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COLLECTION DES AIDE-MÉMOIRE TECHNIQUES

Cette brochure présente un inventaire détaillé


des principaux constituants des peintures en poudre
(liants, pigments, charges, additifs…).
Les risques propres à chacun des composants sont
ensuite exposés ainsi que les textes réglementaires
correspondants.
En dernier lieu sont présentées, les mesures de prévention
technique à mettre en œuvre lors de la fabrication et
de l’application de ces peintures, l’information à donner
à l’utilisateur concernant les dangers de ces produits,
la formation à dispenser au personnel et enfin,
la surveillance médicale des travailleurs.

Peintures en poudre
Composition, risques toxicologiques,
mesures de prévention

ED 956 AIDE-MÉMOIRE TECHNIQUE

Institut national de recherche et de sécurité


pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles

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Édition INRS ED 956


1re édition • avril 2005 • 3 000 ex. • ISBN 2-7389-1309-1
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Les Caisses régionales d’assurance maladie
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et les Caisses générales de sécurité sociale 90 Territoire de Belfort) MIDI-PYRÉNÉES (04 Alpes-de-Haute-Provence,
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© INRS, 2005. Couverture Béatrice-Anne Fournier. Conception graphique et illustrations Atelier F. Causse. Dépôt légal mai 2005 - N° 5897
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Peintures en poudre
Composition, risques toxicologiques,
mesures de prévention

C ette brochure présente un inventaire détaillé des principaux constituants des peintures
en poudre (liants, pigments, charges, additifs…).
Les risques propres à chacun des composants sont ensuite exposés ainsi que les textes
réglementaires correspondants.
En dernier lieu sont présentées, les mesures de prévention technique à mettre en œuvre lors
de la fabrication et de l’application de ces peintures, l’information à donner à l’utilisateur
concernant les dangers de ces produits, la formation à dispenser au personnel et enfin, la
surveillance médicale des travailleurs.

Rodolphe Lebreton,
Département risques chimiques
et biologiques, INRS.

Document réalisé avec l'aide


technique de Christine Kolczynski
(Service Prévention - CRAM Nord Est)
et de représentants délégués
par la Fédération des industries
des peintures, encres, couleurs, colles et
adhésifs (FIPEC) :
René Bigay et Bruno Delorme.

ED 956
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TABLEAU I
a technologie de peinture par pou-

L drage existe depuis de nom-


breuses années, mais elle a connu
un fort développement au cours
de ces dernières années, notamment dans
un souci de limiter les rejets de solvants
TYPE

■ Résines
époxydiques
PRINCIPAUX LIANTS UTILISÉS DANS LES PEINTURES EN POUDRE
CONSTITUANTS

Systèmes à base de
DGEBA (diglycidylé-
DURCISSEUR

Produits aminés
dérivés de la

PROPRIÉTÉS

Bonne adhérence et
dureté de surface
dans l’atmosphère (COV)(1). ther du bisphénol A) Dicyandiamide ■ Bonne résistance

Ce procédé d’application est basé le aux produits


plus souvent sur la projection électrosta- chimiques
tique de poudre (à l’aide d’un pistolet tri- et à la corrosion
boélectrique ou électrostatique) sur un ■ Mauvaise tenue

subjectile (pièce à revêtir) relié à la masse. extérieure (UV, T)


Le durcissement (réticulation) de la pein-
ture est réalisé par réaction chimique dans ■ Résines Résine polyester Sans ■ Bonne tenue
un four (cuisson) ou sous UV. époxydiques - carboxylée et résine extérieure (UV, T)
Les particules de poudre sont trans- polyesters époxydique type ■ Bon tendu de film

portées par voie pneumatique d’un réser- DGEBA ■ Prix avantageux

voir vers le pistolet où elles acquièrent ■ Résistance moyenne

une charge électrostatique par friction sur ■ Utilisation facile et

un matériau adéquat, ou au contact d’une large


électrode à décharge « corona », qui opère
à un potentiel de 10 à 15 kV. Les parti- ■ Résines Résine polyester Isocyanurate de trigly- ■ Excellente tenue

cules chargées adhèrent au subjectile (par- polyesters carboxylée cidyle (TGIC) extérieure (UV, T)
fois préalablement chauffé) mis à la masse. Ou substituants : ■ Résistance chimique

L’excédent de poudre est entraîné par ■ ester triglycidique de limitée


aspiration et éventuellement recyclé. Les l’acide trimellitique + ■ Excellentes

forces électrostatiques font adhérer les ester diglycidique de propriétés méca-


particules au subjectile jusqu’à l’étape de l’acide téréphtalique niques
réticulation de la peinture. ■ N,N,N’,N’-tétra(béta-

L’application de poudre par procédé de hydroxyéthyl)adipa-


trempage (immersion des pièces à revêtir mide
dans un bain fluidisé) est aussi une tech-
nologie utilisée dans certains domaines. ■ Résines Résine polyester Prépolymères ■ Très bonne tenue
Lors de la réticulation, le durcisseur polyuréthannes hydroxylée d’isocyanates : extérieure (UV, T)
réagira avec la résine afin de former un ■ de di-isocyanate ■ Très bonne tension

réseau polymère tridimensionnel inso- d’isophorone (IPDI) ■ Difficultés à obtenir

luble (le film). ■ de di-isocyanate de certains effets.


Les peintures en poudre sont majori- toluylène (TDI)
tairement utilisées sur des subjectiles
métalliques. Cependant, de nouvelles tech- ■ Résines Résine acrylique Prépolymères ■ Performances
nologies permettent l’application sur des acryliques hydroxylée ou aminée d’isocyanates : mécaniques faibles
supports tels que le verre, le bois, les ■ de di-isocyanate ■ Coût élevé

matières plastiques… d’isophorone (IPDI) ■ Excellente tenue

■ de di-isocyanate de extérieure (UV, T)


toluylène (TDI) ■ Bonne dureté

de surface

1. Définition - organiques, ou un mélange d’eau et de mélange des constituants (liants, addi-


Principaux constituants solvants pour la mise en solution (ou en tifs, charges et pigments), une extrusion
dispersion) des liants qui les constituent. à chaud conduit à une pâte homogène
Une peinture (ou un vernis) est une Les peintures en poudre (appelées aussi et colorée. Celle-ci est transformée en un
préparation fluide (liquide, pâteuse ou poudres de revêtement) ne contiennent film qui est réduit en écailles, avant d’être
pulvérulente) qui peut s’étaler en couche pas de solvant, mais des sites actifs qui broyé à la granulométrie souhaitée (de
mince sur toutes sortes de matériaux vont permettre leur durcissement par réti- 5 à 100 µm). Les poudres sont alors prêtes
(appelés subjectiles) pour former, après culation lors de la cuisson qui suit leur à utilisation.
séchage ou réticulation (durcissement), application. Elles ont pour caractéristique
un revêtement mince (film ou feuil) adhé- d’avoir 100 % d’extrait sec. 1.1.1 Avantages
rant et résistant, jouant un rôle protecteur
et/ou décoratif. La peinture par poudrage est une tech-
Les peintures en phase solvant ou en 1.1 Généralités nologie facile à mettre en œuvre, autori-
phase aqueuse contiennent des solvants sant dans certains cas un recyclage des
Les peintures en poudre sont fabri- excédents utilisés, utilisant des produits
(1) COV : Composés Organiques Volatils. quées de la manière suivante : après pré- ayant des durées de vie et de stockage
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TABLEAU II
assez longues. Cette technologie peut per-
mettre d’obtenir, en une seule couche, LES DIFFÉRENTS PIGMENTS MINÉRAUX
une épaisseur de film de 30 à 500 µm. Les NOM FORMULE N° CAS
films obtenus ont d’excellentes perfor- ■ Blanc
mances (tenue, résistances mécaniques Oxyde de titane (TiO2) 13463-67-7
et chimiques…). Ces dernières années, des
Lithopone (BaSO4, ZnS) 1345-05-7
poudres à effets spéciaux (métallisé, givré,
Oxyde de zinc (ZnO) 1314-13-2
grainé, texturé…) se sont même dévelop-
pées.
Le principal avantage des peintures en ■ Bleu
poudre réside dans le fait qu’elles ne Bleu outremer (silicate Al et Na polysulfuré) 57455-37-5
contiennent pas de solvant. En consé- Ferrocyanure ferrique (FeNH4Fe(CN)6) 14038-43-8
quence, ce procédé de peinture ne (ou Bleu de Prusse)
dégage pas de composés organiques vola- Bleu de cobalt (CoO)m(Al2O3)n 1345-16-0
tils.
L’utilisation de ce type de peintures ■ Vert
conduit à un rapport coûts / bénéfices Oxyde de chrome (Cr2O3) 1308-38-9
intéressant. Oxyde de chrome hydraté (CrO(OH)) 12001-99-9
Vert de chrome (jaune de chrome + ferrocyanure ferrique) /
1.1.2 Inconvénients
■ Jaune
L’application des peintures en poudre
Jaune bismuth / vanadate BiOV 53801-77-7
ne peut se faire avec des moyens tradi-
Jaune titanate chrome/antimoine (Ti,Cr,Sb)O2 68186-90-3
tionnels : un investissement en matériel
Jaune titanate nickel/antimoine (Ti,Ni,Sb)O2 8007-18-9
spécifique est nécessaire.
De plus, ce type d’application de pein- Oxyde de fer (FeO(OH)) 51274-00-1
ture n’est pas adapté à toutes les formes Jaune de zinc (4ZnO, 4CrO3, K2O, 3H2O) /
et les configurations d’objets. Jaune de chrome (xPbCrO4 + yPbSO4) 1344-37-2
Il est difficile d’obtenir des films minces (chromate et sulfate de plomb)
(inférieurs à 30 µm) et les changements Chromate de plomb PbCrO4 7758-97-6
de teintes sont parfois délicats (et peu- Jaune de cadmium (CdS + ZnS) /
vent constituer des opérations particu-
lièrement polluantes). ■ Orangé
Orangé de chrome (xPbCrO4, yPbO) 1344-38-3
Orangé de molybdène Pb(Cr,Mo,S)O4 12656-85-8
1.2. Constituants (rouge de chromate, molybdate
et sulfate de plomb)
Les peintures en poudre, comme toutes
les peintures, sont constituées de quatre ■ Rouge
éléments principaux : Oxyde de fer (αFe2O3) 1309-37-1
쐌 un liant (résine, durcisseur), Rouge de molybdène Pb(Cr,Mo,S)O4 12656-85-8
쐌 des pigments, (rouge de chromate, molybdate
쐌 des charges, et sulfate de plomb)
쐌 des additifs. Rouge de cadmium (CdS, CdSe) 58339-34-7

1.2.1 Le liant ■ Brun


Oxyde de fer Fe2O3,FeO.Fe2O3, Fe(OH)2.Fe2O3 52357-70-7
Le liant, composé d’un couple résine-
durcisseur ou résine-résine, est le com- ■ Noir
posé principal de la peinture. Il assure le
Oxyde de fer (Fe3O4) 1317-61-9
lien entre tous les composants, ainsi que
l’adhérence de la peinture au subjectile.
Il est également responsable de la résis-
tance aux contraintes mécaniques et chi- Les propriétés et compositions princi- milieu de dispersion. Les pigments géné-
miques, ainsi que de la tenue au pales de ces résines sont décrites dans le ralement utilisés sont quasiment toujours
vieillissement. tableau I. les mêmes, quel que soit le type de pein-
C’est une macromolécule organique ture.
synthétique. Cinq familles de résines exis- 1.2.2 Les pigments
tent pour ce type de peintures : Pigments minéraux
쐌 les résines époxydiques, Ils sont responsables de l’opacité et de Habituellement regroupés par couleur,
쐌 les résines époxydiques-polyesters, la couleur de la peinture. Ce sont des les pigments minéraux sont classés par
쐌 les résines polyesters, solides pulvérulents, de granulométrie importance d’utilisation décroissante dans
쐌 les résines polyuréthannes, très fine (généralement < 1 µm), miné- le tableau II.
쐌 les résines acryliques. raux ou organiques, insolubles dans le Les formulations des peintures en
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poudre ont beaucoup évoluées ces der- 1.2.3 Les charges 쐌 d’agents de dégazage : la benzoïne…,
nières années, notamment au niveau des 쐌 d’additifs à effets spéciaux :
pigments minéraux. L’élimination des Les charges sont des matières solides - texturé (acétobutyrate de cellulose,
composés à base de plomb ou de cad- minérales et pulvérulentes dont le rôle butyral polyvinylique…),
mium a été réalisée par de nombreuses est notamment d’abaisser le prix de revient - grainé ou givré (polytétrafluoro-
entreprises. de la formulation, tout en aidant à régler éthylène, argile montmorillonite…),
l’aspect du produit final. De plus, elles - vermiculé (tétraméthoxyméthyl
Pigments organiques améliorent certaines propriétés rhéolo- glycoluril…),
Il existe plusieurs centaines de formules giques ou physiques telles que la dureté - martelé (effet texturé + pigment
chimiques différentes pour les pigments du film, son imperméabilité ou sa résis- d’aluminium…)…
organiques (regroupées sous plusieurs tance à la corrosion.
milliers de marques commerciales). Ces poudres, à granulométrie supé- On les trouve en concentration infé-
On peut cependant donner une liste rieure à 1 µm, ne présentent pas ou peu rieure à 5 %.
des composés les plus utilisés en pein- de pouvoir opacifiant, et peu de pouvoir
ture : colorant.
쐌 les dérivés de phtalocyanine : bleu et Les principales classes de charges sont 1.3 Formulation et fabrication
vert ; référencées dans le tableau III. Elles peu-
쐌 les dérivés azoïques (dérivés de ben- vent être utilisées par tous les types de Les peintures en poudre sont fabriquées
zidine, toluidine, dinitraniline), leurs cou- peinture. de la manière suivante :
leurs varient du jaune au rouge ; Un pré-mélange est dans un premier
쐌 les pigments isoindoline ou isoindo- 1.2.4 Les additifs et les adjuvants temps réalisé par pesée précise de tous les
linone, à nuance jaune ; constituants.
쐌 les pigments à base de di-keto-pyrro- Des additifs sont ajoutés aux formula- Ce mélange est alors malaxé dans une
lopyrrole, à teintes orange, rouge ; tions : il peut s’agir d’adjuvants qui confè- ligne d’extrusion travaillant à des tempé-
쐌 les dérivés d’anthraquinone, de péry- rent certaines propriétés spécifiques à la ratures proches de 100 °C. La dispersion
lène ou de thioindigo : ils peuvent être poudre ou au film de peinture : le tendu est alors optimum.
jaunes, orangés, rouges, violets, bleus ou de surface, le matage, le dégazage, l’apti- En sortie d’extrudeuse, le produit est
marrons ; tude à la fluidité… laminé et refroidi. Le film obtenu est
쐌 les pigments de quinacridone : vio- Il s’agit notamment : concassé en écailles.
let, rouge ; 쐌 d’agents de tension : des polyacry- Les écailles obtenues sont broyées en
쐌 les pigments de dioxazine : violet, lates, le polybutyral vinylique…, poudre dont la granulométrie est de répar-
rouge ; 쐌 d’agents de matage et accélérateur : des tition gaussienne. Le taux de fines (parti-
쐌 le noir de carbone. cires polyéthylènes, le pyromellitate de cules < 10 µm) présent à ce stade de la
mono(di) phénylimidazoline…, fabrication est en général de l’ordre de
Pigments à effets spéciaux
Il existe des pigments à effets spéciaux,
combinaison d'éléments minéraux et orga-
niques, permettant de réaliser des pein- TABLEAU III
tures présentant des aspects particuliers : PRINCIPALES CLASSES DE CHARGES
martelé, métallisé, bronze, moiré…
Ils sont ajoutés (2 à 3 %) après formu- NOM FORMULE N° CAS
lation de la base de la peinture, après ■ Sulfates
broyage. Barytine (BaSO4 naturel) 13462-86-7
On peut citer : (dénommée à tort baryte)
쐌 le pigment d’aluminium pelliculant, Blanc fixe (BaSO4, blanc fixe) 7727-43-7
쐌 le pigment d’aluminium non pellicu-
lant, ■ Carbonates
쐌 les pigments micas, Carbonate de calcium (CaCO3) 471-34-1
쐌 les pigments de cuivre et d’alliages de
Dolomie (CaCO3, MgCO3) 50933-69-2
cuivre.
■ Oxydes
Ces peintures particulières présentent
Silices (SiO2)
certaines contraintes à l’application et
nécessitent des précautions d’emploi spé- Quartz 14808-60-7
cifiques. Silice amorphe 7631-86-9
De plus, elles sont plus difficiles à recy- Diatomées 112945-52-5
cler que les peintures en poudre stan-
dards, et donc possèdent un coût global ■ Silicates
plus élevé. Kaolin (Al2O3, 2SiO2, 2H2O) 1332-58-7
Le zinc, sous sa forme métallique, peut Talc (3MgO, 4SiO2, H2O) 14807-96-6
être utilisé en tant que pigment fonc- Mica (K2O, 3Al2O3, 6SiO2, 2H2O) 12001-26-2
tionnel : il permet d’élaborer des pein-
Bentonite (Al2O3, 4SiO2, 2H2O) 1302-78-9
tures en poudre utilisées en tant que
Silicate de calcium (CaO, SiO2) 1344-95-2
primaire anticorrosion.
5897_P_01a12 12/05/05 13:40 Page 5

10 à 15 %. Le diamètre moyen des parti- 1.4 Production et utilisation(2)


cules se situe autour de 35 µm. 2. Risques
Le marché des peintures en poudre fut
Le tableau IV indique la composition très prometteur durant de très nombreuses 2.1 Généralités
type d’une peinture en poudre. années. Depuis peu, il subit un fort ralen-
Dans le cas des peintures à effets spé- tissement conduisant aujourd’hui à une Du fait de l’absence de solvant, les
ciaux, l’additif responsable de l’effet est stagnation. risques apparaissant lors de la fabrication
ajouté après broyage de la base (étape En 2002, la production de peintures en et l’utilisation des peintures en poudre
supplémentaire). poudre était, en France, de 35 000 tonnes sont différents de ceux observés dans le
Trois types de formulations et de teintes environ, 85 % de cette production étant cas de peintures en phase solvant ou en
utilisées dans différents domaines sont utilisée sur le territoire national. phase aqueuse.
présentés dans les tableaux Va, Vb et Vc. Le type de poudre utilisé dans certaines D’un point de vue toxicologique, les
applications est décrit dans le tableau VI. risques dus aux pigments, liants, charges
Cette variété d’applications possibles et additifs sont les mêmes quels que soient
TABLEAU IV permet de classer l’utilisation des pein- les types de peintures. Ceux liés aux sol-
COMPOSITION TYPE tures en poudre dans quatre grands vants sont, bien sûr, inexistants.
D’UNE PEINTURE EN POUDRE domaines : De même, le risque d’incendie se trouve
Résine / durcisseur 50 - 100 % [≈ 60] 쐌 l’automobile (marché en progression fortement réduit par l’absence de ces sub-
Additifs 0,5 - 5 % [≈ 3] et en développement) : 3 à 5 % ; stances particulièrement inflammables
쐌 l’industrie générale : électroménager, que sont les solvants. Il n’est cependant pas
Pigments 0 - 35 % [≈ 20]
mobilier de bureau, machines agricoles, inexistant. Un risque d’explosion est
Charges 0 - 20 % [≈ 15]
tuyaux, canalisations… 75 à 77 % ; notamment présent lors de toute formation
쐌 le bâtiment (profilés en aluminium) : d’un nuage de particules combustibles.
15 % ; L’analyse et l’évaluation des risques (obli-
쐌 les marchés divers (transport, coil coa- gatoire selon l’article L. 230-2 du Code du
TABLEAU Va ting(3)…) : 5 %. travail) présentés par la fabrication et l’uti-
TYPE DE FORMULATION UTILISÉE lisation des peintures en poudre est résu-
DANS L’ÉLECTROMÉNAGER (TEINTE BLANCHE) mée dans le tableau VII page suivante.
TABLEAU VI
Résines époxydiques /
polyesters 60 - 65 % APPLICATIONS POSSIBLES SELON LE TYPE
Agent de tension +
DE PEINTURE EN POUDRE UTILISÉE 2.2 Risques toxicologiques
benzoïne + cires de surface 1-2% ■ Poudres époxydiques (1 - 5 %)
Pigment : dioxyde de titane 30 - 35 % Pièces fonctionnelles (vannes, tuyaux, Les risques toxicologiques des peintures
Charge : carbonate de calcium 5-8% ronds à béton…) en poudre sont liés à deux principales voies
Isolation électrique d’exposition : l’inhalation et le contact
Citernes enterrées cutané. Le risque d’ingestion lié à l’ab-
Automobile (pièces cachées) sorption de poudre (déposée sur la peau
du visage, des mains…) peut être facilement
TABLEAU Vb
minimisé par une hygiène correcte :
TYPE DE FORMULATION UTILISÉE ■ Poudres époxydiques et polyesters
( env. 76 %) 쐌 se laver les mains après chaque utili-
DANS LE BÂTIMENT (TEINTE GRISE)
Racks industriels
sation ;
Résines polyesters / 쐌 ne pas fumer ;
substitut du TGIC 65 - 75 % Électroménager
쐌 ne pas manger ;
Agent de tension + Chauffage (radiateurs, convecteurs…)
쐌 ne pas boire sur les lieux de travail…
benzoïne + cires de surface 1-2% Mobilier de bureau
Pigments : dioxyde de titane 5 - 15 % Application à façon Les phases entraînant une exposition
noir de carbone 0,5 - 1,0 %
potentiellement élevée sont la fabrication
Charge : sulfate de baryum 10 - 20 % ■ Poudres polyesters ( env. 15 %) (mélange de produits concentrés), l’ap-
Poudres architecturales (bâtiment) plication (pulvérisation) et les travaux de
Grillages, cloisons, portails finition (ponçage, perçage).
Machinerie agricole L’exposition aux composants des pein-
TABLEAU Vc Cycle tures est essentiellement une exposition
TYPE DE FORMULATION UTILISÉE Application à façon par voie respiratoire. Selon leur taille, les
DANS LE DOMAINE DES PIÈCES particules peuvent se déposer dans dif-
FONCTIONNELLES (TEINTE BLEUE) férentes zones des voies respiratoires :
■ Poudres polyuréthannes (< 5 %)
Résines époxydiques / 쐌 la fraction thoracique (diamètre aéro-
Pièces automobiles spécifiques
durcisseur dérivé dynamique moyen inférieur à 30 µm) se
de la dicyandiamide 65 - 70 % dépose au-delà du larynx ;
■ Poudres acryliques (< 5 %) 쐌 la fraction alvéolaire (diamètre aéro-
Agent de tension +
benzoïne + cires de surface 1-2% Automobile dynamique moyen inférieur à 4 µm) peut
Pigments : dioxyde de titane 1-2% se déposer dans les zones alvéolaires. C’est
jaune d’oxyde de fer 0,2 - 0,8 % la fraction qui peut être responsable du
bleu outremer 3-5% (2) Source : Les cahiers de la poudre ; revue Surfaces
n° 323, 2003. passage dans la circulation sanguine de
Charge : sulfate de baryum 20 - 30 % (3) Coil-coating : pré-laquage en continu. certaines substances chimiques des consti-
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tuants des particules. La probabilité de Certaines d’entre elles peuvent néanmoins Les poudres à base de résines
dépôt dans l’alvéole est maximale pour être à l’origine de réactions irritatives et/ou époxydiques ou les poudres mixtes
les particules de diamètre aérodynamique allergiques de la peau et des muqueuses époxydiques et polyesters
moyen inférieur à 3 µm. oculaires et/ou respiratoires. Elles sont susceptibles de provoquer
des dermites eczématiformes qui figurent
L’inhalation de particules peut être à au tableau n° 51 des maladies profes-
Note : L’étiquetage prend en compte,
l’origine de surcharge pulmonaire (aspé- sionnelles du régime général.
lorsqu’il existe, les risques toxicolo-
cifique) mais également de pathologies
giques dus aux substances dangereuses.
respiratoires plus spécifiques, liées à la Les poudres à base de résines
Néanmoins, certaines poudres non éti-
nocivité intrinsèque de certaines parti- polyesters
quetées peuvent présenter des dan-
cules (potentiel irritatif, allergisant, fibro- Elles utilisaient très largement l’isocya-
sant…). gers lors de l’utilisation (problème des nurate de triglycidyle (ou TGIC, CAS
Certains produits peuvent, de plus, pro- seuils fixés pour l’étiquetage et de la n° 2451-62-9) en tant que durcisseur (agent
voquer des effets à distance de la porte connaissance des données toxicolo- de réticulation).
d’entrée (toxicité systémique). giques). Quoi qu’il en soit, il convien- Cette substance qui présente trois fonc-
dra de toujours préférer le produit le tions époxydiques réactives a été classée
Le contact cutané provient de la mani- moins dangereux possible, conformé- par la Communauté Européenne de la
pulation et de la mise en œuvre des ment aux principes généraux de pré- manière suivante :
poudres. Un dépôt peut être également vention. Dans le cas des produits 쐌 Mutagène Catégorie 2 ; R. 46 « Peut
observé sur des parties de la peau non cancérogènes, mutagènes ou toxiques provoquer des altérations génétiques héré-
protégées lors de l’application. pour la reproduction de catégories 1 ditaires » ;
ou 2, la recherche de produits de sub- 쐌 Toxique ; T, R. 23/25 « Toxique par
2.2.1 Les liants (résine, durcisseur) stitution non dangereux, ou moins dan- inhalation et par ingestion » ;
gereux, est obligatoire conformément 쐌 Nocif ; Xn, R. 48/22 « Nocif : risque
La majorité des résines ne possède pas au Code du travail (art. R. 231-56-2). d’effets graves pour la santé en cas d’ex-
de propriétés toxicologiques très sévères. position prolongée par ingestion » ;

TABLEAU VII
ÉVALUATION DES RISQUES PRÉSENTÉS PAR LA FABRICATION ET L’UTILISATION DES PEINTURES EN POUDRE.
NATURE DES OPÉRATIONS ORIGINE DES RISQUES NATURE DES RISQUES(*) ÉVALUATION DU RISQUE(**)
■ Fabrication

1. Pesée et chargement des constituants : • Poussières de pigments, SP et /ou Pp, Tinh, Tcut E
pigments + charges + liant + additifs. charges et additifs
• Liants SP, Tinh, Tcut, I E
• Electricité statique Ex M

2. Mélange • Électricité statique Ex E

3. Dispersion à chaud – Concassage • Électricité statique I M


• Risque thermique F

4. Micronisation / Broyage • Poussières, Particules SP, Tinh, Tcut, Ex, (Pp ?)(***) E
• Electricité statique Ex E

5. Nettoyage du matériel • Poussières SP, Tinh, Tcut, Pp, Ex E


opération de maintenance

■ Application

1. Stockage, transport • Fuite (mauvais bouchage, Tcut F


emballage détérioré)

2. Transvasement préparation • Particules (nuage) SP, Tinh, Tcut, Ex, (Pp ?)(***) E

3. Application par pulvérisation • Particules (nuage) SP, Tinh, Tcut, Ex, (Pp ?) (***)
E

4. Nettoyage du matériel (cabine, réservoir…) • Particules (nuage) SP, Tinh, Tcut, Ex, (Pp ?)(***) E

5. Séchage
- au four • Produits de dégradation Tinh, I M
des liants
• Risque thermique M
- sous UV • Exposition à l’ozone Tinh E
(*) SP = surcharge pulmonaire, Pp = pathologie pulmonaire spécifique, Tinh = toxicité par inhalation, Tcut = toxicité cutanée, I = incendie.
(**) N = nul, F = faible, M = moyen, E = élevé.
(***) Possibilité de pathologie pulmonaire spécifique non démontrée.
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쐌 Irritant, Xi ; R. 41 « Risque de lésions tionnalité époxydique. À l’heure actuelle, cyanates organiques sont répertoriées
oculaires graves » ; on ne dispose que de très peu de données dans le tableau n° 62 des maladies pro-
쐌 Sensibilisant, R. 43 « Peut entraîner une toxicologiques sur ces substituants (com- fessionnelles du régime général.
sensibilisation par contact avec la peau » ; posés d’utilisation récente). Des investi-
쐌 Dangereux pour l’environnement, R. 52- gations complémentaires sont nécessaires 2.2.2 Les pigments et charges
53 « Nocif pour les organismes aquatiques, afin d’évaluer totalement ces produits
peut entraîner des effets néfastes à long (ester triglycidique de l’acide trimellitique Le risque est principalement présent
terme pour l’environnement aquatique ». + ester diglycidique de l’acide téréphtalique, lors de la fabrication ou lors des travaux
CAS n° 7237-83-4 + CAS n° 7195-44-0 ; ou de finition (ponçage, perçage…). Les pig-
Il est à noter que toute peinture conte- N,N,N’,N’-tétra(béta-hydroxyéthyl)adipa- ments et charges sont susceptibles de pou-
nant plus de 0,1 % de TGIC doit être clas- mide, CAS n° 6334-25-4). voir provoquer des surcharges
sée en tant que mutagène de catégorie 2. pulmonaires (pneumoconiose de sur-
De plus, cette substance est également Les poudres à base de résines charge), dont la survenue est liée à l’in-
susceptible de provoquer des dermites polyuréthannes ou acryliques halation des poussières et dépend de la
eczématiformes ou des rhinites et asthmes Pour cette catégorie de poudres, les dur- granulométrie de celles-ci (risque parti-
professionnels (tableau n° 66 des mala- cisseurs utilisés sont des pré-polymères culièrement important si le diamètre aéro-
dies professionnelles du régime général). d’isocyanates (IPDI, TDI…). Ce type de dynamique médian est inférieur à 10 µm).
Un certain nombre de peintures en substance est répertorié comme pouvant D’autres effets peuvent résulter de l’ab-
poudre ont vu leur formulation modifiée, provoquer des troubles respiratoires et sorption de ces composants par l’orga-
le TGIC (isocyanurate de triglycidyle) étant cutanés. Très fréquemment, les isocya- nisme.
substitué par des composés nouveaux, nates organiques sont classés en tant que
non classés actuellement au niveau euro- sensibilisants et irritants. Les affections 쐍쐍 Certains pigments minéraux sont res-
péen, et présentant la même plurifonc- professionnelles provoquées par les iso- ponsables de pathologies particulières

TABLEAU VIII
VALEURS LIMITES D’EXPOSITION, TABLEAUX DE MALADIES PROFESSIONNELLES
ET FICHES TOXICOLOGIQUES DE DIVERS COMPOSANTS DES PEINTURES EN POUDRE [3-4]

NOM VME(*) VLE(**) TLV-TWA(***) TMP FICHE


(ACGIH) N° TOX. N°
ppm mg/m3 ppm mg/m3 ppm / mg/m3
Résine époxy 51
TGIC 0,05 mg/m3 66 237
IPDI 0,01 0,09 0,02 0,18 62 166
TDI 0,01 0,08 0,02 0,16 0,005 ppm 62 46

Chromates 10, 10 bis, 10 ter 180


Composés du plomb 0,10 0,05 mg/m3 1 59
Composés du cadmium 0,05 0,01 mg/m3
0,002 mg/m3 웇 61 60
Composés du cobalt 0,02 mg/m3 65, 70 128
Aluminium 10 10 mg/m3
Aluminium (pulvérulent) 웇 5 10 mg/m3
Amines aromatiques, sels… (colorants) 15, 15 bis, 15 ter
Oxyde de fer 5 mg/m3 44

Silice 0,1쐒 0,05 mg/m3 웇 25 232


Talc 2 mg/m3 웇 25 232
Kaolin 10 2 mg/m3 25
Carbonate de calcium 10 10 mg/m3
Dioxyde de titane 10 10 mg/m3
Baryum composés solubles 0,5 10 mg/m3 125
Oxyde de zinc 10 2 mg/m3 웇 75

Poussières 10 10
Poussières alvéolaires 5 3

쐒 : Quartz
웇 : Fraction alvéolaire
(*) VME : valeur limite de moyenne d’exposition : mesurée sur la durée d’un poste de travail de 8 h (effets à long terme).
(**) VLE : valeur limite d’exposition : mesurée sur une durée maximale de 15 min. (effets à court terme).
(***) TLV : threshold level value - TWA : time weighted average : valeur limite de moyenne d’exposition
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dues à la présence de divers éléments ment moins de 5 %) au sein des peintures Le risque d'incendie aura, quant à lui,
métalliques [1-2] : et vernis. Les risques toxicologiques qu’ils comme causes principales :
쐌 les chromates peuvent induire des irri- présentent sont donc en général réduits, 쐌 une surchauffe ou un temps de séjour
tations cutanées et muqueuses, des aller- sauf dans certains cas très particuliers trop long dans l’extrudeuse ;
gies cutanées ou respiratoires (asthmes, comme lors de la fabrication. En effet, la 쐌 le préchauffage avec utilisation de
dyspnées asthmatiformes). Il faut rappe- manipulation de produits purs entraîne rampes à gaz ou de radiants ;
ler que les dérivés hexavalents du chrome des risques qu’il est important de prendre 쐌 les suites d'une explosion.
peuvent provoquer des cancers broncho- en compte.
pulmonaires, qui sont reconnus comme Ces risques d'incendie et d'explosion
maladies professionnelles dans certaines sont à craindre dans différents lieux :
conditions d’exposition (fabrication, mani- 2.3 Risques d'incendie 쐌 les gaines d'évacuation d'air pollué où
pulation et conditionnement de l’acide et d'explosion des dépôts se forment sur les parois ;
chromique, des chromates et bichromates 쐌 les filtres secs colmatés par des dépôts
alcalins, fabrication du chromate de zinc ; Lorsque des poussières combustibles de poudres ;
TMP(4) 10, 10 bis, 10 ter) ; forment un « nuage » relativement homo- 쐌 les filtres lors des opérations de décol-
쐌 le plomb et les dérivés plombifères gène, une source d'ignition peut, lorsque matage ;
peuvent être responsables d’une grave certaines conditions se trouvent réunies, 쐌 le jet du pistolet ;
affection touchant de nombreux organes provoquer leur explosion. Un tel risque 쐌 toute zone ou l’on peut observer un
(foie, reins, système nerveux…) : le satur- peut se matérialiser si un nuage de poudre, dépôt de poussières combustibles.
nisme. Sa survenue résulte de l’accumula- engendré par les équipements de pro-
tion progressive de faibles doses de plomb jection ou par la mise en suspension des
dans l’organisme. Ces composés sont éga- dépôts de poudre, est enflammé. Ceci est
lement toxiques pour la reproduction avé- possible même avec une énergie faible
rés (développement et fertilité) ; TMP 1 ;
쐌 les composés du cadmium provoquent
(de 20 à 50 mJ), si la concentration de
poudre dans l'air se trouve dans le
3. Prévention
également une atteinte organique, avec domaine d’explosivité (entre la limite infé-
des effets aigus ou chroniques. Les effets rieure d'explosivité (LIE) et la limite supé- 3.1 Mesures de prévention
concernent les poumons, le tube digestif, rieure d’explosivité (LSE)). technique
les reins et les os (effet cancérogène avéré Il existe de nombreuses causes possibles
pour l’homme dans la classification du d'inflammation accidentelle de la poudre : 3.1.1 À la fabrication
CIRC(5)) ; TMP 61 ; 쐌 une décharge d’électricité statique
쐌 les composés du cobalt sont princi- accumulée sur l’appareillage par les opé- Remplacement des toxiques
palement sensibilisants pour la peau et rations de pesée, de dispersion et de La substitution des matières premières
les voies respiratoires (eczéma et asthme). broyage/concassage des constituants de présentant des dangers connus et identi-
Ils sont par ailleurs classés comme agents la peinture (opérations génératrices de fiés, par des ingrédients de dangerosité
pouvant être cancérogènes pour l’homme nuages de poussières et où d’importantes moindre, est une règle élémentaire dans
dans la classification du CIRC ; TMP 65, 70. forces de frictions sont mises en œuvre) ; la prévention du risque chimique. Il faut
쐌 une étincelle entre les électrodes du toutefois signaler que ces remplacements
쐍쐍 Certains pigments organiques sont pistolet et les éléments de l'équipement sont parfois difficiles à réaliser (techni-
responsables d’irritations et de sensibili- mis à la terre (par exemple les parois de quement ou économiquement).
sations cutanées et respiratoires. C’est le la cabine) ; Ainsi, les pigments minéraux, dont la
cas surtout pour les dérivés azoïques. De 쐌 une étincelle entre les électrodes et le toxicité est liée à la présence d’éléments
plus, certaines amines aromatiques (déri- subjectile ; métalliques (Cd, Co, Cr, Pb, Se), peuvent
vés de la benzidine, de l’ortho-dianisidine 쐌 une étincelle de décharge provoquée être remplacés par des pigments orga-
et de l’ortho-toluidine notamment) peu- par des charges électrostatiques induites niques moins toxiques (mais tout de
vent provoquer des tumeurs de la vessie ; par friction ou par influence (des raccords même très fréquemment irritants et/ou
TMP 15, 15bis, 15ter. en PVC peuvent notamment accumuler sensibilisants), par exemple :
des charges électrostatiques et par 쐌 vert de chrome par vert de phtalo-
쐍쐍 Certaines charges (silice cristalline, décharge conduire à une inflammation) ; cyanine ;
talc, kaolin), utilisées comme agents de 쐌 la proximité de surfaces chaudes 쐌 jaune de chrome, rouge de cadmium
matité ou de thixotropie, peuvent induire (parois du four, subjectile préchauffé…) ; par des dérivés azoïques (autres que déri-
des pathologies spécifiques ; TMP 25 ; la 쐌 la proximité de sources d'ignition (brû- vés de benzidine, d’o-toluidine et o-dia-
silice cristalline peut notamment entraîner leurs du four, radiants…). nisidine) ;
des cancers broncho-pulmonaires recon- 쐌 bleus minéraux par bleu de phtalo-
nus en tant que maladies professionnelles. La LIE d'une poussière donnée dépend cyanine.
de plusieurs paramètres (composition, gra-
2.2.3 Les additifs et adjuvants nulométrie…). Elle est, pour la plupart des Les charges siliceuses peuvent être rem-
peintures en poudre commercialisées, de placées par des dispersions de cire (agent
Les additifs et adjuvants sont introduits l'ordre de 20 à 70 g/m3. Quand il n'y a pas de matité) ou des argiles de type bento-
à des faibles concentrations (générale- de valeur sûre de la LIE, une concentration nite (agent de rhéologie).
moyenne de 10 g/m3 peut être retenue [5]. Ainsi, le TGIC a pu être substitué avec
(4) TMP : tableau de maladie professionnelle du régime Le risque d'explosion est d'autant plus succès par des composés présentant une
général de la sécurité sociale. à redouter que la granulométrie des toxicité moindre au vu des connaissances
(5) CIRC : Centre international de recherche sur le can-
cer. poudres utilisées est basse. actuelles (§ 1.2.2).
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La démarche de substitution, notam- l’air en permanence ou pendant de sonnel doit respecter l’interdiction de man-
ment dans le cadre des produits CMR de longues périodes ou fréquemment. ger, boire, fumer et de se maquiller sur le
catégorie 1 et 2 (substitution obligatoire Zone 21 : Emplacement où une atmo- lieu de travail. Les salariés doivent se laver
lorsque cela est techniquement possible), sphère explosive sous forme de nuage de les mains (brossage des ongles y compris)
est tout à fait réalisable avec les peintures poussières combustibles peut occasion- avant d’entreprendre l’une de ces actions,
en poudre. nellement se former dans l’air en fonc- en dehors des zones de travail.
tionnement normal. Par ailleurs, le chef d’établissement est
Diminution et contrôle Zone 22 : Emplacement où une atmo- tenu de mettre des douches à la disposi-
de l’empoussièrement sphère explosive sous forme de nuage de tion des salariés (tableau X page suivante).
Diverses techniques sont utilisables : poussières combustibles n’est pas sus-
쐌 transport pneumatique des pigments ceptible de se former dans l’air en fonc- 3.1.2 À l’application
(exemple l’oxyde de titane, utilisé en quan- tionnement normal ou bien, si une telle
tités importantes) et charges ; formation se produit néanmoins, n’est La pulvérisation des peintures en
쐌 ouverture des sacs sous aspiration ; que de courte durée. poudre conduit à la formation d’un nuage
쐌 nettoyage par aspiration ; de particules qui présente des risques
쐌 ventilation : elle est nécessaire lors de La délimitation des zones à risques d'ex- toxicologiques, variables selon la com-
la pesée et de l’introduction dans le mélan- plosion répond à un double objectif : position de la peinture et du type de ses
geur. Elle peut être réalisée, par exemple, 쐌 limiter l'étendue de ces zones ; constituants (liants, pigments…), ainsi que
par utilisation d’anneaux aspirants [6-8], 쐌 mettre en place et utiliser un matériel, des risques d’incendie et d’explosion.
disposés sur le récepteur de pesée et sur notamment électrique, adapté et conforme Lors de l’application, plusieurs mesures
la trémie de chargement du mélangeur. au décret n° 96-1010 du 19 novembre 1996. de prévention adaptées peuvent être mises
en place :
Ces techniques doivent être utilisées de Le tableau IX donne un exemple de 쐌 ouverture et transvasement des conte-
manière à ce que les travailleurs puissent désignation de zones en fonction du neurs sous aspiration (anneaux aspi-
opérer dans des conditions d’empous- degré de dégagement et de la possibilité rants…) et/ou mise en place d’un système
sièrement aussi faibles que possible, res- de formation de couches de poussières. de canne aspirante directement dans les
pectant les valeurs limites d’exposition Les textes réglementaires évoqués pré- conteneurs ;
professionnelle (VLEP) en vigueur. Il est cédemment préconisent également, pour 쐌 pulvérisation en cabines ventilées :
à noter que le respect des VLEP (VLE et assurer la protection contre de possibles on pourra utilement se référer au guide
VME) au poste de travail doit être vérifié explosions, la mise en place de dispositifs pratique de ventilation n° 9.2 relatif aux
au minimum une fois par an par un orga- conformes et appropriés (évents, sys- installations de poudrage [11] ;
nisme agréé dans le cas des produits CMR tèmes de découplage…). Ces dispositifs 쐌 éloignement de l’opérateur en utili-
de catégorie 1 et 2 (article R. 231-56-4-1 du devraient protéger surtout les dépous- sant des robots d’application ;
Code du travail). siéreurs où se produisent les décolma- 쐌 port de gants et de vêtements de pro-
tages, le risque d'explosion étant tection adaptés ;
Prévention du risque d’incendie et particulièrement présent dans les sys- 쐌 port d'un appareil de protection res-
d’explosion tèmes de récupération de poudre, ce qui piratoire filtrant de type P2 ou de type
Les articles R. 232-12-23 à R. 232-12-29 justifie leur installation systématique à P3, en complément, selon la toxicité de la
et R. 235-4-17 du Code du travail précisent l'extérieur du bâtiment. Le lecteur com- peinture utilisée (présence de TGIC, com-
les prescriptions minimales visant à amé- plétera utilement ces informations par la posés du plomb notamment), et selon la
liorer la protection en matière de sécu- lecture de brochures de l'INRS [9-10]. concentration dans l'atmosphère de travail,
rité et de santé des travailleurs susceptibles ou lors d’opérations de nettoyage et de
d’être exposés au risque d’atmosphères Hygiène maintenance particulièrement polluantes ;
explosives. La prise de repas est interdite sur le lieu 쐌 respect des mesures d’hygiène en
Ils prévoient, entre autres, une classifi- de travail afin d'éviter les ingestions acci- vigueur.
cation des emplacements où des atmo- dentelles. Il est recommandé au person-
sphères explosives peuvent être présentes, nel de changer fréquemment de Après l’application, il est recommandé
ainsi que les conditions à respecter dans combinaison de travail et d'avoir une de prendre une douche et de ne pas réuti-
chaque zone : bonne hygiène corporelle. liser ses vêtements de travail. Le port de
Zone 20 : Emplacement où une atmo- La mise en place et le respect de bonnes vêtements de protection jetables peut
sphère explosive sous forme de nuage de procédures de travail et d’hygiène per- s’avérer être une bonne solution pratique
poussières combustibles est présente dans sonnelle s’avère indispensable. Le per- lors de la pulvérisation des peintures en
poudre.

TABLEAU IX
3.2 Information
EXEMPLE DE DÉSIGNATION DES ZONES
NATURE NUAGES COUCHES DE POUSSIÈRES 3.2.1 L’étiquetage
DE L'ÉMISSION DE POUSSIÈRES D'ÉPAISSEUR MAÎTRISÉE

Souvent perturbées Rarement perturbées Il s’agit de prévenir les utilisateurs des


Permanente 20 21 22
dangers présentés par certaines sub-
stances ou préparations. L’étiquette d’une
Occasionnelle 21 21 22
peinture est alors le moyen d’alerte le plus
Accidentelle 22 21 22
simple et direct.
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10

TABLEAU X

RÉGLEMENTATION
Réglementation relative à la mise en œuvre de mesures de prévention des risques encourus
par les travailleurs affectés à des travaux de fabrication et d'application de peintures.

MESURES DE PRÉVENTION RÉGLEMENTATION APPLICABLE


■ Intégration de la sécurité dès la phase de fabrication et de cession des produits
Prévention du risque chimique - principes de classement - art. R. 231-51 à R. 231-52-18 du Code du travail ;
et d'étiquetage, déclaration des substances - arrêté du 9 novembre 2004, définissant les critères de classification
et préparations dangereuses. et les conditions d'étiquetage et d'emballage des préparations dangereuses ;
- arrêté du 20 avril 1994, relatif à la déclaration, la classification, l'emballage
et l'étiquetage des substances.

Prévention du risque chimique - information - art. R. 231-53 à R. 231-53-3 du Code du travail ;


sur les risques présentés par les produits. - arrêté du 9 novembre 2004, fixant les modalités d'élaboration et de transmission
des fiches de données de sécurité.

■ Intégration de la prévention dès la conception des installations


Conception des cabines de projection. - art. R. 233-140 à R. 233-150 du Code du travail ;
- circulaire DRT 90/7 du 9 mai 1990, relative à l'application du décret 90-53 du 12 janvier
1990.

■ Interdiction d'exposition
Travaux interdits aux jeunes travailleurs - art. R. 234-20 et R. 234-21 du Code du travail.

Travaux interdits aux salariés employés en CDD - arrêté du 8 octobre 1990 modifié fixant la liste des travaux pour lesquels il ne peut être
ou aux intérimaires fait appel aux salariés sous contrat de travail à durée déterminée ou aux salariés
des entreprises de travail temporaire.

■ Mesures de protection collective - aménagement des locaux de travail


Aération assainissement des lieux de travail - art. R. 232-5 et suivants du Code du travail ;
- circulaire du 19 juillet 1982, modifiée et complétée, relative aux valeurs admises pour
les concentrations de certaines substances dangereuses dans l'atmosphère des lieux
de travail ;
- arrêté du 30 juin 2004 relatif aux valeurs limites d’exposition professionnelle indicatives.

Installations sanitaires - art. R. 232-2-4 du Code du travail : installations sanitaires dans les établissements
où sont effectués des travaux salissants (installation de douches) ;
- arrêté du 23/07/47 modifié, fixant les conditions dans lesquelles les chefs d'établisse-
ments sont tenus de mettre des douches à la disposition du personnel effectuant des
travaux insalubres ou salissants.

■ Mesures de prévention des risques chimiques, cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques


Règles générales de prévention du risque chimique - art. R. 231-54 à R. 231-54-17 du Code du travail.
et notamment :
- évaluation des risques,
- mise en œuvre de moyens de protection collective
et maintien en état de ces installations,
- mise à disposition d'équipements de protection
individuelle adaptés.

Contrôle du risque chimique sur les lieux de travail - art. R. 231-55 à R. 231-55-3 du Code du travail.

Règles particulières de prévention du risque cancérogène, - art. R. 231-56 à R. 231-56-12 du Code du travail.
mutagène et reprotoxique

Dispositions spécifiques à certains agents chimiques - art. R. 231-58 à R. 231-58-6 du Code du travail.
dangereux

■ Mesures de prévention de risques spécifiques


Prévention des risques liés à la peinture - décret 47-1619 modifié, du 23 août 1947, portant règlement d'administration publique,
ou au vernissage par pulvérisation en ce qui concerne les mesures de protection des ouvriers qui exécutent des travaux
de peinture ou de vernissage par pulvérisation ;
- circulaire ministérielle Tr. N° 106/47 d’application du décret du 23 août 1947.

■ Surveillance médicale
- arrêté du 11 juillet 1977, fixant la liste des travaux nécessitant une surveillance
médicale spéciale (application des peintures et vernis par pulvérisation).

■ Tableaux de maladies professionnelles


1, 10, 10 bis, 10 ter, 15, 15 bis, 15 ter, 25, 44, 51, 61, 62, 65, 66, 70.
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11

L’étiquetage prend en compte les de transmission des FDS et présente en giène en vigueur dans l’entreprise
risques d’incendie, les risques toxicolo- annexe un guide pour la réalisation de (§ 3.1.1).
giques et écotoxicologiques dus aux sub- ces fiches. 쐌 le port et l’entretien éventuels des
stances dangereuses [12-14]. EPI (Équipements de protection indivi-
Certaines préparations non étiquetées 3.2.3 La déclaration à l'INRS duelle).
peuvent néanmoins présenter des dan-
gers lors de l’utilisation (problèmes des Les fabricants, vendeurs ou importa-
seuils fixés pour l’étiquetage et de la teurs sont tenus de déclarer leurs produits 3.4 Surveillance médicale
connaissance des données toxicologiques chimiques dangereux à l’Institut National des travailleurs affectés
des substances). de Recherche et de Sécurité (INRS) lorsque à la fabrication ou à l’application
Pour être efficace, l’étiquetage doit être ceux-ci sont très toxiques, toxiques ou cor- de peintures en poudre
concis : il ne fait état que des risques les rosifs [16] ou lorsqu’il s’agit de produits
plus importants. Il ne dispense pas l’in- biocides. La manipulation d’agents chimiques
formation complémentaire donnée par Dans les autres cas, c’est sur demande classés CMR de catégorie 1 et 2 (Cancé-
les fiches de données de sécurité et les de l’INRS (organisme désigné) que les rogène, Mutagène ou Reprotoxique avéré)
fiches techniques des produits. fabricants, vendeurs ou importateurs doi- implique des règles particulières de pré-
Les textes réglementaires [12-14] concer- vent fournir des informations complètes vention du risque chimique (Code du tra-
nant l’étiquetage des préparations (dont sur leurs produits chimiques. Les infor- vail, articles R. 231-56 à R. 231-56-12).
font partie les peintures) sont rappelés mations confidentielles ainsi recueillies En cas de manipulation régulière de
dans le tableau X. sont utilisées pour la prévention du risque plomb ou de ses composés, de cadmium
chimique ou pour répondre à toute ou de ses composés et de chromates (en
3.2.2 La fiche de données de sécurité demande d'ordre médical destinée au trai- dehors des solutions aqueuses diluées), le
(FDS) tement des affections induites. médecin du travail dispose d'un temps
médical calculé sur la base d'une heure par
Elle est délivrée par le fournisseur du mois pour dix salariés exposés.
produit et vient en complément de l'éti- 3.3 Formation du personnel Cette surveillance médicale spéciale
quetage [15]. Elle renseigne (de manière doit lui permettre de réaliser les exa-
beaucoup plus complète que l’étiquette) 3.3.1 À la fabrication mens médicaux, mais surtout d'effectuer
sur les risques de toute nature que pré- des actions de prévention et de forma-
sente une préparation et sur les mesures La formation du personnel de fabrica- tion.
de prévention à respecter lors de son uti- tion doit porter sur : Le médecin du travail doit par ailleurs
lisation. 쐌 les risques d'incendie et d’explosion, constituer, pour chaque travailleur exposé,
Le Code du travail précise que l'éta- et les risques toxicologiques des consti- un dossier individuel comprenant une
blissement d'une FDS est une obligation tuants ; fiche d’exposition et les résultats des exa-
pour le fabricant, l'importateur ou le ven- 쐌 les mesures de prévention à respecter mens médicaux complémentaires prati-
deur d'une substance ou d'une prépara- pour la manipulation des constituants qués.
tion dangereuse (avec des phrases de (éviter l’inhalation et le contact avec la Ce dossier doit être conservé dans le
risque), ou d’une préparation non-clas- peau…) ; dossier de l’employé durant une période
sée comme dangereuse mais contenant 쐌 les mesures d’hygiène ; le personnel de 50 ans.
une substance dangereuse à plus de 1 % doit respecter l’ensemble des règles d’hy- En cas de départ d’un employé, l’em-
(préparation non-gazeuse), ou une sub- giène en vigueur dans l’entreprise ployeur est notamment tenu de fournir à
stance affectée de valeurs limites d’expo- (§ 3.1.1) ; l’intéressé une attestation d’exposition
sition professionnelle (article R. 231-53). 쐌 le port et l’entretien éventuels des EPI aux agents CMR, document qui doit être
Rédigée en français, la FDS doit être trans- (Équipements de protection individuelle). rempli conjointement avec le médecin du
mise gratuitement au chef d'établissement travail.
ou au travailleur indépendant utilisateur, 3.3.2 À l’application Les salariés effectuant de façon habi-
qui doit lui-même la communiquer au tuelle des travaux de peinture par pulvé-
médecin du travail et la mettre à disposi- La formation du personnel utilisant les risation sont visés par l'arrêté de
tion des travailleurs, du comité d’hygiène, peintures en poudre doit porter sur : surveillance médicale spéciale (tableau X).
de sécurité et des conditions de travail ou 쐌 les risques spécifiques liés à la pulvé- Pour ces travaux, le décret 47-1619 modi-
des délégués du personnel (article risation de ces peintures (bien qu’elles fié, du 23 août 1947, prévoit par ailleurs les
R. 231-54-4). soient sans solvant et parfois présentées mesures préventives techniques et médi-
Dans le cas des préparations non-clas- comme « inoffensives ») ; cales à appliquer.
sées mais contenant des substances dan- 쐌 les mesures de prévention à respecter Elles comprennent les éléments sui-
gereuses en quantité suffisante pour lors de la préparation, des transvasements, vants :
imposer une FDS, ce document sera trans- de la pulvérisation, du nettoyage, des opé- 쐌 certificat d’aptitude avant embau-
mis au chef d'établissement ou au tra- rations de maintenance ; chage ;
vailleur indépendant uniquement sur la 쐌 les mesures de prévention à respecter 쐌 confirmation un mois après l’embau-
demande de ce dernier. lors de l’application proprement dite et le chage ;
Ces textes précisent également les indi- fonctionnement du dispositif de protec- 쐌 visite tous les six mois ;
cations que la fiche de données de sécu- tion collective constitué par la cabine d’ap- 쐌 examen médical pour tout salarié
rité doit comporter. L'arrêté du 5 janvier plication ; indisposé par son travail ainsi que pour
1993 (modifié par l’arrêté du 9 novembre 쐌 les mesures d’hygiène ; le personnel tout salarié s’étant absenté plus d’une
2004) fixe les modalités d'élaboration et doit respecter l’ensemble des règles d’hy- semaine pour cause de maladie ;
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12

쐌 tenue d’un registre médical indiquant Ces peintures se sont très bien implan- Les peintures en poudre constituent
les dates de ces différents examens. tées dans le secteur de l’industrie générale, donc une alternative à l'utilisation des
par exemple la peinture de cadres métal- peintures en phase aqueuse et en phase
Ces préconisations sont applicables aux liques (chaises, tuyaux, canalisations, mobi- solvant. Elles permettent de satisfaire à la
salariés affectés à la pulvérisation des pein- lier de bureau…), du fait de leur avantages : réduction drastique d’émissions exigée
tures en poudre. pas de rejet de solvants, utilisation sim- par la directive COV qui a accéléré leur
plifiée, nettoyage plus aisé… Leur péné- développement. Elles sont en cela plus
tration dans d’autres domaines industriels performantes pour la protection de l’en-
tel que l’automobile a été plus lente pour vironnement.
diverses raisons : L’application des mesures de préven-
C ONCLUS I ON 쐌 leur utilisation nécessite généralement tion décrites dans ce document s’avère
une modification notable des installations cependant nécessaire, tant au cours de la
Comparativement aux peintures en et des équipements d'application ; fabrication que de l’utilisation de ces pein-
phase liquide (en particulier celles en 쐌 leur utilisation a nécessité une mise au tures.
phase solvant), les peintures en poudre point des techniques et des formulations De plus, la formation et l’information
présentent, au cours de leur mise en de manière à ce qu’elles remplissent des des salariés qui mettent en œuvre ces
œuvre, moins de risques toxicologiques exigences techniques très précises et par- peintures (fabrication, application) res-
(pour l’homme et pour l’environnement) ticulièrement sévères ; tent une étape importante et indispen-
et d’inflammation. Ceux-ci ne sont pas 쐌 de nouvelles technologies permettant sable pour attirer leur attention sur les
pour autant inexistants, et ne sont donc l’application sur des supports tels que le risques encore présents.
pas à perdre de vue (risque d’explosion verre, le bois, les matières plastiques… ont
de poussières non négligeable). dû être développées. ■

C OMPLÉMENT B IBL I OGRAPHI QUE

[1] ■ Safe Handling of pigments, ETAD/BCMA/VdMI/ [13] ■ Classification, emballage et étiquetage des sub-
EPSOM. European Edition, français, 1995. stances et préparations chimiques dangereuses. Guide
de classification et d'étiquetage. ND 1961, INRS,
[2] ■ Produits chimiques cancérogènes, mutagènes, Paris.
toxiques pour la reproduction. Classification réglemen-
taire. ND 2168, INRS, Paris, 2002. [14] ■ Classification et étiquetage des substances chi-
miques dangereuses figurant à l'annexe I de l'arrêté du
[3] ■ Valeurs limites d'exposition professionnelle 20 avril 1994 modifié, disponibles sur le site Internet
aux agents chimiques en France. ND 2098, INRS, du Bureau Européen des substances Chimiques (ECB) :
Paris, 2004. http://ecb.jrc.it/
[4] ■ Valeurs limites d'exposition professionnelle [15] ■ La fiche de données de sécurité. ED 954, INRS,
aux substances dangereuses. Valeurs compilées par Paris, 2005.
l’ACGIH. Guide for Occupational Exposure –
ACGIH 2003. [16] ■ Déclaration des produits chimiques.
Informations à transmettre à l'INRS. Textes
[5] ■ Safe Powder Coating Guideline. CEPE, 5th edi- réglementaires. ND 2053, INRS, Paris, 1998.
tion, 2001.
[6] ■ Guide pratique de ventilation n° 0. Principes
généraux de ventilation. ED 695, INRS, Paris, 1989. Autres documents
[7] ■ Guide pratique de ventilation n° 1. ■ Peinturesen phase aqueuse (ou peintures à l’eau).
L'assainissement de l'air des locaux de travail. Composition, risques toxicologiques, mesures de pré-
ED 657, INRS, Paris, 1989. vention. ED 955, INRS, Paris, 2005.
[8] ■ Guide pratique de ventilation n° 17. Emploi ■ Peintures à solvants. Composition et risques toxicolo-
des matériaux pulvérulents. ED 767, INRS, Paris, giques, mesures de prévention. ED 957, INRS,
2003. Paris, 2005.
[9] ■ Les mélanges explosifs (1 et 2 : gaz et poussières). ■ Les appareils de protection respiratoire. Choix et
(1) ED 911, (2) ED à paraître, INRS Paris. utilisation. ED 780, INRS, Paris, 1999.
[10] ■ Le point des connaissances sur… Explosion et ■ Des gants contre les risques chimiques, fiche pratique
lieux de travail. ED 5001, INRS, Paris, 2003. de sécurité. ED 112, INRS, Paris, 2003.
[11] ■ Guide pratique de ventilation n° 9.2. Ventilation ■ Les maladies professionnelles. Guide d’accès
des cabines d'application par projection de peintures en aux tableaux du régime général et du régime agricole
poudre. ED 928, INRS, Paris, 2004. de la sécurité sociale. ED 835 ; INRS, Paris, 2004.
[12] ■ Classification, emballage et étiquetage des sub- ■ Silos matières plastiques pulvérulentes. Prévention
stances et préparations chimiques dangereuses - Textes des risques d’incendie et d’explosion dans les installa-
réglementaires et commentaires. ND 1946, INRS, tions industrielles de stockage de matières plastiques
Paris. pulvérulentes. ED 891, INRS, Paris, 2002.
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(loi 1901) constituée sous l’égide de la CNAMTS 64 Pyrénées-Atlantiques) ÎLE-DE-FRANCE
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d’un collège représentant les employeurs tél. 05 56 11 64 00 92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint-Denis, 53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée)
fax 05 56 39 55 93 94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise) 2 place de Bretagne
et d’un collège représentant les salariés,
documentation.prevention@cramaquitaine.fr 17-19 place de l’Argonne BP 93405, 44034 Nantes cedex 1
il est présidé alternativement par un représentant 75019 Paris tél. 02 51 72 84 00
de chacun des deux collèges. Son financement AUVERGNE tél. 01 40 05 32 64 fax 02 51 82 31 62
est assuré en quasi-totalité par le Fonds national (03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire, fax 01 40 05 38 84 prevention@cram-pl.fr
de prévention des accidents du travail 63 Puy-de-Dôme) prevention.atmp@cramif.cnamts.fr
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63058 Clermont-Ferrand cedex 1 LANGUEDOC-ROUSSILLON (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme, 38 Isère, 42 Loire,
tél. 04 73 42 70 22 (11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault, 69 Rhône, 73 Savoie, 74 Haute-Savoie)
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(CRAM) et Caisses générales de sécurité 34068 Montpellier cedex 2 tél. 04 72 91 96 96
sociale (CGSS) BOURGOGNE et FRANCHE-COMTÉ tél. 04 67 12 95 55 fax 04 72 91 97 09
(21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura, fax 04 67 12 95 56 preventionrp@cramra.fr
58 Nièvre, 70 Haute-Saône, prevdoc@cram-lr.fr
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© INRS, 2005. Couverture Béatrice-Anne Fournier. Conception graphique et illustrations Atelier F. Causse. Dépôt légal mai 2005 - N° 5897
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COLLECTION DES AIDE-MÉMOIRE TECHNIQUES

Cette brochure présente un inventaire détaillé


des principaux constituants des peintures en poudre
(liants, pigments, charges, additifs…).
Les risques propres à chacun des composants sont
ensuite exposés ainsi que les textes réglementaires
correspondants.
En dernier lieu sont présentées, les mesures de prévention
technique à mettre en œuvre lors de la fabrication et
de l’application de ces peintures, l’information à donner
à l’utilisateur concernant les dangers de ces produits,
la formation à dispenser au personnel et enfin,
la surveillance médicale des travailleurs.

Peintures en poudre
Composition, risques toxicologiques,
mesures de prévention

ED 956 AIDE-MÉMOIRE TECHNIQUE

Institut national de recherche et de sécurité


pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles

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Édition INRS ED 956


1re édition • avril 2005 • 3 000 ex. • ISBN 2-7389-1309-1