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ce sera le peuple contre le palais », mettait en garde un


analyste, Francesco Galietti, dans le Financial Times,
La crise italienne est aussi
PAR JOSEPH CONFAVREUX ET LUDOVIC LAMANT
dès dimanche.
ARTICLE PUBLIÉ LE MARDI 29 MAI 2018
C’est aussi ce que redoutait, lundi sur son blog,
La crise politique italienne résonne avec une longue l’ancien ministre des finances grec Yanis Varoufakis,
histoire de passages en force antidémocratiques dans qui en connaît un rayon en matière d’intimidations
l’UE. Comment tenir ensemble le rejet clair de européennes. L’économiste s’en prend à la « dérive
l’extrême droite et celui des politiques ou des mesures morale » du président Mattarella, qui « ferme les
technocratiques qui lui pavent la voie ? yeux sur la misanthropie à grande échelle » de la
Ligue (et sa promesse d’expulser 500 000 migrants
À quel jeu a joué Sergio Mattarella, le président
hors d’Italie), tout en « posant son veto à l’encontre
de l’Italie ? En refusant la nomination de Paolo
d’une inquiétude légitime liée à la capacité de la
Savona au poste de ministre des finances, en raison
zone euro de laisser l’Italie respirer ». D’après
de ses critiques passées contre l’euro, Mattarella a
Varoufakis, cette « bévue tactique » du président
immédiatement replongé son pays dans la crise
italien – défendre l’euro et les règles budgétaires
politique. Le veto posé par le chef d’État de 76 ans,
de l’UE qui l’accompagnent, plutôt qu’une politique
figure de la démocratie chrétienne, qui fut notamment
migratoire plus humaniste – risque de coûter cher, et
ministre de la défense d’un gouvernement de Massimo
prépare le terrain à une victoire de la Ligue en cas de
D’Alema (1999-2001), a aussi relancé les inquiétudes
nouvelles élections.
de ceux qui s’alarment d’un nouveau « coup d’État »
de l’UE vis-à-vis d’un pays de l’Europe du Sud, moins
de trois ans après la reddition de Syriza à Bruxelles à
l’été 2015.
Dès dimanche soir, le chef du Mouvement Cinq
Étoiles, Luigi di Maio, en appelait à la « destitution »
de Mattarella à travers un vote des députés. « Après
ce soir, il est vraiment difficile de croire dans les lois
Le président italien Sergio Mattarella, dimanche 27
et les institutions de l’État », a-t-il déclaré, lui qui mai 2018, à Rome. © Reuters / Alessandro Bianchi
avait été le grand vainqueur du scrutin du 4 mars (32 Les appels à la « responsabilité » de l’Italie, formulés
% des voix). La Constitution italienne ne prévoit une ces derniers jours par plusieurs gouvernements
destitution du président qu’en cas de « haute trahison européens, n’ont rien arrangé au climat politique
» ou d’« atteinte à la Constitution ». romain. Ils sont apparus, au mieux, comme une
Matteo Salvini, le patron de la Ligue, a rejeté lundi manière de faire pression sur le programme de
les appels à la destitution de Matterella : « Nous gouvernement en cours d’élaboration, au pire, comme
devons garder la tête froide […]. Certaines choses une volonté des Européens de nier le résultat des urnes.
ne peuvent pas se faire sous le coup de la colère », Le 20 mai, Bruno Le Maire, ministre de l’économie
a-t-il déclaré, pour se démarquer de son allié de français, avait ainsi déclaré : « Chacun doit
circonstance, Di Maio. Mais l’allié de Marine Le Pen comprendre en Italie que l’avenir de l’Italie est en
s’est déjà remis en campagne, en lançant dès dimanche Europe et nulle part ailleurs, et pour que cet avenir
soir : « L’Italie n’est pas une colonie » de l’Europe. soit en Europe, il y a des règles à respecter. »
Si Mattarella déclenche de nouvelles élections, « la Et d’insister : « Les engagements qui ont été pris
campagne tournera autour d’une seule thématique : par l’Italie valent, quel que soit le gouvernement. »
Salvini n’avait pas manqué l’occasion de répondre
à l’« avertissement » de Le Maire, lui qui excelle

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à attiser le ressentiment d’une partie des Italiens à enclencher d’ici au 30 septembre de la même année.
l’égard de l’UE : « Encore une invasion de terrain Le 19 septembre 2011, l’exécutif italien n’ayant pas
inacceptable. » respecté ce calendrier, la BCE décide de réduire les
Le veto posé par Mattarella à un gouvernement volumes d’achat de dette publique, ce qui renforce la
étiqueté « eurosceptique », associé au spectre d’un pression des marchés financiers et précipite la chute
« gouvernement d’experts » emmené par Carlo du gouvernement Berlusconi.
Cottarelli, un ancien du FMI, s’inscrit dans le temps Épisode suivant, en marge du G-20 de Cannes, les 3
long d’une certaine histoire européenne. Depuis le et 4 novembre 2011 : la chancelière allemande Angela
début de la crise de l’euro, la nature technocratique Merkel et le président français Nicolas Sarkozy font
de l’Europe s’accommode mal des consultations campagne, à haute voix, pour un changement de
populaires qui la contrarient et provoque des passages politique à Rome. Les mémoires de l’ancien secrétaire
en force antidémocratiques qui fragilisent tout au Trésor des États-Unis, Timothy Geithner, qui
l’édifice européen. L’universitaire Antoine Vauchez accompagnait Barack Obama à Cannes, donnent une
avait identifié, dans un essai en 2013, « la idée de leur intense campagne anti-Berlusconi : « Les
grande précarité de la légitimité démocratique dans Européens nous ont approchés à pas feutrés avant
l’Union », qu’il résumait ainsi : « La consultation du la réunion, disant indirectement : “Nous voulons
peuple semble faire figure de repoussoir » entre les essentiellement que vous nous aidiez à pousser
murs des institutions européennes. Berlusconi dehors.” Ils voulaient en gros que nous
Le jeu des comparaisons historiques est toujours miné. nous opposions à une aide du FMI ou n’importe quelle
Mais le « moment romain » de 2018 en rappelle autre aide à l’Italie tant que Berlusconi était premier
d’autres. En 2005, le rejet du Traité constitutionnel ministre. C’était pas mal, intéressant. J’ai dit non… »
européen (TCE) en France et aux Pays-Bas enterre Le gouvernement Monti est finalement investi le 16
le texte. Mais cela n’empêche pas les dirigeants novembre 2011.
européens d’adopter le traité de Lisbonne, en vigueur Dernier épisode, en écho au veto de Mattarella : le
depuis décembre 2009, qui reprend l’essentiel des moment grec de 2015, plus frais dans les mémoires. À
dispositions du défunt TCE. En 1992 déjà, les Danois, l’été 2015, les dirigeants de l’UE imposent à la Grèce
qui s’étaient opposés au traité de Maastricht lors d’une d’Alexis Tsipras un nouveau plan de « sauvetage »,
première consultation, avaient été invités à revoter moyennant davantage d’austérité et de réformes que
pour « mieux voter », c’est-à-dire approuver le texte l’on nomme pudiquement « structurelles » (retraites,
(ce fut chose faite à 57 %). marché du travail, etc.), malgré le « non » tonitruant
En 2011, c’est le Professore Mario Monti, ex- des Grecs – à 61 % – au référendum organisé sur
commissaire européen et ancien de Goldman Sachs, le sujet quelques jours plus tôt. Syriza à peine élu
qui est appelé à la rescousse pour former un en janvier 2015, le président de la Commission Jean-
« gouvernement d’experts » en Italie, après la Claude Juncker avait expliqué au Figaro : « Il ne
chute de Silvio Berlusconi. C’est l’aboutissement peut y avoir de choix démocratique contre les traités
d’un patient travail de sape des dirigeants européens européens. » Peu importe, en somme, ce que votent les
pour faire tomber ce dernier. Dès l’été 2011, Jean- populations, il faut poursuivre le projet européen coûte
Claude Trichet, alors président de la Banque centrale que coûte, quel qu’en soit le prix. De ce point de vue,
européenne (BCE), et Mario Draghi, qui va lui la sortie de Bruno Le Maire sur les « engagements »
succéder, montent au créneau : ils écrivent à Silvio de l’Italie est à peu près identique.
Berlusconi une « lettre secrète » datée du 5 août 2011 – Si l’on regarde de plus près, la vacance romaine de
et révélée bien plus tard par la presse italienne –, dans 2018 n’est similaire ni au référendum français de 2005,
laquelle ils lui dressent un inventaire des réformes à ni au « coup d’État » cannois de 2011, ni à la crise

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grecque de 2015. Et le M5S est, à maints égards, financiers et/ou les institutions de l’UE, que cette
incomparable avec des mouvements qui, en Europe, alliance, détenant deux tiers des sièges au Parlement,
se revendiquent ou pourraient relever du « populisme puisse gouverner comme elle l’entend ?
de gauche », tels Podemos en Espagne ou La France
insoumise en France (Mediapart a déjà eu l’occasion
de le décrire ici ou là).
Mais arguer des spécificités de la politique italienne
ou de l’ovni qu’est le M5S pour éviter ou négliger
toute leçon générale de la situation transalpine serait
un geste aussi paresseux que celui des éditorialistes
qui voulaient voir dans le projet d’alliance entre la
Ligue et le M5S la preuve que les extrêmes finissent
toujours par se rejoindre et se confondre pour fragiliser
la démocratie.
Ce sont les politiques centristes qui ont créé
les monstres d’aujourd’hui
Ce qu’oblige à comprendre la crise politique en Italie,
c’est pourquoi et par qui la démocratie est, de plus en Si l’on fait de la politique et pas seulement de la
plus violemment, menacée. Une leçon qui s’impose morale, le soulagement, que l’on peut légitimement
non seulement aux pseudo-sociaux-démocrates qui ressentir quand est différée l’arrivée aux commandes
croient pouvoir s’en tirer en se contentant de hurler d’un attelage contenant une force d’extrême droite
au loup populiste, mais aussi aux forces progressistes soutenue par Steve Bannon et Marine Le Pen, ne
et de gauche qui penseraient pouvoir passer entre les saurait alors être que provisoire ou illusoire.
gouttes de leur impuissance en chargeant tour à tour
Il pourrait bien se transformer en boîte de Pandore, tant
la technocratie bruxelloise et les figures autoritaires et
cela paraît contre-productif face à la rage d’une partie
démagogiques qui seraient parvenues à capter, en la
du peuple contre la dépossession de sa souveraineté :
« leurrant », la colère populaire.
une rage qui ne sera pas contenue, au contraire, par
Qu’est-ce qui est le plus insupportable ? Est-ce les accusations de céder au souverainisme. Le veto
l’alliance d’un parti ultra-pragmatique, antisystème, de Mattarella oblige alors sans doute à trois gestes
fondé sur la démocratie directe numérique et qu’une parallèles pour qui prétend encore promouvoir, ou
part de son programme ancre à gauche, avec un parti sauver, la démocratie.
clairement situé à l’extrême droite, violemment anti-
Le premier est un refus d’employer des termes devenus
migrants et ultralibéral en économie ? Ou est-ce plutôt
insultants et prétendant délégitimer ce qui s’exprime
le refus, au nom de critères définis par les marchés
dans un vote toujours croissant pour des partis qui
ne se reconnaissent plus dans le fonctionnement de
la démocratie représentative contemporaine. Le projet
d’alliance gouvernementale entre la Ligue et le M5S
n’est ainsi pas une « alliance antisystème », dans la
mesure où la Ligue est depuis longtemps intégrée
au jeu politique transalpin et alliée de la droite
berlusconienne.

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Employer une telle rhétorique, c’est valider l’idée qu’il ou radicaliser la démocratie, ou au moins s’afficher
y aurait un système figé, sur lequel on ne pourrait agir comme un social-démocrate cohérent, il faut admettre
qu’en rompant radicalement avec lui, et faire accroire au moins deux choses. D’abord qu’il est possible
l’idée que ce système ne serait constitué que par les que les centristes soient tout aussi menaçants pour
institutions politiques. C’est à la fois prendre le risque la démocratie, voire davantage, que les extrémistes.
de jeter le bébé de la démocratie avec l’eau du bain des C’est, en tout cas, le constat d’une étude menée par
dysfonctionnements de la représentation et manquer David Adler, récemment publiée par The New York
les autres formes systémiques de pouvoir, notamment Times et intitulée Centrists Are the Most Hostile
celui des acteurs économiques et financiers, qui to Democracy, Not Extremists. Elle montre qu’il
s’imposent aux revendications populaires, et que la n’y a pas de corrélation, bien au contraire, entre la
Ligue ne prétend absolument pas remettre en cause. considération que l’on a pour la démocratie et son
Le « populisme », un concept philosophiquement et positionnement sur l’échiquier politique.
politiquement de plus en plus insaisissable, constitue
l’autre notion qu’il faudrait probablement renoncer à
employer, tant il ne sert plus qu’à dénoncer tout ce qui
bouscule les fonctionnements établis ou à brocarder
la similitude des forces jugées extrémistes. Accoler ce
terme à toute remise en cause de l’ordre économique
et institutionnel existant, et en faire la seule présence
concrète du signifiant « peuple » dans la politique
européenne, c’est accentuer le risque d’approfondir
toujours plus le gouffre entre les aspirations populaires
et les réalités des actions entreprises depuis des
décennies en Europe. Et ce même si la convocation
du peuple n’est « pas nécessairement exempte de
tentations ou de tendances nationalistes, de recours
à la rhétorique identitaire », ainsi que le notait
récemment le philosophe Gérard Bras.
Ensuite que les politiques centristes, menées par les
Le second geste nécessaire est une analyse concrète démocrates en Italie ou aux États-Unis, comme par les
de ce qui menace aujourd’hui la démocratie. socialistes en France ou les travaillistes blairistes en
L’histoire de l’extrême droite en Europe, comme Grande-Bretagne, ont le plus souvent créé les monstres
ses métamorphoses contemporaines telles que l’on qui la menacent aujourd’hui, en adoptant la position
peut les voir en Hongrie, est suffisamment présente du « There is no alternative » et en abandonnant à leur
pour qu’on saisisse que les élections ne sont sort la vaste majorité des classes populaires. Ce qui
jamais une garantie suffisante pour éviter les reculs implique, a minima, de reconnaître la responsabilité
démocratiques. Toutefois, symétriquement, si les de nombreux prétendus sociaux-démocrates dans les
scrutins ne sont pas des conditions suffisantes à la renoncements de la démocratie dont ils prétendent être
démocratie, ils en sont des conditions nécessaires, les gardiens.
même lorsque leurs résultats peuvent apparaître
déplaisants. Un bilan loin d’être déjà tiré, qu’on lise l’ouvrage
d’Hillary Clinton, Ça s’est passé comme ça, où elle
Si l’on veut alors faire autre chose que se faire affirme avoir perdu en raison des « fake news »
peur à chaque veille de scrutin et s’effrayer à russes et du machisme de l’électorat américain,
chaque lendemain, en bref si l’on veut renouveler ou bien celui de François Hollande qui attribue

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aux seuls « frondeurs » la responsabilité d’avoir présidence du Conseil Conte, « il est facile pour le
fait disparaître un siècle de socialisme français de gouvernement fédéral [allemand] de se plaindre du
l’échiquier politique hexagonal. nouveau gouvernement italien, alors que la politique
Face à la perspective de démocraties occidentales européenne de Merkel est largement responsable du
oscillant alors, dans une alternative mortifère, entre succès du Mouvement Cinq Étoiles et de la Ligue du
d’un côté des figures autoritaires et illibérales, allant Nord. […] Plutôt que de se plaindre de la situation
de Trump à Orban, et de l’autre des équipes de électorale en Italie et de lancer des conseils venus d’en
technocrates issus du FMI, à l’instar du « Monsieur haut à la nouvelle coalition italienne, l’Allemagne
Ciseau » qui devrait prendre la tête du gouvernement ferait mieux de réduire ses excédents d’exportation en
technique italien, Emmanuel Macron pense pouvoir cessant le dumping salarial et par des investissements
incarner une « troisième voie ». Mais outre que publics ».
celle-ci ressemble fort à certaines des politiques Face à ce constat que le nouveau cercle de la prétendue
éculées qui ont engendré les impasses et les raison démocratique ne résistera pas longtemps au
dangers dans lesquelles les démocraties se débattent procès en incohérence, en hypocrisie et en lâcheté,
aujourd’hui, outre qu’elle s’accommode très bien le troisième geste auquel oblige la situation italienne
d’une conception autoritaire de la démocratie, elle est donc de donner quelques indications vis-à-vis de
est incohérente si elle met en branle, même sur un ce que pourrait être une reconstruction de fond du
mode mineur, les politiques du pire qu’elle dénonce camp progressiste et démocratique qui ne soit plus une
chez les extrémistes. arlésienne.
Pour le dire autrement, la France de la circulaire Cette reconstruction exige bien sûr de ne pas faire
Collomb ou l’Italie des politiques migratoires des passer les rages actuelles pour, au choix, des travers
dernières années ne peuvent être audibles lorsqu’elles autoritaires propres aux mondes populaires ou de
dénoncent le danger posé par la Ligue, tant il s’agit, nouvelles variations sur un peuple se trompant de
par exemple dans la façon de traiter les migrants, destinataire de sa colère, comme si le « soupir de
de différences de degré et non de nature. Cela met la créature opprimée » que Karl Marx repérait dans
à nu la façon dont ces partis dits « populistes » l’adhésion religieuse s’était déplacé dans le vote pour
sont moins rejetés pour leurs tendances autoritaires les extrêmes.
et antidémocratiques que parce qu'ils menacent le Mais il sera impossible d’aller plus loin sans se
consensus néolibéral. positionner par rapport à un mouvement comme le
Si l’on croit encore à la possibilité d’une Europe M5S, dont la forme et le succès déstabilisent le
démocratique et solidaire, il devient de plus en plus camp progressiste et démocratique. Ce dernier sera-
inconséquent de refuser de penser la façon dont les t-il capable de tenir ferme sur des principes qui
choix nationaux pèsent sur les pays voisins. La Ligue interdisent de s’allier avec l’extrême droite, tout en
et le M5S doivent une grande partie de leur succès à restant intransigeant sur la réorientation radicale de
la façon dont les Italiens se sont sentis abandonnés, nos démocraties que le M5S exige et pratique en
en première ligne des bouleversements migratoires des partie ? De cette réponse dépendent non seulement
dernières années. l’avenir de l’Italie mais aussi celui des démocraties
Sur un autre registre, ainsi que le formulait Sahra occidentales…
Wagenknecht, figure de Die Linkeen Allemagne,
juste avant le retrait du candidat italien à la

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