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PAR JOSEPH CONFAVREUX ET LUDOVIC LAMANT ARTICLE PUBLIÉ LE MARDI 29 MAI 2018

La crise politique italienne résonne avec une longue histoire de passages en force antidémocratiques dans l’UE. Comment tenir ensemble le rejet clair de l’extrême droite et celui des politiques ou des mesures technocratiques qui lui pavent la voie ?

À quel jeu a joué Sergio Mattarella, le président de l’Italie ? En refusant la nomination de Paolo Savona au poste de ministre des finances, en raison de ses critiques passées contre l’euro, Mattarella a immédiatement replongé son pays dans la crise politique. Le veto posé par le chef d’État de 76 ans, figure de la démocratie chrétienne, qui fut notamment ministre de la défense d’un gouvernement de Massimo D’Alema (1999-2001), a aussi relancé les inquiétudes de ceux qui s’alarment d’un nouveau « coup d’État » de l’UE vis-à-vis d’un pays de l’Europe du Sud, moins de trois ans après la reddition de Syriza à Bruxelles à l’été 2015.

Dès dimanche soir, le chef du Mouvement Cinq Étoiles, Luigi di Maio, en appelait à la « destitution » de Mattarella à travers un vote des députés. « Après ce soir, il est vraiment difficile de croire dans les lois et les institutions de l’État », a-t-il déclaré, lui qui avait été le grand vainqueur du scrutin du 4 mars (32 % des voix). La Constitution italienne ne prévoit une destitution du président qu’en cas de « haute trahison » ou d’« atteinte à la Constitution ».

Matteo Salvini, le patron de la Ligue, a rejeté lundi les appels à la destitution de Matterella : « Nous devons garder la tête froide […]. Certaines choses ne peuvent pas se faire sous le coup de la colère », a-t-il déclaré, pour se démarquer de son allié de circonstance, Di Maio. Mais l’allié de Marine Le Pen s’est déjà remis en campagne, en lançant dès dimanche soir : « L’Italie n’est pas une colonie » de l’Europe. Si Mattarella déclenche de nouvelles élections, « la campagne tournera autour d’une seule thématique :

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ce sera le peuple contre le palais », mettait en garde un analyste, Francesco Galietti, dans le Financial Times, dès dimanche.

C’est aussi ce que redoutait, lundi sur son blog, l’ancien ministre des finances grec Yanis Varoufakis, qui en connaît un rayon en matière d’intimidations européennes. L’économiste s’en prend à la « dérive morale » du président Mattarella, qui « ferme les yeux sur la misanthropie à grande échelle » de la Ligue (et sa promesse d’expulser 500 000 migrants hors d’Italie), tout en « posant son veto à l’encontre d’une inquiétude légitime liée à la capacité de la zone euro de laisser l’Italie respirer ». D’après Varoufakis, cette « bévue tactique » du président italien – défendre l’euro et les règles budgétaires de l’UE qui l’accompagnent, plutôt qu’une politique migratoire plus humaniste – risque de coûter cher, et prépare le terrain à une victoire de la Ligue en cas de nouvelles élections.

à une victoire de la Ligue en cas de nouvelles élections. Le président italien Sergio Mattarella,

Le président italien Sergio Mattarella, dimanche 27 mai 2018, à Rome. © Reuters / Alessandro Bianchi

Les appels à la « responsabilité » de l’Italie, formulés ces derniers jours par plusieurs gouvernements européens, n’ont rien arrangé au climat politique romain. Ils sont apparus, au mieux, comme une manière de faire pression sur le programme de gouvernement en cours d’élaboration, au pire, comme une volonté des Européens de nier le résultat des urnes.

Le 20 mai, Bruno Le Maire, ministre de l’économie français, avait ainsi déclaré : « Chacun doit comprendre en Italie que l’avenir de l’Italie est en Europe et nulle part ailleurs, et pour que cet avenir soit en Europe, il y a des règles à respecter. » Et d’insister : « Les engagements qui ont été pris par l’Italie valent, quel que soit le gouvernement. » Salvini n’avait pas manqué l’occasion de répondre à l’« avertissement » de Le Maire, lui qui excelle

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à attiser le ressentiment d’une partie des Italiens à l’égard de l’UE : « Encore une invasion de terrain inacceptable. »

Le veto posé par Mattarella à un gouvernement

étiqueté « eurosceptique », associé au spectre d’un

« gouvernement d’experts » emmené par Carlo

Cottarelli, un ancien du FMI, s’inscrit dans le temps long d’une certaine histoire européenne. Depuis le début de la crise de l’euro, la nature technocratique de l’Europe s’accommode mal des consultations populaires qui la contrarient et provoque des passages en force antidémocratiques qui fragilisent tout l’édifice européen. L’universitaire Antoine Vauchez avait identifié, dans un essai en 2013, « la grande précarité de la légitimité démocratique dans l’Union », qu’il résumait ainsi : « La consultation du peuple semble faire figure de repoussoir » entre les murs des institutions européennes.

Le jeu des comparaisons historiques est toujours miné. Mais le « moment romain » de 2018 en rappelle d’autres. En 2005, le rejet du Traité constitutionnel européen (TCE) en France et aux Pays-Bas enterre le texte. Mais cela n’empêche pas les dirigeants européens d’adopter le traité de Lisbonne, en vigueur depuis décembre 2009, qui reprend l’essentiel des dispositions du défunt TCE. En 1992 déjà, les Danois, qui s’étaient opposés au traité de Maastricht lors d’une première consultation, avaient été invités à revoter pour « mieux voter », c’est-à-dire approuver le texte (ce fut chose faite à 57 %).

En 2011, c’est le Professore Mario Monti, ex- commissaire européen et ancien de Goldman Sachs, qui est appelé à la rescousse pour former un

« gouvernement d’experts » en Italie, après la

chute de Silvio Berlusconi. C’est l’aboutissement d’un patient travail de sape des dirigeants européens pour faire tomber ce dernier. Dès l’été 2011, Jean- Claude Trichet, alors président de la Banque centrale européenne (BCE), et Mario Draghi, qui va lui succéder, montent au créneau : ils écrivent à Silvio Berlusconi une « lettre secrète » datée du 5 août 2011 – et révélée bien plus tard par la presse italienne –, dans laquelle ils lui dressent un inventaire des réformes à

enclencher d’ici au 30 septembre de la même année. Le 19 septembre 2011, l’exécutif italien n’ayant pas respecté ce calendrier, la BCE décide de réduire les volumes d’achat de dette publique, ce qui renforce la pression des marchés financiers et précipite la chute du gouvernement Berlusconi.

Épisode suivant, en marge du G-20 de Cannes, les 3 et 4 novembre 2011 : la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy font campagne, à haute voix, pour un changement de politique à Rome. Les mémoires de l’ancien secrétaire au Trésor des États-Unis, Timothy Geithner, qui accompagnait Barack Obama à Cannes, donnent une idée de leur intense campagne anti-Berlusconi : « Les Européens nous ont approchés à pas feutrés avant la réunion, disant indirectement : “Nous voulons essentiellement que vous nous aidiez à pousser Berlusconi dehors.” Ils voulaient en gros que nous nous opposions à une aide du FMI ou n’importe quelle autre aide à l’Italie tant que Berlusconi était premier ministre. C’était pas mal, intéressant. J’ai dit non… » Le gouvernement Monti est finalement investi le 16 novembre 2011.

Dernier épisode, en écho au veto de Mattarella : le moment grec de 2015, plus frais dans les mémoires. À l’été 2015, les dirigeants de l’UE imposent à la Grèce d’Alexis Tsipras un nouveau plan de « sauvetage », moyennant davantage d’austérité et de réformes que l’on nomme pudiquement « structurelles » (retraites, marché du travail, etc.), malgré le « non » tonitruant des Grecs – à 61 % – au référendum organisé sur le sujet quelques jours plus tôt. Syriza à peine élu en janvier 2015, le président de la Commission Jean- Claude Juncker avait expliqué au Figaro : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » Peu importe, en somme, ce que votent les populations, il faut poursuivre le projet européen coûte que coûte, quel qu’en soit le prix. De ce point de vue, la sortie de Bruno Le Maire sur les « engagements » de l’Italie est à peu près identique.

Si l’on regarde de plus près, la vacance romaine de 2018 n’est similaire ni au référendum français de 2005, ni au « coup d’État » cannois de 2011, ni à la crise

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grecque de 2015. Et le M5S est, à maints égards, incomparable avec des mouvements qui, en Europe, se revendiquent ou pourraient relever du « populisme de gauche », tels Podemos en Espagne ou La France insoumise en France (Mediapart a déjà eu l’occasion de le décrire ici ou ).

Mais arguer des spécificités de la politique italienne ou de l’ovni qu’est le M5S pour éviter ou négliger toute leçon générale de la situation transalpine serait un geste aussi paresseux que celui des éditorialistes qui voulaient voir dans le projet d’alliance entre la Ligue et le M5S la preuve que les extrêmes finissent toujours par se rejoindre et se confondre pour fragiliser la démocratie.

Ce sont les politiques centristes qui ont créé les monstres d’aujourd’hui Ce qu’oblige à comprendre la crise politique en Italie, c’est pourquoi et par qui la démocratie est, de plus en plus violemment, menacée. Une leçon qui s’impose non seulement aux pseudo-sociaux-démocrates qui croient pouvoir s’en tirer en se contentant de hurler au loup populiste, mais aussi aux forces progressistes et de gauche qui penseraient pouvoir passer entre les gouttes de leur impuissance en chargeant tour à tour la technocratie bruxelloise et les figures autoritaires et démagogiques qui seraient parvenues à capter, en la « leurrant », la colère populaire.

Qu’est-ce qui est le plus insupportable ? Est-ce l’alliance d’un parti ultra-pragmatique, antisystème, fondé sur la démocratie directe numérique et qu’une part de son programme ancre à gauche, avec un parti clairement situé à l’extrême droite, violemment anti- migrants et ultralibéral en économie ? Ou est-ce plutôt le refus, au nom de critères définis par les marchés

financiers et/ou les institutions de l’UE, que cette alliance, détenant deux tiers des sièges au Parlement, puisse gouverner comme elle l’entend ?

au Parlement, puisse gouverner comme elle l’entend ? Si l’on fait de la politique et pas

Si l’on fait de la politique et pas seulement de la morale, le soulagement, que l’on peut légitimement ressentir quand est différée l’arrivée aux commandes d’un attelage contenant une force d’extrême droite soutenue par Steve Bannon et Marine Le Pen, ne saurait alors être que provisoire ou illusoire.

Il pourrait bien se transformer en boîte de Pandore, tant cela paraît contre-productif face à la rage d’une partie du peuple contre la dépossession de sa souveraineté :

une rage qui ne sera pas contenue, au contraire, par les accusations de céder au souverainisme. Le veto de Mattarella oblige alors sans doute à trois gestes parallèles pour qui prétend encore promouvoir, ou sauver, la démocratie.

Le premier est un refus d’employer des termes devenus insultants et prétendant délégitimer ce qui s’exprime dans un vote toujours croissant pour des partis qui ne se reconnaissent plus dans le fonctionnement de la démocratie représentative contemporaine. Le projet d’alliance gouvernementale entre la Ligue et le M5S n’est ainsi pas une « alliance antisystème », dans la mesure où la Ligue est depuis longtemps intégrée au jeu politique transalpin et alliée de la droite berlusconienne.

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Employer une telle rhétorique, c’est valider l’idée qu’il y aurait un système figé, sur lequel on ne pourrait agir qu’en rompant radicalement avec lui, et faire accroire l’idée que ce système ne serait constitué que par les institutions politiques. C’est à la fois prendre le risque de jeter le bébé de la démocratie avec l’eau du bain des dysfonctionnements de la représentation et manquer les autres formes systémiques de pouvoir, notamment celui des acteurs économiques et financiers, qui s’imposent aux revendications populaires, et que la Ligue ne prétend absolument pas remettre en cause.

Le « populisme », un concept philosophiquement et politiquement de plus en plus insaisissable, constitue l’autre notion qu’il faudrait probablement renoncer à employer, tant il ne sert plus qu’à dénoncer tout ce qui bouscule les fonctionnements établis ou à brocarder la similitude des forces jugées extrémistes. Accoler ce terme à toute remise en cause de l’ordre économique et institutionnel existant, et en faire la seule présence concrète du signifiant « peuple » dans la politique européenne, c’est accentuer le risque d’approfondir toujours plus le gouffre entre les aspirations populaires et les réalités des actions entreprises depuis des décennies en Europe. Et ce même si la convocation du peuple n’est « pas nécessairement exempte de tentations ou de tendances nationalistes, de recours à la rhétorique identitaire », ainsi que le notait récemment le philosophe Gérard Bras.

Le second geste nécessaire est une analyse concrète de ce qui menace aujourd’hui la démocratie. L’histoire de l’extrême droite en Europe, comme ses métamorphoses contemporaines telles que l’on peut les voir en Hongrie, est suffisamment présente pour qu’on saisisse que les élections ne sont jamais une garantie suffisante pour éviter les reculs démocratiques. Toutefois, symétriquement, si les scrutins ne sont pas des conditions suffisantes à la démocratie, ils en sont des conditions nécessaires, même lorsque leurs résultats peuvent apparaître déplaisants.

Si l’on veut alors faire autre chose que se faire peur à chaque veille de scrutin et s’effrayer à chaque lendemain, en bref si l’on veut renouveler

ou radicaliser la démocratie, ou au moins s’afficher comme un social-démocrate cohérent, il faut admettre au moins deux choses. D’abord qu’il est possible que les centristes soient tout aussi menaçants pour la démocratie, voire davantage, que les extrémistes. C’est, en tout cas, le constat d’une étude menée par David Adler, récemment publiée par The New York Times et intitulée Centrists Are the Most Hostile to Democracy, Not Extremists. Elle montre qu’il n’y a pas de corrélation, bien au contraire, entre la considération que l’on a pour la démocratie et son positionnement sur l’échiquier politique.

et son positionnement sur l’échiquier politique. Ensuite que les politiques centristes, menées par les

Ensuite que les politiques centristes, menées par les démocrates en Italie ou aux États-Unis, comme par les socialistes en France ou les travaillistes blairistes en Grande-Bretagne, ont le plus souvent créé les monstres qui la menacent aujourd’hui, en adoptant la position du « There is no alternative » et en abandonnant à leur sort la vaste majorité des classes populaires. Ce qui implique, a minima, de reconnaître la responsabilité de nombreux prétendus sociaux-démocrates dans les renoncements de la démocratie dont ils prétendent être les gardiens.

Un bilan loin d’être déjà tiré, qu’on lise l’ouvrage d’Hillary Clinton, Ça s’est passé comme ça, où elle affirme avoir perdu en raison des « fake news » russes et du machisme de l’électorat américain, ou bien celui de François Hollande qui attribue

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aux seuls « frondeurs » la responsabilité d’avoir fait disparaître un siècle de socialisme français de l’échiquier politique hexagonal.

Face à la perspective de démocraties occidentales oscillant alors, dans une alternative mortifère, entre d’un côté des figures autoritaires et illibérales, allant de Trump à Orban, et de l’autre des équipes de technocrates issus du FMI, à l’instar du « Monsieur Ciseau » qui devrait prendre la tête du gouvernement technique italien, Emmanuel Macron pense pouvoir incarner une « troisième voie ». Mais outre que celle-ci ressemble fort à certaines des politiques éculées qui ont engendré les impasses et les dangers dans lesquelles les démocraties se débattent aujourd’hui, outre qu’elle s’accommode très bien d’une conception autoritaire de la démocratie, elle est incohérente si elle met en branle, même sur un mode mineur, les politiques du pire qu’elle dénonce chez les extrémistes.

Pour le dire autrement, la France de la circulaire Collomb ou l’Italie des politiques migratoires des dernières années ne peuvent être audibles lorsqu’elles dénoncent le danger posé par la Ligue, tant il s’agit, par exemple dans la façon de traiter les migrants, de différences de degré et non de nature. Cela met à nu la façon dont ces partis dits « populistes » sont moins rejetés pour leurs tendances autoritaires et antidémocratiques que parce qu'ils menacent le consensus néolibéral.

Si l’on croit encore à la possibilité d’une Europe démocratique et solidaire, il devient de plus en plus inconséquent de refuser de penser la façon dont les choix nationaux pèsent sur les pays voisins. La Ligue et le M5S doivent une grande partie de leur succès à la façon dont les Italiens se sont sentis abandonnés, en première ligne des bouleversements migratoires des dernières années.

Sur un autre registre, ainsi que le formulait Sahra Wagenknecht, figure de Die Linkeen Allemagne, juste avant le retrait du candidat italien à la

présidence du Conseil Conte, « il est facile pour le gouvernement fédéral [allemand] de se plaindre du nouveau gouvernement italien, alors que la politique européenne de Merkel est largement responsable du succès du Mouvement Cinq Étoiles et de la Ligue du Nord. […] Plutôt que de se plaindre de la situation électorale en Italie et de lancer des conseils venus d’en haut à la nouvelle coalition italienne, l’Allemagne ferait mieux de réduire ses excédents d’exportation en cessant le dumping salarial et par des investissements publics ».

Face à ce constat que le nouveau cercle de la prétendue raison démocratique ne résistera pas longtemps au procès en incohérence, en hypocrisie et en lâcheté, le troisième geste auquel oblige la situation italienne est donc de donner quelques indications vis-à-vis de ce que pourrait être une reconstruction de fond du camp progressiste et démocratique qui ne soit plus une arlésienne.

Cette reconstruction exige bien sûr de ne pas faire passer les rages actuelles pour, au choix, des travers autoritaires propres aux mondes populaires ou de nouvelles variations sur un peuple se trompant de destinataire de sa colère, comme si le « soupir de la créature opprimée » que Karl Marx repérait dans l’adhésion religieuse s’était déplacé dans le vote pour les extrêmes.

Mais il sera impossible d’aller plus loin sans se positionner par rapport à un mouvement comme le M5S, dont la forme et le succès déstabilisent le camp progressiste et démocratique. Ce dernier sera- t-il capable de tenir ferme sur des principes qui interdisent de s’allier avec l’extrême droite, tout en restant intransigeant sur la réorientation radicale de nos démocraties que le M5S exige et pratique en partie ? De cette réponse dépendent non seulement l’avenir de l’Italie mais aussi celui des démocraties occidentales…

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