, тем меньше я могу понять, на что он намекал. 8. Чем боль-
ше он говорил, тем больше краснел. 9. Насколько Иудушка прежде был
придирчив и надоедлив в отношении к другим, настолько он теперь сде-
лался боязлив и покорен.

Subordonnée circonstancielle de condition (hypothétique)

Les subordonnées réunies dans ce groupe peuvent ętre:


a) conditionnelles proprement dites, c’est-ŕ-dire qu’elles expriment la
condition sans laquelle l’action de la principale ne pourrait se produire:
Je lui écrirai, si vous me dites son adresse.
b) hypothétiques, c’est-ŕ-dire qu’elles énoncent une simple supposition:
Si je vous donne son adresse, lui écrirez-vous?
c) elles peuvent se rapprocher des propositions temporelles:
Si je reçois une lettre de lui, je lui réponds toujours.
Les moyens syntaxiques d’exprimer la condition ou l’hypothčse sont trčs
variés: a) la subordination au moyen de diverses conjonctions et locutions
conjonctives, souvent marquée aussi par la forme du verbe dans les deux parties

67
de la phrase; b) la juxtaposition, le rapport de condition étant marqué par la
forme du verbe ou par l’ordre des mots; c) les tours infinitifs et gérondifs.
Les subordonnées de condition sont introduites par:
1. si, qui met en relief le rapport de dépendance entre deux faits, deux
actions, et qui établie un rapport de condition ŕ conséquence. La réalisation de la
subordonnée entraîne infailliblement la réalisation de la principale:

– Tu rigolerais, me dit-il, si tu savais ce que j’écris ŕ ma vieille.


(Barbusse)
La femme nous dit avec froideur que si elle avait su qu’on lui ferait tant de
difficultés, elle n’aurait jamais loué la chambre.
(Barbusse)

Dans la subordonnée conditionnelle introduite par si, on n’emploie jamais ni


le futur, ni le conditionnel. Ce sont le présent, l’imparfait, le plus-que-parfait de
l’indicatif et le conditionnel passé 2-e forme qui sont employés.

2. ŕ condition que, qui garde encore son sens lexical et exprime plus
nettement la condition dont dépend la réalisation de la principale:
Il consentit ŕ les accompagner ŕ condition qu’on ne le retint pas, une fois
arrivés.

3. supposé que…, ŕ supposer que…, en cas que…, au cas oů…, expriment ŕ


la fois l’idée de condition et de supposition (Ces locutions conjonctives gardent
encore leur sens lexical). La réalisation de la condition, exprimée dans la
subordonnée, se présente comme peu probable:

Ŕ supposer que tu ne le trouves pas chez lui, que feras-tu?


En cas que je sois malade, tu prendra soin de mon petit.
Elle ne songeait pas ŕ lui opposer, pour le moment, d’autres conceptions
sociales: ŕ supposer que Simon le lui permît, elle n’en avait pas d’assez fermes,
d’assez sűres…
(Rolland)

Au cas oů j’aurais un empęchement, je passerais un coup de téléphone.


(Dubois)

4. ŕ moins que, qui exprime la condition et la restriction et s’emploie dans les


propositions négatives:

Je t’achčterai des gants, ŕ moins que les magazins ne soient fermés quand je
sortirai du bureau.

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Il fut convenu qu’on venderait les meubles ŕ moins que l’héritier ne désirât
les garder.
(Maurois)

5. pourvu que, qui exprime la condition et le but:

Elle consentirait ŕ tout pourvu que sa mčre fűt contente.


Byron voulait partir, n’importe oů, pourvu qu’on s’éloignât d’Angleterre,
des souvenirs.
(Maurois)
6. pour peu que, qui exprime ŕ la fois la condition et une idée de quantité:

Pour peu que vous soyez renseigné dans cette affaire, vous verrez que le jeu
ne vaut pas la chandelle.
Pour peu que l’homme se laisse aller ŕ sa pente, c’est tout aussitôt du
malheur qu’il fabrique.
(Martin du Gard)

7. quand, quand męme, quand bien męme, qui expriment une idée de
condition et d’opposition:

Quand bien męme il pleuvrait ŕ verse, nous devrions sortir, on nous attend.
Je ne renoncerais jamais ŕ cette idée, quand le monde entier dirait "non", je
dirais "oui".
(Rolland)

Les locutions conjonctives ŕ condition que, ŕ supposer que, supposé que, en


cas que, ŕ moins que, pourvu que, pour peu que demandent le subjonctif.
Ŕ condition que se rencontre parfois avec l’indicatif.
Au cas oů se fait suivre par le conditionnel.
Dans les deux parties de la phrase dont la subordonnée est introduite par
quand, quand męme, quand bien męme, on emploie le conditionnel.

Ex. 1
1. Précisez l’idée rendue par la subordonnée: la condition pure, la
condition jointe ŕ l’idée de temps, d’opposition, d’hypothčse. Traduisez les
phrases.
1. Je connais Jeanne. Si cette enfant m’était confiée, je ferais d’elle non pas
une savante, car je lui veux du bien, mais une enfant brillante d’intelligence et
de vie…(France). 2. Des liens de famille, mais faibles, m’attachaient ŕ quelque
maisons riches dont l’accčs m’eűt été interdit par ma fierté, si le mépris et

69
l’indifférence ne m’en eussent déjŕ fermé les portes (Balzac). 3. Si quelqu’un se
plaignait trop, il lui offrait aussitôt ses services (Balzac). 4. Sans doute quelque
grand malheur serait arrivé, s’il eűt cédé au premier mouvement de sa colčre
(Mérimée). 5. Ah! si j’avais eu un but dans la vie, si j’eusse rencontré une
affection, si j’avais trouvé quelqu’un…Oh! comme j’aurais dépensé toute
l’énergie dont je suis capable, j’aurais surmonté tout, brisé tout (Flaubert). 6. On
m’eűt bien fait rire, lorsque j’étais petit, et que je feuilletais des albums
d’histoire naturelle, si l’on était venu m’annoncer qu’un jour viendrait oů, par un
temps pareil, je partirais pour la chasse au tigre (Benoit). 7. Ne te plains pas si je
te laisse seule (Bazin). 8. Voilŕ ce qu’Agnčs lisait, cette fois. Et si quelques
points lui demeuraient obscurs dans le processus suivi par ses adversaires pour
en arriver lŕ, au moins la lumičre se faisait sur les événements passés (Hériat). 9.
Si Tolstoď avait appris fort médiocrement la musique, elle l’émouvait jusqu’aux
larmes; et il s’y livra avec passion ŕ certaines époques de sa vie (Rolland). 10. Si
l’inspecteur Lognon n’appartenait pas au Quai malgré le désir qu’il en avait,
Maigret n’en avait pas moins travaillé souvent avec lui (Simenon).

Ex. 2
Dans les phrases ci-dessous relevez les conjonctions et locutions
conjonctives qui introduisent une proposition conditionnelle. Traduisez les
phrases en russe.
1. Il s’était promis de ne faire usage de ses pistolets que dans le cas oů il
serait touché (Stendhal). 2. Du męme ton assourdi, coupant ses paroles de petits
rires conventionnels, pour donner le change au cas oů ils eussent été observés,
Trauttenbach expliqua succinctement l’affaire (Martin du Gard). 3. Minos n’a
voulu que ses enfants régnassent aprčs lui qu’ŕ condition qu’ils régneraient
suivant ses maximes (Fénélon). 4. L’histoire se trouve ramenée au niveau de
personnages aimés, familiers, et du męme coup au niveau du lecteur. La
méthode est infaillible, ŕ la condition que l’auteur ait autant de tempérament que
Dumas-pčre (Maurois). 5. Les Français peuvent ętre considérés comme les gens
les plus hospitaliers du monde, pourvu que l’on ne veuille pas entrer chez eux
(Daninos). 6. Pour peu qu’on cherche ŕ démęler les origines, les causes précises
d’un conflit, on est toujours frappé par son caractčre de non-nécessité (Martin
du Gard).

Ex. 3
Mettez les verbes entre parenthčses ŕ la forme qui convient.
1. Si ton frčre s’éveille et qu’il te (voir) partir, il va pleurer. 2. Elle nous
donnait sa propre adresse, au cas oů nous (vouloir) recevoir des informations
réguličres. 3. Pour peu qu’on le (contredire), il se fâche. 4. Supposé que vos
70
parents (ętre) lŕ, que ferez-vous? Je vous promets mon soutien, ŕ condition que
vous me (dire) tout sans rien dissimuler. 6. Si tu n’arroses pas cet arbre et qu’il
(mourir), ton pčre t’en voudra. 7. On s’habitua ŕ le laisser aller seul, pourvu qu’il
ne (s’éloigner) pas trop. 8. Je vous rejoindrai sauf s’il (arriver) quelque chose
d’imprévu qui m’en empęche. 9. Il ne gardait jamais le lit pendant la journée, ŕ
moins qu’il ne (ętre) trčs malade. 10. Pour peu qu’il y (avoir) clair de lune, les
parties de barre se prolongeaient tard dans la nuit. 11. Ce soir-lŕ il y avait
consigne de tenir fermée la salle et de n’y laisser pénétrer personne, ŕ moins que
ce ne (ętre) quelqu’un de la Commune. 12. Un bouquin n’avait de prix ŕ ses
yeux qu’ŕ la condition qu’il (ętre) introuvable. 13. Il sera pris pour un lâche, ŕ
moins qu’il ne (faire) la preuve du contraire.
Ex. 4
Introduisez les subordonnées ci-dessous par une des conjonctions
données: si, ŕ condition que, ŕ moins que, quand, quand bien męme, pourvu
que, pour peu que:
l. Que deviendraient-ils tous,… on arrętait Marceau? (Laffitte). 2. Ce
virtuose, dit Gabriel, je peux bien vous confier qui c’est, mais … vous n’en
parliez ŕ personne (Bouissounouse). 3. Donner tout! Non, elle le savait, elle ne le
ferait jamais, …elle l’eűt voulu, elle ne l’aurait pu faire (Rolland). 4.
…dimanche ou lundi tu n’as rien reçu de moi, tu pourra revenir, …tu ne penses
ętre utile lŕ-bas. 6. …on l’en eűt pressée, elle aurait consenti ŕ oublier l’avenir
(France). 7. Les inquiétudes matérielles étaient écartées pour un temps, et tout
irait bien, …Olivier fűt reçu, ŕ la fin de l’année (Rolland). 8. Il ramčnera les
autres dans sa voiture…ils ne veuillent coucher lŕ (Vailland). 9. …elle avait un
frčre, elle le voudrait comme lui (Laffitte). 10. Hecht était décidé ŕ faire réussir
Christophe, mais c’était ŕ sa façon, et …Christophe lui fűt livré, pieds et poings
liés (Rolland).

Ex. 5
Traduisez en français.
1. Íî жалею, что вы отказались. Если бы вы согласились, вы доставили
бы мне удовольствие. 2. Должно быть, он дома, если только не ушел в мое
отсутствие. 3. Если его хоть немного задержишь, он бывает недоволен. 4. Я
вам все расскажу, лишь бы вы успокоились. 5. Он принесет эту книгу, если
только она не забудет ему напомнить. 6. В случае, если меня не будет до-
ма, ты меня подождешь. 7. Если вы хоть немного заинтересуетесь этой ра-
ботой, вы ее доведете до конца. 8. Я могу тебя проводить, если только ты
не захочешь остаться до конца. 9. В случае, если у него уже есть эта книга,
мы ему подарим другую. 10. Я вам обещаю свою поддержку при условии,
что вы будете откровенны и ничего от меня не скроете. 11. Если мы хоть
немного поторопимся, то придем вовремя. 12. Он с грустью думал о них.

71
Что случилось бы, если бы они остались, если бы они не успели уехать? 13.
Даже если мне принесут билет, я никуда не поеду, потому что плохо себя
чувствую. 14. Если вы хоть немного умеете шить, я вам советую это сде-
лать самой. 15. Мы их найдем, лишь бы они пришли вовремя. 16. Я не ду-
маю уехать на этой неделе, если только не случится чего-либо непредви-
денного и мне не придется уехать раньше. 17. Ты быстро поправишься, ес-
ли будешь следовать советам врача. 18. В случае, если я не приду, ты меня
заменишь. 19. Весь день она только и делала, что чистила, мыла и вытира-
ла пыль. Она не могла бы спать, если бы пол ее комнаты был грязным. 20.
Если бы он был более благоразумным, он не дал бы ему тогда этого обе-
щания. 21. Он хотел уехать куда угодно, лишь бы быть подальше от этого
города, от воспоминаний.
Autres moyens syntaxiques d’exprimer une condition ou une hypothčse

Les męmes rapports de condition et d’opposition peuvent ętre exprimer par:


a) deux propositions simples au conditionnel, réunies par un que explétif:

Il leur tourne le dos. Il est loin. Il est seul. On pourrait l’appeler qu’il
n’entendrait pas.

b) deux propositions simples juxtaposées, au conditionnel:

Entre nous, son bras n’est pas beau ŕ voir, il le perdrait, je n’en serais pas
surpris.
(Stil)

c) deux propositions simples, juxtaposées, au conditionnel, dont la premičre,


contenant la condition, ŕ la forme d’une proposition interrogative:

Christophe ne connaissait pas l’adresse de Georges. L’aurait-il connu il


n’aurait pas osé lui écrire.
(Rolland)

Les propositions conjonctionnelles introduites par ŕ condition que et ŕ moins


que peuvent ętre remplacées par ŕ condition de et ŕ moins de suivis de l’infinitif,
dans le cas oů les deux verbes ont le męme sujet.

Vous ferez des progrčs ŕ condition Vous ferez des progrčs ŕ condition
que vous travaillez réguličrement. de travailler réguličrement.

72
A moins que je ne tombe malade, je A moins de tomber malade, je
viendrai vous voir. viendrai vous voir.

A moins de fuir la réalité, il nous faut trouver en elle nos valeurs.


(Camus)

On trouve aussi, quoique rarement, ŕ moins de suivi d’un substantif ou d’un


pronom, et signifiant ŕ moins qu’il n’y ait…

Elisabeth sentit qu’ŕ moins d’une circonstance imprévisible, elle se


détacherait de lui avant qu’il ne se fűt intéressé ŕ elle.
(Troyat)
A moins de quelqu’un assez courageux pour risquer sa place, on n’y voit pas
de solution.
(Stil)

A+infinitif peut avoir la valeur d’une subordonnée conditionnelle ou


hypothétique (comprenant souvent l’idée de temps ou de moyen);

Si vous travaillez réguličrement, A travailler réguličrement, vous


vous ferez des progrčs. ferez des progrčs.

a) si les deux verbes ont un sujet commun, pour que l’emploi du tour infinitif
soit possible il doit y avoir une idée de moyen, męme, parfois, une nuance
causale:

A devenir page dans une maison princičre, on était certain d’apprendre


alors beaucoup de belles et beaucoup de laides choses
(Jusserand)

A supprimer une licence, ŕ soumettre les vers ŕ des rčgles plus strictes, bien
souvent on enlčve ŕ l’expression quelque chose de sa spontanéité.
(Villey)

…Je restai d’abord, stupidement ŕ ma place en songeant qu’ŕ m’éloigner


trop, je risquais que Raudot ne me retrouvât plus.
(Carco)

b) les deux verbes peuvent avoir des sujets différents; celui de l’infinitif est
alors toujours indéfini (on); d’ordinnaire ce sont des locutions plus ou moins

73
figées, stables; ŕ supposer, ŕ tout prendre, ŕ y regarder de prčs, ŕ en juger par…, ŕ
l’en croire etc.:

Je suis au milieu du chemin de la vie, ŕ supposer ce chemin égal pour tous et


menant ŕ la vieillesse.
(France)

Il était musicien, ŕ en juger par la flűte dont un bout dépassait sa poche.


(France)

Mon pčre n’entendait goutte ŕ cette éducation. A l’en croire, il m’eűt fallu
savoir plus de latin et de grec que de français.
(Carco)
Enfin le gérondif (dont ŕ+infinitif est souvent l’équivalent) peut exprimer les
męmes rapports: dans la plupart des exemples ci-dessus on pourrait substituer le
gérondif ŕ l’infinitif (ŕ travailler-en travaillant, ŕ devenir-en devenant, ŕ
supposer-en supposant,etc.):

Je me demande quelquefois si elle serait aussi heureuse, en ayant ses deux


yeux (si elle avait ses deux yeux).
(Rolland)

Ex. 1
Traduisez les phrases qui suivent. Spécifiez la nature des moyens qui
servent ŕ introduire une condition ou une hypothčse.
1. Me montrant ŕ la cour, je hasardais ma tęte (Corneille). 2. A le voir, les
passants eussent facilement reconnu en lui l’un des ces beaux débris de notre
ancienne armée, un de ces hommes héroďques sur lesquels se reflčte notre gloire
nationale (Balzac). 3. Lui parlait-on, il écoutait froidement, se tenait le menton
dans la main et se formait en toute affaire des opinions desquelles il ne revenait
point (Balzac). 4. Il était debout au milieu de la pičce. Il était immense et trčs
mince. En levant le bras, il eűt touché les solives (Vercors). 5. A juger par le peu
que j’en ai retenu, les conversations de M. Hamoche avec ma vieille bonne
roulaient sur d’étranges et lointaines aventures (France). 6. Le repas, cependant,
se déroule avec style. A ne considérer que les mets, les vins, la table et la façon
dont le service se fait, on se croirait dans la société la plus délicate (Hériat). 7. Il
enrageait d’ętre si loin. Peut-ętre, en longeant les maisons, aurait-il pu arriver
jusqu’au carrefour (Martin du Gard). 8. Seul, dans un coin, je lisais une lettre, et
les enfants auraient ŕ cet instant démoli le gymnase de fond en comble, que je
n’en fusse pas aperçu (Daudet). 9. Dans sa jeunesse, on le destinait au
commerce. Ce fils respectueux eűt certenement suivi la voie tracée par son pčre,

74
et repris l’affaire de molesquinerie, que celui-ci avait fondée, n’eűt été que le
métier des armes était devenu tentant, avec la Révolution (Aragon). 10. A s’en
tenir aux apparences, le pčre Dumas n’avait gučre changé pendant sa longue
aventure napolitaine (Maurois).

Ex. 2
Traduisez les phrases qui suivent en recourant ŕ un tour infinitif ou un
gérondif.
1. Если рыть глубже, можно было бы найти воду. 2. Если он будет пре-
доставлен самому себе, он, возможно, потерпит неудачу. 3. Если судить по
вашему ответу, вы не имеете никакого представления о предмете. 4. Если
только не урегулировать эту проблему, невозможно установить прочный
мир. 5. Уехав раньше срока, вы упустите последнюю возможность.
Ex. 3
Traduisez en français les phrases qui suivent en employant de
différentes formes de juxtaposition.
1. Приди он часом раньше, он застал бы его врасплох. 2. Если бы вы
выбрали другой путь, вы смогли бы избежать этой неприятной встречи. 3.
Если бы я один довел до конца эту работу, что могли бы вы возразить. 4.
Проживи я здесь еще несколько месяцев, я умер бы со скуки. 5. Если бы не
эти непредвиденные обстоятельства, я был бы далеко отсюда. 6. Не слу-
чись аварии, разведчики достигли бы своей цели. 7. Опоздай поезд еще на
полчаса, туристы бы не успели пересесть на пароход. 8. Будь у него эти
деньги, он смог бы свести концы с концами. 9. Если бы не эта слабая наде-
жда, она бы окончательно упала духом. 10. Если бы вокруг меня не было
этих знакомых вещей, я не смогла бы здесь оставаться и тотчас уехала бы.

Ex. 4
Traduisez en français les phrases suivantes en employant de différents
moyens syntaxiques.
l. Детям разрешили присутствовать на этом концерте при условии, что
они не будут шуметь. 2. Если предположить, что мы двинемся на рассвете,
когда вы рассчитываете добраться до станции? 8. Если вы пойдете по этой
тропинке, вы обязательно заблудитесь. 4. Послушать вас, я кругом неправ.
5. Если бы не свет в окошке, мы бы прошли мимо этого дома, не заметив
его. 6. Без вашей помощи я никогда не познакомился бы с этим замеча-
тельным автором. 7. Если судить по внешнему виду, он еще далеко не стар.
8. Приди мой помощник к вечеру, срочная работа была бы выполнена без
опоздания. 9. Весь город был бы стерт с лица земли, если бы землетрясе-
ние повторилось. 10. Если его покровитель впадал в немилость, он немед-

75
ленно отворачивался от него. 11. Если бы вспыхнуло восстание, он оказал-
ся бы в первых рядах борцов. 12. Если завтра будет такая же погода, то я с
утренним поездом поеду в город. 13. Настоящий джентельмен, если бы
проиграл и все свое состояние, не должен волноваться.

Subordonnée circonstancielle de concession (concéssive)

La phrase concessive comporte une espčce d’opposition entre le fait exprimé


dans la subordonnée et celui qu’énonce la principale; mais cette opposition est
de nature particuličre, ŕ savoir que du fait de la subordonnée on pourrait
conclure quelque chose qui, en réalité, est démenti par la principale. Autrement
dit, la phrase concessive suppose toujours qu’un fait (celui de la subordonnée)
n’empęche pas l’autre (celui de la principale) de se produire.
Bien qu’il pleuve, je sortirai.
La subordonnée concessive est introduite par:
1. les conjonctions quoique, bien que, encore que, qui expriment la
concession et l’opposition:

Bien que Nanon n’eűt que 60 livres de gages, elle passait pour une des plus
riches servantes de Saumur.
(Balzac)

Quoique le visage de son pčre adoptif fűt souvent brumeux et sévčre,


quoique sa parole fűt habituellement brčve, dure et impérieuse, jamais la
reconnaissance de Quasimodo ne s’était démenti.
(Hugo)

2. les locutions conjonctives, formées d’adverbes et de la conjonction que:


si… que, quelque…que, tout…que, qui expriment une idée de concession et le
degré d’une qualité:

Si (quelque) léger que fűt le reproche, elle s’offensait.


Tout ŕ coup son śil rencontra celui de son pčre, dont le regard, quelque
vague et insouciant qu’il fűt, la glaça de terreur.
(Balzac)

Toute jeune qu’elle est, elle paraît raisonnable.

3. les adjectifs quelque, quel, suivis de que: quelque (quelques)…que, quel


(quelle, quels, quelles)…que. Ces subordonnées expriment la concession et une
idée de qualité:

76
Quelle que soit votre résolution, ne nous la cachez pas.
Quelles précautions qu’il prît pour qu’on ne l’entendît pas remuer de
l’argent, une pičce de cent sous lui échappa des mains et roula bruyamment sur
le carreau.
(Balzac)

4. les pronoms relatifs qui, quoi, l’adverbe oů suivis de que: quoi que…, qui
que…, oů que…Les subordonnées, introduites par quoi que et qui que,
expriment une idée de concession et de qualité, celles qui sont introduites par oů
que, une idée de concession et de lieu:

Qui qu’il soit, nous allons le critiquer.


Oů qu’il aille, il trouvera partout un accueil chaleureux.
Elles étaient décidées, quoi qu’il arrivât, ŕ ne plus se séparer.
(Rolland)
5. la locution conjonctive:que…que, qui exprime l’alternative:
Que tu le veuilles ou que tu ne le veuilles pas, je reste.
C’est le subjonctif qui est toujours employé dans les subordonnées
cocessives, sauf celles qui sont introduites par tout…que.

M. Dubois se plaisait ŕ conter, et tout enfant que j’étais, ce qu’il disait


m’intéressait presque toujours.
(France)

Ex. 1
Traduisez les phrases qui suivent. Relevez dans ces phrases les
conjonctions et les locutions conjonctives qui introduisent la subordonnée
concessive.
1. Mlle de Kerkabon, qui n’avait jamais été mariée, quoiqu’elle eűt grande
envie de l’ętre, conservait de la fraîcheur ŕ l’âge de 45 ans (Voltaire). 2. Le
mousse savait par les matelots qu’on approchait des îles Toumatou, et bien qu’il
ne fűt pas question de s’y arręter, la seule vue de la terre le ravissait (Merle). 3.
Les décembristes eux-męmes, encore qu’ils réclamaient la suppression du
servage, se trouvaient en fait fort éloignés du peuple (Achčres). 4. Je trouve dans
cette recherche, quelque vaine qu’elle puisse ętre, un aseez grand avantage
(Voltaire). 5. Zadig, tout instruit qu’il était, ne put déchiffrer un seul caractčre
du livre (Voltaire). 6. Ses traits affinés, son visage clair rasé de trčs prčs, la
coupe de ses vętements, si usés qu’ils fussent, lui donnaient toujours l’air plus
soigné que ses camarades (Martin du Gard). 7. C’est ŕ partir de cet instant-lŕ,
j’en ai gardé le souvenir trčs net, que je commençai ŕ ne plus perdre un seul mot,
ŕ bâtons si rompue qu’elle fűt, de cette bizarre conversation (Benoit). 8. Elle

77
reste déconcertée. Si bien qu’elle le connaisse, son frčre lui réserve toujours de
ces ripostes qu’elle n’a pu prévoir (Hériat). 9. Il ne faut pas perdre la chance,
aussi faible qu’elle soit, d’un sauvetage miraculeux par voie des airs (De Saint-
Exupéry). 10. Aussi loin que portât sa vue, elle n’apercevait que la foręt comme
une grande coulée d’encre (Green). 11. Toute une partie de la foule continuait ŕ
se taire, et son silence, pour prudent qu’il fűt, n’en était pas moins révélateur
(Druon). 12. Pour âpre et rebutante qu’elle fűt, cette discipline était énergique,
bien propre ŕ former des hommes (Duhamel). 13. Maigret savait maintenant que
René avait une passion, si anodine fűt-elle, une manie, une habitude: il jouait
aux courses (Simenon). 14. L’enfant ne posa pas de question. Toute jeune
qu’elle était, elle comprenait qu’on lui avait menti (Green). 15. Quelle que fűt sa
détresse, il savait qu’il avait raison, qu’il défendait la vérité (Martin du Gard).
16. Deux fois l’an il fallait ętre ŕ Paris quoi qu’il en coűtât, quels que fussent les
plaisirs qu’on abandonnait (Aragon). 17. De quelque côté que l’on se tourne,
l’horizon apparaît borné par une ceinture de collines (Benoit). 18. Une fois
qu’on l’avait décelé, le grondement du canon ne se perdait plus de l’oreille; oů
qu’on allât, il n’y avait plus que lui…(Grack). 19. A la droite d’Antoine M.
Chasle, piqué sur le bord de sa chaise, écoutait. Oů qu’il fűt assis, il avait
toujours l’air d’ętre sur un strapontin (Martin du Gard). 20. En quelque lieu
qu’il me rencontre, si longtemps qu’il soit resté sans me voir, il me donne
toujours les męmes mauvaises nouvelles (Renard).

Ex. 2
Introduisez les subordonnées concessives par une des locutions
conjonctives données: quoique, bien que, quoi que, quelque (si)…que, oů
(d’oů) que, soit que…soit que.
l. …il eűt les yeux fixés sur ses enfants, son regard était ailleurs (Rolland). 2
…. ils viennent, Thérčse, ils sont malheureux, et leur grenier est froid (France).
3. Elle ne put,…elle fît, oublier de sitôt sa blessure (Rolland). 4. Nous avons
chanté, … soit leur uniforme, les hommes voués au męme sort éprouvent le
besoin de chanter quand ils s’en vont vers une destination inconnue, …soit le
destin qui les attend, le changement leur apporte toujours un élément qui vient
rompre tout ce que la vie, qu’ils s’apprętent ŕ quitter, peut avoir de monotone
(Laffitte). 5. …malheureux …ils fussent, et justement parce qu’ils étaient
malheureux, ils voulaient rester ensemble (Rolland). 6. La musique … on dise,
n’est pas une langue universelle (Rolland). 7. Pendant l’absence de sa femme,
Olivier avait vu Cécile; et il n’avait pu lui cacher un peu de ses chagrins. Cécile
en fut touchée. Mais …elle sentît plus que lui la gęne de ses confidences, …elle
eűt d’autres raisons, elle trouva des prétextes pour venir moins souvent

78
(Rolland). 8. Elle se figurait que …triste …fűt leur situation, elle n’était pas sans
issue (Rolland).

Ex. 3
Traduisez en français ce qui suit:
1. Он ежедневно приходил завтракать домой, хотя его лицей находился
в другом конце Парижа. 2. В какое бы время я тебе ни понадобился, при-
ходи ко мне. 3. Каковы бы ни были ваши привычки, придется их изменить.
4. Куда бы он ни смотрел, он видел только развалины. 5. Как бы он ни был
занят, мы должны с ним поговорить. 6. Какую бы цель он перед собой ни
ставил, он ее достигал. 7. Как я ни был терпелив, я вспылил. 8. Хотя у нее
болела голова и хотя она чувствовала большую слабость, она, как обычно,
пошла за покупками. 9. Она избрала сама этот путь и, что бы ей ни говори-
ли, она ничего не хотела менять. 10. Каковы бы ни были достоинства этой
женщины, она любит командовать. Она требует, чтобы все подчинялись ей
и чтобы все делалось, как ей хочется. 11. Как она ни была погружена в
свои теории, она заметила, что, должно быть, произошло что-то неприят-
ное. 12. Что бы он ни делал, он делал с увлечением, с любовью. 13. Где бы
они ни были, мы их никогда не забудем. 14. Что бы мне ни говорили, я не
изменю своего мнения. 15. Какую бы книгу она ни читала, у нее всегда бы-
ли наготове бумага и карандаш. 16. Его взгляд следует за мной нeoтcтупнo.
Kудa бы я ни пошел, что бы я ни делал, я чувствую на себе его взгляд.

Tours syntaxiques qui équivalent ŕ certaines subordonnées concessives

1. Les subordonnées concessives conjonctionnelles introduites par bien que,


quoique se rapprochent de la proposition juxtaposée ayant pour verbe le tour
avoir beau+l’infinitif:

Antoinette avait beau s’épuiser et réduire encore leurs dépenses: ce qu’elle


gagnait ne suffisait pas ŕ les faire vivre.
(Rolland)

Ce tour insiste sur l’inutilité du fait, sur ce qu’il n’a aucune influence sur le
fait principal.

2. Le gérondif précédé de tout qui sert ŕ souligner la simultanéité de deux


faits, prend une valeur concessive dans le cas oů il y a une opposition, une
certaine contradiction logique entre les deux faits:

79
Tout en m’inquiétant, M. Hamoche m’intéressait.
(France)

3. Des propositions causales avec la subordonnée introduite par parce que et


précédant la principale négative peuvent avoir un sens concessif:

Des monuments de styles différents peuvent avoir une égale beauté. Parce
que j’admire le dôme des Invalides, je ne méprise pas Notre-Dame de Paris.
(Maurois)

4. Lorsque les deux verbes ont le męme sujet, la subordonnée peut ętre
remplacée par le tour pour+infinitif:

Pour avoir modelé quelques méchantes figures, je ne suis pas un sculpteur.


(France)

5. Des propositions avec sans que ou sans+infinitif, peuvent comporter un


sens concessif:
M. de Ronchaud, n’était plus jeune, sans ętre vieux.
(France)
Ex. 1
Dans les phrases qui suivent relevez les moyens syntaxiques employés
pour exprimer la concession et l’opposition.
1. Pendant que ses ennemis le déchirent et l’accusent, ses amis, tout en le
couvrant de louanges, font preuve – et dans leur plus grand nombre – de
beaucoup d’incompréhension (Achčres). 2. A la vérité, ce général, tout en
déplorant la disgrâce de son compagnon d’armes, craignait les réactions de
l’Empereur (Maurois). 3. Sans ętre sensiblement maigri, il avait l’air d’avoir 30
ans (Stendhal). 4. Ses cheveux coupés étaient raides…Sans avoir le front bas,
cette frange qu’elle portait le diminuait trop (Aragon). 5. C ’est par respect pour
ma mčre, se disait-il, que je ne la męlerai plus ŕ une situation qui, pour ętre
chaste, n’en est pas moins fausse (Radiguet). 6. Il dut s’avouer, avant de
s’endormir que, loin de lui laisser l’esprit libre, l’ignorance ŕ laquelle il se
condamnait l’obsédait plus encore que n’eussent fait des nouvelles précises
(Martin du Gard). 7. Pourtant ces angoisses cachées de sa vie, ses frayeurs, ses
remords, bien loin d’amoindrir dans un artiste sa puissance pour créer, devrait au
contraire l’exciter et la nourrir (Mauriac). 8. La menace du danger, loin
d’ébranler la confiance des socialistes réunis ŕ l’Humanité, semblait męme
renforcer leur foi dans la victoire finale de la paix (Martin du Gard).

80
Ex. 2
Traduisez en français ce qui suit en employant des propositions
subordonnées ou des tours équivalents (gérondif, infinitifs).
1. Хотя Луиза гордилась своим сыном, она не придавала значения его
планам на будущее. 2. Было уже совсем тепло, хотя кругом лежал рыхлый
снег. 3. Хотя грамматические правила он знал неплохо, но в оборотах его
речи не было никакого изящества. 4. Как ни молод был Генрих Наварр-
ский, гугеноты видели в нем вождя своей партии. 5. Восхищаясь умом и
решительностью этого человека, я не чувствовал к нему в то же время ни-
какого расположения. 6. Он был охвачен беспокойством, хотя и старался
это скрыть. 7. Я не намерен требовать от вас этой услуги, хотя вчера вы
обещали мне оказать еe. 8. Эта идея, хотя и изложена в общедоступной
форме, тем не менее носит научный характер. 9. Он замолчал, перестал
спорить, хотя и был убежден, что право на его стороне. 10. Презирая его, я
в то же время ценил его умение приспосабливаться к обстоятельствам. 11.
Хотя он и выражал громко свое одобрение, но в глубине души он испыты-
вал только горечь. 12. Моя рана, хотя и легкая, тем не менее доставляет
мне много мучений.
Список рекомендуемой литературы

1. Алексеев Г.П., Скепская Г.И., Тарасова А.Н. Практикум по грамматике


французского языка. М.: Высшая школа,1979. 174с.
2. Васильева H.M., Пицкoвa Л.П. Теоретическая грамматика: Морфология:
Синтаксис: Ускоренный курс: Учеб. для ин-тов и фак. иностр. яз. М.: Высшая
школа, 1991. [Ha фр. яз.]. 299 с.
3. Веденина Л.Г. Французское предложение в peчи. М.: Bыcшaя школа, 1991.
191с.
4. Гольденберг Т.Я., Никольская Е.К. Сборник упражнений по грамматике
французского языка. Изд. 2-е. М.: Высшая школа,1963. 256 с.
5. Заботкина О.С. Cбopник грамматических упражнений по синтаксису
французского языка: Учебное пособие для пед. ин-тов и фак. иностр. яз. Изд. 2-е.
Л.: Просвещение, 1975. 112ñ.
6. Иеронова И.Ю. Исторический синтаксис французского языка: Француз-
ское предложение с XI по XVI вeкa: Meтoд. пособие по спецкурсу. Калининград,
1996. 25 с.
7. Никольская Е.К., Голъденберг Т.Я. Грамматика французского языка:
Учебник для институтов и фaк. инocтp. яз. Изд. 4-е, иcпp. M.: Bыcшaя школа,
1982. [На фр. яз.]. 367 с.
8. Штейнберг H.Ì. Грамматика французского языка 2. Синтаксис простого и
сложного предложения. М.; Л.: Просвещение, 1966. [На фр. яз.]. 231 с.
9. Guiraud P. La syntaxe du français. P., 1967.
10. Le Bidois G., Le Bidois R. Syntaxe du français moderne. P., 1971. T. 2.

81
11. Moignet G. Systématique de la langue française. P.,1981.
12. Tesničre L. Eléments de syntaxe structurale. 2-e éd. P.,1969.
13. Wagner R. -L., Pichon J. Grammaire du français classique et moderne. P.,
1968.

82
TABLE DES MATIERES

Phrase ................................................................................................................. 3
Juxtaposition (ou parataxe) ................................................................................ 3
Coordination ou parataxe conjonctionnelle ....................................................... 6
Subordination (ou hypotaxe) .............................................................................. 10
Subordonnée sujet .............................................................................................. 11
Subordonnée attribut .......................................................................................... 16
Subordonnée complément d’objet (complétive) ................................................ 17
Tours équivalant ŕ des propositions complétives ............................................... 22
Subordonnée relative .......................................................................................... 25
Subordonnée apposition ..................................................................................... 29
Propositions subordonnées circonstancielles ..................................................... 31
Subordonnée circonstancielle de lieu (locative) ................................................ 32
Subordonnée circonstancielle de temps (temporelle) ........................................ 33
Subordonnée temporelle marquant la simultanéité ............................................ 34
Subordonnée temporelle marquant l’antériorité ................................................. 36
Subordonnées marquant la postériorité du temps .............................................. 37
Tours équivalant ŕ des subordonnées temporelles ............................................. 40
Subordonnée circonstancielle de cause (causale) .............................................. 45
Tours équivalant ŕ des subordonnées causales ................................................... 48
Subordonnée circonstancielle de conséquence (conséquentielle
ou consécutive) ................................................................................................... 52
Subordonnée circonstancielle de but (proposition finale) ................................. 56
Subordonnée circonstancielle de maničre .......................................................... 60
Subordonnée circonstancielle de comparaison (comparative) ........................... 61
Subordonnée circonatancielle de condition (hypothétique) ............................... 66
Autres moyens d’exprimer une condition ou une hypothčse ............................. 71
Subordonnée circonstancielle de concession (concessive) ................................ 74
Tours syntaxiques qui équivalent ŕ certaines subordonnées concessives .......... 78
Cписок рекомендуемой литературы ............................................................... 80

83