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AFF.

KEMKENG BERLAIN

C/ WANDJA NYA Jaurès Donald

A
MONSIEUR LE PROCUREUR DE LA
REPUBLIQUE PRES LE TRIBUNAL DE
PREMIERE INSTANCE DE DOULA-NDOKOTI

DOUALA

OBJET : PLAINTE POUR : Menaces sous conditions

et destructions

Monsieur le Procureur,

Monsieur KEMKENG BERLAIN, menuisier demeurant à Yaoundé, ayant domicile élu au Cabinet de
son conseil Me André Charles Camille SINTAT, Avocat au Barreau du Cameroun avec résidence à
Douala, BP aux fins des présentes et ses suites éventuelles,

A L’HONNEUR DE VOUS EXPOSER :

Qu’il a acquis par vente un immeuble urbain non bâti d’une contenance superficielle de 1160 m2 au
lieu dit Japoma appartenant à ladite collectivité villageoise représentée par Sieur MOUNDI Isaac et
consorts ;

Que ladite vente s’est passée entre le plaignant et l’un des membres de la collectivité villageoise de
Japoma en la personne de sieur ESSAMA ZONGO Serge et la parcelle concernée devant être
morcelée du Titre Foncier N°37698/Wouri du lot N° 20, Bloc 75 ;

Que par la suite, il a adressé une demande de morcellement de la parcelle indiquée et ce en date du
08 février 2007 laquelle avait pour but de procéder à l’immatriculation de l’immeuble qui seule
confère le droit de propriété ;

Que pour ce faire, il s’est rapproché de Me Marquise ALAM EBOUTOU, Notaire à Douala aux fins de
procéder à toutes les formalités d’immatriculation de l’immeuble sus- indiqué (Cf pièces) ;

Qu’entre temps, s’étant entièrement acquitté de tous les paiements inhérents à l’achat de
l’immeuble, il a entrepris de mettre celui-ci en valeur en y érigeant des constructions en matériaux
définitifs (Cf. photos) ;

Que pendant que les formalités administratives suivent leur cours normal dans les services
compétents, il est surpris de recevoir un appel téléphonique de son voisin à Japoma l’informant de la
sommation à lui adressée par le ministère de Me NGANKO Didier sur réquisition d’ un certain NYA
Jaurès et par laquelle injonction lui est faite de cesser les travaux jusqu’ici engagés ;

Que pour en avoir le cœur net, il va mener des investigations auprès des services de la conservation
foncière du département du Wouri qui vont lui révéler que le Titre Foncier dont se prévaut sieur
WANDJA NYA ne correspond ni à la même contenance superficielle, ni la même situation
géographique;

Que pis est, le Titre Foncier N° 5904/W qu’il excipe pour commettre des exactions appartient à
Madame TCHANY Lucienne Jacqueline pour l’avoir acquis par morcellement du titre foncier
40136/W t non au sieur NYA ainsi que l’atteste le Certificat de propriété
N°001014/Y.10/MINDCAF/5/P530 du 30 Janvier 2018;

Que la superficie de ce terrain est de 251 m2, formant la parcelle N° 1442P du lieu dit Nyalla-
Kambo ayant fait l’objet d’un titre foncier N° 5904 du département du Wouri a été établi le 28
Août 2007, volume 30.folio 132 ;

Que voulant à tout prix s’accaparer d’un bien qui n’est nullement sien, le mis en cause va passer à la
phase supérieure en démolissant les fouilles et un pan de l’immeuble en construction non sans avoir
agressé physiquement le plaignant qui ayant été brutalement jeté au sol, verra casser sa tablette qui
d’ailleurs est un instrument de travail pour lui (Cf Photos) ;

Qu’il ne serait pas surabondant de précisant que la destruction de l’immeuble en construction l’a été
de nuit pendant que le plaignant était rentré dans sa ville de résidence à Yaoundé ;

Que craignant désormais pour sa vie, car recevant du mis en cause et ses sbires des appels
contenant des menaces et ce à des heures très tardives, il lui a paru impérieux de recourir à la justice
à l’effet d’être rétabli dans ses droits et surtout de lui accorder la protection nécessaire dont il a
besoin ;

Que les actes posés par sieur WANDJA NYA Jaurès Donald sont constitutives des infractions de
menaces sous conditions, destructions et de voie de fait, tels faits qui sont prévus et réprimés par les
articles 74, 302 alinéa 1 et 316 alinéa 2 du code pénal camerounais ;

C’EST POURQUOI LE PLAIGNANT SOLLICITE QU’IL VEUILLE VOUS PLAIRE

MONSIEUR LE PROCUREUR ;

Vu les dispositions des articles 74, 302 alinéa 1, et 316 alinéa 2 du code pénal camerounais ;

Bien vouloir interpeller sieur NYA pour qu’il réponde des faits mis à sa charge et qui sont d’une
gravité extrême ;

Ordonner l’ouverture d’une enquête afin que le plaignant rentre dans ses droits et qu’il retrouve la
sérénité qu’il a perdue depuis des mois ;

Bien vouloir réserver à la présente plainte le sort légal qui lui revient ;

Profonds Respects